Thème n°3

Emancipation et progrès

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Que doit être une société du « bien vivre » ? Comment donner à chacun les moyens de son émancipation personnelle ? Quels sont les instruments collectifs qui le permettent ? Quelle conception du progrès devons-nous proposer ? Quelles exigences éthiques poser ? Qu’est-ce que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? Quelle place pour la culture dans la société et l’existence ?

305 contributions pour alimenter la réflexion

Châtel Guyon SECTION PS, 09 novembre 2014 à 0h03

Il s'agit d'une contribution de section

Pour un parti d'avenir Paris 12è, 08 novembre 2014 à 23h34

Le parti socialiste a abandonné les classes populaires. Il est devenu le parti de la mondialisation heureuse, le parti des gagnants de la mondialisation. La mondialisation heureuse, c’est la relation gagnant-gagnant d’un individu au monde. C’est pouvoir jouir de toutes les cultures grâce à un capital culturel et social élevé qui lui offre une ouverture au monde tout en le protégeant de l’anxiété identitaire. C’est aussi pouvoir acquérir toujours plus de biens, souvent à prix modérés parce que produits dans des pays plus pauvres, sans en payer le prix dans sa situation personnelle, parce que son emploi est préservé de la concurrence internationale, cas des fonctionnaires ou des élus, ou stimulé par l’ouverture des économies, cas de certaines professions intellectuelles supérieures et de cadres d’entreprises exportatrices. Le parti socialiste a oublié les perdants de la mondialisation. Pourtant, elle repose sur la concurrence généralisée de tous contre tous qui contribue à la désindustrialisation de la France. Cette mondialisation malheureuse frappe de plein fouet les personnels peu ou moyennement qualifiés des secteurs industriels en déclin. Les classes populaires restent par ailleurs attachées à des valeurs de cohésion telles que la nation, la famille, la neutralité de l’espace public et des institutions, les grands rites collectifs, du défilé du 14 juillet au Tour de France, qui leur paraissent mis en cause par la mondialisation et la coexistence des cultures. Le parti socialiste a promu un individualisme libérateur sans prendre en compte les attentes largement répandues dans les classes populaires. Si les objectifs d’égale dignité de tous et d’émancipation des individus sont légitimement au cœur de la doctrine du parti, ce dernier n’a pas suffisamment fait œuvre de pédagogie à l’égard des Français, nombreux dans les catégories populaires, qui restent attachés à des conceptions plus traditionnelles. Surtout, le parti socialiste a négligé les attentes des catégories populaires en matière de reconnaissance du mérite et de l’effort, de goût de l’ordre et de lutte contre l’insécurité. Là encore, la raison en tient pour l’essentiel à la condescendance des instances dirigeantes du parti vis-à-vis de classes populaires négligées, sinon même silencieusement méprisées, parce que trop éloignées de la modernité chic et de bon aloi de la bobosphère dominante à laquelle s’est beaucoup identifiée le parti. Le vote des classes populaires est pour une large part parti aux extrêmes. Le parti socialiste doit retisser un lien de confiance avec elles. Pour cela il devra faire preuve d’authenticité, d’humilité et, plus que tout, de sincérité.

n avant pour des territoires numériques ! La révolution numérique est un levier de progrès et d’innovations technologiques sans précédents. Elle crée à l’échelle mondiale de profonds bouleversements que nous vivons également à l’échelle du territoire français dans nos régions, nos départements, nos communes. Le monde change et notre rapport aux choses, aux autres également. Le numérique accélère la circulation de l’information, abolit les distances en les dématérialisant. Nous assistons à la naissance d’une société en réseaux, ouverte, solidaire, collaborative, où l’usage interactif de l’outil numérique devient la clé de la modernisation de l’action publique locale, mais aussi d’une démocratie citoyenne, réactive, participative, efficiente. Face à ce tournant historique, il est de la responsabilité du Parti Socialiste en tant que principale force politique réformatrice de notre pays, de prendre la mesure des enjeux qui découlent de ces bouleversements et d’en faire des leviers de progrès. Pour cela plusieurs pistes sont à étudier : - Lancer une journée « e-socialiste » et défendre sur le plan national une année du numérique permettant à toutes les forces du digital de démontrer par le biais de leurs projets, que la France est le pays de l’innovation et de la créativité. - Prendre en compte l’outil numérique dans nos modes de fonctionnements internes pour décloisonner nos activités militantes. - Créer le statut de l’e-militant et réinscrire les sections et fédérations dans un plan de mobilisation numérique. - Aller plus loin dans la simplification de nos procédures administratives internes et mettre en place le vote électronique à tous types d’élections. - Mettre en place une campagne de promotion pour valoriser la diversité des parcours militants.  Ces propositions de changement sont une responsabilité politique mais aussi une responsabilité socialiste, un défi et un leg de notre histoire. A tous les niveaux les militants doivent l’assumer car notre parti s’est longtemps distingué des autres, dans son rapport à l’innovation. Nous sommes le parti des primaires ouvertes, le premier parti à avoir misé sur le numérique comme instrument de mobilisation, de transformations, à avoir fait du numérique une question politique et de son développement une réponse à la lutte contre les inégalités territoriales. Ainsi, il revient au Parti Socialiste 3.0 de s’imprégner de cette dynamique de progrès collaboratif tout en affirmant ses valeurs fondamentales pour enfin incarner de manière humaine sur le terrain et dématérialisée sur le réseau, le parti du poing, de la rose et de l’arobase.

Isabelle This Saint-Jean, 08 novembre 2014 à 22h50

L'emploi scientifique : une question d'avenir! Dans la réflexion sur son identité que le Parti socialiste mène dans le cadre de ses États Généraux, la question de l'emploi scientifique ne peut être oubliée. En effet le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) est déterminant pour l'avenir. Et, l'ESR se sont d'abord des hommes et des femmes! Or l’emploi scientifique traverse aujourd'hui une profonde crise dans notre pays. Différents facteurs font que depuis 2009 les perspectives d'embauche se réduisent pour les jeunes qui aspirent à des carrières dans l'ESR. Dix années d'une politique de droite désastreuse pour le milieu, des facteurs démographiques qui se traduisent par une diminution des départs à la retraite, le recul de l'âge de ces derniers, des recrutements liés à la loi Sauvadet, tout se conjugue pour mettre à mal les perspectives d'embauche pour les jeunes dans l'ESR public. A l’Université, le nombre de postes effectivement ouverts n’a cessé de diminuer et il en est de même pour ceux du CNRS et des principaux organismes de recherche. Les conséquences sont multiples: précarisation des emplois, recul très marqué de l’âge moyen du recrutement (33,5 ans) qui, conjugués à une baisse sensible des rémunérations de début de carrière (1,7 fois le SMIC pour un Maître de conférences débutant contre 3 fois en 1995), risquent fort de se traduire par une baisse de l’attractivité des carrières scientifiques. Malgré l’engagement du gouvernement de créer 1000 postes par an et de remplacer tous les départs à la retraite, les perspectives ne s’annoncent guère réjouissantes pour les jeunes: les facteurs démographiques et l'héritage de la politique de recrutement des années Giscard-Barre provoqueront dans les années qui viennent une baisse des départs à la retraite. En outre, les conséquences du vieillissement des effectifs vont réduire encore davantage des marges de manœuvre budgétaires pourtant déjà très étroites des établissements publics et donc leur capacité à créer des emplois. Si l'on ajoute à cela que le doctorat n'ouvre pas en France les mêmes débouchés dans le privé ou dans la haute fonction publique que dans les autres pays de l'OCDE (en raison notamment de la dualité entre grandes écoles et universités), avec des telles perspectives dans le public comme dans le privé, faut-il s'étonner de voir une diminution du nombre de doctorants? (...) Tout doit donc être fait pour desserrer l’étau dans lequel se trouve aujourd’hui l’emploi scientifique. Cela ne sera possible que si... (suite dans le texte joint).

Pierre CAPLIER, 08 novembre 2014 à 22h32

Le citoyen ne peut pas s’émanciper si ses besoins élémentaires ne sont pas couverts et si il vit dans la précarité. L’état a un rôle protecteur vis à vis de ses citoyens. Il doit assurer leur sécurité mais il doit aussi assurer le gîte, le couvert et l’éducation élémentaire. Tout cela doit passer par les structures locales (intercommunalités), des associations et par la production des logements à faible coût de location. La production de locatif à petit prix peut s’obtenir par des incitations fiscales pour les propriétaires qui font des petits loyers, par une centralisation de la gestion du foncier et des logements sociaux au niveau des métropoles ou intercommunalités. La société doit protéger ses jeunes mais aussi ses anciens. Il faut mettre en place des structures qui permettent à chacun de subvenir à ses besoins et de participer à la vie collective et culturelle de la cité. Il faut mettre en place des péréquations entre les différentes structures afin de ne pas laisser des populations à l’abandon. Il faut surtout que l'école donne une formation de base solide et concentrée sur l'essentiel. Il faut que la laïcité, l'humanisme et le sens du collectif soient mis en valeur dans les enseignements

BRUDER Lucie, 08 novembre 2014 à 20h48

C'est d'abord de cesser certaines téléréalités qui font croire à certains que l'on obtient tout sans efforts, comme celui que tout être humain naît de la même manière et que la prétendue supériorité de l'argent n'est que du vent. Rien de tel que la convivialité, le bien vivre ensemble. Un véritable partage est difficile, le problème est que tous croient que la France est un eldorado, malheureusement tout le monde y vient pour en profiter sans rien faire en retour et ce à tous les échelons.A quand une meilleure répartition des salaires 1 à 10 ou 20, les privilèges particuliers accordé à des incompétents qui ont mené des sociétés à la ruine. Il faut privilégier les scop qui visent à la pérennité des entreprises plutôt que des actionnaires extérieurs ne pensant qu'à s'enrichir au détriment des salariés

Délégation socialiste française au Parlement européen , 08 novembre 2014 à 20h01

1. L'exclusion sociale est un fléau contre lequel l'Union doit lutter avec détermination. À un moment où 120 millions de personnes en Europe sont menacées par la pauvreté et l'exclusion sociale, il est du devoir de l'Union d'agir. - C'est pourquoi nous devons en premier lieu parvenir à instaurer un salaire minimum européen. Au sein de l’Union européenne, 20 Etats membres sur 28 ont instauré un salaire minimum, à des niveaux très variables (entre 157 euros par mois en Roumanie et 1874 euros par mois au Luxembourg). L’absence de salaire minimum ou son bas niveau créent un dumping social généralisé à l’intérieur du continent, aggrave la récession et risque de conduire à la déflation. Seule l’instauration d’un salaire minimum en pourcentage du seuil de pauvreté dans chaque pays européen peut permettre de limiter ces risques et constitue un pas important vers une harmonisation sociale. Deux propositions mériteront d'être défendues : - En premier lieu, la nouvelle Commission européenne devra proposer l'adoption d'une stratégie de lutte contre le sans-abrisme, qui fait jusqu'à ce jour défaut, malgré nos demandes répétées. Il est inacceptable, qu'en Europe, tant de personnes, y compris des enfants, dorment dans la rue, soient traitées comme des criminels par certains gouvernements, comme en Hongrie, pour la seule raison qu'elles n'ont pas de toit sous lequel vivre dignement. - Par ailleurs, 65 millions de citoyens ont des difficultés à payer leurs factures de gaz et d’électricité. Mettre fin à la précarité énergétique est, pour nous, une priorité. Nous devons instituer des mesures justes et applicables par tous pour accélérer la nécessaire évolution vers davantage de sobriété énergétique. C'est pourquoi nous voulons instaurer un "bouclier énergétique européen", qui permettra par exemple de prémunir les Européens contre le risque de ne plus disposer des moyens essentiels pour se chauffer, pour favoriser l’investissement en faveur de l’économie d’énergie des logements ou l’usage de transports propres. 2. Les clivages ne sont pas seulement économiques. Ils portent aussi sur les questions de société, notamment sur les droits des femmes. Socialistes et progressistes, nous n’acceptons pas que l’Europe devienne un territoire de régression pour la moitié de sa population. Nous voulons une Europe émancipatrice, une Europe des droits, de la liberté, de l’égalité et de la solidarité pour toutes et tous. LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT

isabelle This Saint-Jean, 08 novembre 2014 à 20h01

L'enseignement supérieur et la recherche (ESR), au cœur du Parti Socialiste!  Le secteur de l'ESR doit occuper une place centrale dans les EG socialistes, car il est au cœur de notre avenir. Il porte le savoir et la connaissance, valeurs essentielles du socialisme, conditions de l'émancipation de l'individu, ciment de la citoyenneté et de la démocratie. Un ESR libre et fort, c'est en retour des citoyens plus libres et un pays dont la culture rayonne! Ce secteur est le lieu de l'accroissement du niveau de formation et de qualification de nos jeunes (et tout au long de la vie), bénéfique à chacun d'entre eux, ainsi qu'au dynamisme et à l'attractivité de notre pays tout entier. Nous devons poursuivre l'objectif de 50% d'une classe d'âge diplômée du supérieur. Sa démocratisation est non seulement une question de justice sociale, mais elle nous permettra de mobiliser toutes les énergies qui portent notre jeunesse. Un ESR fort, c'est aussi – tous les économistes le disent- la clef du dynamisme économique et de l'emploi. Mais la valorisation de la recherche ne se limite pas à cela; ce sont aussi des avancées majeures dans la santé et dans beaucoup d'autres domaines. C'est ainsi par exemple dans les laboratoires que s'inventent aujourd'hui bien des solutions qui nous permettront de faire face aux impératifs écologiques que les scientifiques nous permettent d'appréhender chaque jour plus clairement : réchauffement climatique, épuisement des ressources et fragilisation de la biodiversité. Dans la transition énergétique et la mise en place d'un nouveau modèle de développement durable, l'ESR est notre indispensable allié. Plus généralement, dans la complexité qui caractérise notre époque, un dialogue serein et maîtrisé entre sciences et société conditionne un bon fonctionnement démocratique et notre capacité collective à écrire l'histoire en suivant le chemin du progrès. Etre à la hauteur de ces enjeux, nécessitera d'investir massivement dans ce secteur et d'atteindre l'objectif de 3% de PIB des dépenses de R&D. Or, aujourd'hui, à 2,24%, nous en sommes encore loin. La droite nous a laissé un bilan terrible et la position de la France dans les comparatifs internationaux est préoccupante : 3ème en 1970, 5ème en 1985, la France était en 2012, à la 15ème place mondiale. Cet effort est en outre une condition indispensable pour pouvoir recruter la nouvelle génération qui fera l'ESR de demain. Répondre à ces enjeux, c'est aussi faire confiance aux acteurs de ce secteur et leur rendre hommage pour leur engagement et leur passion à réaliser les missions que nous leur avons confiées et qui sont vitales pour écrire notre avenir commun!

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h27

Compétences en langues : un capital international pour tous L'égalité dans l'éducation suppose un accès égal aux ressources du savoir par et pour chaque individu. Les politiques publiques peinent à réduire les effets d’une inégale et persistante répartition des savoirs scolaires et universitaires, notamment en matière de compétences en langues. Or aujourd’hui, dans un monde connecté et globalisé, la faible maîtrise des langues étrangères joue comme un frein à la démocratisation des filières de l’enseignement supérieur (sélection via des examens de langues à l’entrée) et, plus largement, à la poursuite d’une formation universitaire internationalisée (cursus à l’étranger). De même, cette faible maîtrise réduit le champ des possibles sur le marché du travail, national ou international. Ce sont les enfants — et futurs adultes — des classes privilégiées qui pâtissent le moins des faiblesses de notre système éducatif en matière d’apprentissage des langues. Le défi consiste donc à offrir enfin à chaque élève puis à chaque étudiant des compétences en langues qui fonctionneront comme un véritable “capital international” leur permettant un accès facilité au marché mondialisé de l’emploi et de la culture. Il faut gagner l'opinion publique à la cause du plurilinguisme, et l’Education nationale doit fortement sensibiliser élèves et familles. Nous devons porter avec vigueur l'apprentissage systématique des langues pour chaque individu sur le territoire au moment de sa scolarisation (classes réduites, nombre d'heures plus importantes, nouvelles pédagogies). L’enseignement des langues doit être plus attractif et efficace, et les parcours d'apprentissage diversifiés et respectueux des progressions et besoins de chacun. Pour renforcer leur présence, il faut désenclaver les langues, par le développement de l'interdisciplinarité : l’esprit des “classes bilangues” ne doit pas être réservé à une petite élite déjà bien dotée. Il faut renforcer et mieux cibler l'enseignement des langues dans les filières professionnelles. L'insertion professionnelle ne doit pas non plus être le moment de leur abandon, elles doivent être présentes dans chaque formation ou stage en entreprise et de façon plus intensive à l'université. Il faut mettre l'ouverture internationale et interculturelle au coeur de l'enseignement des langues : démocratisons et favorisons lamobilité des élèves et étudiants, et portons une ambition francophone car la langue française peut être une composante majeure dela coopération internationale. Ne raisonnonsplus à l’échelle nationale en cequi concerne l'éducation : l'Ecole et l’Université doivent créer lesconditions d'une émancipation du citoyen à l'échelle mondiale

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h06

Confiance politique et émancipation citoyenne Le politique ne doit pas avoir peur du citoyen, car la démocratie vit par lui et pour lui. Pour autant, ce dernier est maintenu volontairement ou involontairement éloigné des cercles de délibération et de décision. Cette méfiance de l’exécutif envers le citoyen est la principale cause de rupture du lien républicain, source de défiance envers la fonction politique. Le défi majeur qui se pose est donc de savoir par quels biais donner les moyens d’une légitimité citoyenne à participer politiquement. Face à l’usure de la démocratie représentative, le levier de la démocratie participative est essentiel. Mais la mutation de la démocratie ne pourra s’accomplir sans l’impulsion des citoyens eux-mêmes. Aussi faut-il re-donner à chacun d’entre eux les moyens de s’approprier les clés d’une participation fraternelle et ambitieuse au débat démocratique. Si notre liberté à participer politiquement – grâce au vote ou aux multiples dispositifs de participation citoyenne directe dans les collectivités territoriales – est assurée, notre égalité face à cette participation l’est beaucoup moins. Beaucoup de citoyens expérimentent un sentiment d’incompétence ou d’impuissance vis-à-vis de la « chose publique ». En effet, il subsiste un réel « plafond de verre », vécu par certains citoyens qui se sentent peu légitimes à penser le politique. Un citoyen bien formé et/ou bien informé a davantage de chances de participer politiquement. Il en résulte, d’une part, un surinvestissement dans la cité des personnes déjà politisées ou engagées socialement et, d’autre part, un désengagement massif des citoyens qui considèrent que seuls les technocrates sont à même de participer au débat public. Afin d’aller vers une résolution de ce paradoxe, facteur majeur d’émiettement démocratique, il est du devoir des socialistes de s’ériger en « passeurs » entre la société et le politique. Le personnel politique ne peut plus ignorer son devoir d’écoute de la parole citoyenne et doit s’engager pour l’émancipation de celle-ci, afin que tous puissent se sentir légitimes à contribuer au débat public. Emanciper, c’est aussi impliquer et responsabiliser : les indicateurs de bien-être et de progrès social, servant à la définition des politiques à mener, ne peuvent être laissés aux mains des seuls experts. Retraites, santé, fiscalité, écologie, éducation… autant de domaines qui pourraient bénéficier des nouveaux dispositifs de participation – à condition que le politique accepte de relever le défi de la confiance envers le citoyen.

Haute Garonne (31) Sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille, 08 novembre 2014 à 19h04

Contribution des sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille (Haute-Garonne)

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 18h40

La culture : vecteur d’émancipation, de citoyenneté, d’ouverture aux autres Le secteur culturel et artistique joue un rôle essentiel face à des enjeux de citoyenneté, d’émancipation, d’ouverture aux autres et au monde. Stimuler l’imagination et l’invention doit permettre la construction de notre identité individuelle et collective. Les espaces culturels sont les lieux privilégiés pour engager des débats ; ils provoquent des interrogations sur notre façon « d’être au monde » et engagent une réflexion sur nos choix sociaux, économiques et politiques. Vecteur d’égalité, l’école doit permettre la sensibilisation, dès le plus jeune âge, aux pratiques culturelles et permettre l’émancipation de chacun. Il est indispensable de reconnaître la valeur sociale des politiques culturelles. Au centre de tout projet doit être placé une politique culturelle, ambitieuse, qui réponde à nos interrogations. Les choix économiques actuels doivent s’accompagner d’une réelle réflexion sur la politique culturelle que nous voulons mener. En période de restrictions budgétaires, la culture ne doit pas être une variable d’ajustement. L’investissement dans la culture doit être vu comme un investissement pour l’avenir. Un récent rapport du Ministère de la Culture et du Ministère de l’Economie montre que la culture est un secteur économique à part entière, qui pèse sept fois plus dans le PIB français que l’industrie automobile. Indispensable à la création culturelle, les intermittents du spectacle ne doivent pas être précarisés. Une véritable discussion sur leur statut doit être engagée. Notre modèle est unique au monde et doit être préservé. L’enjeu aujourd’hui est de lutter contre les abus des sociétés de production, qui détournent la vocation première du statut d’intermittent. Protégeons les secteurs culturels les plus fragiles et finançons encore et toujours plus le nombre de représentations des spectacles vivants labellisés. En tant que bien commun, la culture doit être portée sur tous les territoires. Nous devons assurer un véritable service public de la culture pour permettre l’émancipation de tous. La culture doit être accessible à chaque individu, partout. Le plafond de verre culturel doit être rompu, en proposant des tarifs adaptés en fonction des revenus. Une société qui renonce à sa politique culturelle est une société en souffrance. La culture est un atout majeur pour notre pays : soyons fiers de cette particularité. Préservons-la, cultivons-la.

Marietta KARAMANLI, 08 novembre 2014 à 18h35

Contribution de Marietta KARAMANLI "« Le compromis, valeur de la sociale-démocratie » (version "plus "longue)

Marietta KARAMANLI, 08 novembre 2014 à 18h22

« Le compromis, valeur de la sociale-démocratie » Le socialisme démocratique a été mis en œuvre en Europe de l’Ouest à partir de quelques propositions simples permettant une redéfinition longue du thème : «le monde actuel est injuste», «on peut le changer», « l’acteur de ce changement est un sujet politique collectif » (au début la classe ouvrière). Le capitalisme et le socialisme sont depuis plus d’un siècle en Europe inextricablement liés : ils sont dans un rapport de compétition mais aussi d’apports et de partages réciproques. Pourtant un des changements les plus notables est que le capitalisme a rapidement choisi un cadre mondial et les politiques sociales sont restées de l’ordre des questions intérieures à chaque Etat ce qui a probablement conforté l’idée que la globalisation des marchés avait définitivement gagné la partie et la solidarité, limitée, l’avait perdu. La sociale-démocratie ne doit pas avoir peur d’affirmer qu’elle est la gauche qui est réaliste, réformiste mais aussi « radicale » pour engager aujourd’hui des actions dont le cumul, l’articulation et l’appropriation collective donneront à terme moins d’inégalités entre tous et plus de possibilités à chacun. De façon logique, elle doit se préoccuper de prévenir les inégalités. L’économie de marché est aussi efficace à créer des richesses qu’à en exclure de son accès bon nombre. Le socialisme s’est habitué à être celui qui assure une meilleure répartition de celles-ci. Elle doit aussi avoir la préoccupation d’une politique qui lie ces deux objectifs : préserver ce qui est commun et en faire profiter tous. Cela suppose que le compromis qui est une des marques de la sociale-démocratie soit valorisé. Les droits des personnes comme ceux des groupes sociaux ou organisés ne peuvent être déterminés que grâce à des compromis et à des concessions mutuelles car, comme le disait Durkheim, « tout ce qui est accordé aux uns est nécessairement abandonné par les autres », les états provisoires de ces accords posant eux aussi la de la justice atteinte ou à poursuivre.

PASCALINE BIDOUNG, 08 novembre 2014 à 17h24

Contribution Fédérale : Emancipation et Progrès L’école est un enjeu d’une société émancipée et de progrès. À l’occasion de la loi de refondation de l’école de Vincent Péillon, les constats ont été posés (temps d’apprentissage, les rythmes scolaires…). C’est notre responsabilité de socialiste de ne pas faire de l’école un enjeu politique, mais un enjeu de la République, de la Concorde Nationale. Les TAP (Temps d’Activité périscolaire) sont un extraordinaire progrès qui permet l’émancipation. Mais, il faut veiller à ce que l’objectif ne soit pas dévoyé par l’occupationnel. Les derniers développements doivent donc être Co construits avec les différents acteurs : Education Nationale, Vie associative, Education populaire, Municipalités et Parents d’élèves pour renforcer le projet pédagogique de l’école. À ce titre, toute initiative qui favorise la socialisation, le vivre ensemble doit être encouragée comme la participation des anciens (enjeu de la mémoire, de la rencontre intergénérationnelle…). Pour stabiliser et renforcer ces TAP, des contrats d’objectifs et de partenariats devront être signés avec les mouvements associatifs. Les TAP doivent devenir obligatoires pour une véritable émancipation de nos enfants. Le facultatif renforce l’inégalité. Les moyens de financement et de pérennisation de cette réforme émancipatrice doivent être assurés.

AURILLAC SECTION, 08 novembre 2014 à 14h44

La culture tient une place essentielle dans l’émancipation du citoyen, dans les choix politiques qui seront nécessairement à faire, il convient de ne pas l’oublier. Dans la situation actuelle, il est important de valoriser et d’amplifier l’existant. Ces actions passent par une démocratisation de la culture souvent jugée encore trop élitiste, trop inaccessible ; elle doit gagner sa place dans les quartiers. Il est important de s’interroger sur la place et le rôle des médias : quels moyens sont donnés aux citoyens aujourd’hui pour le développement du sens critique, ne serait-ce pas la mission d’une vraie télévision publique avec une qualité de programme ? A l’intérieur même de notre parti, quels moyens donnons-nous aux militants pour s’émanciper, pour faire émerger des compétences ?

Luc Sarion, 08 novembre 2014 à 14h10

Il faut que nous socialistes ayons le souci des plus démunis. Nous devons stimuler les capacités d'entreprendre, l'enthousiasme à vivre quand le pays s'appauvrit. Nous devons cesser d'envoyer les forces de l'ordre contre les constructeurs de iourts, ou les éleveurs de poulets dans leur jardin urbain. Il faut en finir avec la soviétisation de la société, la moindre entreprise s'écrase le nez sur des règles qui sous prétexte de nous protéger nous empêchent de vivre. La multiplication de lois anti pauvres est une honte pour notre société, tant qu'on poursuivra cette politique on augmentera dans le peuple le légitime rejet du monde politique. Socialistes encore un effort pour être socialistes. Luc Sarion

michem lesieur, 08 novembre 2014 à 13h16

La contribution de la section est en pièce jointe

Nicole SAMOUR, SF 52 à l’égalité Femmes-Hommes, 08 novembre 2014 à 12h25

« On dit que l’esclavage a disparu de la civilisation européenne. C’est une erreur. Il existe toujours. Mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s’appelle prostitution. » Cette citation des Misérables de Victor Hugo date de 1862 ; et pourtant, elle est toujours d’une justesse absolue. Notre responsabilité est de tout faire pour que cet esclavage disparaisse : ce sera une avancée pour les droits humains et pour les droits des femmes. La parution du rapport parlementaire de Maud Olivier, « Vers une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel », est une grande avancée , à quand le débat public ? La prostitution est une violence inacceptable, « une atteinte insupportable à la dignité humaine, et en particulier à la dignité des femmes » tant que des hommes pourront acheter, louer ou vendre le corps des femmes et de quelques hommes, l’égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas possible. La question qui se pose à nous aujourd’hui est la suivante : quelle société voulons-nous construire ? Nous voulons agir pour une société dans laquelle toutes les violences faites aux femmes et la marchandisation des corps sont reconnues, dénoncées et donc leurs auteurs poursuivis et punis par la loi ; une société dans laquelle la sexualité n’intègre pas le champ du marché. L’enjeu est donc bien celui de construire une société où l’égalité entre les femmes et les hommes est une réalité, dans la sphère publique, dans la sphère professionnelle, mais aussi dans la sphère privée, qui relève de l’intime, mais n’en reste pas moins « politique ». Les violences physiques et sexuelles qu’y subissent les femmes regardent la société. A travers la lutte contre la prostitution, c’est au dernier bastion des violences faites aux femmes qu’il faut s’attaquer. La prostitution est la seule violence encore tolérée dans notre société et dont les auteurs ne sont pas sanctionnés. Ce projet abolitionniste est celui du Parti socialiste depuis de très nombreuses années. Il fait écho aux valeurs fondamentales du socialisme : émancipation de la personne humaine, lutte contre le marché tout puissant, féminisme. C’est un projet humaniste et de progrès, pour les personnes prostituées, mais aussi pour l’ensemble de la société. C’est aussi un projet pragmatique, qui tire les enseignements des expériences étrangères (échec du réglementarisme hollandais et allemand, réussite de l’abolitionnisme suédois).

Anne Marie Prinet, 08 novembre 2014 à 12h17

Le socialisme à l'époque de la mondialisation ? Notre société a besoin de retrouver du sens . Définir un nouveau modèle social : humaniste, solidaire, créative, innovante, plurielle, une société de partage, respectueuse de la nature, où la richesse ,l'économie sont au service de ces valeurs fondamentales. Faire des choix politiques courageux réaffirmant à chaque fois les objectifs ,le sens des décisions et stratégies prises ;pour que les citoyens se réapproprient l'envie de participer aux choix de gouvernance de la société dans laquelle ils vivent. Pour cela la Décentralisation est indispensable; les décisions politiques doivent être le plus possible "co construites" avec les acteurs de terrain. L'échelon Régional est le plus pertinent pour l'aménagement du territoire, l'économie, la R & D, l'ES, l'éducation-formation, la santé, les transports.. (en coopération avec les Intercommunalités) , mais ce sont les collectivités locales ( interco ), les bassins de vie qui sont les lieux les plus pertinents pour définir démocratiquement leurs organisations, leurs services ,les SCOT ..et redonner le pouvoir" d'être acteur" au citoyen. Le socialisme doit développer les notions de "Coopération" entre les différentes collectivités territoriales, l'Etat ayant la responsabilité de "l'Egalité" des territoires en instituant des règles de péréquation et se recentrant sur ses fonctions régaliennes strictes ; les compétences décentralisées doivent l'être totalement, suppression des doublons:transfert des services de l'état dans ces domaines vers les Régions ; les Régions doivent avoir l'autorité de Gestion et les moyens pour l'exercer donc une réforme de la fiscalité est indispensable, pour que les Régions ne soient pas dépendantes des dotations de l'état qui garderait le pouvoir. La démocratie reprendrait du sens et le sens civique des citoyens aurait alors la possibilité de s'exprimer positivement en proximité; cela éviterait le développement de la défiance, du rejet de la Politique ressentie de plus en plus comme étant éloignée des citoyens ,inefficace pour améliorer leur vie , par rapport à la finance toute puissante. Le socialisme a donc un double défi celui de faire revivre la "Démocratie représentative" et celui de faire le choix de construire une société alternative solidaire ,plus humaine en partant du bassin de vie jusqu'à l'ensemble du monde. La Réforme progressive est la meilleure façon d'y parvenir à condition que le sens soit toujours expliqué.

Faire respecter par Israël les droits de l'homme, la légalité internationale et les principes répulicains

Arlette Gervasi, 08 novembre 2014 à 9h54

Ce texte porte sur la réussite scolaire : Scénarios de réussite . 2 volets pour permettre la réussite scolaire .  Le premier porte sur  l'organisation collective, le second sur l'étayage individuel des élèves. Je veux attirer l'attention sur le second volet. Il est indispensable pour accompagner les mesures collectives éducatives et parallèlement à celles ci, d'accompagner individuellement les enfants et les jeunes qui rencontrent des difficultés d'apprentissage et/ou de comportement : diagnostic ( photo à un moment donné), et mesures d'accompagnement. Pour atteindre cet objectif il faut des professionnels aux actions coordonnées afin d'imaginer ensemble un scénario de réussite. Aujourd'hui, les dispositifs d'aide empilés dans les établissements scolaires et hors des établissements n'ont pas de lien entre eux. Psychologues, éducateurs spécialisés, spécialistes du langage, psychomotriciens, pédagogues, assistant(e)s sociaux doivent travailler ensemble: des modèles d'organisation existent ( cf organisation des CMPP, les interventions actuelles des réseaux d'aide en maternelle et en primaire, modèle systémique...). Le modèle d'organisation de ces  dispositifs repose sur la mise en commun des observations et la coordination des actions de différents professionnels. Il faudrait impérativement élargir les interventions des professionnels en secondaire en particulier en collèges : comment comprendre que ce niveau d'enseignement qui accueille des adolescents, âge difficile s'il en est, ne dispose d'aucun spécialiste en particulier psychologue et éducateur spécialisé ? La mise en synergie des différents spécialistes de l'enfance et de l'adolescence en partenariat avec les parents ( les 2 parents ) tout au long de la scolarité est à construire pour assurer la cohérence et la réussite de tous les jeunes. 

Université Grenoble, 08 novembre 2014 à 9h27

Les mots « Émancipation » et « Progrès » sont de ceux revenant régulièrement lors qu'il s'agit de d'écrire l'objectif du socialisme. Pourtant, si l'émancipation semble être globalement partagé comme l'objectif du socialisme, la notion de progrès fait pour sa part débat. Longtemps, le progrès a été présenté comme un moyen d'émancipation des dominés car il devait améliorer leurs condition de travail et de vie. Cependant, les guerres mondiales et les destructions, ainsi que la situation de notre planète, sont a l'origine d'une critique à gauche de l'idée même de progrès. Dès lors, le progrès peut-il toujours être considéré comment un moyen pour une émancipation du plus grand nombre ? Et quel progrès souhaitons nous porter ? Ces critiques du progrès nous interrogent et doivent être entendues comme des avertissements face aux excès que peut constituer l'Homme pour lui-même. Elles nous amènent à affirmer différentes positions : la crise environnementale et énergétique doit nous amener à réinventer notre système productif pour le rendre soutenable. Ce nouveau système verra le jour grâce à une redéfinition de nos façon de produire et de vivre, mais aussi grâce aux investissements durables et aux avancées technologiques. Nos préoccupations écologiques ne visent donc pas à protéger la nature en tant que telle, mais avant tout à préparer l'avenir de nos enfants. Nous, socialistes, devons travailler à une prise de position sur les grandes questions de société posées par les progrès tels que les bio et nano-technologies, internet, la numérisation et donc les questions d'utilisation des données, de surveillance des individus, d'adaptation de notre modèle social aux nouveaux modes de production, etc. Il est urgent de politiser ces questions afin de mettre en discussion leur orientation et leur utilité sociale. Il nous faut affirmer aujourd'hui le progrès que nous souhaitons porter, car il est un moyen d'émancipation du plus grand nombre et par là de transformation sociale. Le progrès que nous appelons de nos vœux est un progrès humain. L'innovation et les progrès sociaux permettent de lutter contre les déterminismes, qu'ils concernent l'éducation, la culture, notre système de sécurité sociale, le partage des richesses. De plus, la faible croissance que connaît notre économie et la crise environnementale exigent de réinventer notre modèle social. Le progrès scientifique et technique doit être réorienté pour être au service de l’émancipation des individus. Au lieu de rechercher à augmenter le confort passif des consommateurs, il s’agit de dégager du temps pour donner la possibilité à chacun de développer sa part d’initiative et sa capacité à agir.

Arlette Gervasi, 08 novembre 2014 à 9h10

" La culture c'est ce qui permet le rêve commun, l'imaginaire partagé. L'éducation artistique et culturelle c'est d'abord le cœur du développement personnel et ce qui permet l'émancipation des enfants . Pour cela il faut des artistes présents dans nos écoles.  La lutte contre les inégalités et la réussite scolaire passent  par l'éducation artistique et culturelle pendant le temps scolaire et le hors temps scolaire. À l'heure de la profusion des écrans : un enfant dispose en moyenne de 4 a 5 écrans dés sa naissance, les équipes culturelles doivent donner le "LA" de l'éducation artistique et culturelle sur tous les temps de l' enfant : les temps périscolaires sont  une chance à ne pas laisser passer afin de permettre une sensibilisation à l’acte de création et la découverte d’une pratique artistique auprès d'artistes confirmés."  Cette sensibilisation présente 3 phases: 1- L'observation qui nourrit  la curiosité et le désir,  2- l'expérimentation  qui développe la persévérance et l'imagination,  3- la présentation publique de son travail  qui favorise les échanges et le questionnement. Pour être de qualité, la sensibilisation doit s'appuyer sur un partenariat tripartite entre enseignants (ou animateurs), artistes professionnels,  jeunes (et moins jeunes). 

Arlette Gervasi, 08 novembre 2014 à 8h54

" La culture c'est ce qui permet le rêve commun, l'imaginaire partagé. L'éducation artistique et culturelle c'est d'abord le cœur du développement personnel et ce qui permet l'émancipation des enfants . Pour cela il faut des artistes présents dans nos écoles.  La lutte contre les inégalités passent  par l'éducation artistique et culturelle pendant le temps scolaire et le hors temps scolaire.  Il nous faut parler aussi d'éducation culturelle et artistique tout au long de la vie pour ce qu'elle permet: l'échange avec autrui, le dialogue, le partage, le regard sur l'autre, l'ouverture sur le monde, la confiance en soi. Et mettre la culture au cœur de tous les moments de la vie. Prendre en compte à la fois  le droit des personnes à la culture et la nécessité de reconnaître les artistes dans leurs pratiques professionnelles. La question culturelle pose la question des valeurs. Elle doit fournir à nos concitoyens les outils intellectuels et moraux pour survivre et interpréter la société dans laquelle nous sommes. "

Arlette Gervasi, 08 novembre 2014 à 8h53

Notre époque est traversée de puissants courants qui nous éloignent les uns des autres. Face au repli identitaire, à l'individualisme, à l'entre soi, nous avons un besoin vital de retricoter  du lien. La culture doit  tricoter  la création et la diffusion, nous donner à voir  des artistes confirmés: les valeurs sûres  et des artistes émergents : les valeurs montantes. Elle nécessite des lieux spécifiques équipés permettant au public de goûter, de participer ensemble au banquet de la culture, mais aussi d'être produite dans des lieux inattendus  au plus près des publics y compris auprès des personnes empêchées dans leur mobilité parce que âgées, hospitalisées, handicapées...Nous avons un besoin viscéral  de partage, de transmission et de création. Nous avons un besoin primaire, un besoin essentiel de beauté et d'émotions qui nous arrachent à notre condition de mortels. À l'heure de la profusion des écrans : un enfant dispose en moyenne de 4 a 5 écrans dés sa naissance, les équipes culturelles doivent donner le "LA" de l'éducation artistique et culturelle sur tous les temps de l' enfant : les temps périscolaires sont  une chance à ne pas laisser passer afin de permettre une sensibilisation à l’acte de création et la découverte d’une pratique artistique auprès d'artistes confirmés . Par ailleurs la culture génère de l'économie:  le spectacle vivant c'est 700 000 emplois en France, 7 000 en région  soit 2, 5% des emplois français. Le spectacle vivant c'est un apport de 58 milliards au PIB, soit 3,2% de la richesse nationale. Il faut développer l'emploi culturel et protéger  l'intermittence source de développement économique et de créativité. Sans artistes pas de culture.

SECTION d'AURILLAC, 08 novembre 2014 à 8h48

SYNTHESE du Travail de reflexion- Section d'AURILLAC EMANCIPATION ET PROGRES : la culture tient une place essentielle dans l’émancipation du citoyen , dans les choix politique qui seront nécessairement à faire ..dans la situation actuelle : valoriser et amplifier l’existant ..cela passe par une démocratisation de la culture souvent jugée encore trop élitiste , trop inaccessible. ; elle doit gagner sa place dans les quartiers . Il est important de s’interroger sur la place et le rôle des médias : quels moyens aujourd’hui pour le développement du sens critique , ne serait ce pas la mission d’une vraie télévision publique avec une qualité de programme ? A l’intérieur même de notre parti quels moyens donnons nous aux militants pour s’émanciper , pour faire émerger des compétences ? DROITS ET INDIVIDUS : la notion d’équité et celle d’égalité sont toujours à réfléchir …la crise certes a tendance à créer de l’individualisme mais ne serait ce pas l’occasion de mener de vraies réflexions autour de la nécessaire solidarité : de quartier , intergénérationnelle …le rôle de l’état n’est-il pas d’encourager les actions menées dans le cadre de démarches solidaires. Il s’agit d’utiliser les compétences et les différences des uns et des autres pour faire disparaitre la notion d’assistance au profit de celle d’accompagnement et d’échanges …on est là alors dans la vraie reconnaissance de l’autre… LAICITE ET REPUBLIQUE et ses valeurs républicaines ( loi de 1905)comment vivre des choix individuels sans empiéter sur les règles collectives , quel cadre et quelles règles pour vivre ensemble en préservant les choix individuels ? autrement dit la question de la « cohabitation «  du Je et du Nous. Nous constatons que les droits du « je » ne sont pas les mêmes sur un territoire partagé . Le droit de vote des étrangers aux élections locales en est un exemple ..si je ne vote pas quelle représentativité puis je avoir et quelle implication dans la vie locale en terme de prise de décision ? La religion et ses pratiques doit rester du domaine du privé …quel regard l’état porte t il sur le financement des lieux de culte ? Nous nous sommes également interrogés sur le statut de l’élu et aujourd'hui de sa professionnalisation , le non cumul des mandats à l’échelle locale ne doit il pas aussi être réfléchi ?.

Arlette Gervasi, 08 novembre 2014 à 8h41

Notre époque est traversée de puissants courants qui nous éloignent les uns des autres. Face au repli identitaire, à l'individualisme, à l'entre soi, nous avons un besoin vital de retricoter  du lien. La culture doit  tricoter  la création et la diffusion, nous donner à voir  des artistes confirmés: les valeurs sûres  et des artistes émergents : les valeurs montantes. Elle nécessite des lieux spécifiques équipés permettant au public de goûter, de participer ensemble au banquet de la culture, mais aussi d'être produite dans des lieux inattendus  au plus près des publics y compris auprès des personnes empêchées dans leur mobilité parce que âgées, hospitalisées, handicapées...Nous avons un besoin viscéral  de partage, de transmission et de création. Nous avons un besoin primaire, un besoin essentiel de beauté et d'émotions qui nous arrachent à notre condition de mortels. À l'heure de la profusion des écrans : un enfant dispose en moyenne de 4 a 5 écrans dés sa naissance, les équipes culturelles doivent donner le "LA" de l'éducation artistique et culturelle sur tous les temps de l' enfant : les temps périscolaires sont  une chance à ne pas laisser passer afin de permettre une sensibilisation à l’acte de création et la découverte d’une pratique artistique auprès d'artistes confirmés . Par ailleurs la culture génère de l'économie:  le spectacle vivant c'est 700 000 emplois en France, 7 000 en région  soit 2, 5% des emplois français. Le spectacle vivant c'est un apport de 58 milliards au PIB, soit 3,2% de la richesse nationale. Il faut développer l'emploi culturel et protéger  l'intermittence source de développement économique et de créativité. Sans artistes pas de culture.

Génération 6 Mai Collectif, 08 novembre 2014 à 0h03

Sur les questions d’émancipation et de progrès, nous appelons la gauche réformiste à élaborer une nouvelle matrice idéologique. « Comment se fait-il que des gens sérieux continuent à croire au progrès alors que les évidences les plus massives auraient dû, une fois pour toutes, les conduire à abandonner cette idée ? » . Il ne s’agit pas de confondre le progrès avec le scientisme, l’historicisme ou bien encore les théories évolutionnistes. En somme toute, la croyance au progrès ne suffit pas. Refuser le fatalisme sans agir, sans combattre, est vain. Il nous appartient donc d’accompagner et de rendre possible l’émancipation et de définir le progrès. L’œuvre est gigantesque et doit mobiliser l’ensemble des structures citoyennes. Il nous appartient d’élaborer une vraie culture de la citoyenneté, fondée sur les valeurs républicaines, qui nous permettrait d’être des citoyens éclairés. Les structures citoyennes et la culture de la citoyenneté, sont deux leviers essentiels sur lesquels nous devons agir pour lutter contre les régressions intellectuelles, les reculs sur des combats que l’on croyait acquis, la montée des sectarismes. « Le modèle républicain fondé sur la conception d’une collectivité nationale rassemblée autour d’un système de valeurs commun est en crise ». Il nous faut mieux former à la citoyenneté, aux valeurs républicaines qui sont des guides essentiels à l’émancipation et au progrès. Il faut resocialiser la société. Loin de croire à l’évolution naturelle qui tendrait vers le modèle social parfait sans la main de l’homme. Le progrès dépend de notre volonté consciente et de notre capacité collective à s’approprier le débat et à y structurer, ensemble, une vraie culture de la citoyenneté. Nous devons définir le progrès comme une vision politique commune de nos objectifs et actions. L’émancipation est une question de progrès pour laquelle il ne faut pas tracer un chemin, mais ouvrir toutes les routes. Il est essentiel d’affirmer que l’émancipation n’est possible sans pacte social défini par des citoyens éclairés. Notre pacte social dépend de la réappropriation de la notion de progrès par la société et de sa redéfinition permanente. La réforme est progrès. Construire une social-démocratie à la française c’est la capacité de s’auto-réaliser, en libérant le citoyen de contraintes qui prédéterminent ses choix politiques, lui permettant ainsi d’exercer une citoyenneté éclairée. La social-démocratie à la française est progrès lorsqu’elle affirme une méthode qui ne tient pas tant au choix des réformes à conduire qu’à la capacité de les faire émerger de la population afin qu’elle y adhère et facilite leur mise en œuvre.

FLORIAN SITBON, 07 novembre 2014 à 23h42

3ème gauche! A force d'hésiter entre la 1ère et la 2ème gauche, on a oublié d'inventer la 3ème ! Mais est ce que l’on en est vraiment réduit, comme on se caricature parfois nous même, à devoir choisir entre offre et demande, relance économique et protection sociale, investissement économique et protection des salariés, indépendance énergétique et protection de l’environnement ? Entre l’idéal et le réel ? Les fausses synthèses, comme les oppositions exagérément mises en scène, nous ont tuées et nous ont éloignés de l'invention d'un nouveau socialisme. La discipline de parti a ses limites lorsqu'elle abouti au reniement de nos idées, de nos valeurs, de nos engagements de campagne. Mais la critique n’est pas féconde lorsqu'elle ne propose plus rien qu'un suicide collectif. Seul l'espoir peut nous rassembler. Ayons pour cela tout à la fois un constat lucide, et nos valeurs tenaces. Et réinventons la gauche, car c'est la seule à pouvoir réinventer la France !! -Aidons les entreprises ET les salariés: simplifions la fiscalité, travaillons sur les effets de seuil, allégeons certaines cotisations sociales MAIS conditionnons cela en imposant que le CICE et les autres formes d’aide servent réellement aux entrepreneurs à innover, embaucher et former. -Lançons pour de bon une vraie réforme de la fiscalité des ménages, pour plus de progressivité dans l’impôt, pour plus de lisibilité en fusionnant l’ISR et la CSG MAIS faisons aussi en sorte que tous les citoyens, même à des taux symboliques payent l’impôt. Et mettons en place la retenue à la source ! -Amplifions encore les emplois aidés, MAIS favorisons la à fin du contrat l’embauche pérenne par des aides dégressives. -Aidons l‘économie, MAIS privilégions les secteurs d’avenir, l’éducation, la formation et la recherche. -Cessons d'avoir sur la culture un soutien ambigu: considérons pleinement que c'est un secteur créateur de croissance et d'emploi, défendons vigoureusement l’intermittence MAIS faisons une lutte sans relâche à ceux qui en abuse, en premier lieu certaines grandes entreprises audiovisuelles. Il n'y a pas de fatalité, nous ne sommes pas condamnés à être une gauche gestionnaire ou une gauche laxiste. Nous avons le devoir de redevenir des créateurs d’idée pour une société plus juste et plus attentive. Nous le pouvons. En cette période de crise et de mutation du monde, allons plus loin ! Inspirons-nous des travaux de Rifkin sur la 3eme révolution industrielle qui sera aussi une révolution culturelle : celle du partage. "L'audace est géniale, puissante et magique" écrit Goethe Soyons un peu plus audacieux ! C’est dans notre ADN. Pour reprendre pied avec la réalité, retrouvons nos rêves !

Christophe Clergeau, 07 novembre 2014 à 18h55

La politique d’en haut et d’en bas Jamais l’écart n’a été aussi grand entre les débats des socialistes au niveau national et ce qui intéresse les français et les militants. La vie nationale du PS est centrée sur deux sujets : les institutions et les politiques macroéconomiques. Les uns et les autres rêvent de la République idéale et jouent à M. Plus à coup de milliards, s’envoyant à la tête les mots abstraits d’offre et de demande. La dispute éloigne, l’espoir et la fraternité s’effacent. Dans le pays les citoyens et les élus locaux sont confrontés aux réalités, ils tentent d’inventer des solutions nouvelles et y réussissent souvent. Ils le font ensemble, par le dialogue, la coopération, et l’expérimentation. Ils innovent car ils refusent le fatalisme. Ils réinventent une démocratie de la contribution, où chacun apporte sa pierre à l’édifice. Militants associatifs et syndicaux, entrepreneurs et élus locaux, artistes et créatifs, ils sont tous les artisans entreprenants d’un monde qui s’invente à leur mesure. Entreprises et emplois se forgent dans le creuset des territoires de solution et de coopération. La révolution que doit faire le PS est celle de la confiance, confiance dans les territoires, confiance dans le mouvement social, confiance dans les entreprenants, confiance dans les citoyens qui s’engagent et alimentent chaque jour le vivier des solutions nouvelles. S’appuyer sur ces énergies, libérer la créativité et l’expérimentation, s’inspirer des expériences locales, voilà pour le PS et pour la politique une chance de renouveau. Les citoyens ont des attentes fortes de changement et de progrès mais ils doutent de la capacité des politiques à innover. C’est en s’appuyant sur les initiatives réussies, s’appuyant nos projets sur des preuves que l’on rendra la confiance dans l’avenir. Réseaux sociaux, économie du partage, solidarités de proximité, fabriques locales du changement, sont partout les ferments d’une alternative qui mobilise les nouvelles générations et une part croissante des citoyens. Si la politique veut changer, elle doit s’alimenter de ces innovations, si le Parti Socialiste veut vivre, il doit plonger ses racines dans ces mobilisations.

FLORIAN SITBON, 07 novembre 2014 à 18h35

3ème Gauche ! A force d'hésiter entre la 1ère et la 2ème gauche, on a oublié d'inventer la 3ème ! Mais est ce que l’on en est vraiment réduit, comme on se caricature parfois nous même, à devoir choisir entre offre et demande, relance économique et protection sociale, entre investissement économique et protection des salariés, indépendance énergétique et protection de l’environnement ? Entre l’idéal et le réel ? Les fausses synthèses, comme les oppositions exagérément mises en scène, nous ont tuées et nous ont éloignés de l'invention d'un nouveau socialisme. La discipline de parti a ses limites lorsqu'elle abouti au reniement de nos idées, de nos valeurs, de nos engagements de campagne. Mais la critique n’est pas féconde lorsqu'elle ne propose plus rien qu'un suicide collectif. Seul l'espoir peut nous rassembler. Ayons pour cela tout à la fois un constat lucide, et nos valeurs tenaces. Et réinventons la gauche, car c'est la seule à pouvoir réinventer la France !! -Aidons les entreprises ET les salariés: simplifions la fiscalité, travaillons sur les effets de seuil, allégeons certaines cotisations sociales MAIS conditionnons cela en imposant que le CICE et les autres formes d’aide servent réellement aux entrepreneurs à innover, embaucher et former. -Lançons pour de bon une vraie réforme de la fiscalité des ménages, pour plus de progressivité dans l’impôt, pour plus de lisibilité en fusionnant l’ISR et la CSG MAIS faisons aussi en sorte que tous les citoyens, même à des taux symboliques payent l’impôt. Et mettons en place la retenue à la source ! -Amplifions encore les emplois aidés, MAIS favorisons la à fin du contrat l’embauche pérenne par des aides dégressives. -Aidons l‘économie, MAIS privilégions les secteurs d’avenir, l’éducation, la formation et la recherche. -Cessons d'avoir sur la culture un soutien ambigu: considérons pleinement que c'est un secteur créateur de croissance et d'emploi, défendons vigoureusement l’intermittence MAIS faisons une lutte sans relâche à ceux qui en abuse, en premier lieu certaines grandes entreprises audiovisuelles. Il n'y a pas de fatalité, nous ne sommes pas condamnés à être une gauche gestionnaire ou une gauche laxiste. Nous avons le devoir de redevenir des créateurs d’idée pour une société plus juste et plus attentive. Nous le pouvons. En cette période de crise et de mutation du monde, allons plus loin ! Inspirons-nous des travaux de Rifkin sur la 3eme révolution industrielle qui sera aussi une révolution culturelle : celle du partage. "L'audace est géniale, puissante et magique" écrit Goethe. Soyons un peu plus audacieux ! C’est dans notre ADN ! Pour reprendre pied avec la réalité, retrouvons nos rêves.

Frédéric Hocquard, 07 novembre 2014 à 18h27

Culture : inventer un nouveau modèle « La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable » Cette phrase, prononcée par François Hollande en janvier 2012 à Nantes est un peu notre discours du Bourget à nous, le monde de la culture. Une sorte d’antienne qu’on se répète, que l'on écrit sur des banderoles pour rappeler des promesses de campagne Mais, la gauche au pouvoir a eu du mal à porter un projet culturel ambitieux ( budget, intermittence..) Il ne s’agit pas ici de pousser plus loin la critique mais plutôt de se dire ce que le PS devrait porter comme valeur et comme projet culturel. Face à une marchandisation toujours plus grande de ce « secteur d’activité », de cette « filière économique » qui n’a plus à faire ses preuves de son potentiel de rentabilité, il faut inverser l’échelle des valeurs. Affirmer que l’art et la culture pour nous ce n’est pas qu’un objet destiner à la distraction pour tous mais qu’elle a un rôle social, émancipateur en produisant un espace de partage, de création, de critique, voir subversion entre les être humains. C’est pour répondre à ces attentes, qu’ont patiemment été construit, dans ce domaine, des politiques d’interventions qui reposent sur trois principes: un financement public, des mécanismes de régulation du marché et des outils de partage de la valeur. C’est fort de ces principes qu’il nous faut inventer un nouveau modèle pour les politiques culturelles. Trois idées pour cela 1- On ne pourra rien faire s’il n’y a pas de réinvestissement financier mais aussi de sens de la puissance publique en matière de culture dans notre société. 2- Il faut changer la manière d’agir. Le débat n’est plus la centralité ou le contrôle de l’Etat mais sa capacité d’impulser et de dynamiser l’intervention publique. Pour cela, les politiques culturelles doivent maintenant être co-construite avec les artistes, les porteurs de projets, l’Etat, les collectivités territoriales mais aussi les publics. 3- Il faut repartir autrement la valeur dans la filière culturelle qui concentre à elle seule 3,2% de notre PIB. En modifiant les clefs de répartition de l’argent public (priorité à l’emploi et l’éducation artistique, à la transmission…), en mettant en place des mécanismes de protection, de régulation, de redistribution qui en finirait avec la prédation économique donc est victime la culture, notamment de la part des multinationales nord-américaines. Le fait culturel et la place que les arts et la culture tiennent dans notre société ne sont pas innés, mais acquis. Ils sont le fruit de luttes sociales et de victoires électorales. Le PS doit continuer cette bataille culturelle et cette bataille pour la culture.

François Cassany, 07 novembre 2014 à 18h16

L’éthique socialiste Jaurès disait : « le socialisme c’est la République poussée jusqu’au bout ». On peut dire que le socialisme c’est la sublimation de l’esprit Républicain (droit et devoir) et de ses valeurs. En tant que socialiste, aborder l’éthique peut paraître superflu car ce doit être naturel. On doit être irréprochable sur les devoirs. Néanmoins, l’actualité nous amène à évoquer ce qu’est l’éthique socialiste. Le PS s’est doté d’instances internes pour régler les questions de discipline : la CNC (Commission Nationale des Conflits). Plus récemment une charte d’éthique a été rédigée et une Haute Autorité a été créée pour faire respecter cette charte et le droit. Le gouvernement a créé une Haute Autorité de la Vie Publique. Les fautes graves de quelques camarades sont à l’origine de ces créations. Ces camarades ont contribué à abîmer l’image du Parti et surtout à décrédibiliser l’action politique. Etre militant socialiste et encore plus lorsque on est élu, signifie être irréprochable sur le respect de la loi et l’honnêteté. Etre socialiste signifie être dépositaire et porteur de valeurs universelles. Etre socialiste c’est trouver le chemin entre les textes qui régissent notre Parti et le comportement au quotidien. Etre candidat ou élu du Parti implique de servir le Parti et ses valeurs et non se servir du Parti à des fins personnelles. L’éthique socialiste comprend aussi le respect des engagements, la promotion de la laïcité, la séparation des pouvoirs et des rôles, la lutte contre le racisme et toute forme de sexisme. Par principe, nous refusons la contrainte ou pire la délation. Cependant toute société qui fonctionne avec des délégations de pouvoir à des citoyens élus se doit de mettre en place des contre pouvoirs indépendants. La Haute Autorité est un organe indépendant de la direction du Parti qui mérite d’être mieux connu. La République exemplaire que nous prônons passe par un travail de formation et d’information et une prise de conscience à la base de façon à agir. Propositions : - Faire connaître la charte d’éthique et la Haute Autorité auprès de la base militante - Ouvrir un débat dans chaque section sur l’éthique de façon à enrichir la charte - Innover sur l’engagement des candidats à une élection en particulier sur l’éthique - Rédiger les programmes en ayant le souci de ne pas réaliser le contraire ! Parce que le socialisme est porteur d’une éthique morale, le PS doit être exemplaire et innovant sur ce sujet, faute de quoi, nous risquons d’être condamnés par le peuple.

La contribution de Sylvie Tolmont, Députée de la Sarthe.

jean-marie jayer, 07 novembre 2014 à 16h31

c'est déjà une société du bien vivre ensemble. Où ? dans son environnement personnel, professionnel, de quartier ..Comment s'approprier ( et non donner ) les moyens ? Par favoriser la vie associative, écouter ( de la part des élus) les aspects transversaux d'un territoire dont ils sont les représentants , accepter d'être porteur d'idées et de projets issus globalement de ce territoire ; abandonner l'aspect "pouvoir de ..." et favoriser " j'entends et je vais vous aider à ..." Un seul mandat, renouvelable une fois .

Anonyme, 07 novembre 2014 à 16h17

EDUCATION ARTISTIQUE Le Parti Socialiste a depuis longtemps affirmé sa EDUCATION ARTISTIQUE Le Parti Socialiste a depuis longtemps affirmé sa volonté forte de développer au sein de l’école et tout au long de la scolarité les initiations et les pratiques artistiques reconnues comme un axe majeur de développement de l’enfant et du citoyen. Les différents gouvernements de gauche ont œuvré dans cette direction. A cet égard nous nous inquiétons des effets pervers de la mise en place des rythmes scolaires même si ces derniers devaient être revus. En effet la plupart des communes mettent en place des activités périscolaires payantes notamment artistiques qui ne touchent que 20 % à 50 % des enfants et, trop souvent, au détriment des activités culturelles et artistiques sur le temps scolaire. Compte-tenu de la baisse des moyens financiers des collectivités locales il est à craindre que ce mouvement s’accentue. En l’absence d’étude d’impact préalable à la loi, il semble impératif de procéder à une première évaluation qualitative et quantitative. Nous souhaitons que le Parti Socialiste se penche sur cette question et qu’il réaffirme son objectif de développement des activités artistiques scolaires pour tous.volonté forte de développer au sein de l’école et tout au long de la scolarité les initiations et les pratiques artistiques reconnues comme un axe majeur de développement de l’enfant et du citoyen. Les différents gouvernements de gauche ont œuvré dans cette direction. A cet égard nous nous inquiétons des effets pervers de la mise en place des rythmes scolaires même si ces derniers devaient être revus. En effet la plupart des communes mettent en place des activités périscolaires payantes notamment artistiques qui ne touchent que 20 % à 50 % des enfants et, trop souvent, au détriment des activités culturelles et artistiques sur le temps scolaire. Compte-tenu de la baisse des moyens financiers des collectivités locales il est à craindre que ce mouvement s’accentue. En l’absence d’étude d’impact préalable à la loi, il semble impératif de procéder à une première évaluation qualitative et quantitative. Nous souhaitons que le Parti Socialiste se penche sur cette question et qu’il réaffirme son objectif de développement des activités artistiques scolaires pour tous.

Guillaume BALAS, 07 novembre 2014 à 16h04

Etre socialiste, c’est d’abord être critique face au capitalisme Un grand mensonge hante les dirigeants socialistes européens : l’idéologie est devenue l’ennemi. L’absurdité de cette posture ne tient pas tant en ce que l’idéologie est souhaitable en soi, mais qu’il n’existe jamais dans les faits ni de projet, ni d’exercice du pouvoir sans « idéologie ». Ceux qui se réclament du « pragmatisme » et de la lutte contre l’ « idéologie » sont en réalité des pures idéologues, interprétant le monde selon des vues bien particulières, philosophiquement établies et historiquement datées. Croire que la marche du monde est régie par la mise en concurrence de tous contre tous et que la politique a comme objectif principal l’ « émancipation de l’individu » sans aucune référence à des processus collectifs, est le plus grand leurre de l’idéologie libérale. On a le droit d’y croire : ce qui est mensonger c’est d’en faire une vérité et de moquer les autres interprétations du monde, cantonnées à n’être que des rêveries « idéologiques », voire « passéistes ». Comment ce discours peut-il non seulement garder de sa crédibilité mais même être dominant alors que toutes les preuves de son échec économique, social et écologique s’accumulent ? Tout simplement parce que nous, socialistes, ne proposons plus une autre vision de ce que doit être l’humanité et avons abandonné le terrain de la bataille idéologique au profit des sceptiques et de leur mantra le plus féroce : le « There is No Alternative ». Les socialistes doivent reprendre le chemin de la conquête idéologique. Et pour cela, nous devons nous appuyer sur une valeur fondamentale, combattue par nos adversaires, extrémistes ou libéraux : l’égalité. Nous croyons fermement que chaque être humain est l’égal de l’autre et que toute vie en commun n’est possible que si ce principe est d’abord premier. Nous voulons tout autant l’ « émancipation individuelle » que les libéraux mais nous savons qu’elle n’existe jamais sans l’émancipation collective. En cela, nous, socialistes, nous sommes les individualistes les plus conséquents. Ainsi, le combat idéologique est premier en politique. Cela veut dire, particulièrement quand on est au pouvoir, que ce que l’on fait ou dit signifie le monde que l’on veut. C’est pour l’instant un des grands échecs du gouvernement depuis 2012. Le Parti, ses militants, doivent en priorité se saisir de cette grave question et trouver les réponses en imposant une réorientation pratique et stratégique de notre politique gouvernementale. A un Congrès, qui a rarement été aussi nécessaire, d’y répondre.

Nathalie Moine, 07 novembre 2014 à 15h34

Les inégalités de patrimoine et de revenus se sont considérablement accrues depuis la fin des trente Glorieuses. La part des revenus salariaux dans la création de richesse (valeur ajoutée) diminue alors que celle du capital augmente. Les supers revenus publiés chaque année ont plus de plus de mal à trouver leur justification quant au mérite et à la morale, créant un malaise au sein de notre société. Pourtant nous avons des moyens pour agir vers un système de partage et de création de richesse productive plus juste. Pour cela, nous devons réformer notre système fiscal, pour le rendre plus lisible et juste. Il est garant de notre pacte social. Cette réforme fiscale doit comprendre : - Le retrait de la richesse produite à la source avec une plus grande progressivité des impôts : sur les sociétés (en fonction de la taille et selon l’affectation des résultats) ou sur le revenu. Une correction face aux inégalités scandaleuses de patrimoine (grandes fortunes et successions) est également indispensable. - Développer la taxe sur les transactions financières afin de limiter les flux de capitaux spéculatifs au détriment de l’investissement et des salaires. - Engager une véritable lutte contre les paradis fiscaux, la fraude et l’optimisation fiscale. De ces recettes fiscales nouvelles, nous pourrons investir dans le patrimoine de la Nation et ses services publics. Nous renforcerons l’État stratège et Protecteur. Mais, il nous faut également promouvoir un nouveau modèle de développement, plus social. - Favoriser et encourager les modèles de gestion des entreprises d’économie sociale et solidaire, de type coopératif (scop …), mutuelles, associations. Même si la loi du 24 juillet 2014 reconnaît ce type d'entrepreneuriat, elle constitue seulement un prémisse à son développement et doit être pour nous socialistes, un modèle alternatif de développement plus juste et efficient que le modèle de type « capitalistique». - Développer la Responsabilité sociale et écologique de l’entreprise par la mise en place d’un indicateur obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés pour l’attribution des marchés publics ou l’attribution d’aides publiques. Ainsi, pour préserver notre société et nos enfants du capitalisme, nous devons redistribuer plus activement et engager un changement de modèle de production !

FLORIAN SITBON, 07 novembre 2014 à 14h22

3ème gauche ! A force d'hésiter entre la 1ère et la 2ème gauche, on a oublié d'inventer la 3ème! Mais est ce que l’on en est vraiment réduit, comme on se caricature parfois nous même, à devoir choisir entre offre et demande, relance économique et protection sociale, investissement économique et protection des salariés, indépendance énergétique et protection de l’environnement ? Entre l’idéal et le réel ? Les fausses synthèses, comme les oppositions exagérément mises en scène, nous ont tuées et nous ont éloignés de l'invention d'un nouveau socialisme. La discipline de parti a ses limites lorsqu'elle abouti au reniement de nos idées, de nos valeurs, de nos engagements de campagne. Mais la critique n’est pas féconde lorsqu'elle ne propose plus rien qu'un suicide collectif. Seul l'espoir peut nous rassembler. Ayons pour cela tout à la fois un constat lucide, et nos valeurs tenaces. Et réinventons la gauche, car c'est la seule à pouvoir réinventer la France !! -Aidons les entreprises ET les salariés: simplifions la fiscalité, travaillons sur les effets de seuil, allégeons certaines cotisations sociales MAIS conditionnons cela en imposant que le CICE et les autres formes d’aide servent réellement aux entrepreneurs à innover, embaucher et former. -Lançons pour de bon une vraie réforme de la fiscalité des ménages, pour plus de progressivité dans l’impôt, pour plus de lisibilité en fusionnant l’ISR et la CSG MAIS faisons aussi en sorte que tous les citoyens, même à des taux symboliques payent l’impôt. Et mettons en place la retenue à la source ! -Amplifions encore les emplois aidés, MAIS favorisons la à fin du contrat l’embauche pérenne par des aides dégressives. -Aidons l‘économie, MAIS privilégions les secteurs d’avenir, l’éducation, la formation et la recherche. -Cessons d'avoir sur la culture un soutien ambigu: considérons pleinement que c'est un secteur créateur de croissance et d'emploi, défendons vigoureusement l’intermittence MAIS faisons une lutte sans relâche à ceux qui en abuse, en premier lieu certaines grandes entreprises audiovisuelles. Il n'y a pas de fatalité, nous ne sommes pas condamnés à être une gauche gestionnaire ou une gauche laxiste. Nous avons le devoir de redevenir des créateurs d’idée pour une société plus juste et plus attentive. Nous le pouvons. En cette période de crise et de mutation du monde, allons plus loin ! Inspirons-nous des travaux de Rifkin sur la 3eme révolution industrielle qui sera aussi une révolution culturelle : celle du partage. "L'audace est géniale, puissante et magique" écrit Goethe Soyons un peu plus audacieux ! C’est dans notre ADN.Pour reprendre pied avec la réalité, retrouvons nos rêves.

JOEL CARREIRAS, 07 novembre 2014 à 12h05

Le monde n'est pas une équation La science économique n’est pas une science exacte. Aussi puissants que soient ses modèles, ils ne peuvent résumer une réalité sociale ni acter, a fortiori, de la solution de bien-être d’une société. Le monde n'est pas une équation. On peut donner un prix à tout. Ça n’en fait pas une valeur. (suite en pièce jointe)

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 11h20

- Bien vivre : les définitions individuelles et sociétales de ce concept ne font pas toujours bon ménage ! Il faut donc revenir aux fondamentaux : assurer à chacun, selon sa situation, les moyens de vivre décemment. - Toute la société est fondée sur la consommation, tandis que la pauvreté ne fait que s’accroître dans notre Pays ! - Nous n’avons rien réformé : les révoltes de tous ordres vont croissants (jusqu’à l’extrémisme des bonnets rouges et autres français partis faire le djihad en Syrie ou en Irak), tandis que le corporatisme et communautarisme progressent. - L’éducation et la formation doivent (re)devenir le socle de notre société ; elles constituent l’ultime rempart contre les disparités sociales ! - La culture ne doit pas être, de plus en plus, traitée comme une marchandise, ainsi par exemple : o que va devenir l’exception culturelle française dans le cadre des futurs accords de libre-échange Europe – USA et Canada ? o pourquoi utiliser les techniques des grands groupes, comme l’hôtellerie et les compagnies aériennes à bas coûts –vente des dernières places à moitié prix–, pour remplir les salles de concert ?) : il faut obliger des places financièrement accessibles pour toutes les manifestations subventionnées ! - La culture n’est toujours pas accessible aux plus démunis, tandis que l’illettrisme progresse : il faut dédoubler les classes de CP !

Section Guingamp Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h12

Contribution collective des adhérents de la section de Guingamp

Grégoire Potton, Lina Jali et Mehdi Mahammedi-Bouzina, 06 novembre 2014 à 23h42

La dernière étude PISA sur les systèmes éducatifs indique que les inégalités se creusent de plus en plus en France. A niveau de vie équivalent, la France serait à la traîne. L’école accentuerait les inégalités au lieu de les corriger. Aujourd’hui, elle paie une lourde facture éducative léguée par dix années de droite avec une école sacrifiée par dogmatisme. Pourtant l’école doit être cet outil permettant de faire en sorte que chaque enfant ait les mêmes possibilités de réussite. Toutes les études montrent que les inégalités scolaires se forment dès le plus jeune âge et sont fortement liées à la catégorie socioprofessionnelle des parents. Face à ce constat, le rôle de la gauche – dans un combat consubstantiel à son identité qui est celui de l’égalité – est de permettre à chaque enfant de la République de se réaliser quelque soit son milieu d’origine. Parce qu’il n’y a pas de fatalité à ce que les déterminismes sociaux soient aussi pesants dans notre système scolaire et l’école soit facteur de reproduction sociale, la gauche doit répondre à ce défi éducatif. D’abord rendre obligatoire la scolarité dès 2 ans d’ici 2017. Dès le plus jeune âge il faut agir en s’attaquant au problème à la racine et c’est aussi en scolarisant plus tôt les enfants que l’on permet aux parents, notamment aux femmes, de retourner plus rapidement sur le marché du travail. La gauche doit défendre un ambitieux plan pour les arts et la culture à l’école. Les inégalités se nourrissent aussi du fait que tous les enfants n’ont pas les mêmes bagages culturels. Faciliter l’accès à la culture pour les enfants, développer l’éducation artistique, donner un accès gratuit à des expositions contribuant à l’éveil des enfants et à leur apprentissage scolaire, favoriser des œuvres itinérantes. Parce qu’elle doit les préparer au mieux à la vie en société l’école doit apprendre aux enfants la lutte contre les discriminations et l’égalité entre femmes et hommes. Enfin, la génération qui vient vit à l’heure du numérique, il faut en faire un atout et mettre en place un plan numérique à l’école. Cela peut être le grand chantier du quinquennat Hollande, comparable aux lois Ferry. Cet ensemble de mesures constituerait une véritable avancée et un changement pour les élèves dans la perception qu’ils se font de l’école et dans la manière dont on les prépare à affronter le monde de demain et à vivre en société. Une société qui mise sur sa jeunesse, investit pour l’avenir et prépare demain. La lutte contre les inégalités est au cœur de l’identité de la gauche. « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance » disait Lincoln, la gauche doit se donner les moyens d’être à la hauteur de ce défi.

Lucie BRUDER, 06 novembre 2014 à 22h12

Une société du bien vivre est une société avec moins d'individualisme et de corporatismes où il devient urgent de revoir toutes les grilles de salaires ou de rémunérations de 1 à 10 ou 20 maximum. Il est anormal que ce soient toujours les français moyens qui fassent les efforts pour tous les autres ceux qui font de l'optimisation fiscale et ceux qui croient n'avoir que des droits et pas des devoirs sans aucune reconnaissance pour ceux à l'origine des diverses décisions prises pour eux. Au siècle précédent il a toujours été dit que l'on en viendrait à une société de loisirs, pourquoi ne pas taxer les machines ? Il faudrait imposer des émissions culturelles en même temps sur toutes les chaînes de télé au lieu des éternels feuilletons ou télé-réalités donnant des idées fausses sur la société et empêchant les gens de réfléchir.Peut-on vraiment dire que l'informatique est un progrès quand on ne peut freiner les fraudes que l'on découvre, voir tous les dévoiements que l'on ne peut empêcher. Bien entendu les progrès sont un plus mais avant les applications il faut penser aux possible inconvénients. Il faut refaire des cours de "morale" dès le primaire et expliquer ce qu'est l'état,le vote, les conditions,..... tout le monde ignore à quoi servent les différentes élections et quels sont les rôles des élus des différents organes d'état et territoriaux et leur importance dans la vie de tous les jours

BERTRAND CHARVET, 06 novembre 2014 à 20h01

Ne dites pas c'est normal afin que rien ne change. Ne raconter pas que c'est normal afin que rien ne change. Le bien vivre est pour tous et pour toutes et non pas pour seulement les friqués. Le formatage voir le clonage de élites dirigeantes(PATRONAT INCLU) font un énorme blocage pour l'esprit collectif et entraine la société française vers le populisme du FN. Miner la protection sociale est le contraire du bien vivre ensemble. Les mondialisations sont des épiphénomènes que certains voient comme un avenir radieux pour eux-mêmes ceux qui vivent aux dépens du travail des autres pour s'enrichir plus.

Alain CARTIGNY, 06 novembre 2014 à 19h50

Une société du bien vivre ne devrait pas exclure, mais chercher à inclure, à trouver les moyens d'inclure ceux qui souffrent, ceux qui vivent avec parfois moins de 500 € par mois. Une Société du bien vivre devrait se donner les moyens de faire réussir ceux qui veulent réussir, ne pas encourager l'individualisme et la richesse personnelle, mais devrait sans doute chercher à partager les richesses, grâce à une fiscalité qui permet de niveler les inégalités, financer les espaces collectifs, financer le mieux vivre ensemble. Combattons l'individualisme et les tentatives d'enrichissement au détriment de l'autre, des autres, réussir ensemble devrait être le leitmotiv d'une société qui veut bien vivre.

Françoise LIPPINI, 06 novembre 2014 à 19h28

Contribution Etats Généraux Secrétariat Droits des Femmes de la Haute-Corse

Michel ROCARD, 06 novembre 2014 à 18h59

Réorienter le PS pour le redresser, une urgence, une nécessité Le Parti Socialiste de France, vieux de cent dix ans au moment de ses états généraux, vit assurément l'une des crises les plus profondes de sa longue histoire. Pourtant quel énorme paradoxe. Né du refus de la cruauté sociale inhérente au capitalisme, ce Parti s'est formé et développé autour de la certitude longtemps bruyamment affirmée, puis oubliée sans être pour autant démentie, que le capitalisme, au-delà de sa brutalité intrinsèque, était tout aussi profondément caractérisé par son instabilité structurelle, une instabilité qui mettait en cause sa pérennité et finirait par l'emporter. Or le capitalisme est toujours là. Le PS a vu s'estomper puis disparaître les raisons de son ancienne conviction. Pire, la Russie, la Chine et quelques autres ont abandonné l'espoir d'une économie sans marché après l'avoir poursuivi au-delà du crime, car le marché, à l'instar de l'homme lui-même, ne peut vivre sans liberté. Or, depuis qu'il a survécu à deux méga-massacres appelés guerres mondiales, et aux deux crises les plus gigantesques de son histoire (1929, 2006) le capitalisme semble entré dans une période de convulsions, de drames, et de contradictions dont cette fois-ci, à la différence des précédentes, on ne voit guère comment il pourrait sortir. Cette multi-crise a trois dominances. La première est que dans tous les pays avancés le système accuse l'usure et la fatigue. La croissance s'est arrêtée. Le capitalisme ne sait plus assurer l'emploi ni le revenu des hommes qui y vivent. Entre le tiers et la moitié de la population y survit dans la précarité et le chômage, 10 à 15 % dans la pauvreté. La seconde est que la finance est devenue folle. Proliférant sans mesure et sans rapport à l'économie réelle, elle la fuit et se désintéresse de l'investissement pour se replier vers la spéculation au point d'y provoquer des bulles qui explosent quasiment chaque décennie. La troisième est qu'après des millénaires de silence devant les prédations des hommes la nature se rebelle. Saturée à l'excès de pollutions et de déchets elle nous menace de mourir de chaleur d'ici un siècle ou deux, faute de pouvoir endiguer l'aggravation de l'effet de serre que nous provoquons. Faut-il voir là les prodromes de cette longue phase chaotique qu'il nous arrivait autrefois de baptiser crise finale ? Faut-il pressentir que le pronostic initial était juste même si les formes de l'évolution sont autres que celles que nous attendions ? Et voilà que faute d'avoir été fidèles aux intuitions de nos fondateurs nous ne sommes pas prêts. (...) suite en pièce jointe

Claire Claude, 06 novembre 2014 à 18h58

Le principal moyen de s'émanciper au sein du groupe, d'une société, en France, en Europe ou dans le Monde, est de fabriquer de la valeur ajoutée en bien-être, bien-vivre, épanouissement du citoyen dans la société, au niveau de sa localité, de son quartier, de sa région. De façon bénévole, dans un premier temps, pendant, et au sortir de son parcours scolaire ou d'étudiants. L'Espace européen et français proposent des formations de courtes et de longues durées, mais cela ne veut pas dire que ces éléments, citoyens différents ne peuvent pas travailler ensemble pour faire progresser la société. La volonté commune au sein d'une association, d'une SCOP viennent gommer, annuler les effets à caractère discriminant de la sélection par la diplôme. C'est la valeur humaine, qui prime et fait aborder de nouveaux rivages d'humanité partagée, au quotidien, en se rendant au travail avec des salariés co-décisionnaires à la bonne progression de leur association ou SCOP. Pour les jeunes qui sortent isolés d'une système de qualification, pour des générations de salariés licenciés en recherche de nouvelles valeurs au travail. J'ai connu les premières lois européennes, vu naître l'EURO, été en vacances, en Italie, en Espagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Suisse, l'espace européen offre de nombreuses possibilités et de bons exemples de management humain, même dans ces pays non appartenants officiellement au fonctionnement de l'Union européenne, mais qui ont développés un dialogue bienveillant dans de nombreux domaines. Respecter les dimensions humains, apprendre à travailler ensemble, en y trouvant beaucoup plus de positif que de négatif. Nous devons mobiliser notre pays à aller dans cette direction. Les rêves qui se réalisent, se transforment apportent plus de satisfaction que la simple absorption de réalités tristes, fades, qui posent des problèmes multiples. Nous devons avoir ce courage, d'apporter ces solutions. Une jeunesse, un pays qui ne rêve plus est un pays qui meurt "(à petit feu...)". Je vous souhaite donc de beaux projets à soutenir dans vos régions, pour relever les yeux, et les porter sur la ligne d'horizon. Des beaux exemples existent, continuons ce chemin de vertu, de raison, de respect, pour inclure les générations, celles qui veulent rejoindre ces propositions, dans le collectif, non pas pour faire la révolution, mais bien pour créer dans une ambiance de travail harmonieuse, équitable, égalitaire. L'économie sociale et solidaire donc, pour développer ces projets. Informez vous dans vos localités, vos régions. Amitiés socialistes. Claire Claude

gerard russeil, 06 novembre 2014 à 17h47

En même temps que l'émancipation personnelle ne devrait-on tout d'abord se poser la question des savoirs faire et de l'éthique? Le savoir faire serait pour chacun de faire l'évaluation critique de ses compétences et d'en tirer des conclusions objectives pour son avenir. L'éthique serait pour chacun de se situer dans le champ d'une empathie forte vers les autres, ses concitoyens. Pour nous socialistes cela signifierait que la République et la Démocratie sont le creuset qui nous permet d'avancer. Cette empathie inclurait pour moi la nécessité de tolérance et d'ouverture aux autres et au progrès scientifique et encore aux évolutions de la société. Les grandes découvertes scientifiques sont souvent révolutionnaires. Ex les cellules souches en médecine ou les LED bleues... Cela entraine des évolutions considérables de la société et pose des questions fondamentales d'éco-écologie. A chaque fois se pose la question de la formation des plus jeunes mais aussi à tous âges. Ainsi qu'une évaluation critique des systèmes de communication, une mise place d'un corpus sur le vivre ensemble, le mariage pour tous, la PMA ou la GPA, probablement aussi des mises au point avec les responsables religieux, encore plus probablement la remise en cause de la mondialisation actuelle que j'appelle une mondialisation capitalistique au profit de quelques uns ce qui creuse inexorablement les inégalités qui sont la cause du repli sur soi observé dans nos sociétés. Car cette mondialisation rend le champ politique impuissant et le déconsidère auprès de nos concitoyens. Au total formation de tous et en priorité des plus jeunes, ouverte à tous quel que soit les moyens financiers, des réformes de société et de la famille, l'apaisement du vivre ensemble sans parti pris, la revitalisation de l'évolution de chacun à tous âges pour s'adapter aux nouveaux métiers dus au progrès scientifique qui rend inéluctable les évolutions sociétales. Et ne pas se satisfaire de la mondialisation actuelle inégalitaire au profit de quelque uns qui par les systèmes d'information prennent de fait le pouvoir. Sur ces points j'attend que le PS définisse une identité forte sans totems.

Commission nationale CULTURE PS, 06 novembre 2014 à 17h46

Contribution de la Commission nationale CULTURE La culture est au centre de nos valeurs, au centre de nos interrogations. La société comme la politique sont en crise, une crise en réalité culturelle. Soyons de nouveaux bâtisseurs : retrouvons le lien entre culture et citoyenneté, imaginons une autre civilisation urbaine, un nouveau dessein collectif, réhabilitons l'utopie : le socialisme est culturel, ou il n'est pas. Le socialisme est un humanisme, qui considère qu' « égalité et liberté sont indissociables ». Qu'est ce en effet que l'idéal socialiste, si ce n'est l'espoir que l'être humain –toutes les femmes et tous les hommes et non pas une minorité – conquiert la liberté. Si le bonheur est affaire privée et ne saurait avoir de garantie, la liberté est le fruit d'un processus d'émancipation, à la fois individuel et collectif. Le progrès, même s'il ne suit pas toujours une évolution linéaire, comme les tragédies du siècle précédent l'ont montré, demeure une valeur cardinale qui anime les socialistes. Il implique de former des citoyens exigeants, conscients de leurs droits, dotés de sens critique, aptes à la délibération collective. Culture et citoyenneté ont partie liée, pour que le progrès soit autant celui de l'être que de l'avoir. Aussi n'y a t il pas d'éducation sans culture. Apprendre, se former, c'est explorer toutes ses potentialités, celles de la raison comme celles de la sensibilité. Des conséquences précises en découlent, en particulier la suivante. Il est à saluer que l'éducation artistique et culturelle soit désormais une priorité du ministère de la Culture et inscrite dans la loi sur la rénovation de l’école. L'idée socialiste s'ancre depuis toujours dans l'esprit de révolte contre l'état du monde. De même, si la culture contribue à rassembler, à concilier, à constituer du lien social dans une société en perte de repères, ce n'est qu'au terme d'un nécessaire détour, celui de l'art, dont la fonction est précisément de remettre en cause, questionner, déranger. Le regard des artistes est irremplaçable pour éclairer les mutations à venir. « Penser, c'est dire non », disait le philosophe Alain. Aussi, si l'art ne saurait être instrumentalisé, la gauche nourrit avec lui, dans le respect de son indépendance, une forme de compagnonnage, fondé sur le refus commun de l'ordre établi, présenté comme naturel ou inévitable. C'est pourquoi le socialisme est culturel, sinon il n'est pas.

28 Fédération d'Eure et Loir du Parti Socialiste, 06 novembre 2014 à 17h37

« Emancipation et Progrès » Il convient tout d’abord de définir ces deux termes. Concernant l’émancipation, les approches sont très différentes : émancipation des mineurs, émancipation des femmes, refus des règles, voler de ses propres ailes… Nous pouvons faire la synthèse suivante: l’émancipation fait référence à la liberté de chacun par rapport aux autres dans le respect mutuel et dans le respect des règles existantes. Pour la notion de progrès même diversité des approches : très subjectif, progrès technique, des civilisations. Il s’agit de faire avancer les choses, de se projeter dans l’avenir, de le maîtriser pour qu’il n’aille pas plus vite que ce que l’homme peut assumer/ Nous retenons que le progrès doit faire avancer les choses et profiter à tous. Pour cela, nous proposons de développer l’économie sociale et solidaire pour réduire les inégalités existantes. Fédération d’Eure et Loir du Parti Socialiste

pascale daviet, 06 novembre 2014 à 16h31

Nos valeurs ont vocation en permanence à se tester comme outils du vivre ensemble, se décliner concrètement au contact des événements, des groupes, des personnes, se formuler dans l'air du temps, se déconstruire pour mieux se construire aux yeux de tous. Des questions essentielles se posent dont nous abandonnons la réponse à d'autres, réponses que nous acceptons et gérons comme de bons intendants, en y plaquant même nos valeurs, sans aucun espoir d'infléchir la société. Quelles sont ces questions? l'état Quel état central voulons- nous ? Quel est son rôle ? Voulons-nous un état fort ? Quelle régulation par l'état ? Garder un état fort et en définir les contours est une priorité.Lui seul peut être régulateur du marché et du capitalisme.Lui seul peut imposer la transparence nécessaire à la démocratie Le collectif Peut-il exister un patrimoine public ? Existe-t-il légitimement des espaces et des biens collectifs ? Lesquels ? L'état peut-il en retirer des bénéfices collectifs ? Oui, l'idée « des communs »(à lier à l'environnement) et d'un patrimoine collectif, y compris économique est légitime dans l'intérêt général. L'économie sociale et solidaire fait partie de ce collectif. Service public Quels services publics? Dans quel domaine et pour quelles missions? Quels acteurs pour ces services ? Le service public à la française doit être redéfini.Il est le lien social . Une question centrale: Comment gère-t-on efficacement une entreprise publique? Cela est possible La démocratie La démocratie représentative, telle que nous la connaissons est-elle l'état abouti de la démocratie ? La réponse est clairement « non ».Décentralisation et démocratie participative sont à approfondir ensemble pour institutionnaliser des outils et structures qui les mettent en œuvre, sans entamer la force de l'état et la représentativité de nos institutions. Que veut dire « égalité » aujourd'hui? Quelle égalité voulons nous? Comment y arriver?L'accroissement des inégalités est incompatible avec une politique de gauche.Une redistribution juste doit être repensée (réforme fiscale)L'égalité des chances a besoin d'une politique volontariste.L'égalité n'existe pas sans un seuil de revenu et de richesse pour chacun. Quelle protection sociale? La santé, l'école, une part des transports doivent être des services publics universels. C'est à lier à la question du collectif et cela pose le problème de l'énergie. Il faut rendre impossible un rapport de force injuste qui serait en faveur d'un petit nombre détenant les ressources, les outils de production, les clés de l'emploi, de l'alimentation, du crédit, le pouvoir, le savoir et qui générerait toujours plus de servitude pour certains.

Géraldine PHILIPPE, 06 novembre 2014 à 12h29

Le fou est inhérent à l'humanité. Pourtant la folie, qui est considérée aujourd'hui comme une handicap, sa place est de plus en plus réduite à peau de chagrin. Qu'ils aillent en Belgique démontre bien qu'on ne veut pas ménager de place pour ces individus peu douer pour faire groupe mais qui ont su pour certains faire bouger les lignes de notre façon de penser et de faire de l'art. Quelle éthique pour une société qui ne prend ni soin ni en considération, ces hommes, ces femmes et ces enfants, qui pour peu qu'on les écoute peuvent nous apprendre beaucoup sur la difficulté à faire lien mais aussi sur la création...mais aussi bien sur le discours capitaliste. On peut les oublier sans crainte et dormir sur nos deux oreilles : ce ne sont pas eux qui manifesteront ! mais dans ce cas on ne peut pas prétendre à l'humanisme.

richard wrobel, 06 novembre 2014 à 12h18

Qu'Est-ce le socialisme à l'époque de la mondialisation? Actuellement la mondialisation est libérale, le monde est dominé par le libéralisme, dont on connaît les dégâts. Donc j'oserai dire, mais je ne sais pas si cela plaira, démondialisons, comme l'a écrit Arnaud Montebourg. Le socialisme en France, comme en Europe se construira en affrontant le libéralisme, non point en courbant l'échine devant lui. Notre histoire témoigne d'une fameuse expérience sur ces sujets. Ne prenons qu'un exemple, les nationalisations: DSK disait, "je ne suis pas contre les nationalisations, du moment qu'on peut dénationaliser". Une nationalisation temporaire, proposée par Arnaud Montebourg...malheureusement...et pourtant, c'est un exemple à suivre. Quant à la culture, qui est un besoin dans l'existence de chacun et de la nation, apprenons à lire, à écrire et à compter. La soif d'apprendre et l'émancipation peuvent venir après, avec l'histoire, la géographie, les sciences, les langues...etc... Une solide culture générale est plus que jamais nécessaire, pour que nos jeunes puissent affronter l'avenir, dans de bonnes conditions.

Vincent GUIBERT, 05 novembre 2014 à 22h35

Protection sociale du chef d’entreprise Le versement de cotisations Assedic suite à perte d’emploi est conditionné à un lien de subordination permettant le licenciement d’un salarié. Par définition, le dirigeant n’est pas assujetti à ce lien de subordination. L’entrepreneur individuel, le gérant majoritaire (voire minoritaire) d’une SARL, le Président d’une SAS, ne bénéficie donc d’aucune couverture sociale en regard de la perte éventuelle de son emploi. Les causes de défaillance d’une entreprise sont multiples. Elles peuvent être conjoncturelles ou relever d’une défaillance (erreur ou faute) de gestion de la part du dirigeant. A défaut de lien de subordination, il conviendrait d’identifier des conditions objectives permettant l’indemnisation, dans certain cas, de dirigeants ayant perdu leur emploi suite à défaillance de leur propre entreprise. Trois points sont à considérer : • Le premier point est de s’assurer que le créateur dispose de toutes les compétences, notamment en finance et en droit des affaires, pour ne pas risquer d’agir, même involontairement, contre l’intérêt de son entreprise. L’acquisition de ces compétences doit faire l’objet d’une certification, accessible au terme d’un parcours de formation ou en Valorisation des Acquis de l’Expérience. • Le deuxième point est pour le dirigeant d’accepter des contrôles réguliers portant sur la « bonne gestion » et la prévention de fautes éventuelles, par exemple : o Son niveau de rémunération qui doit être cohérent avec les tâches et résultats accomplis o L’exercice d’un contrôle de gestion régulier visant à maîtriser les coûts d’exploitation et notamment à limiter les dépenses somptuaires o La preuve d’une activité commerciale permanente o L’effectivité et la qualité des pratiques de management (entretiens, réunions, évolution du personnel) • Un troisième point, complémentaire, serait de créer un lien de subordination formel entre le dirigeant et ses associés, la révocation valant rupture du contrat de travail et ouvrant droit à indemnisation, comme par exemple dans une SCOP en cas de non réélection du dirigeant. Là encore, des contrôles doivent être envisagés en vue de prévenir tout abus. Sous réserve de l’acceptation de ces deux conditions, le dirigeant se verrait octroyer la possibilité de cotiser au régime général des ASSEDIC (et non à la GSC), et bénéficierait d’une indemnisation (plafonnée) et d’un accompagnement renforcé de la part de Pôle emploi en cas de cessation de son activité. Vincent Guibert – GSE National PME-PMI & Section de Boulogne-Billancourt (92)

Anonyme, 05 novembre 2014 à 22h24

La culture marqueur de notre pensée socialiste (de section Castanet Tolosan. 31) Nous devons ré inscrire la culture comme une des clés de voûte de notre projet politique, la culture est le marqueur de la pensée socialiste, Nous devons rappeler les principes fondamentaux qui sous-tendent notre vision de la culture Au sens large de son acception, la culture est un vecteur de citoyenneté, d’intégration, de lien social, d’émancipation, de rayonnement de nos territoires. De l’éducation artistique à l’offre et aux pratiques artistiques, de l’emploi culturel à la place de l’artiste dans la société, elle est de fait au cœur de notre pensée socialiste et de notre engagement militant. La Culture est facteur d’épanouissement individuel et collectif face à un monde où le repli sur soi et les peurs augmentent. La culture est un facteur de dynamique essentiel des politiques publiques, un axe majeur en interaction permanente avec tous les pans de nos politiques (en faveur des solidarités, de la jeunesse, du développement des territoires…). La culture est une réalité économique avec, pour certains secteurs, des filières économiques importantes. Le secteur est facteur d’emploi et d’animation d’un territoire, notamment dans le domaine du tourisme, du patrimoine, des arts, de l’éducation populaire, de l’économie sociale et solidaire… La culture doit être fermement défendue sur le terrain. Souvent attaquée par la droite, qui par sa politique libérale la réduit et la relègue à un divertissement, un produit de consommation ou bien encore l’instrumentalise en outil de communication au profit de populations -elle même classées en familles de consommateurs-. L’extrême-droite, et c’est une constante dans son histoire, a pour cible idéologique la culture, ou en tout cas une certaine idée de la culture, celle qui porte les valeurs de l’humanisme. Affirmer une ambition culturelle dans notre projet politique, c’est construire le socle du mieux vivre ensemble qui nous est cher Ce sont ces idées que nous portons, ce fil qui nous lie : égalité dans l’accès à toutes les esthétiques, liberté pour un esprit ouvert aux autres cultures, fraternité, solidarité dans cette connaissance ; ces mots ne sont pas des mantras mais des convictions sincères qui nous engagent. C’est pour cela que nous militons. C’est notre combat.

Emmanuel Coblence, 05 novembre 2014 à 19h42

REDYNAMISER L’EDUCATION NATIONALE PAR LA MISE EN RESEAU DE DIFFERENTS ACTEURS Un des problèmes majeurs aujourd’hui demeure la crise des vocations, surtout dans le primaire. Afin de permettre aux étudiants envisageant les métiers de l’éducation d’avoir une meilleure connaissance du système éducatif et une première expérience pédagogique, une formation continue pourrait être mise en place. Elle pourrait consister - dès les premières années universitaires - en une immersion sous forme de stages dans des classes ou au sein d’associations et de collectivités locales pratiquant l’accompagnement scolaire. Un système de tutorat avec des enseignants expérimentés, véritable contrat de génération éducatif, pourrait aussi être mis en place. Si le socle commun du collège unique est un passeport essentiel pour devenir un citoyen, c’est aussi après le collège - alors que seulement 2% des lycéens sont scolarisés en éducation prioritaire - que les parcours se différencient et que les inégalités se révèlent. C’est pour cela que le soutien au REP au primaire et au collège doit se poursuivre, mais aussi être amplifié, en particulier en direction des filières professionnelles. Leur dévalorisation par l’orientation quasi- systématique des élèves en situation d’échec vers ces filières est un problème majeur. Mais les inégalités sont aussi souvent le fruit d’une société elle-même trop cloisonnée. Sur le modèle des activités périscolaires, il semble essentiel d’ouvrir l’école vers l’extérieur et d’étendre les expériences novatrices au secondaire. En lien avec la société et leur environnement, les établissements du secondaire pourraient collaborer avec les mondes universitaire, associatif, de la culture, de l’entreprise... afin de créer du lien social entre ces structures et les territoires où elles font défaut. Il nous paraît important de développer, en parallèle des notes, une approche plus positive de l’évaluation des élèves. Ainsi, des activités en groupe, de créativité, peuvent conduire des élèves en difficulté à montrer d’autres talents. C’est aussi dans cet esprit que la formation et l’action des conseillers d’orientation pourraient être repensées et améliorées. Enfin, la question des rémunérations est aussi cruciale et notamment les écarts significatifs de rémunération entre enseignants du primaire et du secondaire qui, au regard des volumes horaire pratiqués, semblent injustifiés. En dépit de l’importance des moyens mis en œuvre, le système français d’éducation crée encore trop d’inégalités sociales. Ouvrir de nouvelles perspectives aux élèves et à l’institution permettrait de donner un sens au savoir afin que l’école joue pleinement son rôle d’émancipation.

Arreau Section Arreau, 05 novembre 2014 à 17h27

EMANCIPATION ET PROGRES Organisation de la société Chacun doit pouvoir se loger, se chauffer, se nourrir, se soigner et avoir une vision optimiste de l'avenir pour lui et pour ses enfants, Emancipation personnelle Possibilité de faire une analyse critique de la société Travail dans une entreprise en fonction de ses goûts avec responsabilités et perspectives de progression Outils Education gratuite orientée vers l'esprit critique Culture accessible à tous Associations culturelles et sportives développées Progrès Le seul objectif ne doit pas être la rentabilité, il doit être au service de l'homme, ne pas couper le lien social et respecter l'environnement Exigences éthiques Les élus doivent avoir un comportement en adéquation avec les principes qu'ils défendent, respecter la démocratie plutôt que les intérêts et ambitions personnelles Socialisme à l'époque de la mondialisation Objectif Gouverner en faisant évoluer les idées Résoudre une équation aux facteurs antinomiques Lutter contre le chômage de masse en conservant le modèle social sans transiger sur les principaux acquis Affronter une concurrence aux règles différentes Tendre vers un niveau social européen uniforme

Georges PATIENT, 05 novembre 2014 à 17h08

voir fichier joint.

Henri et marie France DANEL, 05 novembre 2014 à 12h00

1 EMANCIPATION ET PROGRES Une société du bien vivre est d’abord une société apaisée Les citoyens ne doivent pas ressentir de frustration et doivent avoir confiance dans un modèle social lisible et juste. Cette confiance est confortée si l’ascenseur social est une réalité communément vérifiée. Parmi les instruments collectifs, l’École de la République joue un rôle majeur ; elle doit être le creuset où l’on apprend à s’élever par l’effort et la connaissance, et où on apprend à respecter autrui. Le progrès, ce doit être l’évolution vers un modèle plus juste dans lequel chacun peut bénéficier de l’essentiel par un travail honnête. À l’époque de la mondialisation, un regard porté sur le monde révèle des inégalités criantes, dans ce contexte le socialisme doit devenir une valeur de référence. La culture est surtout un produit de l’autodidactisme ; l’école de la république doit « apprendre à apprendre ».

François CASSANY, 05 novembre 2014 à 8h33

Ci-joint une contribution sur le thème des valeurs socialistes. François CASSANY

Béatrice CALIZZANO, 04 novembre 2014 à 19h44

Sympathisante depuis des décennies, élue municipale d'opposition (FDESR) dans le Var entre 2008 et 2014, j'ai franchi le pas de l'adhésion pendant la campagne présidentielle de François Hollande, essentiellement pour agir contre la casse systématique et programmée du service public d'éducation, et pour soutenir la priorité donnée à la jeunesse et à l'éducation, outil d'émancipation. 2 ans et demi plus tard je reconnais les efforts consentis pour les postes et la formation des enseignants. Dans le même temps je constate l'effet désastreux produit par le passage Rue de Grenelle de 3 ministres! Est-ce à dire que l'échelon politique ne sert à rien? ( c'est vrai, la dernière rentrée a bien eu lieu!). Pourtant l'institution ne saurait se passer d'une impulsion. J'observe aussi avec tristesse la confusion qui entoure la réforme des rythmes scolaires: conséquence d'un mélange paradoxal d'autoritarisme centralisateur et de démagogie. L'enlisement dans la mise en oeuvre a tout simplement fait oublier le sens d'une telle réforme: donner à tous les meilleures chances dans les apprentissages. Je regrette aussi qu'on ait pas, à cette occasion, mieux défini ce qui relève de l'école et du péri-scolaire ( activités sportives, éducation artistique ne sauraient être "évacuées" des missions de l'école). Enfin je me désole de voir que les priorités restent toujours les mêmes, après 2 ans et demi: la mixité sociale et scolaire et la laïcité. Dans ces 2 domaines il règne un flottement et un laisser aller dont les conséquences sont désastreuses . On en revient donc à la nécessité d'une gouvernance stable et d'une impulsion forte pour faire de l'éducation une réelle priorité au service des élèves.

Amadou Kebe, 04 novembre 2014 à 14h06

Bien vivre dans une société implique de la solidarité. Celle-ci passe par une redistribution juste des richesses produites chaque année sur notre territoire. L'impôt est un outil de redistribution efficace. De plus, le Parti socialiste proclame que "Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine. — Article 1 de la déclaration de principe du Parti socialiste. " Or, l'argent est le boulet principal d'une vie. Proposition : Créer une allocation universelle versée à tout citoyen de manière inconditionnelle jusqu'à sa mort. Elle serait financée par les revenus récupérés dans la lutte contre la fraude fiscale. Celle-ci est estimée à 2989 millions d'euros (sic) par ATD Quart Monde. Amadou Kebe Section Philippe Farine, Paris 12ème.

Pascale DAVIET, 04 novembre 2014 à 10h04

L’outil majeur de l’émancipation, c’est l’école à condition de la repenser. Contourner l’école, c’est priver les plus faibles d’un temps formateur et égalitaire qu’ils ont peu de chance de se voir offrir ensuite et les mettre à la merci d’un monde dont ils n’ont pas les outils d’analyse et d’action. L’école initiale jusqu’à 16ans: Il n’est pas possible de réformer le système éducatif si le concept sur lequel il a été bâti n’est pas remis en question. Il ne s’agit pas de changer simplement une terminologie. Il faut mettre au cœur de l’école jusqu’à 16 ans la construction des langages. Cinq domaines se dégagent: langage verbal(oral et écrit, comprenant aussi la grammaire pensée dans ce sens), langage mathématique, langage-démarche scientifique expérimental, langage musical (inséparable d'une pratique instrumentale(L'idée est aujourd'hui testée par une assoc nationale), langage numérique(bases de la programmation) Mention spéciale pour le langage oral qu'on pense à tort acquis spontanément, ce qui fait le lit de toutes les inégalités et qui doit être l'objet d'un apprentissage comprenant aussi le travail de la prise de parole dans un groupe. Si on le fonde sur la construction des langages, on modifie la finalité de l’acte éducatif qui se porte alors sur le sujet élève et non plus sur des objets à transmettre à un sujet sensé les recevoir. On met ainsi l'accent sur des processus d’apprentissage (de compétence avec l’idée d’aller le plus loin possible dans chaque domaine) dont les enseignants deviennent spécialistes formés. On refonde ainsi la profession d'enseignant et la formation de vrais praticiens avec allers retours entre théorie et pratique et confrontation coopération concertation avec les collègues pour faire advenir une vraie professionnalité enseignante qui permette une exigence à l'égard des enseignants. Il faut profiter de la rénovation des rythmes scolaires pour repenser qui fait quoi dans l'école et à quel moment, ce qui va prendre place dans le PEDT, ce qui peut être assuré par le périscolaire, ce qui relève spécifiquement de l'École et de ses professeurs. La réforme scolaire est l'occasion de repenser le temps éducatifs des jeunes, où les enseignants ne sont pas les seuls intervenants-voir les idées intéressantes de la « Charte de l'École du XXI unième siècle » La mémorisation est un des fondements de la réussite scolaire et de l’intelligence en général. C’est pourquoi il faut travailler les diverses méthodologies de mémorisation comme outils de travail et d’organisation des connaissances. Ainsi contribuera-t-on à faire de chaque citoyen un acteur libre

Corinne Narassiguin, 03 novembre 2014 à 18h00

2014, année Jaurès : nul besoin de rappeler que l’humanisme est le fondement de l’idéologie socialiste. Que devient alors cette idéologie quand elle est confrontée à une nouvelle question : qu’est-ce que l’humain ? Les avancées scientifiques et technologiques actuelles sont en train de concrétiser les rêves des transhumanistes. Biotechnologies, nanotechnologies, manipulations génétiques sont développées aujourd’hui pour réparer l’être humain. Demain ce sera pour augmenter ses capacités naturelles (c’est certainement déjà en cours dans la recherche militaire). La transformation de la condition humaine est en marche. Si on ajoute à cela le développement des intelligences artificielles conçues sur le modèle du cerveau humain à mesure que la technologie et les neurosciences évoluent, le posthumanisme ne peut plus être considéré comme un simple artifice de science-fiction ou un exercice philosophique abstrait. La pensée socialiste doit évoluer pour être capable de faire face à ces nouvelles questions. Les socialistes doivent réfléchir et débattre de cette nouvelle étape de l’évolution humaine pour redéfinir ce qu’est l’humanisme au 21ème siècle. Ne nous leurrons pas, si une avancée technologique est possible, quelqu’un la mettra en œuvre, que nos sociétés y soient prêtes ou pas. Mais avec l’argent de qui et au profit de qui ? La recherche se fera avec quels cobayes ? Le développement technologique donnera lieu à quelles applications sur quelle échelle de distribution ? Quand on constate notre incapacité à organiser un débat intelligible et apaisé sur la GPA, pratique issue d’une technologie médicale vieille de plusieurs décennies, on peut s’inquiéter de notre capacité à préparer la société française aux débats éthiques nécessaires sur ces nouvelles technologies de l’humain. Quand on voit que 20 ans après le début de la révolution numérique, on travaille toujours à réduire la fracture, à développer les politiques utilisant à plein son potentiel économique, à trouver la bonne parade juridique pour protéger la propriété intellectuelle ou la vie privée, on se dit que l’action politique ne peut plus continuer à courir après la technologie. Il est impératif d’être proactif, surtout face à de tels enjeux. Il faut se préparer idéologiquement pour pouvoir agir aux niveaux national, européen et international. Pour organiser le débat et influer sur ses orientations, proposer les cadres juridiques pour une pratique éthique de la recherche et du développement, assurer que les objectifs poursuivis ne soient pas contraires à notre définition de l’humain, et permettre l’accès de tous aux avancées qui constituent de vrais progrès.

Section de Gramat, 03 novembre 2014 à 17h11

Voir pièce jointe

bihorel section, 03 novembre 2014 à 14h19

Si l’équilibre des comptes importe, la politique, c’est offrir des solutions acceptées. Ce n’est pas se cantonner aux comptes ni se raidir dans des obsessions qui nous laminent progressivement. Notre grande nation sait protéger dans le respect des droits du vivre ensemble et des devoirs de la citoyenneté. Réaffirmons le bienfait de l’impôt, garant de la solidarité. Repensons nos systèmes fiscaux et l’aide sociale, garants de la justice. Défendons mieux l’Europe et refondons nos visions environnementale autant qu’industrielle, garants d’un meilleur avenir. Soutenir l’entreprise, créatrice de mieux-être, si les richesses sont partagées justement, c’est important. Mais entendre le cri (parfois le dernier avant passage aux extrêmes) de celles et ceux qui ne croient plus en la gauche, ne croient plus en la République : c’est la vocation des socialistes.

Vesoul section, 03 novembre 2014 à 12h03

Voix des militants de la section de Vesoul en PJ.

Florence Augier, 03 novembre 2014 à 11h31

L'ESS une économie citoyenne

GERARD THIALLIER, 03 novembre 2014 à 10h20

Ce point peut être abordé ici ou dans d'autres thèmes, Il concerne l'Avenir et l' Orientation des jeunes. Il faut que les enfants entre le CM1 et la classe de 5e comprises puissent être en contact avec les métiers artisanaux (par ex : chacun se plaint qu'il ne trouve personne de qualité pour des travaux). Ce n'est pas devant un ordinateur que l'on va apprécier le toucher, l'odeur, etc, avec les matériaux comme le bois, les métaux, plâtre, béton, tissus, les produits alimentaires (farine, viande, légumes, fruits, lait, ...). A l'école "on ne fabrique plus". Je propose que soit organisé soit dans les programmes, soit sous forme "d'ateliers du mercredi" des rencontres avec les professionnels, que les enfants puissent manipuler, réaliser, être dans le contexte avec les sécurités inhérentes évidemment. C'est à cet âge que l'on peut les sensibiliser, qu'ils sont captifs de tout pour leur donner le goût et l'amour du métier, du travail bien fait, leur ouvrir des horizons, nouveaux pour eux, que l'on est en train de perdre par ignorance. Ce sont les emplois de demain et non délocalisables, avec des métiers épanouissants (boulanger, pâtissier,boucher, menuisier, ébéniste, maçon, plâtrier, peintre, électricien, plombier, imprimeur, tapissier, etc.).

Fabienne EYSSALET, 02 novembre 2014 à 18h33

Nous avons connu le progrès social, le progrès technologique mais où cela nous a-t-il menés ? Que deviennent ceux pour qui le PS a toujours dit œuvrer pour leur apporter émancipation et progrès, et qui constituaient la masse de nos troupes et de nos électeurs ? Actuellement, 82 % des salariés de notre pays ne touchent que 6,6 % de plus que le salaire minimum. La Culture, source d'émancipation intellectuelle, n'occupe qu'une part infime du budget de ces ménages. Une Culture de plus en plus privatisée, « marchandisée », où le numérique, sa spontanéité et ses raccourcis font sauter les étapes dans les processus de construction du savoir, de la pensée, du jugement critique (si chers à Lionel Jospin – Loi d’Orientation pour l’Ecole de 1989). 10 années, consécutives, de Droite ont suffit à éteindre le lien social qui pouvait rétablir l’équilibre face aux déséquilibres que crée le Libéralisme économique et financier. Le Socialisme, c'est le Partage : le partage du savoir, le partage des richesses et le partage du pouvoir. Le Socialisme c'est la Civilisation : chacun trouve sa place au milieu des autres, sans avoir à s'imposer par la force et la manipulation. Etre Socialiste, c'est essayer toujours d'être bienveillant, c'est porter ces valeurs, agir pour les diffuser et, un jour, les réaliser. Le Parti Socialiste doit donc agir sur la vie publique pour développer et protéger l'éducation des citoyens à travers l'Education nationale, l'éducation populaire mais aussi une formation professionnelle et citoyenne tout au long de la vie. Nous devons agir en faveur du milieu associatif, revoir la règlementation sur les financements des associations qui œuvrent dans ces domaines pour leur permettre de continuer leur travail quand l’autre camp prend les manettes, protéger nos réformes dans l’Education nationale, ciment de la République et de notre démocratie. Faut-il en faire un Ministère régalien ? Chiche ! Ces thèmes peuvent apparaître désuets mais une famille, notre famille politique, ne peut avancer quand son histoire est bancale. Nous devons garder nos fondations pour avancer. Nous devons renouer avec nos racines, nos idéaux « primaires » car nous n'avons pas atteint notre but. Aussi, nous devons prévoir dans toute action politique, locale ou nationale, en faveur La forme de notre combat peut donc changer, mais pas ce pour quoi nous devons le mener.

Fabienne EYSSALET, 02 novembre 2014 à 18h32

Nous avons connu le progrès social, le progrès technologique mais où cela nous a-t-il menés ? Que deviennent ceux pour qui le PS a toujours dit œuvrer pour leur apporter émancipation et progrès, et qui constituaient la masse de nos troupes et de nos électeurs ? Actuellement, 82 % des salariés de notre pays ne touchent que 6,6 % de plus que le salaire minimum. La Culture, source d'émancipation intellectuelle, n'occupe qu'une part infime du budget de ces ménages. Une Culture de plus en plus privatisée, « marchandisée », où le numérique, sa spontanéité et ses raccourcis font sauter les étapes dans les processus de construction du savoir, de la pensée, du jugement critique (si chers à Lionel Jospin – Loi d’Orientation pour l’Ecole de 1989). 10 années, consécutives, de Droite ont suffit à éteindre le lien social qui pouvait rétablir l’équilibre face aux déséquilibres que crée le Libéralisme économique et financier. Le Socialisme, c'est le Partage : le partage du savoir, le partage des richesses et le partage du pouvoir. Le Socialisme c'est la Civilisation : chacun trouve sa place au milieu des autres, sans avoir à s'imposer par la force et la manipulation. Etre Socialiste, c'est essayer toujours d'être bienveillant, c'est porter ces valeurs, agir pour les diffuser et, un jour, les réaliser. Le Parti Socialiste doit donc agir sur la vie publique pour développer et protéger l'éducation des citoyens à travers l'Education nationale, l'éducation populaire mais aussi une formation professionnelle et citoyenne tout au long de la vie. Nous devons agir en faveur du milieu associatif, revoir la réglementation sur les financements des associations qui œuvrent dans ces domaines pour leur permettre de continuer leur travail quand l’autre camp prend les manettes, protéger nos réformes dans l’Education nationale, ciment de la République et de notre démocratie. Faut-il en faire un Ministère régalien ? Chiche ! Ces thèmes peuvent apparaître désuets mais une famille, notre famille politique, ne peut avancer quand son histoire est bancale. Nous devons garder nos fondations pour avancer. Nous devons renouer avec nos racines, nos idéaux « primaires » car nous n'avons pas atteint notre but. Aussi, nous devons prévoir dans toute action politique, locale ou nationale, en faveur La forme de notre combat peut donc changer, mais pas ce pour quoi nous devons le mener.

jean-pierre toublan, 02 novembre 2014 à 17h36

émancipation : halte à la fracture culturelle. second envoi (premier non exploitable).

Christophe Boucheron, 01 novembre 2014 à 22h27

Tout d'abord, il faudrait en finir avec la détention de la presse par une minorité, (trio de milliardaire et de millionnaire pour le Monde...) cela ne créer pas les conditions pour un débat démocratique. En effet, il existe que trop peu de médias indépendant (Le Monde Diplomatique, Alternatives économiques...). Ensuite, le traitement médiatique de la grève me surprend, puisqu'il se focalise en premier lieu sur les conséquences pour les consommateurs avant de parler des revendications des grévistes. Enfin, la publication d'une partie du rapport du Comité d'établissement relatif aux conditions de travail des salariés, permettrait d'éveiller la conscience des consommateurs et faciliterait le débat public.

Faire de l’école un lieu de lutte contre les inégalités femmes-hommes Constat : Le déchaînement d'inepties constaté à l’occasion de la mise en place avortée des « ABCD de l’égalité » reste la meilleure preuve de la nécessité pour les forces progressistes - PS en tête - d’affirmer haut et fort le combat contre les stéréotypes de genre. La remise en cause du caractère construit de ces présupposés - aussi évident soit-il (dissociation genrée des activités, des goûts, des appréciations) - montre bien la détermination de la droite à justifier durablement le fondement inégalitaire des rapports entre les hommes et les femmes. Face à cet obscurantisme, le PS doit affirmer le rôle fondamental de l’école dans la lutte contre ces inégalités. Aujourd’hui, l’école, comme n’importe quelle autre sphère sociale, reproduit les schémas traditionnels de la domination masculine, le plus souvent par des logiques tout à fait inconscientes. Or, est-il nécessaire de rappeler à quel point les codes, les normes et les usages sont structurants au sein du cadre scolaire pour le développement du rapport à autrui ? Le défi des années à venir est de renverser la tendance. D’une école qui reproduit les inégalités, nous devons promouvoir une école exemplaire qui soit le premier lieu de la déconstruction des préjugés sexistes. Cette démarche ne peut pas être le fait d’intentions ou de précautions; elle se doit d’être aussi proactive que les stéréotypes sont intériorisés. Propositions : Depuis plusieurs années, les instructions académiques - et depuis 2012, la parole ministérielle - sont très clairs sur les objectifs à atteindre en termes d’égalité fille-garçon, mais les outils doivent être considérablement renforcés au premier rang desquelles : - une formation spécifique et complète à intégrer dans le cursus des futurs enseignants. - des contenus pédagogiques débarrassés de toutes représentations sociales sexistes. - un enseignement actif de la déconstruction des stéréotypes en lien avec tous les acteurs de l’école et les parents. - une éducation sexuelle ambitieuse au service de la santé, du respect et de l’égalité des élèves. Accordons-le à la droite, la remise en cause d’une organisation genrée de la société, relève de “l’idéologie”. Les concepts d’égalité réelle, de laïcité ou de liberté individuelle sont des marqueurs idéologiques forts. Ils sont d’ailleurs au fondement du modèle républicain moderne que nous souhaitons promouvoir. L’école a, elle, à plusieurs reprises dans notre histoire, accompagné et porté les valeurs de la République et doit prolonger son rôle de façonnement d’une société plus juste en s'emparant de la question de l’égalité entre les sexes.

Michel LATINO, 31 octobre 2014 à 21h02

L’évolution exponentielle du modernisme de notre société fait que nous devons inventer et fabriquer des outils pour notre émancipation et ceci dans plusieurs registre : professionnelle, intellectuelle, familiale, politique, syndicale, etc… Pour cela, nous avons besoin de penseurs et d’ingénieurs pour nous fournir les outils qui nous permettront de nous affranchir de certaines tutelles dépassées qui font stagner notre société, car tout n’est pas mauvais. De par leurs idées nouvelles, ces personnes d’élites seront à même d’élaborer des ouvrages, nous nous en inspireront pour construire et nous construire, pas n’importe comment, la règle principale sera que la pédagogie en soit le cœur et la règle principale. Pour mettre en œuvre ces projets, nous aurons besoin de chercheurs, d’ingénieurs et techniciens, professeurs, d’ouvriers, d’hommes et de femmes expérimentés et souligner que leurs savoir ne soit pas perdu comme cela se passe aujourd’hui, cette richesse doit-être transmise et sauvegardée. Pour une émancipation dans tous les cas, il faut réfléchir et prendre les bonnes décisions, appliquer le respect à soi-même et à l’autre, ne pas faire de blocage cause principale des problèmes. La peur de l’autre qui prenne votre place, votre idée qui vous a été prise, votre attitude vis-à-vis d’un supérieur bonne ou mauvaise, politique, syndicale, etc., etc…, tout cela peut vous influer en bien ou vous faire régresser.

Pierre-Marie Chevreux, 31 octobre 2014 à 20h07

"La sociéquité" Après 25 ans de sommeil intellectuel, le PS, parti historique de l'unification ouvrière et premier parti de la gauche doit reprendre le flambeau de l'idée de société alternative. La chute du système communiste en 1989, nous a fait croire que seule la "société de marché" avait gagné, alors que Lionel Jospin l'avait dénoncée. La notion de sociéquité s'inspire du courant nord-américain, "la nouvelle nouvelle gauche", elle est fondée sur le respect prioritaire de la "common decency". Ce mot valise fait de social et d'équité est un véritable projet de civilisation qui n'est pas dans l'esprit de résignation. Loin du "TINA" (There Is No Alternative), il lui préfère TARA (There Are Real Alternatives). C'est un retour au socialisme véritable (associationniste) et cela correspond à l'esprit de cette "nouvelle nouvelle gauche". La sociéquité affirme qu'une dose d'utopie est nécessaire et ne cède pas à un gestionnarisme plat et insipide. Quid de la différence avec les autres partis, alors? On fait bien de la politique, en n'oubliant pas ses valeurs, en sachant qui l'on est et où l'on va. La sociéquité s'oppose au 1% qui possède le plus de richesse accumulée, mais n'oppose personne. Aussi le/la employé(e), chômeur(-se), retraité(e), entrepreneur(e) y est convié. Simplement, le projet sociéquitable refuse une mainmise socio-économique ainsi que culturelle d'une infime minorité et parie sur la responsabilité et la solidarité de CHACUN. La sociéquité rappelle qu'en Europe, notre modèle c'est le modèle franco-rhénan, l'Abolition des Rrivilèges, mais aussi l'Arrêt de la Cour d'Empire en Saxe en 1783 qui rappelle que la grande priorité n'a pas à écraser la petite propriéte. A nous de revisiter la co-gestion. Sociéquité est synonyme d'un compromis équitable et acceptable. Six points structurent le projet sociéquitable: -la Démocratie d'Atelier défendue et mise en place par les syndicats sociéquitables (CFDT, UNSA) -la logique de circuits courts et du Commerce équitable avec une Charte équitable à toutes les échelles géographiques -Les entreprises coopératives et fédérations coopératives promues et défendues par un gouvernement de gauche -La social-écologie comme tamis axiomatique de chaque politique -Une démocratie rénovée où la démocratie participative a toute sa place, car les citoyens sont aussi experts -Un parti sociéquitable: le PS qui devient à organisation horizontale, un parti numérique, faisant de la place aux classes populaires et moyennes, acceptant d'accélérer le turnover politique, formant chaque militant prêt à s'engager dans les affaires publiques

florence augier, 31 octobre 2014 à 16h56

Les citoyens du 21 ème siècle sont des citoyens éveillés et plus sensibilisés à la chose publique que par le passé. La vulgarisation des moyens de communications permet à tout un chacun d’avoir accès à l’information. Le savoir n’est plus réservé à une élite mais ce propage sur tous les réseaux. Le parti socialiste n’a pas pris suffisamment en compte cet aspect qui fait de chacun un sachant qui peut se former une opinion sans avoir recours à des maîtres à penser. Le politique, comme il y a 50 ans l’instituteur, a perdu de son influence sur la population. Le chef de l’Etat lui-même à vu sa fonction désacralisée. Le politique est désormais devenu un être normal pour les citoyens. Il ne doit en aucune façon s’exonérer de respecter les lois mais également la bien séance et la morale. Nous vivons actuellement une crise majeure qui touche bien sur l’économique mais également le politique et la morale. Les convictions passent au second plan et notre éducation élitiste a créé une race de monstres qui font de la politique comme on fait de la plomberie. Très fort sur la théorie ils n’ont aucune connaissance du monde dans lequel ils vivent, n’ont jamais travaillé dans l’économie réélle. Peu confrontés aux citoyens ils vivent dans le triangle d’or parisien, ne se fréquentent qu’entre eux, se cooptent empêchant tout autre qui ne serait pas issu du même milieu de pouvoir exister. Tout cela se fait aux vues et aux sus de tout le monde dans le cadre des réseaux sociaux. Il faut que le parti socialiste casse cette manière de procéder ! Le parti socialiste doit devenir un parti de citoyens. Des pistes ont été lancées avec les primaires ouvertes qui sont notre marque de fabrique Pourquoi n’avons-nous pas exploité le fabuleux mouvement qui s’est levé lors des primaires socialistes ? Pourquoi n’intégrons nous pas davantage la société « civile » dans nos réflexions ? Il est acquis que nous sommes un parti social démocrate, c’est notre base ! Il nous faut inventer une démocratie sociale à la française qui prenne en compte la vie des citoyens et les perspectives qui s’offrent à eux. Le monde est un village ou chacun est interdépendant de l’autre. Occupé par le libéralisme nous n’avons pas su créer une Europe Politique et nous nous retrouvons aujourd’hui en panne de solidarité.

Hicham BOUJLILAT, 31 octobre 2014 à 15h24

Pour un socialisme moderne, écologiste et fraternel L'idée socialiste a un avenir ! A la condition de sortir de la confusion idéologique qu'entretiennent ceux qui en appellent à la social-démocratie au moment où celle-ci achève de disparaître, voire au social-libéralisme quand la crise financière vient apporter la démonstration de l'incapacité du marché à s’autoréguler comme à affronter le défi du changement climatique. La solution n'est pas pour autant à chercher dans le passé et la nostalgie que d'autres cultivent à l'envie. C'est un nouveau temps du socialisme qu'il nous faut inaugurer, tâche gigantesque qui nous invite à nous replacer dans le sens de notre propre histoire. Au capitalisme impitoyable de la révolution industrielle, le premier socialisme a d'abord opposé un projet révolutionnaire auquel a succédé à mesure que le progrès se diffusait dans la société une vision gradualiste et démocratique. A la rationalisation de l'économie dans un cadre national, a ensuite répondu, à travers la social-démocratie, l'idéal d'une économie dirigée vers la prospérité et le plein emploi. C'est l'explosion de ce modèle, par la mondialisation, qui nous appelle à un effort de réinvention d'autant plus urgent que la crise écologique, économique et morale dans laquelle nos pays sont plongés cherche toujours ses réponses. C'est donc à nous, socialistes, qu'il revient d'ouvrir une alternative en restant fidèles à nos principes mais en les ajustant aux enjeux de demain. Fidèles à l’expression de l’inépuisable revendication de justice et d’égalité qui traverse notre histoire, nous avons le devoir de toujours être au près des plus modestes, dans la bataille pour le pouvoir, la richesse et le savoir ! Notre action doit donc en finir avec une vision homogène d'une société travaillée en réalité par de profondes tensions liées à l'effritement des classes moyennes et le blocage de la mobilité sociale. Parce que le socialisme, c'est la recherche d'une forme d'organisation de la société qui garantisse à celle-ci sa cohésion et son avenir, nous devons assurer la prééminence de la délibération démocratique, chaque fois que le jeu du marché risque de contredire l'intérêt général. Nous devons donc assumer notre attachement à la puissance publique, mais à une puissance publique modernisée, renouvelée, transformée, démocratisée ... L'Etat a laissé vieillir ses méthodes de travail ou, quand il ne l'a pas fait, s'est rallié aux techniques de management et d'évaluation du privé, créant de nouvelles insatisfactions. Un socialisme moderne ne peut donc assumer sa mission que s'il promeut la réforme de l'Etat, renouvelle sa vision de la société, et intègre l'exigence écologique.

Hicham BOUJLILAT, 31 octobre 2014 à 15h16

La Culture a un coût, mais elle n’a pas de prix ! Cette formule célèbre s’avère encore plus appropriée pour les zones rurales où les ressources culturelles se trouvent forcément éloignées ou dispersées. Il convient ainsi d’appréhender les dépenses culturelles comme des investissements, dans la perspective de la construction d’un monde dont la mesure ne se limitera pas au seul critère PIB, mais aboutira à un indice global du « bien vivre ». Cette qualité de vie, les territoires ruraux la promeuvent avec réussite, au point que certains évoquent même désormais un exode urbain. Pour relever ce défi, les territoires ruraux peuvent s’appuyer sur des caractéristiques spécifiques du champ culturel : • la culture n’est pas une marchandise et, pourtant, cette activité génère des richesses, intellectuelles bien sûr, mais aussi matérielles : elle est donc partie prenante de l’économie et contribue ainsi à l’attractivité des territoires ; • cette économie culturelle n’est pas « délocalisable » : si les artistes ou les spectacles sont nationaux ou internationaux, les lieux, les professionnels et les publics restent quant à eux locaux ; • le domaine culturel obéit à une mathématique non-linéaire. Il y a plus d’idées dans deux têtes associées que dans deux têtes isolées. L’enjeu est donc de rapprocher les intelligences pour construire des projets performants. Dans les zones rurales, ce mouvement répond aussi à une autre problématique : insuffler la notion d’appartenance à un territoire ; • la culture possède une caractéristique magique : plus l’offre culturelle se diversifie, plus le public se multiplie. L’effervescence culturelle crée une émulation qui, elle-même, entraîne de la curiosité. Une évidence s’impose : le public est infini ! Dans les territoires ruraux, les résidences d’artistes constituent le fer de lance de la politique culturelle. Les trois phases de l’éducation artistique & culturelle « enseignement, pratique, rencontre sensible » s’inscrivent d’ailleurs tout naturellement dans le déroulé d’une résidence d’artiste. Les actions culturelles menées dans ce cadre présentent l’avantage de s’articuler avec tous les temps de l’enfant, y compris avec la disponibilité de sa famille. L’éducation artistique & culturelle est un puissant concept. Elle est un outil essentiel permettant à chacun d’évoluer, du niveau réducteur de simple consommateur, au statut de citoyen « spect-ACTEUR » d’un monde meilleur.

Nathalie Moine, 31 octobre 2014 à 11h10

L’objectif principal de nos gouvernements est actuellement de faire croître le PIB, c'est-à-dire les échanges. Cette croissance est supposée permettre à tous de vivre mieux. Or nous constatons et le livre de Thomas Piketty sur le capitalisme du XXIème siècle le démontre, que les inégalités augmentent tout en empêchant l’amélioration du niveau de vie de chacun. Seuls moins de 10% des plus riches profitent de cette politique. Le président a annoncé une politique de l’offre consistant à prioriser les aides aux propriétaires d’entreprise afin de générer une éventuelle croissance, au lieu de chercher à améliorer la distribution des richesses. La croissance ne nait pas des inégalités, l’histoire l’a acté. Pour nous, être socialistes, c’est chercher à améliorer les conditions de vie de tous avec ou sans croissance, sans attendre la générosité des propriétaires d’entreprise ou des plus aisés, par la redistribution des richesses grâce : - à l’impôt : comme promis, l’urgence doit être donnée à la réforme fiscale - un impôt direct plus progressif - une réduction de l’impôt indirect - un impôt sur les sociétés progressif et différencié selon la taille de l’entreprise et la part des bénéfices répartie entre le travail et l’investissement - la suppression de nombreuses niches - la correction des inégalités de patrimoine, - la réforme de l’impôt foncier - aux services publics et à la protection sociale - en leur redonnant force et sens (plan d’investissement dans l’hôpital public, renforcement et universalité des remboursements par la sécurité sociale, …) - au renforcement du droit des travailleurs : - encadrement des licenciements économiques - renforcement de l’accès à l’information des CE - instauration progressive d’un droit de véto sur les sujets clefs de l’entreprise - mieux garantir les droits syndicaux en renforçant les moyens de l’inspection du travail - à un État stratège qui protège et oriente l’économie - vers la transition énergétique, notamment en Europe pour coordonner la division du travail et la protection de l’environnement - à une politique monétaire au service des peuples Ce système de développement équilibré et durable est remis en cause par la mondialisation et la compétitivité par les prix, qui génère pourtant instabilité, inégalités, croissance faible et anti écologique. La compétitivité par les prix n’est autre que prendre l’emploi à la place des autres sans rien améliorer. Ce système n’est pas irrémédiable et naturel, d’autres systèmes ont existé et d'autres existeront. Ainsi, pour relancer notre économie et préserver notre société, nous devons redistribuer les richesses : pas de politique de l'offre mais une politique socialiste.

Claude RIGAUD, 30 octobre 2014 à 17h51

Pour favoriser l'émancipation personnelle, mais aussi collective, les associations, nées depuis la loi de 1901, une des grandes lois de la République, apportent une réponse dont l’efficacité n'est plus à démontrer, grâce à un militantisme de milliers d'hommes et de femmes. De multiples mesures pour aider le développement des initiatives des associations ont été prises. Mais de nouvelles dispositions pourraient être étudiées, notamment pour soutenir les milliers de dirigeants qui encadrent, animent, dynamisent les bénévoles. Car les associations sont un gisement d'emplois et d'actions dont la diversité et l'efficacité sont unanimement reconnues. Au delà des aides financières, une simplification des conditions de fonctionnement devrait être réalisée. Si la professionnalisation des métiers de l'animation a apporté une meilleure qualité des activités proposées, il faut encourager, par des mesures nouvelles l'engagement des bénévoles. L'importance de la vie associative et, plus largement de l'économie sociale mérite une meilleure prise en considération de leur rôle irremplaçable.

Claude RIGAUD, 30 octobre 2014 à 17h51

Pour favoriser l'émancipation personnelle, mais aussi collective, les associations, nées depuis la loi de 1901, une des grandes lois de la République, apportent une réponse dont l’efficacité n'est plus à démontrer, grâce à un militantisme de milliers d'hommes et de femmes. De multiples mesures pour aider le développement des initiatives des associations ont été prises. Mais de nouvelles dispositions pourraient être étudiées, notamment pour soutenir les milliers de dirigeants qui encadrent, animent, dynamisent les bénévoles. Car les associations sont un gisement d'emplois et d'actions dont la diversité et l'efficacité sont unanimement reconnues. Au delà des aides financières, une simplification des conditions de fonctionnement devrait être réalisée. Si la professionnalisation des métiers de l'animation a apporté une meilleure qualité des activités proposées, il faut encourager, par des mesures nouvelles l'engagement des bénévoles. L'importance de la vie associative et, plus largement de l'économie sociale mérite une meilleure prise en considération de leur rôle irremplaçable.

ODILE COLLINET, 30 octobre 2014 à 15h30

Pour que nos différences ne deviennent pas des différends, si nous profitions des Etats généraux pour retrouver ce qui nous rassemble. Chant choral en moins de 2700 signes (voix des militants) - Aujourd’hui, ce n’est plus le socialisme d’avant. - La situation actuelle est difficile, le moral est en berne, les résultats ne sont pas là. - L’ascenseur social ne fonctionne plus : plus de promotion donc davantage de démotivation. - Maintenant le partage n’est plus à l’ordre du jour, c’est l’individualisme qui l’emporte. - Des promesses n’ont pas été tenues. - On se sent trahis. On voulait changer le monde, mais c’est le monde qui a changé. Faut-il changer le parti ? - On consomme désormais de la politique, on ne parle que de ce qui ne va pas. Tout va très vite, d’où la nécessité de prendre du recul. Mais le parti reste un lieu de liberté et d’expression. Pourquoi suis-je socialiste ? - Je suis tombé dedans à la naissance. - Moi, c'est le contraire, ma famille est de droite, mais j'avais besoin de davantage de partage, de solidarité. Ce n'était pas facile, mais je ne pouvais pas laisser les choses en l'état. Alors je suis venu ici. Je m'y sens bien. - Moi, c'est pendant mes études. On nous apprenait à ne valoriser que le profit alors que moi, c'est l'homme qui m'intéressait. - Moi, je connais les difficultés du quotidien, les fins de mois difficiles. Même si je regrette qu'il n'y ait pas plus de jeunes ici, je peux me battre pour ceux qui connaissent ces difficultés, dans un parti qui défend des valeurs d'humanisme, d'égalité. - Oui, c’est ça, les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité, auxquelles j’ajouterai : laïcité, en s’inscrivant dans la lignée de ceux qui se sont battus pour elles. - C’est lutter pour la justice sociale. - C’est engager des actions collectives pour un meilleur partage des richesses, du savoir, du pouvoir. - C’est être solidaire, lutter contre les déterminismes sociaux, les discriminations. - Bien sûr nous avons des idéaux à défendre, mais c’est le cas pour tous les partis politiques, comment faire pour être entendus ? - Tu veux dire : entendus de ceux qui doutent ou se découragent, ou de ceux qui nous gouvernent ? - Les deux ! - Eh bien, déjà en faisant valoir nos valeurs. Mais les mentalités évoluent, il faut être plus tolérants et à l’écoute des autres. - En rapportant ce qui est fait par nos élus locaux issus de la base. - En permettant l’accessibilité au pouvoir à des élus de terrain. - En saisissant l’opportunité de ces Etats généraux. - Enfin, moi, j’ai envie de dire : notre travail, c’est « la part du colibri », et c’est déjà pas mal !

Commission nationale Sport, 30 octobre 2014 à 11h14

POUR UNE RENOVATION DE L’INTERVENTION DE LA PUISSANCE PUBLIQUE DANS LE DOMAINE DU SPORT, FACTEUR D’EMANCIPATION ET DE PROGRES DANS UNE SOCIETE DU BIEN VIVRE. Contribution aux états généraux des socialistes (2) Un constat mitigé sur la mise en œuvre des orientations du PS Ces orientations ont naturellement fondé les politiques publiques conduites par les gouvernements de Gauche, depuis 1981. Certaines d’entre elles ont débouché sur des réussites incontestables : la formation de sportifs de haut niveau exemplaires ; la préservation de l’éthique du sport et la lutte contre les dérives qui la menacent ; la structuration d’un mouvement associatif, acteur essentiel et efficace de la mise en œuvre des politiques publiques. Cela étant, plusieurs de nos orientations politiques majeures sont encore loin d’avoir trouvé une traduction opérationnelle et perceptible par nos concitoyens : - Les inégalités d’accès aux pratiques perdurent voire tendent à s’accroître dans certains domaines : inégalités territoriales aux dépens de quartiers urbains sensibles et de zones rurales, inégalités entre les hommes et les femmes, inégalités sociales, inégalités culturelles entre diplômés de l’enseignement supérieur et peu ou pas diplômés, inégalités générationnelles concernant particulièrement la pratique associative des seniors, quasi inaccessibilité aux personnes en situation de handicap. - La contribution du sport aux politiques de santé publique demeure encore marginale malgré l’unanimité des avis scientifiques et médicaux sur ses bienfaits et malgré des expérimentations particulièrement réussies. - La place excessive accordée au spectacle sportif dans le discours politique laisse accroire qu’il s’agit là d’une dimension prioritaire de l’action publique alors même que ce secteur évolue, de manière inéluctable dans son contexte mondialisé, vers une logique entrepreneuriale voire capitalistique. - L’absence quasi-totale d’évaluation des politiques publiques du sport et de l’intervention des différents acteurs publics (ministères et collectivités territoriales) et privés (associatifs et commerciaux) conduit à multiplier les approches conjoncturelles, parcellaires et quelquefois irrationnelles en matière de spectacles sportifs, de grandes manifestations mais également de programmes de développement des pratiques. - Un « modèle sportif français » qui maintient un système d’organisation confus, qui procède beaucoup plus d’une logique de pouvoirs que d’exercice de responsabilités, qui génère d’inutiles conflits de compétences et qui parait de plus en plus inadapté aux réalités sociales, économiques, institutionnelles et budgétaires.

Henri Chazelle, 30 octobre 2014 à 10h00

ÉLITES ET SOCIALISME - 1 Dénoncer la reproduction des élites et en attribuer les causes à notre système éducatif est un discours très répandu en France et particulièrement à gauche. Ce constat et cette explication sont justes mais trop sommaires. Avant de parler de leur reproduction, demandons nous d'abord, Qu'est-ce qu'une élite ? Selon la plupart des définitions, une élite est dans une société un groupe restreint d'individus considérés comme les meilleurs, les plus remarquables par des qualités valorisées socialement, ce qui les rend les plus dignes d'occuper une place éminente. Confusion élites - classes dominantes Une partie seulement de l'élite ainsi définie occupe une position éminente et les positions éminentes ne sont pas toutes occupées par l'élite. L'accès à l'élite ainsi définie doit être ouvert à ceux qui n'en sont pas issus, ce qui n'exclut pas une part de reproduction endogène. L'appartenance à l'élite peut être fondée sur des valeurs diverses, savoir, créativité, altruisme… Dans notre société, elle est très liée au système de valeur dominant, essentiellement l'argent et le pouvoir, les deux se nourrissant l'un de l'autre. Ceux qui détiennent l'argent et le pouvoir utilisent cette position dominante pour se perpétuer. Ils savent utiliser la sélection des élites à cette fin. C'est cette reproduction des classes dominantes plutôt que celle des élites qu'il faut contester et attaquer. Pour des élites au service de la collectivité Si élites il doit y avoir, elles doivent être conformes à nos valeurs fondamentales, notamment la justice, l'égalité, la solidarité, l'émancipation individuelle, la prévalence de l'intérêt général sur les intérêts particuliers. Dans son propre intérêt, la société doit reconnaître les aptitudes, le potentiel, l'excellence. Elle doit donc offrir à ceux qui en sont doués une formation adaptée. En contrepartie, ils ont le devoir d'être au service de toute la collectivité. L'appartenance à l'élite ne doit pas conduire à disposer de privilèges, de rentes ou de pouvoirs exorbitants. (Ainsi ce ne sont pas tant les grandes écoles qu'il faut attaquer que la prééminence des grands corps de l'état auxquels on appartient à vie, Mines, Inspection de finances…). L'histoire nous le montre, il ne suffit pas d'agir en fonction de son intérêt particulier pour servir par là même l'intérêt général comme le prétend la métaphore de la "main invisible du marché" d'Adam Smith. La prévalence de l'intérêt général sur les intérêts particuliers doit s'imposer aux élites comme à tous. Cette exigence fait partie de nos fondamentaux. Elle doit être réaffirmée avec force par notre parti et doit servir de principe directeur aux actions de nos élus.

Henri Chazelle, 30 octobre 2014 à 9h58

ÉLITES ET SOCIALISME - 2 Contre la reproduction des classes dominantes Il faut s'attaquer à son principal vecteur, la transmission du patrimoine, en créant un véritable impôt progressif sur les successions. Les hauts revenus, contrairement aux plus bas, totalement consommés, accroissent les patrimoines hérités. Il faut donc aussi réduire les inégalités de revenus, par la fiscalité et en réduisant l'ampleur des écarts en amont. Pour des voies d'excellence plurielles et graduelles Le terme élite est associé à l'idée d'une fracture de la société selon une échelle de valeur unique comme dans le " showbiz" et le sport où rares sont les élus et nombreux les laissés pour compte. Cette unicité perçue de la voie de réussite conduit de nombreux jeunes à s'engager dans des études qu'ils jugent les plus prometteuses (scientifiques par exemple) même si elle ne correspondent pas à leurs capacités. Les voies de réussites devraient au contraire être multiples et graduelles pour que chacun puisse aller vers ce qui le motive vraiment et où il pourra utiliser au mieux ses aptitudes. Pour une égalité de considération sociale Il faut valoriser toutes les filières de formation et accorder considération et reconnaissance sociale à tous les métiers. Certains n'ont nul besoin de rémunérations faramineuses pour être attractifs et considérés. D'autres, manuels notamment, pourraient au contraire le devenir un peu plus s'ils étaient mieux rétribués. Pour une véritable égalité des chances - Quelques pistes Compenser les inégalités d'origine par la discrimination positive est une mauvaise solution car cela peut créer de nouvelles injustices (le premier d'un groupe "défavorisé" doit-il passer devant le second d'un groupe "favorisé" ?) et des effets d'aubaine (changement de zone pour améliorer ses chances) Réduire la ghettoïsation des territoires, ce qui favoriserait l'émulation inter-classes. Donner aux enfants à potentiel issus d'un milieu défavorisé la possibilité de s'ouvrir à une culture que ne leur offre pas ce milieu. Élever par une meilleure information "l'horizon d'ambition" des jeunes souvent déterminé et limité par l'appartenance sociale. Ré-instaurer les bourses au mérite (généralisées, elles seraient trop coûteuses, donc attaquées et finalement vouées à un saupoudrage inefficace) Mettre en place des modes de sélection réduisant les avantages et handicaps socio-culturels du milieu d'origine et mettant plus l'accent sur les potentialités et les aspirations. Éviter la dévalorisation des diplômes. Elle contribue à démotiver les élèves, donne à ceux issus des couches populaires une illusion de réussite sans lendemain et les prive d'une réelle possibilité d'ascension sociale…

Nicole PERRAULT - Le PAPE, 30 octobre 2014 à 0h34

Pour se cultiver, il n' y a pas d' étapes, d' échelons à construire. Il faut pour certains-es découvrir et ça marche. Découvrir du "top". Plus c' est professionnel ou classé...mieux ça marche. Quel que soit le "capital" de depart. Tou le monde est sensible. On pourrait missionner des artistes de nos institutions pour cela, et pour pratiquer, faire pratiquer. de l' expression plastique, gestuelle, comme la danse ( contemporaine), le théâtre ... le chant.. et le reste! Il faut décentraliser les offres, vers les périphéries diverses. A l' école c' est trop réduit, dans des conditions pas simples pour faire pratiquer. Et pourtant quel bon travail est fait!! Je crois qu'on peut aussi passer par les maisons de quartier,de territoires ? ( mieux comme nom que centre social) avec des résidences d' artistes, des locaux sympas. La culture permet de penser l' autre, donc politiquement cela a de grandes conséquences. Le livre, écrire, il y a de la demande. Il faut décentrer les lieux où c' est possible. Des lieux de diverses dimensions. des lieux où il est offert des choses très diverses. Mais dans les périphéries il faut que ces lieux soient beaux. Lieux de rencontres faciles.

Commission nationale Sport, 29 octobre 2014 à 16h39

Une clarification des responsabilités de l’Etat et du mouvement sportif (5) Pour une action publique plus efficace il convient absolument de clarifier les responsabilités, d’éviter les situations de cogestion ou de compétences partagées qui génèrent confusion et complexité et de favoriser les coopérations conventionnelles. C’est dans cette perspective que nous suggérons un examen concerté d’une nouvelle organisation des responsabilités : - L’Etat ne peut demeurer omnipotent dans le champ sportif et doit impérativement clarifier ses missions propres, mentionnées précédemment, de ses interventions en appui, en ingénierie ou en soutien de secteurs confiés à d’autres acteurs. Cette évolution implique certainement une réorganisation de son administration centrale et territoriale mais également des établissements publics nationaux. Elle devrait également conduire à abandonner l’appropriation étatique du monopole de l’organisation des compétions, devenue totalement obsolète voire ingérable dans un domaine qui constitue « le cœur de métier » des fédérations internationales (et de leurs représentations territoriales que constitue les fédérations nationales). Les missions et l’organisation des autorités administratives indépendantes (AFLD et ARJEL) devraient également être mises en conformité avec le droit commun et les exigences des conventions internationales ratifiées par notre pays. - Le mouvement sportif doit devenir pleinement responsable de la mise en œuvre de son objet social de promotion et de développement des pratiques, particulièrement dans le champ compétitif (y compris professionnel) qui constitue son « cœur de métier ». L’organisation et la gestion du sport de haut niveau (à l’exception de la formation à l’excellence qui doit demeurer, en matière sportive comme ailleurs, une partie intégrante du service public d’éducation) ainsi que la représentation sportive internationale devraient également lui être dévolues, l’Etat intervenant alors en soutien à son action. Il lui appartient également d’assurer le pilotage des grands événements (candidature et organisation) sachant toutefois que le recours à des financements publics devra s’accompagner d’études d’impacts économiques et sociaux pour éviter que les bénéfices ne soient exclusivement privatisés et que les éventuels déficits ne soient supportés que par la puissance publique. - Dans l’hypothèse du maintien de l’actuelle délégation de pouvoir de l’Etat aux fédérations, elle devrait alors être élargie au développement de la fonction humaniste et citoyenne du sport, dans le champ non compétitif.

Commission nationale Sport, 29 octobre 2014 à 16h34

POUR UNE RENOVATION DE L’INTERVENTION DE LA PUISSANCE PUBLIQUE DANS LE DOMAINE DU SPORT, FACTEUR D’EMANCIPATION ET DE PROGRES DANS UNE SOCIETE DU BIEN VIVRE De nécessaires réformes du cadre juridique du sport (6) L’essentiel du cadre législatif et règlementaire du sport a été conçu entre 1980 et 2000, dans un contexte qui ne correspond absolument plus aux réalités actuelles. Outre l’indispensable simplification des textes, nous suggèrerons de profondes réformes dans les domaines suivants : - L’organisation des professions du sport et des formations qui y conduisent devrait être confiée aux régions et aux partenaires sociaux, dans le cadre de leurs compétences de droit commun en la matière. Pour éviter les interférences corporatives qui polluent cette problématique depuis plus d’un demi siècle, il pourrait être envisagé de maintenir des dispositions spécifiques pour les métiers qui souhaitent conserver un régime dérogatoire. Par ailleurs et dans le cadre de leur compétence générale de formation, les régions pourraient prendre en charge la formation des bénévoles oeuvrant dans des associations participant à des missions de service public ou d’intérêt général. Une attention toute particulière doit être portée à la validation des acquis de l’expérience bénévole, instaurée par la loi de modernisation sociale mais très mal appliquée dans le camp du sport. - Plusieurs dispositions législatives et règlementaires concernant l’intervention des collectivités locales dans le domaine sportif gagneraient à s’inscrire dans le droit commun. Il s’agit, en particulier, de leurs relations avec les clubs professionnels (droit commun de l’intervention économique), du financement et de la gestion des équipements (droit commun du code général des collectivités territoriales), de l’homologation des enceintes sportives (droit commun des établissements recevant du public), de l’édiction de normes (droit commun d’évaluation des normes). - L’application du droit commun des sociétés aux clubs professionnels (au delà d’un certain seuil préservant les sports professionnels émergents et le sport professionnel féminin) parait également souhaitable. - L’instauration d’un statut (ou d’une charte) définissant les droits et obligations des sportifs de haut niveau semble souhaitable afin de moduler les différences de traitement entre les disciplines et de contenir les dérives qui distendent les liens entre l’élite et l’ensemble des pratiquants. Il conviendra toutefois de veiller à ce qu’il ne se substitue pas aux conventions collectives existantes.

Commission nationale Sport, 29 octobre 2014 à 16h28

POUR UNE RENOVATION DE L’INTERVENTION DE LA PUISSANCE PUBLIQUE DANS LE DOMAINE DU SPORT, FACTEUR D’EMANCIPATION ET DE PROGRES DANS UNE SOCIETE DU BIEN VIVRE. Une organisation plus rationnelle de l’intervention des différents acteurs concernés (4). La situation actuelle qui donne une compétence quasi générale à tous les acteurs (y compris, dans une certaine mesure, au mouvement sportif à travers la délégation de pouvoir de l’Etat) a pu trouver une certaine pertinence dans une période de pleine croissance où les insuffisances voire la défaillance de l’un d’entre eux pouvaient être compensées par les autres. Au moins depuis 2010 avec la raréfaction des moyens budgétaires et la nécessaire optimisation de leur bon usage, ce système confus conforte des rentes de situation profondément inégalitaires (au profit de structures importantes et médiatisées et aux dépens des associations agissant au plus près des demandes et besoins des citoyens). A terme, il est même permis de penser qu’il pourrait remettre en cause toute politique publique du sport. Nous souhaitons donc une rénovation concertée de ce « modèle sportif » permettant à chacun de « bien faire son métier » et facilitant des coopérations librement consenties et contractuellement définies. Sans préempter les conclusions de cette concertation, nous suggérons que soient ainsi abordés les points suivants : • Une responsabilisation beaucoup plus importante du mouvement sportif qui devrait être libéré de toute les contraintes législatives et règlementaires concernant son indépendance, ses missions, son organisation et son fonctionnement. Ce retour au droit commun associatif n’exclue évidemment le respect d’obligations liées à la participation à une mission de service public (vie démocratique, égal accès des hommes et des femmes, transparence et contrôle de gestion, évaluation partagée des résultats) pour les institutions (nationales ou territoriales) qui souhaiteraient s’y impliquer. • Une véritable définition des compétences dévolues aux collectivités territoriales avec la désignation de chefs de files dotés de compétences obligatoires et sans exclure formellement l’addition de financements croisés, essentiellement dans le domaine des équipements. • Un recentrage réaliste des missions de l’Etat stratège en terme de pilotage des politiques publiques qu’il initie (également dans le champ de la santé), d’évaluation de l’intervention de la puissance publique et des opérateurs qui en sont chargés, de régulation, d’éthique et de protection de l’usager.

Commission nationale Sport, 29 octobre 2014 à 16h26

POUR UNE RENOVATION DE L’INTERVENTION DE LA PUISSANCE PUBLIQUE DANS LE DOMAINE DU SPORT, FACTEUR D’EMANCIPATION ET DE PROGRES DANS UNE SOCIETE DU BIEN VIVRE. Contribution aux états généraux des socialistes (3) Pour une politique publique du sport plus universelle. Jusqu’à ce jour et hormis quelques interventions marginales ou ponctuelles, les politiques publiques du sport ne concernent que les 25 % de nos concitoyens licenciés dans un club sportif, essentiellement dans une perspective de participation à des compétitions hiérarchisées au sein des institutions sportives. Nous devons donc impérativement envisager une extension de ce champ aux citoyennes et citoyens qui ne trouvent pas de réponses appropriées à leurs besoins ou à leurs demandes de pratique d’activités sportives dans une perspective de santé (à titre préventif comme curatif), de bien être individuel et collectif, de loisirs actifs en milieu naturel ou de convivialité. Plusieurs études universitaires ont identifié ces publics qui sont précisément ceux qui tireraient le meilleur profit des vertus que l’on prête au sport : habitants de grands ensembles urbains, personnes de santé fragile, femmes seules, seniors, handicapés, …. La question se pose même de savoir si la réponse aux attentes de ces citoyennes et citoyens ne devrait pas constituer la fonction prioritaire du service public du sport. Dans ce contexte, il paraîtrait raisonnable de consacrer au moins la moitié des moyens du centre national pour le développement du sport (CNDS) à des programmes nationaux d’accessibilité. Sur le modèle des pays anglo-saxons et scandinaves, ces programmes pourraient faire l’objet d’une « mise de fonds » publique initiale permettant d’engager des financements provenant d’autres acteurs publics (collectivités locales et territoriales, agences ou établissements publics) et privés (fondations, mutuelles, assurances complémentaires, mécénat d’entreprise, ….). Par ailleurs, un juste équilibre parait nécessaire entre les aides publiques aux structures (qui bénéficient à tous les usagers, quelles que soient leurs conditions sociales) et l’aide aux personnes (seul moyen de permettre aux plus défavorisés d’accéder aux pratiques. Pour s’inscrire dans cette dynamique de réduction des inégalités au-delà du temps scolaire, la mise en oeuvre des nouveaux rythmes scolaires doit intégrer une implication du tissu associatif local et un ciblage des aides publiques sur l’accueil de jeunes pratiquants dans les clubs.

Commission nationale Sport, 29 octobre 2014 à 16h13

Parti socialiste octobre 2014. Commission nationale des sports. POUR UNE RENOVATION DE L’INTERVENTION DE LA PUISSANCE PUBLIQUE DANS LE DOMAINE DU SPORT, FACTEUR D’EMANCIPATION ET DE PROGRES DANS UNE SOCIETE DU BIEN VIVRE. Contribution aux états généraux des socialistes (1) Les axes fondateurs des orientations du PS Depuis plus de 30 ans, le parti socialiste a élaboré des fondements ambitieux et consensuels pour une politique du sport. Cette démarche conceptuelle peut se résumer dans les cinq axes suivants : 1- une acception très large du concept de « sport », tel qu’il a été défini par le Conseil de l’Europe en 1992 (charte européenne du sport, rénovée en 2001) : « on entend par « sport » toutes formes d’activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’expression et l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition de tous niveaux ». 2- un droit au sport pour toutes et tous : « Le sport constitue un élément important de l’éducation, de la santé et du bien-être, de la culture et du développement du lien social. Sa pratique est un droit pour chacune et chacun quels que soient son sexe, son age, sa capacité physique ou sa condition sociale ». 3- l’exigence d’une volonté politique forte : « Le sport n’est pas intrinsèquement porteur de vertus. Seule une volonté politique forte pourra préserver et promouvoir les valeurs que l’on prête au sport en terme d’égalité d’accès, d’éducation, de culture, d’éthique, de respect de soi et d’autrui, de solidarité et de citoyenneté. » 4- une démarche pleinement culturelle : « Pas plus que la culture ne se réduit au seul exercice des beaux arts, le sport ne se limite pas à la compétition et, encore moins, au seul spectacle sportif ». 5- une finalité éducative essentielle : « L’Ecole et l’Université remplissent une fonction majeure dans la diffusion de pratiques culturelles sportives pour former des citoyens autonomes, corporellement éduqués et critiques envers toutes les dérives du sport ».

Finistère Fédération, 28 octobre 2014 à 23h40

Longtemps, nous avons cru le progrès scientifique et le progrès social étaient inéluctables, et que l’Histoire ne pouvait être que celle de l’émancipation continue des individus. Or il n’y a là nulle fatalité, mais uniquement la conséquence de combats collectifs et d’action politique. Plus que jamais, l’émancipation reste un combat que doivent mener les socialistes. Nous voulons l’émancipation universelle, nous voulons une société qui donne à chacun la même autonomie. L’école est, bien entendu, un pilier essentiel de cette lutte pour le progrès social. Elle doit être le cœur d’une société d’égalité, permettre l’accès, transmettre les valeurs républicaines… L’éducation populaire et un fort tissu d’associations, de clubs, de syndicats permettent d’offrir des cadres collectifs d’action et d’épanouissement pour chacun. Le travail est également un vecteur d’émancipation. Il peut et doit être un lieu d’épanouissement, de formation, de rencontres et d’évolution. La science et la technologie doivent permettre, enfin, de libérer l’Homme de certaines contraintes. Que serait la planification familiale sans la pilule et l’avortement ? Toutefois, aucun de ces moyens n’est vecteur d’émancipation en soi. Ils peuvent également être des outils puissants d’aliénation. L’école produit aussi des « décrocheurs » et de la phobie scolaire. Associations et syndicats souffrent de plus en plus d’une approche consumériste de leurs adhérents. Le travail peut conduire à une usure physique, à l’invalidité, au stress ou à des dépressions graves. Les technologies peuvent être une menace pour nos libertés fondamentales. Ces institutions ne sont donc pas vectrices de progrès en soi. L’absence de salaires décents ou de maîtrise de certains savoirs fondamentaux comme la lecture et l’écriture précarisent encore plus certains des travailleurs les plus pauvres. Savoir lire et écrire couramment reste, encore aujourd’hui, un enjeu pour trop de personnes, alors que c’est une condition sine qua none à l’émancipation. Il n’y a pas une marche naturelle vers le progrès. Le politique a un rôle déterminant à jouer, tant par son action locale, que par son rôle d’impulsion national, de législateur et de régulateur. Nous devons sans cesse réinterroger les outils de l’autonomie, les remettre en cause, les encadrer et les réinventer. La tendance naturelle de la société et du marché ne conduit pas naturellement à plus d’émancipation : des politiques publiques volontaristes et innovantes sont indispensables pour que le progrès s’applique à tous et pour rester dans une démarche d’émancipation universelle. C’est là la mission historique des socialistes.

Marc AKLY, 28 octobre 2014 à 18h27

6) « EMANCIPATION ET PROGRES » En réponse à la question : Quelle doit être notre conception de l’entreprise ? Quel rôle pour les salariés et les partenaires sociaux ? Voir contribution, fichier PDF ci-joint. Mixité dans les entreprises, lieu de sociabilité et de partage d’intelligences ! Comment rétablir l’équité pour faire-société, et éteindre les pensées et les propos xénophobes? Comment retrouver le vote des quartiers populaires, qui nous boude ?

Jean-Jacques VINUREL, 28 octobre 2014 à 10h33

La question de l’acceptation du principe de la loi du marché n’est pas nécessairement « du tout ou rien ». Le PS pourrait affirmer que certains domaines devraient y échapper totalement ( éducation, santé) d’autres en partie ( culture, transports en commun, logement, eau, électricité pour une consommation de base).

Section La FERTE DOMFRONT SECTION LA FERTE DOMFRONT, 27 octobre 2014 à 18h07

« Bien vivre » ? Notion subjective personnelle et collective. Un objectif : Etre capable de vivre en société et y être intégré. Conditions : • avoir été et être en situation de réussite, condition du progrès. Limiter en tant que faire se peut les situations d’échecs en particulier pendant la scolarité. • Permettre à chacun de développer la notion de projet personnel. Nécessité d’avoir conscience d’un avenir possible et être capable de s’y projeter. • Avoir eu la possibilité de prendre des responsabilités, des initiatives, de développer l’esprit critique dans une société de plus en plus agressive et ce, dès la période de formation. • Avoir acquis un niveau de connaissances suffisant pour comprendre le monde dans lequel on vit. • Avoir eu accès à différents aspects de la culture et, si possible, avoir eu la possibilité d’y être acteur. • Avoir un travail qui, bien sûr, assurera un salaire décent indispensable mais dans lequel l’individu trouvera un intérêt. Il devra y être reconnu et avoir la possibilité d’y progresser. Quels instruments collectifs ? • Importance du rôle de l’Ecole qui se doit de transmettre des connaissances mais aussi permettre à l’élève de se les construire. • Rôle du milieu associatif (sportif et culturel) dont le souci est un peu trop souvent cantonné à l’activité avec le risque de reproduction des activités des adultes (cf certains sports médiatiques) • Importance du Service Civique. Le rendre obligatoire ? Quels acteurs ? • Rôle éminent de l’Etat dans ses exigences éducatives, développant les objectifs développés ci-dessus et en aidant les différentes structures existantes en fonction de ses exigences. • Rôle des collectivités locales qui, par leur proximité, sont à même de mettre en œuvre des actions concrètes. A condition toutefois que les élus soient conscients de ces objectifs mais aussi qu’ils en aient les moyens.

Dominique L., 27 octobre 2014 à 17h22

Les penseurs de la Renaissance nous ont enseigné que le progrès était au service de l’Homme, mesure de toute chose. Cette période d’expansion créatrice a valu à l’Europe 6 siècles d’hégémonie. Pour renouer avec la prospérité revenons à cet héritage humaniste, l’Homme acteur du progrès. Aujourd’hui, il paraît bien lointain. Les bouleversements qui impactent notre société, notre environnement, notre modèle économique, font surgir des profondeurs de l’inconscient collectif des pensées radicales, aliénantes que l’on croyait d’un autre âge. Les sous-estimer serait très imprudent. Face à l’incertitude, la pensée dogmatique a quelque chose de rassurant, mais elle enchaîne. Une croyance, un dogme, c’est le pieu de référence auquel on s’attache, comme une chèvre autour de son piquet. L’accroissement du danger rétrécit d’autant le champ d’action et accroît en proportion la radicalisation. Emanciper l’Homme, c’est le libérer de toute pensée dogmatique. Dans une société dépressive, le repliement sur soi est une chose naturelle, mais mortelle. L’ouverture est le salut. L’Homme s’émancipe dans l’échange et l’ouverture à l’autre. Dans cette émancipation, l’Ecole tient un rôle essentiel. Notre modèle éducatif favorise l’individu et l’émergence d’une élite. Il ne favorise pas le travail collectif. Il faut le repenser pour que les élèves apprennent à découvrir la richesse de l’autre, à travailler ensemble. Ils doivent comprendre qu’un collectif intelligent est plus performant qu’un groupe de brillantes individualités ; que leur identité s’affirme dans la connaissance et l’acceptation de l’autre. Ils doivent être évalués, non seulement sur leurs performances individuelles, mais aussi sur leurs performances collectives.

ps section epinay, 25 octobre 2014 à 18h59

Etre socialiste au XXI e siècle Hadrien Haddak On n’aborde pas un débat comme celui qui s’ouvre, un dialogue complexe sur sa propre identité et les ramifications en termes politiques qu’il entraine, sans tout d’abord passer par un effort incontournable de définition. Définir de quoi l’on parle est un préalable absolu à tout le reste puisqu’il le conditionne et l’éclaire en même temps. Les socialistes qui font leurs états généraux doivent donc commencer par définir ce que c’est que d’être socialiste ; a fortiori, en fournir une définition qui soit propre à notre temps comme aux temps révolus. Qu’est-ce qu’un socialiste ? On peut dire sans trop de doutes que c’est une personne qui comprend et intègre pleinement l’impérieuse nécessité de la justice. La justice sous tout ses rapports, et donc la justice sociale, bien évidemment, car elle est outil régulateur, un principe commun essentiel, un ciment social et, enfin, une garantie conférée au droit d’espérer. En effet, une société juste, par définition, donne à chacun, en sa qualité de femme ou d’homme, l’occasion fondamentale de se déterminer, de se réaliser, d’exister matériellement, politiquement et socialement. Mais un socialiste responsable, qui croit que le combat politique ne se limite pas à faire usage du verbe, veut donc intégrer la nécessaire justice à l’action gouvernementale. Il est donc saisi de l’évidente impossibilité politique de faire sans la justesse, celle des propos tenu et des actions menées. La justesse, dans l’action des pouvoirs publics, commence avec la réalité ; elle ne finit pas avec elle – la politique est acte de transformation, de dépassement de la réalité. Le réalisme n’est pas un cynisme de plus. Il est un préalable à la réussite d’une action véritablement socialiste, c’est-à-dire essentiellement libératrice. L’un dans l’autre, l’un avec l’autre, justice et justesse dessinent un socialisme d’hier et d’aujourd’hui. Leur conjugaison est au fondement de ce qui a fait le combat de la gauche de gouvernement. Notre combat et, c’est essentiel, son efficacité reposent sur l’idée que la quête immuable pour l’émancipation humaine ne peut ignorer qu’on ne fait vraiment de la politique qu’à partir des réalités. A vouloir trop oublier ces dernières, elles finissent par se venger.

Catherine Souchal, 25 octobre 2014 à 18h07

Un problème crucial de notre démocratie est le divorce croissant entre le peuple et ses représentants. Les attitudes des citoyens envers les politiques oscillent entre moquerie et scepticisme d’un côté, mépris et agressivité de l’autre. Comment restaurer le lien entre le peuple et les « politiques » ? Que les politiques soient plus au contact des réalités ; nombre d’entre eux sont coupés du monde du travail qui n’est plus assez représenté dans nos institutions. Que nos élus soient irréprochables et respectent le non cumul des mandats. Nous prenons acte des progrès réalisés et des procédures de contrôle mises en place pour assurer la transparence en matière financière et nous souhaitons que ces procédures soient étendues à l’ensemble des élus, c’est le seul moyen de réconcilier les citoyens avec leurs représentants politiques.

Vincent KREMER-GENIN, 25 octobre 2014 à 9h51

« Bien vivre » ? Notion subjective personnelle et collective. Un objectif : Etre capable de vivre en société et y être intégré. Conditions : • avoir été et être en situation de réussite, condition du progrès. Limiter en tant que faire se peut les situations d’échecs en particulier pendant la scolarité. • Permettre à chacun de développer la notion de projet personnel. Nécessité d’avoir conscience d’un avenir possible et être capable de s’y projeter. • Avoir eu la possibilité de prendre des responsabilités, des initiatives, de développer l’esprit critique dans une société de plus en plus agressive et ce, dès la période de formation. • Avoir acquis un niveau de connaissances suffisant pour comprendre le monde dans lequel on vit. • Avoir eu accès à différents aspects de la culture et, si possible, avoir eu la possibilité d’y être acteur. • Avoir un travail qui, bien sûr, assurera un salaire décent indispensable mais dans lequel l’individu trouvera un intérêt. Il devra y être reconnu et avoir la possibilité d’y progresser. Quels instruments collectifs ? • Importance du rôle de l’Ecole qui se doit de transmettre des connaissances mais aussi permettre à l’élève de se les construire. • Rôle du milieu associatif (sportif et culturel) dont le souci est un peu trop souvent cantonné à l’activité avec le risque de reproduction des activités des adultes (cf certains sports médiatiques) • Importance du Service Civique. Le rendre obligatoire ? Quels acteurs ? • Rôle éminent de l’Etat dans ses exigences éducatives, développant les objectifs développés ci-dessus et en aidant les différentes structures existantes en fonction de ses exigences. • Rôle des collectivités locales qui, par leur proximité, sont à même de mettre en œuvre des actions concrètes. A condition toutefois que les élus soient conscients de ces objectifs mais aussi qu’ils en aient les moyens.

Catherine Benguigui, 24 octobre 2014 à 14h32

Quelques idées autour d’un projet culturel socialiste Catherine Benguigui, conseillère municipale socialiste, La Rochelle VP culture université de La Rochelle, VP art+université+culture Les valeurs c ‘est ce qui donne du sens, justice, d’égalité, de progrès social, de liberté d’expression, de tolérance, de respect de l’autre. Toujours placer l’homme au cœur de la politique et en faire un acteur autonome. La politique culturelle est au service des valeurs. Son impact économique, territorial, est une conséquence. La démocratisation de la culture est un enjeu toujours d’actualité .L’uniformisation peut guetter. Les enjeux du soutien à la création, de l’éducation artistique et culturelle, de la formation à l’esprit critique et doivent se situer au cœur du projet socialiste. La fréquentation des œuvres, l’éducation artistique et culturelle - Plans locaux d’éducation artistique : parcours culturel et artistique dans le temps scolaire en articulation avec les temps péri-éducatif. - Présence d’artistes et d’auteurs dans les lieux de vie des habitants, Mise en place de tarifs incitatifs. - Considérer l’intervention d’artistes comme un geste artistique pris en compte comme une action de création dans le statut d’intermittent. Faire circuler les idées, faire émerger des créations innovantes et pluridisciplinaires. Accentuer la diffusion des connaissances et du débat public dans de multiples lieux, Soutenir la diffusion et de valorisation de la culture scientifique Les écoles d’arts et les universités et leur réseaux de services culturels (fédérés par l’association art+université+culture), doivent être affirmés comme des lieux d’émergence de nouvelles formes de création grâce à la rencontre entre des artistes et des chercheurs. Culture, patrimoine et tourisme La France accueille beaucoup de touristes, chaque français est un touriste dans son territoire. Lier création et patrimoine. Permettre à des créateurs (artistes et architectes) d'investir les territoires en assouplissant les règles. Image et numérique - Créer une plateforme numérique avec les grands musées nationaux - Soutenir des projets innovants et les prises de risque. (art numériques, créations croisées.) Gouvernance : 3 préconisations - Donner une compétence culture générale obligatoire et partagée aux collectivités. - Travailler le projet culturel à l’échelle interministérielle. - Exiger des schémas de coopération territoriaux sur la culture avec les acteurs des différents échelons.

Yves Krézalek, 24 octobre 2014 à 12h31

Quels sont les instruments collectifs qui permettent l'émancipation et le progrès ? Je propose de revoir notre façon d'encoder la langue française, notre manière de développer le langage français. C'est notre premier outil pour faciliter l'existence de nouvelles formulations, l'émergence de nouvelles pensées. Réduisons l'indicible afin de mieux repérer le faisable. http://lesfaitsmiroirs.wordpress.com

Anonyme, 24 octobre 2014 à 10h09

Il faut arrêter de rendre les chômeurs, les malades, les personnes au RSA, les jeunes sans formation ... responsables du déficit du budget de la France. Surtout quand dans le même temps et pour faire des économies on diminue les subventions aux associations qui cherchent à les aider à trouver leur voie pour une insertion dans notre société. Mes propositions: -1- s'appuyer sur le travail de terrain et l'expertise des associations d'insertion sociale et professionnelles pour généraliser les bonnes pratiques qu'elle ont pu expérimenter localement. -2- changer le regard de notre société vis à vis de ceux qu"'on appelle "les assistés" à partit des travaux de Mauss sur le don et le contre-don. Évalier la dette de chacun envers la société, pour montrer que les plus grosses dettes ne sont pas forcement celles des personnes au RSA mais plutôt celles des personnes ayant fait de longues études et voyageant beaucoup par exemple.

Sujet vaste. Trop vaste pour 2700 caractères. Retrouvez-ma contribution en pièce jointe. Bonne lecture !

Jerome Lusteau, 23 octobre 2014 à 23h19

Les français ne se sentent pas bien, n'ont pas le moral. C'est quoi bien vivre ? Bien vivre ensemble forcément, mais ensemble ça ne veut pas dire que chacun s'émancipe en affichant avec force et un certain "je me fous des autres" ses orientations sexuelles ou religieuses. L'émancipation personnelle, c'est gagner en liberté, et c'est si important à une époque où on nous contraint toujours plus par de nouvelles lois chaque semaine, chaque mois. La loi, l'état est là pour protéger les plus faibles, pas pour donner des droits tantôt aux uns tantôt aux autres. L'émancipation passe par la liberté, l'état n'a pas à s'occuper de mon émancipation, l'état n'a pas à penser pour moi. Il faudra bien changer, le socialisme est encore trop marqué par cette certitude que les dirigeants, les élites ont raison et le peuple n'est là pour rentrer dans le moule fabriqué qu'ils fabriquent.

Marie-Laure FAGES, 23 octobre 2014 à 16h41

Bonjour vous trouverez en PJ une contribution pour publication Vous souhaitant une bonne réception

Section de St Florent des bois PS Vendée, 23 octobre 2014 à 16h18

Comment répondre aux antagonismes entre les intérêts individuels et les enjeux collectifs ? Se pose aussi la question de l’implication dans la vie associative, de l’entraide. La place du travail comme facteur (ou non) d’émancipation est cruciale. De même, les modes de vie ne sont pas toujours compatibles avec le lien social, et pourtant celui-ci devient essentiel.

PS Marseille 4eme, 23 octobre 2014 à 13h41

François Hollande a choisi de faire campagne en 2012 sur le « rêve français ». Le rêve français, c’est une conception du progrès que François Hollande définit ainsi : chaque génération doit vivre mieux que la précédente. Cette ambition répond à un constat très négatif : non seulement la reproduction sociale fonctionne encore à bloc, mais on constate de plus en plus de situations de déclassement. La démocratisation scolaire va beaucoup moins vite que la massification scolaire : de plus en plus d’enfants font des études mais le succès dans ces études est très dépendant du milieu social d’origine. 50% des élèves qui sortent de l’école sans diplôme ont un père ouvrier, 5 % un père cadre. 54 % des enfants en retard en troisième ont des parents non diplômés, 14 % ont des parents diplômés du supérieur. On peut comparer les grands pays sur la base de ces 3 critères : • Cohésion (l’élève se sent bien à l’école, les élèves sont soudés) • Scolarisation • Inégalités (effet du milieu d’origine sur la scolarité) VOIR PDF

Jean-Yves Tallet, 22 octobre 2014 à 20h45

Bonjour, Alors que certains ne voient de solution qu'en l'écriture d'une constitution par des citoyens tirés au sort, nous constatons tous que les règles qui découlent du fonctionnement de l'argent mènent la planète dans le mur. Solution proposée : Instaurer par le choix démocratique des citoyens la répartition du droit à consommer, à posséder et du devoir de travailler en by-pass ou court-circuit de l'argent. Sans monnaie le monde ne peut aller que beaucoup mieux. Il devient en effet complètement contre productif et même infernal de s'en remettre aux lois de l'échange dictatorial entre possédants et possédés pour espérer résoudre les problèmes du monde. Car la loi de la carotte et du bâton instituée par le fonctionnement effectif de l'argent chez l'homme induit l'abandon volontaire du guide de la conscience individuelle soumise à l'impératif de se vendre. En effet ceux auxquels on se vend ne sont obnubilés que par le profit et se moquent du monde, aux 2 sens de l'expression. JYTA Jean-Yves Tallet

Philippe Geitner, 22 octobre 2014 à 16h37

Je pense qu'il faut responsabiliser les personnes en leur donnant plus de liberté, plus de choix de vie à condition de ne pas nuire à autrui. Les personnes qui se détruisent en bravant les interdits savent ce qu'elles risquent pour leur santé et pour leur vie, c'est leur choix. Nous avons la chance de vivre dans un beau pays avec des choix infinis pour bien vivre, des loisirs pour tous les goûts à des prix compétitifs. Le service de sécurité est de haut niveau grâce à nos policiers qui risquent leur vie pour notre protection. Ne détruisons pas tous ces avantages pour notre bien-être, notre bien-vivre. Cordialement Philippe Geitner

Christophe Girard, 22 octobre 2014 à 15h45

Pour une république culturelle : la république française La France est partout regardée pour sa capacité de création, son patrimoine, ses artistes et son exception culturelle. Son engagement à soutenir et financer avec l’argent public la création et les lieux de diffusion est envié par grand nombre de démocraties et de capitales. Mais au fil du temps, l’automaticité des financements publics est devenue un écran de fumée car si la culture reste « protégée », ses politiques s’essoufflent et ainsi manquent parfois d’audace, de vision et de courage. On additionne, on saupoudre et on fait moins de choix. Les coûts de fonctionnement accumulés pour des lieux et structures devenus parfois obsolètes empêchent et asphyxient les nouvelles formes. La notion même du risque artistique est ainsi fragilisée...

Section-Grasse, 22 octobre 2014 à 15h21

Qu’est-ce que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? La mondialisation se définit économiquement par l’intégration croissante des différentes parties du monde sous l’effet de l’accélération des échanges, de l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication, des moyens de transports et de l’abaissement des tarifs douaniers. Cette définition conduit à s’interroger sur la place du socialisme à l’époque de l’ultralibéralisme. Social-libéral, social-démocrate, il faut sans cesse ajouter une précision au terme socialiste, comme si le terme socialiste ne se suffisait plus. Le socialisme repose, entre autres, sur l’idée que l’État permet une distribution plus égalitaire que le marché. La financiarisation spectaculaire des économies ces trente dernières années montre que la société française, l’Europe et le monde ont besoin d’une régulation économique. Cette régulation doit être politique et non menée par des techniciens émerveillés par la complexité d’un système, si mathématiquement bien modélisé, qu’il compte pour rien la sueur qui est source de toute richesse.  Que doit être le socialisme à l’époque de la mondialisation ? Un mouvement internationaliste qui clame haut et fort qu’il y a un autre chemin que celui de la soumission à un système désormais sans maître. Quelle place pour la culture dans la société et l’existence ? La culture est un espace d’échange et de confrontation ouvert et accessible à tous. La culture, c’est ce qui est commun à un groupe d’individus et donc ce qui le « soude ». Une banque de données distinctives,éducatives,artistiques,scientifiques,spirituelles, comportementales, etc. qui caractérisent un groupe d’individu. Ne pas y avoir accès c’est en être exclu. Il faut donner d’urgence les outils de leur « émancipation » culturelle aux citoyens, les moyens de saisir ces échanges, de s’y intégrer, de s’y confronter. Culture vient de cultiver : il est urgent de redonner à la culture la dimension d’éducation populaire qu’elle a peu à peu perdue au profit presque exclusif de l’art. Toutefois, si la culture ne peut pas se confondre systématiquement avec l’art, elle se doit quand même d’encourager la pratique artistique par le plus grand nombre.

Section-Grasse, 22 octobre 2014 à 15h20

Comment donner à chacun les moyens de son émancipation personnelle, quels sont les instruments collectifs qui le permettent ? L’émancipation est le fruit de l’inculcation du doute méthodique cher à Descartes. S’émanciper, c’est avoir, se donner, la liberté de choisir. C’est avoir les moyens de détecter ce qui relève de l’argument d’autorité et de la démonstration approximative. S’émanciper, c’est transcender son aliénation aux schémas comportementaux et sociaux pour parvenir à la lucidité libératrice. C’est ne pas tomber dans le piège systématique du faux dilemme et de l’hypocrisie : il n’y a pas d’alternatives, c’est ça ou le chaos. Les solutions à une question posée sont multiples, il convient de ne pas les écarter d’emblée en les caricaturant. On ne résout pas les problématiques nouvelles avec de vieilles recettes. L’émancipation passe également par la faculté d’adaptation de l’homme au monde, loin du conservatisme et parfois de l’anthropomorphisme ou de l’infirme imagination.  Les médias doivent défendre le pluralisme des opinions, sans céder au conservatisme, aux groupes de pressions. Le référendum de 2005 a montré en son temps que pluralisme et multiplicité des médias n’étaient pas forcément synonymes. Le citoyen doit avoir les outils intellectuels d’une citoyenneté active. L’école et les médias ont à ce titre un rôle à jouer.  Quelle conception du progrès devons-nous poser ? Quelles exigences éthiques poser ? Se mettre à parler d’éthique c’est admettre que l’on est en pleine crise de conscience. Nous sommes en période de crise morale et réclamons une politique de l’éthique indissociable d’une éthique en politique dont on observe la terrible absence. La politique devrait être l’application de la raison philosophique aux problèmes de la vie concrète. La raison, celle de l’homme raisonnable, ne peut s’exprimer que sous un seul régime, celui de la démocratie, société définie par un contrat politique auquel « même l’homme politique doit se soumettre »… Les exigences éthiques que l’on essaie d’objecter aux différentes questions ou projets que posent certaines avancées sont trop souvent postérieures à leur mise en œuvre ou bien elles sont malmenées par des législations plus souples que les nôtres. Le projet républicain ne peut-il essayer de définir une éthique du progrès, déterminée par les citoyens après une véritable réflexion populaire. Où cherche-t-on à aller ? Dans quel but ? Par ailleurs, le progrès humain n’est pas seulement réductible aux avancées scientifiques et technologiques. Progresser, c’est donner la possibilité de devenir meilleur individuellement et collectivement dans une logique, non pas de compétition, mais d’épanouissement.

Section-Grasse, 22 octobre 2014 à 15h10

Que doit-être une société du « bien vivre » ? Une société du « bien vivre » ne peut s’envisager sans définir avant ce qu’est le mal-vivre, ou plus simplement le « vivre ». Qu’est-ce que vivre ? Subsister, se reproduire, consommer, s’émanciper ou tenter de transcender son quotidien, soi-même, la société ou la vie avec autrui, cet autre soi-même ? De plus en plus, certains de nos concitoyens se retrouvent dans des difficultés de simple subsistance, du chercheur d’emploi au travailleur pauvre. Comment penser le vivre, et à plus forte raison le bien vivre dans ces conditions ? Les misères physiques, intellectuelles, éthiques, morales sont nos ennemies et les ennemies du vrai et seul progrès qui vaille, le progrès social. Nous ne pouvons pas les traiter comme des épiphénomènes, simples conséquences des mouvements du monde. La stigmatisation, les préjugés, dont on affuble souvent nos concitoyens, sont insupportables, y compris dans le discours public. Une société du « bien vivre » a pour passion la recherche de l’égalité, mais de l’égalité juste qui correspond à la notion d’équité, car les inégalités résultent des compromissions et des luttes de pouvoir entre les membres d’une même société. C’est dans une démarche expliquée de recherche de l’égalité, par l’équité dans les traitements donnés à tous qu’on peut redonner l’envie de bien vivre ensemble. La complaisance vis-à-vis des inégalités sous couvert de « mérite », « d’effort » ou d’une simple crainte de nivellement, favorise l’injustice et rend notre société inéquitable et donc inégalitaire.  Les contingences matérielles subalternes qu’impose la société de consommation de masse ne peuvent plus servir de saint Graal de la réussite ou de marqueur de bien vivre. Pas plus aujourd’hui qu’hier, on ne tombe amoureux d’un taux de croissance : Une société du « bien vivre » est aussi un état d’esprit. La frugalité, le partage sont des valeurs de gauche qu’il faut assumer parce qu’elles tendent vers l’égalité.

Serge ALQUIER, 22 octobre 2014 à 11h20

Quelles exigences éthiques poser ? Le socialisme par l'exemple."Dans leur histoire, les socialistes ont .. confronté leur pensée,leurs valeurs,leurs réponses,..leur identité au monde,à sa réalité..,à ses possibles ..,à ses contradictions ...( cf texte de G Bachelay) Cela suppose de leur part -militants et à fortiori élus- des comportements responsables et exigeants pour eux-mêmes et c'est la moindre des contributions à la justice et à l'égalité prônée pour tous.Chacun à sa place doit être un exemple,servir la collectivité et non se servir d'abord..Ainsi le PS peut retrouver crédibilité et confiance.

roger BEAUXEROIS, 21 octobre 2014 à 18h50

Aujourd'hui les idées socialistes ou sociales-démocrates ne font pas rêver.Elles ne sont plus porteuses d'un projet de société émancipateur;mobilisateur qui puisse entrainer nos concitoyens vers une société nouvelle,plus juste;plus égalitaire;plus fraternelle:plus humaine.Aujourd'hui il faut donner à la sociale-démocratie un contenu nouveau qui nous fasse espérer des matins qui chantent.L'époque ou le socialisme représentait la revanche du TRAVAIL sur le CAPITAL est révolue. POur autant la sociale-démocratie ne peut pas ne pas remettre en cause la domination du CAPITAL sur le TRAVAIL. La sociale -démocratie doit tendre de maniére concréte vers l'égalité des droits entre ceux qui possédent le capital et ceux qui le valorisent grâce à leur force de travail.Cette idée de l'égalité des droits entre le capital et le travail doit devenir le fondement de la sociale-démocratie.Cela sous-entend:la revalorisations des syndicats de salariés, de leur mode de financement.Cela signifie aussi une représentation forte et paritaire des salariés dans les instances dirigeantes des entreprises avec comme objectif une véritable co-gestion des entreprises.En même temps que la co-gestion;la participation aux bénèfices devrait connaitre de nouvelles avancées et se généraliser.La sociale démocratie ne peut pas non plus s'accomoder d'inégalités sociales démesurées.Il faut donc combattre les inégalités actuelles par des mesures fiscales fortes et progressives.Il faut aussi mettre en place des mécanismes qui empéchent la constitutions de nouvelles fortunes socialement inacceptables et économiquement improductives.Il faut donc encadrer les rémunérations directes et indirectes y compris dans le secteur privé .Par ailleurs la sociale-démocratie doit être particuliérement offensive pour parvenir à une véritable égalité des chances.On en est trés loin.LES SERVICES PUBLICS qui jouent un role trés important dans ce domaine doivent être confortés et redynamisés.Les politiques sociales et éducatives doivent être exemplaires en la matiére.

jacqueline Mengin, 21 octobre 2014 à 16h49

Il existe depuis longtemps déja une distance qui ne fait que croître entre la société et les institutions, y compris notre Parti. Les acteurs ne se sentent pas en phase avec les politiques.Il leur semble que ceux-ci parlent une langue morte, comme dit le Premier Ministre, déconnectée du réel, que leurs préoccupations sont surtour marquées par des considérations de stratégies politiques qui leur sont propres. Or la société est extrêmement vivante. les acteurs innovent, trouvent des solutions adaptées aux problèmes du terrain. Ils soulèvent des questions nouvelles, du vivre ensemble , du partage, de la co-construction et, pour certains, de survie.Des citoyens se groupent, souvent de manière informelle, pour prendre en charge des sans emploi, pour trouver des solutions de logements à proximité, ils considèrent les habitants fragiles non comme des problèmes mais comme des ressources, pas seulement comme des bénéficiaires mais comme des acteurs grâce au ressort du collectif.Le Parti ne se nourrit plus de ce que vivent, ce que pensent, les acteurs. Les responsables dans le Parti ne connaissent, ne fréquentent plus ces forces sociales, économiques qui, d'ailleurs, n'apparaissent peu dans l'espace public. Les entendre demande de l'attention.Les militants distribuent des tracts régulièrement mais pour la plupart de ceux qui les prennent c'est un langage abstrait qui ne fait pas le lien avec ce qu'ils vivent. Pour le Parti et ses militants l'urgence est de repérer ces acteurs, les écouter, comprendre leur vision du progrès, de la solidarité et aussi leur type de fonctionnement. Il leur faut nourrir ainsi de cette connaissance les responsables des politiques publiques, jouer leur rôle de relai auprès des gouvernants.

marc petel, 21 octobre 2014 à 14h42

Pour une révolution décroissante... Le philosophe Cornélius Castoriadis nous offre une définition précise d’une révolution qui nous servira de référence. En effet quatre éléments doivent être constatés : Un bouleversement radical des institutions de la société (valeurs et normes) et donc aussi de l’imaginaire collectif. Une révolution qui a abouti (ou peut aboutir) dans un laps de temps court Un phénomène endogène Un phénomène qui a rapidement touché (ou peut rapidement toucher) la majorité de la population La notion de décroissance apparaît en 2002 pour s’opposer à celle de développement durable qui a elle-même supplanté le terme d’éco-développement tombé en désuétude. Depuis, de nombreux auteurs se revendiquent de ce courant contemporain. Voici quelques exemples concrets de mesures décroissantes proposées : Expériences locales : Concrètement, la décroissance milite en faveur d’expériences locales comme la mise en place d’AMAP, de ruches, de SEL mais aussi de coopératives de production et de consommation Le point commun entre ces différentes entités est qu’il s’agit à chaque fois de s’éloigner des grandes structures capitalistiques fondées sur le marché, l’argent et la domination de quelques-uns, afin d’instaurer une véritable économie sociale et solidaire (ESS). Propriété privée : La pensée de Joseph Proudhon nous sera ici d’une grande utilité : pour ce philosophe, la grande propriété des entrepreneurs capitalistes constituent un vol sur l’ensemble de la société puisqu’elle remet en cause un principe fondamental de notre droit : l’égalité entre les hommes. Se pose donc, pour notre société, notamment, le problème des maisons secondaires qui restent inoccupées une grande partie de l’année mais aussi des maisons principales qui sont cédées en héritage aux enfants. Ces derniers ont le plus souvent un âge avancé lorsque leurs parents décèdent, alors ils n’ont pas forcément  besoin  de cette transmission, monétaire à terme, qui permet aussi d’entretenir les grandes fortunes. Il faudrait alors prévoir pour l’argent, comme pour la transmission de patrimoine, un seuil maximal. Au-delà, les biens et les sommes seraient transmis à l’Etat qui en assurerait la redistribution. Monnaies fondantes : Un moyen radical de faire fondre la monnaie est de supprimer les intérêts liés à son placement, alors l’inflation réduira mécaniquement la valeur de cette monnaie. Il est bien entendu qu’une telle révolution monétaire ne pourra s’accomplir en un seul jour et qu’il faudra bien imaginer, dans un premier temps, un système mixte combinant monnaies capitalistes et monnaies complémentaires et fondantes. Notre rapport à l’argent en sortirait alors transformé.

Helene BOURSIER, 20 octobre 2014 à 23h53

Quel progrès pour quoi faire ? Ne faudrait-il pas plutôt définir ce que nous nommons ainsi ? Faut-il continuer à considérer comme un progrès le fait de consommer, jeter, polluer, pour posséder le dernier objet technologique à la mode, dont on nous fait croire qu’il fera notre bonheur, quand il a surtout fonction de remplir les poches de quelques uns. Le progrès serait de jouir de toutes ces découvertes qui font partie de notre évolution, tout en s’interrogeant sur ses limites et les moyens de les mettre au service de l’humain. Cesser de gaspiller et générer du partage. Echanger et réfléchir sur nos modes de fonctionnement face à ces technologies. S’intéresser à toutes les connaissances, échanger sur nos expériences avec des cultures, des peuples qui évoluent différemment, renouer avec des savoirs oubliés. Nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion approfondie sur l’usage que nous faisons ou qui sont faites contre notre gré, de ces découvertes technologiques, scientifiques. Nous constatons les dégâts lorsque ces avancées deviennent source de profit, dans l’industrie pharmaceutique, dans l’agroalimentaire, etc. Parents ou enseignants, nous sommes confrontés aux problèmes que posent les réseaux sociaux, les jeux vidéo, la navigation internet (addictions, harcèlement…) Et les adultes sont aussi concernés. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de nous montrer vigilants, individuellement et collectivement. Ces comportements entrainent des modes de vie qui, à minima, nuisent à la qualité des relations humaines, du lien social, mais génèrent aussi des troubles physiques et psychiques. Pour joindre progrès à émancipation un projet politique ne peut s’épargner une profonde réforme de l’éducation où chaque enfant pourrait valoriser ses capacités propres, apprendre à se saisir de la technologie comme d’un outil pour progresser, au service de son projet personnel. Un enseignement qui ne creuse plus les inégalités mais qui accompagne, sollicite l’intelligence particulière de chaque individu. Apprendre à apprendre, apprendre à chercher, apprendre à s’informer, apprendre à consommer, apprendre à penser. Développer dans les écoles et les quartiers des projets artistiques de qualité, ambitieux, pour tous, car l’imaginaire, la créativité sont source de bien-être, d’équilibre, de tolérance. Faire en sorte que tous les citoyens aient réellement accès à la culture. Accompagner, guider, pour ouvrir les champs de la découverte, vers les musées, le spectacle vivant, les concerts. Ce sont des lieux de convivialité, de réflexion, de partage d’émotion, d’engagement. Le progrès humain serait de nous libérer de ces violences qui nous détruisent.

Anonyme, 20 octobre 2014 à 22h38

Notre combat pour l’emploi et réduire la pauvreté Après avoir connu le plein-emploi, au cours des 30 glorieuses, période d’augmentation des salaires et d’amélioration des conditions de travail (lois Auroux), période aussi du décervelage avec la société de consommation et sa pub, nous voici dans les années 2000, avec 3 millions de chômeurs et 2 millions de précaires. Développées par le haut-patronat et ses idéologues, la performance individuelle et l’attitude d’être des vainqueurs en écrasant l’autre, ont créé un individualisme pas seulement chez les cadres, mais aussi dans les classes populaires ; le peu d’adhésion aux syndicats en est l’expression.Une situation de pauvreté est apparue, au-delà même des chômeurs et précaires, chez des retraités aux faibles revenus. A la difficulté financière, s’ajoutent perte d’insertion sociale, détresse morale .Martin HIRCH a développé le principe de « double peine », dont ils sont victimes : d’abord ils sont pauvres, mais de plus tout coûte plus cher à celui qui achète en petites quantités, qui habite en petits logements, qui doit emprunter à intérêts élevés. Nous, socialistes, savons que l’un des aspects de notre combat a pour but de permettre à chacun d’assurer son existence par lui-même, et nous souhaitons que les orientations prises par nos dirigeants le permettent...

Hautes-Alpes Section Gap, 19 octobre 2014 à 22h16

Travaillons pour la société du 21 ème siècle, celle qui met l'innovation et la créativité au centre d'une dynamique collective et citoyenne . L'école et l'ensemble du système éducatif doit porter cette nouvelle dynamique. Il faudrait mettre le travail collectif et la créativité au même niveau que l'acquisition des connaissances. Il faudrait redonner aux enseignants plus de souplesse et de responsabilité afin d'innover, de travailler par projets, et d'ouvrir la pédagogie sur l'extérieur. Leurs permettre de mener des projets avec des chercheurs, des artistes ,des associations, des entreprises, des administrations... La généralisation du numérique à l'école est une urgence. Cela doit permettre de changer le rapport des élèves à l'apprentissage et à l'accès au savoir. La fabrique de ville. La ville, espace d'échange et de rencontres est le deuxième instruments au service de cette nouvelle dynamique. Il faut arrêter les quartiers spécialisés pour repenser l'espace urbain en terme d'usage collectif et diversifié. Pour cela les élus pourraient s'appuyer sur des collectifs associant aux urbanistes, des chercheurs, des artistes, des collectifs d'usagers (association spécialisée dans les déplacements par exemple). Les différentes administrations doivent se décloisonner, coopérer entre elles, favoriser la polyvalence d'usage. Les équipements publics doivent être à l’initiative de ce décloisonnement, sortir de leurs murs pour revitaliser les espaces sociaux. Les pratiques artistiques et la créativité doivent être favorisées. Il faut repenser des lieux de fabrique, des espaces populaires de création culturelle.

Philippe Perdrizet, 19 octobre 2014 à 19h19

CONTRIBUTION AU THEME N°1 : EMANCIPATION ET PROGRES . Le Parti Socialiste a un lourd héritage à porter : il est né non pas comme les autres partis d'une décision visant à une gestion économique ou sociologique du monde, mais d'un héritage culturel qui prend sa source dans la pensée humaniste de la Renaissance, dans les Lumières du XVIIIème siècle et dans la révolution sociale de la pensée à la fin du XIXème siècle. Il a ainsi comme but ultime le bonheur et le bien-être de chaque individu et de l'ensemble de la société. Il se doit donc d'assumer cette mission en cherchant sans cesse le point d'équilibre entre l'épanouissement de l'individu et la marche harmonieuse de la société vers le progrès. Il ne peut donc être fondé que sur des valeurs positives de partage, d'accueil, de fraternité. Concrètement, la question se pose, presque un dilemme : comment, de nos jours, concilier ces exigences avec la marche en avant d'un monde régi par une course économique rythmée par l'argent, le profit et l 'individualisme ? Pour y répondre, plusieurs pistes sont possibles qui constituent autant d'attitudes qui doivent fonder notre action : 1) Un socialiste se doit de considérer le bien commun avant le sien propre. 2) Il doit exclure toute position dogmatique qui sclérose la pensée en générant des conflits. 3) Il est vital de remettre en cause la prétendue nécessité d'une croissance exponentielle fondée sur le mirage d'une société toujours plus riche et d'autant plus aliénante. 4) Il est indispensable de prendre en compte la dimension écologique dans chaque décision, puisqu'elle est au coeur de notre cadre de vie et de notre avenir. 5) Il fait laisser toute leur place aux domaines fondamentaux sur lesquels repose l'équilibre du bien vivre, en particulier l'éducation et la culture. 6) Le socialisme doit être le fer de lance de la paix, que ce soit dans les relations sociales et professionnelles ou dans les équilibres internationaux. 7) A cette fin, toute décision doit être prise en respectant la tolérance vis-à-vis de toute option idéologique respectueuse d'autrui. 8) Il importe à l'inverse de rester d'une fermeté exemplaire face à tous les systèmes qui limitent ou diminuent l'épanouissement humain dans la construction sociale. Ce sont ces grands principes qui doivent régir notre pensée et notre action. Si l'on s'y tient, l'essence même du socialisme pourra être comprise comme le vecteur d'un avenir possible et souhaitable, en partant de l'idée que le progrès pour l'humanité n'est pas une donnée matérielle, mais intellectuelle.

Section Castelnau-le-lez 34, 19 octobre 2014 à 16h32

Nos valeurs Les Etats Généraux du PS sont l’occasion de nous retrouver sur les valeurs qui nous rassemblent. Dans le contexte économique et politique difficile que traverse notre pays, nous souhaitons que ces valeurs soient mises en oeuvre de façon plus lisible dans la politique gouvernementale et dans la vie interne de notre parti. La gauche, et en son sein le Parti Socialiste, sont héritiers d’une double tradition dont ils sont fiers : - celle de la Révolution Française : les droits de l’homme, les libertés individuelles et collectives, l’égalité des droits, la démocratie, le refus du totalitarisme et de toutes les discriminations, la République, la souveraineté du peuple, le suffrage universel, la séparation des pouvoirs, la laïcité, l’égalité des chances… - celle du mouvement ouvrier : le droit à un travail de qualité, à l’emploi, à la mobilité et la promotion sociale, au développement des compétences et des qualifications, à la représentation collective, la lutte contre les inégalités, la protection sociale, les services publics, qu’incarnent le ‘modèle social français’. Le Parti Socialiste, parti social-démocrate mais pas social-libéral, - agit au niveau national et dans les collectivités territoriales pour réformer la société dans le sens de la cohésion et de la justice sociale, d’une société inclusive, porteuse d’espoir pour les jeunes, d’égalité entre les hommes et les femmes, et respectueuse des anciens. Force de progrès, il refuse une ‘société de marché’ livrant l’individu à la concurrence, favorise l’émancipation des individus par la promotion de droits collectifs que chacun puisse exercer librement. - défend un socialisme de production et de redistribution, promeut une économie de marché qui soit régulée par l’Etat, encourage l’initiative des entrepreneurs, l’expression des salariés et la négociation avec leurs représentants, la responsabilité sociale et sociétale des entreprises. Sans entreprises, il n’y a pas d’innovation et de croissance et d’emploi ; sans dialogue social, pas de qualité du travail, d’emploi et de progression du pouvoir d’achat. Le Parti Socialiste est patriote et internationaliste, attaché à la paix, à la création et au respect du droit international, à la coopération économique, au juste échange entre les nations, à la solidarité envers les pays les plus pauvres. Le Parti Socialiste est social-écologiste, attaché au bien-être des générations futures, au développement durable, à la préservation de la planète et à la croissance verte.

jean Paul Froustey, 17 octobre 2014 à 20h34

on ne parviendra à rien de positif sans un enseignement qui touche tout le monde. Chacun devrait connaître ses capacités a la fin de ses études ce qui est loin d'être le cas. Il faut revaloriser le métier d'enseignant. Qui se préoccupe des valeurs devenues désuètes comme l'amour du travail bien fait le gout de l'effort, le sens des responsabilités.. Le bien être commence là. Ne parlons plus de socialisme, privilégions plutôt, l'homme à l'argent, là est le vrai débat.Qu'on le veuille ou non nous sommes prisonniers de l'économie mondiale et si nous n'avions pas abusé de notre modèle social nous serions les rois du monde. En résumé un bon enseignement, un peu de discipline, un zeste de tolérance, moins d'apitoiement et le monde ira mieux.Ce ne sont pas des idées politiques certes mais s'ils ne parviennent pas à gouverner c'est un peu de notre faute

Catherine - Saint-Ouen, 17 octobre 2014 à 18h19

La culture se définit comme notre façon de vivre. Elle englobe nos valeurs, nos croyances, nos coutumes, nos langues et nos traditions. Elle est reflétée par notre histoire, notre patrimoine et notre façon d’exprimer les idées et la créativité. La culture est un bon indicateur de notre qualité de vie, de notre dynamisme et de la santé de notre société. Notre culture est un patrimoine collectif à partager. Nos édifices historiques et contemporains, musées, monuments, bibliothèques, lieux de sépulture, lieux sacrés sont tous des aspects cruciaux de notre culture. Par ailleurs, notre patrimoine vivant – c’est-à-dire nos traditions, nos coutumes et nos pratiques – et notre patrimoine naturel enrichissent les legs de nos ancêtres qui font partie intégrante de l’identité et de la vie culturelle que nous devons partager. La culture est un cheminement, un moyen d'émancipation. Elle est un moyen d’échanger de partager un regard commun, voire de récréer un lien social. Nous considérons que la culture est une. Il n'y a aucune raison de séparer les cultures : il n'y a pas une culture de rue, des cités d'une part, et une culture des riches, bobos, de l'autre... La culture ne doit pas sectoriser et encore moins ghettoïser. Nous ne devons pas enfermer les citoyens en ne leur offrant que le« genre » culturel vers lequel ils tendent spontanément ou par manque de connaissance. Nous souhaitons donner l'occasion à tous de s'ouvrir au monde, à l'autre. Il ne suffit pas de produire de la culture haut de gamme, il faut aussi permettre l'accès des citoyens à la culture par nos propres outils : les lieux de culture de la ville, des événements, des partenariats avec les communes voisines et surtout user de nombreux outils de communication pour promouvoir la culture auprès de tous les citoyens. On ne peut s’intéresser à ce qu’on ne connait pas. Il est indispensable de développer l'émancipation culturelle par l'accompagnement des citoyens à produire eux-mêmes de la culture : danse, théâtre, musique, sculpture, peintures, graffitis, art culinaire... avec le conservatoire et aussi dans des animations de rue, de quartier.

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h20

La France serait le pays du progrès et de l’émancipation depuis la révolution française. François Mitterrand en 1981 portait l’idée d’émancipation en lui joignant l’idée de solidarité. En 2008, le Parti socialiste adoptait sa déclaration de principes et dans son préambule exprimait que le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine. En 2014, le progrès peut-il être considéré comme moteur de l’émancipation personnelle, mais solidaire ? Permet-il de prendre en main son destin, pas seulement comme nation, mais aussi comme peuple, comme corps intermédiaire, comme collectif de travail, comme citoyen individuel enfin, engagé, agissant dans l’espace public ? Aujourd’hui les conditions de l’émancipation sont différentes de celles de 1981. L’ambition socialiste complète la simple redistribution des moyens par l’émancipation, c’est-à-dire la capacité à décider pour soi, à participer de manière éclairée et active à la décision collective. Elle renforce la revendication des droits sociaux d’une exigence de capacité politique. En cela, elle s’éloigne d’un modèle où l’État-providence pourvoirait magiquement à tous les besoins, sans intervention ni responsabilité des citoyens, citoyens qui s’assimileraient à des consommateurs de services publics et de prestations sociales. Pour autant, l’émancipation visée par les socialistes ne se confond pas avec le libéralisme qui avance sous le drapeau mythique de la libre concurrence et du marché. L’homme émancipé n’est pas le self-made man ayant écrasé ou dupé ses contemporains. Le marché n’est pas à même, faut-il toujours le rappeler, d’assurer le développement des individus et celui des sociétés. Il n’est pas à même d’assurer la préservation de l’environnement et de garantir l’allocation des chances, à court et à long terme. L’émancipation nécessite une forte réglementation, elle nécessite de lourds et solides interdits à la marchandisation. Avec l’augmentation du niveau de qualification des Français et du niveau d’information disponible, la définition du progrès se recentre sur les choix opérés par la société elle-même : c’est à l’usage que l’on peut juger que tel service ou tel bien constitue un progrès ou pas. Le progrès n’est plus synonyme de simple avancée scientifique ou technologique, même médicale. La société est souveraine pour considérer que la vie s’est améliorée ou pas après ces avancées. Le progrès a changé de définition au XXIe siècle. Emanciper, c’est avant tout accepter le principe que les habitants sont les mieux à même de juger ce qui améliore leur vie ou pas.

Sections La Ravoire - Saint Alban Leysse Parti socialiste de Savoie, 17 octobre 2014 à 12h28

Etre Socialiste en 2014 Cette analyse reprend les valeurs essentielles des Socialistes discutées au cours d'une réunion de section. La question posée était : dans le cadre des Etats généraux, qu'est-ce qui constitue votre identité de Socialiste ? La chose la plus importante à vos yeux en tant que Socialiste ? Les réponses issues d'un long échange sont regroupées par thématique Fraternité, solidarité, humanisme • corriger les inégalités sociales • aider les plus démunis par une aide concrète à la vie quotidienne • lutter contre l'individualisme forcené et redonner du sens collectif • respecter l'appartenance de l'Homme à la nature et renforcer l'écologie Liberté • lutter contre les injustices • garantir les libertés publiques fondamentales • respecter chacun tant qu'il ne piétine pas les autres Egalité • lutter contre les privilèges, les rentiers et les fraudeurs • remettre la finance à sa place d'outil • réformer les impôts pour qu'ils deviennent justes • exiger des élus le respect par l'écoute des citoyens

Pierre Lemoine, 17 octobre 2014 à 10h10

Le socialisme n’a pas changé et réfléchir sur ce que devrait être un socialiste c’est bien, mais avant tout il faut reposer les bases fondamentales de toute relation humaine, et du comportement des individus. Restaurons la MORALE, c’est cette pratique que certain ont perdu et au plus haut niveau des responsabilités LE RESPECT DE L’HOMME, c’est-à-dire : l’honnêteté, la solidarité, la fraternité en un mot la probité : observation rigoureuse des principes de la justice et de la morale. A cela ajoutons la transparence, l’exemplarité, l’éthique. Que constate-t-on depuis 2012 : une liste impressionnante de faits qui entachent ces valeurs, venant de nos politiques, de notre parti : non-respect du cumul des mandats affirmé haut et fort par beaucoup qui ne l’on pas appliqué ; des malhonnêtetés graves, financières, de pouvoir, de conflit d’intérêt, de déclarations fausses de leur patrimoine, des EGO surdimensionnés qui transforment par le pouvoir des politiques en loup. Ajouter à cela des messages pas clairs, brouillons, contredits entre eux relayés à volonté par les média qui en font leur pain quotidien. Alors comment garder un électorat qui a cru au changement, quand c’est nous-mêmes qui sommes incapables de réaliser ce changement. Et puis être socialiste c’est être réaliste : comment la FRONDE peut devenir un courant ? C’est nier l’héritage de Sarkozy, c’est nier la dette abyssale héritée (pas que de lui), c’est refuser de croire à l’ENTREPRISE et à son soutien sans faille : l’état ne créé pas d’emploi, c’est refuser les contrôles des abus sociaux de tout genre. Et pourtant dans le quotidien, 80 % des Français vivent comme si il n’y avait pas de crise, la bourse se porte bien, les multinationales n’ont jamais distribué autant de dividendes. Il faut faire de la pédagogie, etre équitable : pourquoi fiscaliser les heures supp, les 10% du 3eme enfant, baisser les allocations maternité du 2eme enfant, alors que l’on ne fiscalise pas les revenus des parlementaires ? Comme dans la population la crise est morale : perte d’espérance, pas de vision de la politique menée, pas d’équité. C’est vrai, pour NOUS, être socialiste c’est lutter pour toutes ces valeurs, c’est accepter les réformes, même si elles me touchent : retraité, gagnant 4000€ par moi, (le couple) , ayant eu 2 enfants je n’ai pas encore été vraiment touché par la crise. Alors pour les politiques cela passe par une vraie réforme fiscale annoncée dans le programme de Hollande : cette réforme doit aller au de la de ce qui a été prévu en 2012, et pour les socialiste, cela passe par le terrain, l’information, la pédagogie, dire la vérité !

Emilie Vinchon, 17 octobre 2014 à 10h05

La transparence en politique est à la limite de l'obsessionnel. Tout dire, tout déclarer, ne plus rien cacher à personne. Et pourtant, nous avons constaté récemment que plusieurs hommes politiques l'ont contournée, jusqu'à ce que la presse révèle leurs actes aux Français et aux militants qui désespèrent et souffrent. Le militant a besoin de confiance. Pouvoir croire en l'autre. Pouvoir compter sur celle ou sur celui qu'il considère parfois comme un modèle au sein du Parti socialiste. Chacun doit prendre et considérer avec sérieux ses responsabilités. Récemment les membres du PS se sont déchirés, au détriment des autres militants, assistant impuissants à leurs querelles. L'unité doit revenir au sein du parti. Rassembler est nécessaire. Les débats et discussions sont toujours les bienvenus, mais se diviser allongera la liste des élections perdues. L'unité et l'exemplarité donneront aussi confiance aux électeurs. Les jeunes militants ont besoin de repères et d'exemples. Comment pouvons nous prétendre à la Justice si nous ne sommes pas nous-mêmes justes? La suspicion, la division, l'égoïsme n'ont pas leur place au Parti socialiste. Les jeunes doivent apprendre auprès des plus anciens la droiture, la solidarité et une conduite respectueuse des lois et des autres. L'exemplarité est la manière juste d'influencer. Chaque génération de militants socialistes construira ainsi le PS.

roselyne allen, 16 octobre 2014 à 21h58

La société du bien vivre - La Société du bien vivre est une société avec règles de vie claires, connues de tous et rappelées. La société du bien vivre n'est pas celle ou chacun impose à l'autre sa culture, sa religion et ses rites. Ce n'est pas la société du communautarisme. La société du bien vivre doit être bâtie sur un socle commun, celui de valeurs. Elles existent en France : liberté, égalité, fraternité et j'ajouterai respect. Mais ces mots doivent prendre vie au quotidien ; ils doivent couvrir une réalité. Personne ne sait au XXI ème siècle ce qu'est la liberté. Beaucoup supposent que cela signifie faire ce que je veux quand j'en ai envie sans assumer les conséquences des actes. Liberté c'est certes celle de mouvement mais c'est aussi une liberté de choix qui se doit de respecter l'autre en tant qu'humain, dans son individualité. Mot clé : RÈGLES Le socialisme aujourd'hui - A l'heure de la mondialisation, le socialisme n'est pas celui de l'ostracisme, avec un logiciel vieillot comme abat le capitalisme ! Le socialisme cherche des solutions pour réduire les inégalités. Le socialisme d'aujourd'hui est un socialisme réaliste qui évolue avec son époque. C'est un socialisme qui donne une perspective et non un socialisme qui se contente de prendre aux uns pour donner aux autres. C'est ainsi que l'on fait des assistés. Le socialisme doit aller plus loin, donner envie à chacun de se dépasser, de sortir de sa condition d'indigence. Le socialisme d'aujourd'hui doit donner espoir. Lorsque j'entends "donner du pouvoir d'achat", je me pose la question pourquoi faire ? Plus exactement pour quoi vivre ? Est-ce pour devenir davantage consumériste ? Non, le socialisme doit montrer le voie du partage. Il doit bâtir et favoriser la société de l'échange. Voilà une façon concrète de lutter contre les dérives du capitalisme. Voilà une façon concrète de faire vivre la fraternité. Mot clé : PARTAGE Émancipation personnelle - Pour que le socialisme soit, il faut qu'elle arrête de se définir par rapport au capitalisme. Il faudrait qu'elle même s'émancipe si elle veut vraiment permettre l'émancipation personnelle des hommes et de femmes. A noter que le capitalisme en soit n'est pas mauvais, ce sont les dérives qu'elle occasionne qui le sont : enrichissement par l'exploitation et la spoliation d'autres. Comment mettre fin à l'exploitation si ce n'est en amenuisant la valeur de l'argent. Rêvons d'une société ou l'argent n'achèterait pas tout. Conséquemment il perdrait de sa valeur grâce par exemple au troc, aux monnaies locales. Mot clé : SE RÉINVENTER

juliette hamon, 16 octobre 2014 à 19h58

Arrêtons surtout de rire. La misère de par le monde est intolérable. La finance stérile est mortifère. On ne doit la tolérer qu'en dernière roue de la charrette, pour ceux que cela amuse (il yen a toujours eu et il y en aura toujours). Et il faut clamer cela en flux continu, en première ligne, en allant au delà que ce que François Hollande a idéalement dit au Bourget. C'est traité tous les jours dans de bons articles, de bons livres, mais ce n'est pas cela qui est vraiment médiatisé. Ce matin , sur une radio de grande écoute, j'ai enfin entendu l'énoncé implacable du 1% de la population qui disposait d'un tiers ou de la moitié (je ne sais même plus) de la richesse. Au XXIème siècle! comme au Moyen âge, comme dans l'Antiquité occidentale et orientale. Mais ce 1% est constitué de tueurs, intégralement. Il faut les passer au Karcher avant qu'ils ne continuent à sévir (guerres, assassinats des Jaurès, Gandhi, Boulin, ML King, Kennedy, et tous les courageux de cette trempe). François Hollande en est mais il faut l'aider absolument.

Henri WEBER, 16 octobre 2014 à 15h39

QUELLE IDENTITÉ SOCIALISTE ? Le socialisme du XXIe siècle sera résolument INTERNATIONALISTE. Aucun des grands défis auxquels nous sommes confrontés n’a désormais de solution à l’échelle nationale, tous appellent une réponse transnationale, ou au moins, européenne. D’où notre volonté de construire une Fédération européenne d’États nations, pôle autonome dans le monde multipolaire du XXIe siècle, première démocratie économique, sociale, écologique au monde, foyer d’une Nouvelle Renaissance et levier d’une autre mondialisation. Il sera ALTER-MONDIALISTE, artisan d’une mondialisation maîtrisée et solidaire, distincte de la mondialisation libérale conduite depuis 30 ans sous l’égide des États-Unis et des entreprises multinationales. Le vecteur de cette mondialisation équitable est la lutte pour le juste-échange ; l’organisation de notre planète en Unions continentales et régionales (sur le modèle de l’Union européenne) ; l’essor de la coopération multilatérale pour le co-développement et la paix ; la réforme et la démocratisation de l’ONU. Il sera ALTER-EUROPÉEN : les socialistes du Vieux Continent luttent et lutteront pour une réorientation de la construction de l’UE. Il s’agit de réussir L’ADAPTATION PROGRESSISTE de l’Union européenne à la mondialisation et à la troisième révolution industrielle. En développant une économie de l’excellence, fondée sur la connaissance, l’innovation, l’écologie, la qualification, nous conquerrons notre place dans la nouvelle division internationale du travail. IL SERA SOCIAL-ÉCOLOGISTE : la social-démocratie européenne doit rompre avec le productivisme de ses origines et inventer l’éco-socialisme : une autre manière de produire, de consommer, de « faire société ». Elle doit se porter à la pointe de l’action pour l’efficacité énergétique, l’éco-conception des produits, le développement de l’économie circulaire… LE SOCIALISME DU XXIE SERA NÉANMOINS INDUSTRIALISTE : la social-démocratie doit assumer l’ambition de réindustrialiser l’Europe : redéployer nos économies vers les industries d’avenir (les BNIC : biologie, numérique, intelligence artificielle, communication…) et les services à haute valeur ajoutée. Elle doit assurer la transformation écologique de nos industries. LE NOUVEAU COMPROMIS SOCIAL-DÉMOCRATE a pour terme : mobilisation des salariés pour la compétitivité des entreprises en échange du plein emploi – et du bon emploi ! – par l’investissement, l’innovation, la conquête de parts de marché. Il sera FÉMINISTE, porteur d’un projet de civilisation – LA SOCIÉTÉ DU BIEN-VIVRE -, inventeur d’une nouvelle démocratie. Mais la place me manque pour expliciter ces trois derniers points…

Henri Weber, 16 octobre 2014 à 14h36

POURQUOI REDÉFINIR NOTRE IDENTITÉ SOCIALISTE ? Le socialisme, c’est un ensemble de valeurs, qui s’incarnent dans de grands objectifs, et dans une méthode d’action. LES VALEURS, ce sont celles des Lumières et de la grande Révolution : Liberté, Égalité, Solidarité, Raison, Droits de l’homme, Justice sociale, Souveraineté populaire… auxquelles se sont ajoutés au fil des siècles la Laïcité, le Féminisme, l’Écologie… LES GRANDS OBJECTIFS sont la démocratie accomplie (la République sociale de Jaurès), l’économie maîtrisée, la société du bien-vivre. La MÉTHODE est le réformisme qui procède par compromis successifs entre acteurs sociaux ; et l’internationalisme, qui prend acte de l’interdépendance des peuples et mobilise leur solidarité. Ces valeurs, ces objectifs, cette méthode sont plus actuels que jamais. Le capitalisme du XXIe siècle reste un système injuste, irrationnel et aliénant. La lutte contre l’exploitation effrenée de l’homme et de la nature, l’anarchie de la production, la société de marché n’a rien perdu de son acuité, bien au contraire. D’où vient alors que la social-démocratie européenne, et au-delà d’elle, la gauche tout entière, soient en crise ? La principale raison réside dans le bouleversement de notre écosystème politique. Dix évolutions majeures transforment les conditions historiques de notre action. Le capitalisme s’est mondialisé et financiarisé. La troisième révolution industrielle – celle du numérique et des bio-technologies – a pris son essor. L’urgence écologique s’impose peu à peu aux consciences. Le salariat s’est fragmenté en catégories aux intérêts divergents, la classe ouvrière industrielle a cessé d’être son navire amiral. Les grandes idéologies émancipatrices héritées du XIXe siècle – communisme, socialisme révolutionnaire… – ont fait naufrage. On assiste, sur leurs ruines, au retour des religions, de la pensée magique, des communautarismes ; ou à l’inverse de l’individualisme égoïste et des corporatismes. Nous sommes entrés dans un nouvel âge de la démocratie – démocratie médiatique et numérique, bien sûr, mais aussi démocratie sceptique, individualiste et hyper-marchande. L’immigration a changé d’ampleur et de nature, entraînant en réaction l’essor d’un nationalisme de rejet. De nouvelles puissances ont surgi au Sud et à l’Est, qui accroissent le désordre et la dangerosité du monde… Voilà pourquoi il est nécessaire de redéfinir notre identité socialiste.

Section Paris 15ème Javel Grenelle, 16 octobre 2014 à 11h31

Contributeur : G. Moreau Etre socialiste, c’est certainement croire en l’homme et à sa capacité à construire un progrès pour l’humanité toute entière. Il s’agit là d’une position idéologique globale : l’homme, au milieu des réalités biologiques et naturelles et sous leurs conditionnements indépassables à vue humaine, reste maître de son destin et apte à améliorer son sort. Parler de l’homme en général signifie pour un socialiste parler des hommes et des femmes et penser que le progrès est une potentialité individuelle et collective, l’une n’allant pas sans l’autre : les socialistes croient qu’il n’y a pas de progrès individuel sans actions collectives qui contribuent à l’évolution individuelle. L’objectif d’une parité intelligente, qui concerne autant les hommes que les femmes, est l’une des illustrations du progrès recherché par les socialistes. Le progrès ne signifie en aucune manière rupture avec les traditions ou mépris des enseignements de l’histoire. Bien au contraire, la mémoire est le fondement des progrès, sous bénéfice de l’inventaire qu’elle impose et de la critique qu’elle s’autorise pour corriger des erreurs ou des détours qu’une situation conjoncturelle a pu produire. Le progrès est divers, pensent les socialistes, et diversifié, selon les groupes et leurs cultures. Et toutes doivent être respectées. Mais les socialistes, pour autant, sont conscients des forces qui sont à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui, mondialisé et interpénétré, qui font communiquer, de manière non maîtrisable, les individus, leurs familles et leurs regroupements. Parler de cultures signifie donc être attentif au fait que les cultures sont en mouvement également, et qu’il faut là aussi faire l’inventaire critique de ces mouvements. Tous ne vont pas dans le sens d’un progrès libérateur et le risque d’aliénation et d’instrumentalisation n’est jamais absent dans le tourbillon des communications. Et même si nul ne peut s’arroger le pouvoir de décider la bonne ou la mauvaise évolution, le débat collectif doit toujours s’engager pour exprimer les avantages et les risques dans les évolutions des cultures et des idées. Mais la diversité des cultures est une richesse qu’il faut accueillir et organiser sans crainte. Toutes, pourvu qu’elles respectent les droits fondamentaux des hommes et des femmes, apportent leur richesse propre. L’émancipation libératrice doit donc se conjuguer avec une régulation réalisée notamment par des pouvoirs indépendants. Les socialistes ne craignent donc pas d’associer libération et régulation ; le principe de précaution s’applique ici aussi : sans freiner l’innovation, il permet la gestion de l’incertitude, voire de l’inacceptable.

Gaétan TANGUY, 15 octobre 2014 à 23h12

Issu de la classe ouvrière (un père ouvrier métallurgiste et une mère ouvrière en industrie agro-alimentaire), j'ai grandi en croyant dur comme fer qu'en travaillant à l'école, j'aurai la chance d'avoir un métier plus épanouissant. Ma mère me répétait toujours qu'il fallait réussir à l'école pour ne pas faire comme mes parents. J'ai travaillé et connu le chômage de ma mère, le chômage technique de mon père qui a tout de même fini sa "carrière" à l'usine comme son père avant lui. On n'était pas riche, on ne pouvait pas avoir les dernières chaussures à la mode mais on n'a jamais manqué de rien. J'ai continué à travailler et j'ai obtenu un diplôme d'ingénieur : j'étais le seul fils d'ouvrier de ma promotion. L'ascenseur social a marché et aujourd'hui j'ai un métier passionnant et je ne suis pas payé au smic. Mais je reste plus une exception quand je regarde autour de moi. Mes parents votent toujours à gauche mais sans trop y croire. Il se souviennent de la 5ieme semaine de congés payés instaurée par Mitterand mais ils sont amers car comme beaucoup de personnes de la classe ouvrière, ils constatent que le PS ne leur apporte pas plus d'espoir que l'UMP. Je pense qu'il est grand temps que nos édiles se remettent à parler à la classe populaire et que le mot ouvrier raisonne plus souvent dans leur paroles : ne laissons plus ces hommes et ces femmes se perdre dans les méandres du vote FN : redonnons leur de l'espoir pour eux et leurs enfants!

Jean-Louis marguerin, 15 octobre 2014 à 20h20

E.Macron veut relancer le car en France. Un exemple,il fut un temps et je me demande même si ça continue,pour aller d'Evreux à Roeun en train ,il faut ou il fallait passer par Paris. http://www.virail.fr/trains-evreux-rouen Quelques suggestions: -passer aux cars électriques avec panneaux solaires sur le toit et rechargeables aux stations. -récupérer les anciennes petites lignes SNCF désaffectées pour y lancer des "Val" électriques autonomes ,idem le car avec les techniques GPS en plus.

Dominique VIET, 15 octobre 2014 à 11h44

Pourquoi choix du valeurs /principes Question qu’est ce que socialiste Definition de brochure moyens d’existence Dans quel contexte on est Comment on fait dans ce contexte pour tenir la barre rapport de force interne dans la société entre les possédants et les possédés et a l’externe entre blocs puissance Faut il etre tout simplement socialiste Gauche gestionnaire /gauche tribunicienne Quelques commentaires à la lecture du thème émancipation et progrès : Les objectifs énoncés dans la déclaration de principes de 2008 sont conformes aux racines du socialisme, mais posons-nous la question des obstacles pour l’atteindre car même si la situation sociale s’est globalement améliorée grâce au progrès et aux luttes, on constate actuellement une aggravation des inégalités des moyens d’existence, une paupérisation croissante et un recul des droits sociaux. Ce constat est contraire à notre idéal. La réalité du contexte c’est l’économie du CAC 40 qui conditionne tout, malgré une apparence de liberté d’entreprendre, car la logique d’accumulation du capital et de ses objectifs financiers pousse à la concentration et de ce fait est ce compatible avec la poursuite de l’amélioration des conditions de vie de tous ? Dans ce contexte mondialisé la question du rapport de forces entre possédants et possédés doit se reconstruire chez les productifs mais aussi par les politiques dans les instances internationales à commencer par l’Europe des peuples. Jusqu’où la gauche gestionnaire reculera t’elle la limite entre compromis et compromission?

Benjamin Lanier, 15 octobre 2014 à 10h48

Construisons une société positive, refondons les principes du socialisme de demain. La société actuelle est principalement régie par les réflexions de court terme et l’individualisme. Face aux urgences du monde, les dirigeants privilégient les solutions qui semblent les plus appropriés pour leur intérêts propres, leur réélection, sans anticiper le long terme et l’état dans lequel sera le monde des générations suivantes. Face aux extrémismes, aux intégrismes et autres fondamentalismes, nous devons porter en tant que socialiste l’idée que nos actions, parce qu’elles tiennent compte des autres, peuvent en retour nous apporter également. En tant que socialiste, notre projet est avant tout collectif, doit être collectif. Nous recherchons le bonheur, l’épanouissement d’autrui, mais cela doit aujourd’hui devenir un projet commun pour la société. Voilà pourquoi le Parti socialiste s’inscrit dans la démarche engagée par le Positiv Economy Forum et soutient son manifeste comme base d’un nouveau projet de société. Les trois grandes clés d’actions sont les suivantes : l’altruisme rationnel, l’action collective et la création d’indice de positivité. Pour les mettre en œuvre, chaque acteur doit y prendre part. L’état doit être le garant de la société positive à long terme. Par exemple, tout nouveau projet de loi doit intégrer les conséquences qu’il peut avoir pour les générations futures. Les territoires créent, eux, des synergies positives en réformant par exemple leur PLU afin d’y intégrer les principes de l’économie positive. Les entreprises sont les moteurs essentiels de la croissance positive et par conséquent doivent par exemple avoir pour mission de servir l’intérêt des générations à venir et non seulement celui de leurs actionnaires (action #12 du manifeste) Enfin les citoyens restent les acteurs clés de la société positive. Ce sont eux qui peuvent agir quotidiennement pour changer les choses. « Est positif tout individu ou entité travaillant dans l’intérêts des générations suivantes »1 Notre parti est un parti de progrès et il doit revendiquer cette volonté de construire une société positive. C’est en soutenant cette initiative que nous redonnerons aux citoyens l’envie de participer à la réflexion collective pour rendre notre société meilleure. C’est aussi en privilégiant le long terme, l’investissement que nous créerons un climat de confiance favorable aux entreprises pour qu’elles investissent dans leur avenir et celui des citoyens.

Jean-Louis marguerin, 13 octobre 2014 à 18h22

http://www.latribune.fr/blogs/la-tribune-des-expats/20130513trib000764293/la-france-leader-mondial-des-terres-rares-c-est-possible-en-s-inspirant-du-groenland.html par exemple,sans oublier la Guyane qui devrait aussi avoir des réserves en ce domaine et d'autres possibilités agricoles comme le cacao,par exemple

Section de Muret, 13 octobre 2014 à 14h32

Que nous reste-t-il des valeurs de Jaurès ? Un siècle après sa disparition, de nombreuses cérémonies ont donné l’occasion aux représentants politiques de tous bords de clamer leur adhésion aux valeurs du fondateur en 1902 du parti socialiste français. Mais existe-t-il vraiment des héritiers de Jaurès ? La création de l’union européenne, la mondialisation, les crises financières qui ont découlé de la succession de politiques du profit, l’évolution des technologies et des moyens de communication sont-elles compatibles avec la politique « jaurésienne» ? Notre modèle social, notre modèle démocratique, peuvent-ils être encore regardés à la lumière du combat mené par Jaurès ? La perte du soutien de la base de l’électorat socialiste estelle due à l’évolution inéluctable de la société à laquelle le parti ne se serait pas adapté, ou à un éloignement du parti des valeurs fondatrices de Jaurès ? Nous voulons affirmer haut et fort, que malgré le contexte mondial, le poids du capitalisme financier, le carcan économique, la politique de Jaurès peut et doit être celle du parti socialiste. Nous devons remettre L’Humain au centre de nos débats. Redonner du sens à nos valeurs, en être fiers, et mettre les actes politiques en adéquation : - redonner sa place au service public, - renforcer le principe de solidarité dans le domaine de la santé, - donner les moyens à l’Education nationale de reconstruire « l’école de la République », - repenser sans démagogie et avec justice le principe d’allocations, - éviter l’amalgame entre les différentes entreprises, en aidant celles qui génèrent de l’emploi, protègent leurs salariés et investissent, plutôt que celles qui distribuent essentiellement des dividendes. et pour financer et redonner confiance à notre base : - arrêter de faire des chèques en blanc aux entreprises du CAC 40, - pénaliser les entreprises qui licencient alors qu’elles dégagent des bénéfices, - avoir le courage d’effectuer la réforme fiscale, et de maîtriser « l’optimisation », - accentuer le contrôle dans l’attribution des allocations, - baisser les frais de représentation de l’Etat ainsi que les indemnités des élus, - faire respecter le non cumul des mandats, et mettre en oeuvre une durée limitée pour en finir avec les professionnels de la politique, N’ayons plus peur d’agir selon nos valeurs ! « C’est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source. » Jean Jaurès. PS Muret – 4 Rue de l’An VII . 31600 OX - T 06.70.57.17.67 – ps-muret@orange.fr

Fédération de Savoie Parti socialiste, 13 octobre 2014 à 12h35

L’émancipation participe d’un ressenti individuel alors que le progrès est perçu avant tout comme une avancée collective. Le progrès dans l’histoire s’appuie sur le développement et la croissance dans une vision matérialiste et scientifique. C’est du « progrès social » que nous devons aussi être les porteurs. Il est fondé sur l’accès aux droits fondamentaux pour chacun ; droit à l’éducation, à la santé, au logement, au travail. Ces droits fondamentaux sont des moyens permettant à l’individu d’accéder à l’émancipation individuelle. De cette émancipation individuelle naitront de nouvelles formes de progrès collectif. Aujourd’hui force est de constater que l’ascenseur social est en panne et qu’ainsi le recherche d’autonomie et la capacité d’exister pour soi-même sont pareillement bloqués. Le Progrès n’est donc pas un objectif mais l’ensemble des moyens à mettre en œuvre pour libérer l’individu de son asservissement et permettre son émancipation en tenant compte à la fois de la mondialisation et de l’intérêt des citoyens. Le progrès social et l’émancipation des individus doit être un projet de société pour le PS fondé sur d’indispensables valeurs plus « immatérielles » par :  Un combat permanent des inégalités et une reconquête des classes populaires ;  Une économie au service de la société et non l’inverse ;  Une solidarité accrue et une garantie des libertés individuelles par le respect de l’autre ;  La prise en compte de droits nouveaux qui permettraient par les vecteurs éducatifs et culturels de s’émanciper de bien des formes d’asservissement. Tout cela permettrait à chacun de conquérir sa liberté dans une société affirmée comme une collectivité.

Le socialisme aujourd’hui doit impérativement se pencher sur la question de l’émancipation personnelle car elle est le gage du bien vivre pour chaque individu. Pour qu’un citoyen se ressente comme émancipé il lui faut en premier lieu avoir connaissance et accès aux droits fondamentaux dont il (elle) devrait disposer dans une société à l’usage de tous. Droit à l’éducation, droit à la justice, droit au logement, droit à un revenu minimum. Une revisite en profondeur, par le socialisme, de l’accès aux droits fondamentaux s’impose. Des lors que les individus peuvent s’affranchir un tant soit peu de l’épuisante recherche des « besoins de base » il redevient citoyen à part entière car il est en mesure de penser et de vivre le collectif. Beaucoup d’instruments collectifs existent déjà pour permettre à l’individu d’être un « habitant acteur » de la société du bien vivre : l’éducation populaire, le monde associatif, les acteurs de la culture, les ONG,… mais ces organisations ne devraient plus être considérées comme des variables d’ajustement soumises à des « dispositifs » institutionnels ou aléatoires. Elles sont le socle du pouvoir d’agir qui permet à chacun : de s’exprimer, d’être entendu et de mettre en œuvre des actions collectives pour l’intérêt général. Le socialisme de demain doit, dans un projet volontariste de progrès social, rassembler ces forces vives déjà existantes et créer les conditions d’une plus large expression de chacun.

La société française est traversée par un individualisme croissant et par une demande accrue de protections et de précaution. La France est un pays où l’Etat joue un rôle très fort de protecteur, dans lequel, par tradition, la recherche de l’égalité l’emporte bien souvent sur le culte de la liberté. Nous n’aimons pas le risque en France, or pour créer, innover, croître à nouveau, notre pays doit impérativement reprendre goût au risque. Il est nécessaire d’adapter notre discours aux temps nouveaux. Pourquoi ne pas penser un principe d’innovation au même titre qu’un principe de précaution ? Sommes-nous enfin prêts à intégrer la notion de « risques » ? Faire le pari de l’innovation et du risque, cela signifie concrètement que l’on accepte de bâtir une fiscalité adaptée aux jeunes entreprises très innovantes et de construire une industrie du « capital risque » capable de financer cette économie réelle créatrice d’emplois par milliers ! 9 fois sur 10, ces « capitaux riskers » perdront leur investissement, mais une fois sur dix, nous aurons fait naître un google ou un yahoo français ! L’émancipation et le progrès sont intimement liés. La révolution numérique offre l’exemple édifiant de ce que le progrès peut offrir de meilleur et de pire. Les usages du numérique explosent, investissant les champs de l’éducation, de la santé, du tourisme. Autant de secteurs extrêmement porteurs pour la France, à condition de donner par l’école et la formation professionnelle, tous les moyens de l’émancipation à l’ère numérique. La révolution numérique bouleverse toutes les industries traditionnelles. Qui peut ignorer la place prise par le numérique dans l’automobile, la banque, l’hôtellerie ou la restauration ? Qui peut ignorer les bouleversements induits dans la relation même au travail ? S’interroger sur le progrès, pour un parti politique, c’est penser l’innovation sous tous ses aspects,,économiques, sociaux et politiques. Il est urgent de s’extraire des débats idéologiques du passé : les combats politiques et sociaux de demain seront intimement liés aux évolutions technologiques d’aujourd’hui. La révolution numérique est à ce titre riche en exemples variés : que devons-nous faire des données publiques qui constituent une opportunité formidable de transparence et de développement des usages du numériques ? quels sont nos choix politiques en matière de libertés individuelles, de droit à la vie privée ? Les socialistes doivent redevenir le camp du progrès, d’un progrès « émancipateur ». Cela suppose de faire de l’éducation et de la formation professionnelle une priorité. Il est crucial de permettre à tous les citoyens d’appréhender les nombreuses dimensions du progrès.

florence augier, 13 octobre 2014 à 8h48

Pour un Parti socialiste ouvert sur la diversité Les EGPS sont une chance pour notre parti. Confrontés aux réalités du pouvoir, le moment est venu, pour nous, de tirer un premier bilan. Le monde continue à bouger. Il serait donc irresponsable de notre part de rester immobiles à regarder les trains passer. Il est devenu vital de mener une réflexion sur la rénovation des idées et sur nos pratiques au sein du Parti. La rénovation du Parti entreprise par Martine Aubry doit se poursuivre. Les Primaires et les campagnes de l’année 2012 ont été l’occasion d’ouvrir davantage le PS sur la société. Il a su prouver à ces occasions qu’il pouvait être avant-gardiste, renouveler d’une certaine façon la Démocratie (porte-à-porte, campagne web…). Comment alors continuer à faire de nos concitoyen (-ne)s des acteurs voire de futurs adhérent(e)s ? Bref comment mobiliser la société, parler de Démocratie, quand, au sein même de notre Parti, il n’y a pas d’égalité réelle ? L’égalité femme/homme reste malheureusement un combat d’actualité. Les inégalités dans les fonctions de décision, les inégalités dans la représentation politique demeurent et c’est tout simplement inacceptable ! De ce point de vue, le constat au sein de nos instances est implacable, sans appel : seules 12% des 1ers Secrétaires fédéraux sont des Secrétaires fédéralEs. Aussi à l’image de ce qui a été voté au Parlement en avril 2013 pour les futures élections départementales, nous exigeons pour le prochain Congrès: - la constitution de binômes paritaires pour candidater au poste de 1ers Secrétaires fédéraux ; tout autre ticket (homme/homme ; femme/femme) serait IRRECEVABLE au moment de l’enregistrement des candidatures à Solférino ; - de la même façon, la proposition de binômes paritaires pour animer chaque pôle fédéral. Les avantages de ces binômes sont multiples : - atteindre la parité au niveau de chaque territoire - redonner du sens au mot collectif - associer un maximum de militantes et de militants à la gestion de la Fédération - donner/partager des responsabilités de façon à rendre légitimes certaines candidatures pour de futures échéances à condition que le travail fédéral ait été accompli, bien entendu - dépasser une anomalie démocratique consistant à élire un 1er Fédéral lors d’un Congrès et de le voir se choisir un secrétaire fédéral adjoint/délégué peu après - enfin d’un point de vue pratique, gagner en efficacité, créer une dynamique plus forte, le découragement d’un Secrétaire fédéral pouvant paralyser l’animation d’un chantier.

BERTRAND CHARVET, 13 octobre 2014 à 8h31

Notre système de vie unique du capitalisme libéral a-t-il encore un sens aujourd'hui ? Nous pouvons faire croire que oui SUIVANT NOTRE POSITION SOCIALE. TOUTEFOIS, les rouages sont sources d'inégalités, de précarité et de pauvreté. Il serait absurde de faire croire que le bien être de quelques uns contribuent aux bien être de TOUT LE MONDE. Faut-il réformer ce système par des rafistolages ou changer ce système par des règles strictes respectées ? L'emploi (le savoir faire)est déconnecté du marché du travail (la tâche à accomplir). Les postes de travail vont diminuer dans les années qui arrivent, la preuve est que chacun doit être en mesure créer son propre travail( société de services individuelles). Les entreprises sont à géométrie variable suivant les marges de profits et non pas les marges d'employabilité des individus. L'émancipation des individus devient une boite à pandore.

Gérard Huillery, 13 octobre 2014 à 0h58

"Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine" (art 1 de la déclaration de principe). Je souscris en grande partie à cet objectif d'émancipation en lui associant 2 autres éléments de la déclaration : 1 - le socialisme démocratique est une pédagogie de l'action (inventer le futur, travailler dans le présent), 2 - le socialisme démocratique est une promesse d'avenir pour l'humanité (un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations). Toutefois, je pense que nous devrions préciser le qualificatif "complet" de l'émancipation. La déclaration dit aussi que "l'être humain est... un être social qui grandit dans la relation à autrui" . Pouvons-nous imaginer des temps où nous n'aurions plus nécessité de grandir?

Laurie MARSONI, 12 octobre 2014 à 20h41

Culture pour tous La culture pour tous est un engagement de la gauche : Le développement de l’art et de la vie culturelle pour tous favorise l’émergence d’une société créative. Une politique culturelle de gauche prend nécessairement en considération les territoires périphériques et urbains. Elle s’inscrit nécessairement dans une politique globale qui combat toute ghettoïsation et a l’ambition d’une égalité de traitement pour tous les citoyens. L’accès pour tous aux grands établissements culturels nationaux : Toutes les équipes professionnelles de ces grandes institutions culturelles se doivent de réinventer les conditions d’une rencontre avec une proposition artistique, en réintroduisant du vivant là où il ne pourrait y avoir que de l’acquis ou de la pratique sociale. Tout citoyen est un porteur de culture pleinement légitime. Interroger la mixité sociale et l’égalité des droits culturels pour tous les citoyens, c’est revendiquer sur tous les territoires : - la rencontre entre l’art et ceux qui ne peuvent y accéder, - des projets qui donnent la parole à des populations peu sollicitées pour la prendre, - un dialogue innovant entre les artistes et les habitants, - des projets artistiques conçus dans un esprit de responsabilité citoyenne. La co-construction de véritables aventures artistiques impliquant des habitants des quartiers populaires ou des zones rurales et des équipes artistiques professionnelles en résidence sur plusieurs saisons suppose la détermination d’une politique de gauche. L’enjeu étant la création d’un véritable processus de partage d’expériences à « faire et à vivre ensemble » qui conjugue l’apprentissage et la recherche, avec pour objectif la création d’une proposition artistique revendiquée. Cette présence nécessairement durable d’artistes, d’œuvres, d’espace de création et de projets culturels sur tous les territoires pose très clairement trois questions : - la place de l’art et de la culture dans l’organisation territoriale et budgétaire de la loi de décentralisation ? - Le statut des artistes en France et en Europe ? - La réflexion et la mise en place d’une loi d’orientation sur la création ?

Christian Alloncius, 12 octobre 2014 à 13h58

Nous avons convenu dans un premier temps de réfléchir sur le sens des deux mots Emancipation et Progrès. Émancipation : l'émancipation a tout à voir avec la citoyenneté et avec l'éducation. L'émancipation c'est la capacité à penser par soi-même, c'est la liberté de pensée et l'esprit des lumières d'où le rôle de l'éducation. L'émancipation c'est aussi l'autonomie financière, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, c'est donc être en capacité de vivre dignement. L'émancipation c'est aussi la capacité donnée à tous de s'ouvrir à d'autres cultures à d'autres milieux, c'est la liberté de choisir d'être ce que l'on est, sans contrainte, culturelle, religieuse, financière. Pour cela il faut sortir de la culture de l'individu et de la consommation et lutter contre le communautarisme. L'émancipation c'est aussi poser la question du déterminisme social et trouver les politiques qui cassent ce déterminisme : exemple, favoriser le logement pour les étudiants de familles modestes ou encore l'orientation vers les enseignements professionnels pour les élèves des quartiers populaires, les filières générales pour les autres. L'émancipation rejoint ici le progrès, puisque réduire les inégalités doit être la grande ambition du parti socialiste. Progrès : il s'agit évidemment de parler de progrès social. Qu'est-ce que le progrès social aujourd'hui pour le parti socialiste ? A l'heure où on constate une amplification de la rupture sociale, nous n'avons pas le sentiment que le parti socialiste ait aujourd'hui l'ambition de changer la société. Nous faisons le constat que pour le moment, le modèle libéral et capitaliste est vainqueur. L'ambition du parti socialiste il y a plusieurs années de cela était de lutter contre ce modèle. On a le sentiment qu'aujourd'hui, il lutte plutôt pour tenter de vivre avec. Le rôle des socialistes dans la mondialisation ou plutôt face à la mondialisation est d'avoir une politique de régulation de la finance Le socialisme à l'époque de la mondialisation, c'est être capable de proposer une autre société, un autre modèle de croissance, d'autres formes de progrès qui ne reposent pas sur l'accumulation des biens matériels. Mais seul on ne peut rien faire. Il faut une ambition européenne.

Michel BOUE, 12 octobre 2014 à 11h03

EMANCIPATION ET PROGRES Que doit être une société du «bien vivre » ? Il faut avant tout répondre à cette question donc lister les éléments nécessaires au « bien être » normal de chacun. Pouvoir se nourrir, se vêtir, se loger, s’éduquer, avoir accès à la culture, avoir accès aux outils modernes qui facilitent la vie quotidienne, pouvoir travailler, avoir la certitude de pouvoir fonder une famille. Cet exemple de liste de besoins doit permettre d’évaluer un coût du « bien vivre ». Etre de Socialiste c’est être de gauche donc avoir impérativement pour objectif de mener les actions politiques qui donneront à toutes et tous ce qui est nécessaire au « bien vivre » alors défini. Donc donner à tous les moyens de son émancipation et la possibilité de profiter normalement de tous les progrès que l’activité humaine a su réaliser. Remplacer le SMIC qui ne garantit plus rien du par le « RMBV », Revenu Minimum du Bien Vivre ». Décréter par la loi que ce revenu s’impose à tous les citoyens, qu’ils travaillent ou pas, à temps partiel ou à temps complet. «De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins » vieil adage qui ne devrait rien n’avoir perdu de sa pertinence quand des millions de citoyens survivent avec un revenu inférieur ou égal ou légèrement supérieur au « seuil de pauvreté ». Dans le même temps, certains augmentent leur fortune de pourcentages à deux chiffres. La condition pour réussir cet objectif : avoir la conviction que c’est le progrès social qui doit être le moteur de tous les autres progrès, économiques, scientifiques, technologiques etc. Voila le postulat qui doit être une caractéristique de l’identité de notre Parti. Notre Parti, démontrera que l’innovation en matière de progrès social avec ses conséquences positives sur le plan économique donc monétaire redeviendra un exemple pour tous les peuples, en particulier européens. Le pays des droits de l’homme, le pays des avancées sociales qui ont marqué son histoire n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs des solutions aux problèmes des temps modernes. Restons le pays exemplaire en matière de progrès social.

Vers un deuxième acte de démocratisation culturelle adapté au XXI siècle Pour préserver une création culturelle innovante face aux évolutions des modes de consommations et de production de la culture, il est nécessaire de préserver, par le développement d’un secteur culturel non lucratif, les garanties d’une création et d’une programmation indépendante et soucieuse de l’intérêt général.

PAUL BIDOUNG, 11 octobre 2014 à 23h40

et prendre simultanément en compte toutes les catégories sociales. À cet effet, il faut « dés Il ne saurait y avoir d’émancipation et de progrès si l’on ne fait pas tout pour favoriser la rencontre des hommes à travers les pratiques culturelles. Celles-ci, même en période de crise, conditionnent le développement économique et la justice sociale. Sans recherche de l’épanouissement individuel et collectif, les cloisonnements se renforcent et le « bien vivre » est remplacé par un blocage social. Loin d’être un simple accompagnement des autres actions publiques la politique culturelle doit rester concomitante acraliser » les institutions. Il est impossible de quantifier lorsqu’on parle d’épanouissement.

Olivier LENOIR, 11 octobre 2014 à 23h02

Émancipation et Progrès Les femmes et les hommes aspirent à la liberté et au bonheur mais depuis la fin des années 60, celles et ceux qui vivent de leur travail ne cessent de voir leur influence diminuer au profit de la rente. Depuis, le nombre de chômeurs n'a cessé d'augmenter et aucune stratégie politique n'a été mise en œuvre pour lutter contre le chômage. La seule tentative sérieuse a été le passage aux 35 heures. Depuis 40 ans, l’essentiel de la classe politique n'envisage que la croissance pour faire baisser le chômage. Le Parti socialiste doit rompre avec une pensée aussi indigente : Le massacre de l'environnement remet en cause les modes de production qui ne respectent pas les équilibres écologiques. La finance internationale, dénommée parfois « investisseurs » se moque éperdument de ce qui est produit ; sous couvert d’investissement, elle spécule et n’accorde aucune importance au service rendu. Une croissance uniquement fondée sur la rentabilité à court terme est toujours destructrice d’emplois, de ressources naturelles et de l'environnement. Notre éthique politique est toute autre, notre devoir est de défendre ceux qui vivent de leur travail, de promouvoir l'utilité sociale de la production et non sa simple rentabilité à court terme. Il n'est plus possible de laisser agir les euros-technocrates qui sont les exécuteurs du système capitaliste et qui agissent au nom d'un savoir prétendument objectif, en réalité une doxa ultra-libérale. Il y a autant d'utilité sociale dans les mains d'un artisan, d'un ouvrier, d'un agriculteur que dans le cerveau d'un collectionneur de diplômes ou d'un entrepreneur … Ceux qui se disent l’élite de la Nation doivent être au service de la collectivité et non les gardiens de leurs seuls intérêts propres. Les avantages accordés aux employeurs doivent être exclusivement liés à la mise en place du partage du travail. La lutte contre les pertes d’emplois passe aussi par la reconnaissance du travail à égalité avec la propriété. Toute cession d'activité d'une entreprise doit ouvrir un droit à la reprise sans compensation par les employés sous forme exclusive de SCOOP ou d'association à but non lucratif. Dans de nombreux domaines contribuant à l’émancipation individuelle et collective - l’éducation, la formation, l’assistance … - il n’y a pas de rentabilité à court terme. De nombreux besoins sociaux ne sont pas satisfaits. Le progrès ne se réduit pas à l’amélioration permanente de la productivité. Bien au contraire, le but ultime du progrès est la satisfaction de tous les besoins sociaux.

sophie Jacquot-Gautun, 11 octobre 2014 à 22h39

Laïcité : l’impérieuse nécessité de tenir Contribution de Sophie Jacquot-Gautun Section de Saint-Ouen Membre du Conseil Fédéral de Seine-Saint-Denis « Quand Dieu est le chef de l’homme, l’homme est le chef de la femme », cette citation n’est pas extraite du Coran souvent considéré comme le livre religieux le plus réactionnaire en matière d’émancipation des femmes. Il s’agit d’une épître de Saint-Paul régulièrement cité par les adeptes de Monseigneur Levèfvre. Penser qu’une religion a le monopole du sexisme et de l’oppression des femmes serait faire preuve de naïveté. Hors la naïveté n’est pas de mise en ces temps de radicalisation où l’on assiste à la résurgence d’intégrismes d’un autre âge et à leur expression publique décomplexée. Pour autant il convient de rappeler qu’une servitude, même volontaire, demeure une servitude. Dans nos villes, dans nos quartiers, une jeune fille qui porte le voile pour ne pas nuire à sa réputation ou à celle de sa famille, ou pour ne pas subir l’hostilité et la violence dans sa cité ou à la sortie de son établissement scolaire est en état de servitude. Combien de jeunes filles aujourd’hui dans notre département de Seine-Saint-Denis achètent la paix en portant le voile prétendument volontairement comme nos mères ou nos grand-mères allaient autrefois à l’église pour ne pas être montrées du doigt ? La religion n’est pas une affaire d’ostentation ni de signes ostentatoires, la religion est une affaire personnelle de conscience. Dans notre territoire de Seine-Saint-Denis peut-être encore plus qu’ailleurs notre devoir est de tenir sur les principes de la laïcité et la préservation des espaces de liberté où elle est garantie par la séparation entre les églises et l’Etat et notamment les établissements d’enseignement publics. Ne cédons pas à une démagogie coupable voire à une compromission visant à se rallier les bonnes grâces électorales de telle ou telle communauté. Mais rappelons que la laïcité est une valeur d’émancipation des hommes et des femmes, qu’elle est une vertu universelle pour tout républicain et qu’être socialiste c’est être laïque et républicain. La laïcité ne se négocie pas elle s’enseigne et elle se défend.

Paul Carbonnier, 11 octobre 2014 à 20h31

Le lien entre études supérieures et recherche, en France, se fait principalement via l’université. Nous constatons depuis quelques décennies le développement de multiples filières pour répondre aux exigences de notre époque, que ce soit la formation continue ou les formations professionnalisantes. Depuis quelque temps, notre modèle du supérieur fondé sur la recherche a changé. Les étudiants s’orientent vers des filières supposées « rentables » par peur du chômage. Cela n’est pas sans conséquences. Car la recherche est la matière grise, le moteur qui développe la connaissance et permet d’initier des projets nouveaux. Le développement d’une approche utilitariste réduit la recherche à des réponses, certes indispensables et la recherche appliquée doit être la meilleure possible, mais à court terme. Il serait souhaitable de mener des politiques de mise en place de moyens permettant de rendre attractive la recherche fondamentale afin que parmi nos étudiants brillants le fait de s’orienter vers elle devienne un réflexe. C’est un problème sur le plan financier, car les soutiens aux doctorants et les salaires des universitaires doivent suivre, et culturel car pour que nos jeunes souhaitent devenir chercheurs, cela nécessite de travailler, autant que faire se peut et sans dogmatisme, sur les représentations sociales.

Section Marcoussis, 11 octobre 2014 à 18h24

Rompre le plafond de verre culturel La crise économique qui frappe notre continent et notre pays a souvent des répercussions fortes sur les crédits des politiques culturelles. C’est parce que nous sommes en crise que ces crédits doivent être augmentés et, au pire, maintenus. La culture est le ferment de l’émancipation. Toutes les études de corrélation entre niveau d’étude et milieu socio-culturel démontrent que le milieu social n’est pas la seule clé de la réussite éducative. Le milieu culturel est un facteur au moins aussi déterminant. La Culture est aussi un secteur économique à part entière. Sa place dans notre pays est importante et en fait un atout d’attractivité majeur dans un monde mondialisé et ouvert. Franchir un nouveau pas dans l’accès à la culture. Malgré des politiques culturelles volontaristes, nous constatons que nombreux sont les habitants de nos communes qui n’ont pas accès à la culture, même lorsque sont mises en place des tarifications sociales (quotient familial). Il faut donc rompre le plafond de verre culturel et porter la culture partout. On a longtemps cru que la télévision, allait remplir cette mission. Il n’en est rien car nous avons soumis la télévision publique aux mêmes règles que celle du privé et que la course à l’audimat empêche le développement dans le temps des programmes culturels. Le seul lieu dans lequel nous pouvons toucher toute la population, partout est l’école. Nous devons donc nous saisir de l’opportunité de la réforme scolaire pour développer partout des activités d’éveil culturel pour tous les enfants, gratuites et confiées à des professionnels. Cela doit être une condition de l’aide aux communes dans les Nouvelles activités pédagogiques. Un secteur économique à part entière. Avec 670 000 emplois directs (et 870 000 indirects) et près de 58 Mds d’€ de Valeur ajoutée directe, (104 Mds avec les effets induits) la Culture pèse 7 fois plus dans notre PIB que l’industrie automobile. Cela ne signifie pas qu’il faut arrêter de construire des voitures, mais que nous devons aussi développer ce que nous savons bien faire. La culture est un ajout majeur pour notre pays qui demeure un des plus visité du Monde. Assumons cette place et soutenons ce secteur. Voilà pourquoi le statut des intermittents du spectacle ne peut pas être fragilisé, c’est un enjeu de l’économie et de l’emploi. Cela ne veut pas dire qu’aucune réforme n’est possible. Il est anormal que des salariés permanents de société de production (TV, spectacle) émargent sur ce statut et détournent sa vocation. Luttons contre la fraude et développons la réelle intermittence en l’élargissant à des secteurs culturels précarisés (Arts plastiques, écrivains…).

les adhérents section PS LAVAL, 11 octobre 2014 à 17h27

La création de richesse quantifié et qualifié par le PIB est-il l'indicateur déterminant pour analysé sereinement des indices du bien vivre (aspects environnementaux, sociaux, cadre de vie) de chaque citoyen dans un pays, une région La question de l’importance et la réussite d’une politique économique mené par un pays ne doit pas seulement se mesuré sur cet indicateur de production de richesse. Nous constatons dans de trop nombreux pays et pour une trop grande partie de la population Française que le progrès n'est pas ou plus obligatoirement une source d'émancipation. Il semblerais même que le progrès ou ce qui se cache sous cette dénomination (le progrès technologique par exemple) n’ai en réalité abouti qu’a une certaine aliénation de la personnes Le soit disant progrès ne ralenti t-il pas l'émancipation des personnes et des sociétés les plus fragile (risque de perte de confiance en soit, de compétence, manque de réflexion individuel et collective) De même l'accès à la propriété individuelle doit-elle continuer à être l'objectif de la personne. Il nous faut redonner les moyens aux personnes et aux groupes d’individu de s'émanciper (financièrement et intellectuellement) sans tout miser sur le progrès (technologie et modernisation) Proposition : développement de la mutualisation des biens(inter générationnelle/familiale/collective ) - développement de l'économie sociale et solidaire.

ERIC NEDELEC, 11 octobre 2014 à 15h25

L'émancipation passe par l'éducation et plus précisément par l'éducation permanente. Pour qu'elle soit possible il faut changer fondamentalement la manière d'envisager les "dépenses" d'éducation. Il faut imposer qu'en matière d'éducation tout ou partie des dépenses entrent dans la catégorie " investissement". Il n'est pas admissible que la construction d'un rond point inutile soit considéré comme une dépense d'investissement alors que la mise en place avec les moyens qui vont avec d'une vraie politique éducative locale soit considéré comme une seule dépense. Les règles de la comptabilité doivent évoluer pour être au service de cette émancipation

Esprit Civique, 11 octobre 2014 à 15h19

Créé par la loi du 10 mars 2010, dans un large consensus politique, le service civique doit connaître aujourd’hui une nouvelle étape. Plus qu’une ambition de permettre à 100 000 jeunes en 2017 de faire un service civique, nous proposons que celui-ci devienne universel c'est-à-dire être proposé et accessible à tous les jeunes entre 16 et 25 ans et devenir un élément clé du parcours citoyen de chaque jeune. Son déploiement, depuis quelques années a fait naître quelques ambiguïtés qu’il nous faut aujourd’hui remédier notamment afin qu’il ne se substitue pas à un emploi salarié (lien de subordination, postes de travail impersonnel encadré comme celui d'un salarié, professionnel exécutant, exigence de compétences et de rendements professionnels, etc.). Il s’agit donc de mettre en place un véritable dispositif notamment avec un soutien financier conséquent pour assurer l’accompagnement de chaque volontaire accueilli. Le Service Civique doit être centré sur des missions répondant à de réels enjeux sociaux et environnementaux et qui permettent de mobiliser et d’acquérir des compétences diverses (manuelles, relationnelles ou intellectuelles). Autre ambiguïté, le principe du volontariat qui rend parfois ce dispositif accessible uniquement aux plus aisés, aux plus informés et aux personnes qui n’ont d’autre choix que de s’y engager, faute d’un emploi. Les missions proposées ne doivent en aucun cas exclure les jeunes n'ayant pas de diplômes ou de qualifications. Trop peu de jeunes vivant dans des quartiers populaires connaissent le service civique, résultat le brassage social qui était une des conditions de la loi, n’est pas au rendez-vous. Il est pourtant une occasion unique de faire vivre concrètement la diversité en faisant se rencontrer des jeunes et des publics d’horizons variés dans des missions d’intérêt général. L’égalité réelle dans le choix et la réalisation des missions et le brassage social doivent être des préoccupations constantes du dispositif. Choix majeur de société, le service civique doit s’intégrer dans une politique de jeunesse ambitieuse dotée de moyens financiers et humains. Ce temps donné à la collectivité (6 à 12 mois) doit voir sa reconnaissance prouvée par l’ouverture de droits, la validation des acquis de l’expérience, ou encore une valorisation permanente par l’ensemble des acteurs de notre société, tant privés que publics. ll en va de l’avenir de notre jeunesse, de l’avenir de notre cohésion sociale et de notre volonté de créer une nouvelle dynamique de société.

ERIC NEDELEC, 11 octobre 2014 à 15h18

L'émancipation pour qu'elle soit effective, et qu'elle ne reste pas cantonnée dans les seuls discours incantatoires doit s'appuyer sur l'éducation, une éducation permanente qui permet à chacun et tout au long de sa vie, de rester connecté avec les évolutions de son environnement. Sans formation initiale, sans maîtrise des compétences de base, sans formation continue, il est difficile d'exercer pleinement ses propres droits. Il faut changer complètement de paradigme et affirmer par la loi que l'éducation qu'elle soit initiale ou continue est un investissement et non une dépense, il faut imposer par la loi à tous les niveaux que les budgets soient présentés en prenant en compte cette donnée. Comment veut-on que les personnes s'émancipent si tout ce qui peut contribuer à faciliter cette émancipation que ce soit sur le plan culturel ou éducatif est considéré comme une dépense, alors que la construction d'un rond point est elle considérée comme un investissement. Modifions les règles notamment celles de la comptabilité publique pour que par exemple en matière de politiques éducatives locales, les élus puissent donner du sens à leurs choix politiques en entrant les "dépenses" d'éducation dans le budget investissement

MAURICE BERTHIAU, 11 octobre 2014 à 14h38

Trop de règles ont tué le bénévolat et le don de soi. Quand j'étais plus jeune, je passais mes wek ends et beaucoup de mes soirées à encadrer des jeunes sportifs. Aujourd'hui ce n'est plus possible car je n'ai pas les diplomes... Quand j'étais plus jeune, j'emmenais les enfants du club avec ma voiture pour participer aux compétitions. Aujourd'hui ce n'est plus possible ... Toutes ces protections et ces régles sont sûrement un progrès mais en tout cas, aujourd'hui, je paie une cotisation qui a été multipliée par 10 car il faut rémunérer les entraineurs qui ont passé des diplomes, payer les transports pour aller aux compétitions,... C'est sûrement un progrès, mais en tout cas le lien social y a perdu, le pouvoir d'achat y a perdu. Nous allons chercher souvent très loin avec des grands mots, les solutions au vivre ensemble que le bon sens nous a fait oublier . Il faut parfois être moins exigeant et savoir accepter ce que l'on nous donne.

Jean-Pierre GRYSON, 11 octobre 2014 à 13h56

L'intermittence En France, les artistes et techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel sont reconnus comme salariés depuis 1936 sous le régime de l’intermittence du spectacle qui leur assure des conditions d’indemnisation chômage plus avantageuses. Dès 2003, le MEDEF a voulu, sans jamais y parvenir, une disparition pure et simple du régime, mais il a en revanche imposé des conditions d’indemnisation beaucoup plus restrictives, entrainant un grand mouvement de protestation parmi les intermittents dont beaucoup se sont retrouvés dans la précarité sans que le déficit du régime, que ces conditions étaient sensées solder, ne se résorbe. En 2005, le Comité de suivi, alors présidé par Étienne Pinte, dénonçait cet accord et déposait une Proposition de Loi, soutenue par toute la Gauche et une partie du centre, visant à pérenniser le régime, mais elle n’a jamais été étudiée. La renégociation ayant abouti à l’accord du 22 Mars 2014 a encore durci ces conditions. La négociation de 2014 aurait pu être l’occasion de régler la situation de fragilité des professionnels du spectacle : employeurs comme salariés. Le rapport d’information du député Jean-Patrick Gille sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques était venu rappeler les nécessités d’une action publique dans ce domaine. Les organisations professionnelles de la branche, tant salariales que patronales, avaient d’ailleurs fait un certain nombre de propositions : • Déplafonnement de l’assiette des cotisations, afin de faire contribuer davantage les professionnels les mieux intégrés • Plafonnement du cumul des revenus d’activité et des allocations chômage • Retour à la date anniversaire (12 mois pour 507 heures) • Augmentation du nombre d’heures d’intervention artistique (notamment dans le cadre scolaire, où les besoins sont de plus en plus nombreux avec la réforme des rythmes éducatifs) dans la prise en compte du décompte des heures d’intermittence. Ce ne sont pas ces propositions qui ont été débattues, mais d’autres, issues d’une feuille de route initialement amenée par le MEDEF, conduisant à ce qu’un tout autre chemin soit pris. Il est donc maintenant capital que le Gouvernement se saisisse de cette question. Ma proposition est la suivante : • Mise en place d’un groupe d’étude sur le régime de l’intermittence • Audition par le Parlement et les Ministères de la Culture et du Travail de tous les acteurs du secteur (organisations salariales et patronales de la branche, État et collectivités territoriales,...) • Élaboration d’un Projet de Loi sur la base des propositions faites par tous les acteurs de la branche et garantissant la protection du régime.

Section d'AGEN, 11 octobre 2014 à 10h43

La priorité doit être de lutter contre la reproduction sociale et contre les atavismes de l’exclusion que sont la pauvreté et l’illettrisme, entre autres. Considérer l’Ecole comme la base de la République : l’Ecole c’est la République, la République c’est l’Ecole. L’Ecole, l’Education, ne doit pas être un sujet politique. L’Emancipation permet de refuser toutes les formes de régression sociale : être socialiste, c’est défendre tout individu, sans discrimination, et de lui porter une attention bienveillante. C’est donc ne pas remettre en question les acquis sociaux. Dans les négociations commerciales internationales : en exiger la transparence. Poser comme préambule que certains domaines restent en dehors du champ des négociations commerciales : culture, santé, éducation, environnement. La culture doit être accessible à toutes les générations, et sur tous les territoires (rural, périurbain, outre-mer).

Patrick Section PS de Lognes, 11 octobre 2014 à 10h41

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Section Leon Blum PS Ivry-sur-Seine, 10 octobre 2014 à 23h17

Le Sport : des valeurs au cœur d’un projet politique « Une ambition pour la France … une ambition pour le sport » L’esprit d’équipe, la solidarité, le respect de l’autre (du public, de l’adversaire, de l’arbitre …), le dépassement de soi, l’entraide, la solidarité, la loyauté, le goût de l’effort partagé, la recherche de la performance, l’amour du maillot … Ces valeurs sportives peuvent être mises au service d’un projet collectif large. Elles sont celles d’un meilleur vivre ensemble. La pratique dès le plus jeune âge doit être encouragée (par exemple dans le cadre de la réorganisation des rythmes scolaires). Outil éducatif, le sport est aussi partie prenante d’une politique de prévention de la délinquance juvénile. Le sport est un formidable moyen d’épanouissement individuel et collectif, il a sa place sous toutes ses formes dans la cité, et chacun y a sa place : Ne pas opposer le sport loisir de compétition et le professionnel, mais rassembler autour de pratiques et de valeurs communes. Encourager par exemple les sportifs de haut niveau à s’investir dans les petits clubs et faire bénéficier leurs adhérents de leur expérience. Il est de la responsabilité du politique de mettre à la disposition du mouvement sportif des équipements. Il est de sa responsabilité de former et d’accompagner les acteurs qui l’encadre. Le sport permet la mixité. Il encourage la fraternité et donne l’accès à une activité partagée par tous quel que soit le sexe, les origines, les situations de handicap … Il faut le penser aussi comme un formidable vecteur de développement économique avec les acteurs de nos territoires. Des pôles de compétitivité autour du sport regroupant universités, recherche, acteurs économiques et sportifs pourraient faire émerger de nombreux emplois. Les subventions publiques sont évidemment dans la plupart des cas un soutien indispensable mais la recherche de financement privé est de plus nécessaire. Mais au-delà des moyens matériels et financiers, la mise en œuvre d’une politique sportive ambitieuse dépend avant tout des femmes et des hommes qui la font vivre au quotidien : - Dans les collectivités d’abord. Ils sont essentiels. Ils doivent être soutenus. Leur fonctionnement se doit d’être clair pour une meilleure efficacité au service de tous. - Les bénévoles également. Rien ne serait possible eux. Ces femmes et ces hommes de terrain, au plus près des attentes du mouvement sportif, doivent être entendus, reconnus et respectés. Le sport doit permettre aussi l’amélioration du bien-être de chacun : Par La lutte contre l’obésité et les maladies associées. Par les apports du sport auprès des seniors.

Section 308 Marseille, 10 octobre 2014 à 22h30

République et laïcité Face à la montée de l'individualisme et la progression inquiétante du communautarisme, les valeurs essentielles de la république et la laïcité sont seules susceptibles de redonner aux citoyens liberté de conscience et esprit critique. Dans ce contexte qu'est-ce "‘être socialiste" aujourd’hui ? Au sein de notre parti la notion d'identité associée à "socialiste" ne doit pas faire peur : nous devons dans nos fédérations former nos militants aux valeurs socialistes, leur permettre de s'élever afin qu'ils deviennent des hommes libres et puissent s'éloigner des préjugés. L’identité communautaire doit être dépassée, essayons de redéfinir une "identité socialiste". La loi de 1905 assurant la séparation de l’église et de l’état était la garantie d’une vie harmonieuse pour les populations mais la laïcité est devenue plus complexe de nos jours. La France est aujourd'hui multiculturelle avec des coutumes de vie différentes et seul un socle laïque solide et vigilant peut permettre d'être et de vivre ensemble dans un pays où chacun a sa place (domaine public républicain pour être ensemble et domaine privé pour les religions). Il est urgent de réaffirmer notre attachement à la loi de 1905 tout en développant le dialogue avec les parents de différentes confessions, les associations d’aide à l’intégration et tout ceux qui se battent contre l’obscurantisme. Mais le dialogue ne peut suffire : il est important de remarquer que trop souvent les populations se croisent mais ne se voient pas. La mixité sociale est un idéal pour nous socialistes. Nous devons créer des lieux d’échanges et de discussions, lancer des débats, animer des cafés citoyens sur ces thématiques. Dans les cités périphériques de nos grandes villes où les populations déshéritées sont souvent regroupées, dans les campagnes désertées les valeurs de la république laïque reposent sur des institutions de plus en plus fragilisées. C’est le cas pour le centre social, la maison de quartier, la bibliothèque, le club de sport. Il nous faut réinvestir ces lieux pour aider à promouvoir ces valeurs. Au sein de la société l’essentiel se passe et se transmet dès le plus jeune âge. C’est pourquoi, nous socialistes devons insister pour que l’école publique ne soit pas un simple lieu d’acquisition des savoirs mais également l’endroit où les enfants en dehors de toutes contingences familiales ou religieuses, s’expriment, échangent et se développent. Il faut aussi que les parents soient intégrés aux différents dispositifs dès l‘école élémentaire et deviennent acteurs du parcours des enfants. Notre combat pour le bien vivre ensemble et l’égalité des chances passe par tous ces défis, relevons-les vite!

Paul Carbonnier, 10 octobre 2014 à 22h29

La culture a traditionnellement une place importante en France, comme principe d'unité et de rayonnement. Nous avons parmi les plus grands et meilleurs musées au monde, et notre création artistique est particulièrement dynamique. Le nombre de visiteurs pour les grandes expositions monte régulièrement à plusieurs centaines de milliers, les conservateurs sont reconnus. Avec la réorganisation de nos structures phares en établissements publics, la politique culturelle française a rencontré de francs succès. Le peuple en France attache une haute valeur à la culture. L'histoire du pays est composée de très illustres écrivains, qui occupent une place significative au Panthéon. L'un de ses premiers entrants, Jean-Jacques Rousseau, genevois francophone, exemplifie la priorité française allant à l'universel, au-delà des frontières. L'exception culturelle est garantie sur plusieurs secteurs de création artistique, la liberté d'expression est protégée et les médias subventionnés La gauche peut être fière de son action sous la Ve République puisque François Mitterrand a doublé le budget de la culture dès 1981. Les années durant lesquelles Jack Lang a été ministre ont été fructueuses. De grands projets ont été lancés. Le Grand Louvre connaît actuellement un succès (10 millions de visiteurs) bien plus grand que les espérances (objectif de 4,5 millions) posées lors de sa rénovation dans les années 80. Cet héritage est puissant, il crée du lien social, suscite des vocations (comme la Fête de la Musique), rassemble autour de l'art (Nuit Blanche mise en place par Bertrand Delanoë à Paris). La question se pose aujourd'hui de savoir comment maintenir vivant ce patrimoine. Les débats du début de quinquennat de François Hollande sont marqués par la relance de la croissance, la réindustrialisation, la lutte contre l'augmentation du chômage, la réduction des déficits, pour que la France retrouve son dynamisme. Sous François Mitterrand, la France était déjà en crise et le chômage explosait de façon inédite depuis les Trente Glorieuses. Je pense que l'ambition de la politique culturelle avec Jack Lang permettait de procurer, en plus d'un facteur de lien social, de la joie. Dans la période difficile qui est la nôtre, il serait peut-être nécessaire d'insérer un projet significatif, visible aux yeux de tous, au lieu de laisser supposer que tout se résoudra mécaniquement une fois la crise passée.

Rémi CHAPDELAINE, 10 octobre 2014 à 21h53

Pour un monde numérique socialiste, humaniste et respectueux. (consulter le PDF pour la version complète) Contexte : L'explosion de la culture numérique depuis une vingtaine d'années n'a échappé à personne. Cette révolution est comparable, en échelle, à celle qu'a été l'invention de l'imprimerie, qui aurait pu rester confidentiel pour préserver des « lobbies » et écarter la majorité du peuple du « pouvoir » du savoir. Il faut prendre la mesure de cette révolution et mettre en place les orientations politiques qui permettront de faire bénéficier l'humanité de ce grand progrès. + Neutralité du Net : Internet, le réseau d'interconnexion, doit rester un moyen de communication et d'échange neutre, sans discrimination, quels que soient les contenus, les protocoles, les fournisseurs, et toute discrimination observée devra faire l'objet de sanctions exemplaires. + Respect de la vie privée : Le numérique facilite les échanges, mais aussi les collectes de données personnelles (souvent dissimulées derrière des CGU obscures ou des obligations de fournir ses données pour accéder à un service) pouvant aboutir à un fichage illicite, des utilisations frauduleuses ou criminelles, ce contre quoi il convient de lutter plus efficacement quelle qu'en soit l'origine (y compris les états). La liberté des uns s'arrête lorsqu'elle entame celle des autres (terrorisme, pédophilie, calomnie, …) mais les investigations, sur ces cas numériques comme sur les autres cas, doivent être encadrés par la justice. +Diffusion du savoir et droit d'auteur : Sans l'imprimerie, les bibliothèques et la diffusion des savoirs que cela a entraîné, l'humanité serait bien loin du niveau de connaissance actuel. Il s'agit de faire en sorte qu'internet participe à la communication des connaissances et de la culture sans subir de freins injustifiés (sociétés, lobbies, …). Il convient d'étendre le droit à la copie privée à ce nouveau média en s'inspirant des initiatives de partage (creative commons, GPL, …). +Licence globale : Le grand écart actuel entre les faits et la loi des lobbies, qui rend illégal le moindre partage et permettrait de condamner les 3/4 des français, doit être résolu car il ne peut que contribuer à accentuer la sensation d'absence de justice. La licence globale qui permettrait une large diffusion tout en respectant la rémunération des auteurs est une bonne solution, le modèle est déjà utilisé par la SACEM depuis de nombreuses années, il convient de l'améliorer et de l'étendre. +Droit d'accès : L'accès à internet doit devenir un service protégé, comme l'eau, l'énergie, et les sanctions doivent être proportionnées et validées préalablement par la justice.

brigitte Fournet, 10 octobre 2014 à 21h27

Le progrès doit être au cœur de la social démocratie.

Marie-Noëlle VIDAL, 10 octobre 2014 à 20h40

Définition du progrès : Mouvement en avant / Développement – accroissement – amélioration L'idée du progrès est bien une notion de mouvement continu et croissant, pour tendre vers toujours plus (sens qualitatif et non quantitatif) et surtout un développement croissant, tendre vers l'amélioration. > Il s'agit d'accentuer le plus possible la recherche, l'innovation et le développement afin que la France redevienne une puissance avant-gardiste (se dit des gens qui sont en avance sur les idées de leur temps). Ne pas tenter de concevoir la France de demain mais inventer la France d'après-demain. Définition de l'émancipation : S'émanciper, action de se libérer, de s'affranchir, de se délivrer, d'accéder à l'indépendance. S'affranchir, oui, mais pas des règles du vivre-ensemble en société. Ce qui me gène, dans les discours ambiants, c'est le sentiment que l'individu est entravé par la société et qu'il ne retrouvera sa liberté (quelle définition, quel sens et quel périmètre ?) qu'une fois affranchie des règles sociétales et des barrières de l'Etat et des institutions en tout genre. Or, « Ma liberté s’arrête où commence celle des autres. » est la définition proposée en 1789 dans le cadre de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen. L'émancipation doit provenir d'autres choses qu'un rapport de force avec son voisin. > Il s'agit de permettre à tout un chacun d'évoluer tout au long de son existence, de se réaliser pleinement sans devoir avoir à subir des discriminations liées à son sexe, son origine, sa religion, etc … Néanmoins, cette optique ne convient pas à une progression purement matérialiste et financière. Il ne s'agit pas d'avoir une Rolex pour ses 50 ans. Sans tomber dans le mysticisme, le socialisme se doit de prôner autre chose que le sacro-saint argent. Il n' s'agit pas non plus de mettre en avant des valeurs religieuses. Bien que fondée sur des valeurs judéo-chrétiennes, nous devons réaffirmer la société française comme étant laïque. Le socialisme c'est dire que l'humain prime sur tout le reste, ceux sont des valeurs humanistes et pour les normaliser, ceux sont des valeurs républicaines. Le progrès ne doit pas systématiquement rechercher le profit. Dans un monde fini (à moins d'arriver à coloniser d'autres planètes !), la croissance ne peut pas être croissante et éternelle. Autant se concentrer d'ores et déjà sur autre chose que cette croissance économique.

PS Section Pont du Casse, 10 octobre 2014 à 19h08

Avant d’aller plus loin, précisons : La mondialisation désigne le processus d'intégration des marchés et de rapprochement des hommes par la libéralisation des échanges, le développement des moyens de transport de personnes et de marchandises, les retombées des technologies de l'information et de la communication à l'échelle planétaire1,, l'interdépendance croissante des économies (mondialisation économique) et l'intensification de la concurrence, l'expansion des échanges et des interactions humaines. Le mot socialisme a pour racine la promotion d’ une organisation sociale et économique tendant vers plus de justice afin d’ d'obtenir l'égalité sociale, ou une réduction des inégalités2. Son principe de base est l'aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices. Deux définitions, deux conceptions radicalement opposées de l’organisation de notre société. Depuis plusieurs décennies, la mondialisation fondée sur le principe du libre échange qui nécessite la déréglementation de l’organisation sociale jugée contraignante à ce libre échange livre une attaque sans précédent contre tout ce qui se dresse devant cet objectif. Ici, en Europe , mais aussi dans le monde. Le Parti Socialiste, son gouvernement actuel, font partie des obstacles à réduire, voire à éliminer car ils portent encore ces valeurs d’égalité, de justice qui, depuis plus de 100 ans tiennent front au libéralisme et aux puissances financières. Les différentes crises économiques, les mutations de l’organisation sociale moins structurante qu’auparavant, le nivellement de l’information par la multiplicité des médias nécessitent que le socialisme, sous peine d’être submergé voire de disparaître, se repositionne clairement dans cette formidable bataille idéologique. C’est dans cette clarté qu’il pourra reconquérir de nouvelles forces dans la population. Ceci suppose : - Qu’il affirme avec force le rôle fondamental de la puissance publique (services publics, marchés publics, échanges internationaux, action publique partout où les notions de justice et d’égalité sont remises en cause, y compris dans le domaine de la finance ou du droit au travail). Affirmer ce rôle, c’est affirmer celui de l’Etat et en conséquence celui de la République, une République dont le socle idéologique doit rester la protection et la défense des classes populaires désarmées face à la mondialisation. -Qu’il œuvre avec détermination afin que cette puissance publique soit portée non seulement par des élus mais par des forces vives de la Nation chargées de promouvoir ou de veiller à ce que cette puissance publique ne soit pas entravée au nom de la mondialisation.

Les Egalitaires, 10 octobre 2014 à 18h47

Les valeurs du progressisme et du socialisme doivent donner une perspective et un horizon à l’exercice du pouvoir par la gauche. Cet horizon est d’abord celui de l’émancipation de tous les individus. Il s’agit de leur permettre de réaliser leur potentiel et leurs aspirations. Dans la famille progressiste, la pensée socialiste est celle qui a mis l’accent sur les conditions de possibilité sociales de ce projet : la réalisation ou non des aspirations individuelles dépend de l’ensemble de la société, des rapports de pouvoir et des inégalités qui la caractérisent. Il s’agit de lever les blocages qui les entravent. D’autre part, le socialisme se fonde sur la reconnaissance d’un fait essentiel de la société moderne : la division du travail. La production des richesses étant fondamentalement collective, chacun a droit à sa juste part et tous ont un droit égal à en recueillir les fruits afin de mener leur propre vie, les projets de chacun ayant une égale dignité. Or, l’économie de marché est le meilleur système permettant d’assurer cette production collective des richesses - complété par une intervention publique visant à en corriger les défaillances. L’action de la gauche doit viser à orienter cette économie de marché vers le bien-être de chacun. La gauche doit aussi promouvoir, sans complexes, une société du travail. Chacun doit contribuer au bien-être collectif, mais simultanément, il n’existe pas de réussite économique individuelle qui ne soit tributaire du travail des autres. La réalisation des aspirations de chacun est un atout pour l’ensemble de la société, car les inégalités entraînent un gaspillage de talents, donc un appauvrissement général. Maximiser la croissance et le plein emploi constitue la priorité des priorités, condition de tout le reste. La gauche doit ensuite s’assurer que soit récompensé le travail et non la rente, et assurer une juste distribution des revenus qui minimise les inégalités. La mobilité sociale et l’accès de chacun aux conditions de sa liberté (éducation, santé, sécurité, logement, sécurité des transitions professionnelles, etc.) doivent être assurés, en veillant à accompagner de manière la plus efficace possible les trajectoires individuelles. La production collective des richesses étant mondiale, la gauche doit articuler toutes ces dimensions au niveau international, en construisant les outils politiques supranationaux indispensables, supposant d’accepter les compromis nécessaires. A l’ère de la globalisation des chaines de valeur, l’engagement européen et l’internationalisme ne sont pas un appendice du socialisme, ils en sont le cœur. Toute stratégie unilatéraliste, isolationniste ou protectionniste en est l’antithèse.

Bully les Mines section socialiste, 10 octobre 2014 à 17h02

Émancipation et progrès Une société du vivre ensemble où chacun s’émancipe est, de part les différences qu’elle englobe, sujette à la relativité, chacun la voit différemment. Elle dépend de l’instruction et de l’éducation reçue à la maison, à l’école, dans la cité et depuis quelques temps, une nouvelle dimension est venue changer la donne, le multimédia internet en tête. Le citoyen, de ce fait, se trouve déboussolé. Il ne suffit plus d’avoir un logement et du travail pour s’émanciper et profiter du progrès, c’est nécessaire mais pas suffisant. Construire une culture commune et un socle commun de valeurs, à l’échelle nationale et même européenne, qui trace, pour chaque citoyen, les limites à respecter par chacun dans la sphère publique. L’éducation populaire, sous l’impulsion des parties progressistes, peut jouer ce rôle de rapprochement entre les différentes franges de la population. L’Etat, les collectivités locales et les associations ont un rôle crucial à jouer dans l’émergence de cette culture commune et ce socle de valeurs. De par leur position dans notre société et les moyens qui sont en leur possession ils sont capables de participer activement à l’émancipation de chacun pour le bien-être de tous.

section NICE 9 PS, 10 octobre 2014 à 17h01

Un projet visant à l'égalité des chances et à aider les populations qui en ont le plus besoin : c'est dans ce but qu'a été construit le collège international de Noisy-le-Grand dans la Seine-Saint-Denis afin de donner le plus de chances possibles à une population locale diverse par ses origines et par sa situation sociale souvent défavorisée. En effet, l'accession à ce collège est gratuite. Elle permet aussi l'ouverture vers le monde et les rapports des différentes cultures entre elles car sont proposées aux élèves les langues les plus parlées dans le monde actuel comme l'anglais, l’américain, l'arabe, le chinois, le portugais qui sont aussi parlées dans la population locale. Ce collège est ouvert également à des élèves venus de la France et des pays étrangers. L'objectif principal de cet établissement est de former des élèves bilingues capables d'exercer des professions dans le monde entier. Une pédagogie particulière doit permettre de favoriser le plurilinguisme et des facilités d'adaptation. Les critères de recrutement sur dossier doivent permettre non seulement de choisir les meilleurs éléments mais aussi de permettre à la population scolaire locale défavorisée de bénéficier d'un enseignement d’excellence. Les moyens mis en œuvre par l'Académie de Créteil et par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis ne doivent pas nous faire oublier l'urgence de moyens aussi exceptionnels pour tous les autres établissements en situation très difficile.

Alain AZAÏS, 10 octobre 2014 à 16h55

Actuellement tout va très vite dans l'information. Tous ces scandales d'argent à répétition ne sont guère glorieux Pour mettre un frein à tout cela du moment que nous n'auront jamais une représentation / un élu ,pourquoi ne pas obliger l'élu ( qui cumule 1,2,3,4) fonctions à ne prendre qu'une indemnité, celle de son choix.

Anonyme, 10 octobre 2014 à 14h52

Garder le cap de la Refondation de l'Ecole - Contribution de la Commission nationale Education Les rapports officiels et les travaux de recherche sont unanimes : notre système scolaire est injuste pour la moitié des élèves. En effet Il ne se contente plus de reproduire, mais il aggrave les déterminismes sociaux, économiques et culturels. Il suscite l'angoisse des parents, la souffrance des personnels et l'ennui des élèves. L'Ecole est pourtant l'un des piliers de la République. Espace d'apprentissage de la citoyenneté, de la laïcité, de la démocratie et du vivre-ensemble, l'école assure l’acquisition de connaissances et de compétences pour tous les enfants et les jeunes; elle apprend à penser par soi-même et à faire avec les autres. Ces missions, l'Ecole doit les assurer alors que l'accélération de la production des connaissances et l'essor des technologies bouleversent les modes habituels d'appropriation des savoirs et obligent à repenser le cadre de la formation initiale et continue des enseignants et des personnels éducatifs. Mais surtout l’Ecole n'a pas le choix, elle doit intégrer ces bouleversements pour préparer les générations actuelles et futures à prendre en charge les enjeux communs à l’humanité : enjeux sociaux, écologiques, économiques, démographiques, culturels, scientifiques, technologiques et éthiques. Or, il n’y a pas de réponses toutes faites à ces défis. Il faudra les construire avec une Ecole refondée qui prépare effectivement tous les jeunes å s'insérer dans la société et å exercer leur citoyenneté - quels que soient les territoires et l'origine sociale et culturelle des familles. A ceux qui réclament une pause, voire un renoncement, dans la Refondation de l'Ecole, nous disons bien au contraire qu'il faut la poursuivre en engageant notamment les chantiers de la refonte des programmes, du secondaire, de l'éducation prioritaire et de l'enseignement professionnel,... L'Ecole refondée est nécessaire pour continuer à faire vivre la promesse républicaine du droit à la réussite pour tous auprès de tous les jeunes et de leurs familles, pour fabriquer de la confiance et préparer l'avenir. Elle sera ainsi le ferment de l'humanisme renouvelé du 21e siècle.

Commission nationale éducation Contribution -, 10 octobre 2014 à 14h45

Garder le cap de la Refondation de l'Ecole Les rapports officiels et les travaux de recherche sont unanimes : notre système scolaire est injuste pour la moitié des élèves. En effet Il ne se contente plus de reproduire, mais il aggrave les déterminismes sociaux, économiques et culturels. Il suscite l'angoisse des parents, la souffrance des personnels et l'ennui des élèves. L'Ecole est pourtant l'un des piliers de la République. Espace d'apprentissage de la citoyenneté, de la laïcité, de la démocratie et du vivre-ensemble, l'école assure l’acquisition de connaissances et de compétences pour tous les enfants et les jeunes; elle apprend à penser par soi-même et à faire avec les autres. Ces missions, l'Ecole doit les assurer alors que l'accélération de la production des connaissances et l'essor des technologies bouleversent les modes habituels d'appropriation des savoirs et obligent à repenser le cadre de la formation initiale et continue des enseignants et des personnels éducatifs. Mais surtout l’Ecole n'a pas le choix, elle doit intégrer ces bouleversements pour préparer les générations actuelles et futures à prendre en charge les enjeux communs à l’humanité : enjeux sociaux, écologiques, économiques, démographiques, culturels, scientifiques, technologiques et éthiques. Or, il n’y a pas de réponses toutes faites à ces défis. Il faudra les construire avec une Ecole refondée qui prépare effectivement tous les jeunes å s'insérer dans la société et å exercer leur citoyenneté - quels que soient les territoires et l'origine sociale et culturelle des familles. A ceux qui réclament une pause, voire un renoncement, dans la Refondation de l'Ecole, nous disons bien au contraire qu'il faut la poursuivre en engageant notamment les chantiers de la refonte des programmes, du secondaire, de l'éducation prioritaire et de l'enseignement professionnel,... L'Ecole refondée est nécessaire pour continuer à faire vivre la promesse républicaine du droit à la réussite pour tous auprès de tous les jeunes et de leurs familles, pour fabriquer de la confiance et préparer l'avenir. Elle sera ainsi le ferment de l'humanisme renouvelé du 21e siècle.

Henri ROUILLEAULT, 10 octobre 2014 à 12h21

Nos valeurs Les Etats Généraux du PS sont l’occasion de nous retrouver sur les valeurs qui nous rassemblent. Dans le contexte économique et politique difficile que traverse notre pays, nous souhaitons que ces valeurs soient mises en oeuvre de façon plus lisible dans la politique gouvernementale et dans la vie interne de notre parti. La gauche, et en son sein le Parti Socialiste, sont héritiers d’une double tradition dont ils sont fiers : - celle de la Révolution Française : les droits de l’homme, les libertés individuelles et collectives, l’égalité des droits, la démocratie, le refus du totalitarisme et de toutes les discriminations, la République, la souveraineté du peuple, le suffrage universel, la séparation des pouvoirs, la laïcité, l’égalité des chances… - celle du mouvement ouvrier : le droit à un travail de qualité, à l’emploi, à la mobilité et la promotion sociale, au développement des compétences et des qualifications, à la représentation collective, la lutte contre les inégalités, la protection sociale, les services publics, qu’incarnent le ‘modèle social français’. Le Parti Socialiste, parti social-démocrate mais pas social-libéral, - agit au niveau national et dans les collectivités territoriales pour réformer la société dans le sens de la cohésion et de la justice sociale, d’une société inclusive, porteuse d’espoir pour les jeunes, d’égalité entre les hommes et les femmes, et respectueuse des anciens. Force de progrès, il refuse une ‘société de marché’ livrant l’individu à la concurrence, favorise l’émancipation des individus par la promotion de droits collectifs que chacun puisse exercer librement. - défend un socialisme de production et de redistribution, promeut une économie de marché qui soit régulée par l’Etat, encourage l’initiative des entrepreneurs, l’expression des salariés et la négociation avec leurs représentants, la responsabilité sociale et sociétale des entreprises. Sans entreprises, il n’y a pas d’innovation et de croissance et d’emploi ; sans dialogue social, pas de qualité du travail, d’emploi et de progression du pouvoir d’achat. Le Parti Socialiste est patriote et internationaliste, attaché à la paix, à la création et au respect du droit international, à la coopération économique, au juste échange entre les nations, à la solidarité envers les pays les plus pauvres. Le Parti Socialiste est social-écologiste, attaché au bien-être des générations futures, au développement durable, à la préservation de la planète et à la croissance verte.

Jerome /JB section Lannemezan/St Laurent, 10 octobre 2014 à 11h31

document joint

bertrand de laporte, 10 octobre 2014 à 11h09

La république comme tout autre mode d'organisation de la société crée des droits mais aussi des devoirs ;C'est valable pour tous les individus mais aussi pour l'Etat . Si on estime que les chômeurs et chômeuses se doivent de chercher un empoi, il est du devoir de l'Etat de faire en sorte qu'il en existe en assez grand nombre pour que la majeure partie puisse répondre a cette éxigence. Sinon ce n'est que démagogie . Aujourd'hui, faire de l'obligation de recherche d'un emploi son cheval de bataille quasi exclusif sans répondre a la question du nombre d'empois disponibles est non seulement une abhération , mais un énorme mensonge

Section de Hambourg, Allemagne (FFE), 10 octobre 2014 à 10h55

Reprendre confiance -- Nos sociétés vivent une crise de confiance. Une confiance qu’il s’agit de remettre au cœur de notre vie et de notre action politique si nous voulons être fidèles à notre ambition progressiste. Une confiance nécessaire pour mettre en œuvre notre idéal de justice sociale et faire face au défi environnemental, aujourd’hui comme demain. Confiance en nous, confiance en l’autre comme dans nos engagements collectifs. Confiance dans les institutions politiques, dans la jeunesse, dans la construction d’une société juste et solidaire, dans la possibilité de rendre nos modes de vie et de développement économique plus durables. Simplement en la France, l’Europe, l’avenir. Sa désertion du théâtre politique a nourri ce contre quoi, nous, socialistes et sociaux-démocrates nous engageons. Défiance envers la représentation démocratique, chômage des jeunes, repli identitaire, discriminations, reproduction des inégalités, peur de entrepreneuriat, multiplication des conflits, renforcement des conservatismes. Elle nous conduit vers une société, où parfois le découragement laisse la place au je-m’en-foutisme, à l’impatience, puis de renoncements en incivilités à la violence. Restaurer et maintenir la confiance implique d’accorder de l’importance à l’éthique, au respect mutuel et aux valeurs que nous défendons telles la laïcité, l’école républicaine, la démocratie ou pour lesquelles nous combattons telles l’égalité des chances. Dans un contexte difficile, rétablir la confiance et créer les conditions d’un optimisme partagé c’est encourager la création d’entreprises, améliorer le dialogue social, rendre nos institutions plus représentatives, valoriser le potentiel de la jeunesse, favoriser la création de réseaux de solidarité, rendre possible la parité et inciter les initiatives citoyennes. Aussi, mettons à profit l’énergie qu’elle seule pourra garantir pour initier des dynamiques positives. Car sans confiance il ne peut exister de progrès. Contribution adoptée à l’unanimité des présents Section PS, Hambourg

Par la section de Valence Jean Yves Dupriez, 10 octobre 2014 à 10h43

Dans un contexte national difficile, la commission jeune de la section de Valence a trouvé pertinent de réfléchir sur la question : Qu’est que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? Être socialiste c’est : - Préférer l’intérêt général à l’individualisme - Préférer le progrès au conservatisme - Préférer l’humanisme au capitalisme Etre socialiste, c’est défendre la démocratie qui libère et permet au peuple de décider librement de son destin commun, qui garantit l’égalité entre les citoyens dans les choix politiques. C’est croire en la capacité de l’homme, à s’organiser collectivement, pour améliorer la société, pour privilégier l’intérêt général aux intérêts particuliers. C’est avoir pour obsession l’émancipation de chaque être humain, par l’école et par le travail. C’est lutter contre toute forme de discrimination. C’est combattre les inégalités par la redistribution des richesses et la qualité des services publics. C’est lutter contre l’asservissement de l’homme par l’homme, donc contre le capitalisme. C’est s’inscrire dans la construction d’une force politique capable de réguler le marché économique, de contrôler les puissances de l’argent tout en réduisant leur impact sur notre environnement. C’est considérer les autres Etats comme des partenaires. C’est concevoir l’étranger comme un allié et pas comme un adversaire. C’est enfin combattre toute forme de communautarisme et de fascisme. Dès lors, le socialisme moderne, doit persévérer dans la mise en place d’un système scolaire entièrement gratuit et au plus proche du rythme naturel de l’enfant. La génération à venir, sera ainsi en capacité de s’emparer des enjeux qui seront les siens. Il doit protéger nos industries, pour préserver nos emplois et le savoir français, de la concurrence déloyale des pays qui ne s’imposent pas les mêmes normes sociales et environnementales. Il doit prendre place dans l’économie mondiale du 21eme siècle au sein d’une Europe, politique et protectrice. Enfin, être socialiste c’est se considérer comme un citoyen solidaire du monde, en déterminant une stratégie d’aide au développement au bénéfice des états les plus fragiles.

Pierre Thomé, 10 octobre 2014 à 10h27

Soyons empirique et regardons de près l'effervescence dans la société civile provoquée par de multiples pratiques petites ou grandes dans tous les domaines d'activité et qui démontrent avec force que des stratégies alternatives, y compris financières, sont possibles ; ces pratiques font descendre l'utopie sur terre, et transforment ainsi le "non lieu" (sens étymologique de l'utopie) en un lieu bien réel où se construit peut-être une nouvelle pensée politique. Beaucoup, vraiment beaucoup de gens s'y attèlent et redonnent du sens à ces valeurs de "Liberté, égalité, fraternité". Ils ont bien souvent l'audace de s'aventurer dans des chemins peu balisés et sans grand soucis de la norme, y compris politique... C'est de cela dont il devrait d'abord être question si l'on veut vraiment trouver d'autres chemins. Soyons empiriques, l'audace à gauche est sans doute plus là que dans les questions liées à l'élargissement du Front de gauche, ou dans "L'appel à une République nouvelle" (lancé par J-P Mignard, B. Stora... dans Médiapart) et qui relèvent surtout d'une rhétorique déjà bien connue... Et il vaudrait mieux prendre le temps d'examiner attentivement si "Un million de révolutions tranquilles" [Bénédicte Manier, 2012, éd. Les Liens qui libèrent] pourraient changer le cours de l'Histoire. Voir aussi en document joint : "Biens communs et économie sociale. L'exploration des possibles"

Michel Boué Section PS SOUMOULOU PONTACQ, 10 octobre 2014 à 10h19

Que doit être une société du «bien vivre » ? Il faut avant tout répondre à cette question donc lister les éléments nécessaires au « bien être » normal de chacun. Pouvoir se nourrir, se vêtir, se loger, s’éduquer, avoir accès à la culture, avoir accès aux outils modernes qui facilitent la vie quotidienne, pouvoir travailler, avoir la certitude de pouvoir fonder une famille. Cet exemple de liste de besoins doit permettre d’évaluer un coût du « bien vivre ». Etre socialiste c’est être de gauche donc avoir impérativement pour objectif de mener les actions politiques qui donneront à toutes et tous ce qui est nécessaire au « bien vivre ». Donc donner à tous les moyens de son émancipation et la possibilité de profiter normalement de tous les progrès que l’activité humaine a su réaliser. Remplacer le SMIC qui ne garantit plus rien du tout par le « RMBV », Revenu Minimum du Bien Vivre ». Décréter par la loi que ce revenu s’impose à tous les citoyens, qu’ils travaillent ou pas, à temps partiel ou à temps complet. «De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins » vieil adage qui ne devrait rien n’avoir perdu de sa pertinence quand des millions de citoyens survivent avec un revenu inférieur ou égal ou légèrement supérieur au « seuil de pauvreté ». Dans le même temps, certains augmentent leur fortune de pourcentages à deux chiffres La condition pour réussir cet objectif : avoir la conviction que c’est le progrès social qui doit être le moteur de tous les autres progrès, économiques, scientifiques, technologiques, etc... Voila le postulat qui doit être la caractéristique de l’identité de notre Parti. LA SECTION PS SOUMOULOU PONTACQ Michel BOUÉ

Sylvie Poupard-Gardé, 10 octobre 2014 à 8h55

Contribution aux états généraux 2014, secrétaire fédérale au secteur associatif, pôle questions de société : Les associations en France par leurs qualités, leurs implications et leu nombre constituent un maillage important de notre société. Qu’elles soient sportives, culturelles, sociales, solidaires ou citoyennes, elles permettent de créer des liens indispensables et réconfortants entre les concitoyens-nes. Elles contribuent à la vie sociale et au bien-être sociétal des français et de tous ceux qui demeurent ou passent sur notre territoire. Elles sont le terreau de notre démocratie en portant et partageant leurs projets avec conviction et enthousiasme. Sans conteste, la richesse et l’organisation de nos associations nous sont souvent enviées. Basées sur une large participation de bénévoles, les associations contribuent aussi à la vie économique des territoires générant des emplois rémunérés. Mais les associations sont confrontées à une complexité administrative qui nécessite de plus en plus de compétences qui bien souvent leur font défaut ; les responsables bénévoles sont démunis devant le travail qu’exigent l’empilage administratif et les risques encourus pour leurs membres. Nous proposons d’aider les associations en créant des pôles de spécialistes mutualisés : - pour simplifier leurs démarches - pour les aider et les former à la gestion (en sollicitant les centres socio culturel, les associations compétentes…) - les faire mieux reconnaître comme partenaires à part entière par les administrations Enfin, les bénévoles et les responsables d'associations développent au cours de leurs engagements, des compétences qu'ils mettent au service des plus novices et qui doivent être reconnues et valorisées. Ainsi, être Socialiste aujourd'hui, c'est : - aller à la rencontre des associations pour connaitre leurs attentes - faire connaitre les actions du Parti Socialiste envers les associations - favoriser la mise en place d'un réel statut du bénévole, tenant compte des responsabilités et des compétences acquises tout au long de son engagement - apporter les réponses et expliciter les projets mis en place par les différentes instances sur le territoire (Etat, Région, Département, Communautés de Communes, Communes) Bref, être SOCIALISTE, c’est être à l’écoute et actif pour valoriser le bénévolat.

Loisy JF Section Deauville Trouville, 10 octobre 2014 à 8h47

Qu’est ce que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? A cette question, certains camarades restent sans réponse : l’un dit à quoi bon aménager le capitalisme ! Une autre souhaite notre retour dans l’opposition ! Des réponses ont déjà été données quand en 1984 François Mitterrand annonçait que nous étions entrés dans une société d’économie mixte c'est-à-dire une économie de marché corrigée par l’intervention de l’Etat et les contre pouvoirs des salariés et des citoyens. C’est ensuite Lionel Jospin qui a eu cette phrase éclairante « l’économie de marché n’entraînait pas celle de la société de marché » Ce qui veut dire que tous les biens et services ne peuvent pas être soumis à la concurrence libre et non faussée (ex Eau, la culture) Le même Jospin affirmait que l’économie et le social devaient marcher de pair Ces premières réponses sont-elles pour autant suffisantes face à la mondialisation féroce que nous connaissons actuellement avec son lot de délocalisations et de dumping social Face à la mondialisation nous devons être capables d’anticiper, de nous prémunir des effets néfastes de celle-ci pour cela il nous faut élaborer des instruments de régulation à l’échelle mondiale. Quels ont-ils ? La monnaie : il faut utiliser l’Union européenne comme pole de stabilisation du système monétaire international Une organisation du commerce international (OMC) avec un Conseil exécutif plus léger La promotion d’un droit social international en lien avec l’OIT La mise en place d’un droit de l’environnement avec l’application très forte du principe pollueur-payeur. Le contrôle des métiers financiers et la lutte contre les capitaux spéculatifs Enfin la création auprès du Conseil de sécurité de l’ONU d’un conseil de sécurité économique dont l’objectif serait de réunir deux fois par an les ministres de l’Economie des grandes nations et des pays émergents afin de dresser un tableau de l’état du monde de l’économie et de vérifier les interdépendances économiques existantes entre les divers continents Bien entendu ces suggestions se heurteront à l’opposition des grandes nations industrielles mais face aux problèmes mondiaux quelles seraient les autres réponses ? Un pays, fut-il important, ne peut influencer seul le cours mondial. Une coopération internationale et l’union des gouvernements à direction socialiste ou social-démocrate sont donc indispensables.

Rémi Carton, 10 octobre 2014 à 3h54

Le progrès est la composante centrale de l’identité politique et culturelle de la Gauche. Cependant, l’accélération exponentielle des grandes découvertes et des avancées technologiques interroge l’humanité toute entière : le progrès a-t-il une fin ? Autrefois valeur positive, il renvoie désormais à l’idée d’une fuite éperdue en avant et apparait comme la cause d’une perte de repères. Loin d’être un mal, c’est une chance qui se présente à nous : celle de réinventer la relation de la gauche au progrès. Cette idée vieille comme Jaurès que le progrès est intrinsèquement lié aux avancées technologiques et économiques peut être remise en cause à l’époque de la mondialisation. Parce que le monde ne se résume plus à la lutte des classes pour le contrôle du capital, osons porter une vision du progrès qui prenne en compte les impératifs écologiques, la qualité de vie, la liberté d’information, la sécurité, toutes ces questions aujourd’hui au cœur des interrogations de nos concitoyens. Nous ne pouvons considérer qu’un pays où l’augmentation de la richesse nationale ne profite qu’aux 5% les plus riches est sur la voie du progrès. Nous ne pouvons considérer qu’un pays où l’Etat social régresse est sur la voie du progrès. Nous ne pouvons considérer qu’un pays qui pollue plus pour produire plus est sur la voie du progrès. Nous ne pouvons considérer qu’un pays qui laisse se développer des zones de déscolarisation et renonce à éduquer tous ses citoyens est sur la voie du progrès. Ce sont ces convictions qui, aujourd’hui, au cœur de la mondialisation, doivent guider notre action. Etre socialiste, c’est faire de nouveau du progrès une idée positive. Etre socialiste c’est considérer que le progrès n’a pas de limite, parce qu’il ne se mesure pas que par les avancées de la richesse nationale ou individuelle, mais aussi par les progrès de la qualité de vie, de la qualité de l’air, de l’éducation, de la santé... Etre socialiste, c’est agir en responsabilité pour permettre l’émancipation de chacun par l’école, la justice sociale, la culture, la sécurité, la démocratie, le respect de tous, le vivre-ensemble. Etre socialiste, c’est veiller à ce que les progrès passés, présents et à venir soient mis au service d’un projet politique émancipateur. La cause de notre engagement politique, c’est le rejet des injustices. L’objectif de notre engagement politique, c’est de préparer les conditions d’une vie meilleure pour tous. C’est cela le repère que nous proposons à la société, à ceux qui s’interrogent sur leurs origines, sur leur quotidien ou sur leur avenir particulier ou collectif : ne nous fixons pas d’autres frontières que l’esprit humain et la recherche du bonheur.

JEAN LUC MALBRANC, 10 octobre 2014 à 0h49

La France des Quartiers Populaires Une citation de Léon BLUM qui correspond si bien à notre idéal socialiste vis-à-vis de tous “On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire “bah, c’est l’ordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous n’y changerons rien”, à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité et de solidarité qui vit en nous”. Cette citation m'a dicté cette contribution personnelle au débat. Vous la trouverez en pièce-jointe

section NICE 9 PS, 09 octobre 2014 à 21h16

Nous vivons une époque de bouleversements majeurs qui, face à la perte des repères, se réfugie dans la surconsommation et l’hédonisme individualiste. Comment la solidarité socialiste peut-elle apporter une réponse ? Nous ne devons pas nous focaliser uniquement sur un débat économique où les problèmes deviennent de plus en plus complexes avec des effets systémiques difficiles à appréhender. Les solutions ne peuvent plus venir seulement du pouvoir politique des nations et il semble tout aussi important de se poser la question des valeurs de fraternité et de solidarité. Arrêtons de glorifier l'individu, la recherche du plaisir, du bien être, de bonheur à tout prix. Ces injonctions de réussite personnelle sont extrêmement anxiogènes, dans notre avenir économique incertain elle laisse sur le côté de la route une proportion de plus en plus grande de la société qui est exclue d'un fonctionnement satisfaisant du fait de l'augmentation régulière du chômage source d'aggravation de la pauvreté. Avant de travailler plus pour gagner plus, il convient tout simplement de travailler et de gagner de quoi vivre. Or en parallèle, les médias et les publicités nous poussent toujours vers une surconsommation où il ne s'agit plus d'être mais d'avoir toujours plus et sans fin. Régulièrement certains politiques tombent dans ce piège et ne travaillent plus pour la res publica mais uniquement pour leur propre réussite sociale. En occident nous avons vécu l'effondrement des grandes idéologies et la mise à mal des institutions qui structuraient le corps social : syndicats, écoles, service militaire.....Ainsi notre civilisation se présente comme "no future", en déclin. La jeunesse a toujours besoin d’espérance, d’idéal et d'engagement. Il nous faut poursuivre la refondation de l'école. Apprentissage du vivre ensemble, "ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui". Travailler le sens de l'initiative, des responsabilités, la capacité de répondre de ses actes, du dépassement de soi, de l'effort, de la satisfaction du devoir accompli, de l'entraide, du partage et de la coopération au lieu d'une compétition à tout prix où la fin justifie les moyens...

Bénédicte Perrin, 09 octobre 2014 à 18h19

Emancipation et Progrès. LIBERTE, oui. ET toutes les actions possibles pour mettre fin au "bal des égoïsmes", pour développer responsabilité et engagement. EGALITE pour tous les âges, toutes les origines géographiques et géopolitiques, tous les choix philosophiques et religieux respectueux de l'Etat et des personnes ; accès égalitaire à la santé, au sport, à la culture, aux responsabilités politiques (FIN DES CUMULS DE MANDATS, en nombre simultané et en durée d'exercice) pour les femmes et les hommes. EGALITE ENTRAINE MIXITE dans l'école, l'habitat surtout (jeunes et vieux, bien portant et malades, différents niveaux de ressources financières et culturelles, ...).FRATERNITE : ouverture aux réfugiés politiques, écologiques ; structures de partages systématiques des compétences entre retraités et jeunes arrivant dans la vie professionnelle (une sorte de service civique de tout retraité) ; partages des voitures, outils, ressources : trouver une frugalité qui couvre les besoins de base, développer les recyclages, les activités de réparation ; partager notre "usage" de la planète avec les générations suivantes : qu'elles puissent jouir d'une planète propre qui ait encore quelques ressources ; faire confiance aux jeunes : créatifs, motivés, ils inventent leurs formes d'engagements : laissons leur plus de place et accompagnons-les (nos cumuls : NON) ; développons toutes les actions sportives, culturelles, sociales, ... qui peuvent générer plus de joie de vivre. Une remarque : envisager le progrès en nous libérant des contraintes financières. Une demande : que le parti édite une brochure qui liste toutes les réalisations déjà accomplies par ce gouvernement : urgent d'améliorer notre communication sur les progrès accomplis.

Karine GLOANEC MAURIN, 09 octobre 2014 à 17h25

Passons du discours des chiffres au discours du sens. La culture a été trop absente de nos débats ces dernières années. Notre parti s'est éloigné de ceux qui portent un regard militant d'artiste, de philosophe, de chercheur sur le monde. Aurait-on oublié la culture? Elle est pourtant au centre de nos valeurs et au coeur des problématiques essentielles : liberté/égalité, universalisme républicain/diversité, croissance-emploi/développement durable, démocratie/pouvoir, mondialisation/identité. En crise la société, la politique, l'économie ? partout le contenu et le sens font défaut. Osons, inventons : la crise est en réalité culturelle et la sortie de crise l'est aussi. Alors, soyons de nouveaux bâtisseurs. Il faut retrouver le lien entre culture et citoyenneté, imaginer une autre civilisation urbaine et rurale, élaborer un nouveau dessein collectif, réhabiliter l'utopie: le socialisme est culturel, ou il n'est pas. La culture n'est ni un thème, ni un secteur. Pas davantage un paragraphe obligé dans un texte d'orientation. La culture, non seulement est au centre de nos valeurs, mais encore elle est la dimension essentielle de « l'être humain doué de raison » comme de « l'être social qui grandit de sa relation aux autres» évoqué dans la déclaration de principes du Parti. Force est de constater que les Socialistes ont paru ces dernières années porter à cette question moins d'attention qu'ils n'avaient pu le faire dans le passé, et que «l'impératif culturel» a souvent fait davantage figure de référence convenue que de guide pour notre action et notre réflexion collectives. Le chômage, la précarité, la lutte contre l'exclusion comme le développement durable et la sauvegarde de la planète seraient les grands enjeux, au regard desquels d'autres seraient voués à demeurer secondaires. C'est ne pas comprendre que la culture n'est pas extérieure à ces grands enjeux, mais leur est au contraire intimement liée. Faut-il rappeler que des socialistes illustres ont su mettre la culture au centre des priorités et de l'action de la gauche au pouvoir ?Certes on ne peut pas omettre que les collectivités territoriales dirigées par des équipes de gauche ont conduit, et continuent de conduire, des politiques culturelles remarquables. Certes les professionnels culturels et les artistes mesurent encore aujourd'hui, après les défaites des dernières municipales, combien la droite et la gauche dans la culture, «ce n'est pas pareil». Mais ne nous leurrons pas : ils ressentent pour autant à notre égard de la perplexité, quelquefois de la défiance. Aussi les Etats généraux sont l’occasion de replacer la culture dans le socialisme progressiste et de retrouver leur confiance.

section de Mont saint aignan

Patrice RACAMIER, 09 octobre 2014 à 16h30

Pour une société de création et d’innovation I. Une démocratisation culturelle Une très large majorité de nos concitoyens n’est pas concernée par l’offre culturelle actuelle. Pourtant cette offre s’est, à la fois, développée sur l’ensemble du territoire, et diversifiée ; pour autant elle n’entraîne pas de démocratisation. Nous sommes restés dans une logique de massification : faire participer le plus grand nombre, mais sans faire partager les clefs d’accès. Or, cet enjeu de démocratisation est, pour nous, essentiel, tant la culture est un champ de reproduction social. Trois enjeux de la “ cité numérique “ : II. Donner à tous accès aux réseaux : développer des réseaux haut débit sur tout le territoire, à une égale qualité de puissance, de tarifs et de diversité de services ; poursuivre les programmes d’équipement des établissements scolaires - avec les environnements numériques de travail - et des familles, développer le réseau des espaces publics numériques. III. Une société qui encourage ceux qui cherchent, créent, innovent

Roland Garcia, 09 octobre 2014 à 13h36

Qui sont et que souhaitent les citoyens ? Pas le citoyen militant PS, ou celui qui assiste à nos réunions, ni celui investi dans des actions associatives ou syndicales. Celui de l’immense majorité que l’on ne voit jamais (sauf, peut-être, pendant les campagnes électorales) - Le nombre de personnes qui s’intéressent à la vie politique est très faible. Le nombre de votants, y compris aux municipales, confirme ce désintérêt. Si on les interroge sur le nom de leurs élus (Mairie, département, région, assemblées parlementaires) on est surpris par leur méconnaissance voire leur indifférence. Est-ce que les citoyens souhaitent participer, s’exprimer, s’approprier la chose publique ? Rien n’est moins sûr. Dans une démocratie représentative le peuple veut des représentants pour décider à leur place et non pour organiser des référendums mensuels. - Les médias ont retrouvé la liberté de parole et ils en profitent pour mordre la main libératrice Les plus écoutés dépendent de la publicité et de l’audimat, cela entraîne une perte d’objectivité des journalistes et nombre d’entre eux ont un complexe de supériorité, ils détiennent LA vérité. Ils n’informent pas, ils affirment. - Le numérique et les NTIC bouleversent nos sociétés, on réalise ce que l’on n’imaginait même pas dans les années 80. L’information est quasi immédiate et le stockage d’informations presqu’infini, on trouve de tout sur tout, le meilleur et le pire. Ils permettent d’accéder à des connaissances nouvelles mais le surfeur n’est pas préparé, n’a pas le sens critique nécessaire, laissant la place à tous les excès. GPS, TNT, jeux en ligne, domotique et beaucoup d’autres choses façonnent nos cerveaux et nos modes de vie. - Tous le monde dit qu’il y a trop de structures, complexes et coûteuses, le nombre d’élus trop important, mais toutes et tous s’accordent à dire qu’il faut le faire mais ailleurs que chez eux. La gestion des collectivités locales devient de plus en plus complexe et peu d’élus ont la conscience ou les connaissances minimales pour prendre des décisions avec un recul suffisant et une vision de l’avenir. - Que signifie diversité ? Le monolithisme représentatif est-il un modèle pour nos concitoyens ? La planète a changé, la société a changé, le citoyen a changé. Le Politique a-t-il évolué ? Rien n’est moins sûr. Pour retrouver un lien il faut redéfinir d’être de gauche montrer une autre image, non cumul des mandats et niveaux de décision, structures territoriales adaptées. Après guerre, le CNR a défini ce qui était du ressort de l’Etat et ce qui relevait du concurrentiel et de l’initiative privée, liant développement économie et progrès social, faisons un nouveau CNR à partir du monde actuel

En tant qu’organisation issue du monde ouvrier dont le but est l’émancipation totale des travailleurs, le Parti socialiste est attaché aux valeurs de solidarité et de démocratie incarnées par le monde syndical et mutualiste.

Pierre, PS Savoie, Section de Chambéry, 09 octobre 2014 à 11h26

Depuis la défaite de 2002, après chaque nouvelle défaite et dans l'illusion d'une victoire d'adhésion en 2012, les militants déplorent l'absence de projet collectif, de vision politique sur la société, de réformes majeures autres que sociétales. Les nationalistes et les conservateurs défendent des valeurs clairement identifiées, sécurité, individualisme et liberté, mais les valeurs du camp du progrès ne sont plus visibles. Issu du XIXe siècle, l'objectif d'améliorer les conditions de vie ouvrières a été globalement atteint. La fin des grandes structures collectives (partis, syndicats, églises, etc.) a conduit à la fragmentation des besoins politiques, individuels auxquels les gouvernements apportent des réponses catégorielles, sans vision collective. L'économie a pris le pas sur l'humain. Le PS apparaît aujourd'hui comme immobiliste, défenseur d'acquis sociaux, face à la dynamique libérale de la droite et à la révolution conservatrice de la vague national-populiste, et dépassé par la préemption du combat social par l'extrême-gauche. Pour survivre, comme parti et en tant qu'idée, les socialistes doivent proposer de nouveaux progrès collectifs, sans prétendre à une amélioration des intérêts individuels à court terme. Pour éviter de disparaître, le PS doit proposer un projet de société, de civilisation qui soit celui de l'action collective ; sociale, écologique et européen ; cessons de considérer que l'action politique doit satisfaire des besoins matériels pour répondre plutôt à des besoins collectifs immatériels. Les nouvelles valeurs du PS devraient être l'environnement, la dépendance, la formation, la santé, l'énergie, la justice fiscale, l'intégration européenne... Comme nous y incite la déclaration de principes (« Le Parti Socialiste est un parti réformiste (…). Il porte un projet de transformation sociale radicale ») cessons de concevoir notre action comme correctrice pour proposer une nouvelle société, valorisant le lien social, qui soit une alternative à l’individualisme et à la société du mépris. Proposons la société du bien-être (« care », ou réciprocité), où la recherche du bien-être collectif deviendrait la priorité plutôt que de satisfaire comme une fin en soi les revendications individuelles et les conditions de la croissance des entreprises. En développant un projet lié ni au PIB ni à la richesse individuelle, le PS d’une part produit un projet collectif rappelant que la Politique est la gestion collective de la société, et d’autre part parvient à réhumaniser la Politique et à la lier au Bonheur. C'est en retrouvant ce chemin vers un idéal politique que le PS cessera d'être un parti purement gestionnaire pour redevenir le parti du progrès.

Marie-Josée YAO, 09 octobre 2014 à 0h09

Vous trouverez en PJ la contribution de la section Lambé -Bellevue-Europe de BREST

philippe said, 08 octobre 2014 à 20h57

1. Emancipation et progrès : Devant les difficultés que chacun peut avoir à se loger : Cout élevé, éloignement de plus en plus important de son lieu de résidence par rapport à son travail .Il est indispensable de réagir et de permettre un chacun de disposer d’un toit correct pour dormir. Proposition 1 .de la section PS de Trélissac en Dordogne : Faciliter le déplacement d’entreprises privés ou publique dans des zones ou le logement peut être garantie ou accessible à un plus grand nombre Cette proposition permettrait d’aménager le territoire de manière différente tout en évitant les situations d’excès que nous pouvons vivre dans les grandes métropoles .Salariés qui dorment dans leur voiture, salarié qui habitent dans une tour à 1h 30 de leur lieu de travail ,saturation et pollution dans les entrées de ville , climat social tendu dû à une forte densité de population concentrée sur espace réduit etc… Proposition 2. de la section PS de Trélissac en Dordogne : Calculer le pourcentage de logements sociaux à l’échelle des intercommunalité tout en garantissant un minimum de 10 % aux communes. Cette proposition permettrait d’avoir une vision plus cohérente à l’échelle de l’intercommunalité ce qui permettrait d’éviter de se retrouver avec des logements vide dans certaines zones.

philippe said, 08 octobre 2014 à 20h42

ci joint contribution de la section de trelissac en Dordogne Philippe Said secrétaire de section

philippe said, 08 octobre 2014 à 20h42

ci joint contribution de la section de trelissac en Dordogne Philippe Said secrétaire de section

Gaëtan Gorce, 08 octobre 2014 à 18h15

Pour un socialisme moderne, écologiste et fraternel L'idée socialiste a un avenir ! A la condition de sortir de la confusion idéologique qu'entretiennent ceux qui en appellent à la social-démocratie au moment où celle-ci achève de disparaître, voire au social-libéralisme quand la crise financière vient apporter la démonstration de l'incapacité du marché à s’autoréguler comme à affronter le défi du changement climatique. La solution n'est pas pour autant à chercher dans le passé et la nostalgie que d'autres cultivent à l'envie. C'est un nouveau temps du socialisme qu'il nous faut inaugurer, tâche gigantesque qui nous invite à nous replacer dans le sens de notre propre histoire. Au capitalisme impitoyable de la révolution industrielle, le premier socialisme a d'abord opposé un projet révolutionnaire auquel a succédé à mesure que le progrès se diffusait dans la société une vision gradualiste et démocratique. A la rationalisation de l'économie dans un cadre national, a ensuite répondu, à travers la social-démocratie, l'idéal d'une économie dirigée vers la prospérité et le plein emploi. C'est l'explosion de ce modèle, par la mondialisation, qui nous appelle à un effort de réinvention d'autant plus urgent que la crise écologique, économique et morale dans laquelle nos pays sont plongés cherche toujours ses réponses. C'est donc à nous, socialistes, qu'il revient d'ouvrir une alternative en restant fidèles à nos principes mais en les ajustant aux enjeux de demain. Fidèles à l’expression de l’inépuisable revendication de justice et d’égalité qui traverse notre histoire, nous avons le devoir de toujours être au près des plus modestes, dans la bataille pour le pouvoir, la richesse et le savoir ! Notre action doit donc en finir avec une vision homogène d'une société travaillée en réalité par de profondes tensions liées à l'effritement des classes moyennes et le blocage de la mobilité sociale. Parce que le socialisme, c'est la recherche d'une forme d'organisation de la société qui garantisse à celle-ci sa cohésion et son avenir, nous devons assurer la prééminence de la délibération démocratique, chaque fois que le jeu du marché risque de contredire l'intérêt général. Nous devons donc assumer notre attachement à la puissance publique, mais à une puissance publique modernisée, renouvelée, transformée, démocratisée ... L'Etat a laissé vieillir ses méthodes de travail ou, quand il ne l'a pas fait, s'est rallié aux techniques de management et d'évaluation du privé, créant de nouvelles insatisfactions. Un socialisme moderne ne peut donc assumer sa mission que s'il promeut la réforme de l'Etat, renouvelle sa vision de la société, et intègre l'exigence écologique.

Henri WEBER, 08 octobre 2014 à 17h41

ÊTRE SOCIALISTE, AU SEUIL DU XXIe SIÈCLE, c’est d’abord poursuivre le long combat pour la consolidation, le développement, l’approfondissement de la démocratie par l’extension des droits et des libertés des individus, en tant que citoyens et en tant que travailleurs. Ce combat passe par le rétablissement des bases mêmes du bon fonctionnement démocratique : le retour au plein-emploi et à la sécurité sociale et publique. Il passe aussi par une réforme des institutions favorisant l’essor d’une citoyenneté active. Il passe enfin par le développement de contre-pouvoirs politiques, syndicaux, associatifs, capables d’équilibrer les nouveaux centres de pouvoir qui se sont constitués. Être socialiste, au seuil du XXIe siècle, c’est refuser de s’abandonner aux lois du marché : c’est promouvoir de nouvelles formes conscientes et volontaires de régulation. Nouvelles règles prudentielles et d’analyse des risques ; réformes des institutions financières internationales, édification d’un nouveau système monétaire ; construction de l’Union européenne et d’autres regroupements politiques transnationaux en Asie, en Afrique, en Amérique latine ; coopération entre ces grandes unions régionales pour une croissance forte, durable, respectueuse de la nature et attentive au développement des pays du Sud et de l’Est. Être socialiste, au seuil du XXIe siècle, c’est veiller à ce que les nouvelles révolutions technologiques et la mondialisation soient mises au service du progrès social, de la culture et de la démocratie. Ces technologies doivent favoriser l’essor d’une nouvelle civilisation, l’avènement d’une société où, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le temps libre, celui que l’on consacre aux activités de son choix, excéderait pour chacun le temps contraint, celui qu’on échange contre un salaire. Démocratie accomplie, économie maîtrisée, société du bien-vivre, tels sont les objectifs du socialisme démocratique, à l’aube du nouveau millénaire. Ils se situent dans la continuité du combat des 150 dernières années et constituent autant de points de clivage avec la droite conservatrice.

dario lutchmayah, 08 octobre 2014 à 15h53

Motion des Ultramarins en Métropole Section de Nice 5 Auteur : Dario Lutchmayah, secrétaire Fédéral à l’outre-mer, Membre du BF et CF Les populations d’outre-mer, y compris celles qui vivent en Métropole sont un soutien essentiel du Parti Socialiste. Sans elles, François Hollande n’aurait certainement pas été élu en 2012. Des propositions ont été élaborées par les Etats Généraux de l’outre-mer. A ce jour rien n’a été fait par la délégation à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, qui reste inerte et incompétente depuis l’arrivée de la nouvelle déléguée. Nous proposons : 1. L’instauration d’une heure par semaine d’enseignement des langues & cultures régionales au niveau de l’école primaire et du collège. 2. Le soutien à la production et la diffusion sur les chaines de France Télévision des œuvres d’artistes, de professionnels issus des Français d’outre-mer pour promouvoir l’histoire et la culture des ultramarins des trois océans. 3. Une mise en œuvre active de la loi Taubira sur tout le territoire pour que chaque ville commémore l’abolition de l’esclavage ainsi que la commémoration de l’engagement des ultra-marins morts pour la France au cours des deux dernières guerres mondiales. Instauration de sanctions pénales exemplaires pour les Maires qui insultent la France en refusant de célébrer ces deux journées en leurs mémoires. 4. La création dans chaque grande région de France d’une Maison des outre-mer pour promouvoir la France des 3 océans et aider l’ultra marin à retrouver dans un lieu dédié, les services de l’Etat et des collectivités (aide au logement, recherche de stage, formation professionnelle) surtout quand ils arrivent de leurs territoires. 5. Mettre à l’étude, l’intégration de la délégation à l’égalité des chances des français d’outre-mer qui dépend actuellement du Premier Ministre, au sein du Ministère de l’Outre-mer pour un suivi constant des chantiers en cours. Nommer un(e) délégué issu du Parti Socialiste pour promouvoir la politique du Gouvernement envers les ultras marins et remotiver nos compatriotes vers notre Parti. 6. Mettre en œuvre les tarifs préférentiels pour les billets d’avion vers les DOM, par exemple pour les deuils. Ils sont peu connus, peu lisibles et peu respectés. Les accords passés avec les compagnies sont à ce jour tous caducs. 7. Promouvoir la diversité des outre-mer au sein de l’exécutif de notre parti. Mettre la diversité en position éligible lors des élections. Reconnaissons qu’un effort à été fait au sein de l’équipe gouvernemental qui compte 4 personnes originaires des outre-mer.

Géraldine Martin, 08 octobre 2014 à 9h20

Dans la société du XIXème siècle la femme n'a qu'un rôle biologique, elle est inférieure, a une image négative, bien que la question de ses droits et devoirs ait été abordée dès la seconde moitié du siècle précédent. Après des luttes, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1945, l'égalité juridique avec leur époux en 1967. Actuellement il y a un recul dans les comportements, de plus en plus de femmes victimes de maltraitances, de harcèlement au travail, de femmes battues qui meurent sous les coups de leur compagnon. De plus en plus de mères célibataires et de familles monoparentales qui élèvent seules leurs enfants, avec des difficultés financières et des problèmes de garde. Une approche sociale personnalisée pour ces cas difficiles devrait prendre en compte les problèmes spécifiques aux femmes.

Dominique Boisdé, 07 octobre 2014 à 18h14

Sans doute naïvement comme beaucoup j’ai cru que la courbe du chômage allait s’inverser, et qu’ensuite avec un peu de croissance (1,5%) nous irions vers plus d’embellie ! La courbe ne s’est pas inversée, et nous nous enfonçons tous les jours un peu plus dans la précarité. Bénévole à la Croix-Rouge, je vois au quotidien la précarité monter avec peu de solution pérenne à la clef. Actuellement il est beaucoup trop question d’économie, de réformes, de dettes… mettant l’humain au second plan. Nous ne sommes un immense marché d’échanges, mais un immense village dans lequel la personne à sa place dans sa globalité. Sachons maintenir la Personne dans sa dignité ! Revenons à nos fondamentaux de partage et de solidarité. Réutilisons des « termes grossiers » comme « émancipation ». Revenons à l’humain, et mettons en valeur des axes permettant cette émancipation. Revenons à ce slogan de fin du 20ème siècle : un travail pour tous ! Partageons le travail, et faisons que le travail permette l’émancipation de l’Homme. Mais cela suppose que la Personne ne soit plus la variable d’ajustement du modèle économique, mais qu’elle ait en perspective un mieux-être ! De même développons l’idée qui a fait nos campagnes passées sur le Vivre ensemble ! Nous sommes de plus exaspérés par les incivilités quotidiennes. Prenons la problématique à la base, et développons le Service public de la petite enfance permettant la socialisation dès 2 ans. Le Vivre ensemble doit commencer très jeune ! Enfin, comme l’espace m’est compté, je conclurai en souhaitant mettre la culture au centre du progrès social. Nous constatons que la culture devient de plus uniforme, et tombe de plus en plus dans le monde marchand. La culture est pour l’Homme ce qui reste quand il a tout oublié ! Faisons que la culture soit également un vecteur essentiel à l’émancipation de l’Homme. Voilà quelques idées comme contribution au débat. Amitiés socialistes.

HES (Homosexualités et Socialisme), 07 octobre 2014 à 15h54

PMA, GPA, Parentalité : transmission, éthique et désir d’enfant (partie 2) --- Pour répondre aux défis du XXIe siècle, et non à ceux, peut-être plus confortables, du XIXe, nous croyons judicieux : - D’assumer dans nos esprits le « désir d’enfant » qui est une réalité depuis plusieurs décennies. Oui, avoir un enfant est un projet d’adulte, une responsabilité de vie prise en connaissance de cause et qui répond à un désir. Contester cela, c’est démissionner de cette responsabilité et s’en remettre à un fatalisme anachronique. - D’adapter notre droit familial à la réalité des familles d’aujourd’hui, non pour obliger des familles à se déstructurer, comme le prétendent les conservateurs, mais pour permettre à toutes les familles fondées sur un projet parental de se structurer autour de ce qui fait la famille aujourd’hui : la filiation et la transmission. - D’approfondir l’éthique de nos usages des découvertes scientifiques et médicales. ---> L’accès à la PMA est soumise à des conditions médicales dans la loi. Dans la pratique, ces conditions ne sont pas indépassables. Ce qui l’est, en revanche, c’est la fiction biologique puisque la PMA n’est ouverte qu’aux femmes hétérosexuelles. L’ouvrir concrètement dans les mêmes conditions à toutes les femmes permettrait de sortir sereinement de cette fiction et d’affirmer un principe d’égalité. ---> L’accès à la GPA est interdit en France depuis 20 ans. Au nom du refus de la marchandisation du corps des femmes sur notre territoire, dans un monde aujourd’hui accessible, on a laissé se développer la GPA commerciale dans un certain nombre de pays. En Europe, 8 pays ne l’interdisent pas et 3 l’organisent et l’encadrent, parmi les 28 états membres. Approfondir l’éthique, ce serait développer en France et proposer à l’Europe et au monde un modèle de GPA non commercial, éthique, valorisant le don et le projet parental. Poursuivre dans la voie de l’interdiction, c’est laisser la porte ouverte à des dérives et faire reposer notre avenir sur une chimère : la question n’est pas de savoir si la GPA est médicalement possible ou pas, elle l’est et le restera. Voilà 3 pistes pour embrasser enfin notre XXIe siècle, commencé depuis bientôt 15 ans !

HES (Homosexualités et Socialisme), 07 octobre 2014 à 15h49

PMA, GPA, Parentalité : transmission, éthique et désir d’enfant (partie 1) --- La société française a parlé de beaucoup de choses en préparant la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels. De ce qu’elle contenait, de ce qu’elle ne contenait pas, de la transformation des structures familiales, de l’évolution des modes de vie. L’ensemble a donné lieu à un étonnant débat, prenant parfois des allures de pugilat, où les clichés et les raccourcis ont eu « bonne presse ». On pourrait presque écrire qu’en 2012 et 2013, le XIXe siècle s’en est violemment pris au XXIe ! Car en un siècle, que de changements, changements scientifiques, anthropologiques, politiques, sociaux, que de progrès : - Avoir un enfant était hier un événement incontrôlable de la vie d’un couple. C’est devenu un acte volontaire, projet conscient, maîtrisé dans le temps, répondant la plupart du temps à un désir d’adulte. - Fonder une famille répondait hier à un modèle unique et indépassable : le couple hétérosexuel marié et fécond, charriant son lot de secrets et de souffrances. Ce modèle a été dépassé et est devenu pluriel, avec ou sans mariage, recomposé ou non, hétérosexuel ou homosexuel, avec une filiation biologique, une filiation adoptive ou une filiation reposant sur une assistance médicale. La récente décision de la Cour de cassation à propos des enfants nés d’une PMA réalisée à l’étranger le confirme. - Vivre son homosexualité était hier inconcevable, cette réalité se vivait cachée, parfois sous couvert d’un triste mariage, souvent dans le secret désapprobateur des familles. Aujourd’hui, on peut être lesbienne ou homosexuel sans honte, ni gloire, et plus sereinement. Les lois, la jurisprudence, les pratiques quotidiennes en France, et pour une large part au niveau européen, nous hissent à un niveau d’acceptation et de protection jamais atteints. - Regarder le monde supposait hier de le deviner à travers des reportages de la presse écrite ou à l’occasion de rares, longs et pécunieux voyages. Nous regardons le monde en direct sur internet et pouvons beaucoup plus simplement le parcourir à l’occasion de voyages organisés par les compagnies low cost. Voilà pourquoi nous devons répondre aux défis du XXIe siècle, et non à ceux, peut-être plus confortables, du XIXe.

Frédéric Héritier, 07 octobre 2014 à 15h13

En tant que chef d'entreprise, artiste et élu local, je constate dans ces trois domaines, économique, culturel et politique trois générateurs qui sont trois piliers sur lesquels le parti socialiste devrait se fonder pour se forger son identité et défendre nos valeurs socialiste. je vais faire court car il y a beaucoup à dire. 1 l'éducation. C'est la base, le bien commun, Nous devons être garant de l’accès aux mêmes chances de réussite pour tous car dans les enjeux de demain il faudrait combattre encore plus qu'à ce jour l'obscurantisme. 2 La recherche Défendre la recherche est une priorité et doit devenir un réel investissement pour permettre de répondre aux enjeux de demain. 3 La culture, mise trop souvent en retrait pourtant c'est l'élément central, la clef, ce qui nous fait vivre et ce qui restera. Ces trois domaines portent la croissance du Monde, ils sont contrôlés à 95 % par des sociétés privées. Le politique à une grande revanche à pendre pour peut être un jour pouvoir maîtriser notre avenir.

olivier Thomas, 07 octobre 2014 à 12h41

Ci jointe une contribution sur la Culture.

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 15h55

Une société du « bien-vivre » n’est certainement pas la même pour tout le monde. Les demandes, voire les exigences sont très variables suivant les individus. Pour beaucoup, c’est avoir un travail intéressant et valorisant, effectué dans des conditions non stressantes, laissant le sentiment que l’on apporte une part dans l’activité collective ; un travail rémunéré de façon suffisante pour connaître une vie de tous les jours confortable sans nécessairement aller au luxe mais permettant de profiter de loisirs reposants et culturels. La réussite d’une vie dépend de la réussite professionnelle ; celle-ci a besoin d’une préparation scolaire et étudiante de qualité, suivie d’une formation permanente efficace. Tout cela ne peut être organisé que par l’Etat avec la participation des entreprises quand cela est nécessaire. Chaque chef-lieu de canton doit avoir un lieu de diffusion de la culture ; ce peut être une maison de pays avec bibliothèque, médiathèque, salle d’expositions et de projection ; une école de musique, une maison des associations… Ceci suppose une gestion raisonnée du bâti.

Christiane L'HENAFF, 06 octobre 2014 à 15h33

Une société du « bien vivre » passe par le « bien mourir ». Souvenons-nous de l’engagement 21 du candidat Hollande : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Cet engagement enlisé dans la mise en place de missions et rapports successifs doit être finalisé sans délai. Sans ce progrès, pas de liberté, pas d’égalité et pas de fraternité car tout le monde n’a pas les moyens financiers et/ou physiques de se rendre en Suisse pour mourir dans la dignité.

J.Barby Secretaire de section Epernay, 06 octobre 2014 à 11h42

Quelle place pour la culture dans la société et l’existence ? En janvier 2014, une étude conjointe des ministères de l'économie et de la culture mettait en lumière le poids de l'industrie culturelle en France. En effet, l'activité économique de la culture a généré en 2011, 58 milliards d'euros de valeur ajoutée et représente presque autant que l'agriculture ou l'industrie alimentaire, soit 3,2 % du PIB. Au-delà de rapporter plus qu'elle ne coûte, la culture est un véritable bassin d'emploi qui représente 2,5 % de l'emploi total du pays soit 670 000 personnes environ. À ce titre, la corrélation positive entre la présence d'une implantation culturelle et le développement socio-économique d'un territoire est une évidence. La France a toujours été considérée comme un pays de grande tradition culturelle, et doit au cours des prochaines années participer activement au développement de l'accès du plus grand nombre aux œuvres et aux pratiques artistiques et culturelles, ainsi que la reconnaissance de la diversité des expressions artistiques portées par toutes les populations qui vivent sur notre territoire. La culture ne doit pas se réduire à sa dimension artistique mais englober tout ce qui permet aux hommes d'appréhender le monde et les rapports sociaux, de se construire et d'agir individuellement et collectivement. L'accès à l'art et à la culture doit être un droit fondamental qui tout en contribuant à la formation du citoyen, doit être un puissant levier de transformation sociale. Le développement, la valorisation et l'animation des réseaux culturels et artistiques sont déterminants pour développer des initiatives et pour impliquer la population dans des processus et des projets. La richesse et la densité des liens sociaux d'un territoire fertilisent son aptitude au changement. Le maillage des territoires, la mobilisation de la population et les dynamiques intergénérationnelles et interculturelles sont les principales forces de la politique culturelle que le parti socialiste devra mener.

Quelques conditions d’une culture source d’émancipation pour tous les individus et de progrès pour la société La culture n’est pas seulement une source d’épanouissement et de cohésion sociale Elle est certes cela : - d’épanouissement personnel parce que les pratiques culturelles tant activen que de spectateur suscitent des émotions, des rires, des larmes. Elle nous enseigne, que nous avons des choses à vivre en dehors de la réussite économique. - de cohésion car elle permet de partager ces émotions, créant des références communes tout en ouvrant à des univers divers donc de travailler à la tolérance. Elle est aussi un formidable vecteur d’émancipation personnelle et collective, donc de progrès : - D’émancipation personnelle car elle donne à chacun la possibilité d’exprimer son regard sur le monde, la place des Hommes et des Femmes dans le monde, leurs relations, soit d’accéder à ce regard que pose par l’Artiste. De l’émancipation personnelle aussi parce que les pratiques culturelles ouvrent les esprits, incitent à l’audace, et contribuent également -études à l’appui-, au développement cognitif. Aussi, la question de la culture chez les plus petits est centrale. L’ambition portée par les socialistes de doubler une meilleure répartition des heures d’enseignements des fondamentaux d’un accès offert à tous à la pratique artistique doit être affirmée avec force. Cet accès à tous est en effet un puissant vecteur d’émancipation personnelle et de correction sociale des inégalités. L’idée socialiste relevant à la fois d’une révolte contre les injustices et du combat pour une vie meilleure (art. 1 de la déclaration de principe), nous sommes là au cœur de notre idéal. - D’émancipation collective et de progrès car une société qui fait le pari de la création se donne les moyens d’être inventive, audacieuse, donc de tracer des pistes nouvelles pour relever les défis de demain (démographiques, climatiques, économiques..). Nous sommes là aussi au cœur de notre engagement puisque le progrès est une valeur fondamentale des socialistes (art. 2 de la déclaration de principes). Or une société qui crée ne soutient pas seulement la création des artistes déjà établis mais aussi les jeunes artistes, et plus largement l’émergence. Si la recherche de l’émancipation doit aussi passer par le refus d’un joug exercé par la finance sur les budgets publics du fait d’un endettement déraisonnable, elle ne peut se traduire par le renoncement à accueillir toute une génération dans sa force créatrice : les efforts budgétaires demandés ne peuvent se traduire par une concentration des soutiens publics vers les artistes déjà établis.

Jacques Aubert, 05 octobre 2014 à 18h14

Le problème n’est pas de redéfinir le Socialisme, les différentes déclarations de principes de 1905 à nos jours disent parfaitement le sens de notre action pour l’émancipation, le dépassement démocratique du capitalisme et la place des réformes dans ce processus, mais de savoir comment il nous est possible de tenir cet objectif dans le contexte nouveau de la mondialisation capitaliste. La réalité historique nous oblige à constater que ces dernières décennies le rapport de force s’est modifié au profit des tenants du libéralisme. La mondialisation est certes un progrès de l’humanité, mais elle se fait sous la seule impulsion du libéralisme. Notre action, comme nos objectifs doivent être repensé dans le cadre européen qui constitue aujourd’hui l’avenir de notre continent. C’est donc notre stratégie, les étapes nécessaires, notre pédagogie du changement qu’il faut revoir beaucoup plus que nos principes. La politique suivi par le gouvernement de Gauche et relayée par la direction du Parti donne l’impression que faute d’être en mesure d’atteindre nos objectifs nous ne trouverions rien de mieux que de prétendre que ces derniers n’auraient plus lieu d’être et qu’il deviendrait nécessaire de redéfinir un socialisme « moderne » qui ne serait en fait que le renoncement à notre identité pour adhérer a vieille idéologie sociale libérale d’accompagnent du capitalisme. La raison d’être du socialisme n’est pas de colmater sans fin les dégâts écologique et humain du capitalisme mais c’est d’œuvrer pour transformer cette société. S’il nous faut être » moderne », c’est dans notre capacité à donner un sens à l’action politique, en ne cachant pas les difficultés mais en étant capable de dire comment nous allons les surmonter. Etre « moderne » c’est placer la justice sociale et la démocratie au centre de notre action. C’est être en capacité de porter la parole des catégories populaires. C’est redonner la parole au peuple, fédérer les contre-pouvoirs associatifs, syndicaux, politiques, définir les modalités d’un développement respectueux de l’environnement, repenser notre action dans le cadre des institutions politiques mondiales et Européennes. Etre « moderne « enfin œuvrer pour une VIème République qui en finira avec des institutions dont on voit bien qu’elles sont dépassées. C’est sur ces bases qu’hier c’est fait l’unité des différents courants du socialisme. Il est à craindre que leur remise en cause ne sonne notre affaiblissement. Au moment où le capitalisme traverse une crise importante et montre ces limites, l’urgence c’est d’ouvrir une perspective pas de définir le socialisme à minima.

Quelle place pour la culture dans la société et l'existence? Politiques territoriales et culture Dans le cadre de la réforme territoriale, les citoyens souhaitent une clarification des compétences. Au bloc communal incomberait la charge de la dimension sociale et de proximité de la culture, les régions étant responsables de l’économie culturelle (structuration des filières, aide aux entreprises…). L’éducation culturelle et artistique resterait partagée, entre les communes et intercommunalité (écoles), et les régions (collèges et lycées). Emploi et culture Nos industries culturelles, qui constituent un secteur stratégique pour l’emploi et la croissance, doivent être encouragées en visant la qualité des contenus, en particulier pour la jeunesse, la créativité artistique et l’innovation technologique. La création indépendante, en particulier dans le spectacle vivant, doit être soutenue. Le régime de l’intermittence du spectacle devra être refondé pour répondre aux contraintes spécifiques des métiers des artistes et techniciens et de lutter contre la précarité. Les plasticiens devront bénéficier de modes de rémunération reconnaissant mieux leur travail (droit de représentation). Les offres culturelles participatives et citoyennes, où chacun- e construit librement sa culture de manière individuelle et collective doivent être reconnues (paniers culture, communauté numérique, comité d’usagers, association, économie solidaire, coopératives de création…). Entreprise et culture Des actions culturelles fortes dans le monde du travail (via les comités d’entreprise, les comités des œuvres sociales) seront relancées. Un mécénat éthique sera privilégié pour créer des liens entre le monde du travail et la culture. Il permettra le co- financement du fonctionnement des grandes institutions culturelles publiques parisiennes (qui absorbent 50 % du budget de fonctionnement du Ministère de la culture), le rééquilibrage des budgets en faveur de l’ensemble des régions. Europe et culture L’offre commerciale entraine un consumérisme culturel qui tend à uniformiser les expressions culturelles. La pluralité culturelle et l’interculturalité doivent être promues. La diversité linguistique participe de la diversité culturelle et légitime la ratification de la charte européenne des langues et cultures régionales. L’Europe doit défendre l’exception culturelle, en particulier dans les domaines du cinéma et de l’audiovisuel. Elle doit favoriser l’investissement des diffuseurs (télévisions, réseaux numériques) dans la création, indépendante et à petit budget. Elle doit porter des grands projets d’investissements (studios, musées multimédia…) de niveau international.

Quelle place pour la culture dans la société et l'existence? La priorité réaffirmée des services publics de la culture : l’égalité d’accès à la culture. L’accès à la culture, et donc le goût de la culture n’étant pas innés, chacun a le droit à une offre culturelle en dehors du champ familial ou de sa classe sociale d’origine, pour devenir un citoyen émancipé, acteur de sa culture. La réforme des rythmes scolaires constitue un vecteur culturel fondamental pour les jeunes. L’éducation populaire devrait rejoindre le Ministère de la Culture. L'éducation à l'image/multimédia sera généralisée favorisant le regard critique des jeunes. De nombreux citoyens privilégient la pratique en amateur. Il faut créer les liens avec l’offre professionnelle. Les passerelles entre les niveaux de pratique doivent être favorisées (lors de festivals..). La retraite doit être un temps de partage culturel entre seniors et autres générations (avec par exemple des ateliers intergénérationnels avec des personnes âgées et usagers de crèches/halte-garderie). Les services publics et le mouvement associatif, piliers de l’action culturelle sur les territoires. L’offre culturelle publique doit être plus présente là où les citoyens subissent l'exclusion culturelle (quartiers périphériques, zones rurales isolées). La culture doit être plus présente dans les lieux de sociabilité du quotidien et dans l’espace public. Une offre culturelle de qualité « hors les murs » s’inscrira davantage dans la vie quotidienne (marchés, fêtes des voisins, vide greniers…). Les lieux culturels doivent intégrer des activités sociales ouvertes au plus grand nombre : restaurant associatif de quartier, crèche, café-concert… La culture, au cœur du lien social. L’offre culturelle institutionnelle est perçue par certains comme élitiste. Il faut combattre les obstacles symboliques d’accès à la culture La culture doit combattre la relégation sociale et être présente aux côtés des citoyens les plus fragiles. Des programmes culturels nationaux doivent être renforcés dans les domaines de l’illettrisme, la lutte contre l'isolement, dans les établissements de santé, de retraite, du handicap, pénitentiaires,... Les actions de lutte contre les exclusions culturelles en partenariat avec les associations (Bibliothèques de rue…) pourraient être la priorité des DRAC. Le patrimoine culturel immatériel et les cultures populaires doivent être pleinement reconnus par les acteurs publics. La culture est un espace de débat démocratique, essentiel à la société. Il faut soutenir les temps d’échange et de partage (sociétés savantes, universités populaires, « cafés philo », forums locaux).

section du Montignacois et Montignac, 05 octobre 2014 à 18h04

SECTION DU MONTIGNACOIS et SECTION DE MONTIGNAC THEME CHOISI PAR LE GROUPE : EMANCIPATION ET PROGRES CONTRIBUTION L’émancipation est l’opposé de l’esclavage. L’homme émancipé doit être libre de penser, d’agir et de faire société. Pour y arriver il dispose de la culture, de la connaissance, de l’accès au savoir, de la justice, de la solidarité et du progrès social et technologique. Depuis plus d’un siècle on constate l’évolution des grands progrès techniques initialement conçues pour le « bien être » ou « le mieux vivre ». Cependant la dérive de la société de consommation et de divertissement participe d’une nouvelle forme d’asservissement orchestrée par la finance internationale. Pour que le progrès redevienne un réel outil d’émancipation il est impératif de replacer l’intérêt de l’Homme au centre de l’action de la politique de notre parti. Pour cela le champ politique doit se réapproprier l’outil de régulation par excellence que devrait être le système monétaire, au service de l’émancipation effective de l’être humain dans une société démocratique.

Pascal Boureau, 05 octobre 2014 à 17h05

Texte au format pdf ci-joint

Dominique BRISELET, 04 octobre 2014 à 18h47

Pour moi, le socialisme à l'époque de la mondialisation, c'est la répartition des valeurs, des moyens communs dans un esprit d'égalité. D'égalité car il faut mettre en place un système qui garantisse, des entreprises aux personnes qui n'ont rien, un régime de répartition égalitaire. Aider les entreprises qui créent, au départ, les conditions du développement. Aider les gens qui n'ont rien car le socialisme ne peut laisser sur le côté un seul habitant de la France. Mais il faut veiller à ce que l'aide de la nation respecte à tout moment l'équilibre global. Un individu qui travaille ne doit pas avoir l'impression que celui qui ne travaille pas est avantagé dans ses conditions de vie. Il faut trouver une clef de répartition afin de favoriser l'engagement dans le monde du travail. Il faut que l'aide se porte aussi d'abord vers les petites entreprises et non vers les grands groupes qui ne gèrent que des résultats. Tout cela ne doit jamais être gratuit. Il en découle des exigences et des devoirs. Des exigences car il faut remettre dans l’ordre les vrais valeurs de la solidarité. La solidarité vient quand le travail et les conditions de vie qui en découlent ne sont pas suffisantes pour satisfaire aux besoins de l'être humain. Tout faire pour que chacun ait un travail en soutenant les entreprises puis, ensuite, aider ceux qui n'ont pu trouver leur place. Des exigences car rien ne doit être gratuit. Il ne s'agit bien sûr pas de faire payer des impôts à ceux qui n'ont rien mais de trouver une solution pour valoriser ce qui est apporté afin de quitter cette image de l'assistanat, dévalorisant pour l'être humain. Celui qui travaille paye des impôts, des cotisations, et se sent noyé sous ces contributions. Avoir une vrai réflexion sur le réforme fiscale permettrait de changer cette impression. Celui qui ne travaille pas bénéficie d'un certain nombre d'aides, toutes justifiées, mais qui lui donne l'impression de ne pas participer à la vie citoyenne. Il faut valoriser son action possible dans notre société à travers des moyens de participation. D'une façon générale, il faut trouver une clef de répartition à chaque niveau de notre société avec, pour chacun, des droits et des devoirs. Aider les entreprises pour leur faciliter les choses et réduire leurs charges avec, comme contrepartie, la création d'emplois. Aider les plus démunis en leur garantissant les conditions de ressources permettant de couvrir les besoins vitaux (logements, nourriture, scolarité des enfants, etc...) mais avec des exigences qui permettent que cette situation ne soit que transitoire. Tout cela doit aussi préserver toute la classe moyenne qui ne doit pas se sentir lésée dans cette répartition.

section Montignacois, 04 octobre 2014 à 10h46

SECTION DU MONTIGNACOIS et SECTION DE MONTIGNAC THEME CHOISI PAR LE GROUPE : EMANCIPATION ET PROGRES CONTRIBUTION L’émancipation est l’opposé de l’esclavage. L’homme émancipé doit être libre de penser, d’agir et de faire société. Pour y arriver il dispose de la culture, de la connaissance, de l’accès au savoir, de la justice, de la solidarité et du progrès social et technologique. Depuis plus d’un siècle on constate l’évolution des grands progrès techniques initialement conçues pour le « bien être » ou « le mieux vivre ». Cependant la dérive de la société de consommation et de divertissement participe d’une nouvelle forme d’asservissement orchestrée par la finance internationale. Pour que le progrès redevienne un réel outil d’émancipation il est impératif de replacer l’intérêt de l’Homme au centre de l’action de la politique de notre parti. Pour cela le champ politique doit se réapproprier l’outil de régulation par excellence que devrait être le système monétaire, au service de l’émancipation effective de l’être humain dans une société démocratique.

Jean Lelievre, 03 octobre 2014 à 17h17

Les mots manquants… « Le Guide » des états généraux des socialistes propose deux pages des «Premiers questionnements soumis au débat ». Il s’agit de définir une doctrine et une pratique. Douze thèmes ont été imaginés pour organiser ce débat, depuis « Émancipation et progrès » jusqu’à « Europe et souveraineté ». Ceci, comme un fourgon de queue… Ces thèmes sont liés à l’actualité, aux difficultés économiques et sociales moulinées jusqu’à la nausée par les moyens d’information, thèmes auxquels on est sommé de réfléchir puisqu’ils sont ceux du moment. Deux concepts fondateurs de la République et du mouvement social auquel se rattache le socialisme n’apparaissent pas dans les propositions : fraternité et culture. Il y aurait bien d’autres mots et d’autres sujets oubliés, exemples décentralisation et fédéralisme, qui constituent des choix politiques majeurs sur lesquels des débats sanctionnés par un vote seraient nécessaires pour assurer et refonder constamment la démocratie. Fraternité Engager une réflexion sur l’ensemble des questions culturelles, éducatives, fiscales, juridiques, politiques… avec comme principe actif non seulement Liberté et Egalité mais aussi Fraternité. Ce serait ouvrir des perspectives nouvelles concernant tout autant la petite enfance, les familles populaires et le vieillissement de la population, l’accueil des migrants ; (accorder le droit de vote aux émigrés installés depuis plus de cinq ans) et faire de la “solidarité” une partie de la fraternité. Culture Depuis plus de trois décénies les socialistes (au gouvernement et dans les collectivités locales) ont mis en œuvre et financé une politique de l’offre. Les « travailleurs de la culture » en ont été très partiellement satisfaits (crises à répétitions de l’intermittence des emplois artistiques). Dans le même temps, les publics, et en particulier le public populaire, ont disparu des préoccupations des élus et des agents de la culture. L’action culturelle telle qu’on l’avait définie dans les années soixante / soixante-dix a été relèguée comme ringarde ou pire « obsolète ». L’initiation au numérique ne peut pas remplacer une action culturelle, éducative, c'est-à-dire une formation des consciences et des jugements, déterminante pour une participation effective à la démocratie.

Camille Martin, 03 octobre 2014 à 16h25

Après de nombreux acquis sociaux au cours du XXème siècle, on assiste à leur remise en cause sous prétexte de compétitivité. Les progrès récents concernent l'assistance aux plus démunis. Par contre les gens modestes solvables voient leur niveau de vie régresser. Pour éviter une démobilisation des électeurs de gauche, et des tentations populistes, il faut penser à ces catégories sociales, comme avec la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu.

Anonyme, 03 octobre 2014 à 11h08

L’Etat social et les services publics sont des conditions indispensables à l’émancipation de l’individu et au progrès de la société. Il faut reconstruire la République en mettant l’homme au cœur des dispositifs à tous les âges de la vie. Dans les territoires, les collectivités locales doivent, au plus près des citoyens, jouer un rôle de médiation et accompagner la transformation sociale pour une société du mieux vivre. Les quelques exemples de la création d’un pôle social à Daoulas, d’un Projet éducatif intercommunal entre six communes, de la création de deux micro crèches intercommunales sur le pays de Daoulas, illustrent la volonté des élus de mutualiser les moyens, de mobiliser les énergies, les compétences, pour répondre aux besoins de leur population et ainsi renforcer l’attractivité de leur territoire. Par ailleurs, le débat actuel sur la réforme territoriale, doit prendre en compte, outre la nécessaire mutualisation des moyens, la nécessité du maintien d’une action sociale de proximité. Il s’agit dès lors de déterminer les fonctions de l’action sociale susceptibles d’être mutualisées, aux niveaux régional, départemental, intercommunal…, et celles qui doivent continuer d’être assurées au plus près des administrés. Le transfert de compétences dans le domaine de l’action sociale ne doit pas conduire à une désertification totale du territoire de proximité. Il faut rendre à l’Education populaire, complément essentiel de l’Education nationale, ses lettres de noblesse en lui donnant les moyens qui permettront à l’individu d’accéder à l’émancipation. (Rappelons, à ce sujet, le travail militant de Josette et Jean Cornec à Daoulas, fondateurs de la FCPE).. A travers l’éducation populaire, c’est la possibilité de l’accès à la culture pour tous, ce sont les solidarités locales (intergénérationnelles, sociales…) qui favorisent la réciprocité des échanges. Le soutien au tissu associatif doit être assuré à travers une démarche partenariale (et non simplement de « financeur » à « financé ») entre les institutions et les associations supposant une transparence dans les échanges et l’évaluation des projets mis en œuvre (moyens humains, matériels, financiers utilisés, résultat et impact du projet…) la formation à la méthodologie de projet des associations et des personnels chargés d’instruction. Enfin, la plus grande vigilance doit être de mise afin de lutter contre la tendance à la marchandisation et à la privatisation dans les domaines essentiels que sont la santé, l’éducation et la culture.

Anonyme, 03 octobre 2014 à 10h54

Une société du "bien vivre" ne peut accepter sans rien faire, ou si peu et si mal, devant la maladie mentale, les souffrances psychologiques et la grande solitude. Il s'agit d'une question majeure de santé, trop mal comprise, facteur de coûts financiers mal orientés. Il faut concrètement montrer sa solidarité avec ceux qui souffrent seuls au lieu de les ignorer, engager une politique de santé ambitieuse et coûteuse au lieu de "confondre hôpital psy et prison", comprenant un développement fort de la recherche et une politique d'accueil en structures mieux adaptées et à l'écoute, ainsi que de loisirs adaptés. L'Etat ne peut certes tout faire, mais doit aussi "aider les aidants" en ouvrant la société à la problématique qui fait souvent peur et en formant les proches des malades pour leur donner une meilleure qualification pour accompagner les personnes.

Daniel Doyen, 03 octobre 2014 à 8h21

Notre langue est trop compliquée. Il faut reprendre l'idée de simplification. Il faut "une révolution 1789", "un choc de simplification". On s'y perd. Même des académiciens ne sortiraient pas indemnes d'une dictée à la Mérimée ou à la Bernard Pivot. Pour les étrangers, notre langue est difficile. Une langue est d'abord un moyen de communication, fonction abîmée parce qu'elle est compliquée. C'est fini le temps où une langue doit trainer des jolies guirlandes désuètes. Il faut la simplifiée mais surtout ne pas l'appauvrir. Les hellénistes, les latinistes feront tout contre cette idée. Il faut alors voir jusqu'où on peut aller. Un argument va dans le sens de la simplification : j'ai sûrement commis des fautes de forme ou de fond dans ce texte qui s'achève par ce point.

Daniel Doyen, 02 octobre 2014 à 20h06

Economie sociale et solidaire (ESS): d'accord mais pas trop. Ce qui est bien, c'est que notre socialisme est teinté de l'économie de marché dans laquelle l'argent reste un instrument d'échange. Ainsi, l'argent offre des grands services. Ce qui n'empêche pas que nous devons lutter contre ceux qui sont tentés de s'en servir comme moyen de pression, voire d'asservissement. Un peu d' ESS est utile comme témoin, comme expérimentation, comme système intéressant l'organisation de la société. Mais l' ESS fonctionne beaucoup avec des subventions et avec du bénévolat parfois non professionnel. Cette conception fragilise le système. L' ESS est indispensable mais il ne peut prendre une grande extension au risque de devenir pesant.

Anonyme, 02 octobre 2014 à 16h05

Quand le citoyen est émancipé on va vers une démocratie participative. Les partis politiques ne sont plus utiles pour diriger.

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h38

Créer un monde collectif où l’individu s’épanouit Le progrès doit être au service de l’Homme et non l’Homme au service d’un ‘’progrès’’ Le progrès doit libérer l’Homme

Anonyme, 01 octobre 2014 à 23h11

large débat mais le progrès ne peut passer que par l'émancipation de la société. Une société du "bien vivre" doit tout d'abord passer par les ainés en se saluant peu importe la religion a laquelle ils appartiennent, et a eux ensuite de la transmettre aux jeunes. Donner a chacun d'évoluer suivant son émanticipation personelle, est peut etre qu'ils se sentent un peu chez eux, j'ai longtemps discuté en famille ou amis sur le vote au municipale des étrangers, en faisant des réunions avant ses élections en leur expliquant le fonctionnement d'une mairie, je suis sure que se serait surtout pour les anciens une reconnaicance de leur émancipation. instruments collectifs bien comme je l'ai dis il y a le jardin, puis faire des groupes de lecture, de pétanques, de savoir faire par la couture le patchwork par exemple la cuisine des soirées de chants, nous avons un beau gymnase s'en servir pour de la danse mélanger les coutumes de chacun(e)s, le vallon du stangalard s'y promener je pense que la je traite le sujet en meme temps. La conception du progrès ne peut qu'essayer de rapprocher les différentes comunautés.. En dehors de l'école, batiments public, nous devons rester sur le fait du port de la burka et du foulard. Le socialisme en cette époque ne laissons plus nos savoir faire partir a l'étranger, La culture prend une grande place dans la société car elle est la clef de l'existence il en faut un minimum pour mettre un jeune sur la route de la culture et ainsi il évoluera dans son émancipation lui meme et verra son quartier sa ville autrement et ils apprendront a la respecter. nous n'arriverons pas a en faire des anges mais ils diront a leurs copains faut pas faire ca ce sont nos parent qui payent la casse et nous Francais faire un pas vers eux, j'ai des voisins de toutes comunauté je dis bonjour si l'on ne me répond pas tant pis mais la culture (il y avait vendredi une soirée a thème gratuite a océanopolis) est un des piliers de la société et de l'existence meme

Albert, 01 octobre 2014 à 17h17

A quand le non cumul des mandats ? Comment peut-il être possible d’être à la fois député et maire par exemple ? N’y a-t-il pas suffisamment de travail au parlement ou alors dans sa mairie, monsieur le Maire s’ennuie-t-il à ce point qu’il lui faut un complément d’activité ? Mais non, la réponse est dans l’ancrage dans le local ! Mais à ce compte là, pour un député, un mandat de simple conseiller ne fait-il pas l’affaire ? A moins qu’il n’y ait pas assez de personnes compétentes…

Jean chaussade, 01 octobre 2014 à 13h54

Que doit être une société du bien-vivre ? Une société civilisée, c’est-à-dire une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle, où chaque citoyen quel qu’il soit se sente protégé, respecté dans sa singularité, reconnu dans ce qu’il est, encouragé et aidé dans ses projets ; une société libérée de ses peurs et en mesure de s’adapter aux évolutions en cours, une société diversifiée, tolérante, imaginative, dynamique, ouverte sur le monde. Quels sont les moyens d’y parvenir ? - Mettre l’économie au service de l’homme, de tous les hommes (et non le contraire). Que la croissance par exemple ne soit pas un but en soi mais qu’elle serve à réduire les inégalités, à obtenir plus d’indépendance vis-à-vis de la finance, à sauvegarder notre environnement. - Rendre effectif les droits du citoyen (droits au travail, au logement, à l’éducation, à la santé, à la formation continue, aux loisirs…) mais aussi ses devoirs (instauration d’un service civique obligatoire…) - Faire des services publics (crèches, écoles, hôpitaux, universités, médiathèques, instituts de recherche, transports, communications…) un atout essentiel de cohésion et de développement du territoire national. - Transférer une partie des compétences de l’Etat aux échelons locaux afin de rapprocher le plus possible les citoyens des centres de décisions (principe de subsidiarité) - Initier partout et à tous les niveaux des formes de démocratie participative afin d’intéresser et de mieux responsabiliser les citoyens à la vie sociale, intellectuelle et politique du pays (consultation directe des populations, recours au référendum…) Qu’est-ce que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? C’est conserver au plus profond de soi, envers et contre tout, l’espoir d’un monde plus juste, plus solidaire, plus fraternel et agir en conséquence pour élargir sans cesse le champ des libertés et des responsabilités. La place de la culture ? Elle est l’élément clef du développement de soi, de son autonomie de jugement, de sa capacité à comprendre le monde, de cette envie d’approfondir ses connaissances, d’exercer son esprit critique pour finalement accepter l’autre dans sa différence et sa singularité.

PEIRO Germinal CNAR, 01 octobre 2014 à 11h53

L'ultralibéralisme a montré l'impasse éthique, écologique et sociale à laquelle il conduit. Les valeurs de solidarité, de progrès social, le principe de régulation qui doit nous y amener, ont de plus en plus de mal à émerger dans notre société. La notion du "bien vivre" est partie dans une dérive consumériste qui a fait éclater la dimension initiale de "société du bien vivre" au nom d'un épanouissement personnel basé avant tout sur le confort matériel. Pour nous, socialistes, le "bien vivre", synonyme d'épanouissement personnel, doit s'inscrire dans le développement d'une société portée par les valeurs de libération, dignité, égalité, entraide/solidarité et progrès - tant scientifique que social. La vision dégagée par la communication audible du plus grand nombre est celle du confort personnel, résumée à accumuler des biens matériels, à disposer de services permettant de satisfaire rapidement les besoins exprimés, que ce soit en termes de logement, alimentation, santé, loisirs… sans pour autant se sentir acteur dans la mise à disposition de ces biens. Ce qui amène à être prisonnier de l'environnement marchand immédiat, bien loin des notions fondamentales d'émancipation de l'être humain et de solidarité. Nous vivons ainsi de nouvelles formes d'oppressions, fort éloignées de celles imaginées au XIXème siècle, trop rarement perçues comme les formes de régression ou de conditionnement qu'elles sont. Oppressions à formes très séduisantes : industrie du divertissement, crédits multiformes... Le sociologue Benjamin Barber nomme ce phénomène la "soft hegemony". Pour l'historienne Marianne Debouzy : " on vit en même temps une période de progrès technique extraordinaire et de régressions sociales considérables (…)." Ainsi, il y a-t-il des formes d'oppression indirecte qui se révèlent être des forces anti-émancipatrices. La notion d'émancipation humaine liée à celle de progrès est certainement à analyser dans cette optique. Si celle-ci s'est faite en direction des autres et de la société, via notamment la connaissance, la culture, elle s'est également construite par rapport à la nature, afin de la maîtriser et de s'affranchir de ses contraintes. Sans se préoccuper de l'épuisement des ressources, ni de la diffusion de pollutions de toute nature, sans hésiter à participer au pillage des ressources de pays moins avancés technologiquement. Ainsi, le progrès a-t-il conduit à ce que, aujourd'hui, ce soit l'homme qui menace la nature : les risques et catastrophes écologiques sont devenus partie intégrante du développement de nos sociétés. La CNAR fait de ces réflexions la base de son éthique d'une politique agricole et agroalimentaire.

xavier bloch, 01 octobre 2014 à 9h58

Suppression des nouveaux ryrhmes scolaires : fatigue accrue pour les enfants du public avec la présence le mercredi, fracture sociale : les enfants du privé bénéficient des activités associatives le mercredi, pas le public!

Elsa TRANI, 01 octobre 2014 à 0h01

A l’époque de la mondialisation, le socialisme doit être un parti du progrès et de l’avenir. Il est très important de se préoccuper des entreprises pour créer un monde du travail juste, et trouver un équilibre entre droits des salariés et droits de l’entreprise. Les procédures ou contrats de travail doivent être simplifiés et plus lisibles. Nous sommes dans un monde où tout fonctionne très vite, le temps des dossiers et de la paperasse semble révolu et handicapant. Peut-être devons nous effectivement moderniser notre code du travail tout en l’axant sur les valeurs du respect, de la dignité, et en construisant un partenariat entre patronat et salariés et non une opposition. Nous ne devons pas nous trouver assujettis par les méthodes esclavagistes des entreprises chinoises ou des pays émergents qui exploitent leurs salariés. Faisons en sorte que la France devienne un modèle et finisse par imposer ses codes au monde entier. Certains étudiants chinois venus faire leurs études en France se rendent compte de notre confort de vie, et commencent à changer d’avis sur les méthodes employées par leur pays. Nombreux sont ceux d’ailleurs qui désirent rester en France. Cela prouve bien que le modèle français plaît beaucoup aux étrangers. A nous de faire en sorte qu’il survive en réajustant nos lois.

Catherine Dib, 30 septembre 2014 à 18h23

Universitaire Français à l’étranger : partir, revenir Vivre et travailler à l’étranger est une source d’enrichissement professionnel et personnel. Le problème se pose lorsque le départ est vécu comme une contrainte et le retour comme un parcours du combattant. Certes la France est en position intermédiaire à cet égard ; ce n’est pas le pays européen qui connait le plus grand nombre de chercheurs expatriés. Mais il y a aussi la dimension qualitative du phénomène, qui fait que la perte de capital intellectuel est réelle. Un stage post doctoral à l’étranger est souvent une nécessité liée à l’absence de débouchés en France et aux moyens insuffisants accordés à la recherche. La phase du post-doctorat à l’étranger se prolonge aussi plus que nécessaire car les conditions du retour n’existent pas. Aux Etats-Unis et en Grande Bretagne notamment, les chercheurs expatriés apprécient l’ouverture, la créativité, la flexibilité et le partenariat entre public et privé qui par contre sont insuffisants en France. Un docteur en sciences, en France, ne jouit pas du prestige que l’on accorde au diplômé d’une grande école ou, pour le recrutement dans le secteur privé, de la confiance accordée aux ingénieurs. C’est pourquoi il trouve difficilement un premier contrat ou n’accède pas à aux responsabilités auxquelles il peut prétendre dans son domaine. Encadrer le départ et le séjour à l’étranger • Définir les modalités automatiques et claires de reconnaissance de l’expérience à l’étranger • Procurer une aide concrète au départ et à l’installation (formalités, prêts…) • Créer un statut pour les contrats postdoctoraux à l’étranger: statut fiscal, retraite, couverture sociale • Proposer un accueil des conjoints, de l’information sur la scolarité des enfants • Créer des liens permanents avec les organismes de recherche français qui pourraient évaluer le parcours des universitaires et les soutenir Améliorer l’attractivité de la carrière de chercheur en France • Supprimer les grandes écoles, créer des filières de haute qualité dans les universités, accorder une reconnaissance réelle au diplôme de docteur • Accroître les moyens accordés à la recherche, investir dans la recherche fondamentale • Favoriser l’autonomie du chercheur (versus système hiérarchisé) • Améliorer le système de recrutement des chercheurs (sélection plus sérieuse, plus objective) • Augmenter l’attractivité des filières scientifiques par des campagnes d’information pour les jeunes, par une politique de qualité dans l’enseignement des matières scientifiques dès le secondaire

DENISE CACHEUX, 30 septembre 2014 à 15h19

Le socialisme a été l'organisation collective des ouvriers pour lutter contre les injustices générées par le capitalisme. La classe ouvrière a changé, en nombre et souvent en nature. Si être socialiste aujourd'hui, ce n'est plus exclusivement militer pour la défense de la classe ouvrière et des classes populaires, cela doit rester une de nos racines sans obsession prolétarienne ni populisme intellectuel. Doivent s'y ajouter aujourd'hui les chômeurs, qui constituent aujourd'hui une véritable classe, inorganisée, ainsi que tous les discriminés et les dépossédés d'un pouvoir sur leur vie : les jeunes, les vieux, les femmes, les étrangers, les handicapés... Il y a aussi ceux qui les défendent que nous n'aidons pas à agir ensemble dans nos rangs, tous les travailleurs sociaux (eux-mêmes discriminés dans la vie sociale et professionnelle), les associations que nous "rencontrons", sans les associer à notre réflexion et à notre action. Je ne veux pas me battre et militer uniquement pour draguer des électeurs avec des réformes sociétales, je veux d'abord le faire avec des réformes sociales pour ceux qui en ont besoin et qui ont motivé mon engagement. Je veux me battre pour changer la vie de ceux qui souffrent et pas seulement pour choisir des candidats aux élections. Je veux que mon Parti ne soit pas géré que par des élus professionnalisés et des fonctionnaires. Je veux qu'il soit représentatif de tous ceux qu'il veut défendre. "Tout ce qui est fait pour moi, mais sans moi, est fait contre moi" N. Mandela

kultywer, 29 septembre 2014 à 21h10

De mon point de vue, une société du bien vivre est une société qui doit permettre à chacun d'assimiler les connaissances et les compétences pour acquérir sa liberté d'agir et de penser, et se relier aux autres. Il me semble donc essentiel que l'éducation, la culture, le sport et la vie associative, soit le coeur du projet politique de notre parti.

JOSE MUNOZ, 29 septembre 2014 à 17h04

Quelle place pour la culture dans la société et l'existence ? La Culture et la Création, avec son bras armé le Tourisme, rapporte à l'exception culturelle France, environ 14 % de la richesse nationale (~ 280 MD€/2.000 MD€). Tous Ministères et Collectivités Locales confondues, la Culture est dotée d'environ 14 Milliards d'Euros chaque année. Quel secteur économique arrive aujourd'hui à ce niveau. La culture et l'éducation culturelle - de l'enfance à l'université et au-delà - produise, non seulement une attractivité internationale reconnue, mais permettent d'exporter notre savoir faire unique dans ce domaine. Qu'en faisons-nous ? Il est temps, enfin, de considérer la culture comme une des forces actuelles et futures d'emplois, d'activités et de bien-être humain et universel. JM

WEBER Henri, 29 septembre 2014 à 16h53

Pour une société du bien-vivre Le socialisme, c’est d’abord un projet de civilisation. Nous luttons pour une société de bien-être, de justice sociale, et de protection de l’environnement bien sûr, mais aussi pour une société du bien-vivre : une société où chacun pourrait réaliser toutes les potentialités dont il est capable, et en particulier les plus hautes : donner libre cours à sa créativité, accéder aux œuvres et aux pratiques artistiques ; renforcer ses compétences ; exercer pleinement sa citoyenneté à tous les niveaux : local, national, européen… densifier ses liens sociaux... Une société où « le libre développement de chacun sera la condition du plein épanouissement de tous », selon la belle formule de Karl Marx. Le socialisme est porteur d’une critique culturelle du capitalisme. Il dénonce dans celui-ci la première et unique société dans l’histoire de l’humanité qui place les valeurs économiques – l’enrichissement matériel, la production, la concurrence, la consommation… - au dessus de toutes les autres. La première et la seule société où produire et consommer sans cesse davantage de biens et de services marchands est devenu une fin en soi, la définition même du bonheur. Au sommet de son échelle des valeurs, le socialisme place au contraire l’accomplissement de soi, avec et par les autres. Cette conception de la « société désirable » éclaire le combat pluri-séculaire des socialistes pour l’extension du temps libre, l’essor de l’éducation nationale, la démocratisation de la culture, le soutien aux créateurs et à la création, la préservation des paysages et du patrimoine, la qualité du service public de l’audiovisuel… Il se poursuit par notre lutte pour la généralisation des crèches et de la scolarisation en maternelle, l’éducation artistique à l’école, le soutien des pratiques artistiques en amateur, la généralisation de l’Internet à haut débit, la défense de l’environnement et la qualité de la vie. Aujourd’hui, la lutte contre le chômage de masse et pour une nouvelle croissance est devenue la priorité des priorités. Cela ne doit pas nous faire oublier que nous avons gagné en 1981 sur la promesse de « Changer la vie ».

Anonyme, 29 septembre 2014 à 16h21

Il faut que chacun puisse avoir accès à l'instruction, à la culture et au sport selon ses aspirations dans le respect des règles de notre société républicaine et laïque. Ne pas céder au communautarisme et au corporatisme. "Liberté, égalité, fraternité" doivent avoir un sens. Le socialisme dans la mondialisation c'est lutter contre l'exploitation des peuples, la spoliation des richesses. Il faut que le commerce international soit basé sur le respect des personnes et non sur l'exploitation au profit du capital. Chaque individu doit pouvoir vivre là où il le souhaite par choix et non par obligation. Les échanges universitaires et de recherche scientifique doivent contribuer au développement de chaque pays.

JOCELYN JEAN-BAPTISTE, 29 septembre 2014 à 14h35

Le " bien vivre" , c'est notamment le " vivre ensemble'' . Comment est-ce possible , si par de là les repères idéologiques , nos gouvernants en qui nous plaçons notre confiance ne nous insufflent pas l'espoir , pour ce faire , il faut qu'ils fassent preuve de Pédagogie pour donner du sens à la politique de l'offre, ! nous expliquer comment faire, alors que nous sommes ''restreints'', que les dirigeants européens ne s'accordent pas sur une politique monétaire et économique vraiment commune, alors que devrions encourager les productions françaises , même si elles sont souvent plus chères? que les dettes souveraines nous semblent OPAQUES, que l'on n'en connait pas la structure? JOCELYN JEAN-BAPTISTE JOCELYN

Nicolas Anoto, 28 septembre 2014 à 20h28

« Refonder le collège, maillon faible du système éducatif » L'éducation occupe une place centrale dans les projets et les combats du parti socialiste. Alors que le baccalauréat n'est plus la distinction d'une élite, l'accès à l'école s'est démocratisé mais pas la réussite en son sein. En effet, le système éducatif français reproduit, voire aggrave encore de nos jours les inégalités sociales. Le projet socialiste prévoit, programme après programme, d'en faire une priorité budgétaire, de mieux former des maîtres, en plus grand nombre, et à l'échelle locale, d'ouvrir toujours plus de lycées, de collèges et d'écoles, mais cette logique quantitative passe à côté de la nécessaire refondation d'un système éducatif aujourd'hui inefficace et désuet. Quel est le projet éducatif du parti socialiste ? Créer 60 000 postes, déjà engloutis dans la re-création de la formation des enseignants, n'a ni changé la vie des élèves, ni bouleversé l'organisation des établissements scolaires, et le gouvernement, apparemment, ne prévoit pas de réformer le collège. Changer la vie des élèves, pourquoi faire ? Aujourd'hui, la manière d'enseigner, d'évaluer et d'orienter les élèves favorise toujours les mêmes, les « successeurs », avec des parents qui connaissent bien le système éducatif, qui les aident pour leurs devoirs, et les guident dans la recherche d'options pourvoyeuses de classes de niveaux, dans le second degré. Changer la manière d'enseigner, c'est intégrer la recherche pédagogique dans la formation des enseignants, pour comprendre les difficultés d'apprentissage, et la mettre en œuvre de manière massive dans une formation continue décuplée. C'est revoir l'architecture des salles de classe pour faciliter le travail d'équipe, alors que le cours magistral n'est plus adapté qu'aux meilleurs élèves. Changer la manière d'évaluer, c'est accompagner les enseignants vers un système de notation qui met en valeur acquis et progrès, et permet de mettre en œuvre une pédagogie différenciée, où l'élève progresse à son rythme, avec des ponts entre les matières, grâce au socle de connaissances, compétences et culture, pour former des citoyens autonomes, à même de se former tout au long de leur vie. (voir suite en PDF) Nicolas Anoto, fédération de l'Herault, Section Béziers 2

Daniel Doyen, 27 septembre 2014 à 20h55

La société doit s'organiser de telle façon que les citoyens puissent s'ouvrir, se former, s'émanciper. Le climat général doit permettre aux uns et aux autres de vouloir et de pouvoir s'élever s'ils le désirent et ce dans le respect et la liberté. Il y faut de la volonté de la part des intéressés. Notre Parti doit s'engager et faire effort que s'il reste au pouvoir ou s'il y revient, des décisions soient prises permettant à chacun individuellement ou collectivement à réaliser ces progrès humains. Une partie de la réussite nationale est là (car chacun le sait, quand une personne progresse, c'est toute la société qui progresse).

tony galafrio, 27 septembre 2014 à 1h25

Le bien vivre ensemble, une société au sein de laquelle tout être, tout individu trouverait sa place sans subir aucune discrimination d'aucune sorte quelque soit la religion, l'ethnie, la culture ou le rang social auquel il appartient. Donner à chaque individu les moyens de son émancipation personnelle, c'est par un état qui préserverait le peuple des injustices sociales, où chacun se verrait la possibilité d'agir pour l'intérêt commun dans l'esprit des lois universelles des droits de l'homme et du citoyen ; les libertés individuelles prenant racine dans l'émancipation des consciences. Soit la conscience individuelle libérée de toute entrave de pensée unique, dans la lumière de la connaissance éclairée libérée de l'égo. Le progrès, c'est avant tout l'évolution de la société par la libération des mœurs et des consciences en développant une vision optimiste de l'homme, dans une confiance totale des possibilités humaines. Le progrès doit s'accompagner d'une éthique, soit une morale fondée sur plus de justice sociale, pilotant une prise de conscience des conséquences des actes individuels ou collectifs de nos actes sur le plan tant local que global, intergénérationnel et environnemental. A l'époque de la mondialisation, le socialisme c'est oeuvrer à bâtir une société dans l'unité des peuples, moins individualiste où les institutions publiques seraient le moteur de l'émancipation humaniste de tous. Le socialisme, c'est aussi laisser chaque individu s'épanouir pleinement en s'exprimant à travers la culture, dans le respect des sensibilités et de l'intégrité des citoyens.

tony galafrio, 27 septembre 2014 à 1h16

EMANCIPATION ET PROGRES Le bien vivre ensemble, une société au sein de laquelle tout être, tout individu trouverait sa place sans subir aucune discrimination d'aucune sorte quelque soit la religion, l'ethnie, la culture ou le rang social auquel il appartient. Donner à chaque individu les moyens de son émancipation personnelle, c'est par un état qui préserverait le peuple des injustices sociales, où chacun se verrait la possibilité d'agir pour l'intérêt commun dans l'esprit des lois universelles des droits de l'homme et du citoyen ; les libertés individuelles prenant racine dans l'émancipation des consciences. Soit la conscience individuelle libérée de toute entrave de pensée unique, dans la lumière de la connaissance éclairée libérée de l'égo. Le progrès, c'est avant tout l'évolution de la société par la libération des mœurs et des consciences en développant une vision optimiste de l'homme, dans une confiance totale des possibilités humaines. Le progrès doit s'accompagner d'une éthique, soit une morale fondée sur plus de justice sociale, pilotant une prise de conscience des conséquences des actes individuels ou collectifs de nos actes sur le plan tant local que global, intergénérationnel et environnemental. A l'époque de la mondialisation, le socialisme c'est oeuvrer à bâtir une société dans l'unité des peuples, moins individualiste où les institutions publiques seraient le moteur de l'émancipation humaniste de tous. Le socialisme, c'est aussi laisser chaque individu s'épanouir pleinement en s'exprimant à travers la culture, dans le respect des sensibilités et de l'intégrité des citoyens.

Antoine Ancelet, 25 septembre 2014 à 22h41

Qu'est-ce que le revenu de base ? Voici la définition du Mouvement Français pour un Revenu de Base: Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. Quels sont ses objectifs ? - d'abord, reconnaitre à tous, de façon universelle et inconditionnelle, sa contribution positive à la vie sociale - ensuite, réduire enfin efficacement la pauvreté, là où les diverses allocations et le RSA échouent - simplifier les politiques sociales de façon draconienne : de considérables gains de temps en traitement de dossiers préalables aux versements des aides, qui peuvent être, par exemple, réaffectés à l'accompagnement social vers l'emploi, le logement etc. Autres conséquences possibles : mieux partager le travail, voire changer le rapport au travail (fini les "jobs alimentaires", bonjour le plaisir de travailler !). Quel montant ? Différents scénarios font état d'un montant universel généralement compris entre 300 et 1000 euros par personne et par mois. Comment le financer ? Là aussi, différents scénarios, qui peuvent se cumuler : - en remplacement des allocations, du RSA... - en remplacement de certaines branches de la sécurité sociale : chômage, vieillesse - en réformant certains impôts ou taxes. Exemple : rendre la CSG progressive. Qui soutient cette idée ? - 285 042 citoyens européens : http://basicincome2013.eu/en/statistics.htm - initiatives citoyennes en Suisse et en Espagne Comment lancer une expérimentation locale ? - le cadre législatif actuel permet à une collectivité d'expérimenter une politique ne faisant pas partie de ses attributions, pour une durée limitée. Rappelons que c'est dans ce cadre que le RSA avait été expérimenté. - obtenir le soutien d'une collectivité : l'économiste Baptiste Mylondo, expert sur le sujet, a déjà élaboré un cahier des charges d'expérimentation locale. Je souhaite qu'on débatte de ce projet au sein du Parti socialiste.

Flore HAMM, 25 septembre 2014 à 21h39

EMANCIPATION & PROGRES I – Une société du bien vivre doit être une société où les valeurs principales sont le RESPECT des autres et l’ETHIQUE. II – Pour l’émancipation personnelle de chacun il faut que chacun fasse ses choix personnels sans être jugé, mais tout en respectant les autres. Il faut se sentir à l’aise, à sa place, conscient de sa valeur. III – Mais pour en arriver là il faudrait principalement : - Que l’argent ne soit plus la préoccupation principale - Que l’on cesse de nous dépeindre la France dans les médias comme un pays au bord du gouffre (cela clive la population et on obtient l’inverse du respect) IV – Le progrès découlera : - De la réussite économique de la France - De l’éducation scolaire, où le respect, la morale, et l’esprit scientifique sont des valeurs que l’on devrait d’avantage encourager. V – Les exigences éthiques : Respect, morale laïque, ouverture d’esprit, estime de soi. VI – Le socialisme doit, à l’époque de la mondialisation, affirmer ses valeurs, car un sursaut est nécessaire : partout, ceux qui réussissent sont ceux donc le comportement va à l’encontre des exigences éthiques citées précédemment (sauf pour l’estime de soi). Sans un changement de cap mondial, le socialisme sera une espèce en voie d’extinction ! V – La culture doit avoir une place centrale dans la société et dans l’existence. Elle permet aux individus de s’épanouir. Elle est le marqueur d’une société où les besoins élémentaires sont satisfaits. Mais il s’agit de s’ouvrir d’avantage aux cultures différentes. De nombreuses tendances culturelles sont encore stigmatisées à tort (la musique métal par exemple, sous-représentée dans les médias et souvent dénigrée). Le progrès implique encore et toujours le respect des autres !

JOCELYN JEAN-BAPTISTE, 24 septembre 2014 à 10h41

Bonjour à tous ! Il s'agit d'un questionnement : comment instaurer une société du partage et du bien vivre ensemble dans une société dont nous saurons maîtrisés le progrès technique ? Ne faut-il pas un nouveau paradigme social dont notre cher président se ferait le chantre? Si nous sommes trop épris de libertés pour être libéraux , ne devons-nous pas lutter ensemble contre notre propre cupidité et nos propres égoïsmes?? Amitiés socialistes , Jocelyn

yvan efratas, 24 septembre 2014 à 9h43

Emancipation et progrès L’émancipation signifie la possibilité pour chacun d’accéder à la liberté et au bonheur. La liberté est un droit et un devoir, c’est un travail sur soi pour affirmer son intégrité personnelle, son existence, son développement intellectuel, physique et social. J’affirme que en tant que socialiste, toute personne a droit à cette liberté qui est le fondement du progrès individuel , premier facteur du progrès social ! Y aurait-il dans notre société un problème d’affaiblissement des valeurs, de désintégration sociale ? Il s’agirait avant tout de valeurs morales et religieuses, on le voit bien avec les assauts répétés de l’épiscopat et des musulmans conservateurs sur la famille, sur le communautarisme… Voyez en France les anti-mariages pour tous, voyez en Espagne, les attaques contre la liberté de l’avortement ! Il peut exister aussi un problème d’abstentionnisme électoral, une contestation de l’Etat, une crise du militantisme, une remise en question de la démocratie représentative… Nous, socialistes, devons avoir une première réponse, celle de l’application des principes républicains et avant tout de la laïcité, c'est-à-dire l’affirmation de l’Egalité des droits, le respect des croyances et des convictions de chacun, la liberté de conscience ! Nous devons mettre à la disposition de tous les moyens de l’éducation, de la culture, de l’engagement associatif. Nous devons mettre en œuvre la péréquation sur tout le territoire. Chacun doit y avoir accès quel que soit son état de fortune ! Nous devons encourager le statut de l’élu qu’il soit politique ou associatif. Le progrès social n’est pas uniquement économique, il est avant tout dans l’affirmation de la Liberté de chacun !

Jean-claude Coin, 23 septembre 2014 à 16h56

Être socialiste : être acteur : s'émanciper - les actions du socialisme ont été d'émanciper l'homme (F/M): ▪ un raisonnement par lui-même, l'esprit critique, autonomie dans la société du vivre ensemble. ▪ condition sociale, être plus mobile, plus entrepreneurial, imprimer son avenir. autonomie sociétale, sport, culture, loisirs, vie de quartier, associations, plus libéré, du passé, intégrer le futur dans le présent, avoir confiance, s'engager. Ces quelques points, (ne résument pas), donnent une idée sur ce que les générations nous ont légués. Pour être plus parlant des années 45/50, aux trente glorieuses, jusqu'à maintenant. Il s'agit d'émancipation. Un acteur pour évoluer a besoin de s'émanciper. Il n'y a plus "l'idéologie" d'une part et d'autre part un parti "de masse". Des "penseurs" et des passifs, des personnes qui ont une expérience pratique et intellectuelle, des attentes plus d'individualisées. Processus d'évolution d'un système interactif, interdépendant. Acteur et non passif. Cette exigence est devenue sociétale. Le besoin de transparence, d'équité, d'éthique de ses représentants est une prérogative actuelle. Il faut prévoir d'aller loin. D'une économie protégée avec une organisation naturellement statique et quantitative, à une économie ouverte, la mondialisation, des réformes structurelles sont vitales, répondre à plus d'individualisation, une organisation avec plus de "plasticité". Réforme territoriales entre autres. Institutionnelles certainement. Dans les échanges commerciaux inter-pays, intégrer l'éthique et l'équité. Acteur, l'idéologie n'est plus "guide des masses" mais repère dans le mouvement, la transformation pour donner sens. Aujourd'hui être socialiste, c'est s'émanciper: ▪ Du passé, s'affranchir, sans faire table rase. Faire évoluer les structures. Structures réalisées pour une population moins émancipée, à une population plus émancipée qui, par ses perspectives, à d'autres attentes. ▪ Une expérience pratique et intellectuelle différente, plus autonome, plus active. ▪ L'autonomie peut s'exprimer par le besoin professionnel de qualification et la mobilité (interdépendance de la mondialisation.) ▪ L'idéologie n'est plus dominante, plutôt un repère enrichit, de l'éthique, l'équité, pragmatisme, la transformation, le mouvement. Citoyen acteur. ▪ L'individualisation, qui n'est pas individualisme, est plus un "infléchissement" "on" attend moins de l'extérieur, plus de l'intérieur, (de soi), en résumé : pour changer l'environnement, nos structures, nous devons changer nous-mêmes. ▪ Il s'agit bien de mutation. Suite dans le texte PDF

Juan MENARES, 23 septembre 2014 à 15h17

Qu’est-ce qu’être socialiste ? ETRE POUR : Une Société Solidaire, Participative, Laïque, Durable, Démocratique, Membre de la Communauté Européenne, Autonome face aux autres puissances, Attentive aux pays pauvres. La Dignité des Etres Humains La Paix, La Liberté, L’Egalité, La Fraternité, La Justice L’Union de tous les Travailleurs et les Consommateurs quel que soit leur position politique. Coopératives de Production, de Distribution, d’Epargne et Prêt,… : Libre du système capitaliste. Promotion de la Production : Coopération et Co-Administration de l’Etat avec toute personne physique ou morale proposant une production faisable de biens et/ou de services. L’Etat apporte une partie du capital au remboursement adapté. Le Conseil d’Administration, incluant des travailleurs, fixe les dividendes après avoir adopté le budget de Maintenance, Innovation, Formation (Apprentis) Diversification et Ampliation. Microcrédits : Les Coopératives d’Epargne et Prêt feront des prêts, maximum un salaire minimum légal, à toute personne physique ou morale proposant une production faisable de biens ou services. Devoir de l’Etat : Faciliter la satisfaction des Besoins Fondamentaux : Santé : Respirer, Boire et Manger, Habiter (Eliminer, Se mouvoir (Sport), Dormir, S’habiller, Maintenir la température du corps, Etre propre, Maintenir l’intégrité physique et mentale : Sécurité sociale : Promotion de la santé, Prévention des maladies et accidents, Soins, Rééducation, Retraite ; Famille, Chômage. Communication : Communiquer (Voir, entendre, parler, lire, écrire, s’informer, s’entraider, manifester ses opinions (referendum, évaluation, syndicats) aimer, avoir une vie sexuelle satisfaisante Personnelles : Vivre selon ses croyances et caractéristiques, Se récréer, Cultiver les arts et la culture et la créativité Apprendre : Education et formation professionnelle gratuite et de qualité, partager. Les Apprentis et Stagiaires seront rémunérés à hauteur de 75% du salaire minimum légal. L’Ecole forme à la Solidarité et au Traavail en Equipe. Travailler de façon valorisante et favorisant l’auto-estime (Emploi, revenu minimum indispensable pour une vie satisfaisante) Etre informé fréquemment et simplement de ce que l’Etat fait et de ses motivations Economie d’Energie : Utiliser des énergies renouvelables. Préserver la Planète, la Biodiversité. Supprimer les gazes à effets de serre. Recherche : Innovation, compétitivité, efficacité, solution de problèmes ETRE CONTRE : L’individualisme, La misère, La prison, L’esclavage, L’exploitation, La torture, La discrimination, La censure, Le vol, Le crime, Le mensonge, Le lucre, L’usure, Les promesses non tenues et sans justification connue.

Anonyme, 22 septembre 2014 à 8h50

D

Marcel Ferreol, 21 septembre 2014 à 19h26

Nous sommes confrontés , aujourd'hui, à trois défis étroitement liés: 1) défi social : il faut d'urgence réduire les inégalités au nom des valeurs de justice de la gauche mais aussi parce que c'est une condition essentielle du vivre ensemble. 2) défi écologique et climatique: il faut sauver la planète , c'est il' urgente obligation et responsabilité que nous avons par rapport à notre propre famille humaine. 3) défi culturel : il faut reconnaître « la part poétique » nécessaire à tout être humain pour l'aider à supporter l'angoisse de nos sociétés liée à la sortie de l'économique .. Le premier défi renvoie au « fond commun » de la gauche . La réponse doit partir des réalités telles qu'elles existent, dans nos sociétés actuelles et non pas sur des modèles d'une société industrielle qui n'existe plus . Il s'agit d'inventer des dispositifs efficaces et modernes de régulations et de redistributions prenant les inégalités à leurs racines . La politique fiscale, la protection sociale, l'éducation et la formation doivent viser prioritairement l'objectif de réduction des inégalités qu'elles soient de revenus ou de patrimoine , issues du travail ou du capital. C'est la condition première d'un renouveau du socialisme démocratique dans nos sociétés. Mais, cet objectif est directement lié à celui du plein-emploi. La réponse classique de la gauche pour atteindre cet objectif est la relance par la croissance . Cette réponse est aujourd'hui largement dépassée. Le mode de développement actuel qui ne prend pas en compte l'épuisement et le renouvellement des ressources naturelles et les dégâts écologiques et sociaux, n'est plus acceptable. Il est aujourd'hui possible d'imaginer un mode de développement de plein emploi sans croissance affirme l'économiste Jean Gadrey. La contrepartie est que les biens et services seront plus chers parce que plus riche en emplois et en valeur ajoutée. L'urgence écologique rejoint ici l'urgence de justice sociale. L'impératif écologique et l'impératif social sont aujourd'hui obligatoirement complémentaires Mais, l'alliance du socialisme réformiste et de l'écologie politique ne sera pas suffisante pour répondre au défi profond de la crise de sens de notre société . L'effacement des rêves attachés au Progrès et à l'Histoire, comme l'émergence de grandes questions liées aux révolutions numériques et biologiques, laissent l'être humain d' aujourd'hui désemparé et souvent angoissé devant le sens à donner à sa vie personnelle et collective. Un projet politique qui ne prendrait pas en compte cette crise culturelle se réduirait à la gestion prosaïque des choses ( même sociale et écologiste) ! ( suite dans le fichier joint pdf)

Marc Ouzeau, 21 septembre 2014 à 16h22

Les vecteurs culturels les plus répandus sont les médias audiovisuels. Les français passent plus de trois heures par jour devant leur téléviseur. Il en est probablement de même à l'écoute des radios. Or ces vecteurs sont contraints par l'audimat et orientent leurs émissions vers ce qui est le plus porteur pour les recettes publicitaires alimentant le plus souvent démagogie et médiocrité. Seul le service public échappe à ces contraintes. Toutefois la suppression de la publicité se traduit par une augmentation de la redevance et des économies budgétaires. Seule une taxe sur la publicité audiovisuelle payée par les médias audiovisuels privés permettrait au service public de créer des produits culturels conformes à sa mission. Cette taxe permettrait de supprimer la redevance et équilibrerait l'offre public-privé dans les médias audiovisuels.

michel dufay, 21 septembre 2014 à 11h51

la politique doit retrouver ses fondamentaux c'est a dire amélioré les conditions de vie de chaque citoyens aujourd’hui c'est le vide complet et le désespoir le retour aux années 30 pire 34 est amorcé ainsi est le constat et les réponses a vous de nous donner de l'espoir en innovant de se réinventer en tenant compte de l'humain soyons humains et humaniste

Nadège Moguen, 21 septembre 2014 à 9h51

Nous sommes confrontés à une situation des plus graves où l'extrême droite acquiert une audience et une reconnaissance dangereuses pour la France, ses habitants, ses valeurs fondatrices, et cela sans que ses idées se propagent fondamentalement auprès de ses soutiens ! Tous ne sont pas des racistes rétrogrades... Dans ce contexte nous voyons aussi les extrémistes de toute confession religieuse, les pratiques ostentatoires se renforcer. C'est le lien social qui se délite. En principe, il se construit dans le projet d'union nationale. C'est ce qui fait que les français et ceux qui vivent en France adhèrent à un mode de vie, à un projet, à des valeurs suffisamment proches pour se reconnaître mutuellement, s'estimer a priori et faire corps pour construire un avenir commun. L'enjeu premier est de redonner vie à cette ambition. Pour cela, notre propos doit toujours être fondé sur une intention pédagogique (voir contribution "démocratie et représentation"). Cela doit permettre au citoyen de s'interroger sur son rôle, sur sa responsabilité, sa contribution. Quand a-t-on dit pour la dernière fois aux citoyens de France que la France a besoin d'eux, qui qu'ils soient ? Si on ne le leur dit pas, face à une gouvernance technocratique, on ne peut pas penser qu'ils vont s'engager, ni même voter. Ils apprennent qu'ils ne sont pas compétents. Or, c'est tout le contraire. La compétence politique trouve sa source dans la vie quotidienne. Déplacement, consommation, pratiques quotidienne, sociabilité, éducation sont le fondement de l'acte politique. C'est là que le lien social émerge. En outre, il est essentiel de redonner aux institutions leurs missions instituantes. L'Education nationale d'aujourd'hui forme les salariés de demain : conformisme, soumission à l'autorité. Sa mission, dans le projet de Condorcet était d'Instituer, de former des citoyens. il faut revenir à cette ambition et s'en donner véritablement les moyens. Cela ne peut se faire, bien sûr, sans la contribution des parents, des éducateurs sportifs, culturels et de l'Education populaire. A chacun la noble mission de transmettre une identité et des valeurs, le sens du collectif... Voilà les enjeux profonds de l'émancipation...

Anonyme, 20 septembre 2014 à 7h52

La solution au début du XXIème siècle. La solution : Ne plus fonctionner avec de l’argent. En proposant à la démocratie le soin de répartir les tâches et les consommations. Pour cela nous avons internet, les informations des spécialités dans tous les domaines et les individus de tous genres pour "attribuer et répartir démocratiquement" car ils sont les premiers concernés! Vous vous dites en démocratie, prouvez-le.

Alain Dicharry, 19 septembre 2014 à 20h51

Depuis de trop longues années, « les marchés » font la une des média : les marchés hésitent, émoi des marchés, colère des marchés, les marchés rassurés, optimisme ou pessimisme des marchés, les marchés ont décidé, marchés par ci, marchés par là. Peu au fait des subtilités économiques et financières qui dépassent mon entendement et, pour tout avouer, ne me passionnent guère, je me pose quand même la question de savoir qui sont ces fameux « marchés » si actifs dans les mécanismes économiques et, cependant si discrets quant à leur véritable identité. On parle d’eux comme si s’agissait d’esprits malfaisants doués de conscience et dont le raisonnement est imparable face à toutes les situations financières. Pire, « les marchés » tout puissants se sont accaparés la quasi-totalité des pouvoirs, y compris le pouvoir politique et, imposent aux dirigeants impuissants que nous avons démocratiquement élus, les décisions qu’ils doivent mettre en place dans leurs pays respectifs. Ils ont mis des pays comme la Grèce à genoux, ils ont abîmé l’idéal européen en faisant resurgir les sordides démons des populismes un peu partout en Europe. Evidement ces politiques « droitières » sont élaborées dans l’intérêt exclusif « des marchés », au détriment des peuples sur lesquels reposent l’essentiel des efforts à consentir (chômage, baisse des salaires, impôts nouveaux, détérioration des Services Publics) pour assainir une situation financière en crise largement générée par « les marchés eux-mêmes. La colère gronde dans chaque pays et les mouvements Des Indignés et des Altermondialistes en sont la parfaite illustration. Quand cesserons-nous de mettre l’homme au service de l’argent, alors que l’argent doit être au service de l’homme ?

Laurence LM ELORE, 18 septembre 2014 à 19h04

Bonjour être socialisant aujourd'hui, ce serait d'étudier la Constitution et tous les articles qui portent les valeurs du bien vivre ensemble, dès les classes primaires. L'étude favoriserait l'éclosion des structures de la pensées en articulant les valeurs qui font protections et soutiens à nos actes quotidiens... cette idée semble un fondement essentiel des changements culturels et de coopérations citoyennes qui pourrait être promus par l'Education Nationale et fournis dans les boîtes à outils... une idée de transition ré-créative des changements de mentalités. j'aimerai que cette idée soit plus largement réfléchie....

georges Offe, 18 septembre 2014 à 16h40

L'émancipation personnelle doit passer par un mieux être"savoir être avant de savoir faire" Notre société devient de plus en plus individualiste source d'appauvrissement des instruments collectifs qui servent a promouvoir le vient vivre des citoyens. Être socialiste à l'époque de la mondialisation c'est lutté contre la paupérisation,c'est donné sa place à toutes formes d'expressions,c'est la justice et la reconnaissance des différences. Sans culture l'être ne pense plus , n'a plus de critique constructive,c'est un être pauvre face à son émancipation.

Jean-Yves MAMES, 17 septembre 2014 à 20h13

Bonjour, Ma contribution est au format pdf. Cordialement

Paul VICICH, 16 septembre 2014 à 19h48

Une société du « bien vivre » est une société ou chacun, en tant que principal acteur de son propre « bien vivre », peut y trouver les moyens de son accomplissement. Le rôle de la société se limite à supprimer les sources d'entrave. Il est avant tout important de ne pas l'oublier pour se garder du risque de dérive totalitaire : une société ne saurait « donner » mais simplement de pas entraver les « moyens de l'émancipation personnelle ». Même chose pour la place de la culture dans la société. Le principe de « non entrave » repose sur celui de la liberté, et de ce point de vue la première source d'entrave est une conception erronée de la liberté largement diffuse dans l'opinion, et qui trouve sa source dans l'idéologie libérale dominante. Cette dernière a réussi à l'assimiler au « libre-arbitre » qui place chacun dans une compétition pour la survie, et se révèle in fine l'instrument d'oppression le plus efficace que l’homme ait conçu. Le premier instrument de l'émancipation et du progrès, la première exigence éthique, consiste à redéfinir clairement cette notion de « liberté ». La liberté vraie réside dans l'absence de contrainte, ce qui disqualifie la notion de même de compétition et suppose en tout premier lieu de disposer inconditionnellement des moyens d'une vie décente. Le progrès technologique propose désormais suffisamment de biens propres à susciter l'envie et la motivation au travail, sans qu'il soit pour cela nécessaire de mettre en balance les biens et service répondant aux besoins fondamentaux. Une société capable de les assurer et les garantir pour tous de manière inconditionnelle constituera un ciment inébranlable de la cohésion nationale, et seule une société socialiste pourra le permettre. Voilà ce que sera « le socialisme à l’époque de la mondialisation » : la mise ne pratique d'un paradigme qui consiste à concevoir la société comme un tout, et non comme une simple somme d’individus comme veulent le faire croire les libéraux. Il implique de servir le Peuple et non les puissants, et d'assurer à tous la liberté telle que définie plus haut.

Jean-Yves Tallet, 15 septembre 2014 à 17h49

Bonjour, La pièce jointe présente l'instrument de captation des traces à 4 dimensions des outils réels. J'ai retiré mes références pour rendre ce texte joint publiable. Il est aussi sur facebook à mon nom.

alain chanudet, 15 septembre 2014 à 17h09

Qu’est ce que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? Nous avons connu depuis une trentaine d’années des bouleversements importants avec la mondialisation de l’économie et l’avènement de nouvelles technologies notamment en matière de communication qui peuvent faire croire que suite à ces mutations nous devrions penser différemment. Effectivement ces nouveaux cadres économiques doivent être pris en compte dans nos réflexions et propositions. Mais les principes fondamentaux du socialisme auxquels nous sommes attachés demeurent car ils sont universels et intemporels à savoir : - Privilégier l’intérêt général lorsque l’intérêt particulier lui porte atteinte - Donner la priorité au collectif en veillant qu’en son sein l’individu garde une liberté d’action et de réflexion - Protéger les plus faibles et les plus fragiles - Assurer une juste répartition des richesses - Mettre en place des politiques de protection de l’environnement Mais il est nécessaire de promouvoir ces valeurs qui nous animent dans un espace nouveau mondialisé ou les nouvelles techniques accélèrent tous les mouvements. Ce n’est pas nos analyses ,nos principes et nos projets que nous devons revoir, mais les moyens que nous devons mettre en œuvre dans un espace élargi, munis d’outils nouveaux et adaptés à la période. Ainsi, et l’on s’en rend compte tous les jours, les décisions en matière économique pour être efficaces et ne pas aller souvent à l’encontre du but recherché doivent s’exercer non plus seulement au niveau national mais européen (exemple du dumping fiscal de certains pays) Face aussi à la profusion des informations diffusées sur internet , nous devons faire en sorte que cette communication déferlante et incontrôlée ne soit pas souvent plus un outil de désinformation que d’information. Si le problème dépasse bien sur le pur cadre national, nous pouvons apporter des réponses en réveillant la conscience politique du citoyen , seule parade aux flots incessants de données non vérifiées et de pseudo-analyses . Faute de quoi, face aux problèmes complexes de notre époque , ce sont les réponses primaires et simplistes et donc éminemment dangereuses qui s’imposeront ( voir la montée du FN). Cela passe aussi par une école qui doit à la base combattre tous les stéréotypes sexistes et racistes et qui doit enseigner également les fondamentaux de l’intérêt général, garant d’une société apaisée, forgée par un contrat social accepté par tous et rejetant l’intolérance et l’individualisme forcené. Ce pourrait être une partie de la définition d’une société du « bien vivre »

Nestor Elias RAMIREZ JIMENEZ, 14 septembre 2014 à 20h08

Dans une économie mondialisée les consommateurs sont pour ainsi dire la pierre angulaire, le noyau de l’évolution, le progrès scientifique reste supporté par la consommation. Bien malgré la volonté de certains théoriciens en économie, c’est la consommation des ménages qui sert de guide à tout investissement. Un projet est prioritaire pour des investisseurs en proportion à son potentiel de rentabilité. Pour la France 49% des recettes viennent de la Taxe sur la Valeur Ajouté, 25% de ces recettes viennent de l’impôt sur le revenu. L’impôt sur les finances et les assurances n’arrive pas à générer même pas 8% des recettes de l’état ? Pour quoi ça serait les finances qui sont les plus favorisés en matière fiscale ?

Anonyme, 14 septembre 2014 à 15h49

1 L'émancipation et le progrès passent par une équité dans le traitement des personnes : partage des tâches domestiques et répartition du temps consacré à la famille. égalité de salaires hommes/femmes. Lutte contre les stéréotypes. 2 L'émancipation et le progrès passent par la fin de la collusion entre les médias et les "puissants" et par une plus juste répartition des fruits du travail : "La classe bourgeoise est la classe dont les ressources et la richesse proviennent de l'exploitation du travail des autres classes". Les autres classes sociales doivent aussi pouvoir bénéficier des fruits de leur travail. 3. L'émancipation et le progrès passent par la fin de la croissance effrénée, et par un retour à une humilité vis à vis de la Nature : rechercher et s'équiper pour être moins énergivore, cesser d'empoisonner les sols et l'écosystème , cesser de toujours pousser à plus consommer pour se recentrer sur le bonheur d'exister en pleine conscience, en définissant le nécessaire et le suffisant. 4. L'émancipation et le progrès passe par les soins dispensés qui doivent s'émanciper des profits des labos et aller vers ce qui fonctionne vraiment. Par l'attention apportée aux deux extrémités de la vie que sont l'enfance et la vieillesse, idem pour la différence nommée "handicap" . 5. L'émancipation et le progrès passent par l'accompagnement des plus démunis, qui manquent généralement d'éducation et d'estime de soi.

Anonyme, 14 septembre 2014 à 14h25

Ouvrons la culture au plus grand nombre. Être cultivé coûte cher et ça en tant que socialiste c'est pas possible ! L'accès aux musées, au sport pour les plus démunis ! C'est par là culture que les gens pourront s'émanciper davantage et le progrès passe par elle !!!

Anonyme, 14 septembre 2014 à 13h28

Le nouveau progressisme pourrait consister à changer la vie, changer nos espaces vitaux, renforcer le lien social, élargir la notion d’activité sociale, garantir la sécurité en société, vivifier le pacte démocratique. Changer la vie, c’est affirmer une politique de la vie (nourrie de biologie, écologie, bio-éthique, humanisme), de l’humanité (une politique des droits de l’homme ouverte autant aux ressemblances qu’aux différences) et de civilisation (identité construisant une civilisation commune). Changer nos espaces vitaux, c’est protéger la nature, les écosystèmes, la biodiversité. Repenser les territoires en éliminant les « non lieux » (Marc Augé) des grandes villes, à contenu symbolique, culturel, historique pauvre. Penser les villes autour des notions de « communauté de voisinage » sans communautarisme, quartiers et éco-quartiers solidaires et durables. Rechercher la qualité des lieux. Renforcer le lien social, c’est pratiquer la solidarité intergénérationnelle, avoir une politique familiale plus soutenue, tenter une nouvelle approche des « seniors », chercher l’intégration des migrants, manifester une solidarité renforcée avec les personnes âgées, vaincre le drame du déclassement. C’est aussi promouvoir une autre décentralisation. Elargie la notion d’activité sociale et vitale, c’est ne pas la limiter au travail, tenir compte du loisir et de la répartition des temps de vie (amitié, amour, voyages, rencontres). Ne pas survaloriser la mobilité, la flexibilité, l’éphémère. Lutter contre les inégalités économiques et les inégalités des possibles. Réinvestir la question du travail, lui redonner du sens par le fonctionnement d’une scène délibérative et l’existence de mesures structurantes fortes ( engagement national coopératif pour l’emploi, charte de l’entreprise solidaire, protocole de temps choisi, capital initiative, année sabbatique, contrat de bénévolat). Garantir la sécurité, c’est viser toutes les dimensions de la sécurité (humaine, politico-militaire et environnementale) pour en faire le complément indispensable du développement humain. Refuser la dérive d’une société sécuritaire. Adjoindre au Conseil de la sécurité intérieure un Haut conseil de la sécurité explicitant les questions d’intégration, sanction, ordre public, sécurité sanitaire. Vivifier le pacte démocratique, c’est refonder le contrat social trop limité aux droits et obligations légitimes. Proposer une éthique de la responsabilité, de la discussion passant par l’espace public et la délibération collective jusqu’à la démocratie participative, complément de la démocratie représentative.

Michel GAUTRON, 13 septembre 2014 à 18h18

Une société du "bien-vivre" devrait être une société de respect mutuel, d'égalité sociale, de solidarité, et de qualité de vie : lutte contre la pollution, ainsi que contre l'illégalité, et les abus de pouvoir. Donner à chacun les moyens de son émancipations, par quels moyens collectifs : L'école, l'emploi, le suivi de l'enfance jusqu'à l'université par l'école, facilité d'accès aux formations, information orientations professionnelle et emploi, lutte contre le chômage. Les moyens : Ecoles, structures formatrices, éducateurs, agences pour l'emploi, et d'orientation professionnelle. Cellules psychologiques pour les problèmes familiaux dans les centres sociaux. Le progrès : Le moins polluant possible, le plus ouvert à la bonne entente, l'étude intelligente des besoins pratiques, en ce qui concerne les techniques, et leur bonne gestion conciliant utilité, modération, et écologie. Le progrès social, lui, est un élan multiple des individualités qui doit savoir se rassembler dans la raison pour établir des lois, dites de progrès social. Les éthiques : Nécessité d'une éthique sur l'euthanasie (souffrance et incurabilité - émanation(s) de la demande). Mais aussi l'interdiction de la suppression du divorce, et de la pillule aux adolescentes. Les lois sur la probité des personnes en exercice dans divers métiers. Les lois sur l'alimentation, contrôles alimentaires obligatoires pour tout produit mis en vente, étude de nocivité, pour les êtres humains comme pour les animaux domestiques ou d'élevage. Conditions d'élevage et d'abattement. Le socialisme dans la mondialisation m'apparaît comme un radeau qui se débat dans la tempête, et qui serait le seul à ne pas être un dérivable pour l'avenir du monde. La culture est un goût. Elle s'est améliorée avec l'extension de la culture territoriale, qui est celle qui répond le plus aux désirs du public. Les métiers de la culture sont des choix en toute indépendance.

SB13, 12 septembre 2014 à 23h19

Emancipation, personnelle mais aussi collective, c'est d'abord l'EDUCATION. Il ne s'agit pas d'afficher la réussite d'une réforme si importante soit-elle. Ente socialistes, laissons de côté la comm... Le PS doit avant tout être en lui-même le formidable outil d'éducation et de FORMATION CITOYENNE que la France mérite d'un parti de gouvernement. Formons le citoyen pour faire reculer l'obscurantisme et pour le mettre au sein de la société. Rendons possible l'accès au savoir pour le plus grand nombre. Formons davantage nos militants. Le "progrès" est délicat. Le terme en lui-même semble opposer "frondeurs" et "progressistes". Il est peut-être maladroitement choisi. Expliquons qu'être de gauche ne peut plus revenir à cultiver son champ avec une charrue quand nos voisins sont modernes. Engageons-nous pleinement dans l'Europe sans tergiverser et sans rejeter la faute sur une Allemagne fantasmée. Expliquons que la France gardera d'autant mieux son identité qu'elle saura convaincre ses voisins européens. Je résume : l'émancipation en France permet le progrès autant dans le pays que sur le plan international.

Marc JUTIER, 12 septembre 2014 à 15h54

Pour commencer notre propos, une phrase de M. Allais, Prix Nobel de Sc. Éco.1988: « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. »  En effet, L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l'environnement ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée: la création monétaire par les banques. En redonnant le pouvoir de création monétaire à l’État, tous les impôts et taxes peuvent être supprimées. Ils s'agit donc pour une société du « bien vivre » et pour donner à chacun les moyens de son émancipation personnelle de reprendre l'instrument collectif par excellence: la monnaie. Dans le « Manifeste des économistes déterrés avec J-M. Keynes, I. Fisher et M. Allais, pour une sortie de crise sans violence, équitable et progressive »: http://fr.scribd.com/doc/146132103/Manifeste-des-economistes-deterres ; nous proposons de démontrer que la quantité de monnaie en circulation, particulièrement la quantité de monnaie bancaire issue des attributions de crédit par les banques ordinaires, constitue un élément essentiel de l'apparition des périodes cycliques d'euphorie et de dépression qui semblent caractériser les économies monétaires. S'appuyant sur les travaux aussi bien passés que contemporains d'une série d'économistes reconnus, nous proposons un certain nombre de réformes pouvant constituer, si elles sont appliquées avec le sérieux et les précautions nécessaires, des stratégies efficaces de sortie de crise et de retour à un nouvel équilibre économique de long terme. Dans les années trente, un certain nombre d'analystes avaient étudié et proposé des réformes similaires, entre autres la séparation définitive de l'activité de crédit (qui ne devait reposer que sur la transmission d'épargne existante et non sur une création de crédit ex nihilo) et de l'activité de sauvegarde des dépôts (qui devaient être garantis à 100%). Ces « Grands Anciens » énonçaient les effets attendus de la réforme proposée: aplanissement des cycles d'euphorie et de dépression, élimination des risques de panique bancaire, réduction ou disparition totale de l'endettement public, réduction de la dette privée, transformation de toute monnaie temporaire issue de la dette par de la monnaie permanente libre de dette. Pour plus de détails voir la section 2 (Système Monétaire À Réserves Totales ou réforme dite du « 100% Money » et le Revenu d'Existence pour tous les citoyens) du  « Plaidoyer pour un nouveau projet socialiste: http://fr.scribd.com/marc_jutier ».

Dev, 09 septembre 2014 à 23h53

Multiplions les artothèques dans les communes pour pouvoir emprunter des oeuvres comme on emprunte des livres.

canyvette, 09 septembre 2014 à 8h56

Par la pédagogie redonner confiance au citoyen - pour cela mettre en évidence l'envie de retourner aux urnes, et surtout pourquoi cette méfiance vis à vis du politique alors que cela devrait être la confiance dès l'élection, mais pour cela il faut la mériter .....

Anonyme, 07 septembre 2014 à 22h00

D'abord nous avons l'impression que la plupart des dures mesures se sont appliquées aux gens modestes Il faudra que les élus montrent l'exemple et demandent enfin aux plus privilégiés de participer aux efforts où en est la réduction des niches fiscales ?Il y en a encore beaucoup trop Par exemple la réduction d’impôt pour emploi à domicile est beaucoup trop élevée .Elle devrait être réduite le complément de mode de garde avantage surtout les foyers aisés les allocations familiales doivent être versées sous conditions de ressources Les hypermarchés peuvent se passer de réduction des charges sociales mais pas les petits artisans nous creusons le déficit en laissant s’ouvrir trop de surfaces commerciales(qui vendent trop de produits importés) L’aide à la création d’entreprises doit être réservée au secteur productif une idée parmi d'autres pour réduire le déficit , c'est la réforme des pensions de réversion .Car il s'agit de prestations de solidarité qui ne correspondent à aucune cotisation spécifique . Il faut faire cotiser les conjoints qui travaillent et il faut fixer des plafonds de ressources- ne plus accepter le cumul emploi-retraite ou au moins appliquer un plafond très strict à ce cumul -appliquer également un plafond au cumul de plusieurs pensions de retraite une autre idée c'est le plafond des allocations de chômage beaucoup trop haut et qui incite en plus à la triche .

Stevenson, 07 septembre 2014 à 13h41

On s'étonne que des pays comme l'Allemagne ou l'Angleterre connaissent une croissance, un pouvoir d'achat par habitant favorable et un chômage bas comparé à la France. Pourquoi? Parce que des sociaux-démocrates ont réformé leur pays ( Gérardt Schroder ou Tony Blair). Ils ont demandé aux classes populaires des efforts en contrepartie d'une situation économique qui allait, plus tard, portée ses fruits. Le PS doit être sur cette ligne d'un socialisme ouvert et adapté au monde d'aujourd'hui faute de quoi il s'éteindra et se marginalisera...

V.M, 06 septembre 2014 à 22h44

Le socialisme doit avoir pour pierre fondatrice les valeurs de l'humanisme. Une politique socialiste ne saurait s'en détacher. L'essence du socialisme est le progrès humain. Pour cela, le socialisme doit garantir l'existence de puissants dispositifs publics, qui garantissent pour tous l'accès au savoir, à la culture, à la santé... L'Etat doit ainsi être au cœur d'un dispositif socialiste. Là, pour garantir le progrès humain, un progrès intellectuel, et donc social. L'accès au soin pour tous et donc à la vie ne doit pas être pris en compte comme un progrès par le socialisme, pour celui-ci, il doit être plus qu'une évidence. Le socialisme doit donc considérer comme progrès tout ce qui peut permettre l'émancipation de la personne humaine, fidèle à ses valeurs humanistes. L'Etat doit remplir ce rôle. Le respect de cette même personne humaine, dans sa force de décision, dans son intégrité physique doivent être les exigences éthiques posées par le socialisme, là encore dans une logique d'humanisme. A l'heure de la mondialisation, le socialisme doit proposer un modèle économique plus humain, moins scientifiques, fait réellement par l'homme, pour l'homme, et dans le soucis constant du progrès humain. En cela, il doit encourager le formidable élan d'échanges entre les cultures que provoque la mondialisation, mais proposer une révolution économique de taille. La culture joue un rôle plus qu'essentiel dans la société pour le socialisme, car elle est le principale levier du progrès humain.

a chanudet, 05 septembre 2014 à 16h25

Effectivement ces nouveaux cadres économiques doivent être pris en compte dans nos réflexions et propositions. Mais les principes fondamentaux du socialisme auxquels nous sommes attachés demeurent car ils sont universels et intemporels à savoir : - Privilégier l’intérêt général lorsque l’intérêt particulier lui porte atteinte - Donner la priorité au collectif en veillant qu’en son sein l’individu garde une liberté d’action et de réflexion - Protéger les plus faibles et les plus fragiles - Assurer une juste répartition des richesses - Mettre en place des politiques de protection de l’environnement Mais il est nécessaire de promouvoir ces valeurs qui nous animent dans un espace nouveau mondialisé ou les nouvelles techniques accélèrent tous les mouvements. Ce n’est pas nos analyses ,nos principes et nos projets que nous devons revoir, mais les moyens que nous devons mettre en œuvre dans un espace élargi, munis d’outils nouveaux et adaptés à la période. Ainsi, et l’on s’en rend compte tous les jours, les décisions en matière économique pour être efficaces et ne pas aller souvent à l’encontre du but recherché doivent s’exercer non plus seulement au niveau national mais européen (exemple du dumping fiscal de certains pays) Face aussi à la profusion des informations diffusées sur internet , nous devons faire en sorte que cette communication déferlante et incontrôlée ne soit pas souvent plus un outil de désinformation que d’information. Si le problème dépasse bien sur le pur cadre national, nous pouvons apporter des réponses en réveillant la conscience politique du citoyen , seule parade aux flots incessants de données non vérifiées et de pseudo-analyses . Faute de quoi, face aux problèmes complexes de notre époque , ce sont les réponses primaires et simplistes et donc éminemment dangereuses qui s’imposeront ( voir la montée du FN). Cela passe aussi par une école qui doit à la base combattre tous les stéréotypes sexistes et racistes et qui doit enseigner également les fondamentaux de l’intérêt général, garant d’une société apaisée, forgée par un contrat social accepté par tous et rejetant l’intolérance et l’individualisme forcené. Ce pourrait être une partie de la définition d’une société du « bien vivre »

Louiza C., 05 septembre 2014 à 15h09

Une société du bien-vivre est une société où l'espace public est aussi bien (sinon mieux) respecté que l'espace privé. On respecte la cage d'escalier de son bâtiment en n y déposant pas ses sacs poubelles devant le palier, on évite les nuisances sonores (musique à fond, bruits de pas sur talons), on ne jette pas de mégots par terre au dedans ou en dehors de chez soi, on redonne sa place au "bonjour", au "merci". Ce ne sont là que des détails mais la morale et l'instruction civique à la maison d'abord et à l'école dés le plus jeune âge, c'est la meilleure manière de réussir le "vivre ensemble" et l'acceptation de la différence, quelle qu'elle soit. Mais pour cela, tout individu doit signer une "Charte du Citoyen" avant tout investissement de l' espace public que ce soit dans son espace de vie, de travail ou de loisir. Voilà un proposition d'exigence éthique.

Anonyme, 04 septembre 2014 à 18h55

Une société du bien vivre: c'est la France, mais pas celle des médias (je pense en particulier à la télévision) qui distille 80% de négatif et 20% de positif. Il faut que le gouvernement explique sa politique, qu'il soit présent sur les médias ! et pas pour pratiquer la langue de bois.Il faut convaincre. Ne pas promettre n'importe quoi, car c'est le retour de bâton assuré. N'est-pas Monsieur le président. Un exemple: quand le ministre du travail annonce qu'il va s'attaquer au chômeur" fraudeur", c'est donner du grain à moudre au médias. Ne serait-il pas mieux d'agir de préparer le dossier avant de faire des déclarations d'intention. Montrer à tous les français que notre pays ne vas pas aussi mal qu'on veut bien le dire, même si le niveau de chômage est trop important, où en serait-on, si nous avions baissés les bras et laisser dérivé la dette. Nous avons des exemples en Europe de pays qui n'ont pas tenus leur dette et nous avons vus les dégâts sur leur économie. Il faut néanmoins relancer l'économie par le pouvoir d'achats, mais sans augmenter le smic (sauf inflation) pour rester compétitif. Donc cela passe par une baisse de tous les impôts pour "les classe moyennes et inférieur". J'ai bien dit de tous les impôts, je n'ai pas parlé de cotisations sociales qui sont indispensables à la protection sociale des citoyens. Il faudra bien, également, ramener à la raison certain syndicats irresponsables (des 2 cotés). Question culture il existe bien des choses, notre pays n'est pas à la ramasse. Mais le niveau intellectuel de la masse est entrain de se dégrader à cause de l'individualisme, des réseaux sociaux, de certain programme télé qui abrutissent les plus jeunes; de la publicité qui nous envahis et fabrique des frustrés, et que dire de l'ouverture des grands temples de la consommation le dimanche . Certes, on est plus tout à fait dans la culture, plus dans une forme société (voir de civilisation). Il faut améliorer le bien vivre dans nos ville, par plus d'espace vert et culturel et en chasser les voitures non électrique. Tout cela c'est des idées, il faut les coucher sur le papier et peser le pour et le contre. Pour finir, et c'est le plus important, il faut que la classe politique (toute la classe) revienne au vrais valeurs de la politique. C'est à dire servir le pays et ses citoyens, et laisser de coté les égos, les carrières, et pour certains l'enrichissement sur le dos du contribuables. Sinon, nous allons droit vers l'abstention massive ou les votes de sanction qui entraîneront notre pays à la dérive. Mais la France est un grand pays où il fait bon vivre, c'est dommage que ses citoyens ne s'en rendent pas compte.

Christian Kubala, 04 septembre 2014 à 15h24

le libéralisme détruit le lien entre les individus car il est basé sur la compétition, l'accumulation, l'accroissement des lobbies. redonnons du sens à la vie, créons des utopies et redonnons sa place à l'éducation artistique et culturelle. le rôle émancipateur de l'Art et de la Culture est aux oubliettes alors qu'il devrait être mis en exergue. Il est de la responsabilité d'un gouvernement, qui plus est Socialiste, d'orienter les politiques culturelles et de valoriser la création. Tous les grands artistes des XIXè et XXè sont venus à Paris car la France était une référence dans le domaine l'art et de la culture, quand est-il aujourd'hui?..

Sandy Wozniak, 03 septembre 2014 à 18h56

Une société du mieux vivre, c'est une société où chacun a sa place à part entière. Ou chacun possède un toit propre, salubre, chauffé. Ou chacun trouve sa place dans la société avec un travail pour vivre, subvenir aux besoins de sa famille. Ou chacun puissent se projeter dans l'avenir, construire, bâtir et réaliser ses rêves. Sécuriser sur ce plan, l'homme retrouvera des valeurs sociales stables et saines. L'homme à besoin d'être rassuré, d'estime et de reconnaissance.

jacques VUILLEMIN, 03 septembre 2014 à 16h09

le monde bouge se transforme l'Homme est capable d'explorer l'espace, la science a fait reculer les maladies, elle prolonge la vie, pour autant nous vivons dans un monde incertain et dangereux, marqué par tous les chocs du chômage de la précarité de l'insécurité. L'Homme a besoin d'être rassuré,plus que jamais il a besoin de valeurs pour éclairer sa vie et son avenir.Pour nous socialistes réfléchir sur le socialisme au XXIè siècle est une nécessité. Il convient de s'adapter, mais certainement pas de renoncer à ce qui fonde notre identité.Si l'on compare le socialisme à notre maison commune, on peut effectuer un ravalement de la façade pour une meilleure communication, on peut consolider la toiture pour mieux résister aux attaques, mais il ne faut pas transformer le socle , ce qui fonde notre identité.Hier le socialisme était un cri en forme de révolte contre les injustices, pour plus de solidarité.Impossible de remplacer le cri par le murmure, la révolte par la discipline, la solidarité par la rigueur.Impossible d'abandonner la foi dans l'intervention publique,la recherche de l'égalité l'organisation de la société et le renforcement de la législation sociale. Un mot sur la culture pour dire que pour nous elle est une composante essentielle du bien vivre ensemble. le beau n'est pas un privilège réservé à une élite, le beau appartient à tout le monde. La culture doit aller dans les quartiers, les expos doivent aller dans les quartiers, il faut se battre pour que les lieux de culture ne soient pas des lieux réservés à une élite , pour que les jeunes se rendent au musée comme sur un terrain de foot;

nicolas rivoire, 03 septembre 2014 à 14h43

Pour envisager une société du bien vivre, il parait important de noter l'évolution des modes de vie des Français depuis les trente dernières années. Le non travail qui prend de plus en plus de place dans la vie de chacun ne nous impose t'il pas de penser l'avenir du partage du temps de travail dans les orientations socialistes de demain?

yolande richard, 03 septembre 2014 à 14h04

vivant dans sur le quartier de l'europe, je ne peux que faire le constat que l'école, le centre aeré, sont les bases d'une émancipation. Pontanézen porte malheureusement l'étiquette de quartier sensible, c'est bien dommage pour nos jeunes qui pour certains sont bien émancipés et les autres de pure souche Francaise Brest meme a longtemps fait de la résistance lors des conseils d'école (auxquels j'assistais) contre la semaine de 4 jours, la cub a l'époque avait déjà pris son envol Je ne sais comment est employé ce temps libre, mais pour moi il devrait etre consacré aux sports collectifs, a la bibliothque (combien d'enfants ne lisent pas en dehors de l'école) Je ne suis en rien raciste sis non Hosny m'aurait rayé de son tel mais pour cause éthiques il serait bon de débattre sur le port la burka aux abords des écoles, ainsi cela éviterait a certains enfants d'etre de suite cataloguer mais large débat que celui ci Le socialisme a cette époque de la mondialisation devrait s'appuyer plus fort sur le made in france et éviter que tant de brevets partent a l'étranger, la main d'oeuvre francaise est d'une telle finesse.Aussi faudrait il essayer de moins délocaliser La culture comme cité plus haut mettre les enfants a lirent, réapprendre l'histoire et la géographie tel que nous ancien nous l'avons appris a l'école mette ces choses gratuites pour etre sure que les enfants y viennent quittent leur pc ou tablettes ou ils trouvent bien souvent des scènes de guerre, repasser a la tv des feuilletons bien francais que nous avons aimés thierry la fronde, rintintin , et bien d'autes pendants ces heures ditent libres a l'école désormais remettre ce seraient peut etre l'occasion de remettre les jeux de sociètés en place a nouveau, figurez vous que cet été j'ai voulu pour occuper une personne agée jouer aux petits chevaux je ne savais plus toutes les règles, et il y en a des jeux pour compter et lire sans s'en appercevoir. Mon papa n'a pas eu la chance de faire des études mais il regardait beaucoup de reportage a la tv, suivait des émissions culturelles et il savait écrire une lettre sans faute d'orthographe que moi j'ai sans doute fait ,

Anonyme, 03 septembre 2014 à 12h17

La question me semble très mal posée. L'Etat n'est pas une machine chargée d'assister systématiquement chaque individu. Ce principe prôné par une classe politique aisée peut même s'avérer être un dénigrement de la notion de libre arbitre et de liberté. L'Etat doit gérer au mieux les services régaliens. Ses services sont mis à la disposition des citoyens. Ensuite, ces derniers agissent librement avec succès ou pas. Mais, ils doivent assumer leur vie en pleine responsabilité. C'est cette notion qui doit être révélée et non pas celle de l'Etat providence ou l'assistanat.

Anonyme, 31 août 2014 à 19h18

La culture est le socle commun de la société. une politique culturelle de gauche devrait s'appuyer d'une part sur une sanctuarisation des moyens budgétaires dans la culture, d'autre part sur un soutien à la création (et non sur le sacrifice de la création au bénéfice de la diffusion, car sans création innovante pas de diffusion et pas d'éducations), enfin sur l'affirmation de la culture comme une compétence publique et partagée avec les collectivités; la culture ne doit pas être laissées à l'arbitraire du politique, on a déjà vu combien des villes FN sacrifiaient la culture; comme pour l'éducation, il est de la responsabilité de l'Etat d'orienter les politiques culturelles. Pour autant, le pacte entre l'Etat et les collectivités devrait être renforcé, pour garantir un investissement culturel partagé et de long terme. La création et le patrimoine en sont les deux piliers et ne doivent pas être opposés : soutenir le patrimoine n'est pas qu'une politique de droite, car le patrimoine est ce que l'on transmet, et est une source à la fois de culture commune et d'éducation. Par exemple, on ne peut pas penser l'urbanisme de demain sans préserver le patrimoine intelligemment. Pour poursuivre une politique d'éducation artistique et culturelle ambitieuse, il faut préserver les moyens de toutes les institutions culturelles. Il faut aussi penser éducation et culture ensemble : pour une éducation culturelle à tous les âges de la vie, il faut donner à l'éducation les moyens de cette transmission, en formant les enseignants, en leur donnant du temps, en renforçant les contacts avec les oeuvres, en renforçant les réflexions interministérielles.

PATRICE HEYERE, 31 août 2014 à 11h13

De l'individu et du commun collectif citoyen ou résidant de passage, le premier élément l'habitat, la rénovation du logement certes, et regardons que la surface cadastral pour la totalité déjà existante d'immeuble ne correspond plus au résistance de cohésion des règles du béton armé, d'où la nouvelle vision à raser tous ce parc qui est aux état limites ultimes et de services, déterminer l'age et classifier chaque références de matrice cadastral, pour construire un habitat bénéficiant des avancées du génie civil, de plus associer le parcage du véhicule à l'étage par ascenseur, ce qui libérerait les voies de circulation, inventer la ville neuve.

STARBUCK, 31 août 2014 à 0h16

La société du "bien vivre" est de travailler pour vivre et non pas de vivre pour travailler, ce qui devrait être l'absurdité même pour tout être humain. Une société et ses aspirations soient assurément pris en compte! J'ai, pour ma part, gagner les moyens de mon émancipation grâce à l'école publique et laïque, à une époque où elle était encore un lieu sacré, inviolable et inviolé, d'où l'on sortait, en travaillant bien sûr, diplômé, avec un métier, prêt à travailler, à gagner sa vie et donc son émancipation. J'ai vécu la formidable aventure de l'ascenseur social. Aujourd'hui, sans parler des crises qui nous empêchent de penser à tout espoir, cette condition première n'existe plus. Il faut la rebâtir, arrêter de faire des réformes qui ne servent à rien, sinon qu'à baisser encore un peu plus les niveaux partout et à gaspiller l'argent du contribuable. Arrêter de se plier aux moindres des exigences des parents d'élèves ou des syndicats de professeurs qui ne pensent qu'à leur bien-être et non pas à l'avenir de leur enfants. Refaire en sorte que l'enseignant n'est plus peur d'aller travailler. Refaire en sorte qu'être professeur soit de nouveau le plus beau métier du monde! Refaire en sorte que l'enseignant ait enfin de nouveau le droit d'être un pédagogue mais aussi qu'il lui soit de nouveau permis de punir justement sans craintes de représailles! Refaire de l'école le lieu sacré de la République unie et indivisible, le lieu où la laïcité est enseignée et respectée, ainsi que l'égalité et la fraternité, tout ce qui fait ce que nous sommes, des françaises et des français avec une histoire à nulle autre pareille dans le monde. Une histoire, qui, au XVIIIème siècle éclairait le monde par ses "Lumières". Ne parlons plus de "nos ancêtres les gaulois". Mes lointains ancêtres étaient italiens et pourtant je suis française, je suis fière de l'être, j'aime mon pays, je respecte toutes ses valeurs, jamais je ne le quitterais car l'école publique et laïque m'a appris a aimé ce pays si beau et si généraux, grâce aux lumières de Voltaire, Diderot, Montesquieu, Robespierre, Danton, Camille Desmoulins, Jean Jaurès, Victor Hugo. L'école publique et laïque de nouveau sacralisée est le seul instrument collectif, le seul socle sur lequel nous pourrons tout reconstruire. Les progrès humains sont sociaux, ils ne se comptent pas, ne se gèrent pas, ne sont pas constitués de chiffres, de calculs et de comptes bancaires. Messieurs et Mesdames les Socialistes, gardons le respect de l'humain face à la mondialisation. Sans culture, sans histoire, l'être humain et l'histoire nous l'a prouvé et nous le prouve tous les jours, n'est qu'une bête qui traque ses semblables.

Kikifox, 30 août 2014 à 20h00

Une société du "bien vivre" doit être une société juste, où tous les talents peuvent s'exprimer, au "juste prix". L'école est le lieu qui devrait permettre aux talents de se révéler, mais l'école fonctionne t elle comme elle le devrait ? Pour que chacun s'épanouisse il faut des perspectives. La société d'aujourd'hui permet elle de se projeter dans l'avenir, permet elle d'être optimiste ? Avec la mondialisation et l'absence de morale du patronat et des financiers on a l'impression de ne plus exister mais d'être un pion, un kleenex qu'on jette, qu'on sous paie. Faut il toujours avoir un tiers monde pour que le patronat et les financiers s'enrichissent de plus en plus ? Pourquoi aucun état européen ne réagit à cette exploitation humaine à nos frontières ?

Vincent TISON, 30 août 2014 à 12h20

Du petit au grand âge, le socialisme de demain pourrait proposer aux citoyens un droit à la participation culturelle: la culture permet le partage des émotions, des histoires d'ici et d'ailleurs. Pour le jeunes, l'éducation artistique et culturelle est une première étape de ce parcours. Dans la vie active et retraitée, d'autres formes doivent être proposées. Les partenaires sociaux et les comités d'entreprise pour les actifs, les conseils départementaux et les communes pour les aînés doivent pouvoir proposer des actions artistiques et culturelles qui seront partagées avec les citoyens (expos, spectacles, etc…), dans le milieu urbain comme dans l'espace rural. La culture sera alors un vecteur de cohésion sociale, générationnelle et territoriale, porteuse d'émancipation individuelle et de vivier ensemble.

Vincent TISON, 30 août 2014 à 12h20

Du petit au grand âge, le socialisme de demain pourrait proposer aux citoyens un droit à la participation culturelle: la culture permet le partage des émotions, des histoires d'ici et d'ailleurs. Pour le jeunes, l'éducation artistique et culturelle est une première étape de ce parcours. Dans la vie active et retraitée, d'autres formes doivent être proposées. Les partenaires sociaux et les comités d'entreprise pour les actifs, les conseils départementaux et les communes pour les aînés doivent pouvoir proposer des actions artistiques et culturelles qui seront partagées avec les citoyens (expos, spectacles, etc…), dans le milieu urbain comme dans l'espace rural. La culture sera alors un vecteur de cohésion sociale, générationnelle et territoriale, porteuse d'émancipation individuelle et de vivier ensemble.

Anonyme, 30 août 2014 à 11h30

Depuis sa naissance jusqu'à nos jours, le socialisme a évolué. Maintenant, ce mot ne définit plus rien si ce n'est un ensemble de valeurs partagées par tous les courants républicains. Finalement, ces valeurs se retrouvent assez dans la philosophie catholique. Les différences politiques se situent davantage sur les méthodes économiques. Pou le PS actuel, la solution est le prélèvement fiscal pour faire fonctionner un Etat administratif dit "providence". Je ne partage pas, cet approche, ni celle désuète des lois de l'offre et de la demande. Il est nécessaire, à notre époque, de disposer d'un Etat allégé, économe, distribuant parcimonieusement, mais efficacement la manne financière publique.

Julie, 29 août 2014 à 17h11

Démocratiser l’accès aux pratiques culturelles à l’université Les effets de la reproduction sociale ne sont pas seulement financiers, ils sont aussi culturels. Pour y remédier, il est exclu d'avoir une vision paternaliste ou élitiste de la culture en « donnant » le capital culturel à ceux qui ne l’auraient pas. Il faut plutôt agir pour la démocratisation de l’accès à toutes les formes de culture. Le préalable à toute proposition est de définir ce qu’est la culture. Présente à tous les moments de notre vie, de la cellule familiale à la vie active, la culture est une entité commune à un groupe de personnes. Elle forge leur identité, à la différence du savoir qui peut s’apprendre ou s’oublier. Quand la cellule familiale ou les activités extra-universitaires véhiculent de la culture (télévision, visite de musées, pratiques sportives), les universités se limitent trop souvent à la diffusion de savoirs. Face à cette situation, les étudiants se retrouvent alors inégaux devant l'accès au savoir et encore plus dans l’accès aux cultures. En effet, ces derniers restent conditionnés par leurs pratiquent antérieur. L'université doit redevenir le lieu privilégié de la vie étudiante et de la culture. Il faut pour se faire que tous les organismes susceptibles d'offrir des activités culturelles aux étudiants prennent une place centrale dans l’université. Le réseau des œuvres comme les collectivités territoriales environnantes ont un rôle primordial à y jouer. Il faut que l’accès aux pratiques culturelles soit un objectif pour l’université. Par ailleurs, ces mêmes pratiques culturelles se révèlent être un véritable levier pour la réussite étudiante.

Thomas, 29 août 2014 à 17h10

Démocratisation de l’Enseignement Supérieur : Les étudiants empêchés La démocratisation de l’enseignement supérieur consiste à lever les obstacles faisant barrage à certaines personnes pour accéder à l’enseignement supérieur. Si l’accès à l’enseignement supérieur n’est pas une évidence pour tout à chacun, certains connaissent certaines difficultés plus « notables » que d’autres. Il s'agit des « étudiants empêchés » qui se trouvent dans l'incapacité matérielle de pouvoir suivre leurs études du fait de leur incarcération. Les prisons françaises remplissent très bien leur rôle punitif, sans doute trop bien au vu des conditions d’incarcération condamnées par la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Par contre, pour ce qui est de leur mission de réinsertion, on ne peut que déplorer la faiblesse de politiques publiques en la matière. Une des clés pourrait être la poursuite d’étude supérieure. En effet, celle-ci contribue grandement à une réinsertion réussie. Elle ouvre le champ à l’obtention d’un diplôme, d’un emploi ou à minima, elle contribue à la compréhension de la peine purgée. Si certains dispositifs sont mis en place pour permettre aux personnes incarcérées de suivre les études, ceux-ci demeurent rares et isolés (c’est le cas du dispositif expérimental de la Région Ile-de-France avec le centre pénitencier de Fleury-Mérogis ainsi que la section des étudiants empêchés de l'Université Denis Diderot de Paris qui permet la poursuite d’étude en prison). Il faudrait généraliser ce type de pratiques et permettre aux universités de créer des sections d’étudiants empêchés dans l’ensemble du milieu carcéral. Si une des missions premières de l’incarcération est de permettre la réinsertion, tous les détenus doivent pouvoir « s’évader par le haut ». Cela doit passer par la présence de professeurs d’université dispensant des cours, par l’accessibilité des ressources documentaires et par la possibilité de poursuivre son cursus à l’université une fois libéré.

Guillaume, 29 août 2014 à 17h09

Mode de financement de la recherche Le financement de la recherche publique se fait aujourd’hui majoritairement suivant une logique d'appel à projet. Ce mode de financement limite drastiquement la liberté et l’indépendance de la recherche tout en affaiblissant considérablement la recherche fondamentale pourtant source d’innovations de rupture. Cette modalité de financement consiste notamment à établir une priorisation des secteurs de recherche de manière plus ou moins transparente tout en mettant en concurrence les acteurs de la recherche. Bien souvent elle dissimule en réalité une contractualisation forcée de la recherche publique. Celle-ci est guidée par ses potentielles applications industrielles, laissant ainsi de côté des secteurs entiers de l’activité de recherche (les sciences humaines et sociales, la biologie, etc.). Ces éléments viennent brider le dynamisme, l’indépendance de la recherche et de l'innovation de notre pays. Face à ce fléchage de la recherche nous devons réaffirmer l’importance du financement de la recherche fondamentale. A l’heure où la France dégringole dans les classements européens de l’investissement publique en faveur de ce secteur, nous ne pouvons espérer un sursaut économique en restant à la remorque des découvertes scientifiques. Il est urgent de rétablir un financement de la recherche fondé majoritairement sur des dotations public, indépendante du politique afin de permettre une recherche innovante et audacieuse. Ces dotations doivent permettre la constitution d'un fond récurrent pour les laboratoires de recherches publics. Cela doit favoriser l’activité de recherche et leur permettre de fonctionner dans de meilleures conditions (concertation entre laboratoires, déplacement en colloque scientifique, etc.). Ce financement par dotations doit être complété par des appels à projet, et non l'inverse. Il est indispensable que les projets et les thèmes sélectionnés soient définis par des scientifiques indépendants. Pour ce faire, ces nouveaux jurys de sélection doivent connaître une rotation. Il est impensable que les mêmes personnes effectuent cette tâche de manière répétée. Par ailleurs, il doit exister des appels à projet dits « blancs », sans thématique imposée, car l'innovation n'est pas cyclique et la liberté de travailler sur un sujet peu valorisé permet des avancées. Nous cherchons à innover pour que notre société ne soit pas figée, ne figeons donc pas en amont les travaux de recherche : T. Edison n’a pas inventé l’ampoule en essayant d’améliorer la bougie.

LEA.D, 29 août 2014 à 16h53

Etre socialiste aujourd'hui c'est combattre la rentre en tant que déterminisme social. Ainsi, c’est l’essence même du socialisme que de combattre l’idée que la naissance serait seule facteur de détermination de l’individu. Symbole parfois laissé de coté du combat et des divergences fondamentales entre la droite et la gauche, la rente est la traduction économique du déterminisme social en ce qu’il a de plus inégal. Cette notion est la plus symptomatique de l'idée que la naissance détermine le milieu sociale, et le fossé indépassable entre ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas. L’inégalité des patrimoines est aujourd'hui plus accentuée que celle des revenus. Ainsi, le risque à très court terme est de voir naître une société de rentiers qui se désintéresse des jeunes générations et de la construction de leur avenir. Nous devons lutter contre un système qui fabrique un modèle de reproduction sociale accentué par dix années d’injustice. Un modèle instituant la naissance comme unique élément de détermination, figeant l'individu dans une " classe' économique et sociale sans possibilité d'évolution.  Être de gauche, c’est refuser l’incidence de ce mécanisme. Alors que la droite a insufflé sa politique libérale sans partage sur la question du patrimoine conduisant à défiscaliser massivement le capital au détriment du travail, les inégalités se reproduisent et s’accroissent. Nous devons militer afin de rétablir un équilibre dans une optique de justice fiscale et sociale. Cela passe en amont par un mécanisme de régulation fiscale du capital par rapport au travail. Le problème doit être traité en profondeur, il est nécessaire que soit pensée une véritable réforme fiscale globale prescrivant la taxation des capitaux lors de la transmission du patrimoine. C’est donc l’ensemble du mécanisme successoral qui doit être repensé. Nous devons prioriser notre action à l’encontre des rentes dites « nocives », spéculation à outrance, qui ont engendré des bulles financières au cours de ces dernières années mettant à mal l’économie réelle. Il s’agit alors, d’affaiblir les modèles économiques qui rémunèrent la rente au détriment du travail.

LEA.D, 29 août 2014 à 16h52

Il faudra repenser l'éducation comme vecteur d'égalité et d'émancipation : Aujourd’hui l’école est en perte d’efficacité, la réussite semble réservée à une élite et le décrochage scolaire lui dévolu aux enfants issus de familles en difficultés. Si d’aucuns estiment que le redoublement a perdu toute utilité, il faut alors repenser la question de l’échec scolaire, souvent synonyme d’exclusion. Pour cela il faudra repenser la notation à l'école ainsi que le redoublement en classe primaire et au collège dont nous connaissons aujourd’hui le constat d’échec. L'éducation populaire doit reprendre toute sa place afin que les clés du savoir soient à la portée de tous. L’orientation doit devenir un service public à part entière, permettant aux élèves des zones d’éducation prioritaires de ne plus être ignorés dans leur parcours mais accompagnés dans la construction de l’avenir qu’ils auront choisi. Nous devons repenser l’Université. La personnalisation des parcours doit répondre aux volontés des étudiants en particulier en ce qui concerne leur insertion professionnelle sur le long terme. Pour que l’université soit le moteur de l’égalité de demain, il est urgent de mettre en place l’allocation d’études sur critères sociaux.  La mobilité internationale doit être repensée, aujourd’hui réduite à quelques étudiants elle doit devenir accessible à tous les étudiants mais aussi aux jeunes apprentis en formation. 

Aurélien 75018, 29 août 2014 à 16h42

Notre société est traversée par une crise des élites, dont l’uniformité ne correspond pas à la diversité de la société française. Des catégories entières de la population française n’ont pas toujours pas trouvées leurs places dans des élites quasi-exclusivement issue d’une haute administration homogène et qui fonctionne en vase-clos. Le monde associatif, de l’entreprise ou de la recherche, ne sont pas ou trop peu représentés dans les élites françaises. L’Ecole Nationale d’Administration, indispensable pour former les hauts fonctionnaires, ne peut cependant être le lieu unique de formation des élites et la possibilité pour les énarques de passer du secteur public vers le secteur privé ou vers un mandat représentatif, devraient être restreintes et strictement encadrées. Afin de lutter contre la reproduction sociale des haut-fonctionnaires, la suppression du concours externe de l’ENA pourrait aussi être envisagée et le rapprochement entre universités et grandes écoles doit être accéléré. Enfin, afin de donner les mêmes chances aux jeunes des quartiers populaires et notamment à ceux issus de l’immigration, d’accéder aux plus hauts niveaux de responsabilités et ce dans tous les domaines, les dispositifs tel que les conventions d’éducation prioritaires, ouvrant un accès différencié aux grandes écoles, doivent être approfondis et étendus.

Oscar, 29 août 2014 à 16h30

Nous devons nous attaquer à la question de l'héritage dans le domaine économique. En 2014, il n'est pas normal que les entreprises se transmettent en vertu de liens du sang. Socialement, comment est-il acceptable qu'un outils de travail, de production, soit donné à certain et vendu à d'autres ? Comment est-il acceptable que l'on envisage pour le fils d'agriculteur pas d'autre destin que celui de prendre la suite de son père quand des jeunes peines à s'établir ? Économiquement, une telle proposition permettra de casser des rentes qui bénéficient toujours aux même mes et entretiennent les inégalités tout au long de la vie. La compétitivité françaises souffre de cet archaïsme qui favorise les héritiers aux compétents.

VGT, 29 août 2014 à 16h27

Investir dans les jeunesses européennes pour le « bien vivre » ensemble Une société du « bien vivre » est celle qui donne à chacun les moyens de son émancipation. Cette émancipation pour tous est possible par l’investissement dans les jeunesses européennes, par l’éducation et la formation. En tant qu’acteurs de la transformation sociale, les socialistes doivent réaffirmer leur volonté de voir les institutions européennes œuvrer à une harmonisation par le haut des systèmes d’Enseignement Supérieur et l’émergence de Services Publics de l’enseignement Supérieur européens harmonisés. Cette harmonisation passe par un nivellement par le bas des frais d’inscription, une harmonisation des systèmes d’aides sociales et la création d’un droit à la mobilité européenne au travers d’un plan pluriannuel d’investissements. Une société du « bien vivre » est celle qui créera une réelle citoyenneté à l’échelle européenne.

simon Mandeville, 29 août 2014 à 16h22

L’ascenseur social, La question n’est pas aujourd’hui de le réinventer, mais bien de le dépasser. Les soubresauts de l’actualité gouvernementales ne doit pas nous faire perdre de vue le combat essentiel pour l’égalité réelle, seule à même de gommer en en profondeur les inégalités de départ entre chacun. Là où le Gouvernement ne peut que s’échiner à lutter contre la crise économique et sociale, crise de l’urgence ; le Parti socialiste se doit d’être en pointe sur ce combat, combat de l’avenir. Ne nous enfermons pas dans le carcan médiatique de la réponse immédiate, inventons l’avenir : celui du progrès pour tous et de l’émancipation collective et individuelle. La réforme des rythmes scolaires a permis à l’Ecole de la République de remettre l’intérêt de l’élève au cœur des politiques éducatives, avec un fonctionnement mieux adapté à l’acquisition des fondamentaux et à l’éveil social, culturel, environnemental ou encore sportif. Une réforme d’une telle ampleur ne dévoilera son efficacité que si elle est suivie de moyens. Force est de constater que l’élève d’une zone urbaine, de centre ville de surcroit, disposera de chances différentes que celui d’une zone rurale ou d’un quartier dit « défavorisé », faute de moyen concernant les structures d’accueil du second. Il convient de mettre en place une véritable péréquation au profit des lieux d’enseignement situés dans les zones les plus difficiles. Donner plus à ceux qui ont moins, c’est le principe de la redistribution affiché par la gauche depuis longtemps ; fournir d’avantage là où il y a moins, c’est l’évidence qu’il faut aujourd’hui assumer. Cependant, l’école ne peut pas tout. Elle ne pourra pas à elle seul gommer les inégalités de départ qui font pourtant loi dans notre société, telle qu’elle est organisée. Car l’égalité réelle, pour ne pas être un vœu pieu, doit aussi concerner la petite enfance. La France fait figure de mauvais élève en la matière : places en crèche largement insuffisante, manque de structure spécialisées, aucune politique matriciel d’éveil, pourtant seule capable d’extirper un jeune enfant de sa condition sociale, pour l’incérer dès le plus jeune âge, dans une société où le savoir et l’émancipation tant individuelle que collective doit être la maxime. Créer des voies parallèles pour l’entrée dans les grandes écoles n’est qu’un pansement qui ne résorbera jamais la plaie. Le travail doit être fait en amont en créant un véritable service public de la petite enfance, et cela ne se fera pas sans lien avec les associations qui œuvrent en ce sens, ainsi qu’avec l’ensemble de la société civile.

Anonyme, 29 août 2014 à 16h11

Léon BLUM déjà, affirmait avec force que le premier ennemi de la Gauche, c’est le monopole, c’est la rente. Bref, c’est se battre contre « l’ordre existant ». Dans les débats en cours et les politiques menées par la Gauche, je crois qu’il faut absolument éviter deux écueils. L’un qui serait, sous preuve de modernité, de promouvoir par principe les forces économiques. Mais le social-libéralisme n’a pas sa place dans le dictionnaire des socialistes. L’autre serait, par facilité, de ne prétendre qu’à maintenir le fonctionnement actuel de la société. C’est d’une certaine manière, ce qui sous-tend le discours de ceux qui appellent à ne rien changer, y compris du côté des acquis sociaux, des impôts ou de l’organisation de la société. Mais ne rien changer, n’est-ce pas maintenir un ordre existant ? Et l’ordre existant n’est il pas encore profondément injuste ? La valeur de la gauche, c’est le mouvement. Le mouvement de la société par la remise en cause des situations acquises. Cela ne veut pas dire « libéraliser » à outrances, mais rechercher en permanence à corriger les inégalités qui bloquent aujourd’hui le pays. Attention donc aux conservatismes. Par nature, l’identité des socialistes, c’est la réforme. Car par vocation, l’histoire du socialisme c’est de transformer l’ordre existant.

Maxance BARRE, 29 août 2014 à 16h05

Revoir notre rapport à la propriété: pour la création d'un droit d'usage La propriété et sa transmission sont, nous le savons, un facteur d'inégalité. Certains naissent sans rien quand quelques uns héritent d'un capital économique et financier énorme, sans que cela ne vienne récompenser un quelconque mérite. Cette situation sclérose la société, favorisant les situations acquises au détriment du travail, du risque et de l'innovation. Pour la création d'un droit d'usage. Pour casser la rente, il est nécessaire de rabattre les cartes du jeu et casser les barrières à l'entrée de la réussite. C'est pourquoi les socialistes doivent substituer au droit de propriété intégral un droit d'usage qui court de l'acquisition à la vente ou au décès.

Je contribue sur le thème "Que doit être une société du « bien vivre » ? Comment donner à chacun les moyens de son émancipation personnelle ? Quels sont les instruments collectifs qui le permettent ? Quelle conception du progrès devons-nous proposer ? Quelles exigences éthiques poser ? Qu’est-ce que le socialisme à l’époque de la mondialisation ? Quelle place pour la culture dans la société et l’existence ?"

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