L’actualité des Etats généraux des socialistes

Du 29 août au 6 décembre : Nous avons 100 jours pour reformuler collectivement l’identité des socialistes ! Retrouvez ici les dernières actualités des Etats généraux, les informations utiles et les moments forts de ce processus participatif.

Etats généraux dans le Rhône - Rencontre avec Emmanuel Buisson-Fenet et Pierre Guillaume

Dans le cadre des auditions des Etats généraux, les camarades de la 12ème circonscription recevront ce mercredi Emmanuel Buisson-Fenet, professeur en classe préparatoire aux grandes écoles, au lycée du Parc et auteur de plusieurs ouvrages sur l'économie et la micro économie. Il nous permettra ainsi de replacer l'Homme au centre de nos réflexions autour des thèmes "Croissance et sociale écologie" et "Activité et plein emploi".

La séance se poursuivra par un échange avec Pierre Guillaume, membre du collectif national du pacte citoyen, autour du thème "Démocratie et représentation" 


Mercredi 5 novembre, 19h

Grande salle du foyer Ambroise Croizat à Pierre Bénite

Audition fédérale dans la cadre des Etats Généraux du PS du Rhône - Jeudi 13 novembre à 18h30 A la fédération

Professeur à Sciences Po Paris, à l'institut d'urbanisme de Paris et à l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, Laurent Davezies mène de nombreux travaux sur les politiques régionales, les politiques urbaines et de développement économique local. 

Auteur de nombreux ouvrages, il publie au Seuil en 2012 : La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale, ouvrage qui recevra le prix 2013 de l'Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale, catégorie "perspectives".

Conférence sur le thème "L'identité socialiste" par Alain Bergounioux

La section de Sceaux accueille Alain Bergounioux, dans le cadre d'une réunion publique. Il fera une conférence sur le thème "L'identité socialiste". 

Président de l'OURS (Office Universitaire de recherche socialiste), Alain Bergounioux a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire du socialisme et du syndicalisme. Il dirige la Revue Socialiste

Cette réunion se déroulera le vendredi 7 novembre à partir de 20H30 aux Garages, 20 rue des Imbergères à Sceaux (92330)

Plus d'informations ici

Etats Généraux Bouches du Rhône - 2 Soirées Montgrand à Venir

Jean David CIOT, Premier sécrétaire fédéral,

a le plaisir de vous convier 


Jeudi 06 novembre 2014 à 18h30

à une soirée Montgrand, sur le thème "A la croisée des développements solidaires Algérie - France - Egypte" en présence de Messaoud ECHINARD, spécialiste du monde Arabo-Musulman, ancienne professeure à l'Université d'Alger ; de Jean-Louis GUIGOU, président de l'Institut de prospective  économique du monde méditerranéen ; de Bernard MOREL, président d'Euroméditerranée. Cette soirée sera animée par Vicent KINDA, secrétaire fédéral à la coopération internationale.


Jeudi 13 novembre 2014 à 18h15

à une soirée Montgrand, sur le thème "l'Economie sociale et solidaire" en présence d'Yves BLEIN, député du Rhône et rapporteur de la loi sur l'économie sociale et solidaire ; de Julien VILLEVIEILLE, président départemental de la mutuelle MGEN ; de Bruno LANIER, directeur de l'agence provençale pour une économie alternative et solidaire (APEAS) ; et un représentant des FRALIB.


Ces deux soirées auront lieu à la Fédération socialiste des Bouches du Rhône

58 rue Montgrand, 13006 MARSEILLE

Retour sur la Soirée Montgrand consacrée à la Transition Energétique - samedi 30 octobre 2014

Ce jeudi 30 octobre, les militants se sont retrouvés à la Fédération pour assister à la Soirée Montgrand « La transition énergétique, une opportunité de développement durable des territoires dans les Bouches-du-Rhône ».


Cette soirée s'est déroulée autour de Jacques Bucki, Membre de la Commission nationale de la transition énergétique, et Cyril Jarny, Directeur Europe-Méditerranée, Groupe Énergies Renouvelables Environnement et Solidarités (GERES). Le débat était animé par Christelle Caso, secrétaire fédérale au développement durable qui a introduit le débat en rappelant les principales dispositions du projet de loi sur la transition énergétique ainsi que ses enjeux.


Plus d'informations sur le site du Parti socialiste des Bouches du Rhône

- le compte rendu des interventions
- le power point de présentation de Jacques Bucky
- le power point de présentation de Cyril Jamy (à venir)

ainsi qu'une vidéo : 


Retour sur les Etats Généraux en Haute Garonne - 25 octobre

La parole aux militants en Haute-Garonne !


Près de 150 militants socialistes se sont réunis à CARBONNE le 25 octobre, autour de 3 ateliers de travail, en présence notamment de Gilles Finchelstein, Directeur Général de la Fondation Jean Jaurès.

Les participants ont notamment pu débattre à propos de la laïcité, de la nation et de l’intégration pour reprendre le chemin de la bataille culturelle.

Il y a eu aussi de riches échanges sur les institutions et la démocratie, afin de réfléchir à des solution pour favoriser l’implication citoyenne.

Le troisième atelier abordait quant à lui la question de la ré-industrialisation et de la vision de l’état stratège, de l’emploi et du syndicalisme.

Les débats se sont déroulés dans un esprit d’éducation populaire d’échange libre et de confrontation des idées, avec l’objectif des Etats généraux en ligne de mire : revisiter nos valeurs, poser et débattre de ce qui nous « fait » socialiste,  afin de créer et produire une vision à long terme de ce que nous considérons être le socialisme du XXIème siècle.

Retour sur les Etats Généraux dans la Somme - 25 octobre

Dans le cadre des Etats Généraux, une soixantaine de militants s'est retrouvée ce samedi 25 octobre 2014 - Salle des Carmes - à ABBEVILLE autour de différents ateliers.

3 thèmes ont été abordés :

- "Etat social et service public" par Francis LEC

- "Education" par Nicolas DUMONT

- "Croissance et social-écologie" par Catherine QUIGNON

 

Cette réunion s'est terminée autour du verre de l'amitié

Fête de la Rose à Saint-Etienne sous le signe des Etats Généraux - 18 octobre

La fédération socialiste de la Loire a fait le choix de placer sa traditionnelle Fête de la Rose sous le signe des Etats Généraux du PS, samedi 18 octobre dernier. 

Les militants ont ainsi pu s'exprimer pour les Etats Généraux grâce à la mise en place d'un vidéomaton et de trois ateliers de discussion thématiques : Croissance-Emploi, Laïcite-République-Droits et Individus, Etat-Europe-Mondialisation. 

Ces ateliers, suivis en moyenne par une trentaine de militants chacun, ont fait l'objet d'une restitution en réunion plénière. Les rapports validés lors de cette plénière ont été remontés sous la forme de contributions fédérales.

Pour poursuivre la réflexion, les militants ligériens ont pu entendre Paul Quilès, invité d'honneur de cette Fête de la Rose, membre du comité d'organisation des Etats généraux.

Retour sur la Fête de la Rose de la Fédération du Var - 17 septembre 2014

Pour sa traditionnelle fête de la Rose, la fédération s'est réunie à Correns cette année. La mobilisation fut de taille dans les rangs de la gauche varoise puisque près de 350 personnes sont venues participer à cette journée de travail mais aussi conviviale. Mireille Peirano, Première secrétaire Fédérale, était d'ailleurs satisfaite de cet engouement.




Cette journée fut notamment consacrée aux Etats Généraux, souhaités par Jean-Christophe Cambadélis. Les militants ont ainsi pu débattre et échanger sur les douze thèmes retenus dans le cadre de cette démarche, en vue de l'élaboration des contributions. 

Les élus étaient réunis autour de Michaël Latz, le président de l'union départementale des élus socialistes et républicains. Un des thèmes abordés fut notamment le rôle de l'opposition au sein des conseils communaux et surtout intercommunaux.

Article: Audition de Louis Gallois- La désindustrialisation: pourquoi? La réindustrialisation: comment?

Article audition Louis Gallois- 22 octobre 2014

Le comité de pilotage des Etats généraux recevait mercredi 22 octobre Louis Gallois, président de la Fabrique de l’Industrie, sur le thème « La désindustrialisation : pourquoi ? La réindustrialisation : comment ? ». Henri Weber fait le constat de l’affaissement de l’industrie française depuis une dizaine d’années, qui se classe maintenant au 15e rang européen, en queue de peloton avec un appareil industriel français qui n'est donc pas seulement distancé par l'Allemagne. Pourtant, rappelle-t-il, l’industrie est essentielle à la compétitivité et à l’emploi, ainsi qu'au financement de la protection sociale, à l’échelon national comme à l’échelon communautaire. Ainsi la « réindustrialisation de la France et de l’Europe s’impose-t-elle comme un impératif catégorique ». Les positions caricaturales se renvoient dos à dos, « rigidité du coût du travail » pour la droite, « cupidité du patronat français incapable d’investir » pour l’extrême-gauche : comment faire face à la désindustrialisation dans ce contexte économique morose ?

 

Louis Gallois rappelle qu’il faut inscrire ce débat dans le cadre général de la mondialisation, la compétition économique et industrielle n’étant plus seulement locale mais désormais globale. Il faut pouvoir se différencier des autres pays par la qualité et l’innovation. « La France ne disposant pas de marges, elle n’investit pas, pas assez, et ne force pas sa compétitivité ». Elle se trouve à la croisée des chemins de deux modèles : l’espagnol (qui a pratiqué une forte dévaluation interne, une baisse des salaires, l’écrasement de sa dépense publique, des abattements drastiques dans sa recherche publique) qui a permis de retrouver une capacité productive, mais pas une capacité d’innovation, pourtant cruciale ; et le modèle nordique, qui s’appuie sur le principe de la différenciation (en montant en gamme qualitativement, ces modèles s’extraient de la compétition des prix).

 

La France a encore le choix, ce qui n’était pas forcément le cas de l’Espagne. Elle dispose de solides atouts : recherche de pointe, capacité d’innovation, base entrepreneuriale solide (les start-ups sont nombreuses à se lancer, en particulier dans le domaine du numérique, ce qui résulte en partie de l’excellence de l’école mathématique française). Elle peut aussi assumer le financement de son industrie puisqu'elle reste l'un des pays les plus riches de la planète. Pour Louis Gallois, il est fondamental de donner à la France les moyens d’investir : « le malade, c’est l’industrie ».

 

Les causes de la désindustrialisation en France sont macro-économiques (instabilité réglementaire et fiscale, qui tient à la fois de l’accumulation et de la déstabilisation), la pression fiscale y est forte, les flux de financements ne sont pas suffisamment orientés vers l’appareil productif. La solidarité entre PME et grands donneurs d'ordre d'une part, entre PME elles-mêmes d'autre part, est insuffisante, et le dialogue social faible, or, les études le prouvent, il est un véritable facteur de productivité. Notre système éducatif ne laisse pas sa place à l’apprentissage, il est pourtant primordial pour réindustrialiser le pays. L’Europe est quant à elle une zone de basse croissance depuis une décennie. La France est très dépendante de la croissance européenne. Il faut donc impérativement créer des marges de croissance nationales et européennes, et, à cet égard, le plan Juncker de 300 milliards d'euros pour relancer la croissance apparaît comme un enjeu déterminant.

 

Ce constat fait, Louis Gallois rappelle que la productivité « tient à trois éléments : l’innovation, la qualité, et la réputation », et qu’il faut « mettre les entreprises en situation d’investir, reconstruire leurs marges pour amorcer la pompe ». L’innovation et la recherche sont la clé de voûte de l’investissement, selon lui. Il faut pour cela sanctuariser le crédit impôt-recherche, soutenir les start-ups, développer les programmes d’investissement et d’avenir, créer des instruments pour accompagner les chefs d’entreprise. La question essentielle de « ce que l’on veut faire de notre dialogue social » mérite d’être repensée à l’aune de situations très disparates en Europe. C’est en outre une « approche plus pertinente que celle des seuils sociaux, puisqu’il y en aura toujours ».

 

L’Etat a quant à lui un rôle important à jouer, en donnant de la visibilité aux entreprises, en conditionnant son aide au fait que les grands groupes associent la chaîne des fournisseurs. Cela ne contrarie pas la pertinence de l’échelon régional, bien au contraire : celui-ci s’impose pour « renforcer les solidarités territoriales », pour « assurer la formation professionnelle » (par l’apprentissage notamment, ce qui impose de confier aux Régions les moyens suffisants pour le faire et de redonner à l’apprentissage la valeur qui lui revient).

 

D’autres leviers d’action résident dans la structuration du marché du travail en France : l’insécurité juridique est un obstacle majeur à la réindustrialisation, la loi qui résulte de l’ANI dite sécurisation de l'emploi y répond. L’approche sectorielle doit viser les industries de l’avenir, en ciblant particulièrement « les matériaux d’avenir, la santé et l’économie du vivant, la transition énergétique ». « L’industrie française n’est plus capable d’assurer la compétitivité, il faut continuer à créer des gains de productivité dans les services sous peine de limiter notre croissance potentielle », assure Louis Gallois, qui souligne également le creusement des écarts de richesse, le fait que les « travailleurs pauvres sont de plus en plus pauvres », la volonté constante des entreprises de contourner la protection très forte accordée aux travailleurs par le CDI, autant de faiblesses pour l’industrie française qui interroge sur la nécessité d'« en finir avec la dualité des contrats de travail à la française » pour protéger la sécurité de l’emploi, innover pour retrouver de la compétitivité et réindustrialiser le pays, sous peine de décrochage économique durable. 

 


Article: Audition d'Olivier de Schutter:


Article audition Olivier de Schutter- 22 octobre 2014


Le comité national de pilotage des Etats généraux a procédé mercredi 22 octobre à l’audition d’Olivier de Schutter, juriste, ancien rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation, sur le thème « Le droit a l'alimentation dans le monde: sécurité alimentaire et enjeux agricoles ».

Olivier de Schutter pose un constat de départ : le système actuel est « à bout de souffle ». Lorsqu'il fut pensé, ce fut dans une logique productiviste, il s’agissait de produire plus et à bas coût. Il consacre le succès de « l’économie alimentaire low cost ». Cependant cette «obsession » du low cost a un coût important pour la collectivité -et donc le contribuable- parce qu’il s’agit de « soutenir une agriculture qui n’est pas soutenue par les prix du marché » et qui pèse sur le système de santé publique.

Olivier de Schutter distingue trois principaux impacts du système alimentaire actuel: 1) des impacts environnementaux, l’élevage et l’agriculture industriels étant producteurs de gaz à effets de serre et entraînent la pollution des sols, 2) l’impact social du système qui aboutit à une duplication de l’agriculture, entre les petites fermes et les exploitations de grande taille. Ainsi, cette dualité ne permet pas aux petites exploitations de se développer et de maintenir les jeunes générations dans les zones rurales. 3) L’impact sanitaire, avec le constat de l’augmentation des taux de surpoids et d’obésité dans les sociétés modernes liés à celle de la consommation de produits transformés, riches en sucres, en sel et en graisses. En conséquence « si cette nourriture ne n’est pas chère, les coûts assumés par le contribuable deviennent importants ».

Cependant Olivier de Schutter n’est pas défaitiste, au contraire. Pour lui cette crise est « une promesse », qui engendre de « nouvelles alliances » pour la réforme du système.

Il met ainsi en exergue les différents verrous du système qui le figent et ralentissent sa mue. Un verrou "sociotechnique", du fait de la prééminence d’investissements sur les grandes infrastructures, avec de grandes exploitations qui constituent en elles-mêmes un verrou "socioéconomique", puisqu’elles réalisent des économies d’échelle importantes, ce qui n’est pas le cas des petites exploitations. Nos habitudes alimentaires constituent le troisième verrou, "socioculturel", car nous prenons de moins en moins le temps de manger et de manger sainement, si bien que le repas français a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco, pour sa gastronomie, son art de vivre, sa convivialité. Enfin, un verrou "sociopolitique" car « la domination économique se traduit par une domination politique », les acteurs économiques importants exerçant des pressions contre la réforme du système.

Olivier de Schutter plaide, lui, « pour la démocratisation des systèmes alimentaires afin de donner la capacité à chacun d’avoir une possibilité de contribuer à la transformation du système dont il dépend, pour faire ses choix en connaissance de cause».

Il cite l’exemple du Canada ou de la région Rhône-Alpes qui opèrent une re-territorialisation de leurs systèmes alimentaires en mettant en lien les producteurs et les consommateurs afin de leur donner la possibilité de s’approprier ce système. Ces exemples illustrent un changement de paradigme : autrefois les systèmes étaient basés sur la technologie - notamment la mécanisation- aujourd’hui on mise d’avantage sur «l’innovation sociale » avec des citoyens qui consacrent du temps pour « inventer des alternatives à un système qui connaît aujourd’hui ses limites ». Ainsi Olivier de Schutter plaide en faveur de l’innovation sociale et de la démocratisation des politiques alimentaires.

Il a également exposé au comité de pilotage les enjeux d’avenir liés à l’agroécologie. Il a tout d’abord tenu à redéfinir celle-ci qui n’est pas une agriculture biologique ou une agriculture traditionnelle. L’agroécologie observe la manière dont la nature fonctionne pour reproduire les mécanismes naturels au niveau de l’exploitation. Pour lui, l’agroécologie, « c’est la science agricole du XXIe siècle » car « l’agriculture ne peut pas se développer à l’extérieur de l’écosystème et doit être consciente des limites écologiques ». Cette agriculture se positionne dans " un système de boucle " et non dans " un système de ligne " comme l’agriculture classique, elle présente en outre un avantage considérable pour l’agriculteur qui enrichit son métier et peut attirer les jeunes générations. En revanche, cette agriculture fait face à trois obstacles majeurs qui peuvent néanmoins être surmontés : elle nécessite plus de main d’oeuvre - ce qui peut être un débouché en emplois de qualité pour des personnes en recherche d’emploi dans une période caractérisée par un chômage à la hausse ; elle requiert une adaptation des marchés car elle ne peut produire en grandes quantités; enfin la production ne se fait pas en fonction de la demande mais en fonction des saisons et des besoins des sols.

Débat sur la laïcité à Argenteuil

Samedi 18 octobre, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis était à Argenteuil dans le cadre des États généraux.


 Aux côtés du député, Philippe Doucet, et du premier secrétaire fédéral, Rachid Temal, le Premier secrétaire est allé à la rencontre des militants venus contribuer à réécrire la carte d’identité du Parti socialiste. Soulignant l’enjeu de ces États généraux et la nécessité pour les socialistes de se réinventer dans un monde en pleine mutation, il a notamment rappelé que "la gauche doit réapprendre à gagner des combats politiques et idéologiques alors que ses idées ne sont plus hégémoniques".


 A l’occasion de cette réunion, les militants ont pu débattre sur le thème « laïcité et République ».


La laïcité est au cœur de l’engagement des socialistes, elle est une valeur est un principe auxquels nous sommes collectivement attachés, et elle est plus que jamais au cœur de l’actualité comme l’ont rappelé les invités : Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val de Marne et Nordine Nabili, journaliste et président du Bondy Blog.

Audition > Jean-Louis Bianco- Les enjeux de la laïcité dans la République et dans le monde

                                            Audition de Jean-Louis Bianco – Mardi 21 octobre 2014

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?Mardi 21 octobre, le Comité de pilotage des États généraux des socialistes auditionnait Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité, afin de réfléchir aux « enjeux de la laïcité dans la République et le monde».

Rappelant que la laïcité est «au cœur du pacte républicain et de l’engagement des socialistes», Guillaume Bachelay a évoqué son actualité comme «valeur, principe, combat des républicains et des socialistes dans une époque de réaffirmation du fait religieux».

 

?Jean-Louis Bianco s’est tout d’abord attaché à rappeler ce qu’est la laïcité, c’est-à-dire un ensemble de règles de droit, notamment la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Église et de l’État. Mais il s’agit également «du produit d’un combat historique entre l’Église et l’État pour savoir si c’est l’Église qui contrôlerait les consciences à travers l’éducation et la formation, ou si c’est l’État qui assurerait le respect des consciences». La laïcité est donc avant tout «une liberté, une conquête de liberté», celle de croire ou de ne pas croire ; c’est aussi la séparation des Églises et de l’État, qui implique la neutralité de l’État, des collectivités locales et des services publics. Cette conception de la laïcité est au cœur de la citoyenneté française : nous sommes des citoyens à égalité de droits et de devoirs, peu importe les croyances ou les origines.«La laïcité est au cœur de la République car elle contribue à construire la citoyenneté», a insisté Jean-Louis Bianco.  

Pour le président de l’Observatoire de la laïcité, c’est cela qu’il faut réaffirmer dans une société française marquée par une forte défiance : pour 73% des Français, on ne peut pas faire confiance aux autres.

?Concernant l’application de la laïcité, J-L Bianco est revenu sur ce qu’interdit et garantit la loi dans l’espace public, notamment : aucune religion ne peut imposer ses prescriptions à la République, aucun principe religieux ne peut conduire à ne pas respecter la loi, aucun agent d’une administration publique ou gestionnaire d’un service public ne peut manifester ses convictions religieuses par des signes ou comportements prosélytes.

J-L Bianco propose quant à lui une distinction non-juridiqueentre un espace public qui est «le cœur intangible de la laïcité», autrement dit l’école, les services publics, les collectivités locales, et un espace public «partagé » que sont les rues et les places par exemple. « Quels peuvent être les comportements qui permettent de vivre ensemble dans cet espace partagé ? » s’est-il interrogé.

Plus récemment, les deux lois de 2004 et 2009 ont été votées afin de légiférer sur le port de certains signes religieux dans différents espaces publics. Concernant la première, qui interdit le port de signes religieux ostensibles à l’école publique, J-L Bianco estime aujourd’hui que « cette loi se passe très bien », et qu’ « il n’y a plus de contentieux ». Concernant la loi de 2009 interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics, le président de l’Observatoire de la laïcité a rappelé qu’elle est fondée sur le respect de l’ordre public. Malgré certaines difficultés d’application, il n’en préconise pas l’abrogation car elle  est devenue aujourd’hui «un marqueur ».

?Alors que la conception française de la laïcité est attaquée dans le monde, Jean-Louis Bianco incite à défendre cette dernière, ajoutant que s’il devait un jour il y avoir une Constitution européenne, «nous aurions intérêt, l’Europe aurait intérêt, à intégrer le mot « laïcité » dans le texte ».

?L’enjeu aujourd’hui est de rappeler l’actualité de la laïcité, dans un contexte de tensions, de montée de l’antisémitisme, de l’anti-islam, des communautarismes, un moment «où il faut retisser le lien social». Pourtant, selon un récent sondage évoqué par Jean-Louis Bianco, «la laïcité résonne positivement pour la grande majorité de nos concitoyens». Quand elle est correctement expliquée, la laïcité emporte donc une large adhésion.

?Ainsi, c’est donc «un énorme travail d’éducation et d’information» qui doit être fait. La Charte de la laïcité mise en place par l’ancien ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon est «une excellente initiative», selon Jean-Louis Bianco, «encore faut-il qu’elle soit vécue, comprise, partagée».

?Enfin, Jean-Louis Bianco a fortement insisté sur lanécessité de «mobiliser les Français sur la laïcité», par exemple en instaurant une journée nationale de la laïcité le 9 décembre, comme l’a proposé l’Observatoire de la laïcité.

 

?Ramener de la raison dans le débat sur la laïcité, afin de lutter contre l’obscurantisme et les raccourcis ; ramener de la raison également pour apporter de l’éducation et de la formation sur la laïcitére-contextualiser ce principe afin de «comprendre le processus historique qui amène une société à se séculariser» ; contextualiser également le droit et son explication afin de faire face aux nouveaux enjeux, pas seulement à l’école : c’est ce qui devra être retenu de cette 10ème audition du Comité de pilotage. Il faut cesser d’ajouter des épithètes à la laïcité, «ni ouverte, ni positive » aégalement expliqué Guillaume Bachelay.

Et Jean-Louis Bianco de conclure : « Il faut la laïcité tout court. Tout le reste entraine des déviations »

Bouches du Rhône - Retour sur la Soirée Montgrand du 16 octobre 2014 sur la Sécurité

Jeudi 16 octobre 2014, plus de cinquante militants sont venus écouter Laurent Mucchielli, directeur de l'ORDCS (Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux), Gaëlle Lenfant, Vice-présidente du Conseil régional déléguée à la jeunesse, prévention, et à la sécurité et Christian Amiraty, Maire de Gignac-la-Nerthe, invités par Anne Di Marino et Alain Caratini, secrétaires fédéraux à la sécurité et à la prévention de la délinquance, pour débattre sur le thème de la sécurité.


A la suite de ces interventions, de nombreuses questions ont été posées par le public.

Article- Audition d'Eloi Laurent:

Article audition Eloi Laurent- 15 octobre 2014

 

Mercredi 15 octobre, Eloi Laurent, économiste à l’OFCE et auteur de l’essai intitulé Le bel avenir de l’État-Providence, a été auditionné par les membres du Comité de pilotage des États généraux des socialistes, sur le thème de l’État social et de ses mutations, notamment celles qu’exigent le changement climatique et la preservation écologique.

En introduction, Guillaume Bachelay a évoqué la double remise en cause en Europe de la protection sociale, «la plus belle invention qu’une société humaine ait pu produire» comme l’explique l’auteur dans son ouvrage, par le néo-libéralisme et par la social-xénophobie. Face aux nouveaux risques écologiques notamment et pour réduire les inégalités qui perdurent ou qui se créent, il apparaît nécessaire de preserver, developper, et faire évoluer l’État-Providence pour améliorer la protection collective.

Ainsi, Eloi Laurent a tout d’abord jugé que face au discours imprécis des néo-libéraux sur la compétitivité, l’État-Providence produit, lui, des « choses très précieuses pour les sociétés » et permet la réduction des inégalités. L’idée selon laquelle l’État-Providence freine le dynamisme économique est historiquement fausse puisque quand celui-ci a été inventé à la fin du XIXème siècle, dans un contexte de première mondialisation et de révolution industrielle, « il n’a rien fait régresser économiquement, et n’a rien coûté en termes de croissance ». De la même façon, dire que l’État-Providence serait le responsable de la crise économique est une hérésie, car en 2008 le chômage était à 7% et les comptes sociaux légèrement déficitaires : « nos difficultés sont dues à la folie des marchés financiers et à la déraison des politiques d’austérité », a ajouté cet économiste. Enfin, envisager l’État-Providence comme la raison du déclin européen à long terme est contradictoire avec l’évolution constatée dans le reste du monde: « le monde entier cherche à construire l’État-Providence ». En effet, ne pas avoir d’État social a un véritable coût économique. En témoigne la part respective du coût du système de santé dans les PIB français et américain: le système de santé privé américain coûte 18% du PIB, alors que le système de santé public coûte 11% du PIB en France.

« L’État-Providence est l’institution la plus efficace et la plus juste qu’on ait inventée dans la longue histoire de la coopération humaine », a insisté Eloi Laurent. Rappelant ces fondamentaux, il a par la suite appelé à une mutation de l’État-Providence. Ainsi, il explique que « le XXIème siècle est la métamorphose du risque social en risque social-écologique ». Chaque crise écologique que nous traversons est aussi une crise sociale en raison des inégalités face aux risques environnementaux. Eloi Laurent appelle les « inégalités environnementales », les différences d’exposition aux risques (pollution de l’air, accès à l’eau, exposition aux pollutions chimiques, etc.) et la précarité énergétique. Lors de «crises écologiques», «l’impact social est differentiel en fonction des groupes sociaux». Pour l’économiste, la canicule de 2003 en France en est un exemple probant. Plus actuelle, la diffusion du virus Ebola est l’un de ces nouveaux risques sociaux-écologiques visés par Eloi Laurent : «ce sont des maladies directement liées au fait que les humains portent atteinte à la biodiversité». Seul l’État-Providence pourra «encaisser le choc», et faire face aux crises écologiques. Pour cela, la France devra se doter de «structures pour les inégalités environnementales», a-t-il estimé.

Dès lors, selon Eloi Laurent il est nécessaire aujourd’hui de «prolonger écologiquement l’État-Providence».

 

 

Article: Audition de Bruno Palier: "Etat social, Etat-Providence: métamorphoses de l'Etat"

Article audition Bruno Palier- 15 octobre 2014

 

Le comité national de pilotage des Etats généraux a procédé à l’audition, mercredi 15 octobre, de Bruno Palier, directeur de recherches à Sciences-Po et chercheur au CNRS, sur le thème « Etat-Providence, Etat social: les métamorphoses de l’Etat ». Il est l’auteur de nombreuses études sur les réformes des systèmes de protection sociale en France et en Europe, qui l’ont conduit à proposer une transformation de l’Etat social et de ses modalités par rapport à la société actuelle et à ses mutations.

 

Son premier constat est celui d’un “désajustement” entre notre modèle économique et l’Etat social. Son postulat est que l’Etat social a été mis en place dans un contexte industriel particulier, mais n’a pas su véritablement s’adapter aux évolutions de la société. En effet, l’Etat social a été mis en place dans une période de forte industrialisation et généralisé avec l’industrialisation de masse à la fin du XIXe siècle. A cette période, le travail et la famille avaient des caractéristiques spécifiques : le travail stable exercé uniquement par les hommes, et les femmes au foyer qui assuraient la prise en charge des enfants et des aînés.

 

Pour Bruno Palier «on tient beaucoup à notre Etat social, mais son environnement évolue», il s’agit donc d’y intégrer les évolutions de la société contemporaine, qui sont essentiellement de trois ordres : nous vivons dans une société vieillissante dans laquelle les caractéristiques spécifiques aux femmes et aux jeunes ne sont pas prises en compte.

 

Notre société vieillit et le système de retraite a été conçu pour des retraites plus courtes qu’actuellement. L’allongement de la vie s’accompagne de l’émergence d’un quatrième âge, qui se caractérise par des situations de dépendance que notre système de protection social n’a pas encore réussi à intégrer, et qui constituent l’un des défis majeurs des décennies à venir, en termes de solidarité et de financement.

 

La place des femmes a considérablement évolué dans nos sociétés. Lors de la mise en place de l’Etat social, les femmes ne travaillaient pas, ou quasiment pas, et elles prenaient en charge la garde des enfants et le soutien aux personnes âgées. Actuellement on a vu apparaître une «entrée massive des femmes sur le marché du travail.» qui « n’y entrent pas dans les mêmes conditions que les hommes, pas dans les mêmes métiers ni avec la même rémunération». Les femmes travaillent principalement dans des activités de service et sont moins bien payées que les hommes. Leurs carrières sont grignotées sur différentes périodes de la vie lors de l’arrivée des enfants et lorsqu’elles prennent en charge les aînés, même si ce modèle évolue de plus en plus. Cette réflexion pousse Bruno Palier à faire le constat que « l’on est dans un système d’assurance sociale -où l’on reçoit de l’argent- alors que nous avons besoin de prestations de services -comme par exemple des crèches», comme c’est le cas dans le modèle scandinave.

 

Enfin, Bruno Palier met en avant l’apparition d’«un nouvel âge de la vie», la jeunesse, pendant du troisième âge qui commence à être marqué comme âge de la vie au début du XXe siècle. Alors qu’auparavant la jeunesse ne durait que deux ou trois ans, actuellement « être jeune est une étape de la vie qui devient de plus en plus longue et de plus en plus compliquée », avec notamment l’accès au premier CDI à 27 ans en moyenne et l’allongement de la durée des études. Or, notre système de protection sociale ne prend pas en compte la jeunesse. “Avec un système qui n’ouvre pas de prestation propre avant 25 ans, tout passe par le revenu des parents”: ainsi les jeunes qui ne sont pas considérés par les politiques publiques «font sécession» et cela se traduit notamment par des taux d’abstention élevés aux élections. Actuellement, l’Etat social ne parvient pas à réécrire un contrat entre les générations afin de mettre en place une redistribution entre retraités et jeunes.

 

Pour une telle redistribution, Bruno Palier note que « la réponse collective est non, alors que la réponse individuelle est positive », les grands-parents aidant volontiers de manière individuelle leurs petits-enfants mais se refusant à un système de redistribution collective. Par ailleurs, le chercheur fait également le constat que les retraités bénéficient toujours des dispositions fiscales avantageuses héritées de l’ancien modèle, au moment où ils constituaient la classe d’âge la plus fragilisée.

 

Il paraît essentiel aujourd’hui de financer à la fois l’investissement social - la qualification - de la même manière que l’investissement productif - l’innovation. L’investissement social consiste à mettre l’accent sur l’investissement dans le capital humain, « l’économie des cerveaux ». Bruno Palier montre ici l’écueil de notre système, pour lui il s’agit de «remonter le cours de la vie pour intervenir le plus en amont possible, alors que notre système de protection arrive après coup.» En effet, les inégalités dans ce domaine se créent dès le plus jeune âge, au niveau de l’apprentissage des capacités cognitives - capacité à comprendre, penser - et non cognitives - apprendre à communiquer - qui sont des capacités acquises et non pas innées. Celles-ci pourraient être compensées par le placement des enfants en crèche, or, aujourd’hui, seuls 10% des enfants sont gardés dans de telles structures, principalement par manque de places en crèche et dans les structures d’accueil de la petite enfance. Pour lui, l’ «enjeu de justice sociale est de donner à tous ces capacités et favoriser une égalité pro active pour offrir l’environnement nécessaire à tous».

 

Bruno Palier a également invoqué l’école, qui ne joue pas suffisament son rôle d’ascenseur social et qui ne permet pas effectivement la réduction des inégalités. Le système éducatif reste figé dans un modèle napoléonien qui vise à former des élites et « mettre à part les bons élèves », alors même que notre économie a besoin de personnes qualifiées, autonomes, responsables et créatives.

Enfin, notre système de protection sociale devrait permettre une formation tout au long de la vie car «ne pas être qualifié aujourd’hui est un risque social». Bruno Palier cite l’exemple d’un salarié de 50 ans pour lequel aucun investissement en formation n’est fait alors que plus de 10 années le séparent de la retraite.

 

En conclusion, Bruno Palier a plaidé pour une réforme de notre système social, réforme qui prendrait en compte les nouvelles caractéristiques de notre société mais qui miserait non pas seulement sur les prestations sociales, mais sur des prestations de services répondant aux mutations de la société.

 

« La place des jeunes, les politiques pour la jeunesse » - L'essentiel de l'audition de François Chérèque, Laura Slimani et Fabienne Ferrerons

Fabienne Ferrerons, Secrétaire nationale aux relations extérieures des Jeunesses ouvrières chrétiennes (JOC), Laura Slimani, Présidente des Jeunes socialistes (MJS), et François Chérèque, Président de l’Agence du service civique, étaient invités à débattre de ce thème devant les membres du Comité de pilotage.

 

Les intervenants ont partagé plusieurs analyses, dont l’idée d’une jeunesse qui connaît de nombreuses inégalités, comme le reste de la société. Cette jeunesse, qui constitue l’une des priorités du quinquennat de François Hollande, connaît une dégradation de sa situation depuis de nombreuses années. Fabienne Ferrerons a évoqué un sentiment d’impuissance et d’inutilité, amplifié par l’entrée compliquée dans le monde du travail, qui reste pourtant “ la clef pour une vie meilleure “. Ce sentiment engendre un rapport distancié à la vie publique et politique dans la mesure où « le jeune ne peut pas prendre sa place dans la vie politique quand tout lui fait comprendre qu’il n’a pas de place dans la vie sociale. » Fabienne Ferrerons a toutefois alerté sur le fait que cette jeunesse, malgré les difficultés, ne se veut ni «victime», ni «sacrifiée»: «les jeunes veulent de l’égalité, pas qu’on les aide avec une forme de pitié». Dans les politiques publiques, les Jeunesses ouvrières chrétiennes refusent les mesures spécifiquement destinées aux jeunes et souhaitent un «accès au droit commun» : «Les jeunes font partie de la population à part entière, ils ne devraient pas faire l’objet de mesures spécifiques les faisant sortir du droit commun». La JOC dénonce également un manque d’accompagnement dans l’accès à l’emploi, et un manque d’information sur le droit du travail, qui devrait être acquis durant les études et tout au long de la vie professionnelle.

 

            De son côté, Laura Slimani a insisté sur la prise en compte très récente de la jeunesse comme un «temps de vie», une «période entre l’enfance et l’âge adulte, qui tend à s’allonger», et l’aspiration commune des jeunes à d’avantage d’autonomie. Elle a également salué les changements dans «la manière de faire une politique de la jeunesse» depuis deux ans et demi, et les nombreuses mesures prises: emplois d’avenir, centres de santé universitaires supplémentaires, la réforme des stages, l’augmentation des bourses, engagement sur la construction de logements étudiants. Par la suite, elle a appelé à «massifier la politique des contrats aidés- en les orientant, comme le préconisait le projet socialiste en 2011, vers les métiers de la transition énergétique- et à miser plus sur l’apprentissage, même si celui-ci n’est pas une réponse unique et univoque». « L’alignement de la majorité sociale sur la majorité politique», ou «la fin du bizutage social», reste l’une des revendications majeures des Jeunes socialistes. Ainsi, les jeunes devraient pouvoir bénéficier du Revenu de Solidarité Active (RSA) dès leurs 18 ans, et non à partir de 25 ans seulement.

 

Il s’agit là en effet d’une anomalie évoquée par François Chérèque lors de son intervention : «Le minimum social pour les plus de 65 ans est de 800 euros, de 500 euros pour les 25-65 ans, et de zéro euro pour les moins de 25 ans». «Je plaide aussi pour la majorité sociale», a-t-il ajouté. De la même façon, il a appelé à supprimer toutes les protections catégorielles et à veiller au fait que la jeunesse soit intégrée dans le droit commun. Pour l’ancien Secrétaire général de la CFDT, le patronat et les syndicats ont tous une responsabilité dans la situation actuelle des jeunes, puisqu’on a «longtemps vécu sur le mythe qu’il suffit de faire partir les seniors pour faire rentrer les jeunes ; aujourd’hui on s’est trompés sur les deux segments». Il a toutefois souligné les avancées permises par le gouvernement de François Hollande comme la garantie jeunes. Interrogé sur le service civique, François Chérèque a défendu non pas une «politique de la jeunesse, mais une politique de la Nation, de l’intérêt général». Il s’agit d’un véritable emploi, qui a des effets positifs sur le regard du jeune vis-à-vis de la société, et qui souvent permet aux jeunes, après la fin du service civique, d’aller vers une formation ou de trouver un nouvel emploi plus rapidement.

 

De toutes ces interventions, on retiendra surtout cet « impératif démocratique », comme l’explique Fabienne Ferrerons : « Il faut donner une place nouvelle à la jeunesse dans la société ».

Les Etats généraux en vidéo sur Expression Directe


Expression directe : Les Etats généraux des... by PartiSocialiste

Bouches du Rhône, retour sur la Soirée Montgrand du 25 septembre

A la fédération des Bouches-du-Rhône, une soirée de débat a été organisée dans le cadre des Etats généraux des socialistes avec pour thème le sport comme vecteur de cohésion sociale.

Jeudi 25 septembre, Sébastien Jibrayel, Vice-président de la commission Sport, jeunesse et vie associative à la Région PACA, Louis Fabre, Président de l'association sportive départementale Léo Lagrange, Myriam Lamare, championne du monde de boxe féminine et Pierre Maestracci, Responsable Sud des Dunes de l'Espoir ont animé la soirée Montgrand dédiée au Sport.


Ce débat entre dans le cadre du chantier 2 « Liberté et vivre-ensemble » des Etats généraux de la Fédération. Les actes de cette soirée Montgrand permettront faire vivre le débat.


Quatre intervenants de qualité, quatre points de vue pour analyser la question de la place du sport dans la société et ses relations au politique : le regard de l'association (Pierre Maestracci), celui du politique (Sébastien Jibrayel), du monde associatif (Louis Frabre), et du sportif de haut niveau (Myriam Lamare).



Fête de la rose dans le Loiret le 14 septembre !

Dimanche 14 septembre, la fédération du Loiret organisait sa fête de la Rose et en profitait pour lancer les États généraux ! 

Les militants socialistes du Loiret étaient rassemblés à Ingré, autour de Marisol Touraine et Karine Berger, afin de lancer officiellement les États généraux.

plus d'informations ici.


Lancement des Etats généraux dans le Finistère ce samedi 11 octobre !

Samedi 11 octobre, les socialistes de la Fédération du Finistère se mobilisent pour lancer les Etats généraux ! 

Les militants étaient réunis à Pont de Buis autour de Marc Coatanéa, le Premier secrétaire fédéral, afin de débattre à l'occasion de plusieurs ateliers : 

  • entreprise et réindustrialisation, 
  • émancipation et progrès, 
  • démocratie, 
  • la responsabilité des entreprises. 
pour plus d'informations, c'est par ici

Etats généraux en Gironde le samedi 11 octobre !

Les socialistes girondins se sont retrouvés samedi 11 octobre pour un banquet de la rose consacré aux Etats généraux des socialistes ! 

Plusieurs ateliers étaient organisés à cette occasion, en présence de 350 militants 

  • Europe et international (Transformation et mondialisation / Europe et souveraineté)
  • Action et politiques publiques (Etat et contrat / Croissance et social-écologie / Etat social et services publics)
  • Economie (Entreprise et ré-industrialisation / Activité et plein emploi)
  • Société (Emancipation et progrès / Nation et intégration / Laïcité et république / Droits et individus / Démocratie et représentation)
Pour plus d'informations, c'est par ici

Etats généraux dans la Sarthe le samedi 11 octobre !

Ce samedi 11 octobre, de nombreux militants ont répondu présents pour lancer les Etats généraux des socialistes dans la Sarthe ! 

La Fédération s'est réunie pour une convention fédérale afin de lancer les Etats généraux, et commencer les débats. 

3 ateliers ont été organisés :

  • Les socialistes et l'économie-monde,
  • Les socialistes et l'Etat
  • Les socialistes et la République. 
Pour plus d'informations, c'est par ici
Pour consulter le numéro de l'Unité Sarthoise, consacré aux Etats Généraux : c'est ici

Val d'Oise - Journée consacrée au thème Laïcité et République - Argenteuil

Philippe DOUCET, député du Val d'Oise à le plaisir de convier les militants et les sympathisants à une journée autour du thème :

"Laïcité et République : La Banlieue est-elle encore dans la République?"


le samedi 18 octobre, de 8h30 à 13h, à la Cave dîmière,

107 rue Paul Vaillant-Couturier - 95100 Argenteuil


en Présence de Jean-Christophe CAMBADELIS, Premier secrétaire du Parti Socialiste,

Rachid TEMAL, Premier secrétaire fédéral du Val d'Oise

Esther BENBASSA, Sénatrice du Val de Marne,

Nordine NABILI, Journaliste et président du Bondy Blog




8h30 ACCUEIL & CAFÉ

8h45 INTRODUCTION de Philippe Doucet, Député du Val-d’Oise

OUVERTURE des débats par Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste


10h00 - 11h30 TABLES RONDES (en parallèle)

TABLE RONDE 1 - LAÏCITÉ ET RÉPUBLIQUE

Avec comme grand témoin, Esther Benbassa, Sénatrice EELV du Val-de-Marne, auteure de La République face à ses minorités. Les Juifs hier, les Musulmans aujourd’hui. (Fayard, 2004)

TABLE RONDE 2 - ISLAM ET INTÉGRATION

Avec comme grand témoin, Nordine Nabili - Journaliste et Président du Bondy blog


11h30 - 11h45 PAUSE

11h45 - 12h45 RESTITUTION ET DÉBAT EN PLÉNIÈRE

12h45 - 13h CLÔTURE Rachid Temal - Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste 95


13h APÉRITIF

Etats Généraux - Soirée Montgrand du 6 octobre 2014 : "Ma santé en débat, on en parle librement rue Montgrand"

Jean David CIOT, Premier sécrétaire fédéral,

a le plaisir de vous convier à une soirée Montgrand, sur le thème de la Santé, en présence de Marie-Béatrice REDON, cadre de santé au service psychiatrique de l'hôpital Edouard Toulouse ; Aimé BERAUD, secrétaire fédéral à la santé ; Laurent SAUZE, Directeur de la stratégie ARS PACA ; Julien VILLEVIEILLE, Président du comité d'usagers de la MGEN 13.


Lundi 06 octobre 2014 à 18h30

Fédération socialiste des Bouches du Rhône

58 rue Montgrand, 13006 MARSEILLE

2 octobre 2014 - La Fédération du Rhône lance ses Etats généraux

Jean-Christophe Cambadélis était aux côtés des militants du Rhône, à Bron pour le lancement des Etats généraux des socialistes dans la Fédération du Rhône.

Cet événement était l'occasion pour les militants de la fédération de faire une première présentation des travaux en cours.

Dans une démarche, organisée et collective, autour des secrétaires de section du département et du comité de pilotage fédéral, la Fédération du Rhône s'est pleinement engagée dans la démarche des Etats généraux et a organisé de nombreuses réunions de groupes de travail autour des questionnements initiés par le Premier secrétaire.

Ce travail commun des militants du Rhône contribuera sans nul doute à la réflexion collective autour de ce que doit être la carte d'identité des socialistes.

L'université de rentrée du Pas de Calais sous le signe des Etats généraux

La Fédération du Pas de Calais organisait, à Wingles, le 27 septembre dernier son Université de rentrée "Les chantiers du Pas de Calais", en présence du Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

Après les propos introductifs de Maryse Loup, maire de Wingles, Nicolas Bays, député de la circonscription, et Isabelle Coco, secrétaire fédérale à la communication, la matinée a été rythmée par deux ateliers sur des thèmes au coeur des Etats généraux:

  • « la lutte contre le FN »
  • « être socialiste au XXIème siècle ».

De très nombreux militants calaisiens étaient au rendez-vous pour lancer cette grande réflexion collective.

Lancement des Etats généraux les Bouches du Rhône : les assises militantes

Dans le cadre des Etats généraux, la Fédération des Bouches du Rhône organisait le samedi 13 septembre des assises militantes. Organisées à l’initiative du Premier fédéral, Jean-David Ciot, ces assises permettaient d’ouvrir les débats qui se prolongeront pendant trois mois dans les sections et permettront de reformuler « ce que le Parti socialiste a à dire à nos concitoyens ».

Plus de 350 militants ont pu échanger sur des sujets essentiel pour le département et la Région: développement et égalité des territoires, libertés et vivre ensemble, les Bouches du Rhône « facteur de développement de la fraternité au cœur de la Méditerranée ».

Revivez ces assises militantes http://www.parti-socialiste.fr/articles/revivez-les-assises-militantes-de-la-federation-des-bouches-du-rhone?utm_source=flux-rss&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=node/11655

Les Etats généraux se déploient dans les fédérations : Focus sur l’Allier

Samedi 13 septembre dernier, c’est sous le signe des Etats généraux que la Fédération de l’Allier du Parti socialiste organisait l’édition 2014 de son Université d’été

Ainsi, le premier atelier était consacré aux valeurs socialistes autour de Jean MALLOT, Premier secrétaire fédéral, Denis LEFEBVRE  journaliste, historien, secrétaire général de l’Office Universitaire de recherche Socialiste (OURS), Sandrine MAZETIER, Députée de Paris, Secrétaire nationale à l’Immigration et au co-développement du Parti socialiste et Loic GENESTE, secrétaire fédéral.

Les militants ont pu échanger sur de nombreux thèmes: réforme fiscale, transition écologique, lutte contre le chômage ou encore réorientation de la construction européenne

Etats généraux : Audition de Justin Vaïsse

Le Comité de pilotage des États généraux des socialistes entamait mercredi 10 septembre son cycle d’auditions de personnalités. Le premier invité était Justin Vaïsse, Directeur du Centre d'Analyse, de Prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères, invité à intervenir sur les grands bouleversements géopolitiques du monde, et les tendances majeures qui structurent le monde de demain.

C’est par un constat que Guillaume Bachelay, président du Comité de pilotage, a ouvert cette audition, celui d’un monde aujourd’hui «multi-crises» : crises sanitaires, tensions interétatiques, terrorisme, enjeux climatiques etc.

 Justin Vaïsse a apporté des éléments de réponses à cette situation : le monde connaît une «diffusion de la puissance", certaines crises sont liées entre elles, particulièrement au Moyen Orient, et on assiste parfois à un affaiblissement des acteurs régionaux. La médiatisation en continu a parfois un effet de diversion sur certaines crises selon la pression médiatique, on passe d’une crise à l’autre, l'une chassant l'autre.

 Face à ce nouveau contexte, comment la France doit-elle et peut-elle agir ? La France n’est pas une superpuissance et ses moyens sont limités. Elle reste toutefois une grande puissance, ce qui lui donne la responsabilité internationale d’agir en faveur «d’un ordre dans lequel toutes les Nations peuvent s’épanouir».

La France essaie de ne pas courir «de crise en crise», mais aussi «d’agir sur la genèse même des crises et leur cadre de résolution», avec ses moyens propres mais aussi ceux de l’Union européenne qui permettent de démultiplier les efforts.

 Pendant environ une heure, Justin Vaïsse a ainsi pu échanger avec les membres du comité de pilotage sur la difficulté de la situation géopolitique mondiale aujourd’hui, sur le rôle et les possibilités d’actions futures de l’Union européenne, notamment vis-à-vis de la crise ukrainienne et de la position de la Russie ou encore des enjeux majeurs liés à l’environnement et au changement climatique, sur lequel la France est particulièrement engagée avec la conférence Paris Climat 2015.

Pour voir la vidéo de l'audition

Témoignez en vidéo sur Instagram !

Dans le cadre des Etats généraux des socialistes, témoignez en 15 secondes pour nous dire ce que signifie pour vous, "être socialiste aujourd'hui".

 Vous n'avez jamais publié de vidéo sur Instagram ? On vous explique comment faire, en 5 étapes ! Et découvrez ici, les premières vidéos !


Le Clip: « C'est quoi, être socialiste aujourd'hui?»






Kit militant des Etats généraux

Les Etats généraux des socialistes ont été lancés lors de l'Université d'été par Jean-Christophe Cambadélis. Faites connaître l'événement à vos proches en mettant vos profils aux couleurs des Etats généraux sur Facebook, Twitter et sur vos blogs grâce aux bannières disponibles en téléchargement ci-dessous.

Télécharger le KIT Militant

Ouverture du Vidéomaton à La Rochelle

Dans le cadre de l’université de La Rochelle, les militant-e-s socialistes sont invités à témoigner, en 15 secondes, pour exprimer ce que signifie pour eux, « être socialiste ».

Prendre la parole pour témoigner de l’identité des socialistes. C’est ce à quoi les participant-e-s de l’Université de la Rochelle sont invités à faire en contribuant sur le portail des Etats généraux, mais aussi en témoignant dans un  vidéomaton.

Installé dans le stand des Etats généraux, un dispositif vidéo novateur permet à chacun de prendre la parole pour répondre à la question « C’est quoi pour vous être socialiste ? ». En 15 secondes, c’est l’occasion de partager les mots les plus importants de notre identité. 

Vous souhaitez, vous aussi témoigner ? Filmez vous en utilisant l'application instagram

Les Etats généraux des socialistes, c'est 3 mois de débats pour reformuler collectivement la carte d'identité du Parti socialiste. C'est une consultation ouverte et participative inédite, 3.500 sections mobilisées pour vous donner la parole et un portail Internet public et accessible à tous. Découvrez ici le mode d'emploi des Etats généraux. 

Coup d'envoi des Etats généraux !

Proposée dans la feuille de route du Premier Secrétaire, les Etats généraux des socialistes se dérouleront du 29 août au 6 décembre prochain. Découvrez la vidéo de Jean-Chistophe Cambadélis lançant le coup d'envoi de ce processus de consultation militante.