Thème n°5

Démocratie et représentation

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Que peut la politique dans le nouvel âge de la démocratie – une démocratie médiatique, numérique, individualiste, sceptique ? Comment les citoyens peuvent-ils se réapproprier la chose publique ? Comment permettre la participation des citoyens ? Diversifier les formes d’expression et d’engagement ? Réorganiser la démocratie représentative pour qu’elle traduise mieux la diversité de la société française ? Lutter contre la société bloquée et la reproduction des élites ? Quelle place pour les autres dimensions de la démocratie : sociale, territoriale, culturelle ? Comment penser maintenant et agir pour longtemps ?

932 contributions pour alimenter la réflexion

Habiba Bigdade, 09 novembre 2014 à 0h04

Il faut impérativement engager le débat sur le droit de vote des étrangers avec toutes les forces politiques de droite et du centre, il en va de la responsabilité du PS le parti de la gauche pour mettre en œuvre cette reforme, qui mettra fin a l injustice que subissent les citoyens résidents en France. Aujourd'hui ils sont comptabilisés pour définir le nombre de conseillers municipaux dans une ville donc permettent a certains candidats d être élus , mais ne voter pour ces même élus.

89 % des Français aspirent à davantage de transparence dans la décision publique (Ifop, 2014). L'heure n'est plus aux constats ; voici dix propositions à appliquer sans attendre. 1/ Faire la lumière sur le processus de décision publique + Systématiser la publication des arbitrages du gouvernement sanctionnés par des “bleus” en format image et open data ; + Solliciter la Commission Nationale du Débat Publique (CNDP) pour imaginer et mettre en oeuvre les mécanismes de consultation du public appropriés avant la rédaction de projets de loi d’ampleur (en particulier s’ils ont trait aux libertés fondamentales ou à la vie démocratique du pays), avec un minimum de cinq projets de loi par an. 2/ Donner aux groupes d’intérêt leur juste place dans le processus démocratique + Etablir un registre, commun aux deux assemblées et à l’exécutif, des groupes d’intérêt, tenu. Ce registre est maintenu par un organe de contrôle de la décision publique, placé au sein de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), qui applique aux attaché-e-s parlementaires, pour lesquel-elle-s un statut aura été créé, les mêmes exigences de transparence et de probité que pour les élu-e-s ; + Appliquer effectivement l’article 432-13 du Code pénal, relatif à la « prise illégale d’intérêt », lors passage du secteur public au secteur privé, en respectant le délai de carence prévu par la loi, porté de trois à cinq ans. Etendre cet article aux attaché-e-s parlementaires. 3/ Faire de l’open data l’outil d’une démocratie ouverte et collaborative + Consacrer l’open data comme principe de fonctionnement par défaut de l’administration et des opérateurs publics, qui mettent en accès libre les demandes de publication de jeux de données qui leur sont adressées et publient leur réponse formelle et motivée. L’Assemblée nationale, en particulier ouvre et alimente une plateforme open data ; + Intégrer l’open data au fonctionnement régulier de la prise de décision démocratique en publiant, pour chaque conférence/sommet/grand chantier, les jeux de données pertinents. 4/ Renforcer le rôle du-de la Déontologue de l’Assemblée nationale + Lui confier de réelles prérogatives d’enquête et de réels pouvoirs d’investigation ; + Ne nommer à ce poste qu’une personnalité sans autre emploi, charge et/ou mandat dans les sphères privée et publique. 5/ Renforcer le pouvoir de contrôle du parlement + Généraliser les procédures de vetting en les appliquant aux les membres du gouvernement et pour toute nomination publique, sur simple saisine d’un groupe parlementaire ; + Faire passer le nombre d’enquêtes parlementaires d’un maximum d’une par an à un minimum de trois par an.

Jean-Sébastien, 08 novembre 2014 à 23h57

Contribution multi-thème : La crise de confiance envers le monde politique est profonde. Et le parti socialiste n'est plus perçu comme un mouvement progressiste mais comme une source de conservatisme ou un appareil au mains de quelques barons locaux. Le chômage ou plutôt l'emploi ne se decrète pas politiquement à moins de creuser dangereusement les déficits. Les politiques mises en oeuvres dans la matière fonctionnent parfois mais sont loin de renverser les courbes et la multiplicité des dispositifs nuis à la lisibilité de l'action publique. Alors focalisons nous sur ce que nous pouvons faire dans la justice, la confiance et l'efficacité. Au niveau de notre parti, les élus condamnés doivent être systématiquement exclus. Le parti doit être progressiste sur le non-cumul, les conflits d'intérêts, revendiquer et militer pour des réformes permettant la transparence et la probité la plus parfaite des élus. Les efforts récents sont insuffisants. L'open data doit permettre de tracer chaque euro dépensé. Pour renforcer la confiance des citoyens dans le système, il faut aussi simplifier les impôts à commencer par leur nombre. Trop complexes, ils rendent flou l'avenir pour le contribuable comme pour l'entrepreneur. Trop d'échappatoires aussi. Cessons de dresser les personnes les unes contre les autres pour des économies de bouts de chandelles. L'évasion et l'optimisation fiscales représentent des dizaines de milliards d'euros par an. Comment un citoyen peut-il comprendre les efforts qui lui sont demandés ? Un impôts par tranche, clair, transparent, sans niche, plus faible sur le travail que le capital, payé par tous y compris à des montants très faibles inspirerait la confiance qui nous manque tant. Il faut absolument que la réforme territoriale aboutisse à la fusion des conseils régionaux et départementaux. Plus important encore, la commune en tant qu'administration doit disparaitre. Gardons ces "frontières" déjà illusoires de tous nos échelons sur nos cartes géographiques, cela ne coute rien, mais fusionnons les administrations qui relèvent des même périmètres. L'injustice toujours sur le marché immobilier. Les aide successives n'ont fait que renforcer les prix (et les bourses des grands du BTP) à tel point qu'il est difficile de se loger que ce soit en achetant ou en louant ! Les aides comme l'APL n'ont jamais étés réellement évalués comme le signal la cour des comptes dans ses rapports. Ne sont-elles pas qu'une subvention de plus pour le capital ? Le pouvoir d'achat des ménages est vérrouillé par ces prix trop élevés. L'éclatement de la bulle donnerai du souffle à notre économie.

Christine FEUILLEBOIS, 08 novembre 2014 à 23h50

VIème République : un citoyen=une voix pour une démocratie directe, égalitaire et obligatoire. Les citoyens : auraient l'initiative et le vote des lois. Les citoyens bénéficient des droits civiques sont donc en mesure de choisir ce qui est utile et acceptable pour eux même. Efficacité de la loi : pour qu'une norme soit appliquée, elle doit être utile, comprise et son adhésion partagée. Le scrutin obligatoire offre l'occasion à tous de faire valoir sa voix. L'objectif est de permettre aux timides d'exprimer leurs opinions et de limiter l'impact des grands communicants, et des élites culturelles et financières. Pour une représentation équitable des femmes par rapport aux hommes un binôme homme/femme serait élu à chacune des élections. Le Parlement : les députés élus seraient chargés pour deux tiers du temps d'organiser et de synthétiser la concertation locale transparente et égalitaire dans les circonscriptions d'élection; puis de procéder à la rédaction de la loi proposée au vote pour un tiers du temps des députés réunis en assemblée. Réparti sur chacun des citoyens, le scrutin direct obligatoire s'oppose au phénomène d'isolement et de pression sur l'élu qui portait une voix dissidente et opposée à la puissance des lobbies. Simplification normative : le vote obligatoire de tous les citoyens implique la rédaction normative simple, compréhensible et accessible pour tous. Nécessaire transparence : la transparence ouvre l'avis éclairé du citoyen et l'émancipation de sa voix. L'information complète et objective des enjeux implique la transparence sur le sujet en débat et l'égalité dans l'exercice de la liberté d'expression. Le Gouvernement : les membres élus pour un mandat impératif constitueraient un véritable pouvoir exécutif. Le gouvernement serait chargé de veiller à la mise en place réelle des lois adoptées dans l'esprit du texte voté. Ticket présidentiel Femme/Homme élu : accueille les délégations étrangères et représente la voix de la nation française en France et à l'étranger.

Près de neuf Français sur dix (87%) considèrent que les responsables politiques se préoccupent “peu” ou ne se préoccupent “pas du tout” de ce que pensent “les gens comme eux”, selon les résultats de la cinquième vague du baromètre de la confiance politique du Cevipof et du CNRS, publié en janvier 2014. L'heure n'est plus aux constats ; voici dix propositions à appliquer sans attendre. 1/ Limiter le contournement de la loi par les micro-partis + Limiter les dons aux partis à 10 000 euros (cumulés pour tous les partis) pour un cycle électoral. Mettre en ligne un site public recensant tous les partis politiques et offrant les informations (également disponible en open data) basiques sur ces structures : date de création, nombre d'adhérent-e-s, direction, etc. ; + Mentionner, sur les bulletins de vote, tous les partis ayant des liens financiers avec le parti présentant le-la candidat-e. 2/ Permettre une meilleure représentation des Français-es au Parlement + Ajouter 100 parlementaires à chaque assemblée, élu-e-s à la proportionnelle ; + Imposer, comme pour la parité femmes-hommes, des amendes aux partis dont la répartition des catégories sociaux-professionnelles de l’ensemble des candidat-e-s s’éloigne de celle des Français-es (en prenant en compte le nombre de candidat-e-s présenté-e-s). 3/ Renforcer le rôle et les moyens de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) + Adapter ses effectifs de manière à ce que chaque enquêteur-trice ne soit pas chargé de plus de deux partis par élection contrôlée ; + Etendre ses attributions au contrôle des partis, même pour les périodes sans élection. Désigner des commissaires au comptes pour les partis et ne permettre aucun lien financier entre les partis et les commissaires. 4/ Garantir une pratique véritablement démocratique des partis politiques + Charger la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) d'effectuer des contrôles sur les pratiques de désignation des représentant-e-s et des candidat-e-s aux élections internes et républicaines. 5/ Lutter contre la non-inscription ou la mal-inscription électorale + Introduire la possibilité de s'inscrire pour voter jusqu'à une semaine avant le scrutin (envoi des professions de foi papier au moins trois semaines avant le vote) ; + Systématiser l'envoi d'un message pédagogique sur l'inscription sur les listes électorales lors d'un changement constaté par la DGFP ; + Proposer des campagnes pédagogiques auprès des lycéen-e-s pour leur faire connaître leurs nouveaux droits d'électeur-trice-s et instaurer un dialogue sur la question du vote au sein de leur famille.

MONIQUE BULTEL HERMENT, 08 novembre 2014 à 23h43

De François Mitterrand à François Hollande, nous Socialistes, avons toujours parlé de réforme de la constitution, mais nous n’avons rien fait. Nous avons gouverné le pays de 1981 à 1993, de 1997 à 2001, et depuis 2012, alors que nous détenons tous les pouvoirs, nous avons dénoncé les incohérences d’une Vème République incompatible avec une société que nous voulons, démocratique, partagée, juste, moderne. Ce système à bout de souffle sème un chaos grandissant dans notre organisation sociale et nous en voyons les conséquences, plus graves à chaque élection, sur le vote des électeurs. Du non cumul des mandats à l’irresponsabilité politique en passant par la réduction du rôle des parlementaires à celui de godillot de la république. Cette constitution génère finalement toutes les conditions de la dérive extrémiste. Pour autant nous n’avons jamais amorcé les réformes indispensables. A chaque étage de notre millefeuille institutionnel on raisonne en terme de guichet, de concurrence ou de lutte de pouvoir, quasiment plus jamais en terme de projet ou d’intérêt général. A tous les paliers la défiance des citoyens à l’égard du politique prend le pas sur la confiance et, là encore, le risque est imminent de voir le parti socialiste exclu de l’offre politique au deuxième tour des élections locales. Jamais, les crises sociales et économiques n’ont engendré autant d’attente citoyenne, de soif de justice et d’exigence de contrôle démocratique. Aujourd’hui, le parti socialiste, progressiste, doit porter la VIème république, parce qu’elle est constitutive de la réponse à la question de la citoyenneté. Aujourd’hui, nous pouvons re-donner un sens à la démocratie, à l’occasion d’un vrai débat participatif, en ouvrant avec les Français le grand chantier de l’avènement de la VIème constitution de notre histoire. Si nous ne pouvons pas ou si nous ne voulons pas le faire, les Français auront raison de penser que d’autres, mieux que nous, sauront être aux commandes de notre pays. Ils voteront en conséquence. C’est notre responsabilité que de faire avancer cette réforme. Depuis juin 2008, notre déclaration de principe n’affirme t’elle pas dans son article premier : « Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, c’est vouloir changer la société. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et du combat pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine. » ?

Luc BELOT, 08 novembre 2014 à 23h37

LE NUMERIQUE N’EST PAS APOLITIQUE, LES SOCIALISTES DOIVENT CONSTRUIRE LEUR DISCOURS DIGITAL Le numérique est reconnu comme un formidable vecteur d’évolution et de croissance. Et pourtant musique et vidéo en ligne interrogent notre exception culturelle ; les applications de chauffeurs privés émeuvent les taxis centenaires ; le partage en ligne de logements ignore nos règles fiscales. Il est urgent de sortir des poncifs anxiogènes de la technologie destructrice d’emploi et des réseaux sociaux nouvel opium du peuple. Aussi vrai que le numérique est disrupteur, qu’il vient hacker nos modes de pensée, le parti socialiste doit construire sa réflexion numérique. Sans être exhaustifs, différents sujets doivent trouver une réponse politique : - LA NEUTRALITE DU NET garantit l'égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet et s’oppose à toutes discriminations liées à la source, la destination, au contenu de l'information transmise ou liées au fait que son émetteur ait payé un quelconque droit de priorité. Les socialistes Français doivent être à la pointe d’une démarche Européenne pour définir de nouvelles règles du jeu adaptées aux plateformes et aux terminaux, et ne souffrir d’aucune exception. - La Propriété de nos DONNEES PERSONNELLES est une fausse bonne idée. Elle introduirait en droit un caractère patrimonial, permettant de fait leur commercialisation, voire leur vente. Il faut y préférer l’autodétermination informationnelle, le pouvoir de l’individu de décider lui-même sur la base du concept d’autodétermination quand et dans quelle mesure une information relevant de sa vie privée peut être communiquée à autrui, donnant un cadre juridique à leur utilisation, communication et mise en ligne. - La France est déjà leaders dans les impressions 3D, dans les objets connectés, le numérique sera un vecteur de développement pour l'ECONOMIE « classique », mais aussi par la mobilisation des écosystèmes pour répondre aux problèmes de financement des entreprises innovantes. - Comme en son temps l’électrification, le déploiement du très haut débit est un enjeu d'AMENAGEMENT autant que d’égalité entre les territoires et les citoyens. Supprimer les dernières zones blanches permettra de lutter contre le déclassement, l'éloignement territorial comme social de nombreuses zones rurales. UNE REPONSE POLITIQUE Trop longtemps perçu comme un sujet technologique ou économique, les partis ont laissé la logique libérale répondre aux enjeux du monde digital. Le Parti Socialiste devra inscrire dans sa carte d’identité et dans ses propositions la question des contenus et des usages pour construire la République Numérique, vecteur de transformation sociale et d’égalité.

Seti REYES, 08 novembre 2014 à 23h34

CONTROLE DEMOCRATIQUE DE LA DESIGNATION DES COLLABORATEURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DES MINISTRES. Un aspect important de la représentation des électeurs par les parlementaires et le président de la république est le contrôle des postes de conseillers ministériels , chefs de cabinet et directeurs de cabinet. Personne au Parti socialiste ne contrôle ces nominations, on ne sait pas qui décide. Probablement le cabinet du président de la république et celui du premier ministre, conseillés par le secrétaire général de l'Elysée. Mais qui décide pour le cabinet présidentiel ?. Probablement les conseillers du candidat présidentiel et des hauts fonctionnaires proches du président élu. Ces personnes n'ont pas été élues par le peuple et pourtant décident et orientent la politique économique du pays. Souvent les directeurs, chefs de cabinet et conseillers sont d'anciens hauts fonctionnaires partis pantoufler dans le privé et qui reviennent prendre une place de conseiller du prince, pour défendre un lobby particulier et notamment les lobbies bancaire et énergétique. D'autres sont de hauts fonctionnaires mis à disposition ou en détachement. Dans tout les cas, il n'y a aucun contrôle démocratique sur l'attribution de ces postes qui pourtant jouent un rôle essentiel dans la politique exercée par le gouvernement. Comment faire pour que le Parti socialiste ait son mot à dire sur la nomination des collaborateurs du président de la république et des ministres ? Le contrôle démocratique de la désignation de tous les collaborateurs du président de la république, du premier ministre et des ministres doit faire partie de la réforme de la 5e république. Il s'agit de diminuer l'influence des lobbies sur la politique gouvernementale et d'accroître l'influence des électeurs sur la politique du gouvernement .

Le parti doit procéder à une clarification idéologique devenue indispensable: il doit une fois pour toute faire sien le principe de réalité et abandonner la facilité qui consiste à refuser le réel au nom d’une bonne conscience inopérante. En effet refuser le réel, c’est ne pas se donner les moyens d’agir efficacement sur lui. C’est également, pour le parti socialiste, démissionner de son rôle pédagogique auprès des militants et des Français, ce qui est le plus sûr moyen de favoriser le vote populiste. Alors, oui, il faut faire preuve d’abnégation, de courage, d’efforts. Oui, le parti socialiste doit faire une fois pour tout son Bad-Godesberg, assumer et même revendiquer sa nature réformiste. C’est à cette seule condition qu’il pourra retrouver une vraie crédibilité de parti de gouvernement. Qu’il pourra convaincre à nouveau les Français qu’il a renoncé aux combats internes pour s’intéresser à eux. Qu’il éradiquera à terme du champ politique une « gauche de la gauche » qui ne propose aucune politique au-delà de ses incantations rituelles et est le meilleur ennemi de la gauche de gouvernement. La politique économique illustre cette nécessité : quelle est la situation de la France aujourd’hui? Elle est simple : la France est un pays qui vit au-dessus de ses moyens et qui n’est pas assez compétitif. La France vit au-dessus de ses moyens parce que chaque année la dépense publique est supérieure aux recettes. Ce qui aboutit à un endettement massif : la dette publique s’élève aujourd’hui à 95% du PIB, soit 2 000 Mds €. Le service de la dette est le premier poste budgétaire, devant l’éducation. Avec pour conséquence d’hypothéquer l’avenir des générations futures, de fragiliser l’indépendance de la France en augmentant sa dépendance vis-à-vis de ses créditeurs et de nuire à sa crédibilité dans le concert international alors qu’elle est nécessaire pour faire évoluer les équilibres politiques en Europe. La France a une offre industrielle qui n’est pas assez compétitive. Ce qui a un impact doublement négatif sur la croissance : dans notre économie très internationalisée, une relance de la demande des ménages ne profiterait pas à l’industrie française qui ne serait pas en mesure de capter ce surcroît de demande et par ailleurs les anticipations négatives des chefs d’entreprise limitent l’investissement des entreprises, autre vecteur de croissance. La mise en œuvre d’une politique de compétitivité et de réformes structurelles est la réponse à cette situation. Le pacte de responsabilité s’inscrit dans cette perspective. Le parti socialiste doit tourner le dos à un socialisme du passé et soutenir cette politique moderne, courageuse et réaliste.

La place d'internet et des réseaux sociaux dans la rénovation de la vie politique Les citoyens sont aujourd'hui mieux informés que jamais. Réseaux sociaux, « décodeurs », l'ère de l'information est à son paroxysme. Le résultat c'est une accélération du temps, et de l'exigence des citoyens devant les résultats. L'autre conséquence c'est la critique permanente de l'inaction ou de la lenteur des élus et des décideurs. Le temps des réseaux sociaux est différent du temps de la décision politique. Pourtant il s'agit d'un progrès de la démocratie que nous devons intégrer et favoriser. Un progrès parce que cela permet une participation des citoyens dans leur ensemble, ces états généraux eux-mêmes en sont la preuve. Un progrès parce que cela installe le débat sur la place publique. On peut regretter qu'il soit permanent, mais il impose une meilleure préparation des décisions, et une plus grande qualité dans les prises de parole et de positions. Un progrès parce que les rumeurs, les fausses informations apparaissent au grand jour avec la possibilité de les démentir, de les contrecarrer. L'irruption dans notre vie démocratique de ces nouveaux moyens d'information, d'action et de débat doit être pris en compte sous plusieurs aspects : − le fonctionnement du Parti lui-même − l'impact sur les institutions et la gouvernance − une déclaration des droits du citoyen sur Internet (Suite au format PDF, en pièce-jointe)

Sympathisants socialistes de Saint-Mandé, 08 novembre 2014 à 23h14

Lors de la réunion sur les EGS qui a réuni la section de St-Mandé et ses sympathisants, l’un d’eux a signalé qu’il ne se vivait pas comme sympathisant du PS mais comme sympathisant socialiste, insistant tant sur sa perception négative de l’appareil que sur la permanence des valeurs du socialisme. Vu de l’extérieur, le PS donne une impression de confusion du point de vue idéologique comme du point de vue des comportements. Il manifeste des difficultés à se positionner comme parti de gouvernement et verse même à travers les frondeurs dans une critique acerbe. Cette attitude apparaît déconcertante et destructive. Pour sa part, la politique du gouvernement est peu lisible alors que des réformes nécessaires sont menées. Elle souffre d’un déficit de narration qui donne à la comprendre dans son contexte européen et mondial. La politique nécessaire de soutien à l’entreprise doit être mieux ciblée vers le tissu des PME. La situation est d’autant plus grave que le PS n’est plus perçu comme un lieu de réflexion politique, porteur d’une vision sociétale à moyen et long terme. Son appareil politique semble paralysé et replié sur soi dans des guerres de baronnies, balloté au gré d’ambitions carriéristes. Le délai dans l’application du non cumul des mandats a donné un signal négatif sur la volonté de renouvellement du personnel politique et d’ouverture à la société civile. Pourtant la nécessité persiste d’un grand parti de gauche qui porte, en les faisant évoluer sans les renier, les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité, de justice sociale. Le PS doit être le parti de l’intelligence collaborative, un parti visionnaire, porteur de réflexion sur les modèles collectifs et non « une académie de notables ». Il peut faire preuve de pragmatisme sans renoncer à atteindre un horizon imaginaire. Il est attendu comme laboratoire d’idées, prenant appui sur la capacité de réflexion des militants et du monde associatif et citoyen sur lequel il doit s’ouvrir, pour porter une analyse sur le tournant de civilisation auquel nous sommes confrontés. Les EGS sont une initiative positive, qui porte la marque d’une réelle transparence par le versement des contributions à la réflexion collective. Le PS se distingue en cela des autres partis. Les sympathisants seront néanmoins attentifs à l’usage qui sera fait par les instances nationales des contributions. Ils considèrent que le PS a une réelle responsabilité dans le redressement de la situation dans les 2 ans et demi de présidence de F. Hollande qui restent. La venue au pouvoir d’une droite nationaliste et réactionnaire symbolisée par N. Sarkozy et M. Le Pen signerait non seulement l’échec du gouvernement mais aussi celui du PS.

Seti REYES, 08 novembre 2014 à 23h12

Le système représentatif avec ses parlementaires existe depuis 165 ans environ dans les pays occidentaux, avec des interruptions. Il s'est étendu à la plupart des pays développés au début du 20e siècle. Le principe d'élire des parlementaires tous les 5 ans existe depuis cette époque-là. Au milieu du 19e siècle, moins de 10 % de la population savait lire et écrire. Aujourd'hui une grosse partie de la population des pays démocratiques sait lire et écrire. De plus, grâce aux médias, l'informatique et internet, l'information circule très vite. Est-il légitime de maintenir le même principe de représentation, avec des élus désignés tous les 5 ans, comme un siècle et demi auparavant ?. Surtout si l'on considère que ces élus ne rendent compte devant personne de leur action pendant 5 ans. Nous devons réformer notre système de représentation pour permettre un contrôle démocratique fréquent sur les parlementaires. C'est la seule façon d'atténuer l'influence grandissante des lobbies lors de l'élaboration des lois. Comment contrôler les décisions et le vote des élus ? En instaurant des lieux de rencontre avec les électeurs où les parlementaires rendraient compte de leur action de façon régulière et expliqueraient pourquoi ils votent pour ou contre telle ou telle loi. De même, nos élus devraient consulter leurs électeurs et se faire aider par eux dans l'élaboration d'un projet de loi, d'un amendement, etc. Par ailleurs, toutes les lois importantes devraient être ratifiées par référendum. Bien sûr, il faut appliquer le non cumul des mandats dans le nombre et la durée pour empêcher que les élus deviennent des professionnels de la politique et les soustraire ainsi, en partie, de l'influence des lobbies, tout en renouvelant le personnel politique. Sur un plan plus général, il faut changer la loi sur les médias et revenir à la loi de Mitterrand de 1981 qui interdisait, selon l'esprit du CNR , le contrôle des médias à plus de 50 % par les grands groupes économiques ou financiers. De même, il faut interdire les sondages sur la politique et l'économie. Le contrôle des médias par les grands groupes et les sondages, sont utilisés pour influencer l'opinion publique et donc pour orienter le résultat des élections. Les sondages sont des instruments permettant de manipuler l'opinion publique, en même temps que le gouvernement, les responsables politiques et les parlementaires. Ainsi, le système "démocratique" représentatif est complètement détourné en faveur du pouvoir économique. Les médias, les instituts de sondage influencent une première fois pour faire élire les candidats les plus favorables aux lobbies et une deuxième fois, lors de l'élaboration des lois.

Emile Bregeon, 08 novembre 2014 à 23h03

De même que nous avons instauré la parité, il serait bon de réfléchir à une représentativité du monde ouvrier. Il faudrait un statut de l élu avec notamment moyennant cotisation le droit au chômage. Cela permettrait de s engager sans se retrouver sans revenu si on est élu du privé et que l on a perdu son emploi. En plus du non cumul, il faudrait instaurer une limite d âge comme ds la fonction publique. Est-il normal de voir un député de 85 ans ou plus.....Cela permettrait le renouvellement. Dans le même esprit, Le Président ne peut se présenter plus de 2 fois, un député , un sénateur, etc.... ne devrait pas pouvoir se présenter plus de 2 ou 3 fois à la même fonction élective. Dans les cabinets ministériels, est-il normal de ne retrouver quasiment que des personnes avec des niveaux d études très élevés. Il pourrait y avoir dans les ministères une cellule composée de salariés représentant une diversité du salariat. Ceux qui ont travaillé dans les entreprises qui dépendent de ces ministères seraient en mesure de donner des avis, des conseils, donner des indications des orientations qui seraient un atout supplémentaire avant de prendre les décisions Il faudrait communiquer clairement sur ce que gagne un représentant de la nation en indiquant clairement qu il est important et normal au vu de l importance et de la responsabilité que les indemnités des élus soient à ces niveaux là. En revanche, la gauche devrait avoir le courage et s honorerait de faire le ménage dans les rémunérations des collaborateurs avec des rémus connues assumées et affichées. Proposer un nouveau système de retraite tant décrier, en expliquant comment lorsque l on est élu et que l on travaille à mi temps on perd 50 pour cent de ses cotisations. La retraite des élus est là pour compenser et inciter à l engagement. Sur la diversité des élus, ne pourrait on pas en plus des élus prévoir comme à l origine de la démocratie, des personnes tirées au sort et qui agiraient en qualité de société civile au sein des assemblées. Proposer lors des soirées politiques de ne pas seulement donner la parole à soit disant la société civile, mais inviter des élus CG, CR qui sont eux mêmes issus de la société civile pour montrer que les élus sont aussi des citoyens comme les autres qui s engagent au service des autres et qui ne comptent pas leur temps.

CORINNE PICAUT, 08 novembre 2014 à 22h38

DE NOS VALEURS V COMME VALEURS Redonnons des couleurs aux valeurs de notre déclaration de principes,celles de LIBERTE,EGALITE,FRATERNITE.La promesse d’EGALITE n’est plus tenue.Notre société se caractérise par l’inégalité des chances face aux savoirs, aux emplois, aux opportunités,aux clientélismes, à l’impôt.AGIR Mettre les profs expérimentés aux endroits où les inégalités se concentrent en offrant rémunérations accrues, carrières attractives.Réformons véritablement l’Impôt,rendons le égalitaire,citoyen.La FRATERNITE bat de l’aile.Corporatismes en hausse,refus de voir l’autre,de le reconnaitre se développent avec les idéologies extrêmes.Réaffirmons la Fraternité envers le migrant qui se noit aux portes de l’Europe.A COMME ARGENT Redéfinissons notre rapport à l’argent. Quid du Capitalisme,accepté par le PS mais critiquable vu ses excès,son absence de perspectives sur le long terme ? Les dérives récentes doivent nous amener à la réflexion,l’action.Plus de rente de situation pour apparatchiks en quête de postes électifs! L’exemplarité de l’élu doit être notre règle pour redorer le blason de la Politique auprès des citoyens. AGIR Affirmer,appliquer l’interdiction du cumul des mandats, les limiter dans la durée, exclure les contrevenants à la règle, renforcer le contrôle et la transparence de l’utilisation des indemnités électives, créer un statut de l’élu. L COMME LIBERTE Cette valeur nous la portons haut avec l’adoption de la loi Taubira. AGIR Quid du vote des Etrangers? E COMME Europe, ECOLOGIE Face à la déliquescence de l’idée européenne, envoyons au Parlement des élus compétents. AGIR militants, décidons des candidats!Dans une France à l’économie chahutée, comment rendre plus visible la Politique réalisée en matière d’Ecologie ?AGIR Comment soutenir l’organisation du sommet Climat mondial en France? U COMME UNITE NATIONALE Montée des extrêmes et des idéologies fascisantes ?le PS doit REdire la nécessaire Unité de la Nation.Les tentations communautaires existent.Elles sont contraires à l’idée que les socialistes se font de la Nation et sont donc à combattre.AGIR Réinvestissons l’idée de Nation en la diffusant à l’Ecole,donnons toute sa place à l’Histoire,développons le service civique universel, les sports et la Culture pour la jeunesse.R COMME REPUBLIQUE Les élus PS vont devenir une denrée rare! Anticipons,ouvrons la porte à de nouveaux profils et pratiques. AGIR Militants, prenons le pouvoir. S COMME SENS DESSUS-DESSOUS Nous sommes à la croisée des chemins, devant nous, défaites électorales,perte de moyens et de militants pour longtemps!Construisons enfin un PS fondé sur nos valeurs, actant de nouvelles pratiques démocratiques et éthiques.

Frasca Guillaume, 08 novembre 2014 à 22h35

Pourquoi parler de la démocratie aujourd'hui ? Elle semble accepté par tous, mais c'est oublier un peu vite que beaucoup ont mis du temps à l'adopter, et que d'autres, qui auraient aujourd'hui le vent en poupe, ne l'utilisent que comme un paravent pour dissimuler un autoritarisme, dont le but ultime serait bien sa liquidation. Cet idéal démocratique est-il fané ? Mal en point sûrement. La crise démocratique est bien là : au-delà des flux et reflux de la vie politique, l'érosion de la participation des citoyens aux élections, la délégitimation croissante dont sont frappés les élus et les partis politiques, sont le signe que quelque chose ne va plus. La tâche du moment est de renouer le lien de confiance entre les citoyens et la politique. Parce que la démocratie est intimement liée à l'aspiration à l'égalité, elle est bien ce qui forge l'identité des socialistes, ceux qui hier se sont battus pour que le suffrage ne soit plus censitaire et masculin mais universel, comme ceux qui aujourd'hui défendent, malgré les vents contraires, le droit de vote des étrangers aux élections locales. Parité, non-cumul des mandats, soyons fiers de nous être engagés dans cette transformation de la vie politique, soyons combatifs pour la poursuivre et l'achever, et soyons déterminés à combattre les résistances, y compris lorsqu'elles existent dans nos rangs. Nous portons à cet égard une responsabilité historique. Parce que la démocratie suppose des citoyens éclairés aptes à débattre des choix cruciaux qui façonnent la société à laquelle ils aspirent, les socialistes doivent poursuivre aujourd'hui comme hier le combat pour une éducation accessible à tous. Face au sentiment d'inutilité du vote, et à la défiance qui frappe la démocratie représentative, il s'agit de restaurer la valeur de la parole politique. Face aux cynisme de ceux qui proclament que les promesses n'engageraient que ceux qui les entendent, les socialistes doivent au contraire placer au cœur de leur démarche l'exigence du « faire ce que l'on a dit ». Face au désenchantement et au désinvestissement des citoyens, face à l'émergence de pratiques plus horizontales favorisées par l'existence des outils numériques, notre responsabilité est d'être les créateurs de nouveaux espaces de délibération, à tous les niveaux. Conseils de quartier ou budget participatifs, nouveaux espaces de parole, initiatives citoyennes, nous devons initier ces nouveaux espaces d'apprentissage de la délibération démocratique. Plus que jamais, face aux vents mauvais, il s'agit d'affirmer notre confiance dans la capacité de la démocratie à faire vivre ensemble les citoyennes et les citoyens de ce pays.

FEDERATION DES FRANCAIS A L'ETRANGER FFE-PS, 08 novembre 2014 à 22h08

Fédération des Français de l’étranger. Contribution fédérale ‘Français de l’étranger pleinement citoyens’ Les Français de l’étranger sont une richesse pour la France. Les socialistes revendiquent pour eux le bénéfice effectif des services publics et l’exercice entier de leur citoyenneté. Nous demandons un meilleur soutien aux porteurs de projets désirant s’expatrier. Une fois lancées à l’étranger, les PME françaises rencontrent des difficultés mais les grandes entreprises sont soutenues en priorité.. Or, ces PME maintiennent un niveau élevé de savoir-faire et participent de l’excellence de notre industrie. Les services consulaires, conseillers du commerce extérieur et conseillers consulaires doivent collaborer et lever ces difficultés : accès au réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie, au crédit, à la formation professionnelle... Les universitaires à l’étranger sont aussi une richesse pour notre pays. Il faut garantir leurs droits sociaux à l’étranger (retraite, assurance maladie) et favoriser, le cas échéant, leur retour : objectivité des recrutements y compris par voie électronique, titre de docteur et expérience à l’étranger valorisés. Citoyens résidant à l’étranger, nous voulons des services publics de qualité. Dans l’enseignement français, les points critiques sont le coût la scolarité et les conditions de l’homologation. On peut notamment agir par un meilleur financement des établissements scolaires. Les Jeunes Talents à l’étranger devraient bénéficier d’aménagements spécifiques. Sur le plan social, les conditions d’accès aux soins et à l’assurance maladie par la Caisse des Français de l’Etranger sont à améliorer nettement. L’aide aux Français qui en ont besoin, en nombre croissant, suppose des services consulaires renforcés. La fiscalité applicable aux Français à l’étranger doit être réformée pour plus de transparence, d’équité et de sécurité juridique. Sur le plan administratif (visas, organisation des élections, obtention de la nationalité) les services consulaires doivent optimisés, sans négliger la qualité de l’accueil. Cela suppose un personnel renforcé, bien formé, des prestataires de qualité, des services au citoyen en ligne. Des services consulaires optimisés collaborant avec les tout nouveaux 444 conseillers consulaires susciteront une véritable et vivante démocratie locale, pour les Français à l’étranger. L’accès, partout, aux programmes audiovisuels français participera de cette démocratie et soutiendra la francophonie. L’inscription automatique sur la liste électorale consulaire devrait (avec l’amélioration administrative), favoriser la participation aux élections organisées à l’étranger. TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINT

Sébastien Coudry, 08 novembre 2014 à 21h55

La démocratie doit s'adapter à la nouvelle société, du numérique, de l'information et au désir de responsabilisation du citoyen et relever le défi de l'abstentionnisme et du populisme. Notre démocratie représentative à travers ses institutions, est garante des libertés et des droits fondamentaux qui nous protègent de toutes instabilités et de l'autoritarisme. Mais une réforme institutionnelle s'impose, évaluer la nécessité d'une VIème République, définir le régime, parlementaire ou présidentiel et renforcement du parlement. Redéfinir la place d'une 2nde chambre, réaliser une décentralisation et démocratie territoriale aboutie. Les élus doivent avoir des rendez-vous réguliers avec leurs électeurs, de comptes-rendus de mandat et de consultation. Par ailleurs, il faut une réelle accession aux responsabilités de toutes les classes sociales, lutter contre une dérive élitiste et oligarchique de la gouvernance. Lutter contre la professionnalisation des mandats politiques et l'auto-reproduction du monde politique. Affirmer le non-cumul des mandats simultanés et dans le temps pour favoriser l'accession des mandats au plus grand nombre. Veiller à une parité complète, à la représentation de la diversité et de la diversité des professions comme celle du privé, avec un statut de l'élu. Les élus représentatifs sont les seuls responsables devant les citoyens, mais en complément pour l'expression plus directe de ces derniers, la démocratie participative doit bénéficier d'une reconnaissance formelle des élus et de l'administration. Il doit y avoir une consultation plus systématique entre les experts qui édictent des règles et les personnes concernées qui les vivent. Les consultations citoyennes doivent porter sur des sujets d'intérêt général et l'on doit envisager des délibérations à l'échelle d'un quartier avec un budget participatif. Le vote direct des habitants est à développer, il faut aussi permettre de véritables référendums d'initiative citoyenne. La participation et la co-construction avant de grandes décisions ou lois doivent être constantes. La démocratie participative a aussi besoin d'un réseau structuré pour partager ses différentes expériences sur tout le territoire. Parallèlement, l'éducation civique à l'école doit aussi porter sur l'histoire des idées politiques et leurs actualités. L'éducation populaire et la formation citoyenne à la politique doivent pouvoir être mises en oeuvre. La démocratie concerne aussi l'entreprise et l'administration, dans lesquelles les salariés doivent être mieux associés et les instances représentatives mieux représentées. Enfin, le PS doit fondamentalement s'appliquer à lui-même les changements qu'ils proposent aux français.

Prades-Conflent Section PS, 08 novembre 2014 à 21h24

L’avenir semble être le développement des intercommunalités et la réduction des compétences des communes. Dans cette optique, il est primordial de doter ces intercommunalités de Conseils de Développement Economique et Social consultatifs afin que les citoyens non élus mais experts du territoire puissent participer au développement du territoire. Dans un souci de démocratie et de représentativité, il est important que la désignation des conseillers communautaires et du président de la communauté de commune soit repensée (Scrutin de liste par exemple). L’intercommunalité est un bon outil mais aujourd’hui les habitants ne se le sont pas véritablement approprié. Pour aller plus loin, nous souhaiterions que les intercommunalités deviennent de véritables collectivités territoriales.

de Charente-Maritime Fédération Socialiste, 08 novembre 2014 à 21h21

Thématique : La place du militant dans le fonctionnement interne du PS. Pour rétablir la confiance des militants du parti socialiste, il est nécessaire que le parti garantisse au militant un statut solide et irrévocable. Le militant doit être reconnu comme un grand électeur incontournable pour toute désignation de candidat et pour toute décision importante. Le militant ne peut devenir électeur qu’après une période probatoire de 1 an. La formation des militants doit être effectuée tout au long de la vie militante, notamment sur des thématiques politiques, économiques, sociales et sociétales.

de Charente-Maritime Fédération Socialiste, 08 novembre 2014 à 21h11

L'égalité n'est pas incompatible avec la reconnaissance de la diversité. Le discours du Parti Socialiste doit être général mais doit parler à tout le monde, prendre en compte l'hétérogénéité des populations est essentiel. Le parti socialiste accueille la diversité. « Le socialisme c'était l'ouvrier » est une formule morte. Le socialisme ne doit plus se limiter à la reconnaissance des différences sociaux-économiques, mais à toutes formes de diversité. Après la reconnaissance de la parité homme-femme, il faut travailler à l'émancipation de toutes les autres formes de diversité, à la reconnaissance spécifique des immigrés, des homosexuels, des personnes en situation de handicap, etc. Il faut que la spécificité de certaines situations sociales soit reconnue dans la nation française. Ce travail ne doit pas concerner seulement les groupes en capacité de revendiquer. Il faut représenter ceux qui aujourd'hui restent sans voix ou invisibles, en marge de la Nation : les chômeurs, ceux qui ne sont pas encore citoyens (les immigrés en attente de naturalisation) par exemple. Mais le Parti socialiste ne doit-il pas aussi une attention particulière à tous ces citoyens ordinaires qui se sentent abandonnés par l'Etat : les Français situés loin des centres de décision, loin du service public, loin de tout. La reconnaissance du statut particulier de ces citoyens ne doit pas incomber aux seules associations, les partis politiques doivent prendre leur part. Pour un parti de gauche, la reconnaissance de la diversité, ce n'est pas assumer ou construire le communautarisme. N'est-ce pas plutôt admettre que certains individus sont en situation d'exclusion et y remédier ? La réponse à la diversité des populations, ce n'est pas donner un statut juridique à ces populations différentes, mais s'intéresser à leurs différentes manières de faire. Le parti socialiste doit non seulement reconnaître ces alternatives mais aussi les promouvoir. Le Parti Socialiste doit sortir de l'affirmation de la diversité pour la diversité comme discours politique et plutôt se mettre à agir avec les populations en souffrance. Pour réaliser cette ambition, le modèle du Parti Socialiste devrait être la forme associative. Les associations, c'est le soutien mutuel et l'esprit de service. Notre parti doit de nouveau faire société. Il doit être au plus proche des populations, au travers par exemple du soutien scolaire, des colonies, comme il a su le faire par le passé (association Léo Lagrange). Peu à peu, les partis ont abandonné cette place aux associations sous prétexte que le politique ne devait pas se mêler du quotidien des individus. Il est temps pour le Parti Socialiste de revenir à l'action collective.

de Charente-Maritime Fédération Socialiste, 08 novembre 2014 à 21h10

Si nous voulons que les citoyens reviennent vers le politique, ils doivent d'abord retrouver confiance dans les partis. Notre Parti socialiste doit d'abord être respectable et respecté. Nous devons être exemplaires pour nous-mêmes et nous devons, dans nos actions, ressembler à nos concitoyens dans leur diversité. Réhabiliter la politique, c'est d’abord travailler à l'égalité fiscale : tous les citoyens doivent contribuer par l'impôt au fonctionnement de l'Etat, sans exception. Il est urgent que notre Parti prenne ses responsabilités et lance une grande réforme fiscale. Les citoyens doivent être formés à l'esprit politique. Il ne faut pas avoir peur de parler politique dès le plus jeune âge, notamment à l'école. Tout Français doit être formé à l'histoire politique de son pays et familiarisé avec le débat sur les grands enjeux de société. Face à la multiplication des sources d'information et notamment les nouveaux réseaux sociaux, il devient impératif de former le citoyen pour qu'il construise son esprit critique. La démocratie numérique doit aussi être apprise. Le Parti socialiste doit de nouveau faire œuvre de pédagogie : il doit expliquer à tous comment se construit la décision, il doit mettre en place une éducation qui ne soit pas un embrigadement. Les élus notamment devraient, pour chacun de leur choix, se soumettre à un devoir d'explication. L'élu doit, dans une parole qui puisse être comprise par le plus grand nombre, rendre compte de chacune de ses actions publiquement, régulièrement en donnant les raisons qui l'ont conduit à agir et les objectifs poursuivis. Les décisions politiques doivent être prises lentement, avec réflexion, et en associant les citoyens à chacune des étapes du processus. La rapidité nuit à la démocratie en empêchant la consultation intelligente du plus grand nombre. Il faut restaurer et enseigner le temps long en politique. Pour y parvenir, des obligations légales de concertation doivent être imposées à l’échelon local : - - - - Compte-rendu à mi-mandat ; Outils numériques plus développés ; Référendum d’initiative locale ; Etc.

de Charente-Maritime Fédération Socialiste, 08 novembre 2014 à 21h08

On constate aujourd'hui une crise du système représentatif. Cette situation est, en France, historiquement inédite, les guerres ayant régulièrement entraîné une refonte du système représentatif. Le système représentatif reconnaît à une assemblée restreinte, à des élus «les meilleurs », le fait de représenter le peuple. Cette « reconnaissance » ne va plus de soi et la représentation politique, notamment nationale n'est plus perçue comme reflet des citoyens, creusant un fossé de plus en plus grand entre le peuple et leurs représentants. La professionnalisation de la vie politique et la faible diversité des profils d'élus en sont un des aspects. Une transformation du système représentatif s'avère donc nécessaire pour permettre une représentation plus juste et plus fidèle des citoyens. Elle implique une clarification du statut de l'élu, qui se doit d'être exemplaire. Une représentation plus fidèle des citoyens passe par le renouvellement régulier de la « classe » politique. Pour cela, la fin du cumul des mandats et des mandatures (pas plus de deux pour une même fonction exécutive et parlementaire) est vivement souhaitée. La mise en place d'un véritable statut de l'élu, la remise à plat de leur rémunération, la validation des acquis de l’expérience politique et le droit au retour pour les salariés du secteur privé devraient permettre de diversifier les profils. La parité doit être effective et les jeunes beaucoup plus impliqués dans l'apprentissage à la citoyenneté avec un droit de vote, obligatoire, octroyé dès l'âge de 16 ans, et la reconnaissance du vote blanc. L'élu, exemplaire, doit rendre compte de ses décisions, de son action et de la bonne utilisation des fonds publics. Certaines condamnations judiciaires ou pénales devraient entraîner une inéligibilité de fait à vie et il convient de mettre fin à la réserve parlementaire. Elle implique également de revoir les règles et modalités de désignation par les électeurs. Lire la suite de la contribution dans le document joint.

04 Fédération PS Alpes-de-Haute-Provence, 08 novembre 2014 à 21h00

La profonde mutation de notre modèle économique apparaît comme l'un des éléments essentiels de la remise en cause de notre démocratie. Face à l'augmentation des inégalités, le politique est de moins en moins audible. L'opposition systématique naît, pour partie, d'une absence de résultats – voire du fossé séparant les engagements des actes. Dans ce contexte, le poids social du chômage est devenu une entrave à la possibilité de rêver. Le sentiment d'abandon provoqué par cette situation laisse un corps électoral rabougri, aigri et incrédule. Les bonnes conditions du questionnement démocratique sont altérées par la préoccupation économique. Le triomphe de l'individualisme et la domination du consumérisme tout-puissant éloignent les peuples de la notion d'intérêt collectif et de l'idée même de l'engagement. La jeunesse, notamment, est particulièrement touchée par ce phénomène. Face aux nouveaux équilibres mondiaux, nos institutions sont vieillissantes. Les pouvoirs financiers dépossèdent progressivement les politiques de leur faculté de gouverner. Les symptômes de mal-être qui touchent la population sont connus : rupture entre élus et électeurs, crise de confiance, rejet des institutions, abstentionnisme, populisme, crise de l'intérêt général… Les élections ne sont plus la panacée. Elles ne portent plus suffisamment de légitimité pour asseoir l'action des élus. La compétence des décideurs est perpétuellement remise en cause, et parfois à raison. Les questions du scrutin proportionnel, du cumul des mandats dans le temps et du renforcement de la proximité avec le territoire sont devenues des évidences. Cependant, l'efficacité et la crédibilité de l'action politique doit renaître, justement, des territoires. Par exemple, les conseils de développement sont déjà des instances fonctionnelles de démocratie locale. À condition que leurs voix soient entendues, mis au service des communes et des intercommunalités, ils pourraient être le gage d'une nouvelle légitimité. Tirés au sort, ses membres seraient représentatifs de la population. De même, les associations sont les formidables incubateurs d'une démocratie alternative. Il faut pouvoir s'appuyer sur leurs énergies, notamment par la mise en place, localement, d'instances participatives dédiées. La nouvelle démocratie c'est savoir écouter et partager les compétences et les connaissances. Par ailleurs, l’institutionnalisation des conseils municipaux jeunes en leur octroyant un réel pouvoir décisionnel pourraient permettre un véritable apprentissage de la citoyenneté.

04 Fédération PS Alpes-de-Haute-Provence, 08 novembre 2014 à 20h59

La profonde mutation de notre modèle économique apparaît comme l'un des éléments essentiels de la remise en cause de notre démocratie. Face à l'augmentation des inégalités, le politique est de moins en moins audible. L'opposition systématique naît, pour partie, d'une absence de résultats – voire du fossé séparant les engagements des actes. Dans ce contexte, le poids social du chômage est devenu une entrave à la possibilité de rêver. Le sentiment d'abandon provoqué par cette situation laisse un corps électoral rabougri, aigri et incrédule. Les bonnes conditions du questionnement démocratique sont altérées par la préoccupation économique. Le triomphe de l'individualisme et la domination du consumérisme tout-puissant éloignent les peuples de la notion d'intérêt collectif et de l'idée même de l'engagement. La jeunesse, notamment, est particulièrement touchée par ce phénomène. Face aux nouveaux équilibres mondiaux, nos institutions sont vieillissantes. Les pouvoirs financiers dépossèdent progressivement les politiques de leur faculté de gouverner. Les symptômes de mal-être qui touchent la population sont connus : rupture entre élus et électeurs, crise de confiance, rejet des institutions, abstentionnisme, populisme, crise de l'intérêt général… Les élections ne sont plus la panacée. Elles ne portent plus suffisamment de légitimité pour asseoir l'action des élus. La compétence des décideurs est perpétuellement remise en cause, et parfois à raison. Les questions du scrutin proportionnel, du cumul des mandats dans le temps et du renforcement de la proximité avec le territoire sont devenues des évidences. Cependant, l'efficacité et la crédibilité de l'action politique doit renaître, justement, des territoires. Par exemple, les conseils de développement sont déjà des instances fonctionnelles de démocratie locale. À condition que leurs voix soient entendues, mis au service des communes et des intercommunalités, ils pourraient être le gage d'une nouvelle légitimité. Tirés au sort, ses membres seraient représentatifs de la population. De même, les associations sont les formidables incubateurs d'une démocratie alternative. Il faut pouvoir s'appuyer sur leurs énergies, notamment par la mise en place, localement, d'instances participatives dédiées. La nouvelle démocratie c'est savoir écouter et partager les compétences et les connaissances. Par ailleurs, l’institutionnalisation des conseils municipaux jeunes en leur octroyant un réel pouvoir décisionnel pourraient permettre un véritable apprentissage de la citoyenneté.

Nelly Fesseau, 08 novembre 2014 à 20h55

Nous sommes entrés dans un nouvel âge de la démocratie. Non pas que la démocratie au sens de « souveraineté du peuple » soit plus faible, mais la façon dont elle s'exprime, se vit, est différente et évolue. Les formes d’expression et d'engagement changent, les « piliers traditionnels » que sont les partis politiques et les syndicats en sont ébranlés, la promesse républicaine d'égalité est remise en cause. Le ciment de notre communauté de destin se délite. L'abstention et le vote aux extrêmes prennent une ampleur inégalée. Plusieurs raisons à cela : la fin des idéologies, l'individualisme, la crise économique, la peur de la mondialisation, le doute quant à l'action des politiques, des institutions remises profondément en cause. Tout cela conduit à une crise de confiance majeure et au fait que près de 70 %1 des français considèrent que notre démocratie ne fonctionne pas très bien ou pas bien du tout. La réhabilitation du politique ne pourra se faire que par des actions fortes, emblématiques et audacieuses : il faut revivifier notre démocratie en évoluant vers une démocratie de la confiance et de la responsabilité, engager une réforme de fond de l'école et impliquer davantage les jeunes dans l'exercice de la citoyenneté et, au sein de notre parti, être exemplaire. Une démocratie de la confiance et de la responsabilité implique des mesures symboliques phares et attendues depuis longtemps : la fin du cumul des mandats mais également des mandatures. La démocratie ne pourra être revivifiée que par une évolution nette de ce que les français rejettent aujourd'hui : la professionnalisation de la fonction politique. Ce moment est historiquement inédit : la 1ère puis la seconde guerre mondiale ont fait émerger une nouvelle génération de politiques et d'idées nouvelles. Aujourd'hui, la stabilité politique dont nous bénéficions depuis 1958 peut être un piège si nous n'y prenons pas garde. La priorité donnée à la jeunesse ne peut se faire que par une refondation de l'école. L'école n'assure plus son rôle d'ascenseur social : la mobilité sociale ascendante n'a pas varié depuis 1950. Les français ont l'image d'une société bloquée. Il faut donner à tous les enfants les mêmes chances de réussir à l'école. Là encore, cela impose des choix forts et assumés : donner la priorité à la petite enfance et à l'école primaire, accorder plus d'autonomie et de responsabilité aux chefs d'établissements, revaloriser les salaires, simplifier un système devenu trop complexe. Enfin, et pour ce qui concerne le parti socialiste, travailler autour d'un projet commun et partagé et revoir nos règles de fonctionnement pour plus d'ouverture, de simplicité, de clarté et d'exemplarité.

DIDR 75, 08 novembre 2014 à 20h48

Nous traversons une crise démocratique majeure et une désaffectation massive de citoyens. La non participation à la vie politique et l’abstention lors des élections sont inquiétants. La démocratie est en danger, la politique est atteinte par le poison du discrédit. Nous constatons Un dysfonctionnement du PS qui devrait être l’antichambre de la vie démocratique. Le PS consulte rarement ses militants et ignore leur vote et décisions lorsqu’ils sont consultés. Une professionnalisation des élus conséquence du cumul et du grand nombre de mandats dans le temps. Les citoyens sont exclus d’une participation à la prise de décision et démobilisés face aux défis de la vie politique. Nous demandons l’organisation de conventions préparatoires au prochain congrès et l’organisation au niveau des instances du parti d’une consultation sur la rénovation de notre démocratie, les modes de représentation citoyenne, les modes de scrutin. Les recommandations de cette consultation devraient être discutées lors du prochain congrès. Afin de préserver la démocratie, restaurer l’enthousiasme citoyen et la force collective du politique, quelques propositions pour rénover notre démocratie Un régime primo-ministériel. Le gouvernement sous l’autorité du PM exerce le pouvoir exécutif Un président qui ne gouverne pas élu au suffrage universel direct et garant du bon fonctionnement des institutions. Des mandats électifs démocratiques et la fin de la confusion des fonctions et des privilèges des professions d’Etat Un mandat législatif unique qui ne peut être exercé plus de deux fois consécutives Les élus locaux ne peuvent être titulaires que de 2 mandats délibératifs et ne peuvent pas cumuler 2 mandats exécutifs locaux. Ces mandats ne peuvent être exercés que 2 fois consécutives. Une loi organique organise un statut de l’élu conforme à la législation du travail, des droits sociaux, de la formation professionnelle. Le Sénat et l’Assemblée nationale son élus au suffrage universel. Un pouvoir parlementaire et législatif fort. Le gouvernement et le PM sont responsables devant l’Assemblée. Une cour de justice de la République compétente pour juger de la responsabilité pénale du Président de la République et des membres du gouvernement. Une vraie Cour constitutionnelle. Ses membres sont élus par le Parlement. Une justice indépendante. Le recrutement et la carrière des magistrats du siège et du parquet sont strictement séparés Un Conseil supérieur de la Justice, organe suprême chargé du fonctionnement de la justice Les étrangers résidant légalement sur le territoire français depuis 5 ans pourront voter aux élections locales Un pouvoir local renforcé et démocratisé.

section Elbeuf sur seine, 08 novembre 2014 à 20h45

Contribution de la Section d’Elbeuf sur Seine Renouveau du Parti : un nécessaire dialogue permanent Notre regard s’est porté sur les relations entre les élus du Parti et les militants de nos sections. Si ces relations arrivent à exister à l’échelon local plus on monte dans les différentes structures d’élus (communautés de communes, cantons, départements, régions, nationales et Européennes) plus les relations sont distendues voire inexistantes. De ce fait les militants se sentent délaissés, n’ont que très peu de moyen d’être écoutés et sont bien souvent dans l’impossibilité de relayer de manière efficace l’action de leurs élus. Plus grave encore quand ils n’en comprennent pas le sens et qu’ils trouvent que les actions engagées ne correspondent pas aux engagements pris pendant les campagnes électorales. Tout est loin d’être négatif les élus informent les adhérents par courriers papiers ou informatisés mais le dialogue direct est bien trop souvent insuffisant. Comment faire exister une section du parti ? Comment mieux faire remonter en dehors des campagnes électorales les interrogations, les réflexions des militants qui sont aux contacts des populations ? Comment construire des relations informatrices et formatrices de nos élus vers l’ensemble des militants de nos sections ? La parole du Parti est trop souvent inaudible, voire inexistante quand nous sommes au pouvoir au niveau national. La moindre critique apparait malheureusement très vite comme une trahison. Comment sortir de la logique de la 5ième République qui au niveau national ne permet pratiquement pas, quand nous sommes aux responsabilités au plus haut de l’état d’avoir un fonctionnement dynamique pour un Parti riche comme le notre ? Nous souhaitons que ces assises permettent un fonctionnement plus riche et plus harmonieux de notre Parti et qu’elles permettent une inflexion de la politique nationale qui hélas aujourd’hui est très loin d’être comprise par la population mais aussi par des militants de plus en plus nombreux.

Juan Menares, 08 novembre 2014 à 20h42

En France la démocratie est exercée seulement lors des élections. Si les élus ne font pas ce pourquoi ils ont été élus, on ne peut qu’attendre la fin de leur mandat. Nous proposons de mettre en œuvre une EVALUATION à mi-mandat faite de façon à éviter tout biais seul pré requis permettant l’application des adaptations identifiées. Les électeurs sont appelés à -donner leur avis sur une dizaine de sujets sélectionnés par le gouvernement et par l’Assemblée -à donner leur avis sur l’action du gouvernement et des élus locaux. En effet, l’action satisfaisante d’un responsable peut ne pas atteindre son but à cause des difficultés héritées ou de l’action de l’opposition. L’Evaluation permettra d’atteindre plusieurs objectifs : Concernant les électeurs : Les inciter à mieux prendre connaissance des difficultés du pays, Motiver une meilleure participation dans la vie politique, Exprimer leur avis aux sujets des problèmes consultés, Eviter les rumeurs et les remplacer par l’avis fiable des électeurs Concernant les responsables : Adapter leur action aux demandes des électeurs, Leur offrir la possibilité de se retirer si leurs conceptions et/ou valeurs leur semblent incompatibles avec ce que l’électorat demande. Concernant notre Parti : Atteindre l’objectif de nos Etats Généraux : « Redéfinir grâce à la base l’identité du Parti Socialiste et de revoir son organisation de fond en comble », Alimenter le débat politique dans les Sections et avec les sympathisants, Reconquérir la confiance de nombreux électeurs qui verront l’évaluation comme un effort important du Parti pour tenir les engagements pris, Arriver aux prochaines élections présidentielles en position favorable. Exemple : Marquez d’un X votre réponse : N° Question Oui Non 1 Certains des 60 engagements votés par la majorité ont été abandonnés ? 2 Est-il convenable quitter l’Union Européenne ? 3 Un étranger qui travaille en Francedepuis 5 ans doit-t-il avoir le droit de vote ? 4 Faut-il protéger l’argent public utilisé pour aider les grandes entreprises ? 5 Faut-il augmenter les moyens pour aider les chercheurs à trouver un emploi? 6 Faut-il que les revenus minimums permettent à une personne vivre correctement ? 7 Est-il convenable privatisatiser la Sécurité Sociale ? 8 Faut-il revoir les critères pour augmenter les revenus de l’Etat ? 9 Est-il acceptable qu’un patron puisse licencier sans motif ? 10 Est-il prioritaire favoriser l’organisation de coopératives ? Evaluation Satisfaisant Plutôt satisfaisant Plutôt pas satisfaisant Pas satisfaisant M le Président de la République - le Premier Ministre - le Député - le Président de la Région - le Président du Conseil Départemental - le Maire

Délégation socialiste française au Parlement européen, 08 novembre 2014 à 19h59

Il faut plus d’impulsion et de contrôle démocratiques, par le Parlement européen et par les parlements nationaux, c’est l’intérêt de tous. C'est aussi un message fort envoyé par les citoyens lors des élections européennes. Depuis le début de la crise, c'est le Conseil européen, plus exactement, l'Eurogroupe, qui a joué un rôle central dans la définition de la politique économique de la zone euro. Parce que la Commission était faible, parce que le Parlement européen n'a pas suffisamment de pouvoir, certains au sein du Conseil, ont imposé leurs choix. M. Jose Manuel Barroso a, pendant dix années, laissé proliférer des arrangements intergouvernementaux au détriment de la logique et des prérogatives communautaires, et du fonctionnement optimal et normal de l'Union européenne. Nous devons redonner le primat à la dimension politique, cesser de se focaliser sur l’exigence du moment, toujours court termiste, toujours en retard d'une crise. Toute solution économique doit s'inscrire dans un projet politique qui ne saurait être que démocratique, c'est-à-dire compris -parce qu'expliqué- et consenti par les citoyens européens. Le retour à un fonctionnement normal des institutions européennes fondé sur la méthode communautaire est une condition préalable pour redonner à l'Union la légitimité qui lui manque en matière de gouvernance économique : le Conseil européen doit donner les orientations, la Commission doit assumer son pouvoir d'initiative, le Conseil, -en évitant les petits marchandages entre États parfois déconnectés des enjeux réels-, et le Parlement européen doivent jouer pleinement leur rôle de co-législateur. Un fonctionnement normal des institutions garantira plus de transparence et plus de légitimité. L'un des moyens pour répondre au besoin de légitimité invoqué par les citoyens est de renforcer la dimension parlementaire du processus de décision en matière économique et budgétaire. LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT

Vargas Loreto-Maria, 08 novembre 2014 à 19h54

Nous traversons une crise démocratique majeure et une désaffectation massive de citoyens. Leur non participation à la vie politique et l’abstention lors des élections est grave et inquiétant. Nous assistons à une sourde et lente décomposition du système politique. La démocratie elle-même est en danger, la politique est atteinte par le poison du discrédit. Nous constatons Un dysfonctionnement de notre parti qui devrait être l’antichambre de la vie démocratique. Le PS consulte rarement ses militants, les mette souvent devant le fait accompli, ignorent leur vote et décisions lorsqu’ils sont consultés. Une professionnalisation de nos élus conséquence du cumul et du grand nombre de mandats dans le temps. Les citoyens sont exclus d’une participation active à la vie politique et à la prise de décision. Nous demandons l’organisation de conventions thématiques avant le prochain congrès et l’organisation d’une consultation sur la rénovation de notre démocratie, les modes de représentation citoyenne et les modes de scrutin. Afin de restaurer l’enthousiasme citoyen, rétablir la force du politique, quelques propositions pour rénover notre démocratie. Etablir un régime primo-ministériel. Le gouvernement sous l’autorité du Premier ministre exerce l’ensemble du pouvoir exécutif Un président de la République qui ne gouverne pas, élu au suffrage universel direct. Il est garant du bon fonctionnement des institutions. Des mandas électifs démocratiques et la fin de la confusion des fonctions et des privilèges des professions d’Etat Un mandat législatif unique qui ne peut être exercé plus de deux fois consécutives Les élus locaux ne peuvent être titulaires que de 2 mandats délibératifs et ne peuvent pas cumuler deux mandas exécutifs locaux. Ils ne peuvent être exercés que 2 fois consécutives. Une loi organique organise un statut de l’élu conforme à la législation du travail, des droits sociaux, de la formation professionnelle. Le Sénat et l’Assemblée nationale son élus au suffrage universel. Un pouvoir parlementaire et législatif fort. Le gouvernement et le PM sont responsables devant l’Assemblée nationale. Une cour de justice de la République compétente pour juger de la responsabilité pénale du Président et des membres du gouvernement. Une vraie Cour constitutionnelle. Ses membres sont élus par le Parlement réuni en congrès. Une justice indépendante. Le recrutement et la carrière des magistrats du siège et du parquet sont strictement séparés. Un Conseil supérieur de la Justice qui est l’organe suprême chargé du fonctionnement de la justice. Les étrangers résidant légalement sur le territoire français depuis 5 ans pourront voter aux élections locales.

Sections PS Pays de Vannes, 08 novembre 2014 à 19h43

1) Remettre le citoyen au cœur de la vie publique Il est urgent de redonner aux citoyens les moyens de participer aux décisions publiques au-delà des temps électoraux. Les contradictions des exigences individualistes et corporatistes qui ne cessent de se multiplier (« moins de dette, moins de déficits, moins d’impôts, plus de services… ») appellent pédagogie et arbitrages au service d’un intérêt général réhabilité. Qu’il s’agisse d’éducation populaire ou de participation, la proximité offerte par la démocratie locale doit faire l’objet de mesures de soutien, en visant plus particulièrement les personnes éloignées de l’espace public pour des raisons culturelles ou sociales. Et parce qu’ils incarnent l’avenir de notre démocratie, les jeunes doivent en être pleinement partie prenante. Mesures concrètes -Rendre le vote obligatoire avec une reconnaissance pleine et entière du vote blanc -Instaurer le vote des étrangers pour les élections locales 2) Garantir l'exemplarité, le renouvellement et la représentativité des élu-e-s Les logiques de reproduction sociale au sein des instances nationales des organisations politiques favorisent une endogamie dangereuse pour notre République car elle tend à déconnecter les élus des réalités et à accréditer l’isolement d’une « classe politique » préoccupée par ses intérêts personnels et peu soucieuse d’exemplarité. Ne jetons pas l’opprobre sur la majorité des élus, dévoués et sincères, mais travaillons plutôt à la diversification des profils des représentants des citoyens. Mesures concrètes -Mandat unique et pas plus de deux mandats consécutifs pour les parlementaires et les membres d’exécutifs locaux (dont les EPCI) -Mettre en place un statut du citoyen-élu, en particulier pour les salariés du privé (formations…) -Appliquer aux élus les règles qui s’appliquent aux travailleurs (présence, assiduité…) et les sanctions liées en cas de manquement, en rendant publiques ces données 3) Démocratiser les institutions de la République La dérive présidentialiste de la Vème République doit être stoppée. Une reparlementarisation s’impose afin de faire vivre un sain débat démocratique dans un cadre collectif et proposer des mesures adaptées à la diversité de notre pays. La République des territoires doit enfin devenir une réalité autour du couple régions renforcées-intercommunalités démocratisées, doté de compétences réglementaires et d’une véritable autonomie financière, sans oublier la question centrale des fusions de communes. Mesures concrètes -Refaire du Parlement l’institution centrale de la République -Supprimer la réserve parlementaire -Élire au suffrage universel direct les membres des intercommunalités

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h37

Renforcer la transparence des partis politiques Face à la défiance historique à l’égard de la politique, il convient de poursuivre les efforts de transparence en renforçant les règles de financement des partis politiques. Les progrès en matière de transparence engendrés par les lois récemment adoptées démontrent que la très grande majorité des élus en France sont honnêtes, dévoués et respectent toutes les lois. Mais la sidérante série d’affaires, de fraudes fiscales et autres détournements n’en est que plus brutale. Médiatiques, mortifères pour la démocratie et la République, elles nourrissent le populisme réactionnaire. Les tenants du « tous pourris » dont le FN comptent pourtant la plus grande proportion de condamnations en justice et utilisent des structures de financement douteuses. Mais faute d’une grande visibilité du système de financement des partis politiques et des élections, cette réalité est souvent ignorée par les citoyens. De même, le cumul excessif de retraites et financements divers pour des responsables politiques et élus, des milieux financiers aux Etats peu démocratiques lors de conférences ou l’exercice d’activités de conseil multiples demeurent incroyablement tolérés comparé aux conflits d’intérêts et confusion des genres qu’ils incarnent. Alors que les bouleversements de notre temps sont aussi caractérisés par de nouvelles exigences démocratiques, l’exigence de probité, l’éthique dans la politique, l’utilisation honnête de l’argent public et la mobilisation anti-corruption sont une priorité. Malgré l’encadrement du financement de la vie politique en France, d’importantes marges de progrès demeurent. La règle selon laquelle dépasser 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions législatives suffit pour avoir droit à une dotation de l’Etat parait discutable. La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Publiques dispose de moyens encore trop limités. Surtout, la perception de dotations par une myriade de groupes et partis inconnus, de plus de 250 structures politiques sans aucun élu, souvent quasiment sans militant ni aucune visibilité de terrain, constitue une anomalie démocratique à corriger. Les règles légales régissant ces versements doivent donc être durcies afin de mettre fin à ce système de micro-partis qui ne servent généralement qu’à un financement détourné d’autres partis ou entités. De même, les flux financiers, dotations, subventions, conventions ou prestations entre partis doivent tous être transparents et rendus publics chaque année. Ce contrôle et cette transparence à l’égard des financements des partis sont une condition majeure de la réhabilitation de la politique auprès des citoyens.

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h35

Pour le Non-cumul : un engagement fort à gauche Encouragé par l’exigence grandissante des citoyen-ne-s pour la transparence et la disponibilité des élu-e-s, la gauche, le PS en particulier, a pris position pour limiter, voire mettre fin, au cumul des mandats. Le non-cumul garantit la qualité du travail politique et le bon fonctionnement de notre démocratie. En effet, qui dit cumul dit absentéisme plus important et qui dit cumul dit éparpillement. En effet, les élus ne peuvent se démultiplier à l’infini. Ils passent alors nécessairement à côté d’une partie de leurs responsabilités, de leurs dossiers et se coupent mécaniquement de certains de leurs électeurs. Stopper le cumul est aussi un puissant vecteur de renouvellement, de féminisation tendant enfin à la parité réelle, de rajeunissement et de diversification des profils de nos élus. Loin d’être un risque, le renouvellement répond à une demande des citoyens : ils ont souvent sanctionné des notables supposés « indéboulonnables » lors des dernières élections municipales et sénatoriales… A la gauche donc de répondre aux demandes de renouvellement et d’ouverture. Malgré les résistances reposant sur des arguments dépassés, y compris au PS par certains élus de poids, la loi qui interdit le cumul pour les parlementaires dès 2017 a été adoptée par l’Assemblée. La défense du non-cumul est un critère majeur de différenciation de la gauche par rapport à la droite qui ne cesse de le critiquer et d’un Front National - en flagrant délit de mensonge collectif - oubliant ses principes supposés de non-cumul au surlendemain des élections municipales = en envoyant au Parlement européen puis au Sénat plusieurs maires juste élus ! Dans les fonctions, le non cumul doit aussi s’appliquer dans le temps. Le Parti socialiste doit refuser que des élu-e-s qui enchainent plus de 3 mandats similaires puissent être de nouveau candidat. Le non-cumul est une règle simple, claire et lisible par tous. C’est à ce prix seulement, celui de la parole tenue, de l’éthique, du renouvellement démocratique, du cap affirmé et tenu, que le PS pourra retrouver la confiance des citoyens.

Alexandre JEAN, 08 novembre 2014 à 19h33

La profonde mutation de notre modèle économique apparaît comme l'un des éléments essentiels de la remise en cause de notre démocratie. Face à l'augmentation des inégalités, le politique est de moins en moins audible. L'opposition systématique naît, pour partie, d'une absence de résultats – voire du fossé séparant les engagements des actes. Dans ce contexte, le poids social du chômage est devenu une entrave à la possibilité de rêver. Le sentiment d'abandon provoqué par cette situation laisse un corps électoral rabougri, aigri et incrédule. Les bonnes conditions du questionnement démocratique sont altérées par la préoccupation économique. Le triomphe de l'individualisme et la domination du consumérisme tout-puissant éloignent les peuples de la notion d'intérêt collectif et de l'idée même de l'engagement. La jeunesse, notamment, est particulièrement touchée par ce phénomène. Face aux nouveaux équilibres mondiaux, nos institutions sont vieillissantes. Les pouvoirs financiers dépossèdent progressivement les politiques de leur faculté de gouverner. Les symptômes de mal-être qui touchent la population sont connus : rupture entre élus et électeurs, crise de confiance, rejet des institutions, abstentionnisme, populisme, crise de l'intérêt général… Les élections ne sont plus la panacée. Elles ne portent plus suffisamment de légitimité pour asseoir l'action des élus. La compétence des décideurs est perpétuellement remise en cause, et parfois à raison. Les questions du scrutin proportionnel, du cumul des mandats dans le temps et du renforcement de la proximité avec le territoire sont devenues des évidences. Cependant, l'efficacité et la crédibilité de l'action politique doit renaître, justement, des territoires. Par exemple, les conseils de développement sont déjà des instances fonctionnelles de démocratie locale. À condition que leurs voix soient entendues, mis au service des communes et des intercommunalités, ils pourraient être le gage d'une nouvelle légitimité. Tirés au sort, ses membres seraient représentatifs de la population. De même, les associations sont les formidables incubateurs d'une démocratie alternative. Il faut pouvoir s'appuyer sur leurs énergies, notamment par la mise en place, localement, d'instances participatives dédiées. La nouvelle démocratie c'est savoir écouter et partager les compétences et les connaissances. Par ailleurs, l’institutionnalisation des conseils municipaux jeunes en leur octroyant un réel pouvoir décisionnel pourraient permettre un véritable apprentissage de la citoyenneté.

04 Fédération PS Alpes-de-Haute-Provence, 08 novembre 2014 à 19h32

La profonde mutation de notre modèle économique apparaît comme l'un des éléments essentiels de la remise en cause de notre démocratie. Face à l'augmentation des inégalités, le politique est de moins en moins audible. L'opposition systématique naît, pour partie, d'une absence de résultats – voire du fossé séparant les engagements des actes. Dans ce contexte, le poids social du chômage est devenu une entrave à la possibilité de rêver. Le sentiment d'abandon provoqué par cette situation laisse un corps électoral rabougri, aigri et incrédule. Les bonnes conditions du questionnement démocratique sont altérées par la préoccupation économique. Le triomphe de l'individualisme et la domination du consumérisme tout-puissant éloignent les peuples de la notion d'intérêt collectif et de l'idée même de l'engagement. La jeunesse, notamment, est particulièrement touchée par ce phénomène. Face aux nouveaux équilibres mondiaux, nos institutions sont vieillissantes. Les pouvoirs financiers dépossèdent progressivement les politiques de leur faculté de gouverner. Les symptômes de mal-être qui touchent la population sont connus : rupture entre élus et électeurs, crise de confiance, rejet des institutions, abstentionnisme, populisme, crise de l'intérêt général… Les élections ne sont plus la panacée. Elles ne portent plus suffisamment de légitimité pour asseoir l'action des élus. La compétence des décideurs est perpétuellement remise en cause, et parfois à raison. Les questions du scrutin proportionnel, du cumul des mandats dans le temps et du renforcement de la proximité avec le territoire sont devenues des évidences. Cependant, l'efficacité et la crédibilité de l'action politique doit renaître, justement, des territoires. Par exemple, les conseils de développement sont déjà des instances fonctionnelles de démocratie locale. À condition que leurs voix soient entendues, mis au service des communes et des intercommunalités, ils pourraient être le gage d'une nouvelle légitimité. Tirés au sort, ses membres seraient représentatifs de la population. De même, les associations sont les formidables incubateurs d'une démocratie alternative. Il faut pouvoir s'appuyer sur leurs énergies, notamment par la mise en place, localement, d'instances participatives dédiées. La nouvelle démocratie c'est savoir écouter et partager les compétences et les connaissances. Par ailleurs, l’institutionnalisation des conseils municipaux jeunes en leur octroyant un réel pouvoir décisionnel pourraient permettre un véritable apprentissage de la citoyenneté.

MOLLET NAIMA JULLI RITA GIRARD VALERIE, 08 novembre 2014 à 19h29

Le Parti Socialiste souffre d'une fracture entre son aile droite et son aile gauche. De ce fait, notre communication n'est plus claire et lisible aux yeux des Français. Le PS est historiquement un parti de « courants » mais aujourd'hui le fossé est trop grand. Le prochain Congrès doit être déterminant afin d’éclaircir la situation : le PS est-il un parti social démocrate ? Doit-il se scinder ? Quel est le rapport de force ? Les militants attendent des réponses concrètes. De plus, le Congrès pourrait être l'occasion d'entreprendre une consultation militante afin de moderniser notre mode de fonctionnement (démocratie interne) à travers une réforme de nos statuts.

Alexandre JEAN, 08 novembre 2014 à 19h26

La profonde mutation de notre modèle économique apparaît comme l'un des éléments essentiels de la remise en cause de notre démocratie. Face à l'augmentation des inégalités, le politique est de moins en moins audible. L'opposition systématique naît, pour partie, d'une absence de résultats – voire du fossé séparant les engagements des actes. Dans ce contexte, le poids social du chômage est devenu une entrave à la possibilité de rêver. Le sentiment d'abandon provoqué par cette situation laisse un corps électoral rabougri, aigri et incrédule. Les bonnes conditions du questionnement démocratique sont altérées par la préoccupation économique. Le triomphe de l'individualisme et la domination du consumérisme tout-puissant éloignent les peuples de la notion d'intérêt collectif et de l'idée même de l'engagement. La jeunesse, notamment, est particulièrement touchée par ce phénomène. Face aux nouveaux équilibres mondiaux, nos institutions sont vieillissantes. Les pouvoirs financiers dépossèdent progressivement les politiques de leur faculté de gouverner. Les symptômes de mal-être qui touchent la population sont connus : rupture entre élus et électeurs, crise de confiance, rejet des institutions, abstentionnisme, populisme, crise de l'intérêt général… Les élections ne sont plus la panacée. Elles ne portent plus suffisamment de légitimité pour asseoir l'action des élus. La compétence des décideurs est perpétuellement remise en cause, et parfois à raison. Les questions du scrutin proportionnel, du cumul des mandats dans le temps et du renforcement de la proximité avec le territoire sont devenues des évidences. Cependant, l'efficacité et la crédibilité de l'action politique doit renaître, justement, des territoires. Par exemple, les conseils de développement sont déjà des instances fonctionnelles de démocratie locale. À condition que leurs voix soient entendues, mis au service des communes et des intercommunalités, ils pourraient être le gage d'une nouvelle légitimité. Tirés au sort, ses membres seraient représentatifs de la population. De même, les associations sont les formidables incubateurs d'une démocratie alternative. Il faut pouvoir s'appuyer sur leurs énergies, notamment par la mise en place, localement, d'instances participatives dédiées. La nouvelle démocratie c'est savoir écouter et partager les compétences et les connaissances. Par ailleurs, l’institutionnalisation des conseils municipaux jeunes en leur octroyant un réel pouvoir décisionnel pourraient permettre un véritable apprentissage de la citoyenneté.

Philippe Lengley, 08 novembre 2014 à 19h26

Thème 5 : DEMOCRATIE : REPRESENTATION / PARTICIPATION Contribution de Philippe Lengley, section PS Amélie les bains-Palalda Doc PDF joint

Christophe Chamoux, 08 novembre 2014 à 19h16

Le parti socialiste a abandonné les classes populaires. Il est devenu le parti de la mondialisation heureuse, le parti des gagnants de la mondialisation. La mondialisation heureuse, c’est la relation gagnant-gagnant d’un individu au monde. C’est pouvoir jouir de toutes les cultures grâce à un capital culturel et social élevé qui lui offre une ouverture au monde tout en le protégeant de l’anxiété identitaire. C’est aussi pouvoir acquérir toujours plus de biens, souvent à prix modérés parce que produits dans des pays plus pauvres, sans en payer le prix dans sa situation personnelle, parce que son emploi est préservé de la concurrence internationale, cas des fonctionnaires ou des élus, ou stimulé par l’ouverture des économies, cas de certaines professions intellectuelles supérieures et de cadres d’entreprises exportatrices. Le parti socialiste a oublié les perdants de la mondialisation. Pourtant, elle repose sur la concurrence généralisée de tous contre tous qui contribue à la désindustrialisation de la France. Cette mondialisation malheureuse frappe de plein fouet les personnels peu ou moyennement qualifiés des secteurs industriels en déclin. Les classes populaires restent par ailleurs attachées à des valeurs de cohésion telles que la nation, la famille, la neutralité de l’espace public et des institutions, les grands rites collectifs, du défilé du 14 juillet au Tour de France, qui leur paraissent mis en cause par la mondialisation et la coexistence des cultures. Le parti socialiste a promu un individualisme libérateur sans prendre en compte les attentes largement répandues dans les classes populaires. Si les objectifs d’égale dignité de tous et d’émancipation des individus sont légitimement au cœur de la doctrine du parti, ce dernier n’a pas suffisamment fait œuvre de pédagogie à l’égard des Français, nombreux dans les catégories populaires, qui restent attachés à des conceptions plus traditionnelles. Surtout, le parti socialiste a négligé les attentes des catégories populaires en matière de reconnaissance du mérite et de l’effort, de goût de l’ordre et de lutte contre l’insécurité. Là encore, la raison en tient pour l’essentiel à la condescendance des instances dirigeantes du parti vis-à-vis de classes populaires négligées, sinon même silencieusement méprisées, parce que trop éloignées de la modernité chic et de bon aloi de la bobosphère dominante à laquelle s’est beaucoup identifiée le parti. Le vote des classes populaires est pour une large part parti aux extrêmes. Le parti socialiste doit retisser un lien de confiance avec elles. Pour cela il devra faire preuve d’authenticité, d’humilité et, plus que tout, de sincérité.

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h05

Développer les pratiques existantes de la participation Les avancées françaises en termes de participation sont non négligeables et cependant, ces possibilités sont encore peu exploitées et leurs fruits peu analysés dans l’objectif d’une amélioration des pratiques participatives. L’évaluation de ces pratiques doit permettre au « participatif » de cesser d’être un concept flou ou théorique pour s’inscrire durablement dans nos pratiques. D’une part, les socialistes devraient se saisir davantage des mécanismes participatifs pour les amener à être l’objet de tous. Une parole citoyenne existe en étant délaissée : le rôle du PS devrait être de la faire émerger. Comment ? En favorisant l’émancipation citoyenne et la levée du plafond de verre, tel que proposé dans notre contribution « Confiance politique et émancipation citoyenne ». Ainsi, l’application concrète du concept participatif doit se traduire par plusieurs initiatives : en communiquant davantage et à travers différents biais, afin d’informer au maximum sur la possibilité de participer ; en allant à la rencontre des citoyens, de leurs doléances, et de leurs interrogations, en s’efforçant de leur donner tous les outils nécessaires afin de comprendre les problématiques liées à l’intérêt public ; en donnant une place claire aux corps intermédiaires dans cette nouvelle architecture démocratique.; en utilisant un langage simple car une compréhension commune et partagée est la condition indispensable de la démocratie. D’autre part, la mise en place de la démocratie participative doit passer par une confiance accrue des élus à l’égard des citoyens et de leurs connaissances du quotidien. Impliqués dans la cité et au cœur des politiques publiques, ils disposent d’une « expertise usage » moteur de transformation démocratique. L’institutionnalisation de la participation doit être cadrée par des règles de garantie d’indépendance des citoyens, qui permettent le dépassement du calendrier électoral et l’agenda des élus. Ces règles doivent également garantir l’empêchement de l’appropriation par un petit groupe des instances de la participation, et pour cela la communication autour de la participation doit chaque fois viser l’ensemble de la population concernée. Par ailleurs, les propositions citoyennes doivent donner lieu à un suivi et à une discussion quant à leur implémentation, dans l’effort de la recherche d’un consensus le plus large possible, rendu possible par un temps long du processus participatif. Pour la mise en place de ces règles, […] (cf doc pdf en pj pour la fin)

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h01

Démocratiser la Démocratie : innover pour une Démocratie délibérative Pilier de la République, le principe d’Egalité ne cesse pourtant de soulever des questionnements fondamentaux dès qu’il s’agit de faire vivre la Démocratie au quotidien. Si cette égalité doit être favorisée par l’approfondissement du bon usage des mécanismes participatifs (tel que notre Commission le détaille dans la contribution « Mise en valeur, promotion et développement des pratiques existantes de la participation»), nous sommes convaincus que la participation doit aujourd’hui relever le défi de l’appropriation et du développement de l’application concrète de la Démocratie délibérative . Débattre est essentiel au bon fonctionnement de la Démocratie représentative. Celle-ci ne peut se résumer aux simples élections et à l’existence de contre-pouvoirs. Sans une société de débat, elle n’est que coquille vide en tant qu’elle est dépourvue de citoyens informés, en mesure de délibérer dans une quête commune de l’intérêt général. C’est de ces délibérations que naît le dépassement des intérêts individuels, c’est par ces délibérations que la Démocratie peut éviter la menace de la dictature des opinions majoritaires. Les citoyens peu engagés socialement et/ou peu politisés n’ont aujourd’hui pas d’espaces publics institutionnels où débattre avec des outils leur permettant de se former et de s’informer sur les sujets sur lesquels ils souhaiteraient donner leur avis. Ces derniers n’ont pas non plus accès à des méthodes incluant la régulation des débats, en mesure de permettre à ceux qui s’expriment le moins de s’exprimer davantage, afin de voir leur point de vue représenté dans le débat public. Sans promotion de l’écoute et de la bienveillance dans l’espace public, sans mise à distance de l’hyperspécialisation technocratique ou du jeu stérile des postures idéologiques, et sans articulation réfléchie entre démocratie participative et démocratie représentative, quelques préconisations s’imposent: prendre le temps de favoriser l’implication de tous au débat public informé et ouvrir courageusement de nouveaux espaces de débat et de confrontation d’idées, sans mépris social ni violence symbolique. Cet aspect de la participation citoyenne doit être pris en compte par les socialistes. La Démocratie . […] (cf doc pj)

Haute Garonne (31) Sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille, 08 novembre 2014 à 18h59

Contribution des sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille (Haute-Garonne)

bernard jenaste, 08 novembre 2014 à 18h39

Contribution / DEMOCRATIE ET REPRESENTATION ( Section Jean Moulin) Nouvelle démocratie: - un septennat unique pour mettre en place les réformes économiques sur le long terme et permettre le renouvellement de la classe politique. - Un vrai statut de l'élu pour lutter contre la professionnalisation par défaut. ( Formation, rémunérations, impôts : pour devenir aussi un citoyen à part entière). - Le VOTE OBLIGATOIRE : pour une vraie responsabilisation des citoyens mais aussi de nos dirigeants. -- En conséquence, reconnaissance du vote blanc dans notre pays. Pour un vrai rôle démocratique et une possibilité de refaire le vote au-dessus de 50 % de suffrages blancs. Depuis trop longtemps, le fossé est creusé entre le responsable et le citoyen. Manque de confiance, des promesses non-tenues et dans certains cas des élus qui n'apparaissent qu'à un mois du scrutin afin de solliciter le possible électeur et expliquer vainement l'importance de l'échéance à venir. Faire le vote obligatoire c'est aussi rendre l'élu plus responsable devant l'électeur. Cela va dans les deux sens. Il y a une obligation de résultats, de bilans et aussi une plus grande légitimité pour gouverner. Cela est navrant de voir que dans notre pays certains politiques ne sont élus qu'avec un peu plus 25 % des voix sachant que seulement 50 % de gens se sont déplacées. Se présenter au suffrage universel direct c'est se présenter devant TOUS les citoyens d'un pays, d'une ville ou d'une circonscription. C'est agir pour tout le monde, un valeur ancrée dans l'identité du PS. - Permettre enfin le retour à un vote à la proportionnelle pour une plus juste représentation dans notre démocratie. - Renforcer l'irréprochabilité des élus et mettre fin aux conflits d'intérêt. L'impunité des élus devra être à égalité de justice et de proportions avec les citoyens. - Une réelle démocratie représentative et participative : - X tranche d'âge, X profession ( libérale ou salariale), un âge limite de fin de mandat ( calculé par exemple sur l'âge possible des départs à la retraite dans les années à venir : 67 ans), - Permettre une meilleure intégration des citoyen étrangers hors C.E dans la vie politique. Pour cela commencer par permettre le vote des étrangers hors C.E aux élections locales. Se ré-approprier la chose publique: - Renforcer la pédagogie autour de la vie politique et ceci dès le plus jeune âge: développer le parrainage ELUS-ECOLES. Rendre obligatoire dans le cursus scolaire un stage de découverte de l'action politique, grâce à un travail de relais des élus locaux et nationaux. - Favoriser le budget participatif comme à Paris.

Cyrille TRIGNAC, 08 novembre 2014 à 18h21

Nos différentes assemblées ne reflètent pas assez la diversité du peuple, aussi, je propose de fusionner le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) avec le Sénat : 50 % de sénateurs / trices et 50 % de représentant(e)s de la société civile (patronat, syndicats, associations, sportifs, chercheurs, etc...). Dans le même esprit, je crois utile de fusionner les Conseils Economiques et Sociaux Régionaux (CESR) avec les Conseils Régionaux, ainsi que le Comité Economique et Social Européen (CESE) avec le Parlement Européen, mais pas forcément à hauteur de 50 % / 50 %. Actuellement, ces différents conseils et comité n'ont malheureusement qu'une fonction consultative. Cela permettrait également de faire des économies.

Grand-Quevilly Section PS, 08 novembre 2014 à 18h20

«  L’engagement aujourd’hui : les individus peuvent-ils encore jouer collectif ? » La crise de la représentation politique n’est pas l’expression d’une dépolitisation massive mais d’une confiance perdue. Les mouvements citoyens, l’investissement humanitaire, les conseils de quartier montrent que les citoyens ne sont pas indifférents. Une citoyenneté plus active se construit sur une action publique partagée. Les individus s’engagent au PS pour défendre des valeurs. Pour autant, l’inquiétude est forte sur l’engagement des jeunes, qui disent ne pas se reconnaître dans les partis. Cette contribution envisage plusieurs propositions pour agir sur les facteurs qui freinent l’engagement. Faire vivre le débat : Des difficultés au sein du PS sont identifiées quand il exerce le pouvoir et la dynamique des Primaires inspire de la nostalgie. Les militants ne se perçoivent pas comme des « supporters » et croient à la distance critique sur l’action publique. Pour autant, une fois le débat réalisé, l’unité doit primer face aux médias. Par ailleurs, les camarades ne considèrent pas que l’unanimité du Parti lors du Congrès de 2012 ait été une bonne chose pour notre identité socialiste. Nombreuses thématiques ne donnent pas suffisamment lieu à débat (gestation pour autrui, …) pour s’assurer que les mêmes valeurs sont bien partagées. Diffuser l’information : La sur-médiatisation et les réseaux sociaux divisent. Le besoin de venir en réunion pour s’informer et débattre n’est plus aussi fort mais des camarades expriment encore leur utilité et y voient leur forme d’engagement. Ils critiquent les médias qui favorisent le « zapping » alors que l’engagement se construit dans la durée. Par ailleurs, certains militants se sentent en difficulté pour gérer des échanges de plus en plus vifs avec les citoyens. La diffusion de davantage de supports de valorisation des idées et des actions permettrait une plus grande mobilisation. Structurer collectivement l’action militante : La perte de l’esprit collectif est constatée. Le sentiment de manque d’outils de valorisation de l’action y contribue. De plus, un réel questionnement existe sur l’impact de l’engagement pour gagner une élection. Enfin, l’idée de préserver la convivialité fait l’unanimité comme condition nécessaire à l’engagement tout comme l’organisation de temps forts en dehors des élections. Renforcer les liens avec les autres structures d’engagement : Un moindre engagement syndical ou associatif des militants socialistes est constaté. Il faut renforcer les échanges pour créer des passerelles d’engagement réciproque.

Flavie REBOTIER, 08 novembre 2014 à 18h14

Contribution de la section du canton de Saint-Ismier 3/3 3/ Sécuriser le parcours des élus Une telle limitation drastique du nombre et de la durée des mandats n’est possible que si un statut de l'élu adapté et sécurisant est mis en place. Adapté parce que tous les élus n'assument pas les mêmes fonctions, n'ont pas les mêmes obligations ni les mêmes contraintes. Sécurisant parce que l'interruption d'une vie professionnelle pour exercer un mandat est aujourd'hui lourde de conséquences : peu de catégories socio-professionnelles peuvent se permettre une interruption de carrière, et peu d'emplois permettent de revenir aisément dans la vie professionnelle après l'exercice un mandat. Nous devons au plus vite réfléchir à des moyens de faciliter le passage d'un emploi à une fonction politique élective , et inversement. De nombreuses pistes existent, nous ne traitons que celles relatives aux fonctions à temps plein : Offrir une sécurité financière aux élus à la fin de leur mandat: la limitation du nombre de mandat dans le temps doit s’accompagner de modalités permettant aux anciens élus de réintégrer la vie professionnelle (en dehors de ceux qui auront atteint l’âge de la retraite, et qui devront bénéficier du même statut que les autres citoyens). Actuellement, seuls les fonctionnaires bénéficient d’une garantie de réintégration dans leur emploi. Les anciens salariés du secteur privé sont rarement directement « employables », les travailleurs indépendants ont perdu leur clientèle et les chefs de petite entreprise et exploitants agricoles leur outil de travail. Nous proposons que, après exercice de tout mandat nécessitant un temps plein de travail, l’intéressé bénéficie d’un temps suffisant de formation/ reconversion/ réadaptation en étant indemnisé au même montant que l’indemnité dont il bénéficiait précédemment. Pour les parlementaires, la dépense correspondante sera financée par une cotisation assise sur les indemnités des parlementaires en fonction. (fin de la contribution en pièce jointe)

Flavie REBOTIER, 08 novembre 2014 à 18h06

Contribution de la sanction du canton de Saint-Ismier 2/3 2/ Renouveler pour une meilleure représentativité des élus Renouveler apparaît indispensable aujourd'hui, qu'il s'agisse de ce qu’on appelle « la classe politique » des méthodes politiques et de gouvernance, des idées mêmes. Nos institutions manquent de femmes, de jeunes, de personnes d’origine étrangère, d’agriculteurs, de chefs d’entreprise, de salariés du secteur privé et surtout d’ouvriers ce qui favorise l’entre-soi, produit parfois du dogmatisme et peut susciter un sentiment d’illégitimité. Une étape dans le renouvellement des élus sera franchie en 2017 grâce au non cumul des mandats parlementaires avec celui des exécutifs régionaux et locaux. Certains députés de gauche l’ont appliquée par anticipation ce qui a contribué à l’intensité de leur travail parlementaire et a permis l’élection de nouveaux maires. Cette réforme nous semble devoir être complétée par une limitation dans le temps. Pour les parlementaires, les élus régionaux et, à partir d’un niveau de population à définir, les élus locaux, nous proposons la limitation à deux mandats consécutifs (un mandat renouvelable une fois). La limitation du nombre de mandats consécutifs a aussi pour objectif de lutter contre la professionnalisation de l'action politique. Le renouvellement qui en résultera devra s’accompagner d’un effort de recrutement ou de formation afin d’avoir des élus d’origines sociales, professionnelles et culturelles variées pour bénéficier de représentants à l’image de la société française et faire émerger des méthodes et idées novatrices.

Flavie REBOTIER, 08 novembre 2014 à 18h04

Contribution de la section PS du canton de Saint-Ismier 1/3 Si l'on admet qu'il est impossible que les citoyens exercent directement les pouvoirs délibératifs et exécutifs à tous les niveaux, une forme de démocratie de délégation est nécessaire. Un des critères de la démocratie est que, à tous les niveaux d'organisation de la société, les pouvoirs soient exercés par des représentants élus. Pourtant, force est de constater que le fossé entre les citoyens, nos institutions et les représentants politiques en général ne cesse de se creuser, tandis que l'abstention et le vote en faveur des extrêmes augmentent. Ce simple constat nous impose de repenser notre démocratie représentative et les moyens de défendre ses valeurs fondamentales. Nous avons identifié plusieurs objectifs qui nous paraissent cruciaux pour rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants élus : 1/ Légitimer l'action politique Donner accès aux fonctions électives au plus grand nombre nécessite d'abord de rendre accessible l'action politique, d'inciter à y participer, de donner envie de s'y intéresser . Communiquer mieux et en direction des citoyens pour les rendre acteurs et pour plus de transparence sur les prises de décision politiques. Les élus, comme les partis politiques, doivent donner à comprendre l'action publique et ne pas la réserver aux initiés. Rendre plus lisibles les institutions : lutter contre le millefeuille administratif qui crée incompréhension et distance avec les citoyens. Par exemple, par l'instauration du vote au suffrage direct dans les intercommunalités, ou par le regroupement de communes afin d'éviter l’éparpillement et favoriser la mutualisation des moyens humains et matériels.

Xavier Schmitt, 08 novembre 2014 à 17h57

Personnalisation, professionnalisation, dévitalisation de la vie démocratique II Le déficit de représentativité est aussi le résultat d’un recrutement politique fermé. Au premier rang des obstacles à une candidature, figure la prééminence des collaborateurs d’élus dans les « aspirants » supposés légitimes. Avoir fait ses gammes auprès d’un élu semble être devenu une condition sine qua non pour qui veut à son tour embrasser une « carrière » politique. Le recrutement auprès du monde associatif, syndicaliste et partisan (MJS) a déjà de quoi interpeler ; celui des collaborateurs d’élus a de quoi inquiéter. Le syndrome du chargé de mission en mairie devenant adjoint de son Maire-employeur est aujourd’hui un best-seller. La fonction élective sur fond de contrat de travail : voilà de quoi assurer la pérennité, « le changement dans la continuité » entend-on, à défaut de permettre l’émergence sur la scène politique de profils nouveaux. Dans la diversité socioprofessionnelle - certes décroissante - des militants d’un parti, les collaborateurs d’élus ont manifestement un avantage concurrentiel face aux autres candidats potentiels. S’il semble logique que le mitron succède au boulanger (qui n’est pas élu) et récupère sa clientèle, cela l’est nettement moins sur le terrain du suffrage universel (car les électeurs ne sont pas des clients). La mauvaise foi rétorquera certainement que les urnes sont seules juges de la légitimité. Cette mauvaise foi feint d’ignorer que la campagne d’un candidat se joue au moins autant dans les structures locales de son parti qu’au cours des quelques semaines d’affichage qui précèdent le scrutin. D’autres considèrent que là n’est pas la vraie question, mais qu’il faut s’attaquer à la reproduction sociale des inégalités, supposée vraie cause de la crise de représentativité. Or, les collaborateurs d’élus ont tous des parcours universitaires semblables (IEP, droit) et, nonobstant cette évidente homogénéité sociale, certains ne passeront même pas par le « marché du travail » avant d’accéder à leur premier mandat. Des lois limitent d’ores et déjà les conditions d’éligibilité des collaborateurs d’élus. La dernière, en date du 17 mai 2013, pose en son article 22 la nécessité pour un collaborateur de démissionner de ses fonctions avant de se présenter à des élections du même ressort territorial, au risque d’être inéligible au regard de l’article L.231 du Code électoral. Nous appelons à un renforcement de cette loi par un allongement à deux ans de la durée au cours de laquelle le candidat n’aura pas été professionnellement lié à un élu-employeur, indépendamment du ressort territorial de l’élection concernée.

Mario Gonzalez, 08 novembre 2014 à 17h54

Personnalisation, professionnalisation, dévitalisation de la vie démocratique I L’enjeu de la démocratie représentative est constant, car la défiance à son égard lui est intrinsèque. Le Parti socialiste doit œuvrer à une représentation plus ouverte et plus transparente, à laquelle tous les citoyens peuvent aspirer. C’est le sens des précédentes lois sur la parité ou sur le non-cumul des mandats dans l’espace. Le non cumul des mandats dans le temps s’inscrit dans cette évolution démocratique. La représentation ne peut être constitutive d’une « carrière professionnelle ». L’essence même du mandat public est d’être temporaire et la vitalité démocratique exige le renouvellement de celles et ceux qui l’exercent. Si le mandat est par nature limité dans le temps par l’effet du suffrage universel, la reconduction successive d’un élu dans le temps pervertit son exercice puisque vient immanquablement se coupler à la défense de l’intérêt général celle d’intérêts privés, matériels, personnels. Beaucoup d’élus qui cumulent dans le temps se posent la question de leurs revenus si leur mandat n’était pas renouvelé. Cette angoisse en dit long sur ce que ne devrait jamais être un mandat : un moyen de subsistance, une propriété. Les opposants au non cumul du mandat dans le temps rétorquent qu’il serait contraire à l’intérêt général d’empêcher la réélection d’un élu plébiscité. La personnalisation excessive de notre vie politique est ainsi commodément légitimée. Or, l’intérêt général n’a que faire du plébiscite, il n’est rattaché à aucun élu, si intègre et compétent soit-il. Il ne dépend pas d’un « homme providentiel » pas plus que de sa popularité. Nous en sommes arrivés au stade où des partis politiques cèdent au cumul des mandats dans le temps au motif que tel élu, « serait le seul, par son expérience ou son ancrage à garantir la victoire ». Par opportunité électorale, l’élu devient irremplaçable ! La démocratie déserte la chose publique pour sombrer dans les affres des baronnies ! Quand ils n’invoquent pas l’intérêt général, les défenseurs du cumul dans le temps mettent en avant la continuité de l’action publique. Ils en viennent à défendre le principe selon lequel il faudrait au moins trois mandats pour mener à bien les projets pour lesquels on a été élu. En quoi l’aboutissement de l’action publique dépendrait-elle d’une seule personne ? La question n’est donc pas celle de la reconduction d’un élu mais bien celle du relais dans l’action publique. La démocratie représentative ne doit pas souffrir du vieillissement des élus, mais vivre du renouvellement des idées et de ceux qui les portent.

Fédération de Seine & Marne Section PS de Meaux, 08 novembre 2014 à 17h53

Face à la défiance, au désengagement, à la désaffection des Français de la politique, une réforme des institutions nous semble nécessaire. L'accélération du temps politique, dû à la fois au passage du septennat au quinquennat mais aussi à l'hystérisation médiatique (chaînes d'infos en continue, réseaux sociaux, etc.) a transformé le mandat présidentiel en une campagne permanente et mis en relief la lenteur et donc l'impuissance sous-entendue des politiques face aux soubresauts d'une actualité sans répit. Les partis politiques, dévitalisés, ne semblent plus en phase avec la société, l'incapacité des responsables politiques à juguler la crise angoisse les Français et l'accumulation des scandales politico-financier abîme la confiance entre citoyens et élus. Tous ces maux, ce désengagement, cette désaffection, cette défiance du peuple pour la chose publique profite dans l'opinion à l'abstention et dans les urnes au Front national. Cette réforme doit se donner 3 objectifs : - Une meilleure lisibilité des institutions : Une fusion du Sénat et du Conseil économique et social pourrait être un progrès sur la voie de la simplification de nos institutions. - Une plus grande ouverture à la société : Le non cumul pur et simple des mandats et leur limitation dans le temps devrait permettre une meilleure "ventilation" du personnel politique. L'introduction d'une dose de proportionnelle lors des législatives pourrait permettre une meilleure représentation des petits partis au sein du parlement. - La réinscription du temps politique sur le long terme : Pour se faire la réintroduction d'un mandat présidentiel de 7 ans doit être envisagé. Ce septennat devra être unique pour sortir des logiques de réélections qui imposent des calculs politiques contraire à l'intérêt général de la nation. La Ve République traverse une importante crise politique mais une des raisons qui a motivé sa fondation, la recherche d'une stabilité politique, nous semble toujours d'actualité. Cette stabilité doit rester la boussole de notre système. En ces temps troubles il est évident qu'un régime parlementaire aux majorités brinquebalantes n'offrirait pas la stabilité nécessaire au redressement de notre pays. Comme Guy Carcassonne nous pensons que "ce qui manque à l'Assemblée Nationale, ce ne sont pas des pouvoirs mais des parlementaires pour les exercer", aussi le mandat unique de député et l'étoffement, voire l'élargissement du rôle du suppléant sont des réformes qui permettront aux parlementaires de mieux travailler dans l'élaboration et le contrôle des lois.

Laurent Cervoni, 08 novembre 2014 à 16h46

Pour une société en réseaux Notre société est aujourd’hui organisée « en réseau ». L’archaïque pratique pyramidale de nos institutions ne peut plus s’appliquer dans une société éclairée, instruite, et dynamique. La multiplication des ramifications sociales, culturelles et économiques rend obsolète un mode de gestion centralisé, uninominal et souvent hégémonique. Dans le développement d’une démocratie faisant une place plus grande à la participation active de chacun dans les processus décisionnels, le PS doit être un fer de lance comme cela fut déjà le cas lors de la réalisation des « primaires citoyennes ». (suite dans le PDF)

contribution de section

Christophe COUNIL, 08 novembre 2014 à 16h28

Être socialiste, aujourd’hui, c’est se battre pour faire vivre la Démocratie et réformer la société. Être socialiste, aujourd’hui, c’est pleinement s’affirmer Social-Démocrate. Alors, profitons, de nos États généraux pour affirmer haut et clair que le Parti socialiste est un Parti social-démocrate. Contribution de Christophe COUNIL, Premier secrétaire fédéral de la Fédération de la Sarthe du PS (à retrouver au format PDF).

Michèle Vitrac-Pouzoulet et Florian Bohême, 08 novembre 2014 à 16h21

CONTRIBUTION ETATS-GÉNÉRAUX DU PS - Thème n° 5 Par Michèle Vitrac-Pouzoulet (Sartrouville) et Florian Bohême (Houilles), élus communautaires de la Boucle de la Seine (CCBS) avec d'autres élus et camarades des Yvelines. Le thème n° 5 des États Généraux du Parti Socialiste consacré à la « Démocratie et Représentation » aborde dans son intitulé la question de la réorganisation de la démocratie représentative pour traduire au mieux la diversité de la société ou encore la participation des citoyens. (...) Cette nouvelle étape annoncée dans une tribune du Président de la République publiée dans la presse quotidienne régionale le 3 juin 2014 annonçait que «L’intercommunalité deviendra donc, dans le respect de l'identité communale, la structure de proximité et d'efficacité de l'action locale. Il faudra en tenir compte pour lui donner le moment venu toute sa légitimité démocratique.» Afin que cette légitimité démocratique soit préservée et que la diversité de la démocratie représentative soit maintenue, nous proposons que la désignation des Conseillers communautaires des futurs Établissements Publics de Coopérations Intercommunales puisse se faire à minima par une désignation au plus fort reste de la composition des Assemblées municipales, et dans l'idéal par une règle de calcul proportionnel (partiel ou intégral) afin de maintenir la représentation des minorités. Un autre moyen de rééquilibrer l'attribution des sièges serait de réduire - ou supprimer- la prime majoritaire attribuée dans la répartition des sièges au niveau des conseils municipaux. (...) Cette réforme territoriale doit aussi être l'occasion de réaffirmer les compétences de chaque échelon territorial, plus particulièrement les compétences des Communautés d'Agglomération qui seront amenées à fusionner. En effet, seules des règles précises concernant les compétences obligatoires pourront assurer une cohérence des politiques territoriales pour nos concitoyens, où qu'ils se trouvent. (...)

Jean Claude Hiquet, 08 novembre 2014 à 16h19

Quel parti - Abandon de la conception d'un parti centralisé et " d'avant garde". +Intégration rapide des expertises "reconnues" et citoyenne dans la réflexion + Faire une part significative à "la société civile" - Déclaration de principes qui doit être acceptée et signée. Définition de la gauche par ses "marqueurs" et non pas ses organisations à un moment donné. En découleront les alliances qui concerneront les progressistes de façon contractuelle. - Le socle, la finalité + L'émancipation de chacun + Le marché et l'entreprise privée comme mode de fonctionnement de l'économie dans le cadre de valeurs partagées. Accompagnement des entreprises. Développement de l'ESS et extensions des domaines de gratuité (éducation culture loisirs). + Les marqueurs de gauche: réduction réelle des inégalités / un mieux être pour chacun.etc + Introduire la notion d’utilité sociale des moyens de production - Un parti qui ne soit pas de fait, en rupture avec la société réelle, qui aura des sections de territoires, c'est à dire de bassins de vie incluant urbain/rural/rurbain. - Apprendre à faire de la politique en dehors des élections. Chaque section choisissant ses créneaux avec une organisation transversale. - Les projets, les orientations sont "de territoires" dans tous les domaines: équipements, éducation...etc. - Les congrès devront départager les idées et non les courants structurés. Il sera proposé aux militants deux textes de 4 pages chacun maximum: déclaration de principes / orientations et alliances. Textes portés par une personne seulement. Pour éviter cette course aux signatures qui fige les courants. La démocratie: axe central contre les populismes Pour un bigbang démocratique avec création d'un droit de participation aux décisions permettant une présence dans des "jurys citoyens" prévus à tous les niveaux. - La proximité, dans le cadre de la réforme territoriale, devra être prévue et définie après une consultation des citoyens (Expérience de Tarnos) - Retrouver les vertus du référendum d'initiative populaire et soumettre à consultation des français un projet de service civique obligatoire pour les jeunes. - Refuser la politique comme profession, comme coupée de la vie réelle, donc appliquer vraiment le refus des cumuls et se diriger vers le mandat unique limité dans le temps. Un statut de l'élu s'impose. - Généralisation des primaires pour désigner tous les candidats qui auront présenté un quitus fiscal.

Section de Châtillon (92), 08 novembre 2014 à 16h00

Pour le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections municipales Les étrangers non communautaires et qui résident en France depuis au moins 5 ans sont au nombre de 1,6 millions. Comme tout habitant, ils contribuent à l’économie du pays, paient des impôts et doivent pouvoir s’exprimer lors de certaines échéances locales à l’instar des étrangers européens. Accorder le droit de vote et l’éligibilité aux élections municipales aux étrangers qui résident en France depuis au moins 5 ans est un acte juste et égalitaire, principes inhérents au socialisme et à la gauche en général. Ces étrangers seraient pleinement impliqués dans la vie publique et enfin reconnus. Même si la majorité des trois cinquièmes du Congrès peut s’avérer difficile à obtenir, les socialistes doivent être les fers de lance de ce combat pour l’égalité. Conformément à l’engagement fort pris par François Hollande pendant la campagne présidentielle et aux valeurs d’égalité portées par notre parti, la section socialiste de Châtillon pense indispensable de mener à son terme la réforme constitutionnelle portant droit de vote et éligibilité aux élections municipales des étrangers non communautaires.

BRUDER Lucie, 08 novembre 2014 à 14h46

Il faut aussi intervenir via le numérique, expliquer clairement la situation, les projets bref les tenants et les aboutissants. Il doit y avoir une manifestation des "pauvres patrons" on oublie trop les PAUVRES SALARIES qu'ils ont sous-payé et grâce à qui ils se sont enrichis sans participer à l'effort national mais en faisant de l'optimisation fiscale au détriment de l'état qu'ils appauvrissent et assèchent. Il faut que les pouvoirs avec les valeurs dont travail reprennent le dessus sur l'économique. Pourquoi toujours prendre des énarques qui en commençant dans les ministères ne pensent qu'à se retrouver à la tête de grosses entreprises. A quand la fin des retraites chapeaux et parapluies dorés : au stade tout le monde est à égalité. D'autre part les élus sont censés être à ces postes pour le bien être du peuple mais on constate que c'est surtout pour leur propre bien-être et celui de la famille : copinages, pantouflages, cooptations,.....quand on refus des postes aux jeunes surdiplômés souvent aussi voire plus compétents mais non considérés parce qu'ils ne viennent pas du sérail. Notre démocratie court vers un grave danger si personne ne bouge, notamment l'europe; il faut punir que qui se laissent soudoyer par les lobby et créer des lobby citoyens (1€ par citoyen européen il serait puissant aussi pour défendre les intérêts de tous, notamment les salariés)

Jérôme DUBOST, 08 novembre 2014 à 14h04

Si débattre est une action à laquelle souscrit volontiers tout militant, chacun rappelle ici que le respect des votes issus des synthèses est une exigence. Avant de définir de nouvelles orientations, ne conviendrait-il pas de mettre en application sans délai les textes (conventions, chartes...), fruits de discussions, d'amendements et d'une ratification par les militants ? Appliquer aujourd'hui ce qui est déjà écrit est un préalable. Le courage, c'est de mettre en œuvre nos propositions alors que nous sommes aux responsabilités. Reconquérir le cœur de l'électorat est indispensable et passe notamment par un changement profond des pratiques qui se sont installées dans notre parti. La politique devient un métier et non plus un engagement en faveur de la défense d’idées et de valeurs. Appliquer le non-cumul des mandats ne doit plus être un vœu pieux. Assez des tergiversations ! Au nom de la modernisation de la représentativité du peuple par des élus, nous voulons : - limiter à 3 mandats consécutifs l’exercice des fonctions suivantes : Président de Région, de Conseil général et d’intercommunalité, Maire, Député, Sénateur. - limiter le nombre de mandats politiques dans la durée - limiter l’âge de la candidature à un mandat politique. - inclure dans le champ de la Loi la participation à l'exécutif dans les intercommunalités - ouvrir le droit de vote aux étrangers extra-communautaires Le renouvellement, condition d'une revitalisation et d'une confiance à retrouver est indispensable. Pour encourager des citoyens de toutes conditions à s'impliquer dans le débat public, le PS doit être moteur dans la création d'un statut de l'élu. Les multiples « privilèges » liés aux fonctions de députés et sénateurs doivent être supprimés au nom de la décence réclamée par nos concitoyens. Apparaissant comme une institution désuète, la suppression du Sénat est questionnée. A défaut, sa réforme est indispensable en permettant une représentation des forces sociales et de la société civile. Choqués et blessés par les différentes affaires qui égratignent des élus issus de nos rangs, les militants en appellent à une charte éthique indispensable pour tous les élus. Si des droits existent, il est crucial que les élus s'astreignent à des devoirs, notamment celui de l'exemplarité. Les élus socialistes sont porteurs des valeurs partagées par l'ensemble des militants mais se doivent aussi de mettre en application les orientations qui ont été définies de manière collective. Il est essentiel de remettre du crédit à la parole publique, cela passe par le respect des engagements pris devant la base militante. Sections de MONTIVILLIERS - LE HAVRE - HARFLEUR

bernard ougourlou-oglou, 08 novembre 2014 à 13h41

Parce que quand on veut construire il faut commencer par le bas je vous propose de commencer par notre propre fonctionnement.

elisabeth aubert, 08 novembre 2014 à 13h01

Je suis membre du PS depuis 26 ans. j'ai participé à de nombreux congrès, débats, projets, . Je suis lasse de voir, année après année, l'oubli où nous sommes de ces laborieux travaux, quand, élus, nous aurions la possibilité de les mettre en application. Ma contribution se réduira à un seul de ces rêves, une seule mesure, je le sais effrayante et cataclysmique pour les apparatchiks de tous les partis: NON CUMUL DES MANDATS, pas plus d'un renouvellement de chaque mandat exécutif, pas plus de deux mandats exécutifs à la fois, et seulement si il est induit par le premier mandat. Je suis maire d'une petite commune et je connais toutes les difficultés attendues: - il n'y a pas de volontaires - il faut une formation politique pour ne pas laisser l'administration gouverner - c'est la porte ouverte au populisme, à l’extrême droite.... Il suffit de se reporter à tout ce qui se murmure encore contre la parité pour connaître les objections au nom cumul des mandats, ce sont les mêmes, par les mêmes. Faisons confiance à nos concitoyens, respectons-les, associons les à la décision, à l'information, à la gestion, cela les formera. C'est au contraire le maintien de l'actuel fonctionnement aristocratique consanguin qui va sans faute nous amener le fascisme qui vient! Merci Messieurs, je ne dit plus chers camarades, d'entendre enfin la raison, ne nous amusez pas avec une VIème république, une réforme, une seule, deux petites lignes dans la constitution, le NON CUMUL DES MANDATS

Jean-Louis ESTIVAL, 08 novembre 2014 à 12h25

Démocratie et Représentation (Contribution d'un membre de la section Socialiste de VERSON 14790) L'exercice de la démocratie a changé : l'accès des citoyens à une multiplicité d'informations - via internet par exemple - leur permet de contester les déclarations voire les initiatives des décideurs, politiques même si, de ce point de vue, les contresens d'interprétation sont possibles. Précisément les écarts entre les décideurs et ceux qui subissent les effets des décisions n'ont jamais été aussi grands : le citoyen ordinaire s'épuise a se faire entendre, Le décideur – le politique - est souvent « hors sol «  si bien qu'il fait appel à l'expertise de professionnels dont l'intérêt général n'est pas nécessairement le souci premier . Il s'en suit une décredibilisation de la parole et de l'action publique et l’émergence corrélative soit d'un désenchantement soit d'une expression violente point de départ d'excès généralement cumulatifs et entretenus par des médias confrontés à la dictature du quotidien et de l’Audimat . Comment y remédier ? Il manque probablement un outil de déclinaison des politiques publiques que la représentation nationale ne peut visiblement assurer, parce que son rôle 'essentiel est de rédiger les lois et que, corrélativement le système des institutions de la Vème république - majorité et opposition est clivant : les députés sont donc suspectés, même si c'est réducteur, d'un soutien inconditionnel ou d'une opposition partisane . La démocratie participative doit être organisée ou renforcée et l'existence des Associations citoyennes doit être favorisée (le statut Loi 1901 doit être revisité par ailleurs le rôle de l’État et des différentes structures doit être redéfini : à l’État les fonctions régaliennes, aux Régions la gestion des grandes infrastructures et du territoire et l'action économique aux intercoms et aux départements les activités de proximité et d'accompagnement . Les institutions de la Vème République ont vécu, structure forte nécessaire à adaptabilité du pays dans un moment de croissance et d'expansion il faut désormais associer plus amplement les citoyens à la décision publique dans le cadre d'un système qui ne peut plus être essentiellement productiviste mais plutôt solidaire l'acceptabilité des règles de vie commune est à ce prix 8 novembre 2014

Le collectif "Le Pari(s) de l'Egalité", 08 novembre 2014 à 12h01

Nous voici à la moitié du mandat qui devait nous permettre de redresser le pays dans la justice. Notre difficulté à y parvenir se lit dans le déclin profond de la confiance que nous accorde la population. Nos défaites aux scrutins municipaux et européens l’ont cruellement marqué. Tandis que nous reculons, le FN progresse jusqu’à inspirer au premier ministre l’idée que «l’extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir». En sommes-nous donc réduits à cet alarmisme pour attirer l’attention de nos concitoyens et espérer leur soutien ? Certes conscients de la nécessaire réduction des déficits publics, l’attentisme gestionnaire nous est interdit face à la crise, au chômage, aux scandales et à la défiance envers l’Europe qui nourrissent la progression du FN. En tant que socialistes, notre devoir est de réagir ! Pour cela, nous avons des convictions : le modèle économique régulateur, redistributif, écologique et innovant face aux inégalités croissantes du capitalisme financier, le modèle social protecteur contre l’individualisme libéral, le modèle républicain et laïc face aux conservatismes identitaires, le modèle européen de projets et de solidarité contre l’aveuglement de la concurrence généralisée et de la technocratie comptable. C’est le chemin pour retrouver nos concitoyens ! C’est aussi le seul moyen du rassemblement nécessaire de la gauche (socialistes, écologistes, radicaux …). Car l’histoire l’enseigne : nous ne gagnons les élections, n’inspirons confiance et ne gouvernons avec réussite qu’à condition de rassembler la gauche. Ceux qui voudraient renoncer à ce rassemblement en espérant que la menace du FN suffira à ramener les électeurs vers nous font un contresens total : le FN est un thermomètre qui mesure le désarroi de nos concitoyens, pas un épouvantail qu’on agite pour les blâmer ou les effrayer. Tout discours instrumentalisant le FN est d’ailleurs vite démasqué comme une manœuvre politicienne. Et ce n’est pas à coups de rhétorique théâtrale ou morale qu’on combat vraiment le FN qui, tout au contraire, se retrouve ainsi au centre de l’attention. Pour étouffer les flammes du FN, il faut priver le foyer d’oxygène : apporter des réponses satisfaisantes aux attentes populaires et ainsi restaurer la confiance envers nous. Mais le rassemblement à gauche ne peut se décréter. Il se construit pas à pas. Et le premier pas, c’est le rassemblement des socialistes eux-mêmes. Or, ce qui peut nous rassembler, ce n’est pas la discipline gestionnaire et comptable. Les socialistes ne sont eux-mêmes que par l’idéal de justice et de progrès qui donne sens à leur action. Avec lucidité, avec responsabilité, il faut donc redonner la priorité à nos idéaux.

Agnès Gabory, 08 novembre 2014 à 11h57

Bonjour, je vous invite à lire ma note sur la réforme du vote attachée en pièce jointe.

Miramas Section PS, 08 novembre 2014 à 11h52

Depuis 1958 et la création de la V° République on assiste à une évolution de la vie politique qui a abouti à un cynisme extrême : personne ne s’offusque par exemple que « les promesses politiques n’engagent que ceux qui les croient ». Par ailleurs l’absence de réel projet politique aboutit à la proposition de lois et règlements liés à une actualité où l’affect remplace la réflexion. Le principe général à ce fonctionnement délétère consiste à placer le pouvoir entre les mains d’un seul homme. Avec la décentralisation ce principe s’est étendu aux mairies, intercommunalités, conseils généraux et régionaux qui fonctionnent comme de véritables baronnies. Notre système démocratique français a glissé vers une organisation semblable à celle que notre pays connaissait sous l’Ancien régime, dans lequel la représentativité des individus n’est pas une priorité. C’est pourquoi nous proposons : 1) une refonte de la constitution française, qui garantisse un équilibre des pouvoirs. Réflexion notamment sur l’immunité des élus. 2) Une réorganisation des territoires aboutissant à la réduction des échelons territoriaux : suppression des communes au profit des intercommunalités actuelles (avec élection au suffrage direct), suppression des conseils généraux au profit des régions, redéfinitions des compétences principales et facultatives de ces collectivités. 3) Limitation en nombre et en durée des mandats d’élus. 4) définition d’un statut de l’élu permettant à chacun de se présenter, pour plus de représentativité sociale dans le personnel politique, La comptabilité avec le métier – garantir un retour à l’emploi 5) réflexion sur les indemnités d’élus qui doivent être en adéquation avec leur responsabilité et avec le niveau de vie médian du peuple qu’ils représentent.

Miramas Section PS, 08 novembre 2014 à 11h50

Vu d’en bas, le PS fonctionne comme une instance permettant trop souvent de faire élire des candidats cooptés parmi une élite aux desseins impénétrables. Ces coteries ne se rassemblent pas toujours autour d’un projet politique mais souvent en fonction de postures personnelles ou de postures de castes ou de « classe politique ». Il arrive qu’une fois au pouvoir, un élu porté par les militants socialistes n’écoute plus sa base, et l’on se pose la question de sa représentativité. Il existe un sentiment d’abandon – ou de trahison des militants vis-à-vis des candidats qu’ils contribuent à faire élire. Les adhérents n’attendent pas forcément un retour sous forme de privilèges mais ils souhaitent que l’on respecte leur investissement au service d’un idéal. Il existe bien sûr des exceptions à cette tendance, mais l’organisation de la démocratie au PS (comme en France) ne peut malheureusement qu’aboutir à ce constat affligeant. Il faut privilégier l’aspect participatif REEL, c’est-à-dire adopter un mode de fonctionnement « bottom-up ». Nous proposons : 1) De faire des sections locales un lieu REEL de décision: elles doivent notamment pouvoir se prononcer sans pression sur l’opportunité de l’implantation éventuelle d’un personnage charismatique. Elles doivent avoir connaissance des reversements financiers de leurs élus. Elles doivent être attentives au non cumul des mandats en nombre et dans la durée. 2) Les instances départementales doivent REELLEMENT tenir compte des avis et prescriptions des sections locales. Les socialistes élus dans des conseils municipaux doivent pouvoir régulièrement partager certaines problématiques à caractère politiques devant les sections et en débattre. 3) L’instance nationale doit faire de même, de façon à rendre à notre parti la lisibilité de son action et de ses valeurs. 4) Beaucoup de sympathisantes participent aux Primaires et sont ensuite délaissées. Le Parti Socialiste doit davantage associer à notre travail de réflexion sur nos orientations toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent par des réunions ouvertes de section. 5) Les votes des militantes et des militants doivent être respectés. Ainsi, la parité et le non cumul des mandats, adoptés par l’ensemble des militantes en 2010, doivent s’appliquer sans dérogation possible 6) – La formation des militantes et des militants est une exigence fondamentale de notre démarche. D’abord en enseignant l’histoire de la gauche - “Sache d’où tu viens pour savoir où tu vas !”- mais aussi en donnant des outils de promotion aux militants leur permettant d’accéder à des formations pour devenir eux aussi, s’ils le souhaitent, de futurs cadres de notre parti.

Rene Fievet, 08 novembre 2014 à 11h42

Réinverser le calendrier électoral: il est encore temps ! Beaucoup parlent d’une VIème République, mais peinent à en donner le contenu. Ce thème circule d’ailleurs dans les cénacles de gauche depuis une quinzaine d’années, sans qu’une formulation précise ait vu le jour. Il faut dire que la tâche est immense, et suscite d’emblée le découragement : une réforme constitutionnelle de grande ampleur, soumise à l’approbation du peuple français par voie de référendum et nécessitant pour cela l’accord d’une large fraction de la Droite. Bref, le thème de la VIème République n’est rien d’autre qu’une invitation à ne rien faire. Ce qui explique peut-être pourquoi il a tant de succès... Nous pensons qu’il faut prendre le problème d’une autre façon, et surtout agir tout de suite. Faire bouger le système, avec l’objectif de le mettre en mouvement dans le sens que nous souhaitons. Pour cela, il faut prendre les institutions de la Vème République telles qu’elles sont, et examiner les marges de manœuvre qui nous sont données. Dans l’immédiat, une voie s’offre à nous: la réinversion du calendrier électoral ; en d’autres termes, remettre les élections législatives au centre de la vie politique française, et non plus l’élection présidentielle. Rien n’est plus facile à faire pour nous : voter une loi organique. Nous avons la majorité pour cela. Il y aurait d’immenses bénéfices politiques à retirer de cette réforme : D’abord, en finir avec le « présidentialisme à la française » dans sa forme actuelle, car une telle réforme modifierait profondément l’articulation des pouvoirs entre l’Assemblée nationale et le Président. Même si la Droite remportait les élections législatives de 2017 (ce qui est assez probable), une situation de fait serait créée qu’il serait difficile de modifier, à savoir que la majorité au Parlement est une majorité de Gouvernement, avec pleine application de l’article 20 de la Constitution, et non plus une majorité présidentielle. Ensuite, faire basculer définitivement les institutions de la Vème République dans leur versant parlementaire, conformément au texte de la Constitution, et affirmer, par la même occasion, que c’est le type de démocratie que nous voulons voir appliquer dans notre pays, conformément aux idéaux de la gauche depuis toujours. Enfin, remettre les partis politiques au centre de la vie politique, conformément au rôle qui leur est reconnu par l’article 4 de notre Constitution. Les partis politiques ne seraient plus une « prise de guerre » pour candidats à l’élection présidentielle, mais le lieu d’élaboration d’un programme de gouvernement, et de contrôle de sa mise en œuvre une fois le Parlement mis en place.

Christophe Perny, 08 novembre 2014 à 11h41

Fixer à 65 ans la date limite pour pouvoir se présenter à une élection. Ce qui fait 71 ans en fin de mandat. Cela participera au renouvellement des générations.

Michèle T., 08 novembre 2014 à 11h08

Non-cumul des mandats en nombre ET dans la durée.

Arnaud MOUILLARD, 08 novembre 2014 à 10h34

Face à la montée de l’abstention lors des élections et de la désaffection des français vis-à-vis des partis de gouvernement qui se traduit par la montée de l'extrême droite, il faut faciliter la possibilité d’être candidat à toute élection à tout citoyen. Notre démocratie souffre à la fois d’un manque de représentativité et d’une remise en cause croissante de la légitimité des représentants politiques. Cela conduit à un l’éloignement des citoyens de la vie politique. Comme le précise le rapport d'information sur le statut d'élu de juin 2013 ( http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1161.asp ), les quelque 500.000 élus locaux en France ne reflètent pas la population française (davantage de retraités, de fonctionnaires et de cadres, de moins en moins d’ouvriers et de petits travailleurs indépendants) et peuvent être perçu uniquement comme des « professionnels de la politique ». Pour améliorer la représentativité, plusieurs actions peuvent être mises en place comme la limitation des mandats dans le temps (2 mandats consécutifs dans la même fonction, voir 3 pour les maires de communes de moins de 1000 habitants), permettre à tous les candidats de pouvoir prendre un « congé pré-électoral » (durée à définir) pour se consacrer à leur campagne pour des fonctions de parlementaire ou d’exécutif local ou encore établir l'égalité entre les salariés élus du public et du privé. En effet, les élus fonctionnaires dont le mandat se termine retrouvent un poste et un salaire équivalents à ce qu'ils auraient obtenu s'ils avaient poursuivi leur carrière. Les élus du secteur privé peuvent se retrouver au chômage, d'autant qu'ils n'ont pas toujours pu exercer leur métier durant la durée de leur mandat. Il est nécessaire qu'un statut de l'élu local soit défini. Arnaud MOUILLARD http://hern.over-blog.com hern276@yahoo.fr

Ludwig Nedelec, 08 novembre 2014 à 10h22

A l’heure où les Français expriment une défiance et une méfiance massive vis-à-vis des politiques, il apparaît qu’il est du rôle du Parti Socialiste de repenser la représentation nationale même si on ne peut pas mélanger élus locaux et élus nationaux. Aujourd’hui, les citoyens ne manquent pas d’information, bien au contraire. Ce qui manque, c’est de la lisibilité. Il est donc important de renouer le lien avec les corps intermédiaires qui doivent devenir des liens de régulation entre citoyen et politique. Par ailleurs, il faut renforcer l’accessibilité du citoyen à l’élu local. Mais pour répondre à ces questions, il faut revoir le statut de l'élu en renforçant leur formation et en les aidant à leur réintégration dans le milieu professionnel et ainsi permettre plus facilement de renouveler les générations d'élus et éviter le cumul dans le temps. Enfin, il est essentiel de renforcer la participation citoyenne. Pour se faire, des votations citoyennes comme en Suisse devraient être permise, recourir plus souvent aux référendums même si le risque de répondre à la situation nationale et non à la question est grand et enfin soutenir les initiatives locales de citoyenneté menée par les citoyens.

Philippe Durocher, 08 novembre 2014 à 10h00

Une réforme constitutionnelle s'impose. Notre république est un cas en Europe. Elle est très pratique pour lancer une intervention militaire en 24h dans un pays africain, mais inopérante pour régler des problèmes dans l'hexagone ou anticiper le risque de tuer stupidement un jeune qui manifeste. Nous avons une république aux relents de XIXième, du temps des colonies. En Allemagne, une moitié des députés dépend d'élection au scrutin majoritaire et l'autre au scrutin proportionnel. Le parlement a un réel pouvoir. En ce moment en Allemagne ce n'est pas Merkel qui décide mais le CDU majoritaire au Bundestag. Avec Mittérand puis avec Hollande, nous avons loupé l'opportunité de changer ou du moins de lancer un gros chantier pour réformer cette république. Dans mon parti, le PS, tout le monde le sait, personne ne bouge.

martine cuccaroni, 08 novembre 2014 à 9h36

CONTRIBUTION FONCTIONNEMENT DES SECTIONS : Il serait souhaitable que les sections lors des réunions de section, des AG fassent circuler systématiquement une feuille de présence, remplie par les adhérents présents, et que dans les jours qui suivent un compte-rendu soit adressé aux militants ou mis en ligne sur le site. En effet ces feuilles de présence permettraient aux sections de tenir à jour un fichier justifiant l’implication de certains et l’immobilisme de beaucoup d’autres et permettraient aux adhérents de s’engager à participer à 50% des réunions et AG dans l’année de façon à pouvoir voter, ce qui éviterait les dérives de militants que l’on ne voit que les jours de vote et qui faussent les orientations et bafouent en même temps la Démocratie, chère à notre parti. Ce document éviterait bien des surprises aussi au moment des compositions des listes électorales. En effet, clientélisme et copinage seraient évités au profit de co-listiers impliqués autant dans le Parti Socialiste, que dans des activités associatives ou syndicales, et qui eux renforcent la tête de liste et surtout les valeurs de notre parti. Pour être militant il ne suffit pas simplement de prendre une carte d’adhésion et de venir uniquement le jour d’un vote en section parce que le copain le demande. Adhérer au Parti Socialiste ce n’est seulement pas partager les valeurs. On ne peut faire vivre le parti qu’en honorant de sa présence active les réunions de section et en alimentant les débats, En cas de conflit des traces écrites existeraient pour confirmer ou infirmer une information. Martine Cuccaroni Section de La CIOTAT

yvon chasseigne, 08 novembre 2014 à 9h30

Concernant l'exercice du pouvoir face à la crise institutionnelle : - Réfléchir à une vraie limitation du nombre et de la durée des mandats électifs - Réfléchir à un changement de République avec un vrai régime présidentiel et la fin de la fonction du 1er ministre et de nouveaux pouvoirs donnés au parlement - Réfléchir à la fin du sénat dont le rôle est essentiellement consultatif. Il faut absolument réinstaurer l’autorité du chef de l’état Refonder une société, une société fondée sur des principes d’égalité, de liberté et de fraternité et mettre fin “au chacun pour sa gueule “ qui s’est largement développé ses dernières années.

François BOUTRY, 08 novembre 2014 à 9h24

DEMOCRATIE: limitation au nombre de mandat,plafonnement des émoluments,remplacement de la parité par des quotas, quotas imposés à l'assemblée nationale: privé, public, cadres, employés, etc. Pour éviter la manipulation et préserver la liberté de la presse: obliger comme pour le tabac à mettre en garde contre la propagande au détriment de l'information; par exemple imposer aux journalistes de clarifier leurs étiquettes politiques.Supprimer tous sondages 1 mois avant les élections et retirer les agréments à tous ceux qui publient hors délais ou avec erreur excessive.

martine cuccaroni, 08 novembre 2014 à 9h04

Section de La Ciotat

Benoît VASLIN, 08 novembre 2014 à 6h52

La Démocratie Représentative n'est pas seulement critiquée, elle est remise en cause, en particulier par l'abstention. Infiniment préférable à la plupart des autres systèmes politiques, est-elle indépassable ? Notre Nouvelle Frontière peut être un idéal de Démocratie Directe, rendue possible par les immenses progrès des moyens de communication et d'échanges. Avançons vers une Démocratie réelle et moderne, respectant la Liberté de chacunE, garantissant l’Égalité des chances et des droits, et assurant la Solidarité entre touTEs et avec les générations futures. Pour cela, instaurons le principe de mandats impératifs, limités, révocables, délivrés démocratiquement au niveau pertinent, par les personnes concernées et par elles seules. On ne signe pas pour la construction d’une maison, sans que l’architecte ne soit tenuE de respecter ses engagements, et sans qu’on ne puisse rien lui dire avant la fin de son contrat… L’éluE doit pouvoir régulièrement rendre des comptes, comme l’architecte consciencieuSE vérifie régulièrement si les options prévues nous conviennent lors de la construction de notre maison. La vraie Responsabilité politique, c'est le mandat impératif. L'ADN du Parti Socialiste, c'est la réforme. C'est donc au moyen des Institutions actuelles de la Démocratie Représentative que nous devons œuvrer à la construction de la Démocratie Réelle. Que des éluEs s'engagent pour sa mise en œuvre et en construisent les fondations. Il y a toujours en France la ferme conviction que l’avenir sera meilleur, grâce à nos actions et à nos engagements pour plus de Démocratie, plus de décision Citoyenne. La prise de pouvoir par le Peuple ne sera pas la conséquence d’un Grand Soir plein de violence (et quel Grand Soir mettrait fin au sexisme, à l’homophobie, au racisme ?…). C’est par la volonté et le désintéressement de femmes et d’hommes démocratiquement éluEs, qui mèneront à bien la mise en place de la Démocratie Réelle.

Michel CARRIERE, 08 novembre 2014 à 3h30

Socialisme coopératif : Reconstruire le contrat social et défendre la devise de la République, Liberté, Egalité, Fraternité-Sororité.

florent cappelletti, 08 novembre 2014 à 1h19

La politique s'est toujours adaptée aux différents médias. Certains "grands" politiques et syndicalistes étaient au fait des nouveautés; je pense ici à Georges Marchais et Henri Krazucky. Que 'lon apprécie ou pas les politiques n'est pas le soucis, mais de constater que ces deux personnes étaient au fait des nouveautés. Aujourd'hui en matière de communication le PS est "à la ramasse" Les twittos sont absents ou si peu présent , les réseaux autres sociaux sont peu actifs (en dehors de l'Elysée) certes certains élus sont actifs...mais les sections ! Les nouveaux outils sont nombreux : code QR sur les affiches, tracts Réunions en cafés citoyens ou cafés littéraire sur l'actualité qu'elle soit nationale / Départementale ou locale dans une salle X ou Y avec participation soit de 1 € soit où chacun apporte quelque chose à manger Porte à porte régulier à certains moments stratégiques en dehors des moments de campagne Il ne faut pas croire que la société participe moins aux élections . Il y a plus d'inscrits parce que les jeunes de plus de 18 ans le sont de fait depuis 1997. Pour autant je trouve que nous nous inquiétons beaucoup sur la participation Les questions que nous devrions donc nous poser seraient donc plus comment devons nous faire-à tous les niveaux- pour que les citoyens participent avec nous à la chose publique et votent et pourquoi nous avons perdu dans de nombreuses villes que nous détenions Enfin nous pourrons nous interroger sur le fait que démocratie numérique ou pas, de nombreux citoyens ne sont pas inscrits alors qu'ils le pourraient. Comment pouvons nous faire pour les convaincre de s'inscrire et bien sur de voter pour nous;

Claude petit, 08 novembre 2014 à 0h12

La question de la refonte de nos institutions républicaines se pose après 59 ans de 5eme République en 2017. Notre section a été saisie du projet suivant ainsi résumé. Nous demandons à ce que ce sujet soit mis en débat au sein du parti pour vérifier l'opinion des militants (et non des seuls dirigeants du parti) avant que cela ne devienne un des éléments structurants du débat politique à l'extérieur du PS. A l'image de toutes les grandes démocraties européennes et occidentales, que le chef de l'Etat soit le/la Président-e d'une République ou un-e Roi/Reine, le régime devrait être primo-ministériel . Les plus gros changements par rapport à aujourd'hui : *le Premier Ministre est chef des armées, représente la France avec le Président sur la scène internationale, * il participe seul aux réunions des chefs de gouvernement et d'états de l'UE, *Il désigne et révoque seul les membres de son gouvernement , * le Président de la Rep. est élu pour un mandat de 7 ans non renouvelable. *L'élection présidentielle suit les législatives et non l'inverse *Le Président promulgue les lois, et peut demander une nouvelle délibération au Parlement , est doté de la capacité de saisine de la Cour Constitutionnelle. *Il peut dissoudre l'Assemblée Nationale en cas de crise de confiance de l'AN dans le gouvernement( vote d'une motion de censure) * Le mode de scrutin pour l'Assemblée nationale est similaire à l'allemand : vote à deux voix , une sur la personne du candidat(sa personnalité, son éthique, son projet ), éligibilité au scrutin majoritaire , la seconde pour le parti ( axe gauche-droite) réparti à la proportionnelle. *un statut de l 'élu favorisant le retour à la vie professionnelle sera la contrepartie de la limitation de la durée d'un mandat renouvelable une fois. * les sénateurs sont élus au scrutin proportionnel dans un cadre régional. * Le nombre des parlementaires (AN et Sénat)est fortement réduit (au moins d'1/3 pour se rapprocher des moyennes européennes. * le principe d'enveloppes de réserves parlementaires favorisant l'intérêt particulier est supprimé Points >0 : économies de dépenses, convergence institutionnelle européenne, renforcement du Parlement au détriment du Président et donc rapprochement entre les institutions et les citoyens .

Génération 6 Mai Collectif, 08 novembre 2014 à 0h01

La forme fédérale du Parti nous permet d’être un véritable laboratoire. Les primaires socialistes ainsi que le Tour de France, bien que questionnant la place et le rôle du militant, en sont des exemples. Ce cadre structurant est une véritable chance pour penser les systèmes démocratique et de représentation au sein du Parti. Entamons une véritable réforme décentralisatrice en interne du Parti ! Pour plus de présence sur les territoires les plus reculés, une présence de terrain qui anticipe et accompagne la réforme des collectivités territoriales ainsi qu’une présence numérique. L’impression qu’au PS tout se décide à Paris, entre 60 membres du bureau national persiste. Entamer une vraie réforme décentralisatrice interne redonnerait de la vigueur à l’action politique de nos fédérations et un peu de pouvoirs à nos militants. La politique doit être au plus proche des citoyens (et par la même des militants) et plus accessible. La lutte contre le Front National, nous, militants de l’Aisne ou de Paris, du Calvados ou de l’Ardèche, du Val-de-Marne ou de la Gironde, de la Bretagne, de Marseille, Lyon, Angers ou encore Strasbourg, considérons qu’une campagne de Terrain est plus efficace que de multiplier de coûteux meetings dans les théâtres parisiens. Le PS devrait circonscrire des zones politiques prioritaires à reconquérir pour ne pas les laisser tomber aux mains des extrêmes. Pour accompagner cette décentralisation, nous pensons que le numérique est l’outil, voire l’arme principale, pour agir dans ce nouvel espace public virtuel qu’est la toile du net. Un lieu occupé par une Fachosphère suractive. Cet espace public ne doit pas être déserté. Le PS a de nombreuses ressources, un nouvel élan doit être impulsé politiquement pour une meilleure coordination de nos objectifs. La création d’un « Secrétariat national au numérique » renforcerait et doterait de vrais moyens à notre action. Le Secrétaire National au PS numérique serait un véritable Premier Secrétaire digital, avec une visibilité importante sur le web et une vraie compétence en la matière reconnue de tous. Les outils numériques créent du lien politique avec les citoyens et améliorent notre analyse, mais ne se substituent nullement à notre présence physique et militante sur le Terrain. À l’heure où les français expriment une grande défiance à l’égard des partis politiques – 92 % déclarant ne pas leur faire confiance – notre présence sur tous ces deux fronts est plus que jamais nécessaire.

Commission rénovation - FD 93, 07 novembre 2014 à 23h45

la Rénovation. Volet I. Pour les femmes et les hommes de gauche, la conduite de la nation n'a de sens que si elle s'accompagne d'un nouveau souffle pour sa démocratie. En 2014, avec la crise démocratique que nous connaissons, c’est devenu une impérieuse nécessité. La rénovation du pays et la rénovation du Parti Socialiste sont intimement liées. Pour que les Français nous fassent pleinement confiance, ou reprennent confiance en nous, pour que se tournent vers nous davantage de femmes et d’hommes, nous devons commencer par nous rénover nous-mêmes. C’est une question de crédibilité et de légitimité. Toutefois, la vraie rénovation, c'est celle qu'on met en pratique. Ainsi, au-delà des règles et des principes nouveaux, la clé de la réussite démocratique demeure dans le respect de tous des statuts déjà existants et des règles dont se sont dotées les socialistes eux-mêmes fixant le cadre de notre démocratie interne au parti. La Rénovation du Parti : 1-Le préalable demeure le respect des statuts du parti édifié par les socialistes eux-mêmes, mais aussi des règlements intérieur fédéraux ou ceux des sections. Il demeure aussi essentiel de les actualiser en intégrant les dernières lois ou principes (loi sur la parité, non cumul des mandats pour les députés et sénateurs...). 2-Ouvrir les primaires à tous les candidats de la gauche et étendre la désignation des candidats pour tous les mandats locaux, avec l'exigence de présenter un seul candidat socialiste. 3-Développer des liens renforcés avec les sympathisants socialistes pour davantage les associer à l’organisation socialiste au sein des sections (Assemblée Générale ouverte, conférence, formation ...). 4- Développer des réunions et des formations intersections ou par agglomération au sein des Fédérations pour mutualiser les moyens mais aussi développer des échanges politiques entre militants. 5-Mettre en place un plan de formation dans chaque fédération. 6-Généraliser dans toutes les fédérations, les inter-sections et/ou les sections, une réunion annuelle d'accueil des nouveaux adhérents et une formation annuelle à tous les adhérents de présentation du PS (historique et fonctionnement). 7-Créer une inspection générale interne au PS, qui remplacerait la commission nationale aux conflits et les commissions fédérales aux conflits. Cette inspection générale serait indépendante du parti pour mieux en assurer son contrôle et régler les conflits internes. 8-Créer et mettre en place un outil de gestion et de contrôle plus transparent et performant des adhésions et des cotisations ( ROSAM 2), avec une plus grande uniformité des règles.

Serge SERRA, 07 novembre 2014 à 23h33

La participation des citoyens ne peut se faire qu'à partir de l’entité la plus plus petite cad la communauté d'agglomérations . Mais pour cela il faut vraiment redéfinir le mille feuille administratif . les communes (36000) devraient se redéfinir, regrouper en communauté d'agglomérations avec un conseil de représentant . Les département peuvent subsister pour la présence de l'état (égalité des territoires) mais suppressions des conseils généraux. le conseil régional pourrait être constitué par des élus représentant les communautés d'agglomérations (>= x habitants: à définir ?) de la région (maire:adjoint de la communauté d'agglo) .Suppression du Sénat mais gardons le CES composé de professionnels et membres des conseils régionaux. les députés seraient des élus des départements (pas plus de 300).

Guy Mélis, 07 novembre 2014 à 23h17

Démocratie et représentation Etre socialiste, pour moi, c’est prendre une position claire en faveur du progrès de lma démocratie, c’est-à-dire de l’égalité entre tous les citoyens. L’égalité passe nécessairement par le pouvoir "par le peuple et pour le peuple". La cinquième République s’est écartée du régime parlementaire. Ce régime avait adopté les principes de la représentativité et de la responsabilité de l’exécutif vis-à-vis de ces représentants. Il ne peut y avoir un décideur sans qu’il soit soumis en permanence à un contrôle populaire. Depuis des décennies, le recul constant de la liberté des médias se traduit par un recul de la liberté d’informer. Le pouvoir du capital, dans la possession des médias, a été possible par la forte réduction des règles limitant ce pouvoir. Aujourd’hui, les organes de presse et les moyens audio-visuels sont concentrés entre quelques mains ! Et il n’y a plus aucun quotidien libre, c’est-à-dire un quotidien qui soit dirigé par un comité de rédaction, composé de journalistes. C’est le représentant du capital qui dicte la ligne de conduite du quotidien (Dassault, Lagardère, Arnaud, etc.) Il est également nécessaire de faire progresser notre société par la prise des décisions au plus près du citoyen. Des progrès ont été réalisés par les décentralisations de Gaston Deferre et de Jospin. Il en a été de même à Paris avec Bertrand Delanoë qui a créé les conseils de quartiers, et Anne Hidalgo qui soumet une (très) petite partie du budget aux votes des parisiens. Plus les décisions sont proches du peuple plus elles seront source de démocratie. Aujourd’hui nous en sommes loin avec le projet gadget de recentralisation des pouvoirs de décisions au niveau des régions et de l’Etat. Moins de Régions et suppression des Départements égale un peu plus d’arbitraire, par des décideurs éloignés des réalités du pays réel, sous prétexte fallacieux d’économies !

Stephane MELCER, 07 novembre 2014 à 23h01

Entre la représentation imparfaite des différentes sensibilités politiques à l’Assemblée Nationale, la gouvernance européenne qui ne laisse pas sa place au Citoyen, et les affaires au plus haut sommet de l’Etat, la France connaît aujourd’hui une grave crise de confiance démocratique. La seule réponse positive face à cette défiance grandissante réside dans une réforme profonde des institutions, réforme qui doit marquer les esprits à travers l’instauration d’une 6ème République. Cette contribution vise à en proposer quelques contours, tout en s’efforçant de la penser globalement afin de la rendre compatible d’un fonctionnement au niveau européen. Tout d’abord il semble évident qu’à terme, le fonctionnement parlementaire national sera amené à disparaître peu à peu pour être remplacé par des prérogatives du Parlement Européen. Car en effet, comment concilier 2 pouvoirs législatifs exerçant sur le même territoire ? Or c’est bien le Parlement Européen qui a vocation à harmoniser la législation sur l’ensemble du territoire européen, afin de limiter la concurrence déloyale au sein même de l’Europe. Alors que nos parlements nationaux deviennent chaque jour un peu plus les caisses enregistreuses de la politique décidée à Bruxelles par la Commission, le Conseil et le Parlement européens, il est urgent de repenser le rôle de nos institutions et de préparer leur avenir. Le Parlement Européen étant donc destiné à monter en prérogatives, il se doit d’améliorer son fonctionnement démocratique et sa proximité avec les citoyens. Concernant l’exécutif, le Président de la commission européenne (c’est-à-dire de l’Europe) doit être élu au suffrage universel direct, comme c’est le cas en Vème République. Pour le Parlement Européen, les élections législatives actuelles - ancrées dans les territoires - doivent servir de modèle. Cela implique un redécoupage global des circonscriptions au niveau européen, par exemple sur la base d’un député par circonscription de 200000 habitants (soit environ 2600 députés dont 330 français). Les élus deviendront directement députés européens, après vérification de leur bonne moralité (casier judiciaire, situation fiscale, etc.) Comme contre-pouvoir au transfert de souveraineté législative vers l’Europe, chaque pays de l’UE garderait sa Constitution, sous réserve qu’elle ne mentionne que des grands principes, et non des données chiffrées ou des détails de gestion. Charge à la Commission Européenne de proposer des lois compatibles, faute de quoi une loi ne s’appliquera que dans les pays où elle n’est pas anticonstitutionnelle. Toute modification de la Constitution d’un pays se fera exclusivement par Référendum.

Emmanuelle de Gentili, 07 novembre 2014 à 22h01

Le socialisme c’est la Tolérance, le Partage, le Respect, la Laïcité, la Construction d’un avenir commun. Personne n’accepte d’avoir une responsabilité personnelle dans la gestion de son quotidien, surtout quand elle est mauvaise. La solution est à la fois dans la formation et dans l’information. Se former à comprendre le monde qui nous entoure, à anticiper les évolutions technologiques qui sur des périodes très courtes vont ouvrir des voies nouvelles à certains métiers et en faire disparaître d’autres. Se former aux us et coutumes de nos voisins, qu’ils soient au nord ou au sud. Se former à notre vie citoyenne en en comprenant les mécanismes et les enjeux, afin de s’habituer à respecter nos propres règles et devoirs de citoyenneté, comprendre ce que le bien-vivre ensemble peut apporter de bon pour nous. Se former à la formation ! Apprendre à chercher la bonne information et les réponses exactes aux questions que l’on se pose car chacun de nous peut délivrer à l’autre les éléments d’une réflexion constructive… Arrêter ainsi de véhiculer des potins basés sur des « on-dit ». Tout cela sous-entend donc de notre part l’ouverture aux autres, notre disponibilité à les écouter et à leur répondre, notre sens du partage et notre tolérance. Et c’est bien sûr sur les plus jeunes qu’il faut faire cet acte civique, et l’ériger en principe d’éducation. La tolérance, c’est accepter la différence, quelle qu’elle soit, la comprendre et la regarder comme une nouvelle richesse qui forme l’individu. La laïcité, c’est reconnaître fondamentalement que nous sommes égaux et tolérants. En évacuant toute appartenance au clan quel qu’il soit, il reste la seule vision intrinsèque de l’individu, de ce qu’il est et des valeurs qu’il porte en lui. Le Respect, c’est comprendre que tout ne va toujours pas comme on le souhaite. Mais c’est aussi comprendre que nous appartenons à un système, notre pays, notre République, et que ne pas le respecter, ni ceux qui le représente et ni ceux qui en sont les acteurs, c’est d’abord se manquer de respect à soi-même. Nous appartenons à une communauté, les français, et notre force est dans l’ensemble des forces que chacun déploiera pour construire son avenir, inclus dans un avenir collectif. Bien sûr, certains échoueront, c’est la loi de la civilisation depuis la nuit des temps. Nous donnons les moyens aux plus faibles de devenir plus forts, mais pour que cela réussisse, ils doivent avoir la volonté, l’envie de recevoir de notre part les forces qui leur manquent. Arrêtons de ne penser qu’à prendre, sachons donner ! C’est pour cela que Education, Formation, Information sont les trois principes autour desquels l’action politique doit s’orienter.

Benjamin Baudry, 07 novembre 2014 à 21h46

Le constat : La vie publique, la vie politique de ces dix dernières années, et notamment depuis 2007, nous révèle de graves dysfonctionnements dans notre Démocratie. Le « tout communication de l'instantané » et la participation souvent active de nos responsables à ce « cirque médiatique » nous posent forcément des questions et nous obligent à réagir. Les propositions : - Pour les élus, nous proposons qu'il n'y ait pas de cumul d'un autre mandat avec le mandat de Député, Sénateur ou Maire d'une grande ville. Le cumul doit être aussi limité dans le temps, à deux mandats consécutifs soit environ une dizaine d'années. - Nous préconisons aussi la mise en place de processus de fonctionnement et de communication visant à réduire le fossé parfois immense entre nos responsables politiques, les militants à la base et a fortiori les citoyens. Les élus doivent pouvoir se souvenir, dès lors qu'ils sont en place, qu'ils représentent des militants, qui les ont désignés, et des citoyens, qui les ont élus. - Dans le processus décisionnel, les responsables doivent désormais considérer la Démocratie Participative comme faisant partie des grandes stratégies d'informations, d'interrogations et de décisions pour une gouvernance moderne et efficace. Elle ne doit plus être « un habillage » pour faire entériner des orientations déjà prises, très souvent, dans des cercles trop confidentiels. Les élus doivent être aussi en mesure de détecter que, parfois, leurs décisions ne sont pas appliquées par la « technostructure » qui leur semble acquise mais qui a et défend trop souvent sa propre politique. - Le lobbying doit être mieux contrôlé voire encadré car à l'évidence son influence est excessive et nuit forcément au bon fonctionnement de la Démocratie.

Jean-Louis Gougnard, 07 novembre 2014 à 20h50

Réagir à la montée des extrêmes dans les territoires ruraux en saisissant l'opportunité de la réforme territoriale.

daniel JACQUES, 07 novembre 2014 à 20h17

La réforme territoriale doit aboutir à : - 1 Echelon local avec la fusion des communes avec des missions précises - 1 Echelon régional avec des missions précises Les missions fixées par l'état à chacun des échelons doivent être financées par des dotations d'état calculées en fonction du nombre d'habitants et de la superficie. Instauration d'un impôt local et d'un impôt régional calculé sur la base des revenus nets des habitants + tous les droits de mutation. La réforme de la représentation démocratique : - Des conseillers communaux élus au suffrage universel, 2 mandats successifs maxi et sans cumul, - Des conseillers régionaux élus au suffrage universel, 2 mandats successifs maxi et sans cumul, - Des députés élus au suffrage universel, 2 mandats successifs maxi et sans cumul, - Des conseillers économiques et sociaux tirés au sort par région et représentatifs de la diversité de la population pour 1 mandat unique et sans cumul. - Suppression du Sénat

91 Sections du plateau de Saclay, 07 novembre 2014 à 19h55

Contributions des sections du plateau de Saclay, de Verrières le Buisson, de Bièvres, de Palaiseau, des Ulis, de Bures/Gometz, de Gif sur Yvette, d’Orsay, d’Igny, et la section GSE-Recherche Vers de nouvelles pratiques militantes adaptées aux nouveaux horizons démocratiques et de vie des citoyens De par la structure du Parti socialiste, la section tient l’un des rôles les plus importants. Elle est le premier lieu d’accueil et de contact des nouveaux adhérents. Véritable lieu de débat, elle assure le lien permanent entre le PS et ses militants. C’est notre attachement aux enjeux locaux (municipaux, cantonaux) qui définit le périmètre géographique d’une section et celui-ci correspond bien souvent à un territoire « électoral » (la commune, le canton, la circonscription). Cependant, pour tenir compte de l’importance croissante des intercommunalités et sans remettre en question la section socialiste en tant que telle, il paraît important de proposer des structures intermédiaires entre la section et la fédération, ce d'autant plus que l'échelon départemental est appelé à évoluer au plan institutionnel. De telles structures pourraient avoir une existence propre et devraient être reconnues par les fédérations. Leur périmètre devrait se définir à partir des bassins de vie des habitants d’un même territoire tels qu’identifiés par les militants et pourrait correspondre à celui des intercommunalités, mais pas nécessairement. Les militants décideraient du degré d’intégration de leur fonctionnement au sein de ces structures (coordination de leurs exécutifs, actions conjuguées des sections, mise en commun de moyens). Depuis plusieurs années, les sections socialistes des villes regroupées dans la communauté d’agglomération du plateau de Saclay (CAPS) se sont organisées de façon à faire vivre le débat sur le bassin de vie et les projets d’aménagements du territoire liés à l’ opération d’intérêt national Paris-Saclay , ce pôle devant devenir un haut lieu de la recherche et de l’innovation en France. Cette collaboration s’est matérialisée par des rencontres fréquentes des secrétaires de section associant le secrétaire du GSE Recherche-Enseignement supérieur- Innovation du plateau de Saclay, les élus de l’agglomération et les secrétaires de section des communes adjacentes à celles concernées par le périmètre de la CAPS. Ces rencontres ont permis de matérialiser des campagnes de communication communes sur le projet dans sa globalité mais pas seulement. En 6 ans, de nombreuses rencontres entre militants ont eu lieu sur les enjeux du territoire, et notamment pendant la campagne des élections régionales de 2010. Téléchargez le texte pour lire la suite

La défiance des citoyens envers leurs élus est grandissante et prend des proportions inquiétantes qui se traduisent par une abstention massive et un vote populiste toujours plus important. (...) Nos structures de décision collective, trop verticales et trop rigides, ne sont plus adaptées aux nouvelles exigences démocratiques du XXIe siècle. La monarchie républicaine de la Ve République en est le symbole absolu. S’il parait indispensable de rénover en profondeur notre constitution pour accorder un véritable pouvoir de décision au Parlement, retrouver la confiance des citoyens nécessite aussi une refonte ambitieuse de notre système démocratique. Il est d’abord nécessaire d’oxygéner la représentation politique incapable de se renouveler. Pour ce faire, toute une série de mesures est déjà sur la table : non-cumul des mandats, non-cumul des mandats dans le temps, statut de l’élu (pour permettre à tous de s’engager en politique), dose significative de proportionnelle, suppression totale du suffrage universel indirect, création d’un vrai référendum d’initiative citoyenne,… Il faut désormais toutes les mettre en œuvre. (...) Il faut enfin et surtout redonner du souffle à notre démocratie afin d’inclure tous les citoyens qui le désirent à l’élaboration de nos normes communes. Nombre de ces citoyens n’ont aujourd’hui pas accès aux élus de la nation faute de temps ou de moyens. En l’absence de structures idoines, les interlocuteurs privilégiés des élus sont des corps constitués (syndicats, associations, lobbys en tout genre…), défenseurs d’intérêts particuliers et de moins en moins en phase avec les aspirations de la population, en raison notamment de leur manque de représentativité. A l’heure d’Internet, la démocratie représentative ne peut plus être uniquement verticale et se limiter au choix périodique des représentants. Chaque fois que cela est possible, Il faut inclure les citoyens volontaires au processus de décision en favorisant la création de canaux directs entre citoyens et élus. Certains de ces canaux existent (primaires ouvertes, structures de démocratie participative ou encore Parlement & citoyens, site qui permet à un parlementaire d’associer les internautes à la rédaction d’une proposition de loi...), il faut les systématiser et en imaginer de nouveaux. Pour retrouver leur confiance, il faut « ouvrir » la politique aux citoyens à commencer par le Parti socialiste, qui serait par ailleurs bien avisé d’organiser, avant les échéances électorales de 2017, une convention nationale sur la thématique « Institution et Démocratie », qui associerait naturellement tous les sympathisants volontaires.

Michel Loubry, 07 novembre 2014 à 19h10

fabrique de la loi

Contribution de la section du Parti Socialiste d’Onet le Château Considérant que les élections européenne de cette année ont vu progresser une forte abstention et une poussée considérable du Front National ; Considérant la banalisation des propos xénophobe, raciste, nationaliste ; Considérant la banalisation du vote Front National ; La section a trouvé intéressants, intellectuels les thèmes proposés mais trouve qu’ils ne répondent pas dans l’immédiat aux problèmes des français. Partant des poncifs véhiculés par les personnes et le Front National, nous avons essayé de comprendre les raisons de ce vote et enfin proposer quelques solutions. La banalisation des propos racistes et xénophobes orchestrés par la droite et l’extrême droite, trouve un écho favorable auprès de la population. Nos voisins, ami, famille n’hésitent plus à tenir ses propos en stigmatisant une partie de la population (immigrés, les chômeurs etc.). La stigmatisation touche également les politiques, la justice et le monde économique. Curieusement le programme officiel du Front National ne fait pas état de ces poncifs. Mais il suffit de regarder une vidéo de meeting pour voir jaillir un nombre impressionnants de poncifs. La réflexion de la section s’est portée sur la recherche de raisons de ces propos qui sont multiples : - La peur du déclassement social ; - Sentiment d’abandon par les pouvoirs publics dans les zones péri urbaines et rurales ; - Sentiment d’avoir tout essayé (Gauche et Droite, Centre) ; - Le changement du discours du Front national. En quoi une identité socialiste réaffirmée et redéfinie permettra d’apporter une solution à cette situation ? La section pense qu’une amélioration de la pratique démocratique, une représentativité réelle et une évolution institutionnelle peuvent permettre de définir d’une part notre identité et d’autre part de répondre à ce problème. • Démocratie et représentation - Rendre obligatoire le vote en comptabilisant le vote blanc ; - Limiter à trois le mandat successifs des élus dans le temps; - Favoriser une éducation citoyenne pour les amener à forger leur propre opinion ; - Encourager la démocratie participative ; - Encadrer les lobbys - promouvoir la représentation syndicale et associative ; - Respecter les statuts et règlement du parti • Les institutions - Faire évoluer la 5ème république par le partage effectif de l’ordre du jour à l’assemblée nationale entre l’exécutif et le législatif ; - Supprimer les réserves parlementaires et sénatoriales qui favorisent un clientélisme électoral ; - Limiter le nombre de députés ; - Rendre inéligible un élu condamné pour abus de biens sociaux ; - Supprimer le sénat .

Michel Loubry, 07 novembre 2014 à 19h06

voir texte ci-joint

Michel Loubry, 07 novembre 2014 à 18h44

contribution de section statut élus

Section Fons -St Mamert, 07 novembre 2014 à 18h42

Contribution collective de la section sur La démocratie et Représentation.

88 SectIon de Saint Dié des Vosges, 07 novembre 2014 à 18h27

Dans un monde en mouvement accéléré, dans une Europe et notre France en crises profondes, les socialistes des sections de Saint-Dié-des-Vosges souhaitent participer aux États-Généraux par une contribution sur ce qu'est «être socialiste aujourd'hui» en 2014 alors que notre Parti gouverne la France. Il ne s'agit pas de réflexions pour demain mais bien pour aujourd'hui, des remarques exprimées par des militants de tous âges, souvent de longue date au Parti socialiste. Un parti politique n'est pas une association, c'est un vecteur d'action en profondeur sur la société, sur les politiques à mener dans tous les domaines. Téléchargez la contribution pour lire la suite

Anne HIDALGO, 07 novembre 2014 à 18h14

La montée du Front National, les manifestations de plus en plus fréquentes et violentes de discorde au sein de la société française, mais également la montée d’une abstention lucide et désespérée constituent des symptômes parmi beaucoup d’autres de la crise qui affecte le Peuple Français. Dans ce contexte, nous devons nous attacher à promouvoir, dans son intégrité et son intégralité, le message universel et intemporel des « jours heureux ». Nous devons assumer des investissements massifs dans les domaines vitaux que sont l'éducation, la santé, la solidarité et la protection de l'environnement. Les socialistes doivent faire confiance aux collectivités territoriales qui débattent, investissent, bâtissent jour après jour une République à la fois décentralisée et relocalisée. Il est nécessaire pour cela que les pouvoirs locaux ne soient pas traités comme les données d’un problème mais comme les éléments d’une solution. A l’heure où les grandes capitales européennes, à l’initiative de Paris, s’accordent pour faire de la commande publique un outil de relance économique et d’excellence écologique, la Gauche doit défendre et étendre la capacité d’investissement des collectivités. Pour que puisse s’ouvrir une nouvelle ère de la démocratie, j’invite donc le Parti Socialiste à engager une nouvelle étape de la décentralisation. Seul un tel processus, fondamentalement moderne, et souhaité avec insistance par l’ONU, peut permettre, en contrebalançant les effets pervers de la mondialisation, de faire porter la voix des citoyens et de faire avancer très concrètement la transition énergétique. Si on leur en donne les moyens, les villes mondes assumeront leur vocation progressiste et solidaire. Une de leurs fonctions essentielles est en effet d’être des villes refuges pour celles et ceux qui fuient la misère, la guerre et toute forme de discrimination et d’injustice. Cette intégration passe évidemment par la juste reconnaissance de la citoyenneté de celles et ceux qui travaillent depuis des années pour faire tourner l’économie de nos villes. Elle passe également par la participation de tous, Français et étrangers, à la vie de la cité. En donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires dans le cadre du budget participatif, Paris ouvre la voie à une avancée démocratique qui, à défaut de venir d’en haut, doit se réaliser, sans attendre, partout sur notre territoire. Si nous ne voulons pas trahir notre héritage et nous priver d’avenir, il est temps pour nous, socialistes, d’inventer une manière de gouverner où les idéaux sont assumés et le réel accepté. Les pouvoirs locaux sont prêts aujourd’hui à relever ce défi de la modernité.

88 SectIon de Neufchateau, 07 novembre 2014 à 18h13

En France, le système de la démocratie représentative fonctionne techniquement : le droit de vote est respecté, la représentation des diverses sensibilités politiques également, les élections ont lieu et se déroulent dans de bonnes conditions. C’est après que les responsables politiques sont élus, que les problèmes de représentation commencent, notamment du fait du décalage entre le discours électoral et le discours de réalité une fois aux responsabilités. Téléchargez la contribution pour lire la suite

Anne HIDALGO, 07 novembre 2014 à 18h00

La montée du Front National, les manifestations de plus en plus fréquentes et violentes de discorde au sein de la société française, mais également la montée d’une abstention lucide et désespérée constituent des symptômes parmi beaucoup d’autres de la crise qui affecte le Peuple Français. Dans ce contexte, nous devons nous attacher à promouvoir, dans son intégrité et son intégralité, le message universel et intemporel des « jours heureux ». Nous devons assumer des investissements massifs dans les domaines vitaux que sont l'éducation, la santé, la solidarité et la protection de l'environnement. Les socialistes doivent faire confiance aux collectivités territoriales qui débattent, investissent, bâtissent jour après jour une République à la fois décentralisée et relocalisée. Il est nécessaire pour cela que les pouvoirs locaux ne soient pas traités comme les données d’un problème mais comme les éléments d’une solution. A l’heure où les grandes capitales européennes, à l’initiative de Paris, s’accordent pour faire de la commande publique un outil de relance économique et d’excellence écologique, la Gauche doit défendre et étendre la capacité d’investissement des collectivités. Pour que puisse s’ouvrir une nouvelle ère de la démocratie, j’invite donc le Parti Socialiste à engager une nouvelle étape de la décentralisation. Seul un tel processus, fondamentalement moderne, et souhaité avec insistance par l’ONU, peut permettre, en contrebalançant les effets pervers de la mondialisation, de faire porter la voix des citoyens et de faire avancer très concrètement la transition énergétique. Si on leur en donne les moyens, les villes mondes assumeront leur vocation progressiste et solidaire. Une de leurs fonctions essentielles est en effet d’être des villes refuges pour celles et ceux qui fuient la misère, la guerre et toute forme de discrimination et d’injustice. Cette intégration passe évidemment par la juste reconnaissance de la citoyenneté de celles et ceux qui travaillent depuis des années pour faire tourner l’économie de nos villes. Elle passe également par la participation de tous, Français et étrangers, à la vie de la cité. En donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires dans le cadre du budget participatif, Paris ouvre la voie à une avancée démocratique qui, à défaut de venir d’en haut, doit se réaliser, sans attendre, partout sur notre territoire. Si nous ne voulons pas trahir notre héritage et nous priver d’avenir, il est temps pour nous, socialistes, d’inventer une manière de gouverner où les idéaux sont assumés et le réel accepté. Les pouvoirs locaux sont prêts aujourd’hui à relever ce défi de la modernité.

Fédération PS PARIS, 07 novembre 2014 à 17h58

Dans sa Déclaration de principes le Parti socialiste déclare qu’« [il] est féministe. Il agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la parité et la mixité de la société. Il garantit aux femmes l’accès aux droits fondamentaux qui assurent la maîtrise de leur corps. Il défend l’égalité salariale et professionnelle entre les hommes et les femmes. » (art. 15). En effet, la lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité femmes hommes, et l’engagement féministe font partie de l’ADN du Parti socialiste. Ils constituent l’identité des socialistes. Chaque avancée des droits des femmes et de l’égalité femmes hommes fait avancer la société dans son ensemble. Pourtant, le constat est là : l'égalité entre les femmes et les hommes n'est pas encore effective, ni dans la société française, ni au sein de notre parti. C'est pourquoi le Parti socialiste doit s’engager dans un mouvement de transformation de la société afin que celle-ci permette la solidarité entre toutes et tous et l'émancipation de chacun-e. La lutte déterminée contre la misogynie, pour le partage équitable des responsabilités politiques, économiques, syndicales et familiales, pour une meilleure articulation vie professionnelle - vie personnelle, la lutte contre tous les plafonds de verre, le refus du relativisme, etc. sont autant d’engagements que les socialistes mettent en œuvre. Mais ils doivent amplifier leur action, avec détermination, pour rendre effective l’égalité dans la société comme au sein du parti lui-même. Cette lutte passe par une parité réelle : non seulement il faut 50 % de candidates, mais 50 % d’élues doit être l’objectif. Tout comme l’abolition du plafond de verre qui empêche les femmes, dans le parti comme en dehors d’accéder aux plus hautes responsabilités. Il faut également appliquer des politiques publiques innovantes comme le budget genré. Il s’agit d’une analyse sous l'angle du genre de toutes les formes de dépenses et de recettes publiques qui conduit à un inventaire de leurs conséquences directes et indirectes sur la situation respective des femmes et des hommes. Il s'agit, enfin, de considérer l'égalité entre les femmes et les hommes comme une question transversale qu'il convient de poser dans toutes les politiques publiques afin d'en tirer les nécessaires conséquences.

88 Fédération des Vosges, 07 novembre 2014 à 17h55

Contribution de la Fédération des Vosges La Fédération des Vosges du Parti socialiste a tenu sa séance des Etats-Généraux le mardi 4 novembre 2014 au siège de la Fédération à Epinal, en présence d'une quarantaine de militants et d'élus. Les Etats-Généraux sont aussi un moment de vérité dans la vie politique. Les participants ont ainsi donné leur sentiment du moment sur ce plan, en préambule des débats. Des marqueurs politiques plus nets sont nécessaires à ce stade du quinquennat, des éléments politiques visibles dans la vie quotidienne des Françaises et des Français, permettant de rappeler les différences avec la Droite (par exemple sur les services publics, les hôpitaux, la réforme de la fiscalité dans un contexte de trop forte pression fiscale pour les ménages et les entreprises notamment les TPE/PME -conformément aux engagements de campagne…). Des réponses fortes, très claires, sans atermoiements sont nécessaires et urgentes. Maintenant. Il est nécessaire de mieux expliquer ce qui est fait, et où nous menons la France. L'exemple de la réforme territoriale illustre ce manque de clarté dans la décision et dans l'exécution. Le Parti socialiste au pouvoir doit améliorer concrètement la vie de nos concitoyens, en fidélité à ses valeurs. Pour remettre en mouvement la France et une société bloquée, seul le Parti socialiste peut agir. La déception est là, l'inquiétude du lendemain est présente, elles sont tangibles, se lisent sur les visages et se donnent à entendre chez nos concitoyens. Il est temps de changer de braquet et d'obtenir des résultats que chacun puisse constater dans sa vie.

Léo Moreau, 07 novembre 2014 à 17h39

Chacun constate la crise de légitimité que traverse aujourd’hui la démocratie représentative dans notre pays. Ce désinvestissement massif des citoyens nous interpelle particulièrement en tant que socialistes dans une période où la gauche est aux responsabilités. L’une de ses raisons réside dans l’idée que le bulletin de vote choisi a finalement peu d’effet sur les politiques menées et dans l’impression que la démocratie se fait moins forte que les marchés. Le politique organise son propre dessaisissement lorsqu’on affirme qu’« il n’y a qu’une seule politique possible », niant par là même la possibilité pour les électeurs de choisir lors des scrutins entre des options politiques contradictoires. Le sentiment d’indifférenciation entre droite et gauche qui en découle n’incite ainsi pas à la mobilisation lors des échéances électorales. Comme le proclame notre déclaration de principe, être socialiste c’est au contraire penser que les femmes et les hommes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie. L’écart entre déclarations de campagne et politiques mises en œuvre ne peut qu’alimenter cette défiance comme nous le constatons autour de nous où beaucoup ne croient plus à la possibilité de peser à travers leur vote sur le cours des choses. L’exemple du référendum de 2005 sur le TCE revient régulièrement : le « non » des Français n’a pas empêché deux ans plus tard la ratification parlementaire d’un traité reprenant l’essentiel du contenu du texte rejeté. Qu’il s’agisse d’une 6ème République ou d’un aménagement de l’actuelle Constitution, notre système politique doit favoriser les débats de fond au lieu des questions de personnes et mieux représenter la diversité des opinions des Français. La question démocratique se pose également dans le monde du travail à travers le nécessaire développement de la démocratie sociale. Pour la rendre plus efficiente, des organisations syndicales fortes et représentatives sont indispensables. C’est pourquoi les socialistes devront s’efforcer de lever les obstacles à la syndicalisation, qu’ils soient financiers ou parfois issus de pressions des employeurs. On peut d’ailleurs se demander pourquoi on ne remplit plus aujourd’hui en adhérant au PS une fiche où l’on signale son appartenance syndicale comme c’était encore le cas il y a quelques années. Enfin nous avons un devoir d’exemplarité démocratique au sein de notre propre parti. Il nous reste bien du chemin à faire en matière notamment de non-cumul entre un mandat parlementaire et un mandat exécutif local, mais aussi de non-cumul dans le temps alors que nos statuts prévoient un maximum de trois mandats successifs à la tête d’un exécutif local.

Jean-Yves Leconte, 07 novembre 2014 à 17h33

Le quinquennat et l’inversion du calendrier ont profondément modifié la V° République. Depuis 2002, chaque quinquennat est l’occasion de constater une défiance grandissante envers les responsables politiques. Le pouvoir exécutif remplace souvent l’action par des effets d’annonce qui suppriment progressivement le sens des mots. La politique devait pouvoir changer la vie. Elle est perçue comme ne pouvant plus rien. Force est de constater que l’exécutif ne parvient pas à tracer une stratégie lisible à moyen terme. Quant au travail parlementaire, il n’arrive pas à avoir la visibilité souhaitée, le principal pour exister étant d’être dans le commentaire sur les annonces de l’exécutif plutôt que dans le travail législatif et dans la réflexion. Enfin, les responsables politiques ont souvent le sentiment qu’entre les contraintes européennes et une administration qui assure la continuité de l’Etat il n’y a aucune marge de manœuvre. Des politiques qui ne peuvent plus agir, c’est la démocratie qui est remise en cause. Ce sentiment, si nous ne renversons pas vite la vapeur, rendra irrésistible la victoire du FN pour le malheur de la France et des Français. 1. Affirmer que le cadre de l’action politique aujourd’hui, c’est l’Europe. Il est essentiel de marquer la nécessité de faire une réforme institutionnelle qui oblige les acteurs politiques français à mieux prendre en compte l’Europe dans leurs actions et leurs stratégies. Le cadre économique et social, la politique budgétaire et fiscale c’est abord en Europe que cela se dessine. Assumons-le plutôt que de nous en offusquer faussement. Avoir des partis politiques dont le rythme de vie est exclusivement marqué par les élections présidentielles, reléguant les élections européennes à la périphérie, n’est pas logique. Faire croire aux électeurs, tous les cinq ans, que tout devient possible, alors que, pour agir, il faudrait inscrire l’action proposée dans le rythme politique européen est une imposture que nous payons cher aujourd’hui en matière de crédibilité. C’est pour cela qu’il est essentiel que nos partis politiques s’adaptent enfin à cette observation. Il est dramatique qu’au début des années 2000, alors qu’il fallait aller vers plus de fédéralisme au niveau européen, nous ayons changé les institutions conduisant les partis politiques à se profiler pour les élections présidentielles -et juste pour cela-. Seul régime, de facto, présidentiel aux cotés de vingt-sept démocraties parlementaires, l’inadaptation du rythme de nos partis et de leurs jeux de pouvoir au rythme européen bloque notre capacité à peser au niveau européen.

Le collectif "Le Pari(s) de l'Egalité", 07 novembre 2014 à 17h32

Nous voici à la moitié du mandat qui devait nous permettre de redresser le pays dans la justice. Notre difficulté à y parvenir se lit dans le déclin profond de la confiance que nous accorde la population. Nos défaites aux scrutins municipaux et européens l’ont cruellement marqué. Tandis que nous reculons, le FN progresse jusqu’à inspirer au premier ministre l’idée que «l’extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir». En sommes-nous donc réduits à cet alarmisme pour attirer l’attention de nos concitoyens et espérer leur soutien ? Certes conscients de la nécessaire réduction des déficits publics, l’attentisme gestionnaire nous est interdit face à la crise, au chômage, aux scandales et à la défiance envers l’Europe qui nourrissent la progression du FN. En tant que socialistes, notre devoir est de réagir ! Pour cela, nous avons des convictions : le modèle économique régulateur, redistributif, écologique et innovant face aux inégalités croissantes du capitalisme financier, le modèle social protecteur contre l’individualisme libéral, le modèle républicain et laïc face aux conservatismes identitaires, le modèle européen de projets et de solidarité contre l’aveuglement de la concurrence généralisée et de la technocratie comptable. C’est le chemin pour retrouver nos concitoyens ! C’est aussi le seul moyen du rassemblement nécessaire de la gauche (socialistes, écologistes, radicaux …). Car l’histoire l’enseigne : nous ne gagnons les élections, n’inspirons confiance et ne gouvernons avec réussite qu’à condition de rassembler la gauche. Ceux qui voudraient renoncer à ce rassemblement en espérant que la menace du FN suffira à ramener les électeurs vers nous font un contresens total : le FN est un thermomètre qui mesure le désarroi de nos concitoyens, pas un épouvantail qu’on agite pour les blâmer ou les effrayer. Tout discours instrumentalisant le FN est d’ailleurs vite démasqué comme une manœuvre politicienne. Et ce n’est pas à coups de rhétorique théâtrale ou morale qu’on combat vraiment le FN qui, tout au contraire, se retrouve ainsi au centre de l’attention. Pour étouffer les flammes du FN, il faut priver le foyer d’oxygène : apporter des réponses satisfaisantes aux attentes populaires et ainsi restaurer la confiance envers nous. Mais le rassemblement à gauche ne peut se décréter. Il se construit pas à pas. Et le premier pas, c’est le rassemblement des socialistes eux-mêmes. Or, ce qui peut nous rassembler, ce n’est pas la discipline gestionnaire et comptable. Les socialistes ne sont eux-mêmes que par l’idéal de justice et de progrès qui donne sens à leur action. Avec lucidité, avec responsabilité, il faut donc redonner la priorité à nos idéaux.

PAMIERS SECTION, 07 novembre 2014 à 17h26

Ci-joint la contribution de la section de PAMIERS (09) au format pdf

Jean-Yves Leconte, 07 novembre 2014 à 17h26

Le quinquennat et l’inversion du calendrier ont profondément modifié la V° République. Depuis 2002, chaque quinquennat est l’occasion de constater une défiance grandissante envers les responsables politiques. Le pouvoir exécutif remplace souvent l’action par des effets d’annonce qui suppriment progressivement le sens des mots. La politique devait pouvoir changer la vie. Elle est perçue comme ne pouvant plus rien. Force est de constater que l’exécutif ne parvient pas à tracer une stratégie lisible à moyen terme. Quant au travail parlementaire, il n’arrive pas à avoir la visibilité souhaitée, le principal pour exister étant d’être dans le commentaire sur les annonces de l’exécutif plutôt que dans le travail législatif et dans la réflexion. Enfin, les responsables politiques ont souvent le sentiment qu’entre les contraintes européennes et une administration qui assure la continuité de l’Etat il n’y a aucune marge de manœuvre. Des politiques qui ne peuvent plus agir, c’est la démocratie qui est remise en cause. Ce sentiment, si nous ne renversons pas vite la vapeur, rendra irrésistible la victoire du FN pour le malheur de la France et des Français. 1. Affirmer que le cadre de l’action politique aujourd’hui, c’est l’Europe. Il est essentiel de marquer la nécessité de faire une réforme institutionnelle qui oblige les acteurs politiques français à mieux prendre en compte l’Europe dans leurs actions et leurs stratégies. Le cadre économique et social, la politique budgétaire et fiscale c’est abord en Europe que cela se dessine. Assumons-le plutôt que de nous en offusquer faussement. Avoir des partis politiques dont le rythme de vie est exclusivement marqué par les élections présidentielles, reléguant les élections européennes à la périphérie, n’est pas logique. Faire croire aux électeurs, tous les cinq ans, que tout devient possible, alors que, pour agir, il faudrait inscrire l’action proposée dans le rythme politique européen est une imposture que nous payons cher aujourd’hui en matière de crédibilité. C’est pour cela qu’il est essentiel que nos partis politiques s’adaptent enfin à cette observation. Il est dramatique qu’au début des années 2000, alors qu’il fallait aller vers plus de fédéralisme au niveau européen, nous ayons changé les institutions conduisant les partis politiques à se profiler pour les élections présidentielles -et juste pour cela-. Seul régime, de facto, présidentiel aux cotés de vingt-sept démocraties parlementaires, l’inadaptation du rythme de nos partis et de leurs jeux de pouvoir au rythme européen bloque notre capacité à peser au niveau européen.

Karyne Carré, 07 novembre 2014 à 17h26

Section de Vern-sur-Seiche : Vers une démocratie renouvelée Un électorat sensible au non cumul Après six ou sept ans, nous sommes de nouveau sollicités par les états généraux pour donner notre avis. Rappelons-nous que nous avions voté à 70% pour le non cumul des mandats. Des camarades renâclent toujours. Que de temps perdu. Il semble que ce soit maintenant acquis mais combien d’exceptions, de dérogations, aurons-nous à supporter d’ici à 2017, date en vigueur de la loi ? Pour qu’une nouvelle ère s’installe, il faut limiter le nombre de mandats successifs dans la même collectivité. Il nous semble aussi raisonnable qu’au-delà de 80 ans, il ne soit plus possible d’être candidat à une fonction élective. Une meilleure représentation de la société civile La quasi-totalité des élus vient du secteur public alors même que celui-ci est minoritaire face au privé. Cela crée un déséquilibre, un non-sens. Il faut donc prévoir un statut de l’élu pour garantir le renouvellement de ces derniers et maintenir la vitalité de la démocratie tout en permettant aux citoyens du secteur privé d’accéder à ce type de fonction. L’engagement des élus La vie du parti ne semble pas très harmonieuse ces derniers temps. Le débat est utile mais les travaux du Parlement sont rendus difficiles. Le manque d’unité est inquiétant et gêne les prises de décision. L’effet produit dans la population en est désastreux. Nous avons perdu l’électorat populaire, celui des travailleurs. Il faut ouvrir nos portes. Les électeurs de classes moyennes, les fonctionnaires, enseignants ou autres ne feront jamais une majorité. Combien de salariés du privé, des usines, des cultivateurs sont dans les instances du parti ? Les députés ne représentent pas toutes les couches de la société. Il faut que cela change !

Fabrice Roussel, 07 novembre 2014 à 17h14

Contribution fédérale du PS 44 déposée par Fabrice Roussel, Patrick Mareschal, Benjamin Baudry, Olivier Chateau, Ingrid Chesneau Le Parti Socialiste qui souhaite promouvoir une démocratie plus représentative et plus participative, doit donner l’exemple dans son fonctionnement interne. Notre parti fonctionne encore trop souvent sur un modèle « descendant », qui emprunte trop peu à la réflexion des militants dans leur diversité sociale et territoriale. Le vote des militants consistant bien souvent en une simple ratification de textes ou de choix proposés par des responsables fédéraux ou nationaux. Il nous faut progresser vers un modèle participatif, plus « ascendant », plus imaginatif et plus libre. Tout en étant bien sur respectueux des cadres collectifs et des règles indispensables au bon fonctionnement du Parti. A cet égard, l’organisation des sections est à considérer. -Trop petites, elles ne favorisent pas un débat renouvelé et diversifié. De ce fait, elles sont moins attractives pour de nouveaux adhérents et sont parfois à la merci de stratégies trop personnelles dans les enjeux locaux. -Trop grandes, elles freinent l’expression de chacun, notamment des nouveaux adhérents. On y constate généralement un fort taux d’abstention lors des débats et des votes. Dès lors, la fédération de Loire-Atlantique propose au Parti socialiste quelques modifications statutaires : - L’article 3.1 des statuts fixe un seuil de 20 personnes (au lieu de 5 actuellement) pour la création ou le maintien d’une section. - L’article 3.2.1 est ainsi rédigé : au-delà du seuil de 250 adhérents, une section doit être divisée (selon les règles prévues à l’article 3.1). Le Conseil Fédéral en prend la décision après consultation des adhérents de la section concernée. - L’article 3.2.3 est supprimé.

aurillac section, 07 novembre 2014 à 17h12

DEMOCRATIE ET REPRESENTATION  Comment les citoyens peuvent-ils se réapproprier la chose publique ? - Cela passe par le sens du collectif, du commun à partager...  Comment permettre la participation des citoyens ? - en diversifiant les formes d'expression et d'engagement, - en proposant divers niveaux de participation à son échelle, depuis son environnement immédiat. - Il semble essentiel de réorganiser la démocratie participative pour qu'elle traduise mieux la diversité de la société.  Comment ramener la politique à un niveau proche et concret ? - Devoir d'information de la part des élus envers leurs électeurs en organisant régulièrement des réunions thématiques.  Quelle place l'élu réserve-t-il au citoyen, une fois que celui-ci l'a élu ? - Il s'agit de réconcilier le citoyen avec l'élu pour construire un lien plus concret : présence réelle par la limitation du renouvellement des mandats dans le temps et fin du cumul des mandats. - devoir d'information et d'explication des élus en direction de leurs mandants.  Mais quelle place peut revendiquer le citoyen s'il n'a pas de culture politique, cause de son manque d'intérêt pour la chose politique ? - travail de formation - intéresser les citoyens à la vie de la cité  Comment lutter contre l'abstention ? - en suscitant une participation citoyenne dans les projets locaux, en développant une participation à la vie collective. - Favoriser l'intérêt des individus pour la vie de la cité : référendums locaux, démocratie de proximité, forums, cours d'éducation civique auprès des plus jeunes, accès aux médias plus facile.  Lutter contre la reproduction des élites : - les partis doivent s'ouvrir davantage sur les citoyens en permettant à des personnes de différents milieux d'accéder à des fonctions d'élus.

Fabrice Roussel, 07 novembre 2014 à 17h11

Le Parti Socialiste qui souhaite promouvoir une démocratie plus représentative et plus participative, doit donner l’exemple dans son fonctionnement interne. Notre parti fonctionne encore trop souvent sur un modèle « descendant », qui emprunte trop peu à la réflexion des militants dans leur diversité sociale et territoriale. Le vote des militants consistant bien souvent en une simple ratification de textes ou de choix proposés par des responsables fédéraux ou nationaux. Il nous faut progresser vers un modèle participatif, plus « ascendant », plus imaginatif et plus libre. Tout en étant bien sur respectueux des cadres collectifs et des règles indispensables au bon fonctionnement du Parti. A cet égard, l’organisation des sections est à considérer. -Trop petites, elles ne favorisent pas un débat renouvelé et diversifié. De ce fait, elles sont moins attractives pour de nouveaux adhérents et sont parfois à la merci de stratégies trop personnelles dans les enjeux locaux. -Trop grandes, elles freinent l’expression de chacun, notamment des nouveaux adhérents. On y constate généralement un fort taux d’abstention lors des débats et des votes. Dès lors, la fédération de Loire-Atlantique propose au Parti socialiste quelques modifications statutaires : - L’article 3.1 des statuts fixe un seuil de 20 personnes (au lieu de 5 actuellement) pour la création ou le maintien d’une section. - L’article 3.2.1 est ainsi rédigé : au-delà du seuil de 250 adhérents, une section doit être divisée (selon les règles prévues à l’article 3.1). Le Conseil Fédéral en prend la décision après consultation des adhérents de la section concernée. - L’article 3.2.3 est supprimé.

Thierry DOUZAL, 07 novembre 2014 à 17h09

Depuis plus de 30 années la vague libérale déferle sur nous. Nous en voyons tous les jours les effets destructeurs sur notre modèle de société. Nous serions aujourd’hui à l’heure du grand renoncement, il faudrait jeter aux orties notre idéal socialiste, nous revenons en fait au début du capitalisme, aux idées pour lesquelles Jean JAURES est mort : « intérêt collectif des peuples européens » face aux « intérêts particuliers de la finance ». Ne nous trompons pas de combat ; nous avons été élus sur des idées simples de réforme « le changement, c’est maintenant ». Nous sommes au pouvoir, l’attente est forte et légitime, ce qu’il faut transformer c’est la société, nous ne pouvons assister indifférents à la disparation de l’ordre ancien et nous reformater sous la pression des hedge funds Les valeurs, les combats du socialisme sont plus que jamais d’actualité : La Justice, l’Egalité, l’Emancipation, la Transformation Sociale. L’action gouvernementale actuelle sème le trouble dans nos rangs et notre électorat, la conjonction funeste du délitement des partis traditionnels et des mouvements contestataires de toute nature met en danger la stabilité même de notre société. Saisissons le moment des Etats Généraux pour rallumer l’espoir toutes nos réformes sont dans le discours du Bourget. Les mots et les engagements ont encore un sens, nos électeurs nous pardonneront de nous tromper mais pas de les trahir. Ces engagements, nos valeurs sont encore partagées par une majorité de Français. Réaffirmons notre ligne politique, notre volonté de réforme et notre volonté démocratique. Si notre idéal doit aussi tenir compte du réel, cette démarche doit être citoyenne et démocratique et associer toutes les forces de gauche. Création d’un dispositif d’association communale (800 électeurs minimum) pour favoriser la fusion des petites communes validé par référendum local. Notre « carte d’identité », nous la connaissons, c’est : Liberté Egalité Fraternité. Cet idéal républicain doit être maintenant transformé en idéal européen. Création d’un cycle Erasmus élu local Notre force nous la connaissons c’est notre capacité à rassembler sur un socle commun. Notre faiblesse, c’est la division et l’aventure personnelle. Création de formation continue et démocratisation des « universités régionales» pour militants (animé par d’anciens responsables politiques). Rendre au parti son rôle politique, c’est l’ADN des socialistes. Seul un congrès pourra clarifier et régler ces questions La défaite n’est pas inéluctable, mais il faut réaffirmer nos valeurs et nos alliances. Nos militants, pas plus que nos alliés de la gauche, ne peuvent accepter que soient foulées aux pieds nos promesses.

Philippe Kaltenbach, 07 novembre 2014 à 16h52

Créer un délit d’entrave aux droits des élus de l’opposition D’importants droits consacrés par le législateur… Un certain nombre de droits ont été octroyés aux élus de l’opposition dans les collectivités territoriales afin de faciliter l’exercice de leur mandat. Ces divers moyens, qui ont été essentiellement énumérés par la loi relative à l’administration territoriale de la République du 6 février 1992 et celle relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002, permettent de renforcer et de garantir la pluralité des opinions exprimées. … Parfois déniés par les autorités exécutives Des autorités exécutives locales continuent cependant de dénier aux élus d’opposition la jouissance de ces droits. Dans les Hauts-de-Seine, les élus socialistes d’opposition se heurtent à une droite qui leur refuse fréquemment la jouissance de ces droits pourtant consacrés. Pour faire valoir ceux-ci, des procédures d’urgence existent, telles que les référés suspension et liberté. Ces dernières permettent d’assurer l’effectivité du respect de ces droits. Toutefois, leur exercice demeure dépendant d’une part, de la bonne volonté de l’autorité territoriale concernée, d’autre part, de la faculté qu’ont les élus lésés de revendiquer leurs droits et de se défendre sachant que ceux-ci sont bien souvent non rémunérés et non professionnels du droit des collectivités territoriales. Des entraves de différentes formes -Le refus de publication d’un espace réservé ou la limitation du droit de publication des tribunes dans le journal d’informations locales, -Le refus d’accorder des droits matériels au fonctionnement des groupes de l’opposition tel que la mise à disposition d’un local, -Le refus de communication des informations et des documents nécessaires à l’examen des questions soumises à l’ordre du jour des délibérations auxquelles les élus de l’opposition sont tenus de participer, -Le refus de communication de documents administratifs communicables pourtant de plein droit, -Les refus du droit à la formation de tous les élus, -La limitation inconsidérée du droit de s’exprimer au cours des séances de l’assemblée délibérante, La création d’un délit d’entrave aux droits des élus de l’opposition dans les collectivités territoriales Dès lors, il apparaît nécessaire de rééquilibrer les pouvoirs entre l’autorité exécutive territoriale qui bénéficie du privilège du préalable et les élus d’opposition souvent bénévoles et sans moyens, en créant un délit d’entrave des droits des élus de l’opposition dans les collectivités territoriales. Ce nouveau délit doit permettre d’assurer, grâce à l’effet dissuasif de la contrainte pénale, le respect des droits de ces élus de l’opposition.

Michel Destot, 07 novembre 2014 à 16h32

Le projet socialiste ne concerne pas seulement la production et la redistribution des richesses. Il a eu d’emblée l’ambition de désaliéner les hommes des contraintes diverses qui pèsent sur eux dans le travail, la vie sociale et culturelle. Conduire la transition écologique de nos sociétés demande de repenser nos modes de vie et de travail. Il faut tisser de nouvelles formes de solidarité, qui tirent parti des capacités des individus. Nous entrons également dans de nouvelles formes de relations avec la politique. Le projet socialiste doit revivifier le pacte républicain et renforcer la cohésion sociale de la République. Cela suppose une démocratisation plus accomplie qui sache articuler la démocratie représentative et des formes de démocratie directe. La France n’est pas plus condamnée à vivre dans une organisation territoriale dite en « millefeuille ». Ce serait faire injure à cette célèbre pâtisserie que de penser qu’elle ne puisse pas être allégée ! Or c’est bien de cela qu’il s’agit. Nos collectivités entrecroisent les compétences et, hélas, les incohérences ; trop nombreuses, trop complexes. Illisibles pour le citoyen. Cet immense chantier piétine de rapports en annonces. Prenons garde à ce que trop d’hésitations et de variations dans le temps n’amènent à plus de complexité. Partons d’un constat économique et social plus que juridique. L’investissement public, source de croissance et d’emplois, est aujourd’hui généré par nos territoires ; plus de 70% de l’investissement public est le fait des collectivités territoriales. La baisse notable des dotations de l’Etat dans les trois ans à venir risque de se traduire mécaniquement par une chute de l’investissement public, de la croissance, de l’activité économique et, malheureusement, par l’augmentation du chômage en France. Une grande partie de l’innovation est intimement liée à la décentralisation. C’est dans les territoires que se fait l’essentiel du maillage entre recherche et entreprise, que se forment les réseaux informels synonymes de progrès et de création de valeur. Mais regardons la réalité en face. Alors que le potentiel scientifique est important et que Paris et la région Ile de France sont l’une des toutes premières places mondiales de la recherche, nous peinons à valoriser économiquement ce potentiel considérable. Nous devons maintenant nous employer à rassembler les moyens humains, juridiques et financiers de tous ordres au niveau de chaque région revisitée pour les rendre comparables aux autres régions d’Europe. L’heure n’est pas à la nostalgie mais à l’audace d’entreprendre. C’est ce qui doit nous guider dans le nécessaire regroupement que le gouvernement a entrepris.

Section PS94 L'Hay-les-Roses, 07 novembre 2014 à 15h17

L'Empowerment socialiste...

Dominique Fleurat, 07 novembre 2014 à 15h13

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Section de Saint Gaultier, 07 novembre 2014 à 15h11

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Lucas PEYRE, 07 novembre 2014 à 15h07

Nous faisons le constat d’une véritable fracture entre les citoyens et leurs responsables politiques. Sans verser dans la démagogie, à tort ou à raison, l’idée que les hommes politiques sont déconnectés des réalités de la vie quotidienne est désormais largement ancrée dans l’esprit des électeurs. C’est une des principales raisons du succès croissant du Front National, qui donne l’illusion, car cela en est une, d’être plus proche du citoyen. Il en fait son miel. Notre démarche doit être inverse : proposer pour rénover. Cela passe par de nouvelles pratiques institutionnelles. Ainsi, nous pensons que le quinquennat est nocif car il favorise la « course des petits chevaux » permanente en vue de la présidentielle, au détriment du débat de fond. Nous estimons que le retour au septennat présidentiel pourrait amoindrir cet effet pervers. Plus globalement, nous souhaitons une démocratie plus parlementaire avec l’instauration d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives. Nous pensons également que les partis politiques doivent s’ouvrir davantage à la société civile, notamment à travers une communication plus directe et plus moderne. La création d’un statut de l’élu permettrait également à des personnes aujourd’hui exclus ou presque du jeu politique (ouvriers, etc.) de s’engager dans le débat public. Nous sommes également favorables au recours plus fréquent aux référendums pour trancher certains débats qui clivent énormément la société et à la prise en compte du vote blanc dans la comptabilisation des voix. Notre démocratie doit se renouveler dans toutes ses formes : la démocratie territoriale doit trouver une forme d’organisation qui la rapproche davantage du citoyen et la démocratie sociale doit reprendre des couleurs à l’occasion d’une remise en cause profonde de la part des organisations syndicales, qui subissent au moins autant que les partis politiques la défiance de l’opinion publique. Enfin, la démocratie culturelle est à notre sens un puissant marqueur d’une véritable politique de gauche. Mener des politiques publiques qui permettent à un maximum de citoyens d’avoir accès au spectacle vivant, à la culture et au sport est en enjeu démocratique vital pour le parti de gauche que nous sommes. A ce titre, la municipalité socialiste de Clermont-Ferrand a mené des initiatives exemplaires, par exemple à travers le programme « Culture du cœur » qui permet à des publics extrêmement défavorisés d’avoir accès à différents spectacles. Remettre le citoyen au cœur du jeu politique correspond à l’identité même de la gauche, dont l’idéal n’est pas de servir des intérêts particuliers mais de se battre pour l’intérêt général.

JEAN-CLAUDE GIBLIN, 07 novembre 2014 à 14h46

Trois propositions concernant les institutions 1/ En raison de la réduction du mandat présidentiel à 5 ans et de sa coïncidence avec la mandature de l'Ass. Nationale (sauf décès du Président ou dissolution), la confusion des rôles voire la rivalité entre Président et Premier Ministre est de plus en plus flagrante, ce qui est source d'incertitude et de couacs. De plus nous sommes le seul pays de l'UE à avoir un exécutif à deux têtes. Il faut aller soit vers un régime présidentiel, soit vers un régime parlementaire. 2/ L'utilité du Sénat et sa représentativité sont de plus en plus douteuses. Il faut soit le supprimer (solution radicale), soit en faire une assemblée plus représentative de la réalité des territoires. 3/ Il convient de réduire le nombre de députés à 500 dont 50 sièges à la proportionnelle des voix du premier tour (avec un minimum de 5% au plan national) et donner davantage de moyens d'investigation et de travail aux députés (par ex. en redéployant une partie des moyens économisés par la suppression du Sénat).

ABDOULAYE BATHILY, 07 novembre 2014 à 14h39

L’empowerment socialiste Les EG sont l'occasion de repenser notre système démocratique - institutions de la Ve république, fonctionnement du parti - afin que tout soit en phase avec l'évolution de nos institutions. Lors de ce quinquennat nous avons porté la réforme du non cumul des mandats et celle des territoires, dans l'unique but de redonner un sens à la démocratie, remettre le citoyen au cœur des enjeux de la République. Partant du postulat, que le militant doit être au cœur du projet de rénovation du parti socialiste, il faut donc penser différemment. Chaque militant possède un réseau - professionnel, associatif… et la meilleure façon qu’il puisse passer des messages, est qu’il le fasse avec ses mots et ses compétences auprès de ses réseaux. De ce fait, ce n’est plus un inconnu qui vient parler à un électeur de sa ville mais un ami, un voisin…Quelqu’un avec qui il existe un lien de confiance. Cette démarche collaborative a une efficacité exceptionnelle. Toutefois elle repose sur un changement radical de mentalité : celui de faire confiance, de former et d’informer les militants et de créer avec et pour eux une organisation efficace. La force est de créer une démarche dans la durée et un savoir-faire acquis des militants. Ce fonctionnement présente l’intérêt majeur de tenir compte des militants et des spécificités propres à chacun des territoires de vies (ville, quartier etc.), chacun se sentant concerné pour soutenir les intérêts de son territoire, ainsi que les valeurs du PS. Cette nouvelle organisation incite les hauts dirigeants à déléguer aux militants qui démultiplient, leur énergie et leur créativité sur le terrain. Afin que cela fonctionne, il faut une organisation au sein des sections ou des fédérations intégrant un encadrement fort par le biais de militants plus expérimentés et souhaitant endosser un rôle d’encadrant/organisateur. En connaissant le mieux possible les militants qu’ils encadrent, les cadres / organisateurs mobilisent toutes les bonnes volontés et les compétences et organisent de ce fait un « militantisme à la carte », en fonction des compétences de chacun. Les compétences des uns et des autres se complètent, des liens se créaient. Les réformes territoriales engagées, la dynamique autour du militantisme ainsi que des propositions complémentaires telles que le non cumul de mandat électif avec celui de haute responsabilité au sein du PS, la limitation dans le temps des mandats, une réorganisation plus pertinente des sections par circonscription, des primaires pour les élections législatives, municipales… visent à donner à chacun sa chance et que l’homme politique ne soit jamais déconnecté de son électorat.

Michel SOUHAITE, 07 novembre 2014 à 14h28

21ème siècle : le pouvoir et les ambitions ""des nouveaux maîtres du monde"" Quels pouvoirs réels,quelles ambitions, quels projets peuvent avoir les individus, les états nation face aux nouvelles forces économiques et ""intellectuelles""issues des NTIC (Nouvelles technologie de l'information et de la communication). Ces sociétés qui veulent être les nouveaux maîtres du monde, les GOOGLE,MICROSOFT,APPLE,AMAZON etc,en plus de projets et d'ambitions économiques veulent créer un homme nouveau.Un petit rappel, pour donner des ordres de grandeur au niveau puissance économique, AMAZON c'est 36 fois le chiffre d'affaires d'HACHETTE dans le domaine de l'édition!!!!!! Les stratégies de développement économique : GOOGLE a signé 23 accords avec les constructeurs d'automobiles de part le monde entier!!!!le futur de la voiture , c'est GOOGLE et non pas RENAULT, AUDI,BMW,GENERALE MOTORS etc.... Les moyens des ambitions : GOOGLE embauche chaque année 1/3 des meilleurs cerveaux mondiaux issus des universités, des grandes écoles d'ingénieurs venant de tous les continents!!!! à quelles fins ????? Au passage, ces sociétés ont une puissance financière hallucinante face aux états nation, en utilisant l'optimisation fiscale au maximum, échappant à l'impôt là où elles exercent leurs activités , installant leurs sièges sociaux dans les pays les mieux disant fiscalement...... Une petite idée des ambitions de GOOGLE: le numéro 2 de GOOGLE déclarait récemment que vers 2030 le cerveau humain pourra être relié directement et constamment à des ordinateurs grâce à l'implant dans le cerveau humain de systèmes nanotechnologies, connectiques et là nous débouchons en plein sur le projet transhumain , rien que cela ...... et ceux , qui pour GOOGLE s'opposent à ce projet transhumain , se retrouvent classés, ""les pauvres demeurés" dans les""bio-conservateurs""...... Et oui, l'une des ambitions de ces nouveaux montres, c'est purement et simplement de créer un homme nouveau . D'ailleurs récemment n'avons-nous pas été informé qu'une de ces grandes sociétés, avait l'intention de proposer à ces collaboratrices de congeler leurs ovocytes "" afin que ces brillantes femmes puissent avoir un développement de carrière, normal, sans embûche ""( salaud de bébés...) et puis après , pouvoir enfanter, une fois qu'en réalité ces sociétés aient puisé dans la fraîcheur de l'âge, toute la matière grise de ces dames !!!!!!! Et nous et nous et nous........... dans tout cela , modestes militants socialistes français à la recherche éperdue de notre identité dans ce 21-ème SIECLE ......?????? Michel SOUHAITE - Homo sapiens sapiens , modeste mammifère omnivore et vivipare né au milieu du 20-ème SIECLE .

Groupe Badinter – MJS94, 07 novembre 2014 à 14h21

La jeunesse : un atout pour la modernité du PS

Maité Narbaits, 07 novembre 2014 à 14h17

Crise de la démocratie. Un Présidentde gauche a été élu,les citoyens,de nombreux militants sont décus.(La crise ne suffit pas à expliquer cette situation.)Pouquoi?Il n'y a pas d'orientation claire d'une poltique de gauche,des chiffres,peu de valeurs proposées,peu de résultats et les promesses du candidat ne sont pas tenues dans l'ensemble.Il y a un déficit de la démocratie représentative.Abstention record,rejet du PS et UMP,le citoyen devient anti-système et se réfugie souvent à l'extrème droite.Il faut mettre le PS au travail et favoriser la participation des citoyens.Des militants actifs dans le parti,écoutés, pouvant accéder à des postes de responsabilité (trop de listes de responsables sont constituées dans les anti chambres des fédérations ou de Solférino de façon non démocratique).Des militants formés,doivent être sur le terrain pour informer et écouter les français( technique de démocratie participative). Des motions portant des idées, lieux d'échanges permettant d'établir un projet conforme à l'évolution de la société (actuellement les cadres du parti sont peu renouvelés et de nombreux militants tanlentueux pourraient participer à ce projet).Il ya beaucoup de résistance au changement dans notre parti, le moment est grave . Un énorme travailest à faire et il y a urgence.

Anonyme, 07 novembre 2014 à 14h03

La démocratie se nourrit de débats auxquels toutes les forces vives de la Nation sont nécessaires. Sans exception. Au premier rang des forces vices se trouvent les partis politiques ; Ils sont une des voix du peuple, mais pas uniquement. Les associations, les corporations, et d’une manière générale tous les citoyens pris dans leur individualité en sont également, pour peu que dans leur expression les principes de tolérance et de débat soient respectés. « Un Homme, une voix ». Il est de notre devoir de ne pas l’oublier et de replacer ce principe intangible issu du combat de la Révolution Française au premier rang de toutes nos règles. Raillés, vilipendés, persiflés pour leur inertie, leur immobilisme, les partis politiques à travers les femmes et les hommes qui les composent sont désormais placés au pied du mur de leur responsabilité. Et c’est normal. Pour n’avoir pas su combattre en leur sein les dérives inadmissibles d’un système perçu aux yeux des citoyens comme clanique, excluant ceux qui ne sont pas du « sérail », aveugles de leurs luttes intestines, pour avoir défailli à travers leurs représentants dans la gestion de « la chose publique » (res publica), pour avoir oublié qu’avant même le gouvernement, la politique et enfin l’État il y a l’Intérêt général qui oblige au désintérêt personnel, une rupture entre « la classe politique » et le peuple s’est creusée de manière continue. A tout juste un électeur sur deux qui s’estime concerné par la vie de la cité, c’est même nécessaire et urgent. La « maison brûle » … Est-ce irréversible ? L’admettre ce serait condamner notre Pays, l’Europe, les Nations régis par des principes démocratiques à la sombre nuit des «temps barbares». Il est de notre devoir de restaurer la confiance, sans laquelle le terreau même de notre société se délite irrémédiablement – l’abstention croissante à chaque scrutin nous le rappelle – et dangereusement – la montée en puissance en France des extrémismes de toute nature en est la marque la plus visible. Pour combattre cette triste déchéance de la société citoyenne, face au danger d’un retour plus que jamais possible des totalitarismes, nous devons reprendre confiance en notre action. Notre manière de nous battre est d’agir au sein d’un parti en lui insufflant notre énergie. La somme de ces énergies n’est pas une addition arithmétique. C’est une réaction humaine en chaîne à la puissance illimitée. Relevons le défi de la Démocratie. Sans concession et sans illusion. Il faut entendre le désenchantement des Français, accepter les sanctions et anticiper un long et difficile combat de reconquête des cœurs et des esprits. Ce qui nous attend est une épreuve. Pas une partie de plaisir.

H.J.F. MOREL, 07 novembre 2014 à 13h41

PRIMAIRE PRESIDENTIELLE DE 2017. Il faut s'attendre à des manoeuvres de la part des adversaires, pour piper les primaires que le PS entreprendra sûrement pour 2017. Sous prétexte d'être soit-disant "sympathisants", les votes seront faussés par eux, en choisissant un candidat qui serait le plus rejeté par les français. Pour neutraliser un tel risque, tout en laissant ouvertes les primaires aux sympathisants, je propose le principe suivant: 1) Il faudrait proposer que lors des primaires le vote se déroule en séparant les voix des sympathisants, de celles des membres du parti. 2) Il y aurait deux collèges d'électeurs: un pour les militants, et un autre pour les sympathisants. 3) Les résultats des votes des militants compteraient par exemple pour 80% des suffrages, et ceux des sympathisants pour 20% au maximum. Agir ainsi préservera sans aucun doute nos idéaux, et la clarté du choix avec l'assurance que le candidat retenu sera effectivement le plus représentatif des socialistes.

Patrick Ardoin, 07 novembre 2014 à 13h36

La VIe République Simple militant devenu membre du bureau national de notre Parti grâce aux votes obtenus par la motion 4, je veux témoigner sur la façon dont l’exécutif exerce le pouvoir et sur ma conviction qu’une réorientation forte de sa pratique est urgente. Dans les débats, je suis sidéré par le peu d’écoute accordée aux parlementaires et aux dirigeants de notre Parti. Sur le plan intérieur, l’exécutif assure qu’il n’y aucune autre politique économique possible, ne tient pas compte de l’appel des 100 députés, multiplie les propos de « mise au pied du mur » et organise même des rétorsions contre les récalcitrants. Est-ce cela gouverner un pays ? Pourquoi ne pas laisser la place à un dialogue serein et constructif ? Sur le plan international, les décisions unilatérales du Président de la République font force de loi alors que la complexité grandissante des situations devrait obliger à davantage de dialogue et de réflexion. L’exercice du pouvoir est une valeur de gauche qui va de pair avec la concertation et le consensus. Pourquoi tant d’autoritarisme ? Est-ce dû à la constitution ? La constitution a beaucoup évolué ces dernières années avec des réformes donnant au Parlement des capacités d’initiative accrues. La saisine du Conseil constitutionnel par 60 parlementaires va dans le sens d’un parlementarisme rationalisé. La lettre de la constitution s’est donc bien améliorée mais l’esprit monarchique reste. Le régicide qui eut lieu il y a deux siècles n’est pas acté. Nos têtes réclament encore un roi. C’est pourquoi nous devons : - Comme porteur des valeurs de gauche, exiger de la part de l’exécutif une pratique parlementaire et consensuelle du pouvoir puisque la constitution le permet. - Lancer une autre réforme préconisant une VIe République. Les français sont plus instruits et plus ouverts sur le monde. La complexité des problèmes rencontrés est de plus en plus élevée et requiert transversalité dans la réflexion et l’action. Pour ces raisons, l’autoritarisme n’a plus lieu d’être. Il est même contre productif. Je suggère d'agir sur les points suivants : - Des codécisions organisées, - Une meilleure représentation de la population grâce à la proportionnelle, au non cumul des mandats, aux renouvellements limités dans le temps des dits mandats et à la création d’un statut de l’élu permettant à toutes les catégorie socio professionnels d’être représentées, - Le maintien mais avec une rénovation en profondeur du Sénat, - L’extension des référendums d’initiative populaire, - Une nouvelle phase de décentralisation. Voilà certains sujets à résoudre. Ne pas le faire nuit à notre fonctionnement et condamne tout élan et toute mobilisation des populations.

Thierry TRIJOULET LASSUS (Au titre du travail de la section de Mérignac Gironde), 07 novembre 2014 à 13h32

Etats Généraux du PS/Contribution de la section de Mérignac (Gironde) Après dix ans d’opposition nationale, notre parti redécouvre l’exercice du pouvoir et les contradictions qui peuvent surgir entre responsabilité et conviction, entre engagements électoraux et pratique gouvernementale. Les manifestations et votes des députés dits « frondeurs », les interrogations de la base militante, les prises de position de certains des ministres, la difficulté que nous pouvons rencontrer à expliquer la politique du Gouvernement concourent à créer un trouble sur la juste organisation de l’exercice du pouvoir, coincé entre des nécessités, des impératifs, des contraintes, connus et partagés, et des principes et valeurs qui structurent notre engagement. Dès lors, une double problématique surgit : est-ce la ligne politique du parti qui guide l’action gouvernementale ? Est-ce le Gouvernement qui par sa pratique définit la ligne politique du parti ? Il existe vraisemblablement un échange dialectique entre les deux mouvements. Il n’en reste pas moins à l’heure actuelle que le militant socialiste peut être conduit à une contradiction, entre défense des valeurs collectives qui sont devenues les siennes et défense de la majorité. Il peut être déstabilisé par des prises de position des ministres significativement éloignées de ses convictions, dérangé par des postures de singularisation au sein de la majorité parlementaire, mis en difficulté par une communication gouvernementale complexe. Cette situation demande, que le parti continue d’être un lieu de débat. Outre une nécessaire préparation de son exercice, le pouvoir emporte l’acceptation de l’idée que celui-ci passe, peut-être, par la nomination de hauts fonctionnaires politiquement compatibles aux postes-clefs de la haute administration, (en assumant un réalisme fonctionnel, fût-ce au prix de l’interrogation de notre attachement au principe de la continuité républicaine incarnée par l’administration ; la question est posée !). Comment le parti peut-il rester lieu de dialogue en période d’exercice du pouvoir, parce que l’accès au pouvoir, qui est l’un des objets essentiels d’un parti politique, ne disqualifie pas la mise en chantier régulière des principes, valeurs et objectifs qui structurent notre action ? Plus que de redéfinir notre identité, ces états généraux sont une occasion de clarification de l’action du PS en tenant compte des temps de la vie politique, dans l’opposition ou au pouvoir. A nous d’en avoir conscience et de la saisir.

Franck HEURTREY, 07 novembre 2014 à 13h16

Nous vivons une nouvelle ère médiatique marquée tout à la fois par une hypermédiatisation, une répétition quotidienne des sondages et autres enquête d’opinion, ainsi qu’une expression directe du citoyen (notamment via internet). Cette société de l’immédiateté nécessite une réflexion sur le rôle des femmes et hommes politiques ainsi que sur celui des partis politiques : il n’est plus possible de continuer à envisager l’action publique sur des modèles conçus au siècle dernier. Les partis actuels ne paraissent pas suffisamment armés pour répondre de manière satisfaisante aux légitimes besoins de représentation des territoires et des populations : la classe politique semble enfermée dans une tour d’ivoire. Notre Parti semble fonctionner sur un vieux modèle, usé et démodé, qui ne réponds plus aux attentes du plus grand nombre et qui ne fait plus ni rêver ni s’enthousiasmer. La dépolitisation associée à la faiblesse du syndicalisme français et à l’individualisme de la société contemporaine sont des facteurs qui ne peuvent masquer les carences propres des partis politiques, lesquels semblent aujourd’hui « coupés » de la réalité et dans l’incapacité de se renouveler seuls. La reproduction des élites, le « tunnel » décrit par Michèle Delaunay pour critiquer la « professionnalisation » de la vie publique et naturellement le cumul des mandats sont les écueils actuels qui interdisent un nécessaire renouveau et un « déverrouillage » des partis politiques. Le Parti Socialiste ne semble plus en capacité de pénétrer des secteurs sociaux auxquels on ne parle plus (travailleurs du tertiaire, devenus sous-prolétariat du XXIè siècle). Il est impératif de repenser les termes de la décentralisation, laquelle ne doit pas donner lieu à un mille-feuille sous couvert de démocratie représentative, et de s’interroger sur les manières de lutter efficacement contre la dépolitisation pour freiner la démobilisation et la radicalisation des électeurs.

claude buchoud, 07 novembre 2014 à 12h37

Dans un monde en mouvement accéléré, dans une Europe et notre France en crises profondes, les socialistes des sections de Saint-Dié-des-Vosges souhaitent participer aux États-Généraux par une contribution sur ce qu'est «être socialiste aujourd'hui» en 2014 alors que notre Parti gouverne la France. Tout ou presque est à reconstruire en France, aujourd'hui. Des réformes de fond, structurantes, doivent être engagées sans tarder pour une France remise en mouvement. C'est à la politique de le faire, non aux corps intermédiaires. Et aux politiques de l'expliquer, au besoin par des réformes institutionnelles le permettant (mandats limités dans le temps pour pousser à l'action, non à la réélection, mandat présidentiel déconnecté de celui des parlementaires dans sa durée, référendums lors du premier tour des élections législatives, etc.) Les contraintes existent -réalités économiques, financières, environnementales...- et comme le Parti socialiste est un parti de gouvernement, il convient d'en tenir compte avec pragmatisme dans la résolution des problèmes. La politique à mener par les socialistes ne doit pas, cependant, se réduire à une politique économique mais a des politiques (politique éducative, politique pour toutes les jeunesses) la base de nos valeurs : celle de l'engagement est sans doute à rappeler. S'engager pour ses proches, pour ses concitoyens, pour son pays, telle est la démarche initiale qui implique des sacrifices personnels pour le bien commun. Être socialiste, c'est aussi être Français. La question de l'identité française est trop souvent éludée comme allant de soi. Il faut pourtant constater qu'être Français en 2014, qui n'est pas le même sentiment d'appartenance qu'à d'autres époques, rejoint la question du vivre ensemble, celle de la communauté nationale et doit être précisé. Les communautarismes ne sont pas acceptables. L'identité de la France doit être réaffirmée, dans le cadre d'une Europe elle aussi à redéfinir. Être socialiste, c'est refuser des oppositions entre Français, entre fonctionnaires et salariés du privé, entre secteur public et secteur privé. A cet égard, les entreprises sont au cœur de la création de la richesse nationale et doivent être soutenues par des politiques appropriées, limitées aussi dans certains de leurs excès par la Puissance publique (golden hello, stock options sans lien avec les résultats, répartitions des richesses créées entre actionnaires, salariés et les investissements de recherche etc.). En un mot, il convient d'adapter, de manière concrète, le socialisme français à ce XXIe siècle, sans oublier d'où il vient mais sans carcans idéologiques, ni commémorations perpétuelles.

Jean-Louis Jacquet, 07 novembre 2014 à 12h33

POUR LA RECONQUETE MUNICIPALE … Depuis 2014, le PS a perdu un grand nombre de Mairies. La reconquête passe par le renouvellement des pratiques du socialisme local. Désormais minoritaire dans nombre de communes, le PS, majoritaire à l’assemblée, doit légiférer pour s’ouvrir les portes du retour au pouvoir. Il doit donc modifier la loi pour une meilleure reconnaissance des élus d’opposition socialistes dans les Mairies. 12 propositions: 1. Confier la présidence de la commission des finances à un membre de l’opposition dans toutes les collectivités locales de plus de 3500 habitants. 2. Assurer la présence proportionnelle des élus de l’opposition dans toutes les instances et organismes satellites : offices, syndicats, SEM etc…. 3. Modifier la loi pour obliger les exécutifs locaux à établir des comptes rendus exhaustifs des conseils municipaux qui rendent compte de toutes les interventions et des questions diverses. 4. Rendre obligatoire l’envoi de tous les comptes rendus des organes de décision aux élus de l’opposition (commissions ; EPCI ; syndicats ; régies...). 5. Obliger chaque commune de plus de 5000ha à la création de commissions municipales associant l’opposition à la proportionnelle 6. Augmenter de 5 jours à 10 jours le délai de convocation des conseils, avec tous documents, pour permettre aux élus de l’opposition de mieux préparer leur participation. 7. Obliger l’exécutif territorial à un calendrier prévisionnel des conseils, et commissions qui seront publiés à l’ensemble des élus et de la population. 8. Renforcer le droit d’expression des élus d’opposition dans les bulletins d’information des collectivités, en réservant la totalité de la tribune à l’opposition, la majorité ayant le reste du bulletin pour faire valoir ses actions. Ce droit doit s’appliquer à toutes les formes de communication de la collectivité : publications, site Internet, etc. 9. Instituer un véritable statut de l’élu local, fixant les droits des élus d’opposition et garantissant des moyens de fonctionnement pour les groupes politiques dans les villes de plus de 5000 habitants. 10. Adresser au Préfet de département les déclarations d’intérêt et de patrimoine rédigées par les maires et les adjoints dans les villes de plus de 5000 habitants, en début et fin de mandat. 11. Instaurer un plafond de dépenses de campagne électorale dans les communes de moins de 9000 ha, remboursées ou non par l’Etat, pour réduire les inégalités entre les candidats . 12. Interdire l’utilisation des machines à voter dans toutes les communes ou créer des procédures de contrôle de la programmation des machines par les élus d’opposition. Jean-Louis Jacquet, Palavas les Flots, 7.11.14

Jean LECOMTE, 07 novembre 2014 à 12h05

Contribution de la section de Saint-Romain-de-Colbosc (76430) Le socialisme n’est pas l’individualisme. Ses dirigeants et élus, ministres députés etc…,ne doivent pas avoir une posture individuelle, et ceux choisis par le président, élu, doivent correspondre aux souhaits exprimés par les militants. Une bonne représentation de l’état, ce n’est pas de faire un petit tour dans un ministère, puis je m’en vais. Cela est fort préjudiciable à la bonne représentabilité et amène une défiance des français vis-à-vis de nos institutions, par conséquent une atteinte à la démocratie. Les citoyens n’étant plus motivés pour aller voter. La représentation démocratique, c’est aussi de respecter le programme annoncé aux électeurs. Le cumul des mandats est aussi un facteur de mauvaise représentation. Quelle crédibilité a un cumulard quand les gens galèrent pour joindre les 2 bouts ? Enfin il faut diminuer les couches (communes, inter communalités, cantons, métropoles…)les gens ne savent plus qui les gèrent.

Pierre-Yves CHIRON, 07 novembre 2014 à 11h52

Renouveler la démocratie passe par la nécessaire volonté des élus (ceux que vous nommez les élites) de partager le pouvoir. Partager cela veut dire confier une partie du pouvoir au peuple. Les instances de démocratie participatives sont des parodies de démocratie. Besoin de conforter cette démarche. Besoin de limiter les mandats (nationaux comme locaux). La politique n'est pas une profession, il ne doit pas y avoir de professionnels de la politique. Accès des citoyens à la politique veut dire instruction. Ne pas baisser les bras sur l'instruction et l'enseignement à tous les âges de la vie, de manière continue tout au long de la vie, sur le fonctionnement des institutions, sur l'expression et le respect de la différence, comme sur les sujets de fond de notre quotidien

Thierry Savigny, 07 novembre 2014 à 11h45

Depuis trop longtemps nous ne parlons plus de culture, nous entendons très peu notre ministre et ses prédécesseurs furent aussi muets. Ne sacrifions pas les budgets culturels sous prétexte de crise La culture n'est pas un vecteur de correction la culture c'est la vitalité de nos territoires, c'est le lien nécessaire au vivre ensemble. Rappelons-nous le magnifique effort de 1981 et cette nécessaire irrigation des territoires. Le rayonnement culturel contribue au rayonnement de notre pays, à son développement économique, oui il faut se porter candidat à l'organisation de l'exposition universelle de 2024, oui il faut que chaque français soit fier de cette candidature L’état, les collectivités territoriales ont toutefois un gros travail de concertation et de réécriture de nos politiques culturelles. La société a changé, les gens ont changé, soyons vigilants et ne laissons pas se créer, voir se creuser des déserts culturels qui contribueraient à un désastreux repli identitaire Inspirons nous des volontés de 1981, adaptons les à notre société actuelle, refusons le repli, aidons la création qui nous interroge et qui constitue le socle de notre république

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 11h35

(suite) o Accroître la représentativité des candidats par rapport à leurs concitoyens de la « vrai vie » : on a bien finit par imposer la mixité en fonction du sexe (même si cela aurait dû être progressif dans le temps). Imposons la mixité sociale. o Limiter, voire interdire le cumul des mandats, en particulier dans les villes (au-delà de 10.000 habitants, par exemple, pas plus de 2 mandats). o Limiter le nombre de renouvellement des mandats : créer un statut de l’élu qui permette aux élus de retourner dans la « vie normale », mais en veillant particulièrement au pantouflage, aux conflits d’intérêt (appliquer le « Rapport SAUVÉ »), aux lobbyistes, et autres « spin doctors ». NB : on trouve également les mêmes spin doctors , « personnages qui sentent fort le souffre », dans les grands groupes (exemples ; pharmaceutique ou agroalimentaire…), pour lesquels ils interviennent notamment dans la « communication de crise » ou encore dans les « officines » lobbyistes à Bruxelles... o Réduire le nombre d’élus , ainsi que leurs avantages (qui ne sont pas ici des droits sociaux, encore qualifiés par certains de leurs détracteurs d’acquis sociaux, puis les élus sont juge et partie), en les alignant au plus près possible du droit commun (voir statut de l’élu). o Supprimer la réserve parlementaire (des deux Assemblées) qui es gérée dans l’opacité et, qui plus est, ne sert aux élus nationaux qu’à s’assurer une « clientèle » d’élus locaux et d’électeurs redevables. o En finir avec le « mille-feuilles administratif », en supprimant certains échelons territoriaux (exemples : les Communes, mais avec des quotas de représentants par anciennes communes et une élection directe par les citoyens des élus à la Communauté de Communes ; les syndicats mixtes…) et supprimer la règle de « compétence générale » (exemple : compétence en matière économique), afin de simplifier les démarches des citoyens et d’améliorer ainsi le service rendu tout en réduisant les dépenses. o Réduire les fastes de la République, qui ne sont qu’une copie de ceux de l’Ancien Régime (Garde républicaine, palais divers, appartements luxueux, etc.). La politique ne peut (ne doit pas) être un métier réservé à quelques-uns ou alors, elle être le métier de tous les citoyens (au sens de l’étymologie grecque de « polis »). NB : affubler notre constitution actuelle d’un nouveau numéro, le 6 ou un autre ( !), ne changera rien !

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 11h33

(suite) - « Comment les citoyens peuvent-ils se réapproprier la chose publique ? » - « Comment permettre la participation des citoyens ? » - « Réorganiser la démocratie représentative pour qu’elle traduise mieux la diversité de la société française ? » - « Lutter contre la société bloquée et la reproduction des élites ? » - « Comment penser maintenant et agir pour longtemps « Il faut, selon nous : o Respecter des Lois qui fondent notre République : le « secret défense » ne doit plus être invoqué en déni de la Loi (exemple : affaire BEN BARKA toujours pas élucidée). o Prendre une « nouvelle BASTILLE », BERCY : les juges d’instruction ne peuvent toujours pas s’auto-saisir en matière financière. o Rendre, enfin, le Parquet indépendant. o Que la Police judiciaire dépende du Ministère de la Justice et non de celui de l’Intérieur. o Respecter le vote des citoyens (exemple le dernier référendum sur l’Europe). o Qu’il n’y ait, plus jamais, de Loi d’auto-amnistie. o Que les élus ou les ministres soient exemplaires (ces derniers ne sont pas forcément élus par le Peuple, d’ailleurs, ce qui ne devrait pas être). o Que les élus (et les ministres) parlent un langage simple, accessible et compréhensible par le plus grand nombre de citoyens ; ce qui n’est pas pour autant synonyme d’une parole simpliste et encore moins populiste. o Prendre en compte les votes blancs : les électeurs se sont déplacés, ont usé de leur droit de vote, mais aucun projet n’a été crédible à leurs yeux on n’a répondu à leur attentes. o Intégrer une dose significative de proportionnelle (sans tomber dans les errements de la proportionnelle intégrale qui rendrait notre Pays ingouvernable ou qui imposerait des compromis contre-nature !).

Claude PETIT, 07 novembre 2014 à 11h29

Pour un PS en plus grande cohérence avec la philosophie politique et les politiques publiques qu'il prône. 1/ Le PS doit se réorganiser pour construire un projet global de société en adéquation voire en avance sur les principes de fonctionnement que nous voulons promouvoir. Notre crédibilité est à ce prix. a-Le secteur « Recherche, laboratoire des idées » a été enterré depuis 2012 : l'analyse des idées nouvelles, l'innovation sociale et politique, (cf le bel exemple des primaires) nous semblent pourtant essentielles : les sociologues, philosophes, économistes, praticiens des nouveaux métiers doivent trouver dans un parti politique des interlocuteurs. Le PS doit de son coté savoir écouter : il est curieux mais symptomatique que le livre de Th. Piketty n'ait pas trouvé d'écho ni au sein du PS, ni au gouvernement mais a été reçu par Obama! Nous demandons à recréer et revaloriser ce laboratoire des idées. La décentralisation de ce « Laboratoire » dans les fédérations devrait être recherchée pour associer les militants et les territoires à ces réflexions. b-La structuration du PS doit être revue : les fédérations départementales doivent disparaître au profit des fédérations régionales dont le périmètre d'action sera calé sur le nouveau découpage régional. De même, les sections doivent évoluer et voir leur périmètre d'action se caler sur celui des intercommunalités. c- Structurer les congrès du parti sur d'autres principes que celui des courants et des motions qui divisent le parti : le choix des priorités d'action et de la stratégie paraissent plus opérants. 2/ Un parti respectant davantage ses militants a- La transparence financière devrait être le principe structurant du fonctionnement de toute entité PS : publication des éléments bilantiels, des comptes de résultat des campagnes électorales, des exercices annuels des sections, fédérations et entités nationales devraient être envoyées aux militants. Nous sommes très loin du minimum acceptable ! b-La validation des candidatures aux divers postes institutionnels et instances PS devrait passer au préalable par la formalisation d'une attestation sur l'honneur des candidats assurant qu'ils sont à jour de leurs cotisations PS et de leurs obligations sociales et fiscales à l'égard de l’État et de tout organisme auquel ils seraient censés de voter les moyens financiers futurs. Nous faisons le lit du FN et de la décrédibilisation du Politique par des comportements qui manquent d'éthique et de rigueur personnelle dans les devoirs minimums de tout citoyen. c- Les votes des militants devraient s'élargir au vote en ligne pour permettre à tous de s'exprimer

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 11h29

- « Que peut la politique dans le nouvel âge de la démocratie – une démocratie médiatique, numérique, individualiste, sceptique ? » o Nous ne sommes pas du tout persuadés que l’abondance d’informations, bien souvent invérifiables de surcroît (internet et autres supports dématérialisés), soit synonyme de démocratie, au contraire ! Quant à l’individualisme, nous sommes plus nuancés, car on voit bien, même si c’est souvent exagéré, que les réseaux sociaux permettent parfois de constituer, très (trop ?) rapidement de solidarités qui ne sont pas dématérialisées, notamment lorsqu’elles se transforment en manifestations de rue, bien réelles celles-là, et tant dans leur démonstration que dans leur répression ! Par ailleurs, nous ne voyons pas ce qu’il en est d’un nouvel âge de la démocratie ; il nous semble plutôt que c’est une affirmation péremptoire et dogmatique, qu’il ne s’agit ici que d’une suite de mots sans vraie réalité. Enfin, selon nous , la démocratie recule : des idées et des mots sont devenus tabous ; ils sont remplacés par des périphrases vidées de sens !

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 11h26

Voir pdf ci-dessous

ABDOULAYE BATHILY, 07 novembre 2014 à 11h22

bonjour, voici la contribution de quelques militants de la s ection socialistes de L'hay les roses, elle porte sur la rénovation du Parti. OBjectif remettre le Militant au coeur du Parti

Claude PETIT, 07 novembre 2014 à 11h14

Quelques réflexions à débattre et faire voter par les militants visant à faire face à la crise de la démocratie représentative : 1-La convergence des propositions et projets progressistes européens devrait être recherchée, et pas uniquement lors des élections européennes : l'évolution de la gouvernance des entreprises vers la cogestion à la scandinave ou à l'allemande pourraient alors constituer des objectifs ; la répartition des gains de productivité dans les entreprises entre le capital et le travail ou la planification d'investissements productifs pourraient de même être débattues. 2- L'essence du PS devrait être le fait qu'il est ouvert à la société. La création d'instances de dialogue avec les acteurs de la société civile (associations, syndicats, ONG) en serait un signe concret . Peut-être aussi qu'un parti devrait avoir une utilité sociale plus grande (ex :services aux populations défavorisées, soutien scolaire, promotion de l'économie sociale et solidaire et de la finance solidaire??) 3- Une loi sur le vote et l'inscription sur les listes électorales obligatoires , avec sanctions financières en cas de non respect ainsi que prendre en compte le vote blanc : cette réforme en 3 points est un tout visant non seulement à constater et regretter la baisse des participations aux divers scrutins , mais à agir. D'autres pays de l'UE ont déjà mis en œuvre ce principe du vote obligatoire : Belgique, Grèce) et hors UE (Australie, Brésil). Il faut s'appuyer sur ces expériences pour légiférer sur ces points clés des traditions démocratiques.

Bonjour, Veuillez trouvez ci-joint la contribution de la Section PS Marne-Forêt-Noire de Strasbourg sur le thème "Démocratie et représentation". Amitiés socialistes. Olivier TERRIEN Trésorier Section MFN

Béatrice Canzian Roucariès, 07 novembre 2014 à 10h45

Afin d'assainir le climat politique ( montée des extrêmes, défiance des citoyens envers leurs élites) , pourquoi nous socialistes ne pas donner l'exemple de la probité, en demandant à nos élus , avant qu'ils prennent leurs fonctions de prêter un serment à l'imitation du serment d'Hippocrate des médecins? Après tout il n'y a pas grande différence entre nos élus et nos médecins : tous ont nos destinées entre leurs mains. Le principe premier étant de ne pas nuire à la société à défaut de pouvoir lui apporter du mieux être. Donc , ce serait un signal fort envoyé vers nos concitoyens que de s'engager par écrit et de le formuler oralement en sus , lors d'une investiture, que de déclarer sur l'honneur se considérer comme un individu au service de la société , nullement au-dessus des lois ou de ses concitoyens. En tant que citoyen normal , issu du corps social, l'élu s'engagerait à ne pas frauder le fisc , à payer ses impôts comme tout un chacun , à déclarer son patrimoine dès son entrée en fonction en toute honnêteté , à accepter une vérification de ce même patrimoine lorsqu'il quitterait ses fonctions . Il accepterait aussi de rendre des comptes à la justice comme tout citoyen , et se refuserait à toute compromission ( situation de conflits d'intérêts ),mais au contraire s'engagerait à saisir la justice en cas de tentative de corruption avérée à son encontre ou à l'encontre de son entourage. De même , il accepterait de se dessaisir de tous ses mandats une fois son temps terminé , en vertu des consignes du parti de non cumul en nombre et dans le temps, sous peine d'être définitivement exclus du parti. Il conclurait ce serment en promettant de faire pour le mieux dans l'intérêt des citoyens . À défaut il s'engagerait à être redevable sur ses propres deniers , en cas de fraude ou corruption et accepterait d'être radié à vie de tout mandat politique, en cas de conduite sciemment nuisible , contraire à l'intérêt commun.. Ce serment aurait le mérite de montrer que le P.S. n'est pas un parti comme les autres , mais un parti qui promeut des gens avec une éthique et des convictions. Çà permettrait d'apporter un démenti de poids au " tous pourris" que diffuse Marine Le Pen avec délectation.

KEVIN BODE, 07 novembre 2014 à 10h33

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Patrick PRIGENT, 07 novembre 2014 à 10h26

texte joint en format PDF

VINCENT VERON, 07 novembre 2014 à 10h24

PERSO

Didier TRANCHARD, 07 novembre 2014 à 10h08

Contribution en pièce jointe.

Section Saint-Brieuc Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h05

Contribution de Hervé Guihard

Claude petit, 07 novembre 2014 à 9h40

Le constat : il nous faut d'abord reconnaître que la gauche socialiste au pouvoir depuis 2012 n'a pas inversé ni modifié le ressenti des nos citoyens sur le personnel politique et une certaine desespérance fondée sur une similitude UMP-PS constitue le ressort de la forte montée du FN. Si nous avons ce courage de reconnaître nos faiblesses, nous serons plus forts pour les corriger en présentant un projet visant à reconstruire et renforcer la démocratie représentative qui doit constituer l'essence même du fonctionnement de nos démocraties. Les leviers du changement assis sur les valeurs de Responsabilité, d'Ethique et de Transparence pourraient être : *le statut de l'élu : plafonner la durée de l'exercice d'un même mandat. Un fonds de garantie devra être créé pour permettre d'indemniser le délai de carence éventuel. *renforcer encore la prévention des fautes et de l'irresponsabilité de certains élus, en créant une procédure légale de destitution de tout mandat : un élu qui ne respecte pas ses obligations fiscales, sociales, financières à l'égard de tout tiers (Etat, Coll. Locales, organisme privé) n' a pas la capacité à voter les ressources et les dépenses reposant sur l'argent de tous. *le projet soumis aux électeurs d'un candidat socialiste à quelque fonction que ce soit constitue un engagement faisant l'objet d'une évaluation périodique en cours de mandat. On peut comprendre les déceptions voire la colère de beaucoup de militants qui voient se mettre en place des projets qui n'ont pas été soumis à débat et validation avant 2012 -indépendamment du contenu, souvent porteur d'avenir (ex: réforme territoriale, contrat Etat- Entreprises). Dans le même temps des projets annoncés, validés par les militants ont été différés en fin de mandat (ex : non cumul) voire remis aux calendes grecques sans explications (ex : réforme fiscale CSG-IRPP) ou très atténués par rapport aux annonces (ex : ségrégation des activités bancaires).

(militants) Section de Bures-Gometz, 07 novembre 2014 à 9h35

Pourquoi adhère-t-on au Parti Socialiste ? Pour … Donner du sens à notre engagement citoyen, participer à une action à l’échelle nationale. Participer à un travail collectif. Celui-ci nécessite une organisation, des règles démocratiques pour construire de la confiance. Faire avancer la gauche, participer à des campagnes, gagner des élections pour être en situation d’agir. Qu’est-ce qu’on attend du parti ? D’être un lieu d’échanges et de débats de fond, un lieu où l’on puisse faire des propositions autrement que pendant les périodes de consultations des militants. De former les adhérents. D’être une force de transformation sociale. D’avoir le sentiment d’être représenté par les prises de position des responsables dans les medias. Qu'il existe, même si la gauche est au pouvoir ! Des constats et des déceptions : Peu d’explication de la politique du parti. Les textes en débat sont trop longs et peu lisibles. Trop de décalage entre les textes de congrès et les politiques menées. L’impression de soutenir des candidats qui en font leur métier. Pas de jeunes, peu de femmes, parmi nous. Pas de campagnes d'adhésion. Le sentiment à notre niveau de n’être représentés ni par notre 1er fédéral ni par notre 1er national, et d’être déconnecté des élus une fois les élections passées. Des propositions : Etablir une démarche contractuelle entre les adhérents du parti et les élus (locaux, départementaux et nationaux) pour que les adhérents se sentent associés à la l’action conduite. Un contrat « moral » avec des engagements réciproques qui sont le soutien du militant et l’écoute de l’élu, sans que les mandats soient impératifs. Cette relation doit rester forte et ne pas disparaître devant d’autres relations, notamment élus-élus, issues de stratégies de cabinet... Appliquer notre principe de non cumul pour le renouvellement des élus, des responsables du parti, et une meilleure représentativité (femmes, jeunes,…) Respect par les élus les textes votés par les militants ( ex: cumul des mandats ) Que le parti soit un sonneur d'alerte aux élus, et au gouvernement, quand la politique suivie s'éloigne des engagements pris lors des campagnes électorales (portés par les militants sur le terrain) S'il y a des raisons justifiant ces changements d'orientation, et que la direction du PS l'approuve, alors un travail sérieux d'explication doit être engagé, sans faire l'autruche, à tous les niveaux du parti et face aux électeurs Il faut réfléchir aux moyens de rapprocher les exécutifs avec les citoyen : trouver une communication en direction des populations éloignées du politique. Reprendre des idées de P. Rosanvallon (agences citoyennes de notation, observatoires citoyens...).

ABY BEAUGRAND, 07 novembre 2014 à 9h03

Texte pdf joint contribution de la section VIEUX LILLE

Le renforcement de la démocratie en interne comme dans la société devrait être est un élément prégnant de l’identité socialiste du XXIème siècle puisque le thème Démocratie et représentation est celui qui a recueilli le plus de contributions. La consultation des militants est une avancée démocratique facilitée par l’outil informatique. La Coopol avait déjà tenté d’organiser la transversalité des échanges au sein du parti, restée sans suite et à ma connaissance sans bilan. A une autre échelle, les Cahiers d’espérances recueillis par Ségolène Royal en 2007 exprimaient la volonté d’être à l’écoute des citoyens. Ces expérimentations de mobilisation militante par la participation ont le mérite d’exister ; elles sont à porter au crédit de notre parti et témoignent de sa capacité d’innovation. Concernant les Etats généraux, la phase contributive accessible sur le site à tout internaute manifeste une volonté de transparence et d’ouverture. Nous sommes bien sur la voie de la démocratie participative. Les phases de restitution et de bilan sont des phases beaucoup plus délicates et difficiles. Elles ne devraient pas faire figure de boite noire aux yeux des militants. D’où mes questions et propositions : -Quel bilan chiffré aurons-nous de cette opération ? Pourquoi pas une cartographie du nombre de contributions par fédération et d’un histogramme représentant la participation selon la qualité des contributeurs : 1er secrétaires fédéraux, secrétaires de section, secrétaires nationaux, élu.e.s, militant.e.s individuels + nombre de réunions, de participants etc. par fédé et globalement. -Quelle méthode mise en œuvre pour réaliser d’abord les synthèses des 12 thèmes puis la Charte de l’identité socialiste résultant de la synthèse finale ? Réaliser la synthèse en interne à partir de la seule lecture des contributions et des auditions exige des talents qui certes ne manquent pas au PS mais risque toujours d’être entaché de suspicion. Des outils d’analyses de gros corpus sont utilisés par des laboratoires spécialisés dans l’analyse des discours. Un partenariat avec ce type de labo universitaire a-t-il été envisagé pour assister le Comité de pilotage? Est-il prévu, par exemple, a minima, de créer un nuage de mots-clés à partir des contributions écrites ? Ce qui permettrait d’objectiver partiellement les résultats. Expliciter le bilan des Etats généraux et la méthode de restitution en associant des compétences extérieures et/ou des outils de traitement des contributions serait un pas de plus sur la voie de la transparence démocratique, de la prise en compte et du respect de la parole militante.

Neudorf (67) Section Jean Jaures, 07 novembre 2014 à 8h46

Notre système de représentation et notre démocratie sont en crise. L’arrivée de la gauche au pouvoir n’a pas changé les choses ; de récents scandales continuent de discréditer les grands partis. Pour lutter contre les extrêmes et une certaine forme de désespérance, il est crucial de redonner confiance en notre démocratie. Pour cela, nous proposons de: 1. Replacer les citoyens au cœur du système • la démocratie doit permettre aux citoyens une participation directe. Cela s’est développé au niveau local et doit se développer au niveau national. Ces mécanismes permettront une participation de tous, y compris de ceux qui sont le plus éloigné du système. Un élément clé serait la mise en place d'un budget participatif, • le monde associatif peut et doit être un partenaire de cette démarche, • l’utilisation des nouvelles technologies peut permettre cette plus grande participation, en particulier celle des jeunes. 2. Améliorer la représentativité des assemblées élues • une dose de proportionnelle doit être introduite pour les élections législatives afin de représenter la diversité, • le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales doit être accordé aux résidents étrangers. Cette proposition est soutenue depuis longtemps par notre parti; l'absence de majorité ne doit pas empêcher de lancer le processus pour mettre chacun face à ses responsabilités, • la parité doit aussi signifier qu'autant de femmes que d'hommes doivent être placées en têtes de listes; • une plus grande place doit être accordée aux jeunes dans les partis et les instances élues : ils se détournent de la politique, et certains se retrouvent davantage dans les partis extrêmes. Il faut leur faire confiance et en leur permettant d’apporter leurs propositions. 3. Repenser le rôle et statut de l'élu • l'élu reste un acteur central mais son rôle et son statut doivent être modernisés. L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier ou de carrière. Il faut limiter strictement les mandats, y compris dans le temps et prévoir un véritable statut de l’élu permettant à chacun, quelque soit son profil, son parcours, de pouvoir se présenter. • le nombre d’élus doit impérativement être revu à la baisse, pour contribuer à l’effort commun demandé au pays et pour permettre à ceux qui ont un mandat d’avoir davantage de moyens pour l'exercer pleinement, • une formation obligatoire pour les nouveaux élus doit être mise en place, • les élus doivent être exemplaires, doivent rendre des comptes auprès de leurs électeurs tout au long de leur mandat et des mécanismes plus efficaces de transparence/de sanction doivent être mis en place.

Section du bassin de Pont-à-Mousson (54), 07 novembre 2014 à 8h31

D’une façon générale, une grave crise de confiance s’est installée et la parole des politiques comme celle des partis ne sont plus crédibles. L’argument « UMPS » est dominant dans les conversations quotidiennes. Le problème passé et actuel des élections (et des élus) est que, souvent, les élections suivantes pèsent plus que les précédentes (et que les engagements qui les ont accompagnées). Plusieurs mesures pourraient permettre un changement radical dans les institutions (et le parti). Un tel changement serait de nature à changer la perception du rôle du politique et de la primauté des valeurs socialistes fondamentales : 1. Couplé au mandat unique et limité dans le temps (pas plus de deux mandats successifs), il faudrait enfin définir un statut de l’élu permettant la fin de la « profession de politique » : l’élu doit pouvoir retrouver son métier et poursuivre normalement sa vie professionnelle après la fin de son mandat (cela s’applique également pour la vie associative et la vie syndicale : aménagement du temps de travail, autorisation d’absence). Cela serait de nature à favoriser les engagements pour une durée limitée au service du collectif. 2. Un panel de citoyens tiré au sort, représentatif de toute la population, auditionnant des experts de toutes tendances, pourrait tenter de définir des objectifs à long terme pour la société (aux niveaux local, régional, français, européen). Le sénat pourrait être constitué, au moins pour 2/3 de citoyens tirés au sort pour un mandat limité dans le temps (2, 3, 4 ans) avec cet objectif. Des assemblées territoriales de même nature pourraient être mises en place. Des expériences de cet ordre (Irlande, Belgique, Danemark,…) sont encourageantes. Les travaux s’organisent en durée limitée selon 4 phases : position du problème / définition, information complète et multiple, échanges, synthèse. Quand on traite les personnes en adultes, elles se comportent en adultes ; quand on considère le citoyen comme responsable, il se comporte en responsable. Ce qui est essentiel est de se poser, d’écouter, de réfléchir et d’échanger… C’est parait-il l’ADN du parti socialiste ! 3. Une démarche participative devrait y être associée, un peu à l’image des états généraux, permettant à chacun d’exprimer des idées et de les soumettre à l’appréciation de tous (dans le respect de chacun).

Claude LEVEQUE, 06 novembre 2014 à 23h45

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Caldier Jean Pierre Ap2E Agir our une Economie Equitable, 06 novembre 2014 à 23h27

Aujourd’hui, la seule démocratie politique, syndicale associative délégataire n’est pas suffisante pour répondre aux attentes et espérances. Aucune solution satisfaisante n’a été réellement mise en œuvre. Les citoyens n’ont pas été consultés et n’ ont pas pu proposer de solutions alternatives. 15 millions de français, un sur quatre, à 100€ près par mois sont au bord du ravin vertigineux de la précarité ou de la spirale du suicide. Contrairement à une idée répandue, la pauvreté n’est pas source de révolte, l’injustice ressentie oui. Pour agir, mesurer, contrôler la tenue des engagements pris par les élus Pour orienter l'économique, le social, l'environnemental, le financier au niveau des territoires c'est à dire : - agir pour reprendre la maitrise de notre argent déposé en banque et dont nous sommes les seuls propriétaires - agir pour reprendre et préserver la souveraineté alimentaire qui est entrain de nous échapper - agir en direction des élus, pour mesurer avec eux le chemin à parcourir et le chemin parcouru sur leur territoire, en matière de terres agricoles disponibles, de disponibilités financières nous proposons la mise en place d’indicateurs citoyens comme instruments d’appréciation de mesure, d’évaluation du « je fais ce que je dis ». exemple : L’Indicateur investissement en local des dépôts locaux:« Les pauvres épargnent pour les riches » En France 60% des dépôts sont confiés aux coopératives et mutuelles de la bancassurance 83 départements sont en dessous du Pib moyen (valeur Insee 2005) Pourquoi les fonds déposés dans les banques de 78 départements (8 départements sur 10), ont-ils été investis dans seulement 18 départements ? La courbe du déficit croissant d'Espérance ne sera inversée que par un partage équitable du pouvoir politique entre élus, experts et le citoyen "expert du quotidien" . L'autisme et la lenteur du monde politique à répondre aux aspiration qui se manifestent va lui imposer de courir derrière des initiatives locales souvent informelles à géométrie variable. Les promesses des élus en démocratie délégataire ne sont pas toujours suivies d'effets la condamnant à désormais partager le pouvoir avec de la démocratie participative. Concrètement celle ci pourrait se manifester par des comités de "vigilance citoyenne" au plus prés de nos territoires et s'emparant des questions politiques, économiques, sociales, environnementales à partir d'"outils coconstruits ap2e.info

Martial Mehou-Loko, 06 novembre 2014 à 22h21

Il faudrait que notre devise nationale : Liberté Egalité Fraternité ait un sens dans notre vie politique et j'y ajouterai Solidarité. Le parti Socialiste devrait être moins égocentrique à gauche. Nous devons pratiquer avec nos partenaires de gauche une unité de front. Unions dans toutes les communes. Nous ne pouvons pas favoriser par nos conflits à faire le lit des extrémistes de droite. La Gauche doit se rassembler.

Patricia LAPIERRE, 06 novembre 2014 à 21h48

Mes chers Camarades, que je sais inquiets, déboussolés, au bord du renoncement souvent, comme il m'est arrivé de l'être aussi parfois, le socialisme ne doit pas mourir et a besoin de nous autant que nous avons besoin de lui pour rester maîtres de nos existences et fiers de nos combats pour y parvenir.L'heure est grave. Populismes et fascismes ne sont plus seulement à nos portes mais dans nos assemblées, nos mairies et en lice pour conquérir notre République. Si le PS venait à mourir, ce n'est pas pour avoir été socialiste mais, bien au contraire, pour ne pas l'avoir été suffisamment dans son action pour contrebalancer et réguler les effets de la crise économique et financière que des spéculateurs banquiers et autres néo-libéraux nous ont imposé du fait de leur appétit insatiable pour l'argent spéculatif et non productif.Réagissons, ensemble et unis, pour réaffirmer notre identité socialiste dans les valeurs de la Gauche.Le Parti Socialiste vivra avec la Gauche, pour la Gauche.Et si d'aventure, parmi certains de nos dirigeants comme parmi quelques militants, certains venaient à se trouver à l'étroit dans les habits de socialistes, si leur besoin de se draper dans une nouvelle identité plus élitiste et dominatrice les taraudait au point de les inciter à faire leur "coming out" politique pour abandonner la Gauche et ses valeurs, qu'ils se rassurent, les portes du Parti Socialiste leur seront largement ouvertes… vers la sortie. Nous autres Socialistes, enfants, petits et arrière-petits-enfants de Jaurès, nous ne les retiendrons pas. Patricia LAPIERRE Fin de ma contribution en 3 parties "ÊTRE OU NE PLUS ÊTRE SOCIALISTE ?"

Patricia LAPIERRE, 06 novembre 2014 à 21h45

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE SOCIALISTE ? PARTIE 2 Car le socialisme n'est pas de faire plier les femmes et les hommes pour les soumettre, et ce, généralement dans la souffrance, aux règles qu'une minorité aura décidé de leur imposer pour la satisfaction de ses seuls intérêts mercantiles ; le socialisme c'est adapter la construction d'une société démocratique et citoyenne ainsi que les règles de fonctionnement et de régulation d'une économie de création et de répartition des richesses aux exigences de l'évolution même de la condition humaine. Et non, l'inverse. Plus que jamais la mobilisation et l'engagement socialistes et écologistes sont d'actualité dans ce monde au sein duquel l'écart entre les plus pauvres et les plus riches ne se cesse de s'accroître, où la précarité et la misère, que nous regardions sinon avec indifférence mais parfois avec une certaine condescendance lorsqu'elles sévissaient loin de nos frontières de pays riches, viennent désormais gangréner nos vies et les barreaux de l'échelle sociale que nous avions eu tant de mal à échafauder, quand les dégâts climatiques et écologiques d'une conquête débridée du profit nous empêchent de respirer dans nos villes et déplacent des millions de réfugiés climatiques de par le monde et les vouent à l'errance ou à la mort. A suivre... Patricia LAPIERRE

Patricia LAPIERRE, 06 novembre 2014 à 21h39

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE SOCIALISTE ? PARTIE 1 A priori, quelle drôle d'idée que celle du Parti Socialiste d'interroger ses militants, par nature socialistes, sur leur identité socialiste, par essence originelle et militante, elle-même socialiste ! Le PS aurait-il donc des problèmes à définir sa propre identité au sein d'une organisation qui ne serait plus adaptée aux évolutions démocratiques de la société, aux aspirations de ses militants, à la pérennité du progrès social face au durcissement éco-libéral de l'économie ou, pour toutes ces raisons et devant la confusion ambiante qui délabre ce grand parti de masse, cherche-t-il dans cette grande consultation populaire des Etats Généraux à justifier son abandon des classes populaires pour se reconvertir en parti de notables au service de notables ? Ces interrogations que je me pose, que je vous pose, revêtent sans doute, en fonction des individus à qui on les pose, des réponses mélangeant ces différentes problématiques. Pour ce qui me concerne, moi militante de base, sans fonction ni mandat électifs, la réponse est simple. Je n'ai aucune interrogation ni doute quant à mon identité socialiste. Je suis socialiste parce que le monde dans lequel j'évolue, ont évolué mes ancêtres et évolueront mes enfants, se doit d'être ramené constamment à la satisfaction des besoins primaires et secondaires des individus, à la protection des plus faibles et des plus démunis, à l'élévation sociale, culturelle et économique de la condition humaine de chaque individu, sans distinction de race, de sexe, d'origine sociale ou géographique. Je suis socialiste afin que vivre ne soit pas une fatalité pour des millions de personnes, voire une contrainte, mais une chance, la chance de participer et de construire ensemble la grande histoire universelle de l'Humanité, quel que soit le lieu où la nature, le hasard et, pourquoi pas l'amour, auront choisi pour les faire naître. Pour ces raisons, je revendique de garder tout à la fois le nom de Parti Socialiste mais surtout les valeurs et les engagements socialistes. Continuons à militer, à travailler et enfin à gouverner, voire à gouverner enfin, dans ce terreau historique que les penseurs et fondateurs du socialisme ont tracé avant nous, avec la mobilisation de millions de travailleurs luttant à leurs côtés, pour défendre et faire respecter la dignité populaire (qu'elle soit ouvrière ou plus généralement salariale mais également entrepreneuriale) dans une République où les mots Liberté, Egalité et Fraternité ne seraient plus réduits à de simples slogans de campagne électorale. A suivre… Patricia LAPIERRE

Renaud Marson, 06 novembre 2014 à 21h06

Pour une parole publique retrouvée. Le climat actuel nous démontre l'ampleur de la césure entre le monde politique et les citoyens, entre les élus et les gouvernés, entre la communication politique et la politique publique mise en œuvre. Ce climat prend sa source dans les affaires qui gangrènent la vie publique et qui finissent d'éroder une confiance déjà bien entamée entre les citoyens et les gouvernants. L'ambiance délétère dans nos régions du sud-est vient alourdir ce constat et les comportements politiques de notre région agrandissent cette zone grise ou prospèrent des comportements jouant aux marges du civisme et surtout de la légalité. Force est de constater que la gauche, et le Parti Socialiste en particulier, n'a pas pu (su) restaurer cette idée forte de Republique exemplaire malgré les avancées législatives récentes. La reconstruction de notre matrice passe nécessairement par là, c'est une évidence pour les militants. Notre Parti doit être celui de la probité et de l'éthique, et ce chemin doit nous conduire vers une réflexion globale à ce sujet, ainsi que par une introspection et une visite des mesures qui peuvent être mises en œuvres pour réhabiliter la parole publique. Cette question de probité est une condition indispensable et doit être prise au sérieux, car à chaque affaire, c'est le Front National qui attire des électeurs supplémentaires, à chaque affaire, c'est notre modèle démocratique et républicain qui est ébranlé. Nous pouvons acter 6 mesures qui vont se situer dans ce que notre Parti doit être : celui du progrès et des propositions. -1/ limiter les mandats dans le temps -2/ supprimer les réserves parlementaires -3/ construire un véritable statut de l'élu -4/ organiser la protection des lanceurs d'alerte -5/ mettre en place la transparence de la vie publique : collectivités en open data, transparence dans les commissions d'attribution de logements, de places en crèches, de subventions, reconnaissance de la place de l'opposition -6/ rendre inéligible chaque élu coupable de corruption ou de délit de favoritisme Le Parti Socialiste généreux sur ces questions lors des campagnes électorales et trop souvent frileux lorsqu'il est au pouvoir porte aussi une responsabilité dans ce climat qui nourrit l'abstention et le vote extrême, dans ce climat qui est au cœur du désenchantement citoyen et que nous devons combattre de toutes nos forces.

Nyons, 06 novembre 2014 à 20h09

L’évolution semble définitive vers des comportements individualisés (loin des comportements de classes), reliés par des réseaux où chacun ne veut entendre que son point de vue ou celui de sa tribu (tendance communautaire). Ce qui explique l’obligation du politique à définir des directives et lois du vivre ensemble. La démocratie représentative doit pouvoir susciter les débats d’une démocratie participative, consultative, avant d’expliquer les raisons qui motivent les décisions des élus. Le président, élu au suffrage universel direct, représentant de la Nation, garant du respect des institutions, de la nomination du gouvernement issu de la majorité, de l’éventuelle dissolution de l’Assemblée et de la décision de référendum (limité aux pratiques influençant les libertés individuelles). Une Justice, indépendante de l’exécutif, avec un garde des Sceaux, élu par le Parlement, et responsable devant l’Assemblée. Un Conseil supérieur des médias, indépendant, dont le président, nommé comme CSA, et responsable devant l’Assemblée. L’Assemblée nationale représentative des citoyens, partiellement proportionnelle, définit la Loi au nom des citoyens, garde la prérogative en deuxième lecture. Peut démettre le gouvernement, le garde des sceaux, le président du Conseil des médias. Pour les députés, élus sur programme, un seul mandat, renouvelable une fois (expérience). Vote obligatoire (amende), en semaine, (environ 200 députés). Le Sénat propose des amendements à la Loi, sans pouvoir direct pour la décider. Il résulte de la fusion des représentants de Régions (dont les présidents sont sénateurs de droit (=2 mandats)), des représentants économiques et sociaux et associatifs, élus au second degré par les élus de base (environ 300). Le gouvernement définit les orientations nationales, dont les applications seront régionales, avec pouvoirs définis à chaque échelon (fin de la compétence universelle). L’Union Européenne, confédération d’Etats… Démocratie représentative, donc élections sur tout le territoire, un même jour, et sur des orientations trans-nationales (programmes). Rôle accru du Parlement européen (proportionnel), qui définit la Loi et les règles européennes. Le pouvoir exécutif (Commission) est responsable devant le Parlement, et assure les fonctions régaliennes européennes.

annie mace, 06 novembre 2014 à 19h53

Oui, la politique peut et elle peut beaucoup dans le nouvel âge de la démocratie. Les élus locaux sont les mieux placés pour organiser sur leurs territoires les espaces et les outils qui permettront de marier démocratie représentative et démocratie participative. Ils peuvent se saisir de tous les sujets y compris des sujets ayant trait à la politique nationale. Mais pour cela, ils doivent se "libérer" de l'obsession de réélection qui est trop souvent la leur et abandonner toute attitude "clientéliste" . Il leur faut faire preuve d'imagination, de créativité: créer des "agoras", aller sans cesse à la rencontre de leurs populations, être des pédagogues...Notre population est instruite dans sa grande majorité et elle se lasse de voir une classe politique qui ne la sollicite qu'au moment des élections. Le parti socialiste doit repenser le rôle des élus dans le monde d'aujourd'hui et se débarrasser de ses vieux réflexes au risque de devenir un part "vieux" pour un vieux monde. Les échanges numériques ne peuvent remplacer la force des rencontres entre Hommes qui décuplent nos énergies.

Delphine Mayrargue, 06 novembre 2014 à 19h24

La 6ième République maintenant ! Nous ne cessons d’entendre « la gauche et la droite, c’est la même chose ». Le dévastateur « UMPS » mine notre démocratie. Nombreux sont nos concitoyens qui ont, au moins, ce point d‘accord avec le FN. Dès lors qu’une première fissure apparait dans la démocratie, c’est tout l’édifice républicain qui menace d’être emporté. Dès lors qu’un premier accord est constaté, le passage à l’acte peut s’effectuer facilement. L’exercice actuel du pouvoir par la gauche, son contenu et sa pratique, conforte cette négation des clivages politiques faisant ainsi le lit de toutes les confusions. C’est dans ce contexte que nous souhaitons faire évoluer nos institutions. En entreprise, comme dans la vie publique, les individus se sentent exclus du système de décision. Le projet et l’avenir doivent être partagés par le plus grand nombre et non confisqués par un homme ou un petit groupe, confiné dans un huis-clos mortifère. Il nous faut rompre avec une pratique oligarchique du pouvoir, ce gouvernement des « peu nombreux ». En politique, cette exclusion rejoint la question de la représentativité. Nous avons de plus en plus de mal à nous identifier à ceux qui ont une charge élective. L’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités reste inachevé, celle des minorités visible s’est justement arrêtée à la visibilité symbolique, quant à la représentativité sociale elle est inexistante. Autre question importante, celle de la personnalisation du pouvoir. C’est l’un des travers majeurs de la 5ème République finissante. C’est vrai au plus haut niveau de l’Etat et dans les collectivités territoriales. Rares sont les pays européens où l’exécutif et le délibératif sont autant confondus à tous les niveaux. Avec N. Sarkozy, le quinquennat est devenu une course permanente à la réélection. Faute d’avoir analysé les conséquences de ce rythme, la gauche collabore aujourd’hui à son maintien, voire à son exacerbation, ce qui empêche de mener un travail législatif de qualité. Séparer l’exécutif et le délibératif, clarifier le rôle du gouvernement avec un premier ministre qui conduise réellement la politique en étant responsable devant la représentation nationale et donc en acceptant le débat avec le parlement, voilà ce qu’appelle la maturité démocratique. Notre République a besoin de plus de débat, de plus de représentativité et de plus de confiance. Elle a besoin d’exemplarité, la première consiste à respecter les engagements pris. Ce respect ne peut s’exercer que dans un cadre parlementaire. C’est pourquoi il est urgent de passer à une 6ème République primo-ministérielle avec un chef du gouvernement responsable devant sa majorité.

Anonyme, 06 novembre 2014 à 19h08

DEMOCRATIE et REPRESENTATION (section de Marly 57) Notre démocratie souffre aujourd’hui, d’un manque de confiance envers la classe politique, de l’accaparation progressive du pouvoir par des élites non représentatives des diversités. Un sentiment d’abandon ressenti par une grande partie de la population qui ne se considère plus représentée, conduit vers l’abstentionnisme et le vote FN, qui loin d’un vote d’adhésion, est souvent plus un vote d’incompréhension et de rejet face à une classe politique jugée hors d’atteinte. Pour redonner du crédit à la représentation nationale et à celle de la gauche, l’élu doit être irréprochable aux yeux de la loi, il faut limiter dans le temps ainsi que le nombre des mandats pour permettre un renouvellement et l’accès à la politique aux jeunes, aux femmes. L’élu doit privilégier son action et non pas sa carrière politique, pour enrayer la personnalisation politique faite au détriment des idées, il nous faut combattre la professionnalisation du politique, les élus nationaux doivent être issus du monde du travail pour assurer la représentativité des différentes catégories socio professionnelles et être donc d’emblée compétents dans le domaine où ils sont élus. Il est nécessaire que l’élu ait été confronté aux réalités économiques et sociales, pour ne pas être coupé des réalités locales et de la vie quotidienne des citoyens. La rémunération des élus doit être calculée en fonction de leur assiduité. Il faut faire de l’élu un véritable représentant du citoyen, la démocratie participative doit être une volonté de l’élu qui doit procurer les moyens pour restituer la parole aux citoyens qui hors élection ne l’ont pas, et permettre aux idées de remonter de la base vers nos dirigeants, il se doit de garder un contact permanent avec les électeurs. Les propositions pourraient être relayées par thème avec l’élection d’un groupe porteur du projet. Il faut adapter le programme du candidat à la présidentielle à celui du parti pour éviter les renoncements et permettre ainsi de respecter les électeurs en respectant la parole donnée. Il faut suivre le programme pour lequel on a été élu et expliquer les raisons des votes en contradiction avec les orientations premières. Il faut donner la parole aux jeunes, souvent peu concernés par la politique en repensant nos moyens de communication, supprimer la cotisation pour les jeunes, les mobiliser par des projets, des actions, moderniser les appellations (parti, section, courant) Notre parti ne doit plus être un parti d’élus. Il nous faut valoriser le militantisme, transmettre du pouvoir aux citoyens pour que la politique puisse reprendre sa place.

Martine A. G., 06 novembre 2014 à 19h01

Ma contribution à l'identité du Parti socialiste : déposée ici (faute de mieux) Ce qui signe l'identité d'un parti, c'est ce qui le rend visible et reconnaissable par les citoyens. Pour nous bien évidemment le Poing et la Rose. Au XXe siècle, l'internationale fut un temps l"historiquement révolu" (?) l'hymne des partis de la Gauche, mais nous avons eu la chance d'avoir un hymne spécifique dédié au nouveau parti socialiste issu du congrès d'Epinay par un compositeur grec largement reconnu Mikis Theodorakis. Cet hymne clôturait nos rencontres et nos congrès (et fut même un temps notre "attente musicale".) Il a disparu, dans les années 90 (Par hasard : Theodorakis n'aurait il pas soutenu un Gouvernement plus "à droite" en Grèce, ou ...... ?????) Et pourtant "Changer la vie" est contenu dans "le changement c'est maintenant"..... Ce qui me navre aujourd'hui, est cette obsession de chaque parti (droites, et PS en tous cas) de conclure toutes ses rencontres désormais "ultra médiatisées" par la Marseillaise comme si nous devions prouver absolument notre qualité de Français républicains face au FN ???? Etre socialiste, c'est évidemment être républicain, mais davantage...... Osons afficher notre identité et ce qui la symbolise.....

Le temps politique institutionnel est de plus en plus en décalage avec la temporalité économique, sociale et géopolitique. Le parti se doit d’ouvrir le débat sur une gouvernance plus ouverte, plus représentative et moins personnalisée de la France. Il doit même, aborder la pertinence de l’élection au suffrage universel du président. Une autre possibilité doit être mise en débat, celle de confier la tête de l’exécutif à un chef de gouvernement issu de la majorité élue ou constituée à l’assemblée nationale. Cela va de pair avec le fait que les élections législatives devraient se faire à la représentation proportionnelle ; les candidats, sur la liste de la « maille géographique et démographique» la plus adaptée devraient être en totale parité alternée homme-femme. Le système « parlementaire » exclut l’aberration actuelle des cohabitations, stériles et bloquantes pour le pays ou deux expressions majoritaires se considèrent aussi légitimes l’une que l’autre et se neutralisent au détriment de la mise en œuvre des politiques choisies par les citoyens. L’instabilité liée à la versatilité supposée des majorités et des alliances de gouvernement est toute aussi prégnante dans le système actuel que dans le système parlementaire, mais dans ce dernier, le choix et l’arbitrage électif sont redonnés automatiquement au citoyen et échappent mieux aux groupes de pression, aux sondages et aux manœuvres « politiciennes ». Tout ce qui peut permettre un renouvellement générationnel et une représentation homogène de toute la société doit être mis en œuvre : ainsi Le principe du non cumul des mandats doit être étendu en limitant à 3 le nombre de mandats consécutifs (maire, président d’EPCI, député, conseillers départementaux, conseillers régionaux). De même un statut des élus doit être mis en œuvre permettant aux élus contraints d’abandonner leur activité professionnelle au moins à mi-temps durant leur mandat, de se réinsérer professionnellement. le droit pour les étrangers non issus de la communauté européenne de prendre part aux élections locales doit être enfin mis en œuvre, selon des conditions d’ancienneté de résidence. Le débat sur le fait de rendre le vote obligatoire doit être aussi mené. Il va de pair avec la comptabilisation des votes blancs et l’éligibilité en fonction des suffrages exprimés. La multiplication et le grossissement des structures communautaires et des EPCI rendent encore plus aigus les lacunes de leur lien direct et de leur transparence démocratique vers les citoyens. Il est nécessaire de travailler à des dispositifs de représentation de toutes les minorités exclues de leur exécutif par le biais des scrutins municipaux majoritaires.

Farid LAZAAR, 06 novembre 2014 à 18h44

Transparence et démocratie au PS : pour une « charte du lobbying » : L’influence des lobbies ou représentants d’intérêts (Associations, syndicats, think thanks, groupes privés, religieux, commerciaux et fédérations professionnelles...) est de plus en plus croissante dans notre pays, que ce soit, au sein des partis politiques ou au sein des différentes institutions Étatiques ; certains sont tellement puissants qu’ils sont devenus des acteurs incontournables de la vie politique Française pouvant influencer aussi bien sa politique économique, intérieure qu’étrangère. C’est pourquoi, nous pensons que la démocratie est en danger dans notre pays, et dans un souci d’améliorer la transparence de notre parti, nous soutenons la constitution d’une « charte du Lobbying » encadrant les rapports aussi bien des élus, que des cadres du bureau politique du Parti socialiste dans leurs relations aux différents lobbies. Ces lobbies ou représentants d’intérêts devront être obligatoirement inscrits sur un registre auprès du parti socialiste en tant que tels, ils devront être reçu dans les locaux du parti, du parlement ou du Sénat, avec publication de l’agenda et de l’objet de la rencontre sur le site du parti ; par cette mesure et dans un souci de transparence, aussi bien les adhérents au parti que les non-adhérents devraient être capable de savoir, qui rencontre qui ? Quand ? et pourquoi ? Une commission de déontologie au sein du parti pourrait être dotée d’un pouvoir de convocation et d’enquête, et donc veiller à la transparence de ces rapports ; les élus et cadres du bureau politique ne respectant pas ce code de déontologie pourraient encourir l’exclusion, tout comme les lobbies, qui pour leur part, pourraient encourir des sanctions sous la forme d’une exclusion temporaire du registre en cas de non-respect de ce code. Enfin, et pour parer à toute volonté de se soustraire à ce code, cette commission devrait être capable d’ajouter au registre, tout organisme qu’elle considère comme pratiquant une activité de lobbying. Ce code de déontologie, est seul, garant de la transparence et de l’indépendance du Parti, mais garantit également les différences de tendances de ses militants.

Hélène Conway-Mouret, 06 novembre 2014 à 18h44

Des avantages de la dématérialisation de la propagande électorale Il existe aujourd'hui un débat fondamental : celui de l’adaptation des modalités électorales à la période troublée que nous traversons en matière d’expression démocratique, marquée en particulier par l’abstention des 18/24 ans et des citoyens mobiles. La démultiplication des moyens de vote est à mes yeux une réponse à ce mouvement de fond. Cela est particulièrement vrai pour les Français de l’étranger qui doivent parfois parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour aller voter à l’urne mais cela est vrai aussi en France où la proximité entre l’urne et l’électeur ne suffit pas à inciter les citoyens à aller voter. La dématérialisation de la propagande électorale, qui représenterait une économie de 130 millions d'€ par an à l'Etat, et le vote par voie électronique ne doivent pas laisser planer la menace d’une fracture numérique entre « les modernes » qui auraient les outils et le savoir-faire leur permettant d’exercer leur citoyenneté et « les anciens » qui seraient écartés du processus électoral. Ce sont des solutions qui doivent venir compléter les moyens traditionnels pour stimuler l’expression démocratique - et les Français de l’étranger sont, sur ce point, précurseurs. La France doit construire les bases vers lesquelles faire évoluer la citoyenneté et le sentiment d’appartenance dans la société numérique de demain et c’est aux politiques publiques d’anticiper les nouveaux besoins que cette société 2.0 a faits naître. Cette dématérialisation permettra très probablement d’atteindre des populations qui aujourd’hui ne lisent pas la propagande électorale. Ce processus permettra également aux services déconcentrés de l’Etat de se recentrer sur leurs missions régaliennes plutôt que d’avoir à effectuer ces fastidieuses mises sous pli de propagande électorale.

ALAIN BARUTON, 06 novembre 2014 à 17h44

La véritable démocratie ne serait-elle pas la participation de TOUS ? Pour ce faire je propose que les "élus" ne le soient que pour un nombre de mandats limités tant en termes de nombre qu'en termes de temps, par exemple pas plus de deux mandats tant en cumulés qu'en consécutifs (ou pas). Cela permettrait l'émergence de nouvelles "têtes" et de nouvelles idées. Qu'on en finisse avec les rentes de situation. La Politique pour moi n'est pas un métier en soi, ce que nos "élites" ont oublié depuis trop longtemps. Peut-être un peu plus de démocratie directe et participative, surtout sur les grands sujets de société : considérer que le Peuple, au delà de la "représentation nationale", peut quelquefois avoir directement son mot à dire et ceci sans a priori. ARRÊTER DE DIRIGER A TRAVERS TEL OU TEL SONDAGE OU SUR PRESSIONS DES LOBBIES.....

Anonyme, 06 novembre 2014 à 17h38

je suis citoyenne et j'ai été engagée dans une campagne municipales à Crépy-en-Valois. J'ai été frappé par l'enthousiasme de notre équipe où la société civile était représentée dans toutes ces composantes. Je crois à l'engagement de chacun mais l'exemple doit venir du politique. Il faut absolument qu'il soit exemplaire et proche des personnes. Fini le cumul des mandats et surtout la politique comme un métier sortons des élus qui effectue + de 5 mandats de suite. Et surtout imposons un âge maximum (je suis effarée par l'âge moyen dans nos deux assemblées. Encourageons les expériences de parrainages des personnes qui veulent s'appuyer sur des élus locaux afin de prendre des postes petit à petit et surtout apprendre à dégager du temps pour mener à bien des actions concrètes. Il est temps de s'ouvrir à ceux qui ne veulent plus s'enfermer dans des partis qui semblent totalement sclérosés et sans imagination.

Commission nationale CULTURE PS, 06 novembre 2014 à 17h38

Contribution de la Commission nationale CULTURE Il n'y a pas de société démocratique sans culture. Une démocratie vivante, c'est le débat, la confrontation des points de vue, la négociation pour concilier les intérêts particuliers au profit de l'intérêt général. Rien n'est plus anti-culturel que la concentration des pouvoirs aux mains d'une classe ou d'un groupe ! Il n'y a pas de culture d'en haut et de culture d'en bas. D'un côté, la culture «cultivée», qu'il s'agirait de répandre, de l'autre la culture «vécue», constituée de pratiques, d'habitudes et de comportements. La culture est un tout: elle est moins un bagage qu'une faculté, moins une somme d'acquis qu'une synthèse harmonieuse. Elle ne saurait être l'apanage d'une minorité distinguée par l'origine ou le milieu social. Elle n'est pas davantage un « plus », ajouté « après », c'est à dire après le social et l'économique. Il n'y a de traitement social et économique efficient que, simultanément, culturel. La décentralisation et la déconcentration des pouvoirs et des responsabilités ont, profondément, une justification culturelle, tout comme du reste l'accroissement des droits des salariés dans les entreprises. La logique de la monarchie élective ou de l'homme providentiel est antinomique de la logique culturelle. La culture, c'est le partage du pouvoir, et la revalorisation de la capacité d'initiative et de décision des assemblées élues. C'est pourquoi les Socialistes se sont attachés à poursuivre la décentralisation dans notre pays, conférant des responsabilités accrues aux collectivités territoriales, dans le domaine culturel comme dans les autres, accompagnée des transferts de ressources correspondants. C'est pourquoi le pluralisme dans les médias, presse écrite comme audiovisuel est aussi un enjeu démocratique et culturel essentiel. Plus que jamais, devant les difficultés rencontrées par la presse d'opinion, devant les menaces qui pèsent sur la diversité des expressions devant la poursuite des processus de concentration, devant, enfin, les nouveaux défis issus de l'avènement de l'ère numérique, les socialistes doivent être le fer de lance de la lutte pour la liberté et l'indépendance des médias.

Jennifer Barreau, 06 novembre 2014 à 17h24

D’une façon générale, une grave crise de confiance s’est installée et la parole des politiques comme celle des partis ne sont plus crédibles. L’argument « UMPS » est dominant dans les conversations quotidiennes. Le problème passé et actuel des élections (et des élus) est que, souvent, les élections suivantes pèsent plus que les précédentes (et que les engagements qui les ont accompagnées). Plusieurs mesures pourraient permettre un changement radical dans les institutions (et le parti). Un tel changement serait de nature à changer la perception du rôle du politique et de la primauté des valeurs socialistes fondamentales : 1. Couplé au mandat unique et limité dans le temps (pas plus de deux mandats successifs), il faudrait enfin définir un statut de l’élu permettant la fin de la « profession de politique » : l’élu doit pouvoir retrouver son métier et poursuivre normalement sa vie professionnelle après la fin de son mandat (cela s’applique également pour la vie associative et la vie syndicale : aménagement du temps de travail, autorisation d’absence). Cela serait de nature à favoriser les engagements pour une durée limitée au service du collectif. 2. Un panel de citoyens tiré au sort, représentatif de toute la population, auditionnant des experts de toutes tendances, pourrait tenter de définir des objectifs à long terme pour la société (aux niveaux local, régional, français, européen). Le sénat pourrait être constitué, au moins pour 2/3 de citoyens tirés au sort pour un mandat limité dans le temps (2, 3, 4 ans) avec cet objectif. Des assemblées territoriales de même nature pourraient être mises en place. Des expériences de cet ordre (Irlande, Belgique, Danemark,…) sont encourageantes. Les travaux s’organisent en durée limitée selon 4 phases : position du problème / définition, information complète et multiple, échanges, synthèse. Quand on traite les personnes en adultes, elles se comportent en adultes ; quand on considère le citoyen comme responsable, il se comporte en responsable. Ce qui est essentiel est de se poser, d’écouter, de réfléchir et d’échanger… C’est parait-il l’ADN du parti socialiste ! 3. Une démarche participative devrait y être associée, un peu à l’image des états généraux, permettant à chacun d’exprimer des idées et de les soumettre à l’appréciation de tous (dans le respect de chacun). 4. Le vote obligatoire, associé à la prise en compte du vote blanc, pourrait être institué (comme en Belgique : 60 € d’amende pour les non votants).

CNAR Germinal PEIRO, 06 novembre 2014 à 17h10

La question de la représentativité syndicale est d'abord une question de démocratie sociale qui pèse sur la démocratie représentative voire sur la démocratie participative, la démocratie économique et écologique. Dans le secteur agricole, il aura fallu attendre l'arrivée de la gauche aux responsabilités politiques en 1981 pour qu'on sorte du monopole syndical d'origine historique et qu'elle trouve laborieusement une première traduction concrète, contestée par les parties en présence. Aujourd'hui, la question de la mise en œuvre concrète du pluralisme syndical est à nouveau posée à partir de la régulation de l'économie agroalimentaire, notamment au sein des interprofessions, auxquelles s'ajoutent les insatisfactions des modes de représentativité définis à ce jour, même si quelques améliorations ont été apportées récemment. Dans une perspective d'approfondissement démocratique et de respect de l'intégrité des personnes et du bien public, on pourrait concrètement faire progresser des dispositions relatives aux syndicats d'exploitants agricoles, notamment au plan juridique, comme: • La transparence financière, • La révision des allocations de ressources notamment des subventions publiques, • La transparence organique et institutionnelle, • La révision des seuils de représentativité et l'habilitation syndicale. Dans cette optique, les réformes des chambres d'agriculture, voire des interprofessions, seraient judicieuses.

Joseph et Gilles Grisoni et François, 06 novembre 2014 à 16h07

Le non cumul des mandats ne doit pas être l'Arlésienne Européenne. Un Sénateur-Maire et un Député-Maire venant d'être élu, peut très bien démissionner au bénéfice de son suppléant. Mathias Fekl ancien Secrétaire Fédéral a signé des accords qui désavantagent totalement l'Europe et donne des pouvoirs aux entreprises multinationales. Est-ce digne d'un représentant de l'entité Europe ? Est ce qu'un seul Homme politique peut penser pour tous les pays Européens ?

BERTRAND GREBAUX, 06 novembre 2014 à 15h56

Notre section cantonale a choisi de traiter du thème de la ruralité, parce que c’est notre quotidien et le prisme avec lequel nous percevons l’ensemble des autres questions. Mais la ruralité, ou même la question des territoires, ne figure pas dans les 9 thèmes proposés. Rural profond, hyper-ruralité…, nous ne souhaitons pas définir la ruralité, parce que c’est une réalité multiple et diversement ressentie. C’est de plus en plus un sentiment d’abandon, avec l’impression d’être à la marge du développement et des grands axes. Et nous pourrions sérier une longue liste de difficultés, de griefs, de critiques et de revendications. Mais pour ces états généraux, nous préférons positiver et proposer. Parce que la ruralité, c’est aussi une envie et une fierté d’y vivre et de la faire vivre, grâce à des richesses inexploitées et même gâchées ; pour les ruraux, mais également pour les urbains qui pourraient en bénéficier. Plutôt que de reprocher aux villes et agglomérations de se développer sans se préoccuper de leurs campagnes, nous devons déjà reconstruire les solidarités entre-nous-mêmes petites collectivités de plus en plus en concurrence. Et face à un Etat qui se désengage et des pouvoirs régionaux qui s’éloignent, nous souhaitons nous réapproprier les initiatives et être soutenus sur nos projets, plutôt que d’après notre situation. Pourquoi le principe des zones franches ne pourrait-il pas être étendu à certains territoires ruraux ? Nous voulons pouvoir expérimenter de nouvelles façons de produire, de consommer et de vivre ensemble. De par leur taille et la proximité des acteurs peu nombreux, les campagnes sont des lieux parfaitement adaptés à la mise en place de véritables démocraties participatives associant les habitants aux décisions municipales et intercommunales. Et nous renouvelons ici la promesse du droit vote des habitants étrangers aux élections locales.

Philippe Allard, 06 novembre 2014 à 15h32

Pour la quatrième fois sous la Vè République, le Parti socialiste gouverne la France. Nous avons connu cela sous la Présidence de François Mitterrand par deux fois, mais avec des défaites aux législatives. Puis les socialistes, sous la Présidence de Jacques Chirac ont gouverné une troisième fois avec Lionel Jospin dans le cadre d’une cohabitation. Le Parti socialiste est le parti de gouvernement de la gauche, mais le fonctionnement du parti nous prépare-t-il suffisamment à gouverner ? Notre fonctionnement se nourrit des batailles de Congrès, où il faut diviser pour se compter. Ce fonctionnement cadre-t-il sérieusement avec l’exercice du pouvoir ? Il nous faut revoir notre fonctionnement et travailler pour la France. Le Parti socialiste doit devenir un réel parti de gouvernement, c’est nécessaire pour donner à la parole politique sa cohérence et sa force. Il ne s’agit pas de se battre sur des positionnements internes mais de préparer l’action gouvernementale dans tous les domaines. Les batailles entre courants sont notre faiblesse. La situation actuelle en révèle l’ampleur. Les querelles actuelles seront les larmes de demain. Mettons-nous au travail pour répondre aux enjeux contemporains sans renier nos valeurs communes. Nous avons beaucoup à faire pour enrichir le travail réalisé par le gouvernement et préparer l’avenir. Beaucoup d’actions sont menées par l’équipe socialiste au pouvoir dans un contexte difficile. Nicolas Sarkozy a laissé une lourde ardoise et l’appareil productif français doit être soutenu. Comme hier la révolution industrielle a transformé les sociétés, la mondialisation actuelle bouleverse le monde. Des villes gigantesques se constituent, de puissantes sociétés jaillissent, les peuples sont mis en concurrence, les informations circulent, les populations se déplacent, l’argent roi n’a plus de frontières. Dans ce monde en transformation, les socialistes dirigent l’Etat. Les recettes, les discours, les positionnements d’hier, tout est remis en question. Reste toutefois nos valeurs à défendre pour un monde plus humain et plus juste. Nous avons cette force, la force de notre engagement. Alors au travail !

richard wrobel, 06 novembre 2014 à 14h54

Je ne parlerai que de ce que vous nommez la démocratie médiatique et particulièrement des chaînes de télévision publiques. Aujourd'hui les chaînes publiques n'ont rien de démocratiques. Elles diffusent des informations à la va-vite...des scoops... tout cela n'a rien à voir avec la démocratie, on informe...parfois on déforme...c'est tout. Les chaînes Françaises sont l'héritières de l'ORTF, ceux qui diffusaient...5 colonnes à la une...la caméra explore le temps...des émissions de variétés de qualités (Jean Christophe Averty) entre-autres. C'est en faisant une télévision de qualité, que nous permettrons aux citoyens de se réapproprier la chose publique...la culture dans son fauteuil. Les jeunes manquent de culture, on leur demande la mobilité, de changer de profession en cours de route...or l'école ne leur en donne pas les moyens...la télévision peut-être son prolongement.

geraldine capdeboscq, 06 novembre 2014 à 14h50

Les divisions qui s'affichent au sein du PS sont mauvaises pour son image et son efficacité dans l'exercice du Pouvoir. Elles aggravent la faiblesse de sa base électorale en décourageant l'adhésion ou le maintien de membres qui n'aiment ni l'embrigadement ni les positions extrêmes. Elles risquent de contribuer au retour de la Droite. C'est dû à la prépondérance de la fonction de sélection des candidats aux postes de responsabilité, qui suscite clivages et tensions. Il faut renforcer l'autre fonction du PS, qui est d'assurer une formation de qualité à tous ses militants et sympathisants, pour qu'ils construisent une vision de l'avenir en étroite coordination avec les élus, à travers des discussions internes, ouvertes et approfondies: Par la loi de finances, le Gouvernement inscrit son action pour 2,5 ans dans une vision économique et stratégique détaillée pour la France et l'Europe ; des réformes votées ou en cours, que le PS avait voulues, risquent de rencontrer des oppositions à mesure que leurs effets se feront sentir. Tous les militants et sympathisants devraient être à même d'anticiper les effets de ces actions pour les expliquer et faciliter leur mise en œuvre. Avec leurs élus, ils devraient construire des visions réfléchies, associées à des moyens, sur de multiples sujets, par ex. : énergie (réseaux intelligents, production décentralisée, sources multiples, solutions de stockage et de distribution locale des surplus...), vie des territoires (transports, transition numérique, organisation politique et administrative),...etc. Les écarts de culture entre militants réformistes et contestataires résultent souvent de leur méconnaissance de la situation réelle du pays. Le PS doit se fixer pour rôle d'associer élus et militants à la construction pratique de l'avenir. Cet effort nous distinguerait de la droite et contribuerait à une modernisation durable de la démocratie française.

Francis KUTTEN, 06 novembre 2014 à 14h28

il nous faut garder un système représentatif, c’est-à-dire un système qui oblige ceux qui sont mandatés à rendre de temps en temps des comptes à leurs mandants. Cela ne peut se faire sans un minimum de confiance de la part des électeurs en leur élus, cette confiance bien entamée ne peut espérer être restaurée sans l’application d’une éthique respectable et respectée. A cette fin quelques dispositions pourraient être prises pour endiguer les dérives croissantes de la professionnalisation, dérives qui s’accroissent dans l’attente d’une improbable déconnexion de l’intérêt individuel de l’engagement politique. Ne peut être élu qu’un citoyen dont les revenus de son ménage, de quelque nature qu’ils soient, n’excèderont pas (indemnités comprises) 4 000 € pour un citoyen vivant seul, 6 000 € s’il vit en couple … Tout candidat à un mandat électif devra avoir travaillé pendant 3 ans (ou 5 436 heures) au minimum dans un domaine sans rapport direct avec l'action politique: sont exclus du décompte notamment les emplois: d'attaché parlementaire, membre du cabinet d'un élu, salarié d'un parti politique, salarié d'un établissement travaillant essentiellement pour un parti (agence de communication...) La charge de président d’assemblée (maire compris) ne peut échoir que 2 fois à un même élu dans une même assemblée. Un citoyen soumis à une forte exposition médiatique devra attendre un délai de carence de 3 années après la fin de cette exposition, pour pouvoir briguer un mandat. Un élu ne peut voir sa vie privée exploitée médiatiquement, toute publication de documents volés ou non entraînera la fermeture du site, l’interdiction de paraître du titre, l’interdiction d’antenne... Un élu condamné pour des actes commis en rapport avec son action politique ne pourra plus briguer les suffrages. Tout citoyen embrassant une carrière dans la haute administration s’interdit définitivement à être candidat à une élection. Aucun citoyen ne pourra briguer un mandat passé son 65ème anniversaire. Les partis politiques contribuant à la sélection des talents des citoyens briguant des postes d’élus, il leur appartiendra de respecter des règles relatives aux investitures qu’ils donnent : Respecter la parité Femme / Homme, l’inobservance entraînera l’invalidation par tirage au sort des élus surnuméraires de l’un ou l’autre sexe pour établir l’équilibre. Les partis devront investir des candidats en respectant un numerus clausus par profession et école, l’inobservance de cette règle entraînera l’invalidation par tirage au sort des élus surnuméraires par profession et/ou école

Michel CADIERGUES, 06 novembre 2014 à 14h16

La démocratie commence par celle du PS. Pour lutter contre la centralisation de fait, il faut que le PS donne l'image de la démocratie. Cela commence par au niveau local de faire en sorte qu'il y ait débat avec la population, et non seulement dans l'appareil. Localement des tas de questions se posent et ne sont pas débattues par les élus avec la population. Un seul exemple: Comment se fait il que l'ensemble du PS ne se soit pas mobilisé sur la question de l'emploi ? Tout renvoyer à un débat national est une erreur économique et sociale, on le paye actuellement. Il eut fallu se donner des objectifs adaptés aux différents niveaux, local, départemental, régional, etc... Nous aurions donné une autre image du PS, et valoriser le fonctionnement démocratique en associant les différents forces sociales à une démarche et à un objectif. N'ayant pas fait ce choix, les citoyens de base ne sont considérés que comme des spectateurs qui jugent, critiquent, crient... parce que l'on ne les a pas considéré comme des acteurs du changement sur les questions de l'emploi. L'affaire du barrage du Tarn est une illustration dans le domaine de l'agro écologie, d'une démarche qui conduit au rejet du politique, à la crispation... Comment en 2015 un élu peut il se considérer détenteur seul de la légitimité au motif qu'il a été élu ? C'est en changeant cette attitude fréquente à gauche comme à droite, que l'on pourra rentrer dans une autre dynamique démocratique.

Vincent GUIBERT, 06 novembre 2014 à 13h37

Les Etats Généraux du Parti Socialiste sont l'occasion de débats riches et sereins portant sur le fond de notre action et redonnant du sens à notre engagement politique. Il est souhaitable que cet effort de réflexion et de proposition se prolonge au-delà de la période, somme toute brève, des 100 jours qui caractérisent ces Etats Généraux. Notre électorat est impatient, déçu, décontenancé par les orientations affichées par le gouvernement notamment en matière de politique économique et sociale, par le manque de résultats tangibles et par les contradictions ou atermoiements incessamment relayés par les media. Les élections de 2015 ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices pour nos candidats. Ces écarts, entre la politique économique menée par le gouvernement et celle exposée dans le programme originel de François Hollande, le ressenti d'un grand nombre de militants et de sympathisants, mais aussi de parlementaires, les récents éclats des uns et des autres dans les media, exigent une clarification de notre ligne politique, au risque de ne pouvoir endiguer la montée du Front National à l'approche des échéances de 2017. Aussi, conformément aux statuts du Parti Socialiste prévoyant ce rendez-vous à la mi-mandat, nous demandons la tenue d'un congrès en Juin 2015. Ce congrès devra répondre à la quadruple exigence suivante : • Quelle ligne économique et sociale le pays peut-il adopter en regard de sa situation actuelle et des engagements pris envers l'Union Européenne ? • Comment les institutions de la République doivent-elles évoluer pour que le fonctionnement de toutes ses instances soit efficace et cohérent en regard des engagements pris lors des élections nationales (Présidentielle et Législatives) ? • Comment notre Parti doit-il encore se réformer pour retrouver sa crédibilité et apparaître auprès de son audience historique comme une force moderne et progressiste, apte à exercer des responsabilités gouvernementales ? • Quelles alliances conclure sans renoncer à ses valeurs et à ses engagements historiques ?

Anonyme, 06 novembre 2014 à 13h25

Notre démocratie vit au rythme des élections. Les élus installés pour de longs mandats doivent faire le choix de l'engagement durable ou de leur carrière. Vu du coté du citoyen l'incarnation du pouvoir fait du sens mais conduit fréquemment à un fonctionnement autoritaire ou la majorité et sa tête conditionnent pendant de longues années l'animation démocratique. Je souhaite proposer au niveau local une "présidence" alternée d'année en année. avec un gouvernement proportionnel des collectivités.

Nestor Makhno, 06 novembre 2014 à 13h22

Dans quelques mois, les citoyens vont s’exprimer dans les urnes pour un rendez-vous national. Il s’agit dans cas de figure de la « source des sources » en matière de droit. Contrairement à l’esprit de la constitution (…Le scrutin est toujours universel, égal et secret…), malheureusement, le traitement risque d’être différent selon les communes. Lorsque j’étais enfant, je me rappelle des sorties exceptionnelles des soirées électorales. J’avais le droit d’accompagner mon père à la mairie. La soirée durait fort tard, plus tard que d’habitude. C’était un peu une récompense. Devant nous, se réglait le ballet rituel du dépouillement, un rituel républicain. Les urnes transparentes déversaient leur contenu sur les tables autour desquels se réunissaient des gens qui ne se connaissaient pas. Mon père me disait en rigolant : « Tu vois, cette enveloppe, c’est la mienne.. » Je l’ai su plus tard, ceux qui étaient autour de la table à s’affairer, ils se connaissaient peut être trop bien, peut-être pas du tout. Ils avaient l’air de se respecter, de se parler. Je ne le savais pas où du moins, je ne m’en rendais pas compte, J’avais devant mes yeux étonnés d’un môme d’une dizaine d’années le spectacle de la tolérance et de la démocratie. Car, ces supplétifs de la république n’avaient pas le même avis sur tout. Peut-être avaient-ils même des avis différents sur beaucoup de choses. Cependant, toutes les soirées se passaient bien, et une chose devait au moins les rassembler, c’était la transparence et la compréhension par tous du processus démocratique. Tous les gestes d’ouverture des enveloppes, de tri, de comptage, de recomptage, se faisaient devant nos yeux, à la vue de tous, sous notre contrôle direct. Le citoyen était partie prenante de son destin. Aujourd’hui, dans certaines communes, Nous sommes privés de ce spectacle exceptionnel. De cette ambiance extraordinaire que l’on ne rencontre nulle part ailleurs. Peut-être une ambiance de match de foot. Car à la fin de la partie, il y a également des gagnants et des perdants. Certains citoyens seront cependant privés de la vue de ces enveloppes dans lesquelles nos destins se scellaient ? Nous sommes privés de la vue de la démocratie. Sommes-nous privés de la démocratie ? Le risque existe. Certainement privés de la culture de tolérance et du témoignage du vivre ensemble, privé de cette leçon de vie.

SECTION ILE DE CAYENNE FEDERATION DE GUYANE, 06 novembre 2014 à 12h48

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Olivier LACOMBE, 06 novembre 2014 à 12h21

Pourquoi revenir et se lamenter sur les deux ans et demi qui viennent de se dérouler alors que nous devrions plutôt nous concentrer sur l’avenir proche et lointain de notre parti. Certes, il faut savoir tirer les enseignements de nos erreurs, car erreurs il y a eu. Mais, si nous voulons agir de façon efficace nous devons innover dans nos idées, nos actes et dans notre mode de fonctionnement au sein même de nos instances nationales et locales. La régénération de notre parti ne peut passer que par un renouvellement de nos représentants avec l’aide volontaire de nos « anciens » pour passer le relais dans les meilleures conditions : plus de jeunesse, une ouverture vers la société civile et vers d’autres horizons politiques de gauche… Bref nous avons à créer un vrai mouvement tourné vers les autres : Sans cela, nous perdrons notre leadership à gauche et irons vers une sclérose inévitable. Je propose d’instaurer au sein de chaque fédération et section une commission ad-hoc appelée « CROISSANCE ET DÉVELOPPEMENT » qui nous permettra d’ouvrir nos portes et de former nos militants avec nos anciens afin d’accroitre nos forces. En deuxième lieu, j’aimerais apporter une idée concernant le volet « État social et service public » : Pourquoi ne pas développer ce qui se fait dans certaines communes en matière de solidarité sociale ? Faire appel à des courtiers en assurance pour obtenir des prix beaucoup plus bas pour les mutuelles santé de nos concitoyens qui sont exclus de la CMU car pas jugés assez pauvres !! Enfin, je souhaite que l’inscription dans la Constitution de la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’État soit effective le plus rapidement possible.

Catherine Gouzon-Gourmelin, 06 novembre 2014 à 11h57

Beaucoup de nos concitoyens aspirent à changer radicalement la Vème République car ils s’estiment mal représentés et que le système actuel fonctionne mal. Ils se trouvent dans toutes les catégories de la société, leurs attentes sont très diverses, voir antagonistes mais traduisent toutes un rejet à terme explosif. Il y a un déficit de représentation du « peuple » chez nos élus, avec une forte reproduction des élites, qui, aidée par le cumul de mandats conduit à une professionnalisation de la politique, très souvent déconnectée des réalités vécues sur le terrain dans tous les domaines, que ce soit la précarité, ou des réalités plus techniques et professionnelles. Nous proposons un renforcement drastique du non-cumul (pas plus de deux) et le nombre de renouvellement de mandats. Cela inclut aussi les directions des multiples syndicats (eau, voirie, etc.). Les candidats doivent s’engager sur leur programme (plus de promesses non tenues), avec évaluation des politiques mises en œuvre, tout en limitant le nombre de « comités divers ».La polyvalence des ministres dans certains portefeuilles très techniques pose aussi problème. Il faut limiter les rentes de situation des élus : retraites avantageuses, indemnités multiples…et envisager la suppression du Sénat pour le remplacer par une chambre plus représentative des forces vives de la Nation. Renforcer le contrôle des lobbies et la lutte contre les conflits d’intérêts. Favoriser une plus forte implication citoyenne et associative, en l’étendant au politique, au social, à l’environnement, et notamment lors de l’élaboration de projets d’intérêt public. Tenter des expérimentations avec évaluations avant de les étendre à tous les territoires. Renforcer l’éducation et la participation citoyennes dès l’école. Continuer à tout simplifier dans beaucoup de domaines d’activité, car cela entraîne perte d’énergie, de temps et d’efficacité, (et donc de « PIB » !), sans relâcher la vigilance sur le respect de l’environnement et des normes de sécurité.

Stéphane Gaupillat, 06 novembre 2014 à 11h55

"Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie Le sort est une façon d'élire qui n'afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie." Montesquieu - Esprit des lois Il serait facile de rendre confiance au peuple en ses "politiques" : Qu'il puisse être choisi par tirage au sort ! Cela mettrait fin au clientelisme, lobbyisme de tout poil, abus de confiance et autre détournement de fond public. Je m'étonne que dans les propositions de 6e république cet aspect n'est jamais évoqué. Je profite de cette contribution pour le faire Merci d'avance d'en prendre connaissance !

Anonyme, 06 novembre 2014 à 11h42

Ce n'est certainement pas en éloignant les lieux de décision des citoyens que l'on va renforcer la démocratie. La suppression des départements et le transfert d'un certain nombre de compétences à la région, aux métropoles, est un non-sens. Le Parti Socialiste ne doit pas avoir peur de s'opposer à des mesures gouvernementales qui vont à l'encontre de ce qui est dans sa conception de l'organisation de la société. C'est vrai dans ce cas d'espèce comme sur d'autres plans comme par exemple l'économie.

Section Sucy-en-Brie, 06 novembre 2014 à 9h04

Le temps politique institutionnel est de plus en plus en décalage avec la temporalité économique, sociale et géopolitique. Le parti se doit d’ouvrir le débat sur une gouvernance plus ouverte, plus représentative et moins personnalisée de la France. Il doit même, aborder la pertinence de l’élection au suffrage universel du président. o Une autre possibilité doit être mise en débat, celle de confier la tête de l’exécutif à un chef de gouvernement issu de la majorité élue ou constituée à l’assemblée nationale. Cela va de pair avec le fait que les élections législatives devraient se faire à la représentation proportionnelle ; les candidats, sur la liste de la « maille géographique et démographique» la plus adaptée devraient être en totale parité alternée homme-femme. o Le système « parlementaire » exclut l’aberration actuelle des cohabitations, stériles et bloquantes pour le pays ou deux expressions majoritaires se considèrent aussi légitimes l’une que l’autre et se neutralisent au détriment de la mise en œuvre des politiques choisies par les citoyens. o L’instabilité liée à la versatilité supposée des majorités et des alliances de gouvernement est toute aussi prégnante dans le système actuel que dans le système parlementaire, mais dans ce dernier, le choix et l’arbitrage électif sont redonnés automatiquement au citoyen et échappent mieux aux groupes de pression, aux sondages et aux manœuvres « politiciennes ». Tout ce qui peut permettre un renouvellement générationnel et une représentation homogène de toute la société doit être mis en œuvre : ainsi Le principe du non cumul des mandats doit être étendu en limitant à 3 le nombre de mandats consécutifs (maire, président d’EPCI, député, conseillers départementaux, conseillers régionaux). De même un statut des élus doit être mis en œuvre permettant aux élus contraints d’abandonner leur activité professionnelle au moins à mi-temps durant leur mandat, de se réinsérer professionnellement. le droit pour les étrangers non issus de la communauté européenne de prendre part aux élections locales doit être enfin mis en œuvre, selon des conditions d’ancienneté de résidence. Le débat sur le fait de rendre le vote obligatoire doit être aussi mené. Il va de pair avec la comptabilisation des votes blancs et l’éligibilité en fonction des suffrages exprimés. La multiplication et le grossissement des structures communautaires et des EPCI rendent encore plus aigus les lacunes de leur lien direct et de leur transparence démocratique vers les citoyens. Il est nécessaire de travailler à des dispositifs de représentation de toutes les minorités exclues de leur exécutif par le biais des scrutins municipaux majoritaires.

Jean-Pierre Vaur, 06 novembre 2014 à 8h34

Ou sont passées les valeurs fondatrices du socialisme? Nous constatons que les débats qui agitent le PS sont souvent des débats "hors-sol", qui ne concernent pas les vrais problèmes ressentis par les véritables citoyens. Nous voyons aussi que les personnes en grande difficulté, les très pauvres, ne sont plus le cœur de cible de notre parti. On ne les voit nulle part et on ne parle pas beaucoup (pas assez) d'eux. A l'heure où un certain nombre de nos concitoyens sont dans la grande précarité, le surendettement, la survie, que leur dit le PS? En quoi pourraient-ils être concernés par ce qui s'y passe? Cette perte d'un idéal socialiste orienté vers les plus défavorisés les fait se détourner de nous et se diriger vers des partis qui répondent à leurs interrogations, même de façon trompeuse et notamment le FN. De même, nous sommes comptables devant nos électeurs du respect de nos promesses électorales et ne pas les tenir revient à se couper d'eux. Il ne s'agit pas d'énumérer les mesures qui ont été prises ici ou là mais de constater que leurs conditions de vie se sont améliorées ou non. Si on veut que le parti socialiste survive à la crise actuelle, il faut se tourner vers les valeurs qui en ont fait le fondement et non vers une sorte de clientélisme social démocrate.

Jean-Pierre Vaur, 06 novembre 2014 à 8h33

Ou sont passées les valeurs fondatrices du socialisme? Nous constatons que les débats qui agitent le PS sont souvent des débats "hors-sol", qui ne concernent pas les vrais problèmes ressentis par les véritables citoyens. Nous voyons aussi que les personnes en grande difficulté, les très pauvres, ne sont plus le cœur de cible de notre parti. On ne les voit nulle part et on ne parle pas beaucoup (pas assez) d'eux. A l'heure où un certain nombre de nos concitoyens sont dans la grande précarité, le surendettement, la survie, que leur dit le PS? En quoi pourraient-ils être concernés par ce qui s'y passe? Cette perte d'un idéal socialiste orienté vers les plus défavorisés les fait se détourner de nous et se diriger vers des partis qui répondent à leurs interrogations, même de façon trompeuse et notamment le FN. De même, nous sommes comptables devant nos électeurs du respect de nos promesses électorales et ne pas les tenir revient à se couper d'eux. Il ne s'agit pas d'énumérer les mesures qui ont été prises ici ou là mais de constater que leurs conditions de vie se sont améliorées ou non. Si on veut que le parti socialiste survive à la crise actuelle, il faut se tourner vers les valeurs qui en ont fait le fondement et non vers une sorte de clientélisme social démocrate.

Jean-Pierre Vaur, 06 novembre 2014 à 8h19

Contribution des sections de Aubin et Decazeville (12) : Où sont passées les valeurs fondatrices du socialisme? Nous constatons que les débats qui agitent le PS sont souvent des débats "hors-sol", qui ne concernent pas les vrais problèmes ressentis par les véritables citoyens. Nous voyons aussi que les personnes en grande difficulté, les très pauvres, ne sont plus le cœur de cible de notre parti. On ne les voit nulle part et on ne parle pas beaucoup (pas assez) d'eux. A l'heure où un certain nombre de nos concitoyens sont dans la grande précarité, le surendettement, la survie, que leur dit le PS? En quoi pourraient-ils être concernés par ce qui s'y passe? Cette perte d'un idéal socialiste orienté vers les plus défavorisés les fait se détourner de nous et se diriger vers des partis qui répondent à leurs interrogations, même de façon trompeuse et notamment le FN. De même, nous sommes comptables devant nos électeurs du respect de nos promesses électorales et ne pas les tenir revient à se couper d'eux. Il ne s'agit pas d'énumérer les mesures qui ont été prises ici ou là mais de constater que leurs conditions de vie se sont améliorées ou non. Si on veut que le parti socialiste survive à la crise actuelle, il faut se tourner vers les valeurs qui en ont fait le fondement et non vers une sorte de clientélisme social démocrate.

Club Jaurès, Section New York, 06 novembre 2014 à 8h18

Nous réaffirmons notre volonté et la nécessité pour notre pays de bannir tout cumul de mandats électoraux. Notre pays fait figure d’exception dans ce domaine et aucune justification valable ne peut être retenue. Ici, aux Etats-Unis, une telle situation est totalement inenvisageable, ainsi que dans nombre d’autres pays européens. Une telle interdiction présente plusieurs mérites évidents, au delà de la nécessité de la concentration du temps de travail de l’élu sur une seule fonction : émergence de nouveaux leaders en laissant ouverts des postes à responsabilité; éviter la concentration excessive des pouvoirs et les conflits d’intérêts, par exemple entre la fonction de maire et celle de conseiller territorial, de député ou de président de communauté d’agglomérations. De plus, les fonctions électives ne doivent pas pouvoir être cumulées avec celles de présidence d’office HLM, de sociétés d’économie mixte ou encore de conseils de surveillance des hôpitaux, situations pouvant dans certains cas donner lieu à des gestions désastreuses en supprimant le contrôle que devrait exercer les élus sur ces institutions. En ces temps où la confiance des électeurs n’a jamais été aussi faible, il est urgent de mettre en oeuvre ce principe essentiel au fonctionnement d’une démocratie moderne.

Jean-Pierre Vaur, 06 novembre 2014 à 8h15

Contribution des sections de Aubin et Decazeville (12) : Démocratie interne et engagement militant. Comment faire fonctionner la démocratie interne au Parti Socialiste pour que les militants ne se sentent pas utilisés mais aient le sentiment de participer à une œuvre collective? Dans le fonctionnement actuel du PS ont lieu des votes qui n'ont aucun sens ou presque, par exemple valider un candidat unique alors que par ailleurs des décisions graves ne sont pas soumises à l'approbation des militants par exemple la nomination de 1er secrétaire JC Cambadélis. Cela amène une désaffection du militantisme. De même, nous nous voyons proposer des choix nationaux que nous ne validons pas ainsi que des débats dont on sait que la contribution de chaque militant est une illusion. Comment redonner la parole aux militants à tout moment et particulièrement en temps de crise? En utilisant par exemple, comme le parti le fait aujourd'hui pour les états généraux, une tribune ouverte sur internet.

Olivier LACOMBE, 05 novembre 2014 à 23h10

Pourquoi revenir et se lamenter sur les deux ans et demi qui viennent de se dérouler alors que nous devrions plutôt nous concentrer sur l’avenir proche et lointain de notre parti. Certes, il faut savoir tirer les enseignements de nos erreurs, car erreurs il y a eu. Mais, si nous voulons agir de façon efficace nous devons innover dans nos idées, nos actes et dans notre mode de fonctionnement au sein même de nos instances nationales et locales. La régénération de notre parti ne peut passer que par un renouvellement de nos représentants avec l’aide volontaire de nos « anciens » pour passer le relais dans les meilleures conditions : plus de jeunesse, une ouverture vers la société civile et vers d’autres horizons politiques de gauche… Bref nous avons à créer un vrai mouvement tourné vers les autres : Sans cela, nous perdrons notre leadership à gauche et irons vers une sclérose inévitable. Je propose d’instaurer au sein de chaque fédération et section une commission ad-hoc appelée « CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT » qui nous permettra d’ouvrir nos portes et de former nos militants avec nos anciens afin d’accroitre nos forces. En deuxième lieu, j’aimerais apporter une idée concernant le volet « Etat social et service public » : Pourquoi ne pas développer ce qui se fait dans certaines communes en matière de solidarité sociale ? Faire appel à des courtiers en assurance pour obtenir des prix beaucoup plus bas pour les mutuelles santé de nos concitoyens qui sont exclus de la CMU car pas jugés assez pauvres !! Enfin, je souhaite que l’inscription dans la Constitution de la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat soit effective le plus rapidement possible. Amitiés Socialistes, Olivier Lacombe Section de Figeac (46)

Sylvie Lyons-Noguier, 05 novembre 2014 à 22h52

Contrairement au catastrophisme ambiant je pense que les citoyens s'emparent de plus en plus de la chose politique, la democratie fonctionne, les moyens d'expression eux ont évolué, le numérique, une révolution pour faire naître des citoyens éclairés, capables d'engagement collectif et à fortiori faire face à un système dans lequel ils ne se reconnaissent plus. Les partis politiques eux peinent à suivre cette évolution pensant agir et manœuvrer sans être inquieté de rien. Bourdieu dirait que les partis sont devenus des systèmes de reproduction des élites. Pour ma part, les institutions doivent évoluer pour intégrer cette évolution. Pour commencer il est nécessaire de mettre en place des écoles citoyennes afin de délivrer une carte d'électeur en s'assurant que les citoyens connaissent le fonctionnement des institutions et ainsi procéder à leur inscription sur les listes électorales. Ensuite il y a une nécessité de réformer les partis politiques en s'assurant que la démocratie y soit effectivement respectée. Les votes à main levé doivent être proscrit pour les conseils fédéraux. Il est important de mettre un terme au cumul des mandats et des fonctions dans la durée. Un mandat unique pour le Président et pas plus de deux mandats pour tous les autres élus ainsi leur mandat fini, ils songeraient à transmettre leur expérience car la formation me semble un point important à développer aussi. Il serait aussi important de revenir auprès des électeurs après chaque élection et surtout après une défaite les porte à porte, les meetings thématiques ....ne doivent pas s'arrêter aussi j'adhère à ces Etats généraux du PS car les Universités d'été ne sont pas accessibles à tous. Et je ne doute pas que ces EGPS soient un modèle à reprendre à l'échelle d'une mairie de secteur par exemple avec ces concitoyens. Ensuite il est important de poser la question du statut de l'élu pour éviter que certains confondent indemnités et salaires ...argent publique et argent privé. Je suis favorable à un contrôle et il faut exiger que toutes les candidatures fassent l'objet d'un vote et non d'une nomination. Je serais également favorable à des réunions inter-federations avec des commissions externalisées pour voir comment ils font ailleurs...sur quoi ils travaillent, s'enrichir de leur expérimentations ...Enfin beaucoup d'idées ...et l'espoir que de cette aventure collective on en ressorte meilleur, j'en suis certaine car impliquée par cette contribution mon exigence de changement n'en sera que plus forte, soyez-en conscient!

Jacques MARQUET, 05 novembre 2014 à 22h11

SECTION SAINT LO ( MANCHE )

André BAECHLE, 05 novembre 2014 à 21h36

La démocratie participative doit se vivre au quotidien dans tous les rouages du parti socialiste, ainsi que dans l’exécution des mandats de tous les élus qui ont eu l’investiture du parti. La recherche et l’application de cet axiome doivent être dans les préoccupations de tous les adhérents, militants et élus de l’organisation. Pour cela, il faut que l’information circule mieux dans l’ensemble du parti. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de compte rendu d’activité de tous les élus importants ? Car des décisions importantes pour la vie des citoyens y sont prises et nous nous en apercevons a posteriori. Le Parti Socialiste est majoritaire dans presque toutes les assemblées départementales dans beaucoup de grandes métropoles et détient pour le moment les reines du pouvoir national. Pourquoi cette richesse, d’un grand parti, n’est pas réellement au service des citoyens ? Pourquoi les victoires successives aux élections ne sont-elles pas transformées en tremplin de réussite pour notre pays ? Nous pensons que les difficultés, citées ci-dessus, sont inhérentes à l’absence de véritable représentativité. Aucune grande organisation ne peut vivre si elle n’a pas le souci constant de s’appuyer sur ses adhérents. Il faut revenir à la source de notre travail de militant : aller à la rencontre des citoyens, discuter, partager, proposer l’adhésion, informer les citoyens de nos projets, développer la formation des élus, des militants, des adhérents, décentraliser les moyens financiers avec des locaux pour tenir des permanences, mettre en place des moyens de conception et de tirage afin de permettre une information au plus près du terrain. Il faut retrousser les manches, se mettre au travail et labourer le terrain.

Christophe CLAUZEL, 05 novembre 2014 à 21h31

1) Lutter contre la société bloquée et la reproduction des élites : Aussi bien au niveau local que national, et ceci est valable pour tous les partis politiques, on constate que de nombreux représentants de parti n’ont exercé aucun métier avant d’entrer en politique ». Ils font carrière dès la sortie de la faculté : représentant syndical étudiant, attaché parlementaire, secrétaire de section, élu… Il est indispensable que nos représentants soient issus de la société civile, qu’ils aient été ou soient confrontés au monde du travail. Ils seraient certainement plus proches de leurs électeurs et plus en phase avec leurs préoccupations. Il faut qu’ils aient cette légitimité que leur donne l’exercice d’un métier, assurance pour l’avenir et qu’ils ne soient pas enclins à faire carrière coûte que coûte au prix de compromissions. 2) Lutter contre toute discrimination sexiste : Malgré les exigences de la parité dans la composition des listes électorales, et ce en vertu de la loi, les Françaises en général, se retrouvent confrontées aux différences toujours existantes au sein du PS entre hommes et femmes, au même niveau que celles subies dans le salariat. Pour beaucoup de camarades féminines, les femmes sont encore considérées par leurs camarades masculins comme des assistantes avec des tâches « féminines ». Pour mettre un terme à cette misogynie latente qui progresse en même temps que les idées conservatrices, nous attendons non seulement un rappel des règles en vigueur ; mais également des mesures concrètes encourageant les femmes à oser s’imposer au sein du PS à tous les niveaux. 3) Comment accompagner les nouvelles (nouveaux) élu(e)s : La formation, si importante pour tous les militants, devient incontournable pour tou(te)s les élu(e)s récent(e)s. Or la formation paraît être plus ou moins délaissée. Si elle existe dans les textes de notre parti, elle n’est guère mise en application localement du moins. Il serait également judicieux de créer localement un réseau de personnes ayant acquis une certaine expérience dans la gestion d’une mairie par exemple et qui puissent épauler les nouveaux élu(e)s.

Jeanne-Françoise ZANARELLI, 05 novembre 2014 à 20h30

Il semble que les hommes politiques, s'éloignent de plus en plus de la vie de nos concitoyens, probablement parce qu'ils se sont accaparés la chose publique, et en ont fait leur bien. Leur vision du quotidien n'a plus de rapport avec ce qu'est la vie au jour le jour : Travailler, se déplacer, se nourrir, gérer une famille, faire garder ses enfants, les envoyer à l'école, payer ses notes de gaz, d'électricité, d'eau, son loyer, ses impôts... en fait un ministère de la famille, pour chaque homme et chaque femme. Le statut de l'élu avec ses droits et ses devoirs, n'existe toujours pas, alors chacun d'eux a placé sa position sociale d'élu tellement au dessus des autres hommes qu'il en a oublié la réalité et par delà ses devoirs. Si nous ne pouvons retourner à l'assemblée de « l'Ecclésia » Athénienne, nous pourrions nous en inspirer, par la présence de groupe de citoyens, tirés au sort dans les différentes couches sociales, pour une durée limité, dans les différents ministères qui touchent à la chose publique, afin d'éviter que le fossé, entre les Français et le monde politique ne puisse être à jamais comblé.

Emmanuel Coblence, 05 novembre 2014 à 19h43

« L’IDENTITE DES SOCIALISTES » Ce texte rassemble les réflexions partagées par les militants de la section, autour de ce qui fonde leur engagement au Parti socialiste et des valeurs qui les rassemblent. Il a été adopté en Assemblée générale de section, le 21 octobre 2014. Nous partageons ces valeurs : - La justice sociale et le partage le plus équitable possible des richesses ; - La défense des droits fondamentaux de la personne humaine, y compris dans le travail, conçu comme source d'émancipation ; - La laïcité et la tolérance, la lutte contre toutes les formes d’obscurantisme et de discrimination ; - L’internationalisme ; - La citoyenneté et la démocratie permettant à chacun de prendre part aux décisions qui le concernent ; - Le progrès comme œuvre collective ; - L'écologie et la préservation de l'environnement. Nous portons ces valeurs en : - Luttant collectivement contre les inégalités (injustes et dangereuses) par une redistribution se souciant d’abord des plus fragiles et des classes populaires ; - Affirmant que les trajectoires de chacun ne doivent pas être prédéterminées par la naissance : tout le monde doit pouvoir se dépasser, se révéler, s'épanouir, quel que soit son sexe, son origine ; - Fondant nos actions sur la production intellectuelle - culturelle, artistique, de recherche et de création d'entreprises innovantes - et non sur l'ostentation ; - Refusant le renoncement : la vigueur de notre idéalisme doit susciter l'espérance. C’est pourquoi nous défendons : - Un système d’éducation républicain qui lutte contre les inégalités ; - Un haut niveau de protection sociale, qui repose sur des services publics sauvegardés ; - L’intervention de l'Etat pour réguler et encadrer l'économie de marché ; - Un Parti Socialiste tourné vers l’avenir, vivant, capable d’adapter ses préconisations aux évolutions de la société et aux grands défis contemporains. Nous devons poursuivre nos efforts, en tant que parti, pour : - Être plus à l’écoute des dynamiques sociales et des initiatives citoyennes, qui sont à l’œuvre dans les territoires ; - Renforcer notre démocratie interne et le respect des règles que nous adoptons collectivement.

Manuelle Parra-Senault, 05 novembre 2014 à 18h39

LE NON CUMUL DES MANDATS – CONTRIBUTION Manuelle Parra Senault Promesse de la campagne des présidentielles, le non cumul des mandats rentrera en application à partir de 2017 interdisant ainsi le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de parlementaire. Cette loi présentée par les socialistes et votée en janvier 2014 marque une timide avancée qui devrait contribuer à la profonde rénovation de la vie politique et de la vie publique demandée par une majorité de français. En effet, Ils considèrent généralement que le cumul des mandats permet une concentration de pouvoir et une possibilité pour les élus de cumuler des revenus. L’enjeu au cœur du débat est de permettre de diversifier et de renouveler la classe politique d’une part et d’autre part de faire en sorte que les élus se concentrent totalement aux tâches pour lesquelles les électeurs les ont élus. En effet, au travers de la loi, il s’agit bien d’une revalorisation du travail des parlementaires qui pourront ainsi se consacrer totalement à des missions d’élaboration des lois et de contrôles de leur application. La promulgation de cette loi reste en deçà des enjeux posés. Certains argueront que le cumul des mandats se justifierait pour avoir un ancrage local et national, d’autres qu’ils sont les plus compétents pour porter une vision politique d’ensemble au travers des différents mandats qu’ils occupent. Certes, ces propos pourraient être recevables dés lors que les méthodes d’exercices du pouvoir ne seraient pas modifiées. Il serait donc nécessaire de redéfinir le cadre d’une concertation des élus pour faciliter la mise en œuvre de l’action publique quel que soit le mandat exercé. Pour montrer l’exemple, certains élus parlementaires ont devancé l’application de la loi dans le département de l’Hérault et ont démissionné de mandats locaux. Cet acte est remarquable. D’autres, obstiné(e)s s’arque boutent sur leur nécessaire légitimité ou sur leurs compétences qui les rendraient indispensables. N’est-il pas question tout simplement d’égo surdimensionné ? Ou d’absence de confiance en la capacité d’autres camarades à occuper ces fonctions ? Ou d’une volonté de concentration de l’exercice du pouvoir ? Ou encore de nécessités alimentaires ? Dans l’esprit de la plupart des français, le non cumul de mandat serait un mandat unique limité dans le temps. Il répondrait véritablement aux enjeux de rénovation politique. Revenons donc aux principes tant portés lors des campagnes électorales par le PS pour renouer avec la confiance des français. Les pratiques de cumul des mandats et la timidité de la loi promulguée jettent un discrédit de plus qu’il est difficile au militant de justifier.

Jean-Louis Parise, 05 novembre 2014 à 17h37

Démocratie représentative en danger Notre système de démocratie représentative connaît une crise grave. Les français ne se sentant plus représentés se détournent de ce mode de démocratie. Socialistes, nous croyons pourtant qu'il est le seul. Que pouvons-nous ? Les réponses sont probablement multiples. Il y en a une qui nous semble essentielle : l'interdiction des "carrières politiques", qui éloignent inévitablement les élus de la population qu'ils représentent. Les mandats électifs seront limités dans le temps. Nul ne pourra en exercer plus de 3 dans son existence, non consécutifs. Au delà d'un certain niveau de qualification (bac + 5), on ne pourra prétendre à un mandat représentatif sans avoir pratiqué une activité du "bas" de l'échelle sociale (SMICx2). Une forme de service civique pourrait être instaurée pour ces niveaux de qualification, on pourrait imaginer des périodes de "remise à niveau" : les citoyens ayant déjà exercé un mandat électif, souhaitant en solliciter un 2e, devraient retourner (pour une période et selon des modalités définies à l'avance) exercer un emploi "à la base". Quelques grandes écoles ont récemment anticipé et imposent à leurs élèves sortants de réaliser un stage de ce genre : difficile de former des dirigeants efficaces s'ils ne connaissent pas la réalité de ceux qu'ils dirigent. Par ailleurs, le drame du barrage de Sivens est un révélateur inquiétant : les processus de décision tant dans les collectivités territoriales qu'à l'échelon national manquent cruellement de transparence : rôle de la CACG (chargée de l'étude initiale et de l'exploitation future!!!), des agences de l'eau, à l'échelon gouvernemental changement de position ( ?...) entre le rejet initial du projet de barrage et la déclaration ultérieure d'intérêt public, passage en force manifeste du président du CG et du préfet (celui-ci avait-il des ordres venus de lus haut?), ces zones d'ombre ressuscitent le vieux débat sur légalisme (d'ailleurs discutable en l'occurrence) et légitimité. A l'heure des technologies de l'information, il est inconcevable que des décisions soient prises par les pouvoirs publics, engageant notre République, sans que les élément ayant permis la décision soient rendus publics. Les pratiques d'hier ne devraient plus être possibles aujourd'hui, espérons qu'elles le seront encore moins demain. Ce n'est d'une façon générale qu'avec un niveau très élevé d'exigence morale que la confiance publique dans notre démocratie sera rétablie. Cette exigence morale doit se donner des éléments très concrets, très visibles et radicaux d'appréciation.

Alex weimert, 05 novembre 2014 à 17h37

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Georges PATIENT, 05 novembre 2014 à 17h01

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CONTRIBUTIONS de la section du PS Ouest Roannais aux Etats Généraux du PS Contribution n°2 : Des institutions en ‘’bout de course’’ ! On nous parle beaucoup de mettre la jeunesse au coeur de nos préoccupations, de notre modèle social, de société de plein emploi, d'intégration …Beaucoup de choses ont certes été réalisées mais une priorité s'impose : nos institutions nécessitent une remise en cause, un travail de fond qui permette de libérer les énergies afin d'éviter les blocages à tous les niveaux. Il est urgent de réviser notre constitution, notamment au regard du statut de l'élu et du cumul des mandats qui aboutit à déléguer tout le travail d'analyse des problèmes à des ENARQUES TECHNOCRATES qui n'ont aucune légitimité devant les citoyens, qui sont loin des sensibilités politiques, d'où un résultat "froid" et uniquement basé sur les chiffres, loin de la prise en compte de la dimension "humaine". Nos institutions ont besoin de rénovation. Notre modèle présidentiel est à bout de souffle et nous avons tous ensemble le devoir de le réformer.

Patient Georges, 05 novembre 2014 à 16h49

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Pour un Parti socialiste ouvert sur la diversité.

JULIEN VILLAUME, 05 novembre 2014 à 16h18

- Qu'est-ce que le Socialisme en France : Une démarche de progrès vers l'épanouissement individuel et collectif des personnes, intégrées dans la République, quelques soient leur nationalité. Cette démarche porte principalement sur la gestion des ressources de toutes formes vers l'équité, ceci dans le respect des limites imposées par la nature et la technologie. . Pour ce qui est de propositions concrètes, par exemple : - Suppression du Sénat; - Suppression du Conseil Economique et Social ; - Fusion des impôts et prélèvement à la ressource ; - Non cumul des mandats pour tous, limitation à 2 mandats par personne, limitation de l'âge à 77 ans en fin de mandat ; - Développement de forums de discussions par commune avec obligation de participation par tirage au sort ; - Obligation de voter ; - Intégration du vote blanc et du vote des étrangers au niveau des élections locales avec, si le vote blanc est majoritaire, obligation de recommencer l'élection 1 fois et si encore une fois, le vote blanc est majoritaire, tirage au sort de personnes pour le représenter. - Aide financière sous forme de bons pour le matériel informatique, les livres, la culture, transport aux étudiants jusqu'à 25 ans ; - Allocations et aides sociales sous forme de bons d'achats ; - Seuil minimum d'achats pour les commerçants dans les structures de proximité ; - Limitation des marchés publics aux entreprises payant des impôts en France et n'utilisant pas les paradis fiscaux ; - Développement de l'apprentissage à l'échelle des Régions en transférant la gestion des collèges du Département à la Région ; - Suppression des départements et développement des intercommunalités; - Investissements vers une société décarbonatée (fret, énergie renouvelable...); - Mise en place d'une niche fiscale pour les TPE et PME de 20 salariés maximum.

Saint-Herblain, 05 novembre 2014 à 16h04

Scepticisme à l'égard de la démarche et souhait de la part des militant que cette initiative ne reste pas vaine, que la Charte soit le reflet des préoccupations et des remontées des sections. Souhait que la Charte soit contraignante à l'égard de tous. Un constat de démobilisation démocratique de la part de nos concitoyens à l'occasion des échéances électorales et dans les processus de participation. La section de Saint Herblain souhaite qu'une attention particulière soit portée sur la représentativité de la société française au sein de nos institutions et au sein de son parti le Parti Socialiste. - Un statut de l'élu pour permettre aux différentes couches socio professionnelles d’être représentées dans les institutions/instances électives, et pour éviter la professionnalisation de la politique. - Inscrire et rendre contraignante l'interdiction de cumul des responsabilités au sein du Parti socialiste. - Inscrire et rendre contraignant les non cumuls des mandats dans le temps et en nombre. - Rendre les procédures de désignation dans les instances du parti et des candidats pour les élections plus transparentes. - Avoir un Parti socialiste qui joue un réel rôle de proposition et de critique des politiques gouvernementales. Pour redonner la confiance à nos concitoyens et nos militants, il est nécessaire et urgent de déterminer dans notre nouvelle "carte d'identité" la place de ces derniers dans les processus démocratiques de participation. - Des politiques publiques concertées - Implication collective et individuelle des habitants et des militants - Utilisation d'outils nouveaux et adaptés - Donner à voir aux citoyens l’avancée des projets en faisant un retour

Martin VERNANT, 05 novembre 2014 à 15h56

Contribution : "Augmentons les pouvoirs du Parlement : revenons sur la procédure du temps global".

Jacqueline Dahlem, 05 novembre 2014 à 15h46

Je tiens à exprimer mon accord avec les contributions de Philippe Wehrung qui dresse des constats et des propositions que je partage pleinement : EGPS Redéfinir notre démocratie interne-1 EGPS - La formation - un levier encore sous-exploité de la mobilisation militante EGPS La formation - une exigence démocratique EGPS Laissons entrer les femmes dans nos sections EGPS La place de l’élu, l’action du citoyen et la forme du parti Inutile donc pour moi de faire ce que l’on voit trop souvent dans nos assemblées : répéter ce qui a déjà été dit pour faire entendre sa voix.

Denis Rabourdin, 05 novembre 2014 à 15h23

Démocratie et Représentation Contribution de la section de Saint Pierre du Perray La vie politique en France souffre d'une professionnalisation des élus, sans leur avoir défini un véritable statut. En conséquence ce sont toujours les mêmes qui postulent aux différents postes. Il est essentiel pour eux d'être désigné par le parti, puis de gagner les élections, puisque qu'ils dépendent financièrement du résultat . Or, la démocratie impose d'accepter la défaite, mais quand celle ci s'accompagne de préjudices financiers, elle peut conduire à vouloir se faire élire à tout prix, en faisant des promesses qui ne pourront être respectées, entraînant une désaffection grandissante pour le personnel politique. Pour lutter contre cette professionnalisation, il est essentiel, de notre point de vue, de respecter quelques règles simples : Non cumul absolu des mandats Limitation des mandats successifs (2 ou 3) Désignation transparente des candidats par les militants. Restriction des mandats électoraux donnant lieu à des indemnités Véritable réforme territoriale diminuant le nombre d'élus Suppression du Sénat Formation et accompagnement des élus Évaluation à mi mandat du respect du programme Définir un véritable statut de l'élu, permettant plus facilement aux personnes travaillant dans le privé de se présenter, en facilitant leur retour à l'emploi. Ce qui rééquilibrerait la proportion public/privé. Inéligibilité à vie pour tout élu condamné dans le cadre de ses fonctions électives Il conviendrait aussi de redonner le goût de l'engagement politique au plus grand nombre, en leur démontrant que tout n'est pas bloqué. Enfin, Il nous semble important de rénover le PS, en rapprochant les structures dirigeantes ,Conseil National , bureau national, conseil fédéral, bureau fédéral, des militants. De même, il faut supprimer les votes à posteriori sur de désignations ou des textes déjà entérinées par ces instances.

Jean-François DEBAT, 05 novembre 2014 à 15h01

Notre vision des institutions de la Ve République : une République parlementaire rénovée. La gauche est devenue, malgré elle, la défenderesse de la constitution V bis, celle de 1962, celle de l’élection du président de la République au suffrage universel direct : le quinquennat et l’inversion du calendrier législatif en 2002 ont accru le caractère présidentiel de la Vème République, alors que nous sommes culturellement mal à l’aise avec cette vision du pouvoir. Je ne sais à quoi ressemble une VIème République… En revanche, on peut imaginer à quoi ressemble une Véme République sans ce dévoiement qu’a été l’élection du président qui structure de manière excessive la vie politique et retire au régime parlementaire l’essentiel de sa nature. Il faut acter sa suppression et revenir à un régime parlementaire qui est le modèle dominant en Europe et qui est la tradition française et socialiste. Au-delà, il faut tirer les conséquences de réformes que nous avons voulues et promues : la fin du cumul des mandats rend nécessaire une réduction forte du nombre de parlementaires (400 députés et 150 sénateurs semblent suffisants) ; dans le même temps, une conférence des présidents de Régions et de Départements pourrait être réunie deux fois par an pour que le gouvernement entende la voix des élus des territoires, qui ne seront dorénavant plus des parlementaires ; enfin, le CESE conserve-t il une vraie utilité dès lors qu’il n’est pas le lieu où se déroulent des débats aussi importants que ceux liés à la fiscalité énergétique, au Grenelle de l’environnement ou relatifs à notre modèle de protection sociale ? Enfin, le caractère décentralisé de la République, acté en 2004, réaffirmé, fonderait la nouvelle et profonde phase de décentralisation de l’organisation de la santé, de l’enseignement et de la recherche, accompagné de la dévolution d’un pouvoir fiscal réel aux collectivités en substitution de celui de l’État.

Jacques DUGARET, 05 novembre 2014 à 14h44

« Devoir de réponse aux Militants ! » En préambule : « Notre retour d'expérience tend à nous faire penser que la présente contribution ne sera peut-être même pas lue ! » Constat de la situation actuelle  A propos de la communication au sein du PS avec ses militants > Très peu de débats avec la base ; > Absence de dynamique de dialogue au sein du Parti, malgré une demande forte des militants ; > La base n'est pas entendue, ses propositions sont lettres mortes... Notre contribution : « Entendez et répondez aux Militants » Pour répondre aux manquements précités, nous proposons  : > la mise en place d'un calendrier d'assemblées générales, définissant périodicité (par exemple semestrielle) pour dialogue / écoute de la base militante par les Fédérations. > la constitution d’États Généraux PS à l'échelon « Circonscription ». > officialiser la constitution de « comités PS » calqués sur les organisations territoriales (communauté d'agglomération, métropole, etc...) Concernant l'exigence de la prise en compte de la base militante par les instances supérieures du Parti, nous proposons : 1. d'imposer une réponse aux questions et propositions des militants en définissant un circuit de diffusion des documents produits avec « fiches-navettes ». 2. d'obliger convocations, comptes-rendu des réunions des conseils et bureaux fédéraux du PS En conclusion... La force du PS, premier parti de France, c'est sa base militante et son travail sur le terrain. Négliger les militant(e)s, par lourdeur et opacité du circuit de communication interne au Parti, c'est se priver d'une force de proposition essentielle pour alimenter la mise à jour du « logiciel socialiste » ! Participants – Signataires à cette contribution (Section PS de La Grande Motte – Fédération PS de l'Hérault) : Jacques Dugaret (Secrétaire de section) ; Christian Aluce Delage ; Claude Balat ; Michel Gaillard ; Richard Tuquet Laburre ; Alain Valat.

Jacques DUGARET, 05 novembre 2014 à 14h38

« Pour la définition d'un véritable statut d'élu » La présente contribution collective aux « États Généraux du Parti Socialiste » a pour objectif de proposer des réponses concrètes à la question suivante : «Nos Élu(e)s ont-ils les moyens d'exécuter leurs mandats ?» Le constat de la situation actuelle A propos de nos Élu(e)s, quel que soit leur mandat, force est de constater les éléments suivants : > Tendance à la professionnalisation de la fonction (d’Élu), renforcée par la perspective de la réforme sur le non-cumul des mandats. > Faible représentation de nombreuses catégories sociaux-professionnelles. > Absence totale de clarté sur le STATUT des assistant(e)s / collaborateurs(-trices) d’Élu(e) : rémunération, application des 35h, RTT, heures sup... > Aucune prise en compte des disparités évidentes de la fonction, selon le territoire administré et le budget de la collectivité. La clarification de la fonction d’Élu, est donc indispensable pour : > inviter tout citoyen à participer à l'action démocratique (via incitation à engagement électif) ; > assurer un cadre clairement défini à l'intention de celles et ceux qui souhaitent assurer un mandat électif ; > ré-conquérir la confiance des électeurs, battue en brèche par l'extrême droite (« politiques, tous pourris », « UMPS » , etc...). Notre contribution : «le Statut d’Élu» Pour répondre aux manquements précités, nous proposons de définir législativement, donc dans le marbre, «le  statut d'élu » qui contiendrait  : 1. la constitution d'une réglementation détaillée régissant la fonction d’Élu(e) à l'image des conventions collectives ; 2. l'assurance par l’État (via fonds de provision) d'un soutien juridique et financier aux élus, notamment pour les petits territoires en cas de situations exceptionnelles : accident sur domaine public, catastrophes naturelles, etc... 3. l'instauration, à l'intention des travailleurs, d'un « congé sabbatique d'engagement démocratique», à l'image du «détachement» appliqué actuellement dans le domaine syndical. 4. reconnaître à travers le contrat de travail, un statut clair de collaborateur d’élu encadré par le code du travail et rattaché à une convention collective. En conclusion... Notre contribution a donc pour objectif de demander la constitution d'un législatif définissant un «statut d’Élu» réglementant précisément sa fonction, droits et devoirs , qui répondrait à l'exigence de transparence que toute démocratie moderne se doit de proposer. Participants – Signataires (Section PS de La Grande Motte - Fédération l'Hérault) : J. Dugaret (Secrétaire de section) C. Aluce Delage C. Balat M. Gaillard R. Tuquet Laburre A. Valat.

Cécile ARDANS-VILAIN, 05 novembre 2014 à 14h20

Le PS, s’il veut pouvoir rassembler des femmes et des hommes qui partagent des valeurs communes, doit être à l’image de ce que nous sommes : un pays démocratique. Mais si les dirigeants et élus de notre parti ne respectent pas les engagements pris devant les militants, il y a fort à parier qu’ils en feront autant devant les Français une fois élus à la tête du pays, ce qui n’a rien de démocratique. Rappelons que chaque parlementaire élu sous l’investiture du PS pour les sénatoriales de 2011 ou les législatives de 2012 s’est engagé à quitter son éventuel mandat exécutif local avant le 1er octobre 2012. Faut-il compter combien de parlementaires socialistes sont encore membres d’un exécutif local aujourd’hui ? En l’espèce, tous les parlementaires en situation de cumul auraient dû anticiper la loi et non pas attendre 2017 pour qu’elle s’impose à tous. Rappelons également qu’il est prévu, dans les statuts du PS tels que modifiés à la suite du Congrès de Toulouse, que le congrès national se réunisse à mi-mandat présidentiel, soit avant de la fin de l’année 2014. A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas la date du prochain congrès et tout porte à croire que les statuts du parti ne seront pas respectés, ce que nous, militant(e)s, ne pouvons accepter, a fortiori sans qu’aucune explication ne nous soit donnée sur ce retard. Le PS doit également être à l’image de notre société, pour que ses élus soient représentatifs de nos différences. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur l’absence flagrante de diversité au sein de la représentation nationale, ni sur la bien trop faible part de responsables politiques français de sexe féminin. Nous attendons de notre parti qu’il remédie à ce déséquilibre. Un parti politique est représentatif lorsqu’il est à même d’investir des candidats qui sont au fait de la réalité dans laquelle vivent leurs concitoyens, qui ne font pas de la politique une « carrière », qui ne pensent pas avant tout à se faire réélire, mais à servir l’intérêt général le temps que dure leur mandat. Un parti politique et ses élus doivent débattre puis décider, jouer collectif et se tenir à la ligne adoptée pour que l’action menée ait du sens. Nous attendons du PS qu’il prenne la mesure des changements radicaux que nous vivons, nous souhaitons pouvoir ensemble réfléchir et porter des ambitions pour la France et l’Europe plutôt que de naviguer à vue en donnant l’impression que nous n’avions pas pris la mesure de ce qui nous attendait. Nous, militants, tenons à rappeler que la raison d’être du PS est de contribuer à une société plus égalitaire, où les individus s’enrichissent de leurs différences et préservent le futur des générations à venir.

bourges section, 05 novembre 2014 à 14h20

Penser maintenant pour agir demain Aujourd’hui, la Démocratie, l’engagement, le vote questionnent nombre de citoyens. Nous Socialistes, nous devons nous interroger en toute transparence et sans langue de bois et proposer des axes de travail cohérents et réalistes en lien avec notre société, ses attentes et ses difficultés. S’engager, être militant, voter, faire de la politique, être un élu, pourquoi, comment ? Terrain, presse, réseaux sociaux, société civile, syndicalisme ; quelles sont les places de chacun dans la société. Comment être au plus près des citoyens, le plus représentatif possible et ne pas parler au nom de ceux qui ne s’y retrouvent plus ? Non-cumul des mandats, parité et autres critères de représentativité sont-ils suffisants ? Les citoyens se sentent de moins en moins bien représentés, une distance s’est créée entre électeurs et élus. Tout cela interroge sur la notion même de Démocratie : Quelle Démocratie voulons-nous ? Réelle Démocratie ou semblant de Démocratie ? Qui représente qui ? Qui s’engage ? Qui a les moyens de réfléchir, de donner son avis et de s’engager ? Elites surdiplômées, énarques, ouvriers, jeunes ? Qui peut et veut encore aujourd’hui jouer un rôle réel dans la société ? Les solutions ne sont ni magiques ni prêtes à l’emploi. On doit collectivement apporter de vraies propositions pour changer les choses et redonner espoir aux citoyens. Une vraie représentativité ne pourra se faire sans un véritable statut de l’élu (permettant à chacun de s’engager sans contrainte) et passera aussi par l’élargissement du non-cumul des mandats dans le temps. La question du vote et de l’engagement syndicaliste obligatoires doit être débattue. Pour rendre confiance aux citoyens et aux militants, le respect du débat, des programmes, des calendriers et de la parole donnée doit être la règle. L’exemplarité et la responsabilité des élus dans leurs fonctions et leurs statuts sont indispensables et le respect des hiérarchies aussi (les techniciens politiques ne devant pas prendre la place des élus). Collectivement et individuellement, élus et militants, nous devons respecter les temps législatif et politique et ne pas tomber dans la précipitation et l’instantanéité de la presse et des réseaux sociaux ; de même nous devons toujours penser Parti et non individualité. Demain, la politique passera par l’ouverture aux autres (jeunes, classes populaires, nouveaux modèles d’engagements…). Pour éviter la reproduction des élites et l’abstention électorale, la base de tout doit être l’Education égalitaire, républicaine et laïque, qui doit jouer son rôle de formation et d’éveil citoyen pour donner à chacun la chance d’être acteur.

Henri et marie France DANEL, 05 novembre 2014 à 12h32

11. DEMOCRATIE ET REPRESENTATION Les acteurs politiques peuvent, et doivent, maîtriser la sur- médiatisation ; beaucoup de concitoyens sont lassés d’en voir apparaître à tout bout de champ, y compris dans des émissions de variété à la TV. Les conseillers en communication semblent avoir pris trop d’importance, les Français ont davantage besoin d’être que de paraître chez leurs « représentants » politiques. À force de voir des déplacements de responsables politiques un peu partout dans l’hexagone au fur et à mesure de l’évènement, on finit par se demander s’il leur arrive de travailler un peu Le référendum est un moyen d’expression des citoyens, mais pour certains sujets sociétaux il serait prudent d’obtenir les 2/3 des votes. Un seul mandat présidentiel permettrait aux gouvernements de faire des réformes sans crainte. Introduire la proportionnelle avec un dosage Augmenter le taux de représentants de la société civile dans les organes dirigeants.

Fédération Seine Saint Denis, 05 novembre 2014 à 10h16

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Delphine KRUST, 04 novembre 2014 à 21h59

Si "Juger est un métier", le citoyen doit le comprendre Contribution de Delphine KRUST, Secrétaire fédérale du PS92 aux questions de libertés publiques et de justice Les citoyens ignorent bien souvent le fonctionnement de la justice. Cette ignorance alimente le sentiment de défiance. Si ce dernier affecte l'ensemble de nos institutions, civiles et politiques, il est particulièrement prégnant s'agissant de la justice. Il importe donc de restaurer la confiance pour éviter de saper la légitimité de notre justice et multiplier les comportements inciviques. A notre sens, le meilleur moyen reste celui de la compréhension de l'institution judiciaire par tout citoyen. L'échec évident de l'expérience des citoyens assesseurs qui les associaient à la prise de décision des tribunaux correctionnels sans pouvoir appréhender toute la complexité des dossiers a montré tout de même l'intérêt, la nécessité d'entretenir des relations régulières et étroites entre les citoyens et la justice, ses professionnels et son univers quotidien. D'ores et déjà, nous pouvons avancer quelques propositions en ce sens : - inviter des citoyens volontaires et tirés au sort régulièrement dans les juridictions (civiles, pénales, commerciales, sociales, administratives) comme lors d'un stage pour en découvrir les rouages de l'intérieur; - créer des conseils d'usagers regroupant des justiciables, auxiliaires de justice, policiers... permettant de rapprocher tous ces professionnels et profanes au sein des juridictions. - exiger des magistrats qu'ils sortent de leurs tribunaux, de manière systématique, pour rendre compte de leur action et participer aux réunions publiques (conseils locaux, assemblées délibérantes des collectivités territoriales, AG des associations...). - l'ignorance du fonctionnement de la justice réside souvent encore dans son opacité. S'il convient e préserver d'évidence le secret nécessaire des affaires (instruction, délibéré, protection des témoins, des victimes mineures...), l'exigence actuelle de transparence conduit à imposer la professionnalisation de la fonction de porte-parole de la juridiction. On éviterait ainsi la multiplication des procès hors les murs, qui violent les droits des individus et brouillent la compréhension du fonctionnement judiciaire. Ces respirations du monde judiciaire nous semblent impérieuses aujourd'hui, sous peine d'assister au renforcement de la défiance des justiciables à l'égard de leur justice et, par suite, de voir s'instaurer un procès permanent en illégitimité de ses décisions.

Delphine KRUST, 04 novembre 2014 à 21h57

Si "Juger est un métier", le citoyen doit le comprendre Les citoyens ignorent bien souvent le fonctionnement de la justice. Cette ignorance alimente le sentiment de défiance. Si ce dernier affecte l'ensemble de nos institutions, civiles et politiques, il est particulièrement prégnant s'agissant de la justice. Il importe donc de restaurer la confiance pour éviter de saper la légitimité de notre justice et multiplier les comportements inciviques. A notre sens, le meilleur moyen reste celui de la compréhension de l'institution judiciaire par tout citoyen. L'échec évident de l'expérience des citoyens assesseurs qui les associaient à la prise de décision des tribunaux correctionnels sans pouvoir appréhender toute la complexité des dossiers a montré tout de même l'intérêt, la nécessité d'entretenir des relations régulières et étroites entre les citoyens et la justice, ses professionnels et son univers quotidien. D'ores et déjà, nous pouvons avancer quelques propositions en ce sens : - inviter des citoyens volontaires et tirés au sort régulièrement dans les juridictions (civiles, pénales, commerciales, sociales, administratives) comme lors d'un stage pour en découvrir les rouages de l'intérieur; - créer des conseils d'usagers regroupant des justiciables, auxiliaires de justice, policiers... permettant de rapprocher tous ces professionnels et profanes au sein des juridictions. - exiger des magistrats qu'ils sortent de leurs tribunaux, de manière systématique, pour rendre compte de leur action et participer aux réunions publiques (conseils locaux, assemblées délibérantes des collectivités territoriales, AG des associations...). - l'ignorance du fonctionnement de la justice réside souvent encore dans son opacité. S'il convient e préserver d'évidence le secret nécessaire des affaires (instruction, délibéré, protection des témoins, des victimes mineures...), l'exigence actuelle de transparence conduit à imposer la professionnalisation de la fonction de porte-parole de la juridiction. On éviterait ainsi la multiplication des procès hors les murs, qui violent les droits des individus et brouillent la compréhension du fonctionnement judiciaire. Ces respirations du monde judiciaire nous semblent impérieuses aujourd'hui, sous peine d'assister au renforcement de la défiance des justiciables à l'égard de leur justice et, par suite, de voir s'instaurer un procès permanent en illégitimité de ses décisions.

Commission nationale de contrôle financier, 04 novembre 2014 à 18h47

Le contrôle financier du parti dont la responsabilité a été confiée à une commission spécifique à l’échelon national et à des commissions locales est né d’une volonté de faire la transparence sur la qualité des comptes. Transparence nécessaire pour que les militants soient rassurés sur l’utilisation de leurs cotisations et les citoyens sur celle de leurs impôts, le budget de l’Etat finançant les partis à hauteur de leur représentativité. Les temps changent et amènent à s’interroger sur de nouveaux domaines de contrôle. Les militants comme les citoyens veulent des garanties de clarté et de bonne gestion. Tout y pousse : la crise qui rend l’argent public plus précieux, la méfiance envers les politiques, une tolérance moindre à l’égard de la désinvolture financière. La législation a beaucoup évolué : les comptes de campagne sont systématiquement vérifiés, les déclarations de patrimoine des grands élus contrôlées. Au-delà des responsabilités qui incombent à l’Etat, le rôle du parti mérite d’être ré-examiné. C’est, en effet, le parti qui sélectionne les futurs élus, c’est lui qui anime les campagnes électorales et c’est sur lui que pèse immédiatement le discrédit lorsque des campagnes électorales n’ont pas été conduites dans la légalité ou lorsque des élus sont soupçonnés ou convaincus d’incivisme fiscal. Dans ce contexte, il est utile de s’interroger sur la mise en place d’un « contrôle a priori », effectué au sein même du parti. Les fédérations devraient faire remonter à la CNCF les dispositions qu’elles ont prises ou entendent prendre au début d’une campagne. De même, les grands élus devraient établir une déclaration sur l’honneur garantissant aux instances de notre parti que leurs pratiques individuelles ne sont pas de nature à menacer l’image de leur formation politique. Certains objecteront que des mesures de ce type jettent a priori l’opprobre sur les élus. On doit raisonner à l’inverse : dans une société qui soupçonne les élus a priori, un dispositif qui montre que le parti lui-même s’attache à garantir la transparence serait un atout important pour notre mouvement politique. Nous devons montrer par l’exemplarité de notre comportement notre attachement aux principes républicains qui demeurent la meilleure protection de notre démocratie. Les Etats Généraux des Socialistes doivent donc intégrer dans leur réflexion « le contrôle a priori », qui pourra être décisif pour une plus grande équité, voire une éthique renouvelée dans nos modes de fonctionnement. Il s’agit de faire en sorte que les moyens que nous nous donnerons pour les prochaines échéances électorales, soient des outils efficaces au service des militants, des fédérations et du National.

Jean-Louis FOUSSERET, Maire de Besançon (25), 04 novembre 2014 à 15h06

L’avenir est à l’ouverture et aux partenariats et sûrement pas au repli sur soi ! Je crois en la force de deux mouvements : le fait urbain et le fait métropolitain. Le rayonnement de nos territoires se dessinera à l’aune de cette dynamique, qui n’est d’ailleurs en aucun cas opposée à la ruralité. C’est en créant des axes forts comme les pôles métropolitains entre agglomérations renforcées, avec des statuts et des fonctions équilibrées, que nous créerons une dynamique gagnante. Je pense en la nécessité de relations plus intenses entre les territoires, entre les populations de nos agglomérations, pour, in fine, mieux connecter les acteurs locaux, publics et privés : transports, services, habitats, … ces relations doivent reposer sur le concret au service du quotidien des Français. Dans ce cadre, les collectivités, les pouvoirs publics d’une manière générale, jouent un rôle déterminant et peuvent être en mesure d’apporter leur contribution par leur capacité à investir actuellement remise en cause. Ainsi grâce à la convergence d’investissements publics et privés les collectivités peuvent accompagner les entreprises, les industriels pour créer la synergie des intelligences sur leurs territoires et stimuler la croissance, locale et donc globale. Grâce à un travail en complémentarité avec les grands partenaires institutionnels, nous pouvons envoyer des signes forts pour apporter des moyens de développement en faveur de la formation, de la recherche, de l’innovation, de la compétitivité de nos territoires et de nos entreprises au service de la création d’emploi. Les expériences locales sont si riches… généralisons ce qui fonctionne avant de s’épuiser à des créations ex-nihilo ! Nous devons être en mesure d’offrir aux acteurs économiques les conditions optimales de leur développement, contribuer à l’émergence de projets structurants c’est favoriser l’installation et la stabilisation économique. Les succès observés sur notre territoire démontrent la pertinence de notre modèle de développement local. Il nous faut aussi être imaginatifs et les fusions annoncées entre les régions offrent de ce point de vue de nouvelles perspectives, qui ne doivent pas remettre en cause les équilibres parfois fragiles qu’il nous a fallu tant d’années à construire puis conforter. Jean-Louis FOUSSERET Maire de Besançon Président du Grand Besançon

Robert GAYET, 04 novembre 2014 à 15h04

Premier point : faire vivre la démocratie interne Redonner la parole aux militants. Actuellement, ils ne sont consultés que pour entériner des décisions prises ailleurs. Les militants doivent être considérés. Ils sont autant experts des réalités que vivent les gens. Il faut donc mettre en place un dispositif d’interface réactif entre les militants et le PS. Par exemple désigner un référent par secteur géographique pour recueillir les remarques, les suggestions. Le dispositif doit comprendre un retour sur les questionnements et propositions. En l’absence de changement important des modalités de fonctionnement de la vie interne du PS, le PS mourra et décourage toute velléité de participer à la vie politique. Une remarque sur un point de fonctionnement du PS : documents divers produits par les instances du PS lors des évènements importants de la vie du PS ( congrès…) : Arrêtons l’inflation ! A-t-on pris le soin de vérifier si ces documents sont lus et par qui ? Par ceux qui les sont écrits ; oui. Par les militants de base ?: le PS devrait s’en inquiéter. Par ces pratiques, le PS s’dresse à une petite partie de nos concitoyens… Des éléments de l’identité socialiste : - Affirmer la prééminence du principe de laïcité dans tous les fondamentaux d’organisation de notre société. - Promouvoir la responsabilité individuelle et collective. Cela va de pair - Promouvoir la mobilité sociale ( recréer les outils de l’ascenseur social). - Sécuriser la mobilité professionnelle. - Garantir un partage équitable des fruits de la croissance entre salariés, investisseurs. - Favoriser l’expression des initiatives économiques et sociales. - Garantir des conditions de travail qui respectent l’individu et permettent son épanouissement. - Définir le concept de bien commun ( champ qui relève de l’action publique) et en préciser les modalités de mise en œuvre. - Promouvoir, à l’international, un nouveau concept d e mondialisation respectueuse de l’environnement et des individus ; en définir les mécanismes de régulation. - Assurer les nécessaires solidarités ( santé ; générationnelles…) ; les organiser dans un cadre général de justice et de responsabilité individuelle. Robert Gayet PS St aubin du Cormier Le 25 octobre 2014

Juliette MEADEL, 04 novembre 2014 à 15h04

Comment réenchanter la politique ? A l’heure où la confiance des Français dans les hommes politiques est au plus bas, à l’heure où la cote des partis politiques, à l’exception du Front National, se réduit voire s’effondre, voici quelques propositions pour retrouver le sens du politique. Les Français se passionnent pour la politique et la chose publique. Ils le prouvent tous les jours, de moins en moins en allant voter mais de plus en plus en participant à des collectifs, en adhérant à des associations, en se mêlant des affaires locales dans les conseils de quartiers comme sur internet ou même en suivant de plus en plus les émissions politiques à la télévision. Pour répondre à leurs attente, les socialistes peuvent être les fers de lance de la restauration du lien de confiance entre le politique et les citoyens. Voici quelques propositions pour agir sur les partis et pour lutter contre l’apathie politique. Contre l’apathie, la parité active doit devenir une condition de recevabilité aux élections législatives et sénatoriales dans les zones gagnables. Arrêtons de réserver aux femmes (voire aux minorités) celles qui sont perdues d’avance. Ouvrons 10% de la direction du parti aux non-encartés. Réservons un quota des instances dirigeantes aux membres d’associations ou aux entreprises de l’économie sociale et solidaire qui accepteront d’y participer ; un autre quota pourrait être tiré au sort parmi des concitoyens qui se porteront volontaires. On pourra ensuite l’étendre aux conseils municipaux pour qu’ils s’ouvrent à quelques représentants tirés au sort. Contre la coupure entre les élus et le peuple, soutenons l’institution du référendum d’initiative populaire. Certes les résultats ne seront pas toujours ce qui est espéré mais la vitalité de la démocratie est à ce prix. Ouvrons enfin nos urnes aux résidents non communautaires : comment accepter que des étrangers qui paient leurs impôts et cotisations sociales en France, mettent leurs enfants dans les écoles publiques, vivent dans nos villes soient exclus du suffrage universel ? Filmons les conseils des exécutifs locaux et rendons obligatoire leur publication en ligne : non par goût de la transparence pour la transparence, mais parce que la parole politique ne retrouvera sa légitimité que lorsque les problèmes seront exposés, que les débats seront montrés, que les difficultés ne seront pas tues. (...) suite en pièce jointe

Stéphane TROUSSEL, 04 novembre 2014 à 15h03

Métropole du Grand Paris : pour l’égalité des territoires. Depuis des années, un constat s’impose : les inégalités territoriales au sein la région la plus riche du pays ne cessent de se creuser. Inégalités sociales, inégalités de santé, inégalités d’éducation, inégalités environnementales se conjuguent et minent au final le développement de la région-capitale toute entière. La Gauche et le parti socialiste doivent renouer avec une vision de la décentralisation qui instaure plus de démocratie, de justice sociale et fiscale, de solidarité et d’efficacité institutionnelle. La maîtrise de la dépense publique, nécessaire, ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la réforme territoriale. La Métropole du Grand Paris qui verra le jour au 1er janvier 2016 doit répondre à ces objectifs, par la mise en place d’une collectivité puissante, lisible pour les citoyens et prenant toute sa place dans le concert mondial des grandes métropoles. L’objectif premier que nous devons assigner à la Métropole du Grand Paris est d’apporter des réponses rapides aux principales préoccupations des habitants. En parallèle d’une régulation du marché par un encadrement des loyers à l’échelle métropolitaine, la métropole doit permettre de dépasser les égoïsmes locaux et d’accélérer la construction de logements sans reproduire les erreurs du passé : mixité, qualité, écologie urbaine et services publics doivent être au cœur des grandes opérations métropolitaines. L’objectif de solidarité et de lutte contre les inégalités territoriales, constitutif du projet métropolitain, nécessite aussi d’aller plus loin qu’une simple péréquation, avec l’objectif d’une mise en commun des ressources à l’échelle métropolitaine et d’une réforme de la fiscalité. Il faut en finir avec la situation insupportable où les territoires les plus pauvres sont aussi les plus fiscalisés. L’objectif de simplification doit être au rendez-vous. Nos concitoyens ne comprendraient pas et n’accepteraient pas la création d’une ou deux strates supplémentaires. Le mouvement métropolitain doit s’accompagner d’une véritable réflexion sur l’organisation institutionnelle de notre pays. Enfin, la métropole du Grand Paris ne peut pas rester un objet d’initié : les citoyens doivent pourvoir élire demain un maire du Grand Paris. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, nous avons plus que jamais besoin d’une métropole du Grand Paris forte, dotée de vrais compétences et de vrais moyens, pour faire ce Grand Paris des projets que les habitants attendent, dépassant des rigidités que les territoires populaires subissent depuis trop longtemps et qui contribuent à enkyster les inégalités territoriales et sociales. Stéphane Troussel, PCG93

david dobbels, 04 novembre 2014 à 14h43

Contribution 3 : Un Monde d’Avance 75011, section du 11ème arr de Paris Nos choix et nos orientations pour incarner la gauche : La mission historique de la gauche est de mobiliser le peuple et de faire respecter ses choix. La gauche doit remobiliser le peuple pour que celui-ci défende ses intérêts, ses droits. Que ce soit par les services publics, notamment l’éducation nationale, par l’éducation populaire, qu’il faut réhabiliter, par la mobilisation citoyenne ou syndicale, la gauche doit favoriser la conscientisation du peuple, sa capacité d’action, de combat et d’influence sur les politiques. La volonté de mobiliser les classes populaires, oubliée par le gouvernement, doit être réaffirmée car elle est un gage de la réussite de la gauche de gouvernement. Elle doit, certes, intégrer les nouvelles formes de mobilisation, notamment par internet. Mais au-delà de la forme, elle doit s’appuyer sur un discours et des politiques élaborés, au plus haut niveau, à partir des valeurs de la gauche : internationalisme, lutte contre les déterminismes sociaux et les inégalités, féminisme, antiracisme… C’est tout le sens du combat de Jaurès que nous avons la mission de poursuivre. La Constitution doit assurer le respect des choix du peuple. Il n’est pas acceptable qu’un président élu sur un programme puisse le renier quelques mois après son arrivée au pouvoir ou que les résultats de referenda soient bafoués par des arrangements non démocratiques. Une réforme constitutionnelle doit être mise en œuvre pour revenir à un régime dans lequel l’exécutif, est réellement responsable devant le Parlement. Le déséquilibre institutionnel en faveur de l’exécutif coupe celui-ci des aspirations du peuple et des coalitions qui l’ont porté au pouvoir. Les puissants outils institutionnels à la main de l’exécutif (vote bloqué, article 49.3, droit de dissolution du Président…) doivent être assouplis car ils ne laissent aux députés que le choix entre un vote godillot d’une part, le risque de la dissolution d’autre part. L’initiative en matière de référendum doit être élargie et facilitée. Le référendum peut être, dans certains cas, une voie pour légitimer des réformes progressistes et les faire passer lorsque les voix réactionnaires s’y opposent. Enfin, une dose significative de proportionnelle sera instituée là aussi pour faciliter la représentation du peuple à l’assemblée, pour favoriser l’union de la gauche et pour enrichir les débats parlementaires.

david dobbels, 04 novembre 2014 à 14h39

Contribution 2 : Un Monde d’Avance 75011 Changer de République: La Ve République est à bout de souffle. La défiance des citoyens envers l’Etat et l’exercice du pouvoir alimente le vote Front National, quand elle ne se traduit pas par une abstention massive. Les politiques ne se donnent plus les moyens de préserver suffisamment le pacte républicain. On assiste à une crise des représentations. Gauche ou droite, partis majoritaires ou minoritaires, tous doivent partager une ligne commune infranchissable : celle de leur probité. Aussi, toute condamnation judiciaire d’un élu en lien directement ou non avec son mandat, pour des faits qui entacheraient la crédibilité de l’action menée par l’institution à laquelle il appartient, doit être assortie d’une peine d’inéligibilité totale. Aucune indulgence ne saurait être tolérée si on veut restaurer la confiance du peuple dans ses représentants. La Ve République n’est plus compatible avec la gauche. L’individualisation croissante de la politique en est une traduction flagrante. Ce phénomène est le fait du chef de l’Etat lui-même, du parti et des députés qui ne fonctionnent plus aujourd’hui en synergie. Au contraire, c’est bien un rapport de force qui s’est instauré. Si, porté par un parti sur un programme, le président de la République décide finalement de fixer seul la politique qu’il imposera au gouvernement, et ce, en trahissant sa famille politique, les militants et adhérents qui lui ont fait confiance en le promouvant porte-parole de leurs valeurs au plus haut sommet de l’Etat, et bien le vote de confiance du gouvernement par l’Assemblée nationale doit constituer un réel garde-fou. Il doit être entendu comme un véritable avertissement, puis comme une inévitable sanction si rien ne change. N’oublions pas que seul le gouvernement est responsable devant l’Assemblée et non l’inverse, car c’est elle qui est l’émanation directe de la Nation. Il est inacceptable que la présidentialisation entrave l’expression des députés. L’Exécutif ne doit pas pouvoir exercer de pression sur ces derniers, par l’entremise d’un parti qui s’est laissé enfermer dans une logique d’instruction descendante par rapport au gouvernement qui procède du chef de l’Etat. Enfin, pour garantir l’indépendance des députés et les prémunir de toute stratégie d’allégeance aux forces au pouvoir, le cumul des mandats doit être limité et notamment dans le temps, sous réserve de donner un statut à l’élu. Cela participerait de la diversité des représentations et mettrait fin à la professionnalisation de la vie politique. Celle-ci doit être considérée comme un engagement citoyen départi de toute aspiration individualiste.

david dobbels, 04 novembre 2014 à 14h35

Contribution 1 un Monde d’Avance 75011 Le thème de nos 3 contributions traite des conséquences de la crise démocratique et constitutionnelle. Ce choix répond à la fois aux enjeux du contexte, comme la montée du FN, la crise économique et sociale, la crise de la classe politique … et surtout de l’incapacité du gouvernement à répondre aux aspirations des électeurs de gauche et à leur redonner confiance dans l’action politique. Par ces contributions nous voulons mettre l’accent sur la rupture, entre le pouvoir et les citoyens, entre le pouvoir de gauche et l’électorat de gauche, qui risquent d’anéantir toutes espérances de progrès social pendant plusieurs années. Ces contributions se découpent en trois parties, une première contribution sur les conséquences de la crise du pouvoir, une seconde contribution sur les garants d’un nouveau pacte républicain et l’idée de changer de République, et une troisième contribution sur nos choix et nos orientations pour incarner la gauche. Contribution 1 : Les conséquences de la crise du pouvoir L’éloignement entre les choix politiques du gouvernement et les aspirations du camp social qui l’a porté au pouvoir entraine une rupture entre les citoyens et les institutions. Le renoncement dont fait preuve le gouvernement face à la finance et au carcan Européen institue le sentiment qu’il n’y a pas d’alternative, que le politique, quel que soit le mandat qui lui est fixé par le peuple, est impuissant et ne résiste à aucune pression, surtout quand celle-ci provient du camps qui n’est pas le sien. Cette rupture démocratique doit trouver une réponse par le renforcement de la démocratie participative. La détention des outils de pouvoir par une élite issue des grandes écoles françaises (ENA etc.), la fermeture des postes à responsabilité éloigne chaque citoyen des prises de décisions politiques. Il est nécessaire de permettre à tous de pouvoir accéder aux responsabilités politiques (jeunes, femmes, etc.) et de relancer la démocratisation de l’enseignement supérieur. Notre volonté est de redonner du pouvoir au Citoyen, de redéfinir la citoyenneté notamment en élargissant ses droits et ses devoirs mais en intégrants plus largement au sein de la communauté citoyenne de nouveaux acteurs. Il faut honorer notre promesse sur le vote des étrangers, s’assurer que les citoyens participent plus au débat public …

laurent johanny, 04 novembre 2014 à 13h53

La crise institutionnelle et morale Devant la défiance des Français envers nos politiques, face au populisme de l'extrême-droite qui les accuse de tous les maux mais dont les élus sont proportionnellement les plus corrompus, notre parti doit non seulement exiger un comportement exemplaire mais refonder totalement le lien qu'ils entretiennent avec les citoyens. Il ne s'agit pas pour autant de les accuser de tous les maux, mais bien de redonner les lettres de noblesse à des élus majoritairement dévoués à leurs responsabilités. Pour empêcher que nos élus ne deviennent sur leur secteur de véritables roitelets professionnels de la politique et déconnectés de la vie réelle, pour ramener les Français vers les urnes, il faut redonner confiance en commençant par respecter les engagements pris devant les militants du parti socialiste puis devant l'ensemble des citoyens.

Amadou Kebe, 04 novembre 2014 à 13h23

Les femmes sont majoritaires dans la population française et le corps électoral. Pourtant, leur part reste minoritaire comme à l'Assemblée nationale et au Sénat. Le Parti socialiste peut et doit faire mieux en ce qui concerne l'investiture. En effet, nos candidates sont envoyées trop souvent dans les circonscriptions les plus difficiles à gagner. Proposition : Lorsque le PS donne son investiture, il doit systématiquement privilégier la désignation de femmes dans les circonscriptions traditionnellement basées à gauche. Amadou Kebe Section Philippe Farine, Paris 12ème

CHRISTINE LE BRAZIDEC, 04 novembre 2014 à 11h14

"Les Jours Heureux" Programme du Conseil National de la Résistance. C'est ça notre identité socialiste. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Jacques Duplanil, 04 novembre 2014 à 10h42

Bonjour En pièce jointe note datant de quelques mois mais toujours et de plus en plus d'actualité pour " sauver " le SOCIALISME

Françoise Galfré, 04 novembre 2014 à 7h59

Contribution section Ozoir-La-Ferrière

Christian ARNAUD, 04 novembre 2014 à 7h59

De la participation du citoyen Le pouvoir a une tendance historique à se concentrer et perdurer entre les mains de quelques uns. La démocratie a apporté la possibilité de remplacer ces dirigeants. Cet acquis essentiel comporte quelques biais : - La priorité à leur réélection que les dirigeants se donnent souvent au détriment de l'avenir de la collectivité, - L'antagonisme traditionnel majorité opposition rarement constructif. Face à ces situations que faire ? La situation a déjà progressé : - Les évolutions de la loi : parité, non cumul, ont apporté de l'air frais et assuré un certain renouvellement, - Le public admet de moins en moins les oppositions stériles, - La circulation de l'info, la presse, l'action de la justice participent à la moralisation de la vie publique. Les indélicats, les ripoux sont sur la sellette. Paradoxe, c'est au moment où ce qui était caché est mis au grand jour que le sentiment de rejet des politiques est le plus fort. - Les obligations légales de transparence et de concertation : débats d'orientation, enquêtes publiques... Cependant les règles de la vie politique doivent continuer d'évoluer : - Une dose de proportionnelle aux législatives améliorerait la représentativité des élus, les obligeant à une plus grande concertation, - La limitation du renouvellement dans le temps des mandats nationaux ou locaux (président, maire des communes d'une certaine taille) élargirait le cercle du pouvoir. Cette mesure est à accompagner d'un statut de l'élu. - La modification des compétences des collectivités pour éviter que certaines en financent d’autres avec les rapports de sujétion induits. La distance entre citoyens et la politiques sera aussi réduite par d'autres démarches : Dès l'école, l'information sur la vie publique, l'économie, apportera les bases nécessaires pour un engagement et un vote éclairés. Les beaux discours électoralistes auront alors moins de prise. La concertation sur les projets de proximité efficace dans leur mise au point est valorisante pour ceux qui y participent. Elle donne le goût concret de la chose publique. Au delà, la vie associative, les divers projets de l'économie sociale et solidaire participent de ce mouvement vers une implication des citoyens. Les partis politiques relais indispensables pour agir en démocratie doivent se réformer, jouer plus collectif et réduire la place prise par les égos. Plus transparents, plus ouverts, plus pédagogiques, ils assureront ce lien qui permet aux citoyens de s'impliquer dans la vie publique. Il n'existe pas d'autre solution connue pour organiser la vie démocratique. Lorsqu'ils sont interdits ou unique on voit ce que cela donne !

Section Jean Zay - PS Sciences Po, 03 novembre 2014 à 20h25

Nous, socialistes, jeunes et étudiant.e.s, refusons d’être la première génération à voir le Front National accéder au pouvoir. Face aux scandales qui nous concernent au premier chef, et face à la crise de la représentation qui se traduit par la baisse de la participation politique d’une part, et par l’augmentation constante de la défiance à l’égard des politiques d’autre part, l’enjeu démocratique majeur est de rapprocher représentant.e.s et représenté.e.s. • Il nous faut d’abord passer des promesses aux actes, nous appliquer nos principes. Pour cela, il faut renforcer le non cumul des mandats pour l’appliquer dans le temps (pas plus de trois mandats consécutifs) et strictement dans l’espace en ne le limitant pas aux postes exécutifs locaux. Nous proposons d’augmenter la contribution au parti des élu.e.s socialistes cumulard.e.s à 100% de leur indemnité parlementaire. Conformément aux promesses qui ont été tenues, nous demandons que le droit de vote des étrangers aux élections locales soit soumis au vote du Congrès. • Il faut aussi que la classe politique représente mieux la société. Nous souhaitons un seuil intermédiaire de 35% de femmes obligatoirement candidates dans les scrutins majoritaires, sans quoi un parti ne pourrait se présenter. La sanction financière s’appliquerait lourdement sur l’écart entre ces 35% et la parité. Le Sénat doit représenter les territoires, pas les élu.e.s des territoires. Il nous paraît obligatoire d’interdire aux sénateurs/trices le cumul avec un mandat exécutif local. • Il faut accroître la participation des citoyen.ne.s sous toutes ses formes. La reconnaissance du vote blanc doit s’accompagner d’une incitation forte au vote avec des campagnes systématiques des mairies pour l’inscription des électeurs/trices sur les listes électorales six mois avant la clôture des inscriptions. Nous souhaitons que toutes les collectivités territoriales de plus de 30 000 habitant.e.s dépensent 5% au moins de leur budget d’investissement via un budget participatif, sur le modèle du budget participatif des lycées en Poitou-Charentes. Enfin, nous souhaitons rendre opérationnel le référendum d’initiative populaire en abaissant le seuil des signatures nécessaires à un million, et en publiant au plus vite les décrets d’application et ce sans contrôle de fond de l’Assemblée nationale.

Denise Caron-Besnard, 03 novembre 2014 à 16h46

Contribution section Saint-Malo

Section Muzillac / La Roche-Bernard (56), 03 novembre 2014 à 16h10

ETRE SOCIALISTE Etre socialiste, c’est admettre d’abord que l’économique doit être soumis à la règle de l’intérêt général, entendu comme celui du plus grand nombre, y compris les générations futures. C’est lutter, non pas pour qu’une partie de la société, fut-elle importante, bénéficie du progrès, mais pour que le progrès permette une avancée humaine à laquelle tout le monde participe, même les plus défavorisés. Lors de ses congrès nationaux, le Parti Socialiste a rappelé qu’on ne peut faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers et laisser cependant un rôle économique trop important aux représentant des intérêts particuliers. L’expérience prouve en effet qu’on ne peut pas vouloir à la fois (comme tentent de le faire croire les détenteurs actuels de la droite et du patronat) que le progrès de la Société entraîne tout le monde, les plus défavorisés y compris, et faire confiance à la recherche du profit, donc de l’argent, pour obtenir ce résultat. En d’autres termes, le libéralisme économique, parce qu’il aboutit à l’écrasement des faibles par les forts, est rejeté par les Socialistes. Il faut d’ailleurs éviter de confondre le libéralisme économique et le libéralisme politique qui se réfère aux principes de 1789. L’ambiguïté du mot libéralisme est habilement exploitée par toute la droite qui ne cesse de se présenter comme «libérale». Dans différents congrès nationaux, le Parti Socialiste confirme sa fidélité à l’union de la gauche, se prononce pour une planification démocratique de l’économie et décide de consacrer une part très importante de son activité aux tâches de formation de ses militants. Cette formation est importante, d’une part pour contrebalancer la propagande du Pouvoir de droite qui abuse des moyens audiovisuels à sa disposition, et d’autre part -et surtout- pour donner aux militants les moyens de répondre à l’espérance populaire lorsque, dans un proche avenir, le Parti Socialiste sera confronté aux tâches immenses qui l’attendent. Etre Socialiste c’est toujours partager les valeurs de gauche : - Les valeurs de démocratie (une démocratie participative et autogestionnaire), de citoyenneté, de Liberté, d’Egalité pour tous, de Fraternité, de pluralité, de Solidarité, de progrès social, et de justice Sociale pour tous. - Vivre ensemble : toute génération et tous niveaux sociaux, dans la tolérance, dans le respect de tous et le respect de toutes les religions et coutumes, dans la limite des lois de la République laïc. - La liberté de conscience, l’égalité des citoyens et des cultes, la fraternité et le vivre ensemble dans la République dans le respect des différences, la lutte contre l’obscurantisme et les intégrismes.

bihorel section, 03 novembre 2014 à 14h19

Notre démocratie ne produit plus ce qui cimentait l’adhésion populaire et la désertion de ses urnes montre qu’elle est en mauvaise état. L’idéal républicain doit être mieux partagé. Aux avant-postes du combat contre les dogmes qui veulent contraindre politique, laïcité, école ou vie en société dans des idées extrêmes et inégalitaires, la représentation nationale doit mieux entendre la souffrance des Français, remettre la politique sur le chemin du pragmatisme et des réponses concrètes. Raccourcir les mandats est une chose mais l’enjeu des socialistes est de réussir à convaincre qu’ils savent tenir parole et s’affranchir du discours de la technostructure qui innerve trop leur pensée. Défendre plus que les emblèmes nationaux, recréer le gout d’une instruction civique, réformer l’éducation, réinvestir la culture, responsabiliser les parents, agir pour le respect de la différence : le socialisme n’est pas une idée arriérée mais bien l’un des ciments de la gauche

Jean-Pierre COCHET, 03 novembre 2014 à 10h16

Reconstruire un parti de militants (contribution déposée avec Jérôme TALON)

Jérôme TALON, 03 novembre 2014 à 10h12

Reconstruire un parti de militants (contribution déposée avec Jean-Pierre COCHET)

Sylvie Groussaud, 03 novembre 2014 à 9h50

Contribution "Démocratie et Représentation" (fichier joint) Section La Chapelle-sur-Erdre Amitiés

Sections Ouest Loiret, 02 novembre 2014 à 22h23

Nous sommes favorables à de nouvelles avancées de la décentralisation, consacrant le couple Régions-Intercommunalités, et abandonnant la clause générale de compétences sauf pour les communes. Il faut supprimer les Départements et concentrer les moyens administratifs à l’échelle des intercommunalités sans renoncer à l’action de proximité et au lien entre les élus et le territoire. Les Régions doivent avoir la responsabilité complète du développement économique (en intégrant les organismes consulaires), mais aussi des collèges, de l’enseignement supérieur (Universités et écoles) et de la recherche, de la formation des demandeurs d’emplois (sans doublons avec pôle emploi). Elles doivent être responsables de la Culture en lien avec les intercommunalités. Dans tous ces domaines il n’y doit plus avoir de doublons avec l’Etat. Ce dernier doit fixer des règles, un cadre, et confier la responsabilité et l’initiative aux Régions. Dans le cadre d’une péréquation, cette responsabilisation des Régions doit permettre à chacune de valoriser ses atouts propres, de manière différente des autres. D’autres services publics, comme la distribution du courrier, pourraient être régionalisés, avec le souhait de faire évoluer la nature des services rendus, et d’avoir une attention particulière aux territoires ruraux.

Jean Claude Coin, 02 novembre 2014 à 19h30

Pour le confort de la lecture, merci d'ouvrir le "PDF" - Thème n° 5, démocratie et représentation : "entrer dans la modernité et l'exigence publique". 03 -11. - Contribution complémentaire à : - Thème n° 3, émancipation et progrès : "être socialiste" du 23-09. - Thème n° 7, transformation et mondialisation: - 1° - "Socialisme et Inter-mondialisation" du 30-09. - 2° - "Le socialisme doit "imprimer" et laisser des "empreintes", changer de paradigme" du 08-10.

« L’égalité entre les femmes et les hommes constitue l’identité des Socialistes » Contribution de la Commission fédérale parisienne à l’égalité entre les femmes et les hommes Dans sa Déclaration de principes le Parti socialiste déclare qu’« [il] est féministe. Il agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la parité et la mixité de la société. Il garantit aux femmes l’accès aux droits fondamentaux qui assurent la maîtrise de leur corps. Il défend l’égalité salariale et professionnelle entre les hommes et les femmes. » (art. 15). En effet, la lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité femmes hommes, et l’engagement féministe font partie de l’ADN du Parti socialiste. Ils constituent l’identité des socialistes. Chaque avancée des droits des femmes et de l’égalité femmes hommes fait avancer la société dans son ensemble. Pourtant, le constat est là : l'égalité entre les femmes et les hommes n'est pas encore effective, ni dans la société française, ni au sein de notre parti. C'est pourquoi le Parti socialiste doit s’engager dans un mouvement de transformation de la société afin que celle-ci permette la solidarité entre toutes et tous et l'émancipation de chacun-e. La lutte déterminée contre la misogynie, pour le partage équitable des responsabilités politiques, économiques, syndicales et familiales, pour une meilleure articulation vie professionnelle - vie personnelle, la lutte contre tous les plafonds de verre, le refus du relativisme, etc. sont autant d’engagements que les socialistes mettent en œuvre. Mais ils doivent amplifier leur action, avec détermination, pour rendre effective l’égalité dans la société comme au sein du parti lui-même. Cette lutte passe par une parité réelle : non seulement il faut 50 % de candidates, mais 50 % d’élues doit être l’objectif. Tout comme l’abolition du plafond de verre qui empêche les femmes, dans le parti comme en dehors d’accéder aux plus hautes responsabilités. Il faut également appliquer des politiques publiques innovantes comme le budget genré. Il s’agit d’une analyse sous l'angle du genre de toutes les formes de dépenses et de recettes publiques qui conduit à un inventaire de leurs conséquences directes et indirectes sur la situation respective des femmes et des hommes. Il s'agit, enfin, de considérer l'égalité entre les femmes et les hommes comme une question transversale qu'il convient de poser dans toutes les politiques publiques afin d'en tirer les nécessaires conséquences.

Paul ALLIES, 02 novembre 2014 à 16h08

La nécessité d'une 6° République. Cela fera trois fois que les socialistes auront été en tout ou partie mais durablement au pouvoir: 1981-1993, 1997-2001, 2012-2017, soit 21 ans. Rien pour autant n'aura changé dans les institutions de la V° République. Ces institutions dont F. Mitterrand avait dit qu'"elles étaient dangereuses avant moi et le resteront après moi". Il avait vu juste. Un présidentialisme unique en Europe n'en finit pas d'épuiser les rapports entre les pouvoirs et entre ceux-ci et la société civile. L'irresponsabilité politique en est le prix à payer. Du sommet de l'Etat à la tête des collectivités locales, on peut gouverner selon son bon plaisir et même à l'encontre du programme sur lequel on s'est fait élire. La dérive oligarchique d'un tel système semble sans limite, nourrie par la pratique du cumul des mandats dans le temps et par la colonisation technocratique de la décision publique. Et pourtant ? Les socialistes n'ont-ils pas le parlementarisme dans leur patrimoine génétique c'est-à-dire la promotion continue des droits du Parlement, alliée à la stabilité primo-ministérielle ? C'est le socle d'une République équilibrée et ouverte à la société réelle. Cette réinvention de la démocratie représentative ira de pair avec l'avènement de la démocratie délibérative et participative. La troisième révolution industrielle que nous vivons, celle de l'information, libère une formidable créativité de la société civile, méconnue par les institutions. Les socialistes doivent proposer une démocratie globale où le pouvoir arrête le pouvoir par l'interactivité entre le politique et le social. La V° République ne peut s'ouvrir à ce nouveau régime démocratique. Il faut passer à une 6° République. Cela veut dire sortir de l'impasse doctrinal dans lequel nous nous sommes enfermés durant ce quart de siècle de pouvoir. Cela veut dire que nous donnons un contenu institutionnel au désir de partage des responsabilités et de confrontation des pratiques. Cela veut dire que nous nous engageons sur les modalités concrètes de l'avènement de cette nouvelle République. Cela veut dire que nous considérons la question démocratique comme faisant partie intégrale de la question sociale comme le disait Pierre Mendès-France dans La République Moderne. Elle reste à faire et ce sera la Sixième de notre histoire. C'est la tâche des socialistes d'en porter le projet.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h31

L’avenir est à la mise en place d’une démocratie par l’informatique, avec des votations quasi permanentes ; la difficulté technique est immense, mais pas insurmontable. Il faut définir les niveaux de compétences (par ex le régalien à la représentation nationale essentiellement, mais le très local à chaque citoyen) et constituer des corps électoraux ad hoc pour chaque niveau par la mise en place d’un système de représentation plus déconnecté du local quand on traite de question nationale. On ne peut pas être en démocratie directe pour tout : il y a donc un champ à explorer, mais on doit pouvoir se donner pour objectif un passage à des actes plus rapidement ; le citoyen est informé en permanence et peut donner son avis en permanence aussi : il n’y a plus de raison de lui confisquer plus longtemps la démocratie.

Jean-Jacques SOMBSTHAY, 02 novembre 2014 à 9h40

L’exercice de la démocratie est souvent résumé à l’exercice du droit de vote. « Merci de votre confiance, rendez-vous dans six ans ! » « Silence, on gère ! » Instaurer un dialogue permanent Cet exercice de la démocratie s’appauvrit comme en témoigne l’abstention croissante. Dominées par les considérations économiques, les décisions déterminantes sont prises dans des espaces et des logiques qui échappent au contrôle citoyen. L’individualisme grandissant combiné à l’impact de la vision médiatique de la société, invite le citoyen à devenir consommateur de l’action politique. La crise de confiance est manifeste, un discours de vérité et de mobilisation est attendu. Les enjeux planétaires auxquels nous devons faire face sont urgents et colossaux. Alors quelle vision mobilisatrice autre que l’hypothétique croissance proposer dans une logique de développement durable ? Un fossé semble se creuser entre représentés et représentants. Il existe une forme de professionnalisme de la représentation. Les fonctions électives paraissent souvent inaccessibles et le pouvoir confisqué. Il faut aller plus loin dans le non cumul des mandats en limitant leur nombre et leur durée. L’exemplarité des élus est une exigence légitime de nos concitoyens. Un engagement solennel de chaque élu socialiste signant et respectant une charte d’éthique serait bienvenu. Intensifier notre relation aux associations Si on élargit la démocratie à l’investissement dans la société civile, on peut constater une vraie vitalité. La vie associative constitue un des espaces de formation et d’exercice de la démocratie. Des initiatives nombreuses et innovantes voient le jour. Les pouvoirs publiques prennent en compte ces acteurs associatifs mais les placent trop souvent dans un rôle de prestataire des politiques publiques mobilisant leurs compétences techniques mais négligeant leur fonction de mobilisation et d’apprentissage citoyen. Prendre en compte les nouvelles formes d’engagement La participation des habitants est souvent évoquée dans les politiques publiques en particulier en direction des publiques démunis comme s’ils devaient, à travers cette participation, mériter les dispositifs qui leur sont destinés. La participation devrait être une proposition permanente en direction de toutes les populations. Le repli sur la proximité (là où je vis, j’agis) et l’engagement irrégulier sont des limites évidentes mais qu’il convient de prendre en compte pour cheminer avec les personnes à partir de leurs réalités et leurs aspirations en particulier celles des jeunes. Les personnes s’investissent dans des actions où ils mesurent rapidement l’effet de leurs engagements.

Yves LEPAPE, 01 novembre 2014 à 20h57

« Le changement, c’est maintenant », tel était le slogan de campagne de notre candidat, François HOLLANDE. L’objectif était clair : Donner la priorité à l’EMPLOI et inverser la courbe du Chômage. Redresser les finances publiques pour atteindre l’équilibre en 2017. Alors que faire ? : La diminution des cotisations sociales des entreprises de main d’œuvre, soumises à une concurrence européenne et mondiale débridée, conditionne la relance de l’activité économique et de l’emploi. Elle devrait permettre d’agir à la fois sur le coût du travail, sur les marges des entreprises et sur les salaires. La renégociation du traité européen en faveur d’une harmonisation progressive de la fiscalité et minimas sociaux des pays de la zone « Euro » et le financement direct des Etats par la BCE sont plus que jamais indispensables. La réforme fiscale globale devient urgente pour réduire les déficits et éviter les « couacs » à répétition. Bien que le non cumul des mandats ne soit applicable qu’en 2017, la réduction du « mille-feuilles » administratif ne devrait pas se limiter au seul regroupement des régions mais s’appliquer, en priorité, aux intercommunalités, puis aux départements. Agir en socialiste et en démocrate, c’est permettre à nos compatriotes de choisir eux-mêmes leur destin et celui de notre pays. François HOLLANDE dispose encore de 2 années pour mettre en œuvre ses engagements de campagne et réaliser les vraies réformes susceptibles de relancer l’économie et l’emploi. Puisque la constitution et les majorités parlementaires aléatoires sont un frein à ces réformes, il lui reste la possibilité de rebondir, en organisant en 2015 un REFERENDUM populaire, un Référendum à questions multiples, sans remise en cause de son mandat – Quel qu’en soit le résultat, il y aura un vainqueur : la démocratie participative.

ERIC NEDELEC, 01 novembre 2014 à 17h13

Le pouvoir qu’exercent aujourd’hui celles et ceux, qui sortis des grandes écoles, occupent la grande majorité des postes clés, est tel qu’il faut prendre ce problème qui met notre démocratie en danger, à la base. Proposer des mesures pour faciliter l’accès à ces voies dites royales n’est pas suffisant : pire c’est au mieux une hypocrisie, au pire une escroquerie. Notre république, notre démocratie est malade de son incapacité à permettre à chacun d’accéder à des poste considérés comme à responsabilité, de sa quasi « intolérance » à accepter que diriger, organiser, représenter ne nécessite pas obligatoirement le passage par le formatage de toutes ces grandes écoles qui font la fierté de certains mais qui sont les premières responsables de cette crise que nous vivons. Il faut en urgence revaloriser l’éducation populaire, il faut donner à l’expérience acquise autant de valeur que l’expertise apprise. Cela passe par des solutions radicales, l’ENA entre autres ne doit pas être la seule voie pour accéder aux postes clés dont a besoin la république notamment dans les préfectures. La moitié au moins de ces postes doit être réservée à celles et ceux qui ont construit de l’expérience et de l’expertise grâce à l’éducation populaire, grâce au syndicalisme. Les cabinets ministériels doivent aussi être composés au moins pour moitié de non sortants des grandes écoles.

ERIC NEDELEC, 01 novembre 2014 à 17h12

Le pouvoir qu’exercent aujourd’hui celles et ceux, qui sortis des grandes écoles, occupent la grande majorité des postes clés, est tel qu’il faut prendre ce problème qui met notre démocratie en danger, à la base. Proposer des mesures pour faciliter l’accès à ces voies dites royales n’est pas suffisant : pire c’est au mieux une hypocrisie, au pire une escroquerie. Notre république, notre démocratie est malade de son incapacité à permettre à chacun d’accéder à des poste considérés comme à responsabilité, de sa quasi « intolérance » à accepter que diriger, organiser, représenter ne nécessite pas obligatoirement le passage par le formatage de toutes ces grandes écoles qui font la fierté de certains mais qui sont les premières responsables de cette crise que nous vivons. Il faut en urgence revaloriser l’éducation populaire, il faut donner à l’expérience acquise autant de valeur que l’expertise apprise. Cela passe par des solutions radicales, l’ENA entre autres ne doit pas être la seule voie pour accéder aux postes clés dont a besoin la république notamment dans les préfectures. La moitié au moins de ces postes doit être réservée à celles et ceux qui ont construit de l’expérience et de l’expertise grâce à l’éducation populaire, grâce au syndicalisme. Les cabinets ministériels doivent aussi être composés au moins pour moitié de non sortants des grandes écoles.

ANTHONY section PS 86 POITIERS ROUSSEAU, 01 novembre 2014 à 13h23

Pour un meilleur fonctionnement de notre parti : Nous devons retrouver une communication efficace entre le parti et la base de tous nos militants. Le parti doit aider les militants à se former pour combattre efficacement les idées extrémistes et les préjugés, mais aussi pour utiliser les nouveaux médias, car les prochaines échéances électorales seront toutes perdues. Je souhaite qu’une réflexion soit menée sur l’abstention qui augmentent et que des arguments soient fournis aux militants pour les aider à la combattre.

matthieu Haspala, 01 novembre 2014 à 12h55

Les citoyens se sentiraient mieux représentés si les élus étaient plus issus de la société civile. Il faut en finir avec les politiques "professionnels" qui pendant 40-50 ans de leur vie ne font que ça. Limiter par exemple à 2 mandats quelque soit le poste. Définir également une durée maximale de représentation au cous d'une carrière (conseiller général puis maire puis député). 15ans, 20ans ? Difficile sinon de pouvoir faire différents types de mandat. Et stop à l'argument "si on a quelqu'un d'exceptionnel sous la main pourquoi s'en priver s'il (elle) est si compétent(e) ?". Il y a 1000 façons pour ces gens si compétents de transmettre leurs savoir-faire, expériences, conseils... à leurs successeurs. Je pense que c'est un moyen concret pour le PS d'influer sur la société française comme ce fut le cas avec la mise en place des primaires au sein du parti. Si le principe plait aux citoyens donc aux électeurs, les autres partis y viendront par nécessité et la représentativité politique de notre pays changerait concrètement sans passer par des lois complexes.

Jean Claude Berga, 01 novembre 2014 à 12h32

Des événements récents montrent qu’un projet régulièrement adopté peut provoquer des réactions violentes. Nombre de projets vont à terme, en étant peu désirés par les citoyens. Ségolène Royal avait en 2007 lancé le thème de la « démocratie participative ». Ce concept revient dans le débat chaque fois qu’on constate l’écart entre ce que décident les élus et les attentes des citoyens. Le sentiment que cela se passe « au-dessus de nos têtes » contribue à ce que ces derniers blasés se désintéressent de la vie publique et soient tentés par l’abstention et les votes extrêmes. Mélanchon avec son « référendum révocatoire » veut exposer les élus aux vindictes populistes, alors qu’il faut à tout prix conforter la tranquillité de ceux que le mandat électoral a désignés pour agir au nom de tous. Il n’en demeure pas moins qu’il est impératif que les citoyens n’aient plus le sentiment d’être après l’élection cantonnés au rang de simples observateurs impuissants. Il y a un chemin, entre ces extrêmes, c’est d’adopter comme principe fondateur de la « démocratie participative » les règles suivantes :1-La gestion et l’exécution relèvent exclusivement de l’élu.2-La conception, l’élaboration d’un projet relèvent toujours d’une procédure participative. Ce qui signifie que tout projet d’investissement doit être débattu publiquement par les citoyens et les associations avant que les assemblées élues en décident. On objectera qu’il existe déjà des « enquêtes publiques ».mais chacun sait que cette procédure n’impose aucune participation réelle de la population et que souvent elles ne concernent que quelques riverains motivés par des problèmes particuliers. La législation verrouille la procédure pour que l’élu obtienne satisfaction. Souvent les enquêtes menées à bas bruit passent inaperçues. De plus les citoyens ne sont pas au courant des enjeux, ne perçoivent pas les implications des projets, sont mal informés. La loi devrait au contraire exiger que l’enquête publique impose un minimum de participation populaire à la consultation et que de plus une majorité de participants valide le projet. Par exemple, la loi pourrait exiger que 10% de la population ait exprimé un avis soit directement soit au travers d’associations (Avec des associations ayant justifié d’un nombre déterminé d’adhérents). Elle devrait préciser comment un certain nombre de moyens d’investigations seraient partagés avec les associations pour évaluer le projet avant sa présentation à la population. La rénovation de la démocratie locale est un enjeu majeur pour la république, la « démocratie participative » est une voie féconde pour y parvenir.

MALIKA KACIMI, 01 novembre 2014 à 11h11

L’initiative des Etats généraux, qui a pour objet de redéfinir « l’identité socialiste », a le mérite de permettre aux militants d’échanger et débattre de questions de fond et de sentir partie prenante plutôt que de subir dans la torpeur les difficultés rencontrées par notre parti au Gouvernement. Il n’en demeure pas moins que sous couvert de 12 thématiques dont il est parfois difficile de cerner le périmètre (mais ce la est certainement normal, une politique c’est un tout et doit être appréhendée dans sa globalité), on ne peut en tant que militant qu’établir le constat d’étonnement suivant : nulle part les questions des réformes fondamentales n’apparaissent, que ce soit la réforme fiscale qui implique la question des moyens mis en œuvre, ou la réforme territoriale qui aura un impact sur chacun au quotidien, ou encore la réforme scolaire. Sont-ce des sujets qui ne seraient pas abordables pour le militant qui n’est certes pas toujours un technicien de ces sujets qui peuvent être pointus, mais qui ne manque pas de bon sens et a les pieds bien ancrés dans sa réalité quotidienne ? Ou peut-être sont-ce des sujets qui étant en cours d’examen par le Gouvernement, il ne semble pas pertinent de se retourner vers le citoyen ? Bien au contraire, faire de la politique aujourd’hui plus que jamais ce ne doit pas être que de s’investir « pour » nos concitoyens mais de faire « avec » nos concitoyens. A défaut, la rupture politique entre le parti et la population sera inéluctable et sans doute irréversible, laissant place à tous les extrêmes.

La formation : un levier encore sous-exploité de la mobilisation militante Constat : Dans un contexte national déprimé, la mobilisation militante tend à péricliter. Désertion et absentéisme semblent avoir pris le pas sur la colère franche ou le simple ras-le-bol de nombreux camarades. Entre deux campagnes électorales, les activités militantes s’étiolent ; le rythme et l’intensité de l’engagement sont moins soutenus et la dynamique militante s’essouffle. La formation militante apparaît alors comme un levier utile pour tonifier la vie de nos sections, créer du lien entre camarades, répondre aux craintes, aux interrogations sur notre politique nationale, et préparer les échéances électorales à venir. Propositions : - Comprendre les besoins de formation des militants et se donner les moyens d’y répondre : Chaque section est responsable de la formation de ses adhérents, il est donc important que les instances locales des sections diagnostiquent les besoins en formation des militants, souvent révélateurs des préoccupations du terrain. Mais chaque section doit pouvoir s’appuyer sur des outils mis à disposition par l’échelon fédéral ou national (supports de formation, intervenants, …). - Diversifier l’offre et développer des modules de formation variée sur des thématiques politiques (fonctionnement et histoire du parti), mais aussi publiques (enjeux des politiques publiques, économiques et sociales) et locales. Les commissions thématiques de chaque section peuvent venir en appui à la formation. Des commissions ad hoc peuvent être créées temporairement si l’actualité l’appelle. - Généraliser la formation à la prise de parole en public : la prise de parole en public demeure aujourd’hui un lieu de discrimination entre les militants les plus rompus à la parole et les autres, il faut donc systématiser la formation à la prise de parole dans les sections. - Donner des clés de compréhension sur les enjeux locaux : pour ne pas se limiter aux seuls problèmes nationaux, chaque section doit s’efforcer de présenter les problématiques locales (réalisations municipales, enjeux politiques locaux saillants). La connaissance fine du terrain est utile à deux titres : d’une part, elle permet de « retenir » les nouveaux adhérents en leur proposant une grille d’analyse de leur tissu local, d’autre part, elle est la base du travail militant en période de campagne et le préalable nécessaire à un porte-à-porte réussi ! - Redonner toute leur place à des activités ludiques : déployer des activités ludiques et alternatives à la seule formation (par exemple, une chorale militante) semble être un levier supplémentaire pour recréer du lien entre camarades.

Philippe Wehrung, 01 novembre 2014 à 10h36

Laissons entrer les femmes dans nos sections Constat : En ce qui a trait à la sous-représentation des femmes, phénomène qui demeure structurel malgré des efforts conjoncturels et législatifs, il parait utile d’aller regarder au bas de l’échelle partisane, directement où les listes, les nominations et les cooptations se nouent : dans nos sections. Au moins deux constats délétères et tristes peuvent être faits. Tout d’abord, la pesanteur des quotas dans les instances militantes locales (CA, bureau, etc.) demeure. Pourquoi continuons-nous à ressentir une quasi culpabilité d’être là parce qu’on est une femme et parce qu’il faut des femmes ? Ensuite, entre nos discours officiels, nos tracts et nos mots, qui font depuis longtemps et sans faillir, la place aux femmes et à l’égalité de genre, et les normes réellement ressenties, il y a un gap. Alors qu’on a fêté cette année le soixante-dixième anniversaire du droit de vote des femmes en France (qui n’a pourtant – semble-t-il – pas marqué notre année mémorielle), il reste probablement peu à accomplir en droit pour voir les femmes entrer pleinement dans la vie politique. Il reste pourtant fort à accomplir dans les faits, dans nos logiques d’inclusion partisane, pour que le parti socialiste soit également accueillant pour tous et toutes. Propositions : Il faut donc sortir les femmes de l’abstention : en porte-à-porte (c’est une évidence !), mais aussi de l’abstention de la prise de parole dans nos réunions de section. Trop nombreuses sont les femmes qui continuent à s’abstenir d’une vie militante et a fortiori d’une vie politique. Plus fondamentalement encore, elles sont trop nombreuses à se taire, à s’écraser même parfois, sous le poids d’une machine encore patriarcale et souvent encore androcentrée. Les formations au sein de chaque section, ou au niveau fédéral, doivent être organisées afin de former celles et ceux, mais surtout celles, qui n’ont pas toujours la maîtrise du langage politique. Le PS doit être le parti de toutes et tous. La campagne présidentielle a donné beaucoup d’espoir aux femmes, elles se sont mobilisées pour Hollande, elles doivent sentir que le PS est le parti des femmes, car il est le parti du progressisme et de la lutte contre toute forme de discrimination. Obtenir un état des lieux sur le nombre de femmes adhérentes, dans chaque fédération, et qu’une personne dans chaque section soit en charge, de dresser un bilan de l’investissement des femmes dans sa section. Il nous faut des statistiques sexuées, afin de fournir un travail qualitatif, et non plus quantitatif. ...contribution complète en pièce jointe

Philippe Wehrung, 01 novembre 2014 à 10h29

La formation : une exigence démocratique La formation de ses militant-e-s est une des fonctions essentielles d’un parti, et on doit regretter qu’elle n’ait pas jusqu’ici été prise en charge à sa juste valeur par notre parti. Dans une société où l’information est omniprésente, où nous sommes submergés par l’instantanéité et le spectaculaire, la formation des militant-e-s doit être une priorité pour le parti. Puisqu’il est question de redéfinir l’identité socialiste, la formation doit d’abord apporter le socle commun de références et contribuer à la constitution d’une culture commune qui fonde l’identité socialiste : qu’est-ce qu’être socialiste ? Pourquoi être socialiste plutôt que communiste ou vert ? La formation doit mettre en perspective les choix politiques d’aujourd’hui, en les situant dans l’histoire du socialisme démocratique. Elle doit permettre de retrouver le fil conducteur de l’histoire longue du socialisme qui fait qu’en 2014 comme en 1905, au-delà des évolutions et des révisions, nous puissions toujours nous appeler « socialistes ». La formation doit aussi fournir aux militant-e-s les clés de compréhension et les outils pour participer en connaissance de cause aux choix qu’ils ont à faire : compréhension de notre fonctionnement, compréhension des termes des débats sur lesquels ils ont à se prononcer, capacité à intervenir dans les débats. Par exemple, avant de choisir entre « politique de l’offre » ou « politique de la demande » : qu’est-ce qu’une politique de l’offre ? Qu’est-ce qu’une politique de la demande ? Car si les clés de compréhension ne sont détenues que par un petit nombre d’experts, les choix des militant-e-s se feront sur des critères autres que les véritables enjeux et les votes ne seront qu’un exercice purement formel. Ce qui n’est pas satisfaisant pour un parti qui se veut démocratique. À cet égard, le parti doit apporter une attention particulière à la prise de parole des militant-e-s et se doter des moyens de formation nécessaires. Car il n’est pas sain que les débats soient souvent monopolisés par un petit groupe de « sachant parler », et que se creuse le fossé entre ceux qui parlent et ceux qui font. Bref, la formation est un des piliers de la vie démocratique du parti. Si l’on considère que la démocratie et le combat pour la démocratie sont des marqueurs de l’identité socialiste, alors il est urgent que le parti se dote d’un dispositif de formation digne de ce nom.

La place de l’élu, l’action du citoyen et la forme du parti La crise politique que nous traversons repose pour une bonne part sur un sentiment d’impuissance et de déconnection du personnel politique face aux difficultés de la vie quotidienne. La dénonciation de l’existence d’une élite fermée incapable d’écoute est forte mais aussi paradoxale que cela puisse être les élus sont énormément sollicités sur des sujets très divers. Cette relation ambiguë nécessite que la place de l’élu dans notre société fasse l’objet d’un réel questionnement. Il ne suffit plus d’évoquer le statut de l’élu et l’amélioration de la diversité de la représentation pour répondre à la crise de légitimité mais d’essayer de les traduire dans les faits. La démocratie représentative suppose en effet un lien de confiance entre les représentants et les représentés. Les « affaires » de nature très différente le sapent sans cesse. Si celui-ci est rompu c’est tout l’édifice démocratique qui risque de se déconstruire. L’élu par définition doit avoir une attitude exemplaire. Notre exigence doit être forte. Nous devons établir une fois pour toute des règles claires qui soit également respectueuse de la vie privée des élus. Une meilleure représentativité des élus doit être également un élément de lutte contre le sentiment de déconnection entre les citoyens et les élus. Cela pose en premier lieu le rôle des partis politiques dans la sélection des candidats. Si des efforts sur la parité et sur une plus forte diversité d’origine ont été accomplis, la réflexion sur la diversité sociale est totalement absente de notre réflexion. Les mécanismes de désignation proche de la cooptation favorisent des profils similaires avec des parcours typiques. Ce n’est que lorsque les partis auront pleinement pris conscience de la nécessité de faire émerger et de former des militants locaux que nous arriverons à ce que la diversité de la société soit mieux représentée. La définition d’un statut des élus doit également permettre de favoriser une diversité des profils. Le non cumul dans le temps doit également permettre de lutter contre une trop grande professionnalisation du politique. Les interactions entre les élus et les citoyens ne sont pas uniquement électorales. Le développement des mécanismes de démocratie participative transforme les cadres politiques traditionnels. Les progrès technologiques dans les outils de l’information créent également de nouveaux liens directs entre les citoyens et les élus. Il est nécessaire que le Parti socialiste prenne en compte ces évolutions. Une convention du parti pourrait très prochainement être consacrée à réfléchir à l’ensemble de ces questions.

Philippe Wehrung, 01 novembre 2014 à 10h21

Redéfinir notre démocratie interne Le Parti socialiste a fait de la démocratie interne une marque de distinction par rapport aux autres partis politiques. Son fonctionnement démocratique est sans cesse rappelé mais peu souvent questionné. La « loi d’airain de l’oligarchie », ce processus de confiscation de la réalité du pouvoir par une élites, repérée par Roberto Michels au début du 20e siècle façonne évidement le fonctionnement du parti et ce depuis sa création. Le Parti socialiste a conservé en effet dans son fonctionnement les traces de sa formation par l’existence à la fois de puissantes fédérations et de courants d’idées. L’expression de la démocratie au parti s’est évertuée à respecter une représentation des territoires et à une représentation de la diversité des philosophies socialistes. Le système mis en place liant la désignation des instances avec les résultats sur le vote des motions à montrer toutes ses limites. Les derniers congrès n’ont finalement été que des jeux tactiques en sur-jouant ou en atténuant les différences selon les cas. Avec ce mode de fonctionnement, les militants ne sont pas de réels acteurs du processus de décision mais sont des arbitres entre plusieurs groupes. Les textes sont toujours descendants et les synthèses se font sans les militants. Les pratiques politiques se sont tellement modifiées qu’il faut trouver d’autres modes de fonctionnement aboutissant à un approfondissement de la démocratie interne. La ligne politique du parti doit être établie par un processus beaucoup plus interactif entre les militants et les dirigeants. Les consensus doivent être recherchés. En cas de désaccord, les militants sont à amenés à choisir entre des positions alternatives. La question de la désignation de nos dirigeants et représentants doit être séparée de la détermination des lignes politiques. En-dehors de l’élection des secrétaires de section, du premier secrétaire national et des premiers secrétaires fédéraux, le processus de désignation des autres instances n’est pas très transparent. Il favorise les apparatchiks aux détriments d’une représentation plus diverse de la société. Les votes de notre parti doivent être beaucoup plus sécurisés. Une autorité indépendante pourrait être désignée pour garantir la sincérité des scrutins. Des moyens informatiques existent également pour une meilleure gestion des listes et de l’établissement des listes électorales. Le parti doit plus s’ouvrir sur l’extérieur. Les primaires ont été une première étape mais la transformation du parti n’est pas allée jusqu’au bout. Le parti doit pleinement rentrer dans le 21e siècle. Soyons prêts à innover. !

Philippe Wehrung, 01 novembre 2014 à 10h16

Repenser notre démocratie Les institutions et les modes de scrutins électoraux font l’objet d’une perpétuelle remise en cause en France. Est-ce le fait d’une insatisfaction chronique ou d’une exigence particulière de démocratie des Français? Difficile à dire. En tout cas, le débat sur cette question est toujours très passionné et le consensus est difficilement réalisable. Régime présidentiel ou régime parlementaire? Bicamérisme? Aménagement de la Ve République ou VIe République? Le débat traverse depuis des années notre parti. Entre une critique acerbe et une pratique assumée des institutions de la Ve République, la position du parti n’a jamais été très constante ces dernières décennies. La crise politique que nous traversons trouve certainement ses racines dans un système politique qui n’est plus adapté au 21e siècle. Avant d’envisager différentes options, il est nécessaire de définir les principes qui doivent guider le fonctionnement de notre démocratie. Le système représentatif n’est pas mis en cause même si d’autres formes de participation se développent. Les premières expériences (budget participatif, parlement et citoyens) enrichissent et solidifient le fonctionnement institutionnel. Les nouvelles technologies de communication transforment également les perspectives de participation à la vie publique. Les citoyens pourraient ainsi participer plus intensément au processus législatif. La stabilité du régime doit être également recherchée sans pour autant limiter la représentation de la diversité. La lisibilité des responsabilités doit également permettre de donner plus de sens à l’action politique. Le mécanisme institutionnel de la Ve République reste au final flou. L’existence d’un exécutif bicéphale prête à confusion. Des convergences sur les différents points de vue existent pour demander un renforcement du Parlement et de ses prérogatives: - la suppression du droit de dissolution par le président - une nouvelle inversion du calendrier - un assouplissement des mécanismes de rationalisation parlementaire (art. 49-3, art 40 - de la constitution) ! renforcement des prérogatives de contrôle de l’exécutif Ces éléments permettent à l’Assemblée nationale de jouer pleinement son rôle et assurer une réelle séparation des pouvoirs. Dans le même esprit, d’autres institutions méritent d’importantes réformes. Le Sénat pourrait par exemple être transformé en une chambre avec une orientation sur le temps long. Le Conseil constitutionnel pourrait devenir une réelle cour suprême, ce qui suppose que les anciens Présidents de la République n’y siègent plus. Nous pouvons améliorer nettement notre démocratie mais il faut enfin oser agir.

Anonyme, 01 novembre 2014 à 10h08

Rémunérer les parlementaires au salaire moyen des français, soit 25.000 euros net par an. Un mandat parlementaire doit être un sacerdoce.

Jacques CHABOY, 01 novembre 2014 à 7h59

Voir le texte de la contribution de la Section de Tarnos 40220 au format PDF. Bonne réception Bien cordialement Jacques Chaboy

leo le ster, 31 octobre 2014 à 22h12

Il faut faire des assemblées citoyennes comme le disait monsieur mélenchon et permettre à la population de s'exprimer en leur laissant créer leur médias...Les dirigeants devront etre élus par et pour le peuple.Pour éviter la société des élites il faut faire une 6 ème république plus démocratique avec une meilleure constitution.

René DAUDE, 31 octobre 2014 à 21h45

Je vous transmets le texte de la contribution de la section socialiste de la VAUNAGE dans le GARD "Les caractéristiques et les limites de la démocratie représentative".

René Beaucourt, 31 octobre 2014 à 18h47

Je contribue pour la section PS En Thongue René Beaucourt Secrétaire de Section

Gilles DELMAS, 31 octobre 2014 à 18h03

Contribution de la section de Saint Florent sur Cher (18) La démocratie au PS à l'heure du numérique . L'organisation des votes en section se déroulent de façon « traditionnelle »avec des bulletins papiers, une urne, des assesseurs, un bureau, des horaires . . . Ce qui est toujours lourd à organiser et pas toujours efficace au regard du nombre d' abstentionnistes et la méconnaissance des résultats des votes par les militants . Nous souhaitons que les consultations des militants puissent se faire le plus possible par un vote électronique afin d'être moins lourd à organiser dans les sections et de permettre à tous de pouvoir s'exprimer en dehors des ouvertures de bureau de vote . Une consultation électronique en facilitant la démocratie permettra : - dans les sections d'accorder plus de temps et d'énergie au débat plutôt qu'au vote et à son organisation, - d'éviter le plus possible l'abstention en facilitant le vote à domicile, -d'impliquer tous les militants même ceux qui ont du mal à se libérer les jours de vote, - d'élargir les possibilités de consultation des militants pour une démocratie participative au quotidien évitant par exemple d'avoir un Premier secrétaire qui n'a pas été désigné par les militants, -d'avoir une publication des résultats consultable facilement par tous. Le PS a besoin d'évoluer dans ses modes de consultation afin d'être plus efficace, plus participatif et plus respectueux de l'opinion des militants .

Marseille Section 306, 31 octobre 2014 à 17h52

Le choix de cette thématique primordiale repose sur un constat implacable : la défiance des citoyens envers les partis et les responsables politiques persiste et s’aggrave. Sous peine d’atteindre un point de non-retour, le PS doit répondre à la crise de la représentation des citoyens dans le pays, et à celle des militants dans le parti. Exemple dans les Bouches-du-Rhône, sur France Inter, début octobre, on pouvait entendre ceci : «À Marseille, le PS disparaît. Il a perdu déjà la moitié de ses adhérents.» Suivait une ultime pelletée de terre sur le cadavre encore chaud : «Pour s’en sortir, il devra s’entendre avec Guérini l’autre vainqueur des sénatoriales avec le FN.» Voilà le résultat d’un laissez-faire assumé de certains responsables politiques. Trop de citoyens sont venus dans notre fédération, ont vu, et sont repartis, constatant que la politique au sens noble du terme n’y avait pas sa place. Il est temps de réagir pour penser l’avenir : Être élu, c’est se voir confier une mission d’intérêt collectif qui comporte des droits, et surtout des obligations. C’est pourquoi nous proposons de : -Mener rapidement une réflexion avec les parlementaires pour créer maintenant un statut de l’élu afin de favoriser la diversité, le retour à la vie professionnelle, et éviter les rentes de situation. -Rendre obligatoire un retour annuel des élus socialistes sur leur action. -Priver les élus de leur indemnité en cas d’absentéisme. -Porter à 10 ans la peine d’inéligibilité pour un élu reconnu coupable par la justice. -Limiter dans le temps le nombre de mandats pour assurer le renouvellement. La Fédération, organe vital du parti, doit adopter un fonctionnement démocratique. Cela commence par : - Appliquer au sein du PS, sans attendre une contrainte législative, les décisions votées en 2010 par les militants sur le non-cumul, la parité et la diversité. -Instaurer une véritable transparence, tant sur les règles, que sur les finances et le suivi des adhésions, avec rapport trimestriel soumis aux militants. -Redéfinir le rôle des commissions qui pourraient par exemple proposer des modifications statutaires entre deux congrès. -Mettre en retrait de ses fonctions locales et nationales toute personne mise en examen, et ce après étude du cas par une commission représentative, dans l’attente de la décision de justice. -Créer une instance composée de militants tirés au sort pour participer aux décisions de la fédération. Enfin, le PS doit permettre à tous ses militants, notamment par la formation, d’accéder à des responsabilités, et la désignation de nos candidats aux élections doit être transparente, accessible, et témoigner d’une volonté continue de renouvellement.

Florence Tornare, 31 octobre 2014 à 17h51

La «République numérique» chère à Axelle Lemaire (secrétaire d’État au Numérique) dépend donc des utilisateurs du numérique que nous sommes tous. Serons-nous propriétaires de nos données, producteurs responsables d’information, consommateurs avertis des systèmes numériques et politiciens connectés ? Saurons nous exiger l’universalité de l’accès aux réseaux et aux services essentiels qu’ils permettent pour le libre arbitre ? Sur internet et ses dérivés, cette nouvelle démocratie se joue déjà en direct et par «le bas» en créant des mouvements d’opinion et de l’interaction horizontale. Loin du marketing politique, de ses méthodes descendantes et de la sondocratie, des citoyens créent des liens et des repères pour agir localement. Ils formalisent des biens communs et se coordonnent pour construire leur avenir collectif. Des militants produisent et agrègent l’information, la diffuse par capillarité, montent des rendez-vous et des pétitions en ligne. D’autres procèdent au suivi critique des activités de leurs représentants (mondeputé.fr) Des experts citoyens produisent leur «fact-checking» et installent le contrôle citoyen des discours politiques (et des conversations !). Le néologisme «e-démocratie» sort de terre et depuis moins de cinq ans on voit les instances s’organiser aussi : ici une dizaine de députés utilisent un espace en ligne (Parlement et Citoyen) pour l’élaboration de la loi en mode collaboratif avec les acteurs concernés. Là émerge une filière de professionnels du débat public, où les concertants défendent l’idée que la démocratie nécessite aussi un savoir-faire, indépendamment de la communication publique (Debatlab). Ailleurs des aménageurs urbanistes conçoivent des dispositifs numériques pour faire la ville (Ufo). Jusqu’à la très vénérable et indépendante Commission Nationale du Débat public qui décide d’ajouter une dimension distancielle et continue aux classiques réunions publiques présentielles. Partout les services publics essaiment des espaces en ligne dédiés au débat. Les conseils municipaux s’équipent de tablettes ou/et de smartphones reliés à des outils de «gestion de la relation citoyen». Les associations de leur côté utilisent le mouvement «Open Data» pour exiger l’ouverture des données publiques sociales et politiques nécessaires aux débats. Sans aucun doute le mouvement de «l’internet citoyen» s’étend et se professionnalise comme en témoignent les 1600 collectivités du réseau AVI (Association des Villes Internet). Entre deux élections, alors que les crises sociales, politiques, et culturelles agitent les organisations, chacun peut

Maintenant La Gauche 31, 31 octobre 2014 à 17h34

Maintenant la gauche 31 L’échec politique de l’ensemble de la gauche Nos défaites sont évidemment la résultante de l’orientation politique du gouvernement, dernier acte de la faillite que la social-démocratie rencontre quasiment partout en Europe. Pour autant, ce constat ne saurait à lui seul nous permettre de comprendre les raisons profondes de l’impasse dans laquelle se retrouve aujourd’hui la gauche. Une spécificité française : l’incapacité de la gauche à honorer l’espérance que son arrivée au pouvoir suscite. Alors que 81 a vu une gauche matérialiser de nombreuses avancées pour beaucoup le tournant de 83 est devenu un modèle a suivre. Privée de l’euphorie qui succède traditionnellement aux victoires électorales, à peine l’élection présidentielle passée, la gauche s’est retrouvée rapidement confrontée à un dilemme : œuvrer à la réorientation de l’UE en engageant immédiatement un rapport de force politique avec la droite allemande, ou, temporiser, en espérant que la situation économique de l’Europe s’améliore, en faisant ainsi le pari que le rapport de force serait alors meilleurs En grande partie pour des raisons stratégiques, le gouvernement a choisi d’engager la France dans la deuxième voie. A lui seul, ce choix, s’est révélé être en contradiction avec les engagements de campagne pris par le candidat Hollande, ainsi qu’avec le message que les français avaient majoritairement formulés à travers leur vote. Alors que pour la première fois de son histoire la gauche détenait l’ensemble des pouvoirs, elle s’est refusée à modifier le rapport de force présent et a organisé sa propre impuissance politique. Refuser de lutter pour une Europe de gauche, laisser la question de la souveraineté aux mains de la droite extrême sont, parmi d'autres exemples, des moments ou la Gauche a collectivement renoncé. Ces renoncements successifs ont contribué à l'atteindre au cœur de ce qui constitue sa mission historique. Celle qui consiste à réveiller la flamme de l’espoir, à réduire les inégalités, à combattre les injustices, en somme, comme nous l’a enseigné la philosophie jaurésienne, ce mouvement qui nous emmène de la compréhension du réel vers l’édification de l’idéal. En éclatant la gauche, les liens se distendent, favorisant mécaniquement un comportement auto-centré, une réflexion limitée et centrée sur la recherche d'une pureté idéologique, ou de la défense de son pré carré. Cette cartellisation de la gauche est forcément stérile dans le temps et diminue les chances d'une recomposition majeure du logiciel de gauche.

jean-pierre toublan, 31 octobre 2014 à 14h48

émancipation. à la recherche de nos valeurs: halte à la fracture culturelle!

Jean-Baptise BERNY, 31 octobre 2014 à 14h38

Contribution Démocratie et représentation Sommes-nous dans une crise de la démocratie ou dans une crise de la représentation ? A – Arrêtons d’opposer démocratie représentative et démocratie directe Nous sommes dans une démocratie représentative, c’est à dire une synthèse entre deux opposés. Nous élisons nos représentants qui ont la charge de faire vivre, d’incarner la Nation. La démocratie directe à autant de sens que la démocratie représentative. 
Le problème vient de certains de nos élus, de nos représentés. Nous avons déjà engagé une réflexion sur le cumul des mandats, allons plus loin. Néanmoins l’élu n’est pas le seul à critiquer. Dans notre ère des médias en continu, il y a un détournement du vote, aujourd’hui on vote plus avec sa tête, mais avec « ses tripes », on est dans l’instantané. B – Crise du lien entre l’élu et ses électeurs Est-ce que le lien entre le représentant et le représenté doit exister en dehors du vote ? Exemples qui existent, comme à Grenoble avec la sensibilisation du vote du budget, exemple d’éducation populaire. Mécanismes pour rendre des comptes, ne pas tomber dans des opérations de communication. Il y a une part d’artifice dans un programme électoral. Repenser aux mécanismes d’exclusion, il y a aujourd’hui une absence de responsabilité en cours de mandat. Question de la parité, question du non cumul des mandats. Aujourd’hui, être politique c’est un métier, doit-il le rester ? Répondre aux besoins des citoyens, l’élu est vu aujourd’hui comme un guichet. Nous avons besoin de jeunes, les réparer à prendre la relève, il y a des questions incidentes : disponibilité et financier. Cette crise de la démocratie se retrouve dans les autres pays : à partir du moment où une partie de la population ressent que ce pourquoi elle a voté ne se traduit pas par des décisions au niveau national, elle ne croit plus au politique. II – Donner un statut à l’élu, c’est redonner à aux électeurs la maitrise des institutions Le statut de l’élu, c’est le non-cumul des mandats, des passerelles entre activités politiques et activités professionnelles, équilibrer les indemnités du conseiller municipal aux parlementaires, une sanction de l’absentéisme, renforcer la démocratie locale et les droits de l’opposition. C’est repenser les institutions et la place de nos élus, et en premier lieu la question du régime parlementaire, où en est-on aujourd’hui ? C’est comment garder le lien en cours de mandat entre les élus et les citoyens.
C’est la nécessité de revoir les choses avec le regard du citoyen. Engager un questionnement sur le référendum, aujourd’hui il est trop valorisé, et détourné parfois en plébiscite. Section du Parti Socialiste de Pessac (33)

Serge Auvergne, 31 octobre 2014 à 11h54

Contribution de la section de Nogent (52)

Christian Chasles, 31 octobre 2014 à 11h03

Propositions de la section de Mayenne: -Achever le processus de non cumul dans le nombre et la durée des mandats; limite d'âge pour une candidature; limitation du nombre de mandats successifs -Définir un vrai statut de l'élu en relation avec son activité professionnelle -Diminuer le nombre de députés; poser le problème de l'utilité et du rôle du sénat -Introduire une dose de proportionnelle en conservant un mode de scrutin qui dégage une majorité stable. -Reconsidérer le caractère bicéphale de l'exécutif en supprimant soit le PM soit le PR. -Reconsidérer la temporalité des élections législatives et présidentielles -revoir le statut des anciens PR et leur présence de droit au conseil constitutionnel -supprimer(?) le conseil économique et social. -Faire de la politique une fonction et non un métier.

Jacques LE BIHAN, 31 octobre 2014 à 10h34

Démocratie et représentation Crise de foi Poser le problème c’est commencer à le résoudre. Dans une économie mondiale dirigée par le capitalisme les gouvernants politiques ont-ils encore du poids face aux multinationales et la finance qui gouvernent le monde ? Les politiques ne sont-ils maintenant que les faire- valoir de ce système injuste? L’impression qu’une caste de privilégiés impose des efforts non partagés par tous se développe, et finit par donner le sentiment que deux mondes se côtoient sans interagir ; une aristocratie nouvelle qui profite du travail d'un nouveau Tiers-Etat de plus en plus soumis à la peur du déclassement. Hélas les cas Cahuzac, Thévenoud, A. Morelle pour ne citer que les ex-membres de notre gouvernement, alimentent ce sentiment. Tout cela provoque un fort recul de la démocratie, la fabrication massive d’abstentionnistes, et la montée des populismes du dépit. Le parti socialiste est une grande force. Il est sans doute le seul qui a les moyens d’organiser le changement, mais nous ne pouvons que le constater, le changement n’est pas ou très peu au rendez-vous !! Pour la énième fois nous avons discuté puis validé des résolutions…Des propositions de Mitterrand, de Jospin, de Hollande, quelles sont celles qui ont été appliquées ? Quel immense travail militant pourtant pour un si piètre résultat final ! A l’élaboration, ces résolutions semblaient pertinentes ? Alors ne serions-nous plus assez modernes ? Les idées de justice sociale sont-elles ringardes ? Mais à quoi bon militer si ce n’est pour aider ceux qui souffrent, ceux qui espèrent des lendemains meilleurs ? Actuellement, au mieux nous pouvons tenter de leur expliquer que ça serait pire avec d’autres au gouvernement. Le militant du PS est-il condamné à faire le gros dos en attendant que la tempête passe ? Quelle est alors la force qui va porter l’idée que le changement est possible ? Est-il possible ? Bref, dans notre modèle politique Français soumis au système capitaliste, l’énergie militante est gâchée car réduite au « gros dos »… Il nous faut donc inventer un autre fonctionnement (la 6iéme république ?) Un système qui permettrait de peser davantage sur la gouvernance. Mais il faut aussi combattre le système capitaliste en déclin qui nous mène dans une impasse. Il faut participer à l’émergence d’une autre voie, l’anticiper. Cette nouvelle voie va vraisemblablement coexister avec le capitalisme qui va résister mais le PS et le gouvernement ne doivent-ils pas favoriser son émergence plutôt que d’abandonner jusqu’à leurs fondamentaux pour maintenir le système capitaliste ? Jacques Le Bihan (section de Skaër 29)

Socialistes, féministes et toujours mobilisé-e-s Depuis 2012, la Gauche a fait davantage pour les droits des femmes que la Droite en dix ans. Nous pouvons en être fier-e-s : gouvernements paritaires, création d'un ministère aux droits des femmes de plein exercice, première loi globale pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes. L'ambition d'une approche intégrée de l'égalité dans l'ensemble des politiques publiques de l'État et des collectivités territoriales porte ses fruits. En agissant avec force et dans tous les domaines à la fois, les droits des femmes avancent réellement, que ce soit pour l'égalité professionnelle, l'image des femmes dans les media, la parité, la lutte contre les violences faites aux femmes, etc... Défendre l'IVG, développer l'éducation à la sexualité, renforcer l'accueil de la petite enfance sont des politiques et des leviers indispensables mais ils ne peuvent pas être les seuls. Socialistes et féministes, nous devons encore consolider et toujours avancer. Consolider la parité, avant tout. 2015 sera l'année de deux échéances majeures : les élections départementales et régionales. L'instauration du binôme paritaire aux élections départementales permettra "mathématiquement" d'atteindre 50% d'élues dans les Conseils généraux contre 13,9% actuellement. Socialistes, nous serons exemplaires si nous veillons à ce que les femmes y soient en situation de présider et que les exécutifs y soient paritaires. Même combat pour les régions. Exemplaires, nous devons aussi l’être en interne, au sein des instances nationales, fédérales et locales de notre parti. Avancer sans relâche, aussi. La bataille de l'égalité n'est jamais gagnée. Le travail commencé en 2012 par le Gouvernement et la Majorité doit se poursuivre. Mesures contre la précarité des femmes, mesures pour protéger leur santé, lutte pour faire avancer partout l'égalité professionnelle et salariale, adoption de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel : le champ reste vaste. Socialistes, donc féministes, c'est notre rôle d'être, sur le terrain, les fers de lance des politiques d'égalité. Aux moments cruciaux bien sûr, mais au quotidien surtout, dans les fédérations, les sections, mobilisons-nous et usons de tous les moyens pour diffuser et promouvoir la culture de l'égalité. Pour réaliser l'égalité réelle et une société plus juste. Catherine Coutelle, députée de la Vienne, Présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale, avec Claude Roiron, Secrétaire nationale à la parité et aux droits des femmes du Parti Socialiste, et Maud Olivier, députée de l’Essonne.

Jacques COURDILLE, 31 octobre 2014 à 9h19

Pourquoi ne s'inspire-t-on pas davantage des réflexions et travaux réalisés sur les limites de la démocratie élective? Notamment "Le principe démocratie" par A. Ogien et S. Laugier, "La légitimité démocratique" par P. Rosanvallon. Parfois jusqu'à la désobéissance civile ils examinent les nouveaux mouvements de protestation, les révoltes, les mobilisations globales revendiquant " la démocratie réelle". Si la démocratie élective retient bien dans ses principes le respect des minorités, comment concrètement le met-on en œuvre ? Un pouvoir ne peut être considéré comme démocratique que s'il est soumis au contrôle et à la validation de l'expression majoritaire. Il doit s'affranchir des positions partisanes et des intérêts particuliers, il doit prendre en compte l'ensemble des expressions du bien commun et reconnaître toutes les singularités. Plus concrètement, un élu doit se sentir investi plus de devoirs que de pouvoirs. Il ne doit jamais pouvoir affirmer "j'ai été élu pour..." parce que c'est le point n° x de son programme.Voter pour lui ne signifie pas que l'on soit d'accord avec l'ensemble des éléments de son programme.Voter pour lui c'est accepter le compromis entre l'ensemble de ses propositions et les nôtres et c'est faire confiance à la personne. La personnalisation n'est pas concurrentielle du débat d'idées mais au contraire très complémentaire si l'on en juge par les nombreux exemples de la vie politique passée ou très actuelle. La 1ère mesure susceptible d'améliorer la représentativité et la légitimité démocratique serait de mettre en œuvre sans retenue et sans frilosité la limitation du cumul des mandats dans les différentes instances représentatives et dans le temps. Il est plus que temps de prendre en compte l'élévation du « niveau » de culture politique des citoyens et de sortir du discours binaire qui rancardise et parfois ridiculise le politique.Le contrôle permanent de l'action de l'élu doit être rendu possible par des autorités indépendantes mais celles-ci doivent également garantir la prise en compte de l'ensemble des minorités. L'implication directe du citoyen dans l'ensemble des structures et mouvements collectifs est sans doute le plus sûr moyen d'une vie démocratique effective. Pour cela, les institutions doivent permettre sa prise en compte, et sa dynamisation doit être assurée par une sensibilisation qui s'éloigne du « Au théâtre ce soir ».

William Seemuller, 31 octobre 2014 à 9h06

Constat le PS s'est coupé de sa base, rejet des élites et des élus ( hors sol), abstention massive des électeurs, le PS est une machine à election, à gestion des égos, dérive de la société du spectacle. Enjeux : remettre les militants et les sympathisants au cœur de l'organisation, redonner de la crédibilité en rapprochant le citoyen du centre de la décision. Construire le Democratie participative. Proposition : non cumul, mandat limité dans le temps, inéligibilité en cas de fraude, créer des conseil participatif, citoyens concernés, association, élus et fonctionnaires. Mettre dans la loi le montant des indemnités et les moyens de l'opposition. Fixer pour les sections 4 réunions annuelles et une réunion publique theme fixé par le PS avec experts et textes. Faire porter par les lycées des projets d'intérêts communaux, créer la fête de la Democratie fin septembre pour animer des débats autour du mieux vivre ensemble.

Raymond Chaumeil, 31 octobre 2014 à 9h02

Ci-jointe, ma contribution que j'ai déjà envoyée le 24 octobre et qui n'est pas, sauf erreur, publiée.

Nicole PERRAULT - Le PAPE, 30 octobre 2014 à 20h15

Le citoyen participe si il reconnu, écouté et considéré dans l’espace public. Rencontres organisées et fortuites sont à multiplier. Déconstruire ainsi distance et image du politique comme un professionnel et d’un certain milieu. Suivons des expériences. Comme : habitants bénévoles invités à mener une commission depuis les problèmes à résoudre jusqu’à la réalisation ! donc partie prenante de la DECISION ! Comme : inviter les habitants, sur un sujet d’actu dans espace où on peut tout dire car mis à l’aise, pour des paroles croisées, jamais rejetées débouchant sur une suite , rdv ou action. On reconstruit la légitimité de l’action publique. Rassemblons tout ça. Le dire construit du commun, puis se construit du faire, avec confiance. Un commun reconstruit qui nous fait reprendre notre hégémonie culturelle socialiste, de gauche, pour du changement social avec ce qu’on propose, expliqué à partir de de l’écoute des souhaits des gens pour l’égalité réelle dont leurs propositions de moyens qu’ on veut bien expérimenter. Si on segmente sur des appartenances obligées, sur du mépris, on étouffe tous les ressorts possibles. Le socialisme c’est faire l’inverse par mise en mouvement de la société civile pour objectifs espérés. De bons technocrates pour des travaux de faisabilité, des élites donc. Des politiques eux se caractérisent par des convictions de changement dans la société. Pas de mise en distance, puisque but et manière d’être sont partagés. Concrets et accessibles ( lisons nos textes ou discours avec d’ autres…excellent indice d’ accessibilité et d’ intérêt pour tous les gens) . Politiques représentants d’idées alors, plus que de catégories, ce qui rassemble. Sans cumul de mandats -et de fonctions- c’est plus facile à réaliser. Bref s’approprier l’attitude d’éducation populaire qui est aussi éducation politique. On apprend de chacun.. Des talents se dévoilent ou se construisent. Sans être au départ des «élites». Chacun doit intégrer avant qu’ il est remplaçable , qu’ il peut faire autre chose. Manque encore le statut l’élu. le reste est de l’ordre de volonté, conviction d’ un projet clair, d’ expériences ( avec prises de risques parfois), soutenu par travail collectif. Je résumerai par l’ importance centrale de militer, qui qu’on soit, quelle que soit sa fonction. Sortir. Sortir de l’ entre-soi pour être en phase avec les gens pour convaincre. Convaincre que c’est la politique qui décide cela. C 'est sa légitimité pour le collectif. Que c' est un choix de conviction qui appartient à tous et non à un microcosme.

Thiais Section "Pierre Mauroy", 30 octobre 2014 à 16h41

Organisation des sections : La section de notre commune est vivante, innovante mais nous sommes malheureusement bien peu entourés par de jeunes militants. Lors des réunions avec les communes voisines ou des réunions préparatoires aux diverses élections nous croisons les jeunes socialistes organisés en groupe départemental. Lors des manifestations, ils sont regroupés dans les cortèges défilant sur les boulevards, et pendant les meetings nous voyons ces jeunes socialistes agiter leurs drapeaux devant les caméras. Pourquoi ne voyons-nous jamais ces jeunes socialistes en section ? Quid de la mixité des âges ? Leur organisation en groupe indépendant est, comme nous l’entendons parfois, une « pépinière ». Ils génèrent ainsi un foisonnement d’idées nouvelles et, par leur énergie amènent d’autres jeunes aux urnes. Mais leur présence en section locale est indispensable. Le parti socialiste vieillit dans les sections. Il s’appauvrit. Notre parti se doit de représenter la société dans l’ensemble de ses générations

fédé PS77, 30 octobre 2014 à 16h10

Si la question de la représentation de la Nation peut, historiquement, se résumer en l’affirmation « le peuple cherche sa voix », force est de constater que la situation démocratique et institutionnelle pose toujours un certain nombre de questions. - Les institutions de la Ve République, créées pour assurer force et stabilité au pouvoir exécutif, portent en elles le poison de la dilution du pouvoir à l’échelon national : si le pouvoir symbolique reste particulièrement puissant, le pouvoir réel de l’ensemble des acteurs institutionnels est de plus en plus partagé (intra-nationalement comme supra-nationalement), ce qui fragilise l’ensemble de la République. La rationalisation du Parlement dans ces conditions et l’absence de relais politique pour une partie croissante de la population deviennent alors des problématiques lourdes à prendre en compte ; - Le système démocratique français, conséquemment à l’affaiblissement institutionnel, pointe avec plus de violence tous les maux qui traversent notre société : absence de représentativité réelle de la société (femmes, jeunes, salariés du privé, diversité des origines de la population…), incapacité à gérer la question de la place des partis de contestation et/ou minoritaires (question de la proportionnelle)… - Enfin, le comportement de certains responsables politiques vient décrédibiliser d’une manière profonde l’action globale de l’ensemble des décideurs publics. Définir le socialisme du XXIe siècle, c’est donc envisager de répondre aux trois défis (institutionnel, démocratique et éthique) rappelés ci-avant. Si plusieurs voies peuvent être empruntées, représentatives des différentes sensibilités qui peuvent s’exprimer au sein du Parti (exemple institutionnel : régime parlementaire, présidentiel, ou parlementaire rationalisé modernisé…), elles doivent toutes aujourd’hui être en capacité de répondre aux trois attentes suivantes : - En finir avec le déséquilibre entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif ; - Permettre une représentation plus forte de l’ensemble des sensibilités politiques présentes dans la société (sans fragiliser l’existence d’une majorité) ; non cumul des mandats dans le temps. - Engager un renouveau démocratique qui permette une meilleure représentation de la société et veille à la crédibilité de la classe politique par une intransigeance en direction des errements éthiques. Enfin, il apparait que le renouveau démocratique passe avant tout par une évolution de notre formation politique qui peut parfois manquer de rapidité pour trancher les débats internes de fond, au risque de déstabiliser les camarades nommés en responsabilité.

Anonyme, 30 octobre 2014 à 16h03

ETRE SOCIALISTE : - C'est préserver les valeurs républicaines et développer une société à taille humaine et non pas une motivation financière. - C'est mettre la politique au service de l'Humain. - C'est ajouter à la devise française les mots et les valeurs de Laïcité, Générosité et Partage. - C'est respecter l'Humain . - C'est donner au peuple le pouvoir de s'exprimer davantage et faire que la répartition des richesses et des valeurs soit plus équitable. - C'est être pour F HOLLANDE qui a permis le départ de Sarkozy. C'est vouloir une Gauche unie derrière notre Président. SOUHAIT Je souhaite plus de communication sur les bonnes mesures déjà prises par le Gouvernement.

section Salvatore Allende - Bischeim (68700), 30 octobre 2014 à 16h02

"Faire société autrement" et "droit d'inventaire" Plutôt que de nous déchirer sur la nécessité de soutenir ou d’accabler le gouvernement, nous avons tous intérêt à consacrer du temps et de l’énergie pour « faire société », une société ouverte, fraternelle et confiante…c’est-à-dire permettre de « faire société autrement » ! Dans cette perspective, il est d’autant plus nécessaire de faire un bilan des questions qui interrogent notre société.

Anonyme, 30 octobre 2014 à 15h42

Etats généraux des Socialistes Contribution qu'est-ce être socialiste?  Respect des valeurs de la République : Liberté - Egalité - Fraternité –  Respect de la démocratie : attention particulière lors des votes dans les sections, sans pour autant modifier les choix au niveau national (ex : les Européennes...)  Ecouter les adhérents et les sympathisants. Mais attention à la représentation aux élections, des non PS qui profitent du système.  Entre les différents courants, on doit s'écouter et prendre des résolutions communes, et après : « on dit ce qu'on fait, et on fait ce qu'on dit »

Voici la contribution de la section socialiste des Ulis pour le droits de vote et d'éligibilité des Résidents Etrangers. Bien à vous tous

Ce que doit être le rôle du Parti dans les périodes où nous sommes au pouvoir. L’arrivée de la gauche aux responsabilités ne doit pas amoindrir le rôle politique que doit jouer le Parti. La victoire de la gauche ne doit pas être une fin en soi. Pour que les idées demeurent, que la mobilisation continue, l’expression du Parti est nécessaire et obligatoire. Actuellement, comme ce fut déjà le cas lorsque nous étions au pouvoir, le Parti ne sait pas se situer. Il joue un rôle secondaire, un rôle d’accompagnant demeurant le plus souvent dans le silence et laissant seul le gouvernement faire et dire. Le gouvernement a pour rôle essentiel de gouverner la France pour tous les Français Le Parti doit continuer à exister en tant que 1ère force politique de gauche. Il se doit de se positionner sur le débat politique tant sur les positions de nos adversaires que sur celles de nos partenaires, d’apparaître sur la scène politique et médiatique pour s’exprimer. Nous devons prendre en compte cette situation au risque d’affaiblir toutes les forces militantes qui sur le terrain ne disposent d’aucun appui, pour les nouvelles batailles à gagner.

B2G Val de Marne, 30 octobre 2014 à 11h36

Contribution B2G Val de Marne Contribution proposée par : Caroline ADOMO (Champigny), Patricia Ahanda (Champigny), Bénédicte BOUSSON-JANEAU (Villeneuve-Saint-Georges), Patrice BEDOURET (Fontenay Sous Bois), Maurice BRAUD, (Créteil), Emilien CHARPENTIER (Alfortville), Guillaume GOUFFIER-CHA (Vincennes) Denis HELBLING (Fresnes), Yacine LADJICI (Chevilly-Larue), Dominique Mennesson (Maisons-Alfort), Philippe PATRY (Thiais) Victor PESCHEUX (Cachan), Sarah TAILLEBOIS (Vitry-sur-Seine), Vincent TISLER (Choisy-le-Roi), Philippe Vafiades (Fresnes) RENOUVELER LE CONTRAT REPUBLICAIN Depuis trois décennies le leitmotiv d'un monde en crise s'érige en toile de fond de la vie politique et "l'incertitude du lendemain", dans une économie mondialisée, semble se fixer comme la seule ligne d'horizon. Face à la prégnance de cette réalité, les citoyens s'accrochent à leurs intérêts personnels, espérant ainsi préserver mieux que les autres ce qu'ils possèdent : le travail, la santé, les loisirs, peut-être aussi l'avenir de leurs enfants. C'est ainsi que la conscience collective semble s'effacer devant l'individualité et que le lien nécessaire à l'existence du vivre-ensemble, pour faire société, disparait. Dans ce monde en mouvements le rôle du politique, incapable semble-t-il d'en contrôler le sens, encore moins de fixer un cap, n'est plus perçu par les citoyens. Il existe un véritable délitement de la confiance envers les responsables politiques. Les Français les jugent impuissants pour faire face aux difficultés mais ils ont également le sentiment qu’ils ne travaillent pas à améliorer leur quotidien ou qu’ils demeurent éloignés de leurs préoccupations. L’augmentation continue de l’abstention aux élections locales et les échecs systématiques aux élections intermédiaires des partis politiques de la majorité gouvernementale illustrent ce climat de défiance généralisé. En outre, nos institutions ne sont plus adaptées à notre époque et rendent illisible les missions des différents acteurs politiques quelque soit leurs territoires de responsabilité. Jusqu'au Président de la République vers qui se concentrent tous les mécontentements. Et pourtant les études d’opinion montrent clairement que les Français gardent confiance en notre système démocratique. Comme socialistes cette situation nous oblige à repenser le contrat républicain afin que les Français fassent de nouveau pleinement confiance aux acteurs de la vie démocratique.

Patrick Guedj, 30 octobre 2014 à 1h07

Temps-réels, section numérique du PS Renforcer les structures transverses de concertation du Parti socialiste L'organisation actuelle du Parti socialiste basée sur des relations principalement pyramidales ne permet pas d'appliquer convenablement les dispositions de l'article 2.2.1.1 des statuts qui fixent pour mission aux sections « d’instaurer un véritable militantisme de proximité », pour deux raisons : 1/ Les dysfonctionnements de ce mode pyramidal. Il n'est pas rare que des courriers adressés au Parti restent sans réponse, comme des tentatives d'entrer en contact avec les secrétaires nationaux concernés. Cette difficulté à établir une relation de travail suivie avec les instances du Parti pénalise la relation avec les adhérents en interdisant de pouvoir construire des propositions susceptibles de compter dans les orientations qui est la base même du militantisme. 2/ L'impossibilité pour les sections de disposer chacune de compétences sur tous les sujets. La taille des sections ne leur permet généralement pas d'assurer à leurs membres la mise en perspective nécessaire à la conception de propositions qui vont au-delà d'une approche élémentaire. Sauf naturellement quand leurs ceux-ci disposent à titre personnel de connaissances suffisantes. Mais ce n'est plus là le rôle des partis qui se doivent de faciliter l'appropriation des questions politiques car ils « concourent à l’expression du suffrage (art. 4 de la Constitution) ». Ce mode de fonctionnement ne permet pas au Parti de forger sur chaque thème un projet politique s'alimentant dans la durée de nos réflexions, mobilisant l’intelligence collective de nos militants, et partagé entre tous pour pouvoir être porté au-delà de notre périmètre. Notre action se heurte ainsi à de plus en plus de difficultés lors de sa mise en œuvre. Les structures thématiques existantes (GSE et sections thématiques) ont montrées qu'une approche de ce type favorise l'implication des militants en ne réservant pas l'expertise des sujets à quelques spécialistes bien formés. Elle permet en outre d'établir des liens privilégiés avec des secteurs de la société et favorise des débats réellement politiques débarrassés des enjeux électifs personnels en particuliers locaux. Ne faudrait il pas généraliser l'approche thématique en constituant sous l'égide de chaque secrétaire national une structure regroupant les adhérents intéressés et chargée de concevoir dans la durée un programme d'action. Le numérique permet aujourd'hui le travail collectif d'adhérents dispersés sur le plan géographique. Compte tenu de l'importance de l'enjeu il s'agirait d'une organisation pérenne trouvant sa place dans les statuts.

Patrick Guedj, 30 octobre 2014 à 1h04

Temps-réels, section numérique du PS Renforcer les structures transverses de concertation du Parti socialiste L'organisation actuelle du Parti socialiste basée sur des relations principalement pyramidales ne permet pas d'appliquer convenablement les dispositions de l'article 2.2.1.1 des statuts qui fixent pour mission aux sections « d’instaurer un véritable militantisme de proximité », pour deux raisons : 1/ Les dysfonctionnements de ce mode pyramidal. Il n'est pas rare que des courriers adressés au Parti restent sans réponse, comme des tentatives d'entrer en contact avec les secrétaires nationaux concernés. Cette difficulté à établir une relation de travail suivie avec les instances du Parti pénalise la relation avec les adhérents en interdisant de pouvoir construire des propositions susceptibles de compter dans les orientations qui est la base même du militantisme. 2/ L'impossibilité pour les sections de disposer chacune de compétences sur tous les sujets. La taille des sections ne leur permet généralement pas d'assurer à leurs membres la mise en perspective nécessaire à la conception de propositions qui vont au-delà d'une approche élémentaire. Sauf naturellement quand leurs ceux-ci disposent à titre personnel de connaissances suffisantes. Mais ce n'est plus là le rôle des partis qui se doivent de faciliter l'appropriation des questions politiques car ils « concourent à l’expression du suffrage (art. 4 de la Constitution) ». Ce mode de fonctionnement ne permet pas au Parti de forger sur chaque thème un projet politique s'alimentant dans la durée de nos réflexions, mobilisant l’intelligence collective de nos militants, et partagé entre tous pour pouvoir être porté au-delà de notre périmètre. Notre action se heurte ainsi à de plus en plus de difficultés lors de sa mise en œuvre. Les structures thématiques existantes (GSE et sections thématiques) ont montrées qu'une approche de ce type favorise l'implication des militants en ne réservant pas l'expertise des sujets à quelques spécialistes bien formés. Elle permet en outre d'établir des liens privilégiés avec des secteurs de la société et favorise des débats réellement politiques débarrassés des enjeux électifs personnels en particuliers locaux. Ne faudrait il pas généraliser l'approche thématique en constituant sous l'égide de chaque secrétaire national une structure regroupant les adhérents intéressés et chargée de concevoir dans la durée un programme d'action. Le numérique permet aujourd'hui le travail collectif d'adhérents dispersés sur le plan géographique. Compte tenu de l'importance de l'enjeu il s'agirait d'une organisation pérenne trouvant sa place dans les statuts.

annie couderc moneron, 29 octobre 2014 à 21h45

Comment discuter de l’identité socialiste sans mettre au centre la question du Parti et son fonctionnement ? Fonctionnement du Parti Si nous voulons progresser dans notre pratique politique, il est important d’y associer les militants. Ainsi nous éviterons la démobilisation et la déresponsabilisation des militants et des sympathisants ressenties dans les sections. Nous, militants devons être acteurs de notre Parti. Nous devons nous rapprocher des débats, effectuer notre travail militant d’éducation à la politique. Notre rôle doit s’entendre en termes d’efficacité et d’inflexion auprès du Parti. Le Parti et la communication. L’outil de communication est essentiel. Un gros travail est effectué par le Parti. Des analyses, des argumentaires des propositions sont rédigés mais n’arrivent pas toujours jusqu’au militant de base. Les réseaux de distribution, fédération, secrétariat de section, médias, ne fonctionnent pas toujours correctement. Il est urgent de trouver des méthodes pour que les militants soient munis d’outils de communication de qualité pour leur redonner capacité à militer. Le Parti doit veiller à renforcer les règles internes de sa démocratie. Il serait souhaitable que les militants soient associés aux décisions, notamment celles du choix des candidatures. Nous devrions diversifier les candidatures. Les candidats devraient se présenter devant les militants pour défendre leur candidature, décliner leur programme, leurs objectifs, et les raisons de leur engagement. Ainsi, nous pourrons gagner en crédibilité auprès des militants et des sympathisants en étant dans une dynamique favorable pour réussir. Renforcer les règles démocratiques du Parti pour que chacun trouve sa place et soit moteur du Parti.

Lucien BRESSON, 29 octobre 2014 à 19h54

DEMOCRATIE ET REPRESENTATION AU SEIN DU PARTI SOCIALISTE. Le Parti appartient à ses militants et à ses élus. Il n’est pas un amalgame de spontanéistes basistes et d’écuries byzantines : Sachants-Apparatchiks, vieux chanoines-jeunes prélats opportunistes. Ce préambule n’est pas un choix entre sociaux-libéraux et frondeurs, sociaux-orthodoxes et sociaux-démocrates. Ma contribution se veut être un protocole pour le débat. Nous sommes dans la période des assemblées de militants, survivances des assemblées préparatoires aux Etats Généraux de 1789 et des Banquets Républicains de 1848, fondateurs des piliers de notre République démocratique : la Liberté et l’Egalité (1789-1792), la Fraternité (1848) complétés en 1905 par la Laïcité. Ces Vertus sont la boussole de nos travaux qui ne peuvent s’arrêter par une quelconque Révélation le 6 décembre ! Ils doivent continuer jusqu’au Congrès organique pour rénover notre parti embourbé dans les non-dits d’un choix entre culture de gouvernement/culture d’opposition ou socialisme démocratique/socialisme d’accompagnement. Le socialisme depuis son organisation en parti a connu suffisamment d’aggiornamentos florentins pour se donner le temps de rétablir ses fondamentaux. Les Congrès d’Epinay et de Metz, le Livre Blanc piloté par Paul Quilès furent des moments fondateurs du nouveau PS émergeant des décombres de la SFIO. Pourquoi ne pas retrouver la méthode de ces moments qui donnèrent une majorité et une minorité au Parti. Sur un autre plan, nous devons garder à l’esprit que le Parti et le Gouvernement sont deux ensembles différents, mais non opposés. Quoi que l’on puisse en penser le temps de fonctionnement du parti n’est pas celui de la France, même s’il vise la conquête du pouvoir. La solidarité avec nos camarades élyséens et ministres est nécessaire mais il est un principe que ces Excellences doivent admettre : Les militants ne sont pas ces « enfants perdus » que l’on envoie en éclaireurs ou en nettoyeurs de tranchées, comme ces compagnies franches lancées à l’avant des armées régulières, pour tester le terrain ou sauver le soldat Ryan. Il est nécessaire que sous l’enseignement des Philosophes des Lumières, et peut être des Réformateur de la Renaissance, les militants débattent pour rénover les principes généraux de notre organisation loin de tout dogme d’Infaillibilité et rejet du Libre Arbitre. Sur cette ligne il est impératif que des assemblées ouvertes au niveau des agglomérations, des communautés de communes, des arrondissements soient installées. Il est bien entendu acquis que cette procédure ne peut être le résultat d’une élaboration entre comités de petits-marquis et de vieux bonzes.

Pierre LEYX, 29 octobre 2014 à 19h14

A l'écoute des militants-"Il faut respecter le Parti Socialiste,ses militants,ce qu'ils disent et ce qu'ils pensent."(Discours de J.C. CAMBADELIS).D'accord.En particulier respecter leur choix quand ils ont désigné démocratiquemen et statutairement un ou une candidat(e) pour une élection.Le Président,le Premier Ministre et les Ministres ne devraient pas se "mêler" de la vie du P.S.mais plutôt appliquer le programme sur lequel ils ont été élus grâce aux militants.C'est aussi du respect.Enfin,il n'appartient pas au 1er Ministre de changer le nom du Parti. (J.F.Clapaud-P.Leyx-JB.Lanaspèze-Sect."Mazan-Piémont-Vx")

marielle Alary, 29 octobre 2014 à 17h23

Plusieurs événements ces derniers temps ont permis de mesurer que l'urgence était là. Les militant-e-s en ont conscience mais se sentent complètement exclus des débats, et ce à toutes les échelles : A l'échelle du Parti, que ce soit au niveau local ou national, le PS a des statuts démocratiques, alors respectons-les et faisons -les appliquer , lors des désignations des candidats aux différents scrutins par exemple : les élections européennes en Midi-Pyrénées où malgré la protestation des secrétaires fédéraux et des militants, la liste a été imposée sans vote, les différents scrutins locaux où certains membres du parti ou de partis alliés ne se comportent pas de manière "loyale"... Au niveau de l'Etat, duquel les institutions semblent à bout de souffle aujourd'hui . N'est-il pas nécessaire de faire une vraie réforme du cumul des mandats, dans l'espace mais aussi dans le temps, accompagnée bien sûr d'une réforme du statut des élus. Cela permettrait de donner une chance à des gens nouveaux et motivés d'accéder à certains mandats , obligerait les élus en place à obtenir du résultat et cela empêcherait certains "caciques" locaux de contrôler des territoires pendant des décennies, au risque même de les faire sombrer dans une situation dont ils auront du mal à se remettre. Le parti socialiste est un parti riche d'idées et de courants, avec des militant-e-s de qualité qui ont des convictions et qui sont ouverts au débat. Alors comment trouver un mode de fonctionnement nouveau, dynamique, "allégé", ouvert au débat et à la parole. Soyons lucides, il y a urgence, les militant-e-s s'accrochent et restent fidèles mais beaucoup sont désabusés.

Francis Poézévara, 29 octobre 2014 à 16h46

Le Parti Socialiste doit profiter de son statut de "grand parti" pour professionnaliser et outiller ses campagnes électorales. Aujourd'hui, la capitalisation d'expérience et la mutualisation des idées comme des efforts sont tout à fait sous-développée dans notre parti. Pourtant, nous avons la chance de disposer d'un trésor de compétences et d'expériences : le dernier exemple en date étant celui des campagnes municipales, au cours desquelles plusieurs dizaines de milliers de candidats ont testé des actions, ont réfléchi à l'organisation de campagne, etc. Le PS doit se saisir de ces sujets en mettant en place une direction nationale dédiée à la mutualisation et la capitalisation d'expérience. Cette organisation s'appuiera sur une plateforme d'échanges rigoureusement pensée, à destination des candidats et des sections. Elle publiera des modes opératoires présentant les différentes actions possibles en campagne et hors campagne en fonction du contexte (majorité, opposition, etc.), des formations pour cadres des équipes de campagne comme pour les militants, potentiellement des sondages / études internes... Prenons exemple sur le Parti Démocrate aux US : chaque candidat outre-atlantique reçoit une boîte à outil qui lui permet, quelle que soit son expérience personnelle, de réaliser une campagne efficace, percutante. La force du Parti Socialiste réside dans la multitude de militants et élus compétents qui le compose, et dans l'incroyable somme d'expériences qu'ils représentent. Investissons sur ces forces !

Bruno JAOUEN, 29 octobre 2014 à 16h24

Démocratie et Représentation L’engagement envers les corps constitués connaît depuis quelques années des difficultés d’adhésion. Les mouvements citoyens émergent un peu partout et rassemblent, regroupent…bref, ils ont le vent en poupe ! Pourquoi cela ? Pourquoi les gens ne s’engagent-ils plus ou moins dans les partis politiques quels qu’ils soient ? Une partie de la réponse vient très certainement de l’image que le parti politique renvoie au public. Le non renouvellement des élites politiques promeut l’idée de caste, de société préétablie, organisée et très peu perméable. Une première étape pour ouvrir cette sphère a été réalisée avec le nom cumul des mandats (exécutif – parlementaire). Il faut aller plus loin : Décider le non cumul des mandats plus largement et aussi le non cumul des mandats dans le temps. Cela favorisera un renouvellement des responsables politiques et un engagement moins intéressé dans le mandat pressenti. Ce non cumul invite à réfléchir sur le statut de l’élu : établir des parcours de formation, permettre des passerelles entre le privé et la sphère politique comme cela existe pour les fonctionnaires. Ce statut ouvrira de nouvelles perspectives à plus de citoyens du secteur privé qui souhaitent s’engager dans la vie publique. La question de la 5ème république ou le passage vers une 6ème république a également été évoquée. Mais est-ce réellement une question de régime ? Le véritable problème est la représentation de l’ensemble de la population par nos politiques. Une part non négligeable de nos concitoyens a la sensation de ne pas être entendu, de ne pas être représenté. Il y a une déconnexion entre ces deux sphères. L’abstention est là à chaque élection pour nous le rappeler, la montée du Front National aussi ! Le vote blanc doit être considéré comme un vote à part entière. Le désengagement des citoyens vis-à-vis des partis politiques tient aussi au fait de l’individualisation croissante de notre société. Il est de plus en plus complexe d’avoir une vision et une démarche collective, hors de la recherche d’intérêt personnel. Les mouvements citoyens s’inscrivent dans cette démarche : ils fédèrent un groupe autour d’une cause collective mais chaque membre a une préoccupation personnelle et des convictions fortes dans ce combat. La différence notable entre les partis politiques et les mouvements citoyens réside dans l’absence de pouvoir et de notion d’argent. Il ne faut pas se cloisonner mais au contraire agréger l’ensemble des particularités du peuple français, ouvrir les portes et les fenêtres pour débattre et amener des prises de conscience citoyenne, d’être acteur du monde dans lequel on vit.

Raf, 29 octobre 2014 à 14h59

Pour tenter de réconcilier les citoyens avec leurs représentants, je pense qu'il serait utile de mettre en application des mesures simples: - comptabilisation du vote blanc - l'application de la proportionnelle aux élections législatives - strict non cumul des mandats - plafonnement des rémunérations des politiques - transparence totale sur l'affectation du montant de l'impôt par poste de dépenses de l'Etat (information à communiquer sur nos feuilles d'impôts) - la mise en place d'un ou 2 grands référendums par mandat sur des questions clés pour l'avenir de la société (transition énergétique, Europe...) - un rendez vous trimestriel du premier ministre face à des citoyens avec questions/réponses Je ne suis pas un militant mais je pense qu'il est du devoir d'un grand parti comme le PS de dépasser les clivages et querelles d'égo pour proposer une vraie refondation du rapport des citoyens avec leurs représentants.

Anonyme, 29 octobre 2014 à 2h23

Compter le vote blanc lors des grandes élections, et comme une voix comme pour n'importe quel candidat. Cela me paraît urgent (avant 2017) et absolument nécessaire pour la démocratie.

fédération du Finistère , 28 octobre 2014 à 23h36

La représentation démocratique est une question irrésolue, ouverte, et qui doit toujours être en débat. C’est le succès de la gauche que d’avoir aiguisé l’esprit critique des citoyens par l’éducation nationale, l’éducation populaire, et l’encouragement syndical et associatif… Les multiples mutations qui traversent notre société depuis quelques années : mondialisation, culte de l’immédiateté, pratique des réseaux sociaux, individualisme… ébranlent une organisation démocratique élaborée à une autre époque. Il en résulte une défiance grandissante à l'égard des politiques se traduisant par une abstention importante lors des élections, une contestation rapide des décisions prises par les exécutifs et un intérêt grandissant pour les partis populistes. Notre défi est de réussir de concilier l’exercice démocratique qui nécessite du temps dans une société de l’immédiateté, une représentation démocratique obéissant à des valeurs dans un environnement voué au culte de la personnalité et enfin de faire société, réaffirmer l’intérêt du collectif face à la montée du repli sur soi. 1- Rétablir la confiance par une meilleure représentation a. Renforcement du non-cumul des mandats b. Non-cumul des mandats dans le temps pour une même fonction c. Être vigilent face à la professionnalisation élective d. Des peines plus importantes d'inéligibilité pour tout élu condamné e. Mettre en place un véritable statut de l’élu : meilleurs aménagements des contrats de travail, réévaluation des indemnités pour les petites communes… f. Poursuivre les actions menant à plus de parité et de diversité dans les assemblées. 2- Une démocratie qui prend de la hauteur sans se couper du citoyen a. Concilier nécessité d’une démocratie représentative avec un besoin de plus de démocratie participative : mise en place de budget participatif au niveau local, initiatives citoyennes d’élaboration de projet de loi… b. Ecrire une nouvelle page de la décentralisation c. Equilibrer les pouvoirs parlementaires, exécutifs et judiciaires 3- Des citoyens acteurs de construction démocratique a. Travailler à un statut renforcé des militants associatifs, syndicaux b. Encourager l’éducation populaire et civique c. Mettre en place un service citoyen obligatoire d. Réfléchir à une inscription électorale et un vote obligatoire e. Instaurer le droit de vote des étrangers 4- Un PS exemplaire a. Mettre un véritable contrat de confiance entre élus et militants PS avec une collaboration renforcée pendant l’exercice du mandat b. Développer fortement la formation des élus et des militants c. Lors des congres, établir la liste ordonnée des candidats de chaque motion aux différentes instances avant le vote

DOMINIQUE HEBERT, 28 octobre 2014 à 22h07

 Représentation nationale : trop d’énarques (même si l’on en a besoin dans un grand parti), pas de « gens du terrain » et pas de représentativité. D’où l’importance du point précédent.  Point par rapport à « l’Etat » : les citoyens ne veulent pas qu’on leur dise ce qu’il faut faire, ou prendre des décisions importantes (entrer en guerre) sans demander au moins l’avis de la représentation nationale. Il faut plus de démocratie participative.  Attention cependant à la manipulation car l’information peut-être très orientée ou détournée dans les médias.  Décalage entre ce que les citoyens ressentent et ce que les responsables voient. On continue de faire comme il y a plusieurs années. Attention aux promesses pour être élus, le danger de décevoir peut avoir des conséquences néfastes. La force de la gauche était la morale et l’exemplarité.  Il y a une crise profonde vis-à-vis du politique.  Frondeurs : la fidélité aux engagements pris devant les électeurs n’est elle préférable à la « discipline » ? N’y a-t-il pas un risque que les citoyens pensent que la discipline est « préférée » aux convictions ? Sanctionner les frondeurs, ne serait-il pas considéré comme sanctionner le débat ? Le PS a toujours été un parti de débat et de propositions. Sanctionner ne voudrait-il pas dire qu’on manque d’arguments ?  Beaucoup de décisions sont bonnes, mais ne sont pas connues : rôle des sections certes, mais le National suit-il ? On a l’impression qu’il n’y a pas grand monde rue de Solférino.  Ne pas tomber dans la sinistrose, ne pas avoir honte de ce que nous sommes. Rappeler tous les acquis sociaux issus de combats de la gauche et se méfier des critiques systématiques car cela fait le jeu du FN  Le plus important : les Français attendent des résultats sur le front de l’emploi, le reste suivra.  Expliquer : le monde a changé, des contraintes nous obligent à évoluer (ce n’est pas parce que l’on allège les cotisations que l’on enrichit les « patrons »)

Bernard MERY, 28 octobre 2014 à 21h07

DEMOCRATIE ET INSTITUTIONS: pour une République vraiment démocratique. Pour redonner confiance dans le système politique et démocratique, surtout après la mise sous l'éteignoir du PS et du parlement: 1- Mettre fin au présidentialisme français, système quasi-monarchique, dépassé et potentiellement dangereux. L'excessive personnalisation qui en résulte, a un effet délétère sur la perception du monde politique et concourt à sa décrédibilisation. 2- (Re)mettre en place un régime parlementaire (sa mauvaise réputation en France ne doit pas le disqualifier, il suffit de regarder d'autres pays). En effet, le parlement a tendance à devenir une chambre d'enregistrement aux ordres du Président, au lieu d'effectuer le contrôle de l'exécutif et d'être force de propositions, pourquoi pas insufflées par des partis au rôle revalorisé, pôles d'influence reconnus, avec la consultation régulière des militants et des groupes de travail thématiques permanents, par exemple. 3- Introduire une dose importante de proportionnelle dans le scrutin législatif, qui devrait précéder la désignation du Président, puisqu'il serait élu par le parlement; cela permettrait une meilleure réprésentation des citoyens, et donc un taux de participation élevé, avec le risque, ou plutôt le bénéfice de l'absolue nécessité de véritables alliances, en lieu et place de majorités monocolores, réputées efficaces, mais qui ne servent ni la démocratie, ni l'image de la politique. Bernard MERY adhérent Loiret, secrétaire de la section de Châteauneuf-sur-Loire

Richard GOSCICKI, 28 octobre 2014 à 21h00

Il faut tout d’abord rappeler que la Démocratie est la représentation de la voix du peuple par le peuple. Le Socialisme quant à lui est porteur de valeurs de progrès et de justice sociale, c’est le collectif et non les postures individuelles, c’est aussi le rassemblement et non la division. La section déplore un non respect de l’expression démocratique des militants, pour l’établissement des listes aux élections européenne de 2014 et la désignation des candidats par le PS national. Alors que localement, nous avons voté pour une liste du Grant Est où Catherine Trautmann était tête de liste. Il serait souhaitable qu’au niveau Fédéral et au niveau National, qu’il y ait plus de transparence de communication et de participation des militants pour l’établissement des listes pour les élections nationales (régionales, sénatoriales, et européennes). Il est indispensable qu’au niveau de la représentativité les secrétaires de sections soient membre de droit du Conseil Fédéral. La démocratie ne passe pas que par « les élites » mais aussi par les jeunes. En effet, il est important pour l’avenir de faire entrer les jeunes en politique pour un premier mandat. Ils ont aussi leur mot à dire et leur pierre à apporter à l’édifice. Il faut de même rappeler qu’au niveau du cumul des mandats par un grand nombre d’élus : c’est interdire l’émergence de nouveaux talents, c’est aussi interdire le renouvellement des personnes et des idées. C’est ainsi que notre parti se paralyse et que la politique devient un véritable métier. Au niveau national, comme au niveau local l’absentéisme des élus est un déni de la Démocratie. Comment les citoyens peuvent-ils croire aux politiques qui ne respectent pas leurs obligations ?

Marc AKLY, 28 octobre 2014 à 18h25

11) « DEMOCRATIE ET REPRESENTATION » En réponse à la question : Lutter contre la société bloquée et la reproduction des élites ? Quelle place pour les autres dimensions de la démocratie : sociale, territoriale, culturelle ? Comment penser maintenant et agir pour longtemps ? Voir contribution, fichier PDF ci-joint.

philippe section du grand Brionnais, 28 octobre 2014 à 17h30

L’exemplarité de la vie politique Socialiste nous nous engageons dans un souhait de construire une société plus juste, ou l’équité des chances soit une réalité, ou la liberté, la laïcité ou l’égalité prenne toute sa place. Pour défendre ses valeurs nous devons être exemplaires. Nous souhaitons l’unité et trop d’entre nous tacle verbalement dès que est possible. Ce ne peut être les valeurs que nous défendons. Comment est-il possible de voter des lois en demandant des sacrifices important à nos concitoyens et ne pas payer son dû à la collectivité ; revenu qui n’est d’ailleurs fait que d’indemnités. Nous sommes dirigés par des énarques formaté sur un même models et qui ne connaisse pas la réalités de vie de l’ensemble de nos concitoyens. Nous devons être exemplaire, loyal et défendre les valeurs qui sont la raison pour laquelle régulièrement nos laissons nos familles pour traverser notre grand département et se rencontrer pour essayer de construire des projets. Cette effort que nous sommes nombreux à faire est aujourd’hui des fois plus destructeur que créateur. Nos divisions nous mine, se rassembler, se respecter avec nos forces et nos faiblesses doit redevenir un objectif

michel vandenelsken, 28 octobre 2014 à 17h22

section de Lugon 10 ème de Gironde (contribution personnelle) on ne porra faire évoluer la Démocratie et représentation qu'en appliquant strictement la limitation des mandats (2 à 3 maximum dans le temps) et un seul mandat national ou régional à la fois. C'est le seul moyen de provoquer le renouvellement nécessaire pour éviter les rentes de situation, la routine, le sectarisme, le clientèlisme et toutes les dérives dont on subit les conséquences actuellement. Pour arriver à faire sauter les verrous il faut des dispositions statutaires (limite d'age, mandats effectués, validation des bilans, présence, inetrventions, évolution du patrimoine, utilisation des réserves, emplois de parents, enfants, concubin(e), etc..). C'est trop souvent le cas d'élus qui sont renouvelés car ils seraient "compétents" malgré leur grand age ou qui ont fait le vide autour d'eux pour ne pas être contesté (sectarisme). Le 2ème point d'évolution nécessaire concerne l'exemplarité: un élu est un personnage différent, il se doit d'étre exemplaire 24h/24. Pour cela les statuts doivent être renforcé pour pouvoir éliminer définitivement les brebis galeuse qui utilisent leur position pour faire des profits illicites.Ainsi tout elu, responsable fédéral qui serait mis en cause dans des affaires financières, immobilières, de corruption active ou passive, de favoritisme devrait être sanctionné, rendu inéligible. C'est à ce prix que nos adhérents, militants sympathisants et électeurs reprendront confiance dans leurs représentants.Le 3ème point concerne l'ouverture aux jeunes, aux salariés du privé. Le PS se doit de se renouveler en recrutant ailleurs que dans las différentes fonctions publics territoriales .L'enrichissement du PS passera par une composition et représentation dans ses instances proches de la composition sociologique française. Ainsi ne seront plus uniquement prises en compte les "valeurs de Gauche", mais aussi les réalités économiques du pays, sa diversité sous toutes ses formes, ses aspirations sociales, culturelles.

Anonyme, 28 octobre 2014 à 17h07

Pour être acceptée, la démocratie doit être exemplaire. Or que constatons nous : un nombre toujours croissant d'élus qui s'accrochent désespérément à leurs portefeuilles (en témoigne les tergiversations lors du redécoupage des régions) Réduisons le nombre de députés. Interrogeons nous sur l'utilité d'un sénat aussi étoffé!. Je crois que la population souhaite que les "élites" se remettent en cause et ne freinent pas les évolutions d'une représentation qui tend à s'éloigner du peuple français.

Hector Soprano, 28 octobre 2014 à 16h31

Le premier de tous les dangers, c'est l'absence d'unité. La première des causes de cette absence, c'est le délabrement du fil conducteur qui nous a mené à la situation politique, sociale, et économique dans laquelle nous nous trouvons. Le délabrement de ce fil est caractérisé par une recrudescence des stéréotypes, de l'antisémitisme, de la xénophobie et aussi du négationnisme. Ce délabrement est dû à l'abandon de visions globales des rapports de forces, à l'abandon d'idéologies humanistes qui datent de la Révolution, de la naissance de la 1ère République, en passant (entre autres) par l'avant et l'après-guerre. C'est cet abandon, joint aux tentatives de réhabilitation des ennemis de la République d'antan par les ennemis de la République d'aujourd'hui, qui engendre la perplexité d'une large part de la population qui ne sait plus qui croire, quoi croire, ou qui croit des absurdes thèses conspirationnistes. La technologie, internet notamment, a rapproché les gens les uns des autres, mais elle a également rapproché le présent du passé, ne l'oublions jamais. Il ne suffit pas de rendre hommage à Jaurès, aujourd'hui héros national, pour ensuite aller critiquer la gauche passéiste. Il faut réafficher son appartenance à un camp, au combat de longue date contre la pauvreté notamment... Le passé et l'idéologie sont des armes avec lesquelles nos ennemis veulent nous attaquer, ne les leurs laissons pas ! Marine Le Pen fait route vers l'Elysée, la République est en danger ! Aux armes !

Chantal DUCEP, 28 octobre 2014 à 14h25

Amélioration de la communication:j'ai remarqué que notre 1er Secrétaire National s'exprimait dans les médias uniquement lorsque le P.S. ou une personne du P.S. était en cause.C'est toujours répondre à une critique mais jamais dans l'autre sens. Je pense qu'il serait peut-être judicieux d'aller aussi dans l'offensive envers les autres partis qui ne manquent jamais de nous cibler.Je suis sûre qu'il y a beaucoup à dire et à argumenter en écoutant ou même en regardant ce qui se passe dans les autre partis.Sur le plan de la communication interne vers les militants par contre toutes mes félicitations. (Chantal DUCEP-Section "Mazan-Piémont du Ventoux")

Loiret MJS, 28 octobre 2014 à 11h51

Pour un nouveau contrat démocratique Nous sommes dans une société où chaque citoyen a des droits et des devoirs. Le premier d’entre eux, c’est la participation à la vie démocratique. Le manque de confiance dans l’action politique renforce, scrutin après scrutin, l’abstention, tandis que les idées populistes et extrémistes gangrènent notre pacte social et républicain. Dans ce contexte, notre démocratie est plus que jamais en danger. Nous devons inventer celle de demain en ayant le courage de la réformer. Au delà des clivages et des idéologies politiques, comment simplement la renouveler ? I/ Lutter contre les extrêmes avec de nouveaux moyens démocratiques Le Front National est revenu au Parlement après 24 ans d’absence, son retour est pour nous une atteinte aux valeurs de la République. Il est de notre devoir de réformer les institutions pour les rendre plus efficaces et plus proche des citoyens. La démocratie participative développée à travers le budget participatif est un exemple à suivre comme à Paris ou en Poitou-Charentes. Ces collectivités se sont servies du numérique pour mettre en place cette politique, qui doit devenir une évidence dans le rapprochement entre les citoyens et les institutions. Le vote obligatoire pourrait aussi être une solution au déficit démocratique et à l’abstention. Rappelons-nous d’ailleurs que le vote blanc est reconnu depuis les dernières élections. C’est aussi aux partis de s’ouvrir aux citoyens comme lors des primaires ouvertes de 2011 qui ont permis un débat d’idées constructif. Ce type d’élection doit se généraliser au plus grand nombre d’élections possibles, qu’elles soient locales comme nationales. II/ Renouveler la confiance avec la politique par l’exemplarité des élu-e-s Les élu-e-s doivent montrer l’exemple. C’est dans cette idée que François Hollande a défendu la Loi sur la transparence à une époque où la méfiance des citoyens envers les représentants était forte. C’est la défiance qui est maintenant de mise. Il faut poursuivre cette transparence en lui donnant plus de moyens de contrôle et en la généralisant à l’ensemble des élu-e-s de la République. Par ailleurs en 2017 les député-e-s qui cumulent devront choisir entre le rôle national ou l’exécutif local. Le non-cumul des mandats dans le temps est une solution supplémentaire pour renouveler la confiance envers la “classe politique”. En permettant l’éclosion de nouvelles pratiques et en empêchant les élu-e-s de garder durant plusieurs décennies leur poste il est possible pour les citoyens de redevenir acteurs de la vie politique.

Pascal BUCHET, 27 octobre 2014 à 19h13

Il faut rassembler la gauche et les écologistes pour une candidature unique en 2017 dès le 1er tour des présidentielles Le principal enjeu démocratique nous concerne. On peut penser à une 6ème République ou améliorer fortement nos institutions. Mais l'urgence, confrontée à la réalité politique du pays et aux règles institutionnelles actuelles, est toute autre. Si la gauche et les écologistes partent désunis et séparés au 1er tour de la présidentielle de 2017, chacun sait aujourd'hui que la gauche ne sera pas au second tour et que nous n'aurons que le "choix" entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ! Comme des millions de Françaises et de Français, je ne veux pas de ce "choix" pour nos valeurs, nos convictions, pour la justice sociale, pour la République, pour l'avenir de nos enfants. C'est notre urgence démocratique et nous devons y répondre dès maintenant en recréant les conditions de ce rassemblement sans quoi il sera bientôt trop tard. Au-delà de nos débats qui nous divisent aujourd'hui, c'est cet appel à cette urgence démocratique que nous devons promouvoir partout. On peut regretter ce mode de scrutin présidentiel qui élimine du second tour celle ou celui qui ne figure pas dans les deux premiers au 1er tour. Nous savons tous que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy seront ceux-là si la gauche et les écologistes partent séparés. Nous savons que le mode de scrutin ne changera pas d'ici 2017. C'est maintenant que cela se décide et il faut que les citoyens; les sympathisants et les militants de gauche et écologistes expriment cette nécessité démocratique aux leaders politiques des partis de gauche et écologistes. Contrairement à 2002, nous savons que sans ce sursaut citoyen et une vraie prise de conscience de nos leaders de ce danger et de cette urgence démocratique, nous n'aurons pas de candidat-e au second tour de la présidentielle. On ne pourra pas dire que nous ne savions pas. Il n'est pas trop tard pour réussir cette exigence démocratique. A chacun de prendre ses responsabilités, Pascal Buchet Membre du Conseil national du Parti Socialiste

Alain LE GARREC, 27 octobre 2014 à 18h54

Donner la possibilité aux citoyens de choisir la destination de 1% des impôts sur le revenu qu'il paie. Ce montant pourra être donné, à des projets locaux, régionaux, nationaux suivant une méthode qu'il conviendra de définir. le contributeur sera alors actionnaire de l'entreprise, si c'est le cas qui aura reçu cette somme. Le citoyen qui ne paie pas d’impôt car ses revenus sont trop faibles peut aussi participer à cette contribution suivant des modalités à mettre en place. L'idée est simple, que le citoyen même de façon modeste, s'il le souhaite, participe et surtout peut avoir un droit de contrôle si ce système fonctionne.

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 12h02

L'obligation pour les candidats à fournir un nombre de bulletins de vote en braille en corrélation avec le nombre de votants aveugles. La mise en conformité des bâtiments de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement Français et Européen pour l'accueil des personnes handicapées (non seulement pour le public, mais aussi les parlementaires et fonctionnaires handicapés). Le droit de vote doit devenir un devoir, toute personne ne s'acquittant pas de cette obligation citoyenne sans une raison valable encourra une sanction de type contraventionnelle dûment établie par la Loi. Établir un quota de personnes handicapées sur les listes électorales en position éligible pour les élections départementales, régionales, législatives, sénatoriales..., sous peine d'amendes substantielles (comme pour le quota des femmes). Banaliser et sécuriser le vote électronique et par Internet.

La Loi sur l’Egalité réelle entre les Femmes et les Hommes est entrée en vigueur depuis le 4 août 2014 et compose désormais le socle de l’égalité des droits dans notre pays. Il s’agit d’une Loi transversale qui a vocation à rendre effective l’Egalité entre Femmes et Hommes dans de nombreux domaines et à lutter contre toutes les formes de violences sexistes. Cependant, la célèbre citation de Jeanne Deroin dans L'Opinion des femmes en 1849 est toujours d’actualité: "Une assemblée législative entièrement composée d'hommes est aussi incompétente pour faire les lois qui régissent une société composée d'hommes et de femmes que le serait une assemblée entièrement composée de privilégiés pour discuter des intérêts des travailleurs". Or, c’est bien la décision politique à l’intérieur des instances du Parti qui détermine l’action politique puis la représentation nationale, il est ainsi proposé : - A l’intérieur des instances, le Premier Secrétaire National s’assurera d’une stricte parité devant être inscrite dans les statuts : CN, BN, Secrétariat National, instances de régulation, commissions nationales avec des présidences paritaires ; - Le Secrétariat National aux élections doit être composé d’un binôme paritaire qui s’assurera de manière globale sur le territoire nationale de la représentation des femmes aux présidences et vice-présidences de groupes et d’assemblées ; - La Secrétaire Nationale à l’Egalité et aux Droits des Femmes doit être consultée dans le cadre de toutes les décisions politiques ayant un impact sur les candidatures avec un véritable pouvoir de véto pouvant amener à une rediscussion en bn des décisions litigieuses ; - Les candidatures ne seront plus validées globalement mais en fonction des territoires gagnables : (en 2012, 40% des hommes se présentaient sur des circonscriptions gagnables, tandis que 25,9% des femmes seulement étaient dans ce cas quand 29 % des hommes se présentaient sur des circonscriptions non gagnables, pour 43% des femmes) ; - L’émergence des femmes doit être une priorité et faire l’objet d’un plan triennal en utilisant les outils de formation, d’éducation populaire et la rédaction d’un rapport public à l’issue ; - Les discussions avec les partenaires, auxquelles la SN Droits des femmes sera systématiquement associée (avec avis consultatif obligatoire), ne sauraient se faire sur des territoires réservées à des femmes socialistes et il sera impossible de parachuter un homme sur un territoire réservé à une femme ; - Au niveau des fédérations socialistes, un bilan sur la situation et la représentation des femmes socialistes sera dressé à l’issue de chaque élection.

6ème Circonscription Pas-de-Calais - (Sections de Ardres, Desvres, Eperlecques, Marquise, Réty, Rinxent), 27 octobre 2014 à 11h40

Etre Socialiste au 21ème siècle, c’est quoi ? Etre socialiste, c’est posséder toutes les qualités requises pour faire vivre les valeurs de la République. Il fait preuve d’honnêteté, d’humilité, de transparence, de respect, de solidarité et de gentillesse. Etre socialiste, c’est être Républicain. Il défend son tryptique fondateur : Liberté, Egalité, Fraternité. Il porte les valeurs d’humanisme, de laïcité, de partage, de tolérance, de parité. Il défend les principes démocratiques et agit pour une justice sociale. Etre socialiste au 21ème siècle, c’est aussi être un patriote, fer de lance d’une France qui rayonne dans le monde. Etre socialiste, c’est être sensible au monde qui nous entoure. Il s’inscrit dans une démarche de construction européenne. Optimiste et confiant, il rassure et motive. Lucide, ouvert et visionnaire, il est à l’écoute de la France d’aujourd’hui pour construire la France de Demain. Etre socialiste, c’est être un militant avec d’autres militants. Militer pour le Parti Socialiste, c’est défendre les valeurs de la Gauche en agissant collectivement dans une démarche disciplinée et loyale. C’est aussi être combattif. Combattif pour lutter contre la montée de l’extrémisme. Combattif pour défendre les valeurs de la République.

Klaeyle Josiane, 27 octobre 2014 à 11h22

Face à la crise de confiance des citoyens dans la capacité de notre système de représentation, nous estimons nécessaire d’insuffler un nouveau souffle pour notre démocratie. Pour cela, il n'est pas nécessaire de chercher très loin les propositions que nous devons porter pour redéfinir notre identité socialiste. Notre parti, depuis 2008, sous l'impulsion notamment de sa 1ère secrétaire, a produit de nombreuses contributions. Il convient aujourd'hui de les rappeler, de les appliquer et de les porter politiquement. Ainsi, comme nous l'indiquions dans le texte de la convention nationale rénovation adopté en juillet 2010, nous réaffirmons la nécessité de mettre en place dans la loi et dans nos pratiques lors des prochains renouvellements le non cumul des mandats dans le temps (à 3 mandats successifs pour un exécutif local et pour un mandat parlementaire) et dans l'espace (interdiction du cumul d'un mandat de parlementaire avec un exécutif local). De plus, la fonction de membre du gouvernement doit désormais être incompatible avec une fonction exécutive locale dans une collectivité territoriale ou un EPCI. Ce sont des conditions nécessaires pour permettre le renouvellement des élus et des idées. Concernant la démocratie interne de notre parti, le choix de son orientation politique et de ses dirigeants, nous réaffirmons, là encore sur la base des propositions adoptées lors de la convention nationale rénovation, la nécessité de tenir un Congrès au plus tard six mois après l'élection présidentielle et à mi-mandat du quinquennat. Pour approfondir la démocratie représentative, nous devons renforcer le rôle du parlement. Dans notre projet, adopté à l'unanimité en mai 2011, plusieurs propositions allaient dans ce sens : introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives, accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales, transformation du Conseil Constitutionnel en une véritable Cour Constitutionnelle indépendante, surpression de la dotation publique aux partis qui ne respecteront pas l'objectif de la parité, lutte contre les conflits d’intérêt... Le gouvernement ne peut plus invoquer une absence de majorité pour ne pas agir. Il lui appartient de donner l'impulsion nécessaire à la mise en place effective de ces propositions. Si toutefois ce n'est pas possible, il leur incombe alors de nous en expliquer les causes. Nous faisons également le constat que nos institutions sont aujourd'hui dépassées et qu'une réflexion sur une 6ème république doit s'engager, en lien avec les adhérents. Enfin, il appartient à notre parti de ne pas oublier, une fois les élections passées, les propositions votées, souvent à l'unanimité, en son sein.

Section de Genlis (21), 27 octobre 2014 à 11h06

Le Parti Socialiste est attaché aux valeurs démocratiques et il s'attache à les défendre, tant dans son organisation interne que dans l'exercice des responsabilités, au niveau local et national. La démocratie est indissociable de des valeurs de justice et de solidarité. Le socialisme s'attache à promouvoir le débat, sans aucune forme d'entrave et dans le respect de l'individu. Les sections sont des lieux de débats privilégiés, lesquelles remontent aux instances dirigeantes pour leur prise en compte. Ce débat doit aussi permettre d'apporter une réponse à nos concitoyens. Raison pour laquelle, le débat peut et doit ponctuellement s'ouvrir à tous, y compris aux personnes non-membres du parti. A l'image des primaires ouvertes de 2011, le parti socialiste doit savoir encourager des exercices de démocratie à grande échelle et permettre l'expression du peuple. La ligne politique du parti ne peut toutefois pas se décider sans la consultation des militants. C'est avec le même esprit que les sections doivent voir leur rôle renforcé et leur pouvoir de décision sur les enjeux locaux renforcés. Le débat doit être large au sein du parti, mais il doit aussi savoir se clore grâce à une position majoritaire qui devra être défendue par tous les socialistes, tant à l'intérieur du parti qu'à l'extérieur, et plus particulièrement dans les médias. Le non-respect de l'expression démocratique des socialistes doit conduire à des sanctions internes effectives. Cette solidarité dans la défense des positions validées par la majorité est nécessaire pour la cohérence du parti. L'exercice de la démocratie interne doit se traduire par l'exigence d'une solidarité exemplaire. La démocratie ne doit pas être dévoyée et invoquée à tort au sein du Parti Socialiste. Nul n'est propriétaire de la voix des militants. La démocratie doit garantir et respecter l'expression des différences d'opinion mais elle doit aussi traduire l'expression de la majorité. Le socialisme défend l'unité de l’expression démocratique. Aux querelles d'ego, le parti socialiste doit défendre la discipline républicaine et parler d’une seule voix.

LEWIS, 26 octobre 2014 à 19h45

La zizanie conduite par les frondeurs et ceux qui les rejoingnent vont finir par montrer que la gauche est incapable de gouverner la France et il y en aura pour 20 ans ... Je m'interroge sur les critères de désignation des candidats du PS. Quelle est l'expérience professionnelle des candidats à l'élection ? Combien ont géré un service, une équipe, une collectivité, un budget ? voire une entreprise ??? ou exercé un mandat professionnel, associatif ? Combien sont issus, tout simplement, de l'appareil du parti ou d'une institution politique ? Il y en a de plus en plus... La logique d'appareil l'emporte plus souvent sur une logique de représentation des citoyens. Ex. Aux européennes le 2ème candidat dans l'Ouest a été un parachuté du parti venant de Paris ...Ce n'est pas mobilisateur ... Le débat vire souvent dans le dogmatisme, les postures, les luttes d'appareil...au détriment d'un processus de décision constructif. On en arrive au constat que les partis de gouvernement passent leur temps à s'opposer; l'intérêt général ne leur semble pas prioritaire.

Nadine BOSC, 26 octobre 2014 à 17h30

Ce que nous pouvons faire : • Affichage obligatoire des réunions publiques sur les sites des collectivités et non plus comme aujourd’hui sur des panneaux municipaux que personne ne consulte • Affichage clair, sur un document unique et non en allant chercher dans les comptes rendus des subventions accordées et des marchés publics .La même règle pourrait être posée pour les administrations. • Respect des engagements pris • Respect des élus : il est inconcevable que des députés soient exclus de commissions parlementaires sous prétexte d’un non vote de confiance. Autant les élus et les militants nous devons être solidaire du gouvernement sur les 60 propositions du candidat Hollande, autant nous sommes libres sur toute nouvelle proposition d’autant plus si elle est en opposition avec nos fondamentaux comme la solidarité, la justice sociale. Si non ,nous sommes des godillots, sans réflexion personnelle et c’est justement le reproche que nous avons fait à la précédente majorité .Il doit y avoir débat, recherche d’un consensus mais si le désaccord persiste, il faut l’assumer. • Respect des militants, de leur vote, des statuts (élections européennes, vote sur le premier secrétaire).Comment avoir la confiance des français si on perd celle des militants. • On ne doit pas vivre de la politique mais elle doit être accessible à tous : les indemnités des élus permettent à tous de se consacrer à son mandat .Les indemnités pourraient être divisés par deux si l’élu est retraité (comme le congé parental). • Faire de l’histoire des institutions et le rôle des élus une matière en 3 IIème , en terminale ( obligatoire à l’examen ) et dans les filières professionnelles .Quel que soit le niveau , les jeunes sont concernés par le rôle des collectivités . On pourrait aussi intégrer le rôle des syndicats de salariés comme de patrons

Nadine BOSC, 26 octobre 2014 à 17h29

Evitons de nouvelles idées qui resteront comme les précédentes lettre morte. Ce que nous avons déjà validé dans les précédentes conventions ou congrès et que nous devons mettre en œuvre • Améliorer la représentation pour reconquérir l’électorat ; soyons vigilant dans les élections municipales, cantonales, régionales à intégrer tout ce qui fait la diversité de la société ; Pourquoi ne pas imposer le renouvellement de 50 % des listes à chaque élection .Double avantage, on joue sur la règle du cumul des mandats dans le temps et en nombre et on intègre des nouveaux. • Non cumul des mandats en nombre et dans le temps, ajouter un seul exécutif. • Refuser l’investiture du PS à toute personne condamné pour enrichissement personnel , délit d’initié et fraude .

Janine Putignier, 26 octobre 2014 à 15h38

STATUT DE L'ELU ET NON CUMUL DES MANDATS l'exigence d'une Démocratie moderne nécessite l'application du statut de l'élu pour donner accès aux responsabilités politiques à un plus grand nombre de citoyens grâce à un droit d'absence, à la suspension du contrat de travail et à une formation d'élus. Ce statut n'est pas de mise aujourd'hui dans notre pays et il fait l'objet d'une demande de plus en plus forte de la part de nos concitoyens. Il trouvent injuste que les professions enseignantes et intellectuelles aient facilement accès aux carrières politiques sachant quen fin de mandat ces élus garderont la possibilité de retrouver leur poste au détriment des salariés et des ouvriers qui eux, n'ont pas la sécurité de retrouver leur place dans leur entreprise en fin de mission. En effet cette garantie de l'emploi, si elle est accordée à toutes les professions, facilitera l'exercice des mandats locaux pour les salariés du privé et permettra le renouvellement des personnels politiques. C'est un besoin démocratique qui doit répondre au respect de la parité et de l'égalité Homme-Femme, de la diversité des origines et des classes sociales. Une rétribution de mission suivant une grille nationale devra êre appliquée à tous les élus dans les villes, les communes et les intercommunalités par souci d'équité et pour favoriser la transparence des comptes publics. Pour mettre en place cette organisation que les citoyens souhaitent car ils veulent avoir des politiques compétents, honnêtes et disponiles à temps plein, il faut veiller d'abord au non cumul des mandats. Le principe est un manda électif renouvelable une fois. C'est à ce prix que les états-majors politiques auront le souci de préparer la relève des dirigeants politiques locaux et nationaux. Le Parti Socialiste doit vivre et perdurer dans le temps bien au-delà des échéances électorales proches. Il doit renouveler ses effectifs pour préparer l'avenir du parti qui s'inscrit dans l'histoire du Socialisme Mondial. Il a la responsabilité de transmettre ses valeurs d'Egalité, de Liberté et de Fraternité par ses enseignements et en donnant l'exemple du partage du pouvoir politique.

Section Chelles, 26 octobre 2014 à 12h33

Statut des élus, un outil au service de l’implication citoyenne

Section Chelles, 26 octobre 2014 à 12h32

Associer les citoyens en dehors des périodes électorales : un moteur du retour aux isoloirs.

Kamel Abbas, 25 octobre 2014 à 21h15

Voici quatre propositions concrètes pour les EGs : Proposition 1 : Changer le nom du parti pour refléter les nouvelles réalités politiques de gauche. Proposition 2 : Obliger par des moyens légaux les élus nationaux à informer régulièrement leurs administrés des initiatives en cours ou en projet. Nous proposons d’instaurer une obligation des élus nationaux à informer régulièrement leurs administrés sur les initiatives et les réalisations sur lesquelles ils œuvrent. Cela permettrait à chacun de comprendre quel est l’implication de son représentant. En rendant l’agenda public, la politique deviendrait un peu plus l’affaire de tous. Cette information pourrait se faire par l’intermédiaire d’un site internet personnel, l’envoi d’une lettre d’information mais aussi et surtout par la mise en place de rencontres d’élus qui amèneront un contact plus direct entre l’élu et ses administrés. Il est important de rencontrer nos élus socialistes aussi en dehors des périodes électorales. Ceci peut être appliqué à tout parlementaire sans distinction de bord politique. Ce changement ne peut être durable que par des dispositifs légaux. Proposition 3 : Dans le même ordre d’idée que la proposition 2, obliger le président de la république à faire des plénières régulières dans les deux chambres (Parlement et Sénat) pour lui permettre d’être près du pouvoir législatif lui évitant ainsi l’isolement. Ceci pourrait prendre la forme de ‘’Questions au Président’’ par analogie avec la formule existante de ‘’Questions au Gouvernement’’. Faut-il changer de République (la Constitution) pour cela ? Pour le cas de François Hollande, beaucoup pensent que son programme n'a été que partiellement mis en œuvre par le gouvernement d'où un très grand malaise dans l'aile gauche du PS et ailleurs avec les conséquences que nous connaissons. Ceci aurait été évité s'il y a eu des dialogues constructifs entre l'exécutif et le parti (bien que Hollande soit Président de tous les Français). Nous proposons qu'il y ait plus de confrontation, de dialogue et bien sûr de transparence. Proposition 4 : De nos jours, les victoires aux élections présidentielles se jouent sur moins de 5% de l’électorat. Par conséquent, la France se retrouve souvent divisée en deux (les vainqueurs et les perdus) qui ne va pas sans gêner l’action du nouveau pouvoir fraichement élu. Un remède à ce handicap serait d’inviter les autres forces politiques à participer au nouveau gouvernement. On parlerait peut être d’une dose de ‘’proportionnelle’’ mais dans l’exécutif comme il se fait (ou se fera) dans le législatif. C’est une idée d’ouverture aux personnalités reconnues pertinentes du camp adverse.

Catherine Souchal, 25 octobre 2014 à 18h09

Fonctionnement du parti : Nous devons retrouver une communication efficace entre le parti et sa base : les militants. Le parti doit aider les militants à se former pour combattre efficacement les idées extrémistes et les préjugés (étrangers, égalité des droits, genre…) mais aussi pour utiliser les nouveaux médias. Nous souhaitons qu’une réflexion approfondie soit menée sur l’abstention qui se développe et que des arguments soient fournis aux militants pour les aider à la combattre.

MARAUD, 25 octobre 2014 à 17h31

Pour éviter que la représentation politique ne devienne une véritable profession durable: interdire aux énarques, formés pour diriger l'ADMINISTRATION, de briguer un mandat électif. Pour limiter les tentations de corruption, exiger que les les candidats à tous les mandats politiques importants présentent un "ticket"de deux personnes et que le candidat et son "vice" candidat permutent à mi-mandat. Interdire le cumul des mandats, au moins pour les députés. Limiter leur mandat à deux législatures. Rendre le vote obligatoire. Instaurer des votations sur le mode suisse. Instaurer une proportion élevée de proportionnelle à l'Assemblée nationale qui élit le Président de la République. Supprimer tous les fonds plus ou moins secrets dont disposent les élus. Ne plus taxer les successions mais ne faire bénéficier les héritiers que de l'usufruit des biens hérités, la nue propriété revenant à l'Etat. Permettre aux chômeurs de venir aider gratuitement les salariés souvent débordés de travail. Accorder au premier enfant les aides fiscales dont bénéficie actuellement le troisième, et inversement. Fusionner CSG et IRPP. Plafonner le montant des allocations de chômage à deux fois le SMIC. Créer un niveau supérieur de TVA appliqué aux voitures de plus de 20 000 €, aux bijoux de plus de 500 €, et oeuvres d'art de plus de 5 000 €. Partout où c'est possible, instaurer la semaine de quatre jours avec inclusion du dimanche dans les trois jours libres.

henriette langagne, 25 octobre 2014 à 10h09

Il est urgent d'arrêter de penser que les hommes politiques ont un parcours avec des étapes à franchir... ce qui équivaut à l'envisager comme une Carrière ! Arrêtons de croire que la base, le terrain, le monde du travail ne peut pas nous fournir des élus qui sauront s’adapter à la vie politique ... au contraire ils pourront y apporter un regard neuf et secouer les techniciens dans les services ! Les élus qui sortent uniquement des cercles fortement politisés, même s’ils sont jeunes, sont entrés “dans le moule” et ont perdu cette possibilité de créativité dont on manque cruellement. Mais il faudrait préciser quels sont les mandats qui nécessitent un travail à plein temps, donc qui ne peuvent absolument pas être cumulé avec d’autres.

DANIEL STEIGELMANN, 24 octobre 2014 à 22h21

Si les partis politiques traditionnels sont discrédités, ils restent la base de notre démocratie et si nous sommes d’accord avec ce constat, alors nous devons tout mettre en œuvre pour les réhabiliter. Ceci a pour conséquence directe de revoir complètement le fonctionnement et la pratique du Parti socialiste. La réforme ne concerne pas que les autres, elle ne concerne pas que l’Etat. Elle nous concerne, nous Parti socialiste, directement avec un axe fort, celui de mettre en cohérence la réalité et la pratique avec nos discours, notre projet. Cette absence de cohérence est certainement une des causes de l’éloignement des citoyens de notre Parti et de nos électeurs lors des consultations électorales. La section doit redevenir ce que proclame nos statuts à savoir « la cellule de base du parti » en revoyant certainement tout le vocabulaire employé (section, militant….) et la conception que les mots utilisés actuellement induisent. La section n’est plus aujourd’hui, avec une dérive très importante ces dernières années, la base du parti où il n’est fait appel aux militants qu’au moment des campagnes électorales pour servir de bras et quelques ambitions. Il n’est même plus pris le temps de les former dans quelques domaines que ce soit : politique, communication, économique… Cette formation qui ne peut se limiter à de la théorie, des argumentaires qui viennent remplir nos boites de messages. Tout doit être mis en œuvre pour que les adhérents participent aux débats et à la confrontation et que ces débats ne soient pas mobilisés par quelques uns. Cette formation doit permettre de faire naître de nouveaux talents et faciliter la mise en œuvre du non cumul des mandats. Le Parti socialiste, pour être crédible quand il propose des réformes, doit d’abord les mettre en place au sein de sa propre organisation. On parle du cumul des mandats des élus, il faut le faire et nous n’allons pas assez vite mais parlons-en au sein de notre parti ou les élus arrivent à cumuler encore des responsabilités au sein de notre Parti en plus de leurs mandats locaux ou nationaux. Pour réaliser cette réforme et ces changements au sein du Parti qui nous rendront plus crédibles auprès de nos citoyens et pourra de nouveau nous rapprocher d’eux, il faut que nous nous fixions des objectifs concrets et chiffrés. Pour cela, il faut commencer par un état des lieux : chiffres de la parité, composition sociologique, cumul au sein de nos instances. La lutte contre le blocage de la société et la reproduction des élites commence déjà par nous. Jean Cambre, Gérard Meydiot, Daniel Steigelmann

Daniel SERUS Section PS17, 24 octobre 2014 à 19h12

Faire vivre la démocratie dans et par le parti socialiste Pour être légitime, le parti socialiste doit être exemplaire. Son fonctionnement doit ainsi respecter pleinement les principes démocratiques. C’est également une condition pour que, par le biais de ses militants, le PS soit un parti à l’écoute de la société et en phase avec elle. Cette exigence de faire vivre la démocratie au sein du parti implique en tout premier lieu une bonne information des militants, souvent informés des prises de position du parti par la presse, et une grande transparence, par exemple sur les échéances à venir. Elle nécessite également, en sens inverse, une écoute des militants du parti par ses dirigeants, et une prise en compte de leurs demandes. A titre d’exemple, le mode de désignation du premier secrétaire, qui avait attiré des critiques quasi unanimes en 2012, doit être revu avant le prochain congrès. Enfin, le parti socialiste doit être un acteur de la démocratie, de manière plus large, sur la scène politique française. Il joue ce rôle lorsqu’il organise des primaires pour l’élection présidentielle – qui doivent être reconduites en toute hypothèse, y compris en cas de président sortant socialiste. Il doit également jouer ce rôle en créant une réelle égalité des chances et en favorisant une pluralité des profils accédant aux responsabilités au sein du parti et aux investitures pour les élections.

Daniel SERUS Section PS17, 24 octobre 2014 à 19h10

Pour une implication renouvelée du citoyen dans la chose publique Si nous croyons dans la démocratie représentative, il nous paraît aujourd’hui que des mesures en faveur d’une participation plus directe des citoyens à la gestion de la chose publique est indispensable. Cette « démocratie remontante » aurait pour objet de lutter contre un double sentiment, qui, s’il ne s’appuie pas nécessairement sur des faits tangibles, n’en demeure pas moins réel : des dirigeants politiques coupés de la réalité des « vrais gens », et des « vrais gens » incapables de « peser » dans le jeu politique. Afin de pallier l’impression que le politique ne s’intéresse au citoyen qu’au moment des élections et renforcer l’implication du citoyen à la vie politique « de tout les jours », plusieurs pistes nous paraissent devoir être explorées, par exemple réhabiliter le tirage au sort au sein d’assemblées consultatives (le tirage au sort permettant une représentation diversifiée, et certaines expériences ayant montré qu’il induit une réelle implication des personnes retenues), instaurer des instances de large concertation avant les élections (« états généraux ») permettant de faire remonter des attentes, etc. Cette « démocratie remontante » passe également par une « société civile » et des partenaires sociaux représentatifs, actifs et écoutés. En effet, la désyndicalisation frappe fortement notre pays, au risque de tarir le dialogue social. Des mesures peuvent être envisagées pour renforcer la représentativité des syndicats : participation obligatoire aux élections professionnelles, « chèque syndical » pour payer une cotisation subventionné par l’employeur, etc. Par ailleurs, une piste de réforme plus radicale consisterait à regrouper les partenaires sociaux dans une chambre sociale. Ce conseil pourrait faire fonction de Chambre haute représentant les différents acteurs de la société avec un rôle d’évaluation des politiques et de proposition.

Pour lutter contre la crise de la représentation Qu’il prenne la forme de questions sur les institutions de la Vème République ou de la nécessité de fonder la VIème, le sujet de la réforme des institutions fait débat au sein du parti, sans qu’il ne parvienne à être tranché y compris sur l’alternative centrale d’un renforcement de la « présidentialisation » du régime ou d’un renouveau du parlementarisme. En tout état de cause, quelle que soit l’option retenue et les éventuelles réformes institutionnelles mises en œuvre, il nous paraît que le nœud de la crise actuelle de la démocratie représentative ne se situe pas dans ce débat. Le sentiment des Français de ne pas être représentés par leurs élus ne sera ainsi pas soluble dans une réforme des institutions, dans un sens ou dans l’autre. A l’inverse, plusieurs mesures nous paraissent indispensables, quel que soit le cadre institutionnel, pour lutter contre la crise de la représentation : Introduire une part substantielle de scrutin proportionnel dans l’élection des députés. En effet, si le scrutin majoritaire présente l’avantage de permette de former des majorités, il a désormais pour conséquence qu’une majorité des électeurs ne retrouvent pas leur orientation politique au sein de la représentation nationale – ce qui nourrit le sentiment de ne pas être représenté et un rejet du jeu politique. Compléter la loi instaurant le non-cumul des mandats parlementaires avec un mandat exécutif local par un principe de non-cumul dans le temps des mandats (par exemple, interdiction de deux mandats consécutifs), afin d’éviter le sentiment d’élus trop longtemps éloignés des réalités professionnelles et autres. Cette mesure doit être accompagnée d’un statut de l’élu, afin qu’elle ne conduise pas certains profils, notamment issus du secteur privé, à s’interdire l’accès aux responsabilités électives. Conforter les efforts en faveur de la transparence, y compris transparence du financement de la vie publique. En effet, si elles peuvent avoir des effets adverses à court terme, ces mesures contribuent sur le long terme à redonner confiance dans le personnel politique – et sont en tout état de cause la prise en compte indispensable de changements sociétaux. Modifier les conditions de désignation des représentants de la Chambre haute – le mode d’élection, indirecte, ne semblant pas ou plus répondre aux exigences de représentation des Français. Ouvrir le droit de vote aux élections locales aux étrangers. Cette mesure, si elle est aujourd’hui difficile à faire adopter, est indispensable pour favoriser le vivre-ensemble et l’intégration.

Bachdan, 24 octobre 2014 à 17h40

Donnez l'exemple: Les 20 dernières années pour tous pour le calcul de la retraite Pas de passage de grade dans la fonction publique la dernière année Pas de généraux ou Préfets injustifiés

Tourcoing Section, 24 octobre 2014 à 17h20

Lors de l’Assemblée générale du 17 octobre 2014, les militants socialistes de Tourcoing ont souhaité unanimement saisir l’occasion offerte par les Etats généraux du Parti socialiste pour réaffirmer leurs valeurs et leur identité. Dans un monde en mouvement, créant inégalités et isolement, les fondements du socialisme sont plus que jamais d’actualité. Nos valeurs sont celles de l’égalité, de la liberté, de la solidarité, de la laïcité, de la justice et de la paix qui sont le fondement du socialisme démocratique. Nous en sommes fiers et nous souhaitons les afficher aujourd’hui encore plus qu’hier. Nous connaissons la situation économique catastrophique que vit notre pays, nous la constatons chaque jour, dans notre ville. Nous sommes attentifs aux actions menées par le gouvernement de Manuel Valls. Et nous souhaitons qu’il parvienne à enrayer cette crise économique et sociale dans les meilleurs délais. Nous avons conscience de l’étroitesse des marges de manœuvres dont dispose le gouvernement, mais il est difficile de nous reconnaitre dans la ligne incertaine mise en œuvre actuellement au niveau national. Ces marges devraient, pour nous, être consacrées aux principales propositions définies et votées en 2012, dans le projet présidentiel qui nous engagent auprès des Français. En réponse à l’initiative de notre 1er secrétaire national, nous souhaitons rappeler que les questions qu’il nous pose ont déjà trouvé leurs réponses en 2012, lors de l’élaboration de ce projet présidentiel. Si une ligne politique nouvelle devait être définie à l’issue de ces Etats généraux, nous demandons qu’elle puisse faire l’objet de débats lors d’un congrès, conformément aux règles du Parti. Pour nous militants de Tourcoing, le Parti socialiste doit analyser les raisons de son discrédit et repenser profondément son organisation pour reprendre toute sa place comme force de proposition dans la politique nationale.

Section de St Florent des bois PS Vendée, 24 octobre 2014 à 16h15

Problème de la durée des mandats et du nombre de mandats. Le statut de l’élu doit être clarifié. Le politique a-t-il encore les moyens d’agir sur le réel ? Comment s’affranchir du temps médias pour se concentrer sur le temps de l’action politiques (bien plus long) ?

ANNE CRUZ, 24 octobre 2014 à 14h25

je souhaite un renouvellement de nos représentants politiques par l'application stricte du non cumul des mandats. Nous l'avions voté en section mais même au sein de notre parti les adhérents ne semblent ne valoir que pour leur cotisation chaque année. Ne pas hésiter à mettre des femmes en tête de liste et non en seule suppléance.

laurence thevenon, 24 octobre 2014 à 13h20

Il y a urgence. Les cadres du parti doivent sanctionner les élus qui ne font pas leur devoir de citoyen. Si les politiques ne respectent pas les lois, les citoyens n’auront pas de respect pour les politiques ni pour la politique. J’ATTENDS DE MON PARTI QU’IL MONTRE L’EXEMPLE.

Patrick BELLON, 24 octobre 2014 à 12h38

Etre socialiste, c'est ne pas entériner systématiquement les évolutions de la société, surtout quand celle-ci est livrée au simple jeu du marché et aux inégalités qu'il génère. Pour l'énoncer positivement, c'est vouloir inlassablement réformer la société, pour la rendre plus juste et équitable. Vouloir réformer, c'est l'objet même d'un engagement politique volontariste. Il ne s'accomode ni des déterminismes, ni de résignations, ni de simples démarches gestionnaires. Vouloir réformer, c'est être capable d'écouter les opinions diverses et d'assumer que le rôle du politique est de choisir parmi les possibilités offertes. Il s'agit donc de multiplier les dialogues, sans exclusive mais aussi de faire des choix, réfléchis, assumés et expliqués. Vouloir réformer, ce n'est pas la technique du coup du menton, la mâchoire carrée et le renvoi des opinions contraires a de simples élucubrations, rengaines du passé ou autres "trahisons". La réforme, ça se prépare. Notre parti a insuffisamment fait ce travail intellectuel de préparation des réformes lorsque nous étions dans l'opposition. Nous nous sommes trop souvent contentés de surfer sur le rejet de Nicoles Sarkozy. Devoir faire ce travail intellectuel de préparation de la réforme en même temps que de de devoir gouverner le pays, c'est de toute évidence une mission de trop. L'un aurait dû précéder l'autre. Aujourd'hui, cette concommitance des tâches met en péril la réussite de mandat confié en 2012 à François Hollande. Elle nuit aussi au bon fonctionnement du parti car elle oblige à acter, quelques fois dans l'urgence, de grandes orientations politiques insuffisamment débattues entre nous. Si, en 2017, nous devions nous retrouver à nouveau dans l'opposition, c'est sans conteste une des leçons qu'il nous faudra retenir.

SECTION DE SAINT-MANDE SECTION DE SAINT-MANDE, 24 octobre 2014 à 8h39

Un titre barre toute la couverture du numéro d’octobre 2014 de l’« L’Expansion » : « GAUCHE-DROITE : est-ce vraiment la même politique économique ? ». Dépositaire des espérances de la gauche en 2012, François Hollande a tellement déconcerté les électeurs qui l’avaient porté au pouvoir que nombre d’entre eux se sont retirés dans l’abstention et que quelques-uns se sont même réfugiés dans le confort manichéen sinon du vote, du moins des thèses du Front national. La Gauche, aujourd’hui à nouveau désunie, est dans une situation inquiétante. A la réunion de section du 7 octobre, un camarade a fait remarquer que nous nous orientions vers une politique ressemblant à celle de Gerhard Schröder en Allemagne. On sait ce qui en a résulté : depuis 2005, la Chancelière Angela Merkel est au pouvoir. Des camarades nous quittent, d’autres se mettent en retrait. Si l’on veut respecter la tradition de liberté démocratique associée à l’image que les électeurs ont du PS, il est souhaitable de débattre de l’orientation d’ensemble de notre politique et, comme l’a réclamé d’entrée un autre camarade le 7 octobre, d’organiser un congrès à mi-mandat, comme le prévoient d’ailleurs explicitement nos statuts. A mi-mandat, c’est-à-dire dans les tous prochains mois. A défaut d’être autorisés à donner leur point de vue à l’intérieur du parti, de nombreux autres camarades déçus risquent de nous quitter. Or il n’y a aucune solution à gauche en France sans l’engagement décisif du PS. C’est dans le PS et non hors du PS ou contre le PS que les militants socialistes doivent pouvoir débattre. Pour ce faire, n’attendons pas que le PS et toute la gauche soient totalement dévitalisés. Avec l’organisation rapide d’un congrès, il en va de l’avenir même d’une politique de gauche dans notre pays.

MARTINE LOISEAU, 24 octobre 2014 à 3h05

la société est bloquée nous voyons à peu près les memes à l AN et au SENAT pas de proportionnelle le cumul des mandats fait n grand tort à notre représentation à nous citoyens, je ne réclame pas une constituante, une place juste qui représente la france et les francais, nous sommes eduqués meme si nous n avons pas fait ena x science po and co;;;; nous avons une expérience de salarié et nous savons comment ça se passe dans les entreprises pour certains nous sommes syndiqués ou bénévoles dans des associations, le numérique est un bel outil qui doit etre legiférer entre des mains de gouvernants non scrupuleux et on le voit dans des pays non democratiques, la censureexiste, cet outil doit etre protégé par des lis ani censure quant au contenu, attention tout de meme à faire valoir les principes qui fondent le vivre ensemble de notre république liberte egalite fraternite laicite tout en etant tres vigilant a tout ce qui peut faire propagande et inciter a la haine comme prevu par la loi par ailleurs. des reunions ouvertes aux habitants pour des decisions de la vie de tius les jours l implantation d'une creche d'une ecole la vies nuisances aussi bref comme ca se passe dans beaucoup de grandes villes, etendu aux communes ou aux futurs com com afin d'associer le plus possible sur des projets qui font sens pour la vie au quotidien et qui seront portes aussi par les habitants, on peut meme imaginer des commissions de trvail, de reflexion SANS OUBLIER LES JEUNES SURTOUT!

Stéphane Meriau, 23 octobre 2014 à 23h22

La liberté d’expression par la démocratie est un combat de tous les jours et il faut sans cesse rechercher son amélioration pour lutter contre le sectarisme, le conservatisme et les intérêts personnels. Nous pouvons nous réjouir d’évolutions positives, comme le développement des consultations locales ou l’instauration de primaires pour désigner nos représentants, mais de nombreux freins subsistent pour que cette démocratie puisse pleinement exister et que le citoyen soit plus justement représenté. Nous, socialistes, devons nous saisir de ce combat pour restaurer le lien entre l’élu et le citoyen et réorganiser nos institutions pour les rendre plus efficaces, plus représentatives et moins coûteuses. Nous, socialistes, devons combattre le conservatisme de certains élus, bien souvent traduit par un cumul des mandats et un « carriérisme » de la politique. Nous proposons ainsi de supprimer la notion de membre « à vie » du Conseil Constitutionnel et de supprimer le Sénat et de le remplacer par une assemblée de citoyens tirés au sort, à l’instar des jurés populaires. Nous réaffirmons notre opposition au cumul des mandats sous toutes ses formes. Nous réaffirmons notre volonté d’instaurer le droit de vote pour les étrangers aux élections locales et d’introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives. Enfin, nous voulons qu’à l’échelle locale et en entreprise, le socialisme se traduise par la multiplication des référendums, pour remettre l’individu au cœur de la démocratie. Nous, socialistes, devons lutter contre les trop nombreuses strates décisionnelles et agences d’Etat en tous genres qui grèvent les finances publiques, superposent les compétences et réduisent la lisibilité du système aux yeux des citoyens et des entreprises. Face à ce constat, nous proposons de regrouper entièrement les communes en intercommunalités, afin de mutualiser pleinement les moyens et de remplacer l’échelon communal par des conseils locaux citoyens. Mais aussi, pour permettre une réelle redéfinition et clarification des compétences, nous souhaitons la fusion des conseils régionaux et conseils généraux en conseils territoriaux, ainsi qu’une réduction drastique du nombre d’agences et d’observatoires divers et variés. Nous, socialistes, devons nous mobiliser contre l’affaiblissement actuel des syndicats et des médias, ces contre-pouvoirs essentiels à la démocratie. Pour cela, nous devons agir et proposer pour les aider à se réinventer avec de nouvelles gouvernances innovantes centrées sur la pédagogie. C’est nous socialistes qui devons être porteurs de ces réformes, car nous croyons qu’être socialistes, c’est être profondément progressistes et attachés à la démocratie.

jean-jacques paulet, 23 octobre 2014 à 22h33

Notre parti ne fonctionne pas bien. Je viens de relire la déclaration de principes, et il y a un fossé entre les intentions et la réalité. Les militants ont peu le droit à la parole. Dans les sections et au plan de(s) la fédération(s) les voix qui comptent sont celles des élus, qui détiennent le pouvoir dont ils sont prisonniers. Nous avons besoin d'air. Les primaires citoyennes doivent devenir la règle pour désigner nos candidats. Nous devons être en phase avec la société qui commande et ne pas essayer de l'assujettir. Notre part est aujourd'hui dans un déni de réalité. Regardons la société telle qu'elle est et non comme on voudrait qu'elle soit. Notre premier ministre a totalement raison sur ces sujets. Ce n'est pas perdre ses convictions que de s'adapter.

Danielle LAURENT, 23 octobre 2014 à 12h11

Ce qui me frappe en lisant les contributions,c'est la constatation, presqu'unanime d'une coupure entre les citoyens et les politiques décideurs, la masse des français ayant le sentiment que tout se décide en dehors d'eux sans qu'ils aient de prise sur les décisions qui les concernent.On assiste à un double mouvement: - des citoyens impuissants se détournent de la vie publique (abstention) certains se réfugient dans une forme de passivité, non-adhésion. - une aspiration grandissante à une démocratie participative avec un foisonnement d'engagements concrets au niveau local.IL EST DONC URGENT que les politiques se mettent à l'écoute des citoyens, leur (re)donnent du pouvoir, favorisent leur engagement.Pour ce faire, je ne sais pas s'il faut rendre le vote obligatoire, comme le propose certains (il faudrait en discuter collectivement)mais je partage beaucoup d'autres propositions et en particulier la réforme du statut de l'élu.Je pense aussi que le PS et les collectivités locales dirigées par des élus socialistes doivent donner l'exemple: - expérimenter de nouvelles formes de participation citoyenne - soutenir, mettre en valeur tout ce qui se fait en matière de création de lien social, de mieux vivre ensemble, de création d'emplois. . - rendre compte de leur mandat.AU SUJET DU PS: vous avez proposé de rajouter des thèmes, je propose de rajouter "Le Parti Socialiste"- son fonctionnement - son rôle - quelle exemplarité.Je dis bravo aux sections qui ont réussi à élaborer une contribution collective. Nous n'avons même pas essayé chez nous.Je partage les engagements proposés par RennesSO Bréquigny. JE M'INTERROGE AUSSI SUR CES E.G.Je trouve cette initiative vraiment intéressante, quoique les thèmes soient peu"parlant", mais pourquoi l'avoir limitée aux militants ( cmt les sympathisants pourraient ils en être informés, sans info grd public et sans invitation locale) ? Le PS a-t-il vraiment besoin d'une nouvelle Charte ( qui risque de ne rester qu'une simple injonction) ? Cela aurait pu être une grande consultation de tous ceux qui se reconnaissent comme socialiste, à l'exemple des primaires, belle expérience de mobilisation et d'ouverture du parti. Au niveau local,je trouve que la préparation des élections,la résolution des conflits d'égos prennent trop souvent le pas sur la réflexion collective, le débat, le travail en commun autour de projets concrets.Je suis qd même séduite par la richesse de toutes ces propositions: il y a de quoi changer le monde si on veut bien accepter le débat( dans le respect des person-nes) et le travail collectif ! !

Bernard Lambert, 23 octobre 2014 à 11h52

En finir avec la cinquième République Fin d'un modèle éculé Le modèle de la Cinquième République est l'Etat unitaire. Il est constitué d'une seule organisation juridique et politique détenant l'ensemble des attributs de la souveraineté. Tous les pouvoirs constitutionnels sont regroupés entre les mains d'un niveau unique de gouvernement disposant du pouvoir normatif et auquel tous les citoyens sont soumis. Les échelons territoriaux locaux dépendent du contrôle de l'Etat. Ce sont essentiellement des unités administratives dotées ou non d'une autonomie faible. Une certaine forme de décentralisation est présente. Relais entre les citoyens et le pouvoir central, la majeure partie des moyens alloués à l'échelon local sont du bon vouloir de l'État Central. L'Etat garde le pouvoir juridique de révoquer les compétences qu'il a transférées. Il faut mettre un terme à cette organisation. Pour un Etat Fédéral en France L'Etat devient fédéral. Il effectue un transfert définitif de compétences, considéré comme un transfert de souveraineté. Dans le cadre de l'Europe divisées en régions, la France a construit un Etat fédéral sous forme d'Etat souverain dans lequel ses entités territoriales, les régions reconfigurées, sont dotés d'une autonomie forte avec une fiscalité en propre. La région a son propre gouvernement, un statut et des pouvoirs garantis par la Constitution Fédérale. Elle reconnait au gouvernement fédéral l'autorité supérieure et commune à toutes régions. Une nouvelle relation avec les citoyens L'importance de la crise économique, sociale, politique, écologique induit de changer de modèle et de passer à une sixième République en France. Cette évolution doit permettre d'induire une véritable démocratie à tous les niveaux de prise de décision. L'absence de pluralisme d'idées caractérise le traitement de l'information par les médias français constitue un rampart pour les forces conservatrices de notre pays. Réapproprions aux citoyens la liberté de pensée, d'être associés aux prises de décision, rompons avec le néo-libéralisme. le débat contradictoire. Mettons fin à la dictature des actionnaires, seuls décideurs de la vie de l'entreprise. Les salariés créent la richesse. Etendons les pouvoirs conférés aux Comités d'Entreprise qui doivent pouvoir utiliser un droit de véto sur les décisions stratégiques de l'entreprise ou des groupes. La chose économique n'est pas l'apange de certaines forces éclairées. L'ensemble de la population doit contribuer à l'évolution du modèle français. Il faut définir un processus spécifique qui permette le droit d'expression de toutes et tous.

tonton, 22 octobre 2014 à 23h54

Le PS a défilé très souvent pour la retraite à 60 ans. Quand appliquons nous cette mesure au Sénat, a l'Assemblée, dans les Conseils Régionaux, dans les Conseils Généraux, dans les grandes communes ? En tractant sur les marches nous entendons souvent : "vous nous faites voter toujours pour les mêmes vieux" . Quelles est la moyenne d'âge de nos élus(es)?Mesdames et Messieurs les élus(es) de longue date : le permis de pêche ne coûte que 42€ par an. Saisissez l'occasion.

pierre gil, 22 octobre 2014 à 23h39

Il y a quelques temps les militants PS ont voté en interne, et a plus de 70%, le "non cumul des mandats". Maintenant que nous sommes au pouvoir, quand l'appliquons nous ?

Seraphin, 22 octobre 2014 à 23h38

Au même titre que les banques d’affaire devraient être dissociées de la banque de détail, le corps politique devrait être dissocié de la sphère financière et médiatique. La trop grande proximité entre décideurs et bénéficiaires par le mécanisme de renvoi d’ascenseur exacerbe la défiance du peuple. La gestion opaque de nos institutions ne donne pas confiance. Elle introduit un doute pesant sur l’équité des décisions politiques. Les hommes politiques sont trop loin des français car ne vivant pas dans les mêmes réalités. Tant que les décideurs ne répondront pas aux « vrais » priorités des français la défiance s’amplifiera.

ERIC NEDELEC, 22 octobre 2014 à 19h14

La démocratie souffre du décalage qu’il y a entre les discours, les programmes électoraux, et la réalité telle qu’elle est vécue une fois l’élection passée. Si on responsabilise les citoyens en proposant une contribution en cas d’abstention il faut aussi responsabiliser les élus en imaginant aussi, (toujours dans le cadre de ce nouveau code de la citoyenneté qu’il faudra mettre en œuvre, voir ma contribution précédente) une autre contribution qui serait calculée sur la base de l’augmentation du taux d’abstention sur son territoire d’élection. L’augmentation du taux d’abstention étant alors considérée comme une conséquence au mieux d’une incompréhension, au pire du non-respect de la parole donnée. Les clés de calculs seraient différentes suivant le typed’élection. Ces sommes récoltées seraient aussi affectées à un fonds citoyenneté permettant de soutenir des projets favorisant la participation des habitants

Dominique Michenot, 22 octobre 2014 à 17h44

DEMOCRATIE ET PARTIS POLITIQUES Il y a une grosse perte de confiance dans les partis politiques, et le personnel politique d’une façon générale..Les journaux titrent sur la démocratie en crise.. Notre Parti socialiste n’est pas épargné, au contraire. : de plus en plus perçu comme un instrument pour prendre le pouvoir, rejet d’une « caste » de dirigeants qui n’ont jamais connu la vie réelle depuis qu’ils sont actifs (leur plan de carrière, c’est le parti) Comment rendre confiance ? Confiance dans les institutions : les adapter, moins de présidentiel, plus de débat parlementaire, ne plus être brider par une hyper présidentielle tous les 5 ans…peut être une démocratie à l’Allemande, avec un président plus honorifique, gardien de la constitution, et des pouvoirs accrus aux régions… Confiance dans les partis politiques et les responsables politique : être très strict sur la morale et l’ethique : on est la pour servir, pas pour se servir, nul ne doit se sentir au dessus des lois. Statut de l’élu, permettre à chacun de prendre des responsabilités, quelque soit son statut social . Limiter le nombre de mandats ( 2 maxi par ex) et appliquer le non cumul. Traiter les indemnités ( dont le niveau permet de vivre !) comme des salaires : avec cotisation retraite, sociale, droit au chomage et à la formation selon le droit général. Le système des écuries, où des jeunes entrent dans la vie politique sans s’être frottés aux réalités sociales et économiques contribue à exclure des responsabilités politiques nombres de militants syndicaux ou associatifs, et énormément de catégories socioprofessionnelles : combien d’agriculteurs, d’artisans, de salariés de production à l’Assemblée nationale, ou dans les exécutifs régionaux ? Ouvrir les débats politiques à la « société civile » - instructif, cette expression pour parler des gens non répertoriés dans le personnel politique : il y a les professionnels et les autres, comme les militaires et les civil - constituer sur des questions ponctuelles, par exemple en cours de travail parlementaire sur une loi , des groupes de travail associant politiques et acteurs de la vie sociale… Comme pour le dopage et les sportifs, sanctionner par une suspension sans indemnité ni droit au chomage tous les responsables politiques coupables de fraude fiscale, d’avantages personnels, de dissimulation de patrimoine ou autres irrégularités. ( « Moi ,Président, la république exemplaire ! »)

Georges Dumout, 22 octobre 2014 à 17h42

Pour des congrès d'idées Les congrès du PS servent à constituer des majorités pour le pouvoir au sein de PS, et en définitive à placer une personnalité en position favorable pour l'élection présidentielle. C'est donc un jeu de positionnement entre des personnalités en vue de l'échéance présidentielle. Il en résulte des alliances, non pas bâties sur des idées ni sur un projet , mais sur des stratégies au profit d'ambitions. Il en ressort un « marchandage » sur des propositions qui vont permettre à chacun de se positionner sur l'échelle « gauche/droite », sans que les critères soient définis sur des bases adaptée à la société. Les propositions formulées satisfont leurs auteurs car ils se montrent les plus à gauche croient-ils (un congrès se gagne à gauche), mais sont bien souvent inopérantes une fois arrivés au pouvoir. Ensuite, la personne candidate à la présidentielle propose ,de façon précipitée et solitaire, son propre programme, déconnecté en partie de celui du PS et souvent encore moins adapté. Tout cela ne peut qu’entraîner la déception des électeurs de gauche, car à chaque fois, on ne peut tenir les promesses faites car elles ne sont pas non plus efficaces, et leur réalisation sont souvent dénaturées. On arrive à des propositions qui font choc à gauche pendant une campagne électorale, mais qui dans la réalité se dégonflent et créent la désillusion (ex l'imposition à 75 % pour les revenus de plus de 1 million d'euros qui a fait flop). Il devient donc nécessaire de modifier le fonctionnement du PS, en privilégiant le débat d'idées, pour arriver à construire un projet cohérent pour diriger la France. Pour cela, il faut définir le but vers lequel on veut aller (définir les valeurs que nous défendons, les objectifs à long terme) et définir les propositions qui permettront d'atteindre cet objectif, par étapes. Dans ce but, il faut mettre en place des « groupes de travail permanents » sur tous les sujets constitutifs de notre société (économie, emploi, école, culture, fiscalité, Europe, etc.....). Ainsi, les propositions pourront être actualisées en permanence en fonction des évolutions de la société. Les congrès auront ainsi pour but d'adopter le projet, thème par thème, et ensuite d'élire l'équipe qui s'engagera à porter ce projet. Nous n'aurions donc plus de vote sur des motions (ni la course aux signataires qui va avec) mais sur les propositions programmatiques, par thématique.

Claude Roiron, 22 octobre 2014 à 14h04

La conquête des droits pour les femmes a toujours été le combat de la gauche et du Parti socialiste. Chaque fois qu’elle a été en responsabilité, la gauche a toujours fait de cette question un enjeu majeur de sa politique. Sous la présidence de François Mitterrand, la loi Roudy en 1983 puis la loi portant sur la parité en 2000 voulue par Lionel Jospin et enfin en 2014 la loi Vallaud-Belkacem prolongeant et élargissant le principe de parité à l’ensemble des activités économiques et sociales. Notre parti fut le premier à faire de la représentation politique des femmes un enjeu fort de notre fonctionnement interne. Beaucoup a été fait en ce sens même si le combat n’est pas encore achevé, considérant qu’aujourd’hui sur 57 départements détenus par le PS seulement 2 sont présidés par une femme, de même que sur 21 régions dirigées par le PS, une seule femme est à la tête d’un exécutif régional. L’exemple remarquable d’Anne Hidalgo, maire de Paris est un symbole resté malheureusement trop rare dans le paysage municipal, seulement 13,8% des maires sont des femmes. Il faut aussi rappeler que nous sommes un des rares pays européens à avoir un gouvernement strictement paritaire. Et demain, grâce à notre action volontariste, les assemblées départementales, dernier bastion du conservatisme masculin, seront strictement paritaires. La Parité est un outil qui doit permettre aux femmes de ne pas se contenter d’un affichage mais doit les conduire à exercer de vraies responsabilités tant au plan local que national. Ceci est une réelle exigence démocratique. Aussi aujourd’hui, peu de femmes dirigent des collectivités locales. Ce plafond de verre encore existant doit être dépassé. Les prochaines élections locales seront l’occasion pour les femmes socialistes de revendiquer leur réelle place dans le paysage politique à tous les niveaux de décision et d’action. La parité femmes-hommes dont les socialistes ont su faire une question politique majeure dans la vie publique de notre pays, fait partie du renouvellement démocratique et du nouveau progressisme attendu par les Français.

Charles Pairon, 22 octobre 2014 à 9h59

1/Instauration de la proportionnelle aux législatives : Effectivement ca ne serait pas forcément positif pour le PS en lui même, mais ca le serait pour la démocratie. On ne peut pas continuer a laisser des parties d'extrême droite se servir d'arguments légitimes pour parler de déni de démocratie. 2/Non cumul des mandats, pour de vrai. Je n'arrive toujours pas a comprendre comment une personne peut gérer ses différents mandats simultanément si ce n'est en négligeant l'un de ceux la. 3/Stopper le vote électronique : Étant donné qu'il est impossible de sécuriser suffisamment ce processus, il est absolument nécessaire de supprimer les machines a voter. En effet avec ces machines, il ne m'est nullement possible de vérifier en tant que citoyen, que le scrutin s'est déroulé sans fraude. Si je suis un jour confronté a ces machines, je serais forcé de ne pas aller voter.

François FOUTEL, 22 octobre 2014 à 9h56

Il faut des mesures générales symboliques fortes pour réhabiliter la politique et redonner crédit aux "politiques" : - pas plus de 3 mandats identiques consécutifs - non cumul strictement respecté - diminution significative du nombre de députés (500 max) et sénateurs (250 max) - transparence sur l'utilisation des fonds de la réserve parlementaire - raccourcir le délai entre vote de la loi et publication des décrets d'application - profiter des réformes en cours pour clarifier les compétences et les expliquer. Pour les élus socialistes : - s'interdire la présence dans certaines émissions "people" - obligation de compte rendu de mandat chaque année auprès des militants d'une part et des citoyens d'autre part, lors de rencontres (le journal ne suffit pas). Et pour favoriser la participation des citoyens : votes sur jour ouvrable - favoriser tous les moyens de vote (correspondance - électronique...) - recours raisonné au référendum pour valider de grands débats. Pour l'éducation à la citoyenneté : - profiter de la remise de la carte d'électeur (pour les nouveaux notamment) pour expliquer le fonctionnement des institutions avec ses droits et ses devoirs lors d'un accueil ou au moins avec distribution ou adresse d'un document - utilisation par élus et militants des rendez-vous citoyens réguliers et ouverts - favoriser l'éducation civique non seulement à l'école mais dans les associations, clubs.

Libia Acero Borbon, 22 octobre 2014 à 5h28

Dans la Ve République, le pouvoir est trop personnalisé et approprié par un groupe restreint. Il est de plus fortement soumis aux groupes de pression, notamment financiers. Les partis politiques sont mal représentés au parlement. UMP et PS détiennent à eux deux 80% des sièges avec moins de 40% des voix des électeurs inscrits. La diversité sociale, de genre et d'origine de la France actuelle n’est pas mieux représentée. Il en résulte une perte de confiance de la population en ses gouvernants, un manque d'adhésion voire une indifférence aux politiques menées. D'où les taux d’abstention aux dernières élections ! Pourquoi ne pas en finir avec une république qui n’est plus en accord avec son temps. Pourquoi, comme l’avait écrit François Mitterrand ne pas refuser le coup d’état permanent. Il faut d'urgence fonder une VIe République vraiment démocratique en passant par une assemblée constituante. La culture citoyenne et l’éducation en seront deux piliers majeurs. La séparation des pouvoirs sera renforcée. La gestion des affaires publiques sera rendue plus transparente. Le Président de la République verra son rôle réduit à celui de garant des institutions, d'arbitre assurant l'équilibre des pouvoirs. Il sera élu par les deux chambres du parlement réunies avec une majorité des 2/3 ou 3/5. Le parlement verra son rôle renforcé. Il sera élu selon un scrutin à dominante proportionnelle (la simple "instillation" d'une dose de proportionnelle ne suffit pas). Afin d’éviter les dérives de la corruption et l’usure du pouvoir, le cumul des mandats dans le temps sera interdit et la révocation des élus sera instaurée. Pour faciliter cette mobilité un statut de l'élu sera mis en place. L'interdiction du cumul avec d'autres mandats exécutifs permettra au députés de se consacrer pleinement au travail législatif, ils auront à leur disposition leurs propres moyens d'étude ce qui les rendra moins dépendants des groupes de pression. La participation citoyenne à la politique passe aussi par la mise en place de la démocratie directe, participative ou le citoyen a son mot à dire, où l’on tient compte de son expertise citoyenne et de ses propositions ! Il faudra mettre en place le référendum d’initiative populaire et des consultations populaires et citoyennes où à chaque niveau national, régional, départemental, municipal une question de d'importance concernant ce niveau sera soumise au peuple pour qu’il se prononce ! Dans la VIe république, la cours constitutionnelle veillera au respect de la constitution. Pour que la République puisse préparer le futur, le respect de l’environnement et de la biodiversité sera inscrit dans la constitution.

Hervé ALLEIN, 21 octobre 2014 à 22h37

Contribution de section - Auffargis/Les ESSarts-le-Roi/Le Perray-en-Yvelines/Les Bréviaires (78) Dans cette période où nos concitoyens doutent de plus en plus fortement de leurs élus et de leur système de représentation, nous devons encore travailler à moderniser nos institutions, à les rendre plus intelligibles et plus respectables. Pour cela nous propose 3 réformes simples à mettre en œuvre: 1-Inscrire dans la loi la composition du gouvernement, avec un nombre de ministère défini et limité avec des intitulés par grand domaine. Ceci évitera la dérive détestable des secrétariats d'Etat baroques et les nominations de circonstance et/ou de complaisance. Cela donnera de la lisibilité aux gouvernements dans la durée. 2-Créer une haute autorité indépendante (validée au 3/5eme par le parlement) chargée des redécoupages électoraux et des aménagements des modes de scrutin choisis par les politiques. Cette instance serait composée d'experts indépendants : démographes, juristes, géographes, statisticiens. Ainsi les gouvernements seront à l'abri de l'accusation de modifications des règles du jeu et d'arrangements dictés par les circonstances. 3-Pousser le non cumul des mandats à un non cumul dans le temps au-delà de deux mandats identiques successifs.

Hervé ALLEIN, 21 octobre 2014 à 22h34

Dans cette période où nos concitoyens doutent de plus en plus fortement de leurs élus et de leur système de représentation, nous devons encore travailler à moderniser nos institutions, à les rendre plus intelligibles et plus respectables. Pour cela nous propose 3 réformes simples à mettre en œuvre: 1-Inscrire dans la loi la composition du gouvernement, avec un nombre de ministère défini et limité avec des intitulés par grand domaine. Ceci évitera la dérive détestable des secrétariats d'Etat baroques et les nominations de circonstance et/ou de complaisance. Cela donnera de la lisibilité aux gouvernements dans la durée. 2-Créer une haute autorité indépendante (validée au 3/5eme par le parlement) chargée des redécoupages électoraux et des aménagements des modes de scrutin choisis par les politiques. Cette instance serait composée d'experts indépendants : démographes, juristes, géographes, statisticiens. Ainsi les gouvernements seront à l'abri de l'accusation de modifications des règles du jeu et d'arrangements dictés par les circonstances. 3-Pousser le non cumul des mandats à un non cumul dans le temps au-delà de deux mandats identiques successifs

Section François Mitterrand Section Paris 15ème, 21 octobre 2014 à 21h29

Dix orientations à affirmer pour une démocratie politique et sociale plus vivante

jacques VAUGELADE, 21 octobre 2014 à 16h57

Professionnalisation de la vie politique et scrutin proportionnel. Le scrutin proportionnel est censé pour de nombreuses contributeurs conduire à mieux représenter les électeurs, mais je vois dans le scrutin proportionnel deux inconvénients: -1) les têtes de listes sont presque assurées d'être élues, il y a un risque de recyclage, par les partis, des perdants d'autres élections nominales, est-ce bien démocratique? -2) le risque d'assemblée ingouvernable conduit à octroyer à la liste en tête un bonus qui réduit l'opposition à la portion congrue. Tout mode de scrutin a ses défauts, sachons choisir les moindres.

alain SALLES, 21 octobre 2014 à 16h55

Pour que la déclaration de principe du PS prenne tout son sens, il faudrait déjà que la définition de la démocratie soit appliquée (la démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain). Pour cela il est indispensable que le PS mette en place la limitation des mandats (2 mandats successifs possibles mais pas plus). Le pouvoir n'appartient pas à une poignée de ceux qui se disent" l’élite" et qui veulent le garder. Aujourd'hui grâce aux moyens de COM, au numérique etc., tout se sait, même ce qui doit ne le doit pas.il faut que le PS soit un parti intègre, donnant la possibilité à tous, je dis bien à tous, de pouvoir exercer une fonction politique. Le bon sens n'est pas l’apanage des gens sortis de L' ENA, cela se saurait. Donnez des responsabilités politiques aux pragmatiques, a ceux qui veulent œuvrer pour le peuple et peut-être que la démocratie fonctionnera. Écoutez les militants de la base qui eux sans l’auréole de l’élu, vont sur le terrain prêcher auprès des gens qui n'en peuvent plus, qui n'y croient plus. Comment fait-on pour leur expliquer que les hommes qui les représentent ne sont pas tous "pourris" comme ils disent, quand ils voient que même le PS au pouvoir, refuse de modifier le système des retraites des députés et sénateurs, le statut des préfets hors cadres, la limitation des mandats etc. Que le PS profite de ses 2 ans qui restent au gouvernement pour demander de supprimer tous ses avantages anti-démocratiques. Il est nécessaire au sein du parti de reconsidérer la place du militant, lui donner plus d'importance, plus de moyens, quand on voit comment on galère ds les sections. Si vous n'y prenez garde, messieurs et dames, les militants vont vous laisser choir dans votre pétrin. Si le PS écoute ses militants peut-être que l'on pourra faire notre la définition de la démocratie.

1932 wanner, 21 octobre 2014 à 15h31

6 - ENTREPRISE ET RE-INDUSTRIALISATION; Le déclin industriel français date depuis la fin des "30 glorieuses", occasionné par des inerties et manquements divers. Les oppositions stériles entre patronat et syndicats salariés ont leur part de responsabilités dans ce déclin... Les industries doivent être libres et s'adapter aux évolutions et toujours être créatives. La recherche doit être plus fortement développée Une grande partie du Patronat est sclérosé et nos syndicats sont globalement d'un archaïsme navrant, malgré de timides évolutions ces dernières années... Le PS devra plus fortement contribuer à cette évolution en stimulant régulièrement des discussions sur tous les sujets, conformes aux usages de la Sociale-Démocratie. Mais, d'abord, notre PS doit affirmer sa conversion sans équivoque à la libre-entreprise et que le dogme de la gestion étatique est définitivement révolu. Ceci n'exclu pas l'économie mixte privé/état ou Région, ou des sociétés en coopérative. Le renouveau et le bien-être viendra des succès de nos industries. Le gouvernement actuel avec ses différents contrats de productivité et autres fait le bon choix. Les résultats viendront ! Notre PS devrait être plus mobilisé pour soutenir ces projets. On dirait qu'il n'y croit pas.... On ne peut pas "investir" avec des montagnes de déficits ! Avec l'Euro, la planche à billets, donc provoquer l'inflation, ça ne marche plus !! Le combat d'arrière garde de certains de nos camarades est incompréhensible et tout simplement suicidaire pour la gauche gouvernementale. Certains prônent même des "nationalisations", et vendre à pertes les produits fabriqués... Qui peut croire à un avenir pareil au 21° siècle ? Bref, soyons clairs, si le quinquennat ne réussi pas, le ps avec la gauche sera laminé pour quelques générations.... Quant à moi, j'ai (encore) confiance dans ce gouvernement et je crois que les premiers résultats viendront d'ici 2015. La réunion d'hier de sapin et macron avec les allemands m'en a persuadé !!! Il nous les faut SOUTENIR tous les jours !!!

Section de Mussidan, 21 octobre 2014 à 15h19

Que peut la politique dans le nouvel âge de la démocratie – une démocratie médiatique, numérique, individualiste, sceptique ? La politique ne doit pas perdre confiance en elle et s'interroger avec lucidité sur ses pratiques (celles de ses élus et des citoyens), territoriales, nationales et européennes qui ont fait que les citoyens, de gauche en l'occurrence, s'en sont éloignés progressivement depuis les années 2000. S'ajoutent, depuis 1970, les médias qui « peoplelisent » et dévalorisent la politique. Enfin les nouvelles technologies de la communication éloignent tout en rapprochant la politique à travers les réseaux sociaux, que seuls 5% des français utilisent. Signe d'espoir, la démocratie associative reste bien vivante, mettant en brèche l'individualisme. - Comment les citoyens peuvent-ils se réapproprier la chose publique ? A ce propos, il faut que les élus territoriaux fassent un gros effort d'aller simplement vers les citoyens en leur confiant des responsabilités dans le cadre d'une démarche participative sincère, voire la gestion de fonds participatifs dédiés. S'agissant des élus nationaux et européens, la réunion publique "de préau" pourrait être réactivée. - Comment permettre la participation des citoyens ? Des outils de démarche participative devront être développés à chaque niveau territorial (de la commune à la région). - Diversifier les formes d'expression et d'engagement ? Diversifier les formes d'expression ascendante en utilisant tous les canaux de communication...à l'écoute des demandes légitimes des citoyens. - Réorganiser la démocratie représentative pour qu'elle traduise mieux la diversité de la société française ? Mettre en oeuvre le non cumul des mandats y compris dans le temps - Lutter contre la société bloquée et la reproduction des élites ? Ce grand objectif politique devra se traduire dans l'éducation à l'égalité dès l'école élémentaire jusqu'aux grandes écoles en multipliant les conventions complétées de bourses entre les lycées en secteurs sensibles et les grandes écoles. - Quelle place pour les autres dimensions de la démocratie sociale, territoriale, culturelle ? Toutes les associations devront participer -autant faire se peut- à la réflexion, à la construction, à la réalisation et à l'évaluation des projets. - Comment penser maintenant et agir pour longtemps ? Il ne faut pas dissocier la réflexion et l'action à court, à moyen terme, ou à long terme en s'entourant du plus grand nombre d'avis favorables, réservés ou hostiles !

Propositions pour une démocratie dans laquelle les élus deviennent les représentants effectifs de l’ensemble des citoyens. La vie politique est aujourd’hui largement discréditée dans l’opinion publique dont dans les couches les plus modestes de la société. Ce qui est reproché aux hommes et femmes politiques de gauche : de continuer à « vendre » une idéologie jugée dépassée car elle ne solutionne clairement pas les problèmes rencontrés par les Français. D’être éloignés des réalités quotidiennes de leurs concitoyens car ils sont des professionnels de la politique. Les « affaires » récentes qui portent finalement sur des mensonges liés à de l’argent discréditent une classe politique de gauche sensée être plus exemplaire que la droite. Dans le même temps, nos concitoyens qui reprochent la professionnalisation de nos élus n’osent se présenter à des mandats politiques. Cela conduit, dans un continuel cercle vicieux, à professionnaliser la vie politique et donc à dénaturer le fondement de ce qu’est une démocratie. Le Parti Socialiste devrait proposer des actions concrètes. Voici quelques propositions possibles : Veiller à ce que l’Ecole Nationale d’Administration ne forme que des cadres administratifs pour nos institutions et non des cadres politiques. S’attacher à construire une vraie représentation de toutes les composantes de la société au sein des institutions. En particulier des chefs d’entreprises, surtout petites et moyennes, et des salariés. Créer les conditions favorables à cette nouvelle représentation politique en assurant à l’élu une indemnité financière capable de lui permettre de vivre et d’assurer les frais inhérents à sa fonction sans associer à sa fonction un train de vie auquel il sera, ensuite, difficile de renoncer. De plus, sachant qu’on ne peut se présenter à une élection qu’en engageant une somme importante et que cette condition élimine d’emblée une grande partie de la population. Le parti doit donc créer un fond essentiellement tourné vers l’avance des sommes nécessaires ; les remboursements faits par l’Etat en cas de victoire devant ré-abonder ce compte. Veiller à ce que la vie politique respecte la vie privée des élus. Refuser tout cumul des mandats et limiter les fonctions associées. Faire comprendre à nos concitoyens qu’un élu n’est pas à leur disposition tous les jours de son mandat, 24 h sur 24. En contrepartie : imposer à tout élu l’exemplarité la plus haute, dont suivre les orientations de son parti ; informer les citoyens à la fois de son travail mais aussi des nouvelles questions qui se posent à lui.

(Manche) section PS Pays granvillais, 21 octobre 2014 à 11h16

Contribution section PS Pays granvillais Les militants s’inquiètent de la perte de confiance des citoyens vis-à-vis des partis politiques en général : perte de confiance due au décalage entre les « dirigeants politiques », les élus, les militants et les citoyens. Du débat, les militants s’accordent sur : - la suppression du cumul des mandats et limitation à 2 mandats successifs dès maintenant, - la création d’un statut de l’élu qui permettra à tout citoyen de pouvoir s’engager, - l’indispensable écoute de tous, premier devoir d’une démocratie, - la présentation d’un projet socialiste pour servir de base lors des élections locales, base de réflexions pour les militants et les candidats, - la nécessité qu’un projet commun soit établi en préalable à tout accord électoral avec d’autres forces politiques, - le courage d’afficher son appartenance politique, sans laquelle s’installe une confusion des genres - l’adoption de la charte éthique du parti socialiste par chaque candidat à un poste électif, - la moralisation de la vie politique (ex : déclaration de patrimoine par tout candidat et vérification avant scrutin, etc) - la nécessaire mixité socio-professionnelle des élus et de nos représentants à l’intérieur du parti pour une démocratie représentative de la société française.

Nicolas Gatineau, 20 octobre 2014 à 23h55

La démocratie est un processus jamais abouti. Notre démocratie, fait face à trois défis majeurs. Le premier est posé par l'ère du numérique. En effet, les outils informatiques permettent une circulation extrêmement rapide de l'information et même, d'informations que les gouvernements n'auraient pas laissé sortir avant Internet. Il y a, par ces outils, des échange d'idées extrêmement riches mais, et de forts moyens de mobilisations. Je pense que les élus ne peuvent plus faire l'économie d'un contact direct avec les électeurs ou d'ailleurs, avec ceux qui ne votent plus pensant n'être pas représentés. Ces outils sont le moyen de la démocratie représentative. On doit impliquer, par ces nouveaux moyens les citoyens dans la construction de ce que sera la Cité de demain. Le deuxième est que la société n'est pas représentée dans toute sa diversité. Les fonctionnaires fournissent un tiers des députés, le plus gros bastion étant d'ailleurs composé par des catégories A et par des grands corps de l'Etat. Un seul catégorie C, seulement 6 catégories B. Pour mémoire, les fonctionnaires ne représentent que 20% de la population ACTIVE qui ne représente que 45% de la population. Beaucoup de professions libérales de toutes sortes (avocats, médecins, notaires), des chefs d'entreprise. Evidemment, une majorité d'hommes , et pratiquement pas de salariés du privé . Il est urgent, au nom même de la crédibilité de notre démocratie que soit crée un statut de l'élu permettant aux salariés du privé de bénéficier, comme les fonctionnaires du principe de la mise en disponibilité de leur entreprise. La troisième est un défi posé par le quinquennat à la séparation des pouvoirs. En effet, suite au quinquennat doublé de l'inversion du calendrier électoral (Présidentielles puis Législatives) a mené à une hyperprésidentialisation d'un régime qui était conçu en 1958 pour être parlementaire mais donner beaucoup de pouvoir au Président en cas de crise grave. Cet état de fait a été néfaste sous Sarkozy car l'ancien Président a fait le travail du Premier Ministre en même temps que le sien. Elle est néfaste sous Hollande car le Président mène une politique qui n'est approuvée que par 13% des Français. Les députés sont tenus par l'épée de Damoclès de la dissolution. Dans une démocratie parlementaire, le parlement ne devrait pas craindre de censurer le gouvernement. Je pense que si on veut rééquilibrer les institutions et que le Président joue son rôle et pas celui de Premier Ministre, on doit lui enlever la capacité de dissoudre l'Assemblée Nationale hors blocage en temps de guerre. C'est une réforme simple et qui ne suppose pas de change le numéro de la République.

Marc FISCHER, 20 octobre 2014 à 23h43

Les causes de la montée du Front National et de l’abstention sont désormais connues de tous et elles tiennent toutes du même sentiment : l’abandon. Le sentiment d’abandon des classes populaires dont les enfants n’arrivent plus à trouver dans l’école et l’Etat les outils de leur épanouissement, le sentiment d’abandon des zones périurbaines et rurales qui voient les services publics se retirer sans souvent arriver à se réformer ou encore le sentiment d’abandon des habitants des zones dites difficiles qui sont les premières victimes des violences réelles et symboliques. Il nous faut trouver collectivement les réponses concrètes et opérationnelles qui nous permettront de répondre à ces sentiments et attentes sans nous laisser dicter les termes du débat par les extrêmes de tous bords, nous sommes certains que nous pouvons les trouver dans la discussion globale que nous venons de lancer. Mais pour répondre efficacement à ces angoisses et porter notre discours auprès des Français, il nous est faut préalablement restaurer la confiance dans l’action politique. Ce sera un travail de longue haleine. Pour cela le travail entamé par la majorité socialiste est nécessaire et salvateur : la transparence de la politique, la limitation du cumul des mandats, le développement de la parité et la représentation des minorités sont à la fois autant d’outils pour parler à tous que de coups de boutoir aux conservatismes. Mais l’action doit être poursuivie dans deux directions : • Il s’agit tout d’abord de prolonger le travail déjà fait et de continuer à renouveler nos pratiques tant au sein du parti que dans la politique en générale et ne plus tolérer ni en interne ni en externe les dérives trop souvent récurrentes. La moralisation de la politique doit être intensifiée, c’est nécessaire. • Mais il s’agit également de responsabiliser le discours politique et de cesser les jeux de postures et les promesses intenables. Nous ne pouvons pas proclamer l’Etat et la politique le comme sauveurs quasi-héroïques en faisant abstraction des réalités de notre pays et notre monde. Il nous faut à la fois repenser le rôle et la présence de l’Etat et mettre en place de réels outils d’évaluation de l’efficacité des politiques publiques pour construire ensemble un discours cohérent et responsable. Pour être crédible, la parole politique se doit d’être réfléchie, mesurée et efficace et doit être portée par des élus exemplaires. La force des extrêmes se trouve dans nos dérives et nos promesses non-tenues. Marc FISCHER, secrétaire fédéral à la riposte et Elisabeth SEGURA, secrétaire fédérale aux élus à la fédération de Haute Garonne

Alain DEBLED, 20 octobre 2014 à 22h42

La représentation nationale devrait être conforme aux suffrages exprimés par l’ensemble des citoyens lors des différentes consultations. Il est donc nécessaire d’introduire une bonne dose de proportionnelle. C’est une exigence de la démocratie; la méfiance à l’encontre de la Politique et de ses représentants se traduirait encore par une augmentation de l’abstention. Agissons maintenant, à l’instar de bon nombre de pays démocratiques , il nous faut : - diminuer notablement le nombre de Députés et de Sénateurs et réduire le nombre de leurs mandats (deux mandats voire trois mandats maximum) - décider une politique volontariste de réduction, voire de suppression du cumul des mandats électifs - limiter les avantages financiers inhérents à leur fonction (voiture, frais de représentation, primes et autres compléments de revenus). - réduire les avantages liés aux cotisations de retraite de certains élus ( 1 année et pas 2 années par année d’exercice) - revoir les dispositions leur permettant de toucher de substantielles allocations ou indemnités si nos parlementaires ne sont pas réélus sur la mandature suivante - limiter les avantages liés à leur ancien mandat s’il ne sont plus élus ou ministres (appartements, bureaux et voitures de fonctions, secrétaires, gardes du corps et autres avantages …) - supprimer la possibilité d’obtenir la Charge d’Avocat après avoir été député, ministre ou sénateur. Cela réduirait les inégalités choquantes par rapport au mode de vie de l’ensemble de la population Française. Demandons la suppression de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) , créée au lendemain de la guerre par le Général De Gaulle, dont la vocation initiale était de former les cadres de la haute fonction publique et qui de nos jours semble souvent destinée à former des élites qui dirigeront les grandes entreprises publiques et privées ou s’orienteront vers à une « Carrière Politique » . A noter que l’ IRA (Institut Régional d’Administration) recrutant au même niveau que l’ENA, forme les futurs Cadres dont l’Administration a besoin. Voilà pour une meilleure démocratie représentative, quelques pistes qui permettraient de revoir certaines dispositions liées à la fonction de notre Représentation Nationale .

Geneviève SABATHE, 20 octobre 2014 à 18h50

Contrairement à l’idée communément admise, ce sont rarement les experts, même bourrés de talent et bourrelés de remords d’appartenir à la classe dirigeante, qui provoquent, par la brillance de leurs intuitions, les révolutions. Si l’on s’en tient aux exemples fameux des bouleversements du passé, on se rend compte que leurs prémices avaient pris corps dans les comportements populaires. La plupart du temps, les experts sont à la ramasse, ils courent derrière l’évolution anarchique des hommes, tentant de masquer leur retard par un langage abscons. Le recours systématique à l’expertise est une technique de survie pour ceux qui se sont distribués les richesses du monde comme des bonbons et voudraient continuer à faire croire aux peuples que cette « distribution » est normale, quasiment inscrite dans la nature des choses. Prenons le cas des comportements moraux et sexuels, les gens s’adaptent à ce qui constitue l’ordinaire de leur vie et n’attendent pas l’accord des magistères de l’Université ou des différentes chapelles pour savoir s’il est juste de faire ceci ou cela. Les gens, comme vous et moi, agissent. Ils font des révolutions intimes, quotidiennes, discrètes. Des révolutions à bas bruit qui sont autant de formes de résistance à l’idéologie dominante. L’économie n’est pas en reste. Les relations d’entraide, de partage s’organisent, souvent au cœur de la famille mais aussi de la famille élargie, celle des amis, des communautés. L’ampleur de la crise aura montré, avec acuité, la puissance de ces forces de solidarité. Depuis vingt ans, chaque fois que les instituts de sondage interrogent les Français sur les services publics, nos concitoyens attestent de leur profond attachement à ce « modèle social » que la pensée unique a tenté, par tous les moyens, de rendre ringard. Rien n’y a fait. Les dérives sémantiques ont beau avoir été reprises en boucle par les officines médiatiques, faisant passer les « protections sociales » pour des « charges patronales », les Français sont restés de glace. Les pouvoirs publics, de droite comme de gauche, ont voulu faire adopter un Traité européen qui entérine et organise leur disparition. Chou blanc. 55% des Français ont refusé le diktat de la « concurrence libre et non faussée ».

Laurent Miermont, 20 octobre 2014 à 16h10

Préalable aux États généraux 2ème partie D’autres pensent que non, que cette politique n’est pas la bonne. À maintes reprises, nous avons exprimé notre point de vue et nos désaccords sur l’orientation économique et sociale choisie dès septembre 2012 et aggravée depuis janvier 2014. C’était d’ailleurs cette raison qui nous avait amenés à refuser de nous rallier, lors du Congrès de Toulouse, à une motion de pseudosynthèse ayant pour unique objet de verrouiller l’appareil, tout cela au nom d’une « unité » dont nous voyons ce qu’elle est devenue deux ans plus tard. Et maintenant, après ces deux ans, il nous reste deux ans. Deux ans pour réussir là où nous avons échoué. Certes, nous sommes pleinement conscients des difficultés extrêmes dans lesquelles se trouvent notre économie, notre industrie, nos entreprises, leurs salariés et les 5 millions qui ne le sont plus. Mais ces difficultés ne seront pas résolues par la politique actuelle, chacun en convient maintenant de plus en plus ouvertement. La recette qui exige de l’Europe et de la France toujours plus de concessions au patronat (et en dernière analyse à la finance, patronne des patrons) prenant la forme de dérégulations sociales, de mises en concurrence forcée sous la loi du plus fort et de restrictions budgétaires, cette recette produit toujours plus de récession voire de déflation, toujours plus de chômeurs, toujours plus de pauvres et toujours plus d’électeurs du Front National. Sortons du carcan de l’austérité. Finissons-en avec l’euro cher (une préconisation du rapport Gallois, au passage) qui nous force à la dévaluation interne par une pression constante sur les salaires et les acquis sociaux. Arrêtons les baisses massives de cotisations employeurs sans contrepartie, alors que les dividendes ont augmenté de… 50% entre 2007 et 2012 ! Augmentons les prestations sociales, les rémunérations des fonctionnaires et les pensions des retraités (respectivement 5 et 15 millions de personnes qui ne « demandent » pas mieux qu’acheter ce que les entreprises leur « offrent »). Et surtout, sortons l’Europe de cette mondialisation effrénée contre laquelle toutes les zones économiques en croissance se prémunissent chaque jour davantage. Bref, changeons de modèle. Nous les Français, nous adorons les modèles. Mais pourquoi choisir le plus contraire à nos intérêts?? Si le Parti socialiste veut redevenir le Parti de la transformation sociale, s’il veut retrouver l’écoute des classes qui l’ont amené au pouvoir, mais qui l’abandonnent aujourd’hui à vitesse accélérée, c’est le modèle de la gauche qu’il lui faut choisir. Maintenant !

Laurent Miermont, 20 octobre 2014 à 16h09

Préalable aux États généraux 1ère partie Dans les toutes les sections, les militants et sympathisants socialistes sont appelés à participer à l’exercice collaboratif des États généraux et à apporter leur contribution sur les thèmes mis en débat. Pourtant, chacun d’entre nous le pressent ; bien que les militants socialistes restent toujours épris de débats, le cœur n’y est pas. Nous reconnaissons aux États généraux le mérite de poser un cadre au débat, et nous nous plions à cette démarche. Mais les 12 travaux mis en chantier ne répondent qu’imparfaitement à l’exigence de l’élaboration de la doctrine socialiste. Cette démarche ne possède pas la force et la légitimité d’un Congrès, qui aurait permis aux militants de se prononcer clairement sur l’orientation politique du Parti socialiste. En effet, nous avons le devoir de répondre au désarroi qui frappe le pays dans son ensemble et qui vient de très loin. L’espérance portée par l’élection de François Hollande en 2012 semble laisser place aujourd’hui à une très forte désorientation et une absence de perspectives que nous pourrions résumer ainsi : nous ne savons plus qui nous sommes, ce que nous voulons et ce que nous proposons au peuple français. Pire : la gauche est multifracturée, en proie à une quasi-guerre civile qui laisse pour l’instant le champ libre, en 2017, à Sarkozy et au Front national. Et subitement, avec la baguette magique des « États généraux », nous pourrions surmonter tant de peines, d'échecs, de désillusions, et réussir à reformuler la « carte d'identité du Parti socialiste » ? Outre que cette drôle d'expression, « carte d'identité », trahit une propension au penser-bureaucrate (et pourquoi pas aussi « passeport », ou « carte vitale du Parti socialiste » ?!), nous ne parviendrons pas à la « reformuler » sans poser plus simplement le débat, c'est-à-dire en faisant un lien direct avec la politique du gouvernement. Notre perplexité vient précisément du fait que toutes ces questions, au demeurant fort pertinentes (et auxquelles apporterons nos réflexions), évitent de facto d'en poser de plus essentielles aux yeux du peuple de gauche - et d'y répondre. Par exemple: avons-nous raison, non seulement de tourner le dos à presque tous nos engagements, mais, en plus, d'expliquer ces renoncements en utilisant la langue et la manière de penser de l'adversaire? Avons-nous raison d’adopter des mesures jamais vraiment débattues et qui ne produisent aucun résultat, ni économique, ni social, ni budgétaire ? Certains pensent que oui et l’ont réaffirmé avec autorité, pour ne pas dire brutalité, à la rentrée.

Section Montpellier 6, 20 octobre 2014 à 16h05

La démocratie est l’expression d’un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Quant à la notion de représentation, il faut distinguer la politique et la sociale. Selon ROUSSEAU, il y a une contradiction entre démocratie et représentation car le pouvoir démocratique est essentiellement un pouvoir négatif de sanction et de légitimation des élus. La volonté publique oriente la décision des représentants. Or son expression est la plupart du temps partielle ou locale, comme en atteste les sondages d’opinion. Ces méthodes et outils sondagiers ne biaisent-ils donc pas le jeu et la pratique de la démocratie? Aussi, à l’heure où la presse people manipule l’expression et les perceptions de l’opinion publique, notre système démocratique accuse de fait des symptômes d’atrophie ou d’autres pathologies pouvant conduire à son autodestruction. Il est dès lors d’une nécessité impérieuse à repenser ou reconsidérer l’utopie contestation de l’ordre établi et l’idéologie imposition d’une norme commune comme eut à le souligner Paul RICOEUR. La nouvelle république, tant vantée par les politiques et les représentations, aura-t-elle assez d’éléments (textes constitutionnels) aptes à répondre aux attentes et aspirations du peuple d’aujourd’hui ? Sera-t-elle en mesure de résoudre les manquements liés à la représentation démocratique et ses faiblesses notamment sur les questions relatives au statut des élus? Notre régime semi-présidentiel, sera-t-il enfin convoqué au banc des accusés afin de montrer ses limites? En représentation, la politique, est-elle en droit de remettre en cause la sociale ? L’exemple des tendances extrêmes et populistes en est la parfaite illustration avec un discours et une pratique politiques pour le moins anti-démocratique. En outre, l’immixtion des listes dites citoyennes dans le jeu politique local nous interpelle. Quelle est leur qualité en termes de représentation ? La démocratie se retrouve-telle dans cette nouvelle donne politique ? Plus loin, la place des associations dans l’exercice de la démocratie est à repenser dès lors qu’en termes de représentation, leur rôle éminemment important, n’est plus à démontrer. Enfin s’il faut insérer un trait d’union entre démocratie et représentation, il serait peut être judicieux de remettre au goût du jour la pensée de POPPER à savoir : « Je n'ignore rien des difficultés et des dangers inhérents à la démocratie, mais je n'en pense pas moins qu'elle est notre seul espoir. Bien des exemples montrent que cet espoir n'est pas vain».

Bernard Motto-Ros, 20 octobre 2014 à 10h36

Nation et intégration La gauche ne doit pas faire de concession aux thèses de la droite et de la droite extrême, ni en acceptant la remise en cause des conditions de l’octroi de la nationalité, ni en renonçant au droit de vote des immigrés aux élections locales. Sans attendre une nouvelle fois les élections, une grande campagne unitaire rassemblant toute la gauche et les écologistes doit faire pression sur les élus de tous bords pour exiger une nouvelle loi. L’essentiel est de redonner force et confiance à notre République. Cela se joue dans sa capacité à faire progresser l’égalité et à offrir aux jeunes une réelle perspective d’émancipation et d’avenir. Cela passe également par la lutte contre TOUS les intégrismes et, très concrètement, par le non-subventionnement des organisations qui s’en font le relais. Pour la gauche le combat républicain va de pair avec les avancées sociales. La consolidation du lien entre les citoyens, la police et la justice, la lutte pour la sécurité, contre les trafics de stupéfiants et d’armes, ainsi que celle contre les réseaux terroristes, exigent des moyens renforcés pour les services de police mais aussi pour tous les services publics, et un soutien aux associations locales. Les mesures concrètes, notamment comme l’accompagnement des victimes ou l’arrêt des pratiques de « contrôle au faciès », doivent être accompagnées par une offensive idéologique sur le respect du droit, des personnes, et de l’égalité réelle. L’éducation populaire, une idée à réinventer. L’éducation populaire doit être relancée tant au niveau national que local. La gauche doit redonner une nouvelle force à cette belle idée qui faisait partie des grandes promesses du CNR. Les forces de gauche, politiques sociales et syndicales pourraient organiser des États généraux pour une nouvelle étape de l’éducation populaire préparatoire à des décisions publiques et à un renouveau militant en vue de : • Donner les armes nécessaires pour mener le combat culturel, de plus en plus « féroce » sur ces questions • Adapter le(s) projet(s) originel(s) de l’Education populaire au monde et à la société d’aujourd’hui Une réforme constitutionnelle majeure s’impose. Les conditions de sa mise en œuvre sont complexes, au regard des majorités à réunir. Mais dès à présent il convient de prendre des mesures pour notamment créer un statut d’élu qui permettra plus de représentativité sociale dans le personnel politique. La révision de la Loi de 1905 s’impose également afin de l’adapter à la réalité de la société française du XXIème siècle.

Patrick-Yves Jost, 20 octobre 2014 à 10h24

Réforme Territoriale. Il existe en France des régions plus identitaires que les autres et c'est un atout pour le développement économique. Ne pas répondre aux voeux de ces régions mettrait à mal et pour longtemps votre électorat. Le PS a tout à gagner à écouter les populations. La démocratie, c'est la rédaction d'un vrai droit d'option de rattachement pour les départements et les Régions . Cordialement, P-Y JOST

Alexandre Stena, 20 octobre 2014 à 9h52

La politique doit-elle être un « produit marketing » ? L’ensemble des stratégies de communication des grands leaders politiques positionnent les messages comme vecteur de la présence médiatique. La surenchère des petites phrases et des sujets « off » permettent ainsi aux personnel politique, de compétence variable, d’exister sur une scène sur-emcombrée par les flux d’informations. Quand aux citoyens, ce sont des individus qui choisissent leurs scènes d’expression, donnant l’impression d’être des « citoyens occasionnels », triant, sélectionnant et critiquant l’information qu’ils reçoivent. Informé, doté d’une mémoire numérique, le nouveau citoyen a développé une compétence démocratique sur les sujets qui l’intéressent. Il croit en la cohérence et la permanence de ce qu’on lui dit. Mais bien plus, il attache de l’importance au bien commun, bien plus présent dans sa vie de tous les jours que l’intérêt général. Le fossé ne peut que se creuser entre l’offre politique et la demande du citoyen. Il vote de plus en plus souvent « contre » et pas « pour », et se tourne parfois vers des discours extrêmes, jugés plus vrais, plus proches de leurs préoccupations. Deux questions sous-jacentes sont posées : qui représente t’on ? pour répondre à quels besoins ? Les temporalités de l’élection et de l’exercice du pouvoir font passer nos personnages politiques des promesses à la gestion, ne pouvant que décevoir leur public. La réalité des systèmes et des situations s’encombre peu du désir des hommes de changer le monde. Une des solutions revient à recentrer collectivement les débats de la classe politique sur les sujets qui intéressent les français, aussi bien futurs qu’actuels, aussi bien fantasques que gestionnaires. Il s’agit de l’évolution économique, des évolutions sociétales qui concernent le plus grand nombre, les réformes qui touchent leur avenir… pas les micro-sujets, et encore moins la polémique pour la polémique. Cohérence et sincérité sont les gages de la confiance, socle de l’implication citoyenne. Impliquer le citoyen oblige à développer de nouvelles formes de dialogues. Elles visent la compétence civique et son appropriation. Cette compétence passe par une information qualitative et par la capacité à mobiliser les militants et les médias pour questionner et débattre du bien commun. La mobilisation est la clé de la représentativité de ces scènes, de leur légitimité et de la crédibilité des décisions politiques.

Phil09, 20 octobre 2014 à 9h21

Principe du non cumul des mandats doit être respecté. Certains élus socialistes s'en moquent alors qu'ils en avaient fait la promesse aux militants. Est ce de telles manières qui peuvent redonner confiance? Les élus doivent être sur le terrain... Totale transparence, trop de privilèges. Les citoyens ne reviendront aux urnes et ne retrouveront une certaine confiance que si les règles sont clairement posées. Trop de privilèges, d'avantages cachés dans un silence de cathédrale contribuent à éloigner les citoyens d'un pouvoir que les élus ne veulent pas partager. Les jeunes sont dégoutés par ces méthodes. Peut être est il venu le temps de remettre à plat notre système institutionnel et de nous diriger vers une 6 République respectant au mieux des valeurs de Liberté, d'égalité et de fraternité avec pour principe directeur la Laïcité.

christophe poncet, 19 octobre 2014 à 22h50

La France souffre d'une maladie grave : la LEGIFERITE AIGUE. Les lois ne sont pas évaluées sérieusement avant leur application (éphémère parfois) ! Les impacts, les conséquences, les effets croisés, la mise en oeuvre, les coûts induits : tout laisse à penser qu'il faut plus de méthode, une évaluation plus approfondie, une concertation plus longue et en profondeur, avec les instances concernées. Il faudrait aussi donner une certaine marge de manoeuvre législative aux (12 !) REGIONS.

christophe poncet, 19 octobre 2014 à 22h31

La démocratie est en panne. Elle doit devenir LOCALE. - il faut ASSOCIER localement les habitants aux PROJETS et aux décisions. L'ABSTENTIONISME est le signe qu'un changement est urgent. Les décisions doivent être prises au plus près du terrain : principe de SUBSIDIARITE qui doit être systématiquement appliqué. C'est l'ENJEU des réformes territoriales à venir. Avec la démocratie viendra la croissance durable et l'efficience budgétaire. DECENTRALISATION !

Catherine CYROT, 19 octobre 2014 à 19h10

Soucieux de son articulation avec le pouvoir, le PS doit restaurer l’équilibre perdu entre législatif, exécutif, et Président. La Constitution de 1958 n’a pas permis cet équilibre. Le Président de la Vème est à la fois élu de la nation et élu des structures économiques et financières, décevant le parti qui l’a soutenu. Pouvoir trop concentré, rivalité avec le premier ministre, poids dans les médias, volonté de contrôler le Parlement bloquent le fonctionnement démocratique. Le parti majoritaire ne peut rester soutien aveugle d’une action gouvernementale variant au gré des contingences économiques et politiques. Au-delà du temps médiatique, très « courtermiste », le PS doit proposer des projets à moyen et long terme. Au Parlement de les traduire en propositions de lois, avec pragmatisme et réalisme. A l’exécutif de mener la politique ainsi déterminée. Le PS doit mener la réflexion dans les domaines où une évolution s’impose ; il doit reconstruire ses valeurs et ses références, pour le long terme ; il doit proposer des réformes profondes de la démocratie : nouveau modèle institutionnel français et européen, accélération de la construction européenne, droits de l’homme, évolutions sociétales. Plus du tiers des élus ou ministres, « professionnels de la politique » n’ont jamais eu de métier, sinon pour défendre leur fonction de leaders politiques, puis leurs mandats. Cet éloignement du vécu déforme leur perception des problèmes quotidiens des français, les assujettit à un clientélisme endogène, aux diktats des médias. Ils jonglent avec les mandats successifs et cumulés pour assurer leur continuité. Leur retour à la vie « civile » est très difficile. Enfin un moule unique alimente haute fonction publique, fonctions dirigeantes du privé et fonctions électives. Le PS doit : soutenir des mandatures sans cumul, limitées dans le temps ; travailler à un statut de l’élu, dont une base doit être le retour à la vie « civile » ; réfléchir à la base territoriale de mandats, nécessaire à la connaissance de la vie et des souhaits des électeurs et à une analyse à long terme des conséquences des décisions prises, mais source de clientélisme ; susciter en son sein des candidatures viables, leur donnant localement crédibilité et force; développer de nouvelles formes de démocratie locale, notamment en contrôlant l’application des lois, pédagogiquement ; imposer le droit de vote des étrangers. Un discours construit et fort du parti, des lignes idéologiques claires et argumentées, des analyses fouillées, ne craignant ni la complexité ni le doute fécond devraient toujours s’opposer aux exigences manichéennes et simplificatrices des médias.

Catherine CYROT, 19 octobre 2014 à 19h02

Démocratie et représentativité. Soucieux de son articulation avec le pouvoir, le PS doit restaurer l’équilibre perdu entre législatif, exécutif, et Président. La Constitution de 1958 n’a pas permis cet équilibre. Le Président de la Vème est à la fois élu de la nation et élu des structures économiques et financières, décevant le parti qui l’a soutenu. Pouvoir trop concentré, rivalité avec le premier ministre, poids dans les médias, volonté de contrôler le Parlement bloquent le fonctionnement démocratique. Le parti majoritaire ne peut rester soutien aveugle d’une action gouvernementale variant au gré des contingences économiques et politiques. Au-delà du temps médiatique, très « courtermiste », le PS doit proposer des projets à moyen et long terme. Au Parlement de les traduire en propositions de lois, avec pragmatisme et réalisme. A l’exécutif de mener la politique ainsi déterminée. Le PS doit mener la réflexion dans les domaines où une évolution s’impose ; il doit reconstruire ses valeurs et ses références, pour le long terme ; il doit proposer des réformes profondes de la démocratie : nouveau modèle institutionnel français et européen, accélération de la construction européenne, droits de l’homme, évolutions sociétales. Plus du tiers des élus ou ministres, « professionnels de la politique » n’ont jamais eu de métier, sinon pour défendre leur fonction de leaders politiques, puis leurs mandats. Cet éloignement du vécu déforme leur perception des problèmes quotidiens des français, les assujettit à un clientélisme endogène, aux diktats des médias. Ils jonglent avec les mandats successifs et cumulés pour assurer leur continuité. Leur retour à la vie « civile » est très difficile. Enfin un moule unique alimente haute fonction publique, fonctions dirigeantes du privé et fonctions électives. Le PS doit : soutenir des mandatures sans cumul, limitées dans le temps ; travailler à un statut de l’élu, dont une base doit être le retour à la vie « civile » ; réfléchir à la base territoriale de mandats, nécessaire à la connaissance de la vie et des souhaits des électeurs et à une analyse à long terme des conséquences des décisions prises, mais source de clientélisme ; susciter en son sein des candidatures viables, leur donnant localement crédibilité et force; développer de nouvelles formes de démocratie locale, notamment en contrôlant l’application des lois, pédagogiquement ; imposer le droit de vote des étrangers. Un discours construit et fort du parti, des lignes idéologiques claires et argumentées, des analyses fouillées, ne craignant ni la complexité ni le doute fécond devraient toujours s’opposer aux exigences manichéennes et simplificatrices des médias.

MARTINE NOUHAUT, 19 octobre 2014 à 17h03

ci-joint au format pdf la contribution de la section PS de Panazol (87)

PERRIN PATRICK, 18 octobre 2014 à 16h28

La démocratie ne pourra perdurer que si nous procédons à un changement radical aux yeux des Français. Pourquoi laisser à d'autres ce que certains, chez nous, socialistes, ont à moment donné souhaité. Oui, une 6ème république est nécessaire. Elle doit permettre de refonder notre société en tenant compte de notre monde moderne, tout en confortant nos idées et nos valeurs républicaines. Le statut de l'élu ne doit plus rester lettre morte. Nous avons trompé notre monde en l'annonçant depuis 20 ans. Il faut donner à chacun la possibilité de pouvoir exercer un mandat d'élu dans de bonnes conditions. L'exercice d'élu ne peut être un "métier". Le mandat unique devra être et se limiter à 2 mandats consécutifs. Comment pouvons nous demander aux plus jeunes de participer si les plus anciens s'accrochent aux branches, à leurs mandats... La rénovation doit faire table rase de beaucoup de futilité. Nous devons revenir à l'essentiel et surtout à nos vraies valeurs de gauche. Une 6ème république avec 2 ou 3 thèmes porteurs et un programme au plus près des électeurs. Ce ne sont pas des veaux, et nos erreurs actuelles coûteront très chers et pendant très longtemps. Il faut refonder, sur de nouvelles bases, en donnant à la politique de nouvelles règles, claires, non transgressibles. Arrêtons de faire de la politique de père en fils, de mère en fille, de cousin en cousine, de mari à femme, de concubin à concubine. Laissons à tout le monde, et notamment aux ouvriers, aux employés, la possibilité de représenter une partie importante de nos futurs élus. Les cabinets ministériels, régionaux devraient comporter une partie obligatoire de personnes issues de la base et non des personnes qui ont passé leurs années derrière un bureau, à Paris ou ailleurs, sans connaître le prix du pain par exemple. La bureaucratie tue notre parti. Les conseillers qui ne connaissent rien à la vie des entreprises, des collectivités, mais qui sortent tous de la même école.... Cela ne suffit pas pour donner confiance aux Français. Il leur faut du concret, du réel, du vécu. Revenons à la base du socialisme à la Française

Matthieu Stervinou, 18 octobre 2014 à 14h23

A la recherche d’un électrochoc démocratique Chaque peuple a son caractère propre, et un système spécifique, liés à son histoire, lui permettant de gérer la vie de la cité. En France, c’est un modèle hérité de la féodalité et de la révolution : si les vassaux rendaient autrefois hommage à leur seigneur, aujourd’hui nous reconnaissons la légitimité de nos représentants par le vote. De même subsiste le fantasme, hérité de la révolution, qu’un éventuel renversement est toujours possible si nous pensons que les élus ne respectent pas leurs engagements ou qu’ils n’incarnent plus l’idéal que l’on se fait à travers eux. Ce modèle traverse, aujourd'hui, une crise de confiance individuelle et collective. La démocratie est bousculée par une société qui ne reconnaît plus ses représentants (élus associatifs, syndicaux et politiques). Ceux-ci sont perçus, à tort ou à raison, comme faisant partie d'une caste servant leurs intérêts avant de servir le peuple. Certaines catégories sociales ne sont pas représentées donc pas entendues. Une fois qu'ils sont élus, ces derniers disposent pour consulter directement le peuple (votation ou référendum) de moyens peu utilisés et peu efficients. Il en résulte une impression de rupture . Cette crise de la représentation se double d’une crise de l’engagement, trop souvent discréditée. L’adhésion aux projets collectifs se fait rare. Il est plus facile, de voter « contre » que de voter « pour » chacun recherchant avant tout son intérêt. Le constat semble largement partagé et les solutions impliquent une profonde refonte de notre système démocratique. Nous ne pourrons nous en sortir qu’en respectant mieux les individus, en abaissant les barrières de castes, en modifiant certains comportements proches de ceux de l’Ancien Régime qui perdurent dans notre société. Dans notre idéal de démocratie, chaque citoyen doit un jour être en capacité d'être élu. Face à des organisations de plus en plus complexes, la formation militante et technique doit être revalorisée notamment dans le cadre d'une éducation populaire réinventée. Le citoyen éclairé doit être en capacité d'apporter sa pierre à l'édifice, nous devons aller vers plus de coproduction. Le travail de nos représentants est trop souvent vu à travers l'objectif déformé des médias. Il doit être valorisé, on se doit de le positiver. . L'élu doit garder un pied dans la vie militante et dans la société. Un statut de l'élu doit lui permettre de concilier son activité professionnelle, politique, syndicale et associative. La politique ne doit pas se concevoir comme un emploi mais comme une étape de l'engagement solidaire où nous portons un idéal au service du peuple.

william geib, 18 octobre 2014 à 10h06

Que peut la politique dans le nouvel âge de la démocratie – une démocratie médiatique, numérique, individualiste, sceptique ? Reprendre le leadership perdu sur l’économie. Développer l’exemplarité, ne pas promettre ce qui ne peut être réalisé. Revenir à une communication plus pédagogique que « virtuelle ». Résister aux petites phrases. Comment les citoyens peuvent-ils se réapproprier la chose publique ? Comment permettre la participation des citoyens ? Créer un statut de l’élu Cours de gestion de la vie publique dès le collège. Simplification des lois et des décrets, pour permettre une meilleure compréhension par tous et une simplification des démarches administratives afin de faciliter la vie publique. Diversifier les formes d’expression et d’engagement ? Référendum local et national, budget participatif, pétition Réorganiser la démocratie représentative pour qu’elle traduise mieux la diversité de la société française ? Supprimer le Sénat. Réduire le nombre de députés puisque les votes sont contrôlés par les partis. Créer une chambre des territoires représentée par 10 élus de chaque région. Réduction du nombre d’élus territoriaux et mise en place de conseillers associatifs participant aux diverses réunions des élus territoriaux avec voix consultative. Instaurer la proportionnelle dans toutes les assemblées à hauteur de 25% du corps électoral. Le non cumul des mandats et la limitation à deux mandats dans toutes les assemblées. Il faut supprimer la possibilité d’en faire un métier comme c’est le cas actuellement. Lutter contre la société bloquée et la reproduction des élites ? Réformer ou supprimer l’ENA . Revoir notre apprentissage culturel qui est basé sur la méritocratie et ne peut donc remettre en cause l’élitisme. Quelle place pour les autres dimensions de la démocratie : sociale, territoriale, culturelle? Comment penser maintenant et agir pour longtemps En commençant à s’occuper du présent.

Clovis Boussy, 18 octobre 2014 à 9h01

Modeste contribution. J’ai appris depuis longtemps qu’aussi bien dans les instances de syndicats, de mutuelles, de partis, les contributions du citoyen de base n’étaient pas prises en considération, par les dirigeants tenant surtout à garder leur fauteuil, sauf lors des votes négatifs où, alors ils sont étonnés, mais cela ne les arrête pas… Lors des deux dernières élections de parlementaires, j’ai écrit aux élus pour leur demander de baisser leurs indemnités, c’eut été un geste fort et symbolique : pas de réponse. Nous vivons dans un monde complexe, où il est difficile de définir, un concept, une idée, une action tant tout est imbriqué et tout dépend de tout. Il me semble que nos gouvernants, depuis quelques décennies, n’ont pas utilisé l’approche systémique qui s’imposait. Deux exemples très récents : - Suppression de la première tranche d’impôts sur le revenu : o Très bien, mais a-t-on réfléchi à l’impact sur les associations diverses, les collectivités proposant des activités ou des programmes culturels à prix très bas pour les non imposables ? et autres… Et il faudra bien trouver des € ailleurs. o Y-a-t-il eu une étude comparative des revenus nets d’un couple de smicards imposable et d’un couple percevant le RSA, toutes prestations confondues ? - Réforme temps scolaire : o Très bien, dans l’intérêt de l’enfant, quoiqu’on ait gardé 2 mois de vacances d’été, et que les thèses du professeur Montagnier mériteraient très probablement un rafraîchissement. o Mais dans les régions où la « guerre » public/privé existe encore, (pour ce que je connais très bien, Vendée et nord est Deux Sèvres) le privé a gardé la semaine de 4 jours, (il l’avait créée en 1990 + ou -, et le public s’était aligné en 92), les centres de loisirs sont ouverts le mercredi entier, et bon nombre d’élèves ont fui le public, les parents ne souhaitant pas changer leurs rythmes de vie. Quand, rarement, les municipalités ont investi dans un accueil périscolaire public, le coût moyen d’un élève a augmenté donc la subvention au privé, qui n’a rien mis en place, aussi ! o Et politiquement, l’impact sur les changements d’habitudes des citoyens, et le coût pour les municipalités n’a pas été évalué. Mais le ministre est maintenant conseiller européen, et son successeur lamentablement limogé… Je suis bien trop politiquement inculte pour imaginer une identité nouvelle du parti. Je laisse ce soin aux énarques, mais avec une confiance de plus en plus réservée, ils sont trop loin du « peuple ». Petit sourire, tout petit : je suis tout de même heureux que le mot participatif ou participative ait fini par être admis, sans moquerie.

Anonyme, 17 octobre 2014 à 22h25

Pour rentrer dans le nouvel âge d'une démocratie il faudrait que tous les élus le veuillent et qu'ils acceptent que les jeunes, et les femmes prennent leurs places dans le cercle encore très fermé du monde politique. Pour que les citoyens participent et se réapproprient la chose publique il faudrait arrêter de leur mentir. Pour réorganiser la démocratie représentative, mieux vaudrait s'appuyer sur des associations (exemple:secours populaire) en écoutant leurs adhérents. Pour lutter contre la société bloquée c'est de penser que l'on a besoin autant de directeurs que d'éboueurs et qu'un enfant d'éboueur peut devenir une élite. Penser maintenant et agir pour longtemps c'est faire accepter à tous les élus, que le non cumul des mandats limités dans le temps est une chance pour notre démocratie.

Libia Acero Borbon, 17 octobre 2014 à 19h45

La sixième république La Vème république est exigüe. Elle est devenue une république oligarchique, où le pouvoir politique est confisqué par un groupe restreint qui obéit aux groupes de pression, aux groupes financier et groupes de lobbys. Les partis politiques ne sont pas représentés démocratiquement au parlement, et la France métissée telle qu’elle est aujourd’hui n’est pas représentée non plus. Il faut établir une VIème république via une assemblée constituante. L’un des problèmes majeurs de la V république est la personnalisation du pouvoir qui provoque des dérives au sommet d’état. Pour cela il faut rendre le pouvoir à l’Assemblée nationale afin de rétablir une vraie république. Dans la sixième république, nous devons préconiser la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Cela permettrait de finir avec la concentration des pouvoirs très préjudiciable pour la gestion des affaires surtout judiciaires et de rendre plus transparent la gestion des affaires publiques. Si la population s’éloigne de la politique, c’est que la démocratie boite, elle n’est pas ni représentative ni participative. Il faut que tous les partis soient représentés à l’Assemblée. Actuellement, deux partis politiques sont sur représentés au parlement, l’UMP et le PS, à eux deux, ils détiennent le 80% des sièges avec seulement moins 40% des voix des électeurs inscrits au premier tour. De ce fait, l’assemble n’est pas représentative des citoyens, ni encore moins, elle n’a pas de légitimité. L’adhésion aux politiques votées a l’Assemble ne trouvent pas d’écho chez l’électeur. Ils ne se retrouvent plus. La participation citoyenne à la politique passe par la mise en place de la démocratie directe où l’on tient compte des propositions et de son expertise citoyen ! Il faut mettre en place le référendum d’initiative populaire, les consultations populaires et citoyennes où à chaque niveau de l’état, national, régional, départemental, municipal, on consulte les citoyens. Dans la sixième république, la cours constitutionnelle veille au respect de la constitution. Le droit social fondamental est garanti par la loi. Le président est élu par l’assemble nationale. Le non cumuls des mandats est interdit dans le temps et la révocation des élus sera instaurée afin d’éviter les dérives de la corruption et de l’usure du pouvoir. Le vote est obligtoire. La culture citoyenne et l’éducation seront les deux piliers du développement. Dans la VI république, il faut se tourner résolument vers un nouveau modèle de développement : la défense de l’environnement et de la biodiversité serait sans doute l’étape première à mettre en place.

Section de Saint-Ouen, 17 octobre 2014 à 17h41

Depuis 30 ans, et sous l’impulsion socialiste, notre République a eu tendance à construire une démocratie participative en complément d’une démocratie représentative. Aujourd’hui, la crise de la représentativité s’est naturellement accompagnée d’une crise de la participation. La cause est double : un manque de représentativité de notre diversité alliée à un manque d’exemplarité « des politiques ». En outre, le nouvel âge démocratique s’appuie sur des outils nés d’une agora virtuelle investie par un citoyen désireux d’exprimer son « individualisme partagé ». Notre démocratie souffre aussi de l’accaparation du pouvoir par des élites formées et préservées dans un environnement social favorable. Ceci empêche la représentation de la diversité (cf. Rapport Doucet-Gosselin du 19/06/13 de l’Assemblée nationale). La prise avec le terrain est une idée plus qu’une réalité d’autant que l’entourage des politiques est constitué globalement de profils issus des grandes écoles. Notre modèle Républicain et social doit pouvoir être un terreau de la citoyenneté. Au-delà de la simple action de façade estampillée citoyenneté, celle-ci doit être encouragée par des mesures fiscales favorables aux citoyens qui participent par exemple aux conseils de quartiers. Enfin, le statut de l’élu n’est pas assez incitatif ne serait-ce que pour lui permettre de sortir de l’affichage politique et le mettre phase avec la faisabilité technique des dossiers. Propositions : - Refus de toute candidature qui n’est pas en règle avec l’administration fiscale - Imposer sur le service public de l’audiovisuel des émissions de bilan d’action des politiques avec des citoyens tirés au sort. - Poursuivre la parité - Création d’un Conseil de la représentativité en politique qui émet un rapport annuel mesurant l’écart entre les proportions sociales et les proportions politiques. Il doit pouvoir émettre des sanctions sur le financement des partis politiques. - Assurer une part à la représentation non issue des élites - Garantir l’articulation entre mandat et vie professionnelle même pour les élus non délégués - Développer la démocratie électronique en soutenant l’interpellation des instances délibérantes pas le net - Inscrire l’éducation à la chose publique comme une priorité - Garantir à l’opposition des moyens afin que les débats dépassent la forme et puissent faire ainsi réagir la majorité sur le fond - Adopter, une bonne fois pour toutes, le droit de vote aux étrangers dans les élections locales avec le seul critère de longévité sur le territoire national - Limiter le cumul des mandats dans les instances ET dans le temps. - Passer du droit à la formation des élus à l’obligation en cours de mandat.

BRUNO LE ROUX, 17 octobre 2014 à 17h13

RÉUSSIR ET RASSEMBLER Contribution de Bruno Le Roux aux États généraux des socialistes ___________________________________________________________ Refusant tout débat construit sur le socle binaire renoncement/trahison, une lecture de l’action de la gauche doit être faite, qui met au jour sa double dimension à la fois de recouvrement de la souveraineté du pays mais aussi de transformation sociale autour des valeurs de la gauche. Cette action pour être poursuivie doit désormais davantage en revendiquer sa matrice, en conduisant « une bataille culturelle » face à la droite et à l’extrême droite et davantage associer les forces vives du pays. Les Etats généraux des socialistes pourraient déboucher sur l’organisation d’assises du progrès social pour mobiliser le pays, renouveler notre corpus et inviter les solutions adaptées à la marche du monde et aux enjeux de notre siècle. Lire la suite en pièce jointe...

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h23

Les mouvements d’occupation d’espaces publics comme à Hong-Kong ou les indignés à Madrid mais aussi les suites des printemps arabes, rappellent que la représentation démocratique est une question irrésolue, ouverte, et qui doit toujours être en débat. C’est le succès de la gauche dans notre histoire que d’avoir aiguisé l’esprit critique des citoyens français, par l’éducation nationale, par l’éducation populaire, par l’encouragement syndical et associatif, par la diminution du temps de travail et la démocratisation culturelle. Paradoxalement, ce long travail d’émancipation ne semble pas nous protéger d’un retour de la démagogie la plus grossière, xénophobe, sexiste, anti-service public et anti-pauvres… Nous devons assumer, contre la facilité, les rappels suivants. Premièrement, la démocratie, ça prend du temps. Ça prend du temps parce qu’il faut se mettre d’accord avant d’agir. Parce qu’il faut voter pour choisir ses représentants. Parce qu’il faut lire, écouter, comprendre ce qui est en débat si l’on veut que sa voix porte et construise. Deuxièmement, la démocratie, ça coûte. Ça coûte parce qu’il faut se réunir, voter, informer, parce que les représentants élus doivent être indemnisés pour leur temps et protégés dans leur action si l’on ne veut pas qu’ils soient payés ou menacés par des intérêts privés. Troisièmement, la démocratie, c’est du Droit – c’est créer des textes. Pour que les décisions soient publiques et que leurs résultats puissent être contrôlés par tous, il faut les écrire. Le droit doit être accessible à tous, mais il n’y a pas de démocratie simple, sans lois ni règlements. Quatrièmement, la démocratie est indissociable des droits de l’homme. Elle ne se résume pas au respect de procédures ou d’institutions : une loi peut être « valablement » votée sans pour autant être légitime. Nous devons être très attentifs aux libertés publiques, par exemple, bien que le contexte mondial et le consensus national nous poussent à les limiter. Enfin, l’autorité existe en démocratie, mais c’est une autorité particulière : l’autorité de ceux qui ont un projet dans lequel une majorité se reconnaît. Cette majorité obéit non pas aux personnes, mais au projet. Ni maître, ni père, ni berger – le chef en démocratie n’est qu’un parmi ses semblables. Il ne tire son autorité que de la vision qu’il expose et du chemin qu’il propose. Ce n’est pas une question d’élites ou d’experts. Nous devons reprendre sans délai notre travail sur le projet de société, au sein du parti socialiste. Car c’est la seule source d’autorité démocratique pour nos représentants élus.

Sections La Ravoire - Saint Alban Leysse Parti socialiste de Savoie, 17 octobre 2014 à 12h23

Renforcer le rôle du Parlement en transformant le Sénat en Haute Assemblée Pour la première fois depuis 1958, le Sénat a basculé à gauche en 2011. Le résultat de ces 3 années est totalement vide : comme précédemment, le Sénat dans sa forme actuelle a ralenti le travail législatif en se posant comme une force conservatrice permanente ne jouant même pas le rôle de contrôle de l'exécutif qu'il joue dans d'autres pays démocratiques. Il a donc définitivement fait la preuve de son inutilité dispendieuse puisqu'il coûte plus de 3 milliards d'impôts par an, en plus de sa représentativité si peu démocratique. Nous proposons de transformer le Sénat en divisant par 3 le nombre des représentants des territoires et en fusionnant avec les membres du Conseil Economique Social et Environnemental au profit d'une Haute Assemblée économique, sociale, environnementale et des territoires. Les membres seraient limités à 400, 200 issus de l'actuel CESE, et 200 représentants des territoires élus par les assemblées des territoires. Cette Haute Assemblée n'aurait le pouvoir de proposer des amendements et de retarder l'examen de la loi que si elle a une majorité des 3 cinquièmes sur un texte. Ces pouvoirs seraient contraints dans un délai limité. Bien entendu, le nombre de mandats successifs doit être limité à 2 afin de garantir un renouvellement démocratique. De plus, cette réforme doit obligatoirement s'accompagner d'un statut de l'élu pour lui permettre de réintégrer la vie civile par la suite et lui permettre de retrouver un emploi.

Jean-Paul Delas, 17 octobre 2014 à 11h46

Je pense qu'il n'est pas bon de lancer des "ballons d'essais" sur les réformes que l'on envisage: cela met en marche la pression des lobbies. Conséquence: devant la peur des manifestations, le gouvernement se "dégonfle". Voir, récemment, la taxe carbone devant les manifestations bretonnes, puis devant la menace des transporteurs routiers de bloquer la circulation. Quel mauvais effet cela fait-il!! Et on ne met en avant que l'indécision, l'impréparation des réformes. Ce qu'il faut, c'est la fermeté: si les réformes progressistes sont considérées comme bonnes, le gouvernement ne doit pas renoncer: cf le mariage pour tous, cf la nouvelle loi sur les allocations familiales. Seule la fermeté pour ce que nous croyons juste paiera.

Dominique OLIVIER, 17 octobre 2014 à 11h07

Contribution déposée au nom des 4 sections de l'intercommunalité Sud Ste Baume (Var): BANDOL, Le BEAUSSET, La CADIERE et St CYR sur Mer

Christian Chasles, 17 octobre 2014 à 10h45

adhérent Mayenne

Jean-Philippe MISSILLIER, 17 octobre 2014 à 10h41

texte pdf

de Fumel-Monsempron-Libos section, 17 octobre 2014 à 10h18

Comment les citoyens peuvent-ils se réapproprier la chose publique ? Nous avons évoqué en réunion de section plusieurs points : D’abord, l’action politique doit être vue comme un service et non comme un métier. A ce titre le non-cumul des mandats d’une manière horizontale et dans le temps est la priorité absolue. Il faut restaurer la confiance des citoyens dans les personnes qui les représentent. De plus, les élus doivent accepter un contrôle d’autorités indépendantes comme la cour des comptes et les chambres régionales des comptes qui doivent pouvoir émettre des avis impératifs dans certains cas. Le pouvoir politique doit être revalorisé pour ne pas être marginalisé par le pouvoir économique des grandes entreprises et du capital. Ensuite, nous sommes dans une république laïque. Cela veut dire que la loi doit être scrupuleusement respectée par tous. Il ne peut pas y avoir de zones de non-droit. Vivre en France, c’est en accepter les lois. Les citoyens doivent être informés d’une manière contradictoire et approfondie sur les grands problèmes et non par de petites phrases et des événements personnels. Enfin, le Parti Socialiste ne doit pas se perdre en querelles internes et se penser sur le modèle des Primaires qui ont largement rassemblé et proposé un débat démocratique. C’est au prix de ces attitudes que nous pourrons être dignes de la grande ambition socialiste de rendre le pouvoir aux citoyens.

Dijon Section, 17 octobre 2014 à 9h57

Nous adhérentes et adhérents du Parti Socialiste nous nous posons des questions : comment innover et produire demain dans un contexte de mondialisation agitée pour ne pas dire guerrière, de mutations technologiques, démographiques et politiques. Nous savons que nous ne connaîtrons plus la croissance des trente glorieuses et il est temps de nous interroger sur notre projet de société sur le type de développement et de bien être que nous souhaitons. Nous sommes dans la troisième révolution industrielle qui exacerbe des affrontements idéologiques entre ceux qui gère la destruction de l’ancien pour créer du nouveau sur la seule compétitivité. Historiquement les révolutions industrielles engendrent deux attitudes : La première qui se prétend radicale tente d’arrêter le cours de l’histoire en s’accrochant au statu quo et pour certains reposant sur la défense des corporatismes le repli sur soi la haine de l’autre le racisme et l’antisémitisme. La seconde qui accompagne les changements tentant d’en adoucir les effets sociaux. Si nous ne nous retrouvons pas dans ces deux attitudes à nous d’inventer et d’accompagner toutes celles et ceux qui agissent pour une autre approche plus éthique, participative, horizontale, de proximité valorisant la place de l’individu dans la gestion collective de la société. Quelques pistes que nous pouvons travailler : la codétermination dans l’entreprise, l’encadrement des hautes rémunérations, la répartition des profits, le contrat unique de travail, le partage du travail, le revenu minimum d’existence, la réforme fiscale et la sécurisation de l’emploi. Car pour nous le Parti Socialiste doit proposer un changement de société qui met comme objectif premier la justice sociale défendant la dignité des individus. Notre but final est bien l’avènement d’une société socialiste et humaniste reposant sur des individus émancipés libres égaux et portant les valeurs de solidarité, de fraternité et d’équité. Un socialisme défendeurs des valeurs républicaines par des pratiques éthiques et exemplaires. Cette évolution de la société interpelle notre fonctionnement, nous voulons réaffirmer le fait que le Parti Socialiste doit être un Parti d’adhérents et d’adhérentes ce qui suppose que c’est à eux et à eux seuls que revient le choix des textes et des personnes qui les représentent dans toutes les instances, gérer l’expression externe, arrêter la peoplisation de la vie politique, créer comme pour le droit syndical un droit à faire de la politique (maintien du lien contractuel avec l’entreprise pour le privé), limiter la durée des mandats.

ERIC NEDELEC, 17 octobre 2014 à 8h37

Le pouvoir de l’information est aujourd’hui devenu bien plus qu’un quatrième pouvoir. Les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires s’ils parviennent tant bien que mal à conserver une certaine indépendance, sont aujourd’hui totalement soumis au pouvoir de l’information, ou pour être plus exact au pouvoir qu’exerce une certaine information. Ne se contentant pas seulement d’anesthésier l’opinion, par un matraquage incessant, ce pouvoir totalement dépendant du pouvoir économique et financier dicte sa loi partout et pour tous. Il est urgent de reprendre le pouvoir, de le contrôler et de revisiter les vieilles recommandations de Montesquieu sur la nécessaire séparation dans une démocratie moderne de tous les pouvoirs. Nous inspirant du modèle du conseil économique social et environnemental, nous devons construire une nouvelle instance qui aura non seulement une fonction consultative, mais surtout un pouvoir étendu en matière de contrôle de l’information. Plus qu’une haute autorité, ou qu’un conseil supérieur, cette assemblée doit être composée de citoyens élus, selon des règles de représentativité très strictes pour garantir une juste représentation de toutes les catégories sociales

Marielle Bernard N’diaye, 16 octobre 2014 à 23h52

Changement de régime et nécessité de démocratie. Thème 10. Par Marielle Bernard N'diaye, section de Thonon Aujourd’hui, les gouvernements se suivent et n’arrivent plus à faire face aux problèmes des Français, laissant la place à des courants dont on peut douter du bienfondé et de la bienveillance. Le socialisme risque de ne pas survivre aux prochaines décennies, non pas que les idées se portent mal ou que leurs dirigeants ne soient pas compétents, mais tout simplement parce que la configuration, la structure de la société française ne peut plus en l’état actuel recevoir positivement ce qui vient du socialisme. La société s’enfonce dans l’individualisme pendant que le socialisme défend un meilleur partage. La société s’enfonce dans la haine de l’autre, pendant que le socialisme défend la tolérance et le respect. La société s’enfonce dans l’agrandissement du fossé entre classes sociales, pendant que le socialisme s’acharne à essayer de le combler. De plus, la société française ne vit pas sur un ilot, isolée des réalités du monde, elle est en permanence connectée avec le reste du monde. Elle doit survivre face à la mondialisation, la montée en puissance lente, mais certaine des BRICS. Et enfin aux assauts répétés des heurts liés au marché boursier. Comment le socialisme pourrait-il faire face à ces changements irréversibles ? Il doit repenser le mode de gouvernance, être plus socialiste dans le partage du pouvoir. Pourquoi pas une 6ieme République avec un partage du pouvoir plus équilibré, sans retour aux modèles passés ? En voici les principales propositions : La fin du régime présidentiel qui correspond si peu à l’idéal socialiste. La fin des politiques de carrières, avec interdiction de plus de deux ou trois mandats successifs selon les postes. Davantage de pouvoir aux régions, à l’image des Landers allemands. La fin du Sénat, et surtout la fin des mandats cumulés. L’interdiction d’obtenir un poste par clientélisme, qui devrait être inscrite dans la constitution. L’obligation pour les ministres d’être ou d’avoir été élu au moins une fois. L’obligation que le premier ministre soit élu par l’assemblée nationale. Le socialisme a un rôle à jouer dans la rénovation de ses institutions pour une meilleure gouvernance et donc une meilleur Démocratie. Le socialisme a une carte à jouer qu’il ne doit pas laisser passer.

Antoine Chicha, 16 octobre 2014 à 23h41

Le besoin urgent de nouvelles institutions Les faits récents comme anciens de la vie politique on démontré que les institutions de la Vème République étaient insuffisantes pour faire respecter la démocratie. En effet, à trop vouloir chercher la stabilité, les constituants ont instauré un système muselant les parlementaires. Si la constitution énonce que le gouvernement est responsable devant l'Assemblée Nationale, la réalité est que l'exécutif provient quasi-systématiquement du président. les députés lui font indirectement foi en votant la confiance. Du coup, s'opposer au gouvernement revient à s'opposer au chef d'Etat, irresponsable donc intouchable.Mais lui,en revanche peut arbitrairement sanctionner l'Assemblée en promulguant sa dissolution. Tant que cela reste,les tentatives de reparlementarisation resteront veines. Il est plus que nécessaire de prendre un nouveau départ en instaurant la sixième république. Il ne s'agirait pas de simplement passer à un régime parlementaire (réel) ou présidentiel mais de créer un tout nouveau système. Le défaut des régimes actuels est qu'ils définissent le gouvernement comme devant déterminer la politique de la nation. or,ceci relève du législatif. Ce pouvoir est donc détenu par un organe exécutif chose très loin du principe de séparation des pouvoirs. Par ailleurs,le gouvernement n'a qu'une légitimité très mince: il n'est pas élu directement: "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants".ici, on est en face de représentants DE représentants. Ainsi la mission du gouvernement ne saurait être autre qu'administratif. C'est au parlement que doit revenir l'exercice de ce pouvoir. quant au président, ses pouvoirs seraient limités à son "domaine réservé" nécessitant  toutefois l'accord des parlementaires. Enfin, les citoyens doivent prendre part à la vie politique du pays en en étant le véritable arbitre. De cette analyse, voici les éléments synthétiques: -Transformation du gouvernement en "conseil exécutif" nommé directement par les députés, ne disposant pas de l'initiative des loi révocable à la majorité des 3/5èmes -Election de l'Assemblée Nationale, chambre unique, au scrutin mixte majoritaire et proportionnel, ne pouvant être dissoute que par référendum révocatoire -Renforcement et fusion des commissions parlementaires, disposant de l'initiative des lois, composée par les députés (à voix délibérative) et les représentants de la société civile (ex Conseil économique et social,conseil d'Etat...) ainsi que les représentants des collectivités territoriales (à voix consultative.)  -Exclusivité de l'initiative du référendum par les citoyens.

sections d'Acigné et de Thorigné-Fouillard, 16 octobre 2014 à 23h28

« Allons à l’idéal en passant par le réel » Le contexte politique Nous vivons dans une société changeante et multiforme. D’un côté, une société vieillissante et conservatrice, de l’autre, la pratique des réseaux sociaux et le culte de l’immédiateté qui imprègnent notre quotidien. Le tort de la gauche a été de ne pas s’adapter, de ne pas avoir une vision globale du monde et de limiter le militantisme au territoire local ou national. Nous ne pouvons plus nous appuyer sur les mêmes doctrines, la même doxa, et c’est, notamment, de la responsabilité des nouvelles générations de renouveler les idées. Reconquérir l’opinion Devant le désintérêt grandissant des Français pour la chose publique, devant la vindicte populaire qui met en avant des élus dépensiers, fraudeurs, des fonctionnaires incompétents, il est urgent de regagner leur confiance. Tributaires d’un pouvoir journalistique omniprésent, nous devons repenser notre logiciel de communication, nous adapter aux médias, être proactif sur les supports de communication que nous maitrisons : expliquer, convaincre mais aussi séduire ! Recréer des liens avec la population Si la confiance renaît, il y aura davantage de gens à s’engager en politique mais cela ne se fera pas sans les associations sous la forme de contre-pouvoirs, les mouvements de gauche mais aussi les anonymes, les exclus. Nous avons perdu la proximité, la vie associative est devenue un lieu de consommation, nous ne parlons plus de solidarité mais d’assistanat, et la défense du service public est souvent celle du statut des fonctionnaires ; il n’y a plus de partage de l’activité ou des richesses, les politiques ne sont plus que des économistes. Nous devons poser l’égalité des intelligences comme principe de l’émancipation intellectuelle, il n’y a pas d’un côté les savants et de l’autre les ignorants. Pour cela, il appartient à notre parti de renouer avec l’éducation populaire et plus généralement de rétablir les liens avec la population ; nous avons un besoin impérieux de solidarité. Redonner du sens à l’action publique C’est réinterroger la doctrine, l’adapter afin que l’utopie s’applique au réel. C’est aussi promouvoir une idéologie, faire preuve d’engagement, donner du sens à l’action collective mais aussi remettre du rêve dans la politique. Comme Jean Jaurès le disait en son temps, nous devons « aller à l’idéal en passant par le réel ». Les sections d’Acigné et de Thorigné-Fouillard (35)

Michel FREBY, 16 octobre 2014 à 19h04

Notre République, dont la devise humaniste, « Liberté, Égalité, Fraternité », s’affiche sur la plupart de ses édifices institutionnels, est en danger.Parce que notre Constitution relie étroitement les pouvoirs exécutif et législatif. Cette particularité s’est accentuée avec l’instauration d’un quinquennat qui donne simultanément au peuple le droit de choisir son Assemblée et son Président. Aucune possibilité alors pour envisager une quelconque cohabitation. Le fait mono-archique est installé malgré les aspirations des masses populaires qui constituent l’électorat. Certes, cette situation permet au pouvoir élu de décider en toute quiétude de ce qui lui semble bon pour la France sans l’être nécessairement pour son peuple. Secondement, les titulaires du pouvoir en place, peuvent se permettre des exactions qui conduiraient n’importe quel citoyen à la prison sans délai. Sur ce point, les partis politiques qui parrainent les candidats, devraient être exigeants quant à la légalité des candidatures. Pourquoi ne pas exiger de tout candidat à quelque mandat électoral que ce soit, la production d’un extrait de son casier judiciaire et de sa feuille d’imposition ? D’autre part, pourquoi ne pas examiner de près les liens des futurs élus avec les partenaires économiques, industriels et financiers en terme de conventions ou de contrats liant les uns aux autres et risquant de pervertir les appels d’offre et les commandes publiques. Troisièmement, pourquoi risquer de bouleverser les équilibres électoraux en feignant d’ignorer les propositions que font entendre les populations au travers de leurs manifestations. Quatrièmement, le quatrième pouvoir, celui des médias est devenu incontrôlable au regard de la multitude des sites Internet. Toutes les informations sont présentes et chacune côtoie son contraire. Chacun dès lors peut présenter prioritairement l’information qui l’arrange, au détriment des destinataires. Il serait alors sans doute utile de créer un service public d’informations, indépendant de tout pouvoir, y compris de son financeur que serait l’Etat. Cinquièmement, le pouvoir judiciaire qui se trouve lui aussi confronté à la vindicte médiatique, ne permet pas une justice équitable, impartiale et digne de la notion d’Égalité devant la loi. Sixièmement, tous les pouvoirs précités subissent l’influence des milieux financiers qui agissent, pour gouverner indirectement, en imposant des règles ultra-libérales qui apparaissent comme la seule solution pour sortir des crises économiques. Ce pouvoir là, discret mais extrêmement puissant ne laisse au peuple aucune possibilité d’intervention.

Odile Luppi, 16 octobre 2014 à 15h50

Les citoyens ont toujours été majoritairement intéressés par la vie politique et prêts à y participer sous différentes formes : assister à des réunions, signer des pétitions, manifester, écrire à leur député voire aux ministres, adhérer à un parti, être candidat à un mandat électif....Mais cela a beaucoup changé car ils ont été très déçus par les politiques en place et n'ont plus confiance. Si l'on veut renouer avec eux, si l'on ne veut pas qu'ils se tournent vers les extrêmes, les socialistes être exemplaires, à plus forte raison s'ils sont élus donc des personnages publics : dire la vérité, faire ce qu'ils disent, expliquer pourquoi s'ils ne peuvent pas, ne pas tenir un double langage, entendre les attentes des plus démunis, respecter les personnes et la morale en politique, ne pas tricher avec les lois et règles de vie en société, ne pas être corrompus par des accords financiers douteux, pratiquer la transparence, ne pas se laisser entraîner dans des conflits d'intérêts, rester modestes, avoir du courage pour prendre parfois des mesures difficiles et nécessaires, ne pas vouloir seulement plaire en ne pensant qu'à sa réélection, ne pas cumuler les mandats, ni dans le temps ni dans l'espace, être capables de penser librement et ne pas se contenter de suivre les consignes d'un parti.... J'écris tout cela par expérience personnelle locale car je milite depuis 1981 au PS, et dans des associations où je défends, sans le clamer, les valeurs de justice, de vérité, de respect de l'autre et d'honnêteté...Le PS national s'est fait beaucoup de mal en excluant de nombreux adhérents-militants, sincères et honnêtes qui, dans plusieurs villes "mal" dirigées par le Parti communiste depuis plus de 50 ans, avaient osé proposer aux dernières municipales, une liste de gauche PS+verts+société civile ! Nombreux sont ceux qui ne reprendront plus leur carte ! Le PS doit se transformer et se rénover, en particulier la direction nationale sur les directives qu'elle établit et qui ne doivent plus en rester à des conceptions archaïques de la politique et des alliances ! Attention ! beaucoup de mal a été fait, pas seulement pour le PS mais pour toute la politique en général ! Alors à nous de nous améliorer les premiers.

Xavier, 16 octobre 2014 à 14h44

Développer la participation du plus grand nombre de citoyen à la réflexion et à l'action collective. Objectifs : ne pas couper les citoyens de la réflexion et de l'action politique, sensibiliser davantage les citoyens au fait que l'action politique n'est pas chose facile et que la décision nécessite une réflexion allant au-delà du "y'a qu'à", "faut qu'on", ouvrir l'éventail des réflexions pour ne pas scléroser l'action politique et lui permettre d'être variée, dynamique et innovante... Modalités : continuer de développer avec le parti socialiste les décisions collectives : primaires, choix des représentants aux élections locales et nationales, recourir à la construction commune de projets par les budgets participatifs par exemple, pourcentages minimaux de renouvellement y compris dans les postes de hauts niveaux à chaque élection, développer un parti socialiste initiateur ou parti-prenant de débats publics...

Gérard ALLARD, 16 octobre 2014 à 10h50

VIVE LE SOCIALISME ! Ni divisions, ni renoncements. Socialistes, notre devoir est de donner vie et traductions à nos valeurs de progrès et de justice sociale. Certes, nous ne sommes pas tenus à une obéissance aveugle. Et le débat est la richesse et la vitalité de notre parti. Mais le socialisme c’est avant tout le collectif, plutôt que les postures individuelles. C’est le rassemblement, plutôt que la division. C'est l'esprit de réforme. Aujourd'hui, nous traversons une crise majeure, qui n’a pas commencé avec le quinquennat de François Hollande, mais qui voit, hélas, s'aggraver la souffrance sociale et s'accentuer les inégalités. Cela est pour chacun de nous insupportable. La défiance des français à l'égard de la politique et des modes de représentations font le lit du populisme. C’est pourquoi notre parti doit appliquer fermement le non-cumul de mandats, respecter la parité et sortir des logiques de désignations « par le haut ». Au quotidien, localement, sur nos territoires, dans nos communes nous savons pourtant répondre aux attentes de nos concitoyens, dans des conditions fiscales et budgétaires complexes et discutables. Il faut, aujourd’hui, mieux maîtriser la dépense publique, au niveau de l’Etat, comme au niveau des collectivités locales, mais l'effort doit être équilibré et raisonné pour garantir un niveau de service public de qualité capable, notamment, de réduire les inégalités sociales. Nationalement, en priorité, il nous faut préserver les petites retraites, la protection sociale, la santé publique et combattre avec vigueur le chômage des jeunes. Mais si l’on veut favoriser la création d’emplois et lutter durablement contre le cancer du chômage, il nous faut aussi libérer l’initiative. Mais libérer ce n’est pas libéraliser ! Nous avons besoin de l’esprit d’entreprise, qui ne se réduit pas à l’image du patronat « cigare et limousine ». Ne cédons rien au CAC 40 ! Mais entrons dans un rapport de confiance partagée, socialement et écologiquement responsable, avec les TPE, les PME, les ETI, les entreprises de l’ESS et le monde associatif, qui innovent, qui se battent, qui inventent au quotidien de nouveaux modèles économiques créateurs d’emplois. Et pour reconquérir la confiance de nos concitoyens, nous devons aujourd’hui nous rassembler autour de nos fondamentaux : la solidarité et le progrès économique. Seul notre parti, rassemblé, pourra faire barrage à une droite et à une extrême droite qui profitent aujourd’hui de nos divisions, et qui demain n’en doutons pas, n'auront de cesse de démanteler l'ensemble de notre modèle social. Vive le socialisme !

François Mitterrand Section, 16 octobre 2014 à 8h49

La contribution de la section François Mitterrand (Paris 15ème) est jointe ci-dessous.

jacques VAUGELADE, 15 octobre 2014 à 21h34

Le débat sur ce thème "la démocratie et la représentation" montre une insatisfaction des militants dans notre système qui nous fait représenter par des "professionnels" de la politique qui ne se renouvellent pas. De nombreuses contributions proposent outre le non-cumul, de limiter à 2 le nombre de mandats successifs. Au sein du PS, des contributions constatent aussi un malaise dans notre fonctionnement qui se traduit par une démobilisation des militants qui ne se sentent pas écoutés. Le comité de pilotage sera-t-il capable de faire des propositions pour dépasser ces malaises?

DANIEL BUREL, 15 octobre 2014 à 20h58

Notre société est arrivée à un point de non fonctionnement démocratique à la limite de la rupture, par des « corrections » successives comme la concordances entre les législatives et les présidentielles par exemple.. … Nous somme maintenant dans un régime royaliste déguisé, par une élection au suffrage universel du roi… .. Roi qui en fait à sa guise, comme les rois auparavant, en ne tenant compte que du seul avis de ces courtisans plus ou moins influents selon le niveau de leur puissance économique. Nous sommes donc très loin de la démocratie directe où le peuple décide de son avenir et des orientations politiques et économiques à prendre ?... Mais ce n’est que le risque logique des « démocraties » représentatives, quand il n’est pas prévu que le peuple puisse intervenir entre les élections ? Cela se traduit par une augmentation dramatique de l’abstention et donc d’un éloignement du peuple des décisions qui le concernent et parallèlement un rejet des politiques qu’il sent bien qu’il ne le représente plus, quand il ne pense pas tout simplement qu’il le trahit . Il est donc avant toute réforme qui éloigne encore le citoyen des centres décisionnels, su style « grande régions », « grandes agglomérations », « super communes », suppression des départements qui sont des repères très anciens pour les citoyens etc… …. Il est impératif, incontournable de prévoir des outils souples et accessibles à tous les citoyens pour pouvoir intervenir dans la gestion des affaires publiques. Il est évident que des accords internationaux (comme ceux qui sont sous roche actuellement) qui interdirait toute décision d’Etat possible face au pouvoir de l’argent irait directement contre les intérêts des peuples, déjà très soumis à ces puissances économiques, très peu morales ?.. …Leur seul objectif étant leurs intérêts immédiats à tout prix, il est indispensable de maintenir un pouvoir politique de haut niveau pour modérer leur ardeur qui crève les yeux dans le monde et dans notre pays. Signer les accords internationaux en discussion actuellement serait une ultime trahison, une ultime renonciation au combat contre les toutes puissances de l’argent toi qui font actuellement, de l’avis général, exploser les inégalités dans le monde. Dans les grands groupes on a le même phénomène qu’en politique, un éloignement des salariés des centres décisionnels et un sentiment d’impuissance que l’organisation politique doit impérativement combattre sous peine de perdre toute crédibilité.

frederic durand, 15 octobre 2014 à 18h56

Il faudrait que les hommes politiques soient moins opaques. Faut-il que le sénat existe encore ? l'argent qui est attribué au sénateurs ou bien aux députés doit faire l'objet de contrôle de dépense. Doit on rémunérer en plus une personne politique pour sa participation a telle ou telle commission. La personne est payé une fois comme maire ou adjoint ou autre, cela suffit.

Arnaud Moreau, 15 octobre 2014 à 17h40

Idées pour un renforcement du modèle démocratique et citoyen Si une pétition (opposition à une loi en cours d’adoption) ou une initiative populaire (proposition de loi par les citoyens) atteindrait un certain pourcentage des citoyens inscrit sur les listes électorales, alors un référendum serait organisé. Le référendum devrait être systématique lorsque qu’il est question de la nation comme pour le traiter européen. Il faudrait permettre aux citoyens d’écrire des cahiers de doléances. Ainsi les programmes des candidats lors d’une élection correspondraient mieux aux attentes de la population. Permettre aux SDF de retrouver leurs citoyennetés, en incitant ces personnes à se faire enregistrer dans un refuge pour faire entendre leurs voix. Prendre en compte le vote blanc et/ou l’abstention. Limiter le nombre des mandats à deux (successif ou non) pour un même poste. Mais aussi appliquer le non-cumul des mandats. Ainsi la vie politique ne serait pas carriéristes et permettrait le renouvellement des Hommes et des idées. Les Hommes politiques seraient voués à la tâche du mandat courant qui leur est dévolu. Ainsi les absences au sénat et à l’assemblée seront plus facilement contrôlables et devrait être plus sévèrement sanctionnée. Les lois concernant les représentants politiques ne devraient pas être voté et validé par eux-mêmes, mais par les citoyens, et ceux afin qu’ils ne soient pas juges et partie. Ils sont, sur ces questions, en conflits d’intérêts (Exemple : cumuls des mandats, emploi de leurs proches, salaires,…). Le salaire des représentants politiques devraient être indexé sur le SMIC, de sorte que leur train de vie soit lié à celui de la population. Afin d’éviter des affaires comme celles de Thomas Thévenoud ou Jérôme Cahuzac, un contrôle sur les membres du gouvernement devraient être mené par un comité indépendant Si de telles affaires éclatent, les personnes incriminées devraient systématiquement abandonner leur mandat courant. Le sénat pourrait être remplacé par un ensemble de citoyens tiré au hasard sur les listes électorales, à égale répartition de femmes et d’hommes. Il serait ainsi plus représentatif du peuple Français dans sa diversité en genres, en âge, en origines sociales ou culturelles. Qu’ils soient cadres, ouvriers, du secteur privé ou public, étudiants, à la recherche d’emploi ou retraité, etc. Ils y aurais ainsi une alternative au couple majorité/opposition (quelle que soit sa nature) et défendrait les intérêts des citoyens. Ces citoyens disposeraient d’un mandat unique, conserverait leurs travaillent et percevraient une indemnisation lors des séances du sénat. Ce système de tirage au sort existe déjà pour les jurés.

MARIE-CLAIRE HAKI, 15 octobre 2014 à 14h55

Ce qui fait l’ADN du PS, ce sont ses militants. Parce que notre parti a, parfois, la fâcheuse tendance à s’éloigner de sa base militante, parce que nos modes de gouvernance ne sont pas toujours les plus pertinents, chacun doit prendre sa part de responsabilité pour s’interroger sur l’avenir de notre fonctionnement collectif. Nous entendons de temps en temps, sous forme de critiques ou de reproches, cette formulation selon laquelle le PS serait devenu un parti d’élus. Parti de gouvernement indéniablement et donc pourvoyeur d’élus, le PS doit surtout vivre et exister pour les citoyens, pour ceux qui souffrent, ceux qui espèrent des lendemains meilleurs. Nos élus doivent, à ce titre, jouer la carte de l’exemplarité, de la sincérité, de la proximité et de la probité. Quand on est de gauche, on a une responsabilité éminente dans l’application de ces valeurs si essentielles et pourtant si souvent galvaudées. Nous le devons aux électeurs, et c’est en commençant par là que nous regagnerons leur confiance. Dans nos sections, le simple fait d’adhérer, ne doit pas devenir d’emblée un acte d’ambition électoral. Comment accueillir les militants de demain, comment garder une vie dans nos sections, comment militer aujourd’hui en 2014, autant de questions et bien d’autres que nous devons nous poser. A quoi doit servir le PS ? N’est-il plus qu’une seule machine à gagner des élections, sorte de fabrique des élites électorales de demain ? Doit-il limiter son action à cette seule vocation ? Nous pensons tout le contraire. Sans nier la nécessité de conquérir ou de conserver nos assises institutionnelles, il faut que notre parti se replonge dans ses racines. Le Parti socialiste est avant tout un mouvement. Un mouvement citoyen, de femmes et d’hommes, un mouvement d’idées, un mouvement perpétuel. Nous avons devant nous une occasion formidable, de nous ancrer d’avantage, de coller aux attentes de l’air du temps. Organiser des meetings entre nous, lors des campagnes, c’est bien. Occuper le terrain, s’emparer des sujets que nous avons abandonné à la société civile, investir le champ des forums citoyens… c’est indispensable ! Le PS ne doit pas s’éloigner de sa base électorale, il ne doit pas oublier d’où il vient, pour savoir là où il veut aller. Le PS a vocation, de par son histoire, de par sa construction idéologique, à animer les débats, à être un agitateur d’idée. Sur chaque territoire, il y a des problématiques locales à traiter, des sujets sur lesquels les citoyens attendent des réponses. Le PS, c’est le parti des primaires, le parti du débat, le parti de la parole militante. C’est un fait unique dans le paysage politique national. C’est notre force, notre richesse !

Flavien Mombo, 15 octobre 2014 à 14h41

Il faut relocaliser la politique là ou elle est la plus pertinente. Face à la mondialisation et à l'uniformisation juridique et économique que celle-ci entraîne, l'échelle nationale devient de plus en plus obsolète, n'ayant pour rôle que de reporter des idées décidées plus haut. C'est un facteur qui contribue au scepticisme général. La sensation que rien n'est possible, tout est immuable. Les citoyens doivent pouvoir choisir à l'échelle locale leurs règles et leurs devoirs avec plus de souplesse. L'universalité nationale n'est plus possible. A l'échelle macro, les citoyens se rendent compte que c'est à l'UE que les décisions générales se prennent. La politique n'a pas évolué avec les nouvelles attributions de pouvoir instiguées par l'UE pour ne citer qu'elle. Pourquoi les parlementaires nationaux ne travailleraient pas de concert avec les européens ? Cette interdépendance doit être formalisée par des réunions et des consultations. Le parlementaire européen doit véritablement être le reflet de ses pairs nationaux. Je pense sincèrement qu'une nouvelle république est nécessaire. La représentation doit évoluer. Voter pour un candidat qui au final suit les idées de son parti et ne prend pas en compte l'opinion des citoyens qu'il est censé représenter ne permet pas d'inspirer confiance en la chose publique. Je pense que les citoyens doivent pouvoir décider de leurs propre façon de vivre à l'échelle locale. Le peuple réclame plus de transparence et la fin des promesses électorales irréalistes. Les candidats continuent de faire des promesses, de brasser un électorat le plus large possible pour se retrouver face à la réalité, démuni. L'électorat se sent de plus en plus trahi, surtout que certains croient corps et âmes en ces promesses. Les français ne supportent pas d'être trahis. La politique ne peut prendre la forme d'un jeu dans ce pays. Le parti socialiste doit être le seul et le premier à pouvoir dire la vérité, tout en continuant d'inspirer et de faire rêver la nation. Donner une meilleure information politique aux citoyens. Les citoyens doivent avoir un meilleur accès à l'information et à la connaissance de base de la chose publique pour qu'ils puissent mieux y participer. Les cours d'éducation civique doivent être augmentés de cours plus complets sur le droit constitutionnels et les institutions. Leur fonctionnement. Aussi, les publications au journal officiel doivent être vulgarisées, analysées et diffusées. Après tout, "nul n'est censé ignorer la loi" (un peu d'humour).

helene karyotis, 15 octobre 2014 à 14h17

Démocratie et représentation Les élections se succèdent, et l'abstention grimpe à chaque nouveau scrutin,faussant les résultats car seul le % des votants est comptabilisé. Plusieurs causes , hormis le fait que les Français se détournent de la politique : La proportionnelle , même si elle présente un risque pour les partis traditionnels, entraîne par son absence l'impression que la voix des électeurs non entendue car leur vote sans aucune influence ensuite sur la répartition des sièges.Le mode de scrutin actuel facilite l'abstention, le vote devenant inutile. Comptabliser le vote blanc ! Les extrèmes y perdront, et le résultats correspondront aux votes Inscription sur les listes électorales : automatique en cas de déménagement ? Pouvoir le faire après le 31/12 ? le non cumul des mandats doit être appliqué, les élus doivent être rémunérés en fonction de leur présence ou non (sénat, parlement..). Cependant il faudrait faire une distinction entre par exemple le maire d'une grande ville et celui d'une petite commune (500h?) qui n'ont pas mêmes charges. Il y a également trop d'élus. Les enveloppes qui leur sont attribuées servent pour beaucoup à leur réélection en subventionnant de façon partisane. Ces utilisations d'enveloppes devraient faire l'objet d'une information consultable par tous les citoyens. certaines réformes de société,afin d'éviter des débats et polémiques inutiles pourraient faire l'objet d'un vote de tous les Français (mariage homosexuels,vote des étrangers...) Hors période d'élection, les citoyens n'ont plus la parole et c'est dommage. Favoriser des conseils citoyens ? (prêts de locaux, sites internet, etc..)

Jean-Yves Peguet, 15 octobre 2014 à 13h58

Etats généraux des socialistes - Section de Montigny le Bretonneux - Yvelines La déclaration de principes votée par les militants en 2008 demeure le cadre globalement pertinent de note identité de socialistes. Les contributions de la section s’inscrivent en amendement à cette déclaration de principe. (La déclaration de principe – article 23 : Le parti socialiste est un parti démocratique. Il respecte chacun de ses adhérents.) Nous considérons que la pleine participation des militants à la vie du parti suppose un effort important de formation du parti envers les militants. Ceux-ci doivent pouvoir : - Comprendre les orientations du parti, les diffuser - Comprendre les orientations d’un gouvernement de gauche et les rendre lisibles dans l’opinion. Nous considérons que doit être renforcé le respect des décisions, textes et règles, délibérés et adoptés en commun, tel que rappelé dans cet article, afin que cesse le brouhaha médiatique autour des positions des uns et des autres : le parti doit rester le lieu des débats, mais ceux-ci doivent rester internes.

L’opposition ? Une vraie réforme institutionnelle La question institutionnelle taraude depuis fort longtemps les socialistes. C’était vrai avant l’avènement de la Vème république. Ce le fut plus encore avec celle-ci qui, avant son évolution induite par le référendum de 1962, avait participé à leur division. Et chacun sait que si François Mitterrand fit de ses institutions un élément majeur de sa conquête du pouvoir, chacun reconnaît dans le même temps que jamais nous ne tranchâmes réellement sur notre préférence – ou notre capacité à faire valider un système alternatif – entre un régime dit primo-ministériel et un régime présidentiel. Le débat, réel, relancé ces dernières semaines sur la dyarchie républicaine y participe. De la même manière le sempiternel débat – en partie erronée comme le relevait le regretté Guy Carcassonne- sur les pouvoirs des parlementaires, fruit d’une vision surannée distinguant le pouvoir exécutif du pouvoir législatif. Et si la véritable, car opérante, distinction devait être réalisée entre opposition et majorité – la révision constitutionnelle de 2008 fut en l’espèce une occasion manquée. Revenons un instant sur l’un des rôles du parlement : être le lieu de la mise en accusation de l’exécutif gouvernementale. Et qui peut mieux le faire, et qui doit le faire, sinon l’opposition. Dans le cadre de notre dernière convention, nous avions avancé un certain nombre de propositions que nous ne saurions oublier sous prétexte d’être majoritaire ; parmi celles-ci, quelques-unes peuvent être utilement rappelées : - Désigner sur les projets et propositions de loi un contre-rapporteur de l’opposition ; - Octroyer aux présidents de groupe la faculté de s’opposer quatre fois par an au temps législatif programmé ; - Renforcer le droit de tirage (3 par session ordinaire) relatif à la création des commissions d’enquête ; - Revoir les modalités relatives aux questions d’actualité au gouvernement, et pourquoi pas, les réserver aux seul(e)s député(e)s des groupes d’opposition ; - Inverser le rôle des trois cinquième pour les nominations au titre de l’article 13C en faisant en sorte que ce soit la règle de l’avis favorable qui s’impose. Demeure une difficulté juridique à laquelle se sont heurtés nos plus grands juristes : comment déterminer qu’un groupe appartient ou non à l’opposition ? Et si à chaque session parlementaire, le gouvernement posait une question de confiance alors seuls les groupes votant contre seraient alors considérés comme étant dans l’opposition ?

Philippe LOMBARD, 15 octobre 2014 à 8h52

ETATS GENERAUX DU PARTI SOCIALISTE Contribution de la Section de Parentis en Born (Landes) La section Socialiste de Parentis en Born, réunie le 17 septembre 2014, a engagé un débat très animé sur l’organisation des États Généraux du Parti Socialiste. S’il apparaît nécessaire et souhaitable de recadrer les engagements du Parti Socialiste suite aux défaites électorales et au constat de la rupture du PS et de ses électeurs, la redéfinition de l’identité socialiste, par les questions posées dans le cadre des Etats Généraux, nous semblent en parfait décalage avec la réalité. Comme cela est indiqué, depuis 1972 nous n’avons cessé, de conventions, en assises, états généraux… de produire des textes qui aujourd’hui ne nous semblent pas obsolètes. Il nous faut reconstruire le PS sur d’autres bases, d’autres fonctionnements et cela ne se fera pas en 3 mois ! Il faut installer véritablement la démocratie dans le Parti, qui aujourd’hui ne sert qu’à désigner le candidat à la présidentielle. Nous savons tous comment sont désignés, ou plutôt cooptés, reconduits tous les autres candidats aux différentes élections. Alors oui nous voulons un parti plus démocratique ............... La suite sur le PDF ci joint.

Jérôme DURIEUX, 14 octobre 2014 à 23h04

L'identité du Parti Socialiste c'est son désir de changer la vie ! Changer la vie a été l'un des slogans porté par le PS il y a de nombreuses années. Depuis, échafaudée par ce que l'on pourrait appeler à tort comme la dure confrontation avec la réalité une fois arrivé au pouvoir, il semble que cette antienne ne soit plus du tout à l’ordre du jour. Et pourtant, le PS peut s’enorgueillir d’avoir porté et mis en place des réformes qui ont réellement contribué à changer la vie. Malgré tout, ces réformes qu’on appelle emblématique de la Gauche (suppression de la peine de mort, pacs suivi du mariage pour tous…) et qui sont devenues pour une majorité des Français une évidence aujourd'hui semblent orphelines parce que non suivies d’autres grandes réformes surtout sur le pendant économique. Pour continuer à porter cette envie de changement, le PS se doit de redevenir le parti de la société en mouvement. Très concrètement, cela passe par un recensement continu de toutes les lignes à faire bouger aux niveaux sociétales et économiques. Écoutons les Français, ils savent ce qui ne va pas. Écoutons les fonctionnaires qui connaissent les verrous et les pesanteurs à faire sauter pour rendre leur service public plus efficace et plus humain. Écoutons les vrais entrepreneurs qui demandent non pas une baisse continuelle des charges sociales mais au contraire un cadre règlementaire simple et stable et un appui du système bancaire. Proposons pour les élections municipales un socle commun à tous nos candidats. Proposons à tous nos militants de recueillir l'avis et les idées de nos concitoyens en allant frapper à leurs portes dans tout le pays. Proposons aux artistes, aux penseurs de nous bousculer. En se basant sur toutes ces revendications, en les incluant dans un programme de gouvernement et en appliquant ce programme le Parti peut recommencer à changer la vie. Parce que changer la vie c'est avant tout redonner la pleine place à nos valeurs essentielles, Liberté, Égalité et Fraternité il faut aussi que ces trois piliers guident toutes nos pensées. Ces valeurs n'appellent pas de demi-mesures comme trop souvent hélas, elles doivent vraiment habiter tous nos actes. Pour tout cela, une refonte de nos propositions s'impose afin d’apporter des réponses concrètes et réalistes tout en continuant à porter de nouvelles espérances afin de changer la vie. Aujourd'hui paradoxalement le Parti a réussi à faire élire un des siens au sommet de l'Etat mais dans les faits il ne se reconnaît qu'à moitié dans les décisions prises. Ces États Généraux seront peut être le moyen non pas de se réinventer mais de se retrouver, c'est en tout cas ce que je souhaite.