Thème n°4

Activité et plein emploi

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Est ce qu’il faut une société du plein emploi ou de la pleine activité ? Que serait une société du plein emploi et du bon emploi ? Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacun-e ? Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ?

467 contributions pour alimenter la réflexion

Charlotte Picard, 08 novembre 2014 à 23h48

La non révision (voire l'aggravation faite à) de l'intermittence du spectacle, ajoutée à la baisse du budget du ministère de la culture, puis à la baisse des dotations de l'état accompagnée de l'effet ciseau de la hausse des dépenses sociales tout ça a fait une chose : le milieu du spectacle en territoire est en pleine déperdition. Tant dans les villes que dans les campagnes. Des compagnies mettent la clef sous la porte parce que l'incompréhension de ce milieu et de ses pratiques de travail est généralisée. On confond résidence de création et partenariat d'atelier. On confond co-production et pré-achat. On confond création et animation. "On", c'est nous, socialistes au pouvoir qui ne comprenons pas l'importance dans l'économie du plein emploi que crée cette économie du spectacle. Sans intermittents, pas de compagnies en territoires. Sans ça, pas d'animation. Sans ça, pas de pédagogie. Sans ça, pas d'ouverture d'esprit. Sans ça, l'obscurantisme. Encore. Ces artistes sortis du système par le système, par des choix politiques et des méconnaissances (pour ne pas dire parfois mépris) vont emplir les rangs des demandeurs d'emploi. Et faire vider nos salles de spectacle. Et ne seront plus à nos côtés pour décrypter et apprendre à décrypter le monde. Le plein emploi passe par la compréhension des milieux, même lorsque ces milieux n'ont aucun lien avec la finance, la bourse, et paraissent hors économie. Le monde du spectacle fait partie de notre économie, comme d'autres. Il draine de l'argent, de la consommation, mais surtout il draine de la connaissance et de l'ouverture qui développent les esprits et donc rebondit encore dans notre économie. Il faut les considérer non pas comme des ornements mais des projets d'avenir, car ces personnes projettent notre avenir sur nos murs. Le plein emploi dans ce début du IIIème millénaire ne pourra pas passer par une économie unilatéralement financiarisée. Il faut ouvrir l'éventail. Il faut penser plus large et plus haut.

Frédéric Chéreau, 08 novembre 2014 à 22h28

De la fin du travail au revenu universel La libération du travail, la fin de la malédiction d'Adam, condamné, dans le mythe biblique, à "obtenir son pain à la sueur de son front", a été le rêve inaccessible de tout l'âge néolithique, une période où le travail était harassant et la main d'œuvre jamais assez abondante. L'industrie, après avoir connu une naissance très douloureuse en termes de conditions de travail, est en passe, à force de gains de productivité et avec l'aide de la science, de réaliser ce rêve. Pour nourrir, loger, habiller et équiper toute la population de manière convenable, la quantité de travail nécessaire s'est effondrée en deux siècles. Le grand soir serait donc à portée ? En réalité, dans une société organisée, structurée par le travail, y compris dans ses valeurs fondamentales, la libération du travail devient paradoxalement une malédiction. Le salaire est le revenu principal de presque toute la population. L'emploi occupé est le premier marqueur social, la source de sens majeure. Dans ces conditions, les millions d'heures de travail que notre société économise chaque année privent les plus modestes, les moins formés de toute insertion sociale. La croissance devient alors, non pas un moyen d’améliorer notre condition de vie, cela fait longtemps que ce n’est plus le cas, mais un moyen de fabriquer des emplois traditionnels, s’il le faut en surproduisant artificiellement des biens de peu d’utilité. Parce que la machine productive est aujourd’hui de loin le meilleur outil de répartition des revenus dont nous disposions. Mais une machine de moins en moins efficace. Les ressources se concentrent de plus en plus entre les mains de ceux qui possèdent le capital, pour la plus grosse part, mais aussi entre les mains des travailleurs les mieux formés, qui continuent, eux, à travailler et travaillent de plus en plus parce que, si la demande globale de travail baisse, celle de travail qualifié augmente. Dans une société où le niveau de confort matériel des ménages n’évolue plus qu’à la marge, tout porte à croire que la croissance n’atteindra plus jamais les niveaux qu’elle a connus à l’époque du rattrapage des 30 Glorieuses. Et certainement pas le niveau qui permettrait non seulement de contrebalancer les gains de productivité mais en outre de créer de l’emploi supplémentaire. Comment trouver alors le moyen de mieux répartir l’immense richesse que nous produisons collectivement –et qui n’a jamais été si gigantesque qu’aujourd’hui ? Comment trouver du sens collectif au temps libéré, qui ne soit ni oisiveté coupable, ni désœuvrement déprimant ? Voilà les questions que notre XXIe siècle va devoir affronter.

Section Saint Aubin du Cormier, 08 novembre 2014 à 21h03

Il faut un réexamen complet de notre fiscalité. Il faut lutter contre les abus et les dérives du secteur privé. Il faut réaliser un véritable aggiornamento du fonctionnement de l’Etat ; lutter contre toutes les anomalies génératrices de privilèges inacceptables ; revoir le nombre de députés… Ceci doit permettre : 1) de dégager des marges de manœuvre pour contribuer à réduire nos divers déficits, d’alléger éventuellement certaines de nos charges. 2) De montrer une réelle volonté de changer les statuts figés, injustifiés, et non remis en cause. Actuellement, on ne sent pas, sur ce point, de réelle volonté dans l’action des pouvoirs publics à tous les niveaux. La droite, actuellement, face aux problèmes, a comme réponse simpliste la mise en place d’un libéralisme aveugle débridé, sensé être le remède miracle à tous les maux actuels. Il ne faut pas être par principe contre tout changement de règles, mais il faut être vigilent pour se battre, alerter sur toutes les conséquences négatives d’un libéralisme tous azimut générateur d’inégalités sociales, libéralisme dont les plus faibles feraient les frais. Le développement des services, dans un cadre bien réfléchi ( place des petites entreprises) doit révéler des gisements d’emploi non négligeables et…non délocalisables. L’entreprise doit être un lieu où chaque acteur doit être reconnu, pris en compte, recevoir sa juste part des fruits de la croissance de l’entreprise. C’est un gage de cohérence sociale et d’efficacité économique.

Section Saint Aubin du Cormier, 08 novembre 2014 à 21h02

Il faut un réexamen complet de notre fiscalité. Il faut lutter contre les abus et les dérives du secteur privé. Il faut réaliser un véritable aggiornamento du fonctionnement de l’Etat ; lutter contre toutes les anomalies génératrices de privilèges inacceptables ; revoir le nombre de députés… Ceci doit permettre : 1) de dégager des marges de manœuvre pour contribuer à réduire nos divers déficits, d’alléger éventuellement certaines de nos charges. 2) De montrer une réelle volonté de changer les statuts figés, injustifiés, et non remis en cause. Actuellement, on ne sent pas, sur ce point, de réelle volonté dans l’action des pouvoirs publics à tous les niveaux. La droite, actuellement, face aux problèmes, a comme réponse simpliste la mise en place d’un libéralisme aveugle débridé, sensé être le remède miracle à tous les maux actuels. Il ne faut pas être par principe contre tout changement de règles, mais il faut être vigilent pour se battre, alerter sur toutes les conséquences négatives d’un libéralisme tous azimut générateur d’inégalités sociales, libéralisme dont les plus faibles feraient les frais. Le développement des services, dans un cadre bien réfléchi ( place des petites entreprises) doit révéler des gisements d’emploi non négligeables et…non délocalisables. L’entreprise doit être un lieu où chaque acteur doit être reconnu, pris en compte, recevoir sa juste part des fruits de la croissance de l’entreprise. C’est un gage de cohérence sociale et d’efficacité économique.

BRUDER Lucie, 08 novembre 2014 à 20h42

Il faut une société avec un maximum d'activité et non pas d'un côté ceux qui "tirent la charrue et s'usent à la tâche" de l'autre ceux qui se laissent vivre croyant avoir tous les droits et aucune obligation ou devoir. Les avantages accordés nécessitent un minimum de participation en contrepartie. Une société ayant un maximum de personnes ayant un emploi est plus heureuse. Qui a vu un corbillard empli de lingots d'or suivant le mort ? Alors un quand agira t-on contre ceux qui exploitent les autres. Les supermarchés prétendaient agir pour que les prix soient moins élevés mais à quel prix ? Tout le monde tire la couverture à soi et les dindons sont les consommateurs et les salariés ainsi que les entreprises qui fournissent ces supermarchés. On ne leur dira pas merci de mener à des villes fantômes et surtout il faut agir sur les loyers bien trop élevés que ce soit pour les citoyens que pour les commerçants. Il faut déjà un gros chiffre d'affaires pour amortir un loyer important. Il faut que tous comprennent que le temps des privilèges et de la royauté est terminé. Faut-il une explosion mondiale des peuples pour que les exploiteurs comprennent, faut-il un retour des brigades rouges ? Les animaux sont bientôt mieux considérés que les être humains.Faut-il une grève de toutes les petites mains pour que ceux qui croient posséder le pouvoir constatent qu'ils ne sont rien sans eux ? La colère monte partout à cause des actions des divers gouvernants depuis l'euro, il est temps de remettre de l'ordre, surtout en France

Section du Nyonsais, 08 novembre 2014 à 20h26

Le plein emploi va de paire avec le développement industriel et celui des services publics. On ne peut souhaiter qu’une société de plein emploi. Le bon emploi serait une société sans contrat précaire, que tous les salariés travaillent à temps complet et dans de bonnes conditions de travail. A défaut du plein emploi, il est préférable d’avoir une société de pleine activité, mais il faut : Découpler l’exercice d’une activité de sa rémunération, ce qui pose la question d’un revenu minimum d’existence pour chacun, ceci au nom de la solidarité, valeur socialiste. Favoriser la reconnaissance de l’activité non rémunérée : militants politiques, syndicaux, associatifs, mais comment finance-t-on l’activité qui n’est pas de l’emploi ? Obliger les employeurs à former leurs salariés suivant les besoins, la formation doit être incluse dans le contrat de travail et dans l’activité de l’entreprise. Que l’entreprise maintienne le niveau d’employabilité de son personnel. Amener les salariés à leur niveau de compétences, ou à la reconversion. Augmenter les budgets de Pôle emploi pour la formation. Ainsi que : Revendiquer le partage du travail, une nouvelle réduction du temps de travail (32h00). Lutter contre les contrats précaires, en augmentant les cotisations patronales sur les emplois précaires. Revenir sur les mesures d’âge de la réforme des retraites. Conditionner les aides aux entreprises à la création d’emplois, moduler les cotisations sociales en fonction de la politique en matière d’emplois et de salaire de l’entreprise. Revoir l’imposition sur les PME, créatrices d’emploi local. Développer les SCOP. Interdire les licenciements boursiers. On doit se poser la question sur le développement, les finalités de l’emploi, emploi moral ou pas, bien-être au travail. Il faut mettre la formation au cœur de la société en :  Développant l’apprentissage, les stages, Utilisant le Droit Individuel à la Formation. Abrogeant l’ordonnance Villepin de 2005 exonérant les entreprises de 10 à 19 salariés de financer le Congés Individuel de Formation, renforcer son financement et garantir le droit effectif à chaque salarié. Redonnant toute la place à l’Agence de Formation Professionnelle pour Adulte au sein du service public de l’emploi. Faisant une réforme de l’enseignement qui tienne compte des contraintes de la société contemporaine. Concernant le chômage de masse vécu dans les quartiers, il ne doit pas stigmatiser les quartiers dans lesquels existe et peut se développer la pleine activité, mais ce qui sous entend une redéfinition du quartier dans une politique territoriale.

Délégation socialiste française au Parlement européen, 08 novembre 2014 à 20h09

Le projet communautaire est aujourd'hui menacé par l'incapacité des gouvernements conservateurs à envisager la prochaine étape de l'intégration économique et sociale. Il nous faut pourtant franchir le pas en acceptant le principe d'une Europe différenciée, au sein de laquelle la zone euro doit être le laboratoire d'une dynamique de convergences économiques et sociales qui dépasse la logique des égoïsmes nationaux dont s'est servi la droite européenne pour imposer l'austérité depuis le déclenchement de la crise. Sortir de l'ornière de la crise, réinventer le modèle de production européen, promouvoir la transition énergétique pour créer des emplois nombreux et de qualité : tel doit être le cap des socialistes français et européens pour réorienter et ré enchanter les politiques de l'Union. C'est pourquoi les socialistes français et européens portent les propositions suivantes : LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT

florent cappelletti, 08 novembre 2014 à 20h05

Une activité n'est pas forcément un emploi, je rajoute à celà qu'un emploi en dehors du fait qu'il peut être à temps plein ou à temps partiel peut être choisi ou contraint, dans ce cas ce sera un travail. Nous sommes dans une société en pleine mutation où certaines personnes n'ont même pas accès à un travail, d'autres ont accès à plusieurs emplois, enfin certaines personnes en même temps qu'un emploi vont avoir une activité non déclarée type covoiturage payant, location de m² dans un appartement. Le chomage de masse va d'abord toucher les lieux où il n'y a pas d'entreprises pas de commerce et peu d'accès à l'emploi. C'est très souvent le cas des quartiers. Ces derniers en plus d'être en dehors de la cité, sont sans entreprises présentes. Il y a très peu de services publics (en dehors des écoles) présents dans les quartiers. Pole Emploi, les mairies, la CNAM, n'y sont pas présents. Rajoutez à cela que ces quartiers sont très souvent mal desservis par les transports en commun et une personne qui voudra travailler pour gagner un SMIC ou lègérement plus devra pour travailler tôt avoir un véhicule personnel , ce qui est une abérration. Il faut donc repenser la distribution des quartiers, dans les transports, mais aussi dans le fait qu'il doit y avoir des services publics type sports, antenne pole emploi, créches etc pour que les personnes qui habitent dans ces quartiers puissent se déplacer facilement et aller au travail sans véhicule personnel personnel facilement Non pas par "écologisme" mais par nécessité économique. La formation à distance avec le CNED doit être développer elle peut aussi se faire à dans des établissement proches types écoles/collèges/lycéees qui seraient ouvertes le soir ou pendant les vacances. Pour autant elle doit répondre à une demande soit des artisans, soit des commerçants en accord avec les chambres de commerce et de l'industrie.

Jean-Louis Gougnard, 08 novembre 2014 à 19h53

Contribution réalisée suite à une AG regroupant les sections d'Aurignac et de Cazères

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h14

L’intégration sociale par l’emploi L'incertitude sur l’avenir de la croissance conduit les socialistes à réfléchir aux modèles d’intégration sociale par l’emploi pouvant réussir indépendamment du niveau d’activité économique mondialisée avec deux constats : - Sur la durée, la préservation de notre souveraineté exige à la fois l’équilibre de nos comptes extérieurs (en premier lieu celui de notre balance extérieure en biens et services) et la maîtrise de l’endettement public. La croissance Française dépend donc d'abord de la croissance mondiale et des conditions de notre insertion dans la mondialisation. Un supplément d’activité limité pourrait être attendu d’une relance keynésienne décidée et pilotée au niveau Européen mais elle reste à définir et à négocier avec nos partenaires. - La seule stratégie de marché appliquée aux forces de travail conduit à un partage de la valeur ajoutée des entreprises de plus en plus défavorable aux salariés, accentue les inégalités devant l’emploi, précarise les actifs les plus fragiles, aboutit à l'exclusion d’une fraction de la population. Sous ces contraintes la gauche de gouvernement doit promouvoir des modèles alternatifs d’inclusion qui permettent à l’ensemble de la population de participer au développement du pays tout en assurant au plus grand nombre une activité exercée dans des conditions respectant les dernières avancées du droit social et leur permettant de subvenir de façon autonome à leurs besoins et d'accomplir leurs objectifs personnels. Cinq pistes peuvent être notamment développées :
 1) « l’emploi choisi » : toutes formes d’activité reposant sur une offre de biens et de services marchands qui peut être réalisée en dehors du salariat traditionnel. 2) « Les activités d’insertion » : activités prises en charge par les collectivités et reposant sur une contrepartie entre un revenu garanti et des missions valorisant les intéressés et utiles à la collectivité (formation professionnelle en alternance, service civique, travaux d'intérêt collectif...).Cette offre ne doit pas concurrencer des métiers existants. 3) « La production alternative » de biens et services qui ne trouvent pas (ou pas encore) leur équilibre économique sur le marché mondialisé mais contribuent à un développement soutenable du pays, notamment dans le champ de la transition énergétique. 4) « La flexisécurité » qui vise, d’une part, à équilibrer les exigences accrues de mobilité dans l’emploi par un haut niveau de sécurisation professionnelle et, d’autre part, à réduire la fracture entre actifs protégés et précaires. 5) « Le partage du travail et des revenus professionnels » suivant la revendication « travailler moins pour travailler tous ».

Haute Garonne (31) Sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille, 08 novembre 2014 à 19h03

Contribution des sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille (Haute-Garonne)

Jean-Philippe Cathelin, 08 novembre 2014 à 17h30

Offrir à chaque salarié la gratuité des transports collectifs sur tout le territoire français. Mesure forte, audacieuse, en encourageant la mobilité cette option éliminerait des freins budgétaires dus à des emplois éloignés tout en libérant du pouvoir d'achat pour tous. En définitif, c'est l'emploi national qui serait grandement favorisé. L'effet multiplicateur et la résonance internationale d'une telle mesure doivent aussi être pris en compte.

Clermont-Ferrand FEDERATION DU PS 63, 08 novembre 2014 à 16h31

Il s'agit d'une contribution de la Fédération du Parti Socialiste du Puy de Dôme.

Jean-Marc Gardère, 08 novembre 2014 à 15h43

Société de pleine activité ? C'est quoi ? Pour une société de plein emploi il s'agit de continuer la réduction du temps de travail, on avait commencé sous Jospin, il faut continuer. Ce n'est pas la seule solution mais c'en est une pour redonner de l'espoir.

Alain THOMAS, 08 novembre 2014 à 10h48

Contribution de la section de Céret(66400)du Parti Socialiste en pièce jointe

Ludwig Nedelec, 08 novembre 2014 à 10h24

Conserver l'optimisme passe par la promotion des secteurs qui fonctionnent, sans nier l'impact des secteurs déficitaires. Porteur de progrès, à condition qu'il puisse profiter à tous, le PS doit soutenir la capacité de production de « matière grise » et de services au-delà des considérations de production de richesse ou de biens consommables ; par conséquent soutenir l'investissement et la recherche. Ces enjeux pourront être favorisés à condition d'adopter une démarche de valorisation et de mise en réseau. Les concepts de développement durable, au travers de la démarche de la RSE, apparaît comme étant primordial. Le PS doit encore contribuer à l'intégration des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans l'activité entrepreneuriale. Il apparaît nécessaire d'opérer à une mutation de notre économie. Comme toute transformation, l'équilibre des créations et des disparitions d'emplois devront être accompagnées, notamment si cette transition entraîne un phénomène de chômage de masse. Il nous interroge sur les causes du chômage, notamment celui de longue durée. Ce point soulève la question du plein emploi qui pourrait redevenir d'actualité dans le cas d'une mutation du marché de l'emploi. La focale sur les chiffres du chômage ne doivent pas faire oublier le combat mené pour le respect des droits des travailleurs. De même qu’il serait intéressant d’intensifier et de favoriser le développement de l'apprentissage ou des emplois aidés / d'avenir comme solution dans les quartiers.

Ludwig Nedelec, 08 novembre 2014 à 10h24

Il existe des difficultés dans le dialogue social qui se cristallise sur des sujets tabous ou dans le manque de démocratie participative. Ces tensions interrogent la volonté politique d'aborder certains aspects du droit du travail. Réformer ce dernier reviendrait à admettre la perte d'une cohérence globale engendrée par un effet d'entassement, d'empilement de règles. La considération du code du travail devrait s'effectuer selon un socle commun et non branche par branche ; ces dernières entretiennent un retour aux spécificités et plus généralement à une opposition des uns aux autres, déséquilibrant les rapports de force. De plus, la réflexion portant sur les régulations de certains statuts devra se poursuivre et aboutir à des solutions qui ne pénalisent pas l'évolutivité et l'adaptation des projets au fil du temps, ceci afin de préserver une activité pérenne. Le monde de l'entreprise nous confronte donc à sa dimension mondiale, internationale, décentralisée, « hors-sol », aux délocalisations. Le PS doit également s'opposer fermement à la fermeture d'entreprises rentables.

Ludwig Nedelec, 08 novembre 2014 à 10h23

Les débats sur l’économie doivent se faire au regard des valeurs socialistes, réaffirmées dans ce domaine comme la Justice, le Progrès ou la Dignité. Aujourd’hui, « l'entreprise » est au cœur des discours. En effet, ce terme revêt de nombreux sens, un terme générique qui recouvre de nombreuses réalités, études ou théories En ce sens l'usage du terme « entreprise » s'inscrit dans des paysages économiques divers dont les attentes et les besoins ne coïncident pas. Entendus sur l'aspect pécuniaire de toutes « entreprises », l'équilibre (ou le déséquilibre) de notre économie repose selon certains sur notre rapport à l'offre comparativement à notre consommation. Une des raisons du déséquilibre économique pourrait venir d'un rapport à l'offre trop important, autrement dit, quand l'offre est plus importante que la consommation. Cet aspect économique nous ramène au sujet du contrôle des contreparties auxquelles les banques sont confrontées. En effet, en conséquence des subventions reçues, elles doivent de facto assurer leur rôle de soutien. Il a été réaffirmé que le rôle du PS est de s'engager dans lutte contre les montages financiers ou œuvrer en faveur de la taxation des transactions financières. La méfiance est renouvelée quant à la capacité de repli et le retour au conservatisme que l'on peut observer dans les situations de crises telles que celles que nous traversons.

Arlette Gervasi, 08 novembre 2014 à 10h00

ETATS GENERAUX DES SOCIALISTES Contribution de la section Voiron Rédigé par Gérald Gomez.   POUR UN « SMALL BUSINESS ACT » PLAN PME   De qui le PS est-il proche ? De la grande entreprise capitalistique, souvent « actionnée » par le monde de la Finance ou de cette multitude de PME, PMI, artisans qui composent notre environnement économique direct. Qui a le plus de mal à trouver des solutions adaptées à l’accès aux marchés, aux financements, aux aides de l’Etat, à une Formation adaptée ? Sans aucun doute ce secteur de la PME. Les économistes s’accordent pourtant à penser que seules ces PME peuvent être créatrices d’emplois durables et non dé localisables pour la plupart. Ces réflexions nous conduisent à proposer un virage de la politique économique du Gouvernement sans qu’il ait à se déjuger. Les mesures de simplification administratives et le programme d’aides presque uniquement réservés à la grande entreprise doivent se tourner CONTRAT ECONOMIQUE, ECOLOGIQUE, SOCIAL et SOLIDAIRE pour la PME Avec comme condition la création d’emplois. UN MILLION DE PME pour UN MILLION D’EMPLOIS   Les territoires : une opportunité Au plan local, les forces progressistes sont toujours présentes : élus, associations, syndicats, entreprises sociales et solidaires, personnel des services de l’état et des collectivités. Ainsi, les relais sont nombreux pour porter une vraie politique de combat urgente pour la création de centaines de milliers d’emplois en se mobilisant autour de la PME. Il est évident que nous pouvons faire confiance à ces entreprises composées de citoyens proches dont on ne peut douter que la majorité d’entre eux ont une vraie démarche sociale, préférant souvent diminuer leurs rémunérations (qui ne sont pas celle des dirigeants des multinationales). Leur envie seule est d’entreprendre et de pérenniser et de développer leur société. Le financement de ce PLAN PME doit s’appuyer sur l’économie immédiate réalisée par la diminution du coût du chômage sachant qu’une partie de ces économies doit aussi aller dans le lancement d’une grande politique de « petits travaux » consacrés, en priorité, à la transition écologique.      

Agnès Gabory, 08 novembre 2014 à 9h16

Bonjour, je vous invite lire ma note contributive sur le travail en entreprise, attachée en pièce jointe.

Dominique RAIMBOURG, 08 novembre 2014 à 8h29

Vivent les vacances. Ou comment relancer la croissance par le biais de la demande sans augmenter le déficit de notre balance commerciale. Les économistes nous disent qu'il est difficile pour les entreprises d'augmenter les salaires vu la faiblesse de leurs marges. De plus la faiblesse de notre industrie est telle que le risque est grand de voir les consommateurs acheter des produits importés et donc de porter atteinte à notre balance commerciale sans relancer l'économie. Cependant il faut rétablir la confiance. La tactique qui consiste à augmenter le pouvoir d'achat en réduisant les dépenses, en réduisant les impôts, en essayant de faire diminuer les prix ne fonctionne pas. En effet seule l'augmentation de la recette c'est-à-dire l'augmentation des salaires est perçue comme une augmentation de pouvoir d'achat. La solution pourrait passer par l'utilisation d'un outil ancien : les chèques vacances. En contrepartie du versement d'argent public que sont le CICE et les baisses de cotisation, les entreprises versent aux salariés des chèque vacances. Ces chèques ne font pas l'objet de cotisations sociales. Cela déboucherait sur une consommation de prestations de tourisme non delocalisables par définition. Ainsi pourrait être organisée une relance par la demande qui ne plomberait pas la balance commerciale de la France. Par la suite on pourrait essayer de trouver un système généralisant les chèques vacances y compris aux bénéficiaires des prestations sociales. Les bénéficiaires du RMI, comme les autres ont besoin de vacances et peut-être même plus que les autres. Bien évidemment le financement est ici plus difficile à trouver. Par ailleurs pourrait parallèlement être mis en place une réforme d'importance. Les vacances scolaires d'été rythment le temps de notre société. Or ces vacances sont aujourd'hui mal réparties dans le temps. Les concentrer sur deux mois est une erreur. Il faudrait pouvoir étaler les vacances du 15 juin au 15 septembre voire du 1er juin au 30 septembre et diviser la France en plusieurs zones. Cela aurait des conséquences pour le passage du baccalauréat et du brevet qui ne serait plus organisé nationalement. Cela en revanche aurait l'immense mérite d'utiliser beaucoup plus longtemps les infrastructures de tourisme. Une relance pourrait être donc venir à partir de ces réformes par une meilleure utilisation des infrastructures touristiques et une meilleurs gestion de nos temps sociaux,

Ahmed CHATMI, 08 novembre 2014 à 8h10

il s'agit de la contribution de la section Rennes Sud-est

Val de Marne Maintenant La Gauche, 07 novembre 2014 à 23h33

contribution Maintenant la Gauche, motion 3 - PS 94 UNE SEULE SOLUTION : la relance de l'activité ! taux de chômage atteint aujourd’hui 10,2% de la, parce que cela accélérerait l’ajustement de l’emploi à la baisse dans les entreprises (on estime population active en France ; 3,4 millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi. Dans un tel contexte, la seule question qui vaille est celle de la création d’emplois. On n’en créera pas des millions en faisant la chasse aux fraudeurs, en baissant le « coût du travail », en révisant les seuils sociaux ou en instituant un contrat unique à la place du CDI pour « fluidifier » le marché du travail. Il est plus que douteux que ces méthodes permettent de créer des emplois (une étude de l’OCDE elle-même a montré qu’il n’existait aucun lien entre flexibilité et niveau de l’emploi), et qu’elles créeraient du bon emploi. Alors que notre économie est au bord de la récession et de la déflation, mettre en œuvre de telles réformes serait même suicidaire qu’elles ont gardé 200 000 emplois « en trop ») et renforcerait le cercle vicieux dans lequel se trouvent l’économie et la société française. La stagnation actuelle est la conséquence logique et inévitable de la politique menée depuis 2012 : la priorité donnée au redressement budgétaire, consacrée par le TSCG en octobre 2012, et à la baisse du coût du travail, mise en œuvre au travers du CICE en décembre 2012. Le Pacte de responsabilité n’a fait qu’aggraver cette erreur, qui était déjà celle de N. Sarkozy. Maintenant, 50 Md€ d’économies vont avoir des effets délétères. L’évolution moyenne des dépenses publiques ne devrait pas dépasser 0,2% en volume de 2015 à 2017, après 0,7% de 2011 à 2013 - contre 2,4% sur la période 2002-2010. Après la rigueur, la « super-rigueur » ! Tout ceci pour déverser 41 Md d’euros dans les comptes des entreprises qui n’auront aucun effet sur l’investissement et l’embauche aussi longtemps que les chefs d’entreprise se plaindront avant tout de la faiblesse de leur carnet de commande. Il n’y a pas à mieux partager cette quarantaine de Md€ entre ménages et entreprises, Il faut les mettre sans tarder au service de la croissance, en annulant parallèlement le programme d’économies. Le FMI vient de publier une étude qui démontre que l’investissement public constituerait aujourd’hui un des meilleurs moyens pour relancer la croissance. Bien calibrée, cette relance financée par emprunt permettrait même rapidement, grâce à ses effets sur l’activité, de…réduire l’endettement public ! Il y a désormais un quasi-consensus sur la situation actuelle : ne commettons pas un contre-sens historique.

GEORGES SILVA, 07 novembre 2014 à 22h40

Faudrait certainement revoir sa copie économique et sociétale, L'Europe se mort la queue depuis que toutes les grandes entreprises ont délocalisées pour une main d'oeuvre payée en monnaie de singe à l'étranger. Tant que l'importation pèsera sur la balance commerciale , le plein emploi restera sans voix, c'est un silence intolérable. Les entreprises doivent partager leurs productions par des méthodes de sous traitance avec des PME qui elles mêmes peuvent bénéficier du crédit d'impôt et embaucher par la suite. Beaucoup de chemin à faire pour le MEDEF

marie odile collin, 07 novembre 2014 à 22h10

LA FISCALITE LES PARTICULIERS ET ENTREPRISES NE SONT PAS LOGES A LA MEME ENSEIGNE FACE A L'IMPOT notre SYSTEME FISCAL LOIN DE CORRIGER LES INEGALITES LES AGGRAVE LES IMPOTS PROGRESSIFS NE PESENT PAS LOURD a quand UNE VRAI REFORME DE NOTRE FISCALITE qui est tres COMPLEXE et qui favorise surtout les RICHES ET LES GRANDES ENTREPRISES LES MULTINATIONALES REVOIR AUSSI LES taxes PLUS DE 300 touchent les consommateurs EXEMPLE PETITES ENTREPRISES taux 29 % SUR LES BENEFICES les grandes ENTREPRISES taux de 13 % ET LES MULTINATIONALES taux inconnu ou ne paient pas d'impots autre exemple la moitié des FRANCAIS ne paie pas d'impots sur les revenus cela est à revoir pour moi il faut que chacun y contribue , mais que chacun paie de manière progressive c'est-à-dire en faisant croitre le taux de l'impôt avec le niveau de revenu . France : PERTES DE RECETTES FISCALES 2011 60 A 80 MILLIARDS ( FRAUDE FISCALE ) LES NICHES FISCALES SOIT 70 MILLIARDS profitent aux riches contribuables et Grandes entreprises LA FRAUDE ET L'EVASION FISCALE SOIT 20 % LA RECETTE BUDGETAIRE UN MANQUE A GAGNER POUR L'ETAT , DONT les entreprises sont SONT RESPONSABLES POUR LES 2 TIERS loin devant les riches particuliers EUROPE 1000 MILLIARDS DE PERTES FISCALES EN EUROPE IL EXISTE DEPUIS LONGTEMPS DES PARADIS FISCAUX SOIT BELGIQUE PAYS BAS IRLANDE ROYAUME UNI LUXEMBOURG 340 MULTINATIONALES ont passe un accord fiscal plus favorable avec le DUCHE AU NIVEAU EUROPE ET DANS LE MONDE A QUAND LA FIN DES PARADIS FISCAUX IL Y EN A 96 dans le monde A QUAND LA FIN DES CENTRES FINANCIERS OPAQUE OU L'ON RETROUVE LE LUXEMBOURG LES ILES CAIMANS ETC niveau EUROPE A QUAND UNE HARMONISATION DE LA FISCALITE ET A QUAND HARMONISATION DROIT DU TRAVAIL DES CHARGES SOCIALES ETC CECI POUR METTRE FIN AU DUMPING FISCAL SOCIAL CAR LA FRANCE EST PERDANTE SUR TOUS LES TABLEAUX EMPLOI DESINDUSTRIALISATION AGRICULTURE ETC il serait temps de mettre a plat toute notre fiscalité de supprimer les niches fiscales et d'intégrer la fiscalité écologique qui est pratiquement inexistante et revoir la fiscalité lié à l'emploi CONCERNANT LA FRAUDE ET L'EVASION FISCALE il faut mettre les moyens en place DES OUTILS EFFICACES avec les pays EUROPE dans LE MONDE POUR détecter les fraudeurs et faire payer des impôts par les FRANCAIS résidant dans d'autres pays ( en signant des conventions de réciprocité entre les différents ETATS °) FRAUDE et EVASION FISCALE 80 % DES FRANCAIS ONT DISSIMULE L'ARGENT SUISSE LUXEMBOURG BELGIQUE SINGAPOUR ( l'EVASION FISCALE DATE 1930 1968 ET 1980°°

Nord Loire Atlantique Sections, 07 novembre 2014 à 20h42

Les sections réunies du nord du département de la Loire-Atlantique souhaitent alerter le comité des Etats-généraux sur l’importance de l’homme dans la société et des mêmes chances de réussite qui doivent caractériser les débuts des parcours de chacun. La place de l’homme dans la société – à sa naissance et dans son devenir – est au cœur des réflexions qui portent notre contribution aux Etats-généraux du Parti Socialiste. Les sections réunies du nord du département de la Loire-Atlantique souhaitent alerter le comité des Etats-généraux sur l’importance de l’homme dans la société et des mêmes chances de réussite qui doivent caractériser les débuts des parcours de chacun. Il nous faut aujourd’hui préserver les fondamentaux de ce modèle mais le restaurer pour le rendre adéquat aux mutations sociales que nous traversons. Le nombre croissant de privés d’emplois inquiète et le taux de chômage constaté chez les jeunes est un drame social. Nous encourageons le Parti Socialiste à défendre la promotion des filières techniques, de l’apprentissage et de l’alternance. Les filières techniques, au vue des résultats, préparent à des diplômes techniques et permettent une meilleure insertion dans la vie professionnelle. Elles méritent d’être encouragées, soutenues auprès des lycées et disponibles dans le plus de zones possibles pour permettre aux jeunes qui le souhaitent un choix alternatif aux filières générales. L’apprentissage et l’alternance sont des formidables outils de réussite. Ils permettent la mise en relation du formateur et de l’employeur, s’astreignent à un respect de la réalité avec des échanges sur les besoins du professionnel que peut anticiper le formateur. L’acquisition de la théorie et la pratique d’un métier sont concomitantes et permettent pour les jeunes concernés une entrée plus rapide sur le marché du travail. La jeunesse est une priorité du quinquennat de François Hollande, elle doit être envisagée partout : dans les zones urbaines comme sur les territoires ruraux où les problématiques de la jeunesse et de la formation sont étroitement liées et débouchent souvent sur des problèmes de mobilité. La France doit plus que jamais articuler dans un même mouvement ses territoires, ensemble, pour permettre à tous des chances égales de réussite.

Hakim Bécheur, 07 novembre 2014 à 19h45

En instituant un revenu citoyen (RC), l’Etat garantirait à tous l’autonomie, ainsi qu’une vie décente quel que soit les aléas d’un marché du travail qui tend à se restreindre drastiquement. Le chômage de masse n’est pas une fatalité mais il s’avère durable et mine nos sociétés depuis des décennies. La mécanisation et l’automatisation inéluctables des tâches aggravent le processus qui tend à raréfier le travail, surtout quand il est peu qualifié. Ne serait-il pas temps d’innover afin de répondre à l’aliénation et à la désespérance sociale qui résultent de cette situation inextricable ? L’idée d’un RC est ancienne, même si sa dénomination et son contenu ont varié dans le temps en fonction des contextes et des objectifs recherchés. En tant que socialistes, nous inscrirons notre proposition dans la filiation des socialistes utopistes ou dans celle de penseurs modernes tel André Gorz. Loin d’être un concept théorique, certaines régions du monde très diverses appliquent l’équivalent d’un RC avec des bénéfices avérés pour les populations concernées. Dans notre contexte actuel, le RC serait dispensé à toute personne majeure résidant en France (en situation régulière, si elle est de nationalité étrangère) quel que soit son statut social : salarié, exerçant une profession libérale, sans emploi, étudiant. Son niveau serait équivalent à 60% du revenu médian (soit près de 1000 euros). Il s’ajouterait aux revenus perçus par ailleurs tout en se substituant à toutes les aides sociales, en dehors de celles liées à l’indemnisation du chômage (qui ne pourra pas excéder 1 an), aux allocations maladie et accidents du travail ainsi qu’aux pensions de retraite. Le RC est soumis à un impôt progressif sur le revenu (dès le premier euro) et doit s’intégrer aux autres revenus perçus, le cas échéant. Cette mesure suppose, de fait, une réforme fiscale ambitieuse qui en permet l’autofinancement. Le caractère inconditionnel et universel du RC permet à chacun le libre choix de son activité rémunérée ou non, favorise les relations sociales non marchandes, évite la concurrence de tous contre tous dans la recherche d’un emploi à n’importe quel prix et dans un seul but de survie. Un nouvel horizon s’ouvre pour la gauche : celui de proposer un droit nouveau à partir duquel la liberté de travailler ou non, de s’investir dans des activités associatives bénévoles ou de s’occuper de sa famille seront autant de possibilités réelles. Au-delà du slogan, notre idéal socialiste qui consiste à « changer la vie » prend alors tout son sens.

Edith Launey-Heymann, 07 novembre 2014 à 17h43

Soutien des PME à l’export L’export est devenu une nécessité vitale pour de nombreuses PME/TPE. Le dispositif public d’appui à l’export doit répondre aux attentes et aux besoins de toutes ces entreprises qui constituent le cœur même des nouvelles embauches. Mais les structures en place sont insuffisamment connues, manquent de lisibilité et elles négligent fortement les TPE. Des appuis publics à l’export nombreux mais encore illisibles pour les intéressés (TPE/PME) - et pourtant elles exportent ; 66% des dirigeants d’entreprises exportatrices déclarent méconnaitre ce dispositif. Une politique de filières relativement hybride et peu attentive aux dynamiques régionales - 4 grandes filières dessinées en 2012 pour coupler l’offre française à la demande des pays, complétées par 2 autres filières «suggérées» par le Ministère des Affaires étrangères - 34 plans de «la nouvelle France industrielle», institués en 2013, - 74 pôles de compétitivité, - Des politiques régionales qui cherchent à soutenir leurs bassins d’emplois et à accompagner leurs entreprises à l’export. Une priorité réservée aux « PME de croissance » au détriment des TPE Pourtant, il faut bien être petit avant de devenir grand Le principal outil public d’accompagnement à l’export est Ubifrance. Mais cet accompagnement est focalisé maintenant sur les PME/ETI de croissance ; Les « autres » demandeurs d’accompagnement à l’export (TPE) sont traités « en fonction des disponibilités des Bureaux » et les tarifs qui leur sont proposés sont souvent jugés trop élevés, doléance relayée par différentes Fédérations professionnelles. Les pays Emergents constituent certes des marchés porteurs, mais souvent d’accès plus difficile que les marchés européens. Propositions aux Etats Généraux - Simplifier et cibler l’information à destination des TPE, - Coordonner les politiques de filières en liaison avec les dynamiques territoriales (institutions régionales, consulaires) - Mettre en place un dispositif d’appui à l’export spécifique aux TPE (hors start up), basé sur des critères à définir (innovation, EPV, etc…) en veillant à ce qu’il soit ne soit pas en contradiction avec les règles européennes, - Inclure les TPE dans les efforts déployés pour la promotion de la « French Tech » par la « Diplomatie économique ».

Mickaël PIOT, 07 novembre 2014 à 16h38

contribution de la section de Hérisson

économie, travail, emploi Commission fédérale, 07 novembre 2014 à 16h35

Le gouvernement a fait part de sa volonté de réformer l'assurance chômage. Ce n'est pas la première fois que le sujet est mis sur la table. Certains, dans les organisations patronales, ou au gouvernement, ont lancé, directement ou indirectement, l'idée de la dégressivité des allocations chômage, abandonnée en 2001. Mais des études, dont une de l'INSEE, ont montré que les allocations dégressives n'avaient pas l'effet souhaité, pousser les chômeurs à retrouver un emploi. Pire, elles freinaient le retour à l'emploi, surtout chez les chômeurs de longue date. Ensuite, sur les 5 millions de chômeurs, à peine la moitié perçoit l'assurance chômage. Environ 2 millions de personnes touchent le RSA. Celui-ci a échoué à ramener la majorité des chômeurs vers l'emploi. Vouloir la dégressivité des allocations chômage, c'est faire peser sur les chômeurs la responsabilité morale et le coût social de leur situation personnelle et de celle de l'assurance chômage, dont le déficit est surtout dû au recours aux précaires (car mal payés) et aux exonérations de cotisations patronales (qui depuis des décennies, n'ont pas vraiment fait baisser le chômage). Enfin, la fraude aux prestations sociales est moins le fait des chômeurs que celui des entreprises (comme le non paiement, volontaire ou non, des cotisations à l'URSSAF). Quant à Pôle Emploi, créé en 2009 par la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC, il a fait la preuve de son échec. La structure n'a pas atteint les objectifs fixés à sa création : faire des économies (le budget a augmenté de 80% depuis 2009), sans augmenter les effectifs (2000 embauches par an selon un ancien directeur adjoint), avec 40 à 60 demandeurs d'emploi par conseiller (comme chômeur, j'ai rencontré une conseillère disant avoir 200 personnes dans son portefeuille...). Les conseillers orientent les chômeurs dont ils ne peuvent pas s'occuper vers des prestataires privés payés par Pôle Emploi, donc l'État et les assurés sociaux, qui ne sont pas toujours efficaces. Plus grave, la principale société de placement de chômeurs, C3 Consultants, a déposé le bilan au printemps dernier, et son ex PDG a été mis en examen pour abus de biens sociaux. Malgré cela, Pôle Emploi continue de payer cette société plusieurs millions d'euros et de lui envoyer des demandeurs d'emploi... Quelque soient les décisions prises par le gouvernement sur la question du chômage, elles doivent reposer sur trois principes : ne pas stigmatiser les chômeurs (ce qui ne veut pas dire ne pas les contrôler), garantir un filet de sécurité, faciliter autant que possible le retour à l'emploi. Quoiqu'en disent certains patrons et certains politiques, il n'y a pas de chômage heureux...

Philippe Jurgensen, 07 novembre 2014 à 16h31

Beaucoup de chantiers ont été ouverts depuis l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, beaucoup de réformes engagées. Mais le temps court. Inexorablement. Il faut aujourd’hui répondre aux demandes du pays et se concentrer sur les sujets décisifs pour notre avenir. Deux ans et demi c’est beaucoup et peu à la fois. La première des exigences est le redressement de notre économie dont la compétitivité ne cesse de se détériorer depuis 20 ans. Mais il y a aussi une impatience face au sentiment de la baisse du pouvoir d’achat et ce, malgré une inflation historiquement faible dans la zone euro. Cessons d’opposer les deux. Cette querelle n’a pas de sens. Sans une économie forte, des entreprises solides, pas d’emploi durable. Or, le chômage progresse encore et sans création dans le secteur marchand et le tiers secteur, le fléau continuera d’affecter durablement le pays. Un livre de Michel Rocard titrait « L’Inflation au cœur », c’est aujourd’hui le chômage que nous avons au cœur ! Il faut que l’Etat dans son rôle de stratège définisse les priorités et fixe le cap. Bien sûr des blocages apparaîtront mais le cap sera donné. On ne peut pas tergiverser et des décisions fortes et stables doivent être prises dans la clarté et avec constance. Comment faire adhérer ceux qui doutent et surtout ceux pour qui l’espoir s’est évanoui avec les galères, le chômage, l’usure du temps ? Pas en leur dissimulant la vérité : la route sera longue et souvent difficile ; leur mentir est ce qu’ils craignent le plus. Ne leur donner pour horizon que des objectifs budgétaires et financiers à atteindre n’est pas mobilisateur. Il faut donner du sens à cet effort. Comme après la seconde guerre mondiale, la France doit se relever, redessiner les contours de son économie et redéfinir le périmètre d’action de l’Etat. Nous n’avons pas vocation à continuer d’être déclassés en termes de compétitivité. La France est riche de talents. Laissons-les s’exprimer plutôt que les décourager. Cela passe par une refonte en profondeur de nos règles pour créer, produire, travailler.

Eva Sections PS Blaye-Les-Mines, Taïx et Cagnac-Les-Mines, 07 novembre 2014 à 16h26

Activité et plein emploi. Comme l’Etat a créé l’obligation de proposer une solution de logement aux familles qui rencontrent des difficultés pour en trouver « Droit au logement opposable » (DALO), il faudrait créer sur ce même dispositif un droit au travail opposable (DATO) aux personnes en recherche d’un emploi qui rencontrent des difficultés pour en trouver. Il faudrait venir en aide aux petits artisans ; les grandes entreprises investissent dans du matériel et non dans l’humain. Il faut mettre fin à tous les emplois précaires qui dévalorisent les métiers, le savoir-faire des salariés. De plus, les rémunérations des emplois précaires empêchent le salarié d’emprunter, de consommer, de s’installer et donc de contribuer à la reprise d’activité et à la croissance.

Section de Seyssins (Isère) , 07 novembre 2014 à 15h49

Toucher au domaine du travail est toujours un sujet sensible, et c'est bien parce qu'il est primordial dans notre société que nous socialistes devons y accorder une grande importance. Tout d'abord nous pensons qu'il faut revoir la place de la formation dans le système, et notamment avec un rapprochement de l'éducation nationale et du monde de l'entreprise par l'apprentissage et la formation continue. Plus aucun enfant ne devrait sortir du système sans qualification ou alternative viable, les travaux manuels devraient être revalorisés et présentés dés le plus jeune âge lors de forums, occasions aussi de présenter tous les métiers des marchés porteurs. Les offres de formation, qui doivent être développées également auprès des chômeurs (possibilité de bonifications), doivent s'adapter aux demandes des entreprises, et peut être ne passer plus que par un seul organisme. De manière plus générale il faut mieux répondre aux demandes des employeurs, dans le contexte actuel de la crise, en partant des commandes et des besoins des entreprises, impliquant une plus grande souplesse, et parfois mobilité (à favoriser) des travailleurs. Mais en échange l'employeur doit aussi donner des contreparties concrètes. Les entreprises créatrices d'emploi doivent être favorisées et la possibilité d'entreprendre facilitée. Le changement des méthodes de travail, avec l'apparition des sites tels Amazon concurrençant le "commerce classique", la question du travail le dimanche au delà du secteur touristique, doit s'accompagner de changement dans l'encadrement du travail. Nous pensons qu'il faudrait renforcer le CDD plutôt que de défendre le CDI, ou alors ne créer qu'un seul type de contrat. Il faut aussi faire du temps de travail théorique le temps réellement travaillé et ainsi permettre un réel partage du travail entre tous. Faire peser les charges sociales sur la production et non plus sur le travailleur pour répondre à la robotisation. Se pose également la question de l'uniformisation des taxes, TVA, SMIC, etc., au niveau européen pour faire face à une concurrence équitable pour tous. Aujourd'hui la baisse de la DGF nous inquiète car cela entraîne une baisse d'investissements des collectivités territoriales pourtant piliers de certains secteurs comme les travaux publics, créateurs d'emplois. Les quartiers désertés ne doivent pas être abandonnés. Des zones franches pour amener des emplois dans les zones sinistrées, mais aussi pour rapprocher les bassins d'emplois des bassins de vie, semblent incontournables. Enfin il ne faut pas oublier que l'emploi est intimement lié à d'autres facteurs comme le logement et le déplacement, car sans cela pas d'emploi.

Erik Pilardeau, 07 novembre 2014 à 15h49

Il faut absolument prendre des mesures fortes et originales pour inciter à des investissements multiples: au niveau de l'Europe et de la France (Ex: "grands chantiers" notamment dans le secteur de la croissance verte et du numérique); au niveau des collectivités territoriales (Ex: fonds spécial dédié aux investissements); au niveau des entreprises (Ex: fiscalité différente et allégée pour celles qui investissent) et bien entendu au niveau des ménages (Ex: redonner du pouvoir d'achat, vraie différence de revenus entre les personnes qui travaillent et celles prises en charge par la solidarité nationale, encourager la consommation "patriotique"...) C'est comme cela que la croissance rebondira, que le chômage baissera et qu'une société nouvelle verra le jour!

Charavines, Moirans, Rives, Tullins, Voiron. Intersections iséroises, 07 novembre 2014 à 15h11

Comment être socialistes en 2014, à partir des valeurs de liberté, de solidarité, de répartition des richesses qui sont fondatrices du socialisme et donc non négociables . Quels rapports avec les entreprises productrices de richesse ? Quelle place ? Quelles aides ? La formation est indispensable . Plus une personne est diplômée , moins elle reste longtemps au chômage. Le défi de l'adéquation entre les offres et les demandes d'emploi reste un challenge. Actions expérimentales de la Région Rhône Alpes sur notre territoire : partant de l'observation que moins on est formé, moins on a envie d'aller en formation, sensibilisation des Représentants du Personnel à la nécessité de formation pour qu'ils sensibilisent à leur tour leurs collègues salariés. Action de sécurisation des parcours professionnels avec les chefs d'entreprise et les salariés . Action de soutien RH auprès des chefs d'entreprises des PME et des TPE: diagnostic et suivi possible si souhaité.

Section PS94 Fresnes, 07 novembre 2014 à 15h02

La société salariale des décennies d'après-guerre était fondée sur un compromis clair: le droit au revenu lié à l'exercice d'un travail...

Yves FRUCHON, 07 novembre 2014 à 14h38

Ci-joint la contribution de la section d'Ecully-Dardilly-Champagne, en attaché pdf

Yves FRUCHON, 07 novembre 2014 à 14h30

Contribution de la

Jean-Paul Pavillon, 07 novembre 2014 à 14h07

Dans notre section, l'accent a été mis sur l'importance de la formation. C'est une des différences entre la droite et la gauche. La scolarité doit être réussie au niveau des apprentissages des fondamentaux (lire, écrire, compter). Les stages en entreprise sont à développer et à approfondir (mais sans abus de la part des entreprises). Importance aussi de la formation pour innover, pour aller toujours de l’avant, car on ne pourra jamais s'aligner sur les pays à bas coût de main d'oeuvre pour lutter contre les délocalisations. Problème des métiers non pourvus : il y a certains métiers où il n'y a pas assez de formés (école de chimie, métiers manuels...) Formation tout au long de la vie à développer (ex; Internet a révolutionné une partie de l'économie dans le domaine du commerce, de la photo...). Le monde évolue, et la formation permet de mieux affronter les difficultés, de moins subir les mutations nécessaires.

carmen forest, 07 novembre 2014 à 13h54

pourquoi hollande ne diminue pas le prix de la bouffe parce que c est tres cher vous verrez que la consommations iras beaucoup mieux pour la taxe résidences secondaires pas d accord les gens ont ce petit bien pour ce changer les idees les Français ont besoins ce changer leur tourmant

Bonjour, Veuillez trouvez ci-joint la contribution de la Section PS Marne-Forêt-Noire de Strasbourg sur le thème "Activité et plein emploi". Amitiés socialistes. Olivier TERRIEN Trésorier Section MFN

Bonjour, Veuillez trouvez ci-joint la contribution de la Section PS Marne-Forêt-Noire de Strasbourg sur le thème "Activité et plein emploi". Amitiés socialistes. Olivier TERRIEN Trésorier Section MFN

Michael Torres Laurent Cervoni, 07 novembre 2014 à 10h55

La loi relative à l’économie sociale et solidaire a été promulguée le 31 Juillet 2014 et sanctuarise de nombreux avancées. Le Parti socialiste a permis à la France de se positionner en leader mondial en matière d’économie sociale et solidaire en lui donnant une assise juridique. Cette loi est le symbole de l’aspiration collective à une économie humanisée. Rappelons qu’en 2012, l’ESS représentait près de 10 % de l'emploi en France soit plus de 2 000 000 de salariés, et que, de par leur objet et leur fonctionnement, les structures de l’ESS ont extrêmement bien résisté à la crise. Aujourd’hui, l’ESS dispose d’une progression de l’emploi 5 fois plus importante que l’économie classique, ce qui en fait une chance de développement pour la France. Par le développement de l’économie sociale et solidaire, non pas contre l’économie classique, mais avec elle, une reprise économique plus juste ainsi qu’une société en phase avec son temps et ses citoyens pourront se faire jour. Pour cela, le Parti Socialiste doit être le fer de lance du développement de l’ESS selon trois axes majeurs. Le premier axe se place sous le signe de la formation et de l’information. Encore méconnu et pourtant si présent dans nos vies, ce secteur doit faire l’objet de formations à destination des militants socialistes et des élus pour lui permettre un développement éclairé. Le second axe doit fournir une aide potentielle au développement des structures de l’ESS par la mise à disposition d’outils modernes et innovants. Sur le financement, par exemple, l’ESS doit pouvoir se saisir du phénomène du crowdfunding. 66 millions d’euros ont été investis dans des projets depuis le début de l’année. De la même façon, l’ESS doit investir le champ du numérique solidaire. Dans les processus de co-création, de travail collaboratif ou de management participatif, le numérique doit à l’évidence être privilégié. Les principes même des réseaux numériques donnent à tous un même niveau d’information et permettent une gestion démocratique et participative, essence de l’ESS. Le troisième axe se veut l’élément préparatoire de l’économie sociale et solidaire de demain. Si par la Loi sur l’ESS, les socialistes ont su poser la première pierre du développement institutionnalisé de ce secteur, le chantier est toujours ouvert quant à son évolution. L’économie sociale et solidaire peut être un véritable levier économique pour la France, un véritable outil renforçant le lien social, un formidable moyen de faire de la solidarité une force économique et sociale. Il appartient aux socialistes de continuer l’effort de développement de ce modèle en ce sens.

Section Nantes Est, 07 novembre 2014 à 10h54

Un État et des collectivités stratèges dans un monde concurrentiel pour faire face aux nouveaux défis - Permettre à la France d’avoir la capacité de saisir les opportunités de croissance là où elles se trouvent (croissance verte, besoins sociaux non couverts…) en assurant aux salariés et futurs salariés de pouvoir changer de parcours professionnels en toute sécurité et en leur garantissant une formation tout au long de la vie - Permettre une relance dans notre pays et chez ses voisins pour garantir le retour du progrès social et la capacité du pays à saisir les nouvelles opportunités de croissance. Reprendre la marche en avant vers une relance européenne en impulsant les investissements publics sur les secteurs porteurs (transition énergétique…) - Placer l’économie française dans une concurrence internationale non faussée et donc travailler à une harmonisation par le haut des conditions sociales en Europe - Ouvrir les perspectives organisationnelles et légales permettant d’assurer la compétitivité des secteurs économiques, mais pas au détriment des salariés pour un meilleur partage de la valeur ajoutée. Dans un contexte d’augmentation de la productivité et de croissance de la robotisation, la perspective de la réduction du temps de travail doit donc rester la nôtre - Proposer des pistes légales (fin de l’obsolescence programmée) et organisationnelles permettant de recréer sur nos territoires des emplois qualifiés et non qualifiés - Remettre l’innovation et la recherche au cœur de nos stratégies - Lutter pour gommer les inégalités hommes-femmes

Pierre GERARD, 07 novembre 2014 à 10h31

Voir ci-joint le texte

Catherine RUBIO, 07 novembre 2014 à 10h22

Ce problème épineux du chômage des seniors ! Évoqué hier soir par le Président de la République ... déçue de la réponse : un nouveau contrat aidé ! et encore un ! pour certains il reste deux, trois ans à travailler ! il faudrait rendre OBLIGATOIRE le recrutement de seniors qualifiés pour la formation par exemple. Ou encore empêcher le licenciement à 2 ans de de la retraite ! en proposant reclassement (efficace), formations etc... pour d'autres. le contrat de génération est peut-être bien mais peu expliqué dans les médias. Je reviens sur cette nouvelle aide : elle ne va aider qu'une seule catégorie de seniors (ok : précaires !) et les autres ??? . Cela signifie que les seniors doivent être recrutés partout ! à compétences égales ils ont en plus l'expérience !

Section Lannion Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h13

Contribution collective des adhérents de la section de Lannion

VINCENT KREMER-GENIN, 07 novembre 2014 à 10h10

section

JACQUES DALMONT, 07 novembre 2014 à 10h07

personnelle

VINCENT KREMER-GENIN, 07 novembre 2014 à 9h53

Contribution de la section de la Ferté Macé

Jean SOULA, 07 novembre 2014 à 9h28

Le gouvernement a annoncé vouloir diminuer de 50 milliards le niveau des dépenses publiques entre 2015 et 2017 en jouant sur les trois principales dotations : a) diminution de la dotation de l'état aux collectivités de 11 milliards; b) diminution du budget de l'état de 18 milliards; c) diminution du budget de l'assurance maladie de 10 milliards et de la protection de 11 milliards; La restriction imposée aux collectivités locales de 2014 à 2017 sera en réalité de 28,1 Milliards en cumul. Rappelons que les collectivités locales et l'état contribuent à hauteur de 71% dans le budget des Associations secteur peu visible mais dont on chiffre le poids à 11% du PIB.Les 37 000 grandes associations (1479 000 salariés) seront très touchées par les mesures restrictives et devront licencier (264 000 emplois sur 5 ans )(le pacte de responsabilité soit 100 milliard € sur trois ans et espère créer 300 000 emplois) (chercher l'erreur !!!) et ne pourront plus remplir leur mission qui est le lien social.La suppression d'un poste associatif se traduira en moyenne par une économie de 27000 € avec les charges sociales mais économie qui correspondra à une perte de plus double des économies réalisées avec le paiement des allocations chômages et la perte des cotisations sociales. Il y a lieu de faire attention aux FAUSSES BONNES IDEES

Véronique Bazin, 07 novembre 2014 à 9h18

Le plein emploi ? Ce sont les entreprises qui décident du plein emploi ou non, pas un gouvernement. Combien d'entreprises pourraient se permettre d'équilibrer leurs comptes, avec juste ce qu'il faut de trésorerie pour investir et envisager l'avenir sereinement tout en payant un salaire correct à leurs salariés. Le salaire et l'homme qu'il y a derrière peut il juste servir de variable d'ajustement ? Faut il envisager l'entreprise comme seule et fermée sur son petit monde ou la placer au centre d'un mécanisme, qui avec les autres structures qui forment une société, puisse équilibrer la vie des hommes et des femmes de ce pays.

SECTION LES CABANNES 09, 07 novembre 2014 à 9h14

Contribution section Les Cabannes 09

MJS 53 MJS 53, 07 novembre 2014 à 9h14

Les jeunes en milieu rural « Je ne veux être jugé que sur un seul objectif : est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? » François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2012. Les disparités entre milieu urbain et rural ne cessent de s’accroître, la précarité, l’isolement, le chômage touchent les jeunes en milieu rural avec violence, alors qu’ils vivent dans des zones en manque de souffle. L’accès aux soins, à des formations, aux activités culturelles, c’est l’accès aux services publics et ce dernier doit être facilité grâce à l’engagement de l’État. La gauche au pouvoir doit être en mesure d’améliorer la vie des jeunes, pour se faire elle doit continuer d’investir. Le socialisme local lutte contre les inégalités territoriales sources d’inégalités sociales. Il existe différents types de jeunes en zone rurale qui rencontrent des problématiques diverses: les jeunes à l'école, en études ou apprentissage, les jeunes travailleurs non qualifiés et qualifiés… et pourtant les campagnes souffrent d’un mal commun : sa mauvaise image, son manque de dynamisme. Emploi L’emploi dans les zones rurales c’est favoriser l'aménagement de logements passerelles pour les apprentis/stagiaires de courte durée dans les zones où la demande des entreprises est forte. Il faut renforcer l’attractivité de la ruralité chez les jeunes cadres et pour cela s'inspirer des initiatives comme la région Auvergne où le logement est offert pendant la période d'essai des nouveaux arrivants. La reprise de commerce et d’exploitation doit être simplifiée. Agricultures Les jeunes agricultrices et agriculteurs rencontrent beaucoup de difficultés tant au niveau de l'isolement, que du financement de leurs installations. Le suicide est la première cause de mortalité. Il est nécessaire de renforcer les réseaux de soutien, les clauses de produits de proximité et le bio dans les marchés publics pour que les cantines favorisent les circuits courts en se fournissant auprès des producteurs locaux.

MJS 53 MJS 53, 07 novembre 2014 à 9h12

« Je ne veux être jugé que sur un seul objectif : est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? » François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2012. Les disparités entre milieu urbain et rural ne cessent de s’accroître, la précarité, l’isolement, le chômage touchent les jeunes en milieu rural avec violence, alors qu’ils vivent dans des zones en manque de souffle. L’accès aux soins, à des formations, aux activités culturelles, c’est l’accès aux services publics et ce dernier doit être facilité grâce à l’engagement de l’État. La gauche au pouvoir doit être en mesure d’améliorer la vie des jeunes, pour se faire elle doit continuer d’investir. Le socialisme local lutte contre les inégalités territoriales sources d’inégalités sociales. Il existe différents types de jeunes en zone rurale qui rencontrent des problématiques diverses: les jeunes à l'école, en études ou apprentissage, les jeunes travailleurs non qualifiés et qualifiés et pourtant les campagnes souffrent d’un mal commun : sa mauvaise image, son manque de dynamisme. Culture: Accéder à la culture c’est tout d’abord, ne pas faire mourir les petites infrastructures locales. Ainsi, les municipalités ont toute leur place en développant les salles de cinéma indépendantes. Les associations font vivre les territoires, elles doivent avoir les moyens de se pérenniser avec l’aide des maisons des associations, mais aussi de s’exporter pour faire profiter l’ensemble de la région, c’est l’exemple des festivals ambulants. Solidarité et Santé : L’Etat doit être au plus proche des jeunes partout dans les milieux ruraux, c’est pourquoi les maisons de santé et les maisons familiales rurales sont la clé de voûte de la proximité des services publics avec eux. La prévention, la lutte contre l’exclusion ainsi que la réinsertion professionnelle y sont de piliers fondamentaux. La lutte contre la précarité, c’est aussi militer pour l’accès à partir de 18 ans au revenu de solidarité active, car l’Etat ne peut pas priver les jeunes citoyens sans ressources du droit à cette allocation.

SECTION DU SERONAIS 09, 07 novembre 2014 à 9h08

Contribution Séronais 09

MJS 53 MJS 53, 07 novembre 2014 à 9h08

Les jeunes en milieu rural « Je ne veux être jugé que sur un seul objectif : est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? » François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2012. Les disparités entre milieu urbain et rural ne cessent de s’accroître, la précarité, l’isolement, le chômage touchent les jeunes en milieu rural avec violence, alors qu’ils vivent dans des zones en manque de souffle. L’accès aux soins, à des formations, aux activités culturelles, c’est l’accès aux services publics et ce dernier doit être facilité grâce à l’engagement de l’État. La gauche au pouvoir doit être en mesure d’améliorer la vie des jeunes, pour se faire elle doit continuer d’investir. Le socialisme local lutte contre les inégalités territoriales sources d’inégalités sociales. Il existe différents types de jeunes en zone rurale qui rencontrent des problématiques diverses: les jeunes à l'école, en études ou apprentissage, les jeunes travailleurs non qualifiés et qualifiés… et pourtant les campagnes souffrent d’un mal commun : sa mauvaise image, son manque de dynamisme. Déplacements Les jeunes rencontrent des difficultés pour se déplacer, ils ne disposent pas de permis ou de voiture et les transports en commun y sont rares. Nous préconisons de développer les initiatives comme le permis à 1 euro, l'auto-partage, le gratuité des transports scolaires et la nécessaire tarification spéciale pour les jeunes de moins de 25 ans dans les transports en commun. Beaucoup de jeunes se rendent également en discothèque à la campagne et reprennent ensuite leurs voitures alcoolisés. La prévention routière doit être renforcée aux lycées et établissements supérieurs et les systèmes de navette favorisés. Etudes Un constat: les jeunes partent de plus en plus pour faire leurs études ailleurs et ne reviennent pas, les études proposées sur les territoires ne leur conviennent et la vie étudiante n'est pas assez développée. Il faut encourager la création d'antennes pour décharger les universités bondées où les conditions d’études sont souvent mauvaises. L'implantation des centres universitaires et de recherches doivent se spécialiser en fonction l'économie locale et en lien avec les compétences demandées par les professionnels. La ruralité est une richesse en matière d’emplois, le secteur de l’agroalimentaire en est un très bon exemple en Mayenne.

SECTION LE FOSSAT 09, 07 novembre 2014 à 9h02

SECTION LE FOSSAT 09

Section P.S. de VERNON, 07 novembre 2014 à 8h38

Plaidoyer en faveur d'un "paquet emploi et compétitivité" (texte complet ci-joint en pdf) De nombreuses réformes porteuses de droits nouveaux et d'espoir sont très largement affaiblies par notre pratique du droit. Par conséquent, il nous semble essentiel d'en finir avec les lois-cadres renvoyant à d'hypothétiques lois et décrets d'application, en finir avec les abrogations de textes tout juste mis en place, en finir avec l'éparpillement des réformes. De nombreux outils encourageants ont été adoptés par les parlementaires et sont aujourd'hui portés par des élus territoriaux mais ils perdent leurs effets d'entrainements car ils ne clarifient pas l'ensemble des dispositifs existants. Le gouvernement se doit de leur donner du souffle et de visibilité. Ainsi, il nous semble essentiel de rationaliser l'action du gouvernement au travers d'une mission interministérielle d'ampleur qui aurait pour objectif d'adopter un "paquet emploi et compétitivité" inspirée des pratiques du droit européen. Un ensemble de dispositifs législatifs et réglementaires sans précédent qui mettrait en place d'un seul tenant ou presque la politique du gouvernement en matière d'emploi tout en associant le Parlement, les collectivités territoriales et les corps intermédiaires. Une fois voté et mis en place, le gouvernement devra prendre l'engagement de ne pas revenir sur ces dispositifs. C'est le seul moyen d'offrir une perspective de long terme aux acteurs économiques et d'éviter les insécurités juridiques. Notre proposition élude volontairement le débat idéologique qui nous anime. Elle se veut constructive afin de susciter l'attention de l'ensemble des socialistes. On pourra nous opposer que l'action publique ne peut se dispenser de toute idéologie et que les remèdes technocratiques ne peuvent régler les maux de notre société. Le peuple de Gauche a pour centre l'humain et nous ne l'oublions pas. Notre proposition n'est que méthodologique et n'est pas en capacité de résoudre les débats internes au parti socialiste.

Section de La Garde (Var), 07 novembre 2014 à 2h21

Activité et Plein emploi Interrogations sur la définition du « plein emploi » et du « bon emploi ». Plein emploi : alimentaire, bon emploi : choisi ? Le bon emploi est-il nécessairement un CDI ? Le temps où l’on suivait des études pour avoir un emploi toute sa vie est (malheureusement) révolu. L’école ne permet pas tout, pas nécessairement de trouver un métier. Mais chacun doit avoir un même niveau de compétence pour appréhender le monde moderne. (Ce thème rejoint celui des services publics, pour l’E.N.et la Formation professionnelle) Donc : importance de la formation initiale pour avoir des bases communes solides ; importance de la formation professionnelle pour pouvoir se reconvertir. - E.N. : Il faut une réforme pour qu’elle soit mieux adaptée au monde actuel. - F.P. : Il faut un parcours de vie sécurisé (accès à l’emploi, à la formation), un salaire minimum assuré. Mieux communiquer sur les dispositifs mis en place, mieux adapter la formation au travail disponible (certains secteurs sont en perte de vitesse) ; revaloriser le travail manuel. -Il faut réformer le Droit du Travail, qu’il soit mieux adapté, simplifié. Il faut arriver à un équilibre entre l’état qui réfléchit en terme de social et l’entreprise en terme de bénéfices. Et à un équilibre entre les créations d’emploi par l’état et par l’entreprise. -Il faut repenser le système dans le cadre de la mondialisation, mais dans le respect de nos valeurs socialistes.

Michel DAURÈS, 07 novembre 2014 à 0h30

J'aurais voulu vous parler du chômage en France, 3,5 millions de chômeur, c'est énorme, et ça coûte 50 milliards peut-être plus, Je vous propose une vraie révolution, pour faire diminuer le chômage de façon importante il faut repenser l'organisation du travail. Travailler 6 heures par jour pour une durée hebdomadaire de 30 h,et pour le même salaire, ramener la durée maximum de 48 h à 40 h, supprimer le temps partiel et le remplacer par un mi-temps. Je peu vous fournir beaucoup d'argument pour vous montrer que c'est possible.

Bertrand Richomme, 06 novembre 2014 à 23h55

L'estime de soi passe souvent par le travail car on ressent la reconnaissance de notre entourage pour ce que l'on fait et l'on doit pouvoir vivre de ce que l'on fait. Si l'on imagine le monde qu'au travers de la croissance et de la compétitivité, alors on va tout droit vers une impasse car ce système n'est pas inclusif. Par contre si l'on veut du 'mieux' au lieu du 'plus', alors il nous faut un système qui nous protège avec du protectionnisme intelligent et une juste répartition des richesses (en interdisant toute rémunération supérieure à 10 fois le SMIC), et une rémunération limitée des capitaux investis (avec participation de l'état à hauteur de 50% si pertes liées à un dépôt de bilan).

mohamed lakhbiza, 06 novembre 2014 à 21h38

Le plein emploi n'ai pas possible, mais il faut commencer par changé les règle en Europe la libre circulation des travailleurs et une bonne chose mais il faut imposé des règle à l'Europe les cotisations doivent être payés en France, donner les aide aux entreprises qui embauche des travailleurs qui résident France interdire aux entreprises de delocalisé quant il font du bénéfice et permettre aux ouvrier de reprendre une entreprise, aider les gens financièrement pour qui reprene un travail et bien les acompagné pendant un certains temps.

Activité et plein emploi (section de Marly 57) 1. Un chômage de 4 à 5 % est acceptable dans une société pour assurer une certaine fluidité sociale. Nous atteignons des niveaux avec 13%, qui malgré les systèmes d’allocations et les mesures de politique de l’emploi (contrats aidés, emplois subventionnés), ne seront pas supportables longtemps. La croissance doit être développée de façon ciblée pour favoriser de nouveaux emplois. En veillant à une gestion plus efficace des aides publiques et à un suivi plus individualisé des contreparties apportées en terme d’emploi. 2. Sur la durée d’une vie, au-delà des années de formation initiale, les périodes de travail salarié sont soit entrecoupées, soit accompagnées de périodes d’activité particulière : formation, insertion, projet personnel à temps plein.. ou de périodes dites « d’inactivité » : tâches domestiques, bénévolat ou volontariat d’engagement citoyen, civique, syndical ou associatif. Ces activités et leur utilité sociale, voire économique (notamment en économie de coûts publics), sont à reconnaître, à valoriser et à encourager. 3. Certes la formation continue doit être professionnalisante et en rapport avec les besoins du territoire (utilitariste), mais il convient de renforcer le développement personnel et l’éducation permanente (citoyenne, civique, écologique ), gage de lien social. Que les politiques nationales et régionales y veillent. 4. Les publics les plus éloignés des qualifications nécessaires aux évolutions de l’emploi sont une priorité à renforcer, car les moyens de formation profitent encore trop aux publics les plus qualifiés. La flexibilité demandée aux personnes en matière d’évolution des compétences exige un droit renforcé à « la 2ième, voire la 3ième chance ». 5. Pour les zones sensibles à forte précarité sociale, les leviers de progrès sont connus et doivent être renforcés à la hauteur des besoins : renforcement éducatif, social et formatif ; rénovation urbaine, insertion par l’économique, soutien au développement économique

albert plihon, 06 novembre 2014 à 19h05

Bonjour. Déjà faire de nos politiques , un exemple de non cumul. une paie suffit ou si volonté de l'élu de cumuler il n'aurait qu'une seule rémunération. Idem pour tous les cumulards au dessus d'un revenu supérieur à 3000 €. Ne pas laisser les chomeurs sans activité aussi longtemps car l'oisiveté devient une mauvaise habitude. Dès l'école apprendre aux professeurs à valoriser le travail manuel et non à le présenter comme une sanction aux élèves moyens ou en difficulté.

Le bonjour de la mouette, 06 novembre 2014 à 18h57

Bonjour, je suis retraité, ancien travailleur social. Quand le RMI a été créé, on a oublié le "i" d'insertion; il était plus facile de verser une alloc que d'aider la personne à recréer du lien social. Il faut du donnant-donnant pour redonner dignité et sentiment d'utilité sociale et non fabriquer des polyhandicapés. Tu as une alloc, alors tu donnes une heure au moins de ton temps pour la collectivité. Et puis le service civil pour tous les jeunes.

Anonyme, 06 novembre 2014 à 18h08

nous avons 82 et 85 ans nous sommes à fond pour le président de la republique et le gouvernement actuel ;ce n' est pas à eux à pyer pour les fautes passées.. COURAGE

Commission nationale CULTURE PS, 06 novembre 2014 à 17h48

Contribution de la Commission nationale CULTURE « Economie et culture, même combat ». C'est la gauche qui a affiché dans les années 80 un tel slogan. Non pour soumettre la culture à la loi du marché, mais pour affirmer que celle-ci est de plain pied partie prenante dans le développement d'ensemble d'un pays. La culture est un facteur de croissance et d'emploi. Les industries culturelles et audiovisuelles incorporent un fort taux d'innovations technologiques. L’économie numérique renforce et démultiplie les capacités de production et de diffusion des biens et services culturels, même si elle induit aussi des problèmes nouveaux et complexes, notamment liés au difficile équilibre à trouver entre la préservation des droits d'auteurs et des droits voisins, et le développement considérable des nouvelles pratiques et des nouveaux usages sur internet. De façon générale, les industries culturelles jouent un rôle de plus en plus déterminant dans les performances à l'exportation et la compétitivité, la qualification des salariés, l'adaptabilité d'une économie. Investir dans la culture, comme dans l'éducation, la recherche, l'innovation, c'est investir dans l'avenir, c'est-à-dire dans le savoir et la capacité d'initiative et de créativité. Et au niveau local, les activités culturelles contribuent largement au développement ou à la requalification des territoires, urbains et ruraux. L'emploi culturel s'est largement développé depuis plusieurs décennies, tant dans le secteur public que privé, même si la crise des intermittents, a mis en exergue les difficultés de financement du secteur culturel, notamment du spectacle vivant, ainsi que la situation souvent précaire des travailleurs culturels. Dans ses conditions, la société du savoir, de la connaissance, de l'innovation que les socialistes entendent construire repose également sur l'indispensable prise en compte du dynamisme du secteur culturel et de la communication comme de sa capacité d'innervation de l'ensemble de « l'économie de l'intelligence ». Pour autant, la culture a aussi une place essentielle dans le secteur non-marchand auquel les socialistes veulent donner toute son importance. Maintes activités culturelles ne relèvent évidemment pas d'une logique commerciale, et reposent, en l'état, principalement sur le subventionnement public ou participatif qu'il soit national et/ou local. Le maintien d'un soutien public élevé à l'art et la culture ainsi qu’à un service public culturel doivent rester un objectif prioritaire des socialistes.

Séverine Benamor, 06 novembre 2014 à 17h45

Etre socialiste c'est vouloir construire une société dans laquelle il y a plus d'égalité des chances pour trouver un emploi. Notamment en favorisant l'entrée des jeunes dans la vie active. Beaucoup de jeunes de 16 à 29 ans sont invisibles; c'est-à-dire qu'ils ne sont ni élèves, ni étudiants, ni demandeurs d'emploi. Ils sont en-dehors du système éducatif, de Pôle emploi, du monde du travail. On parle beaucoup des jeunes en situation d'échec scolaire, qui ont quitté le système éducatif sans aucun diplôme, et qui ne trouvent pas de travail. Mais il y a aussi beaucoup de diplômés qui n'en trouvent pas, ou alors qui sont obligés se se « brader » après une recherche d'emploi longue et infructueuse. Certains préfèrent partir à l'étranger pour trouver un emploi attractif. Le chômage des jeunes favorise l'économie souterraine, la délinquance, surtout dans les quartiers défavorisés. Des enseignants insuffisamment formés sont envoyés pour leur première affectation dans des zones de banlieue très difficiles. Le concours du Capes et les IUFM ont été littéralement détruits. On parle du recrutement de milliers d'enseignants mais il ne s'agit que d'emplois temporaires très mal payés, dans des zones sensibles. Il y a trop peu de postes ouverts aux concours administratifs; souvent des milliers de candidats pour quelques postes, c'est totalement ridicule. Il est aussi question de recruter plus de conseillers à Pôle emploi. Mais pour quoi faire? Le vrai problème c'est qu'il n'y a pas assez d'offres et que les conseillers ne peuvent pas aider les demandeurs d'emploi. En recruter d'autres dans ce contexte, cela revient à mettre un cataplasme sur une jambe de bois. Le chômage est le résultat de la situation économique de la France, de ses entreprises et de son industrie. La plupart des chômeurs ne sont pas des fraudeurs. Le problème n'est pas de les surveiller mais de les aider efficacement à retrouver un emploi.

marylène Baghadoust, 06 novembre 2014 à 17h39

Tout commence par l'éducation et la formation; donner les moyens à l'école d'une plus grande souplesse et ouverture; associer les parents; développer les méthodes participatives pour apprendre aux enfants à s'exprimer et à développer leurs ressources; développer les classes relais pour ceux qui sont en échec

joëlle villaros, 06 novembre 2014 à 17h20

Je profite de cet espace de discussion pour évoquer un sujet très douloureux et néanmoins trop souvent passé sous silence: le chômage des seniors . Existe -t-il actuellement un espoir de réinsertion professionnelle pour ceux qui se retrouvent sans emploi passé 50 ans ? Quelles actions le gouvernement peut-il mener sur ce thème ? La perte d'un emploi équivalant à une mort sociale , est-il tolérable de laisser sur le côté de la route ceux et celles qui ont trimé toute leur vie , en avançant pour seul argument: la crise , encore et toujours ; Crise économique ou crise financière , qui précarise , et qui , il faut bien l'avouer , sert les décideurs économiques , en ce sens qu'ils peuvent bénéficier d'un "vivier" de travailleurs angoissés sur lesquels ils exercent le chantage bien rodé au licenciement ...

richard wrobel, 06 novembre 2014 à 15h25

Je n'opposerai pas plein emploi à pleine activité. Dans un sens la pleine activité nous l'avons déjà, dans l'optique du MEDEF, qui ne cesse d'engranger. Cela dit, le plein emploi est nécessaire, 50% des chômeurs ne sont pas indemnisés, près de 50% des jeunes sont au chômage. Il y a là un formidable terrain pour la délinquance. Nous n'avons pas besoin d'aller chercher bien loin...et cette situation ne peut plus durer. Quant à la pleine activité, je ne vois qu'une solution, réindustrialisons la France, dont l'industrie a été dévastée par dix ans de droite. Dans un sens, voilà la société du bon emploi. D'autres solutions existent encore, et là j'en ferai bondir pas mal: la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire. Les 3 heures de moins multiplié par 12, peuvent servir à la formation. Car désormais la ,formation dans l'entreprise est nécessaire pour suivre les progrès techniques, ceux-ci filent à une vitesse inouïe. Sur ce dernier aspect, l'Etat devrait pouvoir apporter son aide. Idem pour le chômage de masse vécu dans les quartiers.

Claude Meunier, 06 novembre 2014 à 14h50

Contribution de la vaillante section de Chabeuil (Drôme) : texte collectif sur l'EMPLOI, résultat de deux forts débats argumentés. Courage à tou.te.s.

bernard scheideger, 06 novembre 2014 à 14h44

Bonjour, je suis militant dans l'Aude. Depuis je suis revenu des USA, je n'ai jamais de trouver un cdi. Je parle l'anglais; J'ai 51 ans , 25 ans dans la restauration . Ma compagne est handicapée. Bientôt , je serai obliger de faire la manche pour vivre. Il faut changer les 35 heures .

claude witterkerth, 06 novembre 2014 à 14h42

J'ai été au chômage en 1976 et 1981. Il y avait des indemnités de formation(IF) dont j'ai profité pour me recycler.Pendant le temps de la formation,on n'était pas compté comme chômeur!Cela m'a été très bénéfique. Pourquoi ne propose t-on pas plus de formation à un maximum de chômeurs,avec éventuellement des animateurs aussi au chômage?:recyclage en bureautique,anglais ou tout simplement français,orthographe,notions d'économie...

pierre claude GAROTTE, 06 novembre 2014 à 14h33

Mon analyse actuelle se situe au niveau des explications insuffisantes pour démontrer qu'une remise à niveau économique d'une entreprise demande 2 ans au minimum de sacrifices,pour un pays il faut envisager au moins le double. Pas de redressement économique pas d'amélioration du chômage ,ce sont les entreprises qui créent les emplois pas le gouvernement. C'est aussi simple que ça.et exigeons impérativement des banques l'ouverture des crédits d'investissement aux entreprises qui manquent toutes de trésorerie. Ouvrons les cordons de la bourse des banques qui bloquent totalement notre économie.

yves gord, 06 novembre 2014 à 13h39

Bonjour pour promouvoir le travail je pense que aider un salarié a pouvoir faire un essai dans une autre entreprise pour une embauche pendant 3 mois et si cela ne convient pas revenir dans l entreprise pouvoir faire des essais tous les 3 ans cela permettrait aux salariés qui souhaite quitter leurs entreprises de revenir si le nouveau bouleau ne leur convient pas et cela 1 fois tous les 3 ans

Lydia MOUSSEAU, 06 novembre 2014 à 13h01

Pour l'emploi des personnes handicapés

Anonyme, 06 novembre 2014 à 12h57

Depuis 2 siècles, le progrès technique a formidablement amélioré la productivité du travail. Cette évolution va, inéluctablement, se poursuivre et se généraliser. L'homme développe des machines aptes à prendre en charge des tâches de plus en plus complexes et autonomes. Dans le même temps, la fraction du temps de vie consacrée au travail a fortement diminué dans les pays industrialisés ; cette évolution, marquée en France au début du siècle par l'abaissement de la durée légale du travail sous l'impulsion du gouvernement socialiste, se poursuivra, elle aussi. L'amélioration de la productivité est un atout pour l'humanité, mais conduit à s'interroger sur l'avenir du travail. Or le travail est pour nous la base principale du revenu, et donc en particulier celle des moyens que la puissance publique peut consacrer à la redistribution, mais aussi le fondement du statut social des personnes, et de leur dignité. Pour les socialistes, le droit d'accès de tous et toutes au travail est et demeure un objectif indissociable de notre identité. Le chômage à haut niveau, qui persiste, est un symptôme auquel nous peinons à faire face. On invoque la croissance: assurément, la puissance publique doit stimuler l'investissement, pour réactiver la production nationale et revivifier son tissu au travers des territoires. Cependant, chacun prend conscience des limites sur lesquelles bute la croissance à long terme. Mais que signifie la croissance du PIB ? Une tâche prioritaire consiste à mettre enfin en œuvre des indicateurs moins imparfaits, qui permettent de prendre en compte les enjeux environnementaux. Comment se féliciter de gains de productivité si les travailleurs n'en bénéficient pas ? Il faudra impérativement, et d'autant plus si nos pays européens réussissent à nous éloigner du risque de déflation, que les revenus du travail soient régulièrement revalorisés. Mais encore plus impératif devient aujourd'hui le partage du travail. Augmenter le temps travaillé par individu (par exemple en repoussant l'âge de départ en retraite) privilégie des équilibres comptables, mais exprime une absurdité historique. Des modalités de partage doivent être inventées et inclure des congés sabbatiques, et des périodes de formation, moyen irremplaçable de ne laisser personne au bord du chemin. Au-delà du travail des hommes, de nouvelles bases doivent être renforcées pour asseoir les moyens de la puissance publique. Faut-il alors taxer directement les machines, le capital productif ? En tout cas, c'est bien du patrimoine et de son accumulation que provient le gonflement des inégalités ; c'est là, peut-être sous la forme d'une taxation élargie de l'héritage, qu'on trouvera des solutions.

Philippe Thomas, 06 novembre 2014 à 11h48

30 mois d’exercice du pouvoir de la gauche et un quinquennat qui démarre en 2012, me semble t-il, par plusieurs erreurs :  -Ne pas avoir dit clairement au lendemain de la victoire la gravité de la situation laissée par la droite : une France en triple déficit : • Chômage, • Comptes publics, • Perte de compétitivité.  -Sous-estimer la panne de la demande de la zone euro et parier sur un retournement du cycle économique et la baisse du chômage fin 2013.  -Avoir trop vite baissé la garde sur la renégociation du traité européen de stabilité face aux conservateurs allemands, responsables en partie de l’atonie de la demande européenne.  -Ne pas avoir engagé la réforme fiscale tant promise et n’avoir pas eu le courage politique de lancer cette remise à plat du système fiscal. Pour autant un équilibre judicieux entre justice et redressement Non la politique conduite n’est pas l’austérité, depuis deux ans la France est l’un des pays européen où la crise pénalise le moins la population pourquoi ? • Dépense de protection sociale 34% du PIB, contre 29% dans l’UE, • 1200 milliards par an consacrés aux politiques publiques, • 6% de la richesse dédiée à l’éducation, 12% à la santé contre 9,60% dans l’UE, • Pouvoir d’achat maintenu alors que de dans de nombreux pays, il est en baisse, • Priorité à la jeunesse, • RSA augmenté de 10%, • Minimum vieillesse revalorisé • ….. Ce sont bien là les marqueurs d’une politique de gauche, justice sociale et solidarité, dans un juste équilibre avec la nécessité de redressement, alors même que les choix de la droite conduiraient à toujours moins de justice sociale.

vincent HARDY, 06 novembre 2014 à 11h09

Pourquoi ne pas distinguer a l'aide comptabilité analytique le travail automatisé du reste ? Pourquoi ne pas taxer la production automatisée afin de financer la formation de la classe ouvrière ? Pourquoi ne pas limiter le financement des entreprises a la recherche afin de diminuer la pénibilité ? Enfin, pourquoi ne pas utiliser les locaux syndicaux pour effectuer des formations a distance sur la macro économie l'économie et la micro économie ? Les débats patrons syndicats n'en serait que que meilleurs...

Plaidoyer en faveur d'un "paquet emploi et compétitivité" (texte complet ci-joint en pdf) De nombreuses réformes porteuses de droits nouveaux et d'espoir sont très largement affaiblies par notre pratique du droit. Par conséquent, il nous semble essentiel d'en finir avec les lois-cadres renvoyant à d'hypothétiques lois et décrets d'application, en finir avec les abrogations de textes tout juste mis en place, en finir avec l'éparpillement des réformes. De nombreux outils encourageants ont été adoptés par les parlementaires et sont aujourd'hui portés par des élus territoriaux mais ils perdent leurs effets d'entrainements car ils ne clarifient pas l'ensemble des dispositifs existants. Le gouvernement se doit de leur donner du souffle et de visibilité. Ainsi, il nous semble essentiel de rationaliser l'action du gouvernement au travers d'une mission interministérielle d'ampleur qui aurait pour objectif d'adopter un "paquet emploi et compétitivité" inspirée des pratiques du droit européen. Un ensemble de dispositifs législatifs et réglementaires sans précédent qui mettrait en place d'un seul tenant ou presque la politique du gouvernement en matière d'emploi tout en associant le Parlement, les collectivités territoriales et les corps intermédiaires. Une fois voté et mis en place, le gouvernement devra prendre l'engagement de ne pas revenir sur ces dispositifs. C'est le seul moyen d'offrir une perspective de long terme aux acteurs économiques et d'éviter les insécurités juridiques. Notre proposition élude volontairement le débat idéologique qui nous anime. Elle se veut constructive afin de susciter l'attention de l'ensemble des socialistes. On pourra nous opposer que l'action publique ne peut se dispenser de toute idéologie et que les remèdes technocratiques ne peuvent régler les maux de notre société. Le peuple de Gauche a pour centre l'humain et nous ne l'oublions pas. Notre proposition n'est que méthodologique et n'est pas en capacité de résoudre les débats internes au parti socialiste.

noel daurian, 06 novembre 2014 à 1h30

Augmenter fortement la TVA pour réduire les cotisations sociales des salariés, d’un montant global équivalent (=>, effet neutre sur le budget de l’Etat et inflation provoquée : augmentation des prix et des salaires)  Effet de relance par augmentation du pouvoir d’achat (si on met en place simultanément un blocage des loyers) et anticipation d’une hausse des prix incitant à acheter à l’avance ! Contrairement à d'autres propositions d'augmentation de TVA pour baisser les cotisations sociales des entreprises, cette proposition n'a pas d'effet 'protectionniste' c'est ce qui lui permet d'améliorer le pouvoir d'achat au lieu de le pénaliser. Son principal objectif est d'empêcher la déflation prévue par les experts et, au contraire, de provoquer un 'choc' d'inflation, assez fort mais de durée limitée. C'est l'amélioration de la productivité horaire du travail qui permettra de prendre le relai pour maintenir une croissance élevée.

noel daurian, 06 novembre 2014 à 0h16

Transformer Pole Emploi en agence d’intérim particulière : les chômeurs deviennent des salariés de Pôle Emploi en inter-contrat. Pôle Emploi serait la seule agence d’intérim autorisée à payer un salaire inférieur au SMIC pendant les inter-contrats. On peut alors supprimer les CDD : ça devient des missions d’intérimaires de Pôle Emploi. Les entreprises ne pourront donc avoir que des salariés en CDI, ou des intérimaires de Pôle Emploi ou autre agence d’Intérim, ou des prestataires de services. Pour les statistiques et les comparaisons internationales, on continuera à comptabiliser les salariés de Pôle Emploi en inter-contrat comme chômeurs : le but est de valoriser l’activité de Pôle Emploi et de la rendre plus performante, à la fois pour trouver un emploi aux chômeurs et pour répondre aux demandes des entreprises (ce sont bien les 2 objectifs d’une agence d’intérim ?), il ne s’agit donc pas de ‘maquiller’ les chiffres du chômage.

noel daurian, 06 novembre 2014 à 0h14

Passer à la semaine de 32h ou 4 jours par semaine et indexer l’augmentation des salaires horaires sur l’augmentation de la productivité horaire dans chaque entreprise : 100% des gains de productivité à affecter à l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés, avec possibilité que 30% maximum soit payé en actions pour limiter l’impact sur les comptes des entreprises Pour faciliter le passage à 32h, il faudra accepter que cette indexation prenne en compte une période de 4, 5 ou 6 ans : • Pendant 1, 2 ou 3 ans, on reste à 35h effectif malgré les baisses annuelles de la durée légale du travail, les salaires horaires augmentent moins vite que la productivité horaire, les entreprises commencent à faire des ‘provisions’ grâce à l’augmentation des marges permises par les gains de productivité. • Lors du passage à 32h ou semaine de 4 jours, à salaire mensuel constant il y a augmentation ‘mécanique’ du pouvoir d’achat du salaire horaire d’un peu moins de 10%. L’Etat compense momentanément et partiellement le coût du passage à 32h pour les entreprises, par exemple, en réduisant les cotisations sociales patronales. • Au bout de 4, 5 ou 6 ans, l’augmentation de la productivité doit permettre de compenser totalement le coût du passage à 32h pour les entreprises, l’Etat réduit progressivement puis supprime les baisses de cotisation sociales. On réévalue le salaire horaire en fonction des gains de productivité mesurés sur les 4, 5 ou 6 ans de la période de transition, puis on revient sur un cycle standard d’augmentation annuelle des salaires en fonction de la productivité.

Vincent GUIBERT, 05 novembre 2014 à 22h41

Organisation de la Commande publique « small business act » L’accès à la commande publique doit être facilité pour les TPE et PME. Cela passe par un formalisme rénové et un contrôle accru des responsabilités des donneurs d’ordre. Dans cet esprit nous proposons les mesures suivantes, s’inscrivant dans le cadre d’un « small business act » français. • Mettre en place le DC1 / DC2 totalement dématérialisé & avec tronc commun centralisé (mise à jour annuelle et lien avec comptes déposés au greffe) • Relever le plafond du gré-à-gré à 90 000 € TTC avec contrôle par des contre-pouvoirs locaux de concurrence loyale, de non-favoritisme et de la compatibilité des réponses avec les « prix du marché » (+/- 30%) • Définir des « zone franches » permettant à l’Etat de passer des commandes publiques de gré-à-gré dans des domaines déterminés ex. « Partenariats d’innovation » • Demander à l’Etat et aux collectivités territoriales de publier la part de leurs achats réalisés auprès de TPE-PME françaises indépendantes • Permettre une préqualification des fournisseurs en vue de leur référencement permanent • Faciliter le tutorat et l’assistance à la réponse aux appels d’offres par d’anciens entrepreneurs à la retraite • Créer une autorité de contrôle sur le modèle de la Small Business Administration, Small Business Act. Le ministère des PME doit en avoir la tutelle, et disposer des moyens techniques, du poids politique et des moyens de contrainte nécessaires pour s’imposer aux autres administrations et aux collectivités territoriales. Il conviendrait également de lui confier la réalisation et la présentation d’un rapport de suivi et de contrôle présenté tous les ans au Parlement avant le vote de la loi de finances de manière à ce que chaque ministère ait à répondre de ses réalisations avant le vote de son budget.

Refonte de la fiscalité en faveur de l'emploi et de l'économie d'énergie

Claude Roiron, 05 novembre 2014 à 15h49

La crise frappe de plein fouet notre pays. Il ne s’agit pas seulement d’une crise économique qui accroit les inégalités sociales mais c’est avant tout une crise morale, une crise profonde du vivre ensemble qui divise les français, jette le doute sur un avenir commun et fait ressurgir les conservatismes de tous ordres. Les femmes sont les premières victimes de ce contexte. Elles le sont d’abord sur les domaines économiques et sociales. Elles sont les premières victimes du chômage, de la précarité, de l’emploi et souvent de formation insuffisante. Nombreuses sont celles pour qui assurer la vie quotidienne est un combat notamment lorsqu’elles élèvent seules leurs enfants. Ces difficultés sont encore accrues par des coûts injustement élevés pour certains produits achetés par les femmes. Notre devoir de socialiste et de féministe est d’œuvrer pour améliorer la vie de ces femmes anonymes dont le courage quotidien est plus admirable que la réussite exceptionnelle de telle ou telle. C’est pourquoi mettre en œuvre une réelle égalité professionnelle et salariale est un enjeu majeur pour qui croit en une société juste. Nous en sommes encore loin. Mais il faut aussi s’attacher aux origines de ces difficultés en particulier en ce qui concerne la formation et l’orientation des filles dans le système éducatif car ces dernières sont trop souvent orientées dans des filières de relégation et leur ambition légitime pas assez valorisée. Cette question se pose pour la formation initiale et continue. Elle suppose de faire progresser les mentalités en particulier sur les questions de la soit disant séparation de la place de la femme et de l’homme dans la société. C’est notre rôle à nous Parti socialiste de se battre contre les stéréotypes sociaux de toutes sortes trop souvent encore présentés comme des évidences ou des lois naturelles. Ce combat est un combat d’avant garde, il est particulièrement nécessaire dans une société frileuse qui a tendance au replis et qui transforme souvent les préjugés en de fausses identités. Il s’agit d’une lutte pour l’égalité qui est au cœur de notre engagement socialiste.

Henri et marie France DANEL, 05 novembre 2014 à 12h30

7. ACTIVITE ET PLEIN EMPLOI Une société de plein emploi a au moins l’avantage de résorber les tensions profondes ; à l’époque des 30 glorieuses les citoyens avaient parfois des revendications salariales, mais aujourd’hui, c’est le travail qu’on cherche, et cela génère les graves problèmes qu’on trouve dans les quartiers. L’accès à la formation peut se réaliser jusque dans les mouvements associatifs, il n’est vraiment pas nécessaire de disposer d’un bac + x pour aider des gamins en difficulté scolaire, ni de posséder un BAFA pour cela ; on doit utiliser tous les savoirs et des bénévoles ne manquent pas, s’en priver est un gâchis.

Essonne Section PS de Palaiseau, 05 novembre 2014 à 12h20

La notion d’éducation et de formation tout au long de la vie est indispensable à la compétitivité de l’économie de la connaissance. Elle s’applique à tous les niveaux d’éducation et de formation et concerne toutes les étapes de la vie, ainsi que les différentes formes d’apprentissages. L’éducation et la formation tout au long de la vie visent à fournir aux citoyens les outils pour s’épanouir personnellement, s’intégrer socialement et participer à la société de la connaissance. La loi récente sur la formation professionnelle et la démocratie sociale du 5 mars 2014 apporte les bases d’une formation tout au long de la vie. Le compte personnel formation est l’un des éléments les plus novateurs en matière de portabilité et de sécurisation des parcours professionnels. Ce dispositif est aujourd’hui lié à la personne et non plus à son métier. Le Compte Personnel Formation (CPF) qui remplace le Droit Individuel à la Formation (DIF) ne doit pas s’inscrire dans le même échec que ce dernier. Pour cela, son plafonnement limité aujourd’hui à 150h00 même pourvu d’un possible abondement, devrait être modulable en fonction du niveau de la personne. Pour une personne qui est sortie tôt du système scolaire sans formation initiale ou qu’elle ne possède qu’un niveau 5 ou supérieur et plus son CPF devra avoir un plafonnement important, afin que la formation profite d’avantage à ceux qui en ont besoin. Autre point de la formation professionnelle tout au long de la vie : L’Apprentissage Aujourd’hui différentes études montrent une décroissance de l’apprentissage en France. Pourtant, ce type de formation qui est l’interface entre la formation initiale et l’entreprise est porteur d’emplois. La nouvelle loi permet d’obtenir un contrat d’apprentissage directement en Contrat à Durée Indéterminé (CDI). Au terme de la période d’apprentissage, celui-ci basculera en contrat de travail de droit commun. C’est certes important, mais pour développer l’apprentissage devant être conçu comme une véritable formation des jeunes, il est nécessaire d’avoir un soutien public au logement et aux transports des apprentis et de mettre en place un dispositif qui ne laisse pas aux candidats apprentis, seuls la recherche de l’entreprise. La cadence accélérée de la mondialisation et du changement technologique, l’évolution de la nature du travail et du marché de l’emploi et le vieillissement des populations soulignent tous la nécessité d’une mise à jour permanente des techniques de vie et de travail par une formation tout au long de la vie.

Essonne Section PS de Palaiseau, 05 novembre 2014 à 12h18

La semaine de 32 heures, une solution pour l’emploi Des années 30 comme un besoin, aux années 2000 comme un progrès, la réduction du temps de travail (RTT) a toujours été au cœur du débat idéologique chez les socialistes. Au-delà du sujet du temps libéré, qu’il nous faut réaffirmer comme choix de société, la RTT est une évolution nécessaire face au progrès technique qui libère les Hommes d’une grande partie du travail nécessaire à leur vie. Une réponse à la création ou au maintien de l’emploi Entre 1900 et 1970, on a divisé par deux le temps de travail : de 7 jours à 6 jours, puis de 6 à 5. Quant à la journée de travail, elle est passée de 12h à 8h. Depuis, alors que la productivité a fait des bons de géants, nous ne sommes plus capables de faire évoluer notre contrat social. La mondialisation incite à l’innovation technologique. Les entreprises ont alors intérêt à moderniser leur outil de production, leur permettant de générer autant ou plus de produits en moins de temps. La RTT permettra de réduire un écart de 33% qui s’est creusé entre l’offre et la demande de travail du fait des gains de productivité. L’économie a besoin de 10% de travail en moins mais dans le même temps, le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23% Rappelons qu’une étude de la DARES en 2004 montre que ce sont 350 000 postes qui ont été créés entre 1998 et 2002 dans cette période de mise en place des 35h, sans déséquilibre financier pour les entreprises. Mieux répartir les richesses A 38h en moyenne, la durée réelle d’un emploi à temps plein est la même qu’il y a 30 ans. Depuis 2002, en multipliant les assouplissements, la droite a réussi à annuler quasiment toute la baisse due aux 35h, provoquant ainsi de nouvelles dérives de managements. La seule réponse à celle-ci est d’effectuer une RTT sur 4 jours en renforçant le contrôle de la durée du temps de travail. Les socialistes trouvent juste de redécouper le gâteau afin d’assurer un morceau à tous. Or, si la répartition de la valeur ajoutée entre travail et capital reste à peu près constante dans le temps, c’est la ventilation de cette répartition qui est de plus en plus inégalitaire. Les socialistes doivent poser la question de la répartition sociale des gains de productivité. La RTT doit être financée par les gains de productivité et la réduction de l’actionnariat. Une action politique doit voir son efficacité dans la négociation d’un nouveau contrat social qui intègre la priorité à prendre soin, l’attention aux biens communs, la priorité à la qualité plutôt qu’à la quantité et la sobriété énergétique.

Raymond MATHONNEAU, 05 novembre 2014 à 11h31

Que serait une société du plein emploi et du bon emploi ? Le plein emploi favoriserait l’économie sociale et solidaire, permettrait de gros investissements sur notre territoire, renforcerait l’attractivité de la France dans tous les domaines, permettrait d’affirmer l’Europe sur la scène internationale. Faut-il une société du plein emploi ou de la pleine activité ? Oui, cela devrait être l’ambition majeur, mais cela ne serait possible que si la croissance était au rendez-vous. Par contre, l’austérité ne permettrait jamais d’atteindre ces objectifs, elle serait même néfaste pour l’économie. Il faut donc, sans réduire le pouvoir d’achat des Français, réformer pour libérer toutes les énergies créatives et permettre des investissements massifs et soutenus dans la durée. Pour y parvenir, il faudrait, pour l’intérêt général européen, que les investissements d’avenir soient soustraits du calcul des déficits publics. Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacun(e) ? En créant de nouvelles méthodes d’enseignements, dans l’éducation et la formation, pour qu’elles soient mieux adaptées aux enfants de différentes catégories populaires, afin qu’ils aient tous les mêmes opportunités. Les pays ayant abandonné l’enseignement classique par de nouvelles méthodologies, ont eu des résultats plus que satisfaisantes, avec des réussites proches de 100 %. Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ? Il est avéré que l’évolution des technologies exige des connaissances adéquates, tandis que les métiers moins exigeants disparaissent de plus en plus, en raison de la robotisation et en partie des délocalisations. De ce fait, il faudrait que les jeunes des quartiers défavorisés, soient encadrés pendant leurs formations afin qu’ils puissent, en priorité, être embauchés dans les P.M.E. Pour les plus jeunes, des activités diverses, accompagné de moniteurs(trices), devraient être généralisées afin d’améliorer leurs facultés intellectuelles et leur bien-être. J’espère que ma contribution sur le thème « ACTIVITE ET PLEIN EMPLOI » nous sera bénéfique.

Philippe GUERRA, 05 novembre 2014 à 10h47

En tant que simple militant, je n'arrive pas à voir comment les.élites du PS (élus, gouvernants, conseillers, économistes, …) envisagent de pouvoir fournir un revenu décent à chaque "Français". Je n'arrive pas à comprendre comment, en 2014, un gouvernement socialiste peut continuer à proclamer qu'il va inverser la courbe du chômage. Je suis militant et je n'arrive pas à y voir clair sur la vision de l'avenir par nos élites. Alors, d'après vous, combien de nos concitoyens arrivent encore à garder une espérance dans l'avenir et donc dans le PS ? Depuis des années, il me semble qu'il devient évident que dans tous les domaines les besoins en main d'œuvre ne vont plus être suffisants pour envisager le plein emploi. Les effets des évolutions majeures, telles que informatisation, robotisation, mondialisation, productivité, etc … s'additionnent et ne pourront pas être compensés par les nouveaux emplois. Quel homme politique aujourd'hui peut nous expliquer comment il va arriver à offrir du travail aux 3,5 millions de demandeurs actuels ? 150 000 emplois pour la rénovation énergétique, 190 000 grâce au CICE et Pacte de responsabilité, 150 000 emplois jeunes, etc … on reste loin des 3,5 millions ! Alors, avant tout blah blah idéaliste, il me semble urgent que nos élites montrent qu'elles ont les yeux bien ouverts sur l'avenir et qu'elles sont capables de tenir un langage de vérité tout en offrant des perspectives qui redonnent l'espérance à tous ceux qui s'inquiètent de ne pas savoir avec quels revenus ils vont pouvoir tout simplement vivre décemment.

Marc CACHARD, 05 novembre 2014 à 10h44

contribution de la section PS de Rillieux la Pape Rhône sur l'actuelle politique économique menée par notre gouvernement au regard des 60 engagements de François Hollande

lionel palierne, 05 novembre 2014 à 10h28

Travail : quand est-ce que l'état va reconnaitre le travail du sexe comme un "vrai" métier. Elles (ils) auront droit comme tout le monde à la sécurité sociale et à la retraite. Renforcer la lutte contre le proxénétisme. Les prostituées qui dénoncent leurs proxénètes devraient être protégées et bénéficier d’une nouvelle identité.

Fédération Seine Saint Denis, 05 novembre 2014 à 10h13

Pour une politique économique et d’emploi volontariste Emplois d’avenir En septembre 2014, l’objectif des 150 000 emplois d’avenir en France a été atteint. Nous devrions poursuivre cette politique des emplois aidés et des contrats jeunes voire l’intensifier. Ces contrats, dont l’action est destinée prioritairement aux jeunes sans diplômes ou peu diplômés, peuvent en effet constituer des passerelles vers l’emploi au sein des entreprises, particulièrement en Seine saint Denis où les jeunes sans diplôme sont nombreux. Favoriser le made in France L’emploi et la production sur le sol Français seraient favorisés et garantis si la possibilité était donnée aux administrations de favoriser le made in France dans leurs achats publics, grâce à un Small Business Act à la Française, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays européens. Une loi devrait permettre de réserver une part de la commande publique aux PME françaises et donc à des produits élaborés dans des conditions correspondant à nos exigences et nos standards sociaux et environnementaux. L’utilisation de l’empreinte carbone des fournitures comme critère de sélection des offres dans un marché public permettrait également de favoriser les biens produits localement tout en préservant l’environnement. Favoriser le made in Europe par une TVA écologique Dans le cadre de la transition écologique, une initiative européenne pourrait être prise afin de mettre en place une TVA liée à l’empreinte carbone des produits. Plus l’empreinte carbone du produit est faible c’est-à-dire moins son élaboration a nécessité de transports, plus la TVA appliquée au produit devrait être faible. Le made in Europe serait ainsi privilégié grâce à une TVA écologique moins chère et un prix final du produit moins élevé.

Jean-Luc Escudié, 05 novembre 2014 à 10h04

Adaptons la fiscalité immobilière aux besoins de mobilité Il existe des freins à l'emploi, dont plusieurs n'exigent pas de monde alternatif. L'une est les droits dits rechargeables, maintenant largement résolue. Une autre est liée aux difficultés de mobilité : lorsque l'on trouve un travail au-delà d'un certain temps et coût de transport, cela pose plusieurs problèmes, particulièrement si l'on a une famille – enfants et conjoint ou compagnon – a fortiori si l'on est propriétaire de son logement, ou en cours d'acquisition : si l'on trouve un CDD, on hésite, bien sûr, à déménager en délocalisant les enfants de leur école, en s'éloignant de sa compagne ou de son compagnon, du point de vue financier, compte tenu des droits de mutation (qui viennent d'augmenter), on sait qu'il faut conserver son logement de l'ordre de six ans au moins pour équilibrer le budget ; on peut penser à louer (ou sous-louer) tout ou partie de son logement actuel en attendant que les choses se stabilisent, que l'on obtienne un CDI par exemple, ou pour gérer une cohabitation de couple qui peut se réduire aux week-ends. Un problème est alors que le revenu de la location est taxée, ce qui réduit la capacité de financement du nouveau logement. Proposition : Lorsque une personne est amenée à se déplacer pour prendre un travail à plus d'une certaine distance de son domicile (disons par exemple une heure vingt par transport en commun ou cinquante kilomètres ou dix euros de coût dans chaque sens), et si elle prend un nouveau logement proche de ce nouveau travail tout en conservant l'ancien, le revenu de la location de son ancien logement, en tout ou en partie, est défiscalisé pour une période de six ans, du moins pour la partie qui ne dépasse pas le coût du logement proche du nouveau travail. Nous proposons donc la mesure fiscale suivante : Lorsque une personne est amenée à se déplacer pour prendre un travail à plus d'une certaine distance de son domicile (disons par exemple une heure vingt par transport en commun ou cinquante kilomètres ou dix euros de coût dans chaque sens), et si elle prend un nouveau logement proche de ce nouveau travail tout en conservant l'ancien, le revenu de la location de son ancien logement, en tout ou en partie, est défiscalisé pour une période de six ans, du moins pour la partie qui ne dépasse pas le coût du logement proche du nouveau travail. Discussion (voir le pdf) : Pas de surcoût pour la société en facilitant la reprise du travail. Pas ou peu d'effet d'aubaine parce que avoir deux logements représente des coûts, notamment Taxe d'habitation.

TARNAIS7, 04 novembre 2014 à 21h26

Pour relancer l'emploi, il suffirait de baisser les charges à hauteur de l'emploi créé tout en gardant un plafond de cotisation. Ainsi, il serait facile pour un employeur de recruter sans augmentation de charges et cela permettrait de baisser le nombre de chomeurs et donc de baisser la charge due au chomage de masse actuel

DALMONT Jacques, 04 novembre 2014 à 21h18

Constat : - 3 millions de chômeurs - 300 000 offres d’emploi non pourvues Certes il faut plus corrélation entre offres d’emploi et formations. Les emplois aidés, accompagnés d’une formation permettant de construire un parcours professionnel sont fondamentaux. Toutefois, le nombre d’offres disponibles étant largement inférieur au nombre de chômeurs, cela sera largement insuffisant pour faire disparaître le destructeur chômage de masse.

Robert GAYET, 04 novembre 2014 à 14h55

Repenser nos indicateurs Il faut repenser nos indicateurs, définir des indicateurs plus significatifs de la réalité économique. La définition d’un taux d’activité serait sans doute un meilleur indicateur ; taux évaluant l’activité en équivalent temps plein (35h ?) ; on peut choisir une autre référence : 32h ? Les dispositifs d’insertion ou de retour à l’emploi : Ils doivent être les plus stables possibles ( ce n’est pas le cas actuellement et cela favorise des réactions de type effet d’aubaine de la part des employeurs ; effet d’aubaine qu’on peut comprendre. Ils doivent faire référence à la situation de la personne par rapport à son état « d’éloignement du circuit du travail » ( premier emploi ; absence de formation ; durée du chômage…) . On doit condamner les dispositifs faisant référence à l’âge car ils ont toujours un effet yoyo. Contrats aidés. Ils doivent être repensés en fonction de leurs objectifs ( insertion….) Certains doivent, dès le départ, s’inscrire dans un objectif de pérennisation de l’emploi Chômage et croissance. Il faut être réaliste. Notre taux de croissance dans les 5 années à venir sera, dans le meilleur des cas au maximum à 2%. Dans le contexte de notre économie de marché on peut considérer qu’un taux résiduel de 5% est normal. Comment passer de 10,5% à 5% ? Il me semble incontournable de travailler sur de nouveaux dispositifs de réduction du temps de travail. Les dispositifs doivent être souples incitatifs ( tant pour l’employeur que pour le salarié) à resituer dans le cadre général du financement de notre protection sociale. Compétitivité et TVA sociale. Pourquoi un tabou contre la TVA sociale ? N’est-il pas possible d’imaginer une TVA qui ne pénalise pas les plus fragiles, les plus démunis, avec des mécanismes de compensation ? Robert Gayet 30 octobre 2014.

Nicolas Nordman, 04 novembre 2014 à 14h52

PS 19ème arrondissement Le travail est au cœur du projet de société des socialistes. Les congés payés, la Sécurité sociale ou les 35 heures ont fait du droit au travail pour tous un pilier du contrat social et éclairent sur les enjeux du présent, marqué par une réactualisation brulante de la question sociale. Des déséquilibres économiques et sociaux profonds accompagnent la progression quasi continue du chômage et des inégalités, dont la montée de l’abstention et du Front National sont la manifestation politique. Mais alors que la crise de 1929 avait entrainé la réforme profonde des sociétés démocratiques, les leçons de la crise de 2008 se font toujours attendre. L’action du précédent quinquennat s’est enlisée dans d’inefficaces réformes du marché du travail où la lutte contre le chômage aurait justifiée toutes les compromissions et la déresponsabilisation totale des entreprises. Agir en social démocrate, c’est préférer la régulation à la loi du marché pour répondre à ceux qui attendent de nous une politique économique juste et efficace. Renouer avec une société du partage, c’est faire le pari d’une croissance modeste mais riche en emploi, sobre énergétiquement et utile socialement. - Refaire du partage de la valeur ajoutée notre préoccupation. Jamais depuis la Libération la concentration des capitaux, les inégalités de revenus ou de patrimoines n’ont été aussi frappantes. - Garantir un meilleur partage du temps de travail et sa réduction - en priorité pour les emplois pénibles – en s’inspirant de la mise en œuvre expérimentale des 32 heures. - Lutter contre la précarité au travail doit être une cause nationale, en s’attaquant au temps partiel subi et en réaffirmant le CDI comme norme, sans lequel des millions de ménages perdent toute sécurité économique et certitude du lendemain pour anticiper leur avenir. - Réhabiliter des formes d’activité non exclusivement orientées par la rentabilité ou le profit. L’ESS, le secteur public, la vie associative rendent des services inestimables à notre société et participent au plein emploi. - Rétablir la compétitivité des entreprises en concentrant les efforts sur le terrain de l’innovation et de la démocratisation des formations tout au long de la vie (accompagnement des chômeurs, revalorisation des filières technologiques, meilleure rémunération des stages). - Réaffirmer le rôle d’un Etat stratège en matière d’investissement et de pilotage de la transition énergétique, seul moyen de concilier durablement performance économique, efficacité sociale et écologique. Première dépense fiscale de l’État, les aides accordées aux entreprises devront tenir compte des impératifs fixés aux politiques publiques.

lionel palierne, 04 novembre 2014 à 14h30

La France compte 3 413 300 chômeurs et il y a 3 400 000 entreprises. Une solution : obliger les entreprises à embaucher en moyenne 1 chômeur financé par l’état à hauteur de 1 500 €/mois (qui deviendrait la prestation unique quel que soit son ancien salaire), les charges restant à la charge des entreprises. L’entreprise bénéficierait de ce dispositif pendant 3 ans ensuite indexer ces 1 500 € sur les bénéfices donc suppression des 1 500 € pour les entreprises dont les bénéfices le permette. Ce dispositif permettrait d’avoir 3 413 300 nouveaux cotisants et consommateurs. Coût 62 Mds € mais il permettrait d'avoir le plein emploi et de récupérer 49 Mds € de cotisations sociales.

CHRISTINE LE BRAZIDEC, 04 novembre 2014 à 11h13

"Les Jours Heureux" Programme du Conseil National de la Résistance. C'est ça notre identité socialiste. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

BOURGES SECTION, 04 novembre 2014 à 9h48

Une société du plein emploi est difficilement atteignable voire même illusoire, même s’il ne s’agit pas pour nous d’accepter d’écarter définitivement de la sphère productive une partie de la population. Le taux de croissance même s’il repart ne sera pas à des niveaux qui créera des emplois rémunérés pour tous. L’enjeu est donc comment la société peut faire vivre dignement ses citoyens même sans croissance ? Et faut-il une croissance qui nuit à l’environnement ? Il faut permettre aux personnes d’avoir une activité, une vie active, de vivre. Vie active qui peut comprendre des temps de travail productif, d’éducation permanente, d’engagement militant ou bénévole, de loisirs, des temps choisis. Parler d’activité c’est en quelque sorte redonner sa place au citoyen.Ceci implique de définir un vrai projet de société avec un nouveau contrat social. L’élaboration de ce projet de société doit aussi s’appuyer sur les intellectuels qui nous semblent oubliés. Ainsi des idées sont à étudier : l’alternative à l’utilisation du PIB qu’est l’Indice de bien être durable, le revenu universel de base, permettant à chacun de vivre dignement et de pouvoir choisir son mode de vie et d’activité. La question de la robotisation, de l’automatisation avec d’une part, la fiscalisation (car notre système de protection sociale ne peut plus reposer uniquement sur le travail de l’homme) et d’autre part le rapport humain dans les services doit être posée. La politique de relance économique doit être une relance mixte qui s’appuie à la fois tant sur la relance par la demande que sur la relance par l’offre dans un dosage juste. La « flexisécurité » qui module les protections liées au contrat de travail avec une hausse des sécurités accordées aux personnes (indemnités de chômage et formation adaptée) est à etudier. Ce chantier doit se faire dans le cadre du dialogue social, redonner du souffle à la négociation donc aux syndicats ne passe-t-il pas rendre obligatoire l’adhésion à un syndicat ? Le sujet de la réforme de la formation doit aussi être abordé surtout lorsque l’on sait que sur les 35 milliards de budget cogérés par les partenaires sociaux 1 seul est consacré aux chômeurs. Il faut à la fois un Etat stratège et un Etat animateur pour une planification stratégique, un projet de développement partagé, co-construit négocié entre tous les acteurs : Etat, Collectivités territoriales, entreprises privées, acteurs de l’économie sociale et solidaire et organisations syndicales, ainsi aller vers une forme renouvelée de stratégie. Nous parlons de toutes les entreprises, celles du CAC 40 mais surtout PME, PMI, TPE qui irriguent notre pays. Les aides de l’Etat doivent avoir une contrepartie.

Catherine Ramouillet, 03 novembre 2014 à 17h22

Il faut une société de progrès. Je refuse le terme "plein-emploi" qui est une abstraction des économistes qu'on associe à "progrès" ou à "modernité" par paresse d'esprit et parce que c'est le discours politique dominant à droite comme à gauche. Pourquoi pas l'associer à la "pursuit of hapiness" de la Constitution américaine tant qu'on y est ? Il ne faut ni l'un, ni l'autre. Il faut oser penser les choses autrement. Il faut une société de progrès où chacun ait sa place . Comment y parvenir ? En redéfinissant des objectifs qui ne seraient ni la croissance, ni la compétitivité parce que cela ne sert que les intérêts des puissants et que le peuple, avec ces objectifs là, restera toujours sur le carreau. Il faut interroger la notion de progrès. Ce débat proposé n'aura plus lieu d'être parce que les questions soumises ont déjà leurs propres réponses et sont des questions fermées par une orthodoxie dont nous devons absolument sortir.

Christophe Boucheron, 03 novembre 2014 à 17h18

Tout d'abord, il faut souligner les conséquences sociologiques et psychologique négative du chômage, qui rendent nécessaire une réflexion sur la pleine activité. En effet, le traitement du chômage ne peut se limiter au versement d'allocation. De plus, concernant les emplois aidées, j'estime qu'on pourrais enrichir leur contenu scientifique. Par exemple, une personne chargé de l'accueil, pourra être formé à des notions de communication afin de convaincre à la manière des commerciaux... Ensuite, on pourrait apprendre à ses jeunes, des notions dans des disciplines qui constitue un métier : mercatique, informatique (savoir utiliser un tableur Excel...) , comptabilité... Ces notions pourraient aider les jeunes à former leur projet professionnel.

Serge BESNARD, 03 novembre 2014 à 16h55

Plein emploi et progrès sont-ils incompatibles ? Du fait de la robotisation qui se généralise et s’amplifie, des nouvelles technologies, de la recherche à tout prix de compétitivité dans le privé et d’économies dans le public, il faut de moins en moins de temps pour effectuer un travail déterminé. Le temps global de travail nécessaire à une consommation qui resterait constante diminue donc irrémédiablement. Conséquence : le chômage augmente lui aussi irrémédiablement. Faut-il pour autant renoncer au progrès ? Surement pas ! Encore faudrait-il que celui-ci ne soit pas générateur d’incommensurables profits pour les uns et de nouvelles misères engendrées par le chômage de masse pour les autres. C’est un problème auquel les socialistes se doivent de rechercher des solutions efficaces et convaincantes, sans remettre en cause les acquis sociaux, sans être à l’écoute des sirènes libérales et sans se bercer, sous couvert de modernisme, d’illusions sur les effets espérés de la croissance, de la baisse du coût du travail ou de sa flexibilité qui ne pourront être que partiels et temporaires. C’est une tâche difficile, dans le cadre de la mondialisation, c’est-à-dire de l’internationalisation réussie par le capitalisme. Les énormes disparités des systèmes fiscaux et sociaux sont des écueils sérieux, sont-ils infranchissables ? Si oui, il faudrait avoir la franchise et le courage de le dire. Attention à l’endoctrinement idéologique distillé par le patronat et par la droite, journellement relayé par des médias donnant largement la parole aux « gens qui savent ». Nous ne devons pas le subir. La libre circulation des capitaux et des biens devait nous apporter le paradis, qu’en est-il ? La création du contrat de travail à durée déterminée (CDD), de par sa flexibilité, devait être un remède au chômage, qu’en est-il ? Ne jetons pas aux orties la réduction du temps de travail, c’est un sujet important qui mérite d’être réhabiliter, réétudier, en évitant toute improvisation.

Picard Maxime, 03 novembre 2014 à 15h15

Pour une politique rénovée de l'emploi : responsabiliser les acteurs publics locaux en matière d'emploi en leur donnant des moyens pour structurer une stratégie territoriale de développement, à l'exemple des Maisons de l'Emploi. Décentraliser la politique de l’emploi, afin de la rendre opérationnelle sur les territoires. - 4 pages, format PDF -

pierre-yves ledauphin, 03 novembre 2014 à 9h59

Nous ne vivons pas une crise, nous vivons une mutation de notre économie. Pour un syndicalisme plus fort. On peut imaginer que les salariés qui s'investissent dans les organisations qui représentent leurs pairs aient davantage d'avantages sociaux que ceux qui ne s'investissent pas dans les groupes défendant l’intérêt général. Avec un syndicalisme plus fort, le temps de travail ne devrait plus être du domaine législatif mais être encadré par des accords de branche. Les 35 heures ont permis l'annualisation du temps de travail qui a conduit à une modulation, pour les entreprises et les salariés, de leur temps de travail tout au long de l'année en fonction du rythme de l'activité. Il faut développer cette capacité d'adaptation. Nous ne pouvons pas rester inerte face au chômage de masse. Le travail doit être partagé. En Mayenne, de nombreuses entreprises ne trouvent pas la main d’œuvre qualifiée. La clé est la formation, initiale et tout au long de la vie professionnelle. Nous dénonçons les entreprises qui touchent les fonds sans que leurs salariés bénéficient de formation. Il nous semble primordiale de réorienter la formation vers ceux qui en ont le plus besoin. N'existe-t-il pas d'importants conflits d’intérêts dans le secteur de la formation professionnelle ? Nous trouverons toujours plus compétitifs que nous dans la concurrence internationale. Pour y faire face nous avons des atouts à développer, des secteurs d'activités à encourager : la transition énergétique, le numérique et les services à la personne. Nous plaidons pour de vrais champions européens en particulier dans le domaine énergétique, secteur fondamental pour le développement de notre Union Européenne. Dans une remise à plat globale de la fiscalité, nous souhaitons un transfert des cotisations sociales du travail vers la TVA, à condition que les salaires nets des salariés augmentent et que les prix des biens produits par les entreprises baissent afin de favoriser les productions nationales. Nous ne pouvons nous contenter que 80 % des embauches soient à durée déterminée. Il nous faut revoir le contrat de travail afin que les risques d'embauches soient davantage acceptables pour les employeurs, surtout pour les petites entreprises, véritables forces motrices de notre économie. Dans le même mouvement, nous soutenons la proposition de moduler les cotisations des entreprises en fonction du type de contrats des salariés. Nous devons taxer plus fortement les entreprises qui abusent du nombre d'intérimaires.

Sections Ouest Loiret, 02 novembre 2014 à 22h20

Il faut approfondir la notion de flexi-sécurité, c’est-à-dire la possibilité de passer de l’emploi à la formation avec une grande fluidité, sans crise et sans (trop d’) angoisse. Aujourd’hui, le chômage est vécu comme une déchéance, une nasse. Pourtant, la nature même de l’économie, ses mutations, ses fluctuations ont rendu caduque le principe de la continuité de l’emploi. Le contrat qui lie l’entreprise et le salarié doit pouvoir évoluer. En réalité les chefs d’entreprises hésitent à embaucher et à donner une perspective d’embauche ferme, car ils sont soumis à une visibilité de plus en plus réduite sur leur activité. C’est ainsi que de nombreuses personnes, en particulier les jeunes, ne se voient offrir que des contrats précaires. On a, d’un côté des personnes très protégées, en particulier ceux qui bénéficient d’un CDI ou sont titulaires dans la fonction publique, et les autres qui sont ultra-précarisés. La barrière à l’entrée dans l’inclusion sociale est devenue très difficile à franchir. Cette situation affecte particulièrement les jeunes, qui restent de plus en plus longtemps à la porte de l’insertion économique et sociale. En effet, sans CDI, il n’est pas possible d’obtenir un bail de location, à fortiori un prêt pour acheter une maison. Entre CDD et CDI, entre la précarité ou la sécurité, il faut inventer d’autres modalités, bien évidemment sans précariser tout le monde. Mais le statu-quo actuel est insoutenable pour la jeunesse, et à terme pour l’ensemble de la société. Le Compte Personnel de Formation, qui ouvre un droit à la formation pour un salarié qui change d’employeur, semble d’autant plus prometteur. Les parcours professionnels sont maintenant souvent faits de périodes alternant emploi puis non-emploi. Il nous faut donc être vigilants quant aux transitions entre ces deux situations. La formation doit permettre de sécuriser ces parcours, en venant inscrire chaque fois que possible de la formation dans les périodes de non-emploi, et en permettant du coup aux individus de renforcer et d’élargir leurs compétences, pour mieux rebondir -et plus rapidement surtout- sur un nouvel emploi, en tenant compte du marché du travail bien sûr, mais aussi des perspectives à moyen terme, de l’évolution des métiers ).Il est très important que les entreprises en sous-charge puissent être aidées à former leurs employés plutôt que de les licencier. Dès qu’une embellie économique surviendra, elles seront en situation d’être plus performantes avec un personnel mieux qualifié. Les socialistes sont ouverts à la réforme. Ils peuvent revoir certains avantages catégoriels si la justice et l’équité sont les repères de nouvelles propositions.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h32

La robotisation, après la mécanisation, met le coup de grâce aux emplois innombrables des Trente Glorieuses, qui de plus étaient le temps de la reconstruction d’après-guerre. La tendance historique est de moins travailler et d’exercer plus de temps d’activité autre que de travail. Il faut donc repartager le temps de travail et les richesses produites : réduction du temps de travail à 32 et 28h/hebdomadaires, retraites avant 65 ans, et surtout libération des postes pour les jeunes, pour les moins qualifiés. La réalité c’est qu’actuellement, on nourrit des rentiers inactifs qui se gavent et thésaurisent en culpabilisant les classes moyennes et inférieures qui se confondent de plus en plus. Redistribuer les produits du travail suffirait largement à financer un nouveau modèle. Etre socialiste, c’est ne pas accepter ces paradoxes et avancer vers le progrès, ne pas être que gestionnaire et comptable de la spoliation des humbles.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h21

La robotisation, après la mécanisation, met le coup de grâce aux emplois innombrables des Trente Glorieuses, qui de plus étaient le temps de la reconstruction d’après-guerre. La tendance historique est de moins travailler et d’exercer plus de temps d’activité autre que de travail. Il faut donc repartager le temps de travail et les richesses produites : réduction du temps de travail à 32 et 28h/hebdomadaires, retraites avant 65 ans, et surtout libération des postes pour les jeunes, pour les moins qualifiés. La réalité c’est qu’actuellement, on nourrit des rentiers inactifs qui se gavent et thésaurisent en culpabilisant les classes moyennes et inférieures qui se confondent de plus en plus. Redistribuer les produits du travail suffirait largement à financer un nouveau modèle. Etre socialiste, c’est ne pas accepter ces paradoxes et avancer vers le progrès, ne pas être que gestionnaire et comptable de la spoliation des humbles.

Philippe Wehrung, 01 novembre 2014 à 9h52

Si le PS a renoncé depuis longtemps à la collectivisation des moyens de production, les débats récurrents au sein de notre formation montrent que le soutien aux entreprises soulève encore des questions. Dans ce contexte, il nous semble indispensable d’engager une nouvelle réflexion sur le rôle que nous souhaitons leur donner dans la lutte contre le chômage et la réduction des inégalités sociales. Cette réflexion devra passer par la construction d’un diagnostic objectif et partagé au sein du Parti Socialiste sur l’état de nos entreprises dans les différents secteurs de l’économie. Car c’est sur la base d’un diagnostic économique et social crédible que nous pourrons présenter aux français des mesures économiques qui le sont aussi. Il s’agira d’apprécier les marges de manœuvre réelles des entreprises et de l’Etat dans un contexte de mondialisation et de faiblesse institutionnelle de l’Europe. Les mesures que nous proposerons ne devront pas seulement se concentrer sur le volume d’emplois créés mais aussi sur leur qualité, leur pérennité, leur caractère responsable et durable. Car si nous souhaitons résorber le chômage, nous ne souhaitons pas le faire au détriment des plus fragiles, qui connaissent déjà trop souvent la précarité dans leur parcours professionnel. Alors que les vieilles recettes dirigistes ont autant montré leur échec que les politiques libérales des gouvernements conservateurs, nous avons le devoir d’apprécier les dispositifs d’aide et les contraintes imposées aux entreprises privées françaises pour voir à qui cela profite réellement. C’est en ayant cette vision réaliste et pas seulement sur la base d’injonctions dogmatiques contradictoires, qu’il nous sera possible de soutenir les entreprises qui embauchent, rémunèrent justement leurs salariés, favorisent leur évolution par la formation tout au long de la vie et contribuent équitablement à la capacité d’action de l’Etat. Ainsi, nous pourrons proposer des mesures ciblées, efficaces et efficientes. Cet examen des conditions de production du secteur privé ne peut laisser de côté l’examen de celles du secteur public, une trop grande distanciation de situation entre individus selon leur parcours professionnel pouvant se transformer en obstacle à notre idéal de solidarité comme au consentement à la dépense publique. Nous sommes convaincus que tous les actifs doivent pouvoir compter sur le PS pour faire progresser leur droit à une vie professionnelle épanouissante et équilibrée. Cela implique de prendre en compte le vécu quotidien de ces individus et d’appréhender les entreprises dans toute leur complexité, en cessant de les considérer comme des espaces de rencontre entre exploiteurs et exploités.

leo le ster, 31 octobre 2014 à 21h06

pour moi il faut une société humaine de l'emploi et non de la pleine activité.La pleine activité tue les personnes et leur empechent d'avoir des liens sociaux.Le plein emploi tuerait les personnes quant aux bons emplois il aiderait les personnes.Il faut demander aux employés sur quoi ils veulent travaillés pendant leur formation et non que le patron décide tout.Il faut que l'employé décide de ce qu'il veut faire dans sa formation.Il faut faire une europe de l'emploi car on ne peut pas revenir en arrière il faut changer les politiques d'emploi en Europe.Il faut sensibiliser la communauté européenne sur les quartiers et pour cela créer une comission quartier dans l'union européenne.Pour cette comission c'est les peuples européens qui éliront la comission de quartier de l'union européenne.Que se soit dans les zones rurales ou dans les villes il faut que cette comission s'intérèssent à tous les quartiers et qui vont aider au devloppement de l'emploi.Pour aller plus loin il faut ajouter à cette comission quartier une comission village pour créer de l'emploi dans les villages d'europe.

Louis Gadet, 31 octobre 2014 à 19h35

contribution jointe au format PDF

Yves GUEST, 31 octobre 2014 à 18h39

Est ce qu'il faut une société du plein emploi ou de la pleine activité? Comment ne pas répondre OUI à cette question. La société doit s'organiser pour permettre à chacun de participer à son fonctionnement tout en s'y épanouissant en fonction des ses goûts et de ses compétences. Il nous semble que la recherche de l'accroissement du PIB ne doit pas être une fin en soi, mais que l'objectif recherché doit être le partage équitable de la richesse produite afin de permettre à chacun de vivre et de faire vivre sa famille dans la dignité: nourriture saine et variée, logement décent, accès aux soins, aux activités physiques et sportives, aux spectacles, aux différentes formes de culture et de loisirs... Pour autant l'organisation de la production des richesses ne doit pas être "fossilisée" et doit permettre l'émergence et le développement des nouvelles technologies à mettre au service de tous, ce qui implique une politique: - de soutien aux nouvelles initiatives et aux innovations - de partage équitable de la richesse produite (rémunération, temps de travail, ...) - de revalorisation des métiers manuels et de l'artisanat - de formation continue tout au long de la vie pour permettre l'adaptation aux nouvelles technologies et aux nouveaux métiers - de soutien aux personnes en recherche d'emploi: en matière de revenus, de formation et de mise en contact avec les employeurs potentiels.

florence augier, 31 octobre 2014 à 16h52

Des propositions pour la formation professionnelle Il faut réformer la formation professionnelle qui doit être un levier puissant pour lutter contre le chômage et la précarisation des emplois. En effet nous le savons tous, ce sont les salariés les mieux formés qui résistent le mieux en période de crise. Ainsi ce sont les salariés les plus qualifiés qui occupent les emplois en CDI, les CDD étant réservés aux jeunes ou aux moins qualifiés en particulier les CDD courts. Aujourd’hui la formation représente un budget de 31,5 milliards d’euros. Cependant malgré ce budget conséquent il faut souligner que notre système est très loin d’être efficace pour plusieurs raisons et j’en siterais deux : - D’une part la manne de la formation ne se déverse pas sur ceux qui en ont le plus besoin, en effet la formation bénéficie à 66% des salariés avec un niveau bac +2 contre 25% pour les salariés sans diplômes. - D’autre part on constate que nombre de postes vacants ne trouvent pas de candidats faute de personnel qualifié dans certains secteurs. Nous nous situons aujourd’hui à la 22 ème place sur 24 dans le classement établi par l’OCDE en matière de compétences des adultes. Il est urgent d’agir ! Pour cela je suggère de porter attention sur les points suivants. - La formation professionnelle doit être intégrée à la Responsabilité Sociale des Entreprises la RSE afin que chacun comprenne bien que la formation des salariés est un investissement d’avenir. - Il convient de mettre en place de véritables outils qui permettent d’apprécier d’une part la qualité des formations dispensées et d’autre part leur utilité tant pour les salariés ou demandeurs d’emploi que pour les entreprises - Il faut favoriser l’accès à la formation des personnes les moins qualifiées et des demandeurs d’emploi. - Il faut développer et réformer l’apprentissage en mettant en place des formations par unités de connaissances capitalisables qui pourraient se décliner dans le temps et être plus propices au développement des compétences en tenant compte d’une part des priorités des entreprises mais aussi de celle des apprentis. - Il convient également de réfléchir sur les possibilités d’intégrer une formation en apprentissage pour des salariés qui ne rentrent pas dans les critères d’âge aujourd’hui définis ! - Je pense que dans le cadre de la réforme il faut créer un dispositif qui permette aux salariés de réellement appréhender tout l’intérêt du Compte Personnel Formation (CPF) créé par la loi de janvier 2013. Pour cela il convient que tous les salariés puissent disposer d’un droit à l’information et à l’accompagnement quand à la mise en place du dispositif.

Jacques Calmon, 31 octobre 2014 à 14h39

En pièce jointe la contribution de notre section pour remettre la formation tout au long de la vie au cœur de notre projet.

Fédération de la Gironde, 31 octobre 2014 à 10h20

Comment créer de l’emploi ? • Réflexions sur le temps de travail (partage, réduction, répartition), en se concentrant sur l’objectif de diminution du chômage et sur la répartition de la productivité sur le temps de travail. Il en découle une réorganisation de la société tout entière (monde du travail, famille). La réduction du temps de travail est une conquête sociale de Gauche. • L’Emploi des jeunes doit être notre priorité absolue car sinon il en découle un risque social majeur. Le rôle de formation continu de l’Entreprise doit être rétabli ; cela permettra aux salariés et à l’entreprise d’anticiper les mutations technologiques ; cela fidélisera les salariés dans l’entreprise, ce qui est de l’intérêt du salarié et de l’entreprise • La formation tout au long de la vie est une nécessité : la formation initiale nous amène à un métier qui nous permet de trouver un emploi ; la formation continue pérennise l’emploi et et fait progresser les métiers • Changer d’échelle pour les ESS (Entreprises Sociales et Solidaires). Elles représentent 13% des emplois, souvent non dé-localisables. Elles ont une mission d’Éducation Populaire. • Réformer, encadrer et contrôler le statut actuel des autoentrepreneurs. L’objectif de ce statut louable, peut aussi induire une concurrence déloyale aux artisans et aux TPE, voire aux PME, et le développement de formes de précarité dans l’emploi. • Favoriser les SCOP (coopératives) avec test de l’activité • Mettre en place un Revenu Minimum de Vie, tenant compte aussi des « activités » ; le secteur associatif crée 10% des emplois • Développer et professionnaliser des métiers de proximité dont la France a besoin, tournés notamment vers l’aide à la personne « jardinage, gardiennage, accompagnement, préparation de repas… » • Analyser pourquoi les « contrats de génération » ne fonctionnent pas et proposer une amélioration de ce dispositif qui doit permettre l’emploi de jeunes dans les entreprises.

SNA Formation professionnelle Pascale Gérard, 30 octobre 2014 à 17h41

Depuis 2008, le Parti Socialiste, au sein de la commission formation professionnelle, a travaillé à ce que pourrait être une vraie réforme de la formation professionnelle, système jugé inégalitaire et complexe... Pour cela, nous avions proposé une méthode, celle du dialogue social élargi, et un objectif, la mise en œuvre d’un compte personnel de formation. Ce fut un des premiers chantiers engagés dès 2012 et qui a donné lieu à l’adoption de la loi du 05 mars 2014 portant sur la formation professionnelle, l’emploi et la démocratie sociale. Ce sont de grandes avancées qui ont été obtenues pour tous les actifs du pays : - Création du Compte Personnel de Formation (CPF), qui sera la propriété de chaque individu dès le 1er janvier 2015, et lui offrira 150 heures de formation pour 7 ans d’activité professionnelle, - Droit à se former, pendant le temps de travail, et sans accord de l’employeur, pour tout ce qui concerne l’acquisition ou les réapprentissages des savoirs de base, dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme - La mise en place d’un entretien professionnel obligatoire avec l’employeur tous les deux ans afin d’étudier les perspectives d’évolution professionnelle des salariés. - Une meilleure lisibilité du système : la loi place les régions en chefs de file et ces dernières deviennent compétentes pour tous les publics privés d’emploi en matière de formation professionnelle et coordonnent l’achat public de formation. Nous avons été attentifs à ce que ces nouveaux droits individuels s’exercent dans un cadre garanti collectivement. C’est la reconnaissance de la formation professionnelle comme un investissement social au service de la compétitivité hors coûts, pour les entreprises et pour les salariés. Il nous faut être désormais vigilants sur la mise en œuvre de cette loi. L’enjeu majeur réside dans l’information « grand public » de ces nouvelles mesures et l’accompagnement des actifs, salariés ou demandeurs d’emploi, dans la mise en œuvre de ces nouveaux droits. De plus, il serait marquant et politiquement porteur de donner dès le 1er janvier 2015 le nombre maximal d’heures de formation sur les comptes de tous les demandeurs d’emploi, au moins pour ceux dépourvus de qualification. Il nous faudra demain aller plus loin, et franchir une nouvelle marche vers la sécurité sociale professionnelle. En sécurisant les transitions professionnelles, en conjuguant les périodes d’emploi et de formation, et les temps de vie, nous pourrons alors avoir des parcours professionnels sans discontinuité et sécurisés du point de vue des revenus, et permettant une vraie progression professionnelle tout au long de la carrière.

Patrick SOULIER, 29 octobre 2014 à 20h15

Le travail, entre bénévolat et emlpoi.

jean paul jeandon, 29 octobre 2014 à 16h10

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en 2015 surement inférieur à 1%. Ce n’est pas uniquement la France qui est aujourd’hui dans une période de stagflation c’est toute l’Europe y compris l’Allemagne dont la rigueur budgétaire ne peut être critiquée. L’Europe et donc La France souffrent d’un manque criant d’investissements pour relancer la dynamique de croissance. En 2013, les investissements de l’ensemble des acteurs économiques en France s’élevaient à 465 milliards d’euros dont 55% provenaient des entreprises ,25 % des ménages et 19% des administrations publiques. Les collectivités locales représentent près des trois quarts des investissements publics .La relance de la croissance passe obligatoirement par la relance des investissements. Et c’est la concomitance d’un jeu d’acteurs au niveau européen et au niveau de chaque pays membres qui permettra de retrouver le chemin de la croissance positive. En PDF mes propositions.

Anonyme, 29 octobre 2014 à 14h19

J'aimerai vivre dans une société d'égalité des contributeurs; Impôts: - Chaque foyer devrait participer à l'effort national même à hauteur d'un euro symbolique, pour les plus modestes. En exonérer certain crée un nouveau clivage et notamment l'image d'un "citoyen inférieur". Il est nécessaire de réduire le sentiment d'injustice du contributeur; Pôle Emploi: - Annuler la possibilité de "pointer" depuis l'étranger.

Florence Augier, 29 octobre 2014 à 13h41

texte supérieur à 2700 signes publié en PDF intitulé : Pole Emploi une institution a repenser

Anonyme, 29 octobre 2014 à 2h43

Pour conserver nos entreprises, et en même temps créer des emplois et de la croissance: proposer aux entreprises (au-delà d'un certain chiffre d'affaires à déterminer) de: soit payer une part de leurs bénéfices en taxes, soit de réinvestir cette part (un pourcentage important, chaque année) dans le développement de l'entreprise sur le territoire français (par ex: redistribution pour la hausse des salaires des employés, achat de matériel, construction de nouveaux locaux, économies d'énergies, création d'emplois...). C'est un peu naïf , mais pourquoi pas? Au lieu de ne faire que taxer, on donne un choix à faire aux entreprises, avec un encouragement au développement en France.

Anonyme, 29 octobre 2014 à 2h08

Le chômage est une période d'inactivité qui devrait se situer entre deux périodes d'activité. Or, bien souvent le chômage dure et c'est ce qui pose problème. Le chômeur perd sa motivation à rechercher du travail, il perd l'estime de ses qualifications, il devient moins intéressant pour le marché du travail. La situation perdure...Les solutions qui se présentent à lui se réduisent: travailler pour un "copain"? devenir autoentrepreneur (si on a un projet)? accepter des petits boulots (mal payés)?... La solution que je propose: rendre obligatoire l'embauche d'un chômeur pour une offre d'emploi sur cinq (à définir) pour chaque entreprise. Et proposer en contrepartie des avantages aux entreprises (par exemple pas de charges sur ce salarié pendant un an - ce qui garantirait son emploi sur un an au moins, en plus). On aurait un système gagnant-gagnant, et un marché du travail où chômage ne signifierait plus "arrêt de travail indéterminé" ou manque de volonté de travailler. Cela ne résoudrait sans doute pas le nombre de chômeurs en France, mais assurerait un rythme plus fort sur le marché du travail, une impulsion, un espoir pour le chômeur. Et automatiquement le chômeur deviendrait un "travailleur" comme les autres avec de la valeur et de l'intérêt. Et je pense que si on supprime par exemple les charges (pour l'entreprise) pendant une certaine période en échange de son emploi, celle-ci serait prête à faire un petit effort pour le former s'il devait ne pas tout à fait correspondre aux critères de compétences recherchés pour le poste. (Je parle en tant que chef d'entreprise).

De la nécessité de la refondation de la Protection du salarié tout au long de sa carrière. (2/2) Attendu de l’augmentation exponentielle du nombre de salariés qui se rendent à leur travail « la peur au ventre » ; Au vu de l’augmentation du nombre de suicides liés aux conditions d’exercice de l’activité professionnelle des salariés ; Attendu que l’on estime que 10 à 15 % des accidents de trajet mortel peuvent être assimilé à des suicides liés aux conditions d’exercice de l’activité professionnelle des salariés ; Attendu que la durée de vie moyenne d’une entreprise en 2014 est de 25 ans (5 ans dans les commerces et les services), alors qu’elle était de 90 ans en 1950. Attendu que la protection du salarié est divisée en une multitude d’organismes qui ne communiquent pas entre eux, situation qui amène à ce qu’un salarié se doit de réaliser un véritable parcours du combattant pour faire valoir ses droits du fait de la véritable jungle administrative qu’est devenue cette protection. Attendu que pour qu’un dispositif de protection, pour qu’il soit efficient, se doit d’être accessible et compréhensible par toutes et tous ; et non pas par quelques sachants ! Au vu de la multitude, et la dispersion des intervenants ; Il ressort de la nécessité de la refonte intégrale tant du cadre juridique que des dispositifs de protection des salariés dans le cadre de la relation contractuelle déséquilibrée tant vis à vis de son employeur, que des clients ou il exerce son activité professionnelle, mais aussi de la protection liée à la perte d’emploi, et ce de manière transversale sur l’intégralité de sa carrière. Dans le cadre de cette refonte, le Parti socialiste se doit d’être une force de proposition efficiente efficace.

De la nécessité de la refondation de la Protection du salarié tout au long de sa carrière. (1/2) Alors que le nombre d’accidents de trajet (+6,1 %), et les maladies professionnelles TS (+123 %) augmentent entre 2003et 2012 selon l’étude de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (Femme : + 15 % et + 169 % ; Homme : -9 % et 91,2 %) ; alors même que le taux d’employabilité de la population active passait de 62,8 à 63,8 (+1 %) sur la période 2001-2011, selon l’OCDE, avec une réduction du différentiel d’employabilité homme femme de 2001 à 2011 de + 5, 5 % (en 2001 H : 69,7 % ; F : 56 % — en 2011 H : 68,1 % f : 59,7 %). Attendu que sur la période 2001 -2011, toujours selon l’OCDE, le taux d’emplois à temps partiel de la population active est passé de 16,3 % à 19,9 %, tout en maintenant à 3,3 % de population active ayant un deuxième emploi (+0,1 %). Attendu, selon l’étude de l’Officielle Prévention, de l’augmentation du stress dans l’exercice de sa profession de salariés lié au politique de management, et à des situations de harcèlements au travail (5 % à 15 % de salarié s’estiment être harcelés selon les entreprises). Attendu, toujours selon l’étude de l’Officielle Prévention, de l’augmentation du stress dans l’exercice de sa profession de salariés lié à la violence externe au travail (verbal et/ou physique), d’usure compassionnelle (ou vicariant) liée et/ou confrontée à des situations faisant éprouver des émotions intenses en contact avec des populations à risque (malades, blessés, SDF, victimes, etc.) ou confrontée à des situations faisant éprouver des émotions intenses. Attendu que la formation professionnelle est principalement réservée au personnel d’encadrement ; Attendu que les systèmes de formation professionnelle à destination des privés d’emploi ne sont que sur un procès de formation de courte durée (4 à 6 mois en moyenne), et souvent déconnecté de la réalité efficiente du ou des bassins d’emploi environnant. Attendu que le fondement du Code du travail date de la fin des années 40. Attendu que depuis sa date de création, le Code du travail s’est vu ajouter une multitude d’articles en fonctions de situations ponctuelles, sans que la cohérence structurelle de ce dernier soit réévaluée. Attendu qu’une personne qui démissionne se trouve privée de toute protection liée à l’absence d’activité salariée ;

Jacques Gravend, 28 octobre 2014 à 13h34

message ci-joint

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 10h55

La relance par la gratuité : Gratuité des transports en commun, des autoroutes et des tunnels. Pour mettre cette mesure en place, augmenter la CSG d'environ 5 ou 6 points. Les effets d’une telle mesure seront un réel plus pour les Français. 1 - Cela dopera le tourisme. La France serait le seul pays au monde à avoir les transports en commun gratuits donc tentant pour les étrangers de rester plus longtemps dans notre pays afin de bénéficier de cette gratuité. 2 - Moins de circulation donc moins d’accidents de la route. J'ai lu récemment une étude qui montrait que les embouteillages faisaient perdre environ 17 Mds € et combien font perdre à la Sécu les nombreux accidents ? 3 - Cela dynamisera évidemment nos entreprises en leur faisant faire d'énormes économies ce qui leur permettra de gagner des parts de marchés 4 - Cela boostera le pouvoir d'achat des Français. 5 - Afin de rentabiliser les transports en commun, autorisation de la pub dans les gares. Ex. Train aux couleurs de Dior, Danone, etc. 6 - Plus besoin de personnes aux guichets, n'y contrôleurs donc là aussi d'énormes économies 7 - Cela règlera aussi le problème de la concurrence à la SNCF

Jean-Jacques VINUREL, 28 octobre 2014 à 10h29

Quelle société voulons nous ? La gauche a toujours défendu l’idée que le progrès technique devait, en améliorant la productivité, permettre de subvenir aux besoins des populations avec moins de temps de travail. Ceci devant permettre à tous d’avoir du temps pour sa famille ses amis, sa vie citoyenne et ses loisirs. « Le travail ne se partage pas » répètent inlassablement les représentants du patronat. Il est clair que de leur point de vue, il est plus rentable d’avoir des salariés travaillant plus de 40h, avec un grand volant de chômage tirant les salaires vers le bas et rendant les salariés plus dociles. Le PS doit continuer, dans la lignée de la 5ème semaine de congé, des 35h à utiliser les gains de productivité pour réduire le temps de travail.

Jacqueline Payrot, 27 octobre 2014 à 21h45

contribution de la section PS d'Argelès-sur-mer 66700

Marie Motto-Ros, 27 octobre 2014 à 12h01

L’EMPLOI LA PRIORITÉ ABSOLUE. LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ PLUTÔT QUE L’AUSTÉRITÉ ET LA COURSE À LA BAISSE DES DÉFICITS. La déflation qui menace l’UE témoigne, au-delà des drames sociaux, de l’inefficacité économique de la politique de réduction brutale des politiques publiques, de l’austérité salariale et du recul de la protection sociale. Il faut rompre avec cette logique. Grands travaux et pouvoir d’achat Au-delà des nécessaires initiatives au niveau européen, la France doit engager une relance ciblée, sociale et écologique de son économie, qui passe par un soutien renforcé au salaires et au pouvoir d’achat, par une redistribution des richesses, une politique de grands travaux modernisant le pays et l’engageant dans la voie d’une économie dé-carbonée. Il doit être préparé avec les organisations syndicales. Car la gauche ne saurait au nom du dialogue social laisser le Medef imposer son rapport de force et ses vues. Pour crédibiliser la démocratie sociale, il faut la rééquilibrer en faveur des syndicats et des salariés. C’est une des tâches historiques de la gauche. Vers une sécurité sociale professionnelle Il convient dans nos dispositifs publics d’accorder toujours la priorité au maintien dans l’emploi, par exemple en privilégiant les mesures de chômage partiel plutôt que les licenciements et la rémunération du salarié au chômage. Entreprendre, produire, et consommer autrement Il existe de nouveaux gisements d’emplois, trouvés par le développement de l’économie sociale et solidaire, par le développement local, par l’économie circulaire, par la relocalisation de certaines productions, et par la promotion d’un mode de consommation plus sobre. La gauche s’engagera dans une nouvelle étape de la réduction du temps de travail, qui n’est pas limitée à la réduction légale hebdomadaire, mais qui peut s’inscrire tout au long de la vie. Le plein emploi et la pleine activité peuvent aller de pair, Si l’on engage la réflexion à partir de la notion du travail et de son utilité sociale. La réduction du temps de travail salarié/dans l’entreprise, doit s’accompagner d’une prise en compte et d’une valorisation de toutes les formes d’activités utiles à la société : bénévolat, militantisme, formation tout au long de la vie, citoyenneté, échanges de services, aides à la personne… Le projet de « revitalisation » de l’éducation populaire trouve là aussi tout son sens, comme le principe socialiste d’émancipation de la personne humaine.

Marie-Noëlle BAS, 27 octobre 2014 à 11h34

La conquête des droits pour les femmes a toujours été le combat de la gauche et du Parti socialiste. Chaque fois qu’elle a été en responsabilité, la gauche a toujours fait de cette question un enjeu majeur de sa politique. Néanmoins, en ces dernières années de crises économiques, les femmes demeurent les plus touchées par la précarité. En 1975, 16 % des femmes travaillaient à temps partiel. En 2012, elles sont 30 % (contre 7 % pour les hommes). Parmi elles, une sur quatre souhaiterait travailler davantage. La proportion de mères seules avec au moins un enfant dans la population pauvre, est passée de 20.6% à 22.3% en 2012. De plus, selon l’INSEE, 36 % de ces familles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le niveau de vie médian des familles monoparentales ainsi que le salaire moyen n’ont cessé de diminuer en 2012. Dans un contexte où les prestations sociales sont peu revalorisées, les revenus d’activité des ménages monoparentaux ne cessent de baisser. Alors que les familles monoparentales représentent 8,6% de la population totale, ce sont 36% des individus concernés qui vivent actuellement dans la précarité. Et parmi eux, les mères sont les plus particulièrement touchées, qui représentent aujourd’hui 85% des ménages monoparentaux. Et nombreuses sont celles qui ne parviennent pas à subvenir aux besoins de leurs enfants. La loi pour l'égalité homme-femme a fait avancer les choses sur deux sujets qui sont à la base des situations précaires dans lesquelles se retrouvent certaines mères célibataires : les inégalités professionnelles et les versements de pensions alimentaires. Mais les pensions alimentaires qui sont soumises à l’impôt sur le revenu par les mères et viennent en déduction du revenu des pères restent une inégalité et une injustice flagrante. Au Québec, les pensions alimentaires versées pour les enfants sont défiscalisées. Cette question devra donc être aussi au cœur des propositions qui amèneront une réelle égalité femmes/hommes dans notre pays.

Allain Brémard, 27 octobre 2014 à 11h07

Il faut arrêter de traiter des cohortes et prendre en compte des individus. Ceci doit se faire en termes de pédagogie, de parcours et d'orientation. ... voir texte PDF

Jean Christian REY, 27 octobre 2014 à 10h57

Réhabiliter le socialisme de la production

Maurice-Alain BAILLERGEAU, 26 octobre 2014 à 19h37

Charles-Edouard BOUEE PDG de Roland Berger Strategy Consultants et François ROCHE, grand journaliste économique et géopolitique, précisent dans un ouvrage paru chez Grasset (Confucius et les automates – oct. 2014) qu’à un horizon de 10 ans, les «robots» auraient créé une brèche de 3.000.000 emplois en France pour 500.000 créations. A moins de considérer et de prouver que cette prévision est une plaisanterie, le PS s’honorerait vis-à-vis de ses militants et sympathisants de s’inscrire dans un scénario à court terme (10 ans !) incluant un revenu de vie pour chacun, alimenté pour partie par les gains tirés de cette révolution et non transférés aux actionnaires. Si le PSE était en état de marche, ce dossier élaboré à l’échelle de l’Europe, gommerait bien des critiques sur le caractère illusoire d’un traitement hexagonal. .

Pierre-yves LEBRAULT, 26 octobre 2014 à 14h26

Bonjour, afin d’empêcher le recours systématique au moins disant et ainsi favoriser le recours à des entreprises d'intérimaires recrutés à l'étranger: Permettre aux collectivités, dans le cadre de marchés publics d'intégrer dans le cahier des charges l'obligation de ne pas recourir à de telles entreprises y compris dans la sous traitance.Si la totale interdiction n'est pas possible permettre un taux maximum. Les textes des marchés publics seront peut être à revoir

Roland Tourreau, 25 octobre 2014 à 19h01

La cour des comptes a dévoilé l'utilisation faite du Crédit Impôt Recherche par notamment les grandes entreprises : au moins 1 milliard d'euros part en optimisation fiscale. Alors que les labos de recherche publique manquent de postes il est possible de faire en sorte que la priorité de la recherche affichée par le gouvernement serve vraiment à la recherche. Utiliser ce milliard pour recruter des chercheurs et des techniciens de la recherche publique et universitaire ne coûte pas 1 euro mais nécessite seulement la décision d'une autorité politique. En contre partie ce serait l'occasion de mettre la recherche au coeur de la société.

Linda Laforge, 25 octobre 2014 à 16h06

L'emploi est le principal moyen de pouvoir vivre (ou survivre parfois). Il devrait être aussi le principal moyen de se réaliser, en faisant profiter la Société de toutes ses compétences. C'est en ce sens que le plein emploi est indispensable. Or ce n'est pas le travail qui manque mais les moyens de rémunérer tout le travail utile même si non rentable. Le moyen de rémunérer tout le monde est de reprendre le pouvoir sur la création monétaire. La monnaie ne devrait être que ce qu'elle était lors de son invention : un moyen d'échanges des biens et des services et non la valeur spéculative qu'elle est devenue aujourd'hui.

Saint-Pierre-lès-Elbeuf Section PS, 25 octobre 2014 à 14h06

Dans une période de mutation avec un chômage de masse nous devons répondre aux défis qui se posent, face aussi à la défiance des entreprises à employer de nouveaux salariés. Le contrat d'apprentissage pour les jeunes est une alternative qui doit s'accompagner d'un vrai statut salarial de ces jeunes dans l'entreprise, accompagnés par l'Education Nationale pour intégrer ces jeunes ensuite comme salariés à part entière avec une première expérience confirmée. Aujourd'hui, des apprentis sont employé à la place CDD sur des missions importantes et subissent la pression. L'Education nationale et l'entreprise doivent se rapprocher pour créer ce statut des apprentis qui deviendront les salariés expérimentés de demain. C'est aussi une réponse à la transmission des savoirs, le salariés qui accompagne le jeune est un parrain. La formation doit revoir la question des débouchés pour les jeunes. Favoriser la défiscalisation des apprentis dan l'entreprise. Développer les contrats en alternance y compris dans les collectivités. 1 euro investi dans l'humain doit être défiscalisé comme l'euro qui l'est dans la machine. Favoriser la mobilité est une réponse au chômage. L'accompagner avec des mesures pour le conjoint qui suit, pour la maison à vendre...Revoir les marchés publics pour aider les petites entreprises souvent de proximité à obtenir des marchés face aux grands groupes. Revoir aussi les salaires pour réduite les écarts et redonner de la dignité aux travailleurs et du pouvoir d'achat. Remonter les seuils pour les droits des salariés dans l'entreprise aiderait aussi les PME PMI à lever des freins à l'embauche de nouveaux salariés. Investir dans la recherche et le développement et le management. Pour les investissements étrangers, avoir un seul interlocuteur permet aussi de mieux comprendre le pays où ils arrivent. Changer le regard sur le travail est un impératif dans un monde qui change pour réinventer des solutions pragmatiques et à l'échelle locale aussi.

Gerard Delort, 25 octobre 2014 à 12h45

Je pense que l'état providence est terminé et doit être remplacé par un état qui, hors fonctions régalienne, aurait deux rôles : - assurer l'investissement en structure. Pour celà L'Europe actuelle doit cesser de favoriser un dumping fiscal basé sur l'idéologie strictement libérale. Pour plagier les impôts d'aujourd'hui doivent être les investissements de demain et les emplois d'aprés demain. Ceci passe par un accord fiscal européen avec des règles fédérales. - intervenir comme état-caution. Cette action doit cibler l'accès aux logements, aux études, aux permis de conduire.

POLITIQUE ÉCONOMIQUE : ÉVITER LA DÉFLATION, RESTAURER NOTRE COMPÉTITIVITÉ Imaginer des réformes économiques conformes aux attentes de nos concitoyens favorisant au plus vite une sortie de crise doit être notre ambition. Le plus probable, dans les 5 années à venir, est la persistance d’une croissance très modérée, en raison des déséquilibres persistants. Face à l’urgence du chômage, au péril de la déflation, la question centrale est d’imaginer des solutions pour relancer la croissance tout en maitrisant nos déficits. Première priorité : il faut obtenir une évolution de l’Europe : - concrétiser le plan de relance européen, dès 2015, et poursuivre la baisse de l’Euro, - rompre avec la naïveté de l’Union Européenne en matière d’ouverture commerciale, face aux pays (Chine, Etats-Unis, etc.) qui conservent leurs protections, - mutualiser plus rapidement les dettes publiques dans la zone Euro, pour redonner de l’oxygène aux pays en difficulté, - réduire les possibilités d’optimisation fiscale permettant aux multinationales d’échapper à l’impôt, mettre fin aux paradis fiscaux européens, - Lutter contre le dumping social en Europe, par exemple à travers la révision des règles des « travailleurs détachés » (BTP, transports). Deuxième priorité : poursuivre en France une politique budgétaire rigoureuse…mais plus nettement orientée contre la déflation, vers la croissance et l’emploi. - Maintenir l’objectif de 50 Mds d’économies mais privilégier les économies qui ne pèsent pas sur la croissance, en en faisant dès que possible l’inventaire, - Mobiliser plus rapidement l’abondante épargne des français pour davantage de logements sociaux, d’économies d’énergie, les énergies renouvelables, - Solliciter les « projects bonds », la BEI, les investisseurs institutionnels comme la Caisse des Dépôts pour le financement d’infrastructures, exclure les investissements des collectivités des mesures de rigueur - Imaginer des mesures simples : pas de charges sociales les 2 premières années sur les emplois créés dans les PME-PMI par exemple - Après le CICE, soutenir de façon ciblée la compétitivité de l’industrie avec le report du financement de la protection sociale sur l’ensemble des revenus via une CSG élargie et/ ou une forme de TVA sociale et écologique. - Accroitre le programme d’emplois d’avenir, financés par la lutte contre la fraude fiscale. - Engager une réforme de la fiscalité locale : taxe d’habitation liée totalement à l’impôt sur le revenu, harmonisation de la taxe foncière au niveau intercommunal. Maurice VINCENT, F. Pigeon, A. Dancert, A. Bernard, J.Ferrara, M.Royon, P. Fayol-Noireterre, J.Chevalier-Poinot, Y. Saccucci, M-O et Ch.Sasso (Saint-Etienne)

Anonyme, 25 octobre 2014 à 9h38

A propos de l'emploi et de la consommation: Tous les prélèvements réalisés depuis deux ans sur le pouvoir d'achat en particulier des retraités a pour effet , un de diminuer les aides que les parents apportent à leurs enfants en en second lieu d'amener les mêmes a augmenter leur épargne pour le futur. D'une part cela diminue le taux de consommation et en second lieu augmente l'épargne qui ne va donc plus à la consommation, comme les taux d'intérêts diminuent les épargnants dépensent encore moins, cette spirale déflationniste va continuer, plus les prélèvements vont augmenter plus la consommation va diminuer et donc espérer de la croissance dans ces conditions est impossible, cela augmente le chômage... La seule piste pour relancer la croissance c'est la croissance verte; mais pas avec de demi mesures, il faut la TVA à 0% sur les produits qui amènent à économiser l'énergie; tous les isolants, tous les appareils à faible consommation, en particulier les chaudières, que les travaux soient réalisés ou non par des professionnels, il ne faut pas mettre de condition, mettre la TVA à 0% sera plus suivi que les crédits d'impôts dont tout le monde n'est pas certain de bénéficier. Sir le principe diminuer les taxes des produits économes au lieu de les augmenter sur les produits soit disant polluants.

Régis COSSIN, 24 octobre 2014 à 23h28

Notre Société est basée sur le Capitalisme. Même un gouvernement dit de Gauche finit par endosser le costume. Par définition, les Entrepreneurs doivent faire un maximum de profit pour ne le redistribuer qu'à un petit nombre. L'Emploi n'est donc considéré que comme une charge. Le chômage est ainsi voulu et entretenu afin d'éviter les surenchères salariales. Une société capitaliste n'aura jamais le plein emploi. L'Education nationale assure la formation générale. Il faudrait prolonger cette prise en charge jusque dans l'Entreprise afin de parfaire la formation sur le métier spécifique. De même, lorsque l'on a perdu son emploi, il ne faut pas donner une formation arbitraire qui ne sera peut-être pas utile ni adaptée à un futur poste, mais donner cette formation dans l'Entreprise, sur le métier spécifique. Le chômage de masse dans les quartiers n'est pas un problème d'emploi, mais un problème de répartition géographique de la population.

Jean-Paul DELORME, 24 octobre 2014 à 22h55

Thème : Activité et plein emploi . Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacun(e) ? Valoriser les formations professionnelles CAP/BEP/BAC pro et technologiques notamment par l’apprentissage et l’alternance. Favoriser l’employabilité des salarié(e)s en développant la formation continue (notamment VAE) et la sécurisation des parcours professionnels. Redéfinir les objectifs de la formation en partant du principe que c’est l’emploi qui crée la formation et non pas la formation qui crée l’emploi. Mettre en place un système d’aide à la revalorisation des rémunérations pour les métiers considérés comme peu attractifs et pour lesquels un grand nombre d’emploi sont disponibles. Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ? Une priorité : Redonner de l’attractivité aux quartiers pour les habitants, les entreprises et les artisans… . Cela nécessite en préalable que les forces de l’ordre (Police…) puissent se réapproprier les quartiers. Développer les emplois de proximité et ré-humaniser les commerces et activités de proximité au lieu de privilégier les automates de distribution (station services, banques…). Continuer d’inciter l’implantation d’entreprise dans les quartiers mais en contrôlant la réalité de l’implantation et la création d’emploi dans ces zones. Ne plus sectoriser et concentrer les zones d’habitation et d’emploi dans les grandes villes, mais favoriser une répartition harmonieuse des entreprises (commerces et PME) dans le tissu urbain. Pour les militant(e)s de la section de Clermont-Ferrand Nord/Ouest, Le secrétaire de Section : J-Paul Delorme (0678860360 – del.jp63@yahoo.fr)

Justine Rouxel, 24 octobre 2014 à 22h54

Idée d'une source d'emplois utiles : la mise en place du ferroutage, qui devient indispensable quand on voit les files ininterrompues des camions qui traversent la France ... Idée d'une source de fonds pour le financement du ferroutage : Les fonds de l'Union européenne, vaste opération de déblocage pour ces travaux d'utilité publique, en commençant par les pays qui sont le plus traversés par les camions européens ...

jacques VAUGELADE, 24 octobre 2014 à 22h10

Peut-on encore croire au plein emploi? Le plein-emploi avec un chômage résiduel lié aux changements d'emploi n'est-il pas devenu une utopie? Que peut-on faire pour favoriser l'emploi? Une idée émise par le prix Nobel d'économie Jean Tirol est un contrat de travail qui remplacerai CDI et CDD. Ne peut-on envisager de ne remplacer que le CDD par un contrat à durée variable avec augmentation des droits avec la durée et transformation en CDI après un certain temps. Cela éviterait la frustration des salariés qui se voit refuser un nouveau CDD pour respecter un délai de carence. Il y a évidemment le risque que les entreprises préfèrent ce type de contrat à un CDI et en abusent, il faudrait imaginer des gardes-fous.

Michael Dlus, 24 octobre 2014 à 22h02

L'Accord National interprofessionnel du 11/10/2013 pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels des salariés, avec la création des nouveaux droits, pour les salariés, afin de sécuriser les parcours professionnels, et les moyens donner aux entreprises de s'adapter aux problèmes conjoncturels et de préserver l'emploi est, un pas vers la flexisécurité mais ne suffit pas à répondre aux problèmes macro et micro économiques. De 2008 à today, après les crises monétaires, crise financière, subprimes, quasi crack boursier, déflation, faillites d'Etats... ces épisodes nous démontrent que, dans notre monde, un monde "mondialisé" en mouvement en permanence, où l’appât du gain prévôt pour des spéculateurs sans vision à MT ou LT, le dumping social commencement de l'esclavage moderne...il faut aller plus loin. pour répondre en partie aux contraintes macro économiques - pour une VRAI EUROPE SOCIALE ET ECONOMIQUE, une vrai EUROPE POLITIQUE, où à l'intérieur de notre communauté, européenne, nous trouverons les moyens ensemble, entre Nations Européennes, de nous défendre contre les attaques spéculatives. objectifs ; harmonisation des législations au code du travail en prenant ce qu'il y a de mieux dans l'intérêt des salariés et des entreprises, une harmonisation de la fiscalité entre les Etats membres. Enfin, d'un point de vue micro, en France centralisation des organismes pour l'emploi et de l'aide sociale sous un seul ministère ou voir une décentralisation des caisses d'allocation chômage (sous la compétence des Régions par exemple) ; un allègement du code de travail et une amplification des accords interprofessionnels (où l'Etat n'interviendrait uniquement que pour protéger les salariés); l'assouplissement des licenciements sous condition de rendre presque obligatoire l'intégration à des syndicats pour les salariés embauchés (objectifs;taux de syndicalisation fort permettant un équilibre entre les parties; un dialogue social développé entre patronat et syndicats puissants ; une prise en charge des salariés par l'État en cas de chômage dans des conditions avantageuses ; incitations à reprendre un emploi pour le chômeur (obligations de formation, renforcement des suivis, et sanctions financières…) et, IDEM pour les employeurs et entreprises malveillantes (obligations de formation, suivis des entreprises et sanctions financières en cas de non respect des accords professionnels et légales. pour ce faire, un renforcement des compétences des Régions dans le domaine de l'emploi et plus de moyen humains dans les contrôles réalisés par le ministère du travail

marc MOREAU, 24 octobre 2014 à 19h43

Je pense qu'il faut à tout prix encourager l'apprentissage ainsi que la formation en alternance qui aboutissent généralement à un cdi dans la mesure ou ces formations sont un véritable investissement pour l'entreprise formatrice .Bien que je n'aime pas trop citer l'Allemagne comme modèle ,il apparait que c'est un système qui fonctionne très bien là bas car il y a un véritable climat de confiance entre les employeurs et les salariés avec un vrai respect entre les deux parties.Est-ce que c'est possible en France ?Pas sûr ! Certains patrons qui ne pensent qu'à faire des bénéfices sur le dos des salariés pourrissent le climat social en général et le climat de confiance entre les partenaires sociaux.Pourquoi certains patrons sont adorés par leurs salariés et d'autres sont détestés ,il faut vraiment se poser cette question pour réussir à sortir de la crise économique et sociale dans notre pays.Je pense que rien n'est perdu si tout le monde (patrons et salariés)est prêt à se retrousser les manches.Il faut que l'effort soit conjoint ,au lieu de voir certains avoir comme premier réflexe de s'expatrier en Belgique par exemple alors que d'autres(Les Frères Cougnaud) comme on l'a vu récemment en Vendée participent à une course cycliste avec leurs salariés.

Bachdan, 24 octobre 2014 à 19h13

Arrêter de taper sur le demandeur d'emploi Arrêter de nous bassiner sur le coût du travail. Un salarier sa rapporte et des dirigeants se gavent. Pas de salarié ==> pas de gavage L'Europe doit investir pour créer de l'emploi L'Europe doit appliquer la réciprocité pour les droits de Douane

calcul tabou, 24 octobre 2014 à 17h16

1) Des jeunes au chômage emplis de connaissances nouvelles et d'envie d'être "debout" 2) Des anciens obligés de travailler plus longtemps 3) Quelques Milliards pour les indemnisations chômage et x dispositifs d'incitation (emplois d'avenir , etc...)4) Quelques Milliards manquant pour équilibrer les caisses de retraite. Essayons de faire sauter les murs entre les différentes caisses (chômage/ retraite/aide à l'emploi etc) Certes l'équilibre sera un peu long à venir mais" l'avenir n'est pas loin"

Rita DI GIOVANNI, 24 octobre 2014 à 16h51

Qu'est ce que c'est une société de la pleine activité ? Une société ou période d'emploi- de formation-de congé parental par exemple ont la même valeur ? Sont reconnues comme aussi bénéfique pour l'individu que pour la société elle même ? Oui cette perspective me semble réjouissante mais en même temps comment assurer une rémunération suffisante dans les périodes "non productive " ? C'était, il me semble le projet des 35h, qu'en est-il maintenant concrètement dans les entreprises ? Il me semble qu'il y a une grande différence dans les modalités d'application entre les petites, moyennes et grandes entreprises, au détriment des petites entreprises et de leurs salariés mais cela peut dépendre des secteurs d'activité. Une grande différence aussi selon les catégories socio professionnelles, les cadres surchargés ne semblent tenir que grâce à la soupape des RTT. Puisque nous avons cette expérience grandeur nature, si nous devons la prolonger, la renforcer, peut-être faudrait-il s'appuyer sur un bilan pour en conserver les effets positifs et anticiper les dérives.

Carmen Esteve, 24 octobre 2014 à 16h01

Enfin une bonne idée: le contrat unique, et je suis de gauche et je ne rigole pas: j'habite depuis un moment déjà en Suisse, et ici il ont un contrat de travail avec des périodes d'essais et de préavis définis selon l'ancienneté et le poste. La Suisse a une dynamique économique tout à fait remarquable vu sa lenteur dans d'autres domaines, un taux de chômage de 3 % : excusez de peut, des salaires qui font envie dans tous les pays les plus riches au monde (et ceci dans tous les secteurs d'activités), des conventions collectives qui régissent la plupart de secteurs d'activités, donc les salaires minimaux assurés surtout dans le BTP ou la restauration. Vous devez convaincre surtout les syndicats et les banques que c'est une avancée sociétale et pas une régression sociale. Les banques et les agences immobilières car ce sont elles (entre autres) qui empêchent aussi l'avancée. La flexibilité vue comme une liberté aussi pour le salarié et pas seulement comme une punition. Et Dieu sait que je peste car les socialistes ne respectent pas leurs promesses par rapport surtout à la séparation des banques! Je vous envoie des bisous suisses

jean pierre leonard, 24 octobre 2014 à 15h28

Sans retomber dans de vieilles rengaines gauchistes, l'absence ou le manque de représentation des premiers déciles parmi les élites, les acteurs et les décideurs de notre République a laissé le champ libre aux idées libérales. La macroéconomie ne rend pas compte de la réalité et vouloir s'en servir pour manipuler la réalité c'est comme jouer au Grand Architecte avec des yeux d'enfant. Pendant des décennies, la France s'est dirigée vers une économie des services, prônée, aidée, subventionnée. Les politiques n'ont pas su diriger les grands commis de l'état; tous formés par le même moule économique.

Coignard Elisabeth, 24 octobre 2014 à 13h38

La révolution industrielle a favorisé la robotisation dans de nombreux domaines. Si une machine remplace tant d'individus, que fait-on de ceux qui restent sans emploi? On les euthanasie? Les machines doivent aussi payer des cotisations sociales, comme les travailleurs. Il n'y a qu'une seule terre à notre disposition, qui bientôt, si l'on ne sait pas recycler, ne pourra plus nous fournir en matières premières. Et vous parlez de croissance...de la consommation? Vous délirez?

PATRICK PORTIER, 24 octobre 2014 à 12h58

Des idées pour le financement de l'assurance chômage : il existe des taux d'accident du travail différent pour chaque entreprise en fonction de son taux de risque. Nous pourrions envisager une participation identique pour chaque salarié quelque soit le secteur d'activité dans lequel il travaille et une cotisation" part entreprise" calculée en fonction de son taux de risque ou d'utilisation de contrats de travail précaires (intérim, cdd) Des idées pour le calcul des exonérations de charges sociales : Forfaitiser les cotisations sociales, part salariale et part patronale dans une fourchette de salaire afin de "tirer" les salaires vers le haut. quelque soit le salaire dans la fourchette, la cotisation serait la même, d'où une facilité pour les entreprises de payer mieux leurs salariés

Anonyme, 24 octobre 2014 à 12h37

L'important, je pense, pour l'individu qui travaille ou qui ne travaille pas, c'est en quelque sorte, excusez cette expression triviale, d'être bien dans ses baskets et ce sans complexe. Pour un individu au chômage, le regard porté par la société est dévastateur. Or, ce peut être une période positive, de reconstruction, de retour sur soi, qui a des effets bénéfiques. Il s'agirait en quelque sorte de faire une pause dans ce maelstrom qu'est la vie, notamment urbaine. Mais, comment vivre sans un minimum de contraintes ? Etre au travail est la norme et doit le rester. Comment se contenter du chômage de masse ? Pour un socialiste, c'est intolérable. Ne vivons pas d'utopies ! Le travail reste le lien social indéfectible et le ciment de la société surtout quand la famille s'est à ce point atomisée. Le chômage ne peut être que transitoire et vécu, dépassé après éventuellement une formation, vers une autre situation professionnelle. Pour autant, il est bon de ne pas centrer exclusivement sa vie sur le travail. Le syndicalisme est un bon point d'appui au travail.

Nazaire MBAME, 24 octobre 2014 à 11h48

Pole emploi doit mettre en place un système et des aides pour aider des auto entrepreneurs à se mettre ensemble pour créer une entreprise par mutualisation des moyens et des compétences. Ce dispositif manque. Les gens veulent créer des entreprises, mais ils sont souvent seulset sans moyens ( souvent limités). Or en regroupant des gens sur le même projet qu'ils ont en tête ( reprise d'entreprise, création d'entreprise), et en les aidant, il y a de forte chance que l'entreprise se réalise et qu'ils s'en sortent. Merci.

Victor PECASTAING, 23 octobre 2014 à 12h39

Le plein emploi ne sera possible qu'à la condition de réduire le temps de travail. Déjà en 1992 Antoine Riboud PDG de BSN conseillait de passer à la semaine de 32 heures sans étape intermédiaire. Le temps de travail doit évoluer en fonction des gains de productivité si tel n'est pas le cas se sont les actionnaires qui s'approprieront le surplus de richesse ainsi produite. Il faut absolument avoir présent à l'esprit que la productivité à été multipliée par deux entre 1800 et 1960 alors que le temps de travail était en gros divisé par deux. De 1960 à 2010 la productivité a été multipliée par 5 sans que le temps de travail n'a pas évolué de manière significative. Sans réduction du temps de travail cette évolution de la productivité ne peut conduire qu'à un chômage de masse avec des conséquences dramatiques pour ceux qui sont exclus brutalement du monde du travail. D'un seul coup, ils perdre leurs revenus et doivent vivre en marge de la société car le travail permet de tisser des liens avec ses collègues et tout l'entourage professionnel. Autre conséquence, les chômeurs ne cotisant plus aux organismes sociaux, le déficit de ceux-ci se creuse automatiquement. Il faut rappeler ce que disait Roosevelt à propos du travail: "Le travail n'est pas une marchandise et la pauvreté où qu'elle soit constitue une menace pour la prospérité de tous." Par ailleurs, les chômeurs réduisent leur consommation ce qui contribue à une réduction de la demande. Le chômage n'est pas la conséquence de la crise économique, il en est la principale cause. Conscient du risque économique et politique créé par cette situation tour à tour, le FMI et la conférence de l'ONU pour le commerce et l'emploi ont demandé avec insistance aux gouvernements de l'OCDE de rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée au profit des salaires. Cette action doit être impulsée par le G20 afin d'obtenir une efficacité maximale. Bien entendu tous les efforts de formation des individus doivent être poursuivis mais sans création d'emplois il n'y aura pas d'amélioration significative et durable de l'emploi. La gauche française et plus particulièrement le PS doivent se saisir de ce problème, on ne peut se résigner à constater que le FN est le premier parti ouvrier de France. Le parti de Jaurès, de Blum et de François Mitterrand ne peut pas tourner le dos à plus d'un siècle d'histoire, renier son passé en préconisant des solutions libérale pour résoudre la crise et vaincre le chômage.

Rémi Cardon, 23 octobre 2014 à 11h03

Que serait une société du plein emploi et du bon emploi ? Dès les débuts de la révolution industrielle, l’apparition du chômage a provoqué des mouvements réclamant la baisse du temps de travail et le bris des machines pour assurer le plein emploi. Depuis, l’idée que le travail n’est pas un bien homogène qui se partage a du mal à passer dans les esprits , avec un marché du travail verrouillé . Ainsi, Michel Rocard a cru bon d’affirmer récemment que le plein emploi ne sera obtenu qu’en passant aux 32 heures. On pourrait multiplier les emplois car comme disait Keynes quelqu'un qui travail 15 heures par semaine peu subvenir à ses besoins . C'est toujours mieux de travailler 15 heures par semaine plutôt qu'être chômeur sans espoir d'avoir un emploi . Enfin pour avoir un bon emploi c'est avant tout passer par une bonne formation et une bonne organisation du travail avec comme slogan : " travailler moins individuellement et travailler plus en collectif " Michel Rocard . Faut-il une société du plein emploi ou de la pleine activité ? Il ne faut pas forcément une société du plein emploi mais un chômage à 5 % c'est déjà un objectif plus réaliste et intéressant pour l'économie . Un société de la pleine activité serait judicieux pour avoir des entreprises avec des gains de productivité fort pour investir : dans la création d'emploi et dans l'innovation . Pour avoir un société avec des entreprises qui établissent une vraie compétitivité au niveau européen voir international . Il faut être dans une perpective de pleine activité avant de parler de plein emploi . Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacune ? La formation est la base d'un emploi stable et équilibré . La formation c'est ce qui donne envie à l'individu d'effectuer les tâches après les avoir vus en théorie . La Formation permet d'établir de la cohérence dans un emploi . La formation c'est la base d'un travail bien fait et efficace . Développer la formation chez les chômeurs , c'est leur donner une chance de se reconstruire professionnellement . Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ? La réponse c'est la formation , la qualité de l'enseignement à l'école , c'est donner l'envie de travailler , d'être productif pour la société . L'école est cruciale dans les quartiers car c'est ce qui va permettre de réajuster de l'égalité dans l'apprentissage de connaissances et le développement d'une culture . Les emplois d'avenir , les services civiques doivent être des moyens pour combler les manques sur du court terme . Cependant sur du long terme c'est la formation qui va donner la possibilité de vaincre le chômage de masse dans les quartiers .

pierre gil, 23 octobre 2014 à 0h34

Les 5 principes du libéralisme : 1 atomicité de l'offre et de la demande; 2 : homogénéité de l'offre; 3 : transparence de l'information; 4 : pas de barrières à l'entrée et à la sortie d'un marché; 5 : libre circulation des biens des personnes et des capitaux. Contre exemple 1 : fournisseurs d'avions de lignes frêt et passagers : 2 dans le monde. Contre exemple 2 et 3 : lisez les conditions d'abonnements de téléphonie portable. Contre exemple 4 : les numérus-clausus des notaires , pharmaciens, huissiers, avocats, taxis . Par contre les prétendus libéraux tiennent à la condition 5. Donc le libéralisme n'existe pas. Pour créer de l'emploi sans que cela coûte au contribuable , supprimons les numérus clausus, cela stimulera la concurrence et devrait faire baisser les prix. Dans ces professions dites "libérales" très peu d'individus votent PS. Nous ne prenons pas un grand risque.

Jean-Louis GOUGNARD, 22 octobre 2014 à 21h11

Comment adapter le contrat de travail aux réalités du marché de l'emploi?

jean-jacques azous, 22 octobre 2014 à 20h41

La course à la productivité à tout prix, notamment en ayant un large recours à la sous-traitance, voire pire à la délocalisation, finit par tuer le plaisir que nous avons à travailler et à contribuer à la production de la nation. Nous nous épanouissons au travail, nous donnons le meilleur de notre créativité, à la condition d'avoir la sensation d'être socialement utile. La course au profit qui a pour but de faire monter l'action de notre entreprise, d'augmenter les dividendes versés aux actionnaires, au détriment de notre utilité sociale ne nous intéresse pas. Dans l'actuel contexte de fort chômage, nous ne comprenons pas pourquoi l'augmentation de notre carnet de commandes ne se traduit pas par des embauches, mais plutôt par un recours à des expédients comme le recours à l'intérim, à la sous-traitance.

Dominique Michenot, 22 octobre 2014 à 17h40

QUELLE CROISSANCE , RENFORCER NOTRE APPAREIL PRODUCTIF POURQUOI FAIRE ? Nous sortons de décennies où la croissance allait de soi : augmentation de la productivité, ouverture de nouveaux marchés, les 30 glorieuses …Depuis, avec la mondialisation, l’ouverture au reste du monde, à part quelques entreprises sur des secteurs de pointe, l’industrie de base se heurte à des concurrents à main d’œuvre bon marché et disparaît, l’agriculture productrice de minerai pour l’agro-industrie perd des fermes et des travailleurs tous les ans, … Renforcer un appareil productif , oui …Mais : -pour des produits à haute valeur ajoutée, -des produits agricoles de qualité et distribués localement. -pour des systèmes de production économes en énergie, respectant l’environnement ( pollutions industrielles, agricoles, rôle des transports dans le réchauffement climatique) -Pour des nouveaux métiers liés à la rénovation énergétique du patrimoine bâti. - pour des filières de production d’énergie renouvelables : parc éoliens , énergies marines, biogaz à partir de déchets végétaux ou organiques… -pour des circuits de distribution innovants qui privilégient les produits locaux, mutualisent les transports de biens transformés, via des plates forme de commande internet ; Produire doit avoir un sens : ce n’est pas seulement un moyen d’accumuler des dividendes, souvent au détriment des travailleurs, et ce n’est pas seulement un moyen de gagner sa vie : responsabilité sociale du chef d’entreprise qui investit, mais aussi des salaries à la production.. Valoriser les outils de l’économie sociale et solidaire : par ex, le statut d’entrepreneur salarié associé dans une coopérative de production pourrait assurer une issue aux nombreux auto-entrepreneurs isolés et souvent en perdition..

Philippe Geitner, 22 octobre 2014 à 15h56

Inventons une nouvelle société. Donnons le choix aux personnes de travailler ou non, car il n'y aura de toute façon pas de travail pour tous. Je propose de donner une petite rente à vie à ceux qui ne veulent pas travailler, en leur laissant la liberté de reprendre un travail à tout moment de leur vie. Je suis persuadé que ceux qui ont un travail ne le quitteront pas car il sera de toute façon plus rémunérateur. Mieux vaut être petit rentier en l'ayant choisi que de subir le chômage. Cette rente ne coûtera pas plus cher à la collectivité que le chômage de masse qui disparaîtra de lui-même avec ce système. Cordialement Philippe Geitner

Georges SKRIBA, 22 octobre 2014 à 14h37

- La Constitution dit - "un emploi c'est un droit , un revenu c'est un dû " , hélas ! , l'accés à l'emploi n'est pas garanti par la constitution ! , quand à "Pôle Emploi" , ce n'est pas un service publique , mais une agence ! , sous équipée , même les patrons n'ont pas l'obligation de passer leurs offres d'emploi à "Pôle Emploi" , alors ? , faites comme moi , Auto-Entrepreneurs , mais j'attends toujours une réponse , quand aux radiations du "Pôle Emploi" je le fus plusieurs fois ! , du coup , écoeuré , .. Je cherche du boulot ! ....

Section de la Roche-sur-Yon PS Vendée, 21 octobre 2014 à 16h55

Le thème du vieillissement et de la dépendance est un grand enjeu pour l'avenir. Une prévision, bien longtemps à l'avance, des places en maison de retraire qu'ils faut rendre disponible pourrait être réalisée. En effet, Il faut en moyenne 4 ans d'attente avant de pouvoir accéder à une telle structure. On remarque que les personnes âgées rentrent de plus en plus tard en maison de retraite et y restent de plus en plus longtemps. Le projet de loi de Marisol Touraine prévoit le maintien à domicile. (Ceci peut être une bonne chose.) Des municipalités ont faits beaucoup d'efforts dans ce domaine. Les collectivités locales en font-elles assez ? En effet , le privé ouvre mais est bien plus cher. Les demandes d'APA (Aide Personalisée d'Autonomie) sont soumis aux bons vouloir des conseils généraux. Il existe 6 degrés qui peuvent changer si on déménage dans un autre département. Même remarque sur l'inégalité territoriale. Les unités pour les malades d'Alzheimer pourraient être revues à hausse en prévoyant sur 10 à 20 ans. Des formations pour les aides soignants et/ou pour les aides à domicile pourraient être prévues. Remarque : Tout cela demandent des coûts supplémentaires mais nous n'avons pas réfléchi au moyen de le payer.

CNAR Germinal PEIRO, 21 octobre 2014 à 15h48

La question du plein emploi ne peut se borner à une approche centrée sur les emplois salariés consolidés, sans pour autant ignorer la légitime aspiration des chômeurs et précaires à (re)trouver un emploi. Les réalités économiques et sociales du secteur d'activité agricole et rural invitent à élargir le champ de notre réflexion afin de remédier à la désertification des zones rurales par la revivification des territoires.En termes de répartition spatiale : il est tout aussi essentiel de créer des emplois dans le rural que dans les quartiers. Les ravages du sous-emploi participent au délitement du lien social, à la fracture entre « gens d'ici » et nouveaux arrivants, au rejet des autres - urbains, écolos, "étrangers"…En termes de nature et de contenu des emplois : un lien direct avec notre politique agricole et le développement de l'agro-écologie ; installation d'agriculteurs, d'entrepreneurs ruraux liés aux productions locales et notamment à l'agroalimentaire, création d'activités à travers les processus de l'ESS. Les parcours professionnels ne peuvent plus être pensés en termes linéaires, où tout serait joué à l'entrée dans la vie professionnelle, mais en une succession d'étapes s'insérant dans les histoires de vie et dans les territoires. Cela invite à mettre l'accent sur la sécurisation des parcours professionnels, à restaurer la formation dans sa dimension première d'investissement dans le capital humain : formation initiale centrée sur les compétences fondamentales, formation tout au long de la vie, écoles de la 2ème chance... Des pistes concrètes pour dynamiser le développement de l'emploi dans les activités agricoles et rurales : • encourager l'installation en agriculture : privilégier le soutien à la création d'activité, faciliter l’accès progressif à l'activité et à l'emploi (à l'instar des dispositions de la loi d'avenir sur la limite d'âge du contrat d'avenir dans le secteur agricole, ou encore de l'accompagnement proposé dans les couveuses agricoles aux porteurs de projet d'origine non agricole), • une meilleure répartition des aides de la PAC qui prennent en compte aussi l'emploi, • un renforcement de la politique des structures pour limiter l'agrandissement et assurer une réelle maitrise du foncier en partenariat avec les collectivités territoires, • prendre sérieusement en compte les projets de ré-insertion fondés sur une activité agricole ou rurale, au titre de la « 2ème chance » y compris pour des candidats à l'installation d'âge « tardif », • explorer les gisements d'emploi offerts par le partage du travail en milieu rural, que ce soit à travers les groupements d'employeurs ou le mouvement coopératif (CUMA, coopératives d'activité).

Frédéric Lutaud, 21 octobre 2014 à 15h30

Avec plus de 5 millions de chômeurs officiels et 10 millions de français à la recherche d’un emploi (emplois subis, temps partiels, RSA, découragés…), personne ne peut plus prétendre que la croissance va fournir un emploi décent à tout le monde. Au contraire, les gains de productivité ont été multipliés par cinq en 40 ans et économisent du travail à l’échelle de la société tout entière. Depuis 1950 nous avons connu une croissance de 1000 % et une augmentation de 23 % de la population active tandis que le volume d’heures travaillées a diminué de 9 % et cela malgré des rebonds périodiques qui n’ont jamais fait l’objet d'un rattrapage permettant de renouer avec le plein-emploi. Le processus va même en s’accélérant avec la révolution informatique et l’avènement d’une économie « collaborative » qui est en train de devenir la norme dans les entreprises. Celle-ci supprime dès maintenant des emplois chez les cols blancs et dans les services. Une étude d’Oxford de 2013 prévoie que 47% des emplois existant dans le monde sont susceptibles d'être automatisés au cours des vingt prochaines années. Déjà en France, 1 emploi créé chez Amazone c’est 14 emplois détruits dans la librairie traditionnelle. De plus, notre pays compte aujourd’hui 250 000 salariés en sureffectif dans les entreprises. Moralité : nous produisons toujours plus avec moins en moins de travail humain et c’est une chance si nous partageons les gains de productivité. Il faut donc répartir le travail socialement disponible sur la population active si nous voulons avoir une chance de vaincre le chômage. C’est le devoir de la gauche que de prolonger le mouvement historique du partage du temps de travail. 400 entreprises sont déjà passées avec succès à la semaine de 4 jours, il nous faut généraliser cette expérience sans quoi les nouveaux gisements d’emplois ne suffiront à compenser ceux qui sont détruits. Nous avons les moyens de passer à la semaine de 4 jours à coût nul pour l’entreprise et pour l’État. Il suffirait de conditionner les baisses de charge à des obligations d’embauche qui par un effet d’assiette seraient source de recettes fiscales pour l’Etat. Cela évite de verser des indemnités à des chômeurs à la recherche d’un travail qui n’existe pas (150 000 offres d’embauche non pourvues pour 5 700 000 chômeurs toutes catégories confondues, avec un manque de main d’œuvre concentré dans la restauration, chez les infirmiers et dans le bâtiment. Telles sont les seules statistiques « fiables » dont dispose Pôle emploi). La modèle macro économique est prêt et à fait ses preuves. La diminution du temps de travail demande a être abordée avec un peu de courage politique et de sortir des discours convenus.

Xavier Dumont, 21 octobre 2014 à 0h01

Une nouvelle dynamique du marché du travail Compte tenu du taux de chômage actuel, plus de 11 %, il semble nécessaire de réformer le marché du travail. L’objectif étant d’intégrer plus de flexibilité et dans le même temps de développer de nouveaux droits pour les salariés. De manière générale on constate que les partenaires sociaux actuels ne sont pas représentatifs des salariés et des employeurs. Des réformes sont tout de même envisageables : • Homogénéisation du contrat de travail : un contrat unique comportant les mêmes droits pour tous. • Lois régissant le travail temporaire seront durcies • Des représentants des salariés seront élus aux conseils d’administration des entreprises. • Les caisses de l’assurance chômage seront intégralement gérées par les organisations syndicales : chaque salarié devra être adhérent d’un syndicat afin que celui-ci lui verse ses droits en cas de chômage. Dans le cas contraire, ses droits au chômage se réduiront au RSA. Ce dispositif permettra d’augmenter le taux de syndicalisation des salariés. • Les indemnités de chômage seront soumise à conditions : formation, contrôle de la disponibilité du chômeur, motivation de son retour à l’emploi. Le non-respect de ces règles induira une réduction des allocations chômage. • Pendant la période de chômage, chaque personne privée d’emploi devra impérativement participer à un programme de formation diplômant de quelques mois lui permettant un retour à l’emploi plus rapide. De cette manière, le chômage sera considéré comme une période d’évolution professionnelle par les salariés. • Les effectifs de Pôle Emploi devront être réorientés principalement vers la formation des chômeurs et le contrôle de leur motivation. • Pour renforcer le dialogue social, les négociations collectives des partenaires sociaux devront être périodiques dans chaque entreprise pour conclure des accords au mois de mars de chaque année. En l’absence d’accord à cette date, un conciliateur sera nommé pour statuer. • Les allocations chômage seront augmentées (65% du dernier salaire brut) • Les règles de licenciement seront assouplies et les durées de préavis réduites à 1 mois maximum. • Les conditions de travail des secteurs privé et public devront être alignées, en terme de contrat de travail (contrat unique), de cotisations, de salaires et de droit à la retraite. • Le temps de travail (de 28 à 39 heures) devra être adapté à l’activité de l’entreprise à l’instant T. La cible de ces mesures est de réduire significativement la durée moyenne de chômage des personnes sans emplois, de faciliter la rotation de personnels et ainsi de diminuer de moitié le taux chômage en France. Xavier Dumont – Section d’Annecy

Thomas PETIT, 20 octobre 2014 à 23h46

L’objectif principal de nos gouvernements est actuellement de faire croître le PIB, c'est-à-dire les échanges. Cette croissance est supposée permettre à tous de mieux vivre. Or nous constatons, et le livre de Thomas Piketty sur le capitalisme du XXIème siècle le démontre, que les inégalités augmentent tout en empêchant l’amélioration du niveau de vie de chacune des parties de la population. Seuls les 10% les plus riches profitent de cette politique. Aujourd’hui, le président a annoncé une politique de l’offre qui consiste à prioriser les aides aux propriétaires des entreprises pour une éventuelle croissance, plutôt qu’à chercher à améliorer la distribution des richesses. Pour moi, être socialiste, c’est pourtant bien chercher à améliorer cette distribution sans attendre une hypothétique et illusoire croissance du PIB. Être socialiste, c’est reconnaître que chacun a le droit à une part des richesses de la nation que ce soient des richesses naturelles, ce qui suppose une protection de l’environnement comme bien public, ou des richesses que l’on crée grâce à la mise en commun dans l’histoire des connaissances et des moyens de production, d’une manière ou d’une autre. Les objectifs de cette redistribution sont : la possibilité de vivre pour chacun et donc l’accès aux biens et services nécessaires pour vivre ; l’internationalisme qui exclue la compétitivité par les prix qui n’est autre que prendre l’emploi à la place des autres sans rien améliorer ; l’internationalisme qui rappelle que chaque homme a le droit de mettre un pied sur notre sol et d’avoir les mêmes droits et devoirs que ceux qui n’ont pour seul mérite que d’être nés entre des frontières dessinées par l’histoire et souvent par la force. Les moyens de cette redistribution sont : les prélèvements obligatoires qui répondent à des dépenses obligatoires ou qualifiées d’essentielles pour la vie des citoyens de la nation ; l’Europe pour coordonner la division du travail et la protection de l’environnement, mais aussi pour permettre l’accès à tous les citoyens à plus d’émancipation ; l’économie sociale et solidaire qui permet de redéfinir la rémunération des apports à la production ; la création monétaire orientée par l’Etat qui permet de dépasser les distributions passées sans pour autant condamner les propriétaires des capitaux. Cette redistribution est le vrai moteur de l'économie : pas de politique de l'offre ou de politique de la demande mais une politique socialiste de l'équilibre et du respect.

Guillaume PRUVOST, 20 octobre 2014 à 19h57

La question de l'emploi est une question récurrente, et à la différence d'autres thématiques, cette dernière est présente à l'échelon local, régional et national. Quel Maire n'a pas vu des gens désemparés se présenter à sa permanence en quête d'un emploi ? Quel Conseiller Général, ou Régional, n'a pas été interpellé sur ce problème du chômage ? Cette question transversale, puisqu'elle touche tout le monde de plus ou moins loin, n'est pas à prendre à la légère. Notre Président ainsi que le Premier Ministre ont chaque jour conscience de l'enjeu de l'emploi. Les chiffres du chômage sont chaque mois analysés, décortiqués et repassés encore et encore par les différents chroniqueurs qui tentent de les expliquer. Il me semble cependant que pour la majorité de nos concitoyens, ce n'est pas de l'analyse qu'ils veulent, mais de l'action...

valérie depierre, 20 octobre 2014 à 17h03

Il nous faut du bien être dans notre société, le PIB n'est plus le seul indicateur de richesse sur lequel nous devons nous appuyer. Chaque territoire a des particularités et des richesses différentes que nous devons valoriser et chaque territoire a des besoins différents. . Développons des poles économiques forts mais n'oublions pas les emplois qui répondent aux besoins des citoyens sur leur territoire : les activités de services, la santé, l'agriculture de proximité, sont des pourvoyeurs d'emplois sur les bassins de vie qu'il ne faut plus généraliser à l'ensemble du territoire nationale mais qu'il faut penser à proximité de la population. Appuyons nous sur les territoires pour prendre exemple sur les initiatives nouvelles. Soutenons l'économie différente, l'économie sociale et solidaire, l'économie circulaire, parions sur les nouveaux emplois comme les emplois verts. En ce qui concerne la formation, l'éducation ne doit pas s'éloigner des citoyens, doit répondre aux besoins des territoires, tout en permettant à l'individu de pouvoir faire ses choix : la question de l'orientation doit être repensée et les formations doivent être proches des citoyens. l'individu doit pouvoir se former toute sa vie. Nous devons valoriser l'individu, en soutenant les associations qui crééent le lien social et permettent à l'individu de s'épanouir. Le travail n'est pas la seul réponse au chômage de masse. c'est également l'épanouissement personnel et l'envie de réussir qu'il faut valoriser et notamment dans les quartiers.

Laurent Miermont, 20 octobre 2014 à 16h05

Budget 2015 : une politique d’austérité injuste et inefficace En apparence, le gouvernement aurait infléchi son cap. Ne vient-il pas de repousser de 2015 à 2017 l’objectif de ramener les déficits publics à 3%? N’a-t-il pas décidé de renoncer à mettre en œuvre de nouvelles mesures d’ajustement, par souci affiché de ne pas pénaliser davantage notre économie? Hélas il n’en est rien. Il ne s’agit que d’une concession au réalisme, puisque les objectifs initiaux de réduction de déficits ne pourront jamais être tenus. Certes, le trajet sera plus long, mais le cap est maintenu : celui de la rigueur. Or c’est une vraie politique de relance qu’il faut mener. Nous ne vivons pas des temps ordinaires, l’économie ne se redressera pas toute seule. Il faut prendre des initiatives pour éviter qu’elle ne tombe dans le bourbier de la déflation. Et de relance, il n’est bien sûr nullement question dans ce budget. En dépit des difficultés actuelles, qui ne font que s’aggraver, le gouvernement a encore répété sa volonté de mettre en œuvre son plan de réduction budgétaire de 50Md€. A cause des projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale, les Français subiront toutes sortes de ponctions (réductions des prestations familiales, gel des pensions de plus de 1200€, sans parler des gels sur les retraites complémentaires, baisse du… budget de l’emploi !!! réduction des indemnités chômage). Au lieu de ça, on aurait attendu par exemple un renforcement de la lutte contre la fraude aux cotisations sociales : 20Mds€ par an, selon la Cour des comptes. Au lieu de réduire les droits, le gouvernement ferait mieux de veiller à l’application du droit ! Parallèlement, les 3,5 Md€ de réduction de l’IR liés à la suppression de la 1ère tranche (qui par définition ne bénéficiera pas aux 50% de foyers déjà non-imposables) sont largement compensés par toutes sortes de prélèvements supplémentaires : hausse de la redevance TV, de la taxe sur le gazole, de la taxe « carbone », des cotisations retraite et, probablement, des impôts locaux. Et dire que cette politique d’austérité est conçue essentiellement pour financer le CICE… dont tout le monde sait qu’il est en très large partie un gaspillage de fonds publics, car les entreprises ont avant tout besoin de clients. Petit calcul : avec 41Mds€, on peut embaucher 2 millions de personnes à temps plein pendant un an et 700 000 personnes payées au salaire moyen de l’industrie ! Allez, un dernier pour la route : connaissez-vous le pourcentage des bénéfices (dont la taxation est allégée par le CICE) que les grandes entreprises françaises ont distribué en dividendes en 2013 ? 85%.

Jean-François Destouches, 20 octobre 2014 à 12h41

Pour une société du plein emploi, j'ai rédigé une contribution concernant le service public et la formation dès l'entrée à l'école et dès que l'enfant a un désir de projet de métier : je veux être...

Hélène CHALLIER, 20 octobre 2014 à 11h25

Synthèse : Basée sur l’adéquation Emploi Formation et la Valorisation de l’ensemble des métiers, l'activité s’appuiera en priorité sur les PME en simplifiant les formalités et strates administratives. Elle s’appuiera sur des règles communes et offensives au niveau Européen favorisant la recherche, l’économe verte et les activités non délocalisables. Les Réflexions : - Adéquation emploi formation, l’ambition de la formation doit être un métier, une formation à des compétences précises et une formation pour tous et non un % d’élèves au niveau Bac. Former les enseignants, simplifier l’accès aux formations, favoriser la mobilité et valoriser les filières techniques et technologiques, les filières professionnelles. - Investir fortement dans la recherche et le développement et favoriser la relation chercheurs – industriels. - Le Pacte de compétitivité est à maintenir, en contrôlant ses effets, mais à cibler en priorité vers les PME/TPE où sont les gisements d’emploi. - Simplifier les formalités et les strates administratives pour moins de complexité et plus de réactivité. Pour les formalités, privilégier un contrôle fort et dissuasif a postériori. - Pour le nombre de niveaux (Idéalement 2) donner les pouvoirs importants aux régions et aux communautés de communes. Mener une véritable réforme territoriale. - Lutter contre la délocalisation des métiers manuels dans les pays à bas coût, qui en plus de la perte d’emploi engendre aussi la disparition définitive des savoir faire et hypothèque le retour des activités. - Travailler au niveau européen pour accentuer les règles communes favorisant le commerce avec les pays respectant un certain nombre de critères sociaux et écologiques. - Favoriser les personnes qui reprennent une activité avec une association ( salaire /allocation) plus favorable que l’allocation de chômage. - Lutter contre la dépendance énergétique couteuse financièrement et politiquement en définissant les priorités énergétiques, valoriser les économies d’énergie et favoriser les énergies renouvelables.

Bernard Motto-Ros, 20 octobre 2014 à 10h35

Activité et plein emploi L’EMPLOI LA PRIORITÉ ABSOLUE. LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ PLUTÔT QUE L’AUSTÉRITÉ ET LA COURSE À LA BAISSE DES DÉFICITS. La déflation qui menace l’UE témoigne, au-delà des drames sociaux, de l’inefficacité économique de la politique de réduction brutale des politiques publiques, de l’austérité salariale et du recul de la protection sociale. Il faut rompre avec cette logique. Grands travaux et pouvoir d’achat Au-delà des nécessaires initiatives au niveau européen, la France doit engager une relance ciblée, sociale et écologique de son économie, qui passe par un soutien renforcé au salaires et au pouvoir d’achat, par une redistribution des richesses, une politique de grands travaux modernisant le pays et l’engageant dans la voie d’une économie dé-carbonée. Il doit être préparé avec les organisations syndicales. Car la gauche ne saurait au nom du dialogue social laisser le Medef imposer son rapport de force et ses vues. Pour crédibiliser la démocratie sociale, il faut la rééquilibrer en faveur des syndicats et des salariés. C’est une des tâches historiques de la gauche. Vers une sécurité sociale professionnelle Il convient dans nos dispositifs publics d’accorder toujours la priorité au maintien dans l’emploi, par exemple en privilégiant les mesures de chômage partiel plutôt que les licenciements et la rémunération du salarié au chômage. Entreprendre, produire, et consommer autrement Il existe de nouveaux gisements d’emplois, trouvés par le développement de l’économie sociale et solidaire, par le développement local, par l’économie circulaire, par la relocalisation de certaines productions, et par la promotion d’un mode de consommation plus sobre. La gauche s’engagera dans une nouvelle étape de la réduction du temps de travail, qui n’est pas limitée à la réduction légale hebdomadaire, mais qui peut s’inscrire tout au long de la vie. Le plein emploi et la pleine activité peuvent aller de pair, Si l’on engage la réflexion à partir de la notion du travail et de son utilité sociale. La réduction du temps de travail salarié/dans l’entreprise, doit s’accompagner d’une prise en compte et d’une valorisation de toutes les formes d’activités utiles à la société : bénévolat, militantisme, formation tout au long de la vie, citoyenneté, échanges de services, aides à la personne… Le projet de « revitalisation » de l’éducation populaire trouve là aussi tout son sens, comme le principe socialiste d’émancipation de la personne humaine.

eva bocchio, 19 octobre 2014 à 23h46

je souhaite le travail en cdi a 32 h la vae la formation tout au long de la vie le sport l integration arc en ciel et des handicapees plus de dialogues entre les generations

Anonyme, 19 octobre 2014 à 23h06

Les personnes qui se sont arrêtées de travailler pendant plusieurs années pour élever leurs enfants ou pour s'occuper de proches âgés ou handicapés doivent pouvoir accéder à une formation solide pour pouvoir se réinsérer dans la vie active. Hors faute de cotisations à pôle emploi et sans employeur qui accepte de supporter les coûts d'une formation universitaire, il est impossible de "reprendre ses études", le coût des formations étant fortement élevé si l'étudiant-e n'est pas en formation initiale. Si la personne en recherche d'emploi a un bon projet professionnel, pourquoi la barrière financière serait un blocage. Dans ce cas, le coût des études devraient être le même que celui des étudiants en formation initiale.

Olivier RIGAUD, 19 octobre 2014 à 17h14

Obtenir un taux de chômage nul semble irréalisable. Etant donné les conséquences néfastes qu'il a sur les personnes, il faudrait sans doute viser un taux de chômage compris entre 5 et 10 %.Il faudrait améliorer la perception de l'entreprise par l'ensemble de la population.

Section Castelnau-le-lez 34, 19 octobre 2014 à 16h33

Politique économique, entreprises et emploi. Réussir la fin du quinquennat ne sera possible que si nous renforçons la base d’appui du gouvernement qui s’est rétractée depuis 2012. Tout en mettant en valeur ce qui a été fait, nous devons corriger ce qui peut l’être, après un début du quinquennat marqué par plusieurs erreurs : - Ne pas avoir dit clairement au lendemain de la victoire la gravité de la situation laissé par la droite : une France en triple déficit (chômage, comptes publics, perte de compétitivité). Non seulement une relance par la consommation était encore moins possible qu’en 1981, mais il fallait un effort pour restaurer les marges des entreprises, les parts de marché, et l’investissement. - Sous-estimer la panne de demande de la zone euro et parier sur un retournement du cycle économique et la baisse du chômage fin 2013. Avoir trop vite baissé la garde sur la renégociation du traité européen de stabilité face aux conservateurs allemands, responsables de l’atonie de la demande européenne. L’annonce de 300 Md€ d’investissements par J-C Juncker est positive, mais il faut un calendrier et un financement par des eurobonds. - Choisir, à juste titre, avec le CICE fin 2012 et le pacte de compétitivité début 2014, d’abaisser significativement les charges des entreprises (40 Md€) pour améliorer leur offre compétitive, mais sans expliquer cette politique nouvelle pour la gauche, et sans négocier les contreparties nécessaires au plan macroéconomique et à celui du dialogue social dans les entreprises et les branches. Nous ne croyons pas que spontanément ‘les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain’. Pourquoi, par exemple, avoir renoncé à différencier l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués ? Pourquoi ne pas différencier les aides en faveur des entreprises les plus exposés à la concurrence ? La négociation et la signature d’un vrai pacte tripartite, gouvernement, organisations patronales et syndicales, aurait réduit les surenchères permanentes du MEDEF. - Aborder la nécessaire simplification du code du travail par une mauvaise entrée, les seuils sociaux, comme si le dialogue social était un obstacle à l’emploi. - Avoir annoncé sans étude suffisante une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, puis sans lisibilité accru le nombre de contribuables à l’IR, avant de l’abaisser l’an prochain. Plusieurs des points évoqués sont réversibles. Ainsi, la réduction des inégalités, les investissements dans la transition écologique, et une politique européenne de relance peuvent alimenter le retour à la croissance et à l’emploi. Mais le temps presse.

Françoise LAMY, 19 octobre 2014 à 4h50

POUR LA TAXATION DES MACHINES DE PRODUCTION Au vu de l’évolution des technologies, il m’arrive d’imaginer qu’à l’avenir presque toute la production sera effectuée par des machines et des robots de plus en plus intelligents… Avec bien sûr une chute très importante des emplois humains. Afin de prévenir des changements trop brutaux du marché du travail, avec ses conséquences sur toute la société, et afin que la production de richesses continue malgré tout à faire vivre les êtres humains (!), même si ce ne sont plus eux qui produisent, ne devrait-on pas remettre au goût du jour l’idée d’une taxation sur les machines de production ? Si une machine remplace 3 employés, l’entreprise qui l’abrite devrait payer une taxe de 3 ETH (équivalent temps homme) correspondant aux taxes que l’employeur aurait payé pour ces 3 employés dorénavant au chômage. Plus de salaire à payer pour eux certes mais au moins des taxes de production sur cette machine. Et ce n’est pas incompatible avec la compétitivité si on ajuste bien cette taxe. Peut-être ne faudrait-il l’exiger qu’une fois la machine amortie financièrement? Là je n’ai pas de compétence, mais cette idée me tourmente depuis longtemps.

Gisela Böttcher, 18 octobre 2014 à 16h40

Un bon emploi, c'est souvent un emploi conçu par soi-même, par exemple d'un auto-entrepreneur. Il serait bon de sortir ce statut de ses situations ubuesques: d'abord on s'inscrit chez l'URSSAF sous tel numéro d'activité, puis chez l'RSI - et selon les régions, un "masseur bien-être" peut tomber dans la catégorie artisan (statut non prolongeable au-delà de 3 ans) ou prestataire de service (sans limitation de durée), sans en être averti d'avance. Pire, la caisse de retraite des Professions Libérales frôle le dépôt de bilan. Ne pourrait-on pas saisir l'occasion pour fondre les différentes caisses en une, avec des économies de synergie permettant d'éponger les dettes, et régler aussi les incohérences du système? Ce serait un bon pas en avant.

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h22

On entend souvent en ce moment que seule l’entreprise crée de la richesse. C’est contraire au cœur de notre projet de société : la vraie richesse n’est pas monétaire. L’argent ne doit pas guider le monde. Il y a mille façons de contribuer à « l’enrichissement » de la société, c’est-à-dire à augmenter le bien-être de ses membres, à faire progresser le savoir et à diffuser la sagesse, à construire des œuvres, collectives ou individuelles, qui éclaireront l’histoire commune. En particulier, le soin attentif aux autres est la richesse même – bien qu’il ne survive pas à la marchandisation. Il est essentiel de reconnaître que la solidité de notre société repose sur ces « activités ». Elles relèvent d’un registre totalement différent de celui de l’emploi marchand, indépendant ou salarié. Mélanger ces deux registres, c’est perdre sur les deux tableaux. D’un côté, ce qui appartenait à la solidarité spontanée devient un lien monétaire entaché d’arrières pensées. De l’autre, la concurrence avec des formes occupationnelles ou bénévoles tire les salaires vers le bas. Pour ce qui concerne la sphère de l’emploi, nous faisons face à une transformation lourde du modèle, dit fordiste, où les hausses de salaires accompagnaient l’augmentation de la productivité des salariés, et permettaient aux salariés de consommer leurs produits. Cette redistribution par les salaires a permis l’émergence d’une classe moyenne et, au cours du XXe siècle, un progrès social largement partagé. Au XXIe siècle, la faible croissance du PIB et surtout le décrochage des salaires dans le PIB remettent en cause cette redistribution pour les générations actuelles. Le revenu du travail ne suit plus le cours des richesses monétaires. Tout l’édifice sur lequel nous avons construit notre système social s’en trouve déséquilibré. Deux options s’ouvrent à nous, l’une n’excluant pas l’autre : l’une consiste à inciter à l’augmentation des salaires et du taux d’emploi ; l’autre nécessite une refonte des recettes de notre système d’assurance sociale et de solidarité pour les ouvrir à d’autres assiettes que le salaire, notamment au patrimoine. Rappelons-nous enfin que les Français sont travailleurs. Notre taux d’emploi comparativement faible s’explique moins par des indemnisations chômages trop généreuses (elles ne le sont pas) que par l’absence de clarification du rôle de chacun dans l’entreprise. Réhabiliter les collectifs de travail, améliorer les conditions de travail, redonner du sens à ce qu’on fait ensemble… voilà les pistes du progrès, que nous devons partager avec les syndicats.

de Fumel-Monsempron-Libos section, 17 octobre 2014 à 10h20

Selon la déclaration de principes de 2008, « Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, c’est vouloir changer la société ». A ce titre, il nous faut nous battre pour initier le maximum d’emplois et les partager. Il faut tendre à ce que chacun puisse vivre dignement de son emploi. L’aide sociale doit aller avec une contrepartie à la mesure des possibilités des bénéficiaires pour les responsabiliser et les valoriser. L’emploi ne doit pas permettre à certains de gagner des sommes hors de proportion de celles de la grande majorité de nos concitoyens et le pouvoir financier ne doit pas rechercher systématiquement une rentabilité à court terme. Si la finance n’est pas notre ennemi, elle doit rester au service de l’économie réelle. Mais il est nécessaire de reconnaître la contribution de l’ensemble des activités, salariées ou non, indépendantes, artisanales ou bénévoles y compris celles des retraités, pour que chacun voit sa place reconnue dans la société. Les activités doivent contribuer au bien-être de l’ensemble de nos concitoyens et produire des biens utiles et compatibles avec l’avenir de la planète. Cela demande une formation longue, généraliste, adaptée à notre société mais aussi professionnelle, non limitée à une entreprise. Cela demande que l’économie sociale et solidaire ait les moyens de contribuer efficacement au développement local et soit un des outils des collectivités locales. Le pouvoir politique doit prédominer sur le pouvoir économique.

Marie Françoise Lardière, 17 octobre 2014 à 10h18

Deuxième contribution de la section PS de Cerizay sur le thème : Activité et plein emploi;

Alain Marchand, 17 octobre 2014 à 10h07

Depuis le sommet de Philadelphie les idées qui y furent développées ont été bouffées par le système économique mis en place bien avant déjà. Les très nombreuses réformes faites pour palier les conséquences monétaires, bancaires, industrielles, sociales du système sont vaines et continuellement reformulées. Le résultat des progrès techniques n'aboutit qu'à une pauvreté et une survie pour beaucoup et la fortune pour quelques millions. Le vrai problème que nous devons traité avant toutes autres nouvelles réformes est donc celui de la propriété des moyens de productions à vocation d'usage collectif. C'est ce droit qui permet depuis une soixantaine d'années d'accentuer partout la répartition de la production en faveur du possédant et non plus du travail. Cette inégalité a été comblée depuis un siècle par de la redistribution sans autre succès que d'améliorer le sort quotidien des plus démunis. Exemple des restaurants du cœur. Il faut que nous ayons comme objectif d'imposer des lois de répartition favorable au travail (Impôt progressif sur les ressources - droit de codirection capital / travail - ressources minimales - éducation généralisée) Pour quitter le système économique financier actuel il faut développer la mise en place de la justice sociale et axer les productions vers des produits écologiques. Les réseaux sociaux peuvent tenir lieu de lois générales actuellement administrées d'en haut. Le rééquilibrage du partage de ressources redonnera des moyens pour les services publics qui pourront donc être utilisés et pris en charge plus facilement par les citoyens La réflexion sur le bien être (bonheur ?) est plus difficile sauf si on admet que lorsqu'on a faim il est difficile d'être heureux, de même si on a froid ou si on ne sait pas lire ou écrire. Alors les actions à entreprendre rejoignent les paragraphes précédents. Toutes les idées d'aménagement de la vie commune deviennent simples si on choisit de commencer la modification du système économique en place actuellement.

léo petit, 17 octobre 2014 à 9h32

Pour moi être socialiste, c'est continuer de vouloir libérer l'homme du travail le plus possible, donc en partageant les tâches ingrates et obligatoires au bon fonctionnement de notre société et en laissant à chacun la possibilité de s'épanouir dans une activité professionnelle qui soit choisie. Ainsi nous pouvons imaginer une société ou tout le monde à un emploi à minima et un emploi choisi tant sur la forme, temps de travail, que sur la fonction, production de biens, de services, de loisirs, de culture. l'emploi minima serait une forme de revenu d'activité minima, qui garantiraient un revenue et une activité à chacun selon ses compétences et ses possibilités, un travail partagé, pour l’intérêt général. Cet emploi obligatoire pourrait être imposé dans l'ordre de 1 à 2 jours par semaine et chacun de compléter par un temps d'activité professionnelle choisi qui peut inclure ce temps de travail partagé, tous fonctionnaire un jour par semaine ! Mais tout le monde est rémunéré sur la même base sur le temps de travail partagé. Ainsi, sur 5 jour de travail par semaine, tous le monde en travaille 2. Payé TOUS au même tarif. Ceux qui veulent, qui peuvent travailler les autres jours le fond librement, négocie leur salaires et choisissent en sorte leur niveau de vie, leur activité, ou se forment... Plus de chomage, plus de RSA...le travail n'est obligatoire que deux jours par semaine en échange d'un revenu universel garanti (disons 800 euro), le reste du temps vous pouvez travailler plus pour gagner plus (sans blague), vous former, éduquer vos enfants, vous consacrer aux autres...politique, ong...et ce jusqu'à au moins 65 ans. les 5 dernières années les deux jours de travail obligatoire étant de la transmission de savoir aux plus jeunes, de l'encadrement, le contrat de génération... Bref une société plus juste, plus collective, plus socialiste.

Anonyme, 16 octobre 2014 à 14h39

Bonjour, Quelques idées : - Attribution d'aides aux collèges pour développer les filières de professionnalisation liées aux contextes locales (bois, énergie, automobile, aéronautique, santé....) ; - Délocalisation des sièges dans les zones défavorisées.

max sarfati, 16 octobre 2014 à 13h56

un chef d'entreprise peut hésiter à embaucher un salarié supplémentaire si il fait face à une conjoncture incertaine. Il n'embauche pas pour ne pas avoir à affronter la difficulté de licencier. la période d'essai, dans la convention métallurgie (qui regroupe l'électricité et l'électronique) pour les ouvrier et employés elle est contractuellement de deux mois renouvelable une fois pour les techniciens et cadres de trois mois renouvelable une fois. portons là à deux ans. Le chef d'entreprise se sentira plus confiant. Si la conjoncture n'est pas celle qu'il espérait, il peut facilement licencier le salarié embauché

max sarfati, 16 octobre 2014 à 13h50

la passage de 9 à 10 salariés et le passage 49 à 50 salariés déclenchent de nouvelles obligations sociales. Les statistiques montreraient ( je parle au conditionnel parce que je ne les ai pas vues) que ce serait un frein à l'emploi, les patrons de ces petites entreprises ne voulant pas avoir à supporter des charges administratives et financières supplémentaires. Il faudrait faire deux choses : passer le 10 à 15 et le 50 à 70. garantir aux entreprises qui osent franchir les seuils que ceux ci ne seront pas remis en cause pour les entreprises qui les auraient franchies.

Section Paris 15ème Javel-Grenelle, 16 octobre 2014 à 11h03

Annie Canels et Patrick Ardoin, section Javel Grenelle Paris 15ème Octobre 2014, nous avons dans notre pays 3,5 millions de chômeurs (catégorie A) et 2,3 millions de bénéficiaires au RSA. Et la situation continue de se dégrader. Garantir un emploi pour chacunE, quelque soit son niveau et sa catégorie socio-professionnelle en lui permettant de s’adapter tout au long de sa vie active, constitue un impératif social et sociétal majeur. Nous n’y parvenons plus. Dans ce contexte de chômage massif actuel, nous préconisons une formation accélérée avec un accompagnement et un suivi des compétences individualisés. Toutes les formes d’activité méritent d’être explorées et favorisées, y compris l’international. N’oublions pas non plus l’économie de la coopération et de la gratuité, l’économie sociale et solidaire, l’économie circulaire. La formation permet ces mobilités si elles sont préparées. De même, ce droit fondamental à l’emploi doit-il être concrétisé par un service public étendu dans un partenariat réel avec tous les acteurs privés. Les socialistes croient en la valeur du travail. Le travail doit permettre de s’épanouir, de se « décloisonner » en évitant d’être « enfermé dans un quartier ». Mais ce travail mérite salaire car il est la juste contrepartie de l’effort, de l’instruction et de la compétence. Les salariés précaires ou « au rabais » ne se justifient en rien. Hormis pour les zones touristiques et avec majorations salariales, nous sommes par ailleurs opposés au travail le dimanche. Sa généralisation perturberait les équilibres de la société et plus particulièrement la vie des familles. Au final, le plein emploi est-il possible ? La question se pose d’autant plus que compte tenu de la croissance durablement faible et des gains de productivité liés au progrès, on ne s’exonérera pas de la réduction du temps de travail pour améliorer davantage la situation de l’emploi. Une autre relation au travail doit guider notre réflexion. Le « temps libre », grande idée du premier septennat de François Mitterrand, doit retrouver toute sa place. Cette orientation est une bonne évolution car s’agissant de notre modèle sociétal, nous demandons de préserver du temps pour soi.

Section PS Villeneuve la Garenne, 16 octobre 2014 à 10h58

La question de notre relation à l’entreprise et à la création d'emplois a été un point qui a fait débat au sein de la section de Villeneuve-la-Garenne : - Comment faire en sorte que les entreprises prospèrent et qu’elles investissent dans l’humain plutôt que dans des placements financiers (dont la rentabilité à court terme est plus forte mais peu productrice d’emplois) ? - Comment faire en sorte qu’elles participent donc, directement ou indirectement, à l’intérêt général ? Il nous faut réconcilier le socialisme et l’entreprise qui ne sont pas des termes antinomiques quand les activités économiques sont régulées. Or, aujourd’hui, force est de constater, qu’il y a une adéquation difficile à trouver entre le monde de l’entreprise et les politiques économiques. La relation des socialistes à l’entreprise doit trouver les chemins de l’apaisement. De façon générale, plutôt que d’articuler les politiques et les réformes structurelles autour des préoccupations des grands groupes du CAC40, l’exécutif devrait être plus attentif aux spécificités des PME/TPE, plus fécondes en emplois sur le sol national.

Anonyme, 15 octobre 2014 à 18h03

Je me permets de revenir sur la (prétendue) loi de sécurisation de l'emploi qui depuis le 1er juillet interdit aux entreprises d'embaucher un salarié pour moins de de 24 h hebdo sauf pour les étudiants de moins de 26 ans et pour les salariés qui écrivent une lettre en disant qu'ils sont ok pour convenances perso ou plusieurs employeurs (et pour certaines branches). Que cette loi s'applique aux grandes surfaces ou aux grandes entreprises 100% ok mais dans une TPE c'est CONTRE PRODUCTIF. Cette disposition va à l'encontre de la sécurisation de l'emploi car une TPE ne peut se permettre d'embaucher pour 24 h/s si son activité ne nécessite qu'un mi-temps. Donc on punit la TPE qui ne peut croitre progressivement, punit le chômeur qui ne peut signer une telle lettre et on risque de favoriser le travail au noir ce qui est mauvais pour tout le monde. Pourrait-on jusqu'à ce que la France ait au moins 3 trimestres consécutifs de croissance à 1.5 % être beaucoup plus souple avec les TPE pour qu'elles puissent progressivement se développer ???? Pourrait-on de temps en temps faire preuve d'un peu plus de bon sens ? Ci-joint extrait note d'un bureau comptable

helene karyotis, 15 octobre 2014 à 14h44

les chiffres du chomage souvent faussés. Il est souvent préférable de faire une rupture de contrat que prendre un congé parental. trop de travail au noir, des heures supplémentaires non déclarées. Revoir les conditions du cumul retraite/emploi car ce dernier prive des chômeurs d'un travail que certains retraités n'ont pas besoin financièrement au détriment des offres non pourvues.Rappatrier des activités en France comme les cartes vitales,par ailleurs mal gérées.Taxer fortement entreprises qui décentralisent et revende en France.Encourager contrats insertion dans les quartiers (obligation aux entreprises ?)Favoriser dans les appels d'offres entreprises Françaises et locales.Mieux rémunérer cumul emploi/chomage , Acoompagner une reprise car parfois pas avantageuse (pertes APL,etc.)

François COLLIGNON, 15 octobre 2014 à 13h29

Voir PDF ci-joint

Marie-Jo de Scaër, 14 octobre 2014 à 21h37

Pour que l'argent circule de manière officielle, et reste dans les secteurs, il faudrait créer des « boucles économiques » par exemple en partant d’un besoin social identifié (services aux personnes âgées pour le maintien à domicile, constructions de maisons adaptées en locatif, accueil à domicile en permanence ou seulement quelques journées par semaine, comme pour les assistantes maternelles, de personnes handicapées ou âgées...) où l’argent investi est distribué localement et revient très vite en consommation et en création d’emplois (seniors qui n’ont plus d’emploi mais qui ont encore leur maison), surtout dans les secteurs défavorisés où le logement est peu cher : ainsi, la part investie génère immédiatement de l’activité économique.

Marc SAUVEZ, 14 octobre 2014 à 10h06

Je voudrais que la formation "professionnalisante" ne soit plus un gros mot. Je sors d'écoles post bac dans lesquelles les enseignants avaient un métiers et nous apprenaient à faire ce métiers et nous guidait vers une activité. Je suis terrifié par la situation de ces jeunes de milieux souvent modestes qui admettent les 3 à 5 années post bac à glander dans des formations psy, socio ou art avant de commencer à 25 ans des études conduisant à un métier. Il faudra un changement de cursus pour les jeunes et une vision totalement renouvelée pour la carrière des profs assurant ces années "de transition" souvent de gauche mais totalement réactionnaires de fait. MS enseignant professionnel bénévole de plus de 65 ans en fac

Marie MOTTO-ROS, 13 octobre 2014 à 12h47

Activité et plein emploi L’EMPLOI LA PRIORITÉ ABSOLUE. LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ PLUTÔT QUE L’AUSTÉRITÉ ET LA COURSE À LA BAISSE DES DÉFICITS. La déflation qui menace l’UE témoigne, au-delà des drames sociaux, de l’inefficacité économique de la politique de réduction brutale des politiques publiques, de l’austérité salariale et du recul de la protection sociale. Il faut rompre avec cette logique. Grands travaux et pouvoir d’achat Au-delà des nécessaires initiatives au niveau européen, la France doit engager une relance ciblée, sociale et écologique de son économie, qui passe par un soutien renforcé au salaires et au pouvoir d’achat, par une redistribution des richesses, une politique de grands travaux modernisant le pays et l’engageant dans la voie d’une économie dé-carbonée. Il doit être préparé avec les organisations syndicales. Car la gauche ne saurait au nom du dialogue social laisser le Medef imposer son rapport de force et ses vues. Pour crédibiliser la démocratie sociale, il faut la rééquilibrer en faveur des syndicats et des salariés. C’est une des tâches historiques de la gauche. Vers une sécurité sociale professionnelle Il convient dans nos dispositifs publics d’accorder toujours la priorité au maintien dans l’emploi, par exemple en privilégiant les mesures de chômage partiel plutôt que les licenciements et la rémunération du salarié au chômage. Entreprendre, produire, et consommer autrement Il existe de nouveaux gisements d’emplois, trouvés par le développement de l’économie sociale et solidaire, par le développement local, par l’économie circulaire, par la relocalisation de certaines productions, et par la promotion d’un mode de consommation plus sobre. La gauche s’engagera dans une nouvelle étape de la réduction du temps de travail, qui n’est pas limitée à la réduction légale hebdomadaire, mais qui peut s’inscrire tout au long de la vie. Le plein emploi et la pleine activité peuvent aller de pair, Si l’on engage la réflexion à partir de la notion du travail et de son utilité sociale. La réduction du temps de travail salarié/dans l’entreprise, doit s’accompagner d’une prise en compte et d’une valorisation de toutes les formes d’activités utiles à la société : bénévolat, militantisme, formation tout au long de la vie, citoyenneté, échanges de services, aides à la personne… Le projet de « revitalisation » de l’éducation populaire trouve là aussi tout son sens, comme le principe socialiste d’émancipation de la personne humaine.

Suzanne Soirita, 13 octobre 2014 à 10h47

Voir fichier pdf joint

Sylvie Toutee, 13 octobre 2014 à 9h44

Il nous semble important de privilégier la formation initiale et continue au sein de l’entreprise. En cas de licenciement économique, et pour éviter que des salariés se retrouvent au chômage, il est nécessaire que les entreprises privilégient la formation. De même il faut éviter l’orientation des jeunes par défaut, permettre le développement de l’apprentissage et la formation en alternance Les zones rurales sont aussi concernées par l’accroissement du chômage, c’est pourquoi les territoires ruraux ne doivent pas être délaissés ; il faut permettre à ces jeunes de poursuivre leurs études, de bénéficier des mêmes chances (augmentation des bourses et développement des services publics). Il faut permettre à chaque personne de pouvoir bénéficier d’un emploi, la diminution du temps de travail doit être poursuivie. Chaque salarié doit pouvoir s’approprier au sein de l’entreprise les mécanismes de fonctionnement, il ne faut pas laisser aux seuls financiers les choix stratégiques de l’entreprise. La valeur ajoutée de l’entreprise est créée aussi par les salariés, ils doivent pouvoir donner leur avis, très souvent ils connaissent mieux l’entreprise que des dirigeants qui sont nommés pour appliquer une politique où le travailleur n’est pas écouté, où les CDD, l’intérim sont considérés comme des variables d’ajustement. Les syndicats, les comités d’entreprise doivent être des partenaires privilégiés Il faut aussi favoriser de nouvelles formes de structures, comme les sociétés coopératives de production. Les entreprises bénéficiant du CICE doivent prendre en compte l’emploi et la formation. Les branches professionnelles doivent être associées pour vérifier que les subventions versées aux entreprises ont bien été utilisées pour l’emploi et la formation et non pour l’augmentation des dividendes aux actionnaires

Quelle perspective de société la gauche doit-elle pouvoir incarner ? La gauche doit embrasser à nouveau la cause qui la distinguera toujours de la droite et du Front National : la réduction des inégalités sociales et économiques en France. La lutte perpétuelle contre le chômage, sans stabilité dans les moyens utilisés, et les promesses permanentes de croissance ne permettent pas à la gauche d’afficher sa différence et son bénéfice pour une société, de même qu’elles condamnent l’action gouvernementale à être totalement dépendante d’indices économiques non maîtrises. Une société de plein-emploi ou de forte croissance ne fait pas une société aux inégalités maîtrisées : les Etats-Unis des années Reagan-Bush, l’Angleterre de Thatcher et même l’Allemagne de Schröder peuvent le prouver. Par ailleurs, quelle perspective offrons-nous aux salariés français, si la raison d’être exclusive de la gauche au pouvoir est de réduire le chômage en sacrifiant leurs conditions de travail ? La réduction des inégalités, dont l’augmentation n’a pas attendu la résolution de la crise, doit être immédiate et palpable. Elle doit s’incarner par l’adoption de mesures symboliques : - limitation des écarts salariaux dans les entreprises - conditionnement des exonérations fiscales accordées aux entreprises à une « montée en gamme » des conditions de travail Elle doit également affirmer le rôle et l’importance des syndicats, dont la raison d’être même est désormais contestée. La gauche doit enfin affronter l’adversité qu’elle suscite chez ses adversaires politiques. Adopter les revendications de ses adversaires, sur le plan économiques comme des mesures sociétales, ou enfermer le débat politique dans une dynamique d’expert-comptable sont des éléments meurtriers pour sa singularité. Le vote Front National, particulièrement dans les régions industrielles sinistrées de France, ne se construit pas par une adhésion à ses thèses, mais par une désespérance dans ce que la gauche au pouvoir propose. La gauche, même au pouvoir, même majoritaire dans l’ensemble des institutions de la république, sera toujours dans une position outsider. La gauche au pouvoir, si elle assume son identité, fera toujours face à des forces économiques et financières dominantes, elle ne pourra jamais pleinement changer la vie en un quinquennat mais, fière de ce quelle est, elle laissera toujours un patrimoine aux français. C’est ce qui fera toujours la noblesse de la gauche au pouvoir. Si nous cédons « l’autre politique » au Front National, par conformisme ou ce que certains appellent la responsabilité, la gauche n’incarnera plus jamais l’espoir économique pour les millions de français qui en ont besoin.

Mennecy Section PS Mennecy, 12 octobre 2014 à 22h34

Voir PDF.

Christian Lamasse, 12 octobre 2014 à 22h08

Etats généraux du PS - Section de Trévoux-Reyrieux le 10/10/2014 5 présents Question retenue : Activité et plein emploi Une société de plein emploi implique travail, salaire et revenu pour tous, mais elle concerne aussi le sous-emploi (travail à temps partiel non désiré ne permettant pas de vivre décemment). Les emplois se raréfient (robotisation, productivité, limites au besoin de renouveler l’achat d’un même produit), mais les emplois sous-qualifiés sont en augmentation ; par exemple, les services d’aide à la personne, mais quelles formations adaptées à ces emplois ? Les métiers du développement durable sont une source d’emplois d’avenir importante. Une société de bon emploi permet de vivre correctement, d’être utile à la collectivité et d’avoir une bonne qualité de vie. Les handicapés doivent avoir leur place. Une société de pleine activité doit permettre à chacun d’être actif, dans un emploi ou dans une association (compensation financière) à caractère sociale (utilité sociale ou loisirs) ou marchande. Les non-actifs ne doivent pas sentir assistés, inutiles : la formation et l’activité sociale doivent prendre le relais. La formation est nécessaire tout au long de sa carrière (crédit d’heures). Il faut lutter contre les préjugés sur l’enseignement technique (manuel ou non). Les métiers du développement durable doivent être un axe prioritaire. Certains jeunes ne veulent pas faire certains métiers : éducation déficiente (motivation et concentration) et recherche d’argent « facile » (attirance de la marginalité). Chômage de masse dans les quartiers : - Education et formation non adaptées ou absentes - Les encadrer et les motiver pour être présents et actifs dans des associations - Valoriser les métiers d’éducateurs, d’animateurs - Eduquer les jeunes sur l’argent facile (drogues, stars du sport et du spectacle) - Revoir l’urbanisation et installer des services publics - Contrats spécifiques pour les remettre sur le chemin du travail

Patricia Langlois, 12 octobre 2014 à 21h01

La réduction du chômage ne peut passer que par le partage du travail. La croissance ne peut continuer d'être invoquée alors qu'elle est incompatible avec l'écologie. Les gains de productivité réduisent inexorablement le temps de travail disponible. Prenons-en acte. Partageons le travail !

André DENOU, 12 octobre 2014 à 18h27

Contribution de la section Cœur d’Estuaire Rappel des engagements de François HOLLANDE : L’emploi était notre priorité n°1, par l’instauration de contrats de générations, d’emplois d’avenir, par la baisse du coût du travail sans celle des salaires, par la sécurité de l’emploi avec de nouveaux droits pour les salariés, par la formation professionnelle réformée et conclue lors d’ un accord entre le patronat et les syndicats sur la création d’un compte de formation pour chaque travailleur, par la stabilisation de pôle emploi dans la création de 4000 nouveaux postes, par un plan européen pour l’emploi des jeunes dans la mise en place d’un fond de 6 milliards, par le soutien à l’emploi associatif en baissant la taxe sur ses salaires, par la mise en place d’une banque publique d’investissement de 42 milliards mis à la disposition des entreprises, par la volonté d’une relocalisation, par la lutte, par l’augmentation du pouvoir d’achat créateur de consommation, par l’augmentation du SMIC, par la favorisation d’une épargne populaire, par une aide aux petites retraites, par une augmentation des services sociaux de l’énergie, par l’encadrement des loyers, par la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales qui freinent les investissements, l’instauration des droits rechargeables, des emplois francs dans les quartiers, la mise en surveillance des banques d’investissement, la lutte contre les emplois européens low cost, par la mise en place d’un pacte de croissance européen…. Et maintenant en septembre 2014 ou en sommes-nous ? En 2012, il y avait 2 778 000 chômeurs ,nous sommes en 2014, 2 ans après, 2 784 000 (rapport Insee) soit 6000 demandeurs d’emploi en plus. Ca ne paraitrait pas énorme, 6000 en 2 ans ou 250 par mois, mais ce sont des hommes et des femmes et le but était de faire chuter la courbe pour atteindre le plein emploi. Alors proposons, donnons des idées : mettre en œuvre la grande réforme fiscale tant promise. Pour réduire le chômage, pour atteindre le plein emploi : faire une Europe égalitaire, sociale, industrielle, construire une Fédération Européenne pour répondre à la concurrence mondiale, ou entre autre, la banque européenne participerait à la vie des peuples. (Rachat des dettes par exemple). Utiliser les profits de l’intelligence artificielle pour toutes les entreprises qui créent des emplois, fabriquer des chercheurs, créer des bons emplois par l’éducation, la formation, les stages, supprimer les paradis fiscaux, éduquer les banques, réduire les différences de salaires, donner du pouvoir d’achat pour que chacun ait les mêmes chances devant les évolutions, les progrès, ……….

Bagnolet Section Socialiste, 12 octobre 2014 à 18h11

Le retour au plein emploi, serait-il une utopie ? Selon certains, une politique du plein emploi plus efficace passerait par la relance de l’apprentissage des jeunes comme des seniors. « Réformer ce n’est pas cesser, ce n’est pas régresser », il ne faut pas remettre en cause nos acquis sociaux tels que les 35h et les heures légales de travail. IL nous faut réfléchir à de propositions telles que le RSA + 10%, un plan de lutte contre la pauvreté, des emplois d’avenir et la garantie jeune +++. Aujourd’hui, la courbe du chômage continue à tendre vers le haut et nos dirigeants politiques de droite comme de gauche, sont septiques car ils croient avoir tout essayé comme le prétendait jadis François Mitterrand. Quelle serait une société du plein emploi et du bon emploi ? Sur le front du chômage de masse, on déplore le chômage de longue durée dont les résultats affligeants sont bien réels : 40% des cinq millions d’inscrits à Pôle Emploi le sont depuis plus d’un an et 1,1 million de personnes sont au chômage depuis plus de deux ans. C’est une gangrène pour le pays : c’est la matrice principale de l’exclusion et de la pauvreté tout particulièrement vécues dans les quartiers et cela mine le moral de l’ensemble des Français. Il faut s’atteler à un accord national en lien avec les partenaires sociaux, ce qui encouragerait les autres acteurs tels que : Etats régions, Associations… à se mettre en mouvement. Il va de soi qu’il s’agit d’un chantier difficile, il aura forcément un coût. Il ne faut pas oublier le rôle des entreprises dans la lutte pour le retour au plein emploi. Pour cela, les TPE et PME doivent pouvoir bénéficier de certaines baisses de charges dont les grands groupes n’ont pas besoin. La mobilisation nationale s’impose Il faut réfléchir à développer des contrats aidés, dédiés aux chômeurs de longue durée et ouverts au secteur privé. Pôle emploi jouerait pleinement son rôle en identifiant les publics à risque, nécessitant un accompagnement renforcé. Il faut développer et accélérer l’accès des chômeurs à la formation, et, plus globalement, retravailler sur l’orientation et la formation des jeunes en études et/ou en apprentissage. Il faut aussi retravailler sur l’adéquation entre l’offre et de la demande.

contribution de section

contribution de section

pscormontreuil, 12 octobre 2014 à 16h31

Une société de plein emploi et de bon emploi serait une société dans laquelle il n’y a pas de chômage, dans laquelle les patrons jouent le jeu, où il n’y aurait pas d’emplois « déguisés » avec des contrats de 3, 6, 12 mois. Les anciens emplois-jeunes, même s’ils ont permis aux secteurs associatif et culturel de se développer, n’ont pas toujours donné des résultats satisfaisants : beaucoup n’ont pas été pérennisés. Il faudrait revoir les statuts de l’apprentissage en impliquant davantage le jeune dans sa formation : on constate que de moins en moins de jeunes trouvent un patron d’apprentissage à cause de procédures et de normes de sécurité trop contraignantes, le jeune ne peut plus se servir du matériel. On pourrait faire en sorte qu’un sénior qui est prêt à partir en retraite prenne en charge deux jeunes pour leur apprendre le métier. La question du chômage de masse des quartiers est à relier à d’autres problématiques : - Comment lutter contre le délit de faciès et le délit de quartier à l’embauche ? Un jeune ne sera pas embauché parce qu’il vient de tel quartier. - Quelle identité ces jeunes se donnent-ils par rapport à la nationalité ? Alors que leurs parents et grands-parents ont fait des efforts pour s’intégrer, ces jeunes refusent de s’intégrer. - Pourquoi de telles inégalités dans l’éducation ? Les moyens sont en fait beaucoup plus élevés dans un collège de centre-ville que dans un collège de quartier en RRS (Réseau Réussite scolaire). - Les moyens pour résoudre ce vaste problème doit passer par l’école, l’associatif dans les quartiers, le sport, le travail social, dont la compétence doit être retirée aux conseils généraux pour être redonné aux communes et aux associations. Il faut développer une politique d’emploi pour embaucher des jeunes des quartiers dans certains secteurs qui ne peuvent pas être délocalisés, comme le bâtiment, la rénovation, la restauration. Il faut revoir la politique d’aide aux entreprises : certaines entreprises profitent des aides puis partent, d’autres entreprises plus petites se voient freinées par des charges trop importantes.

Franck CAVALLIER, 12 octobre 2014 à 16h25

Notre système fiscal est à bout de souffle. La réforme fiscale promise dans l'engagement 14 du programme du candidat Hollande n'est pas au rendez vous. Cette " grande réforme fiscale redistributive" aurait dû constituer un point fort du début du quinquennat. Hors nous assistons à des mesurettes comme celle de supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu. Il n'y à plus aucune lisibilité de la part de nos concitoyens et c'est le sentiment d'injustice qui prévaut. Tout le monde paie des impôts: les gens modestes autant et même davantage que les plus riches. Actuellement l'impôt sur le revenu, qui devrait réintroduire de la progressivité, est régressif . En effet, à mesure qu on monte dans l'échelle des revenus, le taux effectif d'imposition diminue ( notamment en raison des nombreuses niches fiscales). Ce système est injuste et va à l'encontre de nos valeurs. Il nous semble donc primordial de tout remettre à plat sur la progressivité de l'impôt, la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu, ainsi que mieux intégrer les revenus du patrimoine. Ceci n'est pas exhaustif mais il devient urgent de mettre en œuvre une véritable " révolution fiscale" simplifiée et juste !

Guélaud Claude, 12 octobre 2014 à 16h12

L'emploi permet l'accession à un statut social conformément aux attentes de la société, pour qui la valeur travail a une résonnance économique mais aussi morale. On se souvient du gouvernement précédent exhortant les bénéficiaires du RSA à travailler quelques heures pour la communauté alors même que cela était matériellement impossible. En dehors du travail, la reconnaissance de la valeur de chacun est pratiquement inexistante.. On comprend mieux le désarroi des chômeurs dont la vie est vidée de son sens, quand ils sont exclus de la communauté du travail, voir en fin de droits. En cas de contraction de l'offre d'emploi des catégories entières sont écartées, fragilisées. Dans ce contexte, l'écart de salaire homme/femme et sa réduction demeurte improbable alors que parallèlement les écarts sur la grille des salaires deviennent scandaleux (sans parler des coups de chapeau, des parachutes dorés et autres jetons de présence dans les directoires). Le plein emploi me semble une utopie, il ne peut exister ne serait ce que pour la fluidité du travail. Mais aujourd'hui le taux de chômage est tel que les solutions mises en place sont difficilement tenables dans le temps. En Allemagne, le travail à tout prix, payé en deçà du SMIC, malgré les récents accords européens, réduit les travailleurs pauvres à ne pas subvenir à leurs besoins vitaux.Le partage du travail semble connaître ses limites, la compétitivité des entreprises établira peut-être un salaire au prorata du temps travaillé, si toutefois nous descendions en dessous de 35 heures. La droite ne parle t'elle pas d'un retour aux 39 heures, sans salaire supplémentaire? Le vrai problème se situe au niveau du salaire, en France le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté augmente. Le travail c'est l'indépendance économique, la faculté de faire des projets. Il faut donc un revenu pour tous, un revenu de substitution permettant à chacun de vivre décemment (proposition Martin Hirsch?).Le travail serait un choix pour les hommes comme pour les femmes, on ne stigmatiserait plus ceux qui sont au chômage. Le non travail ne signifie pas inactivité, le bénévolat est très soutenu et le développement des compétences demande du temps. Cela permetrait une réelle émancipation des femmes et de contrecarrer les idées réactionnaires de salaire des mères (comme si les hommes étaient incapables d'attention).Tout cela demande un changement de mentalité mais il va bien falloir faire preuve d'imagination pour que chacun ait sa place dans la société et retrouve sa dignité.

Georges BEN SAMOUN, 12 octobre 2014 à 11h32

Je ne me livrerai pas ici aux débats sur travail et activité, pas plus que sur travail source d’épanouissements, de créativité ou travail source de souffrances, de contraintes. J’en resterai à l’approche : le travail source d’un emploi rémunéré. Le PS, par contre ne peut pas s’exonérer d’une approche plus complète, en particulier sur l’activité et le travail volontaire, essentiels à la vie d’une société du bien vivre. Les ressources nécessaires à la vie individuelle et collective sont alors redistribuées sous forme d’un « revenu universel » où toute autre approche de même nature, approche défendue par de plus en plus de monde à gauche. Cette contribution ne traitera donc que (2700 signes obligent) de l’emploi rémunéré, système de distribution de revenus, de droits et de protections et de ses corolaires : le chômage de masse, l’emploi précaire, l’emploi partiel subi, qui restent les motifs principaux des préoccupations et peurs de nos concitoyens, en particulier dans « les quartiers ». Contre les idées reçues fausses (paradigmes) : *le temps de travail, tout types de travail rémunéré confondus, est de 36,5 H en France, de 30,05 H en Allemagne, de 34,5 H au Danemark, de 35,6 H en Suède, de 33,2 H en Norvège et de ….. 33,9 H aux Etats Unis. *90% des emplois détruits sont dus aux gains de productivité, 10% sont dus aux délocalisations. *la production de biens et de services (PIB) a augmenté de 1000% en 60 ans tandis que le volume d’heures travaillées a diminué de 10% pendant la même période (la croissance crée des emplois mais les gains de productivité en démolissent beaucoup plus). *ce n’est pas les dépenses qui ont déséquilibré le budget de l’état mais bien la répartition inégalitaire des recettes liées à la croissance du PIB (+ 10% pour la rémunération du capital et donc – 10% pour la rémunération du travail et des investissements productifs). Propositions : * pour s’attaquer réellement au chômage de masse, la solidarité, flambeau du socialisme, impose donc, qu’une redistribution des emplois rémunérés soit mise en œuvre, avec un premier palier à 32H00 pour tous (flexible sur l’année), en même temps qu’une redistribution plus équitable des biens et des revenus (pouvoirs d’achat). La démonstration de la faisabilité de cette mesure a déjà été faite plusieurs fois. *la réforme de la fiscalité, la chasse à la fuite et à la fraude fiscale, la taxation correcte de la spéculation boursière et financière peuvent alimenter largement le rééquilibre entre recettes et dépenses, entre la rémunération du capital, du travail et de l’investissement.

mclams, 12 octobre 2014 à 10h51

I) Chômage et précarité *Objectif -Casser le lien entre le chômage et l'inflation en plafonnant les salaires. -Créer un vaste marché de l'emploi où les changements d'employeur s'apparentent à des mutations. -Garantir la formation tout au long de la vie professionnelle. *Justification Pour se débarrasser du chômage, il faut d'abord comprendre à quoi il sert. Le chômage est un moyen anti-inflationniste. Un seuil minimal de chômage est nécessaire pour garantir un équilibre du marché de l'emploi (seuil NAIRU). Conformément à l'idéologie dominante, la précarité a été massivement utilisée ces dernières décennies pour tenter de faire baisser ce seuil. Pour sortir de cette impasse, il faut fixer les salaires en fonction de la qualification des salariés. Ensuite, il s'agit de fluidifier le marché de l'emploi, de garantir la formation des salariés et de protéger l'emploi temporaire. *Propositions -Plafonner les salaires en fonction des qualifications -Distinguer les emplois structurels et les emplois conjoncturels. -Protéger l’emploi conjoncturel en obligeant de recourir à une entreprise d'emplois temporaire pour ce type de prestation, en surcotant les salaires des employés temporaires, en garantissant le paiement du salaire pendant les périodes d'inter-contrat -Interdire les licenciements si l'entreprise ne rencontre pas de difficultés financières -Créer un site Internet public permettant de consulter tous les postes disponibles -Simplifier les changements inter-entreprise. -Créer une prime d'attractivité pour les emplois non pourvus qui augmente en fonction du temps -Garantir le financement des formations. II) Relancer le secteur de la construction * Objectif -Faire chuter fortement le coût de l'immobilier. * Justification Les prix de l'immobilier ont augmenté de façon démesurée par rapport aux salaires, ce qui nuit fortement au pays : -le secteur de la construction est bridé, -les inégalités de patrimoines se creusent, -l'argent est placé dans l'immobilier plutôt que dans les entreprises, -le pouvoir d'achat des locataires est amputé, ce qui limite la consommation, -les inégalités spatiales se creusent, -la prise en compte des contraintes écologiques dans les bâtiments est freinée, -le coût du travail est augmenté, en particulier pour les TPE. * Propositions -Plafonner les prix des terrains à 1/100 de SMIC le m2 -Mettre en place un mécanisme d'affectation des terrains en fonction de critères à définir -Augmenter les taxes sur les terrains constructibles non bâtis. -Affecter 50% des dépenses d'énergie à la charge du propriétaire. -Augmenter l'impôt sur les plus-values immobilières. -Plafonner le prix de revente au coût de reconstruction.

Anonyme, 12 octobre 2014 à 0h08

Les socialistes doivent cesser de confondre entreprise avec directions et actionnaires. La financiarisation de l’économie, privilégiant la valeur de l’action, au détriment des investissements de progrès,des conditions de travail, qui fait reposer sur les salariés et les fournisseurs, toutes les recherches de profitabilité, ne nous permet pas d’être naïfs. L’entreprise n’appartient ni aux actionnaires (possédant des actions, représentant leur intérêt d’investisseurs,rien d’autres), ni aux directions mais bien à un certain nombre de parties prenantes au 1er rang desquels appartiennent les salariés, les fournisseurs, les collectivités, l’Etat, l’environnement. C’est ce « tout » que nous devons considérer, pour éviter des décisions qui ne vont que dans un seul sens. Les évolutions de la négociation sociale ont privilégié le niveau de l’entreprise, au détriment de l’intérêt général. Les décisions de formation, de prévisions sur l’emploi ne peuvent être décidées par des directions qui vont privilégier l’intérêt immédiat de leur entreprise plutôt qu’une vision d’ensemble. Les représentants du personnel sont dépassés par toutes les consultations et négociations, sans moyen. Il faut redonner la priorité aux branches et aux territoires pour les plans de formation, de GPEC (y compris la mutualisation des financements) et les politiques d’emploi (seniors, etc), afin de réfléchir secteur par secteur, territoire par territoire, sur les enjeux moyen et long terme, pour faire face aux mutations, investir sur les montées en compétence (gains de productivité, et compétitivité) Comme certains travaux ont pu le suggérer, des structures intégrant élus, chefs d’entreprise et représentants des salariés, peuvent être créées, comme entités d’anticipation. Dans l’entreprise, le dialogue social est souvent « vicié » par un jeu d’acteurs, qui conduit les directions à ne plus considérer les membres des IRP comme des salariés, ni voir leur expertise comme un atout, créant un climat de défiance, qui ne favorise ni l’ensemble des salariés ni l’entreprise elle-même. Les études sur les seuils sociaux ont démontré que l’impact sur l’emploi était nul et les souplesses existent. Il est nécessaire d’améliorer la procédure d’information consultation sur les projets touchant l’emploi. Un axe serait de ne pas présenter un projet ficelé au dernier moment aux représentants mais de les intégrer en amont dans le projet.

Anonyme, 11 octobre 2014 à 23h17

L'emploi et donc le travail sont au coeur des enjeux de notre pays, des priorités de nos gouvernants - mais on se résigne pourtant à voir le nombre de chômeurs augmenter au fil des décennies et des gouvernants tous irrémédiablement impuissants - on attend la croissance comme seul issue sachant que seul un niveau de l'ordre de 3% de croissance permettrait de créer de l'emploi net - alors que fait on ? on ne peut parier sur une croissance économique qui signifie plus de destruction de matières premières , plus d'impact environnemental – Alors quel débat, quelle réflexion face à cette impasse ? - il parait donc urgent de repenser le travail - Mais comment construire une société de liberté, d'égalité, de fraternité avec 5 millions de personnes sans emploi donc sans avenir. Rappelons cette maxime voltairienne « Le travail éloigne de nous trois grands mots que sont l’ennui, le vice et le besoin ». Même si certains d’entre-nous s’accommodent aisément de l’inactivité, ce propos reste d’actualité pour la majorité des français. Il faut donc repenser les notions de travail, reconsidérer l’activité humaine voire même envisager l’activité au sens occupationnel. Mais alors comment concilier nécessaire revenu et dignité du produit de son travail et capacité de ce travail à produire un tel revenu. En d’autres termes comment et pourquoi accepter une rémunération inférieure au smic. Sachant que la priorité étant d’exercer une activité, ne peut-on pas envisager un système de solidarité qui permette de pallier cette insuffisance par l’impôt sachant qu’une personne qui travaille coute probablement moins à la société qu’une personne privée d’emploi. Cette question peut elle être posée ? Sur un autre point et alors que les jeunes connaissent un taux de chomâge particulièrement important, ne doit on pas replacer l’apprentissage comme un moyen privilégié d’activité .

Sections PS du Benelux Sections PS du Benelux, 11 octobre 2014 à 23h01

Objectif : Permettre à chacun d’avoir un emploi ou une activité lui permettant de vivre correctement (le plein emploi style US/UK avec des travailleurs pauvres ne doit pas être un objectif) Constat : - Inégalités croissantes entre les emplois (emplois fortement qualifiés & rémunérés / emplois non qualifiés, dévalorisés et mal rémunérés) - Or l’accès à ces emplois qualifiés est lui même inégal : inégalités (non en droit mais en pratique) dans l’accès à l’information et l’orientation scolaire, dans la formation (dualité universités/grandes écoles), dans la formation tout au long de la vie (bénéficie davantage aux personnes déjà qualifiées), - Manque d’adéquation entre les formations et le marché du travail - Existence d’inégalités entre les entreprises (grands groupes/PME) Pistes d’action: - Revaloriser certains métiers, notamment les emplois de services à la personne : ils sont essentiels et mériteraient meilleur salaire et baisse de la précarité. Cela passe par le dialogue social. - Revaloriser et développer l’apprentissage (afin notamment de revaloriser certains métiers), la formation en alternance - Permettre une réelle formation tout au long de la vie pour tous : o Diminuer l’importance du diplôme dans le déroulement de carrière au profit des compétences réelles acquises (notamment dans le public : passer d’une gestion RH selon les statuts à une gestion selon les compétences réelles). o Permettre à la formation continue de profiter à tous, notamment à ceux dont la formation initiale est faible (« seconde chance ») o Redonner un plus grand rôle aux entreprises (aux cotés de l’Etat) ; qu’elles acceptent de former plutôt que rechercher des salariés « clés en main » - Mettre l’accent sur le soutien aux PME plutôt qu’aux grands groupes (PME à l’origine de 85 % des créations d’emplois ces 10 dernières années), aux petits agriculteurs et à la production locale : cibler les aides d’Etat sur les entreprises les plus vulnérables, aider les PME à se financer (manque de crédit des banques) - Recréer un tissu économique local, aider la production agricole locale ; passe également par un soutien d’abord aux petits agriculteurs - Favoriser le développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire : fortement créatrice d’emplois (1/5e des emplois crées chaque année), porteuse de sens et d’un projet d’entreprise alternatif (non uniquement dirigée vers le profit).

Tony Chauvet, 11 octobre 2014 à 22h49

Finistère, Section PS de Plouzané (29280) Comment créer de l'emploi ? En France, depuis plusieurs décennies, la désindustrialisation a fait place à une société de services. Une ré-industrialisation en masse devrait apporter à court terme des solutions. En effet, dans cette crise qui dure et qui est dure, il faut répondre à la compétitivité. Adapter les formations professionnelles, l'éducation nationale aux besoins de l'entreprise (en prévoyant son développement industriel) concourraient à de meilleurs résultats. Encourager la recherche pour être capable de fabriquer ce que l'on a inventé, repérer où se situe le plus grand taux de chômage sont peut-être les premiers éléments de réponse. Produire en France, pratiquer le protectionnisme (en définir les modalités et/ou les formes) sont également des pistes à expérimenter. Favoriser les temps partiels tout en mesurant ceux qui sont subis, mettre en place des indicateurs sur les entreprises qui bénéficient d'aides destinées à la véritable création d'emplois sont des réflexions à entreprendre. Repenser la fiscalité des PMI/PME, premiers employeurs nationaux, serait gage de pérennité notamment pour les plus fragiles. Taxer l'outil de production à défaut de charger les salaires est aussi un des éléments à prendre en considération. Analyser la grande distribution en terme d'emplois créés par rapport à ceux disparus des commerces de proximité, partager en se demandant jusqu'où nous sommes capables d'aller sur le plan fiscal (grandes fortunes / redistribution) sans oublier les emplois de service à la personne qui contribuent au vieillissement de la population, au maintien à domicile et à la rupture de l'isolement sont de surcroît des paramètres de réflexion politique incontournable. Au niveau international, créer l'Europe sociale dont l'absence est un amer constat permettrait de réguler les disparités en matière d'emplois, dans le domaine du respect des règles d'un code du travail européen et dans l'équité des rémunérations des salariés. Enfin, maîtriser le rapport Euro/Dollar garantirait une meilleure activité commerciale extérieure.

MilitantsDuRhone, 11 octobre 2014 à 22h47

Réduire le chômage sans pénaliser salariés et entreprises Ce texte est le fruit de 2 ans de travail de militants socialistes d’origines diverses (salariés, chômeurs, chefs d’entreprise) 1. Après 40 ans de lutte infructueuse contre le chômage • Les salariés ont le sentiment de faire des efforts pour rien • Les employeurs pensent qu’in fine ce sont toujours eux qui paient • L’état et les collectivités locales ne sont pas dans un esprit très différent TOUT LE MONDE PAYENT BEAUCOUP POUR FINANCER CE FLEAU SOCIAL 2. Après 40 ans, nous devons apprendre de nos échecs a) Les expériences passées • Les politiques d’activation des dépenses (financer les nouveaux emplois plutôt que des chômeurs)« Quitte à payer, autant payer pour des emplois » • Le travail est partagé entre salariés et exclus / précaires, un autre partage est possible: « Travailler moins pour travailler tous» b) Les raisons des échecs sont connues • Les salariés et les employeurs refusent de payer et se réorganisent sans créer d’emplois • L’effet d’aubaine: Des employeurs bénéficient des financements sans créer d’emploi • Les mesures contraignantes font peur aux salariés comme aux employeurs 3. La mise en oeuvre réussie de la semaine de 4 jours réduira fortement le chômage 10 salariés travaillant 35h sur 5 jours = 11 salariés travaillant 31,5h sur 4 jours 1 nouveau salarié pour 10 salariés, c’est jusqu’à 2 millions d’emplois créés Pour réussir la mesure doit être • OPTIONNELLE pour permettre à chacun d’y venir à son rythme • GRATUITE POUR LES ENTREPRISES ET LES SALARIES Le salaire net du salarié reste constant à temps de travail réduit Le coût du travail pour l’entreprise reste constant: 9 salariés à 35h lui coute autant que 10 salariés à 32h (cotisations salariales & patronales baissent de 17 points de 90% à 73% du salaire net) Un exemple de financement de ces 17% o -8% grâce au plus grand nombre de cotisants o -5,5% (-2/3 des cotisations chômage sur le salaire net) car salariés et employeur font baisser le chômage o -3,5% apportés par les budgets publiques qui vont bénéficier d’une baisse forte des prestations sociales • CONTRACTUELLE, employeur et salariés s’engagent contractuellement à créer les emplois prévus en échange des financements (sanctions prévues) • AIDEE, par des structures d’accompagnement (nous les avons rencontrés) permettant en particulier aux petites structures de bénéficier de ce système (emploi partagé, portage de salariés, etc) • BONIFIEE, nous travaillons à des mesures d’incitation temporaire CONCLUSION: Réduire fortement le chômage en distribuant autrement le travail est réalisable et c’est à ce jour la seule solution efficace disponible MilitantsDuRhône

A.P.S., 11 octobre 2014 à 22h41

contribution section Retz'Union

A.P.S., 11 octobre 2014 à 22h29

Contribution de la section Retz'Union Loire Atlantique

Janine Lila Nadine GRAU IOULAIN PAULIN, 11 octobre 2014 à 22h11

L’EMPLOI DOIT RESTER LA PRIORITÉ ABSOLUE. L’emploi est indispensable pour le respect et la reconnaissance de l’individu. De là découle sa position sociale et économique. L’activité peut, dans le cadre d’un parcours vers l’emploi aider à construire l’employabilité, par l’expérimentation et la formation. La politique d’austérité et le recul de la politique sociale ne peuvent pas produire la baisse du chômage. D’où le manque de résultat à ce jour tant au niveau national qu’européen. Il nous faut repenser la politique économique. De façon indissociable la relance doit cibler à la fois une aide aux entreprises, une politique de grands travaux et d’investissement, une augmentation du pouvoir d’achat, une harmonisation sociale et fiscale en Europe. En toutes occasions il faut maintenir l’emploi par le dialogue ou par la loi, éviter les licenciements boursiers. Augmentation du pouvoir d’achat C’est notre responsabilité de socialiste de veiller à une meilleure redistribution des richesses, au renforcement de la protection sociale, au respect du contrat de travail, d’organiser la formation tout au long de la vie afin d’accompagner les mutations économiques et industrielles. Un réel dialogue doit exister avec certes le Medef mais surtout avec les salariés et leurs représentants. Le rôle des syndicats est ici primordial. Politique de grands travaux et d’investissements Peut être faudrait-il avoir recours à l’emprunt pour lancer une politique nationale de grands travaux, activer des contrats Etat/ collectivités locales et territoriales. La transition écologique, les nouvelles technologies, l’aménagement du territoire, l’économie sociale et solidaire ; tous ces secteurs sont susceptibles de développer l’emploi, les qualifications, la solidarité nationale. Harmonisation sociale et fiscale en Europe Le chômage est également lié à la politique européenne. Il faut plus d’Europe, pas celle des lobbys qui imposent le dumping social, la dérégulation du travail, la politique de l’offre de la meilleure fiscalité, la seule politique du profit à court terme mais l’Europe qui construit un modèle d’émancipation, de progrès social, de justice ; l’Europe ne peut pas être, comme dit le FMI, « une zone qui pénalise la croissance mondiale » mais elle doit également favoriser les investissements publics. Janine GRAU, Lila IOULAIN, Nadine PAULIN, militantes socialistes de la section du Pays de Limours, Essonne

Tony Chauvet, 11 octobre 2014 à 21h50

Finistère, Section PS de Plouzané (29280) Comment créer de l'emploi ? En France, depuis plusieurs décennies, la désindustrialisation a fait place à une société de services. Une ré-industrialisation en masse devrait apporter à court terme des solutions. En effet, dans cette crise qui dure et qui est dure, il faut répondre à la compétitivité. Adapter les formations professionnelles, l'éducation nationale aux besoins de l'entreprise (en prévoyant son développement industriel) concourraient à de meilleurs résultats. Encourager la recherche pour être capable de fabriquer ce que l'on a inventé, repérer où se situe le plus grand taux de chômage sont peut-être les premiers éléments de réponse. Produire en France, pratiquer le protectionnisme (en définir les modalités et/ou les formes) sont également des pistes à expérimenter. Favoriser les temps partiels tout en mesurant ceux qui sont subis, mettre en place des indicateurs sur les entreprises qui bénéficient d'aides destinées à la véritable création d'emplois sont des réflexions à entreprendre. Repenser la fiscalité des PMI/PME, premiers employeurs nationaux, serait gage de pérennité notamment pour les plus fragiles. Taxer l'outil de production à défaut de charger les salaires est aussi un des éléments à prendre en considération. Analyser la grande distribution en terme d'emplois créés par rapport à ceux disparus des commerces de proximité, partager en se demandant jusqu'où nous sommes capables d'aller sur le plan fiscal (grandes fortunes / redistribution) sans oublier les emplois de service à la personne qui contribuent au vieillissement de la population, au maintien à domicile et à la rupture de l'isolement sont de surcroît des paramètres de réflexion politique incontournable. Au niveau international, créer l'Europe sociale dont l'absence est un amer constat permettrait de réguler les disparités en matière d'emplois, dans le domaine du respect des règles d'un code du travail européen et dans l'équité des rémunérations des salariés. Enfin, maîtriser le rapport Euro/Dollar garantirait une meilleure activité commerciale extérieure.

Tony Chauvet, 11 octobre 2014 à 21h47

Finistère, Section PS de Plouzané (29280) Comment créer de l'emploi ? En France, depuis plusieurs décennies, la désindustrialisation a fait place à une société de services. Une ré-industrialisation en masse devrait apporter à court terme des solutions. En effet, dans cette crise qui dure et qui est dure, il faut répondre à la compétitivité. Adapter les formations professionnelles, l'éducation nationale aux besoins de l'entreprise (en prévoyant son développement industriel) concourraient à de meilleurs résultats. Encourager la recherche pour être capable de fabriquer ce que l'on a inventé, repérer où se situe le plus grand taux de chômage sont peut-être les premiers éléments de réponse. Produire en France, pratiquer le protectionnisme (en définir les modalités et/ou les formes) sont également des pistes à expérimenter. Favoriser les temps partiels tout en mesurant ceux qui sont subis, mettre en place des indicateurs sur les entreprises qui bénéficient d'aides destinées à la véritable création d'emplois sont des réflexions à entreprendre. Repenser la fiscalité des PMI/PME, premiers employeurs nationaux, serait gage de pérennité notamment pour les plus fragiles. Taxer l'outil de production à défaut de charger les salaires est aussi un des éléments à prendre en considération. Analyser la grande distribution en terme d'emplois créés par rapport à ceux disparus des commerces de proximité, partager en se demandant jusqu'où nous sommes capables d'aller sur le plan fiscal (grandes fortunes / redistribution) sans oublier les emplois de service à la personne qui contribuent au vieillissement de la population, au maintien à domicile et à la rupture de l'isolement sont de surcroît des paramètres de réflexion politique incontournable. Au niveau international, créer l'Europe sociale dont l'absence est un amer constat permettrait de réguler les disparités en matière d'emplois, dans le domaine du respect des règles d'un code du travail européen et dans l'équité des rémunérations des salariés. Enfin, maîtriser le rapport Euro/Dollar garantirait une meilleure activité commerciale extérieure.

PLOUZANÉ Section PS, 11 octobre 2014 à 21h38

Finistère, Section PS de Plouzané (29280) Comment créer de l'emploi ? En France, depuis plusieurs décennies, la désindustrialisation a fait place à une société de services. Une ré-industrialisation en masse devrait apporter à court terme des solutions. En effet, dans cette crise qui dure et qui est dure, il faut répondre à la compétitivité. Adapter les formations professionnelles, l'éducation nationale aux besoins de l'entreprise (en prévoyant son développement industriel) concourraient à de meilleurs résultats. Encourager la recherche pour être capable de fabriquer ce que l'on a inventé, repérer où se situe le plus grand taux de chômage sont peut-être les premiers éléments de réponse. Produire en France, pratiquer le protectionnisme (en définir les modalités et/ou les formes) sont également des pistes à expérimenter. Favoriser les temps partiels tout en mesurant ceux qui sont subis, mettre en place des indicateurs sur les entreprises qui bénéficient d'aides destinées à la véritable création d'emplois sont des réflexions à entreprendre. Repenser la fiscalité des PMI/PME, premiers employeurs nationaux, serait gage de pérennité notamment pour les plus fragiles. Taxer l'outil de production à défaut de charger les salaires est aussi un des éléments à prendre en considération. Analyser la grande distribution en terme d'emplois créés par rapport à ceux disparus des commerces de proximité, partager en se demandant jusqu'où nous sommes capables d'aller sur le plan fiscal (grandes fortunes / redistribution) sans oublier les emplois de service à la personne qui contribuent au vieillissement de la population, au maintien à domicile et à la rupture de l'isolement sont de surcroît des paramètres de réflexion politique incontournable. Au niveau international, créer l'Europe sociale dont l'absence est un amer constat permettrait de réguler les disparités en matière d'emplois, dans le domaine du respect des règles d'un code du travail européen et dans l'équité des rémunérations des salariés. Enfin, maîtriser le rapport Euro/Dollar garantirait une meilleure activité commerciale extérieure.

Christine STEBENET, 11 octobre 2014 à 21h28

Que serait une société du plein emploi et du bon emploi ? L’Allemagne affiche aujourd’hui un taux de chômage proche de 5%, celui de la France frôle les 10%. La différence entre les deux ? 5% d’emplois précaires et mal payés en Allemagne. Alors que préférons-nous ? Une personne au chômage mais aidée, ou une personne ayant une activité professionnelle et qui ne lui permet pas de vivre dignement et dans la stabilité ? La sécurité de l’emploi, quitte à exclure une partie de la population ? Notre choix de société est de considérer que ces « petits boulots » ne sont pas la solution au problème du chômage en France. L’expérience montre, dans d’autres pays, que la mise en place d’un système flexible d’entrée et de sortie de l’emploi ne change pas le taux de chômage final mais seulement la fluidité entre les deux. Et que dans certains pays comme les Etats-Unis, cette flexibilité n’est même pas accompagnée d’un système de protection social permettant d’assurer la santé des habitants quelle que soit leur situation. Cette flexibilité remettrait en cause les modèles que nous apprenons à l’école : apprendre un métier pour travailler, avec pour corollaire la dignité et la place sociale. Aujourd’hui en France, les chômeurs veulent trouver du travail et sont prêts à faire des efforts pour cela – le nombre de personnes préférant profiter des minima sociaux est marginal. Alors, comment faire pour faire baisser le chômage avec des emplois de qualité ? Sans annoncer de recette miracle, nous proposons quelques axes de travail. Tout d’abord, la croissance n’est pas le seul moyen d’arriver au plein emploi. Il faut sortir du mythe de la croissance à tout prix, car nous en ferons payer à nos enfants le prix écologique. Aujourd’hui, la croissance n’est pas là, et ne reviendra pas facilement. Alors, nous proposons de partager, par exemple le temps de travail. Même si « les 35h », malgré leurs effets positifs sur l’emploi, ont provoqué quelques traumatismes, cette voie mérite d’être explorée. Pour pouvoir le faire sans baisser les salaires, il faut redonner des marges aux entreprises, par exemple en limitant les hautes rémunérations, comme cela se fait aujourd’hui dans les entreprises publiques, avec un rapport de 1 à 20. Nous pouvons également partager les gains de productivité pour éviter les baisses de salaire. Nous devons également explorer les nouveaux gisements d’emploi dans le secteur du développement durable, des énergies renouvelables, de l’économie circulaire ; mettre l’accent sur la formation professionnelle pour réduire le nombre d’emplois non pourvus ; et bien sûr développer l’innovation et la qualité de nos produits.

Romain Zarka, 11 octobre 2014 à 21h04

Le problème du chômage a atteint une ampleur sans précédent dans notre pays. Comme tout phénomène sociale de grande ampleur, il a son lot de fraudeurs. Toutefois le montant de la fraude au chômage, en France est très loin de celui de la fraude fiscale ou même du travail non déclaré. D'autre part, ce n'est certainement pas en harcelant et en montrant du doigt les demandeurs d'emploi que l'on viendra à bout du chômage. A ce titre, il faut éviter à tout prix, les stigmatisations inutiles des chômeurs quant à des supposées fraudes. En outre les radiations excessives de chômeurs dans les zones territoriales à forte pression foncière sont un facteur aggravant d'une autre phénomène très inquiétant: la montée du nombre de SDF. Les chômeurs devenus SDF, deviendront, eux, pour le coup, beaucoup plus difficilement réinsérables. Ainsi il serait nécessaire de cesser de conditionner l'attribution des minimas sociaux à l'inscription à Pôle Emploi, comme c'était d'ailleurs le cas il y a seulement quelques années.

Section PS Paris 5 - Atelier "Activité et plein emploi", 11 octobre 2014 à 20h38

Contribution rédigée dans le cadre de l'atelier "Activité et plein emploi" de la la section du 5ème arrondissement de Paris, présentée en AG le 16 octobre prochain.

ABDELGHANI YOUMNI, 11 octobre 2014 à 19h44

150000 jeunes de 14 à 20 ans sortent chaque année du système scolaire sans diplôme et sans qualification. Un décrocheur scolaire coûte 220 000 euros et le redoublement représente une facture annuelle de plus de 1.6 milliards d’euros. Dès lors, la volonté affichée par les pouvoirs publics et les gouvernements successifs associés à des actions décousues n’ont trouvé aucun remède contre l’hémorragie de l’échec et de l’abandon scolaire. Sans détour, arrêter d’opposer logique sociale et logique économique c’est opter pour un pacte national de solidarité, un pacte contre l’exclusion et l’assistant et pour l’inclusion et la responsabilisation. Les conséquences de ces carences sont multiples, plus de 40% des élèves redoublent au moins une fois au cours de leur cursus scolaire, pas moins de 10% ne semblent pas être adaptés à un enseignement scolastique basé sur l’enfermement et l’apprentissage magistral. Ces élèves veulent de la mobilité, démonter, monter, apprendre à faire, réussir avec leurs moyens et à leur manière, ce ne sont pas tous des hyperactifs ou des élèves frondeurs. A ce sujet, l’Etat et les régions vont devoir user des mécanismes de partenariats public-privé pour donner du sens à l’apprentissage et amener l’entreprise dans les collèges et les lycées dès le cycle de l’orientation (troisième-seconde). En finir avec les stages de 4 jours pour tous nécessaires mais insuffisants pour 85% des jeunes, à l’opposé infléchir une vraie alternance pour ceux en rupture avec l’enseignement traditionnel dont ils jugent le temps scolaire ennuyeux et long. Puis distribuer des richesses et redistribuer des prestations c’est impérativement les produire, si l’entreprise n’est pas forcément l’ami du socialisme, elle n’est pas non plus son ennemi. Ainsi tout le monde y gagne, l’apprentissage par alternance est possible, il doit être une filière à part entière pour les 14-20 ans et dès la troisième, accompagnés d’emplois du temps aménagés, d’allocation de formation équivalente à 80% du RSA et financée par la taxe d’apprentissage inexistante en Allemagne qui compte 1.5 millions d’apprentis contre 400 000 en France, des crédits d’impôts pour les entreprises pratiquant le compagnonnage et une certification de l’apprentissage. Et enfin, être apprenti c’est apprendre un métier, c’est acquérir des savoir-faire, des faire-savoir et des savoir-être. Réussir l’apprentissage, c’est mobiliser les professeurs principaux, les proviseurs, les conseillers d’orientation, les parents et les entreprises autour du projet de l’élève. Encourager la mobilité géographique des apprentis pour les couper des territoires du désespoir et des foyers à risque.

Alain Bétant, 11 octobre 2014 à 19h38

Nous faisons tous le constat que la productivité qui n’a cessé de croître depuis 1 siècle est la principale responsable de la multiplication par 12 du chômage alors que, durant cette période, la population n’a « que » doublé. Alors que toutes les idées pour résorber le chômage devraient être étudiées, nous constatons aujourd’hui que la plupart des expérimentations alternatives sont observées avec davantage de condescendance que d’intérêt. La raison en est sans doute qu’elles viennent d’acteurs de la vie civile qui n’ont pas le même rapport que les élus aux paradigmes dominants et aux dogmes « indépassables » que sont la croissance, la consommation, les innovations techniques, la gestion des dettes, la régulation financière ou les divers taux d’indice. Le positionnement de ces « originaux » leur permet d’avoir des idées que ne peuvent pas avoir les élus, trop souvent cantonnés dans les sentiers battus de la pensée unique, dans lesquels leurs politiques s’enlisent, les unes après les autres. Pour aider les uns et les autres à se parler, à s’entendre et à travailler ensemble ; pour qu’émergent de cette rencontre des solutions qui seraient bonnes pour l’emploi, pourquoi ne pas imaginer un espace, une sorte de « concours Lépine de l’emploi », dont la mission serait à la fois de collecter des propositions d’initiatives et d’en expérimenter certaines, les plus susceptibles de créer de l’emploi ? Lors du 1er choc pétrolier dans les années 1970 un célèbre slogan avait marqué les esprits : « Nous n’avons pas de pétrole mais nous avons des idées ! ». 40 ans plus tard, il en va du chômage comme du pétrole. Des gisements d’emploi non exploités à ce jour existent et toutes les solutions susceptibles de les exploiter doivent être étudiées et expérimentées.

André THEVENOT, 11 octobre 2014 à 18h40

L’Emploi et l’Activité Economique, sont en corrélation indirecte, car liés notamment par l’Activité Humaine, c’est-à-dire, Durée Moyenne Effective du Travail (DMET) au sens de total des heures travaillées, rapporté à la population dite « active » ( notion économique incluant les chômeurs). Dès lors que la Durée Moyenne Effective du Travail est inférieure à le durée légale du travail, il y a Sous-Emploi, en la forme notamment de chômage et Emploi Partiel involontaire. La DMET par semaine est de 33,7 heures aux Etats-Unis, 31,4 aux Pays-Bas , 30 en Allemagne. Ce Sous-Emploi peut s’analyser comme une RTT de fait, résultant du marché du travail, sous conditions des paramètres sociaux de Durée Légale du Travail et de définition de la Population Active (elle même conditionnée par l’âge de départ en retraite). Cette RTT de fait se traduit par une répartition inégale du travail et des emplois, => au sein de la population et au long de la vie de nombreux « actifs ». - d’’un côté, tous ceux qui font 0 heures par semaine , car au chômage - de l’autre, tous ceux qui travaillent plein-pot ou plus (cf durée réelle d’un temps plein) - au milieu, tous ceux et celles qui galèrent avec des petits boulots à temps partiel, sur la semaine ou l’année. => et au long de la vie de nombreux « actifs » Il est très difficile de trouver un emploi stable avant 28 ou 30 ans, Puis, entre 30 et 40 ans, on demande aux gens de travailler plein-pot et de tout réussir en même temps, vie privée et professionnelle, mais vers 55 ans on les rejette tout en leur demandant de cotiser plus longtemps. D’un autre côté, le niveau de l’activité économique, c’est-à-dire la croissance peut être neutre sur l’activité humaine et l’emploi, en cas de fort progrès technique notamment. Les perspectives de croissance, voire de maintien de l’activité économique sont actuellement particulièrement réduites en raison d’un certains nombre de facteurs. Dans ces conditions, il est indispensable de « socialiser » l’emploi disponible, en organisant un nouveau partage du travail , via une réduction de la durée légale du travail et de la vie au travail, visant l’ insertion sociale de tous et de notamment tous les jeunes. Ce nouveau partage du travail implique un nouveau partage du revenu, constitue un choix de société, à faire passer dans l’opinion de nos sociétés démocratiques, à introduire dans la négociation sociale, voire à soumettre à la consultation nationale.

Henri MARTIN, 11 octobre 2014 à 18h33

Pour un revenu inconditionnel de base. Le principe : donner à chacun, dès l’âge de 18 ans, un revenu mensuel, garanti à vie. En contrepartie toutes les diverses allocation sont supprimées. Ce revenu est non-imposable. Bien sûr ce revenu de base, faible, est un revenu se survie. Celui qui travaille, et gagne un salaire, paie alors un impôt, progressif, dès le premier euro. Cela permet à chacun plus de liberté pour choisir le travail qu’il veut. Cela oblige l’employeur à augmenter les salaires pour trouver les employés qu’il souhaite. En conséquence le chômage diminue ou disparaît Beaucoup d’économistes jugent cette solution réaliste, et ont publié les modalités pratiques.

JACQUES LEMARIE, 11 octobre 2014 à 18h15

Jacques LEMARIE ; Section PS de GRAND COURONNE Le plein emploi ne sera possible que par le partage du temps de travail. Les 35 heures tant décrié par le patronat ont tout de même permis d’organiser autrement le temps de travail. Certes de manière plus ou moins aisé selon la taille des entreprises. Mais il me semble inéluctable que dans les prochaines années il nous faudra encore plus partager l’emploi. On ne pourra pas continuer à admettre qu’une moitié de la population travaille et que l’autre se contente de la solidarité nationale. Cela amènera inévitablement à une baisse des revenus individuels. Mais je pense que si le plein emploi était de retour beaucoup des problèmes de société à ce jour constatés s’estomperaient voir disparaitraient. Les rythmes de travail pourraient alors être réfléchis pour que des temps de repos soient consacrés à la formation de chacun . Notre marché intérieur est quasi saturé. Pour retrouver un niveau d’activité suffisant à donner de l’emploi à tous , il nous faudra nous ouvrir ,beaucoup plus qu’à ce jour, vers les exportations. Pour ce faire l’état doit tout faire pour aider les petites et moyennes entreprises à s’exporter. Pa nécessairement par des aides financières mais surtout par la formation des dirigeants et par une dynamique commerciale à l’export, mutualisé au service des PME. Il y a également nécessité à inciter tous les entrepreneurs sur leur intérêt à prendre des stagiaires et /ou des salariés en alternance avec de la formation professionnelle adaptée à leurs besoins . Il s’agit là d’une forme d’investissement qui ne peut être que bénéfique à tous.

Adrien Rivalland, 11 octobre 2014 à 17h32

La France, faute d'investissements privés ou publiques, prend du retard sur tous les secteurs d'avenirs porteurs de croissances et donc d'emplois. La France reste tournée vers une industrie et une économie du XXème siècle, elle est donc directement touchée par la désindustrialisation et le chômage de masse. Des pans entiers de notre industrie sont ou seront très prochainement totalement obsolète : sidérurgie, automobile … A moins de multiplier les investissements dans la recherche et l'innovation, à moins de donner les moyens aux chefs d'entreprises de conquérir de nouvelles niches de production. Nanomatériaux, matériaux composites et supraconducteurs (pour l'aéronautique, les transports, l'énergie, l'automobile...), énergies marines renouvelables (houlomoteur, marémoteur, hydroliennes), bio-ingénierie, filière de l'hydrogène, piézoélectricité (une électricité produite quasiment gratuitement), médecine individualisée (dosage médical personnalisé, génétique...), robotiques, informatisation, numérisation des données, domotique, voitures autonomes (sans essence et sans conducteur?). Cette économie du futur nécessite des employés plus qualifiés et nous devons dès maintenant permettre la formation d'ouvriers qualifiés, de techniciens, d'ingénieurs, de chercheurs car cette industrie du futur sera moins demandeuses en emplois non qualifiés. Cette industrie du futur est porteuse de croissance et d'emploi, à condition que l'investissement soit rapide et massif, sinon là encore, nous serons derrières d'autres puissances économiques. Pour réduire durablement le chômage, et lutter contre la désindustrialisation sur le long terme, nous devons vraiment entrer dans le XXIème siècle et arrêter de regarder vers les industries du XXème.

les adhérents section PS LAVAL, 11 octobre 2014 à 17h25

La France connaît un fort taux de chômage et il coûte cher, économiquement et socialement ! Nous pensons que l’efficacité d’une politique forte pour l’emploi dépend autant de la mise en adéquation du temps de travail par rapport à l’intensité de l’activité, que de l’investissement pour un retour rapide à l’emploi. Plutôt que de laisser des personnels qualifiés en situation de chômage, l’entreprise pourrait continuer de payer un salaire diminué abondé par l’Etat. Ainsi, l’entreprise conserve la confiance dans les compétences qu’elle a contribué à développer, et sécurise son environnement social. Cette proposition a pour autre avantage d’encourager l’embauche. Les employeurs seront en effet moins freinés par l’éventuelle « difficulté à licencier » si les contrats s’adaptent aux évolutions économiques dans un esprit « gagnant-gagnant ». La flexibilité du temps de travail mérite aussi d’être réétudiée à plusieurs niveaux. Certaines branches fonctionneraient très bien sur les 32 heures ou la semaine de 4 jours, tandis que d’autres ont besoin de 40h. La combinaison de ces leviers avec l’établissement d’un calcul du temps de travail sur la vie permettrait certainement de mieux gérer la pénibilité des postes. Chaque salarié aurait la possibilité, en accord avec son entreprise, de répartir sa base de 67 000 heures selon ses besoins, son âge, son état de fatigue (ou d’usure), et ses aspirations personnelles…

Section JBC Paris 18, 11 octobre 2014 à 17h01

Formation professionnelle Coûte très chère et n'est pas efficace - Les bonnes formations utiles ne pas toujours dispensées au bon moment dans la vie des salariés. - Les formations sont parfois accordées à ceux qui n'en n'ont pas besoin. - Tout devrait être encore plus centralisé au niveau de la région (la Région est le référent pour les formations) : 1 - La région devrait être le réceptacle de toutes les demandes actuelles des petites, moyennes, grandes et très grandes entreprises et de tous ceux qui veulent créer leur entreprise. 2 - La région devrait avoir un service très important qui ferait de la prospective pour les 20 à 50 ans à venir (voir ce que nous dit Rifkin : le capitalisme usé va laisser sa place à un nouveau système de production et de consommation : l'organisation sociale sera fondée sur l'intérêt de la communauté et non plus sur la seule satisfaction des désirs individuels : c'est rendu possible par la 3ème révolution industrielle dans laquelle Internet nous a fait entrer ; un nouveau monde des réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage.IBM Cisco, General Electric mettent en place des capteurs : dans les champs (évolution récolte), sur les routes (trafic en temps réel), entrepôts de dsistribution pour mesurer logistique et dans les magasins de détail pour contrôler le client. Il va s'installer un complexe communication/énergie/transport. Chacun pourra connecter sur internet des objets (réalisés en 3 D et autres)  depuis son mobile, comme il le fait sur internet de l'information et échanger ou vendre ou acheter l'énergie renouvelable (air et soleil sont gratuits, il suffit d'avoir un bon matériel) qu!il aura lui-même produite, au niveau national et international. L'électricité deviendra de moins en moins chère (comme les ordinateurs qui ont baissé) : en Allemagne, déjà 27 % d'électricité verte  et on vise 35 %. En 2030 : cent trillions de capteurs se connecteront tous dans un gigantesque réseau  et BIG DATA sera disponible pour tous. Pour la croissance, plus généralement, je ne suis pas économiste mais j'ai lu que Piketty avait rappelé que la France avait connu, pendant les 30 Glorieuses, une augmentation de 4,5 % par an mais qu'en 300 ans, c'était une exception car la moyenne était de 1,5 % à l'année. Les baby-boomers dont je fais partie doivent se le répéter.

Section JBC Paris 18, 11 octobre 2014 à 17h00

Boris Cyrulnik interviewé sur les Maternelles préconisait une année de garde par père et mère d'un enfant qui vient de naître mais, depuis longtemps, en regardant vivre les jeunes parents et en les écoutant, j'aurais tendance à penser que les 3 premières années de la vie d'un enfant devraient se dérouler, en priorité, auprès de son père et de sa mère, en alternance, au niveau d'une semaine (1 semaine, la mère, 1 semaine, le père ou 1 jour le père, 1 jour la mère) : 1 - L'enfant serait parfaitement sécurisé car le père et la mère le seraient et éduqueraient tranquillement, leurs enfants. De là, on peut imaginer des modalités diverses : l'enfant, 2 demi-journées par semaine iraient jouer avec des enfants de son âge et pratiqueraient des jeux, partageraient des jouets, se feraient raconter des histoires pendant que leurs parents recevraient un enseignement sur la prise en charge d'une enfant à chaque étape ; les grands-parents, aussi, devraient se réadapter. 2 - Cela permettrait , à mi-temps et d'une manière organisée, de sortir du chômage nos concitoyens qui remplaceraient les parents. 3 - Les Pouvoirs Publics n'auraient plus besoin de construire des crèches (les établissements existants qui recevraient les enfants, seraient suffisants). Cet argent économisé leur permettrait de donner le complément de chaque salaire aux parents employés à mi-temps (à moitié, au 3/4 ou pleinement selon les revenus).  4 - les parents intégrés dans l'entreprise continueraient à évoluer dans cette dernière en intégrant les nouvelles connaissances. Le retour au plein emploi serait facilité. Il y aurait retour sur investissement en terme d'équilibre des enfants, des parents et, donc de la société entière. Modalités d'application à étudier pour les couples séparés lors des 3 premières années ou pour ceux qui sont au chômage, dès le départ. Ce ne serait pas obligatoire, naturellement.

Section JBC Paris 18, 11 octobre 2014 à 16h59

"Logement et emploi", sont 2 jambes qui ne peuvent être dissociées. On dit souvent pas d'emploi, pas de logement, or a ce jour c'est plutôt "pas de logement pas d'emploi". L'emploi n'est pas toujours le CDI plein temps dans une entreprise secure, c'est aussi le CDD, le temps partiels et autre précarités, flexibilités, qui sont le lot des individus entrant dans la vie active ou d'insertion après accidents de la vie. Ces emplois sont souvent mal rémunéré mais sont nécessaire a notre économie : il est indispensable de disposer de logements "abordables" pour toutes les situations.

Section JBC Paris 18, 11 octobre 2014 à 16h58

Emploi des jeunes Les débats économiques actuels sur la croissance et sur la consommation structurent le discours ambiant et sont le plus souvent l’occasion de marteler qu’une forte croissance est un outil indispensable à la survie de notre économie. Il faut pourtant rappeler que la production qui met à disposition des consommateurs des biens et des services est le fruit du travail de l’homme, et que dans un contexte ou le diktat de l’économie prend trop souvent l’ascendant sur les décisions politiques, c’est bien l’homme qui doit rester au centre de notre réflexion. Depuis plus 30 ans de montée continue du chômage de masse, la notion de plein emploi est remise en cause. Certains de ceux qui considèrent que les besoins en travail du système économique sont en diminution et s’accompagnent d’un déclin de l’emploi salarié, avalisent le principe d’une segmentation du marché du travail qui permet d’accorder à chaque individu la possibilité d’avoir une activité et donc une occupation rémunérée et subventionnée. Cependant, la caractéristique de cette occupation qui s’effectue dans le cadre de la solidarité, c’est qu’elle est dépréciée, car peu valorisante, et qu’elle reste aléatoire et précaire pour les personnes susceptibles d’en être bénéficiaires. A cet égard, il est évident que l’incapacité à sortir des logiques institutionnelles et technocratiques qui fixent des objectifs à partir d’un amoncellement d’indicateurs quantitatifs conduit naturellement à exclure des dispositifs les publics les plus en difficulté d’insertion professionnelle. Force est de constater que les résultats de la mise en œuvre des différents mesures en faveur de l’insertion des publics en difficultés qui permettent il est vrai de façon conjoncturelle d’assurer une certaine paix sociale, sont un échec du point de vue strict du retour à l’emploi et du mieux vivre. Le vrai débat qui doit nous mobiliser pour construire l’avenir, n’est donc pas celui qui consiste à savoir s’il nous faut une société de plein emploi ou de pleine activité, il faut avant tout s’attacher à repenser profondément et à inventer notre nouveau modèle économique et social.

Section JBC Paris 18, 11 octobre 2014 à 16h56

Flexisécurité, temps de travail et emplois aidés Le problème du chômage est avec celui de l'écologie l'un des deux grands problèmes de notre société. Avec plus de 5 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, les ravages sont considérables : pertes de compétences, régressions, pauvreté, destruction des familles, désespoir... Face à ce problème, il y a les réponses traditionnelles, celles de la Droite et une alternative possible. Quelle alternative possible pour la Gauche ? Je ne vois que trois voies : la flexisécurité, la réduction du temps de travail, les emplois aidés. La flexisécurité est système coûteux qui peut rendre acceptable un certain assouplissement du marché du travail. Cela ne suffira pas. La Gauche doit reprendre sans complexe le débat sur la réduction du temps de travail. Le chômage est le pire des moyens pour le réduire. Il n'y a aucune raison de capituler devant les critiques infondées de la Droite sur les 35 heures, qui ont tout de même créé environ 300 000 emplois. L'objectif serait ici de promouvoir la semaine de 4 jours. Cela peut commencer par une incitation aux entreprises volontaires selon le modèle de la loi de Robien avant les 35 heures. On peut aussi faire baisser le temps de travail en développant le temps de formation tout au long de la vie, en favorisant les temps partiels ou les congés parentaux, ou en favorisant les années sabbatiques pour convenance personnelle. La troisième voie, celle des emplois aidés, est la plus rapide et la plus efficace pour créer des milliers d'emplois. On pense principalement aux emplois d'aide à la personne. Les besoins sont immenses et ne feront qu'augmenter vu le vieillissement de la population. Actuellement, par un système de réduction d'impôt, l'Etat aide ceux qui paient des impôts à avoir une aide à domicile. Il s'agirait d'offrir cette aide à tout le monde, beaucoup plus largement qu'actuellement. Evidemment, la question des moyens se pose. Créer un million d'emplois rémunérés au salaire minimum coûte 12 milliards par an. Si c'est bien fait, le bénéfice pour la société est immense et le coût est à comparer aux 40 milliards du pacte de compétitivité. En conclusion, je souhaite que le PS reprenne l'offensive sur le sujet du plein emploi avec des propositions réalistes et innovantes et en combattant fermement le projet désastreux de la Droite.

Jean-Michel Boudon, 11 octobre 2014 à 16h52

L’EMPLOI LA PRIORITÉ ABSOLUE. LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ PLUTÔT QUE L’AUSTÉRITÉ ET LA COURSE À LA BAISSE DES DÉFICITS. La déflation qui menace l’UE témoigne, au-delà des drames sociaux, de l’inefficacité économique de la politique de réduction brutale des politiques publiques, de l’austérité salariale et du recul de la protection sociale. Il faut rompre avec cette logique. Grands travaux et pouvoir d’achat Au-delà des nécessaires initiatives au niveau européen, la France doit engager une relance ciblée, sociale et écologique de son économie, qui passe par un soutien renforcé au salaires et au pouvoir d’achat, par une redistribution des richesses, une politique de grands travaux modernisant le pays et l’engageant dans la voie d’une économie dé-carbonée. Un plan de relance devra être soumis au plus vite au Parlement. Il peut en partie être financé par un emprunt (les taux d’intérêt sont très bas) dédié à un fond spécifique pour ces grands travaux (qui pourront être contractualisés avec les collectivités locales). Il doit être préparé avec les organisations syndicales. Car la gauche ne saurait au nom du dialogue social laisser le Medef imposer son rapport de force et ses vues. Pour crédibiliser la démocratie sociale, il faut la rééquilibrer en faveur des syndicats et des salariés. C’est une des tâches historiques de la gauche. Vers une sécurité sociale professionnelle Il convient dans nos dispositifs publics d’accorder toujours la priorité au maintien dans l’emploi, par exemple en privilégiant les mesures de chômage partiel plutôt que les licenciements et la rémunération du salarié au chômage. Entreprendre, produire, et consommer autrement Il existe de nouveaux gisements d’emplois, trouvés par le développement de l’économie sociale et solidaire, par le développement local, par l’économie circulaire, par la relocalisation de certaines productions, et par la promotion d’un mode de consommation plus sobre. La gauche s’engagera dans une nouvelle étape de la réduction du temps de travail, qui n’est pas limitée à la réduction légale hebdomadaire, mais qui peut s’inscrire tout au long de la vie.

Philippe Herzog, 11 octobre 2014 à 16h34

Ce débat sur l'emploi, dans ces termes, plein emploi ou pleine activité, est récurrent depuis une vingtaine d'années. Pourtant, le monde, la société et le travail, ont fortement évolué et pas forcément dans le bon sens en termes de justice sociale et de répartition dudit travail. Faisons plusieurs constats : - On nous avait annoncé une amélioration mécanique de l'emploi pour des raisons démographiques avec le départ à la retraite des baby-boomers. Force est de constater qu'il n'en est rien : la mondialisation, l'Europe et les travailleurs détachés, et son corollaire le moins disant social, ont plus que contre-balancé le phénomène. - L'état a reculé sur le droit du travail : l'inspection du travail est détricotée. Aujourd'hui, il est très difficile pour un salarié de la saisir, dans le cas de harcèlement ou de non-respect des conventions collectives sur les horaires, les heures supplémentaires, les jours de repos... Du coup, beaucoup d'employeurs sont dans un sentiment d'impunité et entretiennent un climat malsain où les salariés ne feront pas valoir leurs droits pour conserver leur emploi. - Enfin, la France est un pays qui n'entretient pas sa pyramide des âges dans l'emploi. Au contraire de l'Allemagne par exemple. Si vous avez la malchance de perdre votre emploi après 45 ans, il est extrêmement difficile d'en retrouver un, à fortiori dans des conditions comparables. Sur le point précis du chômage des seniors, il semble qu'au vu des mentalités en France dans les entreprises, la solution ne peut être que réglementaire. De deux choses l'une, soit on considère que les entreprises sont souveraines dans leur gestion de la pyramide des âges, et la majorité des seniors qui ont perdu leur emploi, n'en retrouveront pas. Dans ce cas, il faut sortir cette catégorie de la recherche d'emploi obligatoire et culpabilisante et lui donner la possibilité d'accéder de façon volontaire, à un dispositif de pré-retraite ou équivalent. Le coût pour la société française ne serait pas forcément supérieur et cela libérerait des demandes d'emploi. Autre possibilité : imposer un quota de seniors dans les entreprises en respectant une pyramide des âges à préciser, par exemple une tranche 1 de 45 à 51 ans, une tranche 2 de 52 à 58 ans et une tranche 3 de plus de 59 ans. Le gouvernement est très en pointe sur les questions de parité homme-femme. Rien à dire là-dessus, mais c'est imposé. Sur l'emploi des seniors, il faut faire pareil, sinon il n'y aura pas de résultats. Les seniors sont de plus en plus prépondérants dans notre société, et un gouvernement de gauche se doit d'avoir un traitement politique de l'emploi, pour tous.

Arnaud B., 11 octobre 2014 à 16h15

Le chômage est malheureusement bien plus qu'un problème d'individus qui ne trouvent pas d'emplois. La fin de la famille stable, telle qu'elle existait avant, et la fin des solidarités (quand la famille s'est agrandie) sont les maux de notre société. Le marché du travail est devenu un lieu de concurrence entre les anciens partenaires avec enfants (...). A noter que le PACS a perdu sont avantage fiscal pour les 2 partenaires et que le divorce ou la séparation sont devenus la norme et cela avant le bien-être des enfants.Mathématiquement le plein emploi est possible s'il n'y a pas une pleine activité notamment dans le cadre d'une famille avec enfants vivant dans le même foyer. Pour cela, créons un régime fiscal avantageux pour vivre à deux ou plus (avec des enfants) pour prendre en compte la solidarité interne du couple et le bien-être des enfants, et l'appliquer aussi aux familles recomposées. Deux parents travaillant à temps complet = des enfants qui voient plus les équipes pédagogiques dans les crèches, écoles et collèges-lycées que leurs parents (...). Les spécialistes le disent: une éducation trop distante des parents crée une instabilité émotionnelle et relationnelle des enfants. Les couples avec un (des) enfant(s) dont l'un des partenaires a un emploi à temps complet et l'autre un emploi à mi-temps devraient avoir le régime d'imposition le plus bas: le mi-temps évitera les coûts supplémentaires du parascolaire et sera extrêmement bénéfique pour les enfants. On pourrait donc créer le plein emploi artificiellement et cela au service des solidarités familiales, de l’épanouissement et de l'éducation des enfants. A quand des contrats Papa ou Maman (à mi-temps) pour les couples avec enfants vivant dans le même foyer avec des avantages fiscaux (ce qui équivaudrait à deux emplois à pleins temps + le parascolaire à financer). Pour créer des générations futures sereines: Il faut rappeler, insister sur la responsabilité parentale et faire passer le bien-être des enfants avant celui des parents (famille nucléaire ou famille recomposée bien sûr). Concernant le plein emploi: il est une nécessité car le travail est toujours la valeur intégrante de notre société.Le chômage de masse de certains quartiers est lié au fait que les quartiers populaires sont souvent très éloignés des bassins d'emplois. Il faudrait favoriser la mobilité nationale des demandeurs d'emplois et rapprocher les entreprises de ces lieux à forte main d’œuvre disponible. L'école a aussi sont rôle à jouer: la sectorisation dans certains quartiers n'est pas une bonne chose car elle ne permet pas de travailler avec la mixité et des origines sociales diverses afin de favoriser l'égalité des chances.

Patrick BRUN, 11 octobre 2014 à 15h43

Dans les pays « avancés », tels la France, la croissance ne reviendra pas, en tout cas pas à un niveau suffisant pour atteindre le plein emploi par les seules forces des marchés : biens et services du côté de la demande, marché de l’emploi du côté de l’offre. En effet : • Le niveau de richesse (production, consommation, patrimoines) atteint dans ces pays paraît suffisant pour satisfaire les besoins (même au-delà) ; le rattrapage des "laissés pour compte" n’est plus du domaine de l’accroissement de biens, mais de leur redistribution. La transition écologique et l’économie verte, nécessaires, n’opèreront sans doute que des transferts, non des accroissements nets de production et d’emplois. • La concurrence des pays moins avancés s’exerce désormais d’une part sur la compétitivité sur les marchés de production des biens et services (cf. note 1), d’autre part sur les ressources d’un monde "fini". Leur réel besoin de croissance leur donne la priorité pour l’accès à des ressources contraintes (cf. note 2). Si la croissance ne permet plus d’atteindre le plein emploi il est temps de passer à la pleine activité. Il faut lancer la réflexion sur (au moins) deux axes : 1. Le revenu minimum de vie garanti, universel et inconditionnel. D’une part, un tel revenu de base ferait disparaître le chômage comme problème, d’autre part chacun pourrait choisir ce qu’il souhaite faire de sa vie : travailler, se consacrer pleinement à des activités gratifiantes et/ou socialement utiles, ou alterner. 2. Les notions de « bonne vie », de sens de la vie, d’activités gratifiantes et/ou socialement utiles et des actions possibles de l’Etat pour aider les citoyens à les développer sans empiéter sur les choix individuels ni définir les notions de « bonne vie » et de sens de la vie (cf. note 3) . Développer ces deux axes de réflexion n’est pas du domaine de cette contribution. Sur le premier il existe une littérature considérable (dont notamment notre camarade Patrick Viveret (cf. note 4), à laquelle ont peut renvoyer les animateurs des Etats Généraux. Quant au second toute la philosophie s’y attache !

Maintenant la Gauche 92, 11 octobre 2014 à 15h13

Contribution "l'Emploi, la priorité absolue. La relance de l'activité plutôt que l'austérité et la course à la baisse des déficits".

Maintenant la Gauche 92, 11 octobre 2014 à 14h57

(texte ci-joint)

jean-françois SIMON, 11 octobre 2014 à 10h06

SOLIDARITE ET COMPETITIVITE En 2014, 29 millions d’actifs dont 26 millions d’emplois (en partie précaires) et 3 millions sans aucun emploi. Cette population pourrait atteindre 31 Millions dans 20 ans pour des raisons démographiques et plus de 32Millions, si l’activité concernait un plus grand nombre. Il faut donc se poser la question d’accroitre de 4 millions le nombre d’emplois en 20 ans pour faire revenir le chômage en dessous de 6%. 4 questions : les activités qui peuvent croitre, celles qui doivent décroitre, le partage du travail, le financement. Nous pouvons avoir un objectif de croissance pour 6 types d’activité. 1. L’industrie. Après une perte de 2 millions d’emplois en 30 ans, l’objectif est de récupérer 1 million d’emplois directs, par la réintégration verticale, la relocalisation, l’innovation et le R&D, le remplacement des énergies fossiles, le recyclage ( 1,5 Million avec les effets induits sur les services liés) 2. L’agriculture ou les incitations à la qualité et à l’agriculture biologique devraient être les moteurs « d’un retour moderne à la terre » (+400.000) 3. Le tourisme ou nous sommes loin d’utiliser tout le potentiel (Objectif +400.000) 4. L’éducation, le sport, la culture Un encadrement doublé dans certains cas devrait être notre objectif (+500.000) 5. Certains services publics de la santé à la police, devraient bénéficier d’une croissance forte (+300.000) 6. Les services à la personne compte tenu du vieillissement de la population (+400.000) A l’inverse certaines activités devraient décroitre. Les activités administratives et fiscales par la modernisation, l’élimination des doublons (- 500.000) D’autres activités (comme celles liées liées à la réparation automobile et à la distribution de carburants par ex.) devraient à ce terme diminuer sensiblement compte tenu des mutations engagées (-500.000) Si ces objectifs étaient bien atteints il resterait 1,5 million d’emplois à créer par partage du travail : semaine de 4 jours ou de 3 jours pour certaines activités. Les 3 premiers domaines (industrie, agriculture, tourisme) exigent en premier lieu, un effort d’investissement considérable et une recherche de compétitivité par l’excellence technique, un euro modéré en second lieu, un allégement des charges pour certaines entreprises. Le solde des postes de service publics créés ou supprimés, ou des emplois aidés représentera une charge fiscale (25Mrds€/an ?). L’effort sur le partage du travail devra être aidé par des allégements de CSG (15Mrds€/an ?). Au final, pas de plein emploi sans compétitivité et solidarité. Pas de compétitivité sans effort collectif. Pas de solidarité sans croissance et ressources fiscales.

Alain ALEXANDRE, 11 octobre 2014 à 9h25

De 1975 à 2007, le nombre de chômeurs est passé de 75000 à 3 millions. L'évolution semble inéluctable. L'est-elle ? Il est courant d'entendre : - qu'avec la croissance l'emploi reviendra. La croissance est aujourd'hui proche de 0%, si elle revenait serait-elle suffisante pour créer de l'emploi alors que les progrès technologiques créent des gains de productivité générateurs de croissance qui ne crée pas d'emploi ? - que le nombre d'emplois salariés est en baisse. De 1975 à 2007, la France a gagné 3,5 millions d'emplois. Mais sur la même période, la population active a augmenté de 5 millions d'individus. Dans notre système actuel, les victimes de ce déséquilibre touchent un “revenu de remplacement”, indemnité de chômage puis RSA. Cependant cette protection sociale est jugée trop coûteuse par les employeurs. Sans oublier que le « plein emploi » ou la « pleine activité » ne supprimera pas automatiquement la pauvreté, qu'il faudra aussi traiter, quelles pistes créatrices d'emploi proposer ? 1 - Pour le plein-emploi, la réduction du temps de travail. Passer à 32h par semaine est une piste évidente pour arriver au plein-emploi. Aujourd'hui il est anormal que des personnes travaillent 35 heures et plus alors que d'autres travaillent 0 heure et que d'autres galèrent avec des jobs d'appoint. Ce peut-être du gagnant-gagnant. Michel Rocard dit que « 400 grosses PME ont choisi d’être à 32 heures pour leur plus grand bénéfice car en général l’usine tourne 6 jours, ou au moins 5 et demi et avec au global plus de personnel au travail ». 2 – Pour la pleine-activité, proposer aux victimes du sous-emploi d'investir leur temps dans des activités sociales utiles qui ne sont pas ou mal assurées par le marché du travail conventionnel et ainsi ne pas les marginaliser. Ce principe ne vaut que si les activités ne sont pas vues comme des sous-emplois et donnent à la personne qui exerce l'activité un revenu et des droits sociaux identiques à ceux que donne l'emploi salarié du travail conventionnel. Par ailleurs, ce n'est pas parce des activités sont utiles que les bénéficiaires potentiels peuvent en payer le prix. Ce qui conduit à examiner une politique de l'emploi qui propose une redistribution des richesses produites plus juste et plus équitable. Alors comment arriver à une vraie solidarité qui ne marginalise personne et lutter contre l'accroissement des inégalités et la pauvreté ? La réaffectation des indemnités de chômage pour la prise en charge des salaires liés au « plein-emploi » ou la « pleine-activité » peut probablement y contribuer, mais d'autres moyens doivent être trouvés. Notre société est-elle prête à en payer le prix ? Le choix est éminemment politique.

Christophe GILBERT-THIBAUD, 11 octobre 2014 à 6h22

Créer des contrats d’embauche spécifiques pour des demandeurs d’emplois qui ont été très éloignés du marché professionnel, bien au-delà des « chômeurs longue durée » dont la problématique se pose à partir de 3 à 4 années d’inactivité. Pour permettre à des personnes comme les femmes s’étant arrêtées pour l’éducation de leurs enfants, les personnes ayant eu une très longue maladie, les détenus après avoir purgé leur peine, etc.

Jean-Emmanuel ROUGIER, 11 octobre 2014 à 1h23

LES JEUNES ET L’EMPLOI Dans nos quartiers la population est diverse, variée et importante mais la typologie particulière de ceux-ci peuvent permettre d’envisager le parcours de chacun. La nécessité d’un renforcement de l’apprentissage au sein de notre système éducatif est-il en adéquation avec ces populations et peut-il favoriser le plein emploi ? Nous constatons que notre système classique est à revoir, une refondation globale de l’apprentissage est nécessaire. La différence importante que l’on établit entre les lycées généraux et les lycées professionnels est une problématique sérieuse. Il nous faut valoriser les lieux de formation, ne pas vivre l’orientation vers un lycée professionnel comme un drame mais retrouver une adéquation entre l’offre et la demande du marché du travail et la formation. La revalorisation des établissements professionnels au niveau national (comme cela est pratiqué dans l’enseignement général) peut être une piste non négligeable en créant au sein de l’option professionnelle un prix de l’innovation et un échelon pour les meilleurs artisans. La région doit jouer entièrement son rôle de revalorisation de reprofilage des métiers, tout en mettant en avant les jeunes qui ont obtenu de bons résultats. Dans le contexte actuel nous pouvons privilégier deux pédagogies, la participative et la découverte car elles sont complémentaires. Il est nécessaire et important de se départir de toute position dogmatique en invitant les partenaires, PME et artisans à réfléchir sur l’école de demain et le contenu des formations à dispenser. Par ailleurs il semble opportun de donner à chacun une seconde chance en cas d’échec scolaire à la fin du premier cycle. Il reste très souvent difficile de convaincre les parents de la nécessité quelque fois d’un redoublement d’où la nécessité avant de penser emploi, de réfléchir à la manière de combattre le décrochage des jeunes et leurs démotivations face au système scolaire actuel. Le développement des écoles de la deuxième chance est un axe qui doit être prioritaire, les jeunes s’aperçoivent souvent trop tard de leurs erreurs, un dispositif « filet de sécurité » doit être mis en place.

Jean-Emmanuel ROUGIER, 11 octobre 2014 à 1h22

ENTREPRENARIAT Dans la France de 2014 plus de 10% de la population est touchée par le chômage, ceci est bien évidemment un drame national mais avant tout individuel. En tant que socialistes nous avons le devoir de combattre la pauvreté et de redonner de l’espoir à tous nos concitoyens frappé par ce fléau. Un des leviers pour combattre le chômage de masse est l’entreprenariat. Nous devons avoir une politique qui soutient la création d’entreprise et qui renouvelle sans cesse le réseau des entrepreneurs. L’éducation nationale à un rôle primordial à jouer. Il doit être en capacité de détecter, d’accompagner et de promouvoir les talents surtout dans ce que l’on appelle les filières courtes comme les CAP, BEP, Bac professionnels, BTS… Dans ces filières, mais pas exclusivement, il est nécessaire de généraliser l’enseignement lié à l’entrepreneuriat. Il conviendrait d’expliquer aux élèves et aux apprentis quels sont les mécanismes de la création d’entreprise et leur donner une vraie culture entrepreneuriale afin de favoriser la prise d’initiative et l’innovation dans l’ensemble des entreprises de notre pays. Effectuer une étude de marché et bâtir un business plan sont des composantes indispensables pour obtenir les fonds d’amorçage et de développement tout au long de la vie d’une entreprise. L’obtention de capitaux est une problématique pour nos entrepreneurs, de surcroît pour ceux issus des classes sociales les plus défavorisées dont le réseau est limité. Les banques privées ne jouent plus leur rôle par frilosité ou par manque de vision à long terme envers les projets portés par nos PME. Pour palier cela, la Banque Publique d’Investissement, qui est une institution publique, doit avoir un rôle encore plus important. Aujourd’hui elle finance principalement les entreprises innovantes. Néanmoins, elle doit accorder une place plus importante aux entrepreneurs dont la démarche est plus « classique » (prestations de services, développement d’un site web – nécessaire à toute activité d’entreprise –…). Un frein important à l’entrepreneuriat réside dans la lourdeur administrative lors de la création. Pour permettre à chacun de créer plus simplement une entreprise, la simplification des démarches administratives (réduction des frais d’immatriculation au registre des commerces, harmonisation des pratiques…) est fondamentale. En outre, la fiscalité des entreprises doit être repensée. L’impôt sur les sociétés et une CSG évolutive en fonction du chiffre d’affaires doit être immédiatement mis en place. Notre pays a plus que jamais besoin d’entrepreneurs innovants et générateurs d’activité. C’est un impératif pour redresser notre économie et réduire sensiblement le chômage.

Section de Champs sur Marne, 10 octobre 2014 à 23h23

Le renouveau des filières techniques et professionnelles : un enjeu sociétal La réindustrialisation de la France ne se fera pas sans techniciens d’un côté et ingénieurs de l’autre. Nous avons besoin de métiers manuels même si on souhaite faire monter en compétences et en savoir-faire notre pays (ex. besoin de chaudronniers pour construire des pièces d’avions). Les artisans de tous bords sont souvent à la recherche soit d'apprentis, soit de salariés formés et qualifiés. Or c’est difficile. Manque de professionnels dans ces branches d'activité? Manque de cohérence avec Pôle Emploi ? Un enfant, dés son jeune âge, a des atouts innés, plus ou moins reconnus par les parents puis les adultes qu'il est amené à rencontrer au fur et à mesure qu'il grandit. Mais voilà, la société reconnaît et donne plus de crédit à l'intellectuel qu'au manuel, aux diplômes universitaires qu'aux diplômes manuels. L'enjeu de 80% des jeunes au bac est une aberration depuis très longtemps. Un jeune bachelier a-t-il de meilleurs atouts sociaux, éducatifs, culturels, créatifs et facultés d'adaptation indispensables pour s'inscrire et être reconnu dans la société? Certes, il sera reconnu comme un jeune ayant des connaissances générales et spécifiques s'il a passé un bac professionnel... Mais les jeunes ayant un CAP, BEP ou autres ont tout autant de mérite et remplissent des fonctions importantes dans la société. Il est nécessaire de cesser de croire que le socle culturel nécessaire et l’esprit critique ne s’apprennent que dans les filières générales… Tous les jeunes de tous les milieux sont capables par l'apprentissage d'avoir un esprit critique et de se forger leur opinion. Il suffit que les adultes formateurs ne se situent pas en maître à savoir et à enseigner, mais qu’ils entendent et repèrent les différentes attentes et désirs des élèves. L'orientation doit être choisie et non subie. Certaines filières et notamment le travail manuel, technique, artistique doivent être promues pour réduire les sorties en échec scolaire. Développer des filières techniques plus tôt comme en Allemagne n'obère pas l'avenir des jeunes si ensuite des passerelles existent entre les filières générales, techniques, professionnelles. Il faut que des systèmes d'équivalence existent pour les élèves avec un bac pro qui souhaitent aller plus loin, ne pas leur fermer les portes de certaines formations. Aussi faut-il dès la petite enfance, casser les préjugés sur le travail manuel, rompre avec la stigmatisation de ce type de travail dans l'esprit des parents et des professeurs. Et surtout réduire la fracture de projection dans le futur des jeunes issus de la campagne et ceux nés dans les agglomérations.

Section Leon Blum PS Ivry-sur-Seine, 10 octobre 2014 à 23h15

Être socialiste aujourd’hui c’est aimer l’entreprise pour ce qu’elle représente de travail, de créativité et d’épanouissement personnel pour les chefs d’entreprises comme pour les salariés lorsque leurs droits y sont respectés. En 2014, il faut distinguer l’entrepreneur qui a un dévouement dans le projet de l’entreprise et dans son évolution, et le dirigeant d’entreprise. C’est la rente et les logiques purement financières – et donc souvent inhumaines – de certains rentiers auxquelles la gauche doit s’opposer. Une puissance publique offensive et créative Soutenir l’entreprise et le travail ne veut pas dire donner un blanc-seing aux forces du marché. La main invisible d’Adam Smith qui est invoquée par les libéraux ne peut répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre siècle. Être de gauche, c’est justement penser que la puissance publique est la mieux à même de réguler l’économie de marché afin qu’elle garantisse le développement de toutes les entreprises et de toutes les initiatives de création. En effet, le marché est souvent guidé par des forces conservatrices qui visent à ,’investir que dans les marchés les plus rentables et les plus établis. Il ne laisse que peu de place à l’innovation portée par les petites entreprises, qui induisent une certaines formes de prise de risque. Dans de nombreuses filières, notamment celle de la croissance verte, le soutien public est essentiel pour démarrer une nouvelle activité et créer un nouveau marché. Être de gauche ce n’est pas opposer une puissance publique prétendument atone et conservatrice à un tissu privé dynamique et créatif. La puissance publique est justement là pour soutenir les prises de risque des entrepreneurs. Sans elle, qui le ferait ? Que ce soit par l’achat public d’innovation ou par le soutien direct aux entreprises avec contreparties (non délocalisation,…), le secteur public a tout son rôle à jouer dans le redressement productif de notre pays, notamment en soutenant les PME-PMI. Simplifier pour l’égalité Dans le même temps, la puissance publique doit simplifier l’environnement administratif auquel sont confrontées les entreprises. Cette simplification est un acte d’équité entre des grands groupes et des PME aux moyens humains et financiers limités. Aussi en unifiant davantage les statuts d’entreprises et d’entrepreneurs, en soutenant les initiatives de mutualisation (services généraux, comptabilité, domiciliation,…), en simplifiant les procédures d’achat public et en garantissant une stabilité fiscale, la puissance publique met en place un cadre propice à la création d ‘activité et d’emplois pour le plus grand nombre.

Elisabeth Durrmann, 10 octobre 2014 à 23h13

Actuellement, l’intégration dans notre société repose essentiellement sur l’insertion dans le monde du travail. Avoir un emploi ou exercer une activité économique détermine en grande partie sa place dans la société, et c’est à juste titre qu’on parle souvent du drame du chômage. Notre société post industrielle a bénéficié d’importants gains de productivité, induisant de nombreux changements dans les postes proposés. L’éducation nationale doit évoluer pour assurer à la fois une meilleure insertion dans le monde du travail et des possibilités d’évolution au cours de la vie professionnelle, et cette évolution doit s’appuyer sur un dialogue avec les acteurs économiques. Cependant, les progrès technologiques et la hausse constante de la productivité limitent les besoins en personnel, et l’observation des conditions de travail actuelles fait apparaitre des travailleurs surchargés à côté des trop nombreux chômeurs. Proposition 1 : Reconnaitre à chaque individu sa place dans la société via un revenu d’existence. Attribué en fonction de l’âge de la personne sans autre condition, il remplacerait toutes les aides existantes (rmi, rsa, allocations familiales, allocation logement, etc ) . Les adultes seront libres de compléter leur revenu avec une activité partielle ou complète. Avantages : les petits boulots aujourd’hui dévalorisants et surtout qui ne permettent pas de vivre deviendraient crédibles et il y aurait moins de travail de gestion des différentes aides. Proposition 2 : Initier un dialogue entre syndicats et employeur pour favoriser le passage aux 32 heures.

Section de Maisons-Laffitte, 10 octobre 2014 à 19h52

Jusqu’à la fin du 20ème siècle, les capacités des robots et des automatismes étaient limitées. Leur développement ne mettait en péril que les couches moyennes de l’emploi, épargnant d’une part les cols blancs et les compétences de haut niveau, d’autre part les tâches les plus bassement matérielles, que les robots étaient trop coûteux pour accomplir rentablement, ou trop peu doués sensoriellement pour exécuter. Le progrès rapide des ordinateurs rend les robots et les automates de plus en plus compétitifs par rapport aux êtres humains dont la nature est stable. Les créneaux où les humains sont compétitifs se restreignent. Quelques exemples : - toutes les professions commerciales sont menacées par le commerce en ligne - la conduite des véhicules sera largement automatisée d’ici à 2025 - les activités boursières se traitent à très haute vitesse (FTS, Fast Transaction System) par des algorithmes - les robots-journalistes sont déjà une réalité, encore marginale - même les activités artistiques s’automatisent (art génératif, workflow management, content management systems) . En outre, le management des ressources humaines recourt de plus en plus à des systèmes automatisés qui traitent les humains comme des objets. Il est donc indispensable et urgent d’encadrer ces développements technologiques, par des mesures réglementaires et fiscales : les robots, en quelque sorte, devraient payer des « charges sociales ». Il faut redéfinir fondamentalement le concept même de travail et d’emploi. Ces mesures prendront tout leur sens dans le cadre d’une coopération européenne.

jean BOUHOURS, 10 octobre 2014 à 18h43

Les banques ont une responsabilité importante dans la stagnation de l'économie française. En finançant de façon frileuse les entreprises - besoins en trésorerie - et les créations d'entreprises, elles bloquent toute possibilité pour le commerce et l'industrie de progresser et de créer des emplois. Il n'est pas normal qu'une entreprise dont le carnet de commande est plein se voit refuser une avance de trésorerie. Alors que les crédits "revolving" se développent de plus en plus, augmentant du même coup l'endettement des familles, les aides aux entreprises diminuent. La solution passerait par la nationalisation d'établissements bancaires dont la mission serait d'aider les entreprises à se créer ou à fonctionner.

Montauban Section Montauban, 10 octobre 2014 à 17h31

Vouloir une société du plein emploi est un beau projet, mais un vaste chantier.D'un côté des employeurs qui souhaitent partager le travail et ses revenus, d'un autre des femmes et des hommes qui désirent s'épanouir dans une activité. Tendre vers cet idéal signifie renforcer le rôle de l'Etat :  Le rendre plus interventionniste auprès des entreprises  Planifier les chantiers,  Modifier le Code des Marchés Publics, qui doit certes permettre la libre concurrence, mais permettre aussi de favoriser l’emploi local et les circuits courts.  Anticiper sur les ressources pour les réaliser en redonnant au Commissariat au Plan des pouvoirs accrus sur les grands chantiers de l’Etat ET des collectivités territoriales. • Travailler de manière plus efficiente au Marché du Travail. Il faut harmoniser le bon emploi qui respecte le travail et celles et ceux qui l'accomplissent au niveau européen. Il faut aussi, renégocier avec les autres grands ensembles planétaires les conditions de douane, les conditions d’accès au marché de l’emploi en Europe. Pour avoir des relations qui soientt plus justes et égalitaires. L’Etat doit aussi être plus efficient sur la GPEC dans ces administrations. Le bon emploi, c'est celui que les gens ont envie d'occuper; celui qui fait sens du niveau micro au macro. Unis par un contrat d'engagement Etat-employeurs qui scelle les accords du "bon emploi". Employer des jeunes, des seniors, des travailleurs handicapés sera un des axes majeurs du contrat Etat-employeur. Ce contrat conduira à la définition de mesures fiscales assorties de vrais contrôles. Tendre vers le plein emploi, signifie accompagner un maximum de personnes vers la réalisation d'une activité et d'un travail. Redonner confiance en proposant un emploi plutôt qu'un minima social, à ceux qui le peuvent et le souhaitent, tel est le rôle de l'Etat et des collectivités.L’Ecole doit être le garant des apprentissages adaptés à la vie et aux besoins de l’entreprise. Les formations seront un gage d'accès au bon emploi, car elles en seront l'essence même. Les statuts des stagiaires de formations devront être consolidés financièrement pour limiter les ruptures en cours de parcours. Les formations s'inscriront dans une logique de parcours de vie professionnelle : suivre les évolutions et progrès technologiques, capitaliser les compétences transférables, bénéficier des mises à niveau, tout au long de sa vie. Enfin, nous savons combien il est compliqué de s’adapter à la nouvelle géographie de l’emploi, il sera indispensable, si nous ne souhaitons pas augmenter le nombre de « poches » de chômage, de favoriser et de soutenir la mobilité des familles.

Franck, 10 octobre 2014 à 16h17

Apprendre à regarder les secteurs d'activités existant, faire confiance au tissu d'entreprises existant et tout faire pour les accompagner. Un exemple à méditer : Le pôle textile du Sentier : une activité florissante, résistante malgré la crise qui a fortement impacté le secteur de 2009 à 2013, fortement concurrentielle en dépit de la concurrence chinoise, faisant travailler des milliers de personnes, représentant plus d'une centaine d'emplois différents, diffusant ses productions sur l'ensemble du territoire nationale (détaillants) et sur les pays limitrophes au territoire national. Aujourd'hui ce dernier grand pôle textile est menacé, moins par la crise que par les décisions politiques "PS" qui cherchent à satisfaire des habitants de plus en plus "bobo", et des habitants de plus en plus sensibles au discours des écologistes (fin des voitures dans les centres villes) ... Tout cela en dépit du bon sens. Voir ma contribution en Pièce Jointe

LAFORGE Bertrand, 10 octobre 2014 à 15h30

Intégrer l'augmentation de la productivité dans notre modèle social. Reprendre la réduction du temps de travail Entre 1820 et 1960, la richesse produite par heure de travail a doublé. Entre 1960 et 2000, elle a plus que quintuplé : En 1950, sur 100 francs de richesse produite, un ouvrier en recevait environ 45. Aujourd’hui sur 100 euros produit, il en reçoit environ 25 : nous avons donc eu une asymétrique de la répartition des gains de productivité aux bénéfices du capital. Dans le même temps, l’INSEE nous informe dans ces séries longues que le nombre total d’heures travaillées (travail salarié et non salarié) en France a chuté RÉGULIÈREMENT de près de 15% depuis 1949 aussi bien dans la période des 30 glorieuses que depuis la crise pétrolière de 1973. La raison de cette baisse est l’importance historique des gains de productivité depuis 70 ans du fait du progrès technique et des changements d’organisation de la production (augmentation du salariat). Au moment même où certains technologues avancent que 1/3 des emplois actuels pourrait être remplacés par des machines ou des ordinateurs dans un futur proche, ces gains de productivité ne sont pas près de se tarir. Devons-nous les laisser déstructurer notre société en contribuant un peu plus au chômage de masse et à la baisse des salaires ou au contraire transformer la bonne nouvelle qu’ils représentent en une nouvelle étape de progrès social ? Pour un socialiste, la réponse est claire. Dans ce contexte, la réponse moderne est la réduction du temps de travail avec maintien des salaires en mobilisant les fonds passifs de traitement du chômage pour créer des emplois en finançant le surplus de salaire horaire lié au passage à 4 jours (par exemple, mais cette réduction à 32h semaines en moyenne sur l’année devra être discuté entreprise par entreprise pour tenir compte de son secteur d’activité). La motion 4 propose un montage financier consultable dans la contribution GPS aux conventions de 2010 qui permet de laisser la masse salariale constante pour les entreprises tout en provoquant une augmentation de 10% de leur nombre d’employés. Par ailleurs, malgré ses défauts, nous devons être capables de détruire les arguments fallacieux qui font des 35 heures la cause de tous nos maux. Partout où le temps de travail officiel n’a pas été raccourci, les salaires ont également baissé (dans leur part de PIB) et le chômage de masse augmenté. La situation américaine actuelle ne doit pas cacher que les USA connaissent aujourd’hui leur plus bas historique dans la fraction des actifs occupant réellement un emploi. (le pdf joint contient qq figures importantes)

Anne-Marie AYNIE, 10 octobre 2014 à 15h08

Vouloir une société du plein emploi est un beau projet, mais un vaste chantier.D'un côté des employeurs qui souhaitent partager le travail et ses revenus, d'un autre des femmes et des hommes qui désirent s'épanouir dans une activité. Tendre vers cet idéal signifie renforcer le rôle de l'Etat :  Le rendre plus interventionniste auprès des entreprises  Planifier les chantiers,  Modifier le Code des Marchés Publics, qui doit certes permettre la libre concurrence, mais permettre aussi de favoriser l’emploi local et les circuits courts.  Anticiper sur les ressources pour les réaliser en redonnant au Commissariat au Plan des pouvoirs accrus sur les grands chantiers de l’Etat ET des collectivités territoriales. Travailler de manière plus efficiente au Marché du Travail. Il faut harmoniser le bon emploi qui respecte le travail et celles et ceux qui l'accomplissent au niveau européen. Il faut aussi, renégocier avec les autres grands ensembles planétaires les conditions de douane, les conditions d’accès au marché de l’emploi en Europe. L’Etat doit aussi être plus efficient sur la GPEC dans ces administrations. Le bon emploi, c'est celui que les gens ont envie d'occuper; celui qui fait sens du niveau micro au macro. Unis par un contrat d'engagement Etat-employeurs qui scelle les accords du "bon emploi". Employer des jeunes, des seniors, des travailleurs handicapés sera un des axes majeurs du contrat Etat-employeur. Ce contrat conduira à la définition de mesures fiscales assorties de vrais contrôles. Tendre vers le plein emploi, signifie accompagner un maximum de personnes vers la réalisation d'une activité et d'un travail. Redonner confiance en proposant un emploi plutôt qu'un minima social, à ceux qui le peuvent et le souhaitent, tel est le rôle de l'Etat et des collectivités.L’Ecole doit être le garant des apprentissages adaptés à la vie et aux besoins de l’entreprise. Les formations seront un gage d'accès au bon emploi, car elles en seront l'essence même. Les statuts des stagiaires de formations devront être consolidés financièrement pour limiter les ruptures en cours de parcours. Les formations s'inscriront dans une logique de parcours de vie professionnelle : suivre les évolutions et progrès technologiques, capitaliser les compétences transférables, bénéficier des mises à niveau, tout au long de sa vie. Enfin, nous savons combien il est compliqué de s’adapter à la nouvelle géographie de l’emploi, il sera indispensable, si nous ne souhaitons pas augmenter le nombre de « poches » de chômage, de favoriser et de soutenir la mobilité des familles. De : TASTE

Anne LE GALL, 10 octobre 2014 à 14h06

Activité et plein emploi contribution de la section de GUILERS 29 Revenir au plein emploi est-ce possible ? Les « 30 GLORIEUSES »sont bien fini, il faut réinventer la façon de remettre l’activité salariale et l’activité patronale au premier rang des préoccupations des français. Que faut-il faire ? La suppression de certains « des acquis sociaux » comme la prime aux charbons ou bien d’aller vers plus d’équité entre les droits du public et les droits du privé. Notre Parti, nos représentants nationaux connaissent très peu l’entreprise, à l’assemblée nationale il n’y a pas beaucoup de députés qui viennent de l’entreprise. Les baisses de charges patronales aux entreprises sans garanties d’embauches reviennent comme un boomerang au gouvernement. Que se soit les contrats d’avenir, le CICE et le pacte de responsabilité, tous ces plans mis en place par notre majorité n’ont pas renversé la courbe du chômage. Les entreprises qui ont récupéré de l’argent par le CICE et qui ont distribué cet argent à leurs actionnaires ou leurs dirigeants plutôt que de créer de l’emploi ou de l’investir dans l’outil de travail devraient être obligée de rembourser ces sommes indument perçues. L'argent du CICE aux entreprises pourrait se faire dans le cadre d'un "contrat" avec celles-ci, c'est à dire un fléchage pour l'utilisation de cet argent. L’état doit faire plus de contrôles, une aide donnée suivi obligatoire. L’activité et le plein emploi ne peuvent revenir que par le développement des PME et des petites structures, le made-in –France peut aussi être créateur d’emploi. Pour cela il faut aide l’investissement par des prêts à taux 0% ou par l’action de la BPI et aussi aider les entreprises qui souhaitent exporter en les aidant dans la communication par exemple. Le ré industrialisation est un souhait de notre gouvernement et de notre parti, mais avant il faut faire de la formation. La formation technique doit être prioritaire car beaucoup de filières ont été supprimées alors quelles formaient des jeunes vers l’emploi. Le travail du dimanche n’est pas une bonne chose cela provoque une cassure dans notre société et le travail du dimanche qui existe déjà ne doit pas être subi et il doit être encadré par une loi.

jacky duffau, 10 octobre 2014 à 12h40

le plein emplois pour tous les jeunes moins d'aide a ceux qui ne veulent pas travailler la retraite pour ceux qui ont travailler 40 ans

Henri ROUILLEAULT, 10 octobre 2014 à 12h18

Politique économique, entreprises et emploi. Réussir la fin du quinquennat ne sera possible que si nous renforçons la base d’appui du gouvernement qui s’est rétractée depuis 2012. Tout en mettant en valeur ce qui a été fait, nous devons corriger ce qui peut l’être, après un début du quinquennat marqué par plusieurs erreurs : - Ne pas avoir dit clairement au lendemain de la victoire la gravité de la situation laissé par la droite : une France en triple déficit (chômage, comptes publics, perte de compétitivité). Non seulement une relance par la consommation était encore moins possible qu’en 1981, mais il fallait un effort pour restaurer les marges des entreprises, les parts de marché, et l’investissement. - Sous-estimer la panne de demande de la zone euro et parier sur un retournement du cycle économique et la baisse du chômage fin 2013. Avoir trop vite baissé la garde sur la renégociation du traité européen de stabilité face aux conservateurs allemands, responsables de l’atonie de la demande européenne. L’annonce de 300 Md€ d’investissements par J-C Juncker est positive, mais il faut un calendrier et un financement par des eurobonds. - Choisir, à juste titre, avec le CICE fin 2012 et le pacte de compétitivité début 2014, d’abaisser significativement les charges des entreprises (40 Md€) pour améliorer leur offre compétitive, mais sans expliquer cette politique nouvelle pour la gauche, et sans négocier les contreparties nécessaires au plan macroéconomique et à celui du dialogue social dans les entreprises et les branches. Nous ne croyons pas que spontanément ‘les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain’. Pourquoi, par exemple, avoir renoncé à différencier l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués ? Pourquoi ne pas différencier les aides en faveur des entreprises les plus exposés à la concurrence ? La négociation et la signature d’un vrai pacte tripartite, gouvernement, organisations patronales et syndicales, aurait réduit les surenchères permanentes du MEDEF. - Aborder la nécessaire simplification du code du travail par une mauvaise entrée, les seuils sociaux, comme si le dialogue social était un obstacle à l’emploi. - Avoir annoncé sans étude suffisante une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, puis sans lisibilité accru le nombre de contribuables à l’IR, avant de l’abaisser l’an prochain. Plusieurs des points évoqués sont réversibles. Ainsi, la réduction des inégalités, les investissements dans la transition écologique, et une politique européenne de relance peuvent alimenter le retour à la croissance et à l’emploi. Mais le temps presse.

Pour la section d'IFS (14) NAVARRO Michel, 10 octobre 2014 à 11h50

Section IFS (14), réunion du 01/10/2014 Contribution : ACTIVITE ET EMPLOI Le travail humain est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Aujourd’hui, avec le haut niveau de chômage, le rapport de force est très défavorable aux salariés, soumis aux aléas de la crise. L’emploi des jeunes est une priorité nationale. Les entreprises du secteur marchand, acteurs primordiaux dans la création des richesses de la Nation, doivent s’y associer encore plus qu’elles ne le font aujourd’hui. Cet effort relève de leur responsabilité sociale. L’accueil des jeunes stagiaires rémunérés doit avoir des contreparties en matière fiscale. Des chartes d’accueil des stagiaires devraient être négociées au niveau des entreprises et largement diffusées. Un tuilage devrait être organisé entre les périodes de travail, de stages de formation, et de chômage pour permettre d’éviter les à-coups dans les ressources du salarié et avoir une plus grande souplesse dans le système de l’emploi. Un toilettage constant du code du travail permettrait d’avoir un code qui corresponde à l’évolution de l’environnement des entreprises (nouvelles technologies, conditions de vie des salariés, …). Il ne s’agit pas de supprimer le code du travail mais de l’actualiser constamment pour que sa fonction d’équilibre entre le propriétaire, donneur d’ordre, et le salarié soit toujours adaptée au monde économique et social. Une harmonisation des législations du travail et des fiscalités au niveau européen permettrait d’éviter les discordances entre les Etats. Dans les marchés publics, des clauses permettant de mettre en valeur la responsabilité sociale des entreprises devraient être obligatoires (formation des personnels, insertion et d’emploi des jeunes, …) pour l’attribution des marchés. La législation pourrait rendre obligatoire le remboursement des aides publiques reçues moins de cinq ans avant toute ouverture de procédure de licenciements ou de fermeture de sites industriels ou commerciaux. Des « comités prospectifs régionaux de l’emploi », pourraient mobiliser tous les acteurs d’une filière (économie circulaire, éco-écologie, gestion des déchets) afin d’adapter l’offre d’emploi à la demande. L’enjeu est de permettre à un nombre croissant de citoyens de devenir acteurs de leur présent et de leur avenir : de produire localement la réponse à des besoins locaux ; de produire collectivement des services et des biens publics ; de mettre en oeuvre des solidarités locales ou globales ; d’oser expérimenter des idées neuves. Penser un nouveau modèle de développement nécessite de reposer les questions essentielles. Que produire ? Comment produire ? Comment distribuer ?

Fédération du PS de la Charente, 10 octobre 2014 à 11h37

Activité et plein emploi Une des pistes pour répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers tient à mettre l'accent, à favoriser et libérer les énergies dans les filières techniques qui mènent à des emplois locaux et nécessaires à notre tissu économique. Tout commence par l'éducation, où à l'image des pays nordiques, il faut savoir valoriser l'enseignement technique pour en faire des filières d'excellence qui doivent donner accès à des métiers en corrélation avec les besoins des territoires. Pour cela, outre l'investissement nécessaire dans l'appareil éducatif, il faut savoir impulser un nouveau regard positif sur cet enseignement à tous ceux qui influencent l'orientation des jeunes: que ce soit le personnel enseignant, les parents ou les jeunes eux-mêmes. Ces filières doivent devenir des opportunités et non des voies de garage pour les jeunes en difficulté scolaire, où ils pourront s'épanouir autant que dans les filières d'enseignement général. A côté de cela, il faut développer l'apprentissage, en faisant sa promotion auprès des entreprises, en les incitant financièrement, et en avantageant les entreprises qui embauchent leurs apprentis après la période de formation pour pérenniser le savoir technique. Il faut, en outre, adapter les normes juridiques pour permettre aux apprentis de travailler et s'insérer dans l'entreprise, et laisser aux branches le soin de l'organisation du parcours de formation. Avec ce dispositif, nous croyons au choc de simplification nécessaire qui permettrait aux jeunes qui le souhaiteraient, une fois leur formation achevée, de créer de manière plus aisée leur propre entreprise. Qu’il s’agisse du dépôt des statuts d'une TPE, ou de l'accès au financement pour son installation, il faut que ces démarches soient adaptées et facilitées. On peut imaginer des baisses de cotisations à la création de la première entreprise, ainsi qu'un accompagnement personnalisé pour aider les jeunes entrepreneurs à s'établir et à se développer. Il faut aussi responsabiliser les branches sur la formation professionnelle et continue, pour qu'elles permettent de continuer à se former tout au long de la vie ou réorienter son savoir vers d'autres domaines plus porteurs si nécessaire. Enfin, il faut savoir créer des réseaux pour que l’expérience de ceux qui réussissent puisse bénéficier aux autres. L'échec n'est pas une fatalité, et une politique volontariste et transverse peut permettre le désenclavement.

Emmaneulle section Lannemezan/St Laurent, 10 octobre 2014 à 11h29

texte ci joint

Contribution Section Nantes-Ouest, 10 octobre 2014 à 11h27

Rompre avec une compréhension du monde héritée des 30 glorieuses est un préalable. Nous sommes dans une période où le chômage de masse est une réalité structurelle qui malmène la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité. L’antagonisme entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas est devenu central. La redistribution, le modèle de protection sociale peuvent garantir jusqu’à un certain point la solidarité. Mais le chômage crée une situation de dépendance et de précarité incompatible avec la liberté, l’égalité. Deux voies paraissent praticables. La première met le focus sur l’activité et non sur l’emploi. L’accent est mise à la fois sur l’impératif de redistribution et sur un changement de regard interpersonnel sur chaque personne. Cette approche pose un problème de fond la confusion entre un nouvel ordre issu des changements de regards interpersonnels et l’inextricable enchevêtrement de l’individuel et du collectif. La seconde, tout en reconnaissant le caractère structurel du chômage, fait de la lutte contre celui-ci un impératif primordial. Cette seconde approche nécessite d’assumer totalement l’inextricable imbrication entre l’individuel et le collectif. Il en résulte 5 axes : 1. Assumer un travail théorique de clarification des mots et concepts utilisés. En effet, les expériences concrètes se référant au socialisme, notamment celle de l’URSS, ont contribué à l’usure, au détournement des mots. Ainsi le concept d’appropriation collective des moyens de production ne peux ni se réduire à sa caricature soviétique, ni se confondre avec une politique de nationalisation. 2. Donner la primauté à une politique socialiste de la production. La relation à l’entreprendre, aux entreprises est centrale. L’entreprise n’est pas seulement un lieu de profit. Elle est également un lieu de projet collectif. La question de la fiscalité est par suite essentielle. 3. Associer les entreprises aux politiques publiques de l’emploi. Il s’agit d’inscrire cette association dans une visée globale et non dans une limitation à certains quartiers refusant ainsi toute stigmatisation. 4. Mettre la formation au cœur de la lutte contre le chômage. Il s’agit de mettre un terme à une situation scandaleuse où les exclus de l’emploi sont également les oubliés de la formation professionnelle initiale et continue. 5. Affirmer une distinction fondamentale entre le politique et le syndical. Ancrée comme la responsabilité syndicale dans l’imbrication entre l’individuel et le collectif, la responsabilité politique s’inscrit dans un autre horizon. Là où la première concerne l’ici et maintenant, la seconde s’inscrit dans la durée et la globalité sociales. Elle excède la première.

Yvelines section PS de Montesson, 10 octobre 2014 à 9h43

« Favoriser le travail » 1) Le PS doit redevenir le parti qui pense la production de travail : - dans le secteur « non marchand », en soutenant la création ou la subvention d’emplois de l’Etat, des collectivités territoriales et des associations ; - dans le secteur marchand, en proposant des solutions qui redonnent aux entreprises les moyens d’embaucher : promotion de l’apprentissage ; attribution d’aides publiques conditionnées à l’emploi de jeunes et seniors ; allègement des cotisations patronales (sauf vieillesse) car le financement du système de protection sociale doit aussi reposer sur d’autres facteurs (ex : pollution) ; simplification des normes et démarches administratives. Le PS doit s’adresser d’abord aux premiers créateurs d’emplois et de richesse que sont les artisans, TPE et PME. Le soutien aux filières-clés telles que l’aéronautique, le numérique ou le tourisme est aussi un élément déterminant d’une politique d’emploi efficace. 2) Le PS doit redevenir le parti qui pense la récompense du travail : - pendant la durée d’activité : à travers la hausse du salaire net (allègement des cotisations salariales, hors vieillesse), l’intéressement, la participation et l’obligation de revalorisations salariales dès qu’une entreprise bénéficie d’aides publiques ou distribue des dividendes. Il doit aussi militer pour l’application systématique de sanctions contre les employeurs qui ne respectent pas le principe « à poste égal, salaire égal ». - après l’activité : au moyen de pensions de retraite et d’allocations de chômage convenables. Cela implique de maintenir, voire d’augmenter, la part des cotisations vieillesse patronale et salariale, et de prendre en compte certains facteurs d’inégalités comme la pénibilité ou le sexe. Cela implique aussi de plafonner davantage et d’accélérer la dégressivité dans le temps des allocations chômage, afin d’inciter à la recherche active et rapide d’emploi. 3) Le PS doit redevenir le parti qui pense la qualité du travail : - en soutenant une formation professionnelle qui bénéficie d’abord aux chômeurs et en engageant une réflexion sur la structuration du marché du travail (en particulier la contractualisation), afin d’en finir avec le cloisonnement et les distorsions entre secteurs d’activité ou travailleurs et de faciliter les passerelles, la mobilité et la reconversion professionnelles ; - en donnant la priorité aux négociations entre partenaires sociaux dans l’entreprise, les branches ou au niveau interprofessionnel et au libre choix individuel en matière de temps de travail, afin de permettre à qui le souhaite de gagner davantage ou de bénéficier de plus de congés.

max sarfati, 10 octobre 2014 à 8h22

Une réforme iconoclaste : supprimer la visite médicale annuelle dans les entreprises Ma propre expérience : ma société consacre 0.4 % de la masse salariale à ces visites annuelles. Ce montant est versé que les salariés se présentent ou ne se présentent pas à la visite annuelle. En pratique, peu de gens utilisent ce service Le centre médical est géré par la branche locale de Courbevoie du Medef . Il est en fort excédent budgétaire et ce Medef local utilise cette ressource pour son fonctionnement propre, par exemple, le restaurant qui est structurellement déficitaire Cette visite annuelle, distincte de la visite d’embauche, est une relique du passé, 1945, quand la sec soc commençait à peine, que le travail dans l’industrie était pénible et majoritaire, que les emplois de bureau étaient moins nombreux, que les gens n’étaient pas habitués à aller voir un médecin et que le niveau général de culture était beaucoup plus bas. Mais aujourd’hui avec la S. S. et les mutuelles, avec un niveau général de culture beaucoup plus élevé, avec une très forte majorité des emplois dans les bureaux, nous pourrions laisser à chacun le soin de gérer sa santé (sauf pour quelque professions difficiles). Mais le Medef n’a jamais protesté contre ce prélèvement parce qu’il en vit.

Pierre Kalmar, 10 octobre 2014 à 8h04

En période de crise, lorsque les ressources sont insuffisantes, il faut partager. Nous manquons d'emplois, partageons le travail et venons-en enfin à la semaine de 32 heures. Il faudra, bien sûr, concéder quelques sacrifices et envisager une réduction des rémunérations. Beaucoup de gens vivent sur un trop grand pied alors que d'autres sont en grande difficulté. Plutôt que de donner le RSA, donnons du travail, faisons en sorte que chacun puisse avoir un emploi rémunéré sur la base d'au moins 800 euros. Il est intolérable que des dirigeants d'entreprise perçoivent des rémunérations sans rapport avec leurs compétence et leur travail réels.

Jacques Abrand, 10 octobre 2014 à 0h34

Faute d'avoir un emploi, mieux vaut évidemment avoir une activité (stage, formation, bénévolat, entraide, pratique sportive, bricolage...) que de rester un chômeur oisif. Mais extrapoler et suggérer qu'une "pleine activité" pourrait remplacer le plein emploi, c'est aujourd'hui -en plein chômage de masse- sinon une provocation, du moins une anticipation hasardeuse. Imaginons une part décroissante de la population continuant à trimer sur le mode traditionnel (les "anciens"), tandis que l'autre partie, croissante (les "modernes") allocataire d'un revenu universel financé par les premiers, vaquerait à des activités variées plus ou moins altruistes. Peu à peu, le progrès technique généraliserait les robots (esclaves mécano-numériques) et permettrait aux premiers de rejoindre les seconds. Cette "pleine activité" ou "retraite pour tous" serait elle la version high tech du pain et des jeux ? Ou bien l'accomplissement du rêve marxiste abolissant l'aliénation par le travail (ce qui amuserait le PC chinois)? Redescendons sur terre. Nous sommes plongés dans une intense compétition, à la fois européenne et mondiale. Notre chômage structurel, mais aussi notre déficit extérieur, nos déficits et dette publics montrent que nous sommes devenus de médiocres compétiteurs. Notre Etat-providence (Etat, collectivités locales et Sécu) est le plus coûteux d'Europe (57% de notre PIB) mais est aussi peu performant: échec scolaire et universitaire, sous-qualifications, inégalités, crise du logement, inflation médicamenteuse, mille-feuille territorial, délinquants récidivistes...En outre il n'est pas en notre pouvoir de changer seuls les règles de la compétition européenne et mondiale, notamment d'empêcher talents, entreprises et capitaux de s'expatrier. Alors que faire? Abandonner la compétition pour aller vers la société de "pleine activité" serait suicidaire. Notre urgente responsabilité -après tant d'années de négligences- est de faire ce qu'ont fait nos voisins mieux portants: améliorer notre compétitivité économique et rendre notre Etat-providence plus performant et moins dépensier. A cet égard certaines propositions bien intentionnées (lues dans d'autres contributions) telles que le retour aux préretraites, les hausses de salaires ou prestations, la réduction du temps de travail avec maintien du salaire, la création d'emplois publics me semblent irréalistes dans le contexte actuel. I

Joël Archambeau, 10 octobre 2014 à 0h31

Fiscalité – politique économique: La fiscalité et la politique économique sont absentes des questions proposées. Dommage, car elle est l’objet d’un débat quotidien en France et plus particulièrement au sein de notre parti. Dans le discours du Bourget du candidat Hollande, dans ses 60 engagements, la fiscalité et l’égalité ont tenu une place très importante. Et c’était juste. Ce discours et ces 60 engagements ont aussi constitué le programme du PS et celui sur lequel ont été élus nos députés. Hélas ensuite, nous avons eu une succession d’annonces et de mesures en rupture avec ces engagements : - taxation des revenus à 75% au-delà de 1 M€, modifiée suite au rejet du conseil constitutionnel, et dont le 1er ministre vient d’annoncer la suppression au 1er janvier 2015 devant la City, - diminution globale de l’impôt sur le revenu (déjà en-dessous de la moyenne européenne) et augmentation de 0,6% de la TVA. Il faut dire que l’impôt sur le revenu, par sa proportionnalité, est un impôt de redistribution, un impôt juste qui réduit les inégalités contrairement à la TVA, - abandon de la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, - réforme bancaire a minima qui a rassuré les établissements bancaires, - mesures d’économies à tout-va, notamment dans le secteur public et la dotation aux collectivités locales pourtant à l’origine de la majorité des investissements en France, - mise en place du CICE sans contrepartie, sans préciser l’affectation des montants reversés, Cette politique a logiquement conduit, comme on pouvait s’y attendre, : - à une réduction de l’activité et donc des rentrées fiscales, - à une réduction des investissements, - à une augmentation du chômage, - à une augmentation de la dette tout en serrant la ceinture des français les plus modestes, - à plus d’inégalité, - à une perte de crédibilité. Cette politique est à l’opposé de celle défendue pendant sa campagne par le candidat Hollande et qui a permis d’avoir une majorité absolue de députés socialistes à l’assemblée. Pour cette raison, la politique menée depuis 2 ans est une véritable trahison. Depuis 2 ans, la majorité des députés et la direction de notre parti ont soutenu cette politique injuste, inefficace, suicidaire. Les élections du printemps 2014 ont été 2 terribles désaveux. Rien n’y fait, notre 1er ministre qui nous dit aimer, souhaiter le débat, ajoute : « Il n’y a qu’une politique possible, c’est la mienne et je n’en changerai pas. »

JOSE GARCIA ABIA, 09 octobre 2014 à 23h43

contribution de la section du Cannet 06110

Section Marcoussis, 09 octobre 2014 à 18h57

LA RICHESSE D’UN PAYS EST CRÉÉE D’ABORD PAR CEUX QUI TRAVAILLENT. IL FAUT RÉÉQUILIBRER LE TRAVAIL FACE AU CAPITAL. La feuille de paie n’est pas l’ennemi de l’emploi. Sans consommation intérieure, les entreprises sont fragilisées faute de clients suffisants. Si certains secteurs, confrontés à la concurrence mondiale doivent être soutenus, la baisse du coût du travail n’est pas le bon moyen. Trop nombreux sont ceux qui travaillent et ne peuvent vivre correctement, et sont même au-dessous du niveau de pauvreté. Ce n’est parce que le chômage est élevé qu’il faut que la gauche renonce à améliorer les conditions de travail et les rémunérations, et diffère les indispensables progrès attendus pas le monde du travail. Défendre la « valeur travail » passe d’abord par la valorisation des travailleurs. Le Medef, et bien d’autres parlent sans cesse de la nécessaire reconnaissance de l’entreprise oubliant l’essentiel à savoir celles et ceux qui la font exister et prospérer, les salariés. Ils prétendent défendre la démocratie sociale mais refuse d’accorder des droits, des capacités d’intervention aux salariés dans la vie et les choix de l’entreprise. De surcroit, bon nombre d’enquête montre qu’une très large partie des salariés ne se sentent pas correctement reconnus, respectés dans leur travail, que le poids de la hiérarchie y est souvent plus forte qu’ailleurs, que le management n’est pas suffisamment soucieux de donner des responsabilités et que l’accélération des cadences, l’isolement des salariés, la pression aux résultats créent des souffrances au travail et nuit à l’efficacité globale. La gauche doit impérativement engager de profondes transformations sociales tangibles pour les salariés qui passent par une revalorisation des salaires, mais aussi par le recul de la précarité, par une nouvelle organisation du travail et de la vie des entreprises. Rien n’est plus important que de retrouver la confiance des ouvriers, des employés et plus généralement du monde du travail. Une relance de la politique salariale La relance de la politique salariale doit être au coeur des prochaines conférences sociales et faire l’objet d’une conférence salariale annuelle afin de répondre à plusieurs objectifs essentiels comme : l’harmonisation du SMIC européen la revalorisation du SMIC - la refonte des grilles salariales réduisant les inégalités de rémunération - la garantie que tous les minima conventionnels de branche soient supérieurs ou égaux au SMIC La levée du gel du point d’indice dans la fonction publique s’impose.

Section Marcoussis, 09 octobre 2014 à 18h55

Renforcer les droits des travailleurs, un atout pour l’emploi et l’entreprise Bon nombre des engagements pris lors de la campagne présidentielle n’ont pas été tenus et méritent d’être mis en œuvre comme l’augmentation des cotisations chômage sur les entreprises qui abusent des emplois précaires, la mise en œuvre d’un système de notation sociale obligeant les entreprises de plus de 500 salariés à faire certifier annuellement la gestion de leurs ressources humaines au regard de critères de qualité de l’emploi et de conditions de travail, mais aussi un dispositif législatif encadrant les licenciements économiques pour combattre les licenciements boursiers, ou encore un droit de reprise prioritaire par les salariés en cas de cession ou de transmission d’entreprise. Au-delà, il est très important de renforcer le droit d’information des Comités d’Entreprises et des instances représentatives des personnels très en amont des mutations, des changements ou des projets de licenciements. Il faut aussi donner progressivement aux CE des droits de veto sur des sujets clefs pour le devenir de l’entreprise (licenciements, utilisation des dividendes, investissements, plans de formation etc.). S’agissant de l’information des salariés, il faut rendre obligatoire la publication par les entreprises de l’usage des fonds touchés au titre du CICE. La présence des salariés au Conseil d’administration des entreprises doit être renforcée bien au-delà de ce que prévoit l’ANI. Les droits syndicaux doivent être mieux garantis et les moyens de l’inspection du travail renforcé. Lancer le grand chantier de l’amélioration des conditions de travail et de la valorisation des salariés Une conférence gouvernement/organisations syndicales pourrait annuellement fixer une feuille de route législative, réglementaire ou budgétaire sur l’amélioration des droits des travailleurs et conditions de travail. Cette démarche pourrait aussi mettre en évidence les revendications et les points de vue susceptibles de rassembler largement les syndicats. Pour la gauche si le champ de la négociation paritaire et la négociation sociale doit être consolidé, il est aujourd’hui indispensable de rééquilibrer la donne au profit des syndicats et des travailleurs. Cette rencontre annuelle pourrait aussi traiter du sujet majeur de l’Etat employeur. Les collectivités locales, des entreprises publiques ou de celles où l’état est actionnaire devraient donner l’exemple en ce qui concerne les conditions de travail et la reconnaissance des salariés et la lutte contre la précarité.

Section Marcoussis, 09 octobre 2014 à 18h54

L’EMPLOI LA PRIORITÉ ABSOLUE. LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ PLUTÔT QUE L’AUSTÉRITÉ ET LA COURSE À LA BAISSE DES DÉFICITS. La déflation qui menace l’UE témoigne, au-delà des drames sociaux, de l’inefficacité économique de la politique de réduction brutale des politiques publiques, de l’austérité salariale et du recul de la protection sociale. Il faut rompre avec cette logique. Grands travaux et pouvoir d’achat Au-delà des nécessaires initiatives au niveau européen, la France doit engager une relance ciblée, sociale et écologique de son économie, qui passe par un soutien renforcé au salaires et au pouvoir d’achat, par une redistribution des richesses, une politique de grands travaux modernisant le pays et l’engageant dans la voie d’une économie dé-carbonée. Un plan de relance devra être soumis au plus vite au Parlement. Il peut en partie être financé par un emprunt (les taux d’intérêt sont très bas) dédié à un fond spécifique pour ces grands travaux (qui pourront être contractualisés avec les collectivités locales). Il doit être préparé avec les organisations syndicales. Car la gauche ne saurait au nom du dialogue social laisser le Medef imposer son rapport de force et ses vues. Pour crédibiliser la démocratie sociale, il faut la rééquilibrer en faveur des syndicats et des salariés. C’est une des tâches historiques de la gauche. Vers une sécurité sociale professionnelle Il convient dans nos dispositifs publics d’accorder toujours la priorité au maintien dans l’emploi, par exemple en privilégiant les mesures de chômage partiel plutôt que les licenciements et la rémunération du salarié au chômage. AJOUTER FORMATION Entreprendre, produire, et consommer autrement Il existe de nouveaux gisements d’emplois, trouvés par le développement de l’économie sociale et solidaire, par le développement local, par l’économie circulaire, par la relocalisation de certaines productions, et par la promotion d’un mode de consommation plus sobre. La gauche s’engagera dans une nouvelle étape de la réduction du temps de travail, qui n’est pas limitée à la réduction légale hebdomadaire, mais qui peut s’inscrire tout au long de la vie.

Fédération du Val-de-Marne MJS, 09 octobre 2014 à 16h49

L'apprentissage, un enrichissement pour tous La question de l'emploi des jeunes est emblématique. Elle révèle avec force le degré d'intégration de la société envers ceux qui représentent son avenir. Traitée avec peu de considération depuis des décennies, comme lors de l'instauration du CPE, elle est remise au cœur des débats, via notamment le développement et la systématisation de l'apprentissage. L’apprentissage est avant tout la réponse la plus efficace pour prévenir le chômage des jeunes. Il permet de suivre une formation théorique tout en la prolongeant dans un cadre concret et dynamique, celui de l'entreprise. Mais au delà de son efficacité économique, l'apprentissage est une chance pour chaque jeune qui en bénéficie: il donne du sens à chaque parcours, il est un prolongement de l'école, une réponse au décrochage scolaire mais aussi un enrichissement permanent qui à long terme structure toute une vie professionnelle. Le Parti Socialiste, conscient de cet enjeux nouveau en France, se doit de soutenir toutes les politiques publiques tournées vers le développement de l'apprentissage. Deux orientations doivent être mises en œuvre. D'une part, informer les jeunes de l'existence d'un tel dispositif et quelque soit le domaine d'étude. En effet, l'apprentissage ne se limite pas seulement aux métiers manuels. On le retrouve dans l'ingénierie, la culture, les activités de services et tant d'autres spécialités. En outre, l'apprentissage ne doit pas non plus être assimilé automatiquement à l'échec ou au désintérêt scolaire. C'est une chance, un enrichissement pour chacun, en difficulté scolaire ou non. D'autre part, développer l'apprentissage c’est soutenir les entreprises par le biais d’exonérations ou de réductions des cotisations patronales et salariales sur les contrats signés. Encore faut-il que ces aides correspondent au projet professionnel du jeune apprenti et non au seul enrichissement indu de certaines entreprises. Les aides publiques ne sauraient être gratuites. Cela suppose donc l'existence de contreparties. Nous proposons l'instauration d'un quota minimum obligatoire d'apprentis embauchés en CDI à la fin de leur contrat d'apprentissage. En contrepartie, pour inciter les entreprises davantage que les obliger, nous proposons une exonération des cotisations patronales et salariales pour la première année en CDI de l'apprenti et un recours facilité au bonus alternant.

Anonyme, 09 octobre 2014 à 16h46

Nous sommes installés depuis plus de trente ans dans une situation de chômage de masse qui touche plus de 5 millions de personnes. La solution à ces problèmes, nous dit-on, serait la croissance économique. Or malgré tous les efforts mis en œuvre cela n’a jamais suffi à résorber le chômage. 1 - Partant du constat que de nombreux emplois disparaissent avec la robotisation (pompes automatiques, distributeurs de billets de banques, caisses automatiques, automates) bien que dans certains pays européens certains demeurent (Espagne pour les pompistes) et que ces appareils privent la collectivité de la contribution sociale identique à celle d’un salarié une solution doit être trouvée pour mettre fin à ce déséquilibre. Instaurons une taxe sur chaque automate à hauteur de la contribution sociale perçue pour un emploie salarié au SMIG. 2- Réfléchir à une manière plus intelligente de partager le travail : des millions de chômeurs à zéro heure par semaine et des salariés à plein temps dont la durée réelle est revenue à 39 heures. Ce partage est un non-sens. Sans l’imposer par la loi, car on a vu dans le passé que cela ne marchait pas, il faut agir par la négociation en donnant la parole à des pionniers. Plus de 400 entreprises sont déjà passées à la semaine de quatre jours. Pourquoi ne pas donner la parole à leurs dirigeants et à leurs salariés ?

Pierre Pradayrol, 09 octobre 2014 à 16h10

Section PS de La Teste de Buch 33260 Gironde

LOUISE VILLENEUVE, 09 octobre 2014 à 13h24

Avec un chômage à 10.3%, la France est confrontée à un problème de sous-emploi massif, que les politiques d’un autre âge menées par le gouvernement n’arrivent pas à régler. En effet, la baisse des cotisations patronales jusqu’à 1.3 SMIC, en plus d’engendrer des trappes à bas salaires, ne crée pas d’emploi, puisque la demande reste atone : comment demander à un patron d’embaucher s’il sait qu’il ne pourra pas vendre les produits supplémentaires créés par le nouveau salarié, faute de débouchés commerciaux ? De plus, faire baisser les allocations chômage dans le temps, comme l’a proposé Manuel Valls, est une idée dangereuse. C’est une grave erreur de considérer que les chômeurs n’ont pas de travail par flemmardise, que ce serait de leur faute, que « quand on cherche, on trouve ». S’il y a autant de chômeurs, c’est qu’il n’y a pas de travail, parce que la croissance est en berne. Réduire les allocations, c’est seulement précipiter des centaines de milliers de familles dans la pauvreté. Si l’on veut réduire le déficit de l’Assurance chômage, mieux vaut créer de l’emploi que trouver n’importe quel prétexte pour ne pas verser les allocations qui sont dues. Il faut donc abandonner nos anciens paradigmes et penser la question du sous-emploi. Si une certaine quantité de travail est disponible dans une société, alors pourquoi ne pas penser à la répartir entre tous ceux qui peuvent et qui désirent travailler ? Cette idée de partage du temps de travail, au cœur de la loi Aubry de 2000 sur les 35h, avait permis de créer plus de 600000 emplois. Il est donc urgent d’envisager de réduire le temps de travail, dans la semaine, mais aussi dans la vie. C’est dans cette optique que le Mouvement des Jeunes Socialistes propose un passage à la semaine de 32h, mais aussi un retour à la retraite à 60 ans. En effet, une solution au sous-emploi massif des jeunes serait de laisser les seniors quitter le monde du travail avant qu’ils n’atteignent un âge avancé, afin de laisser la place aux jeunes. Enfin, il est urgent d’interdire les licenciements boursiers – ou au moins de les renchérir, comme l’avait promis François Hollande en 2012 - afin de lutter contre le chômage de masse. Et pour garantir la sécurité de l’emploi à tous, il faut augmenter les indemnités de contrats de travail courts (CDD, intérim) dans les secteurs qui n’en ont pas besoin pour inciter à embaucher en CDI. Nous pensons que l’ADN de la gauche est de militer pour une société du temps libre, une société du temps libéré. Il devient urgent que nous travaillions moins, pour enfin travailler tous.

smu ps.smurev.cg, 09 octobre 2014 à 11h08

Le plein emploi permet d’assurer la solvabilité de notre modèle social. Il est la condition indispensable pour aboutir à une société socialement juste et apaisée. Or l a société ne perçoit pas d’amélioration, voir plutôt une détérioration des chiffres du chômage. L’état de désindustrialisation de la France, qui a commencé il y a 30 ans est une des raisons des pertes d’emplois. Les secteurs en expansion génèrent moins d’emplois que ceux qui sont détruits dans les activités déclinantes. La baisse du pouvoir d’achat et l’avenir incertain engendrent une diminution de la demande et donc de l’activité des entreprises. Doit-on dire qu’il n’y a pas de crise. Que les pays développés ont tout simplement terminé leur croissance ? La politique de l’offre devrait améliorer la situation des entreprises, restaurer leurs marges et favoriser l’investissement pour plus d’innovation. Mais cette politique d’aide doit être contrôlée et servir effectivement à la reprise de l’activité sous peine de restitution. Elle doit être ciblée et dirigées vers les PME et PMI notamment celles qui travaillent à l’exportation, et cela malgré l’opposition de l’Europe. (Un travail juridique important doit être conduit pour « contrer » Bruxelles et permettre une sélectivité des entreprises et domaines à soutenir. Si cela s’avère impossible, il faut utiliser d’autres biais et d’autres outils…) Des réflexions pourraient être engagées sur le « salariat » et favoriser l’émergence d’un type nouveau de « participation » et un nouveau type d’entreprise ou le salariat n’existe pas. Pôle emploi devrait utiliser son répertoire de compétences pour rapprocher automatiquement les demandes et les offres sur Internet plutôt que son répertoire des métiers. Pour améliorer l’état des finances de la France, afin qu’elle puisse mieux contribuer à son développement et maintenir son tissu industriel en diminuant les charges des entreprises et des salaires et en les transférant sur l’impôt, une politique très répressive doit être conduite sur les fuites de capitaux, les délocalisations. Il faut diminuer les niches fiscales et la fraude fiscale. Enfin le PIB pourrait être remplacé par un indicateur de bien être. L’argent ne doit plus être l’élément de référence pour l’obtention des droits universels. Les échanges locaux sans argent la mise en commun de biens utilisés occasionnellement doivent servir d’éléments de base à la construction d’un autre modèle de société.

Hautes-Pyrénées Section PS de Bordères sur l'Echez, 09 octobre 2014 à 0h18

Le chômage augmentant, une idée se répand: les besoins en travail du système économique seraient en déclin et avec eux, les emplois salariés. Certains plaident pour une dissociation entre revenu et emploi afin de garantir des conditions de vie décentes à tous. Afin de ne pas cantonner les chômeurs dans une oisiveté qui les dévalorise et les marginalise, ils suggèrent qu’ils s’investissent dans des activités sociales, que le marché n'assure pas ou mal quitte à les subventionner. Le nombre d'emplois n'est pas en déclin, les statistiques le prouvent, mais insuffisant pour répondre à la demande de la société, ce qui engage à rêver d'une société moins productiviste : travail et revenu seraient moins liés, le temps libéré par le progrès technique pourrait être affecté à des activités d'utilité sociale. Une manière de sortir de la crise par le haut. Après la guerre, le droit au revenu était lié à un emploi. La société assurait un revenu à tous : anciens, malades, chômeurs. Ce compromis est mis à mal par le développement du chômage de masse. Les allocations chômage n'ont cessé de baisser. La protection sociale est jugée trop coûteuse par les employeurs et les hauts revenus, Ils préconisent une solidarité restreinte, basée sur une assurance privée limitée à un petit nombre en place de notre système actuel. Les laissés-pour-compte pourraient compter sur l'assistance que la société voudra bien leur accorder. Dans un tel contexte, la promotion de " l'activité " n'est pas sans ambiguïté. Plus qu’une liberté plus grande pour tous, on risque de valider les inégalités existantes: certains travailleraient toujours plus de peur de perdre leur salaire et leurs garanties sociales; les autres se verraient accorder des sous-revenus en échange de sous-emplois L'emploi ne décline pas : 570000 emplois gagnés depuis 1981. La situation varie selon le secteur d'activité, l'objectif de plein emploi n'a rien perdu de sa pertinence. Il faut que cela soit la priorité du Gouvernement et non un objectif pour 2025. Des solutions existent et ne sont pas dépassées n’en déplaise à la droite : 35 heures, emplois jeunes en sont les meilleurs exemples. Des milliers de jeunes ont pu rentrer dans le monde du travail avec des emplois stables. Les besoins de notre société sont grands, mieux vaut financer un emploi avec un salaire décent valorisant le travail que le chômage . La formation professionnelle dont le budget est conséquent doit permettre de contribuer à un retour à l'emploi. Ces mesures ont fait leurs preuves dans le passé et la situation actuelle l’exige.

Alexis Pougnant, 08 octobre 2014 à 23h38

Sur le plan économique, l’attitude la plus constructive consiste à adopter une politique économique opportuniste, au sens premier du terme. Dépasser le clivage binaire gauche/droite, keynésien/libéral permettrait d’adapter notre politique économique aux besoins du moment. Aujourd’hui, il est évident qu’il faut réduire la dette et les déficits chroniques qui l’alimentent sans discontinuité depuis 1974. Cependant, lorsque les multiplicateurs keynésiens sont hauts, comme c’est le cas à l’heure actuelle, il est inopportun de réduire drastiquement les dépenses publiques car cela entrainerait un déficit de recettes l’année suivante. Réduisons donc les dépenses sur un rythme plus long mais plus certain. Il semble que l’on ait atteint en France le point haut de la courbe de Laffer : trop d’impôts tue l’impôt. Les Français ne veulent plus travailler pour donner 50% de leur richesse à l’Etat, en contrepartie d’un service public dont la qualité ne s’améliore pas. Une grande réforme fiscale, systémique doit donc être entreprise. Je m’étonne de ne voir apparaître nulle part le mot fiscalité dans les questionnements soumis au débat ! C’est certainement le premier sujet à réformer. Quelques pistes ont déjà été évoquées et certaines font même consensus : supprimer l’ISF, qui est symbolique et pèse sur les petits propriétaires foncier ; simplifier et unifier l’impôt sur le revenu, par fusion de l’IR et de la CSG et suppression de toutes les niches fiscales dont l’effet économique n’aurait pas été dûment prouvé ; prélèvement à la source ; supprimer les multiples taxes indirectes et les compenser par une augmentation éventuelle de la TVA ; impôt modéré sur le capital ; actualisation des bases locatives sur lesquelles reposent les impôts locaux. Cela va imposer d’énormes transferts de richesse et il faut absolument avoir le courage politique de lancer cette remise à plat du système fiscal. Enfin, il faut redonner aux Français le goût du risque. Que ce soit en tant qu’entrepreneur ou salarié, l’esprit du temps n’est plus à la sédentarité professionnelle. La flexibilité est une nécessité. Il est fini le temps où l’on faisait toute sa carrière dans une même entreprise, voire dans un emploi sécurisé. Aujourd’hui, certains, les cadres supérieurs principalement, adoptent cette attitude par choix car ils sont armés pour cette bataille. Il faut armer nos employés moins qualifiés pour qu’ils tirent eux aussi parti de cet état de fait. A ce sujet, adopter des allocations chômages élevées mais rapidement dégressives est une incitation qui a fait ses preuves dans les pays nordiques. Notre système d’assurance chômage doit donc être flexible et protecteur à la fois.

Bertrand LAFORGE, 08 octobre 2014 à 23h24

Un service national étudiant au profit de la solidarité intergénérationnelle La France a 2 400 000 étudiants dont 75% travaillent au cours de leurs études. D’après les sources [1,2], 35% des étudiants travaillent pour un revenu moyen de 619 € mensuel, soit un temps de travail effectif de 619/7,06 = 87,68 heures par mois en moyenne (le salaire net horaire du SMIC au 1er janvier 2011 est de 7,06 €). Il résulte que le nombre d’heures de travail effectué chaque année par les étudiants est d’environ 847 millions d’heures. Cela correspond à un nombre d’emplois occupés de 529 368 emplois temps plein annuels (au SMIC à 35h/semaine, le temps de travail annuel est de 1600 heures). Afin de ne pas faire un calcul optimiste, nous retiendrons le chiffre de 400 000 emplois occupés annuellement par les étudiants. Nous proposons de transformer le statut d’étudiant en un contrat de service national rémunéré par l’état à un niveau de rémunération permettant de se loger et de vivre décemment en se consacrant pleinement à ses études. Sachant que 58% des étudiants bénéficient d’une aide publique de 339 euros et que 54% reçoivent un versement de leurs parents de 295 euros, la somme annuelle mobilisée par le financement des étudiants par la communauté est de plus de 10 milliards d’euros. Si on vise un revenu mensuel de 1000 euros, on a besoin de mobiliser en plus (chiffre 2011) de 18, 3 Milliards d’euros (sans compter la ½ part fiscale des parents des étudiants). Dans le même temps on n’aurait plus à indemniser 400 000 chômeurs, soit, sans compter l’augmentation des rentrées fiscales liées à l’évolution de carrière des personnes embauchées de manière plus pérenne, une économie de (INSEE 2008 : coût d’un chômeur annuel est de 54 000 Euros par an) : 21,6 Milliards avec les coûts indirects Cette mesure générerait une économie de plus 3,3 Milliards d’euros (+ la ½ part fiscale) sans compter celle liée à l’augmentation de la réussite à l’Université qu’entrainerait cette mesure. Affecté à leur Université, les étudiants auraient alors une partie de leur temps à dédier à leurs études tandis que le reste de leur temps de travail (avec 5 semaines de vacances) serait utilisables par leur établissement pour mener des projets au sein de l’établissement (tutorat, …) et avec la société civile et le monde économique dans un mode projet, mettant ainsi en valeur les étudiants et leur permettant une première expérience du travail. Références : 1) L’emploi étudiant, rapport du Centre de documentation Économie-Finances. Ministère de l’économie. 2) La vie étudiante - Repères – Ed. 2011, F. Belghith, E. Verley, R. Vourc'h, S. Zilloniz, Observatoire de la vie étudiante, Paris, Repères.

Anonyme, 08 octobre 2014 à 22h39

ESE = entreprise Distorsion chômage/pénurie ds certains secteurs. Ch ou Sarko avait baissé la tva dans resto. L’ETAT pourrait-il à la place de ce type de politique? a) Verser DIRECTEMENT un + de revenu : - au chômeur qui accepterait de se former à un métier où l’on manque de main-d’oeuvre - au nouveau salarié pendant 1 période d’au moins 3 ans ? (en + du salaire de l’ESE). b)Accorder un avantage à ces anciens chômeurs s’ils restent mini 5 ans dans ce métier ? Par ex, priorité pour obtenir un logement, crêche, avantage fiscal, un trimestre sup pour la retraite etc TPE-PME-TRES BIG ESES Se débrouiller (conseil constitutionnel, code travail ou autre) pour que TPE ne soient pas systématiquement soumises aux mêmes contraintes que les autres eses, notamment en matière de temps partiel, surtout pour recruter personnes en difficulté. Interdire (sauf cas très except) par ex qu’1 personne ne se déplace que pour 2 h : ok Mais interdire suite à nouvelle loi « sécurisation emploi » qu’on emploie par ex 1 personne 3.5 hx4 h car durée inférieure à 24 h hebdo est A B S U R DE. En effet on met en danger TPE et donc croissance (soit chef ese débordé disjoncte, soit refuse + de travail et perd client et chance de se développer, soit embauche et trésorerie en difficulté) ou/et laisse chômeur sur la touche. Il vaut mieux qu’1 personne travaille 15 h/semaine que par du tout !!! 24 h = mauvais seuil !! Permettre le licenciement éco partiel ds certaines conditions Je vais être licenciée d’1 TPE suite à délocalis client car je n’ai plus que 2 jours de travail/semaine et trésorerie ne suit plus. Soit j’accepte de faire moins d’h et je vis d’amour et d’eau fraiche le reste du temps, (en attendant de trouver autre travail), soit je suis licenciée à 100 %. C’est stupide. Il serait mieux pour l’ese et moi-même que je puisse rester 2 jours dans l’ESE et que je bénéficie de chôm complémentaire à longue durée car cette TPE ne retrouvera pas marchés du jour au lendemain. (Se rapproche du paragraphe précédent). Créer plus de MINI commissions (Préfecture, conseiller prudhommal ou autre) pour éviter abus avec possibilité de faire appel mais permettre plus de flexibilité aux TPE afin de PALLIER LES COUPERETS INAPPROPRIES de lois TROP GENERALES inadaptées et DRAMATIQUEMENT CONTRE PRODUCTIVES car au lieu de protéger le salarié l’enfoncent en le privant TOTALEMENT de travail. Plafonner les trop fortes alloc chômage et verser le surplus récolté au budget de la formation, ou à plus nécessiteux y compris chômeurs qui ont faibles alloc. Récompenser chômeur qui fait bénévolat : actif, il aura + de chances de retrouver travail et déprimera moins (- de médoc, de cigarettes).

Patrick Elias, 08 octobre 2014 à 22h38

Pour diminuer le chômage de masse… Le constat - Les charges sociales qui pèsent sur les salaires en France, sont parmi les plus élevées d'Europe. Elles pénalisent la productivité des seules entreprises implantées en France. En allégeant le coût du travail, les entreprises pourraient retrouver de la compétitivité et en conséquence créer des emplois qui contribueraient ainsi à la baisse du chômage. La baisse des charges pourrait aussi être affecté, au moins partiellement, à une augmentation des salaires nets des salariés afin de compenser la baisse de pouvoir d'achat. - Une partie des recettes des cotisations sociales revient aux salariés, mais profite aussi à l'ensemble de la population française par le biais de la solidarité. La baisse de recettes doit donc faire l'objet d'une compensation. Cette dernière pourrait se faire sur la tva "à taux normal", laquelle affecte l'ensemble des produits consommés en France, nonobstant leur provenance. Il en résulterait une plus grande taxation des produits importés, et une diminution du prix de revient des produits fabriqués en France. A noter que 18 autres pays Européens ont des taux de tva supérieur au nôtre. - Pour ne pas pénaliser les populations les plus précaires, la TVA à taux réduit ne serait pas modifiée. Ma proposition est donc d'augmenter le taux de tva "normal" en le passant de 20 à 24 %, et de baisser les charges sociales sur les salaires de la même valeur en masse financière. A noter que dans ce mécanisme, la création d'emplois aura un effet bénéfique sur les cotisations sociales qui réaugmenteront "en masse". La consommation des ménages suivra avec pour conséquence une augmentation des recettes de tva. On pourrait rêver que cette diminution des dépenses (indemnisation du chômage), liée à une augmentation des recettes (tva) permette un jour d'équilibrer nôtre budget National. Amitiés Socialistes

François Heurguier, 08 octobre 2014 à 21h04

Voici en pièce jointe une contribution sur le thème Activité et Plein Emploi. Bonne lecture. François Heurguier, militant de la section PS du Pays Granvillais

philippe said, 08 octobre 2014 à 20h53

7. Activité et plein emploi : Au nombre de plus en plus importants de demandeurs d’emplois s’ajoutent la difficulté en milieu rural de trouver un emploi à temps complet. Proposition 1 - de la section PS de Trélissac en Dordogne : Accompagner et soutenir la création de groupements d’employeurs par branche d’activité ou même inter branches. Cette proposition permettrait de faciliter les démarches administratives pour l’employeur tout en permettant à un salarié d’avoir qu’un seul employeur, synonyme de stabilité Ex : d’un emploi possible sur trois secteurs d’activités différentes : 1/3 temps commerce de proximité ,1/3 temps office du tourisme, 1/3 activités péri scolaire .Cet exemple un peu poussé permet de comprendre qu’il n’y a pas de limites à la mutualisation. Proposition 2 - de la section PS de Trélissac en Dordogne : favoriser l’achat de proximité par l’édition d’une monnaie régionale. Cette proposition qui ne remet nullement en cause les bienfaits de l’euro, permettrait de faciliter l’achat près de chez soi .En effet grâce à sa compétence économique, la Région pourrait, en partenariat avec les chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture, articuler un projet de monnaie régionale qui permettrait à chaque habitant de cette région d’acheter sa monnaie ou les produits moins chers. Cette proposition aurait également l’avantage de poser une identité commune à tous les habitants de nos futurs territoires.

philippe said, 08 octobre 2014 à 20h52

7. Activité et plein emploi : Au nombre de plus en plus importants de demandeurs d’emplois s’ajoutent la difficulté en milieu rural de trouver un emploi à temps complet. Proposition 1 - de la section PS de Trélissac en Dordogne : Accompagner et soutenir la création de groupements d’employeurs par branche d’activité ou même inter branches. Cette proposition permettrait de faciliter les démarches administratives pour l’employeur tout en permettant à un salarié d’avoir qu’un seul employeur, synonyme de stabilité Ex : d’un emploi possible sur trois secteurs d’activités différentes : 1/3 temps commerce de proximité ,1/3 temps office du tourisme, 1/3 activités péri scolaire .Cet exemple un peu poussé permet de comprendre qu’il n’y a pas de limites à la mutualisation. Proposition 2 - de la section PS de Trélissac en Dordogne : favoriser l’achat de proximité par l’édition d’une monnaie régionale. Cette proposition qui ne remet nullement en cause les bienfaits de l’euro, permettrait de faciliter l’achat près de chez soi .En effet grâce à sa compétence économique, la Région pourrait, en partenariat avec les chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture, articuler un projet de monnaie régionale qui permettrait à chaque habitant de cette région d’acheter sa monnaie ou les produits moins chers. Cette proposition aurait également l’avantage de poser une identité commune à tous les habitants de nos futurs territoires.

philippe said, 08 octobre 2014 à 20h36

Ci joint contribution en pièce jointe

Section PS Val de Saire (quettehou) Fédération Manche , 08 octobre 2014 à 20h04

La croissance économique repose aujourd’hui sur la compétitivité de nos entreprises mais aussi sur leur capacité à prendre en compte les données écologiques. Aujourd’hui les grands enjeux de l’écologie sont 1) la satisfaction des besoins alimentaires en quantité et en qualité, 2) la fourniture d’une énergie à des prix concurrentiels, 3) le respect de la biodiversité et 4) l’aménagement du territoire avec la maîtrise des risques naturels. La croissance doit respecter le caractère durable des activités sans rompre pour autant avec l’économie de marché dont notre parti se réclame. L’écologie agricole : l’agriculture intensive des années 70 a évolué et a pris conscience des dangers de l’utilisation excessive des intrants chimiques. La conservation des sols et l’amélioration de leurs qualités agronomiques sont les conditions d’une gestion correcte des engrais en particulier azotés. Seuls les pesticides à durée de vie courte et toxicité faible devraient être autorisés, ce qui est déjà largement le cas. Les résidus toxiques ne peuvent être tolérés dans les produits destinés à la consommation humaine ou animale. Dans ce contexte la recherche d’OGM performants et adaptés représente une voie puissante de la modernisation agricole. La question de l’énergie : La fourniture d’une énergie abondante à bas

Sebastien FED78, 08 octobre 2014 à 17h09

Nos gouvernements successifs montrent leurs défaillances sur les principales attentes de la population française : exemplarité, représentativité du corps électoral, empathie pour les français en difficulté, et surtout création d’emplois et solidarité économique. Les échecs économiques traduisent les effets combinés d’un dogme (la dette publique est la mère de tous les problèmes) et d'une idéologie (le marché libre et sans contrainte est le plus à même de nous apporter la prospérité économique). Il est indispensable aujourd’hui que nos hommes politiques « responsables » remettent en lumière et défendent la vraie histoire de la crise économique que nous vivons afin d’amener tout un chacun à se positionner sur la réalité des faits, à savoir : 1. Notre économie est la proie des spéculateurs financiers qui détruisent le bien commun ; 2. Nous sommes dans la crise car les banques ont abandonné leur rôle de conseil pour une activité hautement spéculative contre les Etats et leurs citoyens ; 3. Les conséquences de la crise ne sont pas payées par ceux qui en sont la cause mais par les gens ordinaires dont les impôts augmentent et pour lesquels les services publics diminuent ; 4. Malgré les efforts faits par les citoyens depuis des décennies, malgré la valeur croissante des actifs immobiliers et financiers, notre pays ne connait pas le progrès social ; 5. Il y a en France deux types de personnes : d’un côté les petites gens qui représentent plus de 80% de la population, travaillent dur, paient leurs impôts et sont mal payées et de l’autre les puissants qui ont l’argent, le pouvoir et fixent les règles du jeu à leur avantage en engageant avocats, lobbyistes et communicants qui travaillent à faire accepter l’inacceptable ; 6. Le problème n’est pas la dépense publique mais l’emploi de : - ceux qui n’ont pas d’emploi et qui aimeraient travailler ; - ceux qui ont un travail et qui arrivent à peine à payer leurs factures ; - les jeunes qui n’arrivent pas à s’intégrer dans des conditions décentes sur le marché du travail ; 7. L’expérience française montre que notre réussite économique passée est liée à des investissements publics déterminants (TGV, Airbus, EDF, agriculture, autoroutes, etc.) ; 8. L’austérité n’est pas un choix économique, c’est un choix politique pour ceux qui veulent tirer les fruits de la disparition du service public et faire payer aux pauvres leurs besoins en services sociaux (établissements de santé, assurance maladie, systèmes de retraite, etc.). Ne laissons pas le Front National apparaître comme le dernier rempart du progrès social et de la justice économique. Voir contribution "élargie" ci-jointe en PDF (militant PS de Versailles)

Michel MOUTON, 08 octobre 2014 à 12h52

En abaissant les frontières des échanges des biens, des services et des capitaux , la mondialisation fonctionne comme les vases communicants : la baisse des coûts de transport et la levée des barrières douanières , les outils de communication sont les outils d’une mondialisation accélérée et irréversible qui trouve ses motivations dans la recherche du profit maximum et du risque minimum . Les entreprises transnationales , organisées telles des Hydres ,utilisent des stratégies de segmentation géographique de leurs productions et de leurs capitaux . Devant cette situation , que pèsent les états et les citoyens face à ces monstres d’efficacité et d’intelligence ? Comment mettre en œuvre pour une redistribution des richesses dans un tel contexte ? La croissance tant attendue dans notre pays pour redresser la situation , -notamment- celle de l’emploi –peut elle revenir ? Telles sont les questions fondamentales qui se posent à nous . Le repli sur les frontières ? absurde , dans un monde fonctionnant sur les échanges cette solution nous priverait des biens, services , capitaux dont nous avons besoin ; pour autant la France, pays de 65 millions de consommateurs riches , dans cette logique de vases communicants à l’échelle mondiale , ne doit pas se laisser amputer de ce que représente son marché de consommateurs ; des contreparties sont à exiger , des taxes sont à appliquer, des actions fortes sont à appliquer dans le domaine du droit de la concurrence , du respect des normes sociales , environnementales , transparence financière , et c’est bien là le rôle de l’état dans ses frontières et surtout à travers les décisions de l’UE . Si toutes ces actions sont nécessaires elles ne sauraient pour autant, régler chômage et déficits publics, surtout s’il est pris en compte les questions écologiques, la futilité de certains développements produits et leur support marketing, l’obsolescence raccourcie… Reconnaissons que cette société à croissance nulle ( au sens capitaliste du terme) , vers laquelle nous nous acheminons (sous la contrainte)- est totalement à inventer . Le souhait légitime de chaque individu de vivre mieux demain qu’aujourd’hui trouve son expression aujourd’hui par des éléments quantitatifs (consumérisme , revenus , patrimoines , etc ..) ; il a été aussi le moteur du développement des sociétés industrielles, avec la compétition sans fins des institutions , des entreprises et des hommes . Comment répondre à ces attentes dans un contexte de croissance nulle ? C’est un nouveau socialisme qui est totalement à inventer , celui né au 19e siècle avec les sociétés industrielles n’a manifestement pas élaboré les outils de cette évolution

Daniel SCHRICKE, 08 octobre 2014 à 8h54

En qualité de « retraité aisé », et comme beaucoup d’entre eux, je dispose de « petites » économies pour lesquelles il est difficile de trouver un placement dit « de père de famille », sur et sécurisé. Beaucoup d’entre nous plébiscitent l’investissement « pierre » … Mais, si beaucoup de retraités « moyens » disposent d’un niveau d’épargne non négligeable (entre 50 et 150 K€), la souscription d’un prêt complémentaire, est inévitable pour investir dans un projet immobilier, dont le coût se situe, en général entre 250 et 450 K€. Et c’est la que le bât blesse ! Après 65 ans, aucune assurance ne consent à assurer, sauf à un coût prohibitif, un emprunt à moyen terme. Or, les jeunes « actifs » ne disposent pas, sauf exception, d’une épargne suffisante, soit de revenus suffisants pour supporter le paiement de traites importantes, alors, qu’à l’inverse, les « séniors » disposent souvent de disponibilités financières, mais sont prisonniers de cette logique du risque … Il conviendrait donc de faire sauter ce verrou, pour débloquer un grand nombre d’initiatives d’achat, ce qui permettrait de donner un « coup de fouet » significatif au marché immobilier, Comment ? L’Etat, pourrait, par exemple, servir de « caution » aux emprunteurs, pour permettre aux banques de limiter les risques, et de débloquer les prêts indispensables. Ce dispositif, encadré par une réglementation rigoureuse, permettrait, par exemple, à l’Etat de bénéficier d’une hypothèque de premier rang sur le bien acquis, dans les cas, à mon avis peu nombreux, où, à la suite du décès de l’acquéreur, les héritiers seraient incapables de prendre la suite du contrat souscrit par le « primo acquérant », et il n’est pas interdit d’imaginer que ces « incidents » donneraient lieu à un certain nombre de successions ou de donations entre vifs, qui génèreraient autant de droits de succession, en relançant, du même coup, l’activité, actuellement en berne, des offices notariaux. La totalité des « économies » détenues dans les « bas de laine » des séniors, dont une proportion non négligeable pourrait ainsi être « recyclée » dans l’immobilier, représente très probablement des sommes importantes, et un tel dispositif aurait pour effet, de relancer vigoureusement l’industrie immobilière, difficilement délocalisable, ainsi que tout un secteur industriel et artisanal, en difficulté. (production des matériaux, matériels de chantier, et accessoires liés à l’immobilier), en améliorant sensiblement la situation de l’emploi, et, du même coup, l’offre de logements, éventuellement sociaux, si la législation favorisait cette catégorie d’investissement. Selon le vieil adage : « Quand le bâtiment va, tout va ! »

ALAIN COUTANT NEUVOUX, 08 octobre 2014 à 5h03

Activité et plein emploi. « Que serait une société du plein emploi et du bon emploi ? Faut-il une Société du plein emploi ou de la pleine activité ? Comment mettre la formation au cœur de la Société et de la vie de chacun-e ? Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ? » La hausse de la productivité et la baisse du temps de travail sont une tendance historique. Aujourd’hui, on produit en une heure de travail, vingt fois plus qu’en 1870. La France n’a jamais aussi été riche de son histoire et ses richesses aussi mal partagées. L’emploi, est un élément fondamental de la construction du parcours de vie individuel et collectif de tout individu. Il permet à chacun de trouver sa place au sein de la Société. L’emploi partagé créer un cercle vertueux, augmente les cotisations sociales, notamment de celle qui financent les pensions de retraites. Il contribue à la réduction des indemnités chômage, des dépenses de maladie, accélère la participation citoyenne, le développement durable. Un projet politique fort doit permettre de porter cet espoir auprès des multiples acteurs du monde du travail, promouvoir une autre forme d’organisation de l’activité professionnelle est non seulement possible, mais indispensable pour la réussite de tous. Cela veut aussi dire qu’il faut par exemple, s’opposer aux horaires à la carte sur la journée, aux heures supplémentaires défiscalisées non contingentées en les rendant plus coûteuses que l’embauche, aux CCD comme règle, à la prolongation des départs à la retraite etc. Le retour à la retraite à 60 ans s’impose quand les salariés ne cotisent en moyenne que 36 annuités et que deux seniors sur trois sont licenciés, au chômage, inaptes ou malades à partir de 55 ans. Comment prôner le chômage partiel et contrer les 35h ? La justice sociale, le développement moderne de tous les êtres humains correspond à notre vision politique du vivre ensemble. Dans une période de chômage de masse, faire travailler plus ceux qui ont déjà un emploi, admettre que des retraités sans souci de niveaux de retraite, puissent cumuler une ou d’autres activités professionnelles, a pour conséquence de maintenir hors de l’emploi, ceux qui n’en n’ont pas. 35h Utopie, mythe, réalité, échecs politique, économique, politique, syndical … , « fausse bonne idée, pourquoi, pour qui, comment ? » … Ou bien qu’inachevées, novations Sociétale, sociale vers une transformation de la Société dite de l’emploi, en tout cas de l’activité professionnelle, c’est-à-dire de l’éducation à l’emploi et à la formation continue.

Priorité absolue à l’emploi des jeunes Notre pays compte entre 2,8 millions (INSEE) et 3,4 millions (Pôle emploi) de personnes au chômage, soit 9,7% de la population active. Nous convenons tous que le chômage est le premier problème de notre société et que sa résolution doit être la priorité absolue. Chez les jeunes de moins de 25 ans, 613 000 sont au chômage (22,9%). Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir ce chiffre a très légèrement baissé (23,1% en mars 2012, augmentation jusqu’à 25,6% en octobre 2012, puis baisse à 22,9% à présent). Travailler est une clef de la réussite et de l’épanouissement : accéder à l’autonomie, se loger, se nourrir, se vêtir, accéder à la culture (…). Ne pas avoir d’emploi, c’est aussi une forme d’exclusion qui mène au désespoir et au mal-être. La priorité fixée pour notre quinquennat est la jeunesse. Cependant, elle reste touchée au plus haut point par le fléau du chômage, c’est inacceptable et catastrophique pour l’avenir. Alors, comment les jeunes peuvent-ils croire en notre société ? Toutes les générations veulent voir leurs enfants réussir, le permettre, c’est contribuer à renforcer notre pacte républicain. Une priorité absolue, ce sont de vrais moyens : - Préparer les jeunes, dès l’école, à leur entrée dans la vie active. Les former à la rédaction d’un CV, à mener des entretiens, à maîtriser les outils informatiques. Ils doivent être préparés et connaître les rouages et différents interlocuteurs de la recherche d’emploi. - Proposer un accompagnement privilégié qui amènera chaque jeune à trouver une première activité dans les 3 mois suivants le début de ses recherches (premier travail, service civique, stage ou formation). Il doit être accueilli et guidé, conseillé, aidé au quotidien dans ses recherches (orientation, recherche d’emploi, formation complémentaire). - Faire connaître les filières à forts potentiels d’emploi. Certains secteurs manquent de personnel et souhaiteraient former et recruter des jeunes. Nous devons les faire connaître et les valoriser dès l’école. - Les jeunes diplômés doivent bénéficier des mêmes dispositifs que les autres. Les études ne doivent en aucun cas conduire à une discrimination. Un jeune diplômé doit pouvoir postuler aux contrats aidés (emploi d’avenir, CAE…), et bénéficier du RSA jeunes quand c’est nécessaire. - Relancer un dispositif d’emplois jeunes pour permettre aux associations et collectivités d’embaucher massivement des jeunes sur une période de 5 ans. 310 000 ont été créés entre 1997 et 2002, un investissement équivalent (600 millions d’Euros de coût annuel) permettrait de diminuer de moitié le chômage des jeunes en apportant une forte valeur ajoutée.

Sylvain Simonnin, 07 octobre 2014 à 21h42

Dans un contexte ou le retour à une forte croissance (liée à une augmentation de la production) est illusoire, la baisse du nombre de chômeurs passe par le partage du travail. Logiquement. Hélas, la Loi sur les 35 heures de travail hebdomadaires est souvent remise en cause – voire même amendée. Cela procède toujours de principes court-termistes, voire purement dogmatiques. C’est aussi faire fi d’un passé récent : au plus fort de la crise de 2008 / 2009, plusieurs grandes entreprises françaises auraient sombré sans la flexibilité permise par les accords sur la réduction du temps de travail. Point généralement occulté mais que nous devons toujours rappeler. Nous devons donc non seulement veiller à en maintenir les principes et acquis, mais encore donner tous les arguments pour que le législateur comme mes partenaires sociaux aillent au-delà dans le partage du travail.

Nicolas Fuertes, 07 octobre 2014 à 20h02

Depuis la fin des Trente Glorieuses, la France ne parvient plus à retrouver le plein-emploi. Elle fait face à un chômage de masse devenu structurel en raison d’une désindustrialisation et de la disparition de la paysannerie malgré de multiples politiques de rigueur qui ont toujours échoué et la mise en place des 35 heures. La mondialisation actuelle rend plus complexe le retour du plein emploi et la réussite de nos politiques économiques. La pleine activité souhaitée peut être compatible avec le plein-emploi si l’action politique reprend le pas sur la dérégulation économique, si l’Etat s’affirme face aux prétentions des firmes transnationales et si le dialogue social est renforcé au profit des PME-PMI par rapport aux grandes entreprises, au profit des salariés par rapport au patronat. Si ce sont bien les entrepreneurs qui créent les emplois en fonction de leur niveau d’activité, l’Etat n’a pas à les aider sans contrepartie écrites et mesurables par nos concitoyens. Pour favoriser la création d’emplois, il faut une simplification du code du travail qui s’accompagne d’une amélioration des conditions de travail et d’une démocratisation économique dans les prises de décision au sein des entreprises. Les salariés devraient être représentés dans les CA de toutes les entreprises de plus de 10 salariés où la parité serait obligatoire avec un pouvoir de décision équivalent à celui des représentants des actionnaires et des cadres dirigeants. Le CDI devrait après une période d’essai être le seul contrat de travail possible. La politique fiscale à mettre en place et à stabiliser sur plusieurs années devra être axée sur l’économie de rente et faire contribuer davantage les grands groupes, les entreprises de secteurs peu concurrentiels ou les entrepreneurs refusant d’employer un ou des salariés alors que leur activité le permettrait. En contrepartie, les taxes que doivent payer les PME-PMI, les entreprises soumises à une forte concurrence internationale et les entrepreneurs qui investissent et qui embauchent seraient allégées. Ensuite, les importantes sommes publiques allouées à la formation devrait être mieux contrôlée dans leur efficacité et dans les destinataires. Priorité donnée aux jeunes entrant sur le marché et aux chômeurs. Les nouveaux secteurs d’activités (emplois verts, services à la personne, économie sociale et solidaire…) devraient bénéficier du soutien de l’Etat et des collectivités. Enfin, la législation devra obliger les entreprises qui décrocheraient des marchés publics à embaucher des personnes ayant un handicap et des actifs sans ou peu diplômés. section de Langres (52)

Sections de Ste Luce/Loire et Thouaré/Loire-Mauves/Loire. LA FORMATION INITIALE EN ALTERNANCE, UNE DES CLES POUR LE PLEIN EMPLOI Nous constatons d’abord plusieurs décalages entre : - les contenus des enseignements techniques et la réalité de l'entreprise, - une connaissance du terrain et un comportement différents entre une personne formée en alternance dans l'entreprise ou une personne formée uniquement en lycée, - les besoins en salariés des entreprises et les débouchés pour certains diplômés, - les besoins des entreprises et le manque d'expérience des jeunes lorsqu'ils arrivent sur le marché du travail. - la nécessité de valoriser les métiers industriels, artisanaux et agricoles Notre analyse est la suivante : - il est fondamental que chacun puisse bénéficier de formation continue tout au long de sa vie (salariés, managers, formateurs et enseignants) afin d'actualiser ses connaissances et rester performant sur le marché du travail. - la formation initiale est fondamentale Une formation efficace permet d'aller vers le plein emploi (comme en Autriche ou en Allemagne par exemple). Nos propositions sont les suivantes : - encourager et favoriser l'apprentissage en alternance dans les filières professionnalisantes. - développer des « passages en entreprise » pour tous les élèves des filières générales - élargir l’apprentissage à tous les secteurs (ex. Allemagne : avocat, …) o Formation par apprentissage très « diplômante » dans l’enseignement supérieur o Changer la perception sur l’apprentissage (parents, jeunes, corps enseignant) - sans remettre en cause le droit du travail, améliorer l’adéquation entre la réglementation (sécurité) et la réalité du métier (ex. un apprenti couvreur n’a pas le droit de monter sur toit dans son entreprise) - rendre obligatoire la formation des maitres d’apprentissage - améliorer la capacité de détection des mauvaises orientations (passerelles entre filières) - améliorer et élargir les « parcours découverte » pour l’aide à l’orientation Bien sûr, l'efficacité de ces propositions est conditionnée à la croissance économique.

Nathalie LOULIER, 07 octobre 2014 à 18h42

SECTION CANTONALE DE LANTA Tant de salariés n'arrivent pas à l'heure actuelle à vivre de leur travail. Une des valeurs fondamentales des socialistes est de mettre tout en oeuvre pour que chacun puisse vivre décemment de son travail. Camarades de la section cantonale de Lanta

Bruno LANGLET, 07 octobre 2014 à 14h50

Le développement des activités de service et les besoins sociétaux en constante croissance conduiront au développement de l’activité plus que de l’emploi, tel qu’on le connait habituellement. Mais il faut bien poser les choses : l’activité n’est pas une simple occupation pour lutter contre l’oisiveté, mais bien un service pour le bien commun, qui sous-entend qu’elle doit être compensée par des moyens matériels et de rémunération, et que les personnes qui s’y adonnent soient reconnues au même titre que les travailleurs salariés ou indépendants. Le gouvernement socialiste a été le premier à légiférer sur l’Économie Sociale et Solidaire, consacrant du même coup l’utilité sociale de certaines activités ; or, il est bien clair que l’utilité sociale concerne des emplois et des activités faites par des personnes sur un territoire, au bénéfice de la population du même territoire. Dans ce cadre, tous les citoyens en âge de travailler peuvent trouver leur place : il s’agit en particulier des habitants des quartiers les moins favorisés, mais aussi des zones rurales et de montagne, particulièrement pénalisées par la concentration économique et administrative. La même loi sur l’ESS favorise les possibilités de reprise des entreprises par les salariés, que l’entreprise soit en difficulté ou non. Un projet socialiste doit encore aller plus loin, en mettant à disposition de l’ensemble des actifs des formations à la culture de l’entreprise, de telle sorte que la gouvernance des entreprises ne soit pas seulement le fait des cadres dirigeants et des propriétaires, mais aussi des travailleurs qui sont les premiers contributeurs à leur enrichissement. En agissant dans ce sens, nous sommes typiquement dans le développement d’emplois non délocalisables.

Guy Berthelot, 07 octobre 2014 à 11h25

section PS Beaucourt (90): le plein emploi est-il possible aujourd'hui? Si l'on se réfère à l'histoire économique de notre pays, il est évident que le plein emploi n'existe plus depuis les années 70/80. Notre pays se heurte aujourd'hui à un chômage de masse qu'il devient urgent de réduire. Malgré la complexité de la situation de l'emploi dans le monde, certaines pistes peuvent et doivent être tentées: * harmoniser la législation sur les salaires, déjà au niveau de l'UE * au lieu de remettre en cause les 35h (la réalité en France est de 37h), passer à 32h pour partager le travail, sans perte de salaire mais avec gel des salaires pendant 2 années maximum * repenser la formation dans l'optique d'une adéquation avec les besoins économiques * développer l'apprentissage et la formation par alternance * étudier des variantes du contrat de génération et revenir à la Cessation Progressive d'Activité pour favoriser en contrepartie les embauches.

Jacques Laplace, 07 octobre 2014 à 11h15

Education, Formation accès à l’emploi des jeunes Est-ce que le lieu et les moyens mis en œuvre nous aident à mieux entrevoir la complémentarité entre Education et Formation ? Pour y voir plus clair, je me suis fixé un schéma que certains trouveront simpliste : - L’école du Primaire au Lycée, les Professeurs et les élèves je les associe à l’Education, c’est bien ce que l’on nomme Education Nationale, - Université, Professeurs et étudiants j’ai tendance à les associer à Formation. Je commence à avoir un problème lorsque je rassemble les éléments du puzzle Formation. A quoi peut servir la Formation si ce n’est aboutir à un métier. Mais il me manque un partenaire le Professionnel qui de l’entreprise vient apporter la connaissance, le substrat, de la professionnalisation. Je pose la question : on peut faire cohabiter professionnels de l’Education et professionnels de la Profession ? Je réponds oui, s’agissant de Formations Professionnalisantes. L’Education étant le préalable et le fondement de toute Formation, il est préférable de respecter un ordre logique, Education puis Formation. Sur la durée est-ce que j’ai une vision claire des filières qui conduisent un jeune vers un métier, c’est là l’objectif ? De l’Ecole Primaire au Collège c’est l’Education puis dès le Lycée la Formation ? Pas aussi simple, car il y a différentes sections dont certaines préparent à la Profession. Alors il faut clarifier, on prépare un élève à entrer à l’Université ou bien on l’oriente vers une Profession ? Là on n’est pas clair ! On rencontre un problème similaire à l’Université, car il faut distinguer filières à vocation professionnelles et celles qui iront naturellement vers la Recherche. Je n’oublie pas la filière qui conduit à la Formation des Maîtres. Pour la filière de formation des Ingénieurs, est-ce plus simple, on prépare un concours d’entrée à une Grande Ecole pour accéder à une Formation qui est professionnelle. En conclusion, nous devons simplifier le schéma des filières qui de l’Education à la Profession conduisent nos Enfants vers un métier et à une Formation Continuée qui sera d’autant plus efficace que l’Education sera solide. Mon schéma est simpliste, je vous invite à faire mieux en une page. Jacques section de Labastide Saint Pierre 82

Jacques PEGON, 07 octobre 2014 à 0h59

Contribution de Jacques Pegon - Section de Gif-sur Yvette - sur le thème "Activité et plein emploi" L’EMPLOI LA PRIORITÉ ABSOLUE. LA RELANCE DE L’ACTIVITÉ PLUTÔT QUE L’AUSTÉRITÉ ET LA COURSE À LA BAISSE DES DÉFICITS. La déflation qui menace l’UE témoigne, au-delà des drames sociaux, de l’inefficacité économique de la politique de réduction brutale des politiques publiques, de l’austérité salariale et du recul de la protection sociale. Il faut rompre avec cette logique. Grands travaux et pouvoir d’achat Au-delà des nécessaires initiatives au niveau européen, la France doit engager une relance ciblée, sociale et écologique de son économie, qui passe par un soutien renforcé au salaires et au pouvoir d’achat, par une redistribution des richesses, une politique de grands travaux modernisant le pays et l’engageant dans la voie d’une économie dé-carbonée. Un plan de relance devra être soumis au plus vite au Parlement. Il peut en partie être financé par un emprunt (les taux d’intérêt sont très bas) dédié à un fond spécifique pour ces grands travaux (qui pourront être contractualisés avec les collectivités locales). Il doit être préparé avec les organisations syndicales. Car la gauche ne saurait au nom du dialogue social laisser le Medef imposer son rapport de force et ses vues. Pour crédibiliser la démocratie sociale, il faut la rééquilibrer en faveur des syndicats et des salariés. C’est une des tâches historiques de la gauche. Vers une sécurité sociale professionnelle Il convient dans nos dispositifs publics d’accorder toujours la priorité au maintien dans l’emploi, par exemple en privilégiant les mesures de chômage partiel plutôt que les licenciements et la rémunération du salarié au chômage. Entreprendre, produire, et consommer autrement Il existe de nouveaux gisements d’emplois, trouvés par le développement de l’économie sociale et solidaire, par le développement local, par l’économie circulaire, par la relocalisation de certaines productions, et par la promotion d’un mode de consommation plus sobre. La gauche s’engagera dans une nouvelle étape de la réduction du temps de travail, qui n’est pas limitée à la réduction légale hebdomadaire, mais qui peut s’inscrire tout au long de la vie.

Michael Dlus, 06 octobre 2014 à 23h18

Après 2 chocs pétroliers, 3 crises boursières, 2 crises monétaires, outre les crises politiques, les crises conjoncturelles et maintenant les crises structurelles de notre économie et de notre société, après 40 années de crises successives où le chômage et la misère sociale ne fait que d'augmenter, il faut moderniser notre modèle par l'assouplissement de certaines règles tout en conservant nos acquis sociaux comme la protection légales des salariés travaillant s/ condition précaire ou à risque et un renforcement de règles européennes relatif à la PCA : 1- a - pour l'assouplissement du code du travail pour lequel certaines règles demeurent trop rigides (ex: délai de carence parfois trop long entre 2 contrats d'intérim pour un même employeur mais pas pour le même motif de renouvellement de contrat...) l'intérimaire se voit contraint de rechercher une mission d'intérim alors qu'il bénéficiait d'un poste (remarque cela n'exonère pas l'employeur de l'embaucher de fait si le contrat est renouvelé x fois sans interruption dans un délai max de 2 par ex. 1- b - pour le travail au dimanche sous condition de règles strictes protégeant les salariés (contrat de travail spécifiques, salaires améliorés, travail de jour et temps de récupération 3 jours au lieu de 2 pour ceux travaillant en semaine pour des métiers spécifiques portant au commerce et au tourisme...) 2- a pour une législation européenne portant sur un code de travail harmonisé entre tous les pays membres de l'union européen garantissant les règles fondamentales aux droits et devoirs de tous les salariés et des employeurs (contrats de travail obligatoire, durée du temps de travail, poste et fonctions, salaires... ceci permettrait d'éviter le dumping social entre les Etats membres 2- b pour une législation française rendant plus souple la création d'une entreprise (cf. procédures administratives lourdes et apport en capital minimum à revoir selon la nature juridique de l'entreprise (SARl, EURL...) ex : absence de formulaire unique pour toutes les administrations (Sécurité Sociale, CNAV, CNAM, fiscalité et Trésor Public.. la création d'entreprise permet la création d'emploi.

Thierry BREIL, 06 octobre 2014 à 20h29

NOUVELLE REPARTITION DES JOURS FERIES Propositions d'une nouvelle répartition des jours fériés sur l'année. En effet, certains mois sont catastrophiques pour nos entreprises et services publiques. Comme tout socialiste, mes valeurs sont et restent la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité. Donc je ne vois pas pourquoi la majorité des jours fériés sont issues de fêtes catholiques. Ce que je propose, c'est une meilleure répartition de ces jours sur l'année. Concrètement, il y a 11 jours fériés en France (6 fêtes religieuses et 5 fêtes civiles) + 1 autre jour en Alsace et en Moselle. Ce que je propose, c'est d'octroyer à tout citoyen qui travaille en France d'avoir 1 jour de congés par mois (de préférence un lundi ou un vendredi, pour éviter les ruptures de chaînes dans les usines). Ce que je propose aussi, c'est que les grands événements de l'histoire de la France (Armistices et Fête Nationale) soient célébrés le samedi (ou dimanche) d'avant ou après la date historique de cet événement. Tout le monde en sortirait gagnant : les travailleurs n'auraient plus de jours de congés fériés qui tomberaient le week-end et les patrons n'auraient qu'une semaine sur cinq à quatre jours (meilleur rentabilité de leurs entreprises).

François Kalfon, 06 octobre 2014 à 17h16

Les Etats généraux supposent d’approfondir notre réflexion sur la façon dont nous considérons des notions comme le travail et l’emploi. Dans cette période, à nous de réaffirmer la place centrale du travail dans notre société. Il doit être vecteur de reconnaissance et d’émancipation, d’inclusion et de cohésion sociales. Dans le débat public, on a trop tendance à résumer la question de l’évolution du marché du travail à quelques points clivants comme la complexité et le manque de flexibilité du code du travail, les 35 heures ou encore les seuils sociaux. Il nous faut dépasser ces postures pour améliorer, dans le dialogue, le statut du travail salarié. Si nous reconnaissons l’utilité d’une évolution sur le marché du travail, elle ne saurait se faire au détriment d’une des parties. Pour cela, il faut impérativement dégager des consensus dans un cadre gagnant-gagnant, seul susceptible de rendre acceptable des évolutions négociées. La qualité de notre dialogue social est l’une des conditions nécessaires de notre compétitivité. Passons maintenant d’un accord national interprofessionnel (ANI) défensif à un ANI offensif. Quels en seraient les enjeux ? Remettre l’ouvrage sur le métier de la sécurisation des parcours professionnels grâce à l’extension des droits adossés à la personne plutôt qu’au travailleur sous statut et généraliser la participation effective des salariés aux organes de direction de l’entreprise. Mieux associés à la stratégie, ils seraient alors davantage partenaires des évolutions de leur cadre de travail. Pas besoin de brûler le Code du travail pour cela, ni de décréter la chasse aux faux chômeurs car si nous voulons rendre pro-actifs les demandeurs d’emploi, il faut leur proposer des alternatives crédibles à l’indemnisation passive du chômage : ouvrir largement les voies d’accès à la Fonction publique par l’alternance en faisant sauter les limites d’âge, proposer aux chômeurs des contrats de travail qui allieraient formation qualifiante en puisant dans les crédits de la formation professionnelle et activité en mobilisant des crédits de l’indemnisation du chômage. Dès lors que l’on change de paradigme, le champ des possibles s’ouvre largement ; mais pour cela, encore faut-il avoir du courage et de l’imagination pour dépasser l’agenda que le MEDEF ou l’AFEP voudraient nous imposer. Au moment de la réforme territoriale, on pourrait aussi imaginer que les régions qui ont pris la main il y a quelques années sur la formation professionnelle, jouent un rôle accru en matière de politique de l’emploi, car il n’existe pas un marché du travail mais une multitude de situations locales qu’il s’agit de résoudre dans la proximité.

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 15h59

- Organiser les territoires pour que l’activité ne soit pas réservée aux seules métropoles. 60% de la population est située hors de ces métropoles. Le chômage de masse n’existe pas que dans les quartiers. - Soutenir l’artisanat et les TPE en milieu rural et dans les villes moyennes. - Revoir le statut de sous-traitants. - Empêcher les entreprises d’utiliser d’anciens salariés avec le statut d’auto-entrepreneur. - Transports en commun pour faciliter les déplacements professionnels. Le chômage « de masse » n’est pas le triste privilège des « quartiers », mais également des campagnes où vivent aussi des jeunes et adultes peu ou pas qualifiés et sans moyens de transport.

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 15h46

Thème 1 : Une société du « bien-vivre » n’est certainement pas la même pour tout le monde. Les demandes, voire les exigences sont très variables suivant les individus. Pour beaucoup, c’est avoir un travail intéressant et valorisant, effectué dans des conditions non stressantes, laissant le sentiment que l’on apporte une part dans l’activité collective ; un travail rémunéré de façon suffisante pour connaître une vie de tous les jours confortable sans nécessairement aller au luxe mais permettant de profiter de loisirs reposants et culturels. La réussite d’une vie dépend de la réussite professionnelle ; celle-ci a besoin d’une préparation scolaire et étudiante de qualité, suivie d’une formation permanente efficace. Tout cela ne peut être organisé que par l’Etat avec la participation des entreprises quand cela est nécessaire. Chaque chef-lieu de canton doit avoir un lieu de diffusion de la culture ; ce peut être une maison de pays avec bibliothèque, médiathèque, salle d’expositions et de projection ; une école de musique, une maison des associations… Ceci suppose une gestion raisonnée du bâti.

SECTION PS GAILLON ET ENVIRONS, 06 octobre 2014 à 15h00

En terme d'emploi nous devons nous inscrire dans le temps afin de trouver les solutions pour offrir une société de la « pleine activité ». Une réforme de fond de l'assurance chômage et de ses indemnités est nécessaire pour encourager chaque individu à pouvoir choisir entre : - ses indemnités. - une reconversion accompagnée par une formation et une indemnité incitative afin de choisir cette option. - une mobilité géographique également associée à une indemnité incitative et à un retour à l'emploi rapide . - des indemnités dégressives associées à la reprise partielle d’une activité. Il est important de REFORMER le statut et de VALORISER l’apprentissage des jeunes, par l’obligation de proposer au moins un CDD après l’obtention du diplôme préparé. Le retour à la pleine activité à court terme avec un tel niveau de chômage aujourd’hui en France nécessite de trouver de vraies solutions et propositions en rupture complète avec le système actuel. (Il n'y aura jamais une croissance suffisante permettant soudainement de recruter des millions de personnes) La rupture doit passer par une nouvelle redistribution du temps de travail et de sa rémunération associée. Travailler autant pour ceux qui le souhaitent et travailler moins pour ceux qui le souhaitent aussi pourrait être une approche. Une solution à mettre en œuvre pour réaliser un tel partage du travail qui semblerait possible pourrait être l’instauration d’un partage réel du travail à savoir : 30 heures par semaine pour tous ceux qui le souhaite partagée en 3x10 heures réalisés sur 3 jours en alternance ou au choix (lundi au mercredi ou jeudi au samedi). Afin de limiter la perte de salaire, un dispositif compensatoire pourrait être envisagé et favorisé par l’ Etat..

Jean-Pierre LECOMTE, 06 octobre 2014 à 12h06

L'emploi est la première préoccupation des Français. C'est ce qui détermine l'autonomie, ce qui permet de vivre et d'entreprendre. L'emploi c'est l'identité sociale. Nous n'avons pas le droit de jouer avec ce sentiment qui détermine l'appartenance à une société. Un premier constat s'impose : le flou gouvernemental favorise les prétentions réactionnaires du patronat. Pour preuve, les dernières prétentions du Medef face auxquelles le PS semble bien silencieux. Au lieu d’être force de propositions, nous constatons que le recul social, dénoncé dans l'opposition, ne cesse de croître. Nous devons revenir à nos valeurs de progrès, relire nos écrits, nous imprégner de nos propres programmes et être sourds aux chants de sirènes libérales. Autre constat: La société du plein emploi ne peut exister sans partage et sans réduction du temps de travail. Depuis les avancées significatives de la cinquième semaine de congés et la réussite des 39h. La durée et la rémunération du temps de travail n'ont plus créé de réels progrès. Les 35 heures, si souvent décriées par la droite, n'ont eu qu’un éphémère impact sur l'emploi. D'ailleurs la droite ne les a jamais réellement remises en cause. Si elles ont apporté des RTT, elles ont été chèrement payées par les salariés. Nous sommes loin du « donnant - donnant ». Ce sujet est un exemple dont nous devons nous inspirer pour éviter de nouvelles erreurs. Le chômage de masse est le marqueur de nos sociétés marchandes et du libéralisme. D'ailleurs nous tenons à réagir sur la rédaction du thème, car il n'existe pas que dans les quartiers, et, nous engageons nos élus à se pencher sur la détresse des jeunes, de nos villages et campagnes. Tous les rurbains sont confrontés à la centralisation des services et aux difficultés de déplacements, d'autant plus les primo demandeurs d'emploi. La misère sociale n'a pas de frontière. Posons-nous aussi la question de la performance des outils dont nous disposons pour lutter contre le chômage et l'opportunité de certaines mesures. Ainsi la formation des jeunes et des demandeurs d'emploi, les compétences et l'impact réel de pôle emploi, l'obligation faite pour un chômeur, futur retraité, de continuer à être sur le marché de l'emploi... Nous pensons que, si nous voulons protéger notre système social, notre art de vivre, nos entreprises et nos emplois, nous devons établir des règles qui protègent notre territoire et notre économie du dumping social et environnemental pratiqué par certains pays. Il faut donc une Europe capable de faire respecter des règles de convergence économiques, environnementales, salariales et sociales.

Julien Barby, 06 octobre 2014 à 11h44

Quelle place pour la culture dans la société et l’existence ? En janvier 2014, une étude conjointe des ministères de l'économie et de la culture mettait en lumière le poids de l'industrie culturelle en France. En effet, l'activité économique de la culture a généré en 2011, 58 milliards d'euros de valeur ajoutée et représente presque autant que l'agriculture ou l'industrie alimentaire, soit 3,2 % du PIB. Au-delà de rapporter plus qu'elle ne coûte, la culture est un véritable bassin d'emploi qui représente 2,5 % de l'emploi total du pays soit 670 000 personnes environ. À ce titre, la corrélation positive entre la présence d'une implantation culturelle et le développement socio-économique d'un territoire est une évidence. La France a toujours été considérée comme un pays de grande tradition culturelle, et doit au cours des prochaines années participer activement au développement de l'accès du plus grand nombre aux œuvres et aux pratiques artistiques et culturelles, ainsi que la reconnaissance de la diversité des expressions artistiques portées par toutes les populations qui vivent sur notre territoire. La culture ne doit pas se réduire à sa dimension artistique mais englober tout ce qui permet aux hommes d'appréhender le monde et les rapports sociaux, de se construire et d'agir individuellement et collectivement. L'accès à l'art et à la culture doit être un droit fondamental qui tout en contribuant à la formation du citoyen, doit être un puissant levier de transformation sociale. Le développement, la valorisation et l'animation des réseaux culturels et artistiques sont déterminants pour développer des initiatives et pour impliquer la population dans des processus et des projets. La richesse et la densité des liens sociaux d'un territoire fertilisent son aptitude au changement. Le maillage des territoires, la mobilisation de la population et les dynamiques intergénérationnelles et interculturelles sont les principales forces de la politique culturelle que le parti socialiste devra mener.

Anonyme, 06 octobre 2014 à 10h29

Au vu des annonces diverses des chaînes de télé, il y aurait de nombreux emplois disponibles......et non occupés. Pourquoi? Le problème semblerait lié à un manque notoire de formations.....alors ne faudrait-il pas mieux cadrer et gérer les budgets formations? Pôle emploi a-t-il les moyens HUMAINS nécessaires à son rôle? Comment peut-on accepter d'embaucher un titulaire de Licence comme professeur sans aucune formation pédagogique? Quand redonnera-t-on leur vraie valeur aux métiers manuels? Il faut développer l'apprentissage et les formations intergénérationnelles. IL Y A DONC potentialité à une société de pleine activité qui doit se réaliser en plein emploi: l'activité est innée à l'homme, l'emploi est sa survie! Qu'attendent les entreprises pour entrer dans le fameux "Pacte"? Des promesses? Quand les patrons investiront-ils dans l'Homme? Quand cessera "le travail au noir" qui nous ruine? Sortir du chômage de masse des quartiers est lié à un refus d'accumulation géographique de personnes d'origine identique (par exemple les maghrébins chez nous ) en ghetto. Recomposer les cartes humaines surtout en milieu urbain.

Anonyme, 06 octobre 2014 à 10h29

Au vu des annonces diverses des chaînes de télé, il y aurait de nombreux emplois disponibles......et non occupés. Pourquoi? Le problème semblerait lié à un manque notoire de formations.....alors ne faudrait-il pas mieux cadrer et gérer les budgets formations? Pôle emploi a-t-il les moyens HUMAINS nécessaires à son rôle? Comment peut-on accepter d'embaucher un titulaire de Licence comme professeur sans aucune formation pédagogique? Quand redonnera-t-on leur vraie valeur aux métiers manuels? Il faut développer l'apprentissage et les formations intergénérationnelles. IL Y A DONC potentialité à une société de pleine activité qui doit se réaliser en plein emploi: l'activité est innée à l'homme, l'emploi est sa survie! Qu'attendent les entreprises pour entrer dans le fameux "Pacte"? Des promesses? Quand les patrons investiront-ils dans l'Homme? Quand cessera "le travail au noir" qui nous ruine? Sortir du chômage de masse des quartiers est lié à un refus d'accumulation géographique de personnes d'origine identique (par exemple les maghrébins chez nous ) en ghetto. Recomposer les cartes humaines surtout en milieu urbain.

bernard navet, 05 octobre 2014 à 19h27

Pour lutter contre le chômage, il faut changer de voie. La hausse de la productivité et l'automatisation de nombreuses tâches vont entraîner une nouvelle hausse du chômage. Croire que c'est une illusoire relance de la croissance qui va permettre une baisse du chômage est un rêve irréaliste. Partager le travail en permettant la création d'emplois avec une utilisation des fonds ainsi libérés de l'assurance chômage est une solution crédible qui mérite d'être réalisé. Plusieurs économistes soutiennent ces propositions portées par le Collectif Roosevelt. Depuis 2 ans et demi la politique du gouvernement en ce domaine est un échec. Il est urgent d'essayer autre chose.

Franck94, 05 octobre 2014 à 17h07

Les chiffres du chômage de plus en plus élevés, donnent une idée de l'état du pays qui est bien évidement inquiétant. Pour ne pas conduire les chercheurs d'emploi dans le désespoir et dans l'abandon on pourrait aussi PUBLIER LE NOMBRE DE RECRUTEMENT EN PLUS CHAQUE MOI EN FRANCE.

Franck94, 05 octobre 2014 à 17h03

Les chiffres du chômage de plus en plus élevés, donnent une idée de l'état du pays qui est bien évidement inquiétant. Pour ne pas conduire les chercheurs d'emploi dans le désespoir et dans l'abandon on pourrait aussi PUBLIER LE NOMBRE DE RECRUTEMENT EN PLUS CHAQUE MOI EN FRANCE.

jean-jacques boissy, 05 octobre 2014 à 10h27

Il y a deux types de société. La société où le plein emploi existerait et la société comme celle d'aujourd'hui où il y a beaucoup de chomeurs. Le 1er type de société est impossible à atteindre mais est profondément injuste. Je crois qu'il faut réfléchir à une société plus juste et plus équilibrée. En effet il faut penser en priorité à la famille c'est un premier point. Moi je suis pour que l'on verse un salaire aux personnes qui désirent garder leur enfants pendant plusieurs années. Cela eviterait une forme de laisser faire et aller de certains parents. Deuxiéme idée: le travail doit être partagé. Interdiction des heures supplémentaires, contrôle des heures pratiqués dans les sociétés il faut le dire on travaille gratis pour les patrons. On est dans une guerre économique et ce n'est pas le moment de laisser faire, laisser aller. Le temps de travail doit être contrôlé, l'obligation aux employeurs d'embaucher car le patronnat est la premiére force d'opposition à la création d'emploi. Deuxiémement interdire les licenciements ou alors faire en sorte que cela coute trés cher aux patrons en payant le chomage pendant une année compléte. Encourager la formation est faire que l'argent prévu à cet effet soit complétement consacrée aux stages de formation et pas à des organismes comme c'est la cas aujourd'hui. Le probléme aujourd'hui c'est que la gauche quand elle arrive au pouvoir certe avec des conditions désastreuses dues à la droite ne fait pas une politique de gauche. Au lieu de changer la société elle fait de la gestion de crise et ne change rien. Une politique de gauche c'est s'occuper du social, c'est changer les conditions pour que les gens vivent mieux, c'est encourager la culture, la formation, c'est faire des lois contraignantes pour les propriétaires, c'est baisser les loyers par la loi, c'est contrôler les prix , c'est condamner les profits imbus, c'est une politique fiscale juste, c'est tout ce qui n'est pas fait en ce moment. La droite si elle revient ne se privera pas de faire une politique pour les riches alors pour pourquoi la gauche ne fait elle pas ce pourquoi elle est élue? Je pense qu'il est utopiste de croire que cela va changer, qui peut changer tout cela, cette injustice, cette facilité de payer sans contrôle, cette indifférence pour la situation actuelle. De toute façon il n'y a plus de place pour un plein emploi. Ou bien on partage, ou bien on paye les gens à ne rien faire, ou bien on fait en sorte d'occuper un peu les gens pour leur faire croire que tout va bien.

Claude Descoubes, 04 octobre 2014 à 17h55

Le pein emploi me parait être une illusion. Pour les libéraux, cette idée est impensable car elle pèserait trop sur les salaires, d'autre part, les progrès réalisés dans les techniques de production réduisent le travail ouvrier. Pas d'erreur, l'idée que le progrès technique soulage le travail des humains et constitue un élément indispensable au bien-être de nos sociétés est une évidence.Les automates, robots, etc, permettent une production de masse et de qualité. Les richesses sont produites, dans nos entreprises et c'est l'essentiel. Ces développements contribuent à faire vivre nos ingénieux ingénieurs, indispensables ; mais que deviennent ceux qui ne peuvent suivre..? Problème, dans nos sociétés, le travail reste le principal moyen de répartition des richesses, en-dehors de la rente pour les bien nès. Comment faire pour assurer à tous un revenu décent, en particulier à ceux dont le niveau d'instruction et de compétences est faible ? Sachant également que nos plus beaux produits ne seront utiles que s'ils trouvent en face un pouvoir d'achat. Idée, émise je crois, par Henri Ford, constructeur d'automobiles. Quelques pistes; assurer à tous et toutes, les moyens de vivre dignement. Les minimas sociaux sont donc indispensables, intouchables moralement et utiles pour l'économie. Assurer un juste salaire pour un juste travail, donc un SMIC viable. Partager le travail. Transformer le travail des nombreux bénévoles en emplois salariés. Le bénévole, généreux et altruiste n'intervient que parcequ'il y a carence de l'Etat. Accorder un salaire parental, à l'un ou l'autre des parents, 3 ans, c'est trés bien. Conclusion, le problèmatique de la répartition des richesses rest à mes yeux un sujet majeur, pour les années à venir et un vrai sujet de clivage entre pensée de gauche humaniste basée sur le partage et pensée de droite jugeant d'assistanat

Abdallah SAID, 03 octobre 2014 à 23h07

Le chômage n'est pas une FATALITE : - Une volonté politique de changer les choses, mais pas offrir des cadeaux aux entreprises. - Déclarer par des actes le chômage cause nationale -Décentraliser pôle Emploi vers LES RÉGIONS Les chômeurs doivent être suivis par les conseillers sociaux de la solidarité ( régionale ou départementale). -Pour résoudre le chômage de masse dans les quartiers, il faut proposer aux chômeurs soi un travail ou une formation. Les régions doivent prendre en charge les formations de ses chômeurs. C'est la Region qui devra être en relation avec le monde du travail et ainsi proposer aux chômeurs les offres d'emplois qu'elle récoltera; ainsi on limitera les offres fantaisistes et les discriminations (dans les quartiers) et aussi le manque de volonté de certains chômeurs. - Ouvrir les emplois sociaux et ceux d'intérêt générale aux petites entreprises agricoles agricole de zéro à deux salariés. - Partager le travail Les régions doivent créer des entreprises d'intérêt régionale pour résorber le chômage notamment chez les jeunes.

DIDIER ROBIN, 03 octobre 2014 à 12h52

RECTIFICATION IL FAUT LIRE 5.500.000 SANS EMPLOI AU LIEU DE 5.000.000 SANS EMPLOI

Anonyme, 03 octobre 2014 à 11h12

La valeur d'une politique de formation ne dépend pas que du montant des sommes dépensées. La formation n'est pas une récompense pour cadres en mal de motivation La formation doit être ciblée vers ceux qui en ont le plus besoin : chômeurs, personnes sans diplôme ou qualification (ou dont le cursus n'est pas ou plus adapté au marché du travail), salariés menacés de plans sociaux (réorientation avant le licenciement).

DIDIER ROBIN, 03 octobre 2014 à 9h00

Activité et Plein Emploi Ce titre correspond à un souhait devant tenir compte des réalités suivantes. Nombre de personnes sans emploi : 5.000.000 Nombre d'emplois non pourvus: 350.000 selon diverses sources Ces emplois non pourvus concernent différents postes: - CDD de quelques heures à 50km du domicile ! - Demandes hallucinantes des employeurs (diplomé,jeune,expérimenté,pas cher etc...) Enfin ,supposons que tous ces emplois peu attractifs trouvent preneur. Cela nous laissera 5.000.000 -350.000= 5.150.000 chômeurs Remèdes généralement proposés -création d'entreprises par les chômeurs;ils sont peu ou mal préparés et les affaires nouvelles ont des durées de vie très courtes -formations diverses,oui,mais les entreprises savent faire quand le besoin existe et quand le carnet de commandes est plein de manière durable -création d'emplois aidés;c'est manifestement insuffisant -mise en place d'exonérations diverses cela crée des effets d'aubaine sans amener de nouveaux emplois et le coût pour la société est loin d'être négligeable -etc .... JE NE VOIS PAS D'AUTRE SOLUTION QUE LE PARTAGE DU TRAVAIL PAR LA REDUCTION DU TEMPS A 32H/30H La stigmatisation des chômeurs tricheurs par un ministre est trés mal venue car cette fraude ne pèse que 0.84% du total des fraudes détectées en France,d'autant plus que cela ne solutionne pas le problême Les emplois seront crées par les entreprises quand l'activité et les commandes seront au rendez vous sans qu'il soit besoin de distribuer des aides . LE FAIT D'ACHETER FRANCAIS POURRAIT EGALEMENT AIDER AU REDEMARRAGE PS: (hors sujet) il devient urgent de mettre en place la loi promise pour annuler l'immunité du chef de l'état -

marc de gualy, 02 octobre 2014 à 23h24

Le chômage de masse est la préoccupation majeure des français.Il mine la cohésion sociale et la confiance dans la démocratie. Pour combattre ce fléau, nous misons essentiellement sur le retour à une croissance suffisamment forte et durable à travers le redressement de notre appareil productif. Si cet axe de notre politique est fondamental, nous savons que nos efforts ne porteront leurs fruits que très progressivement avec de multiples aléas tant les paramètres sont nombreux et évolutifs dans une économie ouverte et globalisée. On ne peut dons espérer stabiliser puis faire reculer sensiblement le chômage par le seul retour à une croissance qui très vraissemblablement restera faible et fragile. Ne faut-il pas dés maintenant, à côté du combat pour le redressement de notre économie, explorer d'autres voies parmi lesquelles un partage volontaire du travail et des revenus du travail. Une telle démarche, foncièrement solidaire, ne peut s'envisager qu'à un niveau très décentralisé et ne peut aboutir qu'au terme d'accords locaux d'entreprise ou de site, l'Etat ayant pour mission de fixer par la loi le cadre et les limites de ces accords. Pour produire des effets significatifs, la démarche doit partir d'en bas, être la plus décentralisée possible et s'étendre à l'ensemble des secteurs d'activité privés comme publics.

Anonyme, 02 octobre 2014 à 23h04

La principale cause du chômage de masse se trouve dans les gains de productivité. De 2000 à 2013 le PIB a augmenté de 40% mais le nombre d'heures travaillées est resté stable (seulement 2% d'augmentation). Et si l'on part de 1970 c'est encore pire le PIB a été multiplié par 16 alors que le nombre d'heures travaillée a baissé de 7%. Or ces gains de productivité ont été largement transformés en dividendes pour les actionnaires au lieu d'être transformés en temps libre. De fait la moyenne d'heure travaillée (heures travaillées / population active) s'établit à un tout petit peu plus de 32 h hebdomadaires. Mais comme la durée légale n'a pas baissé nous avons une partie de la population qui se tue au boulot pendant que l'autre crève de ne pas avoir de travail. La seule question c'est donc de savoir si nous voulons garder cette répartition incohérente ou si nous nous engageons vraiment dans la RTT.

MANU7681, 02 octobre 2014 à 19h51

Il faut le plein emploi en CDI aux 35 heures ou 39 heures! L'intérim et les CDD ne sont que des contrats provisoires qui dépannent, mais on ne peut pas vivre avec ça continuellement. Le choix n'est pas possible entre le plein emploi et la pleine activité. Il faut les 2, et c'est ce qu'on vous demande depuis 30 ans. Mais pour avoir de l'emploi, il faut arrêter à tous prix (peut importe si ça coûte 50 ou 200 milliards) les délocalisations. Je préfère encore voir les entreprises se robotiser à outrance, plutôt que de les voir quitter le territoire. En effet, une entreprise qui délocalise ne revient que trop rarement. En revanche, une usine modernisée, c'est une usine qui investira et qui créera peut-être de l'emploi dans 10 ans. Pour le chômage de masse des quartiers, je ne vois aucune différence avec le chômage de masse national. Je ne vois pas ce qu'on devrait faire de plus pour les quartiers difficile alors qu'on n'arrive déjà pas à aider les chômeurs des zones "tranquilles". Pour former les gens, pourquoi ne pas mettre encore 50 milliards de plus sur la table? Les formations du pôle emploi ne sont pas de bonne qualité. Elles ne servent à rien pour la bonne raison que l'Etat n'y met pas le prix. Quand je vois des formations sur des logiciels de pointe se faire par pole emploi en 1 semaine quand un salarié l'apprend en 2 semaines, y'a de quoi comprendre que ça ne sert à rien. Qu'attend l'Etat pour mettre les moyens sur la table? C'est aussi ça la politique de relance que l'on attend de la gauche!

Jocelyne Verbois, 02 octobre 2014 à 18h43

Comment croire encore que nos sociétés puissent un jour atteindre le plein emploi ? La mécanisation, la robotisation, l'informatisation suppriment des emplois alors que la population mondiale augmente et que la durée de vie ne cesse de s'allonger dans nos pays industrialisés! Plutôt que de laisser croire que le plein emploi est encore possible ne vaudrait-il pas mieux faire accepter à tous qu'il nous faudra un jour partager le travail, nos richesses, et accepter de cotiser pour les chômeurs, les malades, les vieux etc...pour conserver notre modèle social qui, lorsque tout va bien semble pour certains trop protectionniste mais que nous sommes tellement contents de trouver lorsque nous connaissons des revers, le chômage, la maladie et la vieillesse qui n'épargne personne!

patrick Rougier, 02 octobre 2014 à 18h43

pleine activité ce serait déjà bien .il faut pour cela aider les entreprises en difficulté pas les autres.controler les comptes,et vérifier ou va l'argent public .j'ai travaillé dans une grande entreprise en trente ans ,malgré les aide d'état l'effectif a diminué de moitié .la production a doublé .la formation c'est du n'importe quoi dans les entreprises.

Hervé Lapillonne, 02 octobre 2014 à 15h48

Activité et plein emploi: Ce serait d'abord une société débarrassée du funeste impact financier strictement spéculateur.Une société dans laquelle les salariés auraient plus de pouvoir dans l'entreprise au niveau des décisions portant sur l'organisation et l'avenir de celle-ci.Où le profit servirait largement à l'investissement.Où la bonne qualité des conditions de travail concourrait à la bonne marche de l'entreprise.Le bon emploi c'est celui qui rémunère dignement le salarié et qui le traite dignement.On ne peut avoir d'un côté le consommateur-roi et de l'autre le salarié asservi.L'emploi est souvent une nécéssité alimentaire,quand l'activité est librement consentie et librement exercée.Faisons que l'emploi soit activité.On peut envisager des facilités en termes de temps et de rémunérations pour les personnes qui font vivre les multiples associations dans le pays auquel elles rendent un inestimable service.Pour ce qui est de la formation,il faut la rendre effective tout au long d'une vie et populariser cette idée de permanence.Une chose importante serait de valoriser les métiers manuels le plus souvent estimés par défaut en organisant par exemple des rencontres dans les entreprises ou des "démonstrations".Une société qui divise d'un côté le travail dit intellectuel et de l'autre le travail dit manuel n'a rien compris:les deux parties doivent échanger et la société gagne en cohésion.Hélas,le chômage dans les quartiers ne peut se résorber que par un traitement de choc polyciblé.Qui donc aurait la recette magique?Eviter la ghettoïsation,le communautarisme,l'économie parallèle:au minimum,il faut déja la croissance et la maîtrise de celle-ci.

Anonyme, 02 octobre 2014 à 7h40

Oui au plein emploi où chacun qui cherche un emploi trouve un emploi à temps plein Arrêter les ‘’petits’’ boulots très éclatés, le temps de travail fractionné (précaire) Chaque emploi correspond aux compétences de celui qui l’occupe (qualification, formation continue …) La formation exige du temps : réduction du temps de travail +‘’modèle éducation populaire’’ Formation sur le temps de travail de type éducation populaire Dans le temps de travail, formation continue et coopération, groupe de réflexion entre tous les niveaux hiérarchiques Création motivation, utopie, innovation sur le plan opérationnel et organisationnel Décloisonner les quartiers. Règles d’urbanisme, éviter l’entre-soi Education populaire à développer Diminution nombre d’élèves par classe (meilleur sera l’enseignement et meilleure sera la formation, la qualification) Développer enseignements théorique ‘’classique’’ et ‘’pratique’’. Développer les matières ‘’technologiques ‘’dans l’enseignement général (exemple approcher la menuiserie, la maçonnerie, la mécanique, … durant une période de l’année scolaire sur un cycle de 3-5 ans visiter un panel approprié à développer cette forme ‘’d’intelligence’’ Accompagner la créativité des ‘’jeunes’’ pour créer des activités (leur entreprise).

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h31

Il y aurait un cercle de la fatalité : une gauche de gouvernement automatiquement conduite à décevoir, une gauche incapable d’assumer les responsabilités gouvernementales ou une gauche qui doit faire son aggiornamento et s’inscrire dans une troisième voie plus libérale… Ces antiennes sont fausses ; à nous de le démontrer ! Oui, en 2012, la gauche a pris des engagements et elle va les tenir. Oui, la gauche peut être de gauche et réussir au gouvernement. Oui, l’idéal progressiste existe et ne s’exprime pas dans le renoncement. Pour cela, l’orientation de notre politique doit prendre certains caps : 1. Mener le combat européen Les politiques d’austérité défendues au niveau européen conduisent le continent et ses membres à la récession. Que le respect d’un sérieux budgétaire soit demandé, chacun peut le comprendre. Qu’aucune appréciation ne soit faite sur la qualité des dépenses et le moment de ces dépenses est insoutenable. L’Europe, elle même, doit engager une politique d’investissements en faveur de l’écologie, des nouveaux domaines économiques et des infrastructures européennes. L’Europe doit aussi opter pour une harmonisation sociale et de nouvelles avancées démocratiques. 2. Soutenir l’économie réelle Chaque secteur économique n’est pas soumis à la même concurrence, ne porte pas les mêmes investissements … notre action économique ne peut donc pas être uniforme. Une politique de soutien et d’investissement en faveur des entreprises doit être adaptée, négociée et conditionnée. Elle doit apporter des créations d’emploi et agir pour la relance. Une nouvelle réforme bancaire s’impose pour apporter de réels moyens à l’économie. Les PME et ETI ont besoin d’une protection accru et de moyens renforcés. La transition écologique et de nouveaux domaines économiques, non délocalisables, sont à explorer. Le secteur public ne doit pas être vu uniquement comme un frein ou un poids. Les collectives locales doivent conserver des moyens d’investir et d’agir. Elles sont des moteurs de notre économie et des facteurs de vivre ensemble. 3. Agir en faveur des ménages L’opposition entre une politique de l’offre et de la demande semble dépassée. Choisir seulement l’offre est une erreur. Le pacte de responsabilité doit être repensé avec un volet en faveur des ménages qui ne peuvent voir leur pouvoir d’achat continuer à stagner ou à baisser. Y compris dans les politiques destinées aux ménages des réorientations sont possibles à condition de les faire dans la justice. La progressivité est un horizon à suivre pour les choix à faire ; notamment celui d’une réforme fiscale. La relance de l’économie passe aussi par la consommation et par les ménages.

Les R(e)fondeurs socialistes 44, 01 octobre 2014 à 22h13

Face aux difficultés, les Socialistes doivent clarifier en profondeur leurs idées et priorités. Nous, militants, croyons que les questions économiques et sociales de ce siècle ne peuvent se régler avec des réponses héritées du précédent. Pour mener la guerre économique, nous avons moins besoin de frondes que d’idées neuves et pragmatiques. Notre objectif, c’est de préserver notre modèle social en adaptant l’action politique au contexte, avec comme seule boussole l’efficacité et la justice sociale. Nous, R(e)fondeurs socialistes, disons : Oui, l'emploi et la création de richesses viennent de l’entreprise, quelle que soit sa forme. Oui, il faut y aider l'emploi, faciliter la production de biens et services, plutôt que d’y multiplier les normes et les prélèvements. Oui, permettre aux entreprises de réduire le coût de leur production en France sans réduire les salaires, c’est une politique pour l’investissement et l’emploi, donc une politique sociale. Oui, pour sauver notre modèle de protection et de redistribution, il faut l’adapter, par le compromis social. Oui, nous voulons donner de la force à la démocratie sociale, demander plus aux partenaires sociaux et leur faire confiance. Dans un pays où il est facile de se poser en « victime du système », nous appelons à la responsabilité d’un grand nombre d’acteurs et les investissons d’un plus grand pouvoir de décision. Oui, mettre les compromis dans les mains des salariés et dirigeants d’entreprises, c’est source de progrès. Oui, la dette publique est devenue un problème immense et ce n'est pas être de gauche que de l'aggraver. La vraie plaie pour la France, ça n’est pas de devoir faire 20 milliards d’euros d’économies, mais d’avoir à payer cette année 150 milliards en annuité et intérêts de la dette, pour le plus grand bénéfice de la finance ! Nous disons que le déficit ne doit plus financer le fonctionnement de l’Etat, mais uniquement ses investissements. Non, l'adaptation, ça n'est pas la régression. En France depuis 2012, la protection sociale est maintenue et l’emploi public préservé : à ceux qui qualifient pourtant cette politique d’« austérité », nous demandons de regarder honnêtement la réalité : une telle « austérité », les Grecs ou les Espagnols auraient été soulagés de la subir ! Assumons cette politique rigoureuse mais socialement équilibrée, à l’opposé de celles de la Droite française et européenne. Oui, nous voulons avancer plus vite vers la réforme et la justice fiscale, et soutenir davantage l’investissement – sans accroître les dividendes, c’est notre exigence - ainsi que le pouvoir d’achat. Nous, R(e)fondeurs socialistes, voulons faire avancer la Gauche.

xavier bloch, 01 octobre 2014 à 9h54

abandons des PPP (partenariats Publics Privés), et analyse fine des DSV. Coûts faramineux pour la société

Elsa TRANI, 30 septembre 2014 à 23h37

Une société du plein emploi est nécessaire pour le confort psychologique, et la confiance qu’elle peut donner à ses salariés. Trop d’emplois actuels sont basés sur des contrats précaires qui imposent un certain volume d’heures à leurs salariés alors que nombreux sont ceux qui voudraient travailler davantage. Il en est de même pour le secteur public et privé. Il est certain que tout le monde veut un emploi mais cela ne doit pas être au prix d’une qualité de rémunération moins bonne et d’un choix à la carte du traitement des salariés. Un bon emploi est un emploi dans lequel le salarié est traité avec dignité, en fonction de ses compétences, de son niveau d’études, et quel que soit le poste qu’il occupe dans la hiérarchie des statuts qu’il peut y avoir. Les employeurs ont souvent tendance à museler les revendications des salariés en jouant sur leurs statuts précaires. Il est normal que nous tentions aujourd’hui de réduire le chômage mais cela ne devrait pas se faire au détriment de la qualité de l’emploi, en proposant des statuts précaires qui se généralisent. Il est totalement scandaleux de pouvoir penser qu’une entreprise pourrait se servir de ses salariés comme de pions selon leur carnet de commandes. Elles sont responsables de leur productivité et de leurs stratégies économiques et cela entrainerait évidemment des dérives insupportables pour les salariés. Le bien être au travail est indispensable pour la dignité de l’homme, il ne peut être utilisé comme un vulgaire « kleenex ».

Anonyme, 30 septembre 2014 à 23h08

Un jour en discutant avec un commerçant de ma ville natale (Le Mans), une idée nous est venue qui, selon nous (nous ne maîtrisons pas tous les paramètres mais cela pousse à la réflexion), pourrait à la fois rendre service aux commerçants, aux consommateurs, et à la consommation. Voici le constat : - Dans la majeure partie de villes françaises, les commerces sont déserts en journée et surpeuplés le mercredi et le samedi. - Pourquoi ? Parce que pendant ces horaires d'ouverture, la majeure partie des personnes à même d'acheter les produits sont au travail... Le problème : - Les commerçants attendent à ne rien faire toute la journée et perdent un temps précieux pour du présentéisme - Les consommateurs se pressent le week end, gâchant ainsi leur temps précieux de repos dans les magasins alimetaires ou autres plutôt que de se détendre ou s'évader en famille. L'idée : - Pour les commerces de vie courante (hors tourisme), conserver le nombre d'heures d'ouvertures actuelles mais laisser la liberté des horaires, permettant ainsi d'optimiser le temps et par la même occasion, relancer la consommation. Un magasin pourrait par exemple ouvrir ses portes uniquement le midi et le soir entre 17h et 21h par exemple , pourquoi pas quelques heures le dimanche plutôt que 9h-19h du lundi au samedi. L'écueil : - L'idée n'est pas de pousser à la sur-consommation mais bien d'améliorer le rendement et le confort de chacun, sans nuire à l'équilibre de vie des uns et des autres. Pourriez vous me donner votre point de vue sur cette question ?

Claude FEUTRIER, 30 septembre 2014 à 11h54

Le plein emploi doit être au cœur de la démarche politique et syndicale, il demeure un élément central de l'intégration, de l'autonomie économique et social. Il est un outil essentiel de la lutte contre l'exclusion et ses conséquences. Le plein emploi est nécessaire pour réaliser une croissance durable. Il contribue à rééquilibrer dans le partage de la valeur ajoutée la part qui revient à la masse salariale en particulier par l'accroissement du nombre de salariés, par l'augmentation des dépenses de formation et par la consolidation du financement de la protection sociale. La recherche du plein emploi est indissociable d'un travail de qualité socialement reconnu et surtout rémunéré en conséquence. Le plein emploi est l'affirmation d'un modèle social européen passant par l'investissement dans les ressources humaines pour s'adapter à la société de la connaissance, dans les nouvelles technologies et la recherche pour rattraper les retards d'innovation, dans les équipements d'infrastructures matérielles, de formation et de services notamment publics pour accroître l'attractivité des territoires. Des dispositions communes doivent permettre de mobiliser les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. Le développement de la formation en alternance pour les jeunes participe à l'action pour le plein emploi. Les organisations syndicales devront amplifier leurs interventions dans les entreprises afin d'obtenir des résultats significatifs par leur ampleur et leur qualité, ce qui serait pour les jeunes un gage d'insertion dans l'emploi et dans la société et contribuerait à mieux articuler les systèmes de formation avec les entreprises au bénéfice de tous les salariés. La lutte contre l'échec scolaire est prioritaire car il est source d'inégalités. Au lieu de laisser au demandeur d'emploi l'entière responsabilité de sa réinsertion professionnelle celle-ci devrait être conçue comme une responsabilité collective faisant l'objet d'un contrat et d'obligations réciproques. Tel devrait être le sens des politiques publiques de lutte contre le chômage de longue durée. Les personnes éloignées de l'emploi devraient se voir proposer des parcours de réinsertion pour réduire leur durée de chômage.

SERGE MESKO, 30 septembre 2014 à 11h39

réponses: société du plein emploi pour que l'activité professionnelle soit une composante majeure de la réussite de sa vie. La formation : revoir le role de l'école de la république pour former le futur citoyen , formation des ado à la connaissance de l'entreprise et de l'administration , développer l'apprentissage en alternance , en finir avec l'idée de l'entreprise exploitant le jeune par la formation des maitres d'apprentissage et le controle a posteriori de leur action , obligation d'un service civique reperant les talents et lacune du jeune , diversification des fonds de la formation professionnelle : un tiers formation continue d'adaptation en gestion paritaire en entreprise ( avec controle des flechages ) 2 tiers pour les sans emploi . Le.chomage dans les quartiers: : aménagement des territoires et encourager les initiatives des habitants , parallelement plus grande severite de la police et de la justice pour eradiquer les traffics lucratifs.

Volkan TUTUMAN, 30 septembre 2014 à 11h26

Je suis favorable au travail dominical mais à conditions qu'il soit facultatif et que certaines règles restrictives soient appliquées. Il faut que certaines branches d'activités (magasins,restaurants, tourisme...) soient concernées par ce dispositif et que les personnes travaillant le dimanche doivent être en priorité; les étudiants et les chômeurs. En procédant ainsi, nous répondrons en concommitance à plusieurs problèmes. 1) Nous favorisons le pouvoir d'achat des plus vulnérables en instaurant un smic qui correspondera au double du taux normal 2) Nous permettons aux étudiants de consacrer davantage de temps à leurs études 3) Les ménages trouveront le temps nécessaire afin de réaliser leurs courses

Kultywer, 29 septembre 2014 à 21h52

La question de la société du plein emploi ou de la pleine activité est fondamentale. En fait, je formulerai la question de façon différente, comment permettre à l'entreprise ou à la collectivité de reconnaître la contribution de chacun à l'économie, à la vie du pays, tout en lui permettant de conserver sa liberté d'agir, de penser et de se relier aux autres. Dans ce sens, de mon point de vue : > il est nécessaire de mettre la confiance au coeur de la relation entre les employeurs et les employés, et de faire confiance à la force du contrat. > il est nécessaire de reconnaître financièrement le choix individuel de non activité d'une personne. > l'accompagnement individuel, la formation tout au long de la vie, la protection sociale doivent être au coeur de notre projet de société.

claude bouchafa, 29 septembre 2014 à 9h49

1) Quelle réussite pour notre économie, la réindustrialisation, la production française, que nos entreprises aient des commandes dans le cadre de la mondialisation libérale, de l’Union Européenne (1) sans harmonisation fiscale et harmonisation sociale; face à la concurrence déloyale des pays comme la Chine, le Vietnam, la Tunisie, le Sri Lanka, le Bangladesh, le Brésil …; à la rentabilité exigée par les actionnaires; au dumping social européen? (1) Pierre MENDES FRANCE en 1957 à l ‘Assemblée Nationale : « La thèse française, à laquelle nous devons nous tenir très fermement et que le gouvernement a soutenue, sans avoir, je le crains malheureusement, obtenu l’adhésion de nos interlocuteurs, c’est l’égalisation des charges et la généralisation rapide des avantages sociaux à l’intérieur de tous les pays du marché commun. C’est la seule thèse correcte et logique sauf, toutefois, celle que personne n’a soutenue , selon laquelle nous serions conduits à supprimer les allocations familiales ou à réduire les salaires horaires pour obtenir le même résultat ». 2) Quel avenir professionnel durable pour les citoyens de jeunes à seniors peu instruits, peu ou pas qualifiés face à l’informatisation, l’automatisation, la robotisation des emplois qu ‘ils auraient pu occuper, aux délocalisations ; aux licenciements boursiers. aux restructurations industrielles et sont-ils donc condamnés à être au chômage, à la pauvreté, à l’emploi précaire, à la charité? 3) Le système économique capitaliste (1 et 2) au profit d’une minorité de privilégiés génère le chômage, la misère, la dictature des multinationales et des banques. toujours plus de profits pour les dirigeants et la régression sociale des travailleurs; l’évasion fiscale. N’y aurait-il un autre système économique dans l’intérêt des habitants des hommes, des femmes, des enfants de la planète qui apportera la dignité d’un emploi décent, des entreprises produisant dans le respect de l’environnement et répondant aux besoins de l’ensemble de la population mondiale, le progrès social, la justice sociale, le partage équitable des richesses, la coopération économique entre les pays gagnant gagnant pour tous ? Ne serait-ce pas la priorité première de tous les militants socialistes, les dirigeants du PS , du PSE et de l’Internationale Socialiste ? (1) François MITTERRAND au congrès d’Epinay en 1971 : Celui qui n’accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. (2) « Au fond du capitalisme, il y a la négation de l'homme" de Jean JAURES.

Nicolas Fuertes, 28 septembre 2014 à 19h38

Depuis la fin des Trente Glorieuses, la France ne parvient plus à retrouver le plein-emploi. Elle fait face à un chômage de masse devenu structurel en raison d’une désindustrialisation et de la disparition de la paysannerie malgré de multiples politiques de rigueur qui ont toujours échoué et la mise en place des 35 heures. La mondialisation actuelle rend plus complexe le retour du plein emploi et la réussite de nos politiques économiques. La pleine activité souhaitée peut être compatible avec le plein-emploi si l’action politique reprend le pas sur la dérégulation économique, si l’Etat s’affirme face aux prétentions des firmes transnationales et si le dialogue social est renforcé au profit des PME-PMI par rapport aux grandes entreprises, au profit des salariés par rapport au patronat. Si ce sont bien les entrepreneurs qui créent les emplois en fonction de leur niveau d’activité, l’Etat n’a pas à les aider sans contrepartie écrites et mesurables par nos concitoyens. Pour favoriser la création d’emplois, il faut une simplification du code du travail qui s’accompagne d’une amélioration des conditions de travail et d’une démocratisation économique dans les prises de décision au sein des entreprises. Les salariés devraient être représentés dans les CA de toutes les entreprises de plus de 10 salariés où la parité serait obligatoire avec un pouvoir de décision équivalent à celui des représentants des actionnaires et des cadres dirigeants. Le CDI devrait après une période d’essai être le seul contrat de travail possible. La politique fiscale à mettre en place et à stabiliser sur plusieurs années devra être axée sur l’économie de rente et faire contribuer davantage les grands groupes, les entreprises de secteurs peu concurrentiels ou les entrepreneurs refusant d’employer un ou des salariés alors que leur activité le permettrait. En contrepartie, les taxes que doivent payer les PME-PMI, les entreprises soumises à une forte concurrence internationale et les entrepreneurs qui investissent et qui embauchent seraient allégées. Ensuite, les importantes sommes publiques allouées à la formation devrait être mieux contrôlée dans leur efficacité et dans les destinataires. Priorité donnée aux jeunes entrant sur le marché et aux chômeurs. Les nouveaux secteurs d’activités (emplois verts, services à la personne, économie sociale et solidaire…) devraient bénéficier du soutien de l’Etat et des collectivités. Enfin, la législation devra obliger les entreprises qui décrocheraient des marchés publics à embaucher des personnes ayant un handicap et des actifs sans ou peu diplômés. Nicolas Fuertes, secrétaire de section de Langres (52)

CLAUDE BOUCHAFA, 28 septembre 2014 à 18h18

3 Questions Socialistes 1) Quelle réussite pour notre économie, la réindustrialisation, la production française, que nos entreprises aient des commandes dans le cadre de la mondialisation libérale, de l’Union Européenne (1) sans harmonisation fiscale et harmonisation sociale; face à la concurrence déloyale des pays comme la Chine, le Vietnam, la Tunisie, le Sri Lanka, le Bangladesh, le Brésil …; à la rentabilité exigée par les actionnaires; au dumping social européen? (1) Pierre MENDES FRANCE en 1957 à l ‘Assemblée Nationale : « La thèse française, à laquelle nous devons nous tenir très fermement et que le gouvernement a soutenue, sans avoir, je le crains malheureusement, obtenu l’adhésion de nos interlocuteurs, c’est l’égalisation des charges et la généralisation rapide des avantages sociaux à l’intérieur de tous les pays du marché commun. C’est la seule thèse correcte et logique sauf, toutefois, celle que personne n’a soutenue , selon laquelle nous serions conduits à supprimer les allocations familiales ou à réduire les salaires horaires pour obtenir le même résultat ». 2) Quel avenir professionnel durable pour les citoyens de jeunes à seniors peu instruits, peu ou pas qualifiés face à l’informatisation, l’automatisation, la robotisation des emplois qu ‘ils auraient pu occuper, aux délocalisations ; aux licenciements boursiers. aux restructurations industrielles et sont-ils donc condamnés à être au chômage, à la pauvreté, à l’emploi précaire, à la charité? 3) Le système économique capitaliste (1 et 2) au profit d’une minorité de privilégiés génère le chômage, la misère, la dictature des multinationales et des banques. toujours plus de profits pour les dirigeants et la régression sociale des travailleurs; l’évasion fiscale. N’y aurait-il un autre système économique dans l’intérêt des habitants des hommes, des femmes, des enfants de la planète qui apportera la dignité d’un emploi décent, des entreprises produisant dans le respect de l’environnement et répondant aux besoins de l’ensemble de la population mondiale, le progrès social, la justice sociale, le partage équitable des richesses, la coopération économique entre les pays gagnant gagnant pour tous ? Ne serait-ce pas la priorité première de tous les militants socialistes, les dirigeants du PS , du PSE et de l’Internationale Socialiste ? (1) François MITTERRAND au congrès d’Epinay en 1971 : Celui qui n’accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. (2) « Au fond du capitalisme, il y a la négation de l'homme" de Jean JAURES.

Anonyme, 27 septembre 2014 à 12h58

Chers (ères) camarades, Tout d'abord merci de donner la parole aux militants de base dont nous faisons partie. Le travail, c'est la santé, rien faire, c'est la conserver ! Vous connaissez la chanson. Plus sérieusement, je pense qu'il faut remettre le travail à sa juste place. Le travail n'est pas l'alpha et l'oméga de la vie. Je comprend que des personnes qui ont travaillé des dizaines d'années dans la même entreprise soient déboussolées quand elles perdent leur emploi, mais elles devraient plutôt voir cette situation comme une opportunité de changement, et aussi avoir davantage confiance en elles-mêmes En ce qui concerne la précarité, elle n'est embêtante que si elle dure. Certaines personnes préfèrent travailler en intérim, à la fois pour des raisons financières, mais aussi pour échapper à la routine. J'admets volontiers que ce n'est pas le cas de tout le monde. De la même façon, le travail à temps partiel n'est pas toujours contraint (c'est mon cas par exemple). J'ignore si des sondages ont été réalisés à ce sujet. Parlons un peu des demandeurs d'emploi. Déjà, le terme me déplaît ; on devrait dire "chercheurs d'emploi", ce qui me semble plus positif. Je pense que les gens sont tout à fait capables de chercher du travail par eux -mêmes, et que l'aide à la recherche devrait être réservée à celles et ceux qui en font expressément la demande. Quant aux contrôles chers à notre ministre du travail, qu'aurait-on dit si nous avions un gouvernement de droite ? Oui, c'est vrai, certains se contentent de leurs allocations de chômage ou des minima sociaux, mais ce n'est pas la majorité. De toute façon, ce n'est pas grave que certains ne veulent pas travailler, cela laisse une chance aux autres. Par ailleurs, le chômage dans les quartiers populaires n'est pas plus grave qu'ailleurs Pour que tout le monde puisse travailler, pourquoi ne pas tenter le passage aux 32 heures ? La vie, ce n'est pas seulement le travail, c'est aussi la famille, les amis, les activités (politiques, culturelles, sportives, associatives, etc...) Nous espérons que cette contribution sera utile au débat. Encore merci de donner la parole à la base. Amitiés socialistes, Isabelle et Jean-Yves BELLOC

Jean-Mary LEJEUNE, 26 septembre 2014 à 17h42

La lutte contre le chômage des jeunes, qu'ils soient diplômés ou sans qualification, doit être une priorité absolue. La désespérance de ces jeunes pour lesquels aucun avenir ne parait possible est une source considérable de risques sociaux et l'empêchement de toute construction de leur vie d'adultes. La responsabilité des générations précédentes -retraité, j'en fais partie- qui ont bénéficié de conditions plus favorables (pour la majorité des cas): croissance, emploi quasi garanti, paix, éducation gratuite,......est immense; la dette publique n'a-t-elle pas été constituée à leur profit? Je me souviens de mes premières années dans mon premier emploi (c'était dans les années 74/77). L'entreprise qui m'avait embauché avait fait un pari sur ma capacité à y progresser et elle a contribué à prolonger ma formation. Bien que sortant d'une "Grande Ecole", je devais presque tout apprendre du monde de l'entreprise et des futures responsabilités que je pourrais exercer. Cette relation de confiance réciproque entre l'entreprise et son nouveau collaborateur était alors basée sur la durée: contrat en CDI, perspectives de progression au sein de la Société, évolution de carrière,.... Aujourd'hui, au prétexte d'une mobilité nécessaire et d'une efficacité immédiate, la précarité a pris le dessus: CDD ou stage systématiquement proposés par l'Entreprise et expérience demandée et en contrepartie recherche permanente d'un meilleur job par le salarié peu sensible à une quelconque "fidélité" à l'entreprise. Dans le Pacte de Responsabilité, on cherche les contreparties à demander aux Entreprises; obtenons d'elles de retrouver leur fonction formatrice et l'expression de cette confiance en l'avenir que constitue l'engagement réciproque d'un contrat de travail. Je propose que le premier emploi d'un jeune, qu'il soit diplômé ou non, s'il est en CDI et assorti d'un projet de formation, soit exonéré de toutes charges sociales et patronales pendant deux années, par exemple. Il en serait de même, a fortiori, pour les contrats d'apprentissage qui doivent être développés et encouragés. Au-delà de cette période, il est évident que l'entreprise aura tout bénéfice à conserver le salarié qu'elle aura formé et, réciproquement, celui-ci aura trouvé sa place (ou aura l'expérience sur son CV). Il est évident que les CDD ou autres contrats précaires ne pourraient bénéficier de ces dispositions.

Daniel Doyen, 25 septembre 2014 à 22h02

Je ne vais pas apporter de grandes solutions au chômage. Je voudrais simplement expliquer des faits qui me font réfléchir. Au cours de ma vie, j'ai remarqué que les jeunes qui travaillent avec leurs pères, ou avec un patron aimable, sévère et compréhensif, dans une entreprise, acquièrent des savoirs pratiques et des aptitudes réelles professionnelles. Ces jeunes observent le milieu, les machines, les documents, les autres travailleurs, les clients, les prescripteurs,le patron, qui est donc souvent le père. Ils ressentent les difficultés, y réfléchissent, parfois proposent une amélioration, un changement quelconque, etc. Ils se passionnent. Progressivement, ils sont bons dans leurs spécialités. Un stage adapté à l'extérieur ou une ou plusieurs années d'école de niveau approprié, leur apporte des compétences surprenantes motivés qu'ils sont. Je crois qu'il y a là des leçons à grande échelle à tirer.

Simon-Pierre Sengayrac, 25 septembre 2014 à 14h25

Il faut vivre avec son temps, c'est à dire s'approprier les défis du monde actuel pour qu'ils deviennent une force et cessent d'être subis. La mondialisation et la financiarisation des économies, phénomènes irréversibles, nous obligent à transformer le marché du travail en profondeur. Finie la suprématie du CDI, finie aussi la prévalence d'un SMIC que l'on voudrait toujours plus haut, finie enfin la législation rigide et dépassée qui tue des emplois. Cela fait peur, cela ressemble à du libéralisme de droite mais que nenni. Résoudre le problème du chômage est une exigence sociale de premier ordre pour combattre les inégalités et l'exclusion. Or, en l'état actuel des choses, notre marché favorise les actifs employés et plombe les chômeurs et inactifs. Ceci doit cesser. La concurrence internationale, qui elle aussi doit devenir un atout pour notre pays, nous oblige à flexibiliser notre marché du travail pour que toutes les forces vives de ce pays contribuent à la création de richesses (agricoles, industrielles, innovantes, culturelles et autres) et donc au rayonnement de notre pays. Il n'y a pas d'autre voie qui nous permettent de tirer profit de ces deux phénomènes irréversibles que sont la mondialisation et la financiarisation des économies. Ceci doit être accompagné par une contrepartie exigeante en terme d'éducation et de formation. Il est grand temps de rationaliser l'enseignement pour accorder la formation initiale avec les besoins du marché du travail, sans laisser tomber les filières originales. A cette fin, je propose de favoriser le financement privé des universités car il est normal que l’entreprise finance la formation de ses futurs employés. Il est aussi indispensable d’accompagner les travailleurs tout au long de leur carrière pour que leurs compétences restent en phase avec les transformation de l'économie Française. Tout ceci doit être orienté vers deux marchés d’avenir : la transition écologique et le numérique. Autrement dit, que ces politiques d’emplois servent l’économie, et donc la société, sur le long terme. Les jeunes ont conscience que cette voie et la seule qui leur garantira un emploi tout au long de leur vie, qu’ils auront à n’en pas douter à changer de professions 2,3 ou 4 fois dans leur carrière et qu’ils ne bénéficieront sans doute plus du système des retraites. Cette voie est donc, au regard de l’avenir et des générations qui vont le porter, la seule possible et la seule souhaitable pour que notre pays conserve son rayonnement, son système social et sa force innovante qui ont fait de lui ce grand pays dans lequel nous vivons.

bernadette monneur, 24 septembre 2014 à 19h48

je penses au 32 heures, la formation dans ma ville besançon est bien gérée , le chomag e dans les quartiers, bien gérer ces jeunes , les former , c'est que nous avons fait dans les années antérieures , nous sortions avec un certificat d'étude , le travail était là, et nous nous formions, toute notre vie de travail la formation est importante, plus de nos jours, il faut bouger, allez voir dans d'autre ville, pour alimenter notre savoir , ne pas avoir peur de changer, voilà c'est simple ap

marc de gualy, 24 septembre 2014 à 18h09

Le chômage de masse est sans nul doute la préoccupation majeure des français. Il mine la cohésion sociale et la confiance dans la démocratie. Pour combattre ce fléau, nous misons essentiellement sur le retour à une croissance suffisamment forte et durable à travers le redressement de notre appareil productif.. Si cet axe de notre politique est fondamental, nous savons que nos efforts ne porteront leurs fruits que très progressivement avec de multiples aléas, tant les paramètres sont nombreux et fluctuants dans une économie ouverte et globalisée. On ne peut donc espérer faire reculer significativement le chômage de masse en tablant uniquement sur le retour incertain de la croissance qui, très vraissemblablement, restera faible et fragile. Ne faut-il pas dés maintenant, parallèlement à l'effort de redressement de notre économie, envisager d'autres moyens comme un partage assumé du travail et du revenu du travail. Une telle démarche, aussi nouvelle qu'éloignée de nos modes de pensée, aussi ''révolutionnaire'', ne peut s'engager qu'à un niveau très décentralisé et ne peut aboutir qu'au terme d'accords locaux d'entreprise ou de site , l'Etat ayant pour mission de fixer par la loi le cadre et les limites de ces accords. Pour produire des effets significatifs, cette démarche doit partir d'en bas, être la plus décentralisée et la moins coercitive possible. Elle doit s'étendre à tous les secteurs d'activité privés comme publics.

JEAN LUC CLEMENT, 24 septembre 2014 à 15h01

BONJOUR voir PJ Retraites

JEAN LUC CLEMENT, 24 septembre 2014 à 14h59

Bonjour voir PJ EMPLOI

Anonyme, 24 septembre 2014 à 13h14

niveau impôts, lachez la grappe rapidement aux déciles 4 et 5 pour leur permettre de reconsomer , de cette amnière le signal sera envoyé aux entreprises qui pourront anticiper une augmentation de leur vente et vous pourrez peut-être éviter la déflation qui a démarré depuis mi-2013 considérant les produits de marché et non les prix contrôlés ( gaz, éléctricité, tabac alcool etc ) sinon il faut appeler l'équipe des Abeconomics pour la décénie à venir, une fois les anticipations négatives inscrites dans les esprits, on n'a que peu d'expériences qui permettent de casser le cycle déflationniste et merde à l'europe, Lagarde est allé voir les anglais pour leur dire " heuresuement que vous n'avez pas obéit aux injonctions de la tridade " . Même Supermario a dit qu'il était arrivé au bout de ses solutions, un Qe ne résoudra pas le problèmes des banques qui n'arrivent à à fourguer leurs prêts uax entreprises car les entreprises anticipent une baisse des ventes depuis près d'un an maintenant on ne pouvait ps le savoir avant, il n'y a personne à blâmer

Anonyme, 24 septembre 2014 à 12h46

Il faut éviter de laisser les jeunes sur le bas côté, en effet le problème n'est pas les jeunes mais les "quartiers". Je connais bien le sujet et je peux assurer qu'il n'y a aucune issue dans ces fameux quartiers, les jeunes sont stigmatiser et pour cause: Ils sont dans un climat hostile et à l'extérieur des tours c'est guère mieux. Ils se forgent dans la violence, c'est la loi du plus fort. C'est un chantier quasi impossible....il faut prendre le problème à la source c'est à dire le quartier. Détruire les tours, éparpiller les familles afin qu'ils voient comment ça se passe ailleurs. On aime à se comparer alors donnons leur la possibilité de se comparer à un voisinage sain et un climat moins violent....offrons leur la possibilité de réussir, de s'améliorer, d'avoir envie de changer.... Il est temps de s'attaquer à ce problème aujourd'hui et d'arrêter de le fuir car un jour il seras trop tard. Il faut leur faire aimer le pays et faire ce qu'aucun autre gouvernement n'a fait pour eux....c'est ça le vrai.rassemblement! n'oublions pas qu'ils sont français. Je ne suis pas la pour les défendre loin de la, mais je sais qu'il y a des bons partout et que tout le monde a le droit à une seconde chance. Surtout si c'est dans l'intérêt de notre pays, montrons le bon exemple au reste du monde, aidons nous les uns les autres et cessons de nous diviser. Donc pour lutter contre le chômage dans les quartiers voilà la vrai solution. Si c'était vous que feriez vous dans un milieu Pareil? Auriez vous envie d'y rester? C'est cette question qu'il faut se poser.

LaureF, 23 septembre 2014 à 21h02

Commencer par augmenter le salaire horaire minimum (et non le baisser comme le voudraient bien certains illuminés), afin de creuser l'écart entre les allocations d'un non travailleur (quelles qu'elles soient et quel que soit leur motif) et d'un travailleur, ce qui éliminerait d'office le constat accablant&révoltant qui est qu'en ne travaillant pas, on gagne presque autant qu'en étant travailleur smicard... Redonner de la motivation donc, et du courage, car on n'a pas tous la chance d'avoir un métier qui est notre vocation. Finir par imposer aux dirigeants le partage des bénéfices de l'entreprise à tous ceux et toutes celles qui font ce qu'elle est et ce qu'elle gagne.

Davy BONNET, 23 septembre 2014 à 16h04

Pour répondre au chômage de masse il faudrait je pense obliger les patrons d'abord à embaucher en CDI et plus ils embauchent et plus les charges diminuent. Si dans les 10 ans qui suivent ils licencient la somme fiscale sera reprise par l'état. Moi qui est recherché du travail longtemps je sais que ce n'est pas facile. La formation fait avancer sur 6 mois le travail et après c'est fini. Ne serai ce pas plus judicieux de faire des journées de découvertes des entreprises avec pole emploi pour faire découvrir les entreprises du secteurs qui recrutent. En plus cela pourrai donner l'idée d'une nouvelle idée de métier. Qui connait les tâches exactes du métiers de son voisin? il y fait quoi à son travail? Quel poste il a? Il faudrait aussi penser aux métiers non valoriasant sous payé comme la vente, l'aide à domicile, les métiers de bouche et d'alimentaire. Des smics, des emplois précaires et des heures d'esclavages modernes pour toucher très peux.

Jean-Paul Duflot, 23 septembre 2014 à 15h18

Défendons nos actions ! L’emploi est vraiment un sujet primordial. On subit des attaques permanentes sur la mise en place des 35 heures et sur la non-défiscalisation des heures supplémentaires. En cette période de pénurie d’emploi, je suis persuadé que ces deux mesures sont de bon sens et ne sont pas assez défendues par la gauche. Faut-il rappeler que la base des 35 heures n’est pas une fin en soi et que la possibilité de faire des heures supplémentaires est tout à fait légale. Et d’ajouter les subventions d’accompagnement, la flexibilité ….d’ailleurs beaucoup de patrons ne s’en plaignent pas. Comment concevoir que les heures normales soient fiscalisées et que celui qui a la chance ou bien qui est contraint de faire des heures supplémentaires, donc qui gagne plus, serait exempté de participer à l’effort collectif ? Les heures supplémentaires ne doivent pas être systématiques, pas plus que les contrats d’intérim ou les CDD à répétition. Un emploi à plein temps doit permettre de subvenir aux besoins quotidiens et le CDI doit rester la règle. Allez chercher une location ou un crédit pour vous loger avec un CDD ? Si on envisage une défiscalisation partielle ou totale c’est uniquement sur les plus bas salaires, dans le maintien ou mieux encore, la création d’emplois. Ceux qui veulent toujours plus doivent déjà penser à ceux qui n’ont rien, même si ce n’est pas dans l’air du temps. Je pense qu’une politique contractuelle est indispensable et plutôt que de donner des subventions qui sont trop souvent détournées, je plébisciterais plutôt des avantages pour ceux qui ont montré des résultats, dans le recrutement, dans l’innovation, dans l’avenir. S’il s’agit de rincer les actionnaires et les entreprises qui nous subtilisent les brevets, les machines et qui vont délocaliser, non merci ! Je n’admettrai pas que l’on puisse donner 40 milliards sans engagements et résultats, il ne suffit pas de porter un pin’s ! Je souhaite que la vigilance soit de mise. On a déjà fait une mauvaise expérience avec les restaurateurs qui ont profité d’une TVA à 7% au lieu de 19,6 et qui ont bien peu donné en échange. Jean-Paul DUFLOT jpduflot@gmail.com

Anonyme, 23 septembre 2014 à 14h48

Embaucher des jeunes sans dépenser plus, c’est possible. Je reviens sur une des actions valeureuses du gouvernement de Pierre Mauroy après 1981 ! La CPA, Cessation Progressive d’Activité instaurée par l’ordonnance du 31 mars 1982. Cette disposition pérennisée en 1994 a été torpillée par les derniers gouvernements de droite. Je fais la démonstration que nous pourrions remettre en place une formule qui s’en inspire dans le secteur que je connais bien, l’Education Nationale. Sachant qu’un professeur en fin de carrière perçoit un traitement sensiblement égal au double de celui d’un jeune enseignant qui débute. Si on peut proposer à des enseignants ayant atteint l’âge de 55 ans, un service à 66% ( 12 heures d’enseignement hebdomadaire au lieu de 18 dans le second degré pour un certifié ) rémunéré à 75% du traitement plein ( soit 2 250 euros au lieu de 3 000 ) on récupère un poste complet à pourvoir et 60% du traitement de fin de carrière, c'est-à-dire largement de quoi embaucher un jeune sur un poste à temps plein. Je suis persuadé que beaucoup de collègues fatigués par la tâche qui leur est dévolue, seraient prêts à faire cet effort financier en contre-partie d’une vie meilleure. Tout le monde n’a pas une avalanche de crédits à rembourser, d’autres travaillent en couple et même on peut vivre avec 2 250 euros mensuels. Cet exemple peut se réaliser sur tous les postes des fonctions d’état mais aussi dans le privé dès l’instant où le salaire de fin de carrière est égal au double de celui du débutant. Attention, on ne regagne pas les heures d’enseignement qui ont été sacrifiées ces dernières années par les réductions massives de postes et plus ou moins (très souvent moins ) remplacés par des heures supplémentaires. Un dispositif permettant une cotisation spéciale doit permettre de cotiser pour la retraite sur la base d’un emploi à plein temps. Je vous laisse apprécier cette proposition et voir si elle pourrait être une piste pour résoudre une petite partie du chômage qui est notre préoccupation essentielle. Jean-Paul DUFLOT jpduflot@gmail.com

Christian RENAUD-GOUD, 23 septembre 2014 à 11h28

Je ne comprends absolument pas les personnes qui veulent supprimer les 35 heures, pour travailler plus ! Il y a 5 millions de personnes qui attendent de travailler, ils ont des œillères ?? Avec la mécanisation à outrance, il n'y aura pas de travail pour tous. Il faut regarder l'exemple ne serait-ce qu'en Thaïlande où il y a plein de petits boulots, plein de petits commerces, Avec même des gardes dans les parcs publics, gardien de parc de stationnement d'immeuble, sur les quais des métros, etc. Ce serait un comble de travailler plus avec un même salaire. !!! Ces messieurs oublient que pour les 35 h, les entreprises ont eu des aides, que souvent les salaires ont été bloqués 2 ans. D'autre part en réorganisant les services et l'annualisation, elles ont gagnée en souplesse et rendement. Et depuis l'instauration des 35 h, les entreprises ont digéré ce changement. C'est un combat d'arrière-garde et de droite Il faut au contraire un partage du travail et aller aux 32 heures

Christian RENAUD-GOUD, 23 septembre 2014 à 11h10

Pour créer des emplois, il faut que les entreprises fonctionnent normalement. Il faut d'abord que le peuple ait les moyens de consommer normalement, or depuis plus de 2 ans, c'est l'inverse qui se produit avec plus de chômeurs, la hausse des impôts et autres frais courants, ...... chauffage, assurances, médecine mal remboursée en optique, dentaire, franchises, dépassements, médoc prescrit hors nomenclature, etc. Sans parler du coût de la nourriture ou les prix qui étaient en Francs sont devenus en euros ! Il suffit de regarder celui d'une baguette de pain, 80 c à 1 euro, soit plus de 6,50 francs ! Ce n'est qu'une baguette !!! D'autre part comment se fait-il que des patrons, tel celui de Publicis, gagnent 10 SMIC par jour. C'est inadmissible, c'est un siphonnage des fonds des entreprises. Il faut instaurer un salaire maximal pour tous 20 fois le SMIC, est déjà très bien. On pourrait créer des emplois avec cet argent sans que cela coûte plus cher aux entreprises. De même, il faut limiter l'appétit des actionnaires. Eux non plus n'ont pas à se goinfrer. Il a été constaté que la part donnée à ces derniers avait nettement augmenté par rapport à ceux qui font vivre cette entreprise, les salariés. Il ne faut pas dire dans ce cas que le coût du travail est trop élevé. Ces messieurs oublient trop vite que sans les salariés qui font fonctionner les entreprises, ils ne sont RIEN !!

Lons-le-Saunier Section, 22 septembre 2014 à 16h59

Nous réaffirmons l'objectif politique du plein emploi. Toutefois, au cœur d'une mondialisation féroce en manque de régulation et face à une carence d'harmonisation sociale des politiques européennes, nous posons les bases d'une nouvelle réflexion : la construction d'une pleine activité à tous les âges de la vie. Nous n'opposons pas « plein emploi » et « pleine activité ». Au contraire, ils sont complémentaires et participent l'un et l'autre à la construction d'une République sociale et solidaire. Nous n'admettons pas que des millions de nos concitoyens se sentent déclassés car ils n'ont pas de travail. Nous n'admettons pas non plus, celles et ceux, qui ne font pas d'efforts pour retrouver une activité ou encore les personnes morales qui perçoivent de l'argent public sans contre-partie. C'est pourquoi, nous proposons d'inventer un nouveau système d'amortisseur social, à côté du marché du travail et de l'emploi. Nous soutenons la politique nationale autour des services civiques et des contrats aidés. Ils sont des réponses concrètes et utiles pour une formation continue des salariés les plus éloignés de l'emploi. Ils participent à la pleine activité, favorisant la mise en mouvement d'un individu et l'espoir qu'il met pour retrouver un emploi pérenne et une insertion sociale réussie. Nous insistons sur la nécessité de massifier ce genre de contrats afin de redonner un « sentiment d'utilité et d'appartenance commune » aux personnes les plus éloignés de l'emploi. Nous savons aujourd'hui, que régulièrement, les salariés souhaitent « se reconvertir », « profiter des opportunités » que leur offre la mondialisation, « partir à l'étranger », « changer de métier », afin de poursuivre leur apprentissage du monde, au cœur d'un parcours personnel (pas rien que professionnel), de plus en plus vécu comme une réalisation de soi. Le travail n’apparaît plus comme une valeur absolue et stable dans nos sociétés contemporaines. Les nouvelles générations se réalisent aussi dans de nouvelles activités, qu'elles souhaitent accumuler, souvent sur une durée courte ou moyenne, éloignées des formes de rémunérations contractuelles classiques. C'est là, loin des dogmes et des vieilles lunes, que nous devons répondre à cette attente sociale, moderne, en adaptant nos systèmes sociaux pour faciliter cette mutation. Nous souhaitons favoriser la sécurité mais aussi la flexibilité de ces parcours, tout en luttant contre leur précarité.

FRANCOIS JOUFFREAU, 22 septembre 2014 à 0h52

Il faut redéfinir l'apprentissage des jeunes dès le lycée en transformant les diplômes à partir du Bac en diplômes semi-professionnelles. Il faut que l’Etat réinvestie dans l’éducation des jeunes de nos quartiers populaires en garantissant à tous ces jeunes les mêmes chances de réussites et d’accès à la connaissance et à la culture et en « les protégeant » contre tous les réseaux « locaux mafieux ». Développer au maximum les réseaux d'apprentissage dans « tous » les secteurs. Inciter les employeurs à embaucher les personnes même si ils n'ont pas d'expérience, sur la base de la motivation et réaffirmer l’embauche des personnes TH dans les entreprises privées et publiques. faire baisser les charges sociales salariale et suppression des charges patronales sur tous les salaires. Régionaliser les Pôles emploi pour qu'ils proposent en 1er des emplois sur le lieu de vie de la personne avec accompagnement accru des chômeurs. L'Etat doit protéger les entreprises et tous les acteurs de chaque filière contre la concurrence déloyale et les avantages fiscaux dans d'autres pays. Garantir à chaque chômeur en fin de droit, , au moins une formation professionnelle rémunérée, prise en charge par leur Région pour leur garantir un revenu supérieur à celui du RSA ou de l’ASS avec une garantie d’embauche soit en CDI ou en CDD d’au moins 1 an dans une entreprise suite à leur formation professionnelle et proposition systématique des pôles emplois d’une formation professionnelle rémunérées pour tous les jeunes sortant de l’école sur le programme régionale de la formation prof. Redéfinir les nouvelles règles d’embauche dans les 3 fonctions publiques. Lutte accrue contre le travail au black pour que les URSSAF et les MSA puissent récupérer le maximum de cotisations sociales et mise en place de règles plus dissuasives pour que les employeurs ne puissent plus avoir recours à cette forme d’esclavage moderne des salariés. Faire appel aux Chambre des métiers et de l’industrie (CCI) ou au communauté urbaine pour la prise en charge de la part des augmentations de loyers qui peuvent plus être assurés par les entreprises ou les magasins pendant une certaine période afin de permettre une continuité de leurs activité . Privilégier au maximum des emplois en temps plein sur 151 h 67 par mois plutôt que des temps partiel qui ne permettent pas aux salariés de vivre « normalement » chaque mois. Lutter contre la très grande précarité des jeunes en permettant aux jeunes qui n’ont pas d’activité une aide financière équivalente au RSA Socle pour tous les jeunes à partir de 18 ans. (448 € 18 par mois). Rappeler aux entreprises leur fonction d’intégration sociale.

Anonyme, 21 septembre 2014 à 18h42

Voir contribution PDF jointe.

Jacques Abrand, 21 septembre 2014 à 15h44

Comment sortir de notre marasme économique ?1) Faire payer les riches et les entreprises versant des dividendes? Mais ils investiront à l'étranger, voire y déménageront. 2) Relancer la demande en augmentant le smic, les prestations sociales? Mais comme on ne peut pas obliger à acheter français, notre déficit extérieur augmentera encore. 3) Réduire la durée du travail? Mais son coût ne pourra pas être supporté par nos PME, ni par l'Etat exsangues, contrairement aux 35 heures financées dans un contexte de croissance. 4) Réorienter l'Europe, pour une politique commune de relance: investissements, eurobonds, baisse de l'euro? Mais nos partenaires, ayant fait de gros efforts pour élever leur compétitivité, nous demandent d'en faire autant et nous le leur avons promis. 5) Ne rien faire et laisser filer les déficits? Mais quand les taux d'intérêt aujourd'hui anormalement bas remonteront, notre dette publique déjà grosse explosera et nous risquerons à notre tour la faillite. 6) Réduire dépenses publiques, impôts, cotisations, voire salaires, traitements et prestations, pour abaisser les coûts des entreprises et de l'Etat, comme en Espagne? Mais cela réduira la demande, l'activité économique, notre niveau de vie, déjà stagnants, dans une spirale descendante. 7) Faire des réformes de structure pour devenir plus performants et moins dépensiers? Bien sûr, mais leur effet n'est pas immédiat. 8) Sortir de l'euro, dévaluer et faire du protectionnisme? Mais les autres pays pourront en faire autant et cela déclenchera tensions, instabilité des échanges et crise européenne. Ma proposition: augmenter temporairement (jusqu'à la sortie de crise) la durée légale du travail, mais pas les salaires. C'est l'inverse des 35 heures, car la conjoncture économique est inverse. D'où meilleure compétitivité des entreprises et services publics, maintien du pouvoir d'achat et spirale ascendante. En temps de crise, mieux vaut travailler plus que se serrer la ceinture. Pour le redressement, mobilisation générale !

Anonyme, 20 septembre 2014 à 23h22

Il faut arriver à convaincre que les 32 heures seraient une solution pour réduire le chomage et donner plus de souplesse dans les entreprises .Cela suppose d'augmenter sérieusement les salaires minima car il est quasiment impossible de vivre avec le SMIC aujourd'hui Il ne faut ni plafond d'annualisation ni exonération de charges ; Les entreprises doivent être découragées de trop recourir aux heures supplémentaires (taxe à prévoir ?) mais on doit leur laisser la possibilité d'y recourir en cas de besoin Les salariés doivent pouvoir refuser individuellement les HS en cas de contrainte familiale ou autre

HolObaPutMoa, 20 septembre 2014 à 9h12

La solution au début du XXIème siècle. La solution : Supprimer les monnaies du monde. La solution : Ne plus fonctionner avec de l’argent. En proposant à la démocratie le soin de répartir les tâches et les consommations. Pour cela nous avons internet, les informations des spécialités dans tous les domaines et les individus de tous genres les premiers concernés! Techniquement des assemblées de citoyens des spécialités concernées décident d'attribuer les tâches en fonction des urgences pour leur intérêt pour les gens et la planète et d'attribuer les droits à consommer à la fois minimum et l'extra pour récompense pour services rendus au groupe humain. Pour les jeunes et ceux qui font des bêtises des encouragements pour progrès personnels seront aussi attribués Mais ceci n'est possible que si l'on sort du cycle infernal de l'enrichissement purement égoïste qui produit les très grosses accumulations de capital, permettant aux riches de commander le monde en y faisant n'importe quoi à leur seul profit. L'argent est leur arme de corruption massive. Vous vous dites en démocratie, prouvez-le.

patrick pierron, 19 septembre 2014 à 14h47

Donner du sens à l’action publique dans les domaines de l’emploi, de l’éducation est essentiel pour redonner de la confiance aux citoyens envers l’action du politique. Expliquer mieux ses orientations, ses actions et les résultats attendus dans le domaine de l’emploi avec objectivité, lucidité sans nier les difficultés est aussi de nature à crédibiliser la parole politique à condition d’accompagner cette dynamique avec un processus d’évaluation dans le temps à partir de critères concrets difficiles à interpréter. Ce serait reconnaître son droit à l’erreur quand on gouverne. Ce serait se donner la capacité d’ajuster les dispositifs en fonction de leur efficacité. Tout ceci aurait le mérite de resituer le débat économique à sa juste place. Il démontrerait assez rapidement que ni la politique de la demande ni la politique de l’offre n’est pertinente si le sens des responsabilités et de l’engagement en faveur de l’emploi et de l’investissement dans l’avenir ne sont au rendez-vous. Une politique économique et sociale doit permette de soutenir les entreprises en les aidants à investir dans l’outil de production, l’amélioration des services, pour faire face à la concurrence internationale mais aussi en les incitant à investir dans la formation et l’emploi. Une politique publique doit participer à améliorer la qualification des salariés et donc leurs compétences. Elle s’inscrit dans le temps long car les emplois qualifiés et des salariés formés en grand nombre cela demande du temps. Pour répondre à une ambition en faveur de l’emploi, le gouvernement doit mettre sur la table les questions d’éducation, de scolarité et renforcer les alternances et les apprentissages entre le monde du travail et le monde de l’école au sens large. C’est en décloisonnant ces deux sphères encore trop étanches que nous favoriserons l’égalité d’accès au monde de l’entreprise en dépassant la seule dictature du diplôme. C’est en croisant le monde de l’apprentissage des savoirs théoriques avec celui du savoir faire que nous réconcilierons l’entreprise avec les jeunes et que nous renforcerons la légitimité de la république dans les quartiers difficiles. L’image positive qui en découlera participera aussi à renforcer la compétitivité des entreprises et du pays tout en favorisant l’innovation sociale dans le monde du travail et de l’éducation. Cette volonté politique pourrait commencer par exemple en incluant des clauses d’insertions sociales comme l’apprentissage, le tutorat ou encore l’intégration de personnes éloignées de l’emploi dans les contrats types qui règlementent les marchés publics et privés. On pourrait même imaginer une incitation au dialogue social dans ce cadre.

Michel GHERTMAN, 19 septembre 2014 à 9h51

Motion présentée par la section Nice 5 du PS 06 Le secrétaire : michel.ghertman@wanadoo.fr ASSURER LA SECURITE EN EUROPE ET FAIRE RECULER LE CHOMAGE POUR GAGNER EN 2017 Nous proposons à notre parti ainsi qu’au gouvernement deux initiatives politiques qui permettront à notre pays d’assurer la sécurité militaire de tous les pays européens et d’inverser enfin la courbe du chômage. LES DEUX INITIATIVES SONT : PREMIEREMENT : préparer et faire voter par le Parlement une Loi de Programmation Militaire Exceptionnelle (LPME). Elle aura comme objectif de renforcer les moyens les plus avancés technologiquement, pour constituer une force de dissuasion opérationnelle puissante et crédible face aux russes. Ils doivent comprendre que les dirigeants européens ne sont pas des décadents obnubilés uniquement par les questions économiques et électorales à court terme. Il faut une dissuasion militaire opérationnelle, visible et crédible qui évitera la guerre. Il faut compléter la dissuasion nucléaire par une dissuasion opérationnelle européenne nouvelle, fiable et crédible en débutant par la France. Avec la mise en œuvre de la LPME l’activité des entreprises d’armement françaises et européennes reprendra des couleurs. L’offre nouvelle, distribuée en salaires, impôts (et profits) améliorera la demande au sein de régions souvent en difficulté. Le bénéfice électoral local viendra avec. Le creusement à court terme du déficit budgétaire correspondant à la LPME est défendable au nom de la défense nationale. Les droites européennes seront prises à contre-pied. Les extrêmes-droites seront gênées de défendre les agressions territoriales russes sur ses voisins, particulièrement au FN où Poutine est le modèle des Le Pen. DEUXIEMEMENT: préparer et faire voter par le Parlement une loi de transformation énergétique rapide et ambitieuse permettant d’arrêter l’hémorragie de devises allant alimenter la banque centrale russe en contrepartie de nos importations de gaz et de pétrole. Ces centaines de milliards d’euros facilitent la reconstruction d’une capacité militaire russe destinée à envahir et occuper ses voisins. C’EST UNE QUESTION DE DEFENSE NATIONALE ET EUROPEENNE AUTANT ET MEME PLUS QUE D’ECOLOGIE. Politiquement c’est un moyen de renforcer l’alliance avec EELV. Grâce aux deux actions ci-dessus la paix en Europe sera plus solide, son industrie en sortira renforcée, la croissance retrouvée, le PS ressoudé. La France en deviendra le leader européen et son Président et les siens pourront en tirer les dividendes politiques, y compris en 2017.

Michel GHERTMAN, 19 septembre 2014 à 9h48

Motion présentée par la section Nice 5 du PS 06 Le secrétaire :michel.ghertman@wanadoo.fr ASSURER LA SECURITE EN EUROPE ET FAIRE RECULER LE CHOMAGE POUR GAGNER EN 2017 Nous proposons à notre parti ainsi qu’au gouvernement deux initiatives politiques qui permettront à notre pays d’assurer la sécurité militaire de tous les pays européens et d’inverser enfin la courbe du chômage. LES DEUX INITIATIVES SONT : PREMIEREMENT : préparer et faire voter par le Parlement une Loi de Programmation Militaire Exceptionnelle (LPME). Elle aura comme objectif de renforcer les moyens les plus avancés technologiquement, pour constituer une force de dissuasion opérationnelle puissante et crédible face aux russes. Ils doivent comprendre que les dirigeants européens ne sont pas des décadents obnubilés uniquement par les questions économiques et électorales à court terme. Il faut une dissuasion militaire opérationnelle, visible et crédible qui évitera la guerre. Il faut compléter la dissuasion nucléaire par une dissuasion opérationnelle européenne nouvelle, fiable et crédible en débutant par la France. Avec la mise en œuvre de la LPME l’activité des entreprises d’armement françaises et européennes reprendra des couleurs. L’offre nouvelle, distribuée en salaires, impôts (et profits) améliorera la demande au sein de régions souvent en difficulté. Le bénéfice électoral local viendra avec. Le creusement à court terme du déficit budgétaire correspondant à la LPME est défendable au nom de la défense nationale. Les droites européennes seront prises à contre-pied. Les extrêmes-droites seront gênées de défendre les agressions territoriales russes sur ses voisins, particulièrement au FN où Poutine est le modèle des Le Pen. DEUXIEMEMENT: préparer et faire voter par le Parlement une loi de transformation énergétique rapide et ambitieuse permettant d’arrêter l’hémorragie de devises allant alimenter la banque centrale russe en contrepartie de nos importations de gaz et de pétrole. Ces centaines de milliards d’euros facilitent la reconstruction d’une capacité militaire russe destinée à envahir et occuper ses voisins. C’EST UNE QUESTION DE DEFENSE NATIONALE ET EUROPEENNE AUTANT ET MEME PLUS QUE D’ECOLOGIE. Politiquement c’est un moyen de renforcer l’alliance avec EELV. Grâce aux deux actions ci-dessus la paix en Europe sera plus solide, son industrie en sortira renforcée, la croissance retrouvée, le PS ressoudé. La France en deviendra le leader européen et son Président et les siens pourront en tirer les dividendes politiques, y compris en 2017.

denis Leroy, 18 septembre 2014 à 23h49

Le travail est un droit, nul ne peut empêcher quelqu'un de travailler.Une société doit s'organiser pour permettre à chacun de contribuer, d'être producteur et de participer par son apport à la construction sociale, culturelle et économique du pays. Il est du rôle des élus, au nom du peuple d'orienter fortement la vie du notre société afin que chaque citoyen puisse répondre le mieux possible à la nécessité de produire (s'il en a les capacités ) et d'être reconnu par la société pour son action par un revenu qui lui permettra de vivre. Le revenu permettant de vivre est donc un un droit et l'action de travailler un devoir. Un citoyen qui n'accomplirait pas son devoir ne mérite pas d'être reconnu par la société, néanmoins cela n'est pas lié au droit qu'il conserve, donc au revenu. La société ayant le rôle de le convaincre et de l'aider à réaliser, le mieux possible ses devoirs.

Anonyme, 18 septembre 2014 à 16h11

Il est important que l'obligation d'emploi et le respect du quotas des 6% soient respectés dans l'administration, les entreprises publiques et dans le gouvernement. Des emplois qualifiés catégorie A (direction et autre) doivent être réservés aux personnes bénéficiant de la RQTH. En effet être handicapé n'est pas un choix, et beaucoup saint laissés pour compte (avec des ressources insuffisantes) malgré des compétences et une expérience avérée.

Bernard CARRERE, 18 septembre 2014 à 10h49

Le plein emploi et la croissance(notion anglo-saxone) sont terminés, ce ne seront plus que des souvenirs pour deux raisons :progrès technologiques et limites environnementales. Dans ce cas il vaut mieux utiliser pour l'avenir la conception d'activité au sens le plus large du terme. Pour se faire je trouve l'idée du revenu de base intéressante car elle permet d'aller une activité tout au long de sa vie, tantôt dans le cadre de l'entreprise tantôt dans le cadre du bénévolat ou tout autre action collective ou non. Je pense que c'est une notion à approfondir, à analyser les possibilités de son financement...Dans un pareil système l'individu reste "connecté" à la société et ne se trouve pas mis "hors jeu" comme la plupart des aides sociales actuelles(chômage, RSA...) Autre notion, si on abandonne le système qui consiste à produire des biens non durables pour une ultra consommation, il se créera à côté un certain nombre d'activités de réparations et mise à niveau qui auront une empreinte moindre sur la planète. En fait il faut avoir le courage d'annoncer qu'il nous faut tendre à changer complètement notre façon de vivre, que le monde doit changer aussi ,et ,notamment la finance qui ne remplie plus son vrai rôle depuis 30 ans et est devenue complètement inutile et dangereuse pour des milliards d'être humains. Il nous faut changer de paradigme dans nos présentations. Il nous faut rompre avec cette société de " l'individualisme concurrentiel" pour aller vers un plus grand "vivre ensemble", c'est je pense le plus urgent à accomplir.

Joel Dine, 18 septembre 2014 à 10h11

A-T-ON TOUT FAIT CONTRE LE CHOMAGE ? Protège-t-on suffisamment les emplois « non délocalisables » comme ceux des services. L’automatisation. Depuis près de deux siècles, le progrès des techniques comme l’utilisation de l’énergie dans les machines a suppléé le travail humain. Avec l’automatisation, l'informatique continue à bouleverser les conditions de travail. C’est une contrepartie obligé du progrès. Couplé avec la délocalisation, l’automatisation amplifie la diminution des salariés dans les industries. La diminution du temps de travail hebdomadaire reste une des solutions pour contrecarrer ce mouvement. Dans le secteur des services, on constate que l’emploi diminue même dans le tertiaire contrairement aux prédictions des économistes. Cette évolution rampante favorise le chômage. L’automatisation dans le tertiaire est-elle inéluctable ? Non, car elle se fait au détriment des consommateurs. En de nombreux endroits, l’augmentation du nombre d’ « automates » est forte. L’automatisation permettrait d’augmenter la rapidité des services rendus aux clients. Au travers des automates, les entreprises (supermarchés, banques, transports, poste,self-services etc.) se déchargent sur les consommateurs des tâches qui étaient exécutées par leur personnel sans incidence sur les prix payés avec à la clé une baisse du personnel. Les appareils automatiques demandent aux consommateurs un effort intellectuel pour accéder au monde des « automates », parfois un effort physique. Le nombre d’opérations à effectuer sur l’appareil automatique est souvent important demandant une démarche d’esprit particulière. De plus ils introduisent de forts clivages au sein de la société : en effet tous ses membres ne sont pas à égalité devant cette évolution technique. Sont défavorisés : les personnes âgées, les mal voyants, les mal entendants, les handicapés, les illettrés, les étrangers, les touristes ainsi que les personnes non accoutumées au progrès. Les appareils automatiques ne peuvent répondre à toutes les questions comme les humains peuvent le faire : non seulement aux renseignements complémentaires, mais aussi à la surveillance des lieux de vente ou des transports. Cette évolution dans lequel notre pays serait le plus en avance n’est pas dans l’intérêt de tous les consommateurs et encore moins celui des citoyens qui doivent financer les déficits des organismes sociaux dus au chômage qu’elle crée. Contrecarrer cette évolution, en vérifiant avec les consommateurs la qualité du service rendu à toutes les catégories de la population et en introduisant une réglementation stricte des services aux consommateurs.

Andrée LECONTE, 17 septembre 2014 à 18h59

Ce qui me choque quand je visite la France, c'est que les territoires et les campagnes sont mortes. Parce que ce qui rapporte c'est le tourisme et non pas l'agriculture. Il vaut mieux vendre son terrain pour l'immobilier plutôt que de le travailler et le valoriser. Je pense aussi que de nombreuses règlementations freinent l'activité - des agriculteurs comme des populations : Il est interdit de construire des poulaillers ou de cultiver des légumes sur son terrain....voir les règlements des communes ...sans parler des normes. Il n'y a plus beaucoup de villageois cultivent leurs propres légumes ; ils ont été incités à acheter plutôt que de travailler la terre. Les villes, les commerces et secteurs touristiques utilisent tous les terrains et empêchent toute autre valorisation de la terre. Ce sont les riches qu s'acapparent les terres et les plus beaux bâtiments et ils les achètent à bas prix. Les terres devraient être valorisées davantage. Qui fixe le prix; Les ventes de terres agricoles pour construire devraient être fortement taxées. Il faudrait d'ailleurs faire un cadastre des terres qui ont de la valeur pour : l'agriculture, naturelles et qui devraient être préservées

Louis HERRY, 17 septembre 2014 à 17h17

Ci-jointe ma contribution.

Luc de Visme, 17 septembre 2014 à 13h46

En France ces dernières 20 années avec un chômage se maintenant au-dessus des 10% quelle que soit la conjoncture économique, le plein emploi semble une impossibilité. Ailleurs comme au Danemark dans lequel je vis depuis plus de 40 ans, j’ai vu au moins deux fois le chômage diminuer de moitié pour revenir au plein emploi. Actuellement le chômage est à 6%. Il faut d’abord comprendre qu’Il y a deux sortes de chômage, le chômage keynésien et le chômage classique. Le chômage classique apparait quand le niveau des prix et des salaires ne permettent pas de rentabiliser la production et les entreprises embauchent trop peu. C’est-à-dire que les entreprises pourraient vendre leurs produits avec les prix qu’ils pourraient en obtenir, mais ce n’est pas rentable de les produire dans le pays en tout cas. Le chômage keynésien est différent. Là il est rentable de produire avec les niveaux de prix et de salaires dans le pays en question, mais la demande n’existe plus ou n’est pas suffisante. Le problème qui freine la production et donc la croissance de l’emploi c’est le manque de possibilité de commercialiser le produit. Dans la crise actuelle, c’est plus un chômage keynésien que classique. Quand la construction s’est effondrée après 2008 ce n’était pas parce qu’il n’était pas rentable de construire, mais simplement parce que la crainte de se retrouver au chômage chez une partie de la population a fait se développer une peur générale chez tout le monde. Personne n’a voulu faire des dépenses et investir dans l’avenir. Pareil avec la production automobile, etc. Quand le chômage est keynésien diminuer les salaires aggrave la situation puisque cela réduit la demande et donc augmente le chômage. Le problème n’est pas celui de la compétitivité des entreprises mais le fait que la demande n’est plus là. La solution la plus efficace dans la crise actuelle est d’accroitre la demande et de redonner la confiance. Cela peut se faire de deux façons : en augmentant les investissements publics (Etat, agglomérations, communes, etc.) ou bien en diminuant les impôts. Diminuer les impôts est une méthode indirecte dont le résultat n’est pas garanti, puisque certains des contribuables ne vont pas nécessairement dépenser cet apport supplémentaire, en particulier les plus riches. Les investissements publics, par contre, dans la construction, l’infrastructure, la formation sont plus directs pour accroitre la demande et donner du travail aux petites comme aux grandes entreprises. En plus c’est un investissement dans l’avenir puisque une fois passée la crise, les dépenses faites auront donné une meilleure qualité du service public pour longtemps.

Noël NEL, 17 septembre 2014 à 10h27

La victoire idéologique de la droite est d’avoir polarisé la question du travail sur les seules questions de quantité de temps de travail. Les socialistes doivent reconceptualiser le travail en l’élargissant à la notion d’activité sociale et vitale. Si l’activité de travail consacrée à la production reste anthropologique, il faut affirmer que chaque individu doit être maître de la répartition de son temps de vie. Le travail ne couvre plus que 11% de ce temps de vie de nos jours et les exigences de la réalisation de soi sont fondamentales. Le socialisme doit donc privilégier un autre style de vie active en attaquant les inégalités économiques et les inégalités des possibles. Améliorer le statut de l’activité professionnelle, c’est assumer d’abord les valeurs positives du travail : création de liens, contribution au bien-être, apprentissage de l’équité. La flexibilité génère la variabilité des horaires, les contrats à temps partiel, la polyvalence des tâches, le recours à la sous-traitance. Elle remet en question la fonction intégratrice de l’entreprise. Redonner sens au travail, c’est protéger les salariés contre le travail pénible, établir vite l’égalité salariale et professionnelle entre hommes et femmes, faire payer tout le temps de travail (trajet, habillage, pause, restauration), respecter les maxima journaliers et hebdomadaires, lutter contre l’impossibilité d’accès au premier emploi, contre l’abus du temps partiel imposé aux femmes, contre l’exploitation des travailleurs immigrés. C’est réformer la formation professionnelle au profit des moins formés. C’est faire baisser les profits des actionnaires. Une politique de bien-être dans l’entreprise réclame un nouveau mode de management dans la recherche d’équilibre entre réussite financière et maintien de la cohésion sociale. Les grandes mesures structurantes pourraient être : engagement national coopératif pour l’emploi, charte de l’entreprise solidaire, protocole de temps choisi dans le cadre d’une Caisse nationale d’assurance-temps permettant de construire son temps choisi, capital initiative pour réaliser un projet personnel validé, année sabbatique autorisée, contrat de bénévolat. Pour faciliter les parcours de vie, et lutter contre les inégalités de départ, il faut travailler les chantiers de l’égalité des possibles qui relèvent de l’éducation et de la formation continue. Les socialistes doivent viser l’équilibre des difficultés entre temps d’activité et temps d’inactivité (formation, recherche d’insertion, soutien à un proche, culture et loisirs).

Anonyme, 17 septembre 2014 à 9h48

Accompagnement des chômeurs, le nécessaire devoir d’investissement : 5 000 000, c’est le nombre de personnes, que l’économie a laissé au bord du chemin. Ils sont de toutes origines, de tous profils : diplômé, ou pas, ayant fait des études supérieures ou non, de tous âges. Ces chômeurs ont aujourd’hui comme seules possibilités, soit un redémarrage soudain et massif de l’économie, soit attendre et saisir le peu d’opportunités qui se présentent à eux. Le tout se fait climat oppressant de chasse aux fraudeurs. Mais pour la plupart d’entre eux, la solution n’existe pas. Le résultat, une vague de suicides dans cette population. Elle est le fruit de l’épouvantable accompagnement des chômeurs : inefficace, vilipendé par les uns, inchangé par les autres. Aujourd’hui il est temps de dire stop et d’apporter une vraie solution. Il est temps que l’État investisse pour une sortie durable du chômage. L’investissement est aujourd’hui la seule vraie porte de sortie des chômeurs. Les impôts ont augmenté, et c’est douloureux pour beaucoup d’entre nous. Nous nous devons d’exiger qu’ils soient utilisés de manière efficace. Ce devoir d’investissement repose sur un principe. Est-il préférable de maintenir au chômage une personne pour une durée très longue, qui trouve souvent aujourd’hui comme réponse, une certaine précarité (CDD courts etc. ;) Ou bien, est-il préférable de lui donner les moyens de la reconversion professionnelle sur base du volontariat, pour répondre à des besoins du marché du travail ? Il ne s’agit pas d’aller remplir les réservoirs de précaires, il s’agit de répondre au besoin de métiers en tension, qui aujourd’hui répondent souvent à l’intérêt général (médical, para médical, service à la personne etc.) Il s’agit de la part du chômeur d’une démarche volontaire et non d’une obligation (il ne pourra pas être sanctionné s’il refuse.) Si nous faisons le delta de ce que coute à l’État, malheureusement, l’accompagnement pour une durée indéterminée des chômeurs, qui est un financement qui tourne dans le vide dans cette conjoncture économique, et cette proposition d’investissement, qui représente l’avantage de raccourcir le temps de chômage, de presque garantir le retour à l’emploi et donc d’assurer un retour sur investissement par l’impôt que cette personne aura de nouveau l’occasion de payer. Je crois que le choix est évident. Ceci nécessite, un allègement des règles pour intégrer une formation, un financement, un accompagnement dans le choix du nouveau projet professionnel et une mise en relation avec les entreprises pour valider la formation. Cette piste de travail est aujourd’hui pour moi la seule solution pour sortir du chômage de masse.

stephanie mugnier, 17 septembre 2014 à 8h59

un point très important pour la dignité et le lien social, c'est le travail rémunéré. je pense qu'on pourrait accélérer la simplification de plein de démarches administratives, par exemple pour créer une entreprise. aussi plus de réflexion par ex pour le domaine artistique qui me concerne, il faut une alternative à association ou entreprise. je suis pour le travail le dimanche. aussi, plus de soutien aux associations de bénévoles qui font le lien social dans les zones difficiles ... pensons aux zones rurales parfois encore plus sinistrées que les quartiers !

Paul VICICH, 16 septembre 2014 à 19h42

Le « plein emploi » est un mythe. Non seulement il brille par son absence récurrente depuis des décennies, mais cette situation déplorable obnubile tant nos concitoyens (à juste titre certes) qu'il en oublient la définition libérale. Pour les libéraux, le plein emploi ne serait en effet pas un « emploi pour chacun », comme le profane pourrait le supposer, mais un « taux de chômage durablement ramené sous la barre des 5% » (les 5% en question étant supposés représenter la transition moyenne normale « entre 2 emplois »). 5%, cela représenterait toutefois près d'un million et demi d'actifs. Il est pour le moins difficile d'imaginer un tel nombre « entre 2 emplois ». La définition marxienne « d'armée industrielle de réserve » semble plus conforme à la réalité (à ceci près qu'elle est de moins en moins « industrielle »). C'est donc bien une société de la pleine activité qu'il faut viser (sans abuser toutefois des sempiternelles formules rhétoriques. Qu'est-ce qu'un « bon emploi »?). La pleine activité suppose que chacun trouve une place active dans la société. « L'emploi », au sens courant du terme, n'est qu'une activité parmi d'autres : il ne désigne que la production d'un bien ou service répondant à la demande solvable d'un marché. Si on considère les gains de productivité, ce dernier devrait donc logiquement, dans une société bien faite, décroître avec le temps. Le simple fait qu'il faille en créer témoigne d'une structure économique inadaptée à la réalité moderne, en particulier l'incapacité de la puissance publique a créer d'autres formes d'activités. Dans cette perspective, elle se heurte notamment à la question de leur financement, qui ne saurait évidemment reposer sur l’impôt. L'économie publique devra donc intégrer des produits spécifiques, comme ceux générés par la satisfaction des besoins fondamentaux. Cela suppose évidemment leur soustraction du marché afin d'en conférer le monopole à la puissance publique, ce qui relance inévitablement la question du rapport de force mondial et de l'intégration politique européenne. Les réponses aux autres questions découleront essentiellement de cette mise en œuvre.

Anonyme, 16 septembre 2014 à 19h07

Avant d'offrir des baisses de charges patronales significatives aux grandes entreprises, le gouvernement aurait dû veiller à obtenir des garanties sur la quantité de nouvelles embauches à venir. Les dérogations fiscales de l'Etat au grand patronat se sont multipliées depuis 2012. D'abord, les contrats de génération (une mesure théoriquement sensée, car elle tente de protéger des catégories sociales précaires, les jeunes et les seniors), puis le CICE (dont la mise en application reste longue et complexe), et maintenant le "pacte de responsabilité." Les licenciements dans les grands groupes ont continués au même que sous le gouvernement précédent, malgré l'approbation de ces projets par le Parlement, et la quantité de dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises a augmentée de 30.7% en 2013 par rapport à 2012. Cela démontre une irresponsabilité flagrante des actionnaires et des patrons de ces groupes, et le manque de volonté du gouvernement à vouloir enrayer ce phénomène. Pour s'assurer que les fonds publics sont réellement investis dans la création d'emplois, le gouvernement doit restreindre l'usage, par les grands patrons et de leurs actionnaires, de rémunération via le capital (dividendes, parachutes dorés), alors les droits des salariés sont sans cesse bafoués (ex. l'accord de compétivité de Renault). Le meilleur moyen pour atteindre cet objectif est de taxer le capital au même taux que le travail (avec le barème de l'impôt sur le revenu), sans autoriser les dérogations contre-productives qui rognent la loi actuelle, et qui sont constamment demandées par les lobbies financiers. Leur influence sur nos hommes politiques décompose le caractère démocratique de notre système politique, et érige dans les coulisses une ploutocratie qui ne dit pas son nom.

jocévennes, 16 septembre 2014 à 18h13

Il ne faut pas rêver, au plein emploi . Mais il faut assouplir les possibilités de multi-activités. par exemple : pouvoir travailler en profession libérale, en même temps qu'être artisan, en même temps qu'être salarié, sans avoir à payer les charges pour chaque activité mais que cela puisse se regrouper. Pouvoir combiner un travail "alimentaire" disqualifiant et donner des cours de formation. Mais permettre la polyvalence, ce n'est pas casser le code du travail façon MEDEF, et imaginer la baisse des salaires. Pour le travail le we, le réserver à des étudiants, et à des chômeurs. Pour tous les jeunes des quartiers discriminés, mettre de très grosses amandes dissuasives aux entreprises qui refusent d'employer ces jeunes. Enfin développer le maximum d'emplois verts et surtout que les aides de l'état soient réservées aux artisans et aux petites PME et pas aux grosses entreprises du CAC 40. Quant aux formations, il serait nécessaire que ce soit de vraies formations qui débouchent sur des emplois, ce qui est loin d'être le cas.

JIM PAUL MAURICE DJUNGA PODIA MPOLO, 16 septembre 2014 à 3h07

Les secteurs d'activité qui doivent recevoir les enfants de nos quartiers, souvent à partir du niveau V voire IV, doivent combattre, effectivement, le racisme ambiant qui est accepté, admis par les décideurs, pour soit disant protéger leurs activités. Le cas du BTP, de l’hôtellerie grands pourvoyeurs d'emplois sont éloquents. Il faut également renforcer les formations professionnelles en qualité et en lien étroit avec les entreprises qui doivent être de véritables partenaires et contribuer concrètement à l’ingénierie des formations, de manière dynamique, en faisant une large place au stage en entreprise. La société salariale des décennies d'après-guerre était fondée sur un compromis clair: le droit au revenu était lié à l'exercice d'un travail et du travail il y en avait en abondance. La société assurait un revenu de remplacement à ceux que l'âge, la maladie ou la conjoncture économique écartaient de l'emploi. Ce compromis est aujourd'hui mis à mal par le développement du chômage de masse. Les revenus distribués aux chômeurs n'ont cessé de baisser depuis vingt ans alors même que la richesse produite n’a jamais été aussi importante. La protection sociale est jugée trop coûteuse par les employeurs et les titulaires de hauts revenus et certains proposent même de faire les reformes nécessaire réaliser par l’Allemagne sous Schroeder et attaque le système de sécurité sociale français qui serait trop favorable. D'où la pression qui s'exerce en faveur du remplacement de notre système de protection à vocation universelle par une solidarité restreinte, fondée sur une logique d'assurance privée, qui bénéficierait à une partie seulement de la population comme aux Etats unis sinon pire ? Les publicités de «Harmonie mutuelle » sont sans équivoque. Les laissés-pour-compte pourraient alors compter seulement sur la charité des riche? Nous considérons que cela est un retour en arrière de plus de 250 ans. La société de plein emploi est possible si les entreprises sont amenées à investir massivement dans l’économie réelle et le rapatriement de la production industrielle en France est synonyme de l’inversion de la mondialisation par le haut qui nous a été imposée. Sinon au lieu d'obtenir une liberté plus grande pour tous, on risque de valider les inégalités existantes et nous enfoncer dans le sous emploi.

STARBUCK, 15 septembre 2014 à 18h59

Il me semble qu'une des réponses à apporter pour répondre au chômage de masse est d'instaurer le travail le Dimanche pour tous les commerces des lieux touristiques de toutes les grandes villes de France (au moins), surtout Paris avec l'Avenue des Champs-Elysées, etc. Egalement en région Ile-de-France et dans les banlieues de toutes les grandes villes de France (zones commerciales). La vraie gauche (pour moi le Parti Socialiste), s'il veut rester le parti du progrès social et humain, peut et doit sortir de ses archaïsmes, vivre avec son temps, rester moderne, sans pour autant rien renier de son histoire. Nous faisons face à une crise (des crises) sans précédent. Le temps n'est pas aux tergiversations inutiles !!!

Jean-François THILLET, 15 septembre 2014 à 16h07

Si on sait déjà que les grandes métropoles seront les points d'appuis de la création de richesses, d'innovation, et donc d'emplois, il faudra cependant veiller à ce que, a minima, la croissance soit redistribuée dans les territoires, et même que les zones rurales puissent elles aussi être créatrices d'innovation. Pour éviter, que se créent structurellement de graves déséquilibres géographiques, il faudra mettre au point les mécanismes de synergie et de solidarité, entre conseils régionaux appuyés sur les métropoles et zones rurales accompagnées par des Communautés de Communes remusclées (sauf si maintien des CG)

Florent68, 15 septembre 2014 à 10h35

Notre lutte contre le chômage de masse ne doit plus seulement s'appuyer sur des contrats aidés ou encore la création d'emplois "précaires". Un taux de chômage à 5% ne signifie pas que nous avons atteint le plein emploi si d'un autre côté 30 % des salariés travaillent à temps partiel. Autrement dit je préfère que nous ayons 10% de la population active au chômage et 90% de cette population travaillant à temps plein plutôt que respectivement 5% et 70% de temps plein. Les emplois à temps plein sont bénéfiques pour le pouvoir d'achat des salariés et pour nos comptes sociaux ce qui nous permettrait d'assurer une juste rémunération des chômeurs et un meilleur accompagnement de ceux-ci dans leur recherche d'un emploi. En matière de formation, entre l'AFPA, les organismes privés; pôle emploi, les régions, il existe beaucoup de portes auxquelles les salariés peuvent aller frapper. Nous devrions mettre davantage de lisibilité dans ce système et créer un véritable service public de la formation professionnelle.

Fabien, 15 septembre 2014 à 9h30

En premier lieu, - Admettre que les méthodes d'ajustement macro économique ont échouées partout, au mieux 6 % de la population active. - Admettre que ces méthodes crées beaucoup de précarité et des travailleurs aux compétences rapidement obsolètes. - Admettre que ces méthodes crées une souffrance sociale qui délite la société. Solutions proposées : Sans remettre en cause les formes actuelles de l'emploi, embaucher tous ceux qui le souhaite, dans des structures chargées de leur donner du travail, de les former, d'assurer leurs carrières. Nature du travail fournis : - quelques chantiers propres à la structure (locaux administratif et de formation + hébergement des travailleurs saisonniers) - Entreprise du secteur privé possédée en interne (dans un but d’acquisition d’expérience). - pour le compte des structures publics, - surtout la mise à disposition de personnel au secteur privé en régis. Nature de la formation : - Former à des compétences recherchés - Anticiper les compétences que le marché du travail réclamera. Carrière : - Assurer des savoirs faire recherché - Permettre la progression - Stabilité sociale - Rémunération évolutive en fonction de la valeur réel des compétences. - Sanctionner ou virer les réfractaires au travail. Fonctionnement : - Quelques administrateurs et contrôleur fonctionnaires - L’essentielle des formateurs, des commerciaux et des manageurs pris parmi les embauchées. - Vente aux entreprises des jours de régis à valeur de marché (quitte à vendre à perte quelques compétences trop faible). - Quelques entreprises du secteur privé en interne pour l’expérience et pour anticiper les nouvelles façon de travailler. Financement : - Surtout vente de jour de régis. - Entreprise en interne + formation externe. - Récupération d'une partie des financements de la formation continue et des dispositifs actuelles de lutte contre le chômage. Objective : 1 à 2 % de chômage : - ceux qui ne souhaite pas être dans une structure et qui sont entre deux emplois - les réfractaires au travail

Jacqueline, 14 septembre 2014 à 16h54

Chargée de mission dans les missions locales lors de mon activité professionnelle , et pratiquant le social sous toutes ses formes mes conclusions: 1) la dignité et le respect de l'individu en perte d'emploi ne peut se concevoir sans qu'il y ait en échange d'une ressource financière reçue, un travail dû L'individu ne peut recevoir sans donner. 2) L'apprentissage doit être maintenu sous toutes ses formes. 3) des chantiers emplois, les chantiers d'insertions sont immanquablement la réponse au chômage dans les quartiers. Apprendre à faire, à réaliser, à nettoyer, à réaménager ensemble, pour apprendre à ne plus détruire. Loyers impayés dans les cités , loyers remboursés par le travail exécuté des personnes endettées au cœur des cités. Logements mis à disposition temporairement pour les personnes en précarité: participation aux travaux de réhabilitation du logement et autres. Les différents contrats en direction du travail d'insertion sont il vraiment contrôlés par les agents de l'état?, vis à vis de l'employeur et vis à vis de l'individu. Est vraiment le cas? ceci est absolument incontournable pour l'avenir de chacune des personnes en situation de précarité. la dignité de l'individu : prestations sociales, salaires, rémunération d'une formation , rémunération contrat apprentissage, et autres.... en échange: heures de travail dues, activité emploi, formation, etc... L'activité est honorable même lorsqu'elle ne correspond pas à son diplôme ou a son expérience professionnelle . Elle doit être le pont de l'instant précaire à l'aboutissement attendu. Des milliers d'emplois sont en proposition, ils doivent être impérativement comblés. Qu'attendons nous?

Anonyme, 14 septembre 2014 à 14h27

Il ne faut pas forcément revenir sur les 35 heures mais laisser le droit aux entreprises et aux travailleurs de déroger à cela. Generalisons et autorisons le travail dominical afin de relancer la croissance !

Adrien Colombet, 14 septembre 2014 à 13h42

Deux propositions pour une société du plein emploi, avec le constat que le chômage ne se résorbe que difficilement en dessous des 1.5%, à moins de proposer un nouveau modèle de société, ce qui n'est pas une piste à exclure. - Inciter les entreprises à répondre aux candidatures non spontanées pour améliorer le dialogue citoyens-entreprises, prévenir le découragement des demandeurs d'emploi, et faciliter leur orientation. - Ré-équilibrer les rapports de forces grandes entreprises/PME, entre autres en limitant relativement aux effectifs la part de consultants/intérimaires sur site, pour développer le sentiment d'appartenance, dégager de nouvelles synergies, développer des activités R&D en interne. Motivations: L'innovation est un moteur de croissance, tout comme le mieux-être en entreprise, réduction du temps de transport quotidien.

Joseph 31, 14 septembre 2014 à 11h26

Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ? La sélection lors de la recherche d'un emploi se fait sur la personnalité et sur la culture (mot pris au sens large). Deux solutions donc : - en faire prendre conscience aux habitants des quartiers et leur apprendre à devenir des caméléons se transformant en fonction de l'emploi qu'ils convoitent... - les inciter et aider à créer leurs propres activités (pas nécessairement sises dans les quartiers) correspondant à leur personnalité et à leur culture (ils y seront bien meilleurs !) L'éducation, et non pas la formation comme il est dit dans l'énoncé, est essentielle. Il ne s'agit pas simplement d'apprendre à lire, écrire, compter puis un métier. Il s'agit de donner la culture et les armes pour comprendre le monde et en devenir un acteur citoyen.

Joseph31, 14 septembre 2014 à 11h10

L'ennemi c'est la finance vous dis-je ! Elle qui oblige les entreprises à une rentabilité financière maximum, délaissant les activités à faible valeur financière et obligeant une partie de nos concitoyens à des emplois débilitants de plus en plus mal rémunérés. L'activité est stimulante, permet l'accomplissement personnel et celui de la société. L'emploi est une forme adoucie de l'exploitation de l'homme. Favoriser l'auto-entreprise, les associations de mise en commun de connaissances et de matériel (Ex: les FabLab), les associations de crédit collaboratifs, les SCOP pour reprendre des activités délaissées par la finance, ... Non l'école ne doit pas simplement apprendre à lire, écrire, compter, puis un métier ! L'école doit essentiellement donner la culture et les armes pour comprendre le monde et en devenir un acteur citoyen. Le reste, dont l'activité, viendra avec ...

Joseph31, 14 septembre 2014 à 10h37

Il est utile d'imaginer un idéal utopique pour en déduire la direction à prendre. C'est ce qu'on nous apprend dans les formations de management ! L'idéal serait donc une société où tous les citoyens auraient leurs besoins fondamentaux assurés de quelque manière que ce soit et pourraient se consacrer à des activités créatrices, bénéfiques pour leur accomplissement personnel et celui de leurs concitoyens. Cela est-il compatible avec la nature humaine ? Je le crois : je n'ai jamais autant travaillé, y compris dans des activités associatives bénévoles, et avec autant de plaisir que depuis que je suis à la retraite ! L'ennemi c'est la finance vous dis-je, pas l'entreprise ! Bien sûr cela demande à être dans un environnement positif, agréable, collaboratif et ouvert. Et d'être repris en main par une cellule de désintoxication lorsqu'on a passé sa vie à répéter les mêmes gestes derrière une machine et à regarder TF1 (ou équivalent) trop fatigué le soir !

Adrien Colombet, 13 septembre 2014 à 23h41

Le chômage de masse est un problème à traiter en urgence. Pour cela, je propose d'agir sur trois leviers : adéquation, compétitivité et mobilité. Une meilleure adéquation d'abord en fournissant aux étudiants des statistiques plus précises sur les débouchés des diplômes qui se présentent à eux. Ensuite en développant les formations professionnelles en entreprise sur deux ans aux chômeurs > 1 an, rémunérées aux 2/3 par l'entreprise et à 1/3 par l'État pour un salaire supérieur au SMIC. Compétitivité ensuite en passant à 37h sans RTT incluant télé-travail légal ou compensation lorsque non applicable. Il semble effectivement important de réduire le temps moyen de transport journalier et développer la disponibilité travail et hors travail hebdomadaire. Mobilité géographique et de compétences enfin en réduisant les coûts de relocalisation et en poursuivant le développement des réseaux de transports en commun.

Sébastien Picaud, 13 septembre 2014 à 21h17

L'emploi : l'urgence de réformer sans attendre la croissance Le parti socialiste doit mettre l’emploi au cœur de sa réflexion et de son action ; le chômage n’est pas la conséquence de la crise, il en est l’origine, le centre, et la crise l’intensifie. Espérer, pour vaincre le chômage, le retour hypothétique d’une croissance absente depuis longtemps revient à attendre patiemment les lendemains qui chantent (et ne risquent pas d’advenir), et s’avère tout aussi utopique que l’attente du Grand Soir ; fixer comme objectif l’inversion de la courbe du chômage et non la fin du chômage de masse s’apparente à un renoncement, et l'oubli d'un grand nombre de personnes en situation difficile. Au lieu de toujours reprendre les mêmes recettes qui ne marchent pas, il faut avoir le courage d’essayer des réformes qui, quand elles ont été mises en place localement, on fait leur preuve. J’entends par là la réforme de la semaine des 4 jours – 32 heures, seul rempart que je connaisse au chômage de masse. Grâce au dispositif De Robiens, la semaine de 4 jours a été testée avec succès dans beaucoup d'entreprises, PME et plus grandes entreprises de centaines de salariés. Tout le monde y trouve son compte : le patron, les employés, les ressources humaines (moins d'absentéisme), la médecine du travail… La réduction du temps de travail, interrompu lors du tournant libéral des années 80, est pourtant la seule réponse à la révolution technologique des mêmes années, qui a fait décoller la productivité et est à l'origine du chômage de masse.

jean-claude perre, 13 septembre 2014 à 18h34

bien vivre , c'est pouvoir vivre de son emploi , avec son salaire accéder à des activités permettant de pleinement s'épanouir aujourd'hui les charges fixes ( logement , impôts ,énergie ... ) amputent tellement le budget qu il faut réduire sur les plaisirs et cela a aussi une repercution sur la consommation des ménages et donc sur le commerce et l'activité. sans consommation pas de croissance donc pas de réduction du chômage . La formation c'est bien mais il faut qu'elle soit dirigée vers des emplois mais lesquels ?

Anonyme, 13 septembre 2014 à 0h55

Bonjour, en 1981, François MITERRAND instituait le contrat ACS c(est -à-dire un départ volontaire en retraite pour une embauche obligatoire en contrat CDI. Pourquoi ne pas se servir du même système en exonérant de charges sociales sur 1 an les sociétés qui retiennent se principe (1 départ pour une embauche) et en cas de non respect de ce pacte le remboursement de l'exonération sera totale. Bien entendu ce principe devra être obligatoire pour les sociétés cotées au CAC 40, mais pour elles aucune exonération de cotisations ne sera possible.

Brahim Messaouden, 13 septembre 2014 à 0h39

L'enjeu n'est pas le plein emploi mais si ce dernier à pour vocation de subvenir à nos besoins primaires et bien sur à toute autres formes d'activité. ll n'est pas une fin en soi mais un moyen pour les hommes de vivre dignement, et en pouvant faire d'autres activités. Il est difficile d'imaginer une société ou l'essentiel de son temps est consacré à l'achat de service, plus ou moins médiocre et ceux pour un cour instant. Le temps est sans doute ce dont nous disposons tous à égalité mais son usage est répartie encore et encore de manière tres disproportionné. La question n'est ni de partagé notre utopie des vacances pour tous, mais de quelques choses de plus grand, du temps choisie pour tous. C'etait un des aspects essentiels des 35 heures, et encore dans beaucoup d'entreprise cela l'objet de discussion fort interessante.

bernard scheidegger, 12 septembre 2014 à 23h14

je trouve en France les personnes de plus de 50 ans sont mis au placard .On les aident pas pour trouver un travail comme moi; Je suis deçu

Anonyme, 12 septembre 2014 à 21h50

bonjour, Mettez Gérard Filoche ministre du travail, il résoudra une grande partie du chômage. http://www.filoche.net/

Alain de Gironde, 12 septembre 2014 à 18h31

Pourquoi ne pas innover dans le code du travail et imposer sur les contrats entre employeurs et salariés une semaine par mois consacrée a de la formation pour une réorientation de carrière et ou de perfectionnement dans son métiers et cela sur toute la période du contrat cdi ou cdd ?. Et demander aux personnes recherchant un emploi ou aux jeunes diplomés de venir remplacer les salariés durant cette semaine dans l'entreprise , accompagné de maître de stage.

Jacques Désidéri, 12 septembre 2014 à 18h30

Bonjour, Un cancer ronge notre société, le chômage et la précarité. Quel avenir promettre à nos enfants dans une société où régneraient le chômage? Aujourd'hui le Parti Socialiste s'honorerait en proposant des solutions décentes aux chômeurs :une réelle attention à leurs demandes d'emploi et en attendant il faudrait un revenu permettant de vivre dignement (pas en dessous du seuil de pauvreté).Il faudrait aussi que les chômeurs et précaires soient représentés et aient des porte paroles, que les représentants des associations de chômeurs et de précaires soient reconnus et puissent porter la parole de ces personnes, auprès des organismes (pôle emploi, CAF...)comme auprès des pouvoirs publics et des élus.Une organisation comme AC! (agir ensemble contre le chômage, la précarité et l'exclusion) fait un très gros travail et est reconnue dans le Nord Pas de Calais, est reçue par les élus, les partis..elle devrait l'être au niveau national. Il s'agit d'une question de dignité et d'équité!

Majo, 12 septembre 2014 à 17h44

je prends connaissance des contributions déposées et je vois que nombreuses sont les propositions pour des aides qui existent déjà, je pense qu'il serait utile, justement, de simplifier tous les allègements de cotisations, les exonérations d'impôts pour les entreprises etc j'ai du expliquer à un petit commerçant en milieu rural, (ZRR,) qui se plaignait de ses impôts ! qu'il bénéficiait d'une exonération d'impôts totale pour 5 ans.Puis dégressive pendant 3 ans. Par contre je suis pour un allègement des cotisations salariales, car quand un employeur vous parle des charges, ils s'agit de la somme totale qu'il verse à l'urssaf, à l'assédic, à la caisse de retraite, il oublie qu'il a fait une retenue sur le salarié. Cet allègement redonnerait du pouvoir d'achat à celui-ci. D'autre part , je continue de penser que l'allègements des charges sur les bas salaires est un système pervers, les employeurs maintiennent leurs salariés dans une fourchette base, car une augmentation entraîne vite la perte de cet avantage.

Lionel De Carvalho, 12 septembre 2014 à 12h32

Il faut une logique de formation ! Beaucoup d'employeur spécialisé cherche sans trouver ! La faute à aucune remise à niveau des demandes ( boucher, soudeur ...) diminuer certaine branche et augmenter les plus demandeurs !!!

nicolas laforets, 12 septembre 2014 à 3h41

il faut que la france fasse un vrai politique pour l'emploi dans le sens ou les entreprises doivent être obligé de garder des employés et que si les entreprises ne font pas ça, doivent rembourser les aides qu'ont leurs donnent et que les grosse entreprise divent être plus taxés et que les tpe et pme doivent être moins taxés.

Kévin Hélène, 11 septembre 2014 à 13h21

Il y a actuellement plusieurs centaines de milliers d'emplois non pourvus, et surtout dans des secteurs non attractifs comme le bâtiment ou la restauration. Ces métiers sont souvent considérés comme difficiles et pas très bien payés. Rendons-les plus attractifs en fixant un SMIC plus élevé dans ces branches (300€ bruts par exemple) qui seraient pris en charge en partie par l'Etat. Cette mesure ne coûtera rien car c'est 300€ de dépenses pour beaucoup plus d'économies et de rentrées fiscales. Outre le fait d'inciter les chômeurs à prendre ces emplois grâce à une augmentation de ces salaires, il faut leur proposer une formation en adéquation avec ces emplois non pourvus. Le pôle emploi doit donc devenir organisatrice des formations en fonction des besoins. En plus d'aider les salariés, il faut aider les entreprises, plus particulièrement les commerçants, artisans et PME. Pour cela, on pourrait imaginer qu'à la création d'une entreprise ou d'un commerce, que ceux-ci bénéficient d'une exonération totale de cotisations patronales sur tous les CDI et ce pendant 5 ans afin de pouvoir développer leur affaire et leur clientèle. De plus, on pourrait proposer la même chose pour chaque emploi de CDI. Ces mesures ont l'avantage de ne rien coûter car il s'agirait de création d'emploi et serait même source de recettes sur le long terme.

jean teyssier, 11 septembre 2014 à 1h53

Si on veut de l'emploi et non épargner ceux qui accumulent richesse et pouvoir il faut mettre en oeuvre une politique de redistribution. Lisons Th.Piketty sur Le capital et tenons compte de la réalité. Consommation, chômage, montée de l'extrême droite, dépendent de cela.Oui il faut faciliter la vie des entreprises, non il ne faut pas abaisser le pouvoir d'achat des plus faibles mais faire contribuer les possesseurs de capitaux. Dans une période de faible croissance où la pauvreté se développe les inégalités seront rapidement insupportables. Une réforme fiscale à l'échelle européenne est indispensable : stopper la concurrence désastreuse en matière fiscale, rendre transparents les comptes bancaires, lutter contre les paradis fiscaux, instaurer un impôt progressif sur le capital. Sans cela à quoi bon faire de la politique, les désespérés du système ne nous écoutent plus. Il est irréaliste d'affirmer que seule la croissance "peut" et surtout "va" régler le problème des sans emploi. Seules des périodes exceptionnelles présentent de fortes croissances (reconstruction après guerre, rattrapage technologique des pays en retard..). La croissance devrait être durablement faible et la productivité par individu s'est fortement accrue depuis un siècle : d'où la montée continue du chômage car le temps de travail à temps plein n'est pas adapté à cette réalité. Faudrait-il consommer toujours plus pour absorber une production croissante vers l'infini ? Une mauvaise répartition des richesses qui défavorise la consommation au profit de la spéculation.Des hommes et des femmes qui s'épuisent au travail pour abaisser les coûts et qui ne consomment pas par peur de l'avenir.Des chômeurs et chômeuses qui sombrent dans la pauvreté et n'ont pas les moyens de consommer.L'économie ne peut pas fonctionner longtemps ainsi sans risque pour la démocratie. Déjà chacun, et chaque pays, ne pense plus qu'à se replier sur lui même pour se protéger des autres. Si on ne relance pas là où c'est possible une nouvelle façon de partager le travail telle que des semaines de 4 jours par exemple (des entreprises le font déjà) certains (de plus en plus nombreux) vont s'apercevoir qu'on les berce d'illusions et qu'on va les faire souffrir toujours plus en travaillant plus longtemps. Il y a aussi des besoins non satisfaits qui devraient être source d'emploi : construction de logements à loyers modérés, isolation et énergie verte, aide à la personne, etc. L'état doit donc avoir des moyens. Les consommateurs aussi. D'où l'importance d'une réforme fiscale et d'un retour au travail pour le plus grand nombre..Ainsi il est possible d'établir un cercle vertueux. Est-ce vraiment possible autrement ?

Dominique FOUCRE, 10 septembre 2014 à 10h55

- On a aujourd'hui un potentiel d'étudiants très diplômés mais à qui on reproche de ne pas avoir d'expérience professionnelle et qui ne trouvent rien. Je remarque que beaucoup de jeunes qui ont choisi des études plus courtes, bac +2 +3 en alternance s'en sortent plutôt mieux que ceux qui choisissent un cursus plus classique. On continue néanmoins à envoyer des jeunes dans une impasse parce que pendant ce temps là, ils ne sont pas sur le marché de l'emploi. Cette politique à court terme est dramatique. On coupe les ailes à cette créativité propre à la jeunesse et qui devrait rester motrice. - On a beaucoup parlé de parrainage entre salariés proches de la retraite et jeunes. Cela semble se faire avec succès ailleurs... Pourquoi pas chez nous? - Manque de valorisation aussi du travail manuel. Les jeunes ne sont pas sensibilisés assez tôt : Toucher le bois, la pierre... mais aussi, s'intéresser à la culture de la terre, à la vigne, à l'élevage etc . Avoir un enseignement qui sorte de la théorie et suscite de vraies vocations plutôt que de fourvoyer des jeunes dans des filières trompeuses, en leur faisant croire qu'ils en tireront une meilleure rémunération. - Ne pas non plus laisser nos chercheurs partir à l'étranger pour valoriser ailleurs, une formation reçue en France. - Quand se décidera-t-on par ailleurs, à faire payer la machine qui remplace plusieurs ouvriers? - Les petits emplois du style caissier dans un super marché qui pouvaient être assurés par des gens sans grande qualification ou des étudiants sont de plus en plus remplacés par des caisses robotisées. On pourrait boycotter... et faire payer le robot. Idem pour l'ordinateur. - Mais nous devons également, sur le plan humain, apprendre à négocier les uns avec les autres et faire passer l'intérêt collectif avant les intérêts personnels. - Avoir pour objectif de faire émerger une société où l'homme puisse trouver sa juste place et pouvoir se sentir reconnu autrement que comme une valeur marchande.

Dev, 09 septembre 2014 à 23h57

Rendons le marché du travail plus attractif et AUGMENTONS LE SMIC DE 100 EUROS.

Anonyme, 09 septembre 2014 à 23h25

Et si les employeurs prenaient au moins la peine de répondre aux candidatures ? Et si possible de manière argumentée ? Combien de chômeurs se découragent face au mépris ? Multiplions les "parrainages" et les formations au e-recrutement. Rendons plus attractifs les postes non pourvus dans les branches les plus "usantes" en augmentant les salaires et en favorisant les reconversions professionnelles (enseignement, métiers de bouche, etc.)

Jacques GRATIEN, 09 septembre 2014 à 17h31

Si une personne à la solution il faut le mettre de suite à la place du président. Cette question à mon avis est liée avec celle du thème 9 sur les entreprises. A La Rochelle Mr GALLOIS soulignait que il préférait pour son pays des entreprises tournées vers le hight.tech. Je crois à cette voie car le potentiel intellectuel existe chez nos ingénieurs.Médical,nano_technologie, pharmacologie, aéronautique, spatial, écologie...etc Nous devons soutenir ces secteurs, C'est la seule voie qui permettra à la France de ne plus connaître des sommets de chômage. Nous devons offrir une solution qualitative et non quantitative

Guillaume Aubert, 09 septembre 2014 à 11h33

Aujourd’hui, l’organisation de société repose sur la norme du plein emploi (protection sociale, temps de la vie, etc.). A court terme, une politique de stimulation de l’activité marchande est donc incontournable pour restaurer le pacte social. Cela passe par une politique de maîtrise des matières premières et de l’énergie, en renforçant la compagnie nationale des mines de France, et par plus de volontarisme sur les matières premières agricoles et leur stockage, pour une production exemplaire et des prix n’étranglant pas les petits producteurs. Cela passe aussi par l’encouragement à l’entrepreneuriat. Être de gauche, c’est se battre pour que la vie ne soit pas conditionnée par la naissance ou le capital de départ. Or une société dans laquelle il est difficile d’entreprendre est une société bloquée, dans laquelle seuls ceux qui sont installés peuvent développer leur activité. Il faut soutenir tous ceux qui veulent créer, et réduire la complexité non essentielle, qui condamne à investir à fonds perdus en conseil juridique avant de gagner le moindre euro. Mais, pas plus que d’autres réformes, ces mesures ne suffiront pour revenir au plein emploi, qui relève désormais du mythe, comme le montre le taux d’emploi de la population (plus éclairant que les chiffres du chômage). Malgré le partage du travail, le taux d’emploi de la population en âge de travailler passe de 66,1% en 1975 à 63,9 % en 2012 (64,1% en moyenne UE), et les destructions d’emplois continuent. Sur 42 millions de 15-64 ans, plus de 15 millions ne travaillent donc pas ; même en enlevant les étudiants, les inaptes et les jeunes retraités, c’est beaucoup. Un facteur structurant est probablement l’accélération des gains de productivité (automatisation, dématérialisation, etc.) au regard des besoins réels des consommateurs : il faut moins de travail pour les satisfaire. Les nouvelles usines n’ont presque plus d’ouvriers, secrétariat et commerce se dématérialisent. Et encore, l’observation des grandes entreprises et administrations montre que toutes les conséquences de ces gains n’ont pas été tirées – c’est heureux pour la stabilité de la société. On ne voit pas quel gisement pourrait prendre le relais : même le MEDEF ne promet pas plus d’un million d’emplois si son programme est appliqué. Les socialistes doivent donc penser une société dans laquelle le marché même régulé ne mène pas au plein emploi. Société sans obligation d’avoir un emploi rentable pour pouvoir vivre dignement (tout en permettant à ceux qui travaillent de vivre mieux que ceux qui ne travaillent pas) ? Société partageant le travail rentable ? Ou société subventionnant l’emploi non rentable ? Cela reste à écrire collectivement.

Erwan ZAUGG, 09 septembre 2014 à 9h34

En 2011, c’est plus de 32 Milliards d’€ (+ 1,4% vs 2010) de contributions qui sont alloués à la formation. Cette manne ne bénéficie qu’à 12,5% qui en a le plus besoin, les chômeurs, et 25,1% aux jeunes de moins de 25 ans. Le reste, soit 61,4%, sert à la formation continue des actifs du secteur privé en majorité des cadres (42,6%) et des fonctionnaires (18,8%). Même si la formation continue tout au long de la vie doit être bien entendue maintenue et étendue, la priorité pour notre pays aujourd’hui c’est de remettre sur le marché du travail la population active en France qui est sans emploi (10,2% pour le deuxième trimestre 2014 selon le Bureau international du travail (BIT) Une idée ? Peut-être… Prenons la moitié de ces 32 Milliards, donnons les aux Conseils Généraux pour qu’ils la réinvestissent avec Pôle Emploi auprès de ceux qui en ont le plus besoin aujourd’hui. Garantissons à chaque demandeur d’emploi la possibilité de suivre une formation qualifiante afin d’acquérir un savoir-faire qui l’aidera à retrouver rapidement un poste répondant aux besoins des entreprises. L’autre moitié, donnons là aux entreprises qui s’engagent à prendre en contrat d’apprentissage des jeunes, et des séniors, afin de leur donner les outils nécessaires pour réintégrer le marché du travail.

Anonyme, 09 septembre 2014 à 1h22

il faut que les entreprise joue le joue il faut baisser les taxe pour les entreprise donc trouver un juste équilibre entre demandeur d emploi est pole emploi et l état. recréé un service dans les quartier que nous avons fait dans les année 90 sous Lionel Jospin un contrat entres les communes et les quartier mettre plus de moyens sous les service de pole emploi et des service intérim qui doive sous mettre les offres d emploi avec des contrat qui doive être plein d œuvre auprès des service de rattachement entre intérim et pole emploi

RomainRolland, 08 septembre 2014 à 19h04

Le plein emploi, j'en suis convaincu, reviendra lorsque notre commerce extérieur cessera d'être lourdement déficitaire. Mais je crains que la réduction du coût de travail décidée par le Président Hollande (le CICE, puis le "pacte de responsabilité") ne permette que peu de concurrencer les produits chinois !!!! Il suffit de connaître les différences de coûts du travail entre la France et la Chine pour s'en convaincre. Une forte dévaluation de l'euro serait une solution, mais le cours du yuan est fixée par l'administration chinoise, il n'est pas librement convertible, et les Allemands ne veulent pas d'une dévaluation de l'euro....!!!!

JHno, 08 septembre 2014 à 18h06

Pourquoi ne pas réactualiser la possibilité de départ en retraite progressive pour permettre une meilleure insertion des jeunes et autoriser les séniors à s'acclimater à un autre mode de vie ?

VERONIQUE JASMIN, 08 septembre 2014 à 14h32

Bonjour . Je pense que la formation représente un enjeux important pour lutter contre le chômage toujours en augmentation dans nos villes et nos quartiers.

Guillaume Aubert, 08 septembre 2014 à 12h17

Aujourd’hui, l’organisation de société repose sur la norme du plein emploi (protection sociale, temps de la vie, etc.). A court terme, une politique de stimulation de l’activité marchande est donc incontournable pour restaurer le pacte social. Cela passe par une politique de maîtrise des matières premières et de l’énergie, en renforçant la compagnie nationale des mines de France, et par plus de volontarisme sur les matières premières agricoles et leur stockage, pour une production exemplaire et des prix n’étranglant pas les petits producteurs. Cela passe aussi par l’encouragement à l’entrepreneuriat. Être de gauche, c’est se battre pour que la vie ne soit pas conditionnée par la naissance ou le capital de départ. Or une société dans laquelle il est difficile d’entreprendre est une société bloquée, dans laquelle seuls ceux qui sont installés peuvent développer leur activité. Il faut soutenir tous ceux qui veulent créer, et réduire la complexité non essentielle, qui condamne à investir à fonds perdus en conseil juridique avant de gagner le moindre euro. Mais, pas plus que d’autres réformes, ces mesures ne suffiront pour revenir au plein emploi, qui relève désormais du mythe, comme le montre le taux d’emploi de la population (plus éclairant que les chiffres du chômage). Malgré le partage du travail, le taux d’emploi de la population en âge de travailler passe de 66,1% en 1975 à 63,9 % en 2012 (64,1% en moyenne UE), et les destructions d’emplois continuent. Sur 42 millions de 15-64 ans, plus de 15 millions ne travaillent donc pas ; même en enlevant les étudiants, les inaptes et les jeunes retraités, c’est beaucoup. Un facteur structurant est probablement l’accélération des gains de productivité (automatisation, dématérialisation, etc.) au regard des besoins réels des consommateurs : il faut moins de travail pour les satisfaire. Les nouvelles usines n’ont presque plus d’ouvriers, secrétariat et commerce se dématérialisent. Et encore, l’observation des grandes entreprises et administrations montre que toutes les conséquences de ces gains n’ont pas été tirées – c’est heureux pour la stabilité de la société. On ne voit pas quel gisement pourrait prendre le relais : même le MEDEF ne promet pas plus d’un million d’emplois si son programme est appliqué. Les socialistes doivent donc penser une société dans laquelle le marché même régulé ne mène pas au plein emploi. Société sans obligation d’avoir un emploi rentable pour pouvoir vivre dignement (tout en permettant à ceux qui travaillent de vivre mieux que ceux qui ne travaillent pas) ? Société partageant le travail rentable ? Ou société subventionnant l’emploi non rentable ? Cela reste à écrire collectivement.

Anonyme, 08 septembre 2014 à 9h49

Le plein emploi est un moyen. Avec le plein emploi, les problèmes de financements des retraites, de la sécurité sociale, des services publics disparaissent, la consommation est relancée, et l'État a de nouveau les moyens de mener une politique ambitieuse tout en réduisant, s'il le désire, sa dette. Chaque emploi créé est un pas de plus vers cette situation idéale. L'État dispose d'un levier immédiat, simple à mettre en oeuvre, efficace : l'État peut embaucher massivement. Un fonctionnaire titulaire de plus, c'est l'assurance d'un soutien durable et stable à toute une famille. Un jeune embauché en tant qu'agent contractuel, c'est une formation et un atout pour lancer un début de carrière. Un marché public, c'est tout un ensemble d'entreprises qui remplissent leurs carnets de commande. Et nous avons cruellement besoin de ces personnels, ces contractuels et ces marchés publics. L'État peut agir très simplement, directement, efficacement, en embauchant massivement.

Anonyme, 07 septembre 2014 à 22h31

Chômage : Ce qu'il manque aux politiques,experts et journalistes, c'est du réalisme .En effet pour aller travailler il faut trouver un moyen de transport,et une crêche ou une école pour les petits .C'est là qu'on voit les conséquences de cette politique désastreuse de réduction des services publics .Quand on trouve un emploi loin du domicile il faut trouver un nouveau logement et payer le déménagement ce qui n'est pas facile pour des chômeurs aux indemnités réduites .Ces malheureux chômeurs à qui l'on fait honte tous les jours n'osent même plus dire ce qui les bloque .Il faudrait peut être que le patronat se penche un peu sur ces problèmes concrets en interrogeant les demandeurs d'emploi qui leur sont envoyés et qu'il trouve des solutions .Mais je crains que beaucoup savent et ignorent volontairement .C'est tellement plus facile de taper sur les pauvres

Gabriel Steffe, 07 septembre 2014 à 21h00

Je vais laisser courir un peu mon imagination. Confusément, tout le monde pressent que nous arrivons à un moment où les choses vont changer. La mondialisation en est une des causes bien sur mais est-ce la seule ? La notion de croissance sur laquelle tous les politiques fondent leur action a-t-elle encore un sens alors que la croissance semble avoir atteint un palier ? Est-il raisonnable d'asseoir une politique sur l'espoir du retour d'une croissance dont les chiffres (prévisionnels) sont donnés par des économistes qui semblent les avoir tirés des entrailles d'un animal après un sacrifice comme dans les temps anciens ? Peut-il y avoir des créations d'emplois si il n'y a pas de croissance ? Les patrons nous disent que non. Alors on fait quoi ? On commente les chiffres du chômage tous les mois en se félicitant que le chômage c'est pour les autres ? N'est-il pas temps de revoir la répartition entre le travail et les activités dites bénévoles afin que tous participent à la bonne marche de la société et bénéficient des actions qu'ils font ? Pour cela, dans un premier temps, il conviendrait de partager le travail. Comment ? En réduisant encore le temps de travail et en allant vers les 30 ou les 32 heures. Le temps libre dégagé serait consacré à des activités associatives en rapport avec les capacités et les goûts de chacun. Cela me fait un peu penser à la réforme des rythmes scolaires où, en gros, le matin est consacré au travail et l'après midi à des activités dites péri-scolaires. Cela demande une réflexion sur la rémunération des deux parties. En effet, le travail doit permettre à tous d'avoir une vie décente et de recevoir un salaire en conséquence et l'implication dans une activité bénévole doit recevoir une contrepartie. Il peut y avoir une réflexion pour trouver comment résoudre cela : - un salaire minimum universel garanti à tous comme socle ; - une contrepartie financière supplémentaire pour rétribuer les heures de travail ; - des points (jours, semaine?), trimestres ? Pour abonder le compte retraite en échange des heures de bénévolat (statut du bénévole à mettre en place). C'est un changement de mode de vie. Une vie où il n'y a pas de recherche pour gagner plus et où le travail redevient un moyen de participer à la marche de la société sans être un but en soi. une société où le bien vivre et le vivre ensemble remplace le "mieux vivre que l'autre". En résumé, partager le travail, comptabiliser le bénévolat comme action sociétale égale au travail, ramener le travail à un rôle social, participatif et partagé, moins vénal, assurer à tous les moyens d'avoir une vie digne et de s'y réaliser en faisant des activités conformes à ses envies et ses capacités.

Fabien Lambert, 07 septembre 2014 à 18h43

Avoir une activité économique suppose être en capacité de s'opposer à ses concurrents à armes égales et suppose une ligne économique claire dans notre pays. Je crois que sur ce sujet il faudrait : - Stabiliser les règles de notre marché du travail et simplifier une partie d'entres elles. - Investir massivement dans un système éducatif qui s'adapte aux besoins du marché de l'emploi. - Investir dans des secteurs clés et d'avenir pour notre économie : environnement, BTP & numérique - Avoir des règles européennes qui soient communes à tous sur le plan fiscal et salarial Commençons par cela avant de faire autre chose et promettre l'intenable.

Jacques Abrand, 07 septembre 2014 à 15h54

Faut il réduire la durée du travail , pour répartir le travail disponible entre davantage de salariés et ainsi pouvoir réduire le chômage? Par exemple faut il passer de 35 à 32 heures, soit 9% en moins , pour pouvoir embaucher potentiellement (en supposant que les nouveaux embauchés aient les qualifications requises) 9% en plus? Mais cela n'augmentera ni le total des heures travaillées ni donc le total des biens et services produits. Aussi pour que chaque salarié travaillant désormais 32 h conserve le salaire qu'il percevait pour 35h, il faut que le coût des 3 heures non travaillées soit supporté par l'entreprise et/ou le contribuable. C'est ce qui a été fait pour passer de 39à 35 h, mais la conjoncture économique était alors favorable et le patronat a pu négocier des assouplissements, notamment pour moduler la durée du travail en fonction des commandes reçues. Aujourd'hui, sans croissance, avec des caisses publiques vides, des marges de PME (qui emploient le gros des salariés) trop basses, des charges fiscales et sociales trop lourdes et un commerce extérieur déficitaire, ce n'est plus envisageable. Dans ce contexte et face à une compétition mondiale et européenne intense, réduire le temps de travail supposerait que les salariés en place acceptent de réduire d'autant leur salaire. Pourquoi les partisans d'une réduction de la durée u travail esquivent ils ce problème?

Jacques Abrand, 07 septembre 2014 à 12h04

La droite s'étant shootée au déficit et à la dette, nous voilà fort dépourvus, la crise revenue. Chômage à l'apogée, mais impossible de dévaluer. A l'horizon pas de croissance, mais pas un sou pour la relance. La dette coûte presqu'autant que l'Education nationale. On doit même emprunter pour payer les fonctionnaires de l'Etat et les prestations sociales. Que faire? S'en tenir au projet présidentiel? Mais il était insuffisant, car au lieu de brocarder les "déclinistes", nous aurions dû nous préparer au pire.Relncer la demande par le smic ou les prestations? Mais notre déficit extérieur grossirait encore . Bousculer les patrons? mais nos PME (où travaille le gros des salariés) ont des marges trop basses. Ceux du CAC 40 se gavent et distribuent des dividendes, mais leurs bénéfices et leurs actionnaires sont largement à l'étranger...où ils pourraient déménager. Réorienter l'Europe pour qu'elle nous dépanne? Réorientez vous d'abord vous-mêmes répondent Angela et d'autres: pourquoi serions nous la seule cigale dispensée d'effort de rattrapage? La seule issue, à laquelle nous aurions dû réfléchir avant (le bon M. Gallois l'a fait pour nous) et que notre Président a dû improviser, c'est: 1) redresser notre compétitivité par une politique de l'offre 2)réduire nos déficits pour reconstituer des marges de relance budgétaire, d'autant qu'il y a une crise tous les 5 ans environ et que les taux d'intérêt peuvent remonter 3) et pour cela faire des réformes de structure -comme les autres- en nous inspirant notamment des rapports de la Cour des comptes et des expériences étrangères (benchmarking). Est ce une politique de gauche? Oui, car s'il est plus sexy de distribuer du progrès social par beau temps économique, nous devons aussi savoir répartir l'effort par temps de crise. Dans l'intérêt général et dans celui du peuple de gauche. Mais pour cela , il faut expliquer et expliquer encore: la gravité de la situation, la justesse et la justice de chaque réforme, ses délais...Sinon, renonçons à gouverner et rejoignons les rangs sympathiques mais stériles des idéalistes protestataires.

YVES MASSA, 06 septembre 2014 à 21h03

Le plein emploi me semble être devenu une utopie. La modernisation la robotisation, l’informatisation conduisent à la disparition d'emplois souvent les plus faibles. Il faut admettre que certains ne pourront pas trouver d'emploi dans le secteur marchand Il nous appartient de leur donner un horizon activité et indemniser en fonction de l'aide que certains peuvent apporter à la société. La formation doit bénéficier aux plus faibles au chômeurs plutôt qu'aux cadres et ceux qui sont déjà dans l'emploi. Il faut aussi que Pole emploi joue un vrai rôle qui ne doit pas être uniquement du contrôle.

Jean RAYMOND, 06 septembre 2014 à 14h53

L'Etat et les élus de la République doivent être plus humbles, plus respectueux et plus à l'écoute de la parole des ouvriers, des employés et des chômeurs avant de déclamer des éléments de langage préfabriqués. C'est à cette condition que le dialogue succèdera au bashing.

Une société de plein emploi serai le bienvenue, pour faire baisser le chômage de masse que nous avons actuellement. Un plein emploi assorti d'une hausse des salaires, et une augmentation du SMIC, pour améliorer les condition de vie des salariés les plus modestes. Ne pas confondre, avec la pleine activité, vecteur de contrat précaire et sous payé, induisant de la flexibilité.

marie-chantal colombatto, 05 septembre 2014 à 16h49

Il faut une société qui revalorise le travail et donne les moyens à la formation qui aujourd'hui n'est pas au service de ceux privés d'emploi . Elle doit être attractive et s'adapter aux besoins d'un territoire et à sa particularité. Elle doit s'organiser avec les PME, les artisans, l'école. Mettre tout les acteurs en présence pour définir les besoins. rendre attractif les secteurs désertés aide à la personne-hostellerie- en repensant l'organisation du temps et du partage du travail sans créer des contrats précaires Oui au plein emploi qui ira vers une société au service de tous

Dominé Christian, 05 septembre 2014 à 12h21

Maintenant que les outils de formation professionnelle sont en voie de stabilisation, il faut l'intégrer dans un dialogue social territorial pertinent prenant en compte tous les acteurs, Ecole et entreprise sur un territoire pertinent.

Gérard BERNHEIM, 05 septembre 2014 à 12h17

Parler de plein emploi aujourd'hui ? une provocation ! L'amélioration de la situation passe par le partage du temps de travail Il faut tenir ferme sur les 35h et aller plus loin en ce sens . L'évolution de notre planète ne nous permet pas de parler raisonnablement de croissance sauf sur l'écologie où y a des marges mais cela exige un engagement fort et responsable

Michel Degroise, 05 septembre 2014 à 10h19

Pour qu'une société vive le plein emploi est absolument nécessaire et pour cela une seule chose est possible. Pénaliser les entreprises qui pour enrichir leurs actionnaires, inventent pour des raisons futiles des plans de licenciements. Pénaliser celles qui ne remplacent pas les salariés qui partent en retraite ou démissionnent, celles qui délocalisent. Rien que ces trois points s'ils étaient adoptés par l'État, seraient un plus pour la relance de l'économie et la réduction du chômage. Pour réduire le déficit de la Sécu, il serait temps de mettre un terme au remboursement des chirurgies esthétiques (Seins, fesses, visages, etc) sauf bien sur pour les cas de maladies graves telles que le cancer du sein, lépromes du visage. Aujourd'hui une femme qui se fait refaire les seins coûtent entre 4 et 5000€ à la sécu et tout ça pour une mode débile, dangereuses, exemple les implants mammaires défectueux la sécu a déboursé des millions pour l’implantation de faux seins, puis de nouveau des millions pour les retirer. Pour éviter cela il faut pénaliser les psys qui signent ces ordonnances.

Anonyme, 05 septembre 2014 à 9h18

Je pense que dans notre société le pleine emploi est impossible. Par contre la solution serait le partage du temps de travail. Interdire les heures supplémentaires, obliger les gens à prendre leurs congés payés et non pas se les faire payer comme dans le batiment par exemple, interdire les licenciements ou faire en sorte que l'état ne finance plus le chomage qu'aprés un temps important de paiement pris par l'employeur. Le passage au 35 heures était une bonne piste mais cela à été mal appliqué. Il faut reprendre cette idée et faire mieux. La généraliser et par la contrainte la faire respecter. Cela veut dire également que si le salaire diminue, il faut diminuer les charges pour que les gens puissent vivre correctement. Actions sur les loyers, les impots, etc.. La formation doit reprendre ses lettres de noblesse, cela passe par une meilleure répartition des offres dans les colléges et lycées. Trop d'étudiants qui ont le bac, trop d'étudiants qui ont une formation universitaire qui ne sert à rien et surtout qui ne méne pas vers un emploi, c'est surtout l'orientation dans les écoles qui compte. A quoi cela sert-il d'avoir bac + 6 et d'être payé au SMIG ou même de passer un CAP pour trouver un emploi. De toutes façon le plein emploi étant impossible, il va falloir trouver d'autres solutions. Ce n'est pas en augmentant l'age du départ en retraite que cela va faciliter le retour à l'emploi, c'est tout un systéme social à revoir (formation, temps de tarvail, âge de départ, etc...) Il s'avére qu'aujourd'hui la société est trop automatisée. Une piste serait de faire payer les machines qui participent à la réduction d'emploi => taxe sur les ordinateurs, taxes sur les choses qui pourraient se faire manuellement et qui sont remplacer par des machines. quand je dis taxe cela peut être le paiement de charges sociales. La machine doit payer le cout du chomage. C'est une piste. La solution en fait est de plus d'état. Les politiques ont abandonnés tous leurs leviers d'actions sur l"économie. Leur action se réduit à peau de chagrin et il constate jour aprés jour que l'économie dérape. Renationaliser, reprendre le contrôle de l'économie de la France voilà un vaste programme. La preuve c'est qu'en Belgique le pays à été privé de gouvrenement et l'économie a continuée à tourner, c''est parce que le politique aujourd'hui ne peut rein faire. Le premeire probléme me semble t'il est à quoi sert le politique?

Florence GRAS, 05 septembre 2014 à 7h42

Je pense que la société doit pouvoir combiner ces 2 aspirations, plein emploi/pleine activité, l'une n'excluant pas l'autre. Même si utopie comme idéalisme sont des moteurs de motivation et d'action, même si nous devons toujours espérer un fléchissement de la courbe du chômage, cette nuance entre plein emploi et pleine activité souligne surtout l'urgence de repenser notre rapport au travail dans nos vies tant personnelles que sociales. En matière d'emploi le modèle dominant reste majoritairement celui du salariat régime des 35h. Il faudrait plus de souplesse, encourager la possibilité de choisir parmi davantage de modèles pour que chacun pense sa vie au mieux de sa situation et de ses besoins. Dans le public comme dans le privé. Le temps partiel est trop vécu comme une sanction alors qu'au contraire il devrait servir à ce que chacun puisse construire et moduler sa capacité de travail, son emploi du temps, ses revenus. Il faudrait davantage de possibilités de cumuler différentes activités, dans le public comme dans le privé, pourvu que cela soit choisi et non subi. Chacun a droit à des revenus qui lui permettent de vivre décemment. Mais qu'est-ce que vivre décemment aujourd'hui ? Les réponses sont loin d'être uniformes et les écarts flagrants. Une personne dira 3000 euros par mois ne suffisent pas comme une autre ne manquera de rien avec 1500. Ce qui doit primer à mon sens, qu'on parle d'emploi ou d'activité, c'est la qualité : conditions de travail, épanouissement de la personne par la valorisation de ses compétences actuelles comme de son potentiel. En matière de formation, particulièrement dans des situations de chômage, la personne n'est pas assez considérée dans sa globalité. Or un cv n'est qu'un résumé d'une partie de son parcours (ses études "officielles", son expérience professionnelle "validée"). Compétences transversales, autodidaxie, esprit d'entreprise ne sont pas assez considérés : il faut beaucoup plus d'ouverture. Le recrutement direct est un signe de changement. Cessons de vouloir à tout prix mettre des individus dans des cases ou construisons davantage de passerelles. Légitimons davantage les différentes façons de travailler, de se former : à domicile, à distance, sur des plages horaires modulables et évolutives. Repenser aussi les systèmes de financement de l'apprentissage et de la formation en alternance pour adultes. Il n'est pas normal qu'un chômeur ayant construit son projet de formation en alternance et trouvé un employeur ne puisse aboutir pour le seul motif du coût restant à charge de ce dernier.

Pierre Darrouzet, 05 septembre 2014 à 0h50

Qu’est-ce qui crée la peur, le repli sur soi, l’incertitude, la misère…La réponse est simple : c’est le chômage. Aujourd’hui la croissance ne peut plus garantir l’emploi, car il n’y aura plus de grosse croissance dans nos pays modernes. Quoi que l’on dise, la seule solution pour qu’il y ait du travail pour tous est qu’il faut le partager. C’est le sens de l’évolution de notre monde. Les progrès techniques sont faits pour diminuer la charge et le temps de travail de chaque homme pour construire le monde dans lequel il vit et améliorer la qualité de sa vie pour qu’il puisse se tourner vers ce qui fait le propre de l’homme c'est-à-dire la connaissance et la culture sous toutes ses formes. Depuis 30 ans, les seuls moments où le chômage s’est stabilisé ou a baissé sont lorsque des mesures importantes ont été prises soit pour garantir un minimum vital soit pour réduire le temps de travail : création du SMIC + mesures d’insertion Rocard et mise en œuvre des 35h Aubry. Aujourd’hui, au-delà de toutes les mesures qu’on nous propose pour faire diminuer le chômage, développer l’économie, booster les entreprises…2 orientations majeures m’apparaissent indispensables sous peine d’échec : 1 - Décider, par des mesures simples et pas l’usine à gaz des 35h, une réduction massive, 20%, du temps de travail accompagnée d’une réduction des charges (pour stabiliser le coût du travail, ce qui est un faux problème à mon avis) pour les entreprises qui réduisent de 20% le temps de travail et créent 10% d’emplois nouveaux. Cette mesure peut permettre, de facto, la création de plus de 1 million d’emplois. 2 - Mettre en route une véritable politique familiale, par une augmentation indispensable des bas salaires (on ne peut pas vivre décemment avec le Smic)et des prestations familiales revisitées et revalorisées, qui pourra permettre à ceux qui le voudront (homme ou femme) de se consacrer à la famille. Ceci « retirera » du marché du travail plusieurs centaines de milliers de personnes qui de fait travailleront d’une autre manière au renouveau de la confiance et de l’espoir qui nous font défaut. Ainsi avec ces 2 mesures phares nous retrouverons en 2 ans maximum une situation de l’emploi qui sera en mesure de redonner dynamisme à notre société et son économie. En allant dans cette direction nous redonnerons vie et sérénité à notre société. Il faut le vouloir. La réduction du temps de travail est une inéluctabilité de l’histoire humaine. Certes ce discours semble être une utopie, mais si l’homme n’est plus capable d’utopie il est voué à la mort. Qu’est-ce que l’utopie si ce n’est qu’un idéal dont nous devons nous donner les moyens pour essayer de l’atteindre.

Stevenson, 04 septembre 2014 à 22h33

Il faut inciter certains chômeurs à reprendre une activité par un complément de revenu dans le cas ou un demandeur d'emploi aurait davantage d'intérêt financier à cumuler les aides plutôt qu'à reprendre un travail. Revenir sur la loi qui écarte certains jeunes de l'apprentissage du fait de leur âge. En effet, auparavant il était possible pour un jeune de signer un contrat d'apprentissage dès lors qu'il avait 15 ans dans l'année civile ou ce contrat à été signé. Depuis la dernière réforme il est nécessaire que l'apprenti est 15 ans révolus au moment de la signature du contrat ce qui crée bien des problèmes ( période d'essai, inscription dans un établissement pour quelques semaines...) et des inégalités ( un jeune ayant 15 ans le 1er décembre devra faire une année scolaire "inutile") Il faut encourager l'apprentissage des jeunes en allégeant les charges des entreprises qui recrutent un apprenti et en allouant aux jeunes un salaire incitatif. Sortir de la logique du tout baccalauréat en valorisant les filières de l'apprentissage par des campagnes auprès des médias télévisuels, réseaux sociaux, milieux scolaires, etc... Faire comprendre que l'apprentissage peut aussi être une filière professionnelle d'exception permettant l'épanouissement de l'individu.

Christian, 04 septembre 2014 à 21h53

Le plein emploi est un objectif accessible : encore faut-il définir une typologie ou un référentiel solide d'activités. La nouvelle structure plus lisible des seize ministères du gouvernement de Manuel Valls est déjà un grand progrès, dans l'analyse de la valeur. Education morale, administration, environnement, enseignement, défense, agriculture, santé, énergie, infrastructures, logement, arts, action sociale... Tous fonctionnaires et au boulot !

nads83, 04 septembre 2014 à 21h45

Je pense qu'il faudrait ouvrir les emplois aidés du type emploi d'avenir aux entreprises privées en modifiant un peu le principe pour ne pas que cela coûte trop cher à l'état, en exonérant completement de charges un à 2 emplois max par entreprise de moinsxde 20 salariés. Car, soyons réalistes, cela couterait moins cher que de payer un chomeur et permettrait une reinsertion vers le travail plus simple. Concernant, les propos du ministre du travail sur le contrôle des chomeurs, je ne vois là une stigmatisation du chomeur mais plus une stigmatisation du fraudeur! On ne part pas du principe que tous les chomeurs fraudes, mais que quelques uns perçoivent à tord l'argent récolté auprès de tous les contribuables au detriment de ceux qui en ont réellement besoin. Peut être que pôle emploi malgré sa modernisation reste un organusme archaïque. J'ai aidé ma nièce de 18 ans à chercher un emploi et j'ai trouvé aberrant qu'il n'y ai oas de réponse même négative dentreprise qui était contacté directement via pôle emploi:il semblerait que certzines candidatures soient envoyées aux entreprises parfois 1 mois après, peut être faudrait il remettre à plat un systeme qui ne fonctionne pas.

Daniel HEURTAULT, 04 septembre 2014 à 18h43

Plusieurs contributions sont contre l'annonce du ministre de l'emploi sur le contrôle des chômeurs. Je suis pour que ce contrôle ne soit pas punitif mais positif pour le chômeur en recherchant les causes de l'insuccès des recherches. Mais ce contrôle doit se faire car il permettrait certainement de faire la chasse au travail au noir qui est la gangrène de notre économie.

AMICO Marie-Ange, 04 septembre 2014 à 16h18

L'Etat français ne peut plus se permettre l'ambition d'être le premier employeur. Cette évidence nous conduit nécessairement à entreprendre une reconversion culturelle à tous les niveaux. La société doit permettre à chaque personne de pouvoir organiser sa créativité en faveur des compétences requises pour le développement économique du pays. C'est ainsi que l'égalité des chances doivent se pratiquer. Les études ne doivent pas être confinées à une période de la vie. Nous devons pouvoir avoir l'opportunité permanente , tout le long de notre vie, au droit à la formation et à la réorientation de notre existence. Activité permanente car le monde change et nous devons pouvoir nous rendre actifs, utiles à la société, en mettant tout en oeuvre pour que nos capacités, nos compétences et nos acquis puissent se réaliser sans que nous soyions définitivement figés dans des stéréotypes où nos rôles attribué sde l'extérieur nous ont stérilement confinés. Construisons notre avenir avec nos énergies créatrices, grâce à une société qui nous permette, tout au long de notre vie, de nous réaliser , et, surtout démystifier que l'emploi doit être toujours le même et pérenne. La vie est une aventure, donnons-nous les moyens de la vivre pleinement, c'est ains que nous pourrons changer et devenir une ressource précieuse aussi pour les autres. Il faut changer, nos états d'esprit, notre mentalité, notre enseignement, nos façons et modalités de produire et consommer : insufler la confiance de soi .

Pierre Legouy, 04 septembre 2014 à 15h25

Plein emploi. Il faut être plus ferme avec les employeurs. Un exemple : Le magasin Leclerc à Nonancourt remplace les caissière par des systèmes automatiques sans personnel. Il faut les en empêcher. J'aime l'Entreprise quand elle embauche et n'est pas frileuse.

JEAN SERIOT, 04 septembre 2014 à 14h49

Le plein emploi est-il réaliste aujourd'hui ? Sans aucun doute puisqu'il a été une réalité par le passé. Pour cela il faudrait se pencher sur ce qu'était l'emploi il y a 40 ans et plus ! Pour cela il faut nécessairement faire un zoom sur les régions et constater ce qu'était le tissu social et économique d'alors. Une multitude de boulot liés les uns aux autres qui fixait des populations qui démultipliaient les activités (service publique). Avant les multinationales du lait, il existait une multitude de laiteries (nombreux emplois), qui avaient besoin d'un produit agricole (de nouveau des emplois), dont une partie venait parallèlement au lait alimenter le commerce (de nouveau des emplois) et la nécessité de service publique (de nouveaux emplis)... Tout cela n'existe pratiquement plus et n'a été remplacé que très partiellement, un résultat a mettre au compte de la sacrosainte mondialisation- une chimere et un oublie du peuple.

Sandy Wozniak, 04 septembre 2014 à 12h58

Et bien déjà, il faut arrêter de fermer les sections scolaires, usinage, métallurgie, etc. Développer les métiers de bouche. Les français recherchent de plus en plus de petits commerçants de qualités. A tous les niveaux, alimentaires, vestimentaires, bouchers, pâtissiers, couturiers. Dans une société où la production se fait en masse, de mauvaise qualité, obsolescente, les français recherchent la qualité. Les français recherchent aussi le contact et le conseil avec des commerçants de proximités. Développer les métiers de bouche ferait descendre le chômage, valoriser les étudiants en apprenant un métier utile et qui leur plaît mais aussi ferait de notre société, une société solidaire.

pierre carnot, 01 septembre 2014 à 14h49

Pour accéder à un emploi il faut un minimum de connaissances de base. Ce savoir primaire permettant de lire écrire et compter . Comment peut-on se satisfaire de ne voir accéder à cette base qu'une majorité des élèves du primaire et non la totalité . Ceux qui n'y arrivent pas sont quasi obligatoirement rejetés , au mieux vers des emplois très peu qualifiés ( en forte diminution ), vers un chômage à vie, au pire vers l'économie souterraine ( drogue, vol et la délinquance associée ) Ayant pratiqué et promu l'Assurance Qualité, je suis convaincu qu'un travail en groupe méthodique permettrait de trouver dans le riche terreau des réalisations individuelles et collectives existantes les nécessaires méthodes pédagogiques performantes et accessibles aux enseignants en formation initiale et permanente . Il existe certainement dans nos ministères des responsables dynamiques et motivés capables de promouvoir et faire aboutir de telles recherches .

jean neymar, 01 septembre 2014 à 14h15

avoir un emploi c'est bien, en vivre décemment c'est mieux...

Jérôme Decrock, 31 août 2014 à 16h29

Nous devons envisager, je le crois, une continuité ou plus plutôt un cercle vertueux entre l'éducation, la formation et l'emploi. C'est avec l'éducation et la formation que l'on peut avoir accès à l'emploi. Nous devons pouvoir permettre aux travailleurs ou aux personnes en recherche d'emploi d'intégrer une formation pour 1/ se spécialiser 2/ développer ses capacités et connaissances 3/ changer de secteur d'activité. Il y a donc une nécessité à développer l'action à la formation professionnelle pour tous et à tout âge.

marc winterhalter, 31 août 2014 à 14h14

bien sur c'est l'education qui est la clef! Amon avis toutle monde doit avoir une activite meme partielle,par exemple en partageant le travail et les revenus,les Allemands on été plus solidaires il me semble! pour moi il faut occuper les gens qui trainent et boivent dans les rues,sans but,nous sommes le cinqieme pays le plus riche du Monde!

Christian BOURDIN, 31 août 2014 à 12h52

Bon nombre d'emploi ne sont pas honorés, dans certains secteurs. Ces emplois sont peu attractifs. Proposer au demandeurs d'emploi une indemnité complémentaire, versée par pôle emploi, s'ils acceptent d'occuper ce type d'emploi. Le pacte de solidarité est insuffisant, il faut diminuer de 25% les charges patronales et augmenter de 15% les bas salaires. Supprimer les jours fériés qui plombent l'économie (Mai-Juin). Redonner ses lettres de noblesse à la classe ouvrière, l'ouvrier est le joyau de l'entreprise. Lutter contre l'absentéisme en favorisant la participation des employés à l'évolution de l'entreprise par la formation et l'amélioration continue. L'absenteisme à couté en 2013, 9 milliards aux entreprises et 7 milliards à l'état. Inscrire le développement durable et la responsabilité sociétale dans la constitution française.

Anonyme, 31 août 2014 à 11h41

Dans le monde actuel, avec la mondialisation, le pouvoir français ne peut pas faire grand chose. La mondialisation, en mettant en concurrence des pays aussi différents tirent tous le monde vers une moyenne molle. Nous vers le bas, les émergeant vers le "haut". La France est un pays de consommateurs qui ne fait pas le deuil des trente glorieuses et vit à crédit depuis 35 ans. La gauche est mal à l'aise avec cette idée car elle croit en la relance économique (demande). Mais dans notre monde c'est idiot. Donnez moi 100€ j'achète immédiatement du made in china ou du hightech tech coréen. La Relance doit toujours être faite par des politiques de grands travaux mais ne procure qu'une activité temporaire. Les emplois aidés sont un pansement dérisoire et couteux. Il faut poursuivre dans la politique de l'offre et faire que la France vende ses produits et inventent ceux de demain. Aider nos entreprises qui par ricochet aideront à lutter contre le chômage. Mais il faut éviter l'évaporation des aides dans la finance en la taxant davantage. La balance commerciale de la France est tellement mauvaise depuis tellement longtemps qu'il faut pousser à l'exportation et faire une réelle transition énergétique (grands travaux = emplois) qui diminuera la facture énergétique (principale cause du déficit commercial). Il faut adapter notre pays aux emplois modernes: plusieurs métiers durant sa vie, dans plusieurs lieux et un système sociale qui fait la soudure entre les périodes de changement d'activité. Enfin, le plein emploi... j'ai 28 ans, et j'ai jamais vu ça. Cela doit être un mythe économiquement faux. Un chômage bas, ça c'est possible.

PATRICE HEYERE, 31 août 2014 à 8h52

Le compte pénibilité a été mis en place, une autre voie pour mieux adapter cette mesure. Si vous vous souvenez, lors des "Trois jours" pour la circonscription Nationale à déterminer l'aptitude de servir la Nation, la partie médical a un cadre pour déterminer : Le "sigycop", "S" pour les membres supérieurs, "I" pour les membres inférieurs, "g" général, "y" pour les yeux, "c" pour la vision des couleurs, "o" pour ORL, "p" pour psy, le tout côté de 0 à 6. Il y a la médecine du travail, le bilan de santé tous les cinq ans, puis le médecin traitant. Comment un employeur ayant tant à faire, aurait dans un cadre extérieur un organisme médical qui serait habilité à donner le coéf de pénibilité pour verser sur le compte pénibilité, que le dialogue social avec tous les partenaires sociaux, et l'Etat, puissent définir pour le plus juste de chaque salarié.

BERTRAND CHARVET, 30 août 2014 à 20h34

La FRANCE EST MALADE COMME le CAPITALISME et son associé le libéralisme qui n'arrivent plus à servir l'intérêt général. Aujourd'hui on assiste au minage de la protection sociale par un groupe de pression dit patronal. Qu'ont-ils contre les citoyens salariés qui produisent leurs richesses ? Le chômage de masse voulu par des idéologues soit- disant libéraux afin de préserver la tranquillité des friqués et autres rentiers ne fait qu'aggraver la crise sociale par des salaires maintenus au bas niveau et une inflation qui cache l'essentiel des hausses de prix. LA rémunération du capital placé prime sur la rémunération du travail de l'homme par son savoir-faire. La compétitivité s'en ressent. Moins d'emplois sont créés et les rustines des politiques publiques ne résolvent rien. Les conditions d'un réel changement passent donc par une politique non godillot des pouvoirs financiers patronaux.

Guillaume ROBAA, 30 août 2014 à 18h52

L'entreprise est résolument le lieu de production et de travail. La pleine activité est synonyme de productivité et compétitivité des entreprises, donc à souhaiter. Cependant, l'éclatement de la notion d'emploi engendre la flexibilité des contrats de travail puisque les entreprises sont aujourd'hui en sous effectif permanent. A tendance constante, depuis 1993, les CTT et CDD ont progressé plus rapidement que le CDI à temps plein qui est la norme en droit du travail. Depuis le début des années 2000, 3 embauches sur 4 se font par le biais d'un contrat de travail atypique. Cependant l'entreprise doit aussi être un lieu où les valeurs d'équité et de justice organisationnelle ne sont pas malmenées. Ainsi, la relance de la compétitivité des entreprises par la politique de l'offre pourrait être accompagnée d'une valorisation plus importante de la RSE pour la réelle application de ses principes dans l'entreprise. Il faut avoir conscience de la précarité des emplois et de la souplesse des contrats de travail actuels. Cependant, à travers la RSE, la réglementation permettrait de protéger plus largement les salariés qui alternent les périodes de travail et de chômage. La RSE doit être généralisée à toutes les entreprises et les initiatives professionnelles valorisées et surtout récompensées. Bref, un travail sur la RSE à formuler pour la remodeler et l'adapter, comme les conventions collectives, aux différents secteurs d'activité, afin qu'elle ne soit plus perçue comme une contrainte mais un réel partenariat gagnant/gagnant pour les entreprises et les salariés.

Philippe Rodriguez, 30 août 2014 à 18h04

Je crains que le plein emploi appartienne définitivement au passé. Cependant le travail reste la pierre angulaire de notre société. Sans travail, l'individu est marginalisé et déclassé. Or le nombre d'emplois est insuffisant en France. Créer des emplois en copiant les conditions de travail des pays émergents est un non-sens. Seuls les emplois qualifiés voire très qualifiés peuvent se développer. Cela signifie que, même avec un système scolaire performant, une partie de la population restera sans emploi au moins une partie de sa vie active. Il convient donc d'accompagner les périodes de chômage, de revoir toute la formation professionnelle et la formation tout au long de la vie. Il faut éviter l'installation d'un assistanat pérenne. J'avoue que c'est la quadrature du cercle contre lequel se sont heurtés bien des gouvernements depuis 40 ans. Tentons en France et en Europe. Le libéralisme n'est pas la solution.

José COLOMBANI, 30 août 2014 à 15h10

Les pays de l’Union européenne sont plus ou moins à la traîne. Mais l’Union est riche. Cependant elle disperse ses moyens, en continuant, par la force des choses, à mettre en oeuvre ses politiques et ses financements dans toutes sortes de domaines dont plusieurs ne contribuent pas immédiatement à la croissance et à l’emploi. Plutôt que de compter sur chacun des pays qui la composent pour opérer des réformes qui ne donneront leur plein effet qu’à moyen terme, ou pour appliquer des politiques de rigueur correspondant à des schémas irréalistes, contraignants et au succès improbable, il lui faut SE MOBILISER ELLE-MEME. Elle doit reconsidérer ses choix, faire des pauses budgétaires dans les domaines improductifs, lancer un vaste programme d’investissements à court et moyen termes financés à des taux élevés, aider – en mobilisant ses structures bancaires – les entreprises à produire, à créer des emplois et à exporter, prendre des mesures de protection envers des pays qui nous appauvrissent et s’enrichissent sur notre dos en exploitant leur main-d’oeuvre, mettre en oeuvre un vaste plan de formation des jeunes et de reconversion des moins jeunes, tout en desserrant le carcan réglementaire qui étouffe les Etats membres. A l’Europe d’agir ! A elle de le faire en suivant la ligne tracée par les chefs de ses Etats, et non plus en laissant une Commission plombée par des méthodes surannées, par des commissaires menés par le bout du nez par des technocrates imbus d’eux-mêmes, irresponsables et ignorants des réalités, écraser de sa toute puissance des nations réduites à l’état de « toutous » que l’on gronde quand ils refusent d’ingurgiter la pâtée imposée. Un Conseil européen se réunit bientôt. Qu’il donne à cette belle idée qu’est l’Europe sa vraie dimension et son véritable rôle. Et pour cela qu’il ne se contente pas de quelques heures de réunions feutrées où les vrais acteurs sont les techniciens et fonctionnaires qui tiennent la plume. Tous les pays membres ont élu des hommes et des femmes politiques pour les représenter et les gouverner. Que ces femmes et ces hommes prennent le pouvoir, enfin, dans cette Union européenne qui, sans cela, restera un « machin » sclérosé, impotent, impuissant et, finalement, calamiteux !

Sylvia Kesbi, 30 août 2014 à 13h52

Pourquoi ne pas créer le métier de "mère de famille", comme celui de nounou ou de mère d'accueil… Pourquoi l'activité des méres de famille sans emploi ne serait pas un vrai emploi rémunéré au mois avec caisse de retraite. Le statut reste à définir…

Jean Pierre PREVOST, 29 août 2014 à 23h20

plutôt que plein emploi, je préfère affirmer pleine occupation dans la mesure où ce thème reste transversal. Ne contribue t il pas au mieux vivre ensemble, au développement de chacun vers son meilleur épanouissement. Ce ne sont plus les diplômes qui assurent un emploi aujourd'hui! Pour cela s'assurer que tout citoyen qui perd son emploi, soit assuré d'un suivi de façon à ce que du jour au lendemain il ne se retrouve pas à la rue mais puisse garder un statut lui permettant de garder un contact avec le monde du travail, puisse bénéficier d'encadrements lui permettant d'être reconnu et non à la dérive,. Ce n'est pas seul, face à toutes les difficultés à tous les risques encourus de nos jours que l'on peut se reconstruire. Pour cela les mentalités doivent changer. N'y a t il pas en France de nombreuses associations qui pourraient aider à l'insertion, davantage , avec des moyens qui permettraient de faire face à ce fléau des temps modernes? Ces systèmes favorisant l'insertion de jeunes et moins jeunes ayant perdu leur emploi n'existe t il pas dans des pays nordiques...avec un certain succès et surtout beaucoup moins d'actes délictueux? Pour reprendre une expression inspirée de Victor HUGO, "à chaque fois que l'on ferme une école, il faut ouvrir une prison"! Personnellement j'en suis convaincu

Pierre Kalmar, 29 août 2014 à 21h29

Je trouve navrant que nos dirigeants feignent de croire que le pacte de responsabilité créera des emplois et de compter sur une croissance qui ne surviendra sans doute jamais. En votant à gauche, j'attendais une politique de gauche, c'est-à-dire, une politique qui favorise la création d'emplois, ne serait-ce, dans le pire des cas, sous la forme de contrats aidés sérieusement encadrés. Je me sens trahi dans mes attentes. J'ai voté PS par pour la droite modérée que ce parti est devenu.

Anonyme, 29 août 2014 à 20h49

Plein emploi Formation continue , tout au long de la vie professionnelle Quartier: recrutement direct, les entreprises doivent se rendre dans les quartiers pour faire leurs propositions! Ouverture de contrat de CONFIANCE -JEUNESSE Apprentissage Arrêter le cercle vicieux Trop de diplômes Pas d'expèrience Pas d'expèrience , pas de diplômes,

Anonyme, 29 août 2014 à 19h43

Moi, je suis auto-entrepreneur et a la limite du plafond autorisé depuis 2 ans (env. 33000 € de CA annuel) Je préfères travailler moins plutôt que changer de statut. Cela me permettrait de dépasser ce plafond mais cela serait beaucoup plus de travail pour gagner sans doute encore moins! Voici un effet de seuil a corriger...

Dominique Verron, 29 août 2014 à 17h57

Bonjour, Le problème du coût du travail tient essentiellement au fait que celui-ci supporte la quasi totalité du financement de notre modèle social. A mon sens, il faudrait détaxer le plus possible le travail car il est devenu une denrée rare; les entreprises et les salariés verraient ainsi, les unes, leurs charges diminuer et les autres leurs salaires nets augmenter. Le financement de notre modèle social se ferait alors par la TVA, la CSG et l'impôt direct. Les as de Bercy peuvent régler cela à la virgule près, le pouvoir d'achat serait le même, la couverture sociale aussi, et le travail devenu compétitif. Y a plus qu'à..... Cordialement Ps: Bravo à Valls et Hollande, ce n'est pas facile, mais il n'y a pas 36 solutions: Fermeté, Solidité, Justice. Dominique Verron

RomainRolland, 29 août 2014 à 17h57

On parle peu du commerce extérieur. Or, comment un pays vivant à crédit du fait du déficit de son commerce extérieur peut-il conserver ses emplois? son industrie? ne pas s’appauvrir ? La France, chaque mois, a 5 milliards d'euros de déficit (les Allemands, chaque mois, 15 milliards d'excédent). Que faire ? La réduction du coût du travail décidée par le président Hollande est-elle vraiment la réponse adéquate, au regard de la situation ?

Anonyme, 29 août 2014 à 17h55

Personne ne croit plus à une forte croissance et à des emplois en nombre, mais il est essentiel que des activités soient organisées et proposées à tous les précaires et sans emploi de manière attrayante. l'insertion sociale ne peut s'effectuer sans occupation par une activité collective, une activité suivie dans la persévérance d'un projet social mobilisateur et encadrée par des salariés et bénévoles ensemble

Anonyme, 29 août 2014 à 17h14

Sympathisante. -chacun doit pouvoir travailler -le travail doit être réparti au mieux.-Diminuer le temps de travail est nécessaire pour que chacun en prenne sa part.-Pour cela informer et prendre en compte les besoins de l'entreprise et des salariés écouter les suggestions répondre aux questions.-La loi de Robien et les 35h de M.Aubry preuves de la nécessité de l'aménagement du tps de travail.-l'entreprise doit parfaire les formations.- Tout cela prend du temps et nécessite des échanges positifs ds les entreprises.-seuls les entrepreneurs et les salariés peuvent le faire. Rendre de l'importance aux syndicats (je ne sais pas comment!) ouvriers. M.Aubry est passée trop vite aux 35h,il eut fallu y aller par paliers. Mais il ne fait pas y revenir, trop de chômage. La transition énergétique , important pour la création d'emplois.

Anonyme, 29 août 2014 à 17h10

Cette réflexion relève d'une rubrique fiscalité des entreprises que je n'ai pas trouvée. Passer l'IS à 0% et transférer la fiscalité sur les dividendes.

Agathe, 29 août 2014 à 17h07

Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes chercheurs On dit souvent qu'il faut être fou pour vouloir faire une thèse tant le nombre d'années d'étude est important, mais surtout à cause de la précarité et de l'isolement dans lesquels les étudiants de troisième cycle sont trouvent. De plus, ces étudiants travaillent avec peu de moyens et ne sont absolument pas certains de leurs débouchés professionnels. Pourtant, ces jeunes chercheurs incarnent la future génération scientifique, ne pas rendre leurs parcours plus attractifs est prendre le risque de se retrouver en pénurie de chercheurs dans quelques années. La France forme 10.000 docteurs par an, la Grande- Bretagne 15.000 et l'Allemagne 25.0009. Pire, le nombre de doctorants baissera d'un tiers d'ici dix ans pour des raisons démographiques. L'insertion professionnelle des titulaires d'un doctorat reste leur principale difficulté. En moyenne, ils trouvent un emploi à 33 ans tandis que l'âge moyen d'obtention du doctorat avoisine les 28 ans. Le jeune docteur est donc plongé dans une nouvelle période de précarité : il se retrouve contraint d'enchaîner des « post-doctorats» pour effectuer des travaux de recherche prenant un pari risqué sur sa condition. Un docteur peut ainsi se retrouver sans activité et par obligation vitale, abandonner ses ambitions de chercheur pour s'insérer comme il le peut. À l’heure où les enseignants-chercheurs en poste font le grand écart pour combiner enseignement et recherche, effectuant huit millions d'heures complémentaires par an, il est urgent de créer de nouveaux postes pour améliorer les travaux de recherche, et l’insertion de ces étudiants. La recherche privée a également un rôle à jouer. Pour ce faire nous devons continuer de prendre des mesures pour valoriser le doctorat.

Jérémy Stark, 29 août 2014 à 16h39

Le travail doit être considéré comme une nécessité pour le bon fonctionnement de la société et la fourniture de biens et de services aux individus. Néanmoins, les progrès techniques, les outils de communications modernes et l'automatisation des moyens de productions ont permis un gain de productivité exceptionnel. Dans ce cadre, il faut à présent réfléchir à un partage du temps de travail restant afin de partager les richesses entre tous. Cela permettra de sortir de la misère des millions de chômeurs et de réduire les souffrances de nombreux travailleurs. Ce changement de paradigme économique doit s'accompagner de la prise en compte d'autres activités indispensables à notre société, actuellement non quantifiées : s'occuper des enfants, des personnes âgées, des handicapés, d'associations humanitaires, sociales ou culturelles, sportives, s'éduquer, participer à la démocratie.

Anonyme, 29 août 2014 à 16h21

Le travail reste une valeur centrale d'intégration, de reconnaissance et d'acquisition de droits sociaux. Dans un contexte d'augmentation constante du chômage, de dégradation des conditions de travail de ceux et celles qui ont un emploi (épuisement au travail, précarisation des emplois), dans une société qui ne valorise pas l'engagement citoyen, la place centrale occupée par le travail m'interroge. Afin de lutter efficacement contre le chômage, le partage du travail, par la réduction du temps de travail (semaine de 4 jours) est une perspective juste. Elle permettrait, par ailleurs, de porter un projet de société d'émancipation, d'épanouissement individuel et collectif. Garante de création d'emplois de qualité, elle favoriserait le développement d'activités et de pratiques d'activités.

Simon.M, 29 août 2014 à 16h14

Dotons nous d’un outil efficace pour lutter contre le chômage. Le chômage a encore augmenté en juillet dernier. Si la situation économique et est la cause principal, il faut être en mesure de penser des outils efficace pour l’insertion et la réinsertion sur le marché du travail. Il est aujourd’hui bien plus rare qu’une personne occupe le même emploi toute sa vie, les carrières sont tronquées, hachées et souvent construite autour de périodes de chômage, malheureusement de plus en plus longues. Portons alors, la création d’un service public de la formation continue tout au long de la vie, pour permettre à ceux qui connaissent des périodes de chômage de repartir du bon pied, le plus vite possible sur le marché du travail.

Anonyme, 29 août 2014 à 16h04

La réduction du temps de travail: pour un nouveau bon dans le progrès civilisationnel La mécanisation et la robotisation du travail, la réduction inéluctable des emplois industriels, il est faux de croire que ces questions sont nationales. Elles sont une cause du chômage de masse qui touche une grande partie des pays industrialisé. Face à ce fléau, la classe politique s'est pour le moment limitée à deux réponses cumulées ou alternatives: subventionner le chômage et précariser les travailleurs. Pourtant, une autre voie est possible, celle de la relativisation du travail dans la vie des Hommes. Celle qui tiendrait à dire que le travail n'est pas une propriété qu'on garde mais un droiture tous à trouver sa place dans la société. C'est pourquoi le socialisme doit promouvoir une société de temps libéré, ou les gains de productivité profitent aux salariés, par la réduction du temps de travail, plutôt qu'aux actionnaires, par le versement de dividendes.

Je contribue sur le thème "Est ce qu’il faut une société du plein emploi ou de la pleine activité ? Que serait une société du plein emploi et du bon emploi ? Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacun-e ? Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ?"

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