Thème n°9

Entreprise et ré-industrialisation

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Pourquoi l’industrie française s’est-elle affaissée depuis plus d’une décennie ? Est-ce inéluctable ? Comment renforcer notre appareil productif, industriel, mais aussi agricole ? Quelle doit être notre conception de l’entreprise ? Quel rôle pour les salariés et les partenaires sociaux ? La robotique et le progrès technologique nuisent-ils à l’emploi ? Comment lutter contre la rente ? Le risque est-il une valeur de gauche ?

532 contributions pour alimenter la réflexion

Pierre CAPLIER, 09 novembre 2014 à 0h25

Nous avons perdu en compétitivité car nos partenaires ont baissés leurs coûts ou développer leur valeur ajoutée. Ils ont baissé leur coût par des baisses de salaires (Espagne), des emplois précaires (Allemagne / Angleterre) ou en faisant reposer les charges sur la consommation (Allemagne). Nous devons essayer de trouver une autre voie et alléger les charges des entreprises en faisant moins reposer la protection sociale sur les salaires. Si cela est légalement possible, on pourrait remplacer une partie des charges sociales par une taxe sur l’activité réalisée en France par les entreprises françaises et étrangères. On pourrait aussi par ce système, baisser l’impôt sur les sociétés. Cela aurait l’avantage de faire contribuer les entreprises étrangères et on pourrait prélever dès la facturation du bien ou du service. Il faut profiter de la transition énergétique pour lancer des innovations dans les économies et la production d’énergie, dans le recyclage, . . L’entreprise est un lieu de vie et de solidarité. Il faut que l’enseignement du management mette en avant le collectif. Tous les acteurs de l’entreprise (management, syndicats, . .) doivent savoir faire évoluer les situations acquises si elles nuisent au collectif. Il faut éviter les effets de caste et limiter le nombre de mandats sociaux pour une personne. Il faut interdire les participations croisées des personnes aux comités de rémunération et aux conseils d’administration pour éviter le copinage. Il faut inciter les salariés à se syndiquer en offrant des avantages. Il faut limiter le nombre de mandat pour les partenaires sociaux au sein d’une entreprise Il faut faire du risque une valeur de gauche car la gauche, c’est le progrès et il n’y a pas de progrès sans risque. On ne lutte pas contre la rente financière, on impose les revenus de la rente. Il est normal et sain, dans une économie ouverte, que les individus essaient de se créer une rente financière. On lutte contre la rente de situation (médecin, auto-école, notaires, ambulance) en ouvrant à la concurrence, en libéralisant. Les progrès technologiques permettent des gains de productivités qui peuvent être réinvestis dans de nouvelles activités qui vont créer de l’emploi ou qui peuvent contribuer à des baisses u temps de travail. En conclusion, le progrès ne nuit pas à l’homme et à l’emploi.

Olivier MULLER, 08 novembre 2014 à 23h58

Comment réindustrialiser la France ? - En garantissant la stabilité fiscale à l’ensemble des acteurs économiques. - En donnant une meilleure visibilité et lisibilité de l’action publique - En encourageant, en soutenant les produits à forte valeur ajoutée, faire un effort conséquent pour réaliser la montée en gamme des produits fabriqués sur le sol national. Aujourd’hui les produits fabriqués sont faciles à concurrencer par les pays à plus faibles coûts de production. - Soutenir et développer les moyens de la R&D, ne plus considérer ce budget comme la variable d’ajustement en période de difficultés. - Encourager les nouvelles technologies dans les secteurs traditionnels, elles peuvent donner un nouveau souffle à des productions bien ciblées. - Améliorer et développer notre force de vente, pour forger une image qualitative des produits « made in France ». - Assurer une meilleure protection du capital des entreprises face aux OPA, en encourageant les SCOP, sociétés coopératives et participatives, l’entreprise à ceux qui la font. Une réponse aux emplois non pourvus. A envisager sur la base du volontariat : entreprises et chômeurs. Mise à disposition des entreprises de chômeurs volontaires. Dans un premier temps, les assurances chômage continuent à payer les indemnités, l’entreprise s’engageant à donner une formation qualifiante. Au bout de quelques mois, l’entreprise prend progressivement en charge, la rémunération du salarié.

JEAN JOSÉ LAFAGE, 08 novembre 2014 à 23h47

Le 1er ministre nous dit aimer l'entreprise. Je le crois sincère et pense tout comme lui que ce sont les entreprises, grandes ou petites, qui créent les richesses. Il y a 30 ans, je hurlais quand je voyais qu'il n'y en avait plus que pour les services parce que l'industrie, c'était sale, polluant etc... On voit où cela nous a mené au contraire de l'Allemagne. Séchons nos larmes il nous faudra au moins 20 ans pour remonter la pente. En revanche pourquoi, alors que l'on entend partout que ce sont les PME et TPE qui créent de l'emploi non délocalisable, l'Etat et ses courroies de transmission (RSI, URSSAF etc...) avec le concours de certaines professions réglementées (collusion entre public et privé ?) et sous l'égide du parlement (loi de finances) font-ils tout pour nous faire disparaitre ? Pour s'en convaincre il suffit de voir la folie qui frappe l'URSSAF d'Indre & Loire (et sans doute d'ailleurs) qui n'a de cesse d'occuper les études d'huissiers du coin même si les cotisations sont payées, ou celle du RSI qui même si l'on est en déficit, continue à nous racketter. Conséquence : un baisse drastique de la productivité car croiser le fer avec les institutionnels, cela prend du temps ! Anticiper les coups tordus aussi. Et cela coûte cher, très cher ! Non les indépendants ne sont pas tous riches. Au contraire. En revanche, je remarque que c'est par bataillons entiers qu'ils se tournent vers la fille Le Pen. A l'occasion d'un différent avec le SIE de Chinon, je l'avais signalé à Bercy un mois avant la fameuse note du corps préfectoral de septembre 2013. Sans réponse évidemment, si ce n'est celle complètement bidon d'un obscur fonctionnaire tourangeau. Continuez(ons) comme cela et c'est à tout le monde que cela risque de coûter très cher. JJL

Damien LANDINI, 08 novembre 2014 à 23h36

Contribution de la section de Reims (Marne - 51)

L’entrepreneuriat comme outil de mobilisation pour l’emploi, l’insertion, la formation dans nos territoires ! Loin des caricatures, le Parti Socialiste n’a jamais détesté les entreprises. Le fait d’entreprendre, d’aller au bout de ses rêves, de s’émanciper des difficultés budgétaires, sociales pour créer de la richesse et pouvoir ensuite la redistribuer est au cœur des politiques d’égalité territoriale, de progrès social que le Parti Socialiste défend. Dans nos communes, nos départements et nos régions, des élu-e-s de terrain, des jeunes entrepreneurs, des hommes et des femmes se battent tous les jours pour accueillir des entreprises, créer des structures d’insertion, inventer les espaces de travail collaboratif du futur. Le débat légitime sur le rapport historique entre le Parti Socialiste et les entreprises ne doit pas nous éloigner d’une réalité vécue par nos concitoyens : l’inégalité face à l’accès à l’entrepreneuriat. Dans nos territoires, nombreux sont ces citoyens qui ont des idées innovantes mais ne peuvent entreprendre par complexité administrative ou par manque de financements. Ces talents sont surtout des jeunes, des femmes, qui ne trouvent pas de crédit auprès des banques ou ignorent les dispositifs d’accompagnement. Il est nécessaire de s’attaquer à ce fléau qui prive nos territoires d’acteurs et d’actrices de proximité, garants d’emplois, créateurs d’insertion, de formation mais aussi et cela est le plus important, ambassadeurs de l’espoir de notre victoire contre le chômage de masse. Pour faire de l’entrepreneuriat un véritable levier d’emploi, d’insertion et de formation on pourrait : - Poursuivre le plan numérique dans les écoles notamment le volet d’apprentissage du code informatique, qui permet d’acquérir dès le plus jeune une vision du développement d’applications. Instaurer des stages-découvertes au sein d’entreprises à partir de la 6ème pour établir le premier contact avec le monde de l’entreprise et stimuler l’envie d’entreprendre. Promouvoir l’apprentissage des jeunes notamment dans le cadre des métiers innovants ou de la transition énergétique. Simplifier les démarches de création, d’accompagnement et de gestion administrative quotidienne des Petites et Moyennes Entreprises. Lutter contre l’échec scolaire et promouvoir auprès des jeunes décrocheurs des formations alternatives qui leur permettront de saisir les dispositifs existants pour aller au bout de leurs envies de créer et d’innover. Il est de la responsabilité du Parti Socialiste de défendre l’entrepreneuriat comme force d’inclusion sociale mais aussi comme un outil pour nos politiques locales et nationales de lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

Le parti doit procéder à une clarification idéologique devenue indispensable: il doit une fois pour toute faire sien le principe de réalité et abandonner la facilité qui consiste à refuser le réel au nom d’une bonne conscience inopérante. En effet refuser le réel, c’est ne pas se donner les moyens d’agir efficacement sur lui. C’est également, pour le parti socialiste, démissionner de son rôle pédagogique auprès des militants et des Français, ce qui est le plus sûr moyen de favoriser le vote populiste. Alors, oui, il faut faire preuve d’abnégation, de courage, d’efforts. Oui, le parti socialiste doit faire une fois pour tout son Bad-Godesberg, assumer et même revendiquer sa nature réformiste. C’est à cette seule condition qu’il pourra retrouver une vraie crédibilité de parti de gouvernement. Qu’il pourra convaincre à nouveau les Français qu’il a renoncé aux combats internes pour s’intéresser à eux. Qu’il éradiquera à terme du champ politique une « gauche de la gauche » qui ne propose aucune politique au-delà de ses incantations rituelles et est le meilleur ennemi de la gauche de gouvernement. La politique économique illustre cette nécessité : quelle est la situation de la France aujourd’hui? Elle est simple : la France est un pays qui vit au-dessus de ses moyens et qui n’est pas assez compétitif. La France vit au-dessus de ses moyens parce que chaque année la dépense publique est supérieure aux recettes. Ce qui aboutit à un endettement massif : la dette publique s’élève aujourd’hui à 95% du PIB, soit 2 000 Mds €. Le service de la dette est le premier poste budgétaire, devant l’éducation. Avec pour conséquence d’hypothéquer l’avenir des générations futures, de fragiliser l’indépendance de la France en augmentant sa dépendance vis-à-vis de ses créditeurs et de nuire à sa crédibilité dans le concert international alors qu’elle est nécessaire pour faire évoluer les équilibres politiques en Europe. La France a une offre industrielle qui n’est pas assez compétitive. Ce qui a un impact doublement négatif sur la croissance : dans notre économie très internationalisée, une relance de la demande des ménages ne profiterait pas à l’industrie française qui ne serait pas en mesure de capter ce surcroît de demande et par ailleurs les anticipations négatives des chefs d’entreprise limitent l’investissement des entreprises, autre vecteur de croissance. La mise en œuvre d’une politique de compétitivité et de réformes structurelles est la réponse à cette situation. Le pacte de responsabilité s’inscrit dans cette perspective. Le parti socialiste doit tourner le dos à un socialisme du passé et soutenir cette politique moderne, courageuse et réaliste.

Section de Wazemmes, 08 novembre 2014 à 23h19

L'économie sociale et solidaire, une économie porteuse de valeurs Si la politique économique du Gouvernement suscite nombre d'interrogations, il est un secteur économique à conforter et à préserver : l'économie sociale et solidaire. Représentant 10% de l'emploi, l'ESS combine missions d'intérêt général, solidarité et participation des salariés ou des sociétaires à la prise de décision. Votée en 2013, la loi Hamon est une belle avancée saluée comme telle par les acteurs de l'ESS. Pour autant; l'action publique en faveur de l'ESS doit aller plus loin. Attaquée par le patronat, notamment pour sa disposition relative à l'information des salariés, la loi Hamon doit être préservée et appliquée intégralement. Le secteur de l'ESS doit bénéficier d'une promotion active de la part des pouvoirs public (Etat et collectivités territoriales) notamment par le bias de campagnes de communication. Le secteur de l'ESS pourrait recevoir les mêmes moyens d'action et de représentation que les chambres des métiers et les CCI. De nombreux militants de l'ESS ont joué et continuent de jouer un rôle au sein du parti, le parti pourrait à cet égard engager une profonde réflexion sur le projet politique de l'ESS et retisser le lien avec les associations, les coopératives, les mutuelles. Le parti ne pourrait-il pas d'ailleurs créer sa propre coopérative de services?

LUDOVIC CHARNET, 08 novembre 2014 à 22h45

A partir d'un constat partagé, lequel met en évidence une lente mais certaine désindustrialisation du pays, cette contribution a pour objectif d'imaginer des dispositions stimulantes pour le secteur industriel français et compatibles avec les valeurs portées par la gauche. 1. Pour un Small Business Act à la française. 2. Associer les salariés à la gouvernance des entreprises. 3. Renforcer le rôle du secteur public dans l'industrie. 4. Lier les salaires à la productivité. 5. Organiser la progressivité des cotisations sociales pour les TPE. 6. Drainer l'épargne locale vers le système productif local.

Anne-Claire Cossec, 08 novembre 2014 à 22h42

Jaurès parlait dans son "Discours à la jeunesse" d''aller à l'idéal et de comprendre le réel"; En ce sens, nous souhaitons rappeler cette conviction selon laquelle le politique ne saurait se résumer à un rôle de gestionnaire s'adaptant aux seules réalités d'un marché omnipotent. Il appartient au contraire au politique de comprendre l'existant et de le faire évoluer vers le bien commun. Nous sommes en ce sens partisan d'une politique économique régulatrice. Les PME sont une chance pour la France: il convient de les soutenir pour favoriser leur développement en encadrant et en ciblant les aides apportées qui doivent être utilisées dans le stricte cadre de l'investissement, de la création d'emplois et de l'innovation. La poursuite de la justice sociale doit guider nos actions. Les politiques de l'offre, loin de relancer l'économie, la paralysent, ce pourquoi nous nous prononçons résolument pour une politique qui puisse relancer le pouvoir d'achat des français et participer d'un véritable plan de dynamisme et de relance. Ce sont les travailleurs qui créent la richesse, ne l'oublions pas. Il appartient ainsi au politique de protéger les salariés et d'aller vers des mesures qui favorisent une vie descente et épanouissante au travail comme dans la cité; La fiscalité étant un outil précieux dans la juste redistribution des richesses et la justice sociale, nous appelons à une réforme fiscale d'ampleur permettant la taxation effective de l'ensemble des produits financiers qui lèsent les finances publiques de la France. afin, notamment, de favoriser la régulation des marchés financiers, une réelle prise en compte des biens patrimoniaux, l’augmentation des tranches d'imposition et la suppression des innombrables niches fiscales. La TVA ne doit plus être une éternelle variable d'ajustement car elle constitue un impôt aveugle qui pénalise les plus fragiles. Le dynamisme de la France doit pouvoir être envisagé à l'aune des défis qui nous attendent: au travers d' une politique énergétique respectueuse de l'environnement, en donnant les moyens à la recherche de porter notre pays vers un degré d'innovation facteur de créations d'emplois, en permettant aux salariés d'agir dans le cadre de leur travail et de s'investir, que ce soit au travers de la vie syndicale qu'il convient de protéger et d'encourager, ou encore au travers de dispositifs tels que les SCOP. Notre parti ne saurait se dissoudre dans un discours dominant libéral. Il doit rester au plus près des préoccupations de ceux qu'il se dit défendre et protéger, prendre en compte l'existant en poursuivant un idéal de justice et d'équité.

bruno SARROBERT, 08 novembre 2014 à 22h35

La dette cumulée de la France a atteint des niveaux particulièrement inquiétants. La France est un pays qui s’est appauvri et qui a maintenu son niveau de vie par l’emprunt. On parle souvent du déficit budgétaire mais, plus grave, depuis plusieurs décennies notre balance commerciale est en déficit de plusieurs dizaines de milliard d’euros (entre 60 et 70). Ainsi, tous les ans, plus d’argent sort de la France qu’il n’en rentre, donc nous nous appauvrissons. Deux secteurs sont responsables de cette situation : l’énergie et les biens industriels hors transport. D’aucuns diront que c’est la faute à la mondialisation, la mondialisation n’a servi que de révélateur d’une double erreur stratégique qui remonte à plus de 30 ans. Depuis cette époque les entreprises, encouragées parfois par l’Etat, ont privilégié le rendement du capital au profit de l’investissement. Ainsi l’outil industriel français n’a pas su se moderniser. Cette tendance s’est accrue par l’action des banques qui ont fait de la finance un instrument de spéculation et non de développement des entreprises. Deuxième erreur stratégique, au détriment de l’industrie nous avons considérablement développé le secteur des services, certes créateur d’emploi et de bien-être pour la population, mais ne contribuant pas globalement à l’enrichissement du pays. Autre erreur encore le retard considérable pris dans le secteur de l’énergie. A cause du nucléaire qui a maintenu un niveau de prix de l’énergie faible, nous avons oublié que la meilleure énergie c’est celle que l’on ne consomme pas ! Ainsi, la France, en voie de désindustrialisation, s’est retrouvée avec un nombre sans cesse croissant de chômeurs, pris en charge d’une manière ou d’une autre par l’Etat qui de ce fait a accru sa dette. Ce constat il aurait dû être fait au Français par F. Hollande sitôt son accession aux affaires. Il ne l’a pas été fait, ne revenons pas là dessus. Pour s’en sortir, il faut réorienter notre stratégie industrielle vers l’innovation en développant la recherche, l’éducation et la formation ; vers la création d’entreprise par la facilitation du crédit et la simplification des procédures y compris du Code du travail. Il faut enfin une politique ambitieuse dans le secteur de l’énergie, notamment au niveau de la réhabilitation de l’habitât. C’est une tache ardue, ingrate qui demandera des sacrifices et qui prendra beaucoup de temps. Etre socialiste aujourd’hui, c’est accepter ce défi, parce que c’est la seule chance pour notre pays de garder son rang ; c’est faire en sorte que ces sacrifices soient équitablement répartis ; en garantissant aux plus fragiles qu’ils ne seront pas laissés au bord du chemin.

Sections Giberville Sannerville/Cuverville Troarn, 08 novembre 2014 à 21h13

Contribution « Entreprises et ré-industrialisation » On ne peut reformuler l’identité du parti sans rappeler l’origine de notre histoire issue du mouvement ouvrier qui s’organise en syndicats à l’ère de la révolution industrielle du 19è siècle. L’idéal socialiste s’appuie alors sur le « Marxisme » basé sur le rapport de force entre un capitalisme montant qui engrange des profits et l’exploitation des travailleurs. L’apparition de l’économie de Marché, la mondialisation avec pour conséquence la montée des pays émergents, les délocalisations ont entraîné le décrochage de l’industrie française. Le Parti socialiste a suivi cette même pente. En effet, dans les années 75, il marquait sa présence et son activité dans les sections d’entreprises, dans les secteurs entreprises des fédérations et les remontées au niveau national étaient régulières. Depuis, le PS n’a pas assez travaillé sur ce domaine, à se demander s’il en fait une priorité aujourd’hui ? L’entreprise ne s’ouvre plus, ne considère plus le politique. Que sont devenues les réunions tripartites Entreprise/Etat/Syndicat salariés et patronal ? Il est urgent de les remettre au goût du jour jusque dans les entreprises au niveau des CCE en fonction des aides de l’état. Faire revivre dans nos interventions l’économique et le social. Aujourd’hui, c’est le vide, on entend alors le discours économique du 1er Ministre qui n’aborde même plus le volet social dans l’entreprise. La conséquence, c’est le malaise ambiant ressenti par les ouvriers, les partenaires sociaux, la population. Les salariés militants, de l’entreprise, de l’artisanat, du bâtiment…sont unanimes pour défendre et promouvoir le savoir-faire français, la qualité française, la capacité à produire vite et bien, l’attachement à l’outil de travail. Parmi les valeurs fondamentales du parti socialiste, il faut réaffirmer l’attachement aux créateurs de richesse dans le respect de la personne humaine. Il convient donc de soutenir les entreprises qui font des efforts de recherche, d’innovation technologique et d’innovation sociale… et qui embauchent des salariés, pas celles qui redistribuent des dividendes à leurs actionnaires et se séparent de leurs activités pour les relocaliser dans les pays à faible coût de main d’œuvre !

Sections Giberville Sannerville/Cuverville Troarn, 08 novembre 2014 à 21h11

Section de Giberville 14 Section de Sannerville/Cuverville 14 Section de Troarn 14 Etats Généraux du Parti Socialiste 2014 Contribution « Entreprises et ré-industrialisation » On ne peut reformuler l’identité du parti sans rappeler l’origine de notre histoire issue du mouvement ouvrier qui s’organise en syndicats à l’ère de la révolution industrielle du 19è siècle. L’idéal socialiste s’appuie alors sur le « Marxisme » basé sur le rapport de force entre un capitalisme montant qui engrange des profits et l’exploitation des travailleurs. L’apparition de l’économie de Marché, la mondialisation avec pour conséquence la montée des pays émergents, les délocalisations ont entraîné le décrochage de l’industrie française. Le Parti socialiste a suivi cette même pente. En effet, dans les années 75, il marquait sa présence et son activité dans les sections d’entreprises, dans les secteurs entreprises des fédérations et les remontées au niveau national étaient régulières. Depuis, le PS n’a pas assez travaillé sur ce domaine, à se demander s’il en fait une priorité aujourd’hui ? L’entreprise ne s’ouvre plus, ne considère plus le politique. Que sont devenues les réunions tripartites Entreprise/Etat/Syndicat salariés et patronal ? Il est urgent de les remettre au goût du jour jusque dans les entreprises au niveau des CCE en fonction des aides de l’état. Faire revivre dans nos interventions l’économique et le social. Aujourd’hui, c’est le vide, on entend alors le discours économique du 1er Ministre qui n’aborde même plus le volet social dans l’entreprise. La conséquence, c’est le malaise ambiant ressenti par les ouvriers, les partenaires sociaux, la population. (...) suite en PJ

Délégation socialiste française au Parlement européen , 08 novembre 2014 à 20h07

L’UE doit aujourd’hui contribuer au sauvetage et au développement de capacités de production à la hauteur des enjeux du XXIème siècle. Elle doit se doter d’une véritable politique industrielle, faute de quoi elle sera reléguée loin derrière les Etats-Unis et l'Asie, dans la course scientifique et technologique. Sa capacité à fournir des emplois de qualité est d’ores et déjà menacée. L’industrie constitue un levier essentiel de notre prospérité actuelle et future : le monde de l’industrie est un allié, pas un adversaire. Il n’y a d’industrie dynamique sans politique industrielle volontariste, comme il ne peut y avoir d’industrie compétitive sans une stratégie globale de la puissance publique en faveur de l’innovation. On ne peut conserver un savoir-faire que s’il est durablement ancré dans un appareil productif : à la mode du tout-délocalisable, il faut répondre par l'engagement dans le tout créatif. Il n’y a pas d’industrie sans une Europe forte. Face à la concurrence des pays émergents et des États-Unis, l’européanisation des projets et des budgets alloués ainsi qu'une stratégie commerciale plus assumée fondée sur le "juste échange" sont deux conditions sine qua non du succès industriel dans la mondialisation. Autrement dit, nous voulons : - Une industrie compétitive, mais qui ne se développe pas au détriment de notre modèle social et de nos ambitions environnementales. Dans l’industrie, le coût de la main-d’œuvre, sur lequel insistent à longueur de discours les conservateurs, représente la plupart du temps une portion bien moindre que d'autres postes, en particulier de celui des matières premières et de l'énergie. Une forte augmentation de la productivité, une bonne gestion des ressources, -sur la base de normes européennes ambitieuses et évolutives, d’incitations, d’objectifs communs et d’objectifs des entreprises-, et l'utilisation des meilleures technologies disponibles, renforceront bien plus la durabilité et la compétitivité de l’industrie européenne au niveau mondial que toute réduction des salaires et des charges que la droite voudrait imposer. - Une industrie durable qui joue un rôle moteur dans la transition énergétique - Une industrie innovante, particulièrement sur la question des nouveaux matériaux - Une industrie à armes égales vis-à-vis de la concurrence mondiale ("juste échange"/ajustement aux frontières via de nouveaux mécanismes à créer, qu'il s'agisse d'une taxe carbone aux frontières ou d'un mécanisme d'inclusion carbone) LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 19h12

L’entreprise est un bien social dont il faut réviser le modèle fiscal Socialistes de gouvernement, nous avons conclu de nos expériences d’alternance politique des années 80/90 que pour le XXIème siècle nos objectifs passent par le développement d’une économie de marché régulée par la puissance publique et l’intervention des partenaires sociaux. Ainsi, avec le mouvement syndical réformiste, nous avons affirmé la place majeure que doit y occuper l’entreprise, en opposant aux défenseurs du vieux monde qu’elle n’est pas seulement l’affaire de ses actionnaires, mais un véritable objet social. Mais si cette compréhension nouvelle nous a permis de progresser quant à sa gouvernance ou à ses responsabilités sociales et écologiques, notre réflexion a pris du retard sur le modèle de prélèvements publics qu’elle implique. Si nous voulons que notre pays réalise ses objectifs de progrès face aux défis de la compétition mondiale, nous devons réinventer notre logique dans ce domaine en distinguant le traitement de l’entrepreneur et celui de l’investissement entrepreneurial : - celui qui investit ou épargne doit être traité comme contribuable de droit commun au regard des exigences de cohésion sociale qui passent par la progressivité de l’imposition s’appliquant à l’ensemble du revenu, qu’il provienne de l’activité ou du patrimoine. C’est un dévoiement de la pensée démocratique de prétendre que le risque économique serait plus créateur de valeur pour la collectivité, et que sa rémunération mériterait d’être mieux considérée que celle du travail ; - pour autant, l’intérêt général justifie que l’engagement dans l’entreprise soit spécialement protégé par préférence aux comportements de rente. Il s’agit donc à la fois d’écarter les dispositifs irresponsables de type « socialisation des pertes / privatisation des profits » que ceux, confiscatoires, aboutissant à socialiser abusivement les gains sans reconnaitre les pertes (exception légitime de ceux du jeu spéculatif). La solution conduit donc à articuler un modèle innovant combinant les atouts respectifs : - de l’impôt sur la consommation que nous réhabiliterons puisqu’il soutient notre compétitivité en évitant de taxer les ressources investies dans la production, - et d’un impôt sur le revenu (rénové pour intégrer de façon universelle la taxation du capital) dont l’objet est précisément de compenser le défaut du premier en ce qu’il n’est pas progressif. D’où la proposition de […] (cf fin en pj)

bernard jenaste, 08 novembre 2014 à 18h41

Force est de constater qu’un des maux du pays réside dans le fait que les citoyens ne sont plus conscients qu’ils peuvent contribuer, par leurs choix, à faire fonctionner l’économie nationale. A l’inverse, si ces choix portent sur des biens produits par une main d’œuvre délocalisée, faiblement rémunérée, dans des conditions sociales désastreuses, ils participent au creusement du taux du chômage et à l’enrichissement exclusif d’intermédiaires fiscalement délocalisés. Eduquer, par des campagnes de sensibilisation, rendrait attentif qu’acheter des produits « low-cost » nous défavorise. Certains achats ont un effet sur les emplois les moins qualifiés et les précarisent. Ainsi pour les achats en libre-service (caisse automatique ou par internet), ce sont autant d’emplois supprimés. Les achats sur internet à des multinationales défiscalisées ont également un fort impact. Il serait possible à l’instar des étiquetages sur l’efficacité énergétique de créer un étiquetage nous informant de l’impact sur notre économie et donc sur nous même de nos achats. Un constat : il faut se réorienter vers une réindustrialisation manufacturière relocalisée au lieu de persister dans le tout « service » qui crée en quantité limitée et non pérenne des emplois précaires. Il est impératif de revoir les circuits de production et de livraison si l’on veut une redistribution équitable des richesses. Il existe pour cela un creuset de main d’œuvre non-utilisée déjà en grande partie financée par les entreprises et les salariés. Il s’agit des chômeurs dont le financement à perte ne fait qu’augmenter le coût du travail et baisser la productivité au dépend des salariés et de la cohésion sociale. Il s’agit de remettre l’être humain au cœur de la production, dans des conditions sociales acceptables : en finir avec les unités de productions sur-automatisées. Les salariés doivent être encouragés à participer à la gouvernance de leur entreprise à travers le développement des SCOP par exemple. Le renforcement des moyens de la BPI à destination des PME/PMI permettrait également un soutien fort aux entrepreneurs. Les banques privées doivent également être incitées à les accompagner. Concernant la politique contre le chômage, il s’agit de ne plus faire de discrimination. C’est une affaire nationale, toutes les strates de la société sont touchées. Les compétences de chacun doivent être reconnues et accompagnées via la formation continue, notamment pour les seniors, dont on aimerait voir cette appellation discriminante changer. Les compétences des jeunes doivent être développées grâce aux filières professionnelles et à l’alternance.

bernard jenaste, 08 novembre 2014 à 18h37

Section jean Moulin Schiltigheim Force est de constater qu’un des maux du pays réside dans le fait que les citoyens ne sont plus conscients qu’ils peuvent contribuer, par leurs choix, à faire fonctionner l’économie nationale. A l’inverse, si ces choix portent sur des biens produits par une main d’œuvre délocalisée, faiblement rémunérée, dans des conditions sociales désastreuses, ils participent au creusement du taux du chômage et à l’enrichissement exclusif d’intermédiaires fiscalement délocalisés. Eduquer, par des campagnes de sensibilisation, rendrait attentif qu’acheter des produits « low-cost » nous défavorise. Certains achats ont un effet sur les emplois les moins qualifiés et les précarisent. Ainsi pour les achats en libre-service (caisse automatique ou par internet), ce sont autant d’emplois supprimés. Les achats sur internet à des multinationales défiscalisées ont également un fort impact. Il serait possible à l’instar des étiquetages sur l’efficacité énergétique de créer un étiquetage nous informant de l’impact sur notre économie et donc sur nous même de nos achats. Un constat : il faut se réorienter vers une réindustrialisation manufacturière relocalisée au lieu de persister dans le tout « service » qui crée en quantité limitée et non pérenne des emplois précaires. Il est impératif de revoir les circuits de production et de livraison si l’on veut une redistribution équitable des richesses. Il existe pour cela un creuset de main d’œuvre non-utilisée déjà en grande partie financée par les entreprises et les salariés. Il s’agit des chômeurs dont le financement à perte ne fait qu’augmenter le coût du travail et baisser la productivité au dépend des salariés et de la cohésion sociale. Il s’agit de remettre l’être humain au cœur de la production, dans des conditions sociales acceptables : en finir avec les unités de productions sur-automatisées. Les salariés doivent être encouragés à participer à la gouvernance de leur entreprise à travers le développement des SCOP par exemple. Le renforcement des moyens de la BPI à destination des PME/PMI permettrait également un soutien fort aux entrepreneurs. Les banques privées doivent également être incitées à les accompagner.

bernard jenaste, 08 novembre 2014 à 18h36

Rapport sur la thématique Activité et plein emploi- réindustrialisation Force est de constater qu’un des maux du pays réside dans le fait que les citoyens ne sont plus conscients qu’ils peuvent contribuer, par leurs choix, à faire fonctionner l’économie nationale. A l’inverse, si ces choix portent sur des biens produits par une main d’œuvre délocalisée, faiblement rémunérée, dans des conditions sociales désastreuses, ils participent au creusement du taux du chômage et à l’enrichissement exclusif d’intermédiaires fiscalement délocalisés. Eduquer, par des campagnes de sensibilisation, rendrait attentif qu’acheter des produits « low-cost » nous défavorise. Certains achats ont un effet sur les emplois les moins qualifiés et les précarisent. Ainsi pour les achats en libre-service (caisse automatique ou par internet), ce sont autant d’emplois supprimés. Les achats sur internet à des multinationales défiscalisées ont également un fort impact. Il serait possible à l’instar des étiquetages sur l’efficacité énergétique de créer un étiquetage nous informant de l’impact sur notre économie et donc sur nous même de nos achats. Un constat : il faut se réorienter vers une réindustrialisation manufacturière relocalisée au lieu de persister dans le tout « service » qui crée en quantité limitée et non pérenne des emplois précaires. Il est impératif de revoir les circuits de production et de livraison si l’on veut une redistribution équitable des richesses. Il existe pour cela un creuset de main d’œuvre non-utilisée déjà en grande partie financée par les entreprises et les salariés. Il s’agit des chômeurs dont le financement à perte ne fait qu’augmenter le coût du travail et baisser la productivité au dépend des salariés et de la cohésion sociale. Il s’agit de re. mettre l’être humain au cœur de la production, dans des conditions sociales acceptables : en finir avec les unités de productions sur-automatisées. Les salariés doivent être encouragés à participer à la gouvernance de leur entreprise à travers le développement des SCOP par exemple. Le renforcement des moyens de la BPI à destination des PME/PMI permettrait également un soutien fort aux entrepreneurs. Les banques privées doivent également être incitées à les accompagner.

Jean-Philippe Cathelin, 08 novembre 2014 à 17h36

Offrir à chaque salarié la gratuité des transports collectifs sur tout le territoire français pour favoriser l'emploi grâce à la mobilité. En encourageant la mobilité cette option éliminerait des freins budgétaires dus à des emplois éloignés tout en libérant du pouvoir d'achat pour tous. En définitif, c'est l'emploi national qui serait grandement favorisé. Et pas de risques de favoriser une consommation qui profiterait à des pays extérieurs au nôtre ! L'effet multiplicateur et la résonance internationale d'une telle mesure doivent aussi être pris en compte. Audace et créativité occasionnent l'emploi...

Appel des 1000, 08 novembre 2014 à 17h33

Contribution de l’Appel des 1000 Le dialogue social au cœur de notre action Depuis 2012, nous avons placé le dialogue social au cœur de notre politique, avec notamment l’organisation de trois conférences sociales et la volonté d’inscrire le dialogue social dans la Constitution. Dans la refondation de notre carte d’identité socialiste, il est essentiel d’affirmer cette répartition des rôles entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics. Le dialogue social dans l’entreprise est un axe majeur du combat pour l’emploi mené par le gouvernement. Le pacte de responsabilité et de solidarité, loin d’être « un cadeau aux patrons » comme on a pu l’entendre jusque dans nos rangs, vise à redonner de la compétitivité aux entreprises - diminution du coût du travail, mesures de simplification administrative - et en contrepartie à créer des emplois - notamment pour les jeunes et les seniors, à améliorer leur qualité, à développer la formation professionnelle et à relancer l’investissement. Tout cela, en associant les partenaires sociaux ; car le dialogue social est lui-même facteur de compétitivité. Aujourd’hui, plus de la moitié des branches professionnelles ont engagé des négociations. Les branches de la métallurgie et de la chimie ont pris des engagements chiffrés en termes de création d’emplois, d’alternance ou d’apprentissage. Le renforcement de la démocratie sociale est un enjeu majeur et le gouvernement a ouvert une négociation sur la qualité et l’efficacité du dialogue social dans les entreprises. Suite à la loi sur la sécurisation de l’emploi de 2013, prévoyant que des représentants des salariés entrent dans les conseils d’administration ou de surveillance des grandes entreprises, nous devons aujourd’hui renforcer la représentation et le pouvoir des salariés au sein des instances stratégiques pour les PME et les TPE. C’est un enjeu essentiel pour les petites entreprises, qui très majoritairement n’ont pas de représentants du personnel. Plusieurs pistes pourraient être étudiées comme l’appel à des instances extérieures mutualisées au niveau territorial ou par secteur d’activité. Par ailleurs, il faut aussi renforcer le droit à l’information des représentants des salariés (CE, CHSCT) ainsi que leur formation. Le PS doit, dans son projet, affirmer une méthode, celle du dialogue social, où les partenaires sociaux doivent être force de proposition. Il doit porter une vision claire de l’entreprise, lieu de confrontation mais aussi de coopération entre ces partenaires. Ce qui rend de fait obsolète la posture idéologique qui réduit l’entreprise au patronat ou qui oppose les entreprises aux ménages.

Alain MAIRE, 08 novembre 2014 à 17h19

"Problématique de croissance" Contribution des sections du Havre, Montivilliers, Harfleur Faut il laisser se développer des adventices sur les friches industrielles et éventuellement en assurer la croissance ; c’est un peu le dilemme posé à nos contemporains, aux partis de gouvernement, donc au PS qui a l’emploi comme priorité ? Constat Les pans que l’on considérait robustes du point de vue de l emploi sont attaqués de toutes parts ; la métallurgie, la chimie, la pétrochimie l automobile sont soumises à des : • Gains de productivité et des progrès techniques réduisant la main d’œuvre • Délocalisations et recherches de gains financiers • Baisses de la demande locale et internationale • Modes nouveaux d’échanges commerciaux • Externalisation de fonctions Seuls résistent bien quelques secteurs technologiques, traditionnels ou stratégiques : • Aéronautique et spatial • Automobile haut de gamme ou électrique • Artisanat de luxe semi industriel (parfum, verrerie, chaussures..) • Hydrolienne et éolienne. Freiner et bloquer la décroissance Renforcer les politiques internationales en termes de : • Conditions de concurrence sur le social et les normes environnementales • Taxes d’équivalence cout total de l’énergie lié au transport • Compétitivité de l’Euro Développer les adventices • Technologies nouvelles en économie d’énergie passive • Toutes les filières des télécoms du numérique et de la robotique • Toutes les filières de service à la personne en en faisant des entreprises à part entière • Toutes les filières de services aux entreprises • lieux d’accueil des « start up » Revoir l’organisation du travail Temps de travail, travail à distance, travail partagé Développer la formation Du courage Aider au développement des secteurs à risques et simplement soutenir les entreprises matures c’est le pari que doit prendre le PS pour l’avenir, ceci n’est possible qu’en débloquant le dialogue social et en se fixant des plans à long termes.

Section PS 15e Convention, 08 novembre 2014 à 16h15

Cette contribution a vocation à poser des orientations pour une approche stratégique du dialogue social pour les moyennes et très petites entreprises, à un moment où le gouvernement a souhaité que s’ouvre une négociation avec les organisations syndicales et patronales représentatives sur la qualité et l’efficacité du dialogue social dans les entreprises. Dans cette démarche, il reviendra aux partenaires sociaux et notamment aux syndicats, d’établir des propositions concrètes pour répondre à cet enjeu. Afin de favoriser la prise en compte de l’avis des salariés sur la stratégie de leur entreprise, la loi de 2013 (sécurisation de l’emploi) prévoit que des représentants des salariés entrent dans les conseils d’administration ou de surveillance des grandes entreprises. La création de ces droits nouveaux doit aussi s’appliquer aux salariés des PME et TPE, en tenant compte de leur taille et quel que soit leur secteur d’activité : artisanat, petit commerce, professions libérales, innovation ou secteur associatif. Aujourd'hui, le défi d'une représentation collective garde toute son actualité. Elle doit être améliorée. Pour les TPE, plusieurs pistes existent, notamment celle de mutualiser la représentation en ayant recours à des instances extérieures. Réfléchir à des formes de valorisation des TPE ayant mis en place une représentation des salariés pourrait être une piste à étudier. Le dialogue social actuel doit être au cœur de la compétitivité et du développement des entreprises. Il faut lui redonner tout son sens et son efficacité. Plutôt que l’empilement de droits actuels successifs déconnectés les uns des autres qui réduit leur effectivité, Il s'agit de privilégier une approche plus stratégique permettant aux représentants du personnel y compris dans les TPE d'influer réellement sur les projets d'entreprise. Le renforcement des acteurs de terrain est une démarche essentielle pour accompagner cette nouvelle approche du dialogue social. Il est important dans cette perspective de valoriser les parcours des élus et mandatés. Cela appelle la mobilisation des outils de formation, de validation des acquis de l’expérience et de reconnaissance des compétences acquises dans l'exercice de leur mandat pour la poursuite de leur carrière professionnelle. Parallèlement, la conquête de l’accès aux informations des représentants des salariés dans le cadre de leurs prérogatives économiques et sociales (CE, CHSCT) doit être poursuivie et leur formation renforcée. L'accompagnement systématisé des salariés par des organismes de conseil qualifiés est une étape absolument nécessaire pour renforcer le pouvoir des salariés dans les instances de décisions des entreprises.

Cathy CHZ, 08 novembre 2014 à 15h45

Ville numérique, ville intelligente Les outils numériques offre de nouvelles perspectives de gouvernance. Le numérique est souvent perçu comme un domaine spécifique, alors qu’il convient d’en avoir une approche transversale. Cependant, l’utilisation des TIC (technologies de l’information et de la communication) ne crée pas en soi une ville intelligente. Ces nouvelles technologies doivent être intégrées dans une politique globale. Aujourd’hui à l’échelle mondiale, un homme sur deux vit en ville, contre un sur dix en 1990. Il convient de repenser les villes pour créer des villes intelligentes, durables, qui mettent au cœur de leur fonctionnement le citoyen. La technologie doit faire partie intégrante des futurs choix de gouvernance. Le numérique doit dépasser le rôle d’outils au service des services publics pour permettre d’articuler les différentes politiques, notamment en matière de gestion de l’énergie. Ce changement ne pourra s’opérer sans une évolution de notre rapport à la collecte des données, et au partage des connaissances. Cela implique une évolution du citoyen qui dépasse le statut du consommateur pour devenir un acteur de la ville intelligente. Cette place nouvelle leur est accordée grâce à la démocratisation des moyens d’information pour plus de participation.

BRUDER Lucie, 08 novembre 2014 à 15h11

Le problème est le fait d'avoir tout privatisé ce qui prive l'état d'entrées d'argent. En contre partie les nouveaux propriétaires, gros actionnaires qui n'ont nullement participé à la création des entreprises vu que ce sont les citoyens qui les ont financées par leurs impôts mais ne bénéficient pas des fruits, il faut taxer les gros actionnaires étrangers notamment. Il devient impossible de renationaliser vu que l'état s'est appauvri, Quant aux entreprises à qui ont accorde des facilités en diminuant les charges, qu'en font-elles si ce n'est la placer dans les paradis fiscaux ou faire de l'optimisation fiscale sans aucun retour. Il faut dans ce cas exiger le remboursement des facilités accordées si elles n'investissent pas. En effet en 1981 la France était dans le même état à la différence près que grâce aux entreprises nationalisées, plus sérieuses dans le service après vente on a renationalisé certains fleurons reprivatisés ensuite sans aucun bénéfice en retour. Quand se préoccupera t-on plus de l'être humain plutôt que de rentabilité, économie. Trouvez-vous normal que ceux qui sont à l'origine des crises soient dans les organes des divers états et continuent à appauvrir les pays ? Il faut des explications au lieu de laisser certains dire ce que les gens aiment entendre sans aucun projet constructif et donner les arguments, nombreux sont ceux qui ne suivent pas les évolutions (montée et baisse des impôts, projets du précédent quinquennat applicables aujourd'hui, diminution des prescriptions pour n'avoir pas à rendre de comptes,... les exemples ne manquent pas. Il devient urgent d'essayer de

Section du Nyonsais, 08 novembre 2014 à 13h42

L’industrie française s’est affaissée du aux fermetures, délocalisations des usines, à un manque d’investissement, d’innovation dans les entreprises, à la concurrence internationale liée à la mondialisation ainsi qu’à une faiblesse du marché français et européen. Il faut prendre en compte que la demande interne, la capacité d’exportation, sont très faibles, ainsi que les aides aux entreprises ne sont pas génératrices d’emplois. Pour renforcer notre appareil productif, industriel, agricole, il doit y avoir un effort massif d’investissement, de modernisation et d’équipements des entreprises, des financements adaptés aux entreprises, particulièrement les PME, qui s’appuient sur la constitution d’un pôle public de financement élargi à des fonds régionaux et orienté vers l’investissement industriel, relancer conjointement la conception et la production, en impulsant la recherche, en développant les capacités d’innovation, en intégrant la gestion de tout le cycle de vie du produit de très nombreux biens d’équipements et de consommations qui sont aujourd’hui importés, favoriser la demande notamment sur les produits nationaux et développer les circuits courts. Il faut s’attaquer au coût du capital (sociétés holding), que l’entreprise soit basée sur l’humain et non sur les financiers, que la partie production soit dissociée de la finance, réglementer les redevances versées aux maisons mères et stopper les optimisations fiscales par une harmonisation en Europe, plus développer les entreprises coopératives et l’économie sociale. Concernant le rôle des salariés et des partenaires sociaux, il faut un renforcement des droits des salariés dans les conseils d’administration, un droit suspensif au licenciement pour les Comités d’Entreprise, conditionner toute aide publique au respect de critères portant sur l’emploi, les politiques salariales des entreprises, et donner des moyens d’intervention aux salariés sur le bien fondé et l’usage de ces aides, contraindre les entreprises à examiner sérieusement toutes les alternatives aux licenciements en élargissant les pouvoirs d’intervention des salariés et de leurs représentants dans leur entreprise, groupe, filière d’activité Il ne faut pas réformer les seuils sociaux, chaque salarié devrait pouvoir être représenté. La robotique et le progrès technologique nuisent directement à l’emploi. Nous devons limiter les salaires des dirigeants des entreprises, taxer les stocks options, et dividendes. Le risque est une valeur de gauche comme les coopératives, sociétés mutualistes, axé sur la solidarité. La plus value n’est une valeur de gauche que si elle est partagée, et répartie envers les salariés.

FAIRE RENAITRE UNE INDUSTRIE COMPETITIVE DANS LE DOMAINE DES OBJETS CONNECTES ET MEDICAUX Depuis 40 ans, le paysage économique de la France a changé. De 1970 à 2012, le pourcentage d’actifs travaillant dans l’industrie s’est effondré, passant de 27% à 13 %. Or c’est dans l’industrie et l’innovation que se crée la richesse. Le temps de la planification est révolu, la délocalisation et la concurrence des pays émergents à faible salaire semblent inévitables, mais n’y a-t-il pas place pour une politique industrielle créatrice de richesse et d’emplois ? Le cadre que forme l’espace économique européen est un atout dont nous ne profitons pas assez. Quelles sont les bases sur lesquelles appuyer une stratégie industrielle ? La France possède des atouts par le savoir-faire accumulé, qui pourrait être développé par l’apprentissage, notamment dans les nouvelles technologies. La recherche-développement a donné naissance à une nouvelle génération de produits, et l’industrie des objets connectés en France apparaît comme un domaine prometteur. La France est à l’ origine de technologies avancés particulièrement dans le domaine médical, immotique ….. Le secteur des énergies renouvelables est un autre exemple d’industries à développer ; la qualité et la productivité des salariés sont aussi des facteurs d’attraction, dans ce domaine comme dans d’autres, y compris les textiles intelligents. Mais il faudrait pour cela faire porter l’effort sur l’investissement industriel ; il faut que les capitaux s’orientent vers la production plutôt que vers la spéculation financière. La Banque Centrale européenne a un rôle incontournable, notamment celui de financer une relance économique sans laquelle il ne peut y avoir d’emplois. Les entreprises qui investissement, les créateurs d’entreprises, doivent être aidés dans le cadre d’une politique industrielle volontariste, les banques doivent jouer pleinement leur rôle de préteur en assumant leur part de prise de risques dans le domaine industriel. L’Etat et aussi l’Europe doivent accompagner la réimplantation d’une industrie fondée sur les nouvelles technologies et les activités non dé localisables Nous ne sommes qu’au début d’une révolution industrielle, la France doit être partie prenante du mouvement et pas seulement un espace de consommation de la richesse produite par d’autres. Le « made in France » a de l’avenir, mais une condition s’impose : retrouver des sources d’augmentation du pouvoir d’achat. Il faut doter le pays des équipements qui lui manquent, notamment des logements qui sont des investissements porteurs d’emplois. Les collectivités territoriales doivent être pour cela dotée des moyens nécessaires.

Philippe Finiels, 08 novembre 2014 à 0h01

Contribution section de Vernoux en Vivarais Fédération de l'Ardèche.

florent cappelletti, 07 novembre 2014 à 23h00

Il faut distinguée l'industrie Française et l'industrie en France car l'industrie et les grandes entreprises ne se sont pas affaissées en 20 ans au contraire Depuis plus de 20 ans avec la chute du mur de berlin les grandes industries ont d'abord délocaliser dans les pays de l'Est avant de délocaliser en Asie du Sud Est et aujourd'hui en Afrique. Ces entreprises ne respectent ni l'environnement ni le moindre code social. Elle recherchent la marge la plus forte. Nous devons imposer à ces entreprises qui produisent hors UE et en accord avec l'UE une taxe sociale qui correspondent à une couverture sociale minimum. Nous pouvons également penser à une taxe environnementale de sorte que les mers, fleuves et ruisseaux permettent partout chez nous comme en Inde/Bresil/ Chine d'avoir des poissons.

Emmanuelle de Gentili, 07 novembre 2014 à 22h50

Les français veulent du concret, qui réponde au diagnostic qu’ils font de leur propre situation et de l’état du pays. Le PS a une difficulté lorsqu'il est au pouvoir : conserver son identité et ses valeurs, tout en les déclinant de manière claire. Le PS a vocation à devenir un « label » caractérisé par une méthode: la pédagogie, les actions concrètes et par une attitude: le courage, la probité et l’honnêteté. Il doit être partout où sont les préoccupations des français. Pour inverser la tendance, par nos décisions et nos actions nous devons mettre un terme à l’impression de désertion qui profite au FN. La France est dans une période de transition : énergétique, économique, sociale, politique et morale. Le PS a un problème avec l'économie. Reste-t-il socialiste? Est-il social-démocrate ou social-libérale? La seule politique qui parle aux citoyens, est celle qui crée des emplois et qui les protège contre les effets du capitalisme. Le PS doit trouver la ligne de crête entre transition économique et protection sociale. Quant aux lois de l’économie capitaliste, elles ne sont pas des lois naturelles. Ce que l’homme a fait, il peut le défaire ou le maîtriser. Ainsi les notions d’écologie et de justice sociale doivent être introduites dans les indicateurs économiques internationaux. La transformation de la société doit s'accompagner des process de réforme de l’ancienne économie. Enfin la ré-industrialisation doit s’appuyer sur des entreprises de taille moyenne, à forte valeur ajoutée, qui maillent le territoire. Comme la France, l’Etat doit se réformer. Il doit être stratège, protecteur et juste. (numérique, éducation, santé, environnement, équilibre territoriale). Il faut accompagner les évolutions de la démocratie : rééquilibrer les pouvoirs exécutifs et législatifs. Il faut écouter les revendications des territoires. Mener une décentralisation "à la carte". Le PS doit se prononcer POUR le mandat unique renouvelable une seule fois ; POUR le statut de l’élu. Les citoyens doivent se sentir concernés par l'action publique. Il faut mettre en œuvre la démocratie implicative. Pourquoi pas un système de votation internet? Ex Pour se prononcer sur des sujets importants comme le nucléaire ou le gaz de schiste. Forte de son identité, la France pourra mieux intégrer et se battre pour une Europe juste et fédérale avec une constitution pour sauver l'Europe. Les français travaillent et entreprennent malgré la crise et ils acceptent les évolutions du monde. Ils redécouvrent leur territoire. Ils sont prêts à accepter les réformes qui ont un sens. C’est le devoir du PS d’accompagner cette transition pour faire émerger une France généreuse, sereine et gagnante.

Jean-Yves Le Deaut, 07 novembre 2014 à 21h31

Mieux équilibrer précaution et innovation. La société française est entravée, freinée, bloquée. L’épisode des « bonnets rouges » et de l’écotaxe l’illustre. Les architectes, les chercheurs, les entrepreneurs, les ingénieurs, les médecins, sont contestés. L’esprit d’innovation nécessite d’être soutenu, pour donner à ceux qui l’incarnent la force de résister aux tenants d’un conservatisme douillet. Notre système prône une culture du risque zéro, entretient carcans réglementaires, normes et inerties administratives. La précaution inscrite dans notre constitution ne doit pas être synonyme d’inaction. Les risques doivent faire l’objet d’évaluations et de mesures d’impacts provisoires et proportionnées et conduire à établir la nature du risque en terme de gravité et de réversibilité. Le principe de précaution n’a pas vocation à être utilisé pour bloquer le développement de nouvelles technologies dont les dommages éventuels n’ont pas été prouvés. Il doit avoir pour corollaire de redoubler les efforts de recherche en cas d’incertitudes scientifiques. Cette évaluation, basée sur une approche pluridisciplinaire, et sur une expertise indépendante et transparente, contribue à l’élaboration des décisions que les autorités publiques prendront, de même qu’à l’information du public. Nous sommes donc favorables à l’inscription dans notre loi d’un principe d’innovation. Il importe ensuite de le définir en précisant notamment que l’innovation a vocation à être un service à la société améliorant, la qualité de la vie, le développement durable, la santé et le bien-être des citoyens ; en soulignant qu’elle doit être accompagnée par les pouvoirs publics, tant au plan fiscal que réglementaire (d’où l’importance d’une pérennité du crédit impôt-recherche). Le principe d’innovation garantit le droit à l’exercice d’activités consistant à développer des produits, des procédés, des modes d’organisation, des pratiques sociales ou des services nouveaux. Il contribue au développement des connaissances scientifiques, à la promotion de l’innovation et au progrès technique au service de la société. Il sert de référence à une évaluation des bénéfices et des risques, ainsi qu’à une application adaptée du principe de précaution dans les domaines non visés par l’article 5 de la Charte de l’environnement. Enfin nous voulons mettre en œuvre ce que le PS promet depuis des décennies, modifier le Code des marchés publics afin que 3 % des montants des marchés publics soient consacrés à des solutions ou à des entreprises innovantes. Ces conclusions, ne remettent pas en cause la Constitution, maintiennent le principe de précaution et doivent contribuer à favoriser l’innovation.

Michel AUDRA, 07 novembre 2014 à 21h12

Déclin de l'industrie Le début du déclin date des années 60. Les luttes fratricides, le refus des rapprochements constructifs ont affaibli les entreprises vis à vis de la concurrence étrangère. Potentiel et dispositions Un bilan précis du potentiel est nécessaire. -aéronautique, énergie nucléaire, construction navale tous tonnages, industries chimiques de pointe etc. -toutes les activités ayant un rapport avec l'électronique (recherche, nouvelles technologies). Tirer de ce bilan les solutions à adopter, les orientations à promouvoir particulièrement dans la recherche, les aides à mettre en place. -regrouper les entreprises pour mieux lutter sur le marché export. Promouvoir les idées, avoir une longueur d'avance. Il faut définir les axes de développement du futur et mettre en place les programmes pour leur évolution. Pénaliser les banques timorées dans le financement d'entreprises de pointe. La bonne marche des entreprises vient aussi de l'importance de leur carnet de commande : aider les moyennes entreprises à lutter sur le marché international, revoir le rôle des attachés commerciaux dans les ambassades de France (rôle très insuffisant et nul vis à vis des petites et moyennes entreprises: par expérience, la majorité de ces agents s'occupent plus de leurs distractions et de leur carrière que de la promotion des produits français ; voir le rôle et la rémunération fonction des résultats des attachés dans les ambassades des autres pays) Mener la création des entreprises et leur évolution dans un contexte écologique à utiliser dans un sens positif et constructif. Agriculture Compenser le coût élevé par une valorisation qualitative des productions. Même les pays en voie de développement ont besoin de produits sûrs (problème du lait pour enfant en Chine) Mais il ne faut pas bloquer des initiatives même si elles semblent choquer: certains de ces projets répondent à un positionnement concurrentiel sur le marché mondial. Chômage, apprentissage Les entreprises se plaignent de ne pas trouver les compétences qu'elles recherchent. Mieux cibler l'utilisation de la manne « formation ». Développer l'apprentissage. Conception de l'entreprise Dans la majorité des cas, le climat en entreprise est bon et constructif. Y développer la participation de l'ensemble du personnel avec plus de responsabilité au sein des conseils d'administration. Mieux équilibrer les rémunérations de tous salariés, veiller à une rémunération raisonnable des actionnaires incontournables.

Section Fons -St Mamert, 07 novembre 2014 à 19h49

Contribution collective de la section sur "Entreprises et Ré-industrialisation"

Astrid MONTAVON, 07 novembre 2014 à 19h35

Contribution : section Hœnheim + Mundolsheim Comment réindustrialiser la France ? - En garantissant la stabilité fiscale à l’ensemble des acteurs économiques. - En donnant une meilleure visibilité et lisibilité de l’action publique - En encourageant, en soutenant les produits à forte valeur ajoutée, faire un effort conséquent pour réaliser la montée en gamme des produits fabriqués sur le sol national. Aujourd’hui les produits fabriqués sont faciles à concurrencer par les pays à plus faibles coûts de production. - Soutenir et développer les moyens de la R&D, ne plus considérer ce budget comme la variable d’ajustement en période de difficultés. - Encourager les nouvelles technologies dans les secteurs traditionnels, elles peuvent donner un nouveau souffle à des productions bien ciblées. - Améliorer et développer notre force de vente, pour forger une image qualitative des produits « made in France ». - Assurer une meilleure protection du capital des entreprises face aux OPA, en encourageant les SCOP, sociétés coopératives et participatives, l’entreprise à ceux qui la font. Une réponse aux emplois non pourvus. A envisager sur la base du volontariat : entreprises et chômeurs. Mise à disposition des entreprises de chômeurs volontaires. Dans un premier temps, les assurances chômage continuent à payer les indemnités, l’entreprise s’engageant à donner une formation qualifiante. Au bout de quelques mois, l’entreprise prend progressivement en charge, la rémunération du salarié.

Geneviève Jacquot, 07 novembre 2014 à 18h39

En préambule, l’accès aux responsabilités vide le parti de ses cadres, et celui-ci n’est plus le centre de décisions qu’il doit pourtant assumer et défendre. Le gouvernement et la majorité dépassent le parti. En revanche, le parti dépasse le gouvernement en terme de durée de vie, et il lui incombe donc de penser l’avenir. Au gouvernement, le réel, au parti, l’idéal. Pour relancer la compétitivité, il faudrait accorder une plus grande place à la production française riche en savoir-faire, avec une refonte du cadre juridique des salariés, une revalorisation des métiers considérés comme peu attractifs, continuer les 35h pour partager le travail, sécuriser le parcours professionnel avec l’institution d’un revenu de substitution, revoir les marchés publics, réduire les inégalités, etc. Encourager l’innovation et la recherche, dans le monde industriel et agricole, investir dans la croissance verte et le développement durable, en assurant des formations professionnelles indispensables. La puissance publique doit à la fois soutenir la libre concurrence et définir une stratégie forte et de long terme en ciblant quelques secteurs clés de l’économie française. Les nouvelles formes de travail (télétravail par exemple) nous invitent à le repenser, ainsi que son organisation : le salarié sera rémunéré non plus sur le temps de travail, mais pour une mission donnée, sur objectifs. Ce qui amène également à revoir l’aménagement du territoire, car ces salariés peuvent choisir leur lieu de résidence. Les territoires ruraux ont une carte à jouer dans ce domaine, en termes de qualité de réseaux de communication, de services publics, de commerces de proximité, d’équipements scolaires et de loisirs. La production et l’emploi sont bouleversés par les besoins nouveaux : exigence de qualité et respect de l’environnement, transition énergétique, nouvelles technologies. Accompagner le développement de ces emplois nouveaux dans les services (à la personne dans notre département du Lot) par une politique éducative et une formation professionnelle adaptée. La ré-industrialisation massive et lourde telle qu’on l’a connue n’est plus adéquate. Néanmoins, de nouveaux besoins voient le jour dans notre mode de vie. La France compte beaucoup de créateurs, chercheurs, à qui il faut apporter un soutien par des moyens financiers et faciliter leur implantation. Ne laissons plus partir notre jeunesse et nos forces vives.

Frederic Béret, 07 novembre 2014 à 18h27

-Simplifier au maximum les procédures & formalités pour les créations d'entreprises -Simplifier la fiscalité des entreprises -Travail au ''noir'' : à défaut de pouvoir l'interdire complètement,il faut la réglementer

Contribution des Sections de Pau et de l'Agglomération Pau Pyrénées

Patrick Ardouin, 07 novembre 2014 à 17h55

La dynamique PME dans notre pays passera par un rôle accru des territoires dans la détection des projets, des porteurs de projets et dans leur capacité financière et administrative à encourager les créateurs d'entreprises et les patrons de PME / PMI. Cela passe donc par une avancée en matière de décentralisation : les financements mixtes publics - privés via des entrées au capital des entreprises, les souplesses administratives, les solutions locales à privilégier, la formation professionnelle à adapter là encore localement ainsi que les relations avec l'éducation nationale et la recherche. En conséquence, cette nouvelle phase de décentralisation doit s’inscrire dans notre Constitution comme cela a été le cas une première fois en 2003. De plus, tous les initiatives doivent s’effectuer dans le cadre du donnant / donnant, à l’inverse du Crédit impôt compétitivité emploi. Les aides sans engagement, sans contreparties ni évaluation a posteriori sont vouées à l’échec. On le voit bien avec les grandes entreprises. Cette règle du donnant / donnant doit figurer dans la réforme constitutionnelle proposée. Une entreprise, c'est d'abord du chiffre d'affaires et des résultats. Les Small Business Acts sont essentiels à mettre en place. Il faut donner plein accès aux PME à ces appels d’offres publics. L’Etat doit d’ailleurs dans sa responsabilité être extrêmement précautionneux vis-à-vis de la réduction des dotations aux collectivités territoriales. Ce sont des investissements en moins, de l’activité en moins, du chiffre d’affaires en moins et de l’emploi en moins. Les liens à forger ou à consolider entre les entreprises, les pôles de compétitivité et la recherche sont essentiels de même que les financements et une bonne coordination fonds publics / fonds privés ; La BPI et la région doivent remplir pleinement leur rôle et proposer des « guichets uniques d’accompagnement territorial». Dernier élément et il résume l’ensemble : Encourager les TPE / PME / ETI consiste à les considérer comme des partenaires de plein exercice et non des sous-traitants de grands groupes. Actuellement, 80 % de nos moyennes entreprises sont des sous-traitants. Cette réalité doit profondément changer. Certes, cela ne veut pas dire s'opposer aux grands groupes qui constituent notre tissu économique actuel mais cela signifie rééquilibrer cette situation qui nuit considérablement à l’initiative entrepreneuriale. Le vivier d'emplois est dans les TPE/ PME / ETI. On le sait d'autant plus que les grands groupes se heurtent à des sureffectifs estimés à au moins 250 000 personnes. Donnons corps à cette dynamique territoriale puissante en faveur des petites et moyennes entreprises.

aurillac section, 07 novembre 2014 à 17h02

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Fédération de la Vienne, 07 novembre 2014 à 16h41

Contribution de synthèse de la fédération de la Vienne Après les contributions individuelles et les contributions de section qui ont été débattues lors d’un rassemblement fédéral le 30 octobre 2014, la fédération de la Vienne contribue à son tour aux Etats Généraux organisés par le Parti Socialiste. L’entreprise en débat L’entreprise, essentielle pour notre pays, doit s’engager davantage dans une démarche d’entreprise responsable et citoyenne. Cela doit être le sens de notre accompagnement. Sans cela, nous ne pourrons pas retrouver un niveau d’emploi satisfaisant. Moralisation de la vie politique Nous souhaitons que le Parti Socialiste soit un Parti exemplaire sur le plan moral et dans ses pratiques tant pour ses membres que pour ses élus. Nous souhaitons, après les affaires Cahuzac, Thévenoux,… que soit mis en place de nouvelles règles contraignantes et l’application des règles en vigueur pour les élus en continuant l’action engagée par le gouvernement sur l’éthique en politique. Pour respecter le principe de la constitution de 1958 (gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple), notre Parti ne doit pas favoriser que les élites et imposer un renouvellement de la classe politique pour mieux représenter la diversité. Nos priorités Les autres sujets ressortis dans le débat autour des contributions des sections et qui semblent important à la fédération sont les suivants : - La réindustrialisation ; - La laïcité ; - La place de l’intercommunalité et des communes dans la démocratie locale ; - L’Europe. La Fédération a enfin soutenu la contribution du président de la Région Poitou-Charentes concernant les grandes priorités suivantes : - La relance de l’ascenseur social - La réappropriation de l’économie par les citoyens - La mutation écologique - La démocratie participative La Fédération de la Vienne

Bernard Soulage, 07 novembre 2014 à 16h33

Le capitalisme contemporain, devenu essentiellement financier, dans une économie de marché mondialisée, a tendance à prendre la valeur de l’action comme seul et unique critère d’efficacité, à l’exclusion de tout autre. Il en résulte un oubli du long terme, la quête du retour sur investissement le plus rapide, la marchandisation de la vie sociale et l’externalisation de tout ce qui peut l’être, y compris en termes sociaux et environnementaux. Cette situation est dangereuse et inacceptable. Le projet social-démocrate moderne, tout en conservant l’efficacité de l’économie de marché, doit être de mettre en place les régulations nécessaires au niveau de l’entreprise, au niveau national, aux niveaux européen et mondial. Cela demande des actions, menées avec constance dans le temps, pour une réforme des prélèvements obligatoires favorisant le système productif, pour mettre en œuvre une conception de l’entreprise qui associe tous les partenaires, pour activer une nouvelle politique industrielle corrigeant les insuffisances du marché, pour une politique de croissance dans l’Union européenne. Vouloir une économie forte doit aller de pair avec un système productif qui intègre les coûts sociaux et environnementaux aujourd’hui souvent rejetés à la charge de la société.

claude Brian, 07 novembre 2014 à 16h19

Renforcer l'idéal socialiste et l'efficacité de sa pratique en choisissant an priorité la solidarité et la coopération, et non la concurrence qui n'est jamais libre et toujours faussée ! Tant d'auteurs célèbres ont éclairé ce débat qu'il n'est pas nécessaire de rentrer dans les détails Pour mémoire / HOBBES évoque cette dynamique perverse qui conduit à l'affrontement de chacun contre chacun; Et Adam SMITH, puis MARX remarquent que la concurrence réduit le profit et montre par là-même ses dérives potentielles; Puis, affinée la théorie s'est déployée pour définir les conditions nécessaires à la CPP /Concurrence pure et parfaite (atomicité/libre entrée/homogénéité/mobilité/transparence !) C'est tout sauf la réalité ! Enfin , trop méconnu PIGOU a développé la notion d'externalité (jamais prises en compte spontanément par le marché) comme facteur qui éclaire l'écart entre le rapport coût/bénéfice pour l' individu et celui pour la collectivité; Ajoutons que l'on ne peut s'attendre à une parfaite loyauté d'acteurs réduits à la condition de survie : tant d'hommes ont peine à juste se nourrir; De plus les cas révélés au fil du temps par l'actualité (Et le dernier qui met en cause les Dirigeants et l’État Luxembourgeois en particulier) montrent que l'auto-régulation attendue reste une illusion théorique; Alors assumons nos choix: pas d'échange sans équité, sans réciprocité, pas de nouveau pas en avant en Europe sans harmonisation fiscale et sociale, et pas d'ouverture supplémentaire aux échanges tant que ces conditions ne sont pas remplie, Enfin pas de concurrence entre ÉTATS La majorité des travailleurs ne peut accepter plus longtemps cette compétition insidieuse qui donne un pouvoir d'achat illusoire et momentané jusqu'au jour où l'emploi est supprimé Concluons en citant Bossuet Dieu se rit de ceux qui se plaignent des effets dont ils continuent de chérir les causes ! Salut et fraternité

Gomez Gérald, 07 novembre 2014 à 15h14

De qui le PS est-il proche ? De la grande entreprise capitalistique, souvent « actionnée » par le monde de la Finance ou de cette multitude de PME, PMI, artisans qui composent notre environnement économique direct. Qui a le plus de mal à trouver des solutions adaptées à l’accès aux marchés, aux financements, aux aides de l’Etat, à une Formation adaptée ? Sans aucun doute ce secteur de la PME. Les économistes s’accordent pourtant à penser que seules ces PME peuvent être créatrices d’emplois durables et non dé localisables pour la plupart. Ces réflexions nous conduisent à proposer un virage de la politique économique du Gouvernement sans qu’il ait à se déjuger. Les mesures de simplifications administratives et le programme d’aides presque uniquement réservés à la grande entreprise doivent se tourner CONTRAT ECONOMIQUE, ECOLOGIQUE, SOCIAL et SOLIDAIRE avec la PME Avec comme condition la création d’emplois. UN MILLION DE PME pour UN MILLION D’EMPLOIS Les territoires : une opportunité Au plan local, les forces progressistes sont toujours présentes : élus, associations, syndicats, entreprises sociales et solidaires, personnel des services de l’état et des collectivités. Ainsi, les relais sont nombreux pour porter une vraie politique de combat urgente pour la création de centaines de milliers d’emplois en se mobilisant autour de la PME. Il est évident que nous pouvons faire confiance à ces entreprises composées de citoyens proches dont on ne peut douter que la majorité d’entre eux ont une vraie démarche sociale, préférant souvent diminuer leurs rémunérations (qui ne sont pas celle des dirigeants des multinationales). Leur envie seule est d’entreprendre et de pérenniser et de développer leur société. Le financement de ce PLAN PME doit s’appuyer sur l’économie immédiate réalisée par la diminution du coût du chômage sachant qu’une partie de ces économies doit aussi aller dans le lancement d’une grande politique de « petits travaux » consacrés, en priorité, à la transition écologique.

JEAN-CLAUDE GIBLIN, 07 novembre 2014 à 15h06

L'industrie française s'est effondrée pour deux raisons principales à mon avis. La première c'est en raison de ses coûts qui résultent d'un déficit d'investissement et d'un excès de charges sociales et fiscales : arrêtons de nier l'évidence sur ce point ! La seconde est que dans le domaine de l'éducation on ne donne pas assez de goût aux jeunes pour les sciences et techniques et on ne donne pas assez d'attrait aux métiers de technicien. Les bons en maths (les S) sont aspirés par les prépas et les uns après des études d'ingénieurs font en fait du management quand les autres font école de commerce ou médecine. Par ailleurs les IUT sont détournés de leur but initial. Il nous faut réorienter le système éducatif pour qu'il produise davantage de vrais ingénieurs et techniciens et mieux considérer ceux-ci.

Contribution de la Fédération de l'Indre, 07 novembre 2014 à 15h05

voir le fichier en pièce jointe

Section PS94 Fresnes, 07 novembre 2014 à 15h03

Pourquoi l’industrie française s’est-elle affaissée depuis plus d’une décennie ? ...

gérard morin, 07 novembre 2014 à 15h01

On ne sait pas se vendre ni exporter. Je confirme en partie par un exemple Je reviens du colloque MED Business days organisé par la CCI Internationale de Marseille et la Région inauguré par Michel vauzelle qui se déroule à Marseille cette semaine qui rassemble des representants des pays pourtour Méditerranées présents Maroc, Algérie, Tunsie, Israel Egypte, (personne de Turquie) Qq constats Magreb + Egypte + Turquie = 300 millions d’habitants cad un marché à nos portes plus important que ne l’était l’Europe des 6 quand elle s’est créée Qui sont les plus actifs sur ces territoires ? Italie, Espagne, moyen Orient, Chine, Etats-Unis, Allemagne en Turquie or la France bénéficie d’un capital de sympathie pas du tout exploité 100 millions de jeunes pour lesquels il faut créer des emplois et apporter des aides à la formation sur les métiers techniques (En Egypte, 10% de la population scolaire se forme dans les métiers techniques)le non-emploi est un facteur de recrutement pour l’intégrisme Il y a des potentiels de co-opération massifs dans les grands secteurs en plein développement Construction Agriculture et Agro-alimentaire Energie Télécommunication Santé Education Tourisme (sauf Algérie pour le moment) La France qui pourrait être un partenaire majeur sur les trois ensembles dans tous ces domaines est devenue un petit partenaire

Margny les Compiègne PS, 07 novembre 2014 à 14h57

Nos élites, attirées par la finance depuis quelques dizaines d’années, ont délaissé l’industrie pourtant fournisseure et créatrice d’emplois. Aux mains des financiers, l’industrie française a été sacrifiée pour le profit à court terme. On peut regretter la différence entre les réglementations allemandes et françaises, même si l’on a la même monnaie, mais cette situation existe depuis longtemps ! Un seul remède : favoriser l’inventivité, la prise de risque, l’innovation et non pas la rente au minima de 15% que nos financiers ont choisie. Car, pour ré-industrialiser à armes inégales avec certains de nos voisins, il faut être inventif et accepter le risque. La gestion des entreprises est par ailleurs compliquée, freinée par la complexité des réglementations et en bute à la très grande frilosité des banques. Quelle conception de l’entreprise avons-nous ? Une entreprise innovante, qui pourrait être subventionnée par l’Etat pour accueillir un député en formation par alternance…, et pour développer de nouveaux produits issus des nouvelles technologies afin d’assurer nos besoins futurs. Si les banques ne veulent plus financer les nouvelles entreprises, l'Etat ne peut-il pas prendre le relais puis quand l'entreprise est profitable la « privatiser » ? En revanche, le risque environnemental est une autre question. Doit-on par exemple accepter la ferme des 1000 vaches ? Imagine-t-on un futur avec rien que des fermes de 1000 vaches ? Et pourquoi pas plus de 1000 ? Doit on se priver de nos paysages de prés, de nos chemins de plaines bordés de haies ? Quel droit a-t-on de dénaturer la vie animale ? Oui, nous l'avons fait, mais est ce pour autant que nous devons continuer ?Connaît-on l’ampleur des dégâts possible ? Quelle est la situation dans les autres pays européens ? Qu’en pensent nos camarades agriculteurs ? Pourquoi la robotique et la technologie seraient-elles nuisibles à l’emploi industriel ? S’il appartient à l’employeur de maintenir l’employabilité des salariés, l’Etat doit permettre l'acquisition en fin d'études d'un socle de connaissance permettant l'accès tout au long de la vie à d'autres métiers et aux formations nécessaires à de nouveaux métiers.

gérard morin, 07 novembre 2014 à 14h56

Je regrette depuis longtemps l’absence de politique industrielle, dans les réflexions du PS Il y a une confusion entre politique économique et politique industrielle une politique économique Sans politique industrielle, tourne dans l’économie de l’écriture et cela donne le résultat que l’on connait en France depuis l’abandon du Plan or on a des pistes autour desquelles on tourne en rond depuis trop longtemps exemple ‘’la France le pays de l’excellence environnementale’’ campagne de Ségolène Royal ex la transition énergétique pas besoin d ‘aller chercher plus loin, c’est en potentiel d’activité, de progrès technologique (et même d’exportation) autant porteur que le programme ‘’Reconstruction’’ des années qui ont suivi la guerre 39/45 ou le programme de décentralisation industrielle des années 1960 ou les grands programmes d’indépendance nationale lancés par de gaulle en son temps sous condition d’en faire le programme massif prioritaire tracteur

Section des Essarts PS Vendée, 07 novembre 2014 à 14h37

L’image que donne la Gauche dans son approche envers l’entreprise est le plus souvent négative, l’associant avant tout au terme de Capitalisme. Pour recréer le débat, il faut redéfinir notre idéologie face aux entrepreneurs, avant de ne les considérer que comme des investisseurs. Notre vision de l’entreprise est peut-être due au manque de prise en compte des difficultés quelle rencontre dans sa gestion, par manque de confrontation de terrain avec ses dirigeants, et des risques que prennent les entrepreneurs pour faire vivre leur entreprise. La plus grande partie des entreprises compte moins de cinquante salariés, ce sont ces petites unités de production qui investissent, se développent, mais qui en raison de leur taille se trouvent confrontées aux difficultés liées à la complexité des règles et règlements. Si la fiscalité et les charges sont jugées trop contraignantes, les normes administratives sont plus encore un frein au développement. Que de formulaires à remplir, de normes à respecter, même si elles sont jugées inutiles et coûteuses. Il faut stabiliser les règles, administratives et fiscales. La ré-industrialisation de la France ne peut également se faire qu’avec une main d’œuvre qualifiée, formée, et valorisée. Le manque de salariés dans certaines branches d’activités est un obstacle à tout développement, certains métiers ayant été totalement dévalorisés. Même si nous devons promouvoir l’éducation, il faut admettre que certains d’entre nous sont moins appétant à la poursuite d’études longues. Ils deviendront sans doute de bons artisans dans des métiers qui pourront devenir pour eux source d’épanouissement et de bonheur. Pour cela, il faut les encourager, les soutenir, les valoriser. La formation en alternance est en ce point une bonne solution, mais la encore il faut rendre ces contrats gagnant - gagnant. Les entreprises qui entrent dans le processus de formation doivent être réellement encouragées à le faire. La vente devrait également favoriser les circuits courts qui valorisent la production régionale. La Nation à besoin des entreprises, créatrices de richesses, les entreprises ont besoin de l’État. Il faut qu’une osmose s’instaure pour sécuriser les deux, dans le sens d’une justice sociale. Ce qui doit être fiscalisé, c’est le profit non réinvesti, pas le travail.

Section PS 94 / Chevilly Larue, 07 novembre 2014 à 14h33

La France est une terre d'innovation et de savoir ...

FAIRE RENAITRE UNE INDUSTRIE COMPETITIVE DANS LE DOMAINE DES OBJETS CONNECTES ET MEDICAUX Depuis 40 ans, le paysage économique de la France a changé. De 1970 à 2012, le pourcentage d’actifs travaillant dans l’industrie s’est effondré, passant de 27% à 13 %. Or c’est dans l’industrie et l’innovation que se crée la richesse. Le temps de la planification est révolu, la délocalisation et la concurrence des pays émergents à faible salaire semblent inévitables, mais n’y a-t-il pas place pour une politique industrielle créatrice de richesse et d’emplois ? Le cadre que forme l’espace économique européen est un atout dont nous ne profitons pas assez. Quelles sont les bases sur lesquelles appuyer une stratégie industrielle ? La France possède des atouts par le savoir-faire accumulé, qui pourrait être développé par l’apprentissage, notamment dans les nouvelles technologies. La recherche-développement a donné naissance à une nouvelle génération de produits, et l’industrie des objets connectés en France apparaît comme un domaine prometteur. La France est à l’ origine de technologies avancés particulièrement dans le domaine médical, immotique ….. Le secteur des énergies renouvelables est un autre exemple d’industries à développer ; la qualité et la productivité des salariés sont aussi des facteurs d’attraction, dans ce domaine comme dans d’autres, y compris les textiles intelligents. Mais il faudrait pour cela que les capitaux s’orientent vers la production plutôt que vers la spéculation financière. La Banque Centrale européenne a un rôle incontournable, notamment celui de financer une relance économique sans laquelle il ne peut y avoir de créations d’emplois. Les entreprises qui investissement, les créateurs d’entreprises, doivent être aidés dans le cadre d’une politique industrielle volontariste, les banques doivent jouer pleinement leur rôle de préteur en assumant leur part de prise de risques dans le domaine industriel. L’Etat et aussi l’Europe doivent accompagner la réimplantation d’une industrie fondée sur les nouvelles technologies et les activités non dé localisables Nous ne sommes qu’au début d’une révolution industrielle, la France doit être partie prenante du mouvement et pas seulement un espace de consommation de la richesse produite par d’autres. Le « made in France » a de l’avenir, mais une condition s’impose : retrouver des sources d’augmentation du pouvoir d’achat. Il faut doper l’économie en même temps doter le pays des équipements qui lui manquent, notamment des logements qui sont des investissements porteurs d’emplois. Les collectivités territoriales doivent être pour cela dotée des moyens nécessaires.

FAIRE RENAITRE UNE INDUSTRIE COMPETITIVE DANS LE DOMAINE DES OBJETS CONNECTES ET MEDICAUX Depuis 40 ans, le paysage économique de la France a changé. De 1970 à 2012, le pourcentage d’actifs travaillant dans l’industrie s’est effondré, passant de 27% à 13 %. Or c’est dans l’industrie et l’innovation que se crée la richesse. Le temps de la planification est révolu, la délocalisation et la concurrence des pays émergents à faible salaire semblent inévitables, mais n’y a-t-il pas place pour une politique industrielle créatrice de richesse et d’emplois ? Le cadre que forme l’espace économique européen est un atout dont nous ne profitons pas assez. Quelles sont les bases sur lesquelles appuyer une stratégie industrielle ? La France possède des atouts par le savoir-faire accumulé, qui pourrait être développé par l’apprentissage, notamment dans les nouvelles technologies. La recherche-développement a donné naissance à une nouvelle génération de produits, et l’industrie des objets connectés en France apparaît comme un domaine prometteur. La France est à l’ origine de technologies avancés particulièrement dans le domaine médical, immotique ….. Le secteur des énergies renouvelables est un autre exemple d’industries à développer ; la qualité et la productivité des salariés sont aussi des facteurs d’attraction, dans ce domaine comme dans d’autres, y compris les textiles intelligents. Mais il faudrait pour cela que les capitaux s’orientent vers la production plutôt que vers la spéculation financière. La Banque Centrale européenne a un rôle incontournable, notamment celui de financer une relance économique sans laquelle il ne peut y avoir de créations d’emplois. Les entreprises qui investissement, les créateurs d’entreprises, doivent être aidés dans le cadre d’une politique industrielle volontariste, les banques doivent jouer pleinement leur rôle de préteur en assumant leur part de prise de risques dans le domaine industriel. L’Etat et aussi l’Europe doivent accompagner la réimplantation d’une industrie fondée sur les nouvelles technologies et les activités non dé localisables Nous ne sommes qu’au début d’une révolution industrielle, la France doit être partie prenante du mouvement et pas seulement un espace de consommation de la richesse produite par d’autres. Le « made in France » a de l’avenir, mais une condition s’impose : retrouver des sources d’augmentation du pouvoir d’achat. Il faut doper l’économie en même temps doter le pays des équipements qui lui manquent, notamment des logements qui sont des investissements porteurs d’emplois. Les collectivités territoriales doivent être pour cela dotée des moyens nécessaires.

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 12h39

(suite) 7ème défi : L’ETAT doit redevenir SRATEGE Notre culture nationale fait du chef d’entreprise un acteur dont on se méfie, sachant pourtant que l’essentiel des CE sont de petits et moyens. On oublie que pour distribuer il faut d’abord produire ! Or, cette opération s’opère en un lieu privé qui s’appelle l’entreprise où capital, travail et management coopèrent. - aligner l’impôt sur les sociétés sur le taux européen de 18 %, - mixer l’origine sociale des chefs d’entreprise, car beaucoup de dirigeants français sont parachutés alors que ceux des grandes entreprises allemandes proviennent du milieu industriel et sont donc plus sensible à l’innovation. - limiter les écarts de rémunération annuelle, dans un souci de performance individuelle et collective ; au-delà de 100, c’est incivique ! Pour que l’Etat redevienne entrepreneur et stratège, ne convient-il pas : - de diminuer la dépense publique de fonctionnement ? L’Etat était-il sous administré dans les années 90 ? On a l’impression que l’informatisation n’a pas allégé les taches et qu’il importe de recruter sans cesse plus de fonctionnaires surtout territoriaux, La masse salariale constitue 40% du budget de l’Etat. L’Etat doit donc faire des économies et réduire : - le nombre de communes, - le nombre de députés et de sénateurs, - le nombre de communautés de communes, - les gaspillages : la Cour des comptes est sans doute en mesure de nous en donner la liste ( !) -le nombre de fonctionnaires ; l’Etat n’était en rien obligé d’aligner les fonctionnaires sur les 35 heures (ce qui a posé de gros problèmes à l’hôpital, ou, pour le privé, dans certaines branches), - le dialogue social doit être le maître mot pour régler enfin le déficit des régimes de retraite et de la SS. - une loi favorisant la mise en place d’administrateurs syndicaux dans les moyennes et grandes entreprises. 8ème défi : LA DETTE. La dépense publique est passée de 51,6% du PIB en 2000-2001 à 56,1% en 2012. La dette est intéressante pour ceux qui peuvent prêter à l’Etat mais il aurait été préférable de leur faire payer des impôts ! Suggestion : un impôt sur le patrimoine redevenu ce qu’il était en France avant 1914 ne serait-il pas préférable à la faiblesse actuelle des moyens de l’Etat ? Il vaudrait mieux investir dans l’enseignement et la recherche le coût de la dette. (PISA ; France : 25e) Au travail !

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 12h35

(suite) 4ème défi : REINDUSTRIALISER la France : l’Etat doit redevenir facilitateur dans la création d’entreprises. L’industrie assure 80% des exportations mondiales (hors énergies et matières premières) et pourtant c’est la clé de l’indépendance politique du pays. La France a perdu 41% de ses parts de marchés à l’export de 1998 à 2012 contre 12% pour l’Allemagne et 20,5% en moyenne pour l’OCDE. Qui s’en inquiète concrètement ? - La France doit renouer avec sa tradition industrielle en maillant les petites et moyennes entreprises ,et en socialisant les charges non économiques (cf. plus loin la prise en main de la révolution numérique), -L’Europe doit mettre au centre de ses préoccupations : l‘harmonisation fiscale et sociale, éviter le dumping, ainsi qu’un plan d’investissement massif dans les infrastructures. 5ème défi : et prendre en main la REVOLUTION NUMERIQUE La compétitivité dépend : - des charges pesant sur les entreprises, il faut les optimiser, - des marges, - de la facilité d’accéder au crédit, donc de banques qui prennent des risques ! - de la R et D, - de l’excellence du système universitaire, qui doit être ouvert aux étudiants étrangers. Quel est le bilan de la Banque public d’investissements ? 6ème défi essentiel : CHOMAGE Les experts de gauche comme de droite, ont opté pour quelques réformes : - Eviter des usines à gaz si l’on doit encourager financièrement les entreprises, - Rationaliser la politique de l’emploi, écarteler entre de nombreuses administrations - Abaisser le coût du travail des moins qualifiés, qui est l’un des plus élevés en Europe et donc faire jouer la solidarité nationale - Mettre en place un SMIC- jeunes pour mettre fin à l’hypocrisie des stages - Réformer la formation professionnelle (32 MM) pour qu’elle profite aux enfin aux chômeurs - Retirer à la justice la responsabilité de se prononcer sur la légitimité des licenciements : aller vers la flexisécurité comme au Danemark, - Adopter un contrat de travail unique.

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 12h30

1er défi : RENFORCER la ZONE EURO ET LES POUVOIRS DE LA BCE La BCE semble avoir mieux fait que son statut ne l’y autorisait, mais il faudrait en convaincre nos propres eurosceptiques : - Donner un contrôle sérieux du système bancaire à la BCE, - Adopter le vote à la majorité qualifiée, - Tendre vers une confédération économique, - Avoir une pédagogie pour l’Europe, cesser de nier la réalité eurosceptique. 2ème défi : Continuer d’essayer la DIVERSIFICATION des ENERGIES pour répondre à l’évolution des technologies mais aussi tenir compte de la santé de la planète Mais commencer déjà : - par un plan drastique d’économie d’énergie (isolation… qui relance le bâtiment) pour ajuster la balance des paiements et - investir massivement dans les énergies renouvelables et répondre ainsi aux impératifs écologiques. On a laissé filer les panneaux solaires. - limiter les taxes municipales et départementales sur l’électricité, -maîtriser les transports (flop avec l’écotaxe). 3e défi : La MONDIALISATION et la Prise de pouvoir des MULTINATIONALES ou comment faire pour que l’Etat reprenne la main Warren Buffet : « La lutte des classes existe, mais c’est nous qui l’avons gagnée » ! Le politique doit reprendre la main : - en contrôlant mieux les circuits financiers, - en relançant, à chaque G 20, la question des paradis fiscaux, des grands trafics : drogues, prostitution… - en poursuivant les acteurs des contrefaçons, les fraudeurs à la TVA, mais ce qui exigerait de recruter des douaniers. -mettre en activité le fameux réseau diplomatique français, - doper le poids de la cellule anticorruption, - dénoncer le projet de traité transatlantique qui ne profitera qu’aux multinationales, - sensibiliser à consommer local, - s’ouvrir intelligemment à l’Afrique. Ce qui n’exclut pas de mettre en place une véritable réforme fiscale !

Anonyme, 07 novembre 2014 à 11h07

Une réalité industrielle. La France, croyant accompagner un mouvement «naturel» de désindustrialisation a tenté de miser sur le tout service. Cette stratégie a montré ses limites, car en perdant son expertise technique l'industrie Française a reculée sur le terrain de l'innovation et par là même sur celui de la croissance. Dans ce domaine, l'exemple est l’Allemagne qui à su concilier un équilibre entre une industrie forte et le nécessaire développement de son économie de service et est aujourd’hui dans une situation économique et sociale bien plus favorable. Une trajectoire qui peut être corrigée : La France a toujours des industries de pointes mais celle-ci sont fragilisées, entre autre, par un manque de main d’œuvre qualifiée. En essayant, a grand frais, de sauver certaines industries vieillissante à l'avenir plus qu'incertain au lieu d'accompagner leur évolution vers des marchés porteurs, nous avons négligé d'aider le tissus des PME où se trouve l'innovation et la réactivité face aux défis mondiaux. Il est aujourd'hui nécessaire d'investir massivement dans la transition des entreprises vers des modèles à la fois plus réactif et plus respectueux du travail des individus qui la compose. Il est de plus urgent de mettre à la disposition des PME les outils, tant financier que technologique, nécessaires à leur développement. Enfin il faut fournir à ces PME des personnels compétents, formés aux technologies du présent et ouverts sur l'avenir : c'est le rôle historique de l'enseignement technique. L'enseignement technique : un pilier en danger. L'enseignement technique à, depuis un siècle, façonné des générations de techniciens, techniciens supérieurs et d'ingénieurs issus pour une bonne part de milieux modestes. Ils ont su mettre leur sens pratique au service d'une industrie en développement constant. Cet enseignement très apprécié par les entreprises entre une voie générale pour des élèves à l'aise avec l'abstraction et un voie professionnelle qui forme à des métiers sans toutefois fournir les connaissances nécessaires à l'adaptation continue à l'évolution dans l'entreprise, est aujourd'hui très fragilisé. La dernière grande réforme de l'enseignement technique est venue vider celle ci de son sens premier. Cette réforme a entériné un principe d'une école organisée sur deux pôles Général et Professionnel. Les conséquences sont : l'interdiction faite aux enseignants de transférer des savoirs pratiques à leurs élèves, la disparition d’opportunités pour tous ces élèves qui venaient alimenter avec succès les filières de techniciens supérieurs et ensuite le tissu national des PME. Suite pdf

montesson section PS, 07 novembre 2014 à 10h32

Réinventer l'industrie à la française La montée en puissance de l'industrie asiatique et de l'agro-alimentaire intensif Sud-Américain ont mis à mal la compétitivité de nos entreprises. L'espace Schengen a également entraîné une nouvelle concurrence et de nouvelles perspectives que la France n'a pas su exploiter. • Le choix des socialistes est celui de l'excellence et de la modernité L'industrie française doit se renouveler et évoluer vers une compétitivité hors prix, qui ne peut exister que par l'investissement, l'innovation et la montée gamme de nos produits. L’injection par l'Etat de micro crédits à taux 0 serait une source d'investissement de croissance et d'emploi à long terme. La France présente de solides savoir-faire et une excellence dans de nombreux domaines : artisanat, industrie pharmaceutique, petit électro-ménager, luxe, tourisme. Nos entreprises « jeunes pousses » sont de plus en plus reconnues dans le monde. Il faut développer et promouvoir ces atouts en soutenant ces secteurs clés pour l’économie française. • Le choix des socialistes est celui de la justice fiscale Le projet Européen ne peut vivre sans le couple franco-allemand, mais ces deux pays ont aujourd’hui des systèmes fiscaux et sociaux très différents qui génèrent des déséquilibres en termes de compétitivité. Il faut donc défendre une harmonisation fiscale et sociale entre ces deux pays, puis l’étendre aux autres pays de l’UE. De plus, l’arrêt des aides à l'exportation pénalise les entreprises qui cherchent à se développer à l’international. C'est pourquoi l'espace Schengen doit être réformé et apporter une meilleur justice dans l’accès à l'emploi et au marché européen. • Le choix des socialistes est celui de la transition écologique La lutte pour la protection de la planète doit faire partie de nos combats et la création d'une organisation mondiale pour l'environnement (OME) une de nos exigences. A l'échelle nationale, la bio agriculture est en pleine croissance et le soutien à ce type de production raisonnée doit être marqué par des aides financières afin de concurrencer les produits d'importation. Dans un objectif d’indépendance énergétique, la recherche et le développement des énergies vertes (biomasse, éolien, énergies marines, solaire etc.) est primordiale, d’autant qu’elle est une source d'emplois et de croissance prometteuse.

Section Plérin Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h14

Contribution collective des adhérents de la section de Plérin

Section Tréguier Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h08

Contribution collective des adhérents de la section de Tréguier

geleblues, 07 novembre 2014 à 8h13

Les PME, TPE, artisans sont un moteur pour notre économie dés lors qu'il existe chez eux pas ou peu d'optimisation fiscale, l'impôt et les cotisations sociales étant payés en France. Pourquoi complexifiez à outrance leur activité? Dans le cadre de la transition énergétique , il leur est demandé de faire des formations pour devenir RGE sans quoi pas de PTZ ni de cédits d'impôt possible pour leur clients. Aujourd'hui et pour pouvoir répondre à leur clientéle , ils doivent suivre des stages . Dans l'Isere pas de stage à proximité s, le seul proposé rapidement soit en décembre est à NIORT!!!!!! Ce n'est que le début du parcours de la qualification RGE pour pouvoir travailler ( un chauffagiste devra faire pas loin de dix stages différents..... Mais pas de formateurs ..... Dans l'attente impossible de répondre à la clientèle...... Ensuite pour chaque installation et toujours pour obtenir la qualification, il faut constituer des dossiers ( chaque chantier doit faire l'objet d'un descriptif précis, soit environ 50 pages à remplir ... et 25 justificatifs à photocopier soit aussi 50 feuilles - attestation RSI, chambre des métiers, assurance pas moins de 20 feuillets et , ce pour chaque chantier, ce qui doit servir à valider la qualification. Les artisans qui pensaient embaucher ne peuvent l'envisager aujourd'hui. Et les simplifications , dans ce cadre, il s'agit d'une complexification qui paralysera et pour longtemps toute l'activité économique

Ci jointe la contribution des sections PS du Grésivaudan (Isère) sur le thème de l'entreprise, avec des passerelles vers d'autres thématiques, notamment croissance et social-écologie. Nous avons notamment bénéficié des apports de François Brottes, président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Cette contribution a été réalisée via un logiciel de réalisation de cartes heuristiques, permettant de mieux faire le lien entre les idées et de mieux les situer dans un débat.

Henry Dupouy, 06 novembre 2014 à 20h36

Ma contribution s'inscrit dans le cadre du GSE National PME-PMI PREAMBULE La trésorerie est un indicateur de la vitalité d’une entreprise. Un niveau faible conduit au recours à la dette, à la limitation des investissements, voire au dépôt de bilan. Ceci peut se produire en phase de croissance forte autant que de crise, à des moments où fournisseurs et clients exercent une pression pouvant aller jusqu’à l’abus. De plus, la pression fiscale sur les PME a insidieusement augmenté depuis 2002. PROPOSITION Si le CICE aide au rétablissement de la trésorerie, il faut aussi donner les moyens aux dirigeants de la maitriser lorsqu’elle est sous pression (crise ou croissance). C’est pourquoi nous proposons de soutenir l’investissement des PME en croissance, et d’aider les dirigeants à mieux s’armer pour défendre leur trésorerie dans des situations de crise. DISPOSITIFS - Subventionner les investissements des entreprises qui veulent augmenter leur valeur ajoutée, sur la base d’un contrat les engageant à des objectifs de croissance et d’application d’actions sociales et environnementales. Le dispositif PM’UP de la région IDF aide les PME en croissance, leur garantissant des subventions à l’investissement en contrepartie d’un engagement de croissance et d’embauches. Nous proposons de déployer ce dispositif à l’ensemble du territoire. - Autoriser l’étalement du paiement de l’IS sur plusieurs exercices pour permettre aux PME ayant bénéficié d’une forte croissance de conserver dynamisme et niveau d’investissement. - Encourager le recours aux conseils (avocats, experts-comptables, notaires, courtiers) pour permettre au dirigeant de bénéficier d’une analyse des contrats et des offres avant une décision engageant la trésorerie, par une aide sous forme de crédit d’impôt ou de bonus de charge. Les conséquences d’un contrat mal négocié ont un impact direct sur la trésorerie et la capacité d’une entreprise à investir. Mais ceci recouvre les incidents quotidiens auxquels le dirigeant est confronté : RH, assurances, partenariat, brevets. - Donner aux dirigeants des TPE la possibilité de renoncer à la signature d’un contrat avec un fournisseur dans un délai de 7 jours. Ces dirigeants, souvent inexpérimentés, sont autant exposés qu’un particulier par les sollicitations pressantes de revendeurs et de représentants de commerce. - Revaloriser le plafond du taux de 15% de l’IS à 50 k€. Ce plafond n’a pas été revalorisé depuis sa création.

Marc Leygonie, 06 novembre 2014 à 18h29

Energies renouvelables: la France meilleure que l’Allemagne GSE EDF/GDF Voilà qui a de quoi bousculer les idées que tant les média que nos dirigeants considèrent comme acquises. Pourtant les chiffres d’Eurostat sont sans appel : la France fait mieux que l’Allemagne en matière d’énergies renouvelables. L’idée fausse ainsi dénoncée par les faits de l’écrasante supériorité de l’Allemagne sur la France résulte probablement de la confusion entre la part de renouvelables dans l’électricité et celle dans l’énergie globale. Notons que : - pour les deux pays, au vu de l’évolution passée, la réalisation des objectifs fixés par l’Union Européenne pour 2020, 23% pour la France et 18% pour l’Allemagne ne sont pas évidents. - les résultats allemands stagnent entre 2012 et 2013. -se pose la question du pourquoi l’Allemagne citée comme exemple à suivre soit distancée par la France ? La biomasse est largement dans les deux pays dominante en matière d’énergies renouvelables, environ 60% du total. Le bois à lui seul, assure presque la moitié des énergies renouvelables. En France, en regard, l’éolien (5,75%) et le solaire (1,75%) font bien piètre mine. On comprend mieux alors pourquoi la France fait mieux que l’Allemagne : -selon l’Ademe la forêt française, en progression et avec une exploitation améliorée, devrait produire 66% de plus et sa surface est très supérieure à celle de la forêt allemande -les 81 millions d’Allemands doivent se contenter d’un territoire égal à 2 /3 du nôtre or la biomasse, bois et autres, a besoin de surface -de ce fait la production allemande de biomasse a atteint ses limites. Conclusion Pour produire moins de 2% de notre énergie renouvelable et moins de 0,25%de notre énergie totale les consommateurs français vont payer rien que par la CSPE plus de 2 milliards€ pour le seul solaire photovoltaïque. Alors que le bois qui fournit 25 fois plus d’énergie se voit doté généreusement doté de 14millions€ d’autorisations d’engagement et de 25 millions€ de crédit de paiement.Comme le dit la Cour des Comptes «L’argument entendu régulièrement au sein des Services de l’Etat selon lequel toutes les filières doivent être soutenues parce qu’elles recèlent des potentiels, encore hypothétiques, de croissance ou de développement énergétique, ne résiste donc plus à cette situation puisqu’il aboutit à soutenir une filière quel qu’en soit le coût. Des arbitrages entre filières, mais aussi à l’intérieur même des filières, s’imposent»

renaud dalbéra, 06 novembre 2014 à 17h51

L'industrie est l'activité économique directement impactée par la mondialisation : un bien n'a pas besoin d'être produit là où il sera consommé. Dans une économie de marché, il est donc inéluctable que l'activité se relocalise là où les coûts sont optimisés. Sans effort spécifique en sa faveur (c'est à une un transfert d'une partie des charges pesant aujourd'hui sur elle vers le reste du corps social), notre industrie déclinera pour se recentrer sur les seuls secteurs innovants à haute valeur ajoutée, qui ne sont pas les plus pourvoyeurs d'emplois Deux pistes sont souvent mentionnés pour enrayer le déclin et inverser la tendance : - poursuivre l'effort de baisse du coût du travail (un peu plus de CSG et de TVA et moins de charges sociales, ça devrait être possible). - tirer l'activité par le marché intérieur avec une véritable politique d'investissement et de grands programmes. Une troisième piste pourrait être intéressante, au niveau français, à mettre en place dans un cadre paritaire en s'inspirant des bonnes pratiques allemandes : - identifier un statut "col bleu" (en sortant du carcan artificiel des Conventions collectives), pour les emplois de production qualifiés soumis à la concurrence internationale et adjoindre à ce statut un régime fiscal et social dérogatoire avantageux (comme pour les gens de la mer) permettant de finançer la flexisécurité dans le secteur. - pour l'entreprise, coût du travail réduit, gestion facilitée des aléas du plan de charges. - pour le salarié : revalorisation de l'emploi, plus de sécurité de l'emploi et formation de qualification. Ainsi, l'entreprise industrielle française sera en mesure de se positionner dans un marché mondial dans lequel le dumping social est encore souvent la règle.

Henri WEBER, 06 novembre 2014 à 17h07

RÉINDUSTRIALISER LA FRANCE ET L’EUROPE La tâche principale de la social-démocratie européenne, en ce début du XXIe siècle, est de réussir l’adaptation progressiste de nos sociétés à la mondialisation, et à la troisième révolution industrielle. Cette adaptation est progressiste, en ce qu’elle vise à préserver des acquis sociaux et démocratiques du siècle dernier et à promouvoir un nouveau modèle de croissance respectueux de l’environnement et des intérêts des générations futures. La social-démocratie européenne est acculée à se réinventer ou à dépérir. Ses partis nordiques et rhénans l’ont bien compris : chacun à sa manière, ils ont mis en œuvre un nouveau compromis réformiste : les salariés, leurs syndicats, les partis progressistes acceptent de se mobiliser pour promouvoir une meilleure spécialisation des économies européennes dans la nouvelle division internationale du travail et une meilleure compétitivité de leurs entreprises ; les chefs d’entreprise, les gouvernements, les autorités européennes s’engagent en retour à favoriser une nouvelle croissance et à reconquérir le plein-emploi. La limite des « nouvelles voies » scandinaves ou rhénanes toutefois, est qu’elles sont restées étroitement nationales, alors que la réponse progressiste à la globalisation doit être aussi, et surtout, européenne et mondiale. Les socialistes européens s’y emploient désormais, en œuvrant pour un keynésianisme vert et continental dont le plan d’investissement de 300 milliards d’euros, obtenu de J.C. Juncker, constitue un premier pas. En France, le brusque affaissement qu’a connu notre industrie entre 2002 et 2014, pose un problème spécifique. Sa part dans notre PIB est tombée de 18 % à 11 %, nous reléguant à la 15e place – sur 18 ! – des pays de la zone euro. La première tâche des socialistes dans notre pays est de réindustrialiser la France, en prenant appui sur les nouvelles vagues d’innovation technologique et en mobilisant toutes les forces vives de la Nation, entrepreneurs inclus.

Section de Troarn, 06 novembre 2014 à 16h47

Il nous semble logique de faire un retour sur le travail que le parti avait fait avant 1981, l’arrivée de François MITTERRAND à la Présidence de la République a permis de reprendre notre action sur le sujet... De 1976 à 1981, un travail de réflexion avait été fait avec les organisations syndicales et patronales en tenant compte de l’économique et du social ce qui aurait peut être évité le dérapage du gouvernement actuel sur l’entreprise.... Le parti avait un secrétaire national aux entreprises et dans chaque Fédération un secrétaire fédéral aux entreprises avec une équipe qui travaillait avec un « maillage » et devant les entreprises avec les salariés. Groupe de réflexion sur le droit d’expression, les 39h, (certains partenaires sociaux étaient déjà par accord au 32 h par semaine dans les coopératives et les Scoop), réflexion sur la mondialisation, CE, CCE européen (dans le commerce, l’intérim, début de réflexion dans la propreté et multi – services).... Une fois arrivée au pouvoir, travail sur la loi AUROUX, avec un droit d’expression mis en place, reconnaissance d’un DSC dans les groupes, reconnaissance de la section syndicale d’entreprise, la mise en place de o, 20% de frais de fonctionnement des CE, délégué de site .... Mise en place dans l’alimentaire (Carrefour- COOP- etc.....), dans l’intérim CCE européen, début d’une réflexion européen sur ce mode de travail en lien inter syndicale et avec les employeurs européens .... En lien avec les partis de gauche – Italie- Espagne- Belgique ... puis plus tard avec l’Allemagne. Il serait temps dans notre nouvelle identité de remettre en place un secteur « entreprise » qui reprendrait ce travail et referait des propositions adaptées à la réalité d’aujourd’hui. Les partenaires sociaux sont aujourd’hui aussi dans les structures telles que la CAF, la SS, la formation Professionnelle, l’Unédic, les caisses de retraites, les caisses complémentaires, les comités de directions des entreprises, tout ce qui est du secteur de l’handicap .... La liste est longue, il est fort de constater qu’aujourd’hui, un travail de réflexion manque sur l’économique et le social avec le monde ouvrier. Notre proposition est de remettre en place un vrai secteur d’entreprises avec celles qui sont concernées par le sujet afin de travailler sur les droits des salariés, en lien avec l’économique et social. L’entreprise aujourd’hui ! Lieu collectif en France, en Europe, dans le monde ... ça existe déjà, mais comment retravailler sur le sujet dans notre parti ?

Joseph et Gilles Grisoni et François, 06 novembre 2014 à 16h24

Il est temps de normaliser les salaires, les charges des entreprises Européennes pour éviter la concurrence des entreprises « voyous » et faire en sorte que les contrats aillent au mieux disant « gagnant, gagnant ». L'Europe doit interdire très vite le dumping économique et social, car il est en train de créer une pauvreté qui n'existait pas en Europe. Les disparités des différents pays Européens (charges, salaires, normes) doivent disparaître au profit de l'emploi et de la consommation. Contourner les lois, extraction du gaz de schiste : L'extraction du gaz de schiste, aujourd'hui interdite en France, mais qu'un recours via le Tafta pourrait contourner. « Le Tafta permettrait de bafouer le système de normes en vigueur en Europe, souligne Christian Creuzet de la Confédération paysanne. L'Appellation d'origine contrôlée, l'AOC, relève du droit collectif, mais aux États-Unis, cela n'existe pas, c'est le droit privé qui prime. Aussi, les Américains pourraient se saisir du tribunal qui découlerait du Tafta pour préjudice commercial et ils imposeraient leurs denrées. Les paysans européens vont tout perdre tandis que l'on servira aux consommateurs du poulet chloré, des OGM dangereux, etc. cela doit être banni. L'Europe doit être intransigeante sur ces points dans le règlement des traités internationaux.

Joseph et Gilles Grisoni et François, 06 novembre 2014 à 16h14

Il est temps de normaliser les salaires, les charges des entreprises Européennes pour éviter la concurrence des entreprises « voyous » et faire en sorte que les contrats aillent au mieux disant « gagnant, gagnant ». L'Europe doit interdire très vite le dumping économique et social, car il est en train de créer une pauvreté qui n'existait pas en Europe. Les disparités des différents pays Européens (charges, salaires, normes) doivent disparaître au profit de l'emploi et de la consommation. Contourner les lois, extraction du gaz de schiste : L'extraction du gaz de schiste, aujourd'hui interdite en France, mais qu'un recours via le Tafta pourrait contourner. « Le Tafta permettrait de bafouer le système de normes en vigueur en Europe, souligne Christian Creuzet de la Confédération paysanne. L'Appellation d'origine contrôlée, l'AOC, relève du droit collectif, mais aux États-Unis, cela n'existe pas, c'est le droit privé qui prime. Aussi, les Américains pourraient se saisir du tribunal qui découlerait du Tafta pour préjudice commercial et ils imposeraient leurs denrées. Les paysans européens vont tout perdre tandis que l'on servira aux consommateurs du poulet chloré, des OGM dangereux, etc. cela doit être banni. L'Europe doit être intransigeante sur ces points dans le règlement des traités internationaux.

richard wrobel, 06 novembre 2014 à 15h58

Martine Aubry, a fait d'excellentes propositions dans ce sens. Diminuer de 20 milliards les cadeaux du MEDEF, car celui-ci n'avance pas, et bien au contraire...recule. Ces 20 milliards, dont une partie peut servir à la réindustrialisassions du nord, ce fief socialiste en passe de devenir FN. Surtout maintenant, alors que l'Euro baisse, donnant du champ à l'investissement. Certes "c'est pas facile", comme dirait le Président de la République, mais le jeu en vaut la chandelle. Une manière de lutter contre la rente. On peut pratiquer la baisse d'horaire sans perte de salaire, et simultanément accentuer la formation.

Gérard CHATIN, 06 novembre 2014 à 15h09

Economie libérale et monopole : La France vit dans un monde où le libéralisme s’est installé dans un système mondialisé. De grandes sociétés y prospèrent et sont en situations de quasi-monopole dans des domaines très sensibles tels que l’eau, l’énergie, l’assainissement, la téléphonie, le traitement des déchets,…. mais aussi quelques autres. Cette situation n’est pas tolérable du point de vue de la bonne tenue des prix, de la bonne situation de notre économie et de la maîtrise des marchés. Il est indispensable que soit mise en place une loi anti monopole qui dès qu’un seuil, par exemple 30%, de part du marché national dans un secteur déterminé soit atteint, un contrôle supplémentaire de son fonctionnement interne soit institué. Ce contrôle pourrait être opéré par une représentation de l’Etat et/ou par une représentation d’un pourcentage correspondant à la part de marché de consommateurs désignés au sein des associations représentatives dans le Conseil d’administration. L’idée est de ne plus avoir les seuls actionnaires dans le centre de décision de l’entreprise et d’amener les citoyens-consommateurs à investir ces espaces afin que les orientations ne soit plus prises que dans le seul intérêt des financiers et actionnaires.

jacques PIGNOLET, 06 novembre 2014 à 15h01

contribution ci-contre

michel vandenelsken, 06 novembre 2014 à 13h26

L'industrie française, la production s'est affaissée sous la contrainte des données économiques (cout du travail), sociales et environnementales (réglementation), et fiscales(IS). Non ce n'est pas inéluctable, car le cout du travail augmente dans les pays en développement (chine, inde, brésil), les normes environnementales s'y appliquent de plus en plus, les inconvénients de la production à distance existent, la réduction des avantages fiscaux est une réalité. Pour renforcer l'outil de production, il faut favoriser la formation des techniciens, ingénieurs, aider au développement des PME/PMI à capacité exportatrice (50 à 250 employés), créer des consortiums entre une grande entreprise et un réseau de PME/PMI complémentaire, s'attaquer aux marchés extèrieurs en ordre systématique. De l'opérationnel avec un service civique à l'export pour tous les diplomés de l'enseignement supérieur, universités, grandes écoles. Utiliser les ressources des BRI avec les régions pour développer les implantations à l'exportation, répondre aux appels d'offfres. Donc, mettre le paquet sur la formation hautement qualifiée et aider au développement des PME/PMI. On pourrait aussi associer le travail au capital en renforçant la participation en donnant une part du capital aux salariés, en associant des représentants des salariés dans les conseils d'administration comme c'est le cas dans les grands groupes. L'utilisation de la robotique est nécessaire, mais les employés ne doivent pas être une variable d'ajustement , pour cela la formation interne aux nouvelles technologies sera prioritaire. Tout cela passe par des relations de collaboration entre des patrons "intelligents" et "patriotes" et des syndicats intelligents et consensuels.La rémunération du capital est nécessaire, sinon les capitaux s'exportent et s'investissent à l'étranger, la rente doit être proportionnée aux efforts d'investissement de l'entreprise, au respect des normes sociales et environnementales. La rente spéculative doit être taxée suivant les normes de l'impot sur le revenu.Le risque n'est pas suffisamment une valeur de Gauche, même si beaucoup d'entrepreneurs, les vrais, ceux qui ont "risqués", sont pour la plupart respectueux du monde du travail et proche des valeurs de Gauche. Le PS devrait être mieux représenté dans le monde des entreprises (employés, dirigeants, cadres), il n'aurait pas les positions idéologiques voire sectaires liées à une sur-représentation des différentes fonctions publiques au sein des instances du Parti et chez les élus. En fait le PS devrait devenir un parti social-démocrate avec une représentation en phase sociologiquement avec le pays réel.

gerard gueraud, 06 novembre 2014 à 10h41

Il est nécessaire que l’état soit un état stratège qui oriente les 25 années à venir, en Recherche et Innovation et choix stratégiques industriels. Pour se faire il doit créer une instance qui doit perdurer (au-delà des changements de gouvernement), afin d’élaborer ces orientations et choix en co construction avec des représentants des industries et des entreprises et secteurs innovants. Cette instance déclinée sur les territoires avec les collectivités devrait être garante de la cohérence des orientations, des aides financières et des accompagnements réalisés auprès du secteur privé. Elle doit permettre de favoriser et adapter les orientations et aides en fonction des spécificités locales des territoires afin que ceux-ci ne soient pas des concurrents. Il faut exiger un retour, une contrepartie et/ou une prise de participation afin que les aides publiques ne soient pas versées pour la distribution de dividendes. Une meilleure simplification et communication des différentes aides aux entreprise doit être mise en œuvre. La revalorisation des métiers de l’industrie est impérative. Il faudrait réorienter les fonds de la formation professionnelle et continue afin de mieux faire bénéficier les chômeurs et les salariés des PME et TPE. Ceci est indispensable pour améliorer la compétitivité de tous les acteurs et garantir une meilleure employabilité des salariés. Continuer à favoriser et faciliter la création de Scoops comme alternative. L’enseignement technique et l’apprentissage doivent être mieux élaborés entre acteurs privés et éducation ce qui permettrait une anticipation des mutations et une meilleure adéquation des formations aux besoins des différents secteurs.

lionel palierne, 06 novembre 2014 à 9h40

Des personnes déposent des centaines de noms sur Internet en espérant qu'une entreprise achète ce nom. Afin d'éviter ce problème, la solution serait qu'il faudrait prouver qu'on possède l'entreprise qui correspond au nom déposer.

andre maizener, 06 novembre 2014 à 9h40

CONTRIBUTION DANS LE CADRE DU "GSE National PME-PMI" Les éxécutifs de droite, comme de gauche ont reconnu l'importance des PME dans l'économie et se sont attelées à améliorer leur environnement économique . Beaucoup des réflexions se sont appuyées sur le SBA américain qui définissait une politique pour favoriser les PME.L'Europe a entrepris de définir l'année 2008, un SBA européen qui doit se décliner au niveau de chacun des états membres . Le SBA européen a défini 10 grands axes d'actions à privilègier par les pays membres tels que créer un environnement économique favorable animé par l'esprit “think small fisrt” et favorisant l'accès des PME aux financements et aux marchés. L'Europe a créé aussi une observation de la position de chaque pays sur 10 critères tels que l'entrepenariat ou la réactivité des administrations. La France n'a pas défini de SBA mais applique les directives européénnes. Ses résultats se situe dans la moyenne mais elles sont en dessous sur la prise en compte de l'environnement et sur l'innovation . De grandes initiatives ont été prises telle la BPI, des récentes sont venues en renfort telles que le “pacte d'innovation”. Un élan a donc été donné à l'amélioration de l'environnement économique des PME. Des leçons sont encore , me semble-t-il, à tirer de l'expérience de SBA américaine: l'affirmation d'une volonté politique forte en faveur des PME, la création d'une structure indépendante qui vérifie l'engagement des administrations dans l'application des directives gouvernementales, un accompagnement clair au plan technique et juridique des entreprises. Pour la période à venir, il faut renforcer l'application du SBA Européen par des mesures concrètes et en particulier essayer de favoriser encore plus l'accès des PME aux commandes publiques. - Renforcer la simplification et la clarification des démarches administratives: Mettre en place le DC1 / DC2 totalement dématérialisé Permettre une préqualification des fournisseurs en vue de leur référencement permanent Relever le seuil d'éligibilité des marchés de gré à gré actuellement limité à 15000€ pour les services à 90000€ et à 150 000 € pour les biens - Favoriser les mesures d'incitation pour l'administration d'appliquer les décisions. L'idéal serait comme au EU une structure indépendante agissant à priori mais quelques mesures plus simples sont possibles comme, par exemple: demander à l’Etat et aux collectivités territoriales de publier la part de leurs achats réalisés auprès de TPE-PME françaises indépendantes - Renforcer l'accompagnement des PME faciliter le tutorat et l'assistance à la réponse d'apppel d'offres par des séniors expérimentés anciens entrepreneurs.

lionel palierne, 06 novembre 2014 à 9h26

Afin de compenser les pertes de chiffre d'affaire des débitants de tabac et les fermetures de nombreux bars, les autoriser à avoir des machines à sous.

lionel palierne, 06 novembre 2014 à 9h12

Changement des horaires de travail pour les entreprises de plus de 2 salariés : Changement des horaires en remplacement des 8 h/12 h et 14 h/18 h 1er salarié : Lundi 8 h - 18 h avec pause de 1 h déjeuner Mardi 8 h - 14 h Mercredi 8 h - 14 h Jeudi 8 h - 18 h avec pause de 1 h déjeuner Vendredi 8 h - 13 h 2e salarié : Mardi 12 h - 18 h Mercredi 8 h - 18 h avec pause 1 h déjeuner Jeudi 12 h - 18 h Vendredi 13 h - 18 h Samedi 8 h - 18 h avec pause 1 h déjeuner Où 9 h - 19 h. Ces nouveaux horaires permettraient aux commerçants ainsi qu’à l’administration d’être ouverts du lundi au samedi de 8 h à 18 h ou de 9 h à 19 h sans interruption et permettrait aussi de diminuer les embouteillages, la moitié des salariés travaillant le matin l'autre l'après-midi.

gerard gueraud, 06 novembre 2014 à 9h00

Compte-rendu de la réunion des Etats Généraux relative au thème : « ENTREPRISES et RE-INDUSTRIALISATION » Beaucoup de sujets ont étés abordés tels que : - la délocalisation des entreprises à l’étranger, notamment les fabricants d’automobiles. - Les relations des grandes entreprises, avec leurs sous-traitants, de premier, second, troisième….ordre. - Le constat que les 30 glorieuses sont passées et que la croissance telle que nous l’avons vécue ne reviendra plus à ce niveau. - Un consensus s’est institué sur le fait qu’un nouveau modèle économique doit voir le jour. Les divergences d’avis, à ce sujet ont été nombreuses. - Nous avons fait la distinction entre les entreprises du CAC40 nécessaires dans le cadre du marché mondial et les PME/PMI/TPE. Là aussi, les avis ont étés forts différents. - Le rôle de l’entrepreneur d’une TPE, qui en dehors du fait de la volonté de créer, engage sa responsabilité juridique et financière, ceci malgré les structures faites pour SARL, SA ? SAS, etc. et les textes qui sont censés le protéger. - Le coût du salaire en France, grand débat à ce sujet. Une remarque a été faite que le coût horaire n’est pas trop impacté par les charges sociales (le coefficient retenu dans le calcul étant passé de 1990 à 2011 de 1,68 à 1,85), mais surtout par les charges indirectes tels la téléphonie, les frais de déplacement, les loyers, matériels informatiques, etc… - La durée de vie des produits a été aussi abordée. - Dans l’optique de la compétitivité des produits « made in France », un camarade a donné une lueur d’espoir en citant le cas d’un produit pour la défense nationale, d’origine Américaine qui est 10 fois moins cher que ce que peut penser trouver sur le marché Français. Une étude de prix a été lancée auprès de fournisseurs Français et le résultat a été positif….c’était réalisable chez nous, à ce prix ! - Grande et longue discussion sur les aides accordées aux entreprises. Un consensus est apparu sur le fait que ces aides doivent être encadrées et sujettes à des résultats concrets. - Il a été aussi acté que les aides sont très nombreuses, voire même trop nombreuses et que les responsables surtout ceux des TPE n’ont pas le temps de s’informer à leur sujet. Ces responsables ont aussi des difficultés à trouver le bon interlocuteur parmi tous les sources de conseils, CCI, chambre de métiers, cabinets conseils, etc… - Le thème des énergies fossiles, nucléaires, naturelles, etc., concernant leur utilisation, leur pérennité a été longuement et largement abordé. - Le sujet de la dette a été lui aussi longuement abordé et fortement discuté.

noel daurian, 06 novembre 2014 à 1h18

Encourager ‘vraiment’ le développement du Véhicule Electrique : favoriser ou négocier un accord entre Renault et Tesla pour produire dans une usine française de Renault les prochains véhicules Tesla destinés au marché européen ainsi qu’un VE Renault de type Mégane ou Laguna utilisant et partageant au mieux les technologies de Renault et de Tesla. Renault est le constructeur français le mieux placé pour un tel accord et pour profiter de la proposition de Tesla de mise à disposition de ses brevets dans le domaine de la motorisation électrique, des batteries et des infrastructures de recharge. La France doit saisir au plus vite cette occasion de devenir rapidement un véritable leader du VE à forte autonomie en Europe, devant les Allemands. Les technologies de Renault et Tesla sont déjà assez proches (plus proches que celles de Renault et Nissan par exemple), ce qui devrait faciliter une coopération. De plus, il semble que Tesla n’a pas prévu, dans un avenir proche, de VE de la catégorie de la Laguna, c’est donc un créneau vide aujourd’hui et, semble-t-il encore pour quelques années, mais à prendre rapidement. Avec un tel accord, on pourrait aussi envisager rapidement la commercialisation de la ZOE aux USA par Tesla, marché important, mais qui n’est pourtant pas prévu pour la ZOE à ce jour : là encore, une belle occasion de donner du travail aux salariés français de l’usine de Flins qui fabrique la ZOE et d’améliorer les exportations françaises.

noel daurian, 05 novembre 2014 à 23h43

5. Taxer les bénéfices des entreprises proportionnellement au chiffre d’affaire réalisé en France et non en fonction du soi-disant bénéfice fait en France (cf cas de Total) : si un groupe multinational réalise 30% de son chiffre d’affaire mondial en France, alors il devra payer l’IS (impôt sur les bénéfices) sur 30% du bénéfice mondial consolidé. Il faudra une définition précise et rigoureuse de ‘groupe multinational’ et de ‘bénéfice consolidé’ (ces définitions existent déjà dans des normes comme IFRS pour la présentation des comptes aux actionnaires, mais il faudra peut-être les améliorer ou les préciser). Toute déclaration frauduleuse devra pouvoir être fortement sanctionnée par des amendes et des peines dissuasives.  1° objectif : rendre inutile le ‘dumping fiscal’ de certains pays et toute forme « d’optimisation fiscale » consistant à ‘localiser’ les bénéfices dans des pays faiblement taxés en utilisant des prix de cession interne totalement artificiels entre différentes sociétés d’un même groupe.  2° objectif : encourager la production en France pour l’exportation, car, seule, la production vendue en France (Chiffre d’affaire réalisé en France) sera taxée, les bénéfices sur les exportations ne seront pas taxés. En compensation et pour éviter une possible ‘double imposition’ susceptible d’être condamnée par des organismes internationaux, on peut envisager de déduire des impôts dus en France par cette mesure, les éventuels impôts qui auraient déjà été payés sur le lieu de production des produits vendus en France. Si le taux d’imposition du lieu de production est inférieur au taux français, l’importateur devra toujours payer le solde en France. De cette façon, les bénéfices réalisés sur les ventes en France seront taxés de la même façon, quel que soit le lieu de production.

noel daurian, 05 novembre 2014 à 23h37

Le manque de compétitivité en France n’est pas dû à un coût du travail trop élevé. La véritable cause, c’est l’absence de gain de productivité horaire du travail depuis près de 10 ans, due à un manque d’investissement en France et aux délocalisations. Il faut donc arrêter de culpabiliser les salariés et, au contraire, dénoncer la responsabilité écrasante des dirigeants des multinationales et les politiques qui ont laissé faire ! Il faut donc concentrer tous les moyens disponibles sur l’augmentation de la productivité horaire du travail (Valeur Ajoutée par Heure Travaillée), c’est la seule méthode durable pour retrouver la croissance. 1. Mesurer la productivité horaire du travail dans chaque entreprise, indexer au moins 30% de la part variable des dirigeants sur des objectifs d’augmentation de la productivité horaire du travail (c’est le cas du Pdg de Volkswagen !). (Lien à faire avec proposition 16). Cette mesure devrait être facilement applicable dans les entreprises dont l’Etat est un actionnaire important. Pour les autres, on devrait pouvoir envisager une incitation fiscale (exonération d’impôt sur la part variable liée à l’augmentation de la productivité). 2. Remplacer le pacte de compétitivité, et ses baisses de charges patronales, par des prêts à taux 0 pour les investissements des entreprises sous conditions de gains de productivité sur les sites de production français (exclure les sites étrangers : l‘Etat français n’a pas à encourager, encore moins à financer l’amélioration de la productivité à l’étranger !). Fonctionnement : les entreprises négocient des emprunts et les taux d’intérêt pour investir avec leurs banques habituelles, puis, quand les entreprises peuvent démontrer et mesurer les gains de productivité obtenus, l’Etat rembourse aux entreprises les intérêts payés. Cette mesure pourrait être légèrement rétroactive et permettre de rembourser des intérêts sur des investissements déjà faits, ou en cours, depuis moins de 3 ans par exemple, mais toujours sous condition de gains de productivité démontrés et mesurés sur les sites de production français. Cette rétroactivité permettrait de commencer des remboursements rapidement pour démontrer la bonne foi de l’Etat et pour mettre au point les mécanismes et le mode de calcul de la productivité sur des exemples concrets pour que les entrepreneurs comprennent bien le sens et le fonctionnement de cette mesure.

Vincent GUIBERT, 05 novembre 2014 à 22h28

Soutien à la création, au développement et à la transmission d'entreprises. De nombreux dispositifs ont été mis en place ou renforcés des deux dernières années, pour faciliter l’éclosion, le développement ou la transmission des entreprises. Au-delà de la nécessaire publicité qu’il convient d’en faire, il nous parait important de proposer des dispositions spécifiques faciles d’accès et de mise en œuvre pour des entrepreneurs et en particulier des patrons de TPE, des commerçants ou artisans etc. Soutien à la création • Réduction d’impôt : Exceptionnellement, porter la part de réduction d’IS à 50% de l’investissement au capital (création ou augmentation de capital) pour tout investissement réalisé entre le 1/12/2014 et le 31/12/2015 ; • Porter cet abattement à 75% voire 100% pour les salariés souscrivant au capital de leur propre entreprise ; Le tout entrant dans les limites de plafonnement des niches fiscales ; Soutien au développement • Appels à projets : accroitre leur périodicité en passant d’une logique annuelle à une logique trimestrielle voire mensuelle ou quasi-continue, comme par exemple les appels à projets ESS dans le département des Hauts-de-Seine, via la plateforme http://mysbm.org/ • CICE : relever le plafond à 3,5 SMIC pour préserver la localisation en France d’entreprises du numérique et de prestations intellectuelles • Innovation intellectuelle et sociale : la reconnaitre et la rendre éligible au CIR/CII Soutien à la transmission • Revoir certaines modalités de la loi ESS en matière de transmission des entreprises, par définition explicite : o des moyens minima de communication envers les salariés : affichage mural, billet sur l’intranet, mail à tous les salariés, courrier postal simple à tous les salariés o du point de départ pour le délai de deux mois :  soit des IRP sont en place et ce délai se caler automatiquement sur les délais obligatoires de consultation.  soit, dans le cas des TPE, il n’y a pas d’IRP et en ce cas c’est la signature d’une lettre d’intention qui marque ce point de départ. • Revoir la fiscalité de la transmission, en mettant en crédit d’impôt les droits de succession sur l’outil de production (immobilier, fonds de commerce en cas de reprise par un membre de la famille).

section de la Haute-Moselotte, 05 novembre 2014 à 22h26

1- Face à la mondialisation de l'économie, qui met en concurrence les salariés des différents pays du monde, il convient d'oeuvrer pour une solidarité internationale entre les travailleurs, pour défendre leur droit. 2-Nous devons mobiliser les forces vives, chercheurs, entrepreneurs, salariés, collectivités publiques du pays autour de grands projets industriels. 3-L'état pourrait entrer dans le capital de certaines entreprises, notamment pour les énergies renouvelables, le numérique et dans tout ce qui touche à la préservation de notre planète. 4-Il faut imposer aux entreprises de consacrer au moins 50% de leurs bénéfices aux investissements. 5-Il faut exiger des entrepreneurs l'utilisation réelle des aides et des réductions de charges la modernisation de leur outil industriel afin d'améliorer leur compétitivité et gagner des marchés et exiger leur remboursement si les engagements ne sont pas respectés 6-Il faut arrêter toutes les subventions inutiles aux entreprises qui délocalisent, mettre fin aux évasions fiscales et aux paradis fiscaux. 7-Pour réduire les coûts de production et de fabrication, il faut encourager les circuits courts, c'est à dire, à partir des matières premières, rapprocher les lieux de transformation, de fabrication et des besoins.(ex:les usines de transformations du bois près des forêts) 8-Il faut développer le système de l'économie circulaire, un produit, au lieu d'être jeté en fin d'utilisation, peut être soit réparé et remis dans le circuit, soit réusiné ou soit recyclé pour retrouver les matières premières ou de l'énergie. 9-Il faut développer une consommation responsable avec une traçabilité des produits, des circuits courts, avec le coût réel , l'impact écologique et exiger de connaître les conditions réelles de fabrication. Il faut réagir pour ne plus se laisser manipuler par les multinationales. 10-C'est aux consommateurs de s'associer pour décider des produits qu'ils souhaitent consommer, afin de pouvoir imposer leurs priorités. 11-Il faut revaloriser les filières de l'enseignement technique, augmenter les compétences des ouvriers jusqu'aux ingénieurs afin d'augmenter la qualité des produits et des services. 12-Il faut mettre en place un programme d'achat de véhicules électriques ou hybrides par les collectivités. 13-Il faut développer une industrie qui sert avant tout les besoins des citoyens, qui leur permet de se réaliser, d'entreprendre et de créer. Elle doit s'occuper aussi de leur santé et de leur environnement. 14-Il faut remettre l'homme aux centre de la réflexion sur le progrès afin de développer ce qui est réellement bon pour lui et orienter le développement dans ce sens.

Marc Leygonie, 05 novembre 2014 à 19h07

Transition énergétique des arguments qui confortent les nôtres GSE EDF/GDF Deux documents viennent fort à propos à l’appui des arguments que nous avons développés dans plusieurs contributions. La question est trop grave pour que nous n’insistions pas sur les dangers de certaines dispositions de la LTE par sous estimations d’éléments clés du problème. L’espéré -et malhonnêtement confirmé par le SER- foisonnement des productions éoliennes et photovoltaïques est une illusion. Voilà ce qu’en dit le professeur Silvio Borner de la chaire d’économie à l’Université de Bâle lors d’un colloque de la Fondation ‘Freiheit und Verantwortung, tenu mercredi [1eroctobre 2014] à Berne : « Les kWh générés par année (ou même par jour) ne constituent pas une référence utile pour la sécurité de l’approvisionnement. Cela n’est vrai que pour la puissance installée. Les messages récurrents selon lesquels une centrale électrique photovoltaïque ou éolienne fournit de "l’électricité pour tant et tant de ménages" sont un pur et malintentionné mensonge qui serait jugé, dans le cas d’un prestataire privé qui oserait s’y adonner, comme de la concurrence déloyale et immédiatement interdite. L’approvisionnement en électricité ne fonctionne que lorsque la tension du secteur est adéquate dans d’étroites largeurs de bande à chaque seconde, 24 heures sur 24. Pour le dire autrement et de façon imagée :à quoi me sert la mesure de la moyenne idéale annuelle, journalière voire horaire de ma pression artérielle si, comme pour le photovoltaïque, elle tombe à zéro chaque nuit ? Sachant encore qu’une ʺpression artérielle fluctuante ʺprésentant des variations extrêmes est fatale, le courant électrique fluctuant est à la stabilité du réseau et donc à la sécurité de l’approvisionnement électrique exactement ce que sont les fluctuations extrêmes de pression artérielle à la vie ». L’article de la revue Techniques de l’ingénieur intitulé « Électricité : intermittence et foisonnement des énergies renouvelables»2 reprend en les complétant les arguments que nous avons développé pour expliquer pourquoi en particulier le poids relatif des productions éoliennes et photovoltaïques ne pourrait qu’être limiter pour préserver l’équilibre du système électrique et respecter nos engagements en matière d’émissions de GES. Cette étude met en particulier en exergue un aspect lui aussi évoqué dans de nos précédentes inter ventions, celui des externalités au coûts de production induits par la présence des ENR, les investissements rendus nécessaires en matière de moyens de production et de réseaux. file:///C:/Users/Marc/AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.Outlook/HU9CT7G9/TI-be8586.pdf

Jean-Louis Parise, 05 novembre 2014 à 17h51

Démocratie sociale : les salariés (privé/public) ne bénéficieront des avantages des négociations sociales (ANI, accords de branches, accords d'entreprises) que dans la mesure où ils seront adhérents d'un syndicat nationalement représentatif. Ils pourront ainsi participer aux orientations de leur organisation syndicale, et par conséquent peser sur les négociations sociales. Seuils sociaux : pour apporter une réponse de gauche à cette question la représentation des salariés sera rendue effective dès le 1er salarié (sera donnée aux syndicats la possibilité de créer des syndicats de sites pour répondre aux besoins de représentation de tous les salariés). Travail du dimanche : pour rendre effective la liberté de choix des salariés, les salaires seront suffisamment augmentés pour que la contrainte économique ne vienne pas rajouter à l'aspect déjà contraint inhérent au contrat de travail. Un salarié devra pouvoir choisir en toute liberté de travailler ou non le dimanche, et non plus pour pallier à sa misère sociale. Rappelons le niveau réel des salaires (1541€ bruts pour un non cadre). La vraie liberté , n'est-ce pas avoir le choix ? Temps de travail : l'émancipation des travailleurs reste aujourd'hui un marqueur incontournable de la gauche. Face au chômage actuel, face à la réalité de la moyenne du temps de travail effectif des salariés français, face à l'arrivée dont on nous rebat les oreilles des robots de plus en plus appelés à remplacer le travail humain, le parti socialiste doit cesser de reproduire le discours idéologique de la droite la plus réactionnaire. Les 35 heures ne seront pas remises en cause pour des motifs idéologiques, et la marche vers une réduction du temps de travail doit être de nouveau réfléchie. Une réflexion rapide doit être engagée en faveur du temps choisi, et non plus imposé. Là aussi, cela permet d'engager une lutte pour la Liberté, valeur que l'on abandonne trop souvent à la droite. Contrat de travail : puisque le patronat, la droite et malheureusement une partie de notre parti reprend la théorie d'une inégalité entre salariés (le CDI protégerait les salariés qui en bénéficient, au détriment des autres, et la droite et ses alliés mettent en avant la notion d'égalité réelle...), le parti se réclamant du socialisme ne peut que s'incliner devant cet appel à l'égalité réelle ! Le CDD sera complexifié, étant source de trop d'abus. Profitons de la revendication d'égalité réelle pour revenir à des engagements que nous avons pris : écart de salaires de 1 à 20, rattrapage de la fiscalité du capital sur celle frappant le travail, etc., etc., …

Philippe CAILLE, 05 novembre 2014 à 14h04

Département MEUSE SECTION DE ETAIN 55400 CONTRIBUTION AUX ETATS GENERAUX DU PARTI SOCIALISTE EMPLOI ET RE-INDUSTRIALISATION Le scandale du CICE Nous dénonçons vivement la non répartition du Crédit d’Impôt prévue par la loi dans une large majorité d’entreprises : le CICE aurait dû servir - aux investissements dans la recherche, - aux investissements dans l’innovation, - dans la création d’emplois, - à une augmentation des salaires… Un manque flagrant de contrôles a permis aux entreprises d’encaisser l’aide de l’Etat et de la diluer dans des postes comptables divers sans aucune création d’emploi !!! Par exemple : Certaines grosses entreprises accentuent la pression sur leurs fournisseurs ou sous traitants qui ont touché le CICE, pour comprimer les prix d’achat : le profit réalisé est redistribué en dividendes aux actionnaires. Il est donc impossible de vérifier si cette opération est en rapport avec le crédit d’impôt ou avec un plan antérieur !!! On a aussi des exemples d’entreprises qui ont utilisé le CICE pour refaire les peintures de leur siège social !!! Philippe CAILLE 55400 Etain

Essonne Section PS de Palaiseau, 05 novembre 2014 à 12h36

Sur la thématique recherche et Plateau de Saclay Malgré la situation économique difficile, le cluster scientifique constitué du Plateau de Saclay est un des tout premiers pôles de recherche scientifique français. Pour autant, avant que celui-ci devienne une université de plein exercice reconnue internationalement, il importe de résoudre quelques difficultés. La première réside dans la surface d’un tel ensemble, 560 ha, ce qui devrait en faire l’université la plus étendue au monde. En second, force est de constater quelques manques criant pour qu’elle devienne une université globale efficace. D’une part, il faut une plus grande pénétration des industriels, et pas uniquement des grands groupes, avec les laboratoires universitaires. Il est nécessaire d’encourager ou légiférer, en conditionnant le financement public à l’unification des bassins de connaissance; encourager les universités à ouvrir leurs laboratoires de recherche aux entreprises et écoles en garantissant le traitement par la réciproque. D’autre part, la création d’une véritable communauté universitaire passe par plusieurs actions complémentaires : Création d’un système de transport à l’intérieur du cluster permettant d’augmenter les contacts entre les étudiants, les chercheurs et les universitaires des différentes entités. Amélioration prioritaire du RER B sans attendre la refondation du réseau régional. Faire la mixité de l’intelligence, grande carence du système d’enseignement supérieur français en mettant en place des programmes majeures / mineures proposés aux étudiants et associant les différentes entités. Ce qui impose de rapprocher la culture des écoles de celle des universitaires et de renforcer le site dans les humanités. Compte tenu des enjeux financiers il conviendra sans doute de réorienter les choix qui ont été faits avec priorité donnée aux actions fédératives après établissement d’un schéma directeur accepté par tous. Ceci impose de créer immédiatement une structure de dialogue (sénat universitaire) et une structure d’organisation chargée de veiller au bon déroulement du calendrier qui ne soit pas confisquée par les hauts fonctionnaires mais émane de la communauté universitaire constitués par l’ensemble des membres de Paris Saclay. Le goût des jeunes pour les disciplines scientifiques semble émoussé. De plus, les filles ne choisissent pas assez ces disciplines. Nous proposons une action pilote de communication entre établissements scolaires et universitaires avec le monde l’entreprise et de l’innovation.

Henri et marie France DANEL, 05 novembre 2014 à 12h27

6. ENTREPRISE ET RE – INDUSTRIALISATION L’affaissement industriel est la résultante de délocalisations de pans entiers d’activité vers des pays à bas coût de main d’œuvre, mais également à un déficit en recherche. Les entreprises ont trop rogné sur leurs budgets d’investissements ; il serait bon de fixer des règles strictes sur la rémunération des actionnaires. D’une manière générale, c’est une approche trop libérale au niveau européen et mondial qui a causé ces ravages, y compris dans la production agricole. Acheter Français, c’est soutenir notre activité. L’Entreprise crée l’emploi et sait s’autogérer ; l’État doit laisser négocier les entreprises et les syndicats, mais il doit cependant donner un grand cadre dans lequel ces négociations peuvent s’inscrire. La mutation vers une approche de développement durable induira des emplois, il faudra protéger nos brevets et être plus incisifs sur le marché extérieur. Le risque peut être une valeur de gauche

lionel palierne, 05 novembre 2014 à 12h03

Changement des horaires de travail pour les entreprises de plus de 2 salariés : Changement des horaires en remplacement des 8 h/12 h et 14 h/18 h 1er salarié : Lundi 8 h - 18 h avec pause de 1 h déjeuner Mardi 8 h - 14 h Mercredi 8 h - 14 h Jeudi 8 h - 18 h avec pause de 1 h déjeuner Vendredi 8 h - 13 h 2e salarié : Mardi 12 h - 18 h Mercredi 8 h - 18 h avec pause 1 h déjeuner Jeudi 12 h - 18 h Vendredi 13 h - 18 h Samedi 8 h - 18 h avec pause 1 h déjeuner Où 9 h - 19 h. Ces nouveaux horaires permettraient aux commerçants ainsi qu’à l’administration d’être ouverts du lundi au samedi de 8 h à 18 h ou de 9 h à 19 h sans interruption et permettrait aussi de diminuer les embouteillages, la moitié des salariés travaillant le matin l'autre l'après-midi.

lionel palierne, 05 novembre 2014 à 11h00

Agriculture : d’après une loi voté par l’UMP, les agriculteurs n’ont plus le droit de replanter leur propre récolte. Les semences devraient être de nouveau libres de droit comme elle l’ont toujours été depuis des millénaires. Interdiction de breveter tout ce qui est vivant.

Guillaume Ricaud Peretti, 04 novembre 2014 à 21h01

Depuis 2006, sur décision des libéraux européens, le marché du transport marin est soumis à la concurrence. Une des principales conséquences de cette libéralisation est le dumping social : profitant d’un certain vide juridique, des compagnies font le choix d’employer leurs salariés non pas selon les lois de leur siège social mais celles de leur pavillon. Arborant parfois pour accentuer ce manque de normes, les pavillons de pays n’ayant pas d’eaux territoriales et donc aucune législation pour protéger le droit des marins. Cela fonde une concurrence déloyale entre des compagnies publiques ou semi-publiques qui assurent la continuité territoriale et ces ogres issus du système capitaliste. C’est un désastre humain et pour notre pays, lorsque des familles sont mises à la rue et que le service public est démantelé au profit d’entreprises qui pratiquent le moins disant social et salarial pour casser les prix. Tout en ne payant que peu de taxes car situées dans des paradis fiscaux. Peut-on laisser de telles sociétés ne respectant pas notre droit et refusant de payer leurs impôts, assurer les missions de service public et de continuité territoriale ? L’enjeu pour notre parti est double. Nous devons tout d’abord nous demander si le monde de la finance est toujours notre ennemi. Si tel est le cas, nous ne pouvons plus laisser des entreprises qui, délibérément, font le choix de frauder l’impôt en allant se baser dans des paradis fiscaux continuer à faire des bénéfices en France. Deuxièmement, constatant que la mondialisation tire vers le bas les conditions sociales de nombres de travailleurs, nous nous devons de mondialiser la lutte pour l’égalité et la justice sociale. Aujourd’hui, ces entreprises emploient, à des salaires de misère, sur nos eaux territoriales, des marins venus de pays aux faibles normes sociales. Cela n’est pas tolérable pour les socialistes internationalistes que nous sommes. Nous devons assurer la continuité territoriale de l’État, et cela ne peut se faire sans le service public. Aussi, nous ne pouvons plus, premièrement, laisser des compagnies privées assurer seules celui- ci, et deuxièmement laisser des salariés être exploités sur notre territoire. Nous demandons donc, comme s’y était engagé le gouvernement, que les bateaux qui assurent un service public français ou qui passent par les eaux territoriales françaises battent le pavillon français et qu’ainsi, leurs marins bénéficient des avantages sociaux français.

Grand-Est MJS, 04 novembre 2014 à 18h14

« J’aime l’entreprise... » quand elle est sociale, solidaire et écologique. Deuxième contribution « La réduction de la journée de travail est la condition fondamentale de cette libération ». Marx, Le capital, livre III. Pour rendre l’entreprise sociale, solidaire et écologique, les Jeunes Socialistes du Grand Est appellent à une réduction du temps de travail généralisée et à un nouveau rapport à la production et à la consommation dans notre société. La société du temps libéré et le respect de l’environnement sont indispensables pour redéfinir l’entreprise et son apport à la transformation sociale. En redéfinissant le progrès et la croissance, nous renouerons avec un adage qui participera à la réorientation de notre économie : « travailler mieux pour travailler tous ». 3 : « J’aime l’entreprise... » quand elle permet la société du temps libéré. Nous devons porter une réduction du temps de travail à 32h et un passage à la semaine des 4 jours. La société du temps libéré permettra à tous de diversifier son action en participant à la vie de la cité. La mise en place d’une sixième semaine de congés payés, ainsi qu’une année sabbatique régulière entraineront une plus grande liberté face à un travail souvent imposé par des contraintes économiques. La retraite doit pouvoir être prise après 40 ans de cotisations en prenant compte de la pénibilité du travail et des années d’étude et de stage. Le droit à la déconnexion professionnelle engagera notre rapport nouveau au numérique, accepté comme récréatif et instructif plutôt que dans sa visée consommatrice et individualiste. 4. « J’aime l’entreprise... » quand elle respecte l’environnement. La crise écologique actuelle nous oblige à questionner le progrès et la croissance. L’entreprise est dorénavant contrainte à respecter l’environnement social, urbain et naturel sous peine de nous mener à une situation irréversible. Pour cela nous proposons d’entamer la transition énergétique en abandonnant le nucléaire et en interdisant le gaz de schiste. Cette crise écologique ne se règlera pas à la marge et il nous faudra sortir du capitalisme vert pour tendre vers l’éco-socialisme. Les nouvelles formes d’économies permettront une transition en douceur d’un capitalisme passéiste vers une nouvelle forme d’organisation économique plus solidaire et respectueuse. En favorisant les circuits courts, en soutenant l’économie du partage, en repensant la consommation notamment en interdisant l’obsolescence programmée, et en pénalisant la pollution, nous voulons participer à la transformation écologique de notre société à travers l’entreprise.

Grand-Est MJS, 04 novembre 2014 à 18h11

« J’aime l’entreprise... » quand elle est sociale, solidaire et écologique. Première contribution Le combat socialiste s’est forgé dans l’entreprise. Les rapports de force qui s’y exercent hier comme aujourd’hui ne doivent pas être nuancés. Si certains se sentent obligés de se concilier le grand patronat pour contourner les problèmes de l’économie française, les Jeunes Socialistes du Grand Est pensent qu’il nous faut réinventer notre économie pour toujours aller plus loin, vers une entreprise sociale, solidaire et écologique. Nous le rappelons, l’entreprise ne doit pas être perçue qu’à travers le prisme économique. Entreprendre, c’est aussi mener des actions associatives, culturelles ou sociales. Pour expliquer notre vision de l’entreprise et proposer une alternative à gauche, nous proposons aux états généraux deux contributions divisées en 4 axes. 1 : « J’aime l’entreprise... » quand elle met l’humain au centre de son activité. Nous devons aller vers plus de démocratie dans l’entreprise en généralisant le principe « un homme, une voix » et en rendant obligatoire et plus importante la représentation des salariés dans les instances de décision, quelque soit la taille de l’entreprise. Le but étant de redonner du pouvoir à ceux qui créent la richesse. Mettre l’humain au centre de l’entreprise passe aussi par le respect du code du travail qui doit être encadré par une inspection du travail digne de ce nom. Notre société doit repenser notre lien au travail pour que celui-là ne serve plus l’aliénation mais bien l’émancipation du citoyen. Pour cela un droit à la formation doit être garantie dans le public et dans le privé. Nous devons protéger les salariés en interdisant les licenciements boursiers pour les entreprises faisant des bénéfices. Enfin, l’égalité homme/femme devra être respectée et appliquée à travers la fin des écarts de salaires, mais aussi en imposant un congé paternité pour traiter sur un pied d’égalité les naissances dans un couple. 2 : ‘J’aime l’entreprise... » quand elle redistribue les richesses. L’entreprise doit mieux redistribuer les richesses. Cela passe par un partage des profits plus favorable aux salariés en augmentant la part dédiée aux salaires et à l’investissement et en baissant celle allouée aux actionnaires. L’augmentation du salaire minimum à 1500€ brut est pour cela indispensable. Le plafonnement des hauts revenus mais aussi la réduction des écarts de salaires de 1 à 7 dans le public et le privé contribueront à mieux redistribuer les richesses. Enfin, l’impôt sur les sociétés doit devenir progressif : faible pour les TPE et les PME et de plus en plus élevé pour les grandes entreprises et les multinationales.

Georges-Marie Putois, 04 novembre 2014 à 17h15

CONTRIBUTION DANS LE CADRE DU "GSE National PME-PMI": OBJET : ORIENTATION,CONTROLE ET EVALUATION DES AIDES PUBLIQUES AUX PME. Ces aides suivent la vie des PME:création/ développement/transmission ;ce sont des leviers de développement. Nous avons sélectionné les DISPOSITIFS LES PLUS EFFICACES A COURT TERME avec un but: CREER /SAUVEGARDER DES EMPLOIS PERENNES . Nos PRINCIPES:Privilégier les avances remboursables / Ouvrir un guichet unique /acter le « donnant - donnant» (embauche ou investissement vs allègement fiscal) /Stratégie de soutien aux commandes publiques fléchées PME & territoires ciblés. A CHAQUE ETAPE,un INDICATEUR-CLE sera suivi par l’observatoire des PME 1/CREATION-REPRISE D'ENTREPRISES :Une PME/2 est créée par un demandeur d'emploi .Le BUT: étendre les dispositifs NACRE en accompagnement et ACCRE en soutien financier. LA PROPOSITION :Réduction d’impôt : Porter la réduction d’IS à 50% d’un investisst.en capital avant fin 2015 et à 100% pour les salariés souscrivant au capital /leur entreprise, ( limites : plafond des niches fiscales);L'INDICATEUR: taux de viabilité à 3 ans / entreprises recapitalisées 2/EMPLOI-FORMATION : contrat de génération ;LE BUT /LA PROPOSITION: revaloriser l’apprentissage dans les TPE maintenir les séniors en valorisant leur parcours, L’INDICATEUR : nombre d’embauches en CDI 3/GESTION FINANCIERE :LE BUT: renforcer la structure/ financer la croissance .L’outil : le CICE et son préfi.Rôle majeur de BPI.La PROPOSITION : relever son plafond à 3,5 SMIC pour localiser en France les PME innovantes .L'INDICATEUR : mesurer sur 2 ou 3 ans les créations nettes d’emplois soutenues 4/STRATEGIE ET DEVELOPPT INTERNATIONAL: LE BUT/PROPOSITION: Accentuer le rôle de la BPI en prêts et/ou en garantie pour les PME où l’export de leur savoir-faire est la clé de la croissance, l’INDICATEUR ;le CA export 5/ INNOVATION/LE BUT: les PME font appel à la recherche fondamentale et appliquée ;Optimiser le C.I.R.,l’élargir en rendant éligible l’Innovation intellectuelle et sociale ; Utiliser le Préfinancement par la BPI. LA PROPOSITION: Accélérer la périodicité des Appels à projets (trimestriels vs annuels) ex. ESS, PM’UP , etc.: Promouvoir les pôles de compétitivité auprès des PME mises en relation avec les grands groupes partenaires et les finançeurs publics. l’INDICATEUR; Création d’emplois d’ ingénieurs, chercheurs sur 2 ANS ,6/TRANSMISSION DE L'ENTREPRISE / LE BUT: faciliter la transmission des PME de dirigeants âgés:LA PROPOSITION : abattement ou exonération des plus-value de cession (voir 1) l’INDICATEUR:Taux de reprise de PME pérennes G-M PUTOIS /GSE PME-PMI

lionel palierne, 04 novembre 2014 à 14h49

Médecine : c’est incroyable qu’avec 550 000 morts/an nous manquons de sang et d’organes. Autoriser les hôpitaux à prélever les organes et le sang des personnes décédées. Les personnes qui ne veulent pas qu’on prélève leurs organes recevront une carte d’exclusion. Tous les médecins devraient être équipés en informatique pour prendre la Carte Vitale et posséder un terminal de paiement pour prendre la Carte Bleue. C’est incroyable qu’on ne puisse toujours pas payer en CB chez le médecin.

lionel palierne, 04 novembre 2014 à 14h46

Déficit de la Sécurité Sociale : pourquoi la Sécu ne possède-t-elle pas ses propres laboratoires de recherche pour vendre ses médicaments dans le monde entier ?

lionel palierne, 04 novembre 2014 à 14h19

Banques : les emprunteurs devraient avoir 10 % de temps en plus pour rembourser leur crédit. Un crédit sur 20 ans pourrait donc se rembourser sur 22 ans. Aujourd’hui, pour une simple mensualité impayée vous pouvez vous retrouver avec des huissiers à la porte. Il serait bien aussi pour d’éviter le surrendettement, de réduire le taux d’usure, aujourd’hui de 20,29 %, à 8 %.

lionel palierne, 04 novembre 2014 à 14h14

Entreprises : le prix d’achat devrait être le même sur tout le territoire. Si une entreprise passe commande de 100 exemplaires elle devrait payer le même prix unitaire que si elle en avait commandé 100 000. Il devient urgent qu'il y ait enfin une égalité entre les entreprises

CHRISTINE LE BRAZIDEC, 04 novembre 2014 à 11h15

"Les Jours Heureux" Programme du Conseil National de la Résistance. C'est ça notre identité socialiste. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Jacques Duplanil, 04 novembre 2014 à 11h05

Le CICE partie intégrante du Pacte de Responsabilité doit être versé seulement aux entreprises faisant preuves de "civismes économiques" sauvegardant ou créant des emplois et investis- ant dans notre pays

Marc Leygonie, 03 novembre 2014 à 18h14

A propos de la gouvernance des entreprises GSE EDF/GDF Jean Auroux : "L’entreprise est une collectivité de travail où tous les problèmes ne se règlent pas avec des solutions technocratiques ou techniques" Si l’on suit l’actualité, on constate que les conditions de travail des cadres comme des salariés, ont tendance à se dégrader. À cela trois raisons : d’abord, le contexte de compétition entre les entreprises. Il faut faire toujours mieux, moins cher et plus vite. Puis, l’individualisme et la disparition des collectifs de travail et des solidarités dans l’entreprise. Ensuite, l’exigence et l’indifférence du consommateur qui veut ses produits pas chers, parfaits et sans délais. Tout cela concourt à une intensification du travail avec des conséquences néfastes pour les salariés sur le plan physique et mental. C’est une situation extrêmement préoccupante dont on voit les conséquences sur le travail des salariés. Cela semble évident. Un salarié faisant un travail dont il comprend le sens, dans de bonnes conditions est bien plus efficace que quelqu’un qui vient travailler à contrecœur. Des chefs d’entreprises partagent cette conviction et disent : « Si on fait confiance aux salariés, si on leur laisse ce qu’il faut de liberté en les respectant, on n’a pas besoin de mettre des contrôles en amont et en aval et de les minuter pour qu’ils soient efficaces et motivés». L’entreprise, c’est une collectivité de travail où tous les problèmes ne se règlent pas avec des solutions technocratiques ou techniques. D’autres malheureusement majoritaires dans les grandes entreprises ont préféré s’en remettre à une vision technocratique basée sur l’obligation de résultat individuel et la destruction des collectifs de travail. Ils ont réussi à rendre difficile voire impossible la transmission des métiers et induit l’installation chez les salariés de comportements centrés sur leur seuls intérêts, ressentant l’autre comme un compétiteur dont il faut se défendre. Finie l’implication dans les projets de l’entreprise… Chacun pour soi. Belle réussite ! On parle beaucoup de compétitivité que l’on réduit à deux variables d’ajustement : les effectifs et les salaires. C’est une vue bien courte et inadaptée du problème. La qualité des produits (donc du travail) et l’innovation sont les vrais éléments de la compétitivité comme l’a dit Jean Louis Beffa et comme cela est confirmé par la réussite de ceux qui l’ont compris et le pratiquent. Les entrepreneurs doivent revoir leur mode de gouvernance, voir leurs salariés pour ce qu’ils sont : des éléments indispensables de l’entreprise et penser à les former pour les adapter aux évolutions technologiques de plus en plus nombreuses. !

Marc Leygonie, 03 novembre 2014 à 17h36

Pour, enfin, une approche cartésienne de la place du nucléaire dans le mix énergétique Dans un rapport d’information les députés Hervé Mariton (UMP) et Marc Goua (PS) estimaient le coût de l’arrêt en 2016 de Fessenheim à 5 milliars d’euros.et proposaient son report. Pour Ségolène Royal, un tel report reviendrait à « céder aux lobbies ». La prise en compte des éléments réels du problème serait-elle l’œuvre de lobbies ? Pour appréhender le coût réel pour le pays de l’arrêt prématuré de Fessenheim il convient de prendre en compte les investissements de mise en conformité, la perte de production, la construction de centrales au gaz pour compenser cette perte (vitale dans région représentant une plaque tournante du marché européen de l’électricité), des dépenses de gaz importé (au prix actuel en espérant qu’il reste stable) soit un total pour la période considérée de 8,5 milliards d’euros. A ces sommes déjà importantes, il faudra ajouter le dédommagement des partenaires suisses et allemands qui ont participé au financement initial de la centrale. L'importation éventuelle depuis les centrales gaz allemandes en remplacement nous rendrait dépendants. Et le déficit de la balance commerciale française se creusera de 600 à 850 millions d’euros/an. Serait-il bien raisonnable dans l’état actuel de notre commerce extérieur de maintenir semblable décision ? Par quels tours de passe-passe pourra-t-on faire croire que les conditions d’arrêt de Fessenheim seront économiquement responsables et que cette décision est compatible avec la nécessité de redressement industriel du pays ? La nouvelle contribution de la SFEN(1) donne acte-comme nous l’avons fait-de points positifs que nous partageons et nous rejoint sur les points contestables du projet :  Le projet manque de cohérence quand il affirme que le nucléaire fait partie de l’avenir, sans pour autant ouvrir de perspective sur le parc existant ou sur les nouvelles constructions. Le nucléaire est la seule énergie dont la capacité de production est limitée par la loi (les énergies carbonée ne le sont pas)  La SFEN comprend le souci pragmatique de certains Français de diversifier le mix électrique et de ne pas «mettre tous les œufs dans le même panier ». L’équilibre du mix doit se faire en temps et en heure à mesure de l’amélioration des performances économiques et techniques des énergies renouvelables Nous adhérons à ses positions et plus particulièrement à celles de la dernière phrase que nous défendons depuis deux ans. 17sept2014 GSE EDF/GDF

Marc Leygonie, 03 novembre 2014 à 17h10

Contribution aux Etats Généraux sur la transition énergétique GSNE EDF/GDF Le le projet de loi sur la transition énergétique a été voté à l’assemblée nationale. Comme nous l’avons rappelé à diverses reprises dans les deux dernières années une erreur de choix dans le mix énergétique, en particulier pour la production d’électricité, aurait des conséquences dommageables pour le pays car elle engagerait l’avenir pour une quarantaine d’années. Des erreurs d’appréciations que nous avons dénoncées depuis le début des débats sur cette question restent présentes dans le projet de texte et dans les médias engageant ainsi la réflexion en cours dans de mauvaises directions. Sans revenir dans les détails des arguments déjà évoqués on note pour l’essentiel que plusieurs erreurs d’appréciation subsistent apparemment, plus portées par une adhésion aveugle à un « antinucléarisme » primaire que par une réflexion objective. Le refus -semble-t-il -d’accepter les faits que sont l’intermittence et la fatalité des productions éolienne et photovoltaïque ainsi que l’inadaptation des technologies de stockage aux besoins qu’elles induisent, l’affirmation que les énergies marines pallieront ces problèmes, et enfin que les investissements nécessaires à la rénovation énergétique des bâtis existants pourront être assurés dans les délais prévus dans le projet constituent l’essentiel de ces erreurs . Avant de prétendre conclure il convient de dresser l’enveloppe du problème : De façon générale, la transition énergétique se doit d'éviter la confusion actuelle entre "objectifs" et "moyens". Les buts étant :  la réduction des émissions CO2 du pays  la réduction de la dépendance énergétique e la France  l'amélioration de sa balance commerciale,  l'emploi dans le secteur énergétique  la disponibilité d'une énergie pas chère pour préserver l'emploi dans l'ensemble de l'économie,  l'optimisation des dépenses publiques et privées en vue de tenir les objectifs précédents il ne faut pas les confondre avec les moyens : nucléaire, pétrole, solaire, gaz, éolien, isolation, voiture électrique, bio-carburants, bio masse chauffage, hydraulique, STEPS, etc. Il faut juger l'intérêt des moyens au regard de l'ENSEMBLE de ces objectifs et non pas les poser à priori : "tant de GW de puissance installée de telle forme d'énergie" ou "tel % de voitures électriques" car personne ne peut dire aujourd’hui ceux qui seront opérationnels dans un avenir d’une trentaine d’années. Faisons en sorte que cette loi ne nous entraine pas à mettre en place une politique inappropriée.

Marc Leygonie, 03 novembre 2014 à 17h05

Contribution relative à la « transition énergétique » GSE EDF/GDF Orientations contradictoires et irréalistes, entre l’objectif de réduction des émissions de GES et la volonté de réduire la production nucléaire, la moins émettrice de GES. Les ENR (PV et éolien) nécessitent, pour pallier leur intermittence, l'installation connexe de centrales thermiques "classiques" très émettrices de GES! Le « modèle » allemand, en abandonnant le nucléaire, produit 2 fois plus de GES par kwh que la France, pour un coût double du kwh français. Il est sérieusement remis en cause par la plupart des scientifiques et des économistes. L’objectif de réduction de la part du nucléaire dans le « mix » énergétique français est une erreur, et nous regrettons que notre parti se laisse entraîner dans cette impasse par certains de ses « alliés » dont les positions sont plus dogmatiques que raisonnées. Il est vrai que certains évènements récents (Fukushima), amplifiés à l’envi, ont marqué les esprits… Il faut choisir entre le « risque » nucléaire, que beaucoup de « Cassandre» ramènent à une improbable apocalypse, et le risque du réchauffement climatique, dont on imagine les conséquences planétaires. Objectivement, en dépit du « catastrophisme » de certains, le risque nucléaire, s’il n’est pas à négliger, est infiniment plus maîtrisable que celui du réchauffement climatique, et l’industrie charbonnière a fait, dans le passé, et fera encore, dans l’avenir, beaucoup plus de victimes que n’en fera jamais l’industrie nucléaire, catastrophes récentes incluses !... Le « principe de précaution » a des limites dont il faut savoir s’affranchir ! Si nous avions écouté les pseudos scientifiques qui, au siècle dernier, avaient prédit que les trains ne pourraient jamais dépasser 40km/h car, au delà, les voyageurs ne pourraient plus respirer, où en serions-nous ? Notre pays, grâce à EDF et AREVA, maîtrise particulièrement bien cette filière industrielle, très utilisatrice de main d’œuvre qualifiée non externalisable, dans laquelle il jouit d’une expertise incontestable. Restant sous le contrôle des pouvoirs publics, elle reste très surveillée et contrôlée, malgré les gesticulations de certaines ONG, dont l’ « antinucléarisme » primaire reste le seul dogme… Enfin, en cette période de « disette » budgétaire, il paraîtrait incongru de se débarrasser de centrales en parfait état de fonctionnement, vérifiées et approuvées par des organismes indépendants, qui produisent dans d’excellentes conditions économiques et de sécurité, le kwh parmi les moins chers d’Europe… Vendons notre savoir-faire au reste du monde : Et ne le portons pas comme une maladie honteuse ! GSEN EDF/GDF

jean-pierre le coq, 03 novembre 2014 à 16h15

La créativité « industrielle » La création de nouveaux produits, utiles, garants du développement durable est indispensable pour améliorer notre économie, mais elle ne se décrète pas, elle doit être "provoquée" par la mise en place de conditions favorables, permettant d'émettre des "idées créatrices", accompagnées par la suite de moyens pour les développer et les industrialiser. Certes, les entreprises doivent être les premiers lieux de la créativité industrielle, mais elles ne peuvent assumer que si elles sont « alimentées » en individus formés, préparés, capables de s'investir dans les domaines de la production. Des formations « scientifiques et techniques » de qualité existent, en Productique, mais elles sont souvent "détournées" par des exploitations de compétences au profit de la gestion, activité considérée plus "noble", bien que moins satisfaisante, à mon avis, que le plaisir de réaliser. Un autre vivier de la créativité existe, constituer par les individus, tout simplement, à condition qu’ils soient préparés, incités à apporter leurs concours....leurs contributions! Pour faire simple, chacun devrait être détenteur d’une culture technique minimale, afin qu’il ait les capacités d'exprimer au travers de situations matérielles qu’il vit parfois avec difficultés, des idées engendrant des produits nouveaux. Un besoin matériel, une réflexion « technique »…une solution,... un nouveau produit !....des emplois? Les occasions pour faire émerger les besoins matériels, ou les améliorations techniques sont nombreuses, au quotidien: domestique, loisirs, médical…. handicap…. Les lycées et les écoles, en mettant à la disposition de tous, leurs moyens matériels et humains doivent être des Centres de Ressources pour faciliter l’émergence des idées « créatrices », les collecter, les transformer en produits, après prototypages, pré-industrialisations, recyclage, commercialisation. Cette démarche n’est pas nouvelle, elle a déjà fait ses preuves dans quelques établissements, trop discrètement, en collaboration avec les entreprises. En Bretagne, il y a les "Trophées des projets industriels", dans d'autres Régions sans doute, des manifestations équivalentes...qui le sait? Rassemblons ces expériences, afin qu’elles deviennent des tremplins de la créativité. Il faut donner ses lettres de noblesse au "Technique", mettre en vitrine ses atouts, en évitant de marteler ce slogan: « valorisons le technique », formule creuse qui ne fait que conforter les idées éculées ! Se rappeler aussi que tout progrès technique est dû à la mécanique, grâce à la miniaturisation et aux matériaux nouveaux...le cœur artificiel, un bel exemple!

Marc Tondriaux, 03 novembre 2014 à 15h53

Que peut faire un Etat de gauche? Il faut surtout être convaincu qu’une vraie politique industrielle « de gauche » peut et doit être impulsée par l’Etat et par les Régions de manière concertée (et non conflictuelle, comme on le voit de plus en plus): politiques de subventions, de prêts, de choix industriels en tant que clients, d’investissement à grande échelle pour soutenir une technologie émergente, d’exigences sur la nature de la sous-traitance, de support organisé à l’export,... Toutes ces politiques réapparaissent aujourd’hui en France (aux niveaux national et régional) à des degrés divers, mais sont encore très éclatées dans différents ministères, et dans les différents territoires, sans forcément de mise en cohérence. Il ne s’agit pas de revenir à un concept de « grands plans d’Etat » plus vraiment adapté aux technologies actuelles, mais Il est aussi temps de réaliser que le marché ne va pas s’autoréguler tout seul. Par nature, et plus encore maintenant qu’il y a 10 ans, les entreprises (qu’on « les aime » ou qu’on « ne les aime pas », ce qui au passage est un débat plutôt ridicule), se tournent vers des solutions à bas coûts pour leurs activités de fabrication (sous-traitance ou délocalisation) et à moindres risques pour celles de R&D. Et ce d’autant plus si leur espace de contraintes est progressivement relâché. L’Etat, en étroite concertation avec les Régions, doit savoir aider, promouvoir, lancer de grands investissements, aider l’exportation de nos produits, mais aussi, pour l’intérêt général, impulser une politique technologique et industrielle par filières, favoriser et garantir l’accès aux soutiens bancaires y compris locaux, et imposer des règles de coopération en « réseaux », et de sous-traitance. Redonnons donc, sans complexe, et sans écouter les sirènes de l’ultra libéralisme qui a totalement échoué dans les années 2000 à 2010, un vrai rôle et de vraies compétences à un Etat stratège industriel ! Cela passe aussi par des moyens, et donc par des dépenses au niveau de l’Etat et des Régions. Mais cela peut aussi donner de jolis « retours sur investissements », si l’on regarde les grands succès industriels qui résultent d’impulsions données par l’Etat dans le passé ( Aéronautique, Espace, Nucléaire, Télécom, Energie, Santé,…).

Anonyme, 03 novembre 2014 à 14h28

Vous trouverez la contribution dans le fichier PDF joint.

Marc Leygonie, 03 novembre 2014 à 13h09

Critique de la loi sur la transition énergétique GSE EDF/GDF Si les dispositions de la loi votée par l’Assemblée Nationale sont acceptées par le Sénat sur : -le nucléaire -la recherche d’une gestion locale de l’électricité -d’une gestion de l’hydraulique à des sociétés d’économie mixte Elle va : -provoquer la mort de l’industrie nucléaire en France soit la perte de 410000 emplois représentant 2%, de l’emploi total du pays. L'industrie nucléaire entraîne dans son sillage un tissu dense et diversifié de milliers de fournisseurs et de sous-traitants, PME dynamiques plus exportatrices que la moyenne de leurs homologues d'autres secteurs. Avec un chiffre d'affaires à l'export de 6 milliards d'euros par an en moyenne, la filière nucléaire française contribue positivement aux comptes de la nation. La France 1er exportateur mondial d'équipements et de services dans le secteur nucléaire. Ses exportations sont un des postes bénéficiaires les plus importants des échanges commerciaux français. Sans oublier les exportations d'électricité, qui représentent plusieurs milliards d'euros de revenus par an. La filière est de plus réputée au niveau international pour la qualité de son ingénierie, sa culture de la sûreté, sa recherche fondamentale et appliquée. Ses ingénieurs et experts sont consultés dans le monde entier, la ministre s’en réjouit, très bien mais alors comme d’autres dirigeants pourquoi ne les écoute-t-elle pas ? Comme l’a dit James Hansen dans son texte « Les énergies renouvelables, l'énergie nucléaire et Galilée: Les scientifiques n’ont-ils pas le devoir de dénoncer les idées fausses? ». C'est leur devoir. -en instaurant le principe d’une gestion locale de l’électricité négliger trois inconvénients majeurs : dans l’état actuel des technologies cela n’est pas possible, un appui au réseau est indispensable ; c’est admettre que des territoires soient avantagés par rapport à d’autres et enfin trahir le principe d’égalité des citoyens pour l’accès à l’énergie. -et comme si cela ne suffisait pas, alors que l’hydraulique est l’ultime recours pour relancer la production en cas de black-out –dont on sait qu’il représente un réel danger actuellement- elle prévoit d’en confier la gestion à des « Sociétés d’Economie Mixte » comme si la gestion des deux utilisations-production électrique et irrigation- n’était pas assurée lorsque leur exploitation était confiée à EDF. Et cela alors même que nombre de pays ont bien compris le caractère incontournable du développement du nucléaire ce qui pourrait représenter un marché supplémentaire de plusieurs milliards par an, de plus alors que le pays a un besoin vital de relancer son industrie ? C’est suicidaire !

anne-marie VAUCOUX, 03 novembre 2014 à 11h43

Ci-joint une contribution de la Section de Ste Menehould

Florence Augier, 03 novembre 2014 à 11h37

L'ESS et le progrès

JOSE GARCIA ABIA, 03 novembre 2014 à 10h48

Pourquoi il faut assujettir à cotisations sociales les dividendes qui dépassent un pourcentage important du capital de certaines sociétés. Jusqu’en 2012, les gérants majoritaires pouvaient se verser des dividendes sans avoir à payer de cotisations sociales. Le principe était le suivant : Le gérant possède la quasi-totalité ou la totalité des parts sociales. Le capital de sa société est souvent très faible. Sa rémunération en qualité de gérant majoritaire est soumise à cotisations sociales à hauteur d’environ 43%. Les dividendes sont soumis à un taux de cotisation CSG comprise de 15.5%. La solution est alors évidente, on ne prend pas ou très peu de salaire, juste ce qu’il faut pour valider les trimestres de retraite, et le reste on le prend en dividendes. Le gain en cotisations sociales est loin d’être négligeable. Le dividende n’est plus dans ce cas la rémunération du capital investi mais tout simplement la rémunération du dirigeant. A compter de 2013, le législateur met fin à cet avantage en décidant de soumettre à cotisation sociale les dividendes qui dépassent 10% du capital social. (C’est déjà plus que confortable d’avoir aujourd’hui un placement qui rapporte 10% l’an). Pour contrer cette nouvelle législation qui ne concerne que les gérants de société (SARL et EURL), certains décident de transformer leur entreprise en SAS (Société Anonyme Simplifiée) ou SA. Le Président de la SAS ou SA garde la quasi-totalité du capital, s’alloue une rémunération au SMIC, et complète ses revenus avec des dividendes. Ainsi, il bénéficie de ses trimestres de retraite, de la couverture sociale, avec une cotisation symbolique par rapport à l’ensemble de sa rémunération. Il n’est pas rare de voir des dirigeants avec une fiche de paye de 1000 euros par mois et des dividendes de 40 000 ou 60 000 euros, alors que le capital de leur société ne dépasse pas 5 000 euros. Ces chiffres montrent bien que les dividendes ainsi distribués sont des rémunérations déguisées. Ne serait-il pas normal de considérer comme on le fait déjà pour les SARL que les dividendes supérieurs à 10 ou 20 % du capital social sont considérés comme des rémunérations et soumises donc à cotisations sociales.

Fédération de Savoie PS SAVOIE, 03 novembre 2014 à 10h30

La France doit faire face à la mondialisation dans un contexte de crise avec un décrochage continu de notre économie depuis plus de dix ans. Le retour au plein-emploi ne pourra se réaliser que par la formation permanente des jeunes, des chômeurs et aussi des salariés en activité aux métiers de l’avenir afin chacun puisse avoir la perspective de (re)trouver un emploi. Les ressources de financement de la formation professionnelle existent déjà, mais doivent être mieux employées. Pour les jeunes, il faut développer le service civique rémunéré pour limiter les périodes d’inactivité et développer le sens de la solidarité nationale. Il faut encourager fiscalement les emplois de service à la dépendance, à l’environnement et à la solidarité. Il faut conduire une politique active de création et de développement des entreprises en menant à bien la simplification des réglementations et procédures administratives et en stimulant l’innovation, notamment dans le secteur des énergies renouvelables et de l’environnement. La France doit garder ses chercheurs sur son sol ; il serait donc cohérent que les moyens et les rémunérations qui leur sont alloués soient identiques, qu’ils travaillent pour le public ou pour le privé. La fiscalité semble être le moyen le plus simple pour favoriser les activités s’inscrivant dans une démarche de développement durable. La valeur ajoutée ne peut être calculée de la même façon pour les activités limitant l’impact sur l’environnement (agriculture biologique, équipements à faible obsolescence,…). Pourquoi pas une TVA différenciée ? De même, la fiscalité « écologique » doit favoriser les équipements fabriqués en France ou en Europe dans le respect des normes de protection de l’environnement par rapport aux produits importés de pays ne respectant pas ces normes. Face à la concurrence internationale à bas coûts, les entreprises françaises doivent se développer sur des labels de qualité et sur des secteurs porteurs. Il faut relancer les développements par filière pour créer des synergies entre les entreprises. La limitation du recours des entreprises à des travailleurs étrangers à un coût moindre que celui du travailleur français contribuerait aussi à lutter contre le chômage. Il faut un nouveau modèle de croissance et un consensus entre tous les acteurs économiques sera indispensable à sa mise en place.

Maxime Barilleau, 02 novembre 2014 à 22h47

En tant que socialistes, voici ce que nous proposons et pensons être juste : 1. Il faut changer notre vision socialiste de l’entreprise. On doit se sentir plus partenaire de l’entreprise. 2. Il faut plus associer les salariés à la vie de l’entreprise, notamment en les introduisant en plus grand nombre dans les conseils d'administration 3. Il faut faire une clarification entre cette relation sous-traitant et donneur d’ordre. 4. Il faut faire véritablement un travail de réflexion sur la réindustrialisation. 5. Il faut mettre des gros moyens sur les nouveaux créneaux industriels, et y trouver de la performance. 6. La transition énergétique ? il faut investir. L’Allemagne l’a fait. Nous devons le faire aussi. 7. Nous appelons à la prise de risque de la part du gouvernement : le risque est une valeur de gauche qui, face au principe de précaution, n'est que peu appliqué. Il est surtout une valeur de progrès. Quand on est de gauche, on fait en sorte qu'il soit assumé collectivement. 8. Nous souhaitons une rénovation de Pôle Emploi. La gauche n'a pas fait assez là-dessus. 9. Surtout ne pas oublier la Recherche et le Développement (R & D)

Jean DUCHET ANNEZ, 02 novembre 2014 à 19h05

C'est MADELIN ministre de l'industrie, de 1986 à 1988 ((Chirac 1° ministre) qui a décrété que le domaine de l'industrie ne nous concernait plus. Et la France a abandonné toutes les sociétés de fabrication de machines outils au moment même ou il eut fallu orienter ce secteur de fabrication vers la fabrication, de machines à commande numériques et de robots industriels. Là est l'origine de nos difficultés dans ce secteur industriels. Madelin nous a rendu dépendant de l'étranger en nous imposant les importations et entrainant de ce fait les premiers déficits de la balance commerciale. Seule la Droite et son libéralisme à outrance, est responsable de la désindustrialisation de la France. Aujourd'hui la Droite n'a toujours pas compris ses erreurs JDA Prof Honoraire de STI

Jean-Jacques JOLY, 02 novembre 2014 à 18h27

J.J. JOLY Le risque est présent dans la vie quotidienne et bien réel dans l'emploi puisqu'il peut être permanent. Le travail ne se partage plus et la combativité s'impose au niveau mondial. L'urgence d'un réveil fort de notre société industrielle doit être activée pour révéler notre intelligence face aux nouvelles technologies. Tous les acteurs, investisseurs, dirigeants, salariés, employés doivent se sentir concernés. Leur permettre par la formation de faire progresser le collectif de l'entreprise. Autoriser des laboratoires de recherche, des IUT à se rapprocher d'entreprises emblématiques. Ouvrir largement des lieux d'activité ouvrière à la jeunesse étudiante de collèges et de lycées. Planifier tous les échanges qui impliqueront davantage les enseignants à l'entreprise. L'Education nationale a le devoir de soigner ses relations extérieures. De favoriser davantage l'apprentissage à tous les niveaux d'études en facilitant les réseaux de communication. Nous avons à réinventer la démocratie industrielle, tant les investissements humains et technologiques sont considérables. Assumons aussi les pertes de produits inadaptés pour mieux rebondir et par la mutualisation, osons créer de nouveaux emplois industriels. Ce challenge national appartient largement à la commission européenne constituée le 22 octobre 2014, autour de Jean-Claude JUNCKER. L'Europe doit changer de cap et entreprendre de rapprocher les citoyens des outils de l'industrie. Une réforme équitable entre les territoires européens est imminente pour stopper les pertes d'emplois de ce secteur. Seule une gouvernance industrielle européenne peut insuffler un équilibre compétitif d'échanges par des initiatives d'investissements suffisamment forts pour contrer l'inégalité sociale de certaines fabrications asiatiques et redonner à notre Pays une présence industrielle durable à laquelle il peut prétendre.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h39

L’affaissement de l’industrie correspond à la fin de la reconstruction d’après-guerre, à la mécanisation, à la robotisation et son corollaire le tout-numérique. C’est une chance formidable pour l’humanité que de ne plus être réduite à survivre dans un combat permanent, mais de pouvoir jouir de la vie et de s’épanouir, avec comme axe de développement le « Care », le prendre soin de l’Homme, de l’Environnement. Il faut donc changer complètement de logiciel de société, laisser les accumulateurs de monnaie avec leur bulle improductive et se ressaisir de l’instrument monétaire au profit du plus grand nombre et du développement. Le plus tôt les Politiques se saisiront et le plus tôt on aura redonné un sens à la Politique.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h28

L’affaissement de l’industrie correspond à la fin de la reconstruction d’après-guerre, à la mécanisation, à la robotisation et son corollaire le tout-numérique. C’est une chance formidable pour l’humanité que de ne plus être réduite à survivre dans un combat permanent, mais de pouvoir jouir de la vie et de s’épanouir, avec comme axe de développement le « Care », le prendre soin de l’Homme, de l’Environnement. Il faut donc changer complètement de logiciel de société, laisser les accumulateurs de monnaie avec leur bulle improductive et se ressaisir de l’instrument monétaire au profit du plus grand nombre et du développement. Le plus tôt les Politiques se saisiront et le plus tôt on aura redonné un sens à la Politique.

Christophe Boucheron, 01 novembre 2014 à 22h43

Tout d'abord, lorsqu'on analyse l'industrie française, on évoque toujours des variables très générale : coût du travail, évolution des taux de marge... Cependant, on ne fait pas assez d'analyse sectorielle, notamment sur les secteurs frappés par des crises ou des mutations, qui ont des difficultés à supporter ou à en tirer des opportunités. Ainsi, dans ce cas, l’Etat aurait toute sa légitimité pour intervenir en tant qu’analyste et apporteur de compétence varié et pointue (ce qui manque cruellement aux PME). On peut, par exemple, penser aux libraires qui subissent la concurrence de géant du numérique notamment Amazon. Cette analyse permettrait de mener une comparaison avec les entreprises étrangères ou la technologie incriminée, afin de proposer des solutions opérationnelles pour les entreprises. Ainsi, cela leur permet d’améliorer leur réflexion stratégique. Par exemple, on pourrait conseiller aux libraires d'instaurer plus de contact humain, de conseil avec leur clientèle de manière à maintenir l'attractivité du commerce de proximité par rapport au commerce électronique.

Patrice FABIANO, 31 octobre 2014 à 17h07

Certes si la désindustrialisation s’est accélérée en France depuis une dizaine d’années, le modèle économique largement prôné par certains économistes laissant à penser qu’une économie basée sur les services pouvait se passer de l’industrie des biens n’a pas aidé. Sous la pression des actionnaires, voire du système bancaire , yne stratégie court-termiste a eu pour effet une baisse des investissements (R&D, équipements) conduisant à une perte de compétitivité et quelquefois à l’externalisation de la production ou même l’abandon des activités les moins rentables. Ce n’est pas inéluctable. Redévelopper l’esprit entrepreneurial, l’innovation : • Par une plus large place donnée à l’entreprise tout au long de la formation de l’école primaire à l’université/écoles d’ingénieurs, de même pour la formation professionnelle : mieux en comprendre le fonctionnement, la diversité des métiers, donner l’envie d’entreprendre et mieux préparer à la création d’entreprise.. • En renforçant davantage le partenariat public-privé pour la recherche, sans pour autant subordonner l’ensemble de la recherche au financement privé. Mieux répondre aux besoins de l’entreprise en travaillant étroitement avec elle pour intégrer l’évolution de ses métiers, de la technologie et des techniques, sans tomber dans l’hyperspécialisation ni sacrifier le socle de connaissances générales indispensable au développement de chacun. L’état doit se montrer plus stratège sur les projets porteurs. Mener au sein du PS, une réflexion constante, approfondie sur les secteurs d’avenir, les intégrer de façon cohérente aux programmes de l’économie, du budget et de l’éducation, et ainsi les mettre en œuvre sans perte de temps lorsqu’il accède aux responsabilités. Pôles de compétitivité trop disséminés (plus de 70) ne permettant pas d’en tirer le meilleur parti et d’atteindre la masse critique à l’image des grands pôles technologiques tels que la Silicon Valley ou Bengalor. Plus d’entrepreneurs et de salariés issus du monde de l’entreprise chez les cadres du PS et les élus. Si les entrepreneurs et les salariés ne sont pas les seuls tenants de ce que doit être la politique qu’il faut pour l’entreprise, leur connaissance du terrain permettrait d’y apporter une vision complémentaire, des idées nouvelles, et plus de pragmatisme. Cela contribuerait aussi à lutter contre l’image trop répandue , que ceux qui nous gouvernent sont éloignés des préoccupations des Français.et ne sont pas représentatifs. Cela induit certainement une réflexion et de nouvelles propositions sur le statut des élus et leur protection quant à leur réinsertion dans le monde du travail en fin de mandat.

Fédération de la Gironde, 31 octobre 2014 à 10h17

Pourquoi l’industrie française s’est-elle affaissée depuis plus d’une décennie ? • Financiarisation des stratégies des grandes entreprises • Choix politique d’orientation vers le tertiaire • Délocalisation vers des pays beaucoup moins onéreux en coût de production • Production industrielle française concentrée sur des produits à forte concurrence mondiale et de bas de gamme, renforcée par des contraintes d’échelle • Frilosité d’investissement des banques – beaucoup d’entreprises ont des difficultés de trésorerie alors qu’elles sont rentables • Mauvaise orientation des aides publiques • Faiblesse du dialogue social • Déficit de formation des salariés et des dirigeants : Éducation nationale éloignée du monde du travail ; Formations continues absentes dans les PME-TPE Comment renforcer notre appareil productif ? • Faire une « révolution » industrielle orientée vers les nouvelles technologies, la transition énergétique, le numérique, la robotique • Réinvestir sur la recherche même pour les PME-PMI et aider les inventeurs ; protection des brevets (restructurer l’INPI). • Lancer un vaste plan de relance européen; mettre des mesures protectionnistes équilibrées au niveau de l’Europe ; penser « justes échanges » à l’intérieur de l’Europe pour éviter le dumping social • État stratège : définir un plan industriel pour la France à 5-10 ans ; penser notre production en produits non dé-localisables ; • Flécher les aides publiques aux entreprises qui favorisent la recherche, les investissements et l’emploi ; favoriser les entreprises en tenant compte des activités concurrentielles au niveau mondial ; il en découlera une restructuration du CICE et du crédit d’impôt recherche, avec la mise en place d’une commission d’évaluation indépendante • Accentuer la régionalisation (gouvernance de proximité) pour dynamiser l’économie locale ; mais attention aux inégalités entre territoires • Promouvoir l’accès des TPE-PMI et des entreprises de l’ESS aux appels d’offres publics (simplification du code des marchés publics). Raisonnons l’Économie qui favorise le lieu de vie en développent l’économie de proximité qui favorise le commerce, les services, et les produits locaux (agricoles, …), les circuits courts L’Entreprise • Les salariés sont aussi les « actifs » de l’entreprise ; mises en place du pouvoir de vote des salariés dans toutes les instances de l’entreprise • Simplifier le code du travail pour l’adapter aux PME-TPE et aux doits des salariés • Le Parti doit interroger la vie syndicale • Les aides publiques pourraient devenir une participation au capital

Franck Pereira dos Santos, 30 octobre 2014 à 23h55

L'industrie française paye aujourd'hui un déficit d'investissement dans la recherche, et son manque d'innovation. Son système de formation des cadres d'entreprise est complètement inadapté aux enjeux d'aujourd'hui et à l'émergence de nouvelles technologies. Les grandes écoles qui délivrent un titre d'ingénieur, véritable sésame pour l'insertion dans l'entreprise, ne forment pas assez leurs étudiants à la recherche. Une grande partie des cadres des grandes entreprises (mais aussi de la haute fonction publique) sont formés hors de l'université. La France est un pays qui maltraite ses docteurs, et qui ne leur offre pas la place qu'ils méritent. Dans les autres pays de l'OCDE, on trouve une proportion significative de docteurs aux plus hautes fonctions. La France fait figure d'exception. Il faut inciter les étudiants les plus brillants à contribuer à l'effort national de recherche, qu'elle soit académique ou pas, afin qu'ils prennent conscience de réalités qu'à défaut ils ignoreront. Ils garderont cette expérience enrichissante en eux s'ils quittent le monde la recherche et elle leur permettra d'insuffler un esprit de découverte, de liberté et d'audace à leur future activité.

Xavier Brunschvicg, 30 octobre 2014 à 22h49

Il semble difficile de traiter séparément « croissance et social-écologie » et « entreprise et ré-industrialisation ». Nous les avons donc réunis. Ces questions sont à la fois fondamentales et clivantes. Fondamentales car elles touchent aux questions centrales de la création de valeur et de l’emploi qui constituent des enjeux majeurs auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Clivantes car elles nous interrogent quant au fondement même de notre identité socialiste : productivistes, utopistes, libéraux, dirigistes, écologistes... Une foule de questions nous vient à l’esprit : - Qu’est-ce que la création de valeur et sur quoi est-elle fondée ? - Comment mesurer la croissance ? Au-delà du PIB, quels autres indicateurs ? - Peut-on créer des emplois pérennes non fondés sur de la création de richesse au sens marchand du terme ? L’utilité sociale a-t-elle un coût ? Un prix ? - Comment répartir les bénéfices des entreprises entre les salariés, les investissements, les actionnaires et la collectivité ? - Comment replacer la gestion des entreprises dans une perspective de long terme et l’affranchir du court-termisme dictatorial des marchés financiers ? - Comment « penser l’entreprise » dont les formes, les tailles ou les vocations sont extraordinairement diverses ? - Contrairement à ce que pensent certains dans nos rangs, l’entreprise n’est pas que le lieu où se livre la lutte des classes. L’entreprise est un fait social beaucoup plus complexe et multidimensionnel. - On peut être de gauche, socialiste et aimer l’entreprise, les entreprises, son entreprise ! Beaucoup de questions et tellement de moyens d’y répondre... Ce sur quoi nous sommes tous d’accord, c’est qu’être socialiste, c’est être pour les entreprises, pour la croissance, pour la création de richesse, pour la recherche et le développement, pour la compétitivité mais à condition que l’on se pose la question de la finalité : davantage de redistribution, d’égalité, de mobilité, d’emploi, de bien-être social et environnemental. Pour nous, la création de richesses (économique, culturelle, environnementale, sociale...) et le dynamisme économique sont des conditions certes insuffisantes mais indispensables à réunir pour franchir la nouvelle frontière du socialisme : l’intégration des exclus et des personnes en marge du système. Le socialisme ne doit pas être un conservatisme qui cherche à tout prix à préserver un modèle social injuste qui ne profite qu’à ceux qui en maîtrisent les rouages. Le socialisme, c’est une exigence moderne qui se doit d’intégrer et de protéger les plus fragiles. Celles et ceux qui sont à la marge. Le socialisme est un humanisme.

YACINE LADJICI, 30 octobre 2014 à 21h27

Section socialiste de Chevilly-Larue (94550)- Val-De-Marne La France est une terre d’innovation et de savoir. Notre pays dispose d’atouts majeurs de nature à lui donner un avantage concurrentiel certain par rapport aux autres pays de l’union européenne. Les potentialités dont nous disposons ne sont pas exploitées à leur pleine puissance. On note la difficulté des partis politiques de gouvernement à dépasser certains tabous idéologiques au sein de leur propre camp politique, ajoutant à cela l’influence parfois non négligeable des partis populistes dans le débat politique. Au sein du parti socialiste, on peut parfois constater l’hostilité d’une partie de nos militants envers le monde de l’entreprise. Les représentants de cet acteur majeur de l’économie française sont souvent surpris par cette ligne Maginot idéologique qui fonde ses origines dans les luttes passées des ouvriers et des salariés contre le patronat et plus récemment, dans l’hostilité manifestée aux représentants du CAC 40, assimilés aux grands patrons d’entreprises qui vivent dans l’opulence des salaires faramineux pendant qu’une majorité de salariés peine à subvenir correctement à ses besoins les plus élémentaires. Le parti socialiste doit replacer les choses dans leur contexte, en rappelant qu’en 2014, le tissu économique de la France est composé en grande partie des PME qui luttent avec acharnement pour conserver une compétitivité dans un monde globalisé, compétitivité dont dépend leur survie. Nous devons être à l’écoute de tous les acteurs de l’économie du pays et permettre une expression des acteurs de l’entreprise pour faire émerger des solutions. Les aides aux entreprises peuvent se traduire par des facilités d’accès au conseil dans des domaines divers tels que la fiscalité, les affaires juridiques, les ressources humaines ou la comptabilité. Un tel dispositif permettrait à nos entreprises de focaliser leurs efforts sur le développement de leur cœur de métier. Il est également primordial d’assurer une meilleure articulation du système éducatif avec le monde de l’entreprise. Il s’agit d’assurer une meilleure employabilité des jeunes sortant du cursus initial mais aussi un accompagnement renforcé de ceux qui se trouvent sans emploi à la suite d’une fermeture d’entreprise ou d’un licenciement pour raisons économiques. Le parti socialiste, parti de gouvernement, qui dirige la France et qui a vocation à la diriger dans le futur a tout intérêt à se saisir de ce sujet majeur qu’est l’entreprise, avec l’objectif clairement affiché de recréer un climat de confiance plus enclin à l’investissement et à la croissance.

Anonyme, 30 octobre 2014 à 15h47

 Activer les réformes structurelles  Favoriser la recherche & développement  Charges à traiter dans sa globalité, avec des partenaires responsables et représentatifs. • Chômage • Formations • Indemnisations • Retraites • Assurances maladie  Harmonisation entre le privé et les fonctionnaires. Les uns sont le complément des l'autres et inversement.

Jean-Philippe Orion, 30 octobre 2014 à 14h38

« Bienvenu dans un monde fini » extrait d'un long développement d’Albert Jacquard n'est pas pour inscrire l'avenir dans un catastrophisme,mais simplement de prendre acte et d'inviter à une réalité, le caractère limité de la terre et de ses ressources. Cette approche si elle s'inscrit nettement dans la thématique croissance et social-écologie participe aussi à une relecture de la question de l'activité économique. Le sens de l'entreprise,de sa production de biens comme de services, à sa contribution à l'inscription de tout un chacun dans l'espace social, est un élément stable et constitutif de la société. La prise de conscience de cette « finitude » doit pouvoir nous interpeler sur l'objet même de la production. En quoi l'activité générée respecte cette dimension? Comment,à travers l'ensemble des moyens mobilisés pour y parvenir, l'entreprise a pu en prendre conscience? Apparaissent alors des points de veilles importants autour du partage de la ressource initiale, de la finalité de la richesse générée et de la structuration des pouvoirs financiers, dans le champ de l'économie. Pour l'entreprise, se sont construits de nombreux repères et règles pour lui permettre son développement, la comprendre, l'évaluer et la justifier même parfois. Ces contrats, règles et normalisations nécessaires pour s'inscrire dans l'échange, participent de l'assise actuelle de l'économie et de ce qui est devenu sens commun. Un seul exemple, ce qui était une simple règle et organisation de la lecture comptable est entrée dans le langage courant : les salaires rattachés à l'emploi sont une charge pour l'entreprise et dans leur prolongement, la couverture sociale des salariés s'intitule « charges sociales ». L'appréciation de la « finitude » appelle à reformuler en ce sens le corpus des règles économiques qui s'inscrivent dans l'illusion d'un espace infini et ce qu'il recouvre a contrario de vision unilatérale. De l'entreprise de service à l'industrie de production, structurée en schéma classique ou dans la visée de l'économie sociale et solidaire, il n'est pas d'activité qui n'ait sa place à partir du moment où elle s'oblige à répondre de ces veilles. L'acceptation de ces réalités oblige, au sens même du respect d'autrui, le libre exercice de l'initiative économique. Celui-ci se retrouve alors devant un essor potentiel exigeant, nouveau et considérable.

Jean-Philippe Orion, 30 octobre 2014 à 14h38

« Bienvenu dans un monde fini » extrait d'un long développement d’Albert Jacquard n'est pas pour inscrire l'avenir dans un catastrophisme,mais simplement de prendre acte et d'inviter à une réalité, le caractère limité de la terre et de ses ressources. Cette approche si elle s'inscrit nettement dans la thématique croissance et social-écologie participe aussi à une relecture de la question de l'activité économique. Le sens de l'entreprise,de sa production de biens comme de services, à sa contribution à l'inscription de tout un chacun dans l'espace social, est un élément stable et constitutif de la société. La prise de conscience de cette « finitude » doit pouvoir nous interpeler sur l'objet même de la production. En quoi l'activité générée respecte cette dimension? Comment,à travers l'ensemble des moyens mobilisés pour y parvenir, l'entreprise a pu en prendre conscience? Apparaissent alors des points de veilles importants autour du partage de la ressource initiale, de la finalité de la richesse générée et de la structuration des pouvoirs financiers, dans le champ de l'économie. Pour l'entreprise, se sont construits de nombreux repères et règles pour lui permettre son développement, la comprendre, l'évaluer et la justifier même parfois. Ces contrats, règles et normalisations nécessaires pour s'inscrire dans l'échange, participent de l'assise actuelle de l'économie et de ce qui est devenu sens commun. Un seul exemple, ce qui était une simple règle et organisation de la lecture comptable est entrée dans le langage courant : les salaires rattachés à l'emploi sont une charge pour l'entreprise et dans leur prolongement, la couverture sociale des salariés s'intitule « charges sociales ». L'appréciation de la « finitude » appelle à reformuler en ce sens le corpus des règles économiques qui s'inscrivent dans l'illusion d'un espace infini et ce qu'il recouvre a contrario de vision unilatérale. De l'entreprise de service à l'industrie de production, structurée en schéma classique ou dans la visée de l'économie sociale et solidaire, il n'est pas d'activité qui n'ait sa place à partir du moment où elle s'oblige à répondre de ces veilles. L'acceptation de ces réalités oblige, au sens même du respect d'autrui, le libre exercice de l'initiative économique. Celui-ci se retrouve alors devant un essor potentiel exigeant, nouveau et considérable.

Anonyme, 30 octobre 2014 à 14h22

Bureau de la Commission Nationale Entreprises Favoriser la mutation vers l’économie de demain. Avec la chute du mur de Berlin la fin de l’histoire était annoncée, du moins celle des affrontements violents entre capitalisme et communisme. Après l’apogée de la deuxième révolution industrielle une autre page s’ouvrait, celle de la montée en puissance de la financiarisation des entreprises, jusqu’à l’apparition de la crise des banques de 2007. Aujourd'hui, le progrès technique a engagé une mutation économique d'ampleur déplaçant vers le niveau local la production des biens et les relations d'échange. Une part de la production commence à se décentraliser à l'aide de dispositifs d'impression 3D qui ne cessent de se perfectionner. Les objets communiquant offrent une foule de nouveaux services. Les circuits de commercialisation et de financement sont déjà bouleversés par des relations directes entre personnes via les réseaux sociaux. La consommation d'énergie se réduit par un meilleur pilotage à distance, des progrès sur les modes de stockage et de transmission de l'énergie annoncent une plus grande part d'énergies renouvelables. Comme cela a été préfiguré avec les biens numériques, cette mutation s'accompagne d'une baisse importante du coût marginal de production (unité supplémentaire d’un bien ou d’un service hors coût fixe) qui met en cause le modèle traditionnel de centralisation toujours croissante des moyens de production. Même si les grandes entreprises conserveront une place importante dans les secteurs à haute intensité capitalistique (énergie, télécommunication, transport). Nous devons encourager cette mutation qui réduit l’intensité des conflits de possession et de domination que l’économie capitaliste n’a cessé de produire, qui favorise la protection de la nature en limitant les transports, et répond aux aspirations de la société en particulier chez les jeunes. Pour cela, il conviendrait : • d'orienter l'économie sociale et solidaire vers cette nouvelle approche économique pour accroître son importance, actuellement de quelques pour-cents du PIB, à une valeur à deux chiffres ; • de favoriser l’ouverture des « codes » (logiciels libres, standards et formats ouverts, données réutilisables) afin d'éviter sa réappropriation par des monopoles dominateurs ; • de protéger pour la même raison la neutralité de l'Internet ainsi que la diversité et la loyauté des plate-formes en ligne ; • d'éviter que les mesures sécuritaires visant à contrôler l'Internet pour mieux lutter contre le terrorisme n’entravent notre adaptation à cette mutation économique ; • d'ajuster les mesures de protection des libertés individuelles à ce nouveau contexte.

Alain Collin, 30 octobre 2014 à 13h22

Que le milieu politique s'imprègne " du milieu entreprise ", je pense que une meilleure connaissance de la vie de l'entreprise nous aurait évité de proposer le contrat de génération. Donnons du volume à la négociation .

gerard chartier, 30 octobre 2014 à 10h13

piece jointe

Nicole PERRAULT - Le PAPE, 29 octobre 2014 à 23h50

les socialistes doivent bosser sur les relations humaines dans l' entreprise. surtout ceux qui y sont. il y a là des potentiels perdus. Ou si c' est bien, des potentiels éveillés et qui augmentent leur capacités professionnels.. le pire étant ces gens qu' on ne considère jamais. POur la robotique, elle nuit quand elle se situe dans une recherche de profits encore plus grands. elle doit être un outil qui améliore , réduit de la fatigue, augmente de la précision.. Ensuite soit on crée de nouveaux emplois, métiers., soit on réduit le temps de travail.car combien de métiers très durs ont disparu avec plaisir pour ceux qui en ont le souvenir.

Dominique L., 29 octobre 2014 à 22h50

L’économiste Marc Giget affirme que « nous vivons une période de poussée technologique considérable ». Pour Jeremy Rifkin nous vivons une 3ème révolution industrielle. Pour le journaliste Jean-Pierre Gaudard la « Fin du Salariat ». Quel que soit le nom donné à notre époque, selon l’expression schumpétérienne, nous sommes entrés dans un processus de destruction créatrice qui ébranle les fondements de notre modèle industriel. Notre conception du travail et de son organisation est remise en cause. S’il faut du temps pour que la phase créatrice de richesse et d’emploi fasse ressentir ses effets, il est possible d’en accélérer l’avènement. Une majorité d’observateurs s’accorde sur le diagnostic des principaux symptômes du mal français. En voici quelques uns, les contraintes administratives, un code du travail beaucoup trop complexe, des syndicats de moins en moins représentatifs, une fiscalité pénalisant davantage les TPE et les PME que les grosses entreprises, et, dans celles-ci, des différences énormes entre le salaire le plus bas et celui du dirigeant. Maintenant considérons cette phase de création, et examinons ses grandes tendances. Nous y trouvons le don, la solidarité et le partage, le refus de toute hiérarchie, le respect de l’environnement, des alliances qui se font et défont selon les projets, le travail en réseau. Elles vont à rebours du fonctionnement de notre société industrielle. Fort de ce constat, ne serait-il pas judicieux de faire un pari sur l’avenir en accordant des conditions spécifiques à tous les nouveaux entrepreneurs qui s’inscrivent dans ces nouvelles tendances ? Instaurer un code du travail allégé et privilégier les accords d’entreprise, réduire au strict minimum les règles administratives, établir une fiscalité identique aux entreprises quelle que soit leur taille, basculer une partie des cotisations sociales sur les bénéfices, mettre en place l’impôt à la source, fixer la rémunération du dirigeant en fonction du salaire le plus bas, faciliter le portage salarial, et, parmi toutes ces conditions restant à fixer, prévoir des sanctions dissuasives pour tous les contrevenants. Ces mesures devraient créer un formidable appel d’air qui peut assurément provoquer un redémarrage rapide de l’économie et engendrer une forte croissance. Selon les résultats, elles pourraient être élargies, par étape et graduellement, aux autres secteurs d’activité. Agir ainsi aurait l’avantage de changer de modèle industriel en contrôlant le déclin de l’ancien, sans heurter les forces d’opposition.

Patrick HAYERE, 29 octobre 2014 à 19h15

Chacun a besoin de sécurité mais il n'y a pas de justice à faire payer par les précaires la sécurité des chanceux. La sécurité doit être la même pour tous. Elle ne doit donc pas dépendre de l'emploi. Elle ne peut pas être individuelle. Elle doit être collective. Pour que les entreprises soient sources de progrès, elles doivent être performantes. Leur organisation ne doit pas être dictée par le désir de sécurité de ceux qui y sont entrés par chance, du fait qu'on embauchait à l'époque où ils sortaient des études. Elle doit résulter de la mobilisation de tous. La sécurité individuelle (santé, logement, formation, recherche d'emploi, entrepreneuriat, revenu citoyen) doit être l'affaire de la société toute entière. Cessons de compliquer le code du travail et de créer des formes de société supplémentaires. Echangeons le pouvoir et la performance collectifs en contrepartie de la sécurité individuelle de l'emploi. Appliquons le modèle rhénan à toutes les entreprises. Modernisons-le par un système de mandats fonctionnels internes à durée limitée et de groupe de travail, par exemple, en s'inspirant toujours des consensus que des acteurs de l'entreprise ont construit collectivement.

Patrick HAYERE, 29 octobre 2014 à 18h56

Pour renouveler notre appareil productif, il faut que les entreprises cessent d'être des sources de sécurité individuelle pour devenir des collectivités économiques sources de progrès. Piketty l'a rappelé dans http://piketty.pse.ens.fr/fr/capital21c , les entreprises Françaises suivent le modèle anglo-saxon du capitalisme d'actionnaires. Elles sont dirigées par les actionnaires. Le pouvoir des salariés s'oppose à celui de l'entreprise. Salariés comme actionnaires attendent des revenus sûrs à titre individuel. Depuis 1944, on a renforcé les positions des uns et des autres en exigeant des causes réelles et sérieuses de licenciement, en créant des statuts pour garantir la situation des uns, en accordant des aides aux autres, en garantissant des progression de carrière... Cette stratégie a deux grands inconvénients. Du fait qu'elle donne des garanties aux différentes parties prenantes aux dépens de l'entreprise, elle ne les mobilise pas au service de sa performance et elle reporte l'ensemble des contraintes sur ceux qui ont la moindre capacité de négociation, les chercheurs d'emploi et les désargentés, maintenus, en dépit de leurs diplômes généralement supérieurs à leurs ainés, dans la précarité éternelle. Ce système concentre la sécurité sur les uns et la précarité sur les autres au mépris des principes méritocratiques. Les entreprises rhénanes (Alsace, Allemagne, Suisse, Autriche...les pays qui se portent bien) fonctionnent différemment. Les dirigeants y sont élus par l'ensemble des parties prenantes (actionnaires, salariés, client, fournisseurs, collectivités locales). La transparence est la même envers les salariés qu'envers les actionnaires. La confiance est réciproque. Les salariés sont souvent fiers de leurs patrons. Ils l'ont choisi un peu comme on choisit son maire. Nous avons, en France, des entreprises qui fonctionnent de manière très moderne, comme POULT, en transparence, par groupes de travail interdisciplinaires, où chacun accepte des fonctions temporaires et se mobilise pour un succès collectif dont il est récompensé. Néanmoins, rien ne garantit au salarié que l'actionnaire remplira sa part du contrat...On se souvient de Vilvoorde. Dans ses mémoires guerre, De Gaulle (voir "L'ordre") souhaite aux salariés "que leur travail y ait les mêmes droit que détient le capital", et de préciser que les comités d'entreprise sont destinés à préparer les travailleurs à acquérir des responsabilités. On retrouve les idées de Jaurès, qui imaginait des entreprises comme des républiques. Dans la France d'aujourd'hui, ces idées, même à gauche, semblent au mieux farfelues, au pire dangereuses pour l'ordre établi. ...ma conclusion dans le post suivant.

Raf, 29 octobre 2014 à 15h16

Favoriser la contribution directe des citoyens au financement des PME et PMI par exemple via du crédit d'impôt. Plutôt que de continuer à développer les benefices des banques, cela peut être un bon moyen de donner accès a plus de crédit aux entreprises françaises qui en ont besoin, tout en donnant la possibilité aux citoyens de prendre part concrètement au développement economique du pays J'aimerais tant qu'une partie de mes impôts puisse directement soutenir l'activité et l'emploi de nos PME et PMI plutôt que d'avoir le sentiment que cet argent part financer le mille-feuille administratif

Guy Mélis, 29 octobre 2014 à 11h16

Entreprise et ré-industrialisation. La référence socialiste a toujours été le Progrès Social. Jaurès en a été le porte-parole en défendant les mineurs, lors de la grève des mines de Carmaux, face aux tirs des gendarmes ! Les socialistes étaient membres de la SFIO, Section Française de l’Internationale Ouvrière et leur chant de ralliement était l’Internationale. Être socialiste, aujourd’hui encore, c’est affirmer les droits de tous les travailleurs sur les fruits de leur travail, ainsi que leur participation à la direction des entreprises (exemple de la cogestion en Allemagne), qu’elles soient agricoles, industrielles ou dans les services. La pression des médias, aux mains des puissances de l’argent, nous pousse à privilégier la rente du capital. Nos entreprises n’investissent plus ou peu et, depuis 12 ans maintenant, nous assistons à des régressions sociales : les conditions et la rémunération du travail se dégradent ! La rémunération du capital s’accroît plus vite que celle du travail. Cela gébère un glissement des activités vers ce qui rapporte vite et beaucoup, sans grands. Les services (finances ; loisirs, …), se développent rapidement alors que les productions agricoles et industrielles diminuent en France. Cette évolution représente une lourde charge pour les pays producteurs et porte en elle une crise financière imminente. Seul une inversion puissante de l’économie vers la ré-industrialisation, la recherche et l’innovation peut protéger le bien-être social et la richesse du pays. Seul l’état est en mesure d’agir dans ce sens car il est seul capable d’investir dans le long terme, sans la pression quotidienne des cours de bourse !

Christian JAVELLE, 29 octobre 2014 à 11h08

Aujourd'hui seuls les termes de productivité, rentabilité,compétitivité, coût de la main d'oeuvre, bénéfice etc...sont mis en avant. L'industrie s'est affaissée en France parce que transférée dans des pays où les coûts sont moindres. Si la France a besoin de ses entreprises, les entreprises ont également besoin de la France et il faudrait que tous comprennent qu'il vaut mieux faire tourner des entreprises que de payer des personnes au chômage, les chômeurs étant rémunérés par les actifs et les entreprises. Il y a des territoires en métropole qui pourraient être utilisés pour développer l'industrie, cela permettrait de développer les territoires, créer des emplois. Aujourd'hui il est plus aisé de rémunérer les actionnaires que les employés, des profits énormes sont réalisés par les grandes entreprises et dans le même temps les effectifs sont réduits, les entreprises ferment ou sont transférées à l'étranger pour des salaires réduits. Les produits sont dégradés mais inondent le marché français. L'on perd nos connaissances, compétences et technicité. Dans le même temps nos ingénieurs faute d'emploi partent offrir leurs savoirs à l'étranger. L'état français ne doit pas céder face au chantage du patronat, les rémunérations doivent être elles aussi conformes aux responsabilités de chacun mais doivent rester décentes . L'industrie a toute sa place sur notre territoire, l'état et les industriels doivent s'en convaincre.

Serge Larrieu, 28 octobre 2014 à 16h12

Exonérer ne veut pas dire rien demander. Avec des demandes toujours renouvelées d’exonérations de charges, le Medef veut mettre les entreprises dans un état d’assistanat prolongé (c’est curieux pour des libéraux). Ce qui est refusé de plus en plus aux citoyens qui sont dans la précarité, serait accordé largement aux entreprises qui ne sont pas dans la difficulté. C’est une situation politique (et électorale) intenable que les classes populaires qui nous ont abandonnés ne comprennent pas. Il faut donc impérativement, pour les raisons qui viennent d’être dites, que les exonérations de charges pour les entreprises soient ciblées et encadrées. Oui, il faut des contreparties. Pour reprendre la rhétorique de la droite, on peut dire qu'il est inadmissible que certaines entreprises vivent de l'assistanat, et qu'il serait temps qu'elles cherchent du boulot !

Jean-Pierre BERNET, 28 octobre 2014 à 11h53

Contribution de Jean-Pierre Bernet (Fédération de Savoie – Section de Chambéry) Entreprise et ré-industrialisation Je persiste, comme 13% des Français, à soutenir François Hollande. Je m'explique : Cadre dans quelques moyennes entreprises (électronique, habillement, maroquinerie, distribution jouet) puis conseil en gestion de production, j’ai bien connu l'entreprise privée dans les années 1961 à 1984. Sur le plan monétaire, dans un premier temps, on constate que le mark en 1961 valait 1 franc. Au passage à l'Euro, environ 3 francs 50 ! Les guerres coloniales, les colonies qui offraient des débouchés naturels aux entreprises françaises permettaient à celles-ci de ne pas se battre pour trouver de nouveaux marchés contrairement aux patrons allemands après la 2ème guerre mondiale. Les dévaluations successives (20% en juin 58, 18% en décembre 58, 11% en novembre 68 et réévaluation du mark en octobre 69). Tout cela pendant l'ère gaullienne. Il est vrai que De Gaulle était un militaire et non un économiste ! Pendant la présidence Mitterrand, 3% en 81 et 6% en 82. Puis je crois, la dernière, 3% décidée par Balladur, Premier Ministre, ont permis aux entreprises françaises de peu investir pour l'amélioration de la productivité, contrairement au JAPON, à l'ALLEMAGNE, aux PAYS-BAS ou aux ÉTATS UNIS qui robotisaient à "tour de bras". Sous la présidence POMPIDOU, l'utilisation de la main-d’œuvre nord-africaine, les femmes exploitées dans les industries demandant de la dextérité et de la minutie, permettaient aux patrons français de gagner des bénéfices confortables du fait de l'absence d’investissements. Cette politique, qui permettait de bonnes améliorations du PIB, masquait une désinvolture pour la préparation du moyen et du long terme ; alors que la concurrence des pays cités plus haut poursuivait, grâce aux techniques acquises pendant que la France n'innovait pas encore, à creuser l'écart avec celle-ci. De plus, la Droite conservatrice et démagogue n'a jamais combattu les privilèges exorbitants de plusieurs professions que vous connaissez toutes et tous. Il aura fallu l'arrivée au pouvoir de François Hollande, le premier Président, je crois, possédant une formation économique (HEC), pour qu'une révolution au plus haut niveau de l'Etat se dessine. Malheureusement, les classes moyennes et les plus pauvres paient lourdement les conséquences de cette politique qui privilégie l'offre pour replacer la France dans la concurrence des nations. Sinon, nos enfants perdront à terme les avantages sociaux acquis chèrement par la Gauche, tout au long du 20ème siècle.

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 10h00

400 000 normes qui paralysent l'économie. Il serait urgent de simplifier pour n'en garder que la moitié. Philippe Eliakim, auteur de "Absurdité à la française - Enquête sur les normes qui nous tyrannisent", (éd. Robert Laffont)

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h50

Faciliter la création d’entreprises en créant des sociétés pré-enregistrées. Tous les papiers seront réunis dans un seul bureau et depuis qu'on le dit : simplifier la paperasserie

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h48

Pourquoi ne pas donner l’autorisation de créer une ville style Las Vegas dans l’Est de la France. Je pense à la région Alsace pour sa proximité avec la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, l’Autriche, le Royaume-Uni. A titre d’exemple, le chiffre d’affaire de Las Vegas : 40 Mds $. Pourquoi ne pas se payer une part du gâteau ?

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h44

Dans les pubs et sites de télé-achats, il faudrait obliger les marques à indiquer l’origine des produits

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h39

Made in France : pour inciter les gens à acheter français, on pourrait mettre en place des spots TV très cours avant les journaux du 13 h et du 20 h pour dénoncer les conditions de travail proche de l'esclavage dans les pays à bas salaires

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h35

Supprimer les pauses cigarettes. On ne peut pas vouloir lutter contre le tabagisme et en autoriser l’usage. J'ai lu dans une revue (Capital je crois) que cela coûte extrêmement cher en perte de productivité.

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h32

Afin de lutter contre les fermetures d’entreprises, une solution serait d’obliger les magasins de distribution d’acheter en premier la production locale. Même chose pour les entreprises et collectivités. On pourrait utiliser l'argument de la pollution. Pourquoi importer un article de Chine alors qu'on trouve le même à 30 km du magasin ?

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h27

J'ai travaillé dans l'imprimerie. Une mesure qui dynamiserait le métier : tous ce qui est écrit en français devrait être imprimé en France et autorisation pour toutes les imprimeries d’imprimer toutes sortes de journaux, aujourd’hui monopole du Syndicat du livre

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h25

En cas de fermeture, l’entreprise pourrait être saisie par l’État et donnée gratuitement aux salariés. Une entreprise peut ne pas être rentable pour un PDG et des actionnaires mais pour les salariés, si cela assure leurs salaires, ce serait une bonne chose. Pour l’état cela évitera aussi de verser des allocations chômage. S’il y a des brevets, évidemment les salariés auront le droit de les utiliser. Cela serait un frein de plus à les fermetures d'entreprises

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h21

Puisqu'il y a de la demande, faire fabriquer à l’identique des meubles Louis XIV, Louis XV, Louis Philippe, etc., tableaux de maîtres, sculptures françaises. Mettre le poinçon de l’état, gage de qualité et les vendre dans le monde entier. Nous avons un patrimoine inexploité. Cela permettrait la création de nombreux emplois

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h17

Sur 100 % des dividendes que les entreprises reversent aux actionnaires 20 % devront être reversées aux salariés. Aujourd’hui il n’y a plus d’augmentation de salaires, tous va aux actionnaires. Cette mesure permettrait aussi de dynamiser les salariés et donc d'augmenter la production

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h12

Afin de faire baisser les prix, les magasins aujourd’hui réservés aux professionnels comme Métro ou Promocash, pourraient être ouvert au public

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h10

Pour contribuer à la relance de l’économie, obliger les chaînes de télé-achat, hypermarchés, commerçants à vendre un minimum de 40 % de produits fabriqués en France. L’état à bien réussi à imposer aux radios et TV de diffuser plus de 40 % de chansons françaises

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h06

Relance de l’économie : pour toutes les entreprises qui exportent des produits 100 % français, suppression de l’impôt sur le revenu pour les dirigeants et de l’impôt sur les sociétés

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h05

Simplifier les procédures de dépôts de brevets. S’inspirer de la Sacem : une personne pourra créer un compte à l’INPI et déposer autant de brevets qu’elle le désire après avoir versé un droit d’entrée. Si une entreprise utilise son invention, l’INPI versera des droits d’auteurs à l’inventeur. Cela permettra de sortir tous les projets qui dorment dans les placards faute de financement

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h04

Afin de ne plus pénaliser les petites et moyennes entreprises qui crées le plus d’emplois, ramener tous les paiements à 30 jours fin de mois. Certaines entreprises attendent parfois 120 jours avant d’être payée

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h03

Indexer le taux de charges des entreprises sur le taux de chômage. Le taux sera re-calculé chaque année. Embaucher deviendra alors un investissement. Plus les entreprises embaucheront et plus les charges diminueront

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 9h02

Afin de dynamiser les entreprises, création d’une banque d’entreprises à but non lucratif. Prêt à 1 %. Réservé aux entreprises de moins de 10 salariés pour commencer puis moins 25 et moins de 50 salariés.

JACQUES LEMARIE, 27 octobre 2014 à 19h58

Entreprise et Ré industrialisation L’affaissement de l’industrie Française est dû en grande partie au désengagement progressif de l’état depuis les années 90 face à la mondialisation grandissante. Il est indéniable que le capitalisme forcené et l’obsession permanente du maintien de marges élevées pour rémunérer des actionnaires toujours plus exigeants, a amener nos entreprises à s’exporter dans des pays à faible coût de main d’œuvre, avec des réglementations du travail et environnementales moins exigeantes pour ne pas dire inexistantes. D’autre part il apparait clairement que nos PME ne sont pas suffisamment organisées et préparées pour s’exporter et faire face à la concurrence mondiale. Pour inverser la tendance il faut que la taille de nos PME augmente et que la formation de nos jeunes ingénieurs et techniciens soient améliorée afin qu’ils soient mieux armés et préparés à l’exportation. Il faut également faire en sorte de valoriser beaucoup plus les métiers de production et de conception. Nous avons besoin de nous réformer et d’innover afin de développer des activités de haute technicité. Il nous faut lutter contre la concurrence déloyale de pays ne respectant pas un minimum de règles sociales et environnementales. Cela ne peut s’envisager qu’au niveau Européen. Afin que leurs voix soient plus prépondérantes, Il est nécessaire également d’augmenter la présence des représentants des salariés dans les instances de décision de l’entreprise. Tout doit être entrepris pour que la finance soit tournée vers les outils de production et non pas vers la spéculation. On se doit d’organiser une juste répartition des bénéfices entre les salaires, les investissements et les rémunérations des actionnaires. Le progrès technologique et la robotique ne doivent pas faire peur. Ils sont porteurs d’amélioration des conditions de travail, de productivité et amènent à plus de formation des femmes et des hommes. On doit simplement veiller à ce que ces améliorations bénéficient aux êtres humains et non à la seule finance. Être de gauche ne doit pas nous empêcher de prendre des risques, c’est dans l’intérêt même de la collectivité. C’est pourquoi la prise de risque doit être favorisée par un accompagnement des pouvoirs publics avec, en cas de réussite, un retour sur investissement. La France à beaucoup d’atouts. A elle d’oser, d’entreprendre et de sortir des luttes partisanes de quelques lobbies n’ayant pour but que de maintenir leurs privilèges au détriment de l’intérêt général.

Alain LE GARREC, 27 octobre 2014 à 18h46

Ce n'est pas à l'Etat de définir tel ou tel principes d'entreprises. Mais il peut et il doit donner des orientations. être Stratége. par une meilleure prise en compte des Régions, et surtout en fixant des objectifs. Exemple: en 2025, 50% des véhicules terrestres qui roulent sur le territoire national utiliseront un carburant non fossile. En 2025, tout véhicule terrestre qui sera vendu sur le territoire national et qui pourra alors rouler sur le territoire national utilisera un carburant non fossile. L'idéal est ce ces prises de position soient au niveau Européen. En 2030 tous véhicules terrestre utiliseront un carburant non fossile.

Samira OUBLAL, 27 octobre 2014 à 16h05

Le 16 avril 2014, le premier ministre a détaillé un plan d’économie de 50 milliard d’Euros sur la période 2015-2017 destiné à redresser la compétitivité des entreprises et à faire reculer le chômage « Le pacte de responsabilité et de solidarité ». Ce plan s’ajoute aux multiples actions initiées ces dernières années par les pouvoirs publics. La priorité pour notre pays aujourd’hui c’est de relancer l’économie pour permettre une baisse de la courbe du chômage, les tentatives jusqu’alors semblent vaines. Alors il serait peut-être temps d’inverser le schéma actuel qui est offert aux entreprises. Transformons cette aide en offrons plutôt de la main d’œuvre que des réductions diverses et des prêts d’argents sans aucune garantie sur l’emploi. Offrons de la main d’œuvres aux entreprises, l’Etat doit investir dans l’emploi et dans l’être humain, il doit proposer aux entreprises intéressées des employés rémunérés (par le pôle emploi par exemple ou laisser aux conseils régionaux la possibilité de le gérer en leur allouant les 50 milliards d’Euros). C’est un moyen qui permettra de relancer l’économie par la consommation, aux entreprises d’avoir une tarification compétitive tout en remettant sur le marché du travail des femmes et des hommes. Procurer à ces mêmes personnes une expérience en entreprise qui fait souvent défaut notamment aux jeunes. Cette proposition permet à la gauche de revoir son positionnement idéologique vis-à-vis des entreprises dans un débat serein et sans oublier de mettre l’humain et le travailleur au centre de la politique économique.

Section 13e EST, 27 octobre 2014 à 15h19

Construit durant l'ère industrielle, notre parti a trop souvent délaissé les questions environnementales au prétexte de la sauvegarde de l'emploi ou d'alliances politiques. Si la sociale-écologie parait parfois secondaire - voire agaçante - c'est parce qu'elle bouleverse profondément le socle idéologique de notre formation politique. Le développement durable nécessite de concilier des temporalités différentes : le temps immédiat pour le citoyen, le temps du mandat pour l'élu et le temps long pour la planète. Ce concept revisite également le rapport entre le pouvoir et l’espace. On ne saurait promouvoir une croissance soutenable sans prendre en compte de multiples échelles de décision « du global au local ». Les grands bouleversements écologiques qui attendent la population mondiale auront des conséquences économiques et géopolitiques désastreuses si nous n’agissons pas –déplacements de populations, famines, conflits militaires... Les conférences internationales ne sauraient suffire pour relever ces défis car l’écologie politique suppose un déploiement au quotidien dans les territoires. Dans ce contexte, les socialistes doivent présenter une vision appliquée et applicable du développement durable. Pour cela, il faut d’abord considérer la sociale-écologie comme une opportunité pour construire un mode de gouvernance plus cohérent, une économie plus compétitive et une société plus solidaire. A trop vouloir utiliser les problématiques environnementales pour lever l’impôt, le développement durable devient une punition. Pourtant, la recherche du coupable est une démarche vaine. Faut-il encore moraliser les citoyens ou les entreprises? Au contraire, il faut proposer une vision positive du développement durable. Oui, économie et écologie sont compatibles, mieux, cette association est nécessaire pour relancer l’économie. Favorisons la rénovation énergétique des bâtiments, développons les systèmes de transport intelligents, encourageons l’économie circulaire ! En Europe, la politique de croissance que la France appelle de ses vœux doit être en priorité orientée dans le domaine de la sociale-écologie. Enfin, le développement durable doit aussi être une opportunité pour rapprocher la science et le politique tout en préservant les compétences inhérentes à ces deux sphères : la recherche pour l’un, la décision pour l’autre. Face à ces défis nouveaux, la société évolue vite mais le parti socialiste cale. Notre parti a été créé dans le but de transformer la société, c’est à cette ambition qu’il faut revenir en s’engageant pleinement pour une politique de croissance sociale et écologique.

CNAR Germinal PEIRO, 27 octobre 2014 à 10h53

Placée sous les feux de l’actualité, entre l’écotaxe, les difficultés de plusieurs PME bretonnes et les scandales sur la traçabilité des filières, le modèle agroalimentaire français est à la recherche d’un nouveau souffle. L’industrie agroalimentaire est le premier secteur industriel national. Avec quelques 13 500 entreprises de toutes tailles (95 % de PME), elle maille l'ensemble du pays, constituant une dynamique essentielle de la vie territoriale. Premier employeur industriel du pays (plus de 425 000 emplois), son excédent commercial est de 8,5 Md € en 2013. Cependant, la France a régressé de la 2ème à la 5ème place des pays exportateurs en 10 ans. L'excédent de la balance commerciale repose sur très peu de produits : le vin, les alcools et quelques produits frais. Cette industrie se voit sans cesse être confrontée à de nombreux défis : à l'adaptation des productions à la demande, aux exigences sanitaires nouvelles, à la concurrence accrue entre entrepreneurs, tant nationaux qu'européens (ces derniers bénéficiant souvent de contraintes réglementaires moindres), à l'adaptation souhaitable des salariés aux évolutions des modes de production. Entrent également en jeu les tensions avec la chaîne de distribution (GMS) qui tirent de façon inconsidérée sur les prix. Nombre d'entreprises agroalimentaires sont tributaires des productions agricoles locales ou territoriales qui les approvisionnent. Or celles-ci connaissent de graves difficultés. Pas assez rentables pour vivre correctement, certaines productions - élevage, arboriculture fruitière, maraîchage… - sont délaissées au profit de cutures plus faciles et rémunératrices comme les cultures céréalières. On assiste ainsi à la végétalisation de notre territoire pour très peu de valeur ajoutée. Or, ces exploitations qui disparaissent diminuent les approvisionnements directs disponibles pour la transformation et impactent tous les emplois induits. L'industrie agroalimentaire doit relever plusieurs défis : - valoriser les exigences sanitaires plus strictes de la France et promouvoir la qualité : le "made in France" de l'agroalimentaire bénéficie déjà de préjugés favorables : ces valeurs doivent être renforcées et permettre de tenir le haut du marché, - adapter ses infrastructures, moderniser les méthodes de production ce qui exige innovation et recherche, - fidéliser une main-d’œuvre s'adaptant aux évolutions : investir dans la formation - avoir des prix rémunérateurs pour les agriculteurs, leur permettant de produire dans des conditions de vie digne. Une nouvelle dynamique est à créer pour une meilleure maîtrise de la chaîne production-transformation et une meilleure répartition de la valeur ajoutée.

alain artigues, 27 octobre 2014 à 9h49

Le coût du travail doit être harmonisé en Europe pour éviter une concurrence déloyale. Pour produire, il faut savoir vendre ce que l’on produit Renforcer la recherche fondamentale pour inventer des technologies, des concepts, des matériaux totalement innovants. Assurer leur développement pour créer des métiers nouveaux non dé-localisables Revenir à des exploitations agricoles à taille humaine, sources d’emploi et de qualité. Revoir la politique de normes imposées par l’Europe, trop contraignantes, qui pénalise les producteurs européens par le surcoût qu’elle génère sans être applicable aux pays extra-européens. Améliorer le dialogue social entre chef d’entreprise, salariés et partenaires sociaux. Lutter contre la rente en la taxant.

Françoise BAILLY, 27 octobre 2014 à 9h19

Contribution section St Gervais La Forêt 41350

SERGE BIELIAEFF, 26 octobre 2014 à 15h16

REVENIR VERS L’ENTREPRISE-ALLER VERS LES TRAVAILLEURS L’entreprise c’est le lieu de la création des richesses :la plus- value,le profit. C’est le lieu ou le salarié vend sa » force de travail » physique ou intelectuelle au patron qui l’achéte au prix le plus bas,en vendant le produit fabriqué au taux le plus élevé.Il réalise sur cette base : »le profit.L’entreprise est donc le point de départ de toute l’économie.

Catherine Souchal, 25 octobre 2014 à 18h06

Nous souhaitons qu’une véritable réforme de l’impôt, promise dans le programme présidentiel, soit mise en œuvre ce qui nécessite la remise à plat du système d’imposition ; La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre. Une réflexion doit aussi être engagée sur la nationalisation des autoroutes, la taxation des industries pharmaceutiques.

Jérôme LE BIGAUT, 25 octobre 2014 à 11h05

« Quand le bâtiment va, tout va ! » C’est Martin Nadaud, ouvrier maçon devenu élu du peuple, qui lance le 7 mai 1850 à la tribune de la chambre des députés une expression qui reste aujourd’hui encore très populaire et pertinente. FORMER et COMMUNIQUER Le secteur du BTP emploie plus de 1.5 millions d’actifs, 1.2 millions de salariés, 250 000 travailleurs indépendants et 100 000 intérimaires avec des entreprises implantées en zones rurales comme dans les grands espaces urbains. C’est un secteur à soutenir pour défendre l’emploi industriel et combattre la fracture territoriale. Si le climat des affaires reste morose, le bâtiment a une pénurie de main d’œuvre. Un comble dans un pays où le chômage continue d’augmenter ! La puissance publique, en partenariat avec les fédérations du bâtiment, doit poursuivre une politique active pour former des jeunes qualifiés dans les métiers qui recrutent : maçon, plâtrier, couvreur… L’image des métiers du bâtiment doit être redorée par des campagnes de communication active auprès des jeunes. LE CHOC DE COMPLEXIFICATION La mise en place de règles thermiques a été décidée lors du Grenelle de l’environnement. Si les aides pour la rénovation des bâtiments « passoires » dans l’ancien sont parfaitement justifiées, la RT 2012 a produit des effets pervers dans le neuf. L’augmentation du coût de la construction liée à sa mise en œuvre, environ 10%, est un frein à la construction sinon l’exclusion des plus petits budgets. Pourquoi ne pas cibler des aides particulières sur le neuf, une sorte de crédit d’impôt « thermique », pour ceux qui bénéficient du PTZ+ ? Les procédures de permis de construire sont Kafkaïennes avec l’empilement des règles, normes et avis à respecter : règlements d’urbanisme (PLU, AVAP), avis des ABF ou architectes « conseils », les différents imprimés (PC, DP, surfaces taxables..), documents à fournir (plans, notice..), RT 2012 (Bbio, CEP, TIC..), avis des services « habilités » (ERP, Sécurité, assainissement…), coordination SPS, parasismiques, etc. Un véritable parcours du combattant où on peut déposer un dossier de 350 pages pour le permis de construire d’un petit local professionnel dont l’instruction peut légalement durer 6 mois ! Si la dématérialisation des documents semble inéluctable à moyen terme, la simplification de l’instruction et le raccourcissement des délais de réponse sont impératifs à court terme. Dernière proposition : Mettre à disposition des entreprises qui le souhaitent une clef de type USB utilisable sur les coffrets individuels de lotissement avec des crédits temps à acheter auprès d’Erdf pour limiter l’utilisation des groupes électrogènes énergivores et polluants le temps du chantier.

Claude Mauriange, 25 octobre 2014 à 1h29

RE INDUSTRIALISER, extraits de l’« Opération Colbert » (fichier joint) Il s’agit d’abord de redémarrer le moteur économique en créant à nouveau des richesses dans notre pays. La « solution » n’est pas seulement financière, il faut d’abord arrêter l’hémorragie dont souffre la France qui perd 1000 emplois PAR JOUR. Avec près de 900 usines fermées et 100.000 emplois industriels détruits en France au cours des trois dernières années, la situation est telle que nous devons considérer la ré industrialisation comme une urgence absolue. Il faut à nouveau produire en France pour créer de la richesse et des emplois. Il est vital pour notre économie de ré équilibrer notre balance des paiements. Le différentiel de prix des produits importés de l’autre bout de la planète masque une réalité ; chaque produit importé, coute beaucoup plus cher que son prix apparent. Il convient en effet d’ajouter tous les coûts induits de l’importation, du transport et du bilan carbone, mais surtout le coût social et fiscal lié à la destruction des emplois correspondants aux produits qui pourraient être fabriqués en France : (voir liste « Opération Colbert ») … C’est dans cet esprit qu’il convient que l’État agisse, impulse, stimule, prévoie, et organise la création de Grandes Manufactures Nationales (consortiums avec les industriels concernés), implantées en priorité dans les régions sinistrées les plus pauvres de France. Le capital sera réparti entre l’Etat (30%), la Région (30%) et l’Epargne privée (40%). Le financement des Manufactures Nationales devrait s’inscrire dans un plan de RECONSTRUCTION INDUSTRIELLE de la France en attirant l’épargne financière française vers le capital des Manufactures Nationales grâce à une stratégie très attractive ; garantie de l’Etat, intérêts valorisés au double du livret A. Chaque Manufacture Nationale sera spécialisée dans la production d’une gamme de produits stratégiques qui DOIVENT être fabriqués en France (« Opération Colbert »). Partout où le « savoir-faire » a disparu, exemple l’optique et la moto, fabrication sous licence des meilleurs produits mondiaux. Accompagner la production nationale par une politique d’importation ciblée ; obligation pour les importateur en situation de monopole d’assembler en France 50% de leurs produits vendus en France. … CONCLUSION : Le changement c’est AGIR maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ; rediriger une partie de l’épargne financière française (1624 milliards d’euros en 2012) vers la production industrielle créatrice d’emplois, pour plus de recettes fiscales grâce à une nouvelle production industrielle et moins de dette grâce à une balance commerciale équilibrée. Claude Mauriange 22 octobre 2014

Jean-Paul DELORME, 24 octobre 2014 à 22h51

Thème : Entreprise et ré-industrialisation . Comment lutter contre la rente ? Mettre en place des aides ou des incitations fiscales qui permettent de favoriser le développement des entreprises Françaises ou Européenne notamment les PME qui prennent en compte le caractère social de la gestion d’une entreprise. Prévoir une valorisation et une reconnaissance des entreprises en rapport avec le niveau social de la gestion des ressources humaines, en particulier sur la sécurisation des parcours professionnels. Cette reconnaissance, qui pourrait par exemple être un label, pourrait par exemple être une condition indispensable à l’accès aux marchés-publics. Encourager notamment les SCOPES afin qu'elles puissent représenter au moins 20% de l'économie nationale. Le risque est-il une valeur de gauche ? Oui le risque peut-être une valeur de gauche pour favoriser la création d’entreprise (notamment PME). Le niveau du risque doit être compensé par la sécurisation des parcours professionnels avec un contrôle de la prise de risque sur le plan financier et sur les investissements réalisés. Le risque est une valeur partagée par les progressistes et les entrepreneurs, facteur de créations d'emplois. Pour les militant(e)s de la section de Clermont-Ferrand Nord/Ouest, Le secrétaire de Section : J-Paul Delorme (0678860360 – del.jp63@yahoo.fr)

Justine Rouxel, 24 octobre 2014 à 22h40

L'industrie française s'est affaissée parce les lois européennes l'ont obligée à être en concurrence avec des pays qui n'ont rien de commun avec le niveau de besoins et de charges des travailleurs de notre pays. Il s'en suit automatiquement l'arrivée de produits manufacturés moins chers venus d'ailleurs, la fermeture de nos manufactures, et la mise au chômage de milliers d'ouvriers de France. Cette situation ne touche en rien les fortunes des grands groupes mondialisés qui inspirent et imposent cette politique. Si les partis de gauche ne s'opposent pas à l'impérialisme des forces financières mondiales , si les lois européennes ne changent pas, la poursuite de cette dégradation est inéluctable, jusqu'à la faillite totale de notre pays.

Régis COSSIN, 24 octobre 2014 à 22h16

Pour moi ce thème est lié à celui de la mondialisation. Tant que les responsables d'Entreprises, mais surtout les Entreprises commerciales, auront accès librement aux marchés mondiaux (pour ne pas dire tiers-mondiaux), sans contrepartie du fait que les produits importés seraient fabriqués par des gens exploités (enfants, pas de couverture sociale, santé, retraite ...), le problème perdurera et s'amplifiera. Il faut cesser de mettre en valeur les Responsables d'Entreprise pour leurs chiffres d'Affaires important ou en hausse, mais les valoriser et les aider selon le nombre d'emplois créés. La création d'emploi est la seule richesse qui doit être reconnue par tous.

JOACHIM LE PLAINE, 24 octobre 2014 à 21h49

Bonjour. J'ai commencé dans la vie professionnelle à 14,5 ans en 1966 comme apprenti à l'arsenal de Lorient. Après 3 années d'apprentissage me suis retrouvé tourneur sur métaux, un métier qui me plaisait. Après le service militaire, il m'intéressait moins. J'avais envie d'autre chose. J'ai suivi les cours du soir, passé des concours et ai pu réintégrer l'école de l'arsenal tout en conservant mon salaire car en ces années la promotion sociale existait. J'ai changé complètement de métier pour un service constructeur du ministère de la défense. Sur mes chantiers en fin de ma vie professionnelle j'ai découvert qu'il était en France légal de se déclarer entreprise d'import export de matériel informatique et d'avoir en réalité son activité dans le bâtiment (les charges sont moindres que dans le bâtiment) et qu'en employant des ouvriers de l'est européen et des stagiaires on pouvait décrocher des marchés du ministère de la défense à 20% sous les offres des entreprises locales que j'ai vu fermer mettant au chômage des ouvriers qui ne comprenaient plus rien . Il appartient au législateur d'interdire ce genre de pratiques. Pourquoi ne le fait-il pas ? Oui interrogez vous pourquoi ne le fait-il pas ? Est-il complice ?

Daniel SERUS Section PS17, 24 octobre 2014 à 19h16

Voici des principes auxquels nous sommes attachés. Une entreprise est avant tout une communauté socio-productive dont l’élément central est l’humain. Les syndicats doivent être renforcés, avec à la fois une amélioration de leur représentativité et une revalorisation de leur rôle. Les salariés doivent être représentés en plus grand nombre dans les conseils d’administration. La France doit se doter d’une véritable politique industrielle. Cette stratégie doit notamment viser à mettre la France à la pointe de la transition écologique et du développement durable, avec, par ex., l’incitation au développement de l'industrie de la voiture électrique. La lutte contre les techniques d’optimisation fiscale des entreprises pour échapper à l’impôt doit être une priorité car l’impôt dont elles ne s’acquittent pas est répercuté sur les ménages et sur les autres entreprises. La complexité et l’instabilité des normes sont des obstacles au développement des entreprises - leur stabilité doit être favorisée. La fiscalité appliquée à l’épargne privée doit favoriser les investissements (par nature risqués) dans les TPME au détriment des placements financiers sans risques, car la faiblesse du financement des PME en croissance contribue à leur affaiblissement ou le rachat de leur savoir-faire par des entreprises extraterritoriales plus riches. Les banques doivent être incitées à faciliter l'accès au crédit pour les entreprises dès leur création. Dans cette optique, une séparation stricte des activités bancaires sur le modèle du Glass-Steagall Act est indispensable. La BPI doit également être renforcée avec une recapitalisation et l’octroi de l’agrément bancaire. Un taux d’imposition différent doit être appliqué aux bénéfices réinvestis et aux bénéfices distribués. L’homogénéisation des règlementations européennes appliquées aux entreprises doit s’accompagner d’une homogénéisation des contrôles d’application de ces règles, la France ne devant pas être victime de la qualité et de l’efficacité de son administration. Le numérique est un secteur d’avenir dont la France et l’Europe doivent encourager activement le développement. L’implication des élus et leur volonté politique est indispensable et implique qu’une initiation/formation leur soit systématiquement dispensée. Les politiques incitatives pour la recherche et le développement doivent être renforcées, avec notamment une réforme du CIR. Le PS doit assurer la formation et la sensibilisation de tous ses élus et plus généralement de ses militants au monde de l’entreprise et plus généralement à l'économie.

jean-pierre le coq, 24 octobre 2014 à 18h46

La parole est aux militants... Militant de très longue date au Parti socialiste, j'ai toujours exercé mon droit d'écriture et surtout mon devoir de "dire ce que je pense", tout particulièrement sur les sujets abordant "le Technique". Je viens de recevoir les échanges écrits que j'ai eus, avec Marie JACQ, députée finistérienne, figure emblématique de notre Parti, décédée il y a quelques jours, ces "archives" rappellent que les écritures restent et que les paroles s'envolent! J'espère, comme ceux qui "contribuent", que " la parole aux adhérents" sera suivie de faits tangibles, tout en mesurant les difficultés à synthétiser ce volume de propos! Ma crainte, que les synthétiseurs manquent de Culture " du Technique et de la Créativité", risquant ainsi de passer à coté de réflexions importantes sur la Ré-industrialisation, involontairement, bien entendu! Ce thème est souvent abordé sous l'angle de la gestion: finances, organisation des marchés... trop rarement accompagné par un projet de changement profond, celui des mentalités, pourtant indispensable, ce qui m'oblige à réitérer, ce slogan provocateur: " l'industrie, comme le Technique, c'est bien pour les enfants des autres"...promouvoir un produit auquel on ne croit pas!....difficile de convaincre! Les Temps d'Activité Périscolaires sont à mon sens des vaccinations permettant de goûter aux plaisirs de réaliser engendrés par la Culture de la Créativité, à condition que celle-ci soit abordée par le bon bout, pas uniquement par du ludique, mais par du pédagogique, je pense aux capacités des " imprimantes 3"D", mises en service ça et là, sans soucis d'exploitation industrielle, pour faire court! J'ai sollicité des sections PS, afin que nos communes, souvent en panne d'idées nouvelles, réfléchissent à donner du sens aux activés périscolaires, en vain, ce qui me ramène à cette situation qui m'exaspère: il n'y a presque plus d'écoute à tous les niveaux des décideurs, des élus, pas d'accusés de réception des messages, donc bien entendu, pas de réponses, ni d'actions qui pourraient en découler, le train-train, la routine la reconduction des actions qui n'ont pas fait évoluer les situations ..le temps passe, une élection remplacera une autre! Tous débordés, certes, mais en ne bousculant pas les habitudes, en ne levant pas la tête, le port du casque ne suffira pas à atténuer les traumatismes. Notre Premier Secrétaire Général a rappelé l'engagement exemplaire de Marie Jacq, ses capacités d'écoute, je souhaiterais que cette socialiste, hors du commun, soit un modèle à suivre pour nos élus d'aujourd'hui et de demain. JP LE COQ section de Thorigné-Fouillard

Rita DI GIOVANNI, 24 octobre 2014 à 17h46

Les partenaires sociaux ont été particulièrement sollicités pour accompagner les réformes et les réorganisations dans les entreprises (conférence sociale, obligation de négociation dans les entreprises de plus de 50 salariés,…) en même temps, dans les entreprises leur place, leur rôle est particulièrement fragile : ils sont peu nombreux, quasi inexistants dans les petites entreprises ou parfois les moins petites, ils ne sont pas toujours reconnus comme agissant pour le bien de tous que ce soit de la part des employeurs ou des salariés , ils manquent de temps et de formation pour conduire toutes les négociations, enfin beaucoup ont des difficultés à équilibrer, articuler un parcours professionnel et un engagement syndical. Si leur rôle est considéré comme important, peut-être serait-il nécessaire de réfléchir aux moyens de reconstruire leur place dans les entreprises pour qu'ils puissent réellement l'exercer.

Laurent MIERMONT, 24 octobre 2014 à 16h13

"Confier aux Régions une (grande) partie du CICE"

jean pierre leonard, 24 octobre 2014 à 15h48

Homo sapiens versus robot:vielle antienne des futuristes. Les bienfaits des progrès technologiques ont été confisqués par les entrepreneurs par tous les bouts: La productivité accrue décime les emplois La création de centrales d'achats de matériels spolient les comptes des entreprises au profit de leurs dirigeants, tuant dans l'oeuf toutes revendications. La dématérialisation permet l'externalisation de services qui , intégrés, induiraient des élections professionnelles. La réactivité technique permet des flux tendus qui oeuvrent à la précarisation de l'emploi.

Coignard Elisabeth, 24 octobre 2014 à 14h02

Ce qui fait la richesse de la France, ce sont des nombreuses PME/TPE, son artisanat, ses autoentrepreneur(e)s et non pas les entreprises voyous du "CAC 40". Alors faisons en sorte qu'elles s'y investissent. Mais pas au détriment des travailleurs de ce pays. Jean Jaurès écrivait: " Parce que le [patron] n'a pas récolté sans peine, il s'imagine qu'il a semé".

Francis LEVEQUE, 23 octobre 2014 à 18h29

Les socialistes ne sont pas contre l’entreprise ni contre l’économie de marché. Nous intégrons la réalité de notre société à nos convictions les plus sincères. Pour nous les entreprises sont le lieu de l’activité économique ; elles sont aussi une composante de la vie sociale. Nous sommes attachés à la représentation syndicale et à la prise en compte de chacun des acteurs humain qui sont la composante de l’entreprise. Ainsi nous souhaitons le partage des décisions avec l’ensemble des salariés (ou leurs représentants), et nous soutenons les formes d’organisation coopérative et participatives. Nous ne mélangeons pas les PME et les grosses entreprises. Elles ont leurs problématiques propres. Nous aimons les chefs d’entreprises qui ont pris des risques en créant leur société. Nous sommes méfiants envers les directeurs de SA nommés par des comités complices. Nous avons de l’estime pour les premiers, ceux qui se battent pour leur boite et leurs salariés. Nous avons de la répulsion pour ceux dont le premier souci est le dividende toujours croissant qu’ils pourront donner à leurs actionnaires invisibles, quitte pour cela à trancher dans leur entreprise et à sacrifier les salariés. Puisqu’il faut l’association d’un capital et d’un travail pour engendrer des bénéfices il est normal que ce dernier soit partagé à égalité. La part de bénéfice du capital est partagée en proportion du nombre d’actions, la part des salariés est partagée à égalité pour chacun. Il ne faut pas se limiter à encourager le capital, il faut aussi motiver les salariés et tenir compte que les salariés sont des humains.

Philippe Dubourg, 23 octobre 2014 à 17h43

La désindustrialisation de la France a détruit 2 millions d'emplois. Les délocalisations ont été d'autant plus constatées que le niveau en gamme de la production de nos entreprises est bas. L'Etat français doit soutenir en priorité les entreprises avec l'objectif de viser le leadership dans leur secteur d'activité. Un très haut niveau de qualification de la main-d'oeuvre, indissociable d'une production haut de gamme, protège des délocalisations et du dumping social. Etre socialiste c'est considérer l'entreprise indispensable au développement des territoires au même titre que les services publics. La France est un territoire bigarré. Comprenons qu'au nom de l'Egalité nous ne pouvons plus administrer le même remède à des territoires dont les problématiques économiques sont différentes. Pour les territoires hyper-ruraux comme le nôtre, l'enjeu essentiel est d'inverser le déclin démographique, l'emploi étant le premier défi à relever. - Maintenir des emplois existants : 1/3 des actifs du département cesseront leur activité d'ici 2020, 12 000 emplois sont menacés de disparaître. Expérimentons une GPEC à l'échelle régionale, sous la forme d'une bourse, accessible aux CIO et aux établissements de formation professionnelle (scolaire ou pour adultes). Un contrat de « transmission d'entreprise » pourrait être signé à N-2 (suivant la durée de formation) entre le futur repreneur et l'employeur en partance. - Créer de nouveaux emplois : la création d'une pépinière de salariés en lien avec Pôle emploi, le PLIE et la Mission locale et couplée à un groupement d'employeurs permettrait, grâce à un travail chirurgical qui ne peut être réalisé actuellement faute de moyens suffisants, d'établir plus de connexions entre les demandeurs et les emplois à pourvoir. - Des gisements d'emplois existent dans la « silver économie » et le tourisme. La prise en charge de nos aînés, à domicile ou dans des établissements adaptés, mais aussi l'accueil de seniors doit être creusés. Quant au tourisme, le potentiel de développement est réel pour le département, notamment sur la période estivale. Le nombre d'emplois en été, seulement supérieur de moitié à celui enregistré pour la période hivernale (450 ETP en hiver / 650 ETP en été), est un révélateur de ce potentiel. Fidèles à nos valeurs et au message de Jean Jaurès «Aller à l’idéal et comprendre le réel», être socialiste aujourd’hui c’est répondre aux défis que la mondialisation nous impose de relever tout en protégeant notre modèle social. Pour un socialiste, l'égalité entre les citoyens et entre les territoires, c'est donner à chacun d'eux par des moyens différenciés, la même chance de s'émanciper.

danielle TEIL, 23 octobre 2014 à 15h32

AIDE AUX ENTREPRISES L’idée d’aider les entreprises me paraît, en soi, une bonne idée, mais … - Pas pour celles qui ne sont pas soumises à la compétition internationale - Pas pour les banques ou de grosses entreprises qui parfois ne payent même pas leurs impôts en France - Pas pour celles qui n’investissent pas dans l’outil de travail mais se contentent plus ou moins de verser des dividendes conséquents à leurs actionnaires. Ne vaudrait-il pas mieux que cet argent soit redirigé en majeure partie aux PME ou aux TPE ? De plus, il me paraît totalement justifié de demander des contreparties et de faire des contrôles sur l’usage qu’il est fait de l’argent public. Enfin, je pense que la somme de 40 milliards est vraiment excessive, la plupart des entreprises se plaignant plutôt de ne pas avoir de demande. AIDE AUX MENAGES Je suggère que l’on consacre une bonne partie de cette somme au pouvoir d’achat des ménages. Une personne en surendettement ne peut résorber ses dettes si on ne l’aide pas par un étalement ou une remise partielle de sa dette. Un pays le peut-il davantage ? En effet, comment résorber les déficits et payer, ne serait-ce que les intérêts de la dette, si les ménages voient leurs revenus baisser de jour en jour. De plus, les collectivités qui sont de gros employeurs voient leurs dotations sérieusement diminuer. Qu’espère-t-on avec ces mesures ? Voir le chômage baisser ? CREATION D’INDUSTRIES DE POINTE ET GRANDS TRAVAUX Il est urgent de penser à la planète que nous voulons laisser à nos enfants. Pour cela nous devons investir dans la recherche et dans les industries « « propres », agriculture biologique, isolation des bâtiments, transports, etc … qui sont sources d’emploi. Nous ne pouvons pas faire tout tous seuls mais essayer très fermement de convaincre l’Europe et surtout Mme Merkel qu’il est temps de passer à un régime de croissance, contrairement à ce qui se fait actuellement au niveau de l’Europe, et qui aboutira rapidement, si l’on continue dans cette voie, à une période de déflation dont tous les économistes s’accordent pour souligner le danger. PARTAGER LE TRAVAIL Nous avons la quasi -certitude que nous ne retrouverons pas le plein emploi. Les progrès techniques réalisés en moins d’un siècle, la concurrence mondiale, tout pousse à une compétitivité extrême qui se traduit par la diminution du nombre de travailleurs. Ne peut-on, dans ces conditions, envisager le partage du travail et mettre à la poubelle le modèle actuel où il n’y a qu’une seule loi : le profit ? Il est temps de passer aux 32H/semaine. Cessons de chercher à tout prix des gains de productivité et mettons au goût du jour les gains de qualité et de durabilité.

Seraphin, 22 octobre 2014 à 23h27

A ré-industriallisation je préfèrerais le terme de nouvelle industrie. Privilégions une économie de cycle court, innovante et environnementalement positive. Il faudra probablement plusieurs décennies pour que la nouvelle économie se mette en place mais il est essentiel de tracer une trajectoire dès aujourd’hui. La France a tous les atouts pour redevenir un leader industriel (EDF, Areva, Alstom etc.). Pour cela, elle ne devra pas rater le train de l’économie sociale, du développement durable et du numérique. Sans oublier les biotechnologies. Le progrès technologique crée plus d’emplois qu’il n’en détruit. C’est le processus de « création destructrice ». La fermeture d’un secteur d’activité crée des emplois dans un autre (ex : internet, Em@il) La gauche doit se réconcilier avec l’entreprise qui devrait de part sa position être considérée comme un corps intermédiaire. Les citoyens passent plus de 30% de leur vie au travail, l’entreprise est un élément de représentation naturel, presque cognitif. Le marché, le profit ou bien même la finance ne doivent pas être des « gros mots ». Il faut encourager la création de richesse tout en accompagnant les dérives. Les situations de rentes et les corporatismes sont des non sens économiques. Ils privent l’ensemble de l’économie de sont potentiel de développement. La concurrence, autre mot connoté « libéral » doit être ajoutée au vocabulaire de la gauche moderne. La gauche doit revoir son positionnement idéologique dans un débat de fond serein. Le Partie Socialiste a oublié de mettre l’humain et le travailleur au centre de sa politique économique. Donner un 1/3 des sièges aux représentants des salariés au sein du conseil d’administration serait une révolution bénéfique pour le dialogue sociale. La France qui dispose d’élite technique de très haut niveau, des meilleurs mathématiciens et ingénieurs mais n’arrive pas à s’insérer dans la globalisation. Comment s’insérer dans la mondialisation quand elle n’a pas été définie et préparée ? Le Rafale est l’avion de combat le plus performant du monde, combien en avons-nous vendu ? Essayons maintenant de voir le verre à moitié plein. Nous sommes leader du luxe, de la sécurité des données, cryptage (que je sache le téléphone d’aucun président français n’a été intercepté). La différence entre ces exemples de succès et d’échecs réside dans le pragmatisme avec lequel ils ont été mené. La France doit sortir des clichés idéologiques qui génèrent immobilisme et conflit.

Isabelle le guen, 22 octobre 2014 à 20h47

L'industrie ne s'est pas affaissée comme on voudrait nous le faire croire, les patrons en veulent plus (d'argent bien sûr), s'ils pouvait faire crever leurs salariés, ils le feraient et vous y contribuer en allongeant l'age du départ à la retraite et en nous faisant croire que c'est la seule solution. Si les bénéfices des entreprises étaient redistribués aux salariés il y aurait de leur part plus de motivation au travail et donc plus de productivité,. Si les salariés étaient bien dans leur entreprises il y aurait moins de maladies et donc moins de paiements de la part de la sécu. Le code du travail doit être une garantie pour nos salariés de ne pas se faire "arnaquer" par les patrons (paiements au lance pierre, CDD,licenciements abusifs...)

La gauche historique a un rapport mi-figue mi-raisin à l’entreprise, ainsi qu’une certaine défiance vis-à-vis de tout ce qui s’y rapporte, le capitalisme en première ligne; mais le monde moderne est bâti sur les prémisses suivantes : • Les besoins des individus se diversifient et se densifient ; • Nul ne peut satisfaire tous ses propres besoins seul ; • La spécialisation des individus contribue grandement à la qualité de vie de tous ; • La monnaie est la représentation matérielle d’une dette de la société envers soi ; • La finance est un outil dont la finalité est de rendre possible des projets de moyen/long terme. Sur ces bases, l’entreprise est une source d’amélioration de la vie de chacun. Dans cette optique, le travail et l’innovation sont des nécessités fondamentales. Ainsi, il convient de : 1. Valoriser l’entrepreneuriat en ce qu’il est un moyen émancipateur de contribuer densément au bien commun ; 2. Prendre acte de l’utilité sociale de la finance, mondialisée, et l’orienter mondialement vers cette finalité originelle ; 3. Interdire le versement de dividendes sous-jacents à un exercice comptable déficitaire ; 4. Lutter mondialement pour une meilleure régulation des marchés financiers afin de privilégier les investissements MT/LT sur la hausse : limitation du nombre journalier d’allers-retours sur une même valeur, délai minimal entre aller et retour, restriction de l’émission de produits dérivés et en particulier de paris sur la baisse (e.g. put, turbo put) ; 5. Instrumentaliser au bénéfice de la société les logiques propres à la recherche du profit plutôt que de les combattre : parler la même langue et instaurer des cercles vertueux ; 6. Prendre acte du phénomène de destruction créatrice de l’emploi inhérent à l’évolution des moyens de production, et ainsi former la population tout au long de la vie pour qu’elle reste employable ; 7. Refaire de l’Etat un créateur d’entreprises innovantes (colbertisme), qui deviendront demain, dans les biotechnologies, la robotique, les énergies renouvelables et bien d’autres, ce que sont aujourd’hui des entreprises comme EDF : des leaders mondiaux grâce à l’esprit d’entreprise qu’a jadis eu l’Etat français ; 8. Favoriser les TPE/PME pour leur grand potentiel d’innovation, et le fait qu’elles sont des réussites d’entrepreneurs et non des vaches à lait pour actionnaires (donc des sources d’emplois plus que de rentes) ; 9. Revaloriser les cursus professionnalisants et impliquer les entreprises dans les cursus afin de garantir des expériences de terrain pré-diplômation et un refinancement de l’enseignement supérieur par ceux qui ont besoin des diplômés ;

pierre gil, 22 octobre 2014 à 15h36

Au PS, très peu de gens du privé, c'est un parti de fonctionnaires. Donc peu ou pas de culture sur le vécu des entreprises. Ce qui me semble primordial pour une entreprise c'est le Fond de roulement et trop souvent le Besoin en fond de roulement. Les PME souffrent car elles manquent d'argent parce que leurs clients les payent à 90, 120, 180 jours et parfois plus. Ce manque de liquidités leur coûtent cher auprès des banquiers. Les mauvais payeurs sont les plus gros : l'Etat (au sens large), les multinationales et la grande distribution Si l'on peut rendre obligatoire par la loi le paiement à 30 jours on va améliorer de façon significative la trésorerie des entreprises. Mais l'Etat a-t-il les moyens de payer à 30j?

Section d'Antony (92), 22 octobre 2014 à 11h46

Produire et consommer autrement : enjeux et potentiels de l’impression 3D Dans un contexte économique morose, comment ne pas prendre avec optimisme la mise sur pied d'une filière nouvelle, qui semble révolutionner la production industrielle, les modèles d'affaire, les modes de vie? Comment ne pas se réjouir qu'au sein de cette filière, la France soit bien représentée et innovante ? Cette filière, c'est l'impression 3D. L'impression 3D, c'est la possibilité pour chaque possesseur d'une mini-station de production de créer et répliquer des objets - aujourd'hui simples, mais dont la complexité ne cesse d'évoluer-- à partir de patrons numériques. En quelques minutes, l’imprimante transforme une maquette en 3D sur ordinateur en objet réel. Comme pour les inquiétudes sur le respect de la vie privée sur les réseaux sociaux, les inquiétudes se multiplient sur les possibles dérapages de cette technologie émergente. Si ces messages d’alerte (comme d’autres sur les risques pour la santé, etc) doivent être pris en compte, ils ne doivent pas occulter la révolution permise par les imprimantes 3D. L’accroissement des possibilités d’utilisation des logiciels et des techniques d’impression 3D favorise le développement de communautés dites de “makers” ; des citoyens qui maitrisent tout ou partie d'un processus de production et qui en font usage pour de la création comme pour de la réparation d’objets du quotidien ou à commercialiser. L’apparition du web social a redéfini les utilisateurs de services Internet. De simples consommateurs, ils sont devenus des créateurs de contenu, qu’ils partagent avec des contacts. Le mouvement DIY (“do-it-yourself” ou « faites le vous-même »), né dans les années 1970 se marie avec les possibilités de partage infinies du web social pour permettre à cette communauté d’échanger aux quatre coins du globe. Parce que les makers impliquent non seulement l’innovation, mais aussi une soutenabilité productive qu’il est crucial de favoriser dans une économie sur-mondialisée, favoriser l’émergence de ce mouvement en France est une politique socialiste : c’est une politique publique de formation pour tous, de distanciation à la consommation de masse et ses écueils, une politique d’innovation sociale et économique. Pour cela la puissance publique doit agir dans deux directions principales : faire émerger un cadre juridique adapté aux "makers" au niveau européen, et mettre en place partout sur le territoire des environnements accueillants et sécurisants qui inciteront les citoyens à se tourner vers ces pratiques, et plus largement vers l’économie collaborative.

Section d'Antony (92), 22 octobre 2014 à 11h45

Produire et consommer autrement : enjeux et potentiels de l’impression 3D Dans un contexte économique morose, comment ne pas prendre avec optimisme la mise sur pied d'une filière nouvelle, qui semble révolutionner la production industrielle, les modèles d'affaire, les modes de vie? Comment ne pas se réjouir qu'au sein de cette filière, la France soit bien représentée et innovante ? Cette filière, c'est l'impression 3D. L'impression 3D, c'est la possibilité pour chaque possesseur d'une mini-station de production de créer et répliquer des objets - aujourd'hui simples, mais dont la complexité ne cesse d'évoluer-- à partir de patrons numériques. En quelques minutes, l’imprimante transforme une maquette en 3D sur ordinateur en objet réel. Comme pour les inquiétudes sur le respect de la vie privée sur les réseaux sociaux, les inquiétudes se multiplient sur les possibles dérapages de cette technologie émergente. Si ces messages d’alerte (comme d’autres sur les risques pour la santé, etc) doivent être pris en compte, ils ne doivent pas occulter la révolution permise par les imprimantes 3D. L’accroissement des possibilités d’utilisation des logiciels et des techniques d’impression 3D favorise le développement de communautés dites de “makers” ; des citoyens qui maitrisent tout ou partie d'un processus de production et qui en font usage pour de la création comme pour de la réparation d’objets du quotidien ou à commercialiser. L’apparition du web social a redéfini les utilisateurs de services Internet. De simples consommateurs, ils sont devenus des créateurs de contenu, qu’ils partagent avec des contacts. Le mouvement DIY (“do-it-yourself” ou « faites le vous-même »), né dans les années 1970 se marie avec les possibilités de partage infinies du web social pour permettre à cette communauté d’échanger aux quatre coins du globe. Parce que les makers impliquent non seulement l’innovation, mais aussi une soutenabilité productive qu’il est crucial de favoriser dans une économie sur-mondialisée, favoriser l’émergence de ce mouvement en France est une politique socialiste : c’est une politique publique de formation pour tous, de distanciation à la consommation de masse et ses écueils, une politique d’innovation sociale et économique. Pour cela la puissance publique doit agir dans deux directions principales : faire émerger un cadre juridique adapté aux "makers" au niveau européen, et mettre en place partout sur le territoire des environnements accueillants et sécurisants qui inciteront les citoyens à se tourner vers ces pratiques, et plus largement vers l’économie collaborative.

Jean-Luc MONCEL, 22 octobre 2014 à 0h00

Contribution en pièce jointe.

Michaël BRUEL, 21 octobre 2014 à 21h20

Passer à l’e-inclusion 2.0, avec Jennifer MICHELANGELI (secrétaire fédérale à la Communication numérique - Fédération des Bouches-du-Rhône) Pour assumer un positionnement certain de la France dans le monde numérique de demain, il faudra que nous puissions dépasser le simple discours du déploiement des réseaux car l’enjeu ne réside pas dans la seule possibilité de l'offre de capacité technique mais bien dans le taux d'appropriation des outils par la population. L'objet même de l'outil numérique est de participer à faciliter la vie quotidienne. Ce paradigme explique depuis des années l'intérêt de l'engagement de tous les niveaux de décisions agrémenter des arguments d'amélioration de la productivité et de la participation à la révolution industrielle ouverte le siècle dernier, devant permettre de générer de nouveaux emplois. Les décisions d'aujourd'hui impactent définitivement le positionnement de notre pays dans ce champ ultra concurrentiel et vecteur de nombreuses innovations sociales capables de modifier profondément les relations entre les êtres humains. Cela doit supposer de construire rapidement une volonté d'e-inclusion 2.0 assise sur l'appropriation du plus grand nombre plaçant la médiation numérique au cœur de cette dynamique. Les modèles de production conventionnels ne sont pas adaptés à la création de produits issus de cette nouvelle industrie. L'utilisateur peut devenir le producteur beaucoup plus facilement, la captation de son besoin est le début de la création. Ce travail d'e-inclusion doit permettre d'avoir une vision politique de rencontre et du partage de l'idée, rassemblant des clusters d'intérêts qui mettent en œuvre cette créativité. L'usage correspond souvent à une culture propre et particulière construite autour de siècle d'histoire. On doit pouvoir dire que si les outils sont développés pour répondre à des usages spécifiques des français, voire des européens, il devrait être évident qu'il le soit par une industrie française. La structuration de l'industrie du numérique française ne résidera pas dans la seule possession du meilleur maillage territorial au monde, par le nombre de tuyaux. Même s'il est essentiel, il doit s'accompagner par un maillage d'espace de médiation numérique évitant de renforcer l'e-exclusion

Section de la Roche-sur-Yon PS Vendée, 21 octobre 2014 à 15h29

D'un point de vu historique, il semblerait que le parti socialiste ait apporté plus de réponses aux salariés qu'aux entrepreneurs. Néanmoins, nombre de ces réponses ont impactés positivement le monde de l’entreprise même si, vu de l'extérieur, les rapports du PS vers l’entreprise demeurent diffus. Le dialogue social en France s'est longtemps limité a un échange entre les syndicats et les représentants politiques alors que parallèlement est loué la qualité du dialogue des sociétés social-démocrate Nord Européenne basé sur un dialogue social intégrant dès le départ les organisations patronales. L’histoire du syndicalisme en France a également influé sur le rapport que porte le politique aux entreprises. La perte d'influence syndicale en France, doit nous amener à nous interroger sur la qualité du dialogue social inter-entreprise. Aujourd'hui, l'usage de l'expression « du monde de l'entreprise » paraît difficilement fonctionnel et très réducteur tant les différences sont grandes entre les multiples formes d'entreprises : TPE, l'entrepreneur individuel ou sociétés du CAC 40. En perpétuelle évolution, la société s'adapte à ces modifications et y répond. Il n'y a plus la caste des « patrons » d'un côté et les « salariés » de l'autre. Pour preuve, le nouveau statut d'auto-entrepreneur en France permet la double qualité salarié/entrepreneur. Ce statut hybride répond à une vraie demande et mérite d'être encore plus soutenu. La SCOOP est également un statut à encourager. La volonté d'entreprendre doit être stimulée y compris par l'injection d'argent public au sein même d'une structure entrepreneuriale. Mais il faut en contrepartie, instaurer des outils d'évaluations afin de mesurer l'utilité de cet apport financier et l'investissement réalisé. Depuis 2004, les socialistes, via les collectivités régionales participent au développement de l'économie par des primes et prêts liés à la création d'entreprises, reprises, transmission, soutien aux filières. Le rapport des socialistes vis à vis du monde économique doit se situer du côté de l'économie réelle, du côté des PME, TPE et auto-entrepreneurs qui créent de l'emploi et encouragent le développement de la richesse de notre pays face à l'économie spéculative, rentière et financière.

Section de Mussidan, 21 octobre 2014 à 15h02

L'industrie française s'est affaissée par insuffisance de recherche et développement et par manque d'investissements innovants. Les entreprises se heurtent à une législation complexe. Quelle doit être notre conception de l'entreprise ? • La simplification administrative et règlementaire s'impose. • La flexibilité devrait être un atout pour les entreprises et les salariés. Par exemple,l'annualisation du temps de travail doit permettre d'aménager les horaires en fonction de la charge de travail ou de la saisonnalité ce qui éviterait aux salariés de tomber dans la précarité. • Une réflexion sur la formation professionnelle initiale devrait être menée par l'Education Nationale. • Les métiers manuels doivent être valorisés au niveau des salaires et par une meilleure formation. • La formation professionnelle doit être reconstruite et davantage basée sur l'apprentissage et l'alternance. • Les entreprises sont le moteur de notre économie. Salariés et entrepreneurs doivent travailler à l'atteinte des objectifs de l'entreprise. Les relations sociales doivent être concues en terme de dialogue et non en terme de conflit. Pour ce faire, un climat de confiance doit être instauré et les rapports sociaux améliorés par des engagements réciproques. • Le CICE doit être réorienté aux seules industries des secteurs exposés à la concurrence internationale. • L' entreprise ne peut se passer de la robotique et des progrés technologiques. Ils améliorent les conditions de travail, le rendement,et sont source de progrès. • La prise de risque est nécessaire pour développer le progres économique et social que la Gauche a toujours porté.Elle s'oppose aux situations de rente.

Anonyme, 20 octobre 2014 à 22h54

Comment lutter contre la rente pour réduire les inégalités ? Nous socialistes, nous refusons la taxation. Elle pénalise la croissance et pose de nombreux problèmes comme par ex un impôt mondial. Elle nous conduirait au protectionnisme. On peut réduire les rentes et favoriser l’innovation : ces processus permettront de répartir les profits au plus grand nombre et non aux seuls actionnaires. Par ex : la création d’un 4ème opérateur de téléphonie a fait baisser le coût des téléphones. Les gains de cette opération, s’ils sont répartis, développent le pouvoir d’achat des consommateurs de l’ordre de 3 Millions d’Euros.

Anonyme, 20 octobre 2014 à 22h22

Pour commencer, quatre constats : - Il existe au sein de notre parti une attitude de défiance vis-à-vis de l’entreprise et de l’entrepreneuriat, attitude fondée sur une méconnaissance profonde de la nature de l’entreprise, de son mode de fonctionnement et de ses contraintes, en particulier celle de devoir gagner de l’argent pour se développer, voire tout simplement de continuer à exister. - Est trop souvent mise en avant une opposition caricaturale et stérile entre un secteur public paré de toutes les vertus et un secteur privé accusé de ne penser qu’à faire du profit. - Cet état d’esprit va de pair avec une recherche de l’élimination de tout risque alors que, oui, la prise de risque devrait être une valeur de gauche. J’imagine que les socialistes sont toujours attachés au progrès. Et le progrès comporte toujours un risque. - Enfin, il ne suffit pas de prôner à l’envi une volonté de ré-industrialisation. Il faudrait commencer par s’interroger en profondeur et d’urgence sur les raisons qui ont conduit à la désindustrialisation. La peur du risque évoquée plus haut a conduit tous le monde et en particulier le milieu patronal à une frilosité devant l’innovation que nous payons très cher aujourd’hui. Quatre axes pour la réflexion et l’action : - Réhabiliter l’entreprise dans notre discours, nos propositions et nos actes - Affiner notre conception de l’entreprise qui ne se réduit pas aux seuls actionnaires, mais devrait être une communauté d’intérêts entre actionnaires, dirigeants, salariés, syndicats, clients, fournisseurs et collectivités d’accueil. - Fixer précisément les droits et devoirs des différentes parties prenantes et mettre en place les outils permettant de vérifier en permanence la tenue des engagements pris par les uns et les autres. Ceci ne peut se faire qu’à travers un dialogue social élargi à toutes les parties prenantes et non dans des affrontements sans fin. Ne plus parler de « contreparties », mais d’engagements réciproques tenant compte de la réalité de la vie de l’entreprise. Par exemple, demander au patronat des engagements de création d’emplois à court terme en contrepartie du CICE, n’a pas de sens. En revanche, exiger un compte-rendu périodique de l’utilisation faite des sommes reçues (embauches, augmentation des salaires, reconstitution des marges, investissement, etc.) ne devrait pas poser de problème. - Engager d’urgence une réflexion au sein du parti sur les contours et conditions d’une ré-industrialisation qui ne pourra qu’être fondée sur l’innovation (pas seulement l’innovation technique) et sur une réhabilitation de la notion de risque de préférence à un primat de la rente trop souvent constaté.

Abidjan Section Côte d’Ivoire - FFE - PS, 20 octobre 2014 à 19h55

PME FRANCAISES A L’ÉTRANGER En Côte d’Ivoire, 70% des entreprises adhérentes à la Chambre de Commerce et d’Industrie Française sont à capitaux français ou dirigées par des compatriotes. Elles sont actives en partie dans le secteur secondaire et pour l’essentiel dans le secteur tertiaire. Elles jouent un rôle important pour le maintien d’un savoir-faire français, accompagnant nos grandes entreprises et elles sont des pourvoyeurs d’emplois tant ivoiriens que français. Ces PME ont subi de plein fouet les événements de 2002, 2004 et 2011, et plus de la moitié ont vu leurs locaux pillés ou détruits. A ce jour, les demandes d’indemnisation faites lors de la visite à Abidjan du Président Sarkozy sont restées vaines et sans suites. Ces PME engagées dans la reconstruction du pays sont sans aide d’aucune sorte que ce soit du secteur bancaire ou d’organismes français chargés du développement. Malgré une certaine amélioration du cadre de vie en ce début d’année, elles déplorent la persistance de pratiques abusives : 1. une pression fiscale trop importante, favorisant par contre les nouveaux investisseurs par le biais d’exonérations injustifiées ; 2. des contrôles trop nombreux des Impôts, Douanes, collectivités locales 3. une lenteur du remboursement de la dette intérieure qui affaiblit et parfois anéantit les entreprises qui ont fait confiance à l’Etat, 4. un sentiment d’insécurité, même si 2013 a été marqué par une amélioration de la situation sécuritaire à Abidjan 5. un appareil judiciaire manquant de moyens et de cadres intègres Ces petites entreprises se sentent délaissées depuis bien longtemps par les autorités françaises chargées du Commerce Extérieur. Vu l’engagement de la France dans le soutien aux grandes entreprises et dans l’assainissement des finances publiques ivoiriennes en l’occurrence, les PME françaises demandent à bénéficier des aides et des appuis que peuvent octroyer les autorités françaises à l’étranger.

Laurent Miermont, 20 octobre 2014 à 14h34

Le risque est-il une valeur de gauche? Que de sous-entendus dans cette question! Alors, déconstruisons un peu, avant de répondre. Le risque, d'abord ce n'est pas une "valeur". Dans le dictionnaire, il y a cette définition : "fait de s'engager dans une action qui pourrait apporter un avantage, mais qui comporte l'éventualité d'un danger". Le risque est une évaluation avantages-inconvénients, ni plus, ni moins. Donc se demander si on peut être de gauche et prendre des risques, n'est pas très intéressant. Évidemment, que des gens de gauche prennent des risques, tout le monde prend des risques. Une société sans risque, c'est une société morte. Mais après ça, on devine bien la question derrière la question, qui est, à l'évidence, celle du risque entrepreneurial. Risquer son argent pour faire du business et s'enrichir. Et c'est vrai qu'à quelqu'un qui rêve de ça, on ne peut pas, sous prétexte qu'on est de gauche, lui dire "ah non, risquer c'est mal". Aucun penseur de gauche (ni Marx lui-même, que fascinait ce déchaînement généralisé du risque capitaliste), ne réprouve la notion de risque parce que presque toute action comporte un risque, y compris celui de traverser la rue ou de prendre l'avion. Donc la question cachée derrière la question cachée est: êtes-vous d'accord avec la manière dont on rémunère le risque en régime capitaliste? Et donc: vous résignez-vous à ce qu'on procède toujours ainsi, puisque nous "acceptons l'économie de marché"? Eh bien non, je ne suis pas d'accord avec la manière dont le risque capitaliste est rémunéré. Je n'accepte pas que sous prétexte qu'on a "entrepris" et "risqué", on récolte une part disproportionnée par rapport de ce qui a été vendu grâce au travail de tous ceux qui l'ont aidé à "entreprendre", à savoir les salariés. Il devrait y avoir une rémunération maximale. On ne devrait pas pouvoir prélever plus d'un certain montant sur le produit du travail et de la vente, même si la prise de risque a été couronnée de succès. Et je rappelle au passage que si les "entrepreneurs" risquent leur argent, les travailleurs le risquent aussi, par celui de la perte de leur travail. Et dernière chose: en réalité, ceux qui s'enrichissent le plus ne sont pas tellement ceux qui prennent le plus de risque, puisque ce sont les actionnaires, qui ne travaillent pas, qui n'entreprennent pas, mais qui se contentent de posséder. En 2013, 85% des bénéfices des grandes entreprises françaises ont été distribués en dividendes.

François THIMEL, 20 octobre 2014 à 13h22

Préserver les modèles agricoles de montagne Les Savoie, comme toutes les régions de montagne, ont développé un modèle agricole original résultant de leur géographie et d’histoires particulières : les fruitières, les proximités frontalières, la pluriactivité… Ce modèle unique s’appuie largement sur la filière laitière, sur des produits transformés de qualité et sur des modes de régulation particilier. Il a permis de conserver un réseau conséquent de petites exploitations familiales et un lien fort avec les autres secteurs économiques notamment le tourisme. Ce modèle est aujourd’hui bien reconnu. Le risque existe cependant de le voir « balayé » par la mondialisation agricole et les politiques de Bruxelles. Sous un dynamisme évident se cachent des fragilités. Les handicaps naturels, l’urbanisation galopante et le risque que représente la dépendance vis-à-vis d’une seule filière, le conduisent à vivre sous la pression de contraintes fortes : foncière bien sûr, mais aussi celle qui résulte des exigences sanitaires que lui imposent ses productions au lait cru. Sans oublier les contraintes techniques et économiques inhérentes à l’agriculture de montagne. Ce modèle doit être défendu au regard de trois grands enjeux : L’enjeu « alimentaire » : les crises alimentaires et la volatilité des marchés ont fait évoluer dans l’opinion publique la place accordée à la production et à l’approvisionnement alimentaire. La nécessité de conserver une base productive rejoint désormais au rang des préoccupations, la sécurité sanitaire et la réduction des impacts négatifs de l’agriculture sur les milieux naturels. Sur un plan économique l’enjeu est celui de la reconnaissance de la diversité de l’agriculture, de la transition vers l’agro écologie. Plusieurs initiatives récentes dont la loi d’avenir récemment votée sont venues illustrer cette orientation. Enfin troisième enjeu le foncier et l’installation. Pour garantir une agriculture durable, il faut des exploitations agricoles durables disposant de foncier avec des générations qui se renouvellent. Or chaque jour un hectare de terre agricole disparait en Haute Savoie. La pression foncière constitue la première menace pour l’agriculture locale. Les Savoie disposent de nombreux atouts : les productions sous signe de qualité, leur faible consommation d’intrants, leur implication dans la « gestion des paysages » et leur investissement dans les circuits courts. Ces atouts doivent être rendus plus lisibles localement mais aussi nationalement : économie de proximité, pédagogie du « bien manger », politique des labels, maitrise par les filières de leur développement économique mais aussi scientifique et technique.

Phil09, 20 octobre 2014 à 9h02

En tout premier lieu il faut laisser le temps au pacte de compétitivité d'avoir ses premiers effets. Ne pas considérer l'entrepreneur comme un ennemi ; mais revoir le système de fonctionnement patrons-employés qui doit être un tout. Prendre en compte les réalités du terrain et de l'entreprise. Représentativité syndicale est insignifiante. Ils sont de moins en moins crédibles et ne représentent qu'une minorité qui n'a aucune légitimité à imposer quoi que ce soit. L'électorat socialiste de gauche (nécessaire de préciser...) ne peut se contenter d'un contrat social et se reconnait très peu dans la politique actuelle du gouvernement

Alexandre Stena, 20 octobre 2014 à 8h40

Pour de nouveaux champions français La France aime les « chefs », les leaders charismatiques, de ceux dont l’action imprime l’Histoire… Et il en est de même pour les entreprises : après la seconde guerre mondiale, l’Etat français a investi de nombreux secteurs, qui se sont transformés ensuite par voie de privatisation successives. Les noms d’EDF, GDF, Airbus, SNCF, Total, Veolia… résonnent d’une histoire marquée par la volonté politique d’un Etat porteur de grandes ambitions pour l’avenir. C’est l’histoire d’une clairvoyance industrielle de la France. Elle a soutenue le développement économique en s’appuyant sur ces grands champions. Elle a été garante d’accroissement de richesses : aux grandes entreprises, les exportations ; aux PME, la croissance du marché intérieur. Ce compromis a offert une balance extérieure équilibrée, basée sur le pacte social de la consommation interne. Ces grands acteurs du monde industriel ont évolués pour s’adapter à l’échiquier européen ou mondial de la concurrence : bien qu’ils soient toujours présents, leurs ressources collectées sont fragmentées en dehors de la France et ne suffisent plus à garantir une donne compétitive. Notre économie a besoin de nouveaux champions industriels ! Ces réussites montrent que les politiques stratégiques ne peuvent être engagés dans le monde privé et son paradigme de l’actionnariat : cet horizon temps ne peut être financé que par un acteur consistant : l’Etat, garant de la continuité et la persévérance d’une politique dans la durée. Avec 70% de la population active qui travaille dans le tertiaire, la France dispose de ressources significatives dans le secteur des services pour former un « géant » de la technologie : l’internet des objets semble être l’un des marchés mondiaux de plus forte croissance dans l’avenir. Mais il ne s’agit pas du seul secteur : pléthores d’innovations sont centrés sur les technologies et les systèmes d’informations. Ces investissements sélectifs sous forme de sociétés à capitaux étatiques viseraient à explorer, à identifier et à produire directement des technologies nouvelles au croisement des services et de l’industrie. Comme pour Airbus naguère, d’autres Etats européens peuvent être intéressés et concernés par cette ambition, et donc le partage d’investissements… et de risques. Cette dynamique entrainerait nativement un sillage de PME française dans un développement mondial, suivi de l’un des atouts du pays : la formation renforçant l’image et l’attrait de nos écoles supérieures et nos ingénieurs. Il s’agit d’un proposition pour un élan nouveau qui clarifierait la politique industrielle de la France : la rendre simple et fédératrice.

michel Guerin, 19 octobre 2014 à 12h54

L’industrie est indispensable au développement économique et social en raison de l’effet d’entraînement qu’elle exerce sur l’ensemble des autres activités. En effet 1 euro de valeur ajoutée dans l'aéronautique génère 4,80 euros de valeur ajoutée dans l'économie, selon l'Insee. Cet effet multiplicateur est de 4,1 dans l'automobile, de 2 dans la construction et…. 1,5 dans les services et le commerce. Ies incontournable de la réindustrialisation : • Pas d’industrie forte sans des politiques publiques qui la soutiennent. • Pas de firme multinationale qui n’ait des racines (les sous-traitants) • Pas d’avenir possible pour l’industrie sans confiance dans le progrès scientifique et technique il convient donc d’innover, former et financer mieux ! • Orienter le financement vers les entreprises qui investissent et embauche en France. • Contraindre les entreprises qui délocalisent à rembourser les aides reçues de l'Etat. • Soutenir l'économie numérique afin de favoriser la couverture de la France en très haut débit d'ici 10 ans. • Soutenir l’économie du développement durable. • Abonder les CPER (Contrat Plan Etat Région) sur les liens Universités-entreprises • Favoriser la formation en apprentissage (quota par entreprise ?), les formations techniques et une formation professionnelle orientée vers les sans-emplois Quelques mesures pour le permettre : • Réserver 5 % de la commande publique, soit plus de 2 milliard d’euros, aux entreprises innovantes. • Rediriger une partie de l’épargne des Français vers les entreprises innovantes. • Reformer la fiscalité au service de l’investissement : Dans une France de moins en moins solidaire, on ne donne pas un bon signal avec la suppression de la tranche à 5,5 % et on accroît inutilement l'antagonisme entre les Français qui paient et ceux qui reçoivent. Bien sûr, les 19 millions de foyers aujourd'hui exonérés d'impôt sont taxés via la TVA ou la CSG mais Il serait plus juste de faire un seul impôt, prélevé à la source, regroupant CSG et IR. . Instituer un plafond au « Crédit Impôt Recherche » pour les entreprises consolidées (situation financière d'un groupe de sociétés comme si celles-ci ne formaient qu'une seule et même entité). 500 millions € à rebasculer des grandes au petites entreprises. • les PME et ETI sortent fragilisées par 10 années de hausse continue des prélèvements. Les prélèvements obligatoires obèrent l’autofinancement des PME/ETI françaises et même si une réduction de la dépense publique est indispensable, elle ne suffira pas à elle seule à faire repartir la croissance. Les mesures européennes sont donc indispensables. Michel Guérin

ALI MOHAMMAD, 19 octobre 2014 à 12h44

« Politique économique et modèle social » Les états-généraux du Parti Socialiste se veulent une étape de clarification politique et doctrinale. Face aux différents défis économiques et sociaux auxquels sont confrontées la France et l’Europe que sont la désindustrialisation, le chômage, les déficits publics et qui mettent à mal notre modèle social, nous sommes partisans d’une croissance solidaire. Notre modèle ne sera viable que s’il est durable. Cette durabilité ne peut être obtenue que par un équilibre juste entre les salariés, les ménages d’un côté et les entreprises de l’autre. Ceci implique de mieux définir la place et le rôle des salariés, des entreprises et des entrepreneurs. Le parti socialiste doit se tenir au côté des salariés mais aussi des entrepreneurs en différenciant fondamentalement les tenants d’un capitalisme financier non lié à l’économie réelle et la très grande majorité des entreprises qui participent à la création de richesse du Pays. Les efforts en direction des entreprises ne doivent pas servir à rétribuer les investisseurs spéculatifs, mais à encourager l’auto-investissement de l’entreprise afin qu’elle puisse moderniser son outil de travail et augmenter ses efforts d’innovation. La rétribution de l’actionnaire ne devrait se limiter qu’à la valeur grandissante de l’entreprise, et donc du capital investi. La fiscalité en plus d’être un instrument de justice doit être au service de cette croissance durable et à l’amélioration de notre modèle social. Tout d’abord, nous proposons que l’héritage et la rente ne soient pas favorisés par rapport aux revenus d’activités. Ensuite, nous souhaitons taxer davantage les activités spéculatives en France et en Europe, celles-ci doivent participer davantage au financement de notre modèle social, modèle que ces mêmes activités spéculatives participent à affaiblir. Puis, nous proposons d’introduire plus de justice en établissant une vraie progressivité des impôts et des prélèvements pour les ménages afin d’éviter les effets de seuil. Celle-ci passe par une vraie réforme globale de la fiscalité et des prélèvements sociaux. Une réforme similaire doit supprimer également les effets de seuil quant à l’arrêt des prestations sociales. Enfin, cette progressivité doit aussi se retrouver dans la fiscalité et les prélèvements des entreprises en favorisant les TPE/PME afin qu’elles puissent se développer. Le triptyque ménages, entreprises et services publics est fondamental pour le maintien et l’amélioration de notre modèle social. La durabilité de ce modèle ne pourra être obtenue que par un juste équilibre entre ces trois composants. Militant(e)s de la Fédération des Yvelines

max sarfati, 18 octobre 2014 à 19h37

Après le baccalauréat, les élèves bons en sciences, les « forts en math » se dirigent en général vers les classes préparatoires et ils deviennent ingénieurs (à l’exception de ceux qui entrent à normale sup). Peu d’entre eux vont à l’université. A l’issue de leur scolarité ils vont vers l’industrie ou la banque et sont perdus pour la recherche. Pour aimer la recherche et essayer d’en faire une carrière, il faut passer par l’université, préparer un doctorat, y prendre gout, puis devenir, si c’est possible, enseignant –chercheur. En simplifiant, on peut écrire que les très bons élèves seront ingénieurs, perdus pour la recherche, et les moins bons iront à l’université qui, il faut oser l’écrire, ne recrute pas le haut du panier. Ceci est une spécificité française. Au Royaume Uni, les universités de Cambridge et Oxford sont des centres de recherche reconnus ; de même aux USA, le MIT, Stanford et autres .. Fermer les grandes écoles ? Un sacrilège, c’est impossible.

max sarfati, 18 octobre 2014 à 19h36

La recherche en France est en grande partie concentrée dans le CNRS. C’est, je crois une création en 1936 du front populaire, époque où il était de bon ton de copier l’URSS, son « académie des sciences » et ses chercheurs à plein temps. Aujourd’hui en France, un chercheur entre au CNRS vers 26 ou 28 ans et il en sort au moment de la retraite. Il a « cherché ». Mais qu’il ait trouvé ou pas, il conserve son poste jusqu’à la retraite. Dans les pays étrangers, la recherche se fait en général dans les universités et le chercheur cumule, au moins au début, la recherche et l’enseignement. Si le chercheur ne publie rien de valable après quelques années, il n’obtient plus de crédits et il devient enseignant à temps plein. Le critère, c’est d’avoir publié des résultats de recherche dans des revues respectées. C’est « publish or perish ». Un chercheur qui ne « trouve » pas prend la place d’un jeune qui voudrait entrer dans cette carrière mais qui ne le peut pas par manque de postes budgétaires. La garantie de l’emploi au CNRS est un véritable scandale. Elle prive le pays da possibilité de renouveler le staff de recherche et ainsi d’avoir plus de chances de financer des « trouveurs ».

François THIMEL, 18 octobre 2014 à 16h14

Elargir notre vision de la compétitivité La question de la compétitivité des entreprises est bien trop souvent centrée sur la seule question des coûts dans l’entreprise. A court terme et dans le contexte très tendu que l’on connait, il y a une logique à mettre en avant cette dimension. Il existe pourtant tout un champ de la compétitivité qui repose sur autre chose que les coûts : la question des compétences qui renvoie (entre autre !) à la formation professionnelle et la question de la recherche illustrent bien cette compétitivité « hors coût » qui mériterait d’être plus souvent analysée et stimulée. Dans bon nombre de filières industrielles (surtout celles qui fonctionnent avec beaucoup de PME), la prise en compte de cette « compétitivité hors coût » s’avère délicate voire même impossible quand on se situe au niveau de l’entreprise même. Problème de taille, de culture. Prégnance des réflexes de concurrence … C’est donc au niveau des filières qu’il faut envisager les raisonnements. Sur la fonction RH (ressources humaines) des progrès ont été réalisés même si tout est loin d’être parfait. Pour la recherche et développement (R&D) qui constitue l’un des moteur forts de la dynamique industrielle, force est de constater que l’on est loin du compte dans nombre de secteurs. L’enjeu est donc stratégique et les pouvoirs publics doivent être attentifs à cette dimension, en lien avec les entreprises et leurs filières et les institutions qui portent la recherche, la formation et les financements. Les 21 plans de réindustrialisation se situent dans cette perspective. Sans revenir sur les objectifs et contenus de ces plans qui sont en train d’être mis sur les rails et pour lesquels il faut souvent « être du métier » pour pouvoir porter un avis, on peut, au moins pour certains plans, relever deux suggestions qui permettraient d’aller plus vite et plus loin dans les initiatives : - La première consiste à tenter d’identifier tout un champ de R&D que l’on peut qualifier de « pré-concurrentielle ». C’est une démarche à faire sur des contenus mais aussi en termes conceptuels, pour porter un message mobilisateur et fédérateur en direction des entreprises. - La deuxième consiste à accepter l’idée que « l’innovation incrémentale » puisse aussi être dans certains cas un facteur de développement aussi puissant voire même plus puissant que « l’innovation de rupture » sur laquelle on reste trop souvent focalisé. Moyennant ces deux précautions, beaucoup d’efforts de R&D, conçus et animés par les filières et portés par le entreprises pourraient produire plus d’effets et dans des délais plus rapides.

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h29

L’industrie française a été victime de mauvais choix, qui datent de plusieurs décennies. A la fin du XXe siècle s’est imposée dans notre pays l’idée d’une société de services, l’idée que l’avenir serait meilleur dans une « France sans usines ». Dans la division internationale du travail, la production était laissée à d’autres… La concurrence du bas coût a amplifié la tendance. À l’inverse, l’Allemagne continuait à placer l’industrie au cœur de son modèle socio-économique. Mais il n’est jamais inutile de rappeler que la France dispose d’atouts décisifs. La qualité de la formation, parfois considérée trop « théorique » par rapport aux besoins des entreprises, prépare mieux aux cycles plus courts des produits. Le coût du travail n’est qu’une donnée secondaire pour la plupart des produits à haute valeur ajoutée – au contraire, les externalités apportées par les politiques publiques et par notre assurance sociale sont vécues comme une opportunité par les investisseurs. Notre stratégie économique s’est sans doute trop concentrée sur les points forts de notre économie – les grands groupes et certains secteurs. Nous devons utiliser l’outil fiscal et celui de la commande publique pour réguler la relation entre PME et grands groupes. Nous devons ouvrir les yeux à de nouveaux secteurs, notamment au numérique, et y construire nos futurs grands groupes dont l’objectif sera autant de produire de la valeur économique que de la valeur sociale. Nos aides directes aux entreprises sont loin d’être optimisées. La concurrence entre territoires amoindrit l’efficacité de nos aides régionales et locales ; il est urgent de passer de la concurrence à la coopération ! L’enjeu n’est pas d’attirer les emplois ou les bases fiscales des territoires voisins, mais de structurer le développement des entreprises, de les aider à gagner des marchés à l’international, de les inciter à faire progresser leurs salariés, de leur faire nouer des partenariats commerciaux avec des innovateurs. Tout cela, le marché y parvient relativement mal. L’intervention volontariste de l’action publique est nécessaire. La question de la régulation consentie et de l’innovation partagée est particulièrement poignante dans l’agriculture. Le montant des aides y est très élevé, mais trop souvent en réponse aux crises. Nous avons du mal à écrire le modèle de l’agriculture au XXIe siècle. Le manque de terres agricoles est un enjeu qui va déborder le secteur agro-alimentaire pour devenir une question de souveraineté nationale. Le redressement de la France passe aussi par des règles plus contraintes de protection des terres agricoles des périmètres de captage ou des espaces sensibles !

Philippe COURBEY, 17 octobre 2014 à 14h20

contribution bagnolsville et tresques/connaux

voici une autre contribution de notre section.

Dominique Lamy, 17 octobre 2014 à 9h52

Quelques pistes pour politique de l’entreprise et de ré_industrialisation socialiste : Principes généraux :  La fonction de production, que se soit de biens ou de services, est avant tout une fonction sociale et doit donc être pensée dans l’intérêt général.  En conséquence sont objectif premier doit donc être de permettre à chacun de pouvoir contribuer au PIB de son pays avec les capacités dont il dispose.  En conséquence le droit au travail de chacun est supérieur au droit de s’enrichie sans limite de quelque uns Quelques idées, aussi issues de la réunion de travail fédérale de Moselle du 16 octobre 2014 :  Décentraliser la politique industrielle au niveau des régions, qui est le niveau d’action et de contrôle le plus efficace.  Importance pour chaque région de définir des axes de développement industriel prioritaires et caractéristiques de la région, en évitant de se disperser dans trop de domaine : 3 à 4 domaines pour une région comme la Lorraine  Favoriser le développement d’entreprises qui mettent en œuvre une véritable gestion participative entrepreneurs/salariés, soit sous forme d’instruments de coresponsabilité, soit de cogestion, ou sous la forme de coopératives de production (SCOP, etc…)  Canaliser les soutiens financiers aux entreprises, investissements recherche ou compétitivité, vers les entreprises répondant aux critères d’efficacité d’intérêt général, en décentralisant au niveau de la région la gestion de ces fonds  S’appuyer plus sur les PME que sur les groupes multinationaux, et exclure de toute aide les entreprises qui délocalisent leurs bénéfices pour ne pas payer leurs impôts en France ( Total par exemple)  Réattribuer les fonds consacrés à la formation professionnelle à ceux qui doivent acquérir de nouvelles compétences pour réintégrer la fonction productive, quelque soit le lieu et la forme que prend cette formation : entreprise et/ou centre de formation.  Développer la collaboration réelle entreprise et centres de formation pour obtenir des formations efficaces réunissant salariés actifs et salariés en recherche d’emploi

marie odile collin, 17 octobre 2014 à 9h40

EMPLOI constat depuis plus 30 ans en FRANCE le chomage ne diminue pas pourqoui ? LA MONDIALISATION ET LES DELOCALISATIONS LA DESINDUSTRIALISATION QUI EXISTENT DEPUIS PLUS 20 ANS ont été pour la FRANCE EUROPE ETATS UNIS une véritable spirale qui les a tirées vers le bas en accélérant la desindustrialisation, la migration du CAPITAL les délocalisations et le ralentissement de la productivitéet en plus nouvelle dérive le transfert des bureaux d'études et des laboratoires de recherche vers les pays émergents exemple EN FRANCE entreprises CAC 40 ont fait passer la part de l'emploi sur le territoire national de 50 à 32 % Depuis plus 20 ans usines discrètement fermées transferées vers PAYS DE L'EST puis INDE CHINE vont provoquer un véritable tsunami qui balaiera NOS ECONOMIES MAIS AUSSI NOS SOCIETES ET NOTRE MODE DE VIE LE MONDE DES AFFAIRES A ABANDONNE TOUT SENS DE L'INTERET GENERAL POUR SE CONCENTRER SUR LA DEFENSE DES SEULS INTERETS DES ACTIONNAIRES CECI SANS QUE LES ETATS LES GOUVERNEMENTS EN PLACE DEPUIS PLUS 20 ANS EN FRANCE EUROPE ETATS UNIS NE BOUGENT OU LAISSENT FAIRE !!!!! L'EUROPE :LAXISME ET COMPLAISANCE EN MATIERE DE DELOCALISATIONS ET VIOLATION DU DROIT DU TRAVAIL MEME LA COUR DE JUSTICE EUROPEENNE BAFOUE DROIT DU TRAVAIL PREND DES DECISIONS CONTRE LES ETATS ET OUTREPASSE LE DROIT EN GENERAL depuis plus 30 ANS L'ECONOMIE IMPOSE SA LOI AUX POLITIQUES (de gauche comme dedroite) depuis 1990 OMERTA des POLITIQUES (PLUSIEURS ETUDES ET RAPPORTS ONT ETE FAIT rien n' a été divulgués OU REMIS EN CAUSE la FRANCE est un des pays ou le COUT SOCIAL est un des plus élevé DU MONDE ENTREPRISES ET LES POLITIQUES nous mentent depuis plus 30 ans L'OPINION N'A PLUS CONFIANCE ET ELLE SE SENT TRAHIE PAR LA PASSIVITE DES RESPONSABLES POLITIQUES il est temps que cette ELITE SE REVEILLE il faut DEFINIR DES STRATEGIES ECONOMIQUES EN FRANCE EN EUROPE RELANCER l'INNOVATION LA RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT MAINTENIR LES BUREAUX ETUDES ET RECHERCHES EN FRANCE EN EUROPE (il y a déjà eu le transfert de 1200 centres recherche en CHINE ) FORMER LES JEUNES METIERS D'AVENIR ET FUTUR arreter LES DELOCALISATIONS arrêter la DESINDUSTRIALISATION encadrer LES HAUTS REVENUS PRIVES ET PUBLICS TAXE ENCORE PLUS DIVIDENDES DES ACTIONNAIRES SUPRIMER LES RETRAITES CHAPEAUX IL FAUT INVESTIR TRANSITION ENERGIE CHERCHER NOUVELLES ENERGIES , DEVELOPPER l'AGRICULTURE LA SANTE LA HAUTE TECHNOLOGIE L'INFORMATIQUE CES SECTEURS SONT CREATEURS D'EMPLOI

travail, emploi Commision fédérale économie, 17 octobre 2014 à 9h21

Paris, un pôle d’attraction solide pour le Made in France Les économies françaises et européennes s’inscrivent dans un processus de mondialisation qui pour devoir être régulé n’en est pas moins, sauf à défendre les thèses de repli du Front National, un fait incontournable. C’est donc d’avantage par sa créativité, l’attraction de ses produits, de ses services, de sa technologie que notre pays peut redévelopper son industrie, créer des emplois durables et regagner les parts de marché perdues à l’international. Pour ce faire notre pays dispose d’une base solide tant dans ses industries traditionnelles comme le luxe ou l’agro-alimentaire, ou encore les équipements d’infrastructures dont les pays émergents sont fortement demandeurs que dans des industries de pointe comme l’aérospatiale, l’aéronautique et se dérivées (les drones civils, par exemple) Le thème du « Made in France » ne peut s’entendre que comme une orientation qui, au-delà de l’étiquette, vise à créer plus de valeur dans notre pays, dans le cadre d’une économie internationalisée. Si la France est un pays d’inventeurs, elle demeure beaucoup plus faible quant au développement industriel des produits et services, pas seulement parce que la main d’œuvre qualifiée est parfois moins chère ailleurs, mais aussi parce que les produits doivent être adaptés à la demande et aux compétences des entreprises et des consommateurs locaux, il faut donc que les entreprises de notre pays retrouvent un rôle stratégique incluant un développement proche de la recherche, adapté aux marchés intérieur et international. Si la France dispose d’un système de formation de haut niveau, ses entreprises pêchent souvent par un manque d’ouverture internationale, tant au niveau linguistique que de constance dans la présence dans les pays d’accueil. La cause en est le manque bien connu d’entreprises de taille intermédiaire pouvant disposer des moyens de prospection et de présence indispensables. Le regroupement de PME autour d’organismes spécialisés ou dans le sillage des grandes entreprises peut être la voie, à condition de structurer l’offre France par filière, par région ou par nature de besoins. Enfin, la marque France doit jouer sur tous ses atouts comme premier lieu d’attraction touristique non seulement pour valoriser ses traditions, son histoire, sa mode, mais pour mettre d’avantage en valeur ses attributs de pays de hautes technologies insuffisamment perçue à l’extérieur. Paris demeure l’un des fers de lance de la marque France, non seulement par ses emblèmes connus (la tour Eiffel, un haut lieu de la culture et de la mode) mais tout autant comme creuset de la technologie de pointe, comme lieu de création.

Paskal HENRI, 17 octobre 2014 à 8h26

LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Qu'on le veuille ou non, le volet social est lié au volet économique. Ce qui signifie que le développement des SCOP et SAPO sont les les meilleure armes contre les délocalisations, avec des mesures fortes et autoritaires e réappropriation des biens délaissés (VI ème rép.) Le capital ne pouvant être qu'en investissements pour compléter le financement coopératif. LA MAÎTRISE FINANCIERE Il va de soi que le nerf de la guerre doit ^tre contrôlé par l'état, soit par nationalisation ou participation égale ou supérieure à 51% du capital de façon stature et non négociable. Le développement de Banques réellement Coopératives orientées vers le financement des entreprises coopératives (ex: LA NEF) La Banque Publique d'investissements devra être dotée de fonds réellement suffisants pour avoir une réelle capacité à l'investissement (actuellement nous sommes dans le domaine des miettes) le principe de LIBRE ECHANGE SERA ABOLI afin de protéger nos emplois .Il ne s'agit pas de faire un protectionnisme échevelé, mais le juste milieu pour l'harmonie des échanges et mettre ainsi fin au dumping social et à la casse des emplois (principe de DEMONDIALISATION) L'ABROGATION de la règlementation de 1973 obligeant à l'emprunt sur les marchés extérieurs, permettant ainsi d'emprunter en priorité à La Banque de France et à l'épargne populaire. Notre DETTE est ILLEGITIMT à 59% (à préciser par un audit) LA FISCALITE Aller vers plus de justice fiscale , c'est supprimer le maximum de niches , lutter contre l'optimisation par davantage d'"tudes de simulation, DE SE DONNER LES MOYENS REELS de faire la chasse aux fraudeurs avec de lourdes peines . LA FRAUDE COMME LA SPECULATION SONT DES CRIMES CONTRE L'HUMANITE ! L'argent volé par certains est au détriment des autres (Il s'agit bien sur de fraudes importantes et non des fraudes de survie). Seule la participation de TOUS au REDRESSEMENT NATIONAL peut garantir les acquits du CNR et du front populaire. Il va se soi que la redressement National passe par une reconsidération majeure de notre participation à l'Europe (telle qu'elle est) et un renversement des alliances ,être prêt à quitter le "monde occidental" pour rejoindre les "BRICS" et l'Alliance Bolivarienne ! Paskal HENRI fondateur du Mouvement Socialiste Bolivarien (France)

Anonyme, 17 octobre 2014 à 1h10

L' industrie française s'effondre à cause du manque de protectionnisme de la france. La politique de profits maximums de certaines entreprise favorise les delocalisations. Aussi on laisse trop la concurrence étrangères enrichir certains patrons français en dépit de nos emplois. Pour exemple, je vais parler de mon métier qui n'a fait que de se dégrader depuis un peu plus de 10 ans sauf sur l'outil de travail. Je suis chauffeur routier. Il y à 10, 15 ans, on ne laissait pas autant de transporteurs étrangers prendre nos marchés. Les chauffeurs français avaient du travail et pouvaient se permettre de négocier un véhicule qui leur était propre ou sale d'ailleurs mais bien toujours le même avant un bon chauffeur pouvais négocier son salaire. Maintenant, c'est devenu très difficile de prétendre à l'hygiène, la sécurité et un contrat fixe. Je m'explique: Pour lutter contre la concurrence étrangères, on fait maintenant rouler un véhicule presque non stop pour le rentabilité le plus vite possible, on embauche souvent des chauffeurs qui ne disent rien quand il ne sont pas payés certaines heures. Bref on ne donne plus aussi un véhicule fixe sans ce soucier de comment ont leur garantie une certaine hygiène. Poux puces poussières et dechets sont devenus frequents dans beaucoup d'entreprise. Est ce normal de devoir supporter cela pour pouvoir travailler ? Pas grave il y a plus de demandeur que de poste. Tu te plain on te remplace. Ne devrait on pas parler du sujet des conditions de travail branche par branche dans ce pacte de responsabilité ? L'entreprise devrait être plus reconnaissante envers ses employés. Quand A la robotique, c'est sur que cela fait baisser le nombre d'emplois mais cela est très lucratif et après tout fait souvent des tâches pénible. Ceci est une vraie economie d'énergie et un atout productif qu'il faut encourager mais les gros bénéfice de certaines machines devraient avoir une grosse part obligatoire à réinjecter dans l'ecomie et l emploi de meilleur qualité.

Jean-Christophe BEJANNIN, 16 octobre 2014 à 23h33

Produire et consommer autrement : enjeux et potentiels de l’impression 3D Dans un contexte économique morose, comment ne pas prendre avec optimisme la mise sur pied d'une filière nouvelle, qui semble révolutionner la production industrielle, les modèles d'affaire, les modes de vie? Comment ne pas se réjouir qu'au sein de cette filière, la France soit bien représentée et innovante ? Cette filière, c'est l'impression 3D. L'impression 3D, c'est la possibilité pour chaque possesseur d'une mini-station de production de créer et répliquer des objets - aujourd'hui simples, mais dont la complexité ne cesse d'évoluer-- à partir de patrons numériques. En quelques minutes, l’imprimante transforme une maquette en 3D sur ordinateur en objet réel. Comme pour les inquiétudes sur le respect de la vie privée sur les réseaux sociaux, les inquiétudes se multiplient sur les possibles dérapages de cette technologie émergente. Si ces messages d’alerte (comme d’autres sur les risques pour la santé, etc) doivent être pris en compte, ils ne doivent pas occulter la révolution permise par les imprimantes 3D. L’accroissement des possibilités d’utilisation des logiciels et des techniques d’impression 3D favorise le développement de communautés dites de “makers” ; des citoyens qui maitrisent tout ou partie d'un processus de production et qui en font usage pour de la création comme pour de la réparation d’objets du quotidien ou à commercialiser. L’apparition du web social a redéfini les utilisateurs de services Internet. De simples consommateurs, ils sont devenus des créateurs de contenu, qu’ils partagent avec des contacts. Le mouvement DIY (“do-it-yourself” ou « faites le vous-même »), né dans les années 1970 se marie avec les possibilités de partage infinies du web social pour permettre à cette communauté d’échanger aux quatre coins du globe. Parce que les makers impliquent non seulement l’innovation, mais aussi une soutenabilité productive qu’il est crucial de favoriser dans une économie sur-mondialisée, favoriser l’émergence de ce mouvement en France est une politique socialiste : c’est une politique publique de formation pour tous, de distanciation à la consommation de masse et ses écueils, une politique d’innovation sociale et économique. Pour cela la puissance publique doit agir dans deux directions principales : faire émerger un cadre juridique adapté aux "makers" au niveau européen, et mettre en place partout sur le territoire des environnements accueillants et sécurisants qui inciteront les citoyens à se tourner vers ces pratiques, et plus largement vers l’économie collaborative. Contribution de la section d'Antony - 92, proposée par Camille LE BRIS

Lucien JAY, 16 octobre 2014 à 22h23

La disparité d'impôts entre les grosses entreprises (optimisation fiscale ) et les moyennes n'ayant pas d'envergure internationale, ont fait que ces dernières n'ont pu contrer le libre échange instaurer par l'Europe... et de ce fait ont perdu des marchés et de la compétitivité. L'Europe libérale a servi à tuer notre tissus industriel. Quand aux grands groupes ... ceux-ci en ont profité pour délocaliser leur siège et se trouver apatride. Je pense qu'il faut expliquer cela à tous les citoyens européens .. pour arrêter l'hémorragie de notre industrie avant qu'elle ne rende l'âme.. ce qui est très proche. Ségo a raison ... il faut arrêter ces contrats qui mettent les français sous tutelle et bientôt nous rendre esclave. Un nouveau 1789 serait trop meurtrier et l'Europe devait nous épargner cela... Hélas cela n'en prend pas le chemin...

juliette hamon, 16 octobre 2014 à 22h07

Combien de fois ai-je entendu , dans la bouche même d'étudiants en Economie qu'une entreprise était une structure à faire du profit. C'est la définition succincte qu'ils en donnent. Or, ne serait-ce que dans le Larousse, une entreprise est un organe de production réelle qui doit avoir un gestion saine , avec des recettes au moins aussi élevées que ses dépenses et ce sont à celles-ci que l'on est en droit d'imposer les règles de l' Economie civilisée: ---une qualité de production contrôlable et contrôlée; ---un éventail de salaires réduit, avec un seuil minimal réellement viable; ---une formation continue assurée; ---des qualités d'hygiène et de sécurité incontournables; ---des relations employeurs-employés équitables avec une rémunération des apporteurs de capitaux et des apporteurs de travail en équilibre, les uns ne pouvant exister sans les autres. Aucun bonus, aucune sous-traitance ou délocalisation sauf incompétence ou manque d'expertise ponctuelle , provisoire et contrôlée. Voilà ce que je lis dans le Larousse. Et la question se pose de la justification éthique de la place éminente d'une entreprise comme L'Oréal qui fabrique du perlimpinpin assaisonné de poisons répertoriés depuis des dizaines d'années: c'est une interdiction claire et nette de sa production qui devrait être prononcée en urgence. Il y a tellement d'autres productions belles et bonnes à faire.

Guillaume Mathelier, 16 octobre 2014 à 20h17

#taxtherobots Fidèles à l'esprit de Philadelphie, nous pensons que le marché n'est pas une fin en soi mais doit trouver sa place dans une perspective alliant justice sociale, progrès technologique et vision partagée du travail. C'est donc grâce à nos convictions socialistes et régulatrices que nous pouvons lancer cette proposition concrète et facilement applicable. Il n'est évidemment plus surprenant pour un usager d'être confronté au quotidien à des machines dans la réalisation de tâches de service (péages d'autoroute, caisses automatiques, distributeurs...). Dans d’autres secteurs, les progrès sont tels que des diagnostics efficaces en médecine sont réalisés par des robots mais où le médecin reste tout de même le prescripteur. La majorité de nos produits finis de haute technologie sont aussi conçus et produits par des robots perfectionnés. Notre proposition s'inscrit dans une nouvelle donne économique que le politique a pour tâche d'anticiper et de promouvoir. En taxant les robots, Nous identifions trois piliers de réflexions : les conditions du travail humain, la recherche, l’investissement technologique. En ce qui concerne l’amélioration des conditions du travail humain, cela nous permettra d'investir massivement dans la formation et la spécialisation des salariés qui nous permettrait une relocalisation d'emplois grâce à une main d'oeuvre qualifiée localement). Nous devrons aussi nous pencher sur une nouvelle vision du partage du temps de travail en complétant les revenus du travail par une nécessaire distribution de revenus complémentaires née de la valeur ajoutée du travail des robots. L’idée est de lier une fois pour toutes les performances globales de l’automatisation au bien-être général des êtres humains. En ce qui concerne la recherche, nous proposerions la création d’un fond de recherche et développement pour l'industrie de pointe avec des appels à projets qui valorise l’effort d’innovation technologique sur notre territoire en lien avec les pôles universitaires. En ce qui concerne l’investissement, et d’un point de vue structurel, un fond serait en outre dédié exclusivement aux entreprises pour l'investissement robotique et l’amélioration de la qualité et de leur productivité. Cette mesure d'envergure – mais qui repose sur une idée simple – s'inscrit dans un projet de cohésion nationale entre le monde de l'entreprise et le citoyen actif autour d'une performance économique, sociale et technologique retrouvée. C’est aussi un vaste projet de modernisation avec une image revalorisée de la France à la pointe du progrès pour tous.

emploi, travail Commission fédérale économie, 16 octobre 2014 à 15h21

Pour le « colbertisme socialiste » Depuis trente mois nous assistons à une nouvelle politique de l’Etat dans le domaine industriel, en rupture avec les hésitations des majorités précédentes. La puissance publique est intervenue pour initier plusieurs projets et partenariats industriels dans l’intérêt de la Nation. Dans l’industrie automobile, un domaine où la France a su garder ses positions de leader, L’Etat s’est associé aux deux principaux constructeurs français et à leurs équipementiers pour travailler sur le projet de voiture qui consomme moins de deux litres de carburant au 100 km, ou encore le projet d’une voiture sans chauffeur. Dans le domaine des énergies renouvelables, l’Etat a favorisé le travail réalisé par la DCNS avec Alstom sur le développement des moyens de produire de l’énergie à partir des courants thermiques et ceux de marée, l’énergie de la houle etc. Ces projets s’appuient sur le savoir-faire du constructeur national de la marine militaire. Les premières éoliennes flottantes, toujours avec Alstom pour la partie électrique, devraient être prêtes vers 2018. Ici l’Etat mise sur des projets à long cours en mettant l’excellence de l’industrie militaire française au service de la communauté et de la croissance verte. D’autres projets ont été lancés avec le concours de la puissance publique, notamment celui d’un avion électrique. Ces projets d’apparence futuriste confortent la place de la France sur la scène industrielle internationale et sécurisent les emplois dans notre pays. A travers ces projets nous observons l’émergence d’un concept de développement économique moderne où l’Etat joue à nouveau et pleinement son rôle. Ce concept interventionniste, basé sur l’inventivité et le courage, fait la différence avec le défaitisme des nos opposants politiques, tétanisés face aux règles européennes de libre concurrence. Nous proposons que ce principe de « colbertisme socialiste » soit reconnu et inscrit dans les projets économiques de notre parti.

Anonyme, 16 octobre 2014 à 14h43

Bonjour, Quelques idées : - Défiscaliser (sauf charges sociales) les artisans et PME de 10 personnes au maximum; - Contrôle et limitation des candidatures pour les marchés privés et publics sur les thèmes des mouvements financiers extérieurs à la France, de l'investissement annuelle dans le pays, du paiement de l'impôt en France...

Anonyme, 16 octobre 2014 à 14h10

voici un autre texte

Anonyme, 16 octobre 2014 à 14h08

voici une contribution

Section Paris 15ème Javel Grenelle, 16 octobre 2014 à 11h26

voir le fichier pdf joint.

Section Paris 15ème Javel Grenelle, 16 octobre 2014 à 11h25

voir le pdf joint

Marie Françoise Lardière, 15 octobre 2014 à 17h33

La section PS de Cerizay apporte sa contribution sur le thème Entreprise ré-industrialisation, elle avait ouvert les débats aux sympathisants et aux militants de Cerizay et Bressuire, vous trouverez le contenu de nos réflexion en pièce

helene karyotis, 15 octobre 2014 à 14h28

Entreprises et réindustrialisation Nos entreprises subissent une concurrence déloyale car elles sont sujettes à des normes sociales et environnementales, et nous importons des produits qui n'ont pas les mêmes contraintes de fabrication. Nous ne devons pas accepter que des pays continuent de polluer la planète afin de produire moins cher et nos importations doivent faire l'objet d'une charte sociale et environnementale. il est anormal que des entreprises décentralisent afin de réduire les coûts de production mais que les produits vendus soit au même prix que s'ils étaient fabriqués en France (comme les vêtements). Instaurer une taxe ? Les entreprises qui délocalisent doivent rembourser éventuellement les aides dont elle a bénéficié. Le système bancaire trop frileux envers les PME Pour des travaux fait en janvier 2014 bénéficiant d'un crédit d’impôt , ce dernier ne sera effectif qu'en septembre 2015, et le financement desdits travaux peut donc s'avérer compliqué. Les entreprises tardent également à recevoir les primes. Tout cela n'aide pas l'emploi, ni les trésoreries et l'investissement. Un geste est fait envers les petits revenus, mais pas pour les personnes imposables dont je fais partie

Jean-Yves Peguet, 15 octobre 2014 à 14h09

Etats généraux des socialistes - Section de Montigny le Bretonneux - Yvelines La déclaration de principes votée par les militants en 2008 demeure le cadre globalement pertinent de note identité de socialistes. Les contributions de la section s’inscrivent en amendement à cette déclaration de principe. L’économie sociale et solidaire (La déclaration de principes – article 6 : Le système voulu par les socialistes est une économie mixte… [avec] un tiers secteur d’économie sociale et solidaire) Nous considérons que l’économie sociale et solidaire est une alternative majeure à promouvoir en alternative au secteur privé marchand.

Section PS de Margny lès Compiègne, 15 octobre 2014 à 11h56

Nos élites, attirées par la finance depuis quelques dizaines d’années, ont délaissé l’industrie pourtant fournisseure et créatrice d’emplois. Aux mains des financiers, l’industrie française a été sacrifiée pour le profit à court terme. On peut regretter la différence entre les réglementations allemandes et françaises, même si l’on a la même monnaie, mais cette situation existe depuis longtemps ! Un seul remède : favoriser l’inventivité, la prise de risque, l’innovation et non pas la rente au minima de 15% que nos financiers ont choisie. Car, pour ré-industrialiser à armes inégales avec certains de nos voisins, il faut être inventif et accepter le risque. La gestion des entreprises est par ailleurs compliquée, freinée par la complexité des réglementations et en bute à la très grande frilosité des banques. Quelle conception de l’entreprise avons-nous ? Une entreprise innovante, qui pourrait être subventionnée par l’Etat pour accueillir un député en formation par alternance…, et pour développer de nouveaux produits issus des nouvelles technologies afin d’assurer nos besoins futurs. Si les banques ne veulent plus financer les nouvelles entreprises, l'Etat ne peut-il pas prendre le relais puis quand l'entreprise est profitable la « privatiser » ? En revanche, le risque environnemental est une autre question. Doit-on par exemple accepter la ferme des 1000 vaches ? Imagine-t-on un futur avec rien que des fermes de 1000 vaches ? Et pourquoi pas plus de 1000 ? Doit on se priver de nos paysages de prés, de nos chemins de plaines bordés de haies ? Quel droit a-t-on de dénaturer la vie animale ? Oui, nous l'avons fait, mais est ce pour autant que nous devons continuer ?Connaît-on l’ampleur des dégâts possible ? Quelle est la situation dans les autres pays européens ? Qu’en pensent nos camarades agriculteurs ? Pourquoi la robotique et la technologie seraient-elles nuisibles à l’emploi industriel ? S’il appartient à l’employeur de maintenir l’employabilité des salariés, l’Etat doit permettre l'acquisition en fin d'études d'un socle de connaissance permettant l'accès tout au long de la vie à d'autres métiers et aux formations nécessaires à de nouveaux métiers.

jean noel bichet, 15 octobre 2014 à 0h12

Au-delà du problème purement bancaire du financement de l’activité industrielle, les politiques mises en place en Europe atteignent leurs limites : baisse de l’activité, moindre investissement, diminution des capacités de production, difficultés de réduire les déficits publics, crise bancaire et risque politique (cf résultat des élections européennes). Pour sortir de ce cercle vicieux, c’est ni à une politique monétaire expansionniste qu’il faut recourir (échec de cette politique depuis 2008 en Europe même si elle a eu le mérite de « sauver » l’euro), ni à une relance de type keynésien (impossible dans le contexte actuel), mais à une politique d’accroissement de l’offre sur le plan français et européen. Ceci pourrait provenir de grands chantiers liés à l’énergie, à l’éducation et aux nouvelles technologies sans oublier la santé. Cette politique passe par le nécessaire allégement des coûts de production des entreprises. En effet, le redressement de la croissance ne peut venir de la hausse du pouvoir d’achat des salariés. En ce sens, il est un impératif politique majeur de soutenir le « pacte de responsabilité », qui à terme va impliquer une baisse de 40 Md€ des charges des entreprises (2 points de PIB). La France se caractérise depuis 2000 par une forte baisse de la capacité de production de l’industrie manufacturière. Ce décrochage, qui logiquement explique la dynamique actuelle du chômage, est à mettre en relation avec la baisse des marges bénéficiaires de l’industrie (23% en 2014 contre 34% en 2000), la hausse des salaires réels plus rapide que la productivité, et une faiblesse de la rentabilité du capital. L’industrie française est aussi marquée par la faiblesse de sa taille et la faible qualité des équipements. Dans les services, la production et l’emploi dans ce domaine (services à la personne, distribution, loisirs, transports, …) sont affectés négativement par le niveau trop élevé du travail non qualifié et de nombreux services sont touchés par l’insuffisance de la concurrence. L’idée d’attaquer un certain nombre de services protégés par des monopoles va aussi dans le bon sens (notaire, pharmacie, ….). En conclusion, face à une croissance très molle l’efficacité d’une relance keynésienne classique est peu évidente (cf erreur des plans de relance de 1981/1983). Dans le contexte décrit d’une faiblesse de l’offre, donc de l’appareil de production, une hausse de la demande de produits industriels provoquée par une relance profiterait essentiellement aux importations. Ainsi, il faut d’abord « réparer » l’offre, soit la capacité à satisfaire la demande et ensuite relancer la demande. Jean-Noël Bichet Ps Paris section 9

Marie-Jo de Scaër, 14 octobre 2014 à 21h43

Pour permettre le développement de production autre que logicielle ou commerciale, il faudrait assurer un soutien logistique aux idées neuves de découvreurs inexpérimentés : je pense par exemple à des jeunes d’un BTS à Bordeaux, qui ont mis au point dans leur cadre scolaire un brûleur thermique à gaz à turbine pour la lutte contre les mauvaises herbes, très efficace et économisant le gaz (division de la consommation par 5 !!). Voilà une idée qui mériterait d’être accompagnée : dépôt de dossier pour le brevet, recherche de partenaires locaux pour le développement du produit, marketing et circuit de commercialisation. Il faudrait donc une agence qui puisse les accompagner, les informer, et être très réactive et très proche, qui soit un accélérateur de création d’entreprises viables, notamment dans le secteur des économies d’énergies ou de protection de l’environnement, qui est le nouveau secteur de besoin économique.

Anonyme, 14 octobre 2014 à 17h45

Quand ceux qui connaissent le problème seront-ils écoutés ? GSEN EDF/GDF Commission Entreprises La privatisation des sites hydrauliques à près de 70% du capital, votée en séance de nuit dans le projet de loi de la transition énergétique par les députés socialistes (avec les EEV et l’UDI) met en danger l’équilibre du système électrique comme nous l’avons expliqué à diverse reprises et récemment dans notre contribution aux états généraux « Incompréhension ou fatal entêtement ? ». Et cela alors que l’hydraulique est l’ultime recours pour relancer la production en cas de black-out –dont on sait qu’il représente un réel danger actuellement- au prétexte de donner plus de pouvoirs aux collectivités locales pour gérer les deux fonctions-production électrique et disponibilités locales de l’eau- on va en confier la gestion à des « Sociétés d’Economie Mixte » comme si la gestion des deux utilisations production électrique et irrigation- n’étaient pas assurées lorsque leur exploitation était confiée à EDF. Comment croire que les intérêts locaux s’inclineront devant l’intérêt général ? Comment être sûr que la demande des dispatcheurs de démarrage immédiat de certaines de ces centrales hydrauliques en cas de black -out sera exécutée sans tentative de négociation d’un prix de fourniture sous la pression de l’urgence ? Qu’en sera-t-il en période de pointe ? Si cette décision n’est pas remise en cause les responsables qui l’ont votée ne pourront dire « nous ne savions pas » lorsque les problèmes seront là. Ségolène Royale dans son discours de présentation du projet de LTE a donné acte parmi les atouts de la France de la qualité de ses industries, de ses chercheurs et de ses ingénieurs-cela à raison- mais pourquoi les ingénieurs ne sont- ils pas entendus et semblent être associés dans son esprit à des lobbys pro-nucléaires ? Il serait temps d’accepter de traiter ces graves décisions dans un débat apaisé sur le fond, avec rigueur et objectivité: il est de notre responsabilité de socialistes et d’un parti aux commandes du pays de faire qu’il en soit ainsi, nous sommes tous des citoyens, soyons des citoyens objectifs et responsables. Pour notre part nous donnons notre temps sans attendre de nos efforts autre chose que d’éviter à notre pays des erreurs graves pour son avenir

montivilliers section, 14 octobre 2014 à 17h08

cONTRIBUTION

Francis LEVEQUE, 14 octobre 2014 à 13h03

ce qui tue l’emploi est de croire que les travailleurs ne sont qu’un coût à cause de la persistance d’un système de taxation sociale créé à une époque où la base était la main d’œuvre. Depuis, malgré la robotisation, tout est resté basé sur la masse salariale : cotisation employeur et cotisation individuelle. En face on comptabilise des individus : nombre de chômeurs, nombre de licenciement, nombre de RSA, nombre de retraités. Sans aucune valorisation financière des gens. Leur potentiel est négligé. Il nous faut un système qui comptabilise l’humain et sa valeur globale monétarisée. Il faut imaginer un système nouveau qui tienne compte de la réalité du XXIe siècle. Il nous faut avoir le courage de réfléchir à des valeurs de taxation différentes, des bases de taxation différentes, selon des principes qui nous sont chers : mettre l’humain au centre. 1) La taxation doit se baser sur la masse salariale et s’adapter au nombre d’individu, voire être modérée par l’ancienneté : plus on emploie et plus on assure à un employé d’être durablement hors des besoins de solidarité nationale moins on devrait avoir à cotiser. Tout mode de calcul nouveau doit trouver une formule qui évite les effets de seuil. 2) La publication des chiffres d’emploi et de chômage doivent comprendre le nombre de chômeur, le nombre de gens en activité et la valeur salariale de tous. 3) L’Etat aide les entreprises en difficulté. Aucune entreprise ne peut distribuer des dividendes aux actionnaires si elle a perçu des aides directes de l’Etat. Elle doit les rembourser avant distribution, preuve de sa bonne santé. Mettons en place la grande réforme fiscale annoncée et souhaitée ! C’est notre engagement de 2012.

Section PS Albi - 81000, 14 octobre 2014 à 10h29

L’analyse montre que l’industrie française, qui avait bénéficié de la forte implication de l’Etat durant les « 30 glorieuses » dans certaines filières (aéronautique, automobile, énergie atomique…) s’est affaissée depuis les années 1990 en relation directe avec la mondialisation. En effet, il était difficile pour l’Etat de poursuivre son soutien dans ce contexte, et les grands groupes ont été séduits par l’opportunité que leur donnait cette mondialisation à orienter leurs activités vers et dans d’autres pays : marchés nouveaux, main d’œuvre moins chère… LA SUITE EN PIECE-JOINTE

Benoît Dabadie, 14 octobre 2014 à 1h22

Du fait que le MEDEF s’est organisé pendant les trente dernières années pour mettre la pression sur l’état afin d’avoir plus de flexibilités et de meilleurs marges de manœuvre pour donner plus de dividendes aux actionnaires. Les conséquences de cette pression nous permettent de voir une industrie complètement déconfite et surtout délocalisé. Nous avons surtout des grands groupes que l’on peut définir ainsi dans cette optique. Le résumé est simple sur un plan comptable, une entreprise doit fonctionner sur un montage de charge et de rentrée d’argent. Dans les charges, nous trouverons les ponctions des différentes entreprises du même groupe prenant le loyer, la location de l’enseigne, la centrale d’achat qui aura pris une marge substantiel et forcement plein de petites sommes qui seront justifier pour que le bilan comptable arrive proche du zéro. Dans le même temps, les employés s’efforceront de faire rentrer l’argent. Et du fait que le bilan est souvent dans le négatif, les employés ne pourront jamais avoir d’augmentation (ne cherchez pas, c’est au lance pierre qu’ils sont payés) ! Toutes les charges alimenteront la société mère qui sera dans l’obligation d’injecter des sommes pour les travaux et remettre sur le bon chemin financier la société (magasin). Ceux qui prônent la flexibilité font des montages de sociétés avec des maisons mères (holding) souvent à l’étranger, avec pour but de minimiser les impôts en France, peuvent être la cible de solutions. Il est possible de mettre en place une imposition en fonction du CA de chaque entreprise intermédiaire. Car les millions réalisés à la fin sont énorme. Les aides de l’état pour les implantations ou les nouvelles embauches, pourtant, sont les bienvenues mais jamais assez pour les actionnaires en quête des croissances à deux chiffres. Les sommes prises pourraient venir en aide aux nombreuses entreprises, en difficultés ou en création, dans un fond d’investissement encore plus important. Il est vrai que ce dernier existe déjà cependant, il permettrait d’équilibrer les forces face aux banquiers et aussi de pouvoir financer des projets bien plus importants.

Gilles RENOUST, 13 octobre 2014 à 22h39

RÉSUMÉ : Depuis de nombreuses années, la France s'est désindustrialisée, faute d'investissements du fait de reversements de revenus du capital par dividendes sans aucune mesure avec l’évolution des salaires ; les investissements pour l'innovation, la recherche, la formation n'ont donc pas été suffisants. La gauche, au pouvoir, en subit les conséquences. Les aides aux entreprises pour les bas salaires sont l’autre axe qui permettrait de redonner du souffle aux TPE et PME. Ces aides permettront en même temps de créer des emplois pour la partie de la population la moins qualifiée. La recherche doit être soutenue car elle reste l'un des piliers d'une société innovante capable de concurrencer les entreprises étrangères; une évidence pour notre monde en mutation. Le développement des entreprises innovantes est créateur d'emplois. Mais qui dit mutation doit penser aussi formation. Le secteur de la robotique, très développé au Japon par exemple, ne devrait pas laisser penser que cela supprimerait des emplois, au global. Cependant, nous en appelons à la responsabilité éthique et citoyenne des entrepreneurs au moment de choisir d’investir dans l’outil de production (machinisme et sur-mécanisation au détriment potentiel de certains emplois). Il n’est donc pas interdit de robotiser ou de mécaniser, mais à condition de s’être posé les bonnes questions. Maintenant parlons du secteur environnement, et des énergies qui devraient remplacer peu à peu les énergies fossiles : beaucoup d'emplois y sont à créer en France car le retard pris dans ce domaine ralentit notre économie. Le secteur social peut aussi ouvrir des portes. Tant dans le domaine environnemental que dans le domaine social, ce sont des emplois non délocalisables qui seront créés. En matière de gouvernance des entreprises, les salariés doivent pouvoir agir au sein de leur entreprise avec droit de vote dans leurs instances décisionnelles et pas seulement consultatives ... Nous, citoyens, avons aussi notre part de responsabilité individuelle dans nos actes d’achat et de consommation (locavore, circuits courts …) Pour finir, favorisons et aidons les modèles de gestion des entreprises d’économie sociale et solidaire, de type coopératif (scop …), mutuelles, associations, qui sont des collectivités économiques davantage démocratiques (un associé = une voix), aux parts sociales non spéculatives mais motivants leurs salariés aux résultats, tout en restant non délocalisables.

Marc Leygonie, 13 octobre 2014 à 19h53

A propos de l’illusion d’une possible autarcie électrique locale En matière d’électricité propre l’avenir serait pour certains dans la localisation des moyens de production grâce aux énergies dites renouvelables. Une expérience grandeur nature est en cours en Bretagne, une étude a été réalisée(1) à partir des éléments fournis chaque trimestre par le ministère prenant en compte les productions éolienne, photovoltaïque, la production hydraulique de l’usine de la Rance confrontées aux besoins de la région. Il ressort de cette étude -compte tenu de la dimension de la région Bretagne- pas ou peu de foisonnement ce qui conduit à des caractéristiques de production excluant toute possibilité d’autarcie. L’exemple du mois d’août 2014 est de ce point de vue tout à fait caractéristique de l’impossibilité dans laquelle les productions éolienne et photovoltaïque -dans l’hypothèse même, irréalisable pour l’heure, où l’on disposerait de moyens de stockage aptes à pallier l’intermittence de ces deux productions - seraient d’assurer à tout moment la fourniture d’énergie nécessaire à la région. En moyenne, le taux de couverture (rapport de la puissance livrée à la puissance consommée au même instant) de l’éolien est de 5,4% (année 2013, 4,4%). Ce résultat est obtenu pour une puissance installée en hausse de 7% et une consommation en baisse de 1%. Il atteint son maximum de 43,8% (année 2013, 25,8%) le 10 du mois à 8h00(un dimanche) à un moment qui combine une forte production éolienne et un faible besoin en électricité. Le minimum est de 0% le 24 du mois à 7h00 (un dimanche) En moyenne, le taux de couverture du photovoltaïque est de 1,28% (année 2013, 1,46%). photovoltaïque se combine à un faible besoin en électricité. Les pics du taux de couverture reflètent donc autant la production solaire que la faible consommation. Pour ce même mois l’ensemble des productions électriques de la région représentent environ 12 % de la consommation locale. Certains avancent l’idée que les possibilités offertes par les énergies marines permettront de compenser ces manques et d’assurer l’indépendance régionale. Ce n’est pas ce que laissent espérer les tests en cours sur des hydroliennes au large des côtes bretonnes comme nous l’avons déjà dit. Les résultats des essais effectués durant six mois en mer démontrent la nécessité de renforcer drastiquement la structure. Avant de produire il faudra maintenir les machines au fond. (1) Analyse graphique des données du site eCO2mix (RTE) pour la région Bretagne Août 2014 H. Flocard & J.-P. Le Gorgeu Association «Sauvons le Climat» .

Contribution PS Paris 8e

Labrit -Sore Section, 13 octobre 2014 à 14h37

Ci-joint la contribution des sections de Labrit et Sore , Fédération des Landes

jean-pierre ROLAND, 13 octobre 2014 à 12h52

La suppression du chômage de masse et de la précarité (plus du 1/3 de la population active !) reste l’enjeu majeur d’une politique socialiste. Cette situation n’est pas issue seulement du manque de compétitivité ou d’un endettement trop important .Au contraire, elle est la conséquence de la grande croissance de la productivité par l’automatisation industrielle et la numérisation des techniques comme de l’accaparement par les bulles spéculatives financières des richesses produites. La solution ne peut venir que d’un changement de modèle dont les 3 piliers, de la technologie numérique, des énergies renouvelables et de l’innovation, reconstruiront un nouvel équilibre économique comme le passé en a créé avec la machine à vapeur puis l’électricité, le chemin de fer puis l’automobile… Des leviers de croissance nationaux et européens sont à recréer dans ces nouveaux domaines en y apportant l’investissement public comme privé. Cet autre modèle de production sera accompagné par d’autres transferts de richesse entre capital et travail dont les socialistes demeurent les défenseurs par la redistribution fiscale, la participation des travailleurs aux décisions stratégiques et financières, et la prise en compte des facteurs environnementaux Ainsi, les aides aux entreprises comme la fiscalité devront cibler et sélectionner ces piliers de base qui entraineront l’économie et l’emploi en respectant les principes de progrès sociaux et écologiques. Dans ce cadre, on peut ainsi citer les renforcements des décisions récentes : -une taxe sur les transactions financières en fonction de leurs fréquences -une meilleure chasse aux paradis fiscaux et fraudes - des taxes environnementales sur tous les polluants recensés dont le carburant diésel -des emprunts d'Etat et un pôle bancaire public renforcé pour l'investissement dans les secteurs industriels d’avenir à développer - le bénéfice du CICE pour l’exportation des entreprises développant une offre dans les secteurs porteurs au niveau mondial –la diminution du temps de travail avec création proportionnelle d'emplois équilibrée par la suppression des cotisations des employeurs pour famille et chômage. - la simplification administrative et procédurière dans les démarches des entreprises innovantes Par le partage des décisions au niveau le plus efficient de participation des citoyens, par le partage de l’emploi pour assurer la meilleure activité des travailleurs et par le partage de la richesse produite grâce à une fiscalité progressive revisitée, les socialistes répondront à l’intérêt général des français tout en donnant à l’Europe les modèles de l’avenir à suivre.

Simon Coutant, 13 octobre 2014 à 11h21

Texte ci-joint.

Vincent GUIBERT, 13 octobre 2014 à 8h49

Quelles valeurs dans l'entreprise du 21° siècle ? La rentrée 2014 a été marquée par une avalanche de déclarations invitant à « aimer » ou à « ne pas aimer l’entreprise ». La question ne se pose pas en ces termes : Pour qu’une entreprise soit « aimable », il faut que ses dirigeants le soient. Qu’est-ce qu’une entreprise ? Une « société » est un concept juridiquement défini, visant à régir le partage de la propriété du capital et des bénéfices que son exploitation génère. En revanche une entreprise est un collectif (organisé en « société ») dont le but est de produire des services ou des biens. Une entreprise ne vaut que par les femmes et les hommes qui la composent et là effectivement, on peut aimer ou pas, soutenir ou combattre, certains agissements et comportements observés dans l’entreprise :  Comportements cupides de certains dirigeants obsédés par la rentabilité financière, considérant le salarié comme une variable d’ajustement, délocalisant au mépris des ouvriers, employés ou cadres ayant loyalement consacré leur temps et leur énergie à l’accomplissement de leurs tâches.  Comportements conservateurs de certains syndicats, campant sur des avantages acquis, postures de leurs leaders préférant parfois la résonnance médiatique à une véritable solution économique et sociale. Ces comportements-là brutaux, décalés, improductifs, rétrogrades, personne ne les aime et c’est en les combattant pied à pied et sur tous les fronts que l’on réhabilitera l’entreprise. Il s’agit dorénavant de valoriser l’entreprise aux yeux de tous, d’encourager des comportements justifiant ce respect, de s’assurer que les dirigeants focalisent leur action sur la performance économique autant que sur la qualité de vie au travail, sur l’innovation, sur l’acquisition de nouveaux clients et sur la satisfaction des anciens, dans le respect des individus et des lois. L’entreprise que nous soutenons s’articule autour de trois principes essentiels :  Une Gouvernance Responsable : L’ensemble des parties prenantes, actionnaires, salariés, clients, territoires, puissance publique doit pouvoir participer de façon pertinente à la bonne marche de l’entreprise et bénéficier en retour du partage de la valeur créée.  Un Management Equitable : Le respect de l’être humain, la confiance en lui et l’attention portée à son épanouissement professionnel sont à la source de son implication dans l’entreprise et à la base des performances de celle-ci.  Une dimension universelle de l’innovation : L’innovation technique est à valoriser autant que l’innovation sociale et l’action. Ces principes se retrouvent mis en œuvre dans les SCOP et dans de nombreuses entreprises traditionnelles.

Mennecy Section PS Mennecy, 12 octobre 2014 à 22h52

Travail collégial de la section, voir le PDF.

Mennecy Section PS Mennecy, 12 octobre 2014 à 22h43

Travail collégial de la section, voir le PDF.

DIDR, 12 octobre 2014 à 21h14

Derrière les grandes entreprises industrielles se trouve souvent un tissu de PME-TPE qu’elles font vivre Ces petites entreprises détiennent souvent un savoir faire de haute technologie allant de paire avec des brevets et une main d’œuvre locale très qualifiée. Durant les deux dernières décennies une stratégie de délocalisation de la production industrielle, dont Serge Tchuruk, alors à la tête d’ALCATEL a été le chantre, a été dominante avec les conséquences que l’on connait en termes d’emplois non seulement au niveau de l’entreprise mère mais aussi au niveau de toutes les PME-TPE sous-traitantes. En premier lieu, il est impératif que la puissance publique, l’Etat, puisse intervenir à la fois au niveau de la stratégie industrielle du pays et du soutien aux entreprises pour maintenir les emplois existants, voire en relocaliser. Ensuite il faut favoriser l’innovation pour mettre la France dans le peloton de tête de la 3ème révolution industrielle. Cela suppose une politique de soutien à la recherche fondamentale en parallèle à l’activité de Recherche et Développement. Enfin d’une façon plus générale, les PME-TPE doivent aussi bénéficier d’une politique volontariste dans les domaines de l’exportation et de la commande publique.

Vincent Combes, 12 octobre 2014 à 21h10

La désindustrialisation a été un drame social pour notre pays. La renaissance de notre économie doit s'inscrire dans une politique d'ampleur de relance : par les salaires (augmentation générale du SMIC et négociation par secteur), par les investissements publiques grâce à une réforme global de l'impôt (dans l'économie écologique, de la mer) et par le secteur bancaire public (augmentation du capital de la BPI et possibilité pour elle d'emprunter à la BCE). Ces mesures je pense vont donner un grand bol d'air à notre économie : plus de consommation, plus d'investissement pour les PME, émergence d'un nouveau secteur écologique

Section de Saint-Dizier, Haute-Marne, 12 octobre 2014 à 19h26

Etre socialiste, c’est soutenir la création donc le risque, qui sont des valeurs progressistes ! L’économie est aujourd’hui ouverte, c’est un fait : près d’un quart des salariés français travaillent pour l’exportation et dans le même temps, les importations de très nombreux produits de consommation nous ont permis de conserver du pouvoir d’achat, notamment pour les ménages les plus modestes. Dans ce contexte, être socialiste, c’est bien sûr conditionner l’économie marchande au respect de principes fondamentaux : d’abord garantir la sécurité des consommateurs (sécurité sanitaire) ici comme des producteurs là-bas (sécurité sociale, droit du travail), refuser le dumping social et respecter la planète en arrêtant de consommer tout à n’importe quelle saison. Mais être socialiste, c’est aussi dépasser une position défensive pour favoriser la création : c’est elle qui apporte de la valeur, donc des emplois, des salaires. Dans une période de révolution technologique comme la nôtre, stimulée notamment par l’impératif de la conversion écologique et énergétique, le progrès dont nous profitons au quotidien (informatique, services, modes de transports, alimentation, vêtements, logements etc…) repose sur l’innovation. La recherche de la qualité et de l’innovation est devenue stratégique dans tous les domaines, l’agriculture aussi bien que l’industrie ou les services, à toutes les échelles locales (« circuits courts », PME) comme nationale ou européenne (Airbus). Pour cela, le risque doit être réhabilité comme doit l’être l’intérêt général, l’entreprise comme le service public. Le risque est bien une valeur de gauche, loin de tout conservatisme, de tout dogmatisme ou de tout conformisme ! Prendre un risque c’est investir : si notre pays subit une telle de désindustrialisation, c’est parce que pouvoirs publics comme grandes entreprises ont cessé d’investir depuis une dizaine d’années.

Nicole Samour, 12 octobre 2014 à 19h24

Quelle doit être notre conception de l’entreprise ? Son dirigeant. Un chef d'entreprise n’est pas un homme à abattre. Il doit être appréhendé avec toutes ses facettes, sans amalgame. Encadrer les rémunérations de nos dirigeants est une nécessité partout où l’Etat a la maîtrise ou une participation. Dans le privé, les excès ne concernent quasiment que les grandes entreprises ou PME déguisées. Clarifions le statut des PME, filiales de grand groupe, en leur créant un statut propre et adapté. Interdisons les échanges de bons procédés : un dirigeant d’entreprise ne doit pas siéger à plus de deux conseils d’administration, par exemple. Nombre d’entrepreneurs souffrent d’un statut précaire. Les travailleurs indépendants, les auto entrepreneurs ou autres gagnerait à avoir un organisme de gestion transparent et bien organisé. Donnons un statut pérenne aux entrepreneurs.

Section de Saint-Dizier, Haute-Marne, 12 octobre 2014 à 19h23

OUI, j’aime l’entreprise... Comment un socialiste ne peut pas aimer l'entreprise ? C’est là où se passe le quotidien de la plupart des gens quand ils ne sont pas au chômage, là où ils gagnent leur vie, c'est leur emploi, elle est source de vie sociale, de promotion sociale ... L’entreprise, ce n'est pas uniquement les entreprises du CAC40 ni le Medef, loin s’en faut, il n'est d'ailleurs pas le seul représentant du patronat. L'entreprise est diverse : individuelle ou collective, artisanale, micro, TPE ou PME, voire même auto-entreprise, secteur privé ou public, du secteur de l’ESS. Dans tous les cas, elle doit être reconnue pour ce qu’elle est et par les emplois qu’elle crée y compris les emplois non salariés. Elle est d’utilité publique et d’utilité sociale. L'entreprise privée est basée sur un capital. Le capital n’est ni de droite, ni de gauche. Le socialisme en a reconnu depuis longtemps son sens et c’est une de nos différences avec le communisme. N’avons-nous pas notre propre capital auquel nous sommes attachés ? Etre de gauche n’est pas être pauvre, c’est gérer autrement. Réhabilitons l’entreprise, pour le bien de chacun et de tous, elle verse des salaires en contrepartie du travail, source principale de création de la valeur ajoutée, ce n'est pas un coût mais une rémunération. Ce que l’entreprise verse en "dividendes" aux actionnaires doit être raisonnable et correspondre à une juste réponse à l'investissement de ceux-ci et avant tout traduire leur volonté de développement de l'entreprise et du fait social qu’elle représente, ce ne doit pas être une rente. L’entreprise a des droits mais aussi des devoirs. Le premier est vis-à-vis de ses salariés : les rétribuer à leur juste valeur, le second d’assurer leur employabilité tout au long de leur contrat, et donc d’assurer leur droit à la formation continue. Elle doit également assurer son rôle de formation et de lutte contre l’exclusion en mettant ses moyens au service des jeunes notamment par des contrats en alternance, rapprocher l’entreprise et l’éducation est une nécessité. La fiscalité de l’entreprise, quelque soit sa taille, doit être juste et proportionnel. Oui il faut soutenir l’entreprise, en création, en développement (recherche, innovation, investissement), parfois en difficulté mais toujours avec des contreparties négociées, dans l'intérêt même de l'entreprise et de son capital social. Un chef d'entreprise n’est pas un homme à abattre. Il doit être appréhendé avec toutes ses facettes, sans amalgame, dont nombre d’entre eux souffrent d’un statut précaire. Pour moi être socialiste, c’est soutenir l’entreprise qui joue pleinement son rôle d’acteur social.

Section de Saint-Dizier, Haute-Marne, 12 octobre 2014 à 19h20

Devant le faible nombre de salariés syndiqués, il faudrait que les entreprises participent aux cotisations (les sociétés payent pour leurs patrons à leur syndicat). SI tous les salariés étaient syndiqués, la représentation syndicale serait améliorée, la possibilité de représentation d’un syndicat local améliorerait la situation. D’où l’idée du chèque syndical ou tout autre mesure qui faciliterait la représentation des salariés, si un plus grand nombre l’était, des décisions partagées par tous pourraient voir le jour.

Section de Saint-Dizier, Haute-Marne, 12 octobre 2014 à 19h18

Notre conception fiscale de l’entreprise L’entreprise doit contribuer fiscalement à hauteur de sa valeur ajoutée et de son bénéfice, quelque soit sa taille et la localisation de son siège social. Les aides de l’Etat et des régions devraient être soumis à une clause de non-délocalisation intra-muros, intra-européenne, et prévoir de réelles sanctions fiscales dans le cas contraire. Certes le taux d’imposition réduit sur les bénéfices et le barème d'imposition progressif a bénéficié aux petites entreprises, mais quelle contribution réelle pour les groupes internationaux, quel audit de l’Etat sur les taux de transfert ? En contre partie, l’état s’engagerait à stabiliser les règles et donnerait une visibilité réelle à l’entreprise. Plutôt que d’ajouter mesure sur mesure, une réforme complète de la fiscalité agirait dans ce sens et devrait ne faire supporter que le coût du travail aux charges patronales. La simplification des procédures, la suppression des petites taxes inutiles, le guichet unique, la restructuration du régime des non-salariés sont autant de pistes de réformes dont le gouvernement doit se saisir.

Robert Farré, 12 octobre 2014 à 19h18

Pour le développement d'une agriculture de proximité. La productivité de l'industrie augmente de manière exponentielle, et le lien entre industrie et emploi semble de moins en moins fort. Face à cette tendance, il nous semble important de relocaliser les productions les plus nécessaires, et en premier lieu une agriculture maraichère locale permettant aux municipalités de fournir a tous les moyens de se nourrir. Cela peut se faire par l'inclusion dans les SCOTs de terrains publics qui seraient loués ou mis à disposition d’associations, de coopératives locales, d'entreprises,  ou de jardins familiaux permettant l'auto-production et les échanges locaux. D’une façon générale une production agricole vivrière de proximité doit être favorisée afin de permettre des volumes significatifs de produits agricoles de proximité.

JOEL HEREIL, 12 octobre 2014 à 17h56

DÉSINDUSTRIALISATION une FATALITÉ / RÉINDUSTRIALISATION une UTOPIE ? Avant de poser la question de comment ré-industrialiser, demandons-nous quelles sont les raisons profondes de la disparition ou de la délocalisation de nos industries. Au cours des dernières années, pour notre parti, deux synthèses ont permis des réflexions approfondies sur ce sujet : Les propositions du Parti Socialiste en Février 2010 qui étaient résumées dans le document ʺRefaire de la France une grande nation industrielle, proposer aux Européens un modèle de production social-écologique. Le pacte pour la compétitivité et l'Industrie Française dit Rapport Gallois qui a permis la mise en place de 35 décisions gouvernementales en Novembre 2012. Une analyse des mesures qui ont été proposées, de celles qui ont été mises en place et des effets sur l'emploi permettra de mettre en évidence ce qui marche, ce qui marche moins et ce qui ne marche pas. Il faut arrêter de croire que seul un environnement fiscal très favorable et des suppressions d'avantages acquis permettra de créer des emplois industriels. Une entreprise embauche parce qu'elle a des commandes et non parce que le contexte fiscal lui est favorable. Plutôt que de passer leur temps à quémander des réductions de charges et courir après les subventions, certains patrons feraient mieux de réfléchir à la modernisation de leur outil industriel. Il faut donner aux entreprises qui le souhaite et qui en sont capable les moyens de fabriquer des produits innovants et fiables qui seront la référence sur notre marché intérieur et qui pourront s'exporter. Le cycle ʺ Conception / Industrialisation / Production ʺ est trop rarement respecté et beaucoup de sociétés en délocalisant ont oublié la seconde étape (si chère à nos amis allemands). Non seulement, on détruit des emplois en France, mais en plus on commercialise des produits de mauvaise facture. Certaines PME (essentiellement familiales) ont tendance à privilégier une implantation locale, entre autre pour des soucis de coût de logistique liés aux délocalisations. Ce sont elles qui doivent être aidées dans leurs ambitions de croissance en facilitant l'investissement et en les aidant à trouver du personnel compétent. Cela favorisera la croissance interne qui est toujours à privilégier à la croissance externe génératrice de suppression de doublons sans pour autant apporter des compétences techniques supplémentaires. Pour terminer, je dirai que notre pays souffre d'un manque cruel de robots. Beaucoup de sociétés ne veulent pas ou n'osent pas mettre en œuvre ces techniques. Un robot ne remplace pas des personnes, il fiabilise des processus.

mclams, 12 octobre 2014 à 10h56

Entreprises * Objectif -Supprimer les barrières liées à la propriété intellectuelle -Mutualiser des outils entre les entreprises pour réaliser des économies d'échelle -Encourager le développement des entreprises coopératives -Limiter les dérives néfastes des actionnaires sur les entreprises -Diffuser les connaissances -Rééquilibrer la balance commerciale en limitant l'impact de l'Euro *Justification Les difficultés des entreprises nous semblent principalement liées aux dysfonctionnements suivants : -Faible diffusion des savoirs. -Très faible mutualisation des outils de gestion et de production. -Utilisation interdite de moyens de production pour cause de -propriété intellectuelle. -Faible développement de l'esprit d'équipe chez les employés au profit de l'individualisme. -Dérive néfaste des actionnaires qui asphyxient les entreprises. -Faible pouvoir des salariés au sein des entreprises. -Faible synergie entre recherche et industrie. *Propositions -Abolir la propriété intellectuelle (brevets) -Créer un service public de mutualisation des outils des entreprises. -Créer un site Internet rassemblant l'ensemble des connaissances scientifiques. -Créer une nouvelle gouvernance d'entreprise, nommée entreprise libre, où l'entreprise n'a plus de propriétaire et où la gouvernance est similaire à celle des SCOP. -Prévoir un statut spécial pour les services publics (entreprise libre d'intérêt public), où la gouvernance prendra en compte des représentants des usagers et le législateur. -Créer un livret d'épargne entreprise libre, de faible taux, qui permettra de financer les entreprises libres. -Basculer les entreprises où l'État est majoritaire vers des entreprises libres. -Inciter à la création d'entreprises libres dans les zones désertées par les entreprises. -Aider au développement des filières non exploitées ou mal exploitées, en apportant de l'expertise et des moyens financiers. -Étendre les contraintes d'assurance qualité dans toutes les entreprises. -Créer des partenariats entre les organismes de recherche et les entreprises -Supprimer les effets de seuil générés par le nombre de salariés présents dans l'entreprise -Inciter les entreprises à investir, via une fiscalité avantageuse. -Remplacer les cotisations patronales par une taxe sur le chiffre d'affaire. -Rembourser une partie des cotisations sociales pour les entreprises qui exportent hors de la zone Euro. Le taux de remboursement sera fixé par le cours de « l'Euro franc », en fonction du chiffre d'affaire réalisé à l'export et dans la limite de la masse salariale disponible. Le cours de « l'Euro franc » est fixé en fonction du déficit commercial courant

Camille Le Bris, 12 octobre 2014 à 8h15

Produire et consommer autrement : enjeux et potentiels de l’impression 3D Dans un contexte économique morose, comment ne pas prendre avec optimisme la mise sur pied d'une filière nouvelle, qui semble révolutionner la production industrielle, les modèles d'affaire, les modes de vie? Comment ne pas se réjouir qu'au sein de cette filière, la France soit bien représentée et innovante ? Cette filière, c'est l'impression 3D. L'impression 3D, c'est la possibilité pour chaque possesseur d'une mini-station de production de créer et répliquer des objets - aujourd'hui simples, mais dont la complexité ne cesse d'évoluer-- à partir de patrons numériques. En quelques minutes, l’imprimante transforme une maquette en 3D sur ordinateur en objet réel. Comme pour les inquiétudes sur le respect de la vie privée sur les réseaux sociaux, les inquiétudes se multiplient sur les possibles dérapages de cette technologie émergente. Si ces messages d’alerte (comme d’autres sur les risques pour la santé, etc) doivent être pris en compte, ils ne doivent pas occulter la révolution permise par les imprimantes 3D. L’accroissement des possibilités d’utilisation des logiciels et des techniques d’impression 3D favorise le développement de communautés dites de “makers” ; des citoyens qui maitrisent tout ou partie d'un processus de production et qui en font usage pour de la création comme pour de la réparation d’objets du quotidien ou à commercialiser. L’apparition du web social a redéfini les utilisateurs de services Internet. De simples consommateurs, ils sont devenus des créateurs de contenu, qu’ils partagent avec des contacts. Le mouvement DIY (“do-it-yourself” ou « faites le vous-même »), né dans les années 1970 se marie avec les possibilités de partage infinies du web social pour permettre à cette communauté d’échanger aux quatre coins du globe. Parce que les makers impliquent non seulement l’innovation, mais aussi une soutenabilité productive qu’il est crucial de favoriser dans une économie sur-mondialisée, favoriser l’émergence de ce mouvement en France est une politique socialiste : c’est une politique publique de formation pour tous, de distanciation à la consommation de masse et ses écueils, une politique d’innovation sociale et économique. Pour cela la puissance publique doit agir dans deux directions principales : faire émerger un cadre juridique adapté aux "makers" au niveau européen, et mettre en place partout sur le territoire des environnements accueillants et sécurisants qui inciteront les citoyens à se tourner vers ces pratiques, et plus largement vers l’économie collaborative.

CHRISTINE LACORE, 12 octobre 2014 à 0h38

« Pas d’économie forte sans industrie forte » titre notre Convention nationale sur le nouveau modèle économique, social et écologique adoptée par le Conseil national le 27 avril 2010. A l’aune du XXIe siècle, le rapide « rattrapage technologique de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de bien d'autres pays » et la « course au moins-disant social, avec son cortège de délocalisations et de désindustrialisation dans les pays développés » contrarient le développement d’un nouveau modèle de production « à la fois écologiquement durable, économiquement performant et véritablement créateur de valeur ajoutée sociale ». La désindustrialisation et la réindustrialisation sont des réalités complexes qui peuvent contribuer à augmenter ou à réduire les iniquités et les détresses multiples. Le manifeste du PSE adopté par le Congrès Electoral du PSE le 1er mars 2014 pour les élections du Parlement européen du 25 mai suivant, nous engage à « repenser notre stratégie industrielle » et à mettre en place une politique industrielle européenne ambitieuse. L’action est dans « Une union qui avance ».

65 PST, 12 octobre 2014 à 0h12

L’entreprise recouvre des fonctionnements divers, des PME à celles du CAC 40. Leur organisation, besoins et objectifs ne sont pas de même niveau. Pour autant, c’est un collectif de travail avec un rôle économique, social et territorial dans lequel les salariés, les partenaires sociaux et les associations de consommateurs doivent être équitablement représentés dans les instances de décision (à proportion de 1/3 des membres) pour éviter toutes dérives patronales. Ces représentants doivent être formés en conséquence pour exercer leur véritable rôle. La ré-industrialisation ne s’entend pas forcément industrie lourde, traditionnelle. Il faut s’orienter vers des industries d’innovation, renforcer la recherche et le développement et prospecter en direction de l’économie verte, de la silveréconomie. Ces secteurs créeront des emplois pérennes et non délocalisables. L’économie sociale et solidaire est en cela une véritable réponse. L’effort devra se porter en concomitance sur la formation professionnelle trop négligée, voire une formation par alternance pour redonner une image positive et valorisante du travailleur de l’entreprise. Des moyens devront être mis à leur disposition sous forme d’aides financières maîtrisées. Réorientons une partie de l’épargne française vers les entreprises notamment celles qui souhaitent se développer vers les secteurs innovants pour éviter qu’elles soient les otages des fonds de pension mercenaires. Mais, exigeons l’obligation de résultat ou tout du moins un regard de l’Etat sur l’utilisation de ces aides. Les entreprises devront avoir l’assurance d’une stratégie industrielle cohérente sur le long terme avec une harmonisation fiscale afin d’éviter les concurrences entre territoires. L’Etat et les futures grandes régions de la réforme territoriale devront s’engager dans cette pertinence de l’aménagement du territoire.

Damien Ramage, 11 octobre 2014 à 23h28

Socialiste, j’aime l’entreprise *** N’en déplaisent à celles et ceux qui se font l’écho des déclarations fracassantes censées bousculer de supposés dogmes conservateurs, aimer l’entreprise a toujours été au cœur du projet socialiste. Aimer l’entreprise, c’est refuser de la laisser aux mains des seuls employeurs et actionnaires qui en détournent le sens pour faire du travail une machine à générer et capitaliser de l’argent. Aimer l’entreprise c’est être attaché à ce lieu de rencontres d’hommes et de femmes aux parcours divers et qui font communauté ; communauté économique, sociale, et même politique à certains égards. Aimer l’entreprise, c’est aimer ceux qui la font. Aimer l’entreprise, c’est aimer l’innovation et le travail bien fait, et non soutenir le pouvoir des actionnaires et du patronat dont les orientations économiques empêchent toute prise de risque individuelle ou collective. Aimer l’entreprise c’est vouloir renforcer le pouvoir de cette communauté de travail, et non soutenir l’enrichissement des actionnaires qui vident le travail de son sens en exigeant des taux de rendement à deux chiffres alors que la croissance économique ne soutient pas le développement de l’activité. Aimer l’entreprise, c’est refuser que la citoyenneté et l’esprit critique ne s’arrêtent à ses portes, et tout faire pour développer les instances représentatives à tous les échelons, plutôt que de les affaiblir. Aimer l’entreprise, c’est vouloir la réformer en profondeur et la rendre au collectif de travail. Réformer l’entreprise, c’est en effet la marche suivie depuis un siècle par la gauche lorsqu’elle arrive au pouvoir, que ce soit en légiférant pour renforcer les droits des salariés et les obligations des employeurs, en développant des politiques publiques de proximité et de développement de l’activité, ou en soutenant les syndicats engagés dans des négociations ou les salariés qui bataillent pour le progrès de leurs conditions de vie et de travail. Être socialiste et aimer l’entreprise, c’est donc vouloir se la réapproprier, et non répondre aux seules exigence du patronat et de la finance.

Thomas Chavigné, 11 octobre 2014 à 23h17

Droits des salariés : La Gauche s’enorgueillit des avancées sociales dont elle est à l’origine. Et elle a raison ! Pourtant, aujourd’hui, le ministre du travail et des députés du PS reprennent des demandes du MEDEF pour réduire les droits des salariés, des droits pour lesquels des socialistes, des syndicalistes se sont battus avant nous. Il en est ainsi des organisations représentatives du personnel au sein des entreprises dont on voudrait relever les seuils. Notre députée nous a présenté cette « idée » et l’a justifiée dans un souci de simplification (!) et parce que le comité d’entreprise, les délégués du personnel, ce sont des « contraintes » pour les entreprises ! Non, ce n’est pas une contrainte pour les entreprises, c’est un atout car c’est privilégier le dialogue, l’information, c’est responsabiliser les partenaires sociaux dans l’entreprise. Non, ce n’est pas une contrainte pour les entreprises, mais pour les patrons (et pas tous évidemment) et ce n’est pas la même chose. De même, les intérêts de l’entreprise ce ne sont pas ceux des actionnaires. Une entreprise, c’est la réunion de salariés, d’actionnaires et de « patrons » et il est bon qu’il y ait des structures de dialogues. Non, ce n’est pas une contrainte pour les entreprises, c’est une chance pour les salariés qui ont ainsi les outils pour mieux défendre leurs droits. Notre parti doit être très clair et condamner vigoureusement de tels propos. Non, la solution au chômage ce n’est pas de supprimer ou réduire des droits des salariés, pour privilégier encore davantage les actionnaires et les rentiers.

Michel BARRE, 11 octobre 2014 à 22h58

J'avais écrit en 2012 ma vision de la réindustrialisation et je la joins à mon message. Deux ans ont passé mais ma vision reste la même, la création de richesse dans notre pays est le meilleur moyen de sortir de la situation actuelle, ce qui n’empêche pas de faire des économies budgétaires. Il faut revaloriser le travail manuel et l'apprentissage qu'il faut développer jusqu'au niveau ingénieur. Cordialement à vous tous.

Stéphanie Reuillard, 11 octobre 2014 à 22h20

Notre section a souhaité porté sa réflexion sur les enjeux économiques. Plusieurs thèmes, et pour chaque thème, plusieurs questionnements relatifs à ces enjeux étaient proposés au débat de nos Etats généraux. Il nous est apparu difficile de choisir l’un plus que l’autre tant ils s’imbriquent les uns aux autres. Nous avons donc fait le choix de nous intéresser au sujet transversal qu’est celui de la place des salariés : les salariés face à la problématique de l’emploi, leur rôle dans l’entreprise et enfin les salariés face à la mondialisation. Les salariés face à la problématique de l’emploi : En cette période de fort taux de chômage, nous estimons nécessaire le partage du travail entre les salariés. Ce partage a été rendu possible par le passage aux 35 heures. Nous devons préserver cet acquis social qui a démontré son efficacité dans la lutte pour l’emploi et même aller au-delà. Nous proposons donc une nouvelle réduction du temps de travail hebdomadaire. Outre son impact sur l’emploi, cette nouvelle réduction permettrait une meilleure conciliation vie professionnelle / vie privée et offrirait du temps pour de nouvelles sources d’épanouissement des personnes. Le rôle des salariés dans l’entreprise : Les salariés créent la richesse d’une entreprise par leur travail. Ils doivent donc pouvoir participer aux décisions qui la concernent. Le Parti Socialiste doit promouvoir cette participation pour aboutir à une Démocratie d’entreprise, Démocratie dans l’entreprise, avec l’instauration de garanties pour la libre expression des salariés. Les salariés face à la mondialisation : Face à la mondialisation de l’économie qui met en concurrence les salariés des différents pays du monde, il convient d’œuvrer pour une solidarité internationale entre les travailleurs dans la défense et la promotion de leurs droits.

marie claude feid, 11 octobre 2014 à 22h16

Merci de trouver ci-joint ma contribution au format Pdf

Anonyme, 11 octobre 2014 à 22h04

L'entreprise est encore dans notre pays source de débats, de confusion, de crainte. La France est notamment dotée de 40 entreprises cotées, guidées même si elles ne sont pas les seules par les seules lois du profit maximum. Ces entreprises sont même souvent considérées comme françaises alors que leurs activités ne le sont pas. Ces grandes entreprises bien-sûr performantes et riches en image occultent cependant l'essentiel des autres entreprises plus modestes, souvent familiales elles aussi parfois soumises aux lois du profit mais pas nécessairement. Rappelons que près de 90% du tissu des entreprises françaises est composé d'entreprises de moins de 10 salariés dans lesquelles des entrepreneurs investissent lourdement,consacrent tous leurs talents et leur énergie à développer leur activité, à développer l'emploi. Rien de commun donc entre les grandes entreprises et les plus petites. Pourtant l'approche que l'on a de ces entrepreneurs est voisine. Dans les deux cas les rapports salarié/employeurs sont soumis aux mêmes réticences avec un postulat de patron exploiteur et de salarié soumis. Il faudrait sortir rapidement de ce manichéisme qui paralyse toute notre culture économique. Ce sont bien ces entrepreneurs qui crééent le plus d'emploi . Mais que fait on pour cela, en quoi les encourage t on, à innover ou investir, c'est à dire risquer. L'état a, par exemple depuis plusieurs décennies encouragé fiscalement l'investissement locatif, mais en quoi a t il encouragé l'investissement dans les entreprises, un tel mécanisme ne pourrait il pas être développé au profit de ces petites entreprises. il faut donc réconcilier le peuple avec l'entreprise, avec la petite entreprise qui nous emplie , que l'on crée ou que l'on reprend en allant au-delà de la création d'entreprise par des demandeurs d'emploi qui n'ont pas d'autre choix.

Christine STEBENET, 11 octobre 2014 à 21h38

Quel rôle pour les salariés et les partenaires sociaux ? Le processus qui a abouti à la loi de sécurisation de l’emploi dont voici les principales étapes : cadrage du gouvernement, négociation et accord entre partenaires sociaux, transcription dans la loi, déclinaison et surveillance par les partenaires sociaux nous parait être le bon. Il est efficace économiquement car il donne la parole aux acteurs de terrains (organisations syndicales et patronales) pour identifier les solutions les plus adaptées à leurs réalités et surveiller leur application. Il est juste socialement, car permet de négocier un compromis équilibrant les efforts des uns et des autres, avec un cadrage et une régulation de l’Etat pour veiller à l’équilibre et éviter les décisions corporatistes. Pour la mise en pratique, il faudra surmonter plusieurs obstacles existants aujourd’hui dans notre société : - capacité réduite des organisations syndicales et patronales à : faible taux de syndicalisation, revendications parfois éloignées des attentes des salarié(e)s / dirigeant(e)s, manque de réalisme, de propositions, (in)capacité à travailler ensemble - rapport de force déséquilibré : un taux de chômage élevé met les organisations patronales en position de force - rôle de l'Etat dans la négociation à clarifier ; un parlement qui manque de capacité d’appropriation et de modification des textes de loi (volume de lois votées, influence du gouvernement...) - « couverture » imparfaite de la population : quid des chômeurs, des jeunes etc… Il y a bien des associations, il faut s’appuyer sur elles. Les syndicats sont non présents dans les petites entreprises. Les salariés de ces boîtes ne s’y reconnaissent pas. La démocratie directe peut-elle être une alternative pour travailler sur le contrat social entre l’Etat et les Français ? Cela semble difficile : - L’expérience montre qu’en cas de referendum, les Français ne répondent jamais à la question posée - Les autres outils de démocratie directe sont très chronophages (réunions pour obtenir un compromis avec la population) et demandent un apprentissage de cette méthode, qu’il faudrait inculquer dès l’école - Les personnes qui s’expriment le plus sont la plupart du temps celles qui sont « contre » - De nombreuses personnes ne souhaitent pas s’exprimer en direct, mais plutôt en s’appuyant sur des porte-paroles. Pourtant, les nouveaux outils électroniques apportent de nouvelles opportunités d’échange et de communication, qu’il faut explorer. Cette démarche peut accompagner notre réflexion sur un nouveau système de représentation politique. En attendant, nous souhaitons que l’idée de démocratie sociale soit intégrée à notre identité socialiste.

Jean Herzog, 11 octobre 2014 à 20h27

Pour stimuler l’entreprise et favoriser la ré-industrialisation, il faudrait imposer aux entreprises de consacrer une part plus importante de leurs bénéfices aux investissements de croissance, et non pas aux dividendes des actionnaires comme cela a été le cas ces deux dernières années, ce qui a mécaniquement déclenché une montée du chômage. 1. Il faudrait imposer aux entreprises de consacrer au moins 50 % de leurs bénéfices aux investissements de croissance en compensation des abaissements de charge. Toute entreprise qui ne respecterait pas cette règle se rendrait coupable de détournement d’argent public. D’autre part, pour accompagner cette mesure, l’État devrait créer une multitude de « start-up de fonctionnaires », à faible capital investi en majorité par l’État, dans les secteurs de l’écologie innovante, comme l’installation de pompes à chaleur ou de panneaux solaires, de façon à contrôler efficacement les prix de vente, en correspondance avec le crédit d’impôt alloué aux clients pour l’installation de ces équipements. 2. Il faudrait créer une multitude de « start-up de fonctionnaires », à faible capital, dans les secteurs de l’écologie innovante. En construisant notre économie par ces mesures concrètes, nous construisons notre parti en restant conformes à nos valeurs de justice sociale, de solidarité et de progressisme.

Voir pièce jointe. Section Noisy-le-Roi, Bailly Saint-Nom-la Bretèche, Feucherolles, Rennemoulin. Département des Yvelines 78 Entreprise et ré-industrialisation-Activité et plein emploi Les deux thématiques étant étroitement liées, il nous a semblé plus cohérent de ne pas les dissocier. Sylvie Yosef Secrétaire de section

Christelle Merlier, 11 octobre 2014 à 19h51

Entreprise et ré-industrialisation : comment renforcer notre appareil productif industriel ? La désindustrialisation de la France n’est pas une fatalité : une politique de relance de l’activité industrielle favorisant à la fois la transformation des secteurs industriels existants et l’émergence de nouvelles activités industrielles est indispensable pour réindustrialiser le pays. Tout d’abord, on ne peut que constater que la baisse des coûts de production et l’augmentation de la productivité trouvent aujourd’hui leurs limites dans un environnement fortement concurrentiel. La France doit dès lors rompre avec la stratégie du « low cost » en proposant une offre productive différenciée garantissant des normes de sécurité notamment sanitaires et environnementales, mais aussi, en exploitant davantage la réputation de certaines de ses productions. Une politique industrielle offensive doit aussi reposer sur l’essor de nouveaux secteurs industriels qui combinent à la fois biens et services et qui soient adaptés aux évolutions et aux besoins de la société (environnement avec les énergies renouvelables, sciences du vivant, génomique et biotechnologies pour les industries de santé, matériaux intelligents, activités liées aux loisirs,…). A moyen terme, l’investissement dans l’innovation doit ainsi être une priorité afin de redonner de la valeur ajoutée aux produits français. Un renforcement et une diversification des efforts en matière de recherche et développement sont indispensables et ce, à l’échelle européenne, du fait des ressources budgétaires contraintes. Cela passe par une promotion de l’expérimentation destinée à inventer de nouvelles technologies, de nouveaux biens ou services et donc, par la rupture avec la stratégie traditionnelle de rattrapage industriel qui a caractérisé les dernières décennies. Pour finir, la stratégie industrielle des entreprises françaises doit reposer sur une véritable logique industrielle qui ne soit plus basée sur une délocalisation complète de la chaîne de production mais qui favorise le maintien de la phase finale de production. De plus, une réforme des aides à l’exportation en faveur des PME doit être menée afin de ne plus se limiter à un soutien à leur implantation à l’étranger mais aussi à leur maintien. Une politique industrielle retrouvée doit ainsi s’inscrire dans des tendances de fond et fixer des objectifs à long terme en favorisant les secteurs d’avenir qui peuvent permettre le maintien de la production industrielle sur le sol français.

Daniel BUREL, 11 octobre 2014 à 19h13

La désindustrialisation en France, notamment (mais pas que) découle directement de l’aggravation sans précédent du coût du capital depuis près de 30 ans. Ce coût du capital en plus ne cesse de croitre, avec la bénédiction des politiques en place successivement, qui eux, comme le MEDEF ne voient que le coût du travail. Ce coût du capital a engrangé des fortunes considérables en France et dans le monde Faut-il rappeler ici que les 65 personnes les plus riches au monde possèdent autant que les 3.5 milliards d’individus les plus pauvres ? Faut-il rappeler qu’en France nous possédons plusieurs de ces individus très riches qui font partie des 65 ?. Cette volonté de faire toujours plus de profit à n’importe quel prix, de vouloir des taux d’intérêts hors de commun avec les réalités économique, a provoqué un peu partout dans le monde et notamment en France un déclin en industriel, un déclin social, au profit de délocalisations multiples et variées, d’évasion fiscales dans des paradis fiscaux, de spéculation sur tout produit, même alimentaire, allant jusqu’à aggraver les famines dans les pays les plus pauvres. Ce coût du capital se traduit simplement en chiffre : En 1981 un salarié donnait 10 jours de travail aux actionnaires et aujourd’hui c’est 45 jours. Aujourd’hui on n’a pas à lutter contre « un coût du travail » comme claironne le MEDEF mais on a besoin d’une meilleure répartition des richesses. Il faut donner un violent coup d’arrêt à toutes les subventions inutiles et sans contrôle ni contrepartie, aux évasions fiscales, aux paradis fiscaux, bref à lutter contre les méfaits de la financiarisation de l’économie, contre la grande Finance comme nous l’avait promis Holland. Cela ne veut pas dire que certaines entreprises ne méritent pas d’être aidées…Mais pas toutes sans distinction, sans contrôle et sans contrepartie en terme d’emploi, de salaire, de condition de travail. Et dans celles-là nombre sont les PME et TPE qui sont les vraies pourvoyeuses d’emploi et aussi souvent exploitées elles même par les plus grands groupe qui eux engrangent le profits. Est-il normal que l’on donne encore de l’argent à des Betancourt, Pinault et compagnie, alors qu’ils font partie justement des 65 plus riches de la Terre. Les entreprises (en dehors du MEDEF) l’avouent, elles mêmes en disant que c’est de commandes qu’ils ont besoin pour embaucher, donc de moyens pour les acheteurs potentiels Et actuellement ce principe commence à revenir un peu à tous les niveaux de réflexions dans le monde (mêmes dans les plus grandes banque des EU. Bref à peu près tout les contraire de la politique menée actuellement et près de 20 ans.

Marc Leygonie, 11 octobre 2014 à 19h03

A propos de l’illusion d’une possible autarcie électrique locale En matière d’électricité propre l’avenir sera et pour certains ont dans la localisation des moyens de production grâce aux énergies dite renouvelables. Une expérience grandeur nature est en cours en Bretagne, une étude a été réalisée(1) à partir des éléments fournis chaque trimestre par le ministère prenant en compte les productions éolienne et photovoltaïque, la production hydraulique de l’usine de la Rance confrontées aux besoins et de la région. Il ressort de cette étude compte tenu de la dimension de la région Bretagne pas ou peu de foisonnement ce qui conduit à des caractéristiques de production excluant toute possibilité d’autarcie. L’exemple du mois d’août 2014 est de ce point de vue tout à fait caractéristique de l’impossibilité dans laquelle les productions éolienne et photovoltaïque dans l’hypothèse même-irréalisable pour l’heure- où l’on disposerait de moyens de stockage aptes à pallier l’intermittence de ces deux productions seraient d’assurer à tout moment la fourniture d’énergie nécessaire à la région. En moyenne, le taux de couverture (rapport de la puissance livrée à la puissance consommée au même instant) de l’éolien est de 5,4% (année 2013, 4,4%). Ce résultat est obtenu pour une puissance installée en hausse de 7% et une consommation en baisse de 1%. Il atteint son maximum de 43,8% (année 2013, 25,8%) le 10 du mois à 8h00(un dimanche) à à un moment qui combine une forte production éolienne et un faible besoin en électricité . Le minimum est de 0% le 24 du mois à 7h00 (un dimanche) En moyenne, le taux de couverture du photovoltaïque est de 1,28% (année 2013, 1,46%). photovoltaïque se combine à un faible besoin en électricité. Les pics du taux de couverture reflètent donc autant la production solaire que la faible consommation. Pour ce même mois de l’ensemble des productions électriques et de la région représentent environ 12 % de la consommation locale. Certains avancent l’idée que les possibilités offertes par les énergies marines permettront de compenser ces manques et d’assurer l’indépendance régionale. Ce n’est pas ce que laissent espérer les tests en cours sur des hydroliennes au large des côtes bretonnes comme nous l’avons déjà dit. Les résultats des essais effectués durant six mois en mer démontrent la nécessité de renforcer drastiquement la structure . . Avant de produire il faudra maintenir les machines au fond. (1) Analyse graphique des données du site eCO2mix (RTE) pour la région Bretagne Août 2014 H. Flocard & J.-P. Le Gorgeu Association «Sauvons le Climat» .

Section Marcoussis, 11 octobre 2014 à 18h09

Donner une impulsion décisive à des filières industrielles stratégiques Le poids des importations d’énergie pèse lourdement sur notre déficit commercial. La rareté et le prix fatalement croissant des matières premières constituent des handicaps pour notre avenir. Ainsi, nous devons mobiliser les forces vives, chercheurs, entrepreneurs, salariés, collectivités publiques du pays autour de grands défis et de grands projets industriels. Il est clair que la mise en place de stratégie de filière pour réindustrialiser le pays est une urgence absolue Il n’est plus temps d’attendre pour engager ces conférences de filières dans le secteur des énergies renouvelables. Le gouvernement a pris des mesures en faveur du solaire ou de la méthanisation agricole. Si l’objectif est bien de créer plus de 200.000 emplois dans les 20 ans dans les différentes filières ENR en générant un investissement de plus de 100 milliards d’euros, partiellement à la charge du budget de l’Etat, il faut organiser au plus vite la montée en puissance de ce programme ambitieux. Promouvoir les voitures à motorisation électrique et hybride On doit mettre en place un programme d’achat public de véhicules « propres », à motorisation électrique ou hybride. Il ne s’agirait que d’accélérer le renouvellement du parc actuel des administrations et des collectivités locales. Cela semble préférable à l’instauration d’une nouvelle prime à la casse, coup de fouet à efficacité rapide mais qui profiterait en bonne part à des véhicules importés. C’est essentiellement dans les flottes professionnelles qu’on peut espérer un développement important, à brève échéance, de la motorisation électrique. Le site « France » peut très largement en assurer la production, puisque plusieurs constructeurs français proposent de tels modèles. La commande publique doit jouer tout son rôle stratégique, à la fois dans l’organisation des mutations, le développement des nouveaux usages et dans la promotion des savoir-faire nationaux. Une incitation fiscale à destination des entreprises compléterait ce dispositif. Parallèlement, il convient de déployer sur tout le territoire une infrastructure de recharge électrique, dans l’espace public comme dans le secteur privé, dans les entreprises ou au domicile. C’est une condition essentielle à la montée en puissance des véhicules électriques. Alors que l’industrie automobile française traverse une phase délicate, il peut s’agir d’un soutien décisif lui permettant de prendre l’avance d’une révolution technologique et sociétale à la fois, en prévoyant des contreparties très strictes en matière de localisation de l’emploi et de la production.

Guélaud Claude, 11 octobre 2014 à 17h49

Le choix du tertiaire en lieu et place du secteur industriel a été un choix désastreux qui a condamné des pans entiers de savoir-faire et de compétences, avec toutes les conséquences que l'on connait au niveau de l'emploi. A cela s'ajoute un manque d'investissements ayant pour origine: soit la recherche de profits instillée par le grand actionnariat (redistribution de dividendes à l'actionnariat institutionnel des fonds de pension par exemple) au détriment du développement, de l'innovation sociale et industrielle, soit pour une part majeure le blocage des banques qui ne jouent pas leur rôle de soutien à l'économie.Sur ce dernier point je me demande qui contrôle les banques. Les accords de Bâle portant sur l'obligation faite aux banques d'accroître leurs capîtaux propres pour autogèrer leurs risques est insuffisante etparcellaire. Depuis les progrès de la transmission des données informatiques, on assiste à une explosion des échanges spéculatifs, y compris des ressources vivrières. Les banques se sont éloignées de leur raison d'être, à savoir le prêt, pour se concentrer sur leurs propres profits. Sans une intervention des pays européens pour aller au-delà des accords de Bâle, l'économie réelle aura du mal à survivre. L'actionnariat est utile, les banques sont utiles si on ne les laisse pas dériver.L'entreprise doit être soutenue, en cela elle a des droits, mais elle a aussi le devoir, celui en particulier de la contre-partie.Les différents dispositifs mis en oeuvre par le gouvernement servent actuellement à restaurer les marges des entreprises, à quand la création d'emploi? L'entreprise concentre l'avenir, la raison d'être et l'espoir des travailleurs de ne pas être exclus, elle a un devoir de responsabilité vis-à-vis de la société, de ses salariés et des partenaires sociaux.

les adhérents section PS LAVAL, 11 octobre 2014 à 17h35

Le déclin de l’emploi industriel est la conséquence d’une course à la rentabilité à court terme mise en œuvre via le développement exagéré de la société de services. La dévalorisation des métiers industriels a été accentuée par des choix politiques et d’éducation centrés sur les filières générales et études longues. Lutter contre cette désindustrialisation passe par la prise de conscience des besoins qui sont les nôtres, et l’adaptation des formations aux bassins d’emplois. Une remise en cause plus poussée du système éducatif est indispensable afin que les filières des compétences techniques et manuelles ne soient plus des choix par défaut. Il s’agit de revaloriser une catégorie de la population particulièrement touchée par la mécanisation et les délocalisations. Dans toutes nos entreprises, nous devons soutenir les possibilités d’insertion qu’offrent l’apprentissage et l’alternance, car une bonne partie concerne des métiers moins soumis à la concurrence internationale . Une fois le travailleur installé, la systématisation de l’actionnariat salarié créé une motivation supplémentaire qui stabilise les effectifs. L’actuel chômage à grande échelle nous pousse par ailleurs à questionner la taille des acteurs économiques. Dans un contexte de mondialisation, le choix des marchés financiers par de trop petites entreprises Françaises a entraîné l’absorption de ces dernières au profit de la concurrence internationale, peu sensible à la conservation de nos emplois. Afin d’y remédier, nous pouvons inciter les entreprises à « chasser en meute » sur les marchés plutôt que se focaliser à cannibaliser le voisin. Nous souhaitons, au travers des régions, contribuer à leur liaison les unes ou autres pour gagner des débouchés, notamment par l’élaboration de logiques de filières de production et la diversification des activités. La mise en relation et le déploiement par ces mêmes instances des industries écologiques, pilier rapidement applicable de l’économie circulaire permettra aussi la redistribution d’une richesse qu’on laissait s’envoler jusqu’ici. En outre, un État plus stratège dans ses participations au capital de certaines entreprises permettrait la stabilisation des secteurs « locomotives », comme la gestion de l’énergie. Sur tous ces aspects, la cohérence entre la nouvelle réforme territoriale et la loi de transition énergétique sera déterminante. Enfin, une attention particulière doit être portée vers l’exportation dans les pays francophones car le dialogue est plus aisé dans une langue commune. La simplification des démarches commerciales avec ces pays, où la croissance démographique est souvent forte, multipliera nos leviers de co-développement.

Patrick BROQUERIE, 11 octobre 2014 à 17h09

Entreprise et Re-industrialisation Être progressiste, aujourd’hui, c’est nous positionner dans ce que Jeremy RIFKIN désigne comme une troisième révolution industrielle (TRI*). Et ce en tant que réformateur au service de l’amélioration des conditions de la vie humaine. Pour ce faire, nous devons raisonner et œuvrer à l’échelle Européenne. Pas de progrès sans harmonisation fiscale et sociale commune. Mais comme l’État providence, l’Europe a ses limites et ne peut pas tout. Aussi, nous devons définir et défendre nos services publics pour demain (enseignement, recherche, énergie, eau, santé, sécurité, défense, aménagement des territoires). Et clarifier les enjeux des aides publiques (secteur public, secteur de l’économie sociale et solidaire …) Quant au monde des Entreprises, nous devons continuer à nous positionner de façon équilibrée (ni dénigrement absolu, ni fascination sans bornes). Nous devons aimer « l’entreprise » pour son rôle de création de richesses et d’emplois. Nous devons aider « l’entreprise » pour améliorer la vie des salariés d’une part et les relations sociales en interne d’autre part. Pour cela nous devons être clairs et travailler pour : - S’intéresser pour connaitre « l’entreprise », et arrêter les confusions et amalgames, - Comprendre les moteurs des entrepreneurs, qui prennent des risques pour porter et/ou faire vivre, un projet d’activité, - Reconnaitre et mettre en œuvre les simplifications et clarifications administratives, - Inventer des contres parties réalistes dans le cas d’aides publiques (actionnariat des salariés, participation au CA …) et ne pas favoriser les dividendes, - Aider la compétitivité des Entreprises qui s’engagent à investir, à conserver ou à créer des emplois, quand les commandes sont retrouvées, - Réévaluer, ré-identifier les délégations de service public, les concessions et autres marchés afin qu’ils soient utilisés à bon escient et bien cadrés. Nous devons apporter aux Entreprises des projections claires, stables et durables. Afin qu’ensemble, et en confiance, nous mettions en œuvre une ère économique nouvelle. TRI* : Répondre à long terme au triple défi d’une crise économique mondiale, de la sécurité énergétique et du changement climatique.

jean-françois NEVEU, 11 octobre 2014 à 16h29

Contribution de la section de La Villedieu du Clain (86)

Transition énergétique des erreurs sur les moyens Les débats sur le projet de loi sur la transition énergétique sont en cours à l’assemblée nationale. Comme nous l’avons rappelé à diverses reprises dans les deux dernières années une erreur de choix dans le mix énergétique, en particulier pour la production d’électricité, aurait des conséquences dommageables pour le pays car elle engagerait l’avenir pour une quarantaine d’années. Des erreurs d’appréciations que nous avons dénoncées depuis le début des débats sur cette question restent présentes dans le projet de texte et dans les médias engageant ainsi la réflexion en cours dans de mauvaises directions. Sans revenir dans les détails des arguments déjà évoqués on note pour l’essentiel que plusieurs erreurs d’appréciation subsistent apparemment, plus portées par une adhésion aveugle à un « antinucléarisme » primaire que par une réflexion objective. Le refus -semble-t-il -d’accepter les faits que sont l’intermittence et la fatalité des productions éolienne et photovoltaïque ainsi que l’inadaptation des technologies de stockage aux besoins qu’elles induisent, l’affirmation que les énergies marines pallieront ces problèmes, et enfin que les investissements nécessaires à la rénovation énergétique des bâtis existants pourront être assurés dans les délais prévus dans le projet constituent l’essentiel de ces erreurs . Avant de prétendre conclure il convient de dresser l’enveloppe du problème : De façon générale, la transition énergétique se doit d'éviter la confusion actuelle entre "objectifs" et "moyens". Les buts étant :  la réduction des émissions CO2 du pays  la réduction de la dépendance énergétique e la France  l'amélioration de sa balance commerciale,  l'emploi dans le secteur énergétique  la disponibilité d'une énergie pas chère pour préserver l'emploi dans l'ensemble de l'économie,  l'optimisation des dépenses publiques et privées en vue de tenir les objectifs précédents il ne faut pas les confondre avec les moyens : nucléaire, pétrole, solaire, gaz, éolien, isolation, voiture électrique, bio-carburants, bio masse chauffage, hydraulique, STEPS, etc. Il faut juger l'intérêt des moyens au regard de l'ENSEMBLE de ces objectifs et non pas les poser à priori : "tant de GW de puissance installée de telle forme d'énergie" ou "tel % de voitures électriques" car personne ne peut dire aujourd’hui ceux qui seront opérationnels dans un avenir d’une trentaine d’années. Faisons en sorte que cette loi ne nous entraine pas à mettre en place une politique inappropriée. GSNE EDF/GDF

Fédération de Paris Commission économie, travail, emploi, 11 octobre 2014 à 15h16

Le « made in France » dans la ré-industrialisation En 2012, la création du ministère du Redressement productif s’est inscrite dans la reprise d’une politique industrielle qui avait été absente des politiques publiques depuis les années 1970. Le redressement de la France étant l’objectif énoncé. Dans ce contexte, les 31 chantiers lancés par Arnaud Montebourg pour la ré-industrialisation de la France dans le cadre de la 3ème révolution industrielle seront des facteurs déterminants dans la création d’une croissance inclusive, la lutte contre le chômage, notamment en zones rurales. Dans la mondialisation, la France doit défendre et consolider son génie scientifique et technologique qui lui vient de ses ingénieurs, travailleurs, chercheurs, entrepreneurs et salariés : la transformation des découvertes scientifiques en outils industriels de pointe participera à la reprise économique et au maintien de la compétitivité des entreprises françaises. Trop souvent les découvertes françaises sont exploitées par la concurrence et créent de la valeur ajoutée à l’extérieur de l’Union européenne, alors que l’inverse n’est pas vérifié. Afin de valoriser ces entrepreneurs et ces chercheurs, ainsi que leurs projets concrétisés, le ministère de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique les avait conviés à venir partager leur aventure technologique, industrielle et humaine. Le soutien à l’innovation notamment à travers les financements (Crédit d’impôt recherche) permettra à l’industrie d’exploiter les applications des nombreuses découvertes réalisées dans notre pays. Ces nouveaux objets, capables de transformer nos manières de produire et de vivre ensemble dans le bien-être économique et le progrès justement partagé sont l’incarnation de la troisième révolution industrielle engendrée par l'association des techniques numériques et des nouvelles sources d'énergies. Transition écologique et progrès scientifique sont les 2 atouts dans la ré-industrialisation que la France doit valoriser. La politique industrielle devra rester un axe majeur du redressement économique de la France engagé dès 2012, et développé sous l'impulsion du nouveau ministre de l'économie, Emmanuel Macron. C'est en effet sur ces résultats que nous autres socialistes seront jugés en 2017.

section Montpellier 6, 11 octobre 2014 à 15h12

RE-INDUSTRIALISATION : Une chance pour la France L'opportunité de faire de notre industrie un outil moderne intégrant les dernières technologies et d'être en phase avec les exigences du monde de demain. La ré-industrialisation doit: - Favoriser la création d'emplois, - Faire entrer la France dans l'économie post-carbone - Concourir au rééquilibrage du budget et de la balance commerciale. La ré-industrialisation, et l'emploi - Dans l'industrie actuelle les investissements vont prioritairement à la mécanisation et à la robotisation de la production. Favoriser l'investissement dans les entreprises de type traditionnel ne suffira pas à réduire le chômage. - Le niveau de compétence des salariés doit -et devra- être de plus en plus élevé. Ce qui implique que la formation soit massive, adaptée et permanente. La formation: un élément clef de la création de l'industrie de demain. Une composante vitale de sa réussite. Et de la lutte contre le chômage. La ré-industrialisation: - Ne peut pas être le fait de l'Etat. Mais il doit fixer des orientations générales, promouvoir la recherche fondamentale, aider les entreprises à en exploiter les résultats, favoriser les secteurs porteurs d'emploi et les activités orientées vers les formes écologiques de production (l'industrie post-carbone) - Les domaines de la "croissance verte" doivent être privilégiés. Les instances locales et régionales, en liaison avec l'Etat, doivent être parties prenantes lors de la définition des objectifs pour leurs territoires - L'esprit d'entreprise est le vecteur de la création d'activité. Il doit pouvoir utiliser facilement les résultats de la recherche fondamentale pour créer les entreprises qui, demain, seront le moteur de notre économie. - Les PME PMI sont un atout majeur pour la réussite de la ré-industrialisation et doivent bénéficier de toute l'aide des responsables nationaux et territoriaux - Les secteurs qui, demain, seront utilisateurs de main d'oeuvre doivent être favorisés. - Un équilibre doit être trouvé entre les entreprises productrices de biens et les entreprises productrices de services. Parmi ces dernières, ce sont les services qui apportent une amélioration de la rentabilité des entreprises qui doivent être favorisés.

Christian section entre Meurthe et Moselle, 11 octobre 2014 à 14h48

Contribution ci-jointe

Fédération de Paris Commission économie, travail, emploi, 11 octobre 2014 à 14h35

Pour un modèle industriel rénové Les pays qui résistent le mieux aux crises sont ceux qui se sont dotés de politiques industrielles cohérentes. Là où le taux d’industrialisation est le plus élevé, la croissance est également la plus forte, d’où une corrélation entre les 2 éléments. Paris, la métropole et la région île de France doivent jouer un rôle d'impulsion et de financement de projets ambitieux dans un esprit ouvert et collaboratif. Ces projets doivent permettre d'être des précurseurs et de bâtir le modèle industriel métropolitain de demain caractérisé par l'emploi d'une énergie verte renouvelable produite en bonne partie localement, et une production de biens en quantité raisonnable, qui durent plus longtemps, qui consomment moins de ressources de notre planète pour être fabriqués et pour être utilisés, et qui se recyclent aisément ou ont un impact limité sur l'environnement quand ils se transforment en déchets. C’est par cette méthode que nous obtiendrons demain des politiques plus intégrées à l’échelle de l’Union européenne et d’abord dans la zone euro par un budget spécifique, l’harmonisation sociale et fiscale et le lancement de grands projets d’infrastructures industriels, technologiques, scientifiques, énergétiques. Paris et sa métropole se doteront de politiques industrielles ambitieuses, car comme il a été démontré que le taux de croissance est corrélé au taux d'industrialisation d'un pays et/ou d'une zone économique. Paris et sa métropole devront engager une forte réindustrialisation, dont les effets seront la relocalisation des emplois industriels, la résorption du chômage et la promotion du progrès scientifique – R&D innovation. Les principaux secteurs d’applications seront les filières d’excellence françaises : l’Énergie verte produite localement et à plus grande échelle, le Médical, la Robotique, la Biotechnologie, les nano- technologies, le numérique. Le déploiement du très haut débit, 4G, FTTH, les véhicules propres, l’agro-alimentaire, agriculture bio, le logement haute qualité environnementale. Des mesures de précautions devront être prises afin de pouvoir contrôler, voire d'interdire quand il le faut, les transferts de technologie et les délocalisations des centres de recherche hors de Paris et hors de France. La mise en cohérence de la formation universitaire et continue avec les qualifications nécessaires au développement industriel devra être renforcée, en fonction des mutations technologiques très profondes qui traversent notre économie.

Section Section PS 15e Convention, 11 octobre 2014 à 12h51

L’entreprise est le lieu où s’affrontent et coopèrent les diverses parties prenantes dont les salariés, les actionnaires et les partenaires extérieurs. Dans un monde de concurrence ouverte élargie, l’entreprise a besoin d’une vision stratégique opérationnelle qui dépasse la question de la seule compétitivité par les coûts. Cette nouvelle vision de l’entreprise rend caduque la confusion idéologique réduisant l’entreprise au patronat, entretenue par certains courants de la gauche politique et syndicale, y compris en notre sein. Affirmer cette approche est décisif dans la refondation actuelle de notre identité politique socialiste. La démocratie sociale dans l’entreprise est la colonne vertébrale de notre projet dans le monde du travail. Le dialogue social entre partenaires sociaux est la voie à consolider au sein de l’entreprise comme atout stratégique dans la lutte pour l’emploi menée par le gouvernement. Le pacte de responsabilité et de solidarité en est une traduction majeure en associant les partenaires sociaux dans cette lutte pour l’emploi fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et en contrepartie, plus d’embauches et de dialogue social. Soumis à des évaluations régulières par un observatoire associant le Parlement, Il est destiné à accélérer la reprise en soutenant massivement l'investissement, la création et la qualité d'emplois. Il passe par des objectifs chiffrés d'embauches, de travail des jeunes, des seniors, sur les salaires et la formation. Les engagements pris par les branches professionnelles connaissent un début de mobilisation en cette rentrée avec les négociations dans la branche métallurgie et la branche chimie. Il ne s’agit pas là d’un cadeau au patronat mais d’une forme de mobilisation sociale et politique majeure face au défi du chômage. Cette vision passe par une articulation précise entre les responsabilités respectives des pouvoirs publics et les partenaires sociaux. Depuis notre arrivée aux responsabilités nous sommes sur la bonne voie. La reconnaissance du rôle des partenaires sociaux, leur légitimité nouvelle fondée sur des critères mesurables de représentativité sont des avancées significatives sur ce qui constitue un marqueur de notre identité politique. Notre projet doit aussi réfléchir aux moyens de renforcer le pouvoir des salariés dans l’entreprise dans ses instances de décisions, notamment pour les PME dans l’esprit de la loi de sécurisation de l’emploi de 2013. Le PS doit affirmer cette approche qui clarifie son projet sur l’entreprise et conditionne le succès de sa crédibilité comme parti gouvernemental ainsi que sa stratégie d’alliance.

C'est une contribution de la section Le Pecq-Le Vésinet

Jean Bernard, 11 octobre 2014 à 12h46

Le déclin des activités productives n'est assurément pas une fatalité. En revanche, nous devons garder à l'esprit que la réimplantation d'unités de production ne générera pas nécessairement de l'emploi compte des gains considérables de productivité. Nous devons aussi prendre en compte l'épuisement de l'ensemble des ressources extractibles: pétrole, uranium, minerais, destruction des sols et épuisement des ressources en eau, développement économique des autres pays. Autrement dit, nous pouvons rebâtir une activité productive en corrigeant les points faibles de nos économies, en garantissant la stabilité en approvisionnement énergétique et en matières premières , tout en passant d'une activité d'exportation à une activité à destination localisée. Notre industrie est équilibrée avec le reste du monde. Notre déficit commercial provient des importations d'énergie. Nous pouvons agir via une hausse des prix de l'énergie maintenant pour financer les investissements puis une stabilité ensuite. 1. Une industrie de l'énergie : biogaz et hydrogène Les ressources en sous-sol sont épuisées ou il n'est pas souhaitable de les exploiter. (Gaz de schiste, sable). Récupérons les gaz issus de la fermentation (boues des stations d'épuration, déchets agricoles). Utilisons l'énergie électrique perdue pour produire de l'hydrogène utilisable ensuite en combustion pour produire de l'électricité et de l'eau chaude. (et de redistribuer à ce moment là une part de la valeur vers l'amont). Nous pouvons en outre ajouter 30 % de l'hydrogène au gaz de ville (méthane) et ainsi réduire encore nos importations. 2. Une industrie (re)localisée pauvre en emploi Fortement robotisées nos indutries resteront pauvre en emploi. Les partenairaires sociaux devront veiller à la mise en place d'une semaine de 4 jours pour accroître la densité en emplois sans augmenter les coûts de production. 3. Santé : produire chaque molécule sur le territoire Un monde ouvert constitue un monde plus risqué. En cas de crise diplomatique ou sanitaire l'approvisionnement en médicaments et matériels de santé peut être bloqué. Nous l'avons vu sur la production de masques lors du risque de grippe, nous le voyons avec des ruptures de certains traitement contre la gale (ascabiol). Nous devons nous obliger à produire au moins un certain niveau (25%) de notre consommation sur notre territoire afin de pouvoir agir en cas de crise. 4. Rendre les TPE attractives Notamment en donnant accès aux salariés à une sorte de comité mutualisé d'entreprises, en facilitant l'emploi inter entreprise et élisant des représentants syndicaux sur de petites zones géographiques. Ceci permettrait de plus s'enfermer dans les seuils sociaux.

Didier VASSET, 11 octobre 2014 à 11h54

Etats généraux des socialistes – Question 6 Entreprise et ré-industrialisation. Les causes principales du déclin industriel français sont au nombre de cinq. Perte de compétitivité, baisse des exportations, fermeture d’usines, chômage structurel et baisse d’attractivité pour les investisseurs. Ce n’est pas inéluctable ! Les causes seraient corrigées par une baisse du coût de fonctionnement de l’entreprise qui croît depuis plusieurs dizaines d’années, une politique européenne qui prendrait en compte la compétitivité mondiale, une concertation sociale qui mesurerait les enjeux industriels ! Le savoir-faire a disparu. Il serait souhaitable de relocaliser certaines activités délocalisées en s’appuyant sur des solutions de fabrication Hi-Tech. Il est plus que jamais nécessaire d’investir en recherche et développement. Pour cette R&D, les sociétés devraient approcher les étudiants au travers d’une incitation financière. Au sens large, les investissements devraient être favorisés par une défiscalisation des dividendes investis. Et enfin, la fiscalisation des entreprises devrait être assise sur le chiffre d’affaires et non sur la masse salariale. Des décisions énergiques sont nécessaires pour renverser le processus actuel de déclin. Elles ne pourront avoir d’effet qu’à moyen ou long terme. Notons, qu’il existe pourtant encore une base industrielle significative en France, même si elle est en fort recul, et de nombreuses entreprises industrielles dynamiques. Dans la problématique des causes, le coût de fonctionnement de l’entreprise rejoint la concertation sociale. Il conviendrait de partager et d’assumer les risques du compromis et l’enjeu est de taille car le pays tout entier a absolument besoin d’une industrie qui se porte mieux et veut croire que c’est encore possible !

Marie-Carmen GARCIA, 11 octobre 2014 à 10h11

Contribution de la section de L'UNION

JACQUELINE BRIAT-FRESSINET, 11 octobre 2014 à 9h13

Conception de l’entreprise Définition globale de l’entreprise : il y a un capital, celui de l’entrepreneur ou des actionnaires et la force de travail des salariés. Ne jamais perdre de vue cette dualité. L’entreprise crée de l’emploi, de la richesse, mais ce sont les salariés qui produisent cette richesse ; Sans eux, l’entreprise n’est rien. L’entreprise est une communauté de travail créatrice de richesses. Toutefois, il n’existe pas une entreprise, mais des entreprises. Selon leur taille : multinationales, PME, TPE ; selon leur statut : entreprises individuelles ou sociétés. Selon leur activité : industrielle, artisanale, commerciale, libérale… Plutôt que penser une « conception de l’entreprise », nous trouvons efficient de réfléchir à des principes généraux de l’entreprise : - Statut de l’entrepreneur ou des dirigeants précisant leurs droits et leurs obligations : droit à une juste rémunération de la direction d’entreprise, du risque, du capital investi … avec un plafond maximal. Obligations de bonne gestion de l’entreprise et stratégie de développement, d’innovation. - Droit à l’information des salariés : sur l’évolution d’activité, réorganisation des secteurs ou postes de travail, cession de l’entreprise, résultats de l’entreprise (informations économique et comptable), politique salariale de l’entreprise … - Démocratie participative : obligation de les consulter sur les projets de l’entreprise : évolutions technologiques, organisation du travail, mesures face à une évolution de l’activité (recrutements, chômage technique, licenciements)… - Droit à l’écoute des salariés : ils sont une force de propositions : amélioration des conditions de travail, innovations technologiques possibles …. Ecoute également en cas de harcèlement moral ou sexuel, sentiment de mal-être. - Respect de l’environnement : choix des matières premières, matériaux, techniques de production, les produits fabriqués… - Obligation pour les dirigeants de l’entreprise de prendre en considération les résultats de cette consultation. Si refus : dialogue au sein d’une structure paritaire interne. Persistance du désaccord : recours à un tiers : médiateur, justice… - Droit pour les salariés de choisir leur dirigeant, en distinguant la propriété et la gestion de l’entreprise. Cession de l’entreprise, vente d’actions : droit de préemption aux salariés. Démocratie participative, respect des droits et obligations des personnes, de l’environnement, stratégie d’innovations humaines et techniques.

jean-marc defremont, 10 octobre 2014 à 23h29

L’entreprise est un formidable levier de développement lorsqu’elle est au service de tous. Publique ou privée, elle est le moteur de la prospérité des nations, et devrait être le lieu d’épanouissement de chacun. Mais elle est aussi un lieu de compétition entre des individus ou des groupes, et par nature favorise l’affrontement des intérêts, créant des déséquilibres dans la répartition des richesses qu’elle crée. Depuis toujours, la doctrine socialiste donne à l’Etat un rôle de régulateur, recherchant notamment un juste équilibre entre la rémunération du capital et celle du travail. Depuis les années 1980, sous l’influence notamment de la doctrine Laffer, un vaste mouvement de dérégulation économique s’est installé en Angleterre, aux Etas Unis puis en France . Il a eu pour effets d’affaiblir la puissance publique, par le biais de privatisations massives, de multiplier les profits des entreprises privées, de développer une sphère financière parfois plus puissante que des Etats, et de faire exploser l’inégalité dans la répartition des richesses crées. Dans ce monde instable hérité de l’emballement économique de la fin du 20eme siècle, les Etats ne jouent plus leur rôle de régulateur : la France est directement soumise au dumping social, entrainée dans une course au moins disant salarial synonyme d’appauvrissement des populations, d’affaissement de sa consommation intérieure, et pour finir d’affaissement de notre économie. C’est dans une telle situation que le politique doit raffermir une puissance publique qui a l’obligation d’être efficace: - En ciblant les aides publiques là où elles sont utiles, en prenant des garanties d’efficacité. La relation de l’Etat et de l’entreprise doit être régie par le contrat. - En développant le service public là où il est utile, là où la concurrence dite ‘libre’ amplifie les inégalités sociales et territoriales, et ou la spéculation compromet l’accès aux biens de consommation vitaux. - En développant les équipements et les infrastructures (Transport, haut débit, transition énergétique, mutation agricole). L’investissement rentable dans la modernisation de nos équipements crée des emplois immédiats et améliore l’attractivité de notre territoire aux yeux des entreprises. L’Etat ne peut accepter la dégradation de notre modèle de société par une puissance économique avide et anonyme. Le socialisme a pour objectifs fondateurs d’émanciper les populations et d’équilibrer la répartition des fruits du travail de tous. Loin du renoncement incarné par la poursuite de la politique de l’offre, c’est donc l’esprit de Valmy, volontaire et déterminé, qui doit prévaloir sur le plan économique

Livry-Gargan Section, 10 octobre 2014 à 22h58

La section de Livry-Gargan tient à rappeler, en préambule, que les valeurs de notre Parti socialiste sont fondées sur l'égalité, la solidarité et la justice sociale. L'entreprise est une partie intégrante du système capitaliste dans lequel nous vivons. C'est un lieu de production de richesse, de création d'emploi, qui ne doit pas banaliser l'humain comme un outil de production. Pour nous, socialistes, l'entreprise joue un rôle social au service de l'homme, l'entreprise est humaine. Entre l'entreprise ultra-libérale et le tout collectif, notre voie existe, et l'entreprise y prend toute sa place, notamment dans la répartition entre nos temps de travail et de loisirs. C'est la voie du progrès technologique et social. Pour nous, l'entreprise ne doit pas être dédiée au capitalisme actionnarial, elle n'est pas asservie aux objectifs financiers. La finance est un outil au service de l'entreprise, et non le contraire. Nous socialistes, sommes pour la régulation, et contre le tout libéral. L'entreprise peut ainsi être régulée, dans le sens où la transparence doit prévaloir dans la répartition des bénéfices entre les salaires, l'investissement, la création d'emplois et la formation, pour une croissance raisonnée. L'entreprise peut évoluer, pour accueillir plus d'apprentis, et mieux les accueillir, pour que les syndicats jouent pleinement leur rôle constructif, et travaillent avec l'entreprise à protéger les droits de tous, avec un service public de l'emploi clair et simplifié pour accompagner entreprises, salariés et demandeurs d'emploi, symbolisé par un chef de file territorial de l'action pour l'emploi. Le CESE, les CCI ont leur rôle à jouer auprès des entreprises, tout comme le politique, car l'entreprise est au coeur de la société dans son rôle créateur de richesses et d'emplois. L'entreprise peut aussi être solidaire, encadrer ses pratiques dans un esprit de justice sociale, en allant vers plus d'économie sociale et solidaire, et en allant vers l'agrément « entreprise solidaire », créé en 2001, délivré par l'Etat. Toutes ces valeurs que nous portons pour l'entreprise, qui existent déjà dans les esprits et dans beaucoup d'entreprises, qu'elles soient TPE ou PME, nous voulons les porter en Europe, pour une Europe qui soit un moteur économique, qui nous tire vers plus d'égalité des droits du travail et des salariés. Dans une Europe forte, une Europe sociale, chacun peut trouver sa place, et l'entreprise créer à la hauteur de ses innombrables possibilités. Nous portons l'idée et les valeurs d'une entreprise solidaire, ancrée dans le monde, dans l'Europe, une entreprise des salariés plus que des actionnaires, une entreprise humaine !

Vincennes Parti Socialiste, 10 octobre 2014 à 22h56

approfondi et constructif au sein de l’entreprise. Le dialogue entre les syndicats et les chefs d’entreprise doit évoluer. Les syndicats ne sont pas des bolchéviques qui veulent la mort des patrons. Les patrons ne sont pas des individus dont le seul objectif est d’exploiter leur prochain pour en tirer le plus de profit possible. Il faut surmonter les représentations obsolètes sur lesquelles s’est construit le dialogue social en France. Celui-ci doit se moderniser, il doit se construire autour des différentes branches professionnelles afin de répondre au mieux aux réalités de chacune. Au sein des entreprises, il doit devenir une pratique quotidienne permettant d’associer réellement l’ensemble des salariés au projet d’entreprise. En cela, les instances représentatives des salariés doivent être repensées dans leur composition, leur fonctionnement et leurs compétences. Nous devons par ailleurs reprendre le combat pour l’amélioration des conditions de travail de tous les salariés. La France est l’un des pays qui connait le plus fort taux de mal-être au travail, la conséquence directe étant une augmentation incessante des arrêts maladie et des accidents du travail. Nous devons davantage anticiper ces accidents de la vie qui ont un impact négatif à la fois pour l’individu et pour l’entreprise. Un salarié ou un employé qui prend plaisir à réaliser son travail est nettement plus productif pour l’entreprise et la collectivité en général. La qualité de vie au travail est aujourd’hui devenu un droit qu’il faut défendre quotidiennement. Enfin, l’entreprise appartient à un territoire. Elle doit avoir des relations avec son environnement extérieur direct. Les entreprises doivent être impliquées davantage dans la vie locale à travers la création de commission locale du développement économique et social. Nous devons de nouveau repenser l’entreprise comme une collectivité d’intérêt. A l’heure où la mondialisation s’accélère, cela devient une urgence.

Bernard BOIVIN, 10 octobre 2014 à 22h53

Texte, ci-joint.

Marie-Jeanne TAUREAU, 10 octobre 2014 à 22h32

Entreprise et Re-Industrialisation Il serait difficile d’aborder la situation de la France sans effectuer une analyse internationale. La délocalisation de la production s’est développée depuis le début des années 1980, accentuée avec la réforme de Xiao Ping en 1978 en Chine qui a permis aux investisseurs étrangers d’aborder considérablement le marché chinois et l’axe ouest-est, ASIE. Par l’Inde, l’Amérique du sud, les pays de l’Est, en constantes phases de développement et terres de production. L’Industrie française par ses liens étroits avec la politique génère inéluctablement des tentations de monopoles. La finance a pris le pas sur le travail et les grands groupes ont largement misé sur la spéculation financière qui rapporte nettement plus que le travail. Le bon sens, le pragmatisme, le travail, l’investissement, le social, etc… sont des qualités constantes et régulièrement mises en valeur ! Ces qualités ne seraient-elles pas utilisées à mauvais escient ? L’Industrie française souffre, nos commerçants, artisans, PMI-PME, TPE, secteur public souffrent, avec des conséquences sociales et économiques. Est-ce inéluctable ? La politique doit utiliser un levier d’action sur la finance et infléchir la courbe du profit des produits financiers pour un équilibre avec les investissements financiers, technologiques et immatériels (ressources humaines) dans l’entreprise. Les salariés peuvent développer leur participation aux prises de décisions des directions, par une implication financière éventuelle, cela est encore plus vrai au sein des TPE, PME-PMI, dont les dirigeants sont livrés à eux même, face aux juristes, banquiers, administrations. Les syndicats avec une structure juridique et financière adaptée, pourraient servir d’accompagnateur et de trait d’union et équilibrer les rapports de forces. La robotique et le progrès technologique nuisent-ils à l’emploi ? Ils contribuent au développement de la rentabilité, mais au détriment souvent des ressources humaines qui sont l’âme et la richesse d’une entreprise. D’où la nécessité de promulguer des lois à ramener un équilibrage sur les investissements pour les entreprises face aux placements financiers plus profitables. Rappelons ici que les profits des actionnaires proviennent essentiellement des ressources humaines ! La Section Wittelsheim 68

Hachem Alaoui, 10 octobre 2014 à 22h27

Dans certaines villes en Allemagne, le plein emploi a été atteint avec moins de 3% de chômeurs, si tant est que certaines refusent l’implantation de nouvelles entreprises par crainte de ne pas pouvoir fournir la main d’œuvre nécessaire pour satisfaire leurs besoins. Ceci est loin d’être le cas dans plusieurs régions françaises et d’Europe qui sont le théâtre de taux de chômage élevé et victimes d’une mondialisation aveugle, non maîtrisée et financiarisée à l’extrême, qui a entrainé la fermeture de plusieurs usines et détruit le tissu productif et industriel. Un des exemples les plus marquants est le hold-up opéré par le Groupe Mittal qui a mis à mal la sidérurgie en Europe et laissé sur le carreau des milliers de personnes. Le contraste entre cette situation et celle énoncée plus haut pour l’Allemagne n’est pas la fait du hasard ou de la fatalité. Elle est le résultat d’une politique industrielle, mal pensée dans le premier cas, pragmatique et réaliste dans le second. Pour l’Allemagne, il ne s’agit pas de miracle mais de clairvoyance quant aux décisions à prendre lorsqu’il s’agit de sauvegarder le tissu industriel et productif. Dans le cas de la sidérurgie, les allemands ont refusé de céder aux pressions du Groupe Mittal et se sont montrés moins naïfs que leurs homologues français ou belges. Ils ont maintenus leur industrie et les emplois qualifiés qui vont avec, en pariant sur l’excellence des produits et leur adéquation avec un marché restreint. Cet exemple montre qu’un pays peut sauvegarder son industrie, ses emplois et s’en sortir dans la mondialisation : L’excellence dans les niches de marché. L’excellence suppose une recherche permanente de produits nouveaux, innovants et un effort en R&D conséquent (4% du PIB au lieu des 1,9% en France). La niche de marché suppose des sociétés à taille humaine TPE/PME, agiles et dont les emplois hautement qualifiés seront difficilement délocalisables. Emplois qualifiés suppose des investissements importants dans l’éducation, l’apprentissage, la formation et la mise à niveau permanente des qualifications des citoyens. L’Europe est une chance et un défi. Les 300 milliards promis pour relancer la croissance ne sont pas suffisants car représentent moins de 1,8% du PIB. Il faut que l’Europe montre l’exemple et investisse davantage, Mille milliards pour les infrastructures (ferroviaire, fluvial, ), la construction avec un plan européen de transition énergétique, la création de campus européens communs de recherche et d’innovation, des aides à la mobilité des citoyens européens. Ces efforts demandent du temps mais c’est le prix à payer pour arriver au plein emploi.

Le Relecq-Kerhuon Section, 10 octobre 2014 à 22h18

1- Constat : L’industrie française a fortement reculé depuis une dizaine d’année, ce qui a conduit à la : - Perte de compétitivité industrielle aussi bien pour le marché intérieur que pour l’export, - Délocalisation des usines vers des pays plus compétitifs industriellement ou à bas coût de production, - Fermeture des usines et licenciement massif des salariés avec son corollaire de misère sociale, 2- Quels sont les facteurs responsables de ce déclin industriel et les remèdes : • Facteurs humains : La formation de nos agents de maitrise et cadres de l’industrie n’est pas adaptée. Il faudrait généraliser la formation par alternance école/entreprise ou université/entreprise. Il faudrait privilégier la progression hiérarchique du personnel intra-entreprise, qui a mis la main à la pâte et qui sait de quoi il parle. Bref, la formation et la gestion des carrières des responsables de l’industrie Allemande est un exemple dont on pourrait s’inspirer. Par ailleurs, Il faudrait mettre en place de véritables centres techniques nationaux et /ou régionaux, par branche industrielle. Ces centres doivent avoir des moyens techniques et financiers pour le développement des technologies et des process destinés à améliorer en permanence la compétitivité et la performance de notre industrie. Dans le secteur de l’industrie agro-alimentaire des exemples aussi existent au Pays Bas, Par ailleurs, la démocratie réelle au sein des entreprises doit être favorisée et approfondie, en donnant des droits supplémentaires aux délégués du personnel et aux syndicats. • Facteurs économiques, financiers et d’orientation politique: Une entreprise est un lieu de création de la richesse et de résolution des contradictions sociales entre le capital et le travail. Les bénéfices des entreprises ne doivent pas alimenter prioritairement les dividendes des actionnaires. Les investissements productifs qui améliorent la compétitivité des entreprises doivent être incités par les pouvoir publics. Les entreprises doivent sortir de la concurrence à bas coût et développer des produits et services à haute valeur ajoutée en se positionnant sur les secteurs liés à la transition énergétique, à la durabilité des biens manufacturés, à l’agriculture raisonnée et biologique.

Christine LEGER, 10 octobre 2014 à 21h12

L’industrie est avant tout une communauté d’hommes et de femmes chargés de mettre sur le marché des biens et des services. L’action du PS doit favoriser sans ambiguïté les entreprises et doit aider à leur développement. Dans la situation actuelle où les indicateurs économiques et sociaux sont dans le rouge, le renforcement de notre appareil productif, industriel et agricole doit être une priorité. Le développement des technologies innovantes (y compris la robotique) doit être une priorité. Ne pas négliger les techniques d’exploitation propre du gaz de schiste si elles assurent le respect total de l’environnement. Il faut lutter contre la technophobie ambiante. Les axes de travail à retenir : - Soutenir et développer les PME-PMI - Assurer fortement le développement de la recherche-innovation - Développer la filière Sciences et Technologie de l’Ingénieur et du Développement Durable dans l’enseignement secondaire jusqu’aux classes préparatoires - Revoir l’accès et le contenu des écoles d’ingénieur - Développer l’apprentissage et la formation tout au long de la vie. Beaucoup a déjà été fait dans ce sens, le CICE tente de redonner aux entreprises une plus grande flexibilité pour investir et donc relancer la recherche et le développement pour in fine créer des empois, nous pensons que cela est une bonne chose et qu’il est indispensable de poursuivre dans cette voie en distinguant toutefois les actions en fonction de la tailles des entreprises. En contre partie l’état doit contrôler efficacement les aides versées et évaluer sans attendre de manière rigoureuse les dispositifs mis en place. Nous souhaitons une lutte implacable contre les paradis fiscaux et une harmonisation de la fiscalité des entreprises en Europe. Il est inacceptable que certaines multinationales échappent à l’impôt. Face à la gravité de la situation le PS ne doit avoir aucun tabou, il est souhaitable d’avoir un débat sur : - Le code du travail - L’échelle des salaires - La remise en cause de professions réglementées - Les seuils dans l’entreprise - Une négociation sur le rôle des syndicats - Le travail dominical dans le commerce En conclusion nous pensons que le risque est une valeur de gauche et qu’il est temps de tout faire pour renforcer notre système productif et industriel, l’accent doit être mis sur : - Le développement des PME-PMI. - Des productions de qualité au plus proche des consommateurs dans le domaine agricole. - Le développement des nouvelles technologies et des énergies propres. - La valorisation des sciences et techniques de l’ingénieur et de l’industrie dans notre système éducatif. - Le développement de projet industriel au niveau européen. Section de Rabat

Christine LEGER, 10 octobre 2014 à 21h10

L’industrie est avant tout une communauté d’hommes et de femmes chargés de mettre sur le marché des biens et des services. L’action du PS doit favoriser sans ambiguïté les entreprises et doit aider à leur développement. Dans la situation actuelle où les indicateurs économiques et sociaux sont dans le rouge, le renforcement de notre appareil productif, industriel et agricole doit être une priorité. Le développement des technologies innovantes (y compris la robotique) doit être une priorité. Ne pas négliger les techniques d’exploitation propre du gaz de schiste si elles assurent le respect total de l’environnement. Il faut lutter contre la technophobie ambiante. Les axes de travail à retenir : - Soutenir et développer les PME-PMI - Assurer fortement le développement de la recherche-innovation - Développer la filière Sciences et Technologie de l’Ingénieur et du Développement Durable dans l’enseignement secondaire jusqu’aux classes préparatoires - Revoir l’accès et le contenu des écoles d’ingénieur - Développer l’apprentissage et la formation tout au long de la vie. Beaucoup a déjà été fait dans ce sens, le CICE tente de redonner aux entreprises une plus grande flexibilité pour investir et donc relancer la recherche et le développement pour in fine créer des empois, nous pensons que cela est une bonne chose et qu’il est indispensable de poursuivre dans cette voie en distinguant toutefois les actions en fonction de la tailles des entreprises. En contre partie l’état doit contrôler efficacement les aides versées et évaluer sans attendre de manière rigoureuse les dispositifs mis en place. Nous souhaitons une lutte implacable contre les paradis fiscaux et une harmonisation de la fiscalité des entreprises en Europe. Il est inacceptable que certaines multinationales échappent à l’impôt. Face à la gravité de la situation le PS ne doit avoir aucun tabou, il est souhaitable d’avoir un débat sur : - Le code du travail - L’échelle des salaires - La remise en cause de professions réglementées - Les seuils dans l’entreprise - Une négociation sur le rôle des syndicats - Le travail dominical dans le commerce En conclusion nous pensons que le risque est une valeur de gauche et qu’il est temps de tout faire pour renforcer notre système productif et industriel, l’accent doit être mis sur : - Le développement des PME-PMI. - Des productions de qualité au plus proche des consommateurs dans le domaine agricole. - Le développement des nouvelles technologies et des énergies propres. - La valorisation des sciences et techniques de l’ingénieur et de l’industrie dans notre système éducatif. - Le développement de projet industriel au niveau européen.

Montauban Fédération du Tarn-et-Garonne, 10 octobre 2014 à 20h26

La France, en 2013, comptait 2 252 Scop et Scic, avec un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros et plus de 45 700 salariés. Nous, socialistes, devons appuyer ces démarches citoyennes qui mettent en valeur l’entrepreneur et le salarié et donner ainsi de l’audace dans la manière d’entreprendre. Cela ouvre la question du syndicalisme, qui en France a un faible taux d'adhésion, doit repenser sa représentativité pour remettre le collectif au centre de l’entreprise. Encourager l’initiative : Le socialisme de demain doit être celui du courage et de la responsabilité face aux entreprises. Un socialisme qui assume sa politique de soutien économique sans renier ses valeurs humanistes plaçant le salarié comme élément clef de la structure. Cette politique, ciblée, imposerait aux partenaires bancaires, le financement à la création, à l’initiative et à la reprise d’activités type SCOP. La BPI deviendrait beaucoup plus active dans l’accompagnement de projets novateurs et porteurs d’emplois. Les mesures engagées telles que le CICE trouveraient leur légitimité et n’hésiteraient pas à évoluer tant sur les utilisations que sur les cibles. De plus, un état socialiste encouragerait les investissements sur les projets de demain, les biotechnologies, les énergies et les secteurs clefs. Participation des salariés : La gauche revendique en France les grandes avancées sociales dans l’entreprise (institutions représentatives du personnel, négociation collective, CHSCT…). Ces nouvelles lois sont animées d’un vœu : intégrer au mieux les salariés à la vie de l’entreprise, en faire les acteurs. Pourtant, aujourd’hui, alors que seuls 8 % des salariés sont syndiqués (soit moins 2 million de salariés parmi les 23,8 millions de salariés français), on s’interroge sur la représentativité des syndicats et des accords nationaux interprofessionnels tel que celui du 11 janvier 2013. Impossible de le nier, le système syndical est en crise. Peut-on réellement envisager un syndicalisme obligatoire ? Tout en restreignant les libertés publiques de chacun, il permettrait aux salariés de peser dans des décisions qui le concernent. Il est nécessaire de repenser la participation des salariés. C’est ici le sens des SCOP. Ces entreprises sont novatrices en la matière puisqu’elles bénéficient d’une gouvernance démocratique, ainsi qu’une répartition des résultats, affectée prioritairement à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Notre méthode reposerait sur ce nécessaire dialogue et encouragerait l’économie sociale et solidaire. La France est la 5ème puissance économique mondiale, Il est temps de définir une vraie stratégie industrielle, tant au niveau National qu’Européen.

Herve Hirigoyen, 10 octobre 2014 à 19h32

Notre pays a abandonné depuis trop longtemps son industrie, aveuglé par la chimère d’une économie sans usine, sans machine, comme si l’immatériel pouvait remplacer le travail de l’ouvrier, du contremaître, de l’ingénieur et de son savoir-faire. La réindustrialisation de la France sera ma priorité. Je créerai une banque publique d’investissement qui, en complément des fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises stratégiques. Je favoriserai la production en France en orientant les financements et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investissent sur notre territoire, qui y localisent leurs activités, qui y mettent leurs emplois et qui sont en plus offensives à l’exportation. Je mobiliserai l’épargne des Français en créant un livret d’épargne dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes. J’exigerai des entreprises qui se délocalisent qu’elles remboursent immédiatement les aides publiques reçues. Je donnerai priorité aux PME : ce sont elles qui embauchent, ce sont elles qui doivent être aidées avant tout, c’est pour elles que nous élargirons le crédit impôt recherche, que nous abaisserons l’impôt sur les sociétés, que nous créerons une agence pour les PME. Je soutiendrai l’économie numérique en organisant avec les collectivités locales et les industriels la couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici 10 ans.

Section de Lons Eric Bourdet, 10 octobre 2014 à 19h21

1. Le constat • Acceptons-nous ce fait ? • nous ne produisons pas assez de biens de consommation courante, de produits de haute technologie, même nos marques françaises d’automobile produisent en grande partie à l’étranger, • nous ne produisons plus de machines outils, de systèmes de production et notre économie est basée sur quelques fleurons : production aéronautique, énergie nucléaire, Train à Grande Vitesse, économie des produits du luxe, • ... 2. Nos propositions • Opter pour une vision claire de ce que nous voulons pour l’industrie ; nous devons nous préparer aux défis à venir - hausse des températures, explosion démographique, besoin en énergie accru, diminution des ressources de pétrole, augmentation des besoins en matériaux rares, pollutions diverses et recyclage, • mettre en place l’économie circulaire, • aider les industries, les entreprises qui font des efforts durables pour l’environnement, pour la conservation d’un capital social à l’intérieur de leur société, • diminution des lourdeurs administratives, • la filière industrielle doit être revalorisée et en particulier au niveau scolaire (lycée, enseignement supérieur) - les industriels attendent de la main d’œuvre de qualité pour les défis futurs. C’est souvent un frein au bon développement de l’entreprise, • redéfinir notre modèle social avec des fondamentaux : logement, formation, de la mobilité, famille, assurance chômage, transport en commun … • lutter contre les lobbies et axer la politique industrielle sur l’intérêt général, • mettre en place un étiquetage pour inciter les consommateurs à acheter français : impact environnemental, impact social, % de produits fabriqués ou assemblés en France (au niveau européen), durée de vie estimée du produit … • la recherche et le développement doivent être mis en avant. Les Centre de Ressources technologiques seront développés et seront mis en lien avec les universités, • Le développement économique des entreprises passe par : o La détection de nouveaux marchés, o La mise en place dans les projets de la transition énergétique, du développement durable, de l’économie circulaire • Mettre en place une politique globale au niveau de l’industrie liée à l’agriculture - recherche, besoin en mécanisation, structure des fermes du futur, emplois, agriculture extensive et technologie liés … Il faut limiter l’artificialisation des terres agricoles pour l’industrie. • Un contrôle systématique de l’argent public doit être mis en place pour que les sociétés utilisent correctement les subventions mises en place - On ne peut plus accepter certaines dérivent.

Laurent Le Treust, 10 octobre 2014 à 18h59

Nouvelle démocratie, étendue à l'entreprise : Aujourd'hui, le capital décide de tout et c'est ce qui mène à la distorsion des rapports dans l'entreprise et à la progression constante des dividendes des actionnaires et à des exigences déraisonnables dans le taux de rentabilité ainsi qu'à une gouvernance de l'entreprise déséquilibrée. Dans les grandes entreprises, dont le capital est désormais amorti, et qui disposent d'une position essentielle dans l'activité (banques par exemple), le pouvoir doit être partagé, au conseil d'administration, à parité entre les actionnaires et les salariés, avec voix unique (et donc prépondérante) pour le représentant de l'état. Si les salariés accepteront de faire des sacrifices pour sauver leurs emplois et donc l'entreprise, ils n'accepteront pas des licenciements ou réductions d'effectifs dans une entreprise qui fait des bénéfices (les fameux licenciements boursiers). De la même façon, la morale et la solidarité intrinsèque à l'entreprise, le fameux esprit d'entreprise est partagé par les salariés mais pas par les actionnaires, qui sont en dehors de l'entreprise. Cette expérience a d'ailleurs déjà été tentée avec l’actionnariat d'entreprise, que les dirigeants favorisent afin de faciliter l'autocontrôle. Si on peut acheter un patron et le cercle restreint des dirigeants, on ne pourra acheter la totalité des salariés aussi facilement.

Thomas PUIJALON, 10 octobre 2014 à 18h03

Notre pays a connu ces dix dernières années une désindustrialisation sans précédent. De nombreuses productions ont été délocalisées à l'étranger, au détriment des ouvriers français. Depuis 2012, une politique de redressement productif a été mise en oeuvre par le gouvernement, avec 32 filières productives. Ces filières sont encore trop nombreuses pour concentrer l'effet dynamique de l'impulsion portée par l'Etat pour redresser notre économie. Deux axes doivent être privilégiés dans le redressement de notre pays : le numérique et la transition énergétique. Le numérique, parce qu'il est clairement le sujet d'une nouvelle révolution industrielle. La transition énergétique, en lien avec l'autre thème, parce qu'il impose un changement profond des mentalités et des modes de vie. Pour réussir à renouer avec la croissance, nous devons penser globalement ce redressement. La communication gouvernementale doit d'abord encourager les Français à entrer dans ce changement profond. Tous les les moyens doivent ensuite être mobilisés pour agir et penser de manière globale. Il faut en effet travailler à l'avènement de filières en mobilisant la formation initiale, dès l'école, la formation professionnelle, l'enseignement supérieur et la recherche, ainsi que les entreprises. Nous devons concevoir ces nouvelles filières en prenant en compte la formation, le dépôt de brevets issus de l'innovation, des filières de production, de distribution et d'installation dans les différentes applications du numérique et de la transition énergétique. Les PME et PMI doivent être incluses dans tout ce processus. L'investissement public, notamment par le levier de la commande public, est un moyen de propager ces deux changements profonds. C'est par une véritable mobilisation nationale que l'on pourra recréer une dynamique, donner l'envie de créer des entreprises, de la richesse et de l'innovation.

Section PS ISSY, 10 octobre 2014 à 18h01

L’industrie française s’est affaissée au cours des 10 dernières années pour plusieurs raisons : La concurrence déloyale des pays "low cost" qui ont des conditions sociales bien inférieures aux nôtres, au détriment des salariés. Ce problème est lié à une mondialisation du commerce sans harmonisation législative. A court terme, seule une politique de "taxation adaptative" (fonction des conditions sociales de chaque pays à un instant donné) peut être mise en place. L’euro a également une grande responsabilité de par son niveau trop élevé, inadapté à la quasitotalité des pays européens. Un tel niveau nous place d’emblée dans une posture de "consommateur" et non de "producteur", le taux de change nous permettant d’importer à bon prix mais rendant nos produits inaccessibles pour le reste du monde. Cela déséquilibre notre balance commerciale et tue l’industrie française, nos produits n’étant vendables qu’en Europe où par ailleurs le pouvoir d’achat des ménages est très faible. Il faut donc lutter contre l’euro fort, en faisant repartir l’inflation à la hausse et en abaissant le taux directeur de la BCE. Une reprise légère de l’inflation favorisera aussi la croissance. De plus, les bénéfices des grandes entreprises françaises sont déséquilibrés. Une trop grande part est allouée aux dividendes et une trop petite à l’investissement, conduisant à une croissance financière et spéculative au lieu d’une croissance économique réelle. Pour cela, une loi pourrait être votée instaurant la règle 1/3 pour les dividendes, 1/3 pour les salariés et 1/3 pour l’autoinvestissement. De même, la fuite des capitaux et l’évasion / l’optimisation fiscale représentent 80 Mds perdus chaque année, qui pourraient être investis dans l’économie. Des OPA agressives menacent régulièrement l’industrie française. Contre l’évasion fiscale, il est nécessaire de négocier des accords d’échange automatique de données avec un maximum de pays du monde, comme le pratiquent les Etats-Unis. Contre les OPA, l’Etat doit assurer une surveillance financière des grandes entreprises françaises et prévenir les risques grâce à de l’investissement public. Enfin, il existe un grand manque d’innovation en France, qui ne nous permet plus de suivre les évolutions technologiques. Dans l’automobile, nous courons après l’innovation allemande. Dans l’hi-fi ou les smartphones, nous avons renoncé face à l’Asie ou la concurrence d’Apple et Samsung. Dans l’internet, nous sommes coulés par Google, Facebook, Youtube. Il est indispensable de réagir et de faire un grand plan pour l’innovation, en lieu et place d’un pacte de responsabilité qui ne créera pas d’emploi et finira en grande partie dans la poche des actionnaires.

Manuel DUBOIS, 10 octobre 2014 à 17h14

Industrie et ré-industrialisation. En 2014 , La vision de l'Entreprise par les militants socialistes devrait être moderne , progressiste , réformatrice , consciente que la bataille de l'emploi passe par la compétitivité. On peut toutefois déceler de nombreux décalages entre le discours du Gouvernement , le discours officiel du Parti Socialistes et le discours des militants . Notre vision de l'Entreprise est encore , par trop souvent , confondu avec notre vision de l'économie. Economie socialiste ou Economie capitaliste. Pourtant , si le Gouvernement de François Mitterrand s'est converti à l'économie de marché dés 1983 , le Parti Socialiste n'a inscrit cette conversion dans ses statuts que beaucoup , beaucoup plus tard ( 2008 ). Pour information , l'organisation syndicale CFDT , a effectué cette conversion en 1978. Entre les faits et les statuts , 30 ans se sont écoulés , et cette réalité n'est pas toujours entré nos mœurs , dans notre mentalité. Cet antagonisme apparaît aujourd'hui dépassé , car d'un point de vue historique , les réformes impulsés par l'Etat nation ainsi que le changement social ont été les ressorts essentiels du développement du capitalisme et du socialisme. Le débat actuel , les différences d'opinions , se concentrent sur l'Entreprise puisqu'il décline le mode d'appropriation et de redistribution des surplus des entreprises , qui conditionne directement les règles qui régissent le financement des activités , la production et la circulation des biens. Dans ce cadre , les mesures concernant le CICE me paraissaient être les bonnes , malgré des résultats mitigés aujourd'hui , ainsi que le pacte de responsabilité lui aussi entièrement dédié à l’accès aux financements , qui reste le premier besoin d'une entreprise. Reste à savoir comment les entreprises vont s'en saisir et si le principe de réciprocité sera respecté .

christian carré, 10 octobre 2014 à 17h05

Allons vers l’avant ! La crise économique, que nous subissons depuis 2008, bouleverse les espérances des Français et le monde politique est soumis à des exigences sans cesse grandissantes. Il nous faut remplacer l’idéologie par le pragmatisme, le conservatisme par la réforme. Sans entreprise, un pays n’est rien, elle est avec l’organisation de l’Etat, la Région et les villes, un lien de cohérence, d’union, bref de vie ! Ceux qui veulent l’ignorer en maintenant une politique punitive à leur encontre appartiennent aux forces du passé. Pour ceux qui travaillent dans le secteur privé, la menace (hélas réelle !) de la cessation d’activités de leur entreprise est la source d’une profonde angoisse. Ce que fait le gouvernement va dans le bon sens, mais il faudrait un véritable électrochoc en baissant brutalement les charges des entreprises (hors CAC 40) tout en négociant les contreparties concernant l’emploi. Un laps de temps sera nécessaire pour générer les investissements qui seront créateur d’emploi. La réforme des administrations est incontournable, et face à cette droite et ses clivages, il est de notre devoir de l’engager de manière à la rendre plus forte, plus cohérente. La réorganisation des régions puis des départements est cruciale, celle de la santé est primordiale quitte à rentrer en opposition avec certains d’entre nous. L’aide aux entreprises et la réforme des administrations permettront de ressouder la cohésion nationale, c’est l’intérêt général qui doit prédominer. La sociale démocratie est en marche, elle est le moteur de ceux qui fabrique du présent avec du futur.

Londres Section, 10 octobre 2014 à 16h13

La compétition internationale impose un modèle productif qui repose sur l’innovation, la spécialisation des entreprises, leurs stratégies de développement et d’export. Contre l’esprit de rente et le conservatisme corporatiste, le PS doit être le parti de l’ambition productive et de la mutualisation des risques dans un cadre éthique et de responsabilité sociale et environnementale. Nul besoin de réinventer la poudre. La Déclaration de principe des Socialistes est explicite : « Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux qui a pour finalité la satisfaction des besoins sociaux essentiels. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public efficace, des services publics de qualité accessibles à tous, un tiers secteur d’économie sociale et solidaire. » Toutefois, le caractère "disruptif" de l'innovation et de la prise de risque n'est pas encore bien compris ni accepté à gauche. Or Le PS doit être pleinement aux cotés de ces entreprises, notamment les PME et les start-ups, qui cherchent à se développer mais se sentent parfois découragées. Face aux logiques de court terme, la puissance publique doit proposer des outils afin de permettre à ces PME de surmonter des moments difficiles. L’Etat a un rôle d’investisseur à jouer, soit directement comme co-financeur ou garant, soit indirectement par des dispositifs d’incitation fiscale assortis de contreparties. Enfin, davantage de concurrence n’est pas un anathème si elle bénéficie effectivement aux consommateurs les plus modestes et poussent les entreprises à innover. Le discours du Bourget de François Hollande a laissé s’installer une ambiguïté : en désignant la finance comme son ennemi, le candidat socialiste a pu faire croire que le parti restait méfiant vis-à-vis des entreprises et du secteur privé. Le PS n’est pas contre la finance en soi, mais défend la « bonne » finance, celle qui permet aux entreprises d’investir et d’embaucher sur le long terme, contre la spéculation. L’épargne disponible doit aller là où elle est utile et nécessaire. Face à la frilosité des grandes banques, le PS doit se tourner vers les modes de financement alternatifs, comme le capital-risque, les prises de participations dans les PME ou encore le financement participatif.

barak klod, 10 octobre 2014 à 15h47

Le fabriqué et consommé local. Comment reprendre un peu la main sur tout ce qui est parti en chine et ailleurs par la volonté du patronat et la complicité du politique depuis des décennies. Attention quand la production s'en va, la recherche suit souvent pour s'installer où est l'activité. Revenir à des petites productions locales, des petites structures comme il en existe partout en France. Commençons par revaloriser le travail manuel. Le certificat d'études primaire disparu, pourtant c'était un zéro pour 5 fautes d'orthographe ; le certificat d'aptitude professionnelle qui n'est pas rien de part son appellation est devenu insignifiant, maintenant c'est le fameux bac pour tous. On dit bravo il a eu son bac en omettant de dire bac pro (ce qui est forcement moins valorisant) C'est devenu d'un ridicule! Un apprentissage auprès des anciens avant qu'ils ne partent est nécessaire. Tout doit être mis en œuvre pour redonner aux jeunes le gout du travail manuel par la formation de base d'un métier qui leur donnera le gout d'entreprendre et de fabriquer de leur mains avec des idées nouvelles. Il y a urgence en est il encore temps?

Section PS de Londres, Fédération des Français de l'Etranger, 10 octobre 2014 à 15h44

La compétition internationale impose un modèle productif qui repose sur l’innovation, la spécialisation des entreprises, leurs stratégies de développement et d’export. Contre l’esprit de rente et le conservatisme corporatiste, le PS doit être le parti de l’ambition productive et de la mutualisation des risques dans un cadre éthique et de responsabilité sociale et environnementale. Nul besoin de réinventer la poudre. La Déclaration de principe des Socialistes est explicite : « Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux qui a pour finalité la satisfaction des besoins sociaux essentiels. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public efficace, des services publics de qualité accessibles à tous, un tiers secteur d’économie sociale et solidaire. » Toutefois, le caractère "disruptif" de l'innovation et de la prise de risque n'est pas encore bien compris ni accepté à gauche. Or Le PS doit être pleinement aux cotés de ces entreprises, notamment les PME et les start-ups, qui cherchent à se développer mais se sentent parfois découragées. Face aux logiques de court terme, la puissance publique doit proposer des outils afin de permettre à ces PME de surmonter des moments difficiles. L’Etat a un rôle d’investisseur à jouer, soit directement comme co-financeur ou garant, soit indirectement par des dispositifs d’incitation fiscale assortis de contreparties. Enfin, davantage de concurrence n’est pas un anathème si elle bénéficie effectivement aux consommateurs les plus modestes et poussent les entreprises à innover. Le discours du Bourget de François Hollande a laissé s’installer une ambiguïté : en désignant la finance comme son ennemi, le candidat socialiste a pu faire croire que le parti restait méfiant vis-à-vis des entreprises et du secteur privé. Le PS n’est pas contre la finance en soi, mais défend la « bonne » finance, celle qui permet aux entreprises d’investir et d’embaucher sur le long terme, contre la spéculation. L’épargne disponible doit aller là où elle est utile et nécessaire. Face à la frilosité des grandes banques, le PS doit se tourner vers les modes de financement alternatifs, comme le capital-risque, les prises de participations dans les PME ou encore le financement participatif.

JACQUES SAINT-PIERRE, 10 octobre 2014 à 14h33

Le déclin industriel a commencé a commencé depuis longtemps. Après la guerre de 40 sans l'état nous n'aurions pas connu Air France, la SNCF, EDF, la Régie RENAULT etc... Les grands commis de l'état ont toujours accordé plus d'aides de l'état à ces grandes entreprises qu'aux PME. Les relations incestueuses entre les entreprises contrôlées par l'état et l'administration sont toujours pratiquées et sont une spécificité française. Il n'est pas prouvé que les grands commis de l'état soient aussi les meilleurs managers des entreprises où ils vont pantoufler. Le contexte économique et industriel a beaucoup changé. La Chine saura fabriquer des avions et concurrencera Airbus mais son vaste marché intérieur fait le bonheur des constructeurs d'automobiles. Il a été plus facile à M. Messmer de lancer le programme nucléaire qu'à nos gouvernants de réduire la part du nucléaire en intégrant plus d'énergies renouvelables. On arrive à trouver des solutions aux problèmes techniques, la finance est devenu une contrainte économique et seules les considérations politiques intéressent les médias. La disparition des entreprises est mal vécu dans les territoires ruraux car il n'y a pas la possibilité de trouver du travail sur place. Le paradoxe est la difficulté à trouver des ouvriers qualifiés. Notre système éducatif est trop élitiste et produit beaucoup de déchets, l'enseignement technique ne devrait pas être la poubelle de l'enseignement général. Etre peintre, boucher ou mécanicien est plus motivant qu'être employé de bureau. Et si on veut de bons enseignants il faudra mieux les payer. Si on a du mal à trouver des professeurs de mathématiques c'est qu'ils trouvent des postes mieux payés ailleurs

section PS de Fressenneville 80390 ROGNON, 10 octobre 2014 à 13h39

Nous subissons la désindustrialisation (fermeture d’usine) depuis plusieurs décennie suite au départ de notre production et de notre savoir faire dans les pays du tiers monde. Notre gouvernement essai de relancer les usines avec le crédit compétitivité. Il écoute les patrons au grand dame de la gauche. Les jeunes ont besoin de travailler mais sans diplôme c’est presque impossible, nous n’avons presque plus de métier basique pour toutes ses personnes. Il faut mieux former nos jeunes. Envoyer en formation des personnes sans qualification. Faire accepter un travail même pénible. Aider au déplacement géographique. Faciliter l’emploi des seniors. Donner confiance en l’avenir aux jeunes comme aux patrons. Il faut tout faire pour que le chômage baisse.

Section de Boulogne-Billancourt (92100), 10 octobre 2014 à 13h16

Répondre à l’urgence industrielle La question industrielle est la clé de l’indépendance du pays et de sa capacité à défendre son modèle social. Pour répondre au déclin de notre industrie, le gouvernement a entrepris un effort important de sauvetage des entreprises en difficulté, organisé la reconquête avec les « 34 plans » et engagé un soutien à la compétitivité. Malgré cela, les investissements et les activités R&D des projets opérationnels sont freinés, souvent pour des raisons contestables : calcul à court terme et manque de confiance dans la technologie, volonté de délocaliser. Nous devons aller plus loin sur 2 sujets essentiels, le rôle direct de la puissance publique et le soutien à la compétitivité. 1. Le rôle direct de la puissance publique La relance des investissements doit résulter d’une intervention active de la puissance publique : - Un Etat stratège : intervention sur les secteurs en difficulté, restructuration de la sidérurgie française, plan alternatif sur l’automobile lié à la transition énergétique, investissements sur les filières françaises de recyclage, intervention dans la R&D (ex : BTP), nouvelle perspective 2015/2030 sur la facture énergétique (avec des investissements beaucoup plus ambitieux sur les énergies renouvelables) ; - Une diversification des moyens d’intervention : constitution de sociétés nouvelles (alliance entre groupes sur des projets précis), prises de participation temporaires ou définitives, renforcement de la promotion de l’industrie Française dans le monde, valorisation du travail technique et renforcement des moyens de la formation de terrain ; - Une collaboration partagée : participation d’acteurs locaux (ex : BPI), mobilisation de la société civile, renforcement du dialogue social et cogestion ; - Une Europe active : une politique monétaire au service de la croissance, une révision du traité européen pour permettre aux états de soutenir les secteurs stratégiques, le développement d’alliances transfrontalières, une politique de grands projets (énergie, recyclage, numérique…), l’instauration du juste échange pour lutter contre les importations non conformes. 2. Le soutien de la compétitivité Amorcé par le CICE et remanié avec le pacte de responsabilité, il doit être amélioré : - Permettre, par un financement rapide un allégement des cotisations beaucoup plus important (x3 ou 4, à budget global constant) pour les entreprises qui embauchent et investissent selon des modalités à définir : cibler la croissance des PME ; - Privilégier l’investissement en modulant la taxation sur les bénéfices ; - Renforcer les négociations par branche en mettant en place rapidement des outils de mesure de l’efficacité du pacte.

BIARRITZ SECTION DE, 10 octobre 2014 à 13h12

En pièce jointe la Contribution de la Section de Biarritz Bonne réception

Rouen section, 10 octobre 2014 à 11h41

Responsabiliser les entreprises et sécuriser les parcours professionnels A l’heure où la crise économique est forte, il est nécessaire de permettre une meilleure sécurisation des parcours professionnels. L’incertitude est dommageable à tous - entreprises et salariés -. Elle empêche les acteurs économiques de pouvoir se projeter dans l’avenir, de consommer et d’investir. Le pacte de responsabilité a donné des garanties aux entreprises en réduisant une partie de leur fiscalité afin de dégager des marges de manœuvre financières. Il est désormais temps de lancer un signal fort aux salariés. Sans salariés capables de se projeter dans l’avenir, la réussite des entreprises est compromise. Certes, des mesures ont été prises afin d’améliorer la formation tout au long de la vie. Le cadre juridique au sein duquel évoluent les salariés doit lui être maintenu et renforcé. Les entreprises doivent être fermement incitées à recruter et, autant que possible en contrat à durée indéterminée. Les salariés doivent enfin être mieux protégés au sein des entreprises. L’existence de structures de discussion et de codécision est une chose. Le rôle des salariés en leur sein en est une autre. Enfin, le pacte de responsabilité est, comme son nom l’indique, fondé sur la responsabilité de chacun des acteurs parti au pacte. La responsabilité des entreprises dans la création de l’emploi doit être un élément central de suivi du pacte. Le risque est que les entreprises utilisent les baisses de fiscalité non pour investir dans l’économie française mais pour augmenter leurs profits. La vigilance est donc de mise dans l’intérêt de l’économie française, des entreprises et des salariés. Les entreprises doivent prendre des engagements en ce sens.

Fédération du PS de la Charente, 10 octobre 2014 à 11h34

Entreprise et ré-industrialisation Lors des délocalisations à l'étranger, les politiques n'ont aucune volonté pour intervenir, reconvertir ou conserver les emplois et encore moins pour les développer sur leur territoire. Les aides apportées sont surtout pour les gros industriels, rien pour les PMI et les artisans. Même sur des territoires non industrialisés, il y a une certaine dynamique. Lorsqu 'on fait venir des entreprises sur un territoire, on les déplace d'un autre. Conclusions : Pour ré-industrialiser notre pays et encourager les créations d’emplois nous devons soutenir les PME /PMI pour les aider à grandir, à innover. Travailler sur un ciblage plus précis auprès des commerçants, artisans, PME concernant les aides pour faire baisser les charges et favoriser la création d’emploi. Travailler dans les territoires sur des entreprises innovantes. Favoriser la création d’entreprise de taille intermédiaire. Conditionner les aides publiques à la création d’emplois ou à des investissements. Favoriser l'accès aux routes, au rail et au « haut débit » aux entreprises. Mauvaise image de la formation pendant de longues années. Les patrons ne jouent pas toujours le jeu : cela ne correspond pas au projet d'entreprise et les jeunes ne trouvent pas toujours de stage. Les CFA n'ont pas suffisamment de moyens. Les jeunes sont souvent en échec scolaire et ne sont pas motivés. Conclusions : Donner aux jeunes la possibilité de se retrouver dans le projet d'entreprise. Il faut que les collectivités donnent plus de valeur à la technologie et aux métiers. Procéder à la carte pour la formation selon les métiers et il faut favoriser la formation en continu pour certains métiers Développer des filières d’avenir soutenu par des acteurs publics. Il faut que les collectivités investissent dans les écoles de formation pour contribuer au développement économique. Former les enseignants de ces centres, demander aux enseignants de suivre le travail des jeunes en allant une fois par trimestre dans l'entreprise. Favoriser le transfert du savoir-faire (la transmission) en entreprises avec les + 50 ans qui ont de l'expérience. Donner aux jeunes la possibilité d’accéder à la formation de leur choix

Jerome /JB section Lannemezan/St Laurent, 10 octobre 2014 à 11h34

texte ci joint

section de Lumbres (62), 10 octobre 2014 à 11h12

Nous constatons, particulièrement dans notre région, un fort mouvement de désindustrialisation. Les causes nous semblent plurielles. Bien évidemment, la mondialisation, avec la baisse des coûts de transports, et surtout des pratiques de dumping social et environnemental, est en première ligne. Les stratégies des grands groupes profitent de ce mouvement, en mettant en concurrence leurs propres sites de production, ainsi que leurs fournisseurs. Il faut aussi mettre en avant l'absence de politique publique industrielle de filières et le déséquilibre entre la part des bénéfices allouée aux actionnaires par rapport à celles attribuées aux salariés et à l'investissement productif. Pour lutter contre la désindustrialisation, nous préconisons de travailler sur les taxes aux frontières européennes, sur une harmonisation fiscale, salariale, sociale, environnementale, sur la réglementation et les normes applicables, sur la lutte contre la spéculation sur les cours des matières premières, ainsi que sur un soutien à la recherche, à la formation, à la montée en compétence, au développement de nouvelles technologies. Nous pensons que le rôle de l'entreprise est de produire des biens et des services et non de spéculer ou de chercher des rentabilités financières à court terme. L'entreprise a une vocation sociale : faire vivre des salariés et leurs familles, faire vivre un territoire dans une logique responsable (RSE). Parce que l'entreprise a un rôle social, salariés et partenaires sociaux doivent pouvoir dialoguer en son sein sur les rémunérations, les conditions de travail, la stratégie de l'entreprise. A ce titre, la puissance publique peut soutenir l'entreprise « sociale », au premier rang desquelles l'artisanat l’artisanat d’ailleurs, dans ses efforts de développement, d’investissement, de recherche, et veiller au respect d'un partage équitable des richesses entre actionnaires, salariés, et développement de l’entreprise. C'est dans ce sens que, nous, socialistes, « are pro business ». Nous nous félicitons d’ailleurs de la reconnaissance de l’Économie Sociale et Solidaire cet été par le législateur.

Michel Boué Section PS SOUMOULOU PONTACQ, 10 octobre 2014 à 10h12

Il faut en première analyse chercher les causes réelles qui ont provoqué l’effritement du tissu industriel dans notre pays. La cause continûment proclamée serait le manque de compétitivité de nos entreprises, donc le coût du travail. Cela est faux, un mensonge scandaleux. Nos industries ont disparu, victimes de l’appétit boulimique de la mafia financière, poussant aux délocalisations massives vers des pays où les salariés sont des esclaves, où le travail des enfants est chose courante. Faire du fric, en un minimum de temps. Avec parfois quelques larmes quand plus de milles femmes meurent dans une usine où elles confectionnent des vêtements pour quelques euros par jour. Des vêtements que nous achèterons sans scrupule. Réindustrialiser notre pays sera possible quand la puissance de la finance sera combattue avec succès. Condition incontournable mais insuffisante. « Mon ennemi [, notre ennemi] c’est la finance »… Créer des emplois dans la recherche, l’innovation, dans les moyens d’utiliser les énergies renouvelables est urgent. Mais le problème du chômage de masse ne sera pas résolu. Cela ne suffira pas. Un calcul simple : 5 millions de chômeurs, actuellement 22 régions en métropole ayant la compétence économique. Eradiquer ce chômage de masse cela signifie que chaque région doit de créer près de 227 O00 emplois. Donc aider à la création de quelques 2270 entreprises de 100 salariés. Possible ou pas ? Et cela d’autant plus qu’investir dans la recherche et l’innovation aura pour conséquence finale la diminution du nombre d’emplois nécessaire à la production. Ce fait est déjà démontré, les progrès technologiques sont destructeurs d’emploi. La réindustrialisation ne résoudra donc pas le problème du chômage de masse. C’est donc autrement qu’il faut résonner. 1 - C’est la problématique de la « Valeur travail » qu’il faudra résoudre. Le travail n’est pas une valeur. L’activité humaine est chose naturelle. Tous les êtres vivants « travaillent ». Le fait de « travailler » ne doit plus être la condition nécessaire pour que l’Homme vive normalement. Le travail n’a pas de valeur, vision mercantile. Mener une réflexion sur cela constitue une ambition que notre parti se doit d’initier. 2 – Arracher ce que l’on appelle l’économie réelle de l’emprise de la puissance financière est plus important que la réindustrialisation. Ne pas réussir cela amplifiera la misère et le mal vivre déjà trop présents. La misère : la nourriture indispensable à l’épanouissement des mafias financières. 3 – En finir avec ce postulat qui dit que sans croissance rien n’est possible. Voir PDF...

maurice Brosseau section val de Thônes, 10 octobre 2014 à 9h56

L’entreprise est créatrice de richesses car créatrice d’emploi, donc son rôle est primordial et central. Ne confondons pas les travers de certaines entreprises (non citoyennes) avec le rôle de l’entreprise. L’entreprise s’est fragilisée dans les années 90 a cause du dictat des gros actionnaires volatils qu’étaient entre autres les fonds de pensions américain, ceux qui exigeaient des rentabilités de l’ordre de 10 à 15%, poussant les entreprises à une rationalisation outrancière, à mieux étudier leur coûts de production (effet positif), à déterminer au plus justes les marges (ce qui a eu un effet pervers qui était de laisser tomber des productions qui faisait vivre les sociétés) pour se centrer sur des productions nouvelles profitables, qui pouvaient être très concurrencées. Est’il normal que les sociétés pharmaceutique ferment leurs centres de recherche pour parier sur des rachats de petites entreprises pharmaceutiques ? Il faut recadrer la rémunération de l’actionnaire et légiférer pour que la spéculation boursière, le jeu boursier, disparaisse. Pour redéfinir le fonctionnement du système boursier, il faut un consensus international, il faut pousser à le faire même si il faudra beaucoup de temps. Il faut l’affirmer, le crier. L’état a un rôle à jouer en proposant aux entreprises petites sans gros moyens, des facilités (subventions par exemple) pour que celles-ci puissent étudier leur potentiel, leurs coûts de production, leurs structures afin de mieux les optimiser et les rendre profitables donc pérennes.

andre maizener, 10 octobre 2014 à 9h55

Les leviers à utiliser pour la réindustrialisation du pays sont multiples et devront être actionnés, en particulier en encourageant l’émergence des ETI, et en trouvant les moyens de rendre les revenus de l'économie réelle plus intéressant que ceux de l'économie purement financière. L'évolution en manière industrielle est inévitable nous devons donc renforcer nos capacités d'adaptation et nous saisir de toutes les technologies innovantes telle la robotique ou le génie biologique, en protégeant les individus dans des périodes de transition difficile. Le parti doit affirmer des valeurs claires.Conformément à notre tradition nous devons réaffirmer le rôle de stratège de l'état en matière de politique industrielle et lui garantir les ressources nécessaires. Mais il me semble que nous avons aussi à opérer une évolution culturelle. Dans notre psychologie il y a une tension entre l'individu et le collectif. Le français sait instinctivement qu'il est difficile de réussir tout seul; L'entreprise est considéré comme un lieu où l'on vit et en même temps c'est le lieu de vente de sa force de travail La gauche n'a jamais eu peur de prendre des risques dans le domaines social mais son sens du collectif ne lui permet pas de bien gérer les inégalités « naturelles » et de respecter les inclinations individuelles. Tout de peut pas être prévu et il faut que la société encourage ceux qui sont susceptibles de saisir des opportunités. Par attachement légitime au principe de l'égalité , nous laissons trop à la droite le bénéfice de magnifier la réussite individuelle grâce à l'effort alors qu'elle cherche en fait à préserver la prééminence des plus riches. Nous devons admettre que le progrès nécessite de voir la liberté d'initiative et d'entreprendre encouragée. Pour cela il faut que la prise de risque soit récompensée et non découragée. La gauche doit sécuriser les besoins de vie essentiel des individus , alors le risque reste positif c'est à dire que la réussite peut rapporter gros mais l'échec ne doit pas être une catastrophe définitive mais une leçon pour rebondir. La gauche doit affirmer le respect pour tous ceux qui contribuent dans la mesure de leur capacité à la vie de la société. La réussite n'est pas qu'individuelle elle peut s'affirmer aussi dans un cadre collectifs . Le bien le plus précieux que nous ayons est le capital de savoir faire et de créativité de notre population. Il faut donc développer ce savoir faire et renforcer la formation professionnelle. Enfin, il est important que notre parti aide à se débarrasser du culte de la seule excellence intellectuelle au profit d'une réhabilitation du travail manuel et du travail bien fait.

Bernard Tantet, 10 octobre 2014 à 8h28

Artisans, Entreprises de moins de 10 salariés : diminuer les taxes sur la masse salariale Passer de 9 à 50 salariés sans changer de statut Remettre la TVA à 5,5% Toutes les sociétés qui délocalisent après avoir reçu des aides de l’Etat ou des collectivités locales, que ces dernières soient remboursées ! Pour les établissements du CAC 40, le salaire du PDG ne doit pas dépasser 20 fois la SMIC Fini les parachutes dorés, augmenter leurs impôts sur les bénéfices. Des aides d’Etat avec des contre parties à respecter. Tout ceci permettrait de maintenir l’emploi et d’embaucher

Vous Trouverez en pièce jointe la contribution de la section de Guipavas.

Rémi Carton, 10 octobre 2014 à 5h13

Oui, le Parti Socialiste aime les entreprises. Toutes les entreprises, sans distinctions : privées comme publiques, très grandes comme très petites, excédentaires comme déficitaires, multinationales comme locales, AMAP comme agroalimentaire… Nous aimons l’entreprise parce qu’elle est le lieu où l’émancipation par le travail peut prendre corps. Parce qu’elle prend une part certes trop mal répartie de l’effort fiscal. Parce qu’elle est le milieu où se concrétise le dialogue social. Parce qu’elle est aussi le lieu de la lutte entre les employés au smic ou même en dessous et les patrons payés plus de 100 fois leur salaire. Parce que c’est en son sein que les employés créent les richesses qui doivent ensuite leur profiter au maximum. Nous aimons l’entreprise comme nous aimons la société française : parce qu’elle est perfectible. Mais nous croyons également à d’autres formes de développement du tissu économique. Reconnaissons que la possibilité pour chacun d’être son propre patron via le statut d’auto-entrepreneur est une avancée. Portons une rénovation de ce statut très perfectible, corrigeons ses défauts, informons mieux les particuliers des risques qu’il comporte, mais ne rejetons pas en bloc un système qui sort du tout entreprise. Autre réalité économique, les Sociétés coopératives et participatives, forme d’avenir où les employés gèrent eux-mêmes leur entreprise. A de nombreuses occasions, la naissance d’une SCOP s’est soldée par un échec : engageons une initiative de l’Etat en leur faveur pour accompagner leur développement, surtout dans les premières années, critiques pour assurer leur pérennité. Plus largement, favorisons pour les employés la prise d’actifs au sein de leur entreprise. Agissons pour un plafonnement progressif de l’écart entre les plus hauts et les plus faibles revenus. Mettons en place une grande réforme de la fiscalité des entreprises, à revenu constant, qui prenne enfin en compte la responsabilité économique et sociale, qui fasse peser le plus lourd de l’effort sur les grandes entreprises transnationales qui ne peuvent négliger notre marché et qui allège la pression sur les TPE et PME créatrices d’emploi. Pour garantir la protection des entreprises les plus vulnérables face aux conjectures difficiles, créons un fond de garantie abondé par tous les acteurs économiques et financiers. Enfin, réindustrialisons la France en positionnant nos nouvelles entreprises industrielles sur les secteurs de pointes et en favorisant la recherche par une révision complète du ciblage du Crédit Impôt Recherche en faveur de petites entreprises industrielles positionnées sur ces secteurs stratégiques. Agissons sur le monde économique sans trembler.

CLEON SECTION DE CLEON, 10 octobre 2014 à 0h28

ENTREPRISE ET RE-INDUSTRIALISATION Le rejet des Institutions Représentatives des Salariés dans les PME et une tendance dans les négociations nationales à réduire leur rôle en révisant les seuils, ou en revenant sur leur participation à la vie de l’entreprise et de ses instances, traduisent une vision négative du rôle des salariés dans les entreprises. On considère que les salariés sont une charge pour l’entreprise alors qu’ils constituent un facteur déterminant de son développement. Les aides financières publiques à l’embauche de salariés peu formés et donc peu payés nuisent au renforcement des compétences des salariés et donc aux capacités industrielles de l’entreprise. Dans la vie de l’entreprise se confrontent et cohabitent une direction personnelle ou collective, des salariés et leurs représentants, et la puissance publique à différents échelons territoriaux. Le pouvoir d’organisation du travail, de recruter ou de licencier, de répartir les résultats positifs appartient à la seule direction de l’entreprise, il n’est pas partagé, même s’il existe parfois de contre- pouvoirs, par les représentants des salariés. L’attribution des résultats positifs, qui proviennent de l’activité des salariés et des dirigeants, dans des conditions favorisées par les infrastructures publiques, relève de la seule direction de l’entreprise qui favorisera les détenteurs du capital industriel ou financier au détriment des salariés ou de la collectivité publique. Croire que sans contre parties négociées ces dirigeants porteront une attention particulière aux emplois est une erreur profonde. Même la loi votée par une majorité de droite sur la participation d’un ou deux salariés aux conseils d’administration des grandes entreprises n’est pas appliquée, alors que nous sommes loin de l'Allemagne où la parité existe entre les représentants du capital et ceux des salariés qui participent ainsi à la désignation des dirigeants de l’entreprise. Le développement des entreprises repose donc sur une conjonction des contributions des dirigeants, des salariés et des collectivités publiques qui résulterait des compromis qui tiennent compte des avis divergents des uns et des autres. Le patronat ne peut pas invoquer le modèle allemand sans mettre en œuvre un de ses principes de base, la codétermination dans les entreprises entre dirigeants et salariés. Puisqu’il fait référence au modèle allemand, prenons le au mot et instituons la parité dirigeants – salariés dans les organes de contrôle des entreprises.

CLEON SECTION DE CLEON, 10 octobre 2014 à 0h16

LAICITE ET REPUBLIQUE L’école et l’éducation sont la fondation et l’origine, la pierre angulaire de toute construction individuelle et collective. Que de combats de républicains pour l’imposer. Que de combats pour la sortir des dogmes religieux de l’époque, la laïcité libérant ainsi les esprits. Parmi les différentes matières obligatoires à l’école dès son plus jeune âge, l’instruction civique et morale doit devenir un guide permanent tout au long de sa scolarité (de sa vie), bien au-delà des cours élémentaires, le sujet devenant évolutif au fur et à mesure de l’avancée des programmes. Ainsi, la pensée solidariste vieille d’un siècle (Léon Bourgeois) consiste à construire un idéal, une raison de vivre où chacun, quel que soit son âge, ses origines, est redevable envers la société, envers l’autre. Véritable contrat moral et social, le solidarisme doit s’imposer dans les têtes, mais aussi par les faits dans notre société (ex : lutte contre la crise du bénévolat), car il sera le meilleur ennemi à l’individualisme. Une société éduquée passe par une discipline sans cesse renouvelée où les parents ne baissent pas les bras, où les enseignants s’imposent, où chacun prend ses responsabilités tout en étant accompagné ; enfin, nous retrouverons une République une et indivisible, laïque. D’ailleurs, La laïcité n’est pas en opposition avec les religions, mais il faut : - que la République ne salarie ni ne subventionne aucun culte - qu’elle s’applique sur l’ensemble du territoire - qu’elle soit inscrite dans la constitution - instaurer une fête la célébrant soit le 9 décembre La laïcité est au cœur du vivre ensemble, c’est un outil d’émancipation, de modernité, de construction de soi. La laïcité, c’est le droit à la différence sans différence des droits dans le respect de la personne et de sa dignité, c’est une éthique, un humanisme critique, indissociable de la démocratie. La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une ; c’est le respect de la liberté de culte et qui affirme que la spiritualité n’est pas uniquement religieuse. Ces valeurs doivent être rappelées afin de lever une partie des critiques à son encontre.

Eric Trochon, 10 octobre 2014 à 0h03

LE COÛT DU DEFICIT DE CONFIANCE Dans leur livre «L’industrie française décroche-t-elle ?», MM. Weil et Giraud avancent que le manque de confiance entre acteurs, y-compris au sein même de l’entreprise, est une des 2 principales faiblesses de l’industrie française. Fort de mes 15 années au sein de PSA Peugeot Citroën, j’aimerais y faire écho. Que dire d’une note reçue en mars 2014 par les 13000 collaborateurs de la direction R&D annonçant la mise en place d’un «dispositif de lutte contre le vol et le détournement de pièces et fournitures», sinon qu’elle confirme ce manque de confiance. Mais les conséquences sont beaucoup plus lourdes que cette anecdote. Là où, chez Toyota (avec qui j’ai travaillé 4 ans), une personne est à l’œuvre, pleinement responsable de son livrable, on trouve bien souvent 4 personnes se partageant la même responsabilité chez PSA. Ce recouvrement est volontaire, son but est de garantir que tout soit fait, me confiait un jour un directeur. Et chacun, dessinateur, ingénieur études, qualiticien, ingénieur projet a un hiérarchique différent. Pas étonnant donc que ces derniers soient nombreux. Pas moins de 7 niveaux de hiérarchiques au rôle conforme à ce qu’avait imaginé F. Taylor, donc non productif : distribuer le travail, le contrôler et décider de l’évolution de carrière. Taylor ne faisait pas non plus confiance au personnel. Il partait du principe que «dans la plupart des cas, l’homme tentera de faire aussi peu que possible délibérément», une phrase entendue quasi à l’identique chez PSA ! Quelles sont les conséquences de cette méfiance généralisée ? - des frais de structure très lourds, - une organisation qui n’est pas centrée client mais plutôt... hiérarchie, - une motivation en berne, - du lobbying généralisé pour gagner la confiance des décideurs, au détriment de l’intérêt général. Ces problèmes ne concernent pas seulement PSA. Le livre mentionne un taux d’encadrement double en France par rapport à l’Allemagne. L’enquête Gallup «State of the global workplace» classe la France dernière en Europe occidentale pour la motivation du personnel. Cette démotivation coûterait 2,7% du PIB américain et 3,5% du PIB allemand, 2 pays bien mieux classés. Alors combien en France? 4 voire 5%? Un autre management beaucoup plus humain et efficace est possible. Utilisé en France par FAVI (automobile) et oXya (informatique), il marche dans tous les domaines (y- compris secteur public) et permet de concurrencer avec succès l’Europe de l’Est et même la Chine, où FAVI exporte. «Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine» d'après le manuel du militant. Le management humain et libéré de FAVI et oXya le permet.

ANDY NKUNDIKIJE, 09 octobre 2014 à 23h31

Comment lutter contre la rente Définition et constats : La rente : Revenu périodique produit par un capital, versé par la personne qui exploite ce capital. C'est les revenus tirés : - du surprix tiré des terres les plus productives (Ricardo) - des revenus de l'argent que l'on place (Keynes) - des droits de propriété intellectuelle (qui génère des redevances) - de la spéculation financière - de la propriété de ressources non renouvelables - de la sous-rémunération du travail…. Constats : Les inégalités entre patrimoine acquis par le travail et celui obtenu par l'héritage se creusent. Aujourd'hui : - 10 % des patrimoines les plus élevés détiennent plus de 60 % du patrimoine total, et - 1 % des patrimoines les plus élevés environ 25 % L'idée que le PS devrait porter est : "comment lutter contre la rente reconductible perpétuellement par filiation ?". Mais l'écueil qu'il faut toutefois éviter pour le PS, au risque d'apparaître encore plus archaïque, est de laisser supposer que nous sommes contre la constitution légitime, au cours de toute une vie de travail, d'un patrimoine qui peut porter ses fruits pour celui qui l'a constitué. Il s'agit ici de trouver des solutions pour lutter contre l'avènement d'une nouvelle société de rentiers qui vit aux dépens du reste de la population qui travaille et paye la rente des privilégiés qui se reproduisent par filiation. Une société de rentiers est une société qui se suffit à elle-même sans avoir besoin d'évoluer. C'est une société sclérosée dans laquelle l'absence d'inflation est le seul défit. C'est une société qui n'entreprend pas et qui n'innove pas dans laquelle les possédants profitent du travail de ceux qui ne posséderont jamais sans avoir besoin de travailler. Solutions pour favoriser la circulation des richesses entre les générations et les classes sociales : - en finir avec la logique de la loi TEPA et remettre à plat, sans complexe, la fiscalité du patrimoine et en particulier mettre en place une taxation plus importante des transmissions de patrimoines - militer au sein des instances européennes pour un retour d'une inflation plus à même de rééquilibrer le poids des revenus du travail face à celui du capital.

Joël Maurice, 09 octobre 2014 à 21h24

Bonsoir, Cher camarade, Ci joint la contribution de Joël Maurice qui m'a chargé de l'expédier Amitiés Socialistes jacques SENICOURT

Bernard GILABERT, 09 octobre 2014 à 21h20

La politique des savoir-faire Il ne peut pas y avoir de re-industrialisation sans véritable politique des savoir-faire et, par extension, sans gestion prévisionnelle des compétences. Cette politique doit être coordonnée entre l’Etat et les secteurs professionnels, tant en formation initiale qu’en formation continue. Les branches professionnelles doivent accentuer leur implication dans les commissions professionnelles consultatives en charge de la rénovation des diplômes. Et les PME/PMI doivent être représentées à la même hauteur que les grands groupes dans ces commissions. S’agissant de la formation professionnelle et de ses multiples dispositifs (OPCA ou autres, dépendant des régions), dont certains n’ont de projet que de récolter des fonds, il faut exiger de vrais contrats d’acquisition de compétences à partir de vrais bilans et de vrais besoins des acteurs ou futurs acteurs de l’entreprise. Dans toutes les entreprises, la gestion des ressources humaines doit devenir un système de gestion des compétences garantissant le « savoir faire » actuel mais aussi le « savoir évoluer » et le « savoir transmettre ». Le Contrat de génération va dans ce sens et il faut le renforcer pour l’industrie et lui associer les dispositifs de montée en compétence par la formation continue. Préserver les savoir-faire c’est penser à la pyramide des âges d’une structure ou d’une filière. Approcher des compétences, c’est s’appuyer sur le cycle de vie d’un produit ou d’un service : étude de marché et analyse de concurrence, conception, production, biens d’équipements associés, vente, service après vente, recyclage. Cela permet de bien situer les fonctions de l’entreprise, les activités et les conditions d’exercice de ces activités (moyens matériels et informatiques, organisations, autonomie…) et ainsi définir les compétences correspondantes. S’agissant de l’industrie, ne jamais oublier que l’on ne conçoit bien que ce que l’on sait fabriquer et dont on suit l’usage. Ce que l’on délocalise en production pour quelques économies (faibles au regard du prix de revient d’un produit … et ne parlons pas du prix de vente !) provoque à terme la perte totale de la maîtrise industrielle. Cette politique de reconstruction industrielle va de pair avec la juste place qu’il faut donner à l’enseignement technologique et professionnel, tant dans des moyens à recentrer (taxe d’apprentissage plus utile aux lycées, LP et CFA qu’aux ESC !) que dans les messages d’orientation scolaire et universitaire qui actuellement poussent vers des niveaux d’études et oublient la qualification. Bernard Gilabert

Bernard GILABERT, 09 octobre 2014 à 21h19

La politique des filières : 3 propositions : 1- La France a largement soutenu, parfois avec succès, de grandes filières industrielles : l’automobile, l’aéronautique, le spatial, l’énergie (le nucléaire en particulier), certaines branches de l’agriculture et leur déclinaison dans l’industrie agro alimentaire… Cela à permis de construire des savoir-faire utiles à la filière concernée mais souvent à d’autres secteurs. Les matériaux légers et résistants de l’aéronautique en sont un exemple. Ces soutiens doivent être assumés, mais les savoir-faire et les innovations qu’ils ont créés devraient être mieux exploités dans des démarches de fertilisation croisée avec d’autres secteurs de l’industrie. Pourquoi ne pas créer un dispositif de traçabilité et d’inventaire des savoir-faire et innovations ? 2- Au moment où la transition énergétique doit être le nouveau moteur de l’industrie et des services techniques, une impulsion et une structuration de l’état et des régions est nécessaire pour que l’efficacité soit au rendez-vous. Cela passe par une attitude intelligente face aux lobbies nés des filières précédentes. Ne faut-il pas directement impliquer les grands groupes et attirer les élites du pays dans ce challenge qui met en jeu l’avenir du pays ? Actuellement plusieurs domaines des énergies renouvelables prennent du retard dans notre pays : la recherche sur le solaire, sur les batteries, sur les piles à combustibles et les applications de l’hydrogène énergie (à signaler que l’on brûle des milliers de tonnes d’hydrogène fatal issu de la chimie du chlore !) 3- Aujourd’hui, la politique de soutien aux grandes filières est moins évidente dans le contexte mondial. Il faut se tourner vers des filières niches, plus modestes mais plus nombreuses, et qui pourraient être soutenues par les régions, l’Etat et l’Europe. Deux exemples: - La production vinicole, ses biens d’équipement (travail de la vigne, taille des souches, palissage…), ses produits phytosanitaires, ses moyens pour la vinification (remorques spéciales, cuves, pressoirs inox…), son savoir-faire ancestral. Il s’agit de maîtriser l’ensemble de la filière pour être meilleur en qualité, donc en exportation. - L’exploitation des gisements de granit avec l’ensemble des produits (décoration urbaine, produits funéraires, produits industriels pour la mesure de précision…) et avec tous les équipements de découpe, polissage et autres. Une réflexion s’impose aux nouvelles régions pour déployer une industrie de filières approchées dans leur globalité : produits, équipements et services. L’agriculture et le tourisme doivent être associés à cette réflexion. Bernard Gilabert

max sarfati, 09 octobre 2014 à 20h56

Je voudrais faire une proposition. Rappel des faits : lorsqu’une entreprise investit dans du matériel de production ( ce qui exclut, autres, l’immobilier et les meubles de bureau), elle amortir ce matériel en cinq ans. En France, c’est 40 % les douze premiers mois, puis 24 %, 14 %, 11% et 11 % pour les douze mois glissants suivants. C’est une spécificité française, dans les autres pays c’est cinq ou sept ans linéaires Je propose d’amortir immédiatement, le jour de réception de la facture, la totalité de l’investissement. Conséquence immédiate : baisse de l’impôt de l’année et aussi de la participation. Les deux, cumulés font presque 50 % du montant de l’investissement. L’effort en trésorerie se limite à la moitié de l’investissement. Lorsqu’une société hésite à investir, cela peut déclencher une décision favorable. Cette mesure ne favorise que les investissements productifs, elle est très ciblée. Pour les finances publiques, la perte en impôts est rattrapée les années suivantes ou la société n’a pas de charges d’amortissement

26600 section PS de Tain l'Hermitage, 09 octobre 2014 à 19h55

ENTREPRISE ET RE-INDUSTRIALISATION La désindustrialisation de la France se poursuit..Nous devons nous prononcer sur le discours ambiant « la France perd des emplois industriels c’est la faute aux autres ». Le CONSTAT : 1-La production en France se réduit comme peau de chagrin? sidérurgie,.etc.. Pourquoi ? -une cause proclamée à longueur de journée par le patronat :coût travail trop élevé, faible mobilité des salariés, manque de qualification, la durée du travail !! - une autre passée sous silence : le profit immédiat des entrepreneurs - Les holdings préfèrent fabriquer en extrême orient et vendre en France (même si c’est de la concurrence déloyale). On diminue les risques (pas de droit du travail en Inde, en Thaïlande ou en Chine) et on coule les PME Française-. (les Allemands, les Américains s’ils flairent la bonne affaire prennent l’initiative de créer un produit même s’ils risquent de se casser la « figure ») . -A l’export, les entreprises françaises n’ont pas une démarches assez agressives pour finaliser des contrats considérer au départ comme gagnés ( Alstom …etc) 2-Les Réponses.. Il faut apprendre la notion de bien commun ou intérêt général : -le Medef accepte les 30 milliards accordés sur la fiscalité mais, il ne s’engage pas sur les créations d’emplois, la formation , les salaires.. -Il serait nécessaire de changer de mentalité et renoncer au profit immédiat. -il faut garder nos chercheurs, les rémunérer davantage et leur accorder de la considération. 3- Des secteurs s’en sortent bien. .Les PME innovantes : Sodimas, Corima, à un moment donné Imaje en Drôme.. -L’agriculture bio de qualité progresse malgré un coût plus élevé. - les sociétés coopératives de production sont en pleine essor. 253 Scop crées en 2013 avec 2000 emplois. 73% des Scop plus fortes durée de vie que les autres ( les ateliéres ex Lejaby condamnées il ya 2 ans ont plus de 30 salariés) 4- partenaires sociaux salariés. Un certain nombre de syndicats s’impliquent dans fonctionnement de l’entreprise . Lorsqu’il y a des problèmes de trésorerie, il faut accepter de baisse la rémunération des dirigeants si elle est très élevée. 5- fiscalité doit changer.. Elle doit taxer encore davantage les distributions de dividende. Elle doit accorder une déduction fiscale plus forte pour les investissements des particuliers. Pour les engager à prendre des risques. On doit surveiller aussi les importations venant hors de communauté européenne transitant par des pays E. bienveillant (il faut multiplier les contrôles aujourd’hui). Ces orientations doivent faire avancer les projets industriels qui ne peuvent aboutir, permettre des créations d’emplois et réduire la balance commerciale. -

Sylvain DELAITRE, 09 octobre 2014 à 18h37

Les salariés des entreprises étant les détenteurs de la matière grise et des savoir-faire, il faut revisiter les lois Auroux à l’aune des nouvelles technologies sociétales, et leur redonner des capacités d’intervention dans la gestion pour redynamiser l’entreprise du XXIème siècle. Ainsi, le salarié, acteur dans son entreprise, pourra, via des organes de représentation collective revisités (en réseau ou en direct), infléchir et peser sur la stratégie (actuellement pilotée « en solo » par la direction ou l’actionnaire). Il s’agit de redonner une dimension de responsabilisation des salariés et de mise en valeur de l’intelligence collective dans l’entreprise (la cogestion à l’allemande peut, partiellement, servir de modèle). Les risques entrepreneuriaux seront alors mieux assumés et donc moindres, si la stratégie et la gouvernance sont partagées. L’entreprise pourra être considérée dans sa dimension étendue, en incluant les sous-traitants et la chaîne de fournisseurs. Il s’agira alors de définir un mode de fonctionnement, le plus collectif possible, se substituant aux seuls rapports contractuels « donneur d’ordres / exécutants ». Par exemple, le plan de Formation inclura les salariés des sous-traitants, donnant une plus grande cohérence et efficacité. La rente garantie aux actionnaires sera une fonction indicée sur la qualité du dialogue social et de la démocratie participative dans l’entreprise.

Section DOMERAT, 09 octobre 2014 à 16h53

l'idée de distribution de pouvoir d'achat pour relancer l'économie a été proposée (majoritairement) et s'est heurtée à deux objections : la balance des paiements extérieurs et la hausse de la fiscalité si cela concerne les fonctions publiques. Pour les entreprises le point de vue moyen est : aider les entreprises peut se concevoir mais plutôt en direction des PME, avec un contrôle de l'utilisation des aides ; il y a rejet pour les multinationales ou les banques dont on pense qu'une grande partie est versée aux actionnaires ou aux dirigeants dont on se demande en quoi ils le méritent vu les résultats obtenus par certains d'entre eux. On retrouve là un des problèmes de notre parti sur lequel il faudra bien trancher : peut-on faire notre politique en système libéral (ou capitaliste) ou faut-il imaginer un autre système - et lequel, qui ne soit pas le retour aux errements communistes ?

hubert Sourimant, 09 octobre 2014 à 16h43

L’axe de la politique économique actuelle est fondé sur le postulat de la réduction des déficits publics et sur celui de la réduction des coûts (compétitivité-coût). Le problème majeur est que l’endettement actuel est la conséquence d’un processus qui s’est établi vers 1975 ; la crise de 2008 est un accélérateur épisodique .En effet depuis 40 ans s’est effectuée une rupture du taux de croissance qui a entraîné une croissance tendancielle du chômage et des déficits Les causes de cette rupture sont multiples ; entre autres : - Transformation d’une demande de premier équipement en demande de remplacement moins rentable. - Impacts productifs moins importants des innovations anciennes. - Remise en cause de l’hégémonie des pays développés au profit des pays émergents (déplacement des investissements productifs). En ce qui concerne le bien fondé de cette politique économique, la recherche de la compétitivité -coût entre pays européens associée à une réduction généralisée de la dépense publique nous pousse vers un risque déflationniste sans relancer la croissance et compenser l’écart avec les pays émergents. Plus particulièrement certaines réformes, qualifiées de structurelles par les milieux conservateurs européens, telles que la limitation des indemnités de chômage ou des allocations relatives à la famille aura des effets délétères. Par ailleurs, il ne faut pas attendre de grands résultats du CICE dans la mesure où un grand nombre d’entreprises sont en surcapacité de production. En résumé le problème est celui d’une insuffisance de la demande globale (consommation et investissements) et non celui des déficits publics. Il faut donc agir sur les causes du mouvement initial. Pour cela il convient d’investir au niveau européen dans de nouvelles activités productives qui vont nous libérer de contraintes majeures (énergétiques, climatiques, écologiques, recyclages etc.) La mise en place de cette action demandera du temps et devra être financée par la BCE ainsi que par la réorientation de l’épargne privée. Cela signifie aussi que cette acquisition de nouvelles compétences sera forcément accompagnée d’un renouvellement des formations techniques. Par contre, il n’est pas sûr que nous ayons tout à attendre de l’industrie électronique et des communications en raison de risque d’asservissement de l’autonomie humaine. Hubert Sourimant

Jocelyne Verbois, 09 octobre 2014 à 16h22

TOURISME une économie négligée ! Je constate que trop souvent nos dirigeants oublient qu'il existe en France une économie d'avenir non délocalisable et pourvoyeuse d'emplois * : le Tourisme ! Jean-Marc Ayrault en avait sans doute pris conscience lorsqu'il lança en 2013 les Assises du Tourisme. Les chiffres et les études délivrés par Atout France* sont éloquents mais montrent également que nous vivons en grande partie sur nos acquis ! A l'heure où l'offre touristique s'est mondialisée nous devons non seulement développer, dynamiser et réorganiser la filière touristique mais aussi promouvoir notre destination non seulement par les moyens traditionnels comme les expositions et les salons mais en incluant le tourisme dans toutes les actions de promotion organisées en particulier à l'étranger et utiliser les nouveaux modes de communications pour faire connaître et porter haut le « Bien vivre à la Française » Vendre la destination France doit devenir l'affaire de tous les ministres, secrétaires d'états, présidents de régions...et même de chaque français qui se déplacent à l'étranger. Nous devons devenir des ambassadeurs de la destination France ! Je souhaite que nos gouvernants nationaux, régionaux et locaux prennent conscience de ce que représente cette activité en terme de richesse pour la France et de rayonnement pour notre culture et notre langue*! Aujourd'hui, il ne suffit pas d'être un pays aux atouts touristiques, historiques et culturels incontestables ! Nos atouts ne suffisent plus car la concurrence est partout! Et bien que nous soyons la 1ère destination mondiale nous nous situons au 3ème rang en terme de recettes ! Nous pouvons donc progresser si toutefois nos gouvernants sont ouverts à cette voie de développement ! Jocelyne Verbois Membre de la section Loire Divatte PS 44 *Le tourisme représente plus de 7% du PIB de notre pays (plus de 9 % si l’on inclus les retombées indirectes), et plus de 2 millions d’emplois directs et indirects. *Consulter  Mémento du tourisme, édition 2013 | Bilan du tourisme de l'été 2013 *De Yamina Benguigui « le lien entre Francophonie et développement économique. En effet, le nombre de locuteurs aujourd'hui à 250 millions passera à 800 millions en 2050 dont 80% en Afrique. La langue française est aujourd'hui une langue économique, nous sommes dans un espace économique et ça, il faut que la France s’en rendre compte »

Anonyme, 09 octobre 2014 à 15h17

Préambule Très schématiquement on peut distinguer 3 facteurs de création d’emploi : • Substitution : Il s’agit de pourvoir à un emploi devenu vacant suite au départ, volontaire ou non, d’un collaborateur. Ce remplacement peut être direct, poste pour poste, ou indirect, le poste vacant étant pourvu par promotion interne créant en cascade un emploi moins qualifié. • Production : il s’agit d’emplois créés pour satisfaire directement les exigences de la production ou de son support. En réponse à un accroissement de l’activité ou à une nécessité réglementaire, ce sont des emplois permanents ou saisonniers, directement productifs (opérateurs de centre d’appels, ouvriers, vendeurs, logisticiens, serveurs) ou des emplois en support de la production : administration des ventes, ressources humaines, services financiers et administratifs, maîtrise, supervision, management de proximité… • Investissement : il s’agit d’emplois destinés à améliorer la performance et la compétitivité de l’entreprise à moyen terme : ingénieurs et techniciens de R&D mais aussi analystes marketing, chefs de produits, commerciaux, qualiticiens, experts en nouvelles technologies, en développement durable, en RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise), chefs de projets … Proposition : Il s’agit de mobiliser la trésorerie en priorité vers le financement de nouveaux emplois réservés à des seniors chômeurs de longue durée. Pour toute embauche en CDI affecté à un emploi d’investissement, ne relevant pas du CIR/CII, d’un chômeur de plus de 6 mois âgé de 45 ans ou plus, alors l’entreprise bénéficie pendant 18 mois d’un abattement applicable à la totalité des cotisations Assedic, et égal à la masse salariale ou des emplois créés. Dispositif : Dans un premier temps l’entreprise doit formaliser même succinctement sa stratégie de développement et la raison d’être des emplois d’investissement qu’elle entend créer : marchés nouveaux à conquérir, offres à développer, projets à engager, compétences à acquérir, facteurs clés de succès. Cela peut tenir sur quelques pages complétées par un business plan sur 3 ans, même pour une TPE. Cette stratégie, présentée aux IRP, doit faire apparaitre un plan de recrutement « d’emplois d’investissement » assortis d’objectifs chiffrés faisant apparaitre un accroissement de chiffre d’affaires ou de productivité, portant sur des besoins en ressources nécessaires aux projets de développement figurant dans le plan stratégique, telles que commerciaux (France et/ou Export), chefs de projets, etc.

Canteleu section, 09 octobre 2014 à 14h37

section de Canteleu

Jean-françois SIMON, 09 octobre 2014 à 14h29

Pdf non joint dans la contribution du 15/09

Philippe Dubourg, 09 octobre 2014 à 13h31

Lorsque l'on vit dans un territoire rural comme le Cantal, le devenir de l'agriculture est une question préoccupante. En 30 ans, le nombre d'exploitations agricoles a fondu de moitié sans que la surface des terres exploitées n'ait baissé d'un hectare. En perdant 7000 exploitations agricoles, on laisse bien souvent partir les familles qu'elles faisaient vivre et avec, la vitalité du territoire. Les politiques de lutte contre la désertification des territoires hyper-ruraux doit passer par un soutien à l'agriculture de proximité et de qualité qui permettrait à l'exploitant de vivre décemment de son travail, au consommateur d'accéder à des produits alimentaires de qualité, ceci dans une approche respectueuse de l'environnement. Une politique "gagnant-gagnant" pour l'agriculteur et le consommateur c'est : des charges financières limitées en investissement matériel et en achats d'intrants, des productions labellisées de qualité et des circuits locaux de distributions qui réduisent les coûts de transports ainsi que les intermédiaires, ceci devant permettre des prix mieux rémunérateurs pour l'agriculteur et plus accessibles aux consommateurs. Un soutien à l'installation de cultures maraîchères proches des bourg-centres doit favoriser la création d'emplois, le maintien de commerces de proximité nécessaires à la distribution de ces productions. Cette forme d'agriculture nécessite quelques hectares seulement. Les territoires de montagne ne peuvent pas rivaliser en agriculture avec les grandes régions agricoles. Sans une politique spécifique, différenciée de la concurrence agricole mondiale, c'est la désertification programmée des territoires ruraux et la malbouffe qui est promise pour celles et ceux qui n'auront pas les moyens d'aller chez Fauchon. Ne laissons pas quelques grandes régions agricoles nourrir les 9 milliards d'individus que nous serons bientôt. La recherche de la souveraineté alimentaire des territoires et des pays partout où elle est possible, doit guider la politique agricole.

LOUISE VILLENEUVE, 09 octobre 2014 à 13h21

La perte de vitalité économique que l’on constate en France depuis une dizaine d’années est une réalité qui peut être expliquée par plusieurs raisons, et nécessite de penser des solutions nouvelles. Le monde est le théâtre d’une délocalisation massive de la production industrielle depuis les pays dits « développés » vers les pays émergents. Il ne sert à rien d’espérer abaisser nos standards sociaux pour lutter contre ce mouvement. En effet nous subissons la concurrence déloyale des pays d’Asie, qui, puisqu’ils font travailler leurs salariés dans des conditions déplorables, auront des coûts de production bien moins élevés, quels que soient les reculs sociaux auxquels nous consentirons. Plutôt que de rogner sur les droits des salariés en se cachant derrière une prétendue compétitivité, nous devons exiger une harmonisation à la hausse des standards sociaux, en Europe et dans le monde. Cela passera par la mise en place de barrières douanières aux frontières de l’Europe, c’est-à-dire d’un protectionnisme européen, face à tous les pays qui ne respecteront pas les mêmes standards sociaux. De plus, nous devons dire et répéter que le prix du travail n’est pas un problème : en effet, il s’agit d’une redistribution de revenus qui permet d’augmenter la demande et de remplir les carnets de commande des entreprises. A un prétendu « coût du travail », nous devons opposer le coût du capital. La part des dividendes versés dans la valeur ajoutée produite par les entreprises ne cesse d’augmenter, ce qui diminue les capacités d’investissement des entreprises. Si nous voulons aider les entreprises, ne les laissons pas être asphyxiées par la rente, exigeons une baisse massive des dividendes versés. Un manque cruel d’investissement grève aussi l’économie française. Dans un contexte de crise économique et de contraction de la demande, c’est le rôle de l’Etat de pallier ces manques. Pourtant, les investissements publics ne sont pas au rendez-vous alors qu’ils sont cruciaux. Et pire encore, les dotations aux collectivités locales diminuent alors même qu’elles sont les premiers vecteurs d’investissement public en France. Des choix politiques ambitieux doivent être faits. En effet, si l’on réussit à trouver 40 milliards pour financer une politique de l’offre inefficace et inéquitable (car elle profite plus aux grosses entreprises ; le CICE par exemple est versé au prorata du nombre de salariés, plus important dans les entreprises du CAC40), alors on est en mesure de porter une augmentation des salaires pour soutenir la demande, de lutter contre la fraude et l’optimisation fiscales, de mettre en place une fiscalité progressive, plus juste, pour les entreprises.

L'entreprise est un collectif dont le but est de produire des services ou des biens. L'entreprise ne vaut que par les femmes et les hommes qui la composent et agissent en son sein. Avec les mutations du capitalisme financier nombre de petites et moyennes entreprises sont aujourd'hui sous la coupe des financiers au travers de holdings, de fonds d'investissement, de banques d'affaires, etc. imposant leurs vues et leur idéologie au fonctionnement du collectif. Les patrons de PME sont réduits au statut de vassaux des capitalistes internationaux parfois de manière volontaire et en plein accord idéologique. En découlent les comportements cupides de certains dirigeants obsédés par la rentabilité financière de l'entreprise et considérant le salarié comme une variable d’ajustement, les délocalisations au mépris des salariés même si l'entreprise est bénéficiaire en France afin de satisfaire l'appétit vorace des actionnaires, la répression syndicale, la fraude aux cotisations sociales, etc.

Luc Carvounas, 09 octobre 2014 à 12h27

Industrie du tourisme : préparons la France à accueillir le monde ! L’industrie du tourisme est un fleuron économique pour la France : première destination mondiale, représentant 7,3% de notre PIB, un million d’emplois directs et un million d’emplois indirects. Il n’en demeure pas moins que nous nous sommes pendant trop longtemps reposer sur nos acquis. La France a pourtant la capacité d’atteindre l’objectif fixé par le Président de la République : dégager le premier solde touristique de tous les pays européens. L’heure est donc à la mobilisation globale et générale pour notre pays. Quelques chiffres pour offrir une perspective : en 1992, le monde comptait 471 millions de touristes, pour plus d’un milliard en 2012 ; en 1980, les dix premières destinations mondiales captaient 60% des flux touristiques, pendant qu’elles n’en accueillent plus que 44% aujourd’hui. Nos concurrents internationaux – Chine ou Etats-Unis par exemple - se préparent à faire face à ces évolutions en toute hâte. Les cinq priorités affichées par le Gouvernement à l’issue de la clôture des Assises du Tourisme, le jeudi 19 juin dernier, vont donc dans le sens d’une meilleure prise en compte de ces problématiques par la puissance publique. Améliorer notre stratégie de marketing et d’influence internationale, transformer notre accueil et la formation des professionnels, rendre les vacances accessibles au plus grand nombre de Français et surtout, placer le numérique au cœur de cette industrie pourvoyeuse d’emplois et de croissance, telle est l’ambition nouvelle que nous portons pour l’avenir du tourisme en France. Il s’agit donc bien avant tout d’une révolution culturelle dont la France a besoin en matière d’industrie du tourisme, à tous les niveaux de la décision publique, qu’il soit local ou national. Nous semblons trop vite oublier que ce secteur économique est un véritable levier anti-chômage. À titre d’exemple, entre 2000 et 2010, l’emploi salarié s’y est accru de 15%, et même en temps de crise, il croît encore. Il s’agit ici d’une arme de mobilisation nationale massive pour l’emploi qu’il nous faut davantage développer. Le tourisme en France ne se résume pas à Disneyland, à la Tour Eiffel et à la Côte d’azur. Partout en France, nous avons des trésors à promouvoir, des atouts territoriaux à valoriser, et pour tout dire, une certaine fierté à faire découvrir nos patrimoines et nos cultures. Dans cette optique, faisons de la France le leader mondial du « tourisme connecté ». C’est l’ambition que doit se fixer le Plan Tourisme 2020, pour accueillir ses 100 millions de visiteurs escomptés. En d’autres termes, préparons la France à accueillir le monde.

Marc Leygonie, 09 octobre 2014 à 11h32

Fessenheim : la voie de la raison pour éviter de gaspiller 11 mds € GSE/CEA Au niveau sanitaire et environnemental, un arrêt de la centrale électronucléaire de Fessenheim en 2017 ferait, contre toute logique écologique (et gouvernementale ?), l’impasse sur ses effets négatifs en matière de production de gaz à effet de serre et de particules fines. Faut-il, comme l’Allemagne, renoncer à une énergie non polluante et source d’indépendance énergétique pour notre Pays-clé d’une relance de la production industrielle-pour recourir à des énergies thermiques polluantes et subordonnées aux aléas géopolitiques? Faut-il se précipiter dans un renchérissement de l’énergie pour une France en pleine recherche de compétitivité? A qui profiterait une telle inconséquence? En supposant que la région Alsace reste à son niveau actuel de besoins en énergie électrique, un arrêt en 2017 de la centrale nucléaire de Fessenheim impliquerait d’ici cette date le remplacement de 1800 MW nucléaires par autant de MW thermiques (pour des turbines à gaz, solution la moins chère), un plan social pour 5500 personnes et leurs familles (emplois directs et indirects). En outre, elle coûterait en dépense énergétique supplémentaire (différence entre le coût du kWh nucléaire et gaz) de l’ordre de 70 M€/an et en indemnités pour les actionnaires actuels de Fessenheim (notamment suisses et allemands) d’environ 400 M€/an (selon un rapport INSEE). Tous les travaux nécessités pour des raisons de sécurité ayant été réalisés, seules de mauvaises raisons politiques amèneraient à la fermeture de la centrale. Aux USA, ce type de réacteurs est autorisé pour une durée de 60 ans. Admettons que la France souhaite faire un point d’étape avec l’Autorité de Sûreté (ASN), il est raisonnable d’envisager une décision après 45 années de vie, soit en 2023. Ainsi, nous aurions le temps d’observer les effets de la loi sur la transition énergétique sans prendre le risque de compromettre le redressement productif de la région Alsace Lorraine. Nous économiserions de l’ordre de 11,3 G€ (6,5 G€ de recettes de production d’énergie, 1,6 G€ de surcoût à la consommation – différence entre le coût du kWh nucléaire et gaz - 0,8 G€ de production AREVA compensée par une économie de combustibles et 3,2 d’indemnités), sans compter le coût dans l’investissement des centrales à gaz). Si Fessenheim est fermée en 2017 au lieu de 2023, ce seraient 11,3 milliards d’€ de perdus. Notre Pays peut-il se permettre de gaspiller plus de 11 milliards d’€ en ne prolongeant pas à 45 ans la durée de fonctionnement de Fessenheim, voir de près de 30 milliards si la durée de vie de la centrale peut être portée à 60 ans ?

REGIS DANIEL Section PS Villemur/Tarn, 09 octobre 2014 à 11h20

Le Medef répète à l’envi que le code du travail et les droits salariés qui vont avec sont un frein au développement des entreprises, un obstacle à la compétitivité, il convient donc de le réformer en levant au plus vite les barrières des « seuils ». Mais, ce dont on ne parle jamais c’est que la majorité des entreprises compte moins de cinquante salariés et n’est donc pas sous la contrainte des seuils. Notre regard et nos interrogations se portent plus particulièrement sur les personnels des TPE, le monde des artisans ou celui du tertiaire, au nom de la justice sociale. Qui les défend, qui les conseille, qui les accompagne tout au long de leur vie professionnelle, peuvent-t-ils prétendre aux avantages des salariés de grandes entreprises, au travers des comités d’entreprise, mutuelle de groupe, activités culturelles et sportives, représentants du personnel, formation etc, etc… ? Prendre en compte l’ensemble du monde salarié, c’est renforcer la solidarité, c’est s’assurer de l’égalité. Les médias, le monde syndical et politique portent à juste titre un regard inquiet à l’annonce d’un plan de licenciement de 100, 200 ou 300 salariés, quel regard et quelle attention portent-t-ils chaque jour, quand 10, 20, 50 entreprises de moins de cinquante salariés licencient, un, deux, cinq salariés ? Un licencié d’un petite entreprise ne mérite-t-il pas autant d’aide d’attention et d’accompagnement que celui d’une grande ? Mieux vaut renforcer le dialogue social que d’avoir systématiquement recours à l’inspection du travail Il n’est pas envisageable de créer un Comité d’Entreprise dans chaque entreprise, il faut donc inventer pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés, une structure commune simple ouvrant droit aux prérogatives des comités d’entreprises, et envisager à terme la participation de tous aux avantages jusqu’alors réservés aux seuls salariés des grandes entreprises. La gestion de cette structure serait paritaire, elle reste à définir en relation avec les partenaires sociaux, qui devront créer dans chaque zone géographique, un comité élu pour assurer la gestion de ces nouvelles attributions, et engager une réflexion plus large avec les CE existants pour la recherche d’une mutualisation des moyens. Le financement de cette nouvelle structure à partir du 1er salarié, pourrait être basé sur la masse salariale Voilà un sujet important qui doit être porté par notre parti.

Juliette Méadel, 09 octobre 2014 à 10h24

La régulation financière au service d’un nouvel interventionnisme Juliette Méadel, Secrétaire Nationale à la politique industrielle La crie financière de 2007-2008 a mis en évidence le besoin d’une régulation financière forte qui ne peut plus se limiter à la réglementation prudentielle. Il s’agit en effet de prévenir l’apparition de risque systémique. Les États doivent, par des accords bilatéraux, régionaux ou mondiaux, protéger les dépôts des particuliers contre la finance très risquée. Les banques, elles, veulent moins de réglementation, moins de contrôle pour réaliser les placements financiers qui leur ont si bien réussi quand tout allait bien. Mais, chacun sait que, lorsque le risque se réalise, c’est vers l’Etat qu’elles se tournent pour réclamer un soutien. Le pouvoir qu’elles détiennent est immense : elles ont ainsi les moyens de réclamer l’intervention de l’Etat en utilisant la menace de la faillite du système. Les États y ont toujours cédé (à l’exception de Lehman Brothers aux États-Unis), contribuant à la nationalisation des pertes, au détriment du contribuable. Il est grand temps que ce chantage à la faillite bancaire cesse et que l’Etat fasse respecter l’intérêt général y compris si c’est au détriment de « l’intérêt de la place ». La puissance publique doit donc instaurer un nouvel ordre public financier qui fixe des règles impératives au service du fonctionnement équitable du marché.

Juliette Méadel, 09 octobre 2014 à 10h22

Le nouvel interventionnisme et le marché : marqueur identitaire fort pour la gauche du 21ème siècle Juliette Méadel, SN à la politique industrielle La crise identitaire que traverse la gauche s’appuie sur la faiblesse supposée de l’intervention de la puissance publique dans l’économie. Depuis le milieu des années 90, le développement de la finance de marché mondialisée et la globalisation des échanges ont eu pour effet de réduire l’impact de l’intervention de l’État dans l’économie. Est ce que cela signifie que l’État n’a plus les moyens de déjouer les forces à l’œuvre sur le marché mondial ? La réaction des gouvernements de la plupart des pays de l’OCDE après la crise de 2008 prouve le contraire : ils n’ont pas hésité à intervenir en mobilisant des ressources publiques. Au début des années 80, l’État prenait des participations ou nationalisait les entreprises dans les secteurs stratégiques : l’aéronautique, les transports, les banques ou les services ce qui a permis des réussites comme Airbus ou Ariane. La seconde page a été marquée par un mouvement de retrait de l'État et a mené au creusement du déficit de la balance commerciale qui plonge de 80 milliards après le départ de la droite en 2012. Il faut maintenant écrire la troisième page. L’intervention de l’Etat est nécessaire mais elle doit se réinventer de trois manières. D’abord en essentialisant le critère du donnant-donnant : lorsque la puissance publique consacre près de 40 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises, elle doit être capable d’obtenir des contreparties en terme de formation permanente ou d’investissement pour l’avenir par exemple. Ensuite en reconfigurant la politique industrielle à l’échelon local. L’État doit savoir mieux déléguer pour mieux distribuer. La politique industrielle ne se fera qu’avec l’engagement des acteurs locaux : les collectivités locales, et en particulier les régions, les entreprises, les associations, les chambres de commerce et les syndicats. Enfin en investissant dans deux secteurs clés, riches en emplois non délocalisables : le logement et les transports. Le logement est la première condition d’une vie décente et favorise la mobilité professionnelle. Les transports propres, fonctionnels et efficaces, permettent aux salariés de se déplacer près de leur entreprise et favorisent le développement économique et l’emploi. Ces investissements pourraient recevoir la qualification européenne d’investissements d’avenir, exclus du calcul du déficit public. L’interventionnisme doit être redéfini au service de notre idéal. Dans 30 ans, la France sera d’autant plus forte qu’elle aura su réarmer la puissance publique au service du bien commun.

Alain Charbonnier, 09 octobre 2014 à 10h02

Entreprise et Ré industrialisation : Alain Charbonnier section de Nissan Lez Ensérune 34440 Au cours des 30 glorieuses un grand nombre de capitaines d’industries n’ont pas investi dans l’outil de production (parc de machines robustes, mais dépassé techniquement), et ont dirigés leurs choix sur des investissements financiers et immobiliers. Au début des années 70 apparait la première crise économique en 1971, puis très rapidement une seconde en 1973, et enfin brusquement celle que personne n’attendait la crise pétrolière de 1974, qui voit surgir des secousses plus conséquentes dans notre industrie. La crise de 1979, avec le premier économiste de France (R Barre) qui nous fait découvrir une inflation à 2 chiffres, nous fait gagner le pouvoir en 1981 avec François Mitterrand. Les 35 dernières années nous les connaissons, nous en déplorons certaines et les dernières hantent nos réflexions Depuis ces 35 ans des millions d’emplois ont disparus dans l’industrie, l’évolution rapide des nouvelles technologies (robotisation, informatique) et par conséquence les caisses maladie et retraites se trouvent privées de nombreuses cotisations ……pourquoi ne pas taxer la machine ? Quelques chiffres méritent une réflexion : - 1 million d’artisans en France, une grande partie du vivier de l’emploi se trouve dans les services, le bâtiment et les TP, donc une exonération partielle des charges serait moins couteuse que des indemnités chômage. - 300000 emplois non pourvus (chiffre pôle emploi), je pense qu’il est urgent d’en trouver les raisons, et de prendre conscience que la nouvelle loi de transition énergétique va générer environ 70000 emplois. - 20milliards d’euros de fraude sur les charges aux divers organismes en 2012…..il est vital de recréer des postes d’inspecteurs et contrôleurs. - Bien que F Mitterrand est dit en son temps « nous avons tout essayé, en matière d’emploi » Et L Jospin « l’état ne peut pas tout « Nous Socialistes profitons de cette tribune pour oser des idées, la société est en pleine mutation, donc ne restons pas figés sur des seuils à l’embauche qui étaient indispensables pendant les années du plein emploi. D’ici la fin du mandat présidentiel il nous reste environ 30 mois, avec la volonté de changer nos habitudes nous pouvons réussir !!!

Christian CABROL, 09 octobre 2014 à 9h57

PROFITER DE L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE POUR SOUTENIR L'EMPLOI INDUSTRIEL. A un moment l'Europe et la France on décidé de privilégier une société de services au lieu d'une société industrielle. Prenons l'exemple de la construction automobile. Il y a une trentaine d'années nous produisions presque autant de voitures que l'Allemagne soit environ 4,5 millions d'unités par an. Maintenant alors que l'Allemagne produit environ 5,5 millions d'automobiles sur son territoire nous n'en fabriquons à peine que 2. En France les constructeurs n'emploient que 200 000 personnes environ. Pourtant l'innovation est la: voiture électrique, voiture à air comprimé, y compris avec usine de fabrication clefs en main inventée par un ingénieur français. Nous avons sur notre territoire le plus grand salon automobile du monde. Il aura fallu plus de vingt ans pour que le système de voiture thermique hybride à air comprimé soit en voie d'industrialisation. Il est en outre certain que l'évolution des voitures électriques à subi le lobby des pétroliers et des grands constructeurs. Ainsi l'Etat doit tout faire pour encourager la production nationale: fiscalité, règlementation du travail sans léser les salariés, aides à la destruction d'épaves, encourager les grandes entreprises à acheter électrique, hybride et français, construire un réseau de bornes électriques, profiter du courant électrique provenant des centrales nucléaires pour recharger les batteries la nuit. Nous ne pouvons pas manquer cette occasion quand s'ouvre devant nous l'immense chantier du remplacement des véhicules polluants. Ainsi nous créerons des emplois pérennes. Ainsi il pourrait en être de même pour les autres secteurs industriels. Très amicalement. Christian CABROL, secrétaire de la section d'entreprise PS PTT 13.

Jean-Marie Mailfait section Fismes, 09 octobre 2014 à 9h09

La France connaît une grave crise économique, qui a commencé bien avant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 2012. Il n’en reste pas moins que c’est maintenant la gauche qui doit faire face au problème n°1 : le chômage massif. Il semble que maintenant – et ça n’a pas toujours été le cas -on admette au PS que ce sont les entreprises qui pourront combattre le plus efficacement ce chômage endémique ;Il est donc nécessaire que l’Etat puisse créer les conditions qui permettent aux entreprises de le faire. Ne parlons pas de « cadeau aux entreprises » mais disons simplement qu’on souhaite leur accorder « certains avantages » (qui restent à définir et à quantifier). Mais ceci à une condition sur laquelle il ne faut pas transiger : que ces aides ne soient pas accordées sans la moindre contrepartie. Il faut absolument se donner les moyens de s’assurer que ces aides financières n’iront pas directement ou indirectement dans la poche des actionnaires, comme il semble que ce soit déjà le cas dans quelques entreprises. Sans aller jusqu’à dire que TOUS les patrons sont des voyous , il ne faut pas tomber non plus dans un angélisme béat : voir à ce sujet ce que la majorité des restaurateurs ont fait de la baisse de la TVA qui leur a été gracieusement octroyée par le gouvernement précédent : peu de promesses ont été tenues ou alors à minima ; Alors ne retombons pas dans le même panneau : accordons certes des facilités aux entreprises qui en ont besoins (et il n’en manque pas), mais ne leur signons pas un chèque en blanc. Il faudra simplement que les contreparties exigées soient réalistes et pour cela qu’elles soient fixées par des instances compétentes, en y associant les syndicats. ;Il faut que ces contreparties soient réalisables , elles en seront alors d’autant plus crédibles Tous les patrons ne sont pas des philanthropes et un certain nombre voit d’abord leur profit personnel avant celui de leurs employés. Faut-il rappeler ici que les 500 plus grandes fortunes ont grossi de 15%.; En conclusion : Aidons les entreprises et en priorité les petites et les moyennes , mais ne soyons pas les « dindons de la farce » en laissant le patronat faire ce que bon lui semble ;Sachons trouver le juste milieu, qui saura redonner confiance aux entreprises , et ne pas laisser les chômeurs sur le carreau. Pour conclure une formule FAIRE CONFIANCE AUX ENTREPRISES MAIS PAS UNE CONFIANCE AVEUGLE

Jacques PEGON, 09 octobre 2014 à 0h55

Contribution de Jacques Pegon - Section de Gif-sur Yvette - sur le thème "Entreprise et ré-industrialisation" La restauration d’un haut niveau de production industrielle est essentielle pour restaurer notre balance commerciale et irriguer à nouveau le tissu économique. Elle passe par une innovation généralisée, des plans de filières qui concernent la mutation écologique et la modernisation technologique avec des mesures de conversion sociale pour les salariés des filières industrielles qui devront muter. Les aides publiques doivent être ciblées et faire l’objet de contreparties. il convient de revoir le mécanisme du CICE et suspendre les autres mécanismes d’allègement de cotisations ou d’impôt. L’avenir industriel suppose la mise en œuvre de mesures défensives contre les OPA hostiles et les délocalisations. Des investissements publics modernisateurs l’État doit augmenter son niveau d’investissement rapidement avec un contenu élevé en emplois et en valeur ajoutée nationale. Les infrastructures publiques à construire doivent être utiles et ne pas peser durablement sur les comptes publics et engendrer un accroissement du stock d’actifs, matériels ou immatériels, qui servira aux générations futures. On peut accélérer la construction d’infrastructure de transports comme les lignes à grande vitesse, de fret ferroviaire, de canaux, ou encore les tramways urbains. Leur réalisation sert également un objectif essentiel d’équité territoriale, des régions entières ont été oubliées. Il convient donc : • de réaffirmer l’engagement qui a été pris de construire 2 000 km de lignes ferroviaires à grande vitesse supplémentaires d’ici 2020 • de développer des autoroutes de fret ferroviaire, qui permettront de relancer ce mode de transport de marchandises dans notre pays, • de hâter les travaux de régénération et de modernisation des lignes existantes, qui impliquent des délais moindres que la construction de lignes nouvelles, • de promouvoir le fret fluvial en creusant le canal Seine-Nord-Europe • d’accélérer la programmation et la mise en œuvre du plan de transports en Ile de France. Rattraper le niveau de l’effort de recherche publique en Allemagne Cela nécessiterait de le porter à environ 1% du PIB, soit 0,15% de plus qu’aujourd’hui, soit 3 Mds d’euros de plus. Ceci ne correspond qu’à une partie de l’écart total avec l’Allemagne quant à la dépense intérieure de recherche et développement. La recherche publique manque de moyens et n’a souvent pas des équipements aux standards internationaux ou ne peut offrir de conditions de vie et de travail à ces mêmes standards, ce qui met en danger sa capacité à garder ou faire venir les jeunes scientifiques.

Marie-Josée YAO, 09 octobre 2014 à 0h11

Vous trouverez en PJ la contribution de la section Lambé-Bellevue-Europe de BREST

Section Saint Médard en Jalles, 08 octobre 2014 à 23h33

Causes de l’affaissement de l’industrie française. Les principales causes sont : Un problème de positionnement en général ; Il y a eu trop de stratégies de bas de gamme chez nos industriels et à contrario les secteurs de pointe ont bien marché, tels que : l’aéronautique et l’espace, l’industrie pharmaceutique , l’automobile en général. La faiblesse du dialogue social ; Nous conservons souvent une incapacité à développer une vision commune patrons/investisseurs et salariés sur les projets industriels ce qui limite beaucoup notre capacité à faire évoluer les productions et les organisations industrielles. La formation professionnelle et l’éducation sont en déclin (cf. classements internationaux). Comment renforcer l’appareil productif ? Travailler à limiter la concurrence fiscale et sociale en Europe en renforçant la construction européenne mais sans s’aligner sur les pays les moins disant au niveau fiscal et social. Lancer des programmes ambitieux favorisant l’industrie et la construction : L’État doit avoir une stratégie industrielle de long terme (10-15ans) pour développer des secteurs exportateurs. Développement durable, économies d’énergie dans le bâti et nouvelle politique énergétique doivent bénéficier d’une impulsion plus franche qu’actuellement. Autres éléments du dialogue On ne peut pas résoudre tous les problèmes liés au chômage et au manque de qualification en même temps. L’employabilité d’une partie de la population va rester faible. Il faut donc conserver et recréer des emplois de basse de technicité permettant à chacun d’avoir un emploi. La robotique et la technologie de pointe ne doivent pas concerner 100% de l’industrie. L’État doit s’impliquer pour définir des règles justes dans les processus de création de valeur. Pour l’industrie se serait par exemple la règle des 3 tiers pour répartir le résultat net (1/3 en dividende de l’actionnaire, 1/3 en investissement de l’entreprise, 1/3 pour les salariés) Pour l’agro-alimentaire se serait la régulation des marges dans les circuits de distribution (producteurs pressurés mais marges énormes de certains intermédiaires de la distribution). Il faut combattre les abus de position dominante (par exemple des distributeurs) et la rente stérile qui ne sert pas à l’investissement (par exemple les autoroutes dans le secteur des services). Il faut aider les TPE à se défendre devant des donneurs d’ordre indélicats, etc... Favoriser l’action des syndicats et leur représentativité comme intermédiaires « fiables » pour l’information montante et descendante pour non seulement la négociation mais aussi pour la vie de l’entreprise. Pourquoi pas un retour des GSE qui n’auraient pas dû disparaître.

romarin, 08 octobre 2014 à 20h00

Pour avoir une industrie performante il faut une recherche performante et donc donner les moyens nécessaires à la recherche. Que les machines remplacent les hommes tant mieux mais alors il faut redistribuer les revenus générés et ne pas les laisser retomber toujours entre les mêmes mains. A quand la grande réforme fiscale annoncée?Les cadeaux fiscaux envisagés ne servent à rien sinon à nous appauvrir davantage si les industriels n'investissent pas dans l'innovation et les hommes. Diminuons le temps de travail .Comme Ulysse résistons aux sirènes du MEDEF

Dépasseurdefrontières, 08 octobre 2014 à 19h58

Le clivage entre la rente et le risque est un élément central de la distinction entre la droite et la gauche car il pose précisément la question des inégalités. Par la rente, on maintient des situations acquises et l’immobilisme social. Par le risque, on redistribue les cartes de jeu et on permet l’émancipation de chacun. Être de gauche aujourd’hui, c’est lutter contre les phénomènes de rentes, dans le domaine économique, social et culturel, qui maintiennent chaque acteur dans sa condition initiale. C’est cette idée qui motive, par exemple, la mise en place d’une taxation plus importante du capital que du travail, l’augmentation des droits de succession ou le soutien à l’innovation. Le socialisme, c’est avant tout une protestation contre l’ordre existant. Or, le conservatisme, le maintien de l’ordre établi, est une valeur qui séduit encore parfois largement, y compris dans nos propres rangs. Une frilosité demeure dans notre Parti, lorsqu’il s’agit de combattre, à tous les niveaux, la société des héritiers. Nous restons bien souvent impassibles sur les situations de monopoles quand nous y trouvons un moyen de préserver la stabilité. Nous peinons à mettre en oeuvre l’égalité réelle pour lui préférer le confort de l’égalitarisme républicain. Nous restons aussi trop silencieux face à la rigidité des corporatismes. Pourtant la rente est l’ennemi premier du socialisme, car elle n’est rien d’autre qu’une démarcation, un obstacle, une frontière entre ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas. Lutter contre les phénomènes de rente, c’est faire exploser les règles, renverser les symboles, chasser les mandarins, mettre fin aux conservatismes dès lors qu’ils sont des obstacles à l’impératif de justice sociale. La gauche doit porter l’idée du mouvement et se fixer comme but de faire tomber une à une les barrières qui maintiennent les dominants et excluent les dominés. Il ne s’agit pas d’une formule incantatoire, mais bien du principe sur lequel nous souhaitons que le Parti fixe ses positions et ses orientations politiques. Parce que nous sommes résolument contre la rente, nous ne pouvons nous retrouver chez ceux qui plaident pour des logiques de fermeture qui cloisonnent les pays, les peuples et les citoyens et favorisent par là même le conservatisme. Décloisonner le monde pour retrouver des capacités d’agir, décloisonner la société pour garantir la justice sociale, décloisonner les cultures pour assurer le vivre-ensemble, c’est cela être socialiste au vingt-et-unième siècle. C’est promouvoir le risque face à la rente, c’est choisir l’ouverture à la fermeture, c’est revendiquer l’universalité en renversant les frontières.

Pour des transports délivrés des énergies fossiles l’électricité est incontournable La question de la réduction des consommations d’énergies fossiles dans le domaine des transports qui représentent 32% du total de celles-ci est importante en poids mais surtout en difficultés à résoudre. La question majeure qui se pose à leur propos est comment réduire leurs besoins en pétrole ? Certes, des progrès technologiques importants ont permis d’améliorer fortement l’efficacité des moteurs automobiles mais il n’existe pas en effet à court terme de véritables énergies de substitution disponibles pour un remplacement massif. Mais il faut surtout compter sur la mise en valeur des transports en commun et une modification des comportements de chacun pour permettre de stabiliser les besoins à la moitié du niveau ten-danciel, soit 40Mtep. Il nous parait pertinent dans l’état actuel des technologies maîtrisées et des ressources nationales d’opter pour une répartition de ces transferts entre biocarburants et électricité. En restant sur les données du scénario de référence arrondi à 80Mtep d’énergie finale et en tablant sur des économies de 40Mtep –soit de 50% ce qui est ambitieux-et sur le remplacement de 15Mtep de pétrole par 5Mtep d’électricité, les 30Mtep d’énergie finale nécessaires se répartiraient ainsi :  Transports en commun électrifiés 3Mtep  Voitures électriques et hybrides 5Mtep (remplaçant 15Mtep de pétrole)  Biocarburants (produits à partir de 22,5Mtep de biomasse et de 7,5Mtep d’électricité)  Pétrole 7Mtep Ce scénario nous semble à la fois accessible et réaliste, à condition que les efforts de maîtrise de la consommation des transports (progrès technologiques, développement des transports en commun, aménage-ment de la cité…) soient couronnés de succès. Si les économies n’atteignaient que 30 Mtep au lieu de 40 (en conservant la consommation finale actuelle), il serait nécessaire d’augmenter le rôle de l’électricité entre 3 et 4 Mtep(1) Soit selon le cas entre 180 et 225Twh seraient nécessaires au service de ces solutions ce qui représente entre 25 et 30 sites nucléaires -du type actuellement en service- supplémentaires’2) car pour cette consommation, massive aléatoire et permanente il faut disposer de moyens de production électrique décarbonnée qui ne soient pas sujets à l’intermittence météorologique des ENR éolien et photovoltaïque. Comme nous l’avons déjà écrit dans de précédents documents l’électricité sera amenée à jouer un rôle important dans le remplacement des énergies fossiles et la réduction indispensable des émis-sions de GES. GSE EDF /GDF (

Marc Leygonie, 08 octobre 2014 à 19h25

!Et cela alors même que nombre de pays ont bien compris le caractère incontournable du développement du nucléaire ce qui pourrait représenter un marché supplémentaire de plusieurs milliards par an, de plus alors que le pays a un besoin vital de relancer son industrie ? C’est suicidaire !

jacques Senicourt, 08 octobre 2014 à 18h12

Bonjour, Ci joint ma contribution Bonne réception Bien cordialement Jacques Senicourt

Henri WEBER, 08 octobre 2014 à 17h39

RÉINDUSTRIALISER LA FRANCE. En douze ans l’industrie française s’est affaissée : sa part dans la valeur ajoutée est passée de 18 % à 11 % du PIB, situant notre pays à la 15e place (sur 18 !) dans la zone euro, loin derrière l’Allemagne (26,2 %), la Suède (21,2 %), mais aussi l’Italie (18,6 %) et même la Grande-Bretagne ! Notre balance commerciale, encore excédentaire en 2002, enregistre un déficit de 75 milliards en 2012. Rapportées à un indice 100 en 1999, les exportations de produits manufacturés français sont passées à 75 en 2012, contre 85 pour l’Italie, 110 pour l’Espagne, 115 pour l’Allemagne. Cette contreperformance s’est produite malgré une envolée de la dépense publique (à 57 % du PIB) et de la dette, laquelle a plus que doublé en 10 ans, passant de 900 à 2 000 milliards d’euros (95 % du PIB) ! « C’est à cause de l’augmentation régulière du coût du travail et de la rigidité du marché de l’emploi » affirment la droite et le président du MEDEF. « C’est à cause de l’incompétence et de l’avidité des chefs d’entreprises, qui préfèrent se distribuer des dividendes plutôt que d’innover et d’investir » rétorquent la gauche radicale et la CGT-FO. - En réalité, toute explication monocausale est simpliste. Les taux de marges des entreprises françaises a atteint un plus bas historique : il est tombé à 28 % contre 40 % dans les pays rhénans (Allemagne, Pays-Bas, Autriche…) Soumises à une concurrence acharnée, beaucoup d’entreprises françaises choisissent de réduire leurs prix, pour garder leurs parts de marché, plutôt que d’innover et d’investir. Le gouvernement a donc raison d’agir pour améliorer leurs marges, en réduisant le coût du travail. Mais si la faiblesse des marges et le niveau du coût du travail sont une des raisons de la désindustrialisation, ce n’est évidemment pas la seule, ni même la principale. Entrent en ligne de compte bien d’autres facteurs : le coût de l’énergie, celui des services aux entreprises (plus élevé en France qu’en Allemagne), l’inadaptation des qualifications de nombreux salariés aux besoins de l’économie, la piètre qualité des relations sociales, les rapports conflictuels entre donneurs d’ordre et sous-traitants, entre PME et établissements financiers, etc. L’absence, aussi d’une politique macroéconomique européenne, la surévaluation de l’euro, depuis 2002, l’ouverture sans véritable réciprocité du marché européen aux entreprises étrangères… C’est sur l’ensemble de ces claviers qu’il nous faut agir pour redonner à la France la solide base industrielle dont elle a besoin.

christophe (section annonay) Francois, 08 octobre 2014 à 16h32

Entreprise et ré-industrialisation L’ouverture des marchés , la concurrence des pays à la main d’œuvre moins chère, la concentration capitalistique et la spéculation , les progrès, les mutations de la consommation ont contribué à l’effondrement d’une partie de notre appareil productif. Annonay est depuis le 19è siècle un bassin Industriel utilisant les matières premières du territoire, l’énergie hydraulique et la main d’œuvre locale. Les tanneries, le textile, les papeteries, la mécanique, ont connu, connaissent des « affaissements ». Après leur fermeture , l'engagement syndical et politique a permis la reprise puis la mutation de cette entreprise, aujourd’hui reconvertie dans le luxe . Les salariés licenciés qui avaient créé une SARL ont revendu leurs parts à HERMES. La formation des salariés favorise cette adaptabilité et la capacité à innover Vivons nous une économie de guerre ? La mondialisation exacerbe la concurrence des pays revendiquant à juste titre leur développement. Nous sommes des productivistes. La croissance reste le seul moyen de compenser les pertes d’emplois dues au progrès technique. La pollution , les ressources limitées , le haut niveau d'équipement des ménages français et européens posent la question de cette croissance : que voulons nous ? Il faut être en capacité de maintenir, améliorer nos parts de marché, investir dans la recherche, soutenir l'investissement, développer le crédit d'impôt , favoriser la formation et l'apprentissage. Il existe des outils : les pôles de compétitivité, OSEO et la BPI…La réforme fiscale devrait contribuer à valoriser l'entreprise notamment en luttant contre la rente. Le climat de confiance est indispensable pour permettre la circulation de l’argent . Le gouvernement fixe un cap et s'y tient ; le monde économique avec les partenaires sociaux conduisent une démarche contractuelle . L'entreprise doit être facteur de progrès, de modernisation et améliorer de la vie des hommes et des femmes . L'économie sociale et solidaire peut nous inspirer. La robotique, le progrès technologique ne sont pas un frein à l'emploi mais un remarquable outil de réduction de la pénibilité, d'amélioration du rendement. Ils imposent d'élever dans le même temps, sans cesse, le niveau d'éducation et de formation des travailleurs. Les partenaires sociaux ont un rôle essentiel à jouer . Faut-il faire évoluer le syndicalisme ?Comment ? Le risque n'est pas une valeur de droite. Pour un socialiste ce goût de créer et d'innover s'inscrit dans une vision humaniste de bien être et d 'émancipation . Le risque zéro n’existe pas. Le droit à l’erreur , à la recherche , doit être favorisé et valorisé.

Jean-Pierre Le Coq, 08 octobre 2014 à 14h37

"Plus facile de démolir que de construire"...quant à reconstruire, il faudra si atteler tous ensemble avec un nouvel état d'esprit par rapport au monde de l'industrie, de l'entreprise en général! Inventeur de la formule :" le Technique c'est bien pour les enfants des autres", résume cet espoir de changement de comportement des individus qui ne peuvent pas décemment encourager des jeunes à suivre des filières de formations en vue d'exercer des activités professionnelles dans des domaines auxquels ils ne "croient pas" eux-mêmes et où ils ne trouveraient pas leur bonheur! Sans nul doute, ceux qui espèrent une ré-industrialisation de notre pays seront nombreux à penser, au "retour à la maison" des productions industrielles, de ces biens de consommation qui sont partis parce que nous avons dédaigné le "plaisir de réaliser", préféré enfiler des blouses blanches aux bleus..de travail. Certes, travailler à la production n'a pas souvent été un plaisir, mais la satisfaction d'avoir réaliser un ensemble qui fonctionne, qui a du sens , auquel on a apporté de la valeur ajoutée, est un plaisir non exprimé, mais existant dans son for intérieur. La "fabrication additive", s'appuyant sur de nouvelles techniques consistant à empiler des strates, liées entre elles, pour réaliser des solides, est en "opposition" à la "fabrication par enlèvement de matière", limitée dans ses capacités de réalisation est une révolution industrielle. Aujourd'hui on peut tout faire (même des organes humains!), avec l'exploitation de l'imprimante "3D". C'est de l'école que doit partir l'éducation au "vivre le monde industriel", afin d' assurer le respect de ceux qui inventent, produisent, entretiennent. Nous avons une formidable "fenêtre de tir", ignorée par ceux qui les ont décidé: "les Temps d'Activités Périscolaires". C'est dans cette période où les enfants sont réceptifs, non "pollués", qu'il faut les faire accéder à la "Culture de la Créativité", la faire "déguster"! Le plaisir de réaliser est la meilleure des "vaccinations", pour apprécier les valeurs de l'industrie, ses capacités à donner à l'humain, la pleine mesure de ses moyens de créativité, de développement de richesses, matérielles, spirituelles...partagées, bien sûr! Nos lycées sont des Centres de Ressources, partenaires des entreprises, c'est sur eux que les municipalités, les collèges et différents organes de formation, peuvent s'appuyer pour développer les accès "au plaisir de réaliser", en mettant au service de tous, les moyens matériels exceptionnels dont ils disposent et les compétences des enseignants.

Anonyme, 08 octobre 2014 à 14h29

Entreprise : Je t’aime, moi non plus. La rentrée 2014 a été marquée par une avalanche de déclarations relatives à l’entreprise. Personne n’a à « aimer » ou à « ne pas aimer l’entreprise », la question ne se pose pas en ces termes : Pour qu’une entreprise soit « aimable », il faut que ses dirigeants le soient. Qu’est-ce qu’une entreprise ? Une « société » est un concept juridiquement défini, visant à régir le partage de la propriété du capital et des bénéfices que son exploitation génère. En revanche une entreprise est un collectif (organisé en « société ») dont le but est de produire des services ou des biens. Une entreprise ne vaut que par les femmes et les hommes qui la composent et là effectivement, on peut aimer ou pas, soutenir ou combattre, certains agissements et comportements observés dans l’entreprise :  Comportements cupides de certains dirigeants obsédés par la rentabilité financière, considérant le salarié comme une variable d’ajustement, délocalisant au mépris des ouvriers, employés ou cadres ayant loyalement consacré leur temps et leur énergie à l’accomplissement de leurs tâches.  Comportements conservateurs de certains syndicats, campant sur des avantages acquis, postures de leurs leaders préférant parfois la résonnance médiatique à une véritable solution économique et sociale. Ces comportements-là brutaux, décalés, improductifs, rétrogrades, personne ne les aime et c’est en les combattant pied à pied et sur tous les fronts que l’on réhabilitera l’entreprise. Il s’agit dorénavant de valoriser l’entreprise aux yeux de tous, d’encourager des comportements justifiant ce respect, de s’assurer que les dirigeants focalisent leur action sur la performance économique autant que sur la qualité de vie au travail, sur l’innovation, sur l’acquisition de nouveaux clients et sur la satisfaction des anciens, dans le respect des individus et des lois. L’entreprise que nous soutenons s’articule autour de trois principes essentiels :  Une Gouvernance Responsable : L’ensemble des parties prenantes, actionnaires, salariés, clients, territoires, puissance publique doit pouvoir participer de façon pertinente à la bonne marche de l’entreprise et bénéficier en retour du partage de la valeur créée.  Un Management Equitable : Le respect de l’être humain, la confiance en lui et l’attention portée à son épanouissement professionnel sont à la source de son implication dans l’entreprise et à la base des performances de celle-ci.  Une dimension universelle de l’innovation : L’innovation technique est à valoriser autant que l’innovation sociale et l’action. Ces principes se retrouvent mis en œuvre dans les SCOP et dans de nombreuses entreprises traditionnelles.

Alès Sud Est Section, 08 octobre 2014 à 10h49

Entreprises et réindustrialisation Dans le domaines de politiques économiques, qu'elles soient nationales ou régionales, la section déplore le manque de visions stratégique de moyen et long terme. A la manière des actions menées pendant longtemps par le commissariat au plan, il serait intéressant que les orientations qui intéressent l'avenir du pays fassent davantage l'objet d'une inscription sur les moyens et longs termes en définissant des plans d'action, de mise en oeuvre et de financement de ces programmes. Cette nécessité de visibilité et de durabilité de l'action publique est d'autant plus évidente au niveau régional ou pourrait être créée une agence de réindustrialisation dotée de véritables moyens et capable d'alimenter des politiques structurelles pertinentes pour le territoire qu'elle concerne.

Section PS Paris 02, 08 octobre 2014 à 10h21

Si le F. Hollande et le gouvernement ont récemment lancé une politique pro-entreprise, et s’il faut noter l’implication de nombreux élus socialistes dans les communes pour promouvoir la création d’entreprise, le Parti Socialiste s’est longtemps caractérisé par une absence de propositions concrètes en matière d’entrepreneuriat et de création. Au lieu de vouloir faire une liste non exhaustive de mesures, il nous a paru dans un premier temps plus pertinent de définir l’objet même d’entreprise. L’entreprise, ou le regroupement de personnes désireuses de travailler ensemble sur un projet, un concept, une production, a pour principal objectif de répondre à un besoin de la société. Là où il n’y a pas de besoins à satisfaire il ne peut y avoir d’entreprise. Elle tend également vers une réussite économique créatrice d’emploi, de valeur et d’émancipation de l’individu. La croissance ou l’évolution d’une entreprise repose sur des flux économiques et financiers eux-mêmes liés à l'existence d'un marché et à son évolution. Il est essentiel de promouvoir l’esprit d’entreprise et donc faciliter sa création, accompagner son évolution voire sa disparition. Plusieurs pistes méritent réflexion : Simplifier la vie de l’entreprise : Simplifier son exploitation. Le changement permanent de normes et règlementations allié à leurs grandes complexités rend anti-démocratique leur mise en œuvre. Par rapport à une entreprise du CAC40, une TPE n’aura ni les moyens ni les ressources à allouer à l’étude d’une nouvelle norme à appliquer dans les mois qui suivent. Reconquérir le sens des mots : Les « cotisations sociales » payées par le salarié et/ou l’employeur ne sont pas des « charges ». Elles correspondent aux cotisations versées pour financer et bénéficier ultérieurement de la protection sociale en vigueur. Aider les créateurs. L’esprit d’entreprise s’appuie sur des moyens. Nombre de jeunes créateurs ne peuvent mettre à profit leur esprit d’initiative par manque de financement. Une réflexion s’impose sur l’aide à la création d’entreprise où plusieurs pistes peuvent être étudiées comme la création / promotion d’un livret d’épargne TPE/PME véritablement ancré dans l'économie réelle. Favoriser la mixité entre le monde de l'entreprise et la société : La découverte de l'entreprise ne doit pas se limiter à une semaine en immersion en classe de 3eme mais doit pouvoir être étendue en particulier aux étudiants (apprentissage élargi à tous les types d'études, témoignages en école, stages d'immersion ...) pour une meilleure compréhension du monde de l'entreprise. Remettre l’entreprise au cœur des instances du Parti Socialiste : Par la création d’un secrétariat national à l’entreprise.

Henri BOURDEREAU, 08 octobre 2014 à 9h40

LA MER ET LA GAUCHE... En 1981, la gauche s’était dotée d’un Ministre de la Mer en la personne de Louis Le Pensec. Depuis 2012 on se contente d’un Secrétaire d’Etat situé au dernier rang de la hiérarchie gouvernementale, chargé de la mer entre autres questions diverses et placé sous la tutelle d’un, ou d’une, ministre de l’environnement, parfois peu intéressé par les problèmes maritimes. Le départ de F. Cuvillier lors du dernier remaniement a bien montré que cette situation est génératrice d’immobilisme et d’incompréhension en ce domaine. Dans le passé, nous avons même connu au Parti une commission - mer qui produisit des documents de sensibilisation très intéressants., notamment en période électorale Faut-il rappeler, entre autres faits, que : la France possède le deuxième domaine maritime du monde après les USA : 11 millions de km2 (Zone économique exclusive) 80% du commerce mondial passe par la voie maritime ; la production d’électricité par les courants marins (hydroliennes) a un avenir plus important que l’éolien du fait de sa permanence et de la situation favorable du littoral français en ce domaine. la flotte de commerce sous pavillon français est en diminution constante au profit d’autres pavillons, européens au mieux , ou de complaisance au pire.... Ne rêvons pas en nous souvenant que dans les années 60 la flotte française était la 4 eme du monde... Mais de là à la voir disparaître des océans... A la demande de JM Ayrault le député Arnaud Leroy avait rédigé un excellent rapport parlementaire sur “ la compétitivité des transports et services”maritimes “qui est pratiquement resté lettre morte. N’ayant plus heureusement à scruter la “Ligne bleue des Vosges”, la France devrait se tourner vers les horizons marins avenir de notre planète, pour une bonne part. Henri BOURDEREAU Militant PS depuis 1974 Capitaine au long -cours Ancien Inspecteur de la Navigation et du Travail maritime. NB: Tout récemment et dans la ligne de son rapport parlementaire cité ci-dessus. Arnaud Leroy a déposé auprès de L’Assemblée nationale un texte relatif à la flotte de commerce sous pavillon français, Espérons que ce n’est qu’un début....

Section PS de Lattes, 08 octobre 2014 à 9h06

L’industrie qui se trouvait essentiellement en Europe ou aux Etats Unis s’est déplacée vers des pays à faible coût de production, mais pour combien temps ?, cet équilibre est en train de changer. La France doit pouvoir aujourd’hui récupérer de la production pour pouvoir vendre. Vers quel chemin faut-il s’orienter pour avoir un développement qui puisse se prolonger dans l’avenir de façon pérenne et répondre aux besoins de la population. Il faut en finir d’une part avec la fabrication de produits sophistiqués dont les nombreuses fonctions n’ont pas un grand intérêt pour le consommateur si ce n’est celui de l’attirer pour le faire acheter, et d’autre part il faut aussi arrêter de s’enliser dans une course au moins-disant qui nous oblige à fabriquer des marchandises de très mauvaise qualité et peu fiables. Ces deux modes de fabrication étant bien entendu encadrés par une obsolescence programmée qui engendre des enjeux environnementaux majeurs à l’échelle de la planète en épuisant de façon accélérée les ressources naturelles. Il faut donc chercher à se situer entre les deux et s’orienter vers l’innovation technologique permettant la création de produits très simples à utiliser, de très bonne qualité, avec une fiabilité et une durabilité plus importante et garantie. En exploitant ces créneaux et en encourageant les entreprises, on pourrait aujourd’hui attirer un consommateur soucieux de son pouvoir d’achat et de plus en plus contraint à faire des économies. Ces nouveaux produits respectueux de l’environnement généreraient satisfaction et confiance, ils permettraient ainsi de créer des milliers d’emplois.

Vincent DECORDE, 08 octobre 2014 à 8h51

Face à la loi du marché que nous impose la mondialisation, l’Etat doit jouer un rôle dans ce processus. Pour cela, il doit être stratège : analyser, anticiper, décider et former. Etre socialiste c’est œuvrer pour le bien de tous. Pour cela, on a besoin de cohésion sociale. Les entreprises participent à cette cohésion. L’Etat doit encourager la production de biens et services dans les filières industrielles, les entreprises, les associations tout en assurant le progrès social. Il aidera à la constitution et à la performance de filières. Il veillera à la robustesse, à la compétitivité des fournisseurs implantés sur nos territoires avant toute aide à la consommation. Pour favoriser le développement, la capacité à innover, l’Etat mettra à disposition des organismes d’éducation, de formation, de recherche performants, efficaces et innovants. Dans les entreprises, l’innovation se traduit par les emplois de demain. A ce titre, la compétition au sein de l’Europe doit faire place à l’émulation. Les socialistes doivent aider à la structuration de filières, au service d’une stratégie industrielle européenne. L’entreprise c’est avant tout son capital humain, son patrimoine (social, technique, environnemental). Le capital financier n’est pas une finalité mais un outil utile à l’atteinte des objectifs de production de richesses équitablement partagées, redistribuées. L’entreprise est une aventure humaine, elle participe à émanciper, libérer l’esprit individuel et collectif. L’entreprise participe au vivre ensemble. La puissance publique doit en être le garant au travers de réglementations pragmatiques, du dialogue social, d’une stratégie partagée. (Contribution de la section PS de Buchy - Seine-Maritime)

Aimé Beraud, 08 octobre 2014 à 0h18

Bonjour Ce document remplace le précédent qui était tronqué... Amitiés Socialistes

Manuel Sanchez, 07 octobre 2014 à 22h16

En ce début de XXIème siècle, des combats essentiels doivent être menés par la Gauche dans de très nombreux domaines. La crise et un niveau de chômage record l’oblige néanmoins à remporter d’abord la victoire dans la bataille économique. Sans cette victoire, les Français s’enfonceront dans la précarité et verront leur modèle social démantelé tandis que la Gauche deviendra inaudible au bénéfice des extrêmes et que la France perdra de son influence. Pour remporter cette victoire alors que le modèle de l’économie de marché capitaliste et mondialisée s’est imposé, la France a besoin d’entreprises prospères, parce que l’Entreprise en est l’agent économique-clé. Ces entreprises doivent aussi servir l’intérêt général, car c’est là où leur rôle prend tout son sens. La Gauche a historiquement grandi en luttant contre l’entrepreneur capitaliste pour aboutir à une société meilleure. Aujourd’hui, elle semble désemparée, ballottée entre une Gauche Radicale privilégiant trop souvent des positions de « lutte des classes » où l’Entrepreneur est l’adversaire systématique et une Gauche Convertie faisant allégeance aux puissances économiques mondialisées pour les convaincre de nous accorder leur mansuétude sous forme d’investissements, d’emplois ou de prêts. Cet antagonisme existant au sein du PS lui-même, il en résulte une cacophonie au niveau de notre discours politique et une confusion au niveau de l’action gouvernementale qui donnent le sentiment que le pays n’est pas piloté. Il est donc primordial que le PS se rassemble autour d’une doctrine qui définira l’idée de l’Entreprise que la République souhaite promouvoir, celle qui maximise la convergence des intérêts particuliers des entreprises et des entrepreneurs et de l’intérêt général des Français. L’action gouvernementale favorisera sans ambiguïté ces entreprises et les aidera résolument à se développer, y compris par des réformes comme la simplification du Code du travail et de toute façon en tenant compte du contexte d’une économie désormais largement ouverte. L’enrichissement de l’Entrepreneur devra alors être accepté comme un moteur d’une dynamique économique bénéficiant à toute la collectivité. En contrepartie, la Gauche devra combattre avec plus de vigueur les comportements des entreprises qui usent et abusent des facilités accordées par le modèle dominant de l’économie capitaliste mondialisée et ultra-financiarisée (exploitation accrue des salariés, délocalisations, évasion et fraude fiscale, dégradation de l’environnement etc) tout en accentuant sa lutte pour infléchir ce modèle dominant, en recherchant d’indispensables alliances au niveau international et d’abord européen.

Nathalie LOULIER, 07 octobre 2014 à 18h39

SECTION CANTONALE DE LANTA Un pays qui n'est plus capable de produire est tributaire des autres. La France ne peut se contenter de devenir un pays de service. Si la recherche est importante pour préparer l'avenir, la production doit suivre. Des domaines industriels ont été abandonnés alors que la compétence humaine et technique était présente. Pourquoi ne pas promouvoir des produits français de qualité (textile par exemple) peut-être plus onéreux mais plus durables ? Si le libéralisme a apporté une amélioration du niveau de vie, il a eu pour effet pervers d'accepter l'obsolescence rapide des produits de consommation de mauvaise qualité, l'intérêt du consommateur entrant alors en conflit avec celle du salarié. L'action du gouvernement socialiste ne doit pas uniquement se situer au niveau économique et industriel, mais aussi oeuvrer pour une transformation des mentalités. Le citoyen, dans sa démarche de consommateur, doit préserver l'intérêt de son pays et par là même le sien, en opposition avec un consumérisme effréné de produits bas de gamme. Camarades de la section cantonale de LANTA

la « transition énergétique » Orientations contradictoires et irréalistes, entre l’objectif de réduction des émissions de GES et la volonté de réduire la production nucléaire, la moins émettrice de GES. Les ENR (PV et éolien) nécessitent, pour pallier leur intermittence, l'installation connexe de centrales thermiques "classiques" très émettrices de GES! Le « modèle » allemand, en abandonnant le nucléaire, produit 2 fois plus de GES par kwh que la France, pour un coût double du kwh français. Il est sérieusement remis en cause par la plupart des scientifiques et des économistes. L’objectif de réduction de la part du nucléaire dans le « mix » énergétique français est une erreur, et je regrette, que notre parti se laisse entraîner dans cette impasse par certains de ses « alliés » dont les positions semblent plus dogmatiques que raisonnées. Il est vrai que certains évènements récents (Fukushima), amplifiés à l’envi, ont marqué les esprits… Mais il convient de ne pas jeter « le bébé avec l’eau du bain »… Il faut choisir entre le « risque » nucléaire, que beaucoup de « Cassandre» ramènent à une improbable apocalypse, et le risque du réchauffement climatique, dont on imagine les conséquences planétaires. Objectivement, en dépit du « catastrophisme » de certains, le risque nucléaire, s’il n’est pas à négliger, est infiniment plus maîtrisable que celui du réchauffement climatique, et l’industrie charbonnière a fait, dans le passé, et fera encore, dans l’avenir, beaucoup plus de victimes que n’en fera jamais l’industrie nucléaire, catastrophes récentes incluses !... Le « principe de précaution » à des limites dont il faut savoir s’affranchir ! Si nous avions écouté les pseudo scientifiques qui, au siècle dernier, avaient prédit que les trains ne pourraient jamais dépasser 40km/h, car au delà, les voyageurs ne pourraient plus respirer, où en serions-nous ? Notre pays, grâce à EDF et AREVA , maîtrise particulièrement bien cette filière industrielle, très utilisatrice de main d’œuvre qualifiée non externalisable, dans laquelle il jouit d’une expertise incontestable. Restant sous le contrôle des pouvoirs publics, elle reste très surveillée et contrôlée, malgré les gesticulations de certaines ONG, dont l’antinucléarisme primaire reste le seul dogme… Enfin, en cette période de « disette » budgétaire, il paraîtrait incongru de se débarrasser de centrales en parfait état de fonctionnement, vérifiées et approuvées par des organismes indépendants, qui produisent dans d’excellentes conditions économiques et de sécurité, le kwh parmi les moins chers d’Europe… Vendons notre savoir faire au reste du monde : Et ne le portons pas comme une maladie honteuse !

bernard campeis, 07 octobre 2014 à 16h47

Questionnement liés aux contributions pour les états généraux : Le rapport Queyranne en 2013 notait qu'il y avait plus ou moins entre les différents participants 110 milliards d'aide accordé aux entreprises (budgétaires et fiscales) sans compter un certain nombres de dispositifs exclus de ce calcul, mais néanmoins importants. Pourquoi réinjecter 30 milliards . Il faudrait plutôt vérifier l'utilité des aides déjà données et ne faire intervenir qu'un interlocuteur (ministère) permettant ainsi un meilleur suivi et peut être ne pas répondre à des demandes non productif et non créatif d'emploi. Les 30 milliards devraient être plutot réinjectés vers une modernisation importante des formations en direction des demandeurs d'emploi ainsi qu'une revalorisation des emplois ne trouvant pas actuellement de personnels (entre 200 000 et 300000 en 2013) Il faut cesser de soutenir le Medef sans vérification ni contrôle et s'orienter vers un rôle plus social du gouvernement en réorientant sa politique.

gilbert Deininger, 07 octobre 2014 à 16h21

Cela fait plus de 20 ans que l'industrie française, victime de paresses et de conservatismes endémiques, fiche le camps. Les raisons sot nombreuses et ont un effet cumulatif. Patronat et syndicats d'abord: Les deux partis se regardant en chiens de faïence, ennemis de classe depuis toujours, incapables de négociations long-terme, aveuglés par leurs désaccords politiques,ont oublié leur pays . La classe politique ensuite: La myopie, pour ne pas dire l'ignorance des leaders politiques de gauche comme de droite en matière d'économie. Des budgets de recherche rachitiques, la France a ainsi loupé la révolution numérique par exemple. Des chercheurs oubliés, obligés pour beaucoup à quitter le pays. Une éducation nationale budgétivore et incroyablement inefficace jusqu'à l'absurde, au nom d'une égalité par le bas. Une absence d'orientation stratégique de l'état en matière industrielle. Comme toujours, l'arbre cache la forêt, le Cac 40 et ses succès indécents fait oublier le tissu industriel français , véritable maillage de petites entreprises , victimes de la formation inadaptée des jeunes, de charges et de contraintes paralysantes. Enfin, le peuple français, otage de mouvements politiques sans vision républicaine, véritables écuries de course qui confisquent la démocratie. La 5ème république était faite pour De Gaulle . Les temps ont changés. Inventons une vraie démocratie pour notre pays. Enfin , le risque n'est pas une valeur, c'est une manière d'être , de voir et ce n'est pas une tare. Lutter contre la rente? Question de vieille gauche. Non, il faut la partager. Je suis disponible pour tout débat. Amicalement Gilbert Deininger

Claude BORDAS, 07 octobre 2014 à 15h41

Il faudrait donner aux entreprises la possibilité de faire de leur personnel un allié plutôt qu’une charge en transformant les salariés en actionnaires par le biais de la participation, bien sûr sans possibilité de blocage.

Bruno LANGLET, 07 octobre 2014 à 15h26

L’industrie française s’est affaissée depuis 10 ans, essentiellement pour des logiques financières et de rentabilité des capitaux. Face à l’émergence de certains pays qui se situent volontairement hors du champ social et du développement durable, il n’y a pas eu de vraie stratégie de maintien des activités majeures dans lesquels nous avons développé un savoir-faire depuis plusieurs générations. Plus que de grandes filières nationales (sauf cas particulier comme l’automobile), il convient de proposer le développement de filières locales, créatrices d’emplois locaux, et utilisant au maximum « l’intelligence artificielle » et les procédures dématérialisées : plus le centre de décision est proche des habitants, plus stable est l’entreprise, à condition de bien prendre en compte les évolutions en marche au niveau national et mondial (« Penser global, agir local »). Cela veut dire notamment de réserver une place importante à l’innovation, et sans doute renforcer les dispositifs tels que le CICE mis en place par le gouvernement socialiste. Cela nécessite en outre que les ressources financières, publiques et privées puissent être dirigées vers les entreprises. Il faut rappeler que 16% du revenu national est dirigé vers l’épargne de toutes sortes, et que l’encours de l’épargne représente plusieurs fois le PIB national. La lutte contre la rente abusive doit être une priorité pour les socialistes, afin de privilégier l’investissement ; cela suppose une vraie réforme bancaire préservant les entreprises, donc l’emploi, des fluctuations financières spéculatives. Oui, le risque est une valeur de gauche ! S’il est légitime de garantir un certain retour financier aux épargnants, il faut aussi les convaincre de financer les entreprises localement, même si le retour se traduit seulement en création et maintien de l’emploi. Des coopératives, associations, … de « capital-risqueurs » solidaires pratiquent ce mode vertueux d’investissement qu’il faut soutenir en maintenant le petit avantage fiscal qui y est actuellement associé : c’est aussi une solution pour que les citoyens s’approprient l’économie de leur territoire. Les collectivités territoriales, à tous les échelons, doivent apporter leur force de coordination pour favoriser ce type d’échange : « je place mon argent dans l’entreprise près de chez moi ! ». A condition d’être bien encadré, le financement participatif (crowdfunding) participe également à ce développement.

Christian Thédié, 07 octobre 2014 à 15h05

La priorité reste le redressement industriel -Les frondeurs auraient dus reconsidérer leur abstention. -Relance économique et croissance avec le soutien de la BCE et du Président de la BCE -Coup d’arrêt au Président du MEDEF : suppression des 35h, neutralisation du SMIG, remise en cause du dialogue social. Coup de pouce aux plus modestes, augmentation du minimum vieillesse, prime aux retraites de moins de 1200 euros, réduction des impôts pour 6 millions de français. Les français sont favorables aux aides aux entreprises. Les choses sont arrivées à un point où le pouvoir ne bénéficie d’aucune indulgence (les résultats se font attendre). A ces frondeurs, Manuel VALLS a répondu qu’il n’était pas le seul gibier à abattre. Se profilent à l’horizon Marine Le Pen et Nicolas SARKOZY. Le hic est que la politique choisie par le gouvernement ne peut donner de résultats qu’à moyen terme. A condition que les partenaires sociaux et la conjoncture économique y mettent du leur. C’ est pas gagné ! Manuel VALLS n’est pas le seul maître, souhaitons-lui de réussir !

Pauline Gavrilov, 07 octobre 2014 à 12h52

L'affaiblissement de l'industrie française résulte de l'absence de politique industrielle pendant 40 ans (Pompidou – Montebourg). La stratégie industrielle doit désormais être portée au plan européen. La réindustrialisation est nécessaire : les études montrent que le taux de chômage est corrélé avec la part de l'industrie dans le PIB. L'Allemagne avec une part de 30,2 % PIB a un chômage de 4,9%, tandis que la Grèce avec 16% compte 28 %. Etre socialiste c'est libérer la créativité et l'ingéniosité au détriment au de la culture normative. 2 points en soutien à notre appareil productif. 1. L'aide à l'exploitation des brevets, 2. Le soutien à la sylviculture. La prétendue supériorité de la formation française est à nuancer. La France n'est pas loin de se faire dépasser, le repositionnement en faveur du progrès scientifique et technologique sera essentiel pour restaurer la compétitivité des entreprises et une croissance inclusive. Les brevets deviennent un peu l'arbre qui cache la forêt. Déposer un brevet est un chemin de croix pour un entrepreneur et un moyen de tuer l'innovation locale pour ceux du CAC 40. Le dispositif de soutien à l'innovation est trop complexe, stratifié et administratif, il décourage les entrepreneurs. Certains vecteurs ne servent qu'à alimenter les grands groupes, alors que dans plusieurs domaines ce sont les PME qui portent. Le soutien aux « technologies clés génériques» (TCG) moteurs de l’innovation dans les processus et les produits, comme les nanotechnologies, la biotechnologie, les matériaux intelligents, la robotique devra être simplifié. Etre socialiste, c'est agir pour la biodiversité et la bioéthique, après des décennies de PAC en faveur d’une agriculture intensive. La France possède le plus grand massif forestier d'Europe. Le développement d'une politique forestière orientée vers le développement durable permettra de préserver notre écosystème. La lutte contre la déforestation consécutive aux tempêtes de 1999 et 2009 (cyclone Klaus) qui ont dévasté la forêt en Aquitaine demande le reboisement de 220 000 hectares. Les différentes techniques de reboisement s'appuieront sur une R&D performante et la stratégie biodiversité 2020, afin d'augmenter la productivité et la compétitivité. En 1975, 22h de tracteur étaient nécessaires pour préparer un hectare au reboisement ; en 2011, il n'était plus que de 3h30. La création de pôles de compétitivité sylvicoles autour de la souscription du contrat carbone, des techniques de stockage du CO2, du chauffage au bois sont autant de sujets liées à la transition énergétique.

Jean Claude MONNIOTTE, 07 octobre 2014 à 10h08

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Lucie Salley, 06 octobre 2014 à 21h06

Nous, socialistes nous souhaitons une économie sociale. Pour cela nous devons promouvoir une économie au service de l'humain. Aujourd'hui le gouvernement se base sur le "socialisme de l'offre" en concentrant ses efforts sur la baisse généralisée du coût du travail pour favoriser la compétitivité des entreprises. Nous devons exiger des contreparties claires et contraignantes: création d'emplois, investissement dans l'innovation, fonctionnement démocratique de l'entreprise. L'enjeu est de transformer l'économie en une économie plus démocratique à l'instar de l'économie sociale. C'est ce modèle qui à le mieux résister à la crise. L'Economie Sociale et Solidaire trouve un écho particulier dans le contexte de crise économique, sociale et citoyenne. Avec l’ESS nous favorisons une économie riche en emploi et pauvre en carbone: circuit court, projet collaboratif, aide à la personne. Nous devons permettre son développement sur nos territoires pour établir un autre rapport au travail avec la liberté de gouverner l'entreprise dans le modèle suivant une personne= une voix. Concernant nos industries, nous pouvons poser la question du coût du capital qui grève leur capacité d'investissement. La priorité est de miser sur l'innovation, promouvoir les produits Made In France mais surtout engager la transition énergétique. Le coût de l'énergie pèse sur notre appareil productif. Investissons dans la transition énergétique pour la création de millions d'emplois dans l'isolation des logements, les transports et les énergies renouvelables. Enfin, la réponse doit avant tout être Européenne. Nous devons instaurer un protectionnisme européen incluant nos critères sociaux et environnementaux pour réindustrialiser l'Europe.

Thierry BREIL, 06 octobre 2014 à 20h33

NOUVELLE REPARTITION DES JOURS FERIES Propositions d'une nouvelle répartition des jours fériés sur l'année. En effet, certains mois sont catastrophiques pour nos entreprises et services publiques. Comme tout socialiste, mes valeurs sont et restent la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité. Donc je ne vois pas pourquoi la majorité des jours fériés sont issues de fêtes catholiques. Ce que je propose, c'est une meilleure répartition de ces jours sur l'année. Concrètement, il y a 11 jours fériés en France (6 fêtes religieuses et 5 fêtes civiles) + 1 autre jour en Alsace et en Moselle. Ce que je propose, c'est d'octroyer à tout citoyen qui travaille en France d'avoir 1 jour de congés par mois (de préférence un lundi ou un vendredi, pour éviter les ruptures de chaînes dans les usines). Ce que je propose aussi, c'est que les grands événements de l'histoire de la France (Armistices et Fête Nationale) soient célébrés le samedi (ou dimanche) d'avant ou après la date historique de cet événement. Tout le monde en sortirait gagnant : les travailleurs n'auraient plus de jours de congés fériés qui tomberaient le week-end et les patrons n'auraient qu'une semaine sur cinq à quatre jours (meilleur rentabilité de leurs entreprises).

ALAIN ET ALBERT TIXIER ET AUDEVARD, 06 octobre 2014 à 17h54

Entreprises et Ré-industrialisation 1/ l’industrie Française s’est affaissée à cause de : · La délocalisation vers les pays à bas couts salariaux · Des taux des charges patronales · Du manque de modernisation de l’outil de travail · Des taux de rentabilité demandés par les investisseurs financiers 2/ Ce n’est pas inéluctable on peut : · Maîtriser les délocalisations · Encadrer les taux de rentabilité et les taux de réinvestissements dans l’entreprise · Développer la formation et moderniser l’outil de travail 3/ Il faut renforcer notre appareil productif, industriel et agricole en : · Créant un guichet unique administratif · Organisant des circuits courts de la distribution · Développant la recherche et l’innovation et les énergies renouvelables · Modernisant l’outil de production harmonisant les couts du travail en Europe 4/ Notre conception de l’entreprise : · S’adapter aux évolutions technologiques, aux marchés nationaux et internationaux · Anticiper à la demande du marché futur · Etre réactive au marché du moment 5/ Les salariés et les partenaires sociaux doivent : · Rechercher un maximum de consensus pour que vive l’entreprise · Dialoguer et s’associer pour faire face aux mutations parfois nécessaires de l’entreprise 6/ La robotique et le progrès technologique : · Permettent la suppression de tâches répétitives et pénibles · Créent des emplois dans la recherche et le développement · De nombreux métiers remplacent les anciens 7/ Il faut lutter contre la rente · En répartissant mieux les fruits du travail. · Le risque est une valeur de gauche. · Des risques peuvent pris lorsqu’on lance des produits innovants, des technologies propres, des cultures biologiques Section du Teich Alain TIXIER Albert AUDEVARD

Ploemeur Section PS, 06 octobre 2014 à 17h04

Entreprise et Réindustrialisassions Un chiffre officiel (INSEE) qui interpelle: En 30 ans, il y a eu plus de 2 millions d'emplois détruits. 1) Cela est du à la situation économique: -les investisseurs ont pris le pas sur les investissements (actionnaires...) -crise financière -départs des entreprises à l'étranger -ralentissement des travaux en neuf et rénovation -trop de modifications des règles du crédit d'impôt dans le cadre des lois de finances et qui les rendent illisibles. -la mondialisation et la concurrence internationale Chacun doit prendre ses responsabilités à savoir l'état dans les décisions qu'il prend ainsi que les entreprises qui bénéficient d'aides comme le CICE, qui l'utilisent davantage pour l'investissement et l'innovation que pour l'embauche de personnel qui en était la priorité. Cela devrait être plus encadré, donnant donnant … 2) Un constat unanime du groupe a été que l'on a fait l'Europe économique avant l'Europe sociale. -Un débat a eu lieu sur le choix de la baisse des charges plutôt que des subventions car elle peut aussi être destructrice d'emplois. -Limitation des marges bénéficiaires de la grande distribution. -Privilégier la production locale -Limitation de la transformation en France des productions étrangères. -Valorisation des déchets (méthanisation, développement durable) -Affichage plus visible et plus lisible de la production locale 3) Conception de l'entreprise: Elle doit servir la société, favoriser une meilleure participation du personnel au fonctionnement et aux bénéfices, privilégier de bonnes conditions de travail, assurer une meilleure application de la loi sur la formation continue ainsi que sur la surveillance des personnels par la médecine du travail. 4) Concernant les partenaires sociaux, on note une indifférence du personnel qui ne se retrouvent pas toujours dans les syndicats, qui les utilisent parfois par besoin sans maintenir leur adhésion ensuite. 5) La robotique et les progrès technologiques ne nuisent pas forcément à l'emploi car il faut produire ces matériel et en assurer le SAV mais il faut veiller aussi à mieux informer pour aller vers ces métiers. 6) La prise de risque est une valeur de gauche s'il est pour l'ouvrier ou l'employé. Actuellement, la gauche qui prend des mesures sociales, économiques et politiques pourtant importantes est trop souvent inaudible face à une opposition la discréditant en permanence et très vivement.

François Pellerin, 06 octobre 2014 à 16h35

Un nouveau statut pour l’Entreprise (SOSE) L’entreprise, en tant que collectivité humaine respectueuse de l’ensemble de ses parties prenantes (actionnaires, salariés, clients, fournisseurs, territoire) n’existe pas en droit. La société anonyme ne fait référence qu’aux actionnaires, et la SCOP qu’aux salariés/actionnaires. Un progrès important pourrait être réalisé à travers la création de la Société à Objet Social Etendu (SOSE), qui étendrait l’objet social à d’autres aspects que la seule valeur pour l’actionnaire Ce type de nouvelle structure juridique a déjà été promulguée à l’étranger. La Flexible Purpose Corporation (FPC) est entrée en vigueur le 1er janvier 2012 en Californie : "California’s new FPC is a major development that supports and encourages the convergence of business profitability and sustainability, allowing corporations to positively impact society and the environment while providing returns to both impact and mainstream investors". On peut attendre de nombreux bénéfices de la création d’une telle entité juridique : un rééquilibrage des pouvoirs des différentes parties prenantes doit permettre de remettre du long terme, du qualitatif, du collectif pour la sauvegarde de l’entreprise, du coup les salariés auraient un cadre nouveau qui donnerait du sens et ferait baisser la tension permanente à laquelle ils sont soumis (B. Segrestin et A. Hatchuel, "Refonder l’entreprise" (Seuil))

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 15h58

Les petites entreprises assurent les travaux de moyenne ou petite importance et sont une source d’emplois dans des activités capitales et pourtant souvent mal connues et peu estimées. Aa collectivité d’en montrer la valeur. Les grandes entreprises ont vu des coupes sombres dans leurs activités pour diverses raisons. Elles devront sans doute innover et se tourner vers des activités d’avant-garde où la matière grise joue un grand rôle. Cela sera possible si leurs actionnaires pensent plus aux résultats de vie de l’entreprise plutôt qu’à la rentabilité. Une entreprise est à considérer comme un ensemble où le patron d’une part, les salariés d’autre part apportent leurs compétences respectives complémentaires. L’industrie française s’est affaissée par appât du gain : les actionnaires recherchent la rentabilité maximale et le phénomène ne cesse de s’amplifier. Les robots remplacent incontestablement la main-d’œuvre, et, sans transfert de celle-ci vers des emplois plus qualifiés puisque les robots ne sont pas construits en France.

Tourville-la-riviere section, 06 octobre 2014 à 15h17

Section de Tourville-la-Rivière 76 La France se doit de redéfinir sa politique industrielle, tout en prenant en compte la dépendance énergétique dans laquelle elle se trouve, la limitation des ressources de la planète, la nécessité de l’inscrire dans le développement durable, la concurrence des pays aux faibles coûts salariaux, la grande variété de situations que recouvre le terme entreprise dans notre pays, le rôle politique que pourrait jouer l’Europe…. On le voit, le contexte est très lourd, mais la France a des atouts pour y parvenir, ne serait-ce que la qualité de sa main-d’œuvre. L’innovation, elle, nous semble-t-il, est la clef principale pour ré-industrialiser, nous en avons des exemples dans notre Région de Haute-Normandie, et l’encouragement financier de l’Etat doit alors, être réel. Lorsqu’une aide publique, comme le CICE( Crédit Impôt Compétitivité Emploi) est accordée à une entreprise, elle devrait être subordonnée à un pourcentage obligatoire attribué à la recherche, l’innovation, la formation, mais aussi parfaitement contrôlée pour éviter l’usage qui en est fait, parfois, actuellement (ex :achat par des PME de grosses berlines de luxe, avec ce CICE) et avec la validation des services administratifs. En ce qui concerne l’emploi, les petites entreprises peuvent créer de l’emploi, à condition qu’elles puissent trouver les crédits nécessaires à leurs investissements. Actuellement, et malgré la baisse réelle des taux de la BCE, les banques ne répercutent pas cette possibilité d’aide. La différenciation actuelle, en matière de charges imposées aux grandes et petites entreprises, nécessiterait un sérieux réexamen. Une politique nationale de grands travaux, dans notre situation où le chômage progresse encore, pourrait, si l’Europe jouait bien son rôle, permettre de le faire diminuer sensiblement. Il serait souhaitable aussi d’exiger une politique salariale « égalitaire » -à travail égal, salaire égal- permettant de lutter contre le recours par certaines grosses entreprises, en France même, à une main - d’œuvre (souvent étrangère), sous-payée, ainsi que le travail « au noir ». Dans les entreprises, pour faciliter le dialogue social, on pourrait proposer que toutes les catégories de personnes présentes en leur sein : direction, encadrement, actionnaires, salariés, syndicats, soient associés aux prises de décisions, lors des réunions essentielles pour leur avenir.

Colette Merveilleux, 06 octobre 2014 à 15h17

Thème 6 Entreprise et ré industrialisation Colette merveilleux Petit à petit toutes les industries se sont délocalisées pour payer moins cher la main d’œuvre et de cette manière augmenter les dividendes des actionnaires… seules quelques unes sont revenues, Ne trouvant pas à l’étranger le savoir faire français. En ce qui concerne l’agriculture nous voyons arriver chez nous (dans la Somme) lune ferme de 1000 vaches (moins bien que les américains qui ont des fermes de 3000 vaches) quel progrès ! Pauvres bêtes qui n’auront jamais vu un brin d’herbe de leur vie et qui fourniront un lait qui N’aura plus de lait que le nom, quant à la viande mieux vaut ne pas en parler …. Est-ce de cette Façon que nous allons renforcer l’appareil productif ? Le rôle des salariés et des partenaires sociaux est de ne pas tolérer ce genre d’entreprise, S’opposer à tout ce qui ne respecte pas la nature, les humains et les animaux. Le progrès technologique peut être aussi bénéfique que dangereux pour l’homme Le poinçonneur du métro parisien n’avait pas un travail passionnant peut-être, mais Au moins il avait un travail, les caissières des grandes surfaces ne sont pas à la fête Tous les jours mais que deviendront-elles lorsque toutes les caisses seront automatisées ? Le progrès ne doit pas nuire aux travailleurs mais lui faciliter la vie sans pour autant supprimer Les emplois

SECTION PS GAILLON et environs, 06 octobre 2014 à 14h57

Le risque peut-être considéré comme une valeur de gauche, si les actions/propositions qui en découlent sont les fruits d'une vision d'avenir, de progrès humain et donc d'anticipation et de planification. Les prises de risques des entreprises devraient être fiscalement soutenues et la taxation des dividendes plus élevées. La recherche et développement doit-être valorisée. La robotique et les avancées technologiques ne peuvent être considérées comme un frein à l'emploi. Nous devons adapter les savoirs « faire » et savoirs « être » de l'ensemble des forces de travail pour positionner notre compétence au-dessus des approches productives low-cost et ultra massives afin d'en tirer davantage de valeur, davantage de valeur pour l'entreprise et le salarié. Comment ? a- en privilégiant les secteurs de pointes et les secteurs différenciant (transport/ énergie/ robotique/ agroalimentaire …) et en devenir (numérique, aérospatial, tous types de développements pouvant utiliser le potentiel des éléments naturels (solaire, éolien ,hydraulique etc....) b- par la sensibilisation (enseignement primaire) l'éducation (enseignement secondaire) et la formation (enseignement secondaire et supérieur) à la citoyenneté et au monde économique autour de tous ces domaines identifiés comme priorités nationales/locales. La reconversion par le biais de la formation professionnelle, autour de ces mêmes domaines devra bénéficier d’ incitations fiscales dédiées à ces initiatives. La relation Entreprises/Universités-Grandes Ecoles demande à être intensifiée et facilitée par des actions et aides gouvernementales. La formation professionnelle aux nouvelles technologies doit-être développée, VALIDEE et CONTROLEE par un organisme paritaire au sein des entreprises et non pas réservée en priorité aux seuls cadres dirigeants. Les syndicats doivent assurer leur rôle et apparaître comme des partenaires représentatifs, constructifs et entendus auprès des salariés et entreprises. A l’instar de notre outil industriel, notre appareil productif agricole doit également être novateur dans son domaine. La maîtrise de la chaîne de production à la commercialisation devrait être favorisée quand ceci est possible et la production orientée principalement vers des produits de haute qualité. Il faut améliorer l’accompagnement les TPE/PME pour la mise en place du Pacte Emploi Solidarité et du Crédit d’Impôt Compétitivité-Emploi qui doivent constituer un levier important pour améliorer la compétitivité des entreprises. Les 30 milliards d’ € prévus par le gouvernement doivent effectivement remplir leur rôle

79200 Section Parthenay, 05 octobre 2014 à 19h52

6- Entreprise et ré-industrialisation: Quelle doit être notre conception de l'entreprise? Pendant trop longtemps,les salariés ont contribué au profit des entreprises sans qu'ils aient à donner leur avis à la fois sur l'amélioration de leurs conditions de travail d'une part et sur une éventuelle participation au bénéfice résultant de leur labeur d'autre part. L'ambiance de travail ayant tendance à se dégrader au sein des entreprises,il devient de plus en plus nécessaire d'inverser la tendance en faisant davantage participer les salariés à la concertation sur les objectifs de l'entreprise ainsi que sur les méthodes de travail.

georges grange, 05 octobre 2014 à 17h24

pourquoi laisser privatiser edf, gdf, la française des jeux,etc les autoroutes; l'Etat doit reprendre la main sans mettre en place des" techniciens"(experts...) avec des salaires indécents? Nos gd-parents, parents et nous-mêmes sommes les actionnaires de base.

Marie Therese CLAUDINON, 05 octobre 2014 à 15h44

Une Industrie française amoindrie : L'attraction des marchés boursiers a permis une croissance financière rapide et facile ce qui a encouragé les Entreprises à investir dans la finance plutôt que dans l'économie réelle. Concernant la concurrence des pays aux conditions sociales inférieures aux nôtres on devrait pouvoir élaborer une législation européenne qui permettrait des échanges plus équitables entre nations. Au patronat qui prêche la rigueur et la baisse du coût du travail nous devons dire qu'il est responsable, pour une large part, du déséquilibre de notre balance commerciale. Une économie responsable doit permettre aux travailleurs de vivre correctement sans être obligés d'acheter la pacotille chinoise (vêtements, jouets). Cet état de fait organisé par nos entreprises qui délocalisent dans les pays sous développés où elles organisent une forme d'esclavagisme par des salaires ignominieusement bas. Nous devons lutter contre un euro fort qui pénalise nos produits à l'exportation et nous incite à acheter à l'étranger à meilleur prix ce que nous pourrions fabriquer. Renforcer nos Industries : La politique de l'offre n'a plus aucun sens puisque notre pouvoir d'achat baisse et que notre Industrie n'arrive plus à fournir le marché. En remplacement "d'un pacte de responsabilité" qui finira en grande partie dans la poche des actionnaires il faut : Privilégier l'innovation, les porteurs de projets industriels créateurs d'emplois. Trouver un financement pour les PME innovantes : Obliger les banques à séparer leurs activités spéculatives de leurs activités de services; Un Gouvernement de gauche devrait pouvoir être partie prenante , y compris financièrement, dans la création d'industries de pointe et de PME capables de répondre à la demande et développer les exportations. Lutter contre la rente pour affaiblir la spéculation boursière au profit de l'investissement créateur d'emplois. Les salaires : Je veux bien que l'on aime les entreprises à condition de ne pas oublier les travailleurs qui sont encore les vrais créateurs de richesse. La paupérisation de la classe ouvrière reste d'actualité. Tout travail doit nourrir son Homme. Chaque fois que l'Etat apporte une aide aux travailleurs il fait un cadeau aux Entreprises pour pallier aux carences de celles-ci. Nous voulons une Europe unie pour la paix, pour plus de justice et d'égalités. Le nivellement des salaires doit se faire par le haut, dans le respect de tous. Une Entreprise qui marche c'est aussi une Entreprise où les travailleurs se sentent respectés.

ProgrèsSocial.Org, 05 octobre 2014 à 14h06

Il est possible de réorganiser l'échelle des cotisations sociales de manière à faire porter l'essentiel des charges par les entreprises les plus florissantes, qui emploient les 10 % de salariés les mieux rémunérés. Couplé à la mise en œuvre d'un abattement sur l'assiette de cotisation, un tel dispositif permettrait sans rien coûter à l'État, de revaloriser le SMIC à 1400 € et les salaires de 90 % des salariés, tout en réduisant les charges qui pèsent sur la plupart des entreprises. Gain de pouvoir d'achat ET bulle d'oxygène pour les entreprises, une vraie mesure de justice sociale, propre à la fois à réconcilier les citoyens avec l'idée que la politique peut améliorer leur vie, et à relancer l'économie française. Plus de détails sur cette proposition *chiffrée* ici : http://progressocial.org/propositions/prop1/

Géraldine Martin, 05 octobre 2014 à 11h47

Suite à la situation géopolitique actuelle, des changements dans les échanges commerciaux internationaux vont intervenir.Prendre en compte les nouveaux risques dans les transports maritimes et aériens : piraterie, attentats ;d'où la nécessité de prévoir un plan B de réindustrialisation réaliste pour les les besoins de la vie quotidienne des Français :alimentation, textile, objets d'utilisation courante. Envisager la création d'entreprises en France, des fabriques utilisant tous les chômeurs en recherche d'emploi. Profiter de la nouvelle donne internationale qui se profile pour relocaliser les industries basiques utiles à la population. Dans le cas contraire des pénuries de certains produits sont à envisager dans un avenir proche.

Anonyme, 05 octobre 2014 à 9h38

Je veux contribuer aux états généraux socialistes car j'ai envie de participer au débat de société qui concerne notre pays.

Jean Claude MONNIOTTE, 04 octobre 2014 à 22h37

Voir PDF Joint

Sylvaine HUBER, 04 octobre 2014 à 19h51

Le redressement n'est envisageable que si tous faisons des efforts, en même temps et sur le long terme : investir dans les outils : le soutien des banques à l'investissement (ou soutien de trésorerie ) : les banques ne doivent pas rester des organismes de spéculation mais doivent être pleinement associés au maintien et au développement des entreprises. mutualiser les ressources : locaux, infrastructure, main d’œuvre spécialisée en favorisant les regroupement d'entreprises. investir dans la formation et fidéliser les salariés développer la recherche adapter l'outil de travail avec un objectif de respect de l'environnement et du travailleur : il faut intégrer ces valeurs sociales et environnementales dans la valeur globale de l'entreprise et dans ses résultats. réformer la fiscalité et surtout stabiliser les règles établies. remettre en place des grands travaux d'infrastructures réorganiser le pouvoir dans les entreprises en respectant l'équilibre pour les décisions réfléchir à une nouvelle présentation des résultats des entreprises en intégrant les données sociales et environnementales afin de pouvoir reconnaître les entreprises « vertueuses » : il est dommage de limiter la valeur d'une entreprises à son résultat purement « financier » Maximiser le profit ne doit plus être le seul objectif.

Sylvaine HUBER, 04 octobre 2014 à 19h50

Tout d'abord, avant de rentrer dans le vif du sujet, je tiens à faire remarquer que l'idée de donner la parole aux citoyens est une très bonne idée. Le partage des expériences et des idées ne peut qu'être positif et enrichissant. Notre système industriel est à bout de souffle. La peur de l'avenir paralyse toute activité. Les patrons hésitent à investir, à embaucher. Les règles sociales et fiscales sont trop « illisibles » et changent trop souvent.Les salariés, dans la peur de chuter dans la précarité n'ont plus de projet ambitieux. Les donneurs d'ordre de production n'osent plus passer de commandes importantes à leurs sous traitants et gèrent « à la petite semaine ». Il faut inventer un nouveau modèle. Les entreprises doivent être jugées sur leur performance en tenant compte de leurs actions au niveau social et environnemental. On ne valorise pas assez les actions d'amélioration des conditions de travail ou de respect de l'environnement : ces actions ont un coût qui augmente le prix de revient final et l'entreprise perd de sa compétitivité sur les marchés. Se mesurer aux pays émergents est peine perdue. La compétition est inégale avec des pays qui n'assure aucune protection sociale. Il ne faut surtout pas abandonner notre modèle social sous prétexte de devenir compétitif. Pourquoi toujours mettre en compétition travail et capital. Le progrès social ne pourra se faire qu'en rapprochant salariés et patrons. Mais il faut également respecter une certaine « morale » dans l'échelle des salaires : instaurer un écart maximum entre le plus et le moins payé. L'objectif doit rester de réduire les inégalités. Le rôle de l’État est important dans le soutien des entreprises. Mais l’État devrait imposer l'engagement sur des contreparties qui seront contrôlées. L’État ne doit pas donner de « chèque en blanc ». Si on ne joue pas sur les prix la solution est de s'orienter vers la qualité. Pour cela la France a des atouts et il faut les mettre en avant. Une population jeune Des infrastructures performantes qu'il faut entretenir et développer Un tissu d'entreprise et d'association dense La recherche et les nouvelles technologies Le savoir faire et la qualité française

Bureau de la CNE jean marie mariani, 04 octobre 2014 à 19h03

L’entreprise, si on l’aime, doit être au cœur de l’action du Parti ! En 1971, Le Congrès d’Epinay a traduit la volonté d’une majorité des militants de refuser que leur Parti soit un parti de notables. Ils l’ont doté d’un outil politique présent et actif dans la vie économique et donc dans l’entreprise. La dynamique des sections et groupes socialistes d’entreprise au sein du monde du travail n’est pas pour rien dans le succès de 1981 non plus que dans la mise en place des lois Auroux et de démocratisation du secteur public qui ont enclenché un processus prometteur de progrès de démocratisation et de justice sociale dans les entreprises. Et puis ce processus s’est arrêté aux portes du secteur privé et étiolé là où il était engagé. Les résultats calamiteux récents ont été accompagné un progressif mais sévère reflux du Secteur dans le Parti, lui retirant son concours à l’efficacité de celui-ci en direction du monde du travail. Pourtant, plus que jamais, dans un système en voie de globalisation où la finance anonyme mène le jeu, le problème de la gouvernance des entreprises est clairement posé. Celui de la participation aux décisions stratégiques de la représentation des travailleurs. C’est un des principaux leviers pour atteindre la compétitivité et un plein emploi durable. Les entreprises au sein du PS, le PS au sein des entreprises Il est indispensable de redonner du contenu aux GSE et SE. Pour jouer au mieux son rôle d’intermédiaires sur le terrain avec les forces syndicales, d’experts en direction des élus, du gouvernement, cet ensemble doit être audible. A cet effet, sa représentation doit être effective au sein des instances locales, régionales et nationales (C.N. ; B.N ; S.N. …). Au sein du Secrétariat National, un Secrétariat National Entreprise, appuyé sur un délégué permanent chargé de son animation, doit retrouver pleinement sa place afin de permette des liaisons entre les divers secteurs d’activité ayant à connaitre de l’entreprise de manière plus efficaces, tout en organisant une véritable transversalité propice à l’examen de toutes les questions communes. Ces instances doivent approfondir, en priorité : le rôle de l’Etat (formation, recherche, investissement, planification) ; l’ «économie sociale et solidaire » (vers une réelle citoyenneté dans l’entreprise, par le développement du dialogue sociale et la participation des travailleurs dans les organes de direction. vers la démocratie sociale) ; le renforcement de la représentativité syndicale ; le rôle, au côté des organisations syndicales, des instances politiques d’entreprises ; le partage des fruits du travail ; le fonctionnement de l’Europe ; le développement durable...

mmarvinbear, 04 octobre 2014 à 18h33

Osons une véritable réforme des retraites, plus juste et déconnectée des ages couperets. Suppression de l'age légal de départ en retraite, mais établissement en contrepartie d'une large prise en compte de la pénibilité des emplois. Hors de question d'obliger le maçon brisé par les sacs de ciment de devoir cotiser jusqu'à 65 ans : un trimestre travaillé ouvrira un droit à la retraite qui tiendra compte de la pénibilité de l'emploi occupé. Pour un travail de bureau, normal et sans contrainte physique : 1 trimestre de travail égale 1 trimestre de cotisé. Pour un travail physique ( chantier par exemple, ou de nuit ), 1 trimestre de travail donnera droit à 1,2 trimestre de cotisation retraite ( exemple, bien entendu ). En cas de changement de carrière ou de branche, tout trimestre cotisé est conservé à son taux ancien mais les nouveaux seront comptés au nouveau taux ( le maçon devenu secrétaire gardera ses mois à 1,2 déjà acquis mais les suivants seront à 1 ). Il ne faudra pas oublier de prendre en compte aussi les mois passés à élever les jeunes enfants dans le cadre du congé parental, et tenir compte aussi des emplois non rémunérés (stages par exemple ), et des périodes de chômage ( taux à 0,5 par exemple, mais renforcement des contrôles et du suivi de recherche d'emploi en contrepartie ).

Parice Macé, 04 octobre 2014 à 17h34

L'industrie en française reste orientée vers la production de produits à faible marge. De fait, elle se trouve en compétition avec les pays à faibles coûts de production. Elle souffre d'un manque de compétitivité en matière de coût du travail. Pour établir une concurrence libre et non faussée voici mes propositions : - Faire payer les consommateurs sur les produits importés par les pays ne respectant pas les droits sociaux des salariés; - Faire payer une taxe écologique par les consommateurs sur les produits importés; Au final, le fruit de ces taxes iraient alimenter un fonds de formation pour les salariés français.

Beaumont du Périgord Section PS, 04 octobre 2014 à 17h05

Faut-il vraiment ré-industrialiser la France ? la réponse est bien évidemment oui, la création de bien et de produits manufacturés restant la seule production de richesse tangible , dont la valeur ajoutée est à même, d’être partagée par le plus grand nombre. Si la production industrielle représente moins de 20 % du PIB , elle reste responsable de plus de 50 % des emplois du fait de très nombreux emplois de services qu’elle génère. Industrie et service sont très liés, « Que valent les services qui ne s’appuient pas sur des biens matériels ? Fort peu. Que valent les produits qui ne sont pas appuyés sur une chaine logistique, une commercialisation efficace, un service après vente ? Presque rien. » Le développement industriel peux se faire selon deux axes: Rediriger la demande vers les produits nationaux et Créer de nouveaux champions dans des activités porteuses d’avenir. Notre société de rentier doit au préalable se transformer en une société d’investisseur et de créateur. La puissance publique dispose des outils pour cela . Elle peut mettre en place une fiscalité favorable à l’investissement et moins généreuse pour les rentiers. Une mesure simple serait entre autre, de prélever sur les dividendes versés aux actionnaires, les montants des prestations sociales au même niveau que sur les salaires. Si on veut rediriger la demande vers les produits nationaux il faut mettre un terme à cette politique mortifère des prix bas. qui chaque année conduit à la faillite des milliers d’agriculteur artisans et petit industriel., en inondant le marché de produits de mauvaises qualités favorisant le gaspillage et la pollution. Pourquoi ne pas imposer pour les produits agricoles un prix minimum assurant un revenu décent aux producteurs, et évitant ainsi d’aller chercher ailleurs ce que l’on sait très bien faire chez nous. Pourquoi ne pas imposer des normes environnementales et des critères de production pénalisant les produits importés de piètre qualité. Pour favoriser l’émergence de nouveau champion nous devons favoriser les entreprises qui innovent, différencient leur production de celles de ses concurrents, qui prennent des risques , répondent à la demande mondiale et anticipent celles du futur. La puissance publique doit préparer ses citoyens vers cet objectif. En les formant mieux, formation en alternance apprentissage. En les encourageant au changement et à la prise de risque. En les accompagnants dans les efforts d’invention.

Anonyme, 04 octobre 2014 à 10h54

SECTION DU MONTIGNACOIS ET SECTION DE MONTIGNAC THEME CHOISI : Entreprises et ré-industrialisation La première nécessité est qu’il faut des entreprises qui fonctionnent. Ensuite qu’elles gagnent de l’argent pour pouvoir embaucher. Malheureusement les entreprises ont été délocalisées ou vendues. Pire, vendues par l’ETAT : autoroutes, EDF, ou déléguées par les collectivités sous couvert de DSP : eau potable, ordures ménagères… Il faut développer le système coopératif avec un regard des employés sur la gestion de l’entreprise, mieux, qu’ils aient des parts sociales pour être au courant des problèmes les touchant. Pour cela il faut responsabiliser les gens, dialoguer, expliquer et ainsi éviter les tensions. Il faut lutter contre la dévalorisation des métiers manuels et revenir sur l’absurdité de faire faire des études uniquement pour que les gens rentrent plus tard dans la vie active. Certains enfants ne sont pas scolaires mais ont d’autres qualités que l’on ne veut pas voir. Ne pas perdre de vue quand même qu’une bonne formation de base est nécessaire pour s’adapter tout au long de la vie L’indépendance de la France passe par la ré-industrialisation. Le corollaire c’est que ce sont les financiers qui dirigent. Les fonds de pensions ne cherchent pas à faire fonctionner les entreprises, ni à investir mais à prendre le plus de marge en un minimum de temps, quitte à revendre une entreprise à bout de souffle. Sur les curriculums des directeurs, 150 licenciements sans grève est plus important que d’avoir développé l’emploi. En résumé, nous pensons à plus de responsabilité des salariés pour redonner un sens au travail, et l’EUROPE doit prendre ses responsabilités et aller vers une harmonisation fiscale et sociale.

Jean-Paul Joly, 04 octobre 2014 à 9h57

LE DIALOGUE SOCIAL dans L’ENTREPRISE ? La question n'est pas celle des seuils d'effectif qui permettent la représentation du personnel (RP), ce n'est qu'une modalité qui délimite les champs possibles du dialogue social dans les entreprise (DP, CE, CHS, DS...) ; et elle a un double effet, limitatif et négatif, 1-en deçà du seuil la RP n'est pas possible, et 2-cela peut être source de blocage de l'effectif, donc de l’emploi, pour ne pas dépasser les seuils. Être socialiste pour moi c'est croire au DIALOGUE SOCIAL DANS TOUTES LES ENTREPRISES comme source de progrès social et aussi économique car c'est un bon investissement pour l'entreprise dès lors que tous jouent le jeu et d'abord le patronat : c'est ce PRINCIPE qu'il faut affirmer et vouloir développer ; et c’est source de confiance et de fidélisation ! ALORS SUPPRIMONS LES SEUILS, cela fait sauter les verrous et institue une égalité entre tous les salariés, et faisons du dialogue social un grande réforme de l'entreprise. Cela doit être une aspiration, ce n’est pas une utopie, il faut vouloir S'EN DONNER LES MOYENS, notamment: -les syndicats et le patronat doivent VOULOIR développer cette culture du dialogue social, il faut être « 2 » pour dialoguer ! -la nature ou le rôle de la RP peut être REDEFINI...information, concertation, négociation… -les modalités doivent être ADAPTEES, en particulier aux plus petites entreprises avec, par exemple, une option ouverte (et non pas un seuil ) entre une organisation à l'échelon territorial ou dans l'entreprise…les meilleures solutions doivent être trouvées pour que ce soit non pas vécu comme une contrainte pour le chef d’entreprise ; mais dès lors que c’est conçu comme un principe général de progrès, ce doit être exercé comme une liberté, avec des options/des choix de passer d’un mode d’entreprise à un mode territorial/ ou mutualisé/ ou collectif… avec possibilité d’aller et retour… etc… c’est, bien sûr, sur ce point qu’il faut réussir ! ET c'est aux PARTENAIRES sociaux de préciser les modalités. LE GRAND PROJET du Politique, des Socialistes, c'est d'affirmer l'objectif du dialogue social possible dans, mais surtout POUR L'ENTREPRISE, et pour toutes les entreprises, comme source de développement et de progrès.

monique varry, 04 octobre 2014 à 9h39

cf piece jointe

IG, 04 octobre 2014 à 1h26

Français de l’étranger, vivant aux USA, voici plusieurs témoignages sur différents mouvements qui secouent l’industrie et l’économie. Cet article se veut de montrer que la France n’est pas la seule à avoir perdu une grande part de son secteur manufacturier et à devoir se battre contre un système financier sclérosé. L’industrie manufacturière a changé. La robotique et la technologie sont omniprésentes. Tout métier industriel aux tâches répétitives est condamné à être automatisé un jour ou l’autre. Dans les années 2000, les Etats-Unis ont aussi subi une grande désindustrialisation dans le secteur secondaire. Cependant, il est à noter que durant les deux dernières années la forte tendance de chute libre du nombre d’emplois dans le secteur secondaire s’est arrêtée. Les usines automatisées sont maintenant capables de rivaliser. Même le secteur textile semble renaître. La nature du travail a cependant complètement changé et le nombre de salariés est beaucoup moindre qu’auparavant. Par contre, la pénibilité du travail y est considérablement diminuée. Les entreprises ont aussi pris à leur compte l’apprentissage de ces nouveaux métiers du textile. L’industrie doit s’adapter aux nouveaux défis du 21ième siècle comme celui du développement durable. Les Etats-Unis sont des mauvais élèves du réchauffement climatique par leur grande consommation énergétique mais de plus en plus de gens en ont conscience : là où j’habite, il y a de plus en plus de véhicules hybrides et électriques. De nouvelles contraintes strictes environnementales doivent être établies par les gouvernements pour que l’innovation technologique crée de nouveaux produits qui répondent à la menace climatique urgente. Le système financier « classique » actuel est rigide, sclérosé. Il est aussi clair qu’il ne semble plus être efficace à faire circuler l’argent afin de répartir les richesses de manière plus équitable. Pour lutter contre cette finance stérile, je suis d’avis d’employer une panoplie de solutions. Des Etats-Unis, est né un nouveau modèle économique qui commence à se développer partout dans le monde y compris en France : c’est l’économie collaborative. Elle devient un complément prometteur de l’économie de marché. Notamment, sa branche de financement participatif (crowdfunding) permet aux particuliers d’investir dans des projets locaux ou innovateurs et pourrait inciter l’investissement contre la rente. Elle est un modèle encourageant qui est porteur de créativité et de solidarité. De plus elle responsabilise le particulier. Pour plus de détails, je vous invite à découvrir l’article dans son intégralité en ouvrant le fichier « EtatsGeneraux-IG-Reindustrialisation.pdf » ci-joint.

Dominique DEVIN, 03 octobre 2014 à 22h10

C'est l'histoire d'un entrepreneur de retour de Chine... C'est très bien là bas, les salaires sont faibles, les syndicats absents, le droit du travail inexistant, c'est décidé, je délocalise et la communauté (dont je critique les charges excessives) indemnisera les salariés que j'aurai licenciés ! Tout va très bien et son voisin décide de faire de même! Puis le voisin du voisin... Et un beau jour plus de salariés pour acheter mes produits ! Bien entendu ce n'est pas la faute du MEDEF mais celle du Président de la République! Alors par ici les subventions, les aides, les dérogations... Le libéralisme sans contrainte est donc un échec et le patronat fait preuve d'incompétence dans sa vision à court terme de l'économie. Il faut donc: Faire entrer les représentants des salariés au conseil d'administration. Développer la recherche de nouveaux produits en s'appuyant sur la recherche fondamentale. Améliorer la qualité de nos produits (ça ne coûte pas cher, c'est juste une question d'organisation) et ne pas compter sur la fuite en avant en recherchant le « haut de gamme » les clients (les salariers précédemment licencies!) ne peuvent pas suivre. Automatiser les lignes de fabrications. Calculer l'impôt sur le bénéfice des sociétés en tenant compte de la différence entre le prix de revient USINE et le prix de vente final. Mais ne nous leurrons pas la relocalisation ne créera pas d'emploi puisque seule la robotisation de notre industrie la rendra compétitive (et non les baisse de salaire comme le pense certains incultes du MEDEF) PS: prix de revient USINE ou PRU: c'est le prix du produit sur le quai de chargement de l'usine. Il comprend les salaires, les charges sociales, les matières premières, l'énergie, les investissement dans le processus de fabrication, l'amortissement des études, l'emballage...

nicole musset, 03 octobre 2014 à 19h28

,Les entreprises , moteur de l'économie :La politique de l'offre préconisée par le gouvernement Valls n'a pas d'alternative actuellement; Oui la gauche qui avance prend des risques! depuis de nombreuses années, la France s'est désindustrialisée,faute d'investissements; les investissements pour l'innovation, la recherche , la formation n'ont pas été faits. Nous en portons les conséquences.:La gauche en subit les dommages;Les aides aux entreprises apportées par le gouvernement sont d'une importance majeure dans la relance économique de notre pays et par la meme de l'Europe; car il est indéniable que nous devons marcher ensembles.Un allegement de certaines contraintes adminitratives ;de doublons,apporterait encore un plus à la competitivité. Bien sur ,cela ne veut pas dire suppression des controles pour que les salariés puissent travailler en bonne entente .Droits de l'homme , salaire minimum, hygiene ,respect des droits sociaux,et respect de l'environnement....La recherche doit etre soutenue car elle reste l'un des piliers d'une société innovante capable de concurrencer les entreprises étrangères; une évidence pour notre monde en mutation.le développement des entreprises innovantes sont créatrices d'emplois.mais qui dit mutation doit penser aussi formation. Le secteur de la robotique tres développé au Japon par exemple ;ne devrait pas nous laisser penser que cela supprimerait des emplois;c'est là que le role de la formation est tres important.Ne nous voilons pas la face ;les robots sont déjà meme petitement parmi nous! maintenant parlons du secteur environnement,et des energies qui devraient remplacer peu à peu les énergies fossiles;beaucoup d'emplois sont à créer car le retard pris dans ce domaine ralentit notre économie.Le domaine sociale peut aussi ouvrir des portes .Les PME restent les plus nombreuses ,certaines pourront devenir des entreprises intermédiaires si la reglementation les y aide. Dans le domaine agricole elles devront et doivent déjà se plier à de nouvelles regles environnementales;et s'adapter à la mondialisation.Les salariés peuvent et doivent agir au sein de leur entreprise; Dans ce domaine aussi une mutualisation est bénéfique.Le systeme pyramidale est peu à peu "mangé" par le partage; et ceci est porteur de développement.Il est évident que tous ces efforts portés vis à vis des entreprises ne porteront leur fruits qu'à moyen et long terme.

Canton d'Anet Section, 03 octobre 2014 à 17h02

Entreprises et réindustrialisassions Ils semblent importants de définir la notion d’entreprise pour les socialistes. - Un outil économique social au service du développement humain. Les problèmes actuels se situent 1. Au niveau du financement des entreprises : L'emprise du financier sur les entreprises entraine des déséquilibres qui mettent en jeux, depuis de trop nombreuses années, nos économies. Le parti pris de rémunérer le capital au détriment de l'investissement et de la recherche a mis notre industrie en péril et par là même notre système social avec pour principal conséquence le chômage qui gangrène notre société. Quelques orientations pourraient améliorer la situation. • Ouvrir le capital des grandes entreprises au moins à hauteur de 30% pour les salariés. • Imposer une formation des salariés qui leur permettrait de rentrer dans les conseils d’administration en assumant leur rôle en toute connaissance et en toute responsabilité • L’accès au financement pour les TPE/PME/PMI doit être facilité. Les banques Françaises ne font pas leur métier et ne prennent aucun risque. Il faut augmenter le potentiel de la banque d’investissement régional en obligeant les banques à participer à son financement • la réglementation fiscale doit être adaptée à la taille de l’entreprise et à son secteur. 2. Au niveau social : Il existe là aussi une trop grande disparité entre les salariés des grandes et des petites entreprises. Cela crée des injustices qui engendrent là aussi de la défiance et le sentiment que tout est toujours pour les autres. Il faut casser cette spirale et redonner à chacun le sens du bien collectif et de la responsabilité partagée. • Créer des comités d’entreprises par branche qui seront financés par toutes les entreprises de la branche au prorata du nombre d’employés. Cela permettra de supprimer le seuil des 50 salariés et tous les salariés auront accès aux avantages des C.E. Cette mesure vise à l'égalité de tous salariés. • L’adhésion syndicale et la formation doivent être obligatoires pour tous les salariés. La responsabilité de représentant syndical doit être assumée par chaque salarié. Le choix de l'ensemble des représentants doit s'effectuer pour moitié par vote et pour moitié par tirage au sort sur l'ensemble des salariés. Le non cumul des mandats avec 1 seul mandat de trois ans doit permettre le renouvellement des représentants des personnels dans les entreprises.

Gérard Raiser, 03 octobre 2014 à 16h34

Pour augmenter les choix dans l'orientation des études et aboutir à plus d'emploi; il faut favoriser très tôt la curiosité, l'initiatives et la recherche pratique. Pour cela, prévoir également, pour les bacs de nouvelles options: - le numérique et la programmation - la création d'auto-entreprise.

Patrice Prat, 03 octobre 2014 à 14h38

Pour une politique économique volontariste La France fait face à un défi sans précédent : la relance de son économie et de son appareil productif. Nous avons ainsi une véritable obligation de résultat. Les TPE et PME sont les premières victimes de la crise économique que nous vivons. Elles sont d’abord affectées par le retrait des banques de l’investissement productif et par la diminution des commandes. On dénombre de fait 750 000 emplois industriels perdus entre 2002 et 2012, des vagues de délocalisations et un déficit commercial de plus de 70 milliards d’euros. Un soutien aux entreprises françaises à tous les niveaux est donc nécessaire et impératif à travers deux idées majeures : le patriotisme et le volontarisme économique. En premier lieu, la création d’emplois ira de pair avec une relocalisation de la production. Dans cette perspective, il nous faut, plus que jamais, valoriser le Made in France, le Produire en France. Il s’agit d’opérer une révolution des mentalités pour le consommateur qui doit progressivement se transformer en « consom-acteur » en faisant de l’origine du produit un critère de choix. Pour une entreprise, il s’agit de privilégier les sous-traitants locaux et nationaux afin que l’investissement profite à notre économie. En deuxième lieu, il faut remettre la compétitivité et l’innovation au cœur de notre modèle économique. C’est le sens de notre volontarisme. La France a ainsi engagé de nombreux chantiers depuis deux ans pour relancer cette politique d’innovation et de recherche & développement : Banque Publique d’Investissement (BPI), lancement des 34 plans et de la Nouvelle France Industrielle, renforcement du soutien aux entreprises innovantes, naissance de la French Tech... En particulier, les 34 plans de la nouvelle France industrielle vont mobiliser 20 milliards d’euros d’investissements de la part d’acteurs privés et 3,5 milliards d’euros de la puissance publique. Avec ces projets qui deviennent réalités, c’est la France de demain qui se redessine et se réinvente ! Avec, à la clef, une prévision de près de 480000 créations d’emplois en 10 ans. Enfin, les PME-TPE, poumons de notre économie, doivent être aidées de manière plus efficace, notamment à travers une rénovation de la politique de soutien public aux exportations, ainsi qu’en leur réservant une part de la commande publique, grâce à un Small Business Act à la Française, comme l'expérimentent plusieurs pays européens. La réflexion sur ce sujet doit s’accélérer pour aboutir à une véritable politique industrielle européenne, et permettre aux PME-TPE d’aujourd’hui de devenir les grands groupes de demain. Patrice Prat, Secrétaire National à l'innovation et aux PME

Anonyme, 03 octobre 2014 à 11h20

30 11 2014 LE TRAVAIL AUJOURD’HUI BUREAU DE LA COMMISSION NATIONALE ENTREPRISES Mots clés : valeur travail, état solidaire Périodiquement nos sociétés se posent la question du travail, plus particulièrement pendant les périodes ou le chômage s’installe et ou le travail se raréfie. Dans sa dimension économique la valeur travail a été l’objet d’analyses et d’interprétations successives différentes: Adam Smith identifie le travail comme étant la source de la richesse des nations, David Ricardo soutient que la valeur d'un bien est égale, non à la quantité de travail qu'il peut commander, mais à la quantité de travail, direct et indirect, nécessaire à sa fabrication ; pour Karl Marx la valeur d'un bien dépend de la quantité de travail direct et indirect nécessaire à sa fabrication, le salaire du travailleur représentant la part nécessaire à sa propre survie, le reste constituant la plus-value. Selon l’époque le travail a d’abord été considéré comme facteur de production, puis censé être l’essence de l’homme, et finalement être devenu la clé de voûte du système de distribution des revenus, des droits et des protections. Le travail joue un rôle fédérateur dans notre société : avoir une activité productive de bien, de services, relie l’homme ou la femme au reste de la société, en créant une relation d’échange forte, qui contribue à l’édification des liens sociaux ; elle facilite la constitution d’un environnement protecteur, permettant le fonctionnement de l’état, « providence » pour certains, « solidaire » pour nous : la valeur produite peut en partie être redistribuée, pour organiser le mieux vivre ensemble. Les individus au travail peuvent ainsi recevoir reconnaissance, voire considération de la société. A contrario le chômage subi participe à la déstructuration de notre société, laissant aux portes du progrès et de la civilisation ceux et celles qui en sont victimes, stigmatisés par leur état de déclassement. Nous devons tout faire pour effacer ce mal qui gangrène nos sociétés afin de créer les conditions du plein emploi, et pour cela accepter de partager le travail, de réduire les écarts de revenus prodigieux qui dispersent les richesses produites, entre autres dans les paradis fiscaux. Nous devons aussi accepter de mieux rémunérer le travail et moins le capital, dont les gains faramineux s’étalent au grand jour lors de la publication des bilans annuels des grandes sociétés, en minimisant l’affectation aux l’investissement et aux salaires. Les ambitions de restauration du travail à sa juste place, d’assujettissement de la finance aux besoins de l’économie réelle, ont encore toute leur place dans les priorités d’un gouvernement de gauche.

Anonyme, 03 octobre 2014 à 11h09

3 octobre 2014 Etats Généraux : LA NOUVELLE ENTREPRISE Bureau de la Commission Nationale Entreprises Mots clés : statut des entreprises, gouvernance, membres associés Les détenteurs de capitaux ont toujours le droit de vie et de mort sur leur société, comme au 19Ième siècle. Cette vision passéiste contribue à un immense gâchis social, produisant chaque année en moyenne 50 000 faillites et des milliers de chômeurs. En effet les apporteurs de capitaux ne sont plus les créateurs de valeur qu’ils ont pu être dans le passé (pensons au rôle des traders actuellement, sans lien avec les actionnaires des banques). Ils ne devraient plus engager seuls le destin de leur entreprise : elle est devenue le centre d’intérêt des salariés qui s’y trouvent. Les consommateurs y sont associés. S environnement est impacté par ses activités, ainsi que le territoire où elle se trouve. Elle devient le lieu de formation des jeunes de sa région. Sa dimension sociale a été multipliée, sans que ce rôle se reflète dans son statut actuel, devenu archaïque. Quel que soit le type société le code civil stipule dans ses articles 1832 et 1833 qu’ « elle est constitué par des associés, qui conviennent par contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de de profiter de l’économie qui pourra en résulter ». « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Les associés en question sont les seuls détenteurs des capitaux : or ils ne sont plus les seuls à apporter leurs biens et leur industrie, la communauté d’intérêts ci-dessus mentionnée, concourt elle-aussi à constituer les véritables associés de l’entreprise. Notre droit doit donc évoluer pour reconnaitre la pluralité des intérêts. Le statut pourrait être modifié afin de définir une société comme « constituée d’associés liés par un contrat affectant leur capital et/ou leur travail, afin de partager le bénéfice qui pourra en résulter entre eux et avec les entités concernées telles que les consommateurs, les collectivité territoriales (régions, communes...), l’environnement, les jeunes et leurs formateurs. Toute société doit avoir un objet licite et être structurée et gérée par les associés en prenant en compte l’intérêt de la communauté qui la concerne. Le droit de vote de chaque associé devrait être modulé en fonction de la pérennité de son engagement et de l’importance de son capital et de son travail. Les conseils d’administration, de surveillance, les comités d’entreprise devraient être le reflet de cette évolution majeure dans la gouvernance de nos entreprises.

DANIEL STEIGELMANN, 02 octobre 2014 à 22h51

Ci-joint contribution.

Dominique GUILLIER, 02 octobre 2014 à 22h16

Être socialiste aujourd’hui c’est prendre en compte les données économiques existantes et incontournables tout en les adaptant à une vision plus humaine, moins déstructurant, plus pérenne. Il est impératif de trouver un nouveau modèle qui intègre la problématique écologique et qui permettent de créer les emplois dont la France a besoin. Ce ne sont pas les multi nationales ni les entreprises de CAC40 qui le feront. Nous avons en France un tissu économique fait d’artisans, de TPE et de PME. Ce tissu, malgré les discours de tous les politiques, est laissé à l’abandon. En France être responsable d’une petite entreprise est un véritable sacerdoce et pourtant en supprimant les avantages accordés aux grands groupe, ceux la même qui optimisent leur fiscalité et n’ont rien à faire de l’avenir écologique de la planète et en les réorientant intelligemment vers ces structures «locales», la probabilité de créer des emplois non dé localisables est beaucoup plus grandes. De plus une modification profonde de notre modèle de croissance est indispensable et possible avec ces petites structures. Créons des produits de meilleure qualité, plus durables, qui ne nous mettent pas en concurrence frontale avec les pays qui pratique du dumping social. Si ces produits intègrent un contenu plus riches en terme de solidité, contenu technologique et innovation, les consommateurs seront certainement plus enclin à les conserver (bénéfices pour la planète) et à les faire entretenir (création d’emplois locaux). Prenons l’exemple des moteurs de bateaux, ceux-ci durent plus de 20 ans car ils ont été construits pour cela et les entreprises qui les font en vive très bien ; et en plus ces moteurs génèrent des emplois locaux pour la maintenance, la vente de pièces, etc… Ce n’est qu’un exemple bien sûr mais quand on se penche sur le problème n’y a-t-il pas d’autres domaines qui pourraient être concernés ? La terre n’est pas inépuisable, les Français ont besoin de travailler et d’être pris en compte dans un modèle de croissance respectueux de ces données.

Anonyme, 02 octobre 2014 à 22h08

Brider les véhicules à 130km/h serait une mesure courageuse, pour la sécurité des personnes. Les nouveaux véhicules sont de plus en plus puissants pourquoi?

MANU7681, 02 octobre 2014 à 20h07

La robotisation est une chance pour l'emploi. Quand on y regarde de plus prêt, la France est en retard sur tout. -La robotisation, nous sommes complètement dépassé par les allemands. Quand renverserons nous la vapeur? -L'impression 3d, les chinois sont déjà devant nous puisqu'ils font déjà de très grosses pièces avec ça, et même des maisons en béton à prix cassé. Pourquoi la France traine les pieds alors que c'est créateur d'emplois? -La recherche et développement, nous sommes très en retard là-dessus, et les aides de l'Etat devraient être multipliées par 5, au minimum, pour que les résultats soient visibles rapidement. Bref, tout part de la volonté de l'Etat de mettre les moyens financiers en face des projets. Qu'attendons nous pour faire cette politique de relance là?

jean-michel sire, 02 octobre 2014 à 19h28

Il ne semble pas utile d'épiloguer sur des considérations et un mode de production de +en+ robotisé, il convient de noter à moyen terme cqfd Le Monde Diplomatique "si mes souvenirs sont bons) pour une distribution générale équitable du travail chacun d'entre nous ne travaillera plus que 3jours". Beaucoup de discours sont obsolètes il semble urgent d'envisager une nouvelle société humaine. Pour ce qui précéde et dans une optique constructive je vous recommande de lire ou relire: - l'homme libertaire(A.CAMUS) de ONFRAY et Czeslaw Milosz :La pensée captive. Ce ne sont que des pistes propices pour une véritable démocratie.

olivier ECALLE, 02 octobre 2014 à 19h25

Bonjour, pour bien définir une politique, il y a certaines choses à reconnaitre même si on voudrait qu'elles soient différentes : 1) la mondialisation est un fait et les patrons délocalisent souvent parce qu'ils n'ont pas le choix !!! Quand vos clients sont ailleurs, que votre concurrent produit ailleurs et vous taille des croupières, vous n'avez pas le choix et vous avez intérêt à le faire quand vous faites encore des bénéfices plutôt que d'attendre de commencer à couler... 2) je suis entrepreneur (2 personnes en thermique) et cela me hérisse quand le CICE ... est traité de cadeaux aux entreprises !!! NON !!! c'est juste diminuer le pompage de fric dans nos caisses !!! Quand Valls diminue les impôts des gens modestes dit-on qu'il leur fait un cadeau ??? on leur exige des contreparties (acheter français par exemple !! ) ??? Je touche le CICE mais je paye toujours beaucoup plus vers l'Etat, les Collectivités, les mutuelles,.... Je n'embaucherai que en fonction de mes marchés et si cela me permet de développer l'entreprise .... Alors arrêtons ce discours anti patrons "exploiteurs" qui se goinfrent de cadeaux qu'on leur ferait !! Par ailleurs FO a raison sur le fond qu'il est impossible au MEDEF de s'engager à créer des emplois ... Il faut recréer des conditions qui soient favorables aux entreprises et le gouvernement va enfin dans la bonne voie Arrêtons les discours à la Montebourg de 2012 fustigeant PSA ou MITTAL puis quelques mois plus tard reconnaitre qu'ils n'ont pas le choix... cela fait fuir les étrangers et entretient une image désastreuse qui nous coûte des emplois stupidement !! Si le PS accepte ces deux vérités , il pourra lancer une politique de réindustrailisation qui est - comme l'a dit quelqu'un de cette tribune - ni de Gauche ni de Droite... mais française Sarkozy a beaucoup de défauts mais je ne crois vraiment pas qu'il etait inféodé à un "capitalisme sauvage" rêvant de détruire la France.... cessons de fantasmer...

section PS Thonon les bains, 02 octobre 2014 à 19h15

L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : REPONDRE AUX EXIGENCES DE NOTRE TEMPS Les vieux pays industrialisés sont condamnés à une croissance faible pour les prochaines décennies. Cela tient notamment à l’incapacité du capitalisme actuel (à dominante financière) à produire des innovations de rupture à même de susciter d’importants gains de productivité. D’autres facteurs freinent notre aptitude à produire de la richesse de manière plus efficace : - le vieillissement des populations et la longévité accrue se traduisent par une baisse du nombre d’heures travaillées, - les performances éducatives plafonnent : la France est mal classée et le paiera en terme de productivité, - les inégalités croissantes se traduisent par une paupérisation relative de + en + forte d’une partie importante de la population, ce qui accroit les mauvais résultats à l’école, - si l’Etat-providence très endetté réduit ses interventions, les ménages moins favorisés seront moins aidés. Le renforcement des inégalités aura des effets négatifs sur la productivité, - la mondialisation accroit les inégalités. Mais la mondialisation financière recule et les multinationales internationalisent moins leurs chaînes de valeur, la Chine se recentrant sur son marché intérieur. Deux éléments positifs doivent jouer aujourd'hui, car on peut vivre mieux, même avec une croissance faible : - la qualité écologique des produits et des processus (bilan carbone, consommation d’eau, substances chimiques nocives dans les produits …) qui doit accompagner la transition énergétique, - une nouvelle relation au travail et au pouvoir dans l’entreprise. La France n’a jamais pratiqué la cogestion, mais les entreprises de l’économie sociale ont une autre relation au capital. Il faut les développer et créer un large mouvement autour de l’ESS. Les quatre exigences principales de notre temps sont la priorité au « prendre soin », l’attention au bien commun, la qualité plutôt que la quantité et la sobriété énergétique et matérielle. C’est bien là que les entreprises de l’économie sociale sont les plus performantes. Par ailleurs de nombreuses études montrent que plus une population exprime un sentiment subjectif de bien-être, plus sa performance économique est élevée. L’économie sociale est un élément de bien-être et de responsabilité partagée (en + d’une utilisation différente des résultats économiques favorisant l’investissement). Les dynamiques de la mondialisation, des inégalités, des systèmes éducatifs ou de l’Etat-providence nous appartiennent . C’est dans ces domaines qu’il faut montrer le rôle de l’Etat et du politique. Le PS doit être moteur. Georges Constantin section de Thonon

Gérard MORIN, 02 octobre 2014 à 18h13

Enfin, la prise de conscience : l’entreprise est un acteur nécessaire à l’édifice collectif, elle contribue à créer l’emploi, elle contribue à alimenter les ressources d e l’Etat qui assure sa fonction de redistribution. Trop de discours ou d’anathèmes sur ‘’l’entreprise privée’’ semblaient nier cette réalité. Nous sommes nombreux à nous inquiéter du loyalisme de certains ‘’patrons’’ prompts derrière monsieur Gattaz à plaider la recomposition des marges, à réclamer pêle-mêle les baisses de charges, la suppression des 35 heures, sans donner les signes qu’en contrepartie ils s’engagent solidairement. Et pourtant, il faut redonner une impulsion pour que l’entreprise redevienne un acteur dynamique de notre économie comme elle l’a été pendant la deuxième moitié du XXème siècle au moins jusque dans les années 70/80, créant de l’emploi dans les régions (la période de décentralisation bêtement stoppée net par Giscard d’Estaing en 1970 alors ministre des finances), innovant, s’ouvrant à l’exportation sur le ‘’petit’’ marché commun, qui paraissait à l’époque une aventure sur l’inconnu !! Sans la dynamique industrielle impulsée par le Plan et l’ambition ‘’déraisonnable’’ du Général de Gaulle, nous n’aurions pas progressé aussi vite pour passer de l’état délabré et souvent retardé dans lequel nous étions en 45/48 au statut de pays ‘’avancé’’ que nous nous vantions un peu naïvement d’être devenu (la 5ème puissance économique du monde’ !!!) Si l’on veut inverser la tendance confirmée à la désindustrialisation - et tant qu’on n’a pas trouvé la recette miracle pour compenser les fermetures ou les délocalisations Une des pistes est de soutenir les entreprises existantes nécessaire à la traversée de cette période difficile. Cela ne veut pas dire que le coup de pouce doive être le même pour toutes et sans contreparties effectives et contrôles rigoureux de l’emploi des aides. Pour définir une politique raisonnée, et pour éviter la distribution aberrante des aides à n’importe qui, on peut classer celles-ci en trois catégories, chacune se distinguant par la politique plus ou moins sociale ou libérale qu’elle mène du fait de son statut ou de la philosophie de ses dirigeants Libérale ‘’pure et dure’’(A) Entreprise privée à dimension humaine (B) Entreprises de l’économie ‘’collaborative’’ ou mutualiste (C) Une politique d’aide de l’Etat aux entreprises devrait différencier les formes et les montants des aides. Pour distinguer les entreprises socialement et civiquement vertueuses favoriser la progression en nombre des entreprises B et C, sans pour autant vouer aux gémonies celles du groupe A qui contribuent aussi à l’emploi aussi fragile, volatile soit-il.

groupe du Var, 02 octobre 2014 à 17h08

Le PS ne parle pas du commerce, de l’artisanat, de la désertification des centres villes. Crise du commerce de proximité. En pleine crise difficile de trouver des nouveaux clients face à l’inondation des pays émergents. Comment valoriser le travail des PME ? Le CICE n’est pas utilisé comme il faudrait. Les mutations industrielles non conduites amènent l’obsolescence. D’où les départs. Est-ce qu’on veut être une société de services ou avoir une industrie à haute technologie donc à forte valeur ajoutée ? Il faut que le politique se réapproprie l’économie dans ses orientations fondamentales. Le privé et le public se rapprochent. Les actionnaires oublient de réinvestir. Il faut remettre l’humain en priorité. Comment rester compétitif sans abaisser salaires et charges. On a manqué d’anticipation à tous les niveaux. Disparition du petit commerce. Remise à niveau trop chère d’une entreprise. Préférence pour recréer à l’étranger avec main d’œuvre à bas coût. Mais les délocalisations ne sont pas imparables. Il faut comme l’agriculture trouver les critères de différenciations des produits (AOC/AOP) et s’adapter à la demande. Plus de politique industrielle depuis l’abandon du Plan. Qu’est-ce qu’on attend pour lancer la transition énergétique ? On ne sait pas se vendre ni exporter. Il faut montrer nos compétences techniques et ce que l’on sait faire. Mais est-ce bon de vendre nos technologies. Les Chinois nous rattrapent. Notre stratégie doit être éthique entre les actionnaires, les salariés et l’entreprise. La Formation Continue est un échec et pourtant elle devait relever le niveau des entreprises et favoriser l’innovation. La Formation reste une épine. L’industrie forme mieux que l’Education Nationale. Doit-on maintenir l’enseignement général jusqu’à 16 ans pour des élèves en échec mais qui ont d’autres aptitudes ? L’Etat ne peut plus rien contre la mondialisation donc la dimension européenne reste le dernier rempart. Il faut dialoguer avec les patrons et valoriser nos savoir-faire pour qu’ils restent. Pour le petit commerce et le petit artisanat on ne voit pas les solutions. Favoriser la préemption des locaux en centre ville par les Collectivités locales. Le FISAC a disparu ; pourquoi ? Le PS ne semble pas avoir pris la mesure de ce problème. Il faudra l’harmonisation fiscale, sociale et environnementale pour s’entendre au niveau européen. On prendra le risque de voir une entreprise partir mais les règles à respecter sont indispensables. L’économie sociale doit se développer avec sa gestion différente, plus humaine avec des banques coopératives qui retrouvent leur âme car pour le moment elles l’ont perdue.

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h45

La Finance a pris le dessus Ce n’est plus les industriels qui décident mais la Finance (qui ne vise que le court terme) La gouvernance n’est plus dans les mains des ‘’opérationnels’’ Ce n’est pas inéluctable. Jaurès: « c’est le gouvernement de la haute banque que la France subit.(…) C’est dans les banques privées seulement que sont reçus les dépôts. Les opérations de banque et de bourse n’ont ni frein, ni contrôle. (…). Dès lors, les gouvernements sont, tous les jours, à la merci des financiers (…) Et comment ne fermeraient-ils pas les yeux quand la finance qui est une partie du gouvernement agiote et tripote. » PME, PMI une chance pour l’industrialisation Valoriser la valeur travail Le travail est plus un atout pour l’entreprise qu’un coût Jaurès: « Il n’y a pas d’idéal plus noble que celui d’une société où le travail sera souverain, où il n’y aura ni exploitation, ni oppression, où les efforts de tous seront librement harmonisés, où la propriété sociale sera la base et la garantie des développements individuels» Sans considérer la propriété sociale comme collective, il est indispensable de considérer l’entreprise comme une propriété sociale, c’est-à-dire un bien commun qui doit rayonner pour l’intérêt général et donc maitriser, réguler le capitalisme pour privilégier l’intérêt général La gouvernance de l’entreprise doit être partagée (salariés, actionnaires) Etablir des conseils d’établissement dans les TPE avec les ayant les mêmes prérogatives que dans les grands groupes Non : adapter l’emploi, le faire évoluer, innover sans perdre de vue la globalité du système Faire entrer les salariés dans les conseils de toutes les grandes entreprises. Exiger une part d’investissement conséquence Supprimer stock –option et tout type de salaire déraisonnable Maitriser la rente indue du capital, surcoût du capital qui est la seule vision des actionnaires (coût économique, coût financier, la rentabilité du capital est très forte) Oui risque est une valeur de gauche : avoir de l’audace est une valeur de gauche Dans ce sens il faut ‘’foncer’’ vers la transition énergétique

xavier bloch, 01 octobre 2014 à 10h02

suppression du CICE et des 50 milliards de cadeaux aux entreprises sans contreparties de création d'emploi Cibler et aider celles qui créent des emplois

Jean-François BONNABEL, 01 octobre 2014 à 9h00

Pour une véritable pérennisation du statut d’entrepreneur indépendant pour les professions de service Avant la création du statut d’auto-entrepreneur par la droite en 2008, la France était l’un des rares pays à ne pas avoir de statut clair et défini en matière d’entreprenariat indépendant. Ceux qui voulaient créer leur structure se voyaient proposer plusieurs statuts inabordables pour un débutant sans base commerciale véritablement établie (comme le statut libéral ou artisan ou plusieurs statuts de micro-entreprise). Si le statut d’auto-entrepreneur était loin d’être parfait (trop généraliste et libéral avec une multitude de secteurs d’activité qui n’ont rien à voir entre eux, salariat déguisé), il avait le mérite de poser une base de départ pour tout indépendant désireux de créer sa structure et oser se lancer dans le bain de l’entreprenariat français. Car si être socialiste c’est croire en l’émancipation de tout un chacun, créer sa structure, développer une activité, d’abord seul puis à plusieurs, grandir et in fine créer de l’emploi sur le marché économique actuel est fidèle à notre idée d’émancipation. Le Parti Socialiste trop souvent absent des grands débats entrepreneuriaux doit promouvoir la création d’entreprise et à ce titre commencer par vouloir pérenniser un statut d’entrepreneur indépendant et non le limiter ou le détruire. Les petits entrepreneurs d’aujourd’hui peuvent faire les chefs d’entreprise de demain. Plusieurs pistes peuvent être étudiées : - Création d’un statut d’entrepreneur pour les activités de service (secteur non marchand) - Augmentation du chiffre d’affaire annuel à 40 000 EUR - Paiement des cotisations sociales au pourcentage du chiffre d’affaire (à l’instar du statut d’auto-entrepreneur) - Accompagnement vers un statut supérieur ou un statut d’entreprise (EURL ou autre) en cas de développement et de dépassement de la limite de C.A. Si nous avons toujours combattu les statuts précaires, il ne faut pas nier l’évidence de l’entreprenariat moderne, tout statut de travailleur indépendant, quelque soit son secteur d’activité est précaire par nature. Donnons un statut pérenne aux entrepreneurs pour leur permettre de se développer car un entrepreneur qui réussit aujourd’hui créera des emplois demain.

Emmanuel BACHMANN, 30 septembre 2014 à 21h20

Il faut un nouveau contrat social à la France. Les propositions du patronat ne vont en aucune façon dans le bon sens sur ce sujet. A qui veut-on faire croire que la suppression du repos dominical contribuera à créer des emplois ? Elle amènera avant tout un renforcement des inégalités devant l'emploi avec des salariés auxquels peu d'heures seront proposées sur des créneaux " normaux" et qui n'auront de ce fait d'autre choix que de travailler "volontairement" le dimanche. Pour autant, peut-on se satisfaire d'une situation où, dans un même temps, la durée de présence dans l'emploi d’une part et le travail précaire/chômage des jeunes et des seniors d’autre part augmentent ? Cette situation est le reflet de la peur du déclassement. Ceux qui ont du travail s’y accrochent, ceux qui n’en ont pas sont exclus. Il faut en parallèle offrir une plus grande souplesse aux entreprises dans la gestion de leur personnel afin de pouvoir s'adapter aux variations d'activité auxquelles elles peuvent être confrontées et permettre aux salariés d’être moins dépendant de leur situation actuelle pour envisager sereinement des changements de carrière souhaités. Seule une remise à plat complète du droit du travail serait de nature à permettre cette redéfinition du contrat social de notre pays. Elle devra se faire sans tabou et dans le double objectif de préserver la compétitivité de nos entreprises d'une part et de réduire la dépendance des salariés à leur entreprise. La remise en cause des seuils sociaux dans les entreprises doit pouvoir être abordée. Elle représente une contrainte administrative et financière très lourde pour les entreprises et l’apport des organes représentatifs obligatoires en termes de dialogue social dans les structures moyennes n’est que très relatif. Les représentants élus, souvent coupés de structures syndicales, n’ont pas les compétences nécessaires pour exercer pleinement l’ensemble des rôles que la loi leur confère. Il s'agit d'un nouveau paradigme qui ne peut pas être une simple flexi-sécurité à la sauce française. Il doit s'écrire à partir d'une feuille blanche et sans a priori, mais avec une volonté politique inflexible.

Lionel.P 13480, 30 septembre 2014 à 19h06

En préalable de toute volonté utile, même s’il serait fallacieux de lui imputer tous les maux, qu’on l’approuve ou qu’on la combatte, qu’on s’y résigne ou qu’on s’y adoube c’est bien la doxa européenne qui souffle le chaud et le froid sur le modelage de l’entreprise française. Face à ce constat il parait légitime de s’interroger sur la capacité politique à instaurer de véritables rapports de force au sein de la commission. Si certains y voient de l’incompétence d’autres concluent à la collaboration. La ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance en 2012 en est le plus bel exemple. Considérant dans le futur que ce rapport de force puisse s’inverser et en admettant que la France s’interdise de limiter son rôle au tourisme et à la gastronomie, le regain industriel du pays pourra être envisagé au sein de l’union au prix de choix ciblés. Le vecteur essentiel devrait être la mise en place d’investissements adaptés uniquement aux atouts de nos territoires et un retour aux plans de relance en faveur de l’excellence et du savoir-faire Français. Eviter de dilapider à outrance des fonds à destination d’industries dans lesquelles la France ne s’est jamais imposée en leadership. Privilégier ainsi les filières en cohérence avec l’identité économique sociale, géographique et historique de la France. L’exemple le plus marquant est l’industrie maritime. Avec ses 19.000kms de côtes, et sa 9° place géographique mondiale la filière devrait être un secteur incontournable du pays. Produits de la mer, extraction de matériaux, production d’énergie, réparation navale, travaux maritimes, câblage sous-marins, industries parapétrolières et paragazières, assurance, intervention publique, protection environnementale, la liste des potentiels d’activité est longue. Pour autant cette filière mal connue ne décolle pas. En France, la population active maritime correspond à 1,5% de la population active totale, tandis que la valeur produite par les industries maritimes contribue à 2,5% du PNB. Ce secteur comptabilise 310 000 emplois directs et 500 000 emplois au total. Cherchez l’erreur ! Cette filière ne pèse rien. La France a littéralement tourné le dos à son industrie maritime. Cet exemple peut paraitre restrictif. Pour autant d’autres secteurs comme les industries agricoles, minières, sidérurgiques, vinicoles, automobiles...sont dans la même situation de déclin et d’abandon. Pouvons-nous encore au sein du PS débattre de l’ajustement du code du travail, de la stigmatisation des partenaires sociaux, ou plus globalement de l’idée d’introduire une approche néo-libérale de la compétitivité de nos entreprises en lieu et place de véritables réorientations?

STARBUCK, 29 septembre 2014 à 19h10

Depuis la chute du mur de Berlin, rien (ou presque) n'a été fait pour anticiper ce que cette révolution politique et historique allait engendrer au niveau économique et au niveau mondial, soit des désastres industriels tel que la mondialisation, c'est-à-dire des délocalisations massives et pour longtemps. J'en conclue que les entreprises vont vite, s'adaptent vite, là où les pouvoirs publics restent (trop souvent parfois), trop lents, aveugles, sourds et muets. Ce n'est pas inéluctable, car je pense qu'aucune situation ne l'est, ou alors il faudrait croire à des destins figés ?! Renforcer l'appareil productif, industriel et agricole ne peut se faire qu'en faisant en sorte de garder dans le pays et ce par tous les moyens possibles, toutes les forces de Recherche & Développement, publiques et privées, nécessaires aux innovations de demain. Mais les cerveaux sans investissements et sans investisseurs ne servent à rien. Je pense aux partenariats (contrôlés) publics/privés, au CIR au CICE, etc. Le développement de tout ceci ne peut se faire pleinement s'il ne se fait pas sereinement, c'est-à-dire sans des patrons-investisseurs-modernes-progressistes-responsables-patriotes-honnêtes et des employés-impliqués-modernes-progressistes-responsables-patriotes-honnêtes, tout ceci dans une atmosphère de complète harmonie et collaboration, dans un climat de totale confiance. Les clivages vieux de plusieurs décennies n'ont plus lieu d'être en temps de crise. Les oppositions droitières (réactionnaires, etc.) vs les gauchères (syndicats jusque-boutistes, etc.), sans tomber dans le paternalisme et l'entreprise "de papa" ou "à papa". Je rêve tout haut. Mais ne faut-il pas d'abord rêver l'avenir afin qu'un jour peut-être il se réalise enfin ? La robotique et les progrès technologiques n'ont jamais tué le travail ou l'emploi, il le transforme. Je ne sais pas comment lutter contre la rente. François Hollande à essayer de lutter contre la finance et la rente et que ce soit François Hollande ou un autre, même s'il y a eu des régularisations, les riches essayeront toujours de fuir vers les paradis fiscaux. La fuite des capitaux ne pourra s'arrêter que lorsque les paradis fiscaux cesseront d'exister (lorsque les poules auront des dents...). Je pense qu'il faut dire aux riches et aux investisseurs : "ne partez pas, le pays a besoin de vous et nous savons qu'au fond vous ne souhaitez pas le quittez car vous l'aimez et vous souhaitez aussi qu'il gagne grâce à vous". Je pense que le risque n'est ni de droite, ni de gauche et qu'en temps de crise, une bonne solution pour le pays n'est ni de droite, ni de gauche, c'est une bonne solution pour le pays, un point c'est tout.

JOSE MUNOZ, 29 septembre 2014 à 16h38

Quelle doit être notre conception de l'entreprise ? L'Etat n'existe pas sans l' Entreprise. Cette dernière assure par sa pérennité ,- c'est-à-dire par le juste équilibre entre innovation-croissance-distribution-productivité-bien être humain-résultats-fidélité consommateurs et producteurs-, la nécessaire distribution des biens et des services pour l'intérêt général. Sans croissance sonnante et trébuchante il ne peut y avoir de redistribution. Sans volonté d'investissements de l'Etat et du privé, la machine économique, sociale, environnementale et culturelle se dérègle. C'est le cas aujourd'hui et pour quelques années. Alors redonnons force à l'entreprise. Assurons des partenariats publics-privés. Redonnons espoir et travail à tous. Délaissons notamment les régies publiques qui n'ont plus de raison d'être sauf lorsqu'elles concernent les priorités sociales et hospitalières, la sécurité nationale, la justice, la diplomatie, les grands axes de l'aménagement du territoire, les visions à moyen terme et le Plan. Redonnons plus de liberté à l'entreprise en lui assurant "Les grandes orientations d'une Nation reconnue mondialement. Ce, sans remettre en question les valeurs du droit du travail et l'égalité entre toutes et tous. La liberté et la Fraternité sont à ce prix. JM

YANNICK LE GOFF, 29 septembre 2014 à 15h21

Entreprise et ré-industrialisation Pourquoi l’industrie française s’est-elle affaissée depuis plus d’une décennie ? Je continue à penser que notre code du travail est un frein à la création d’entreprise. Peut être le dépoussiérer et l’adapter a la situation économique. Les emplois ont changés, il faut pouvoir aujourd’hui être ‘polyvalent’ Pouvoir s’adapter a une société pluri- professionnel. Est-ce inéluctable ? Non, l’entreprise est le moteur de l’économie, nous devons nous y adapter et travailler plus sur : -Comment fonctionne une entreprise aujourd’hui. -Sa situation économique. -Y intégrés la concurrence. Comment renforcer notre appareil productif, industriel, mais aussi agricole ? Etre à la pointe des technologies nouvelles, modifier l’appareil productif, le sécuriser. Quelle doit être notre conception de l’entreprise ? Un autre regard sur l’entreprise, la regarder comme un moteur de notre économie et non comme une machine à profit. Quel rôle pour les salariés et les partenaires sociaux ? Je suis pour une syndicalisation obligatoire dans l’entreprise pour «3 points » 1)- pour supprimer cette Chappe de plomb « la crainte de perdre son emploi parce qu’on est syndiquer. 2) cela donnera plus de poids aux partenaires sociaux. 3) cela devra plus impliquer les travailleurs à la valeur de leurs travailles et des décisions dans l’entreprise. La robotique et le progrès technologique nuisent-ils à l’emploi ? Non, la robotique et le progrès améliore les conditions de travails, le progrès doit nous permettre de nous émanciper de favoriser notre confort de vie, nous avons trop tendance à sous estimer les nouveaux moyens de produire mieux et plus facilement, Permettre à chaque travailleur de participer à l’amélioration de son outil de travail plutôt que de produire bêtement, est une chance. Comment lutter contre la rente ? Par le partage des bénéfices, le progrès doit permettre de casser les prix des produits. S’assurer que chaque richesse produite bénéficie aux conforts de tous et pas de quelques uns. L’entreprise devrait, plutôt que d’amasser des bénéfices pouvoir les réinvestir dans la science, la santé, la sécurité, ont peut toujours être a la tête d’une grande fortune, mais si la santé et le progrès de la science ne suivent pas à quoi cela sert, nous sommes dans une société où les maladies deviennent de plus en plus compliquaient à guérir et personnes n’est à l’abri. Le risque est-il une valeur de gauche ? Le risque n’est ni une valeur de gauche ou de droite, toute les politiques sont bonnes à prendre du moment où elle contribue à une avancé de la société toute entière.

YANNICK LE GOFF, 29 septembre 2014 à 15h21

Entreprise et ré-industrialisation Pourquoi l’industrie française s’est-elle affaissée depuis plus d’une décennie ? Je continue à penser que notre code du travail est un frein à la création d’entreprise. Peut être le dépoussiérer et l’adapter a la situation économique. Les emplois ont changés, il faut pouvoir aujourd’hui être ‘polyvalent’ Pouvoir s’adapter a une société pluri- professionnel. Est-ce inéluctable ? Non, l’entreprise est le moteur de l’économie, nous devons nous y adapter et travailler plus sur : -Comment fonctionne une entreprise aujourd’hui. -Sa situation économique. -Y intégrés la concurrence. Comment renforcer notre appareil productif, industriel, mais aussi agricole ? Etre à la pointe des technologies nouvelles, modifier l’appareil productif, le sécuriser. Quelle doit être notre conception de l’entreprise ? Un autre regard sur l’entreprise, la regarder comme un moteur de notre économie et non comme une machine à profit. Quel rôle pour les salariés et les partenaires sociaux ? Je suis pour une syndicalisation obligatoire dans l’entreprise pour «3 points » 1)- pour supprimer cette Chappe de plomb « la crainte de perdre son emploi parce qu’on est syndiquer. 2) cela donnera plus de poids aux partenaires sociaux. 3) cela devra plus impliquer les travailleurs à la valeur de leurs travailles et des décisions dans l’entreprise. La robotique et le progrès technologique nuisent-ils à l’emploi ? Non, la robotique et le progrès améliore les conditions de travails, le progrès doit nous permettre de nous émanciper de favoriser notre confort de vie, nous avons trop tendance à sous estimer les nouveaux moyens de produire mieux et plus facilement, Permettre à chaque travailleur de participer à l’amélioration de son outil de travail plutôt que de produire bêtement, est une chance. Comment lutter contre la rente ? Par le partage des bénéfices, le progrès doit permettre de casser les prix des produits. S’assurer que chaque richesse produite bénéficie aux conforts de tous et pas de quelques uns. L’entreprise devrait, plutôt que d’amasser des bénéfices pouvoir les réinvestir dans la science, la santé, la sécurité, ont peut toujours être a la tête d’une grande fortune, mais si la santé et le progrès de la science ne suivent pas à quoi cela sert, nous sommes dans une société où les maladies deviennent de plus en plus compliquaient à guérir et personnes n’est à l’abri. Le risque est-il une valeur de gauche ? Le risque n’est ni une valeur de gauche ou de droite, toute les politiques sont bonnes à prendre du moment où elle contribue à une avancé de la société toute entière.

Louis SANGOUARD, 29 septembre 2014 à 12h06

Ci-joint texte au format pdf

Jean-Paul Joly, 28 septembre 2014 à 7h12

OUI J'AIME L'ENTREPRISE...y a t-il un socialiste qui n'aime pas l'entreprise ?...c'est là où se passe le quotidien de la plupart des gens quand ils ne sont pas au chômage, là où ils gagnent leur vie, c'est leur emploi, elle est source de vie sociale, de promotion sociale ...et ils en parlent de leur entreprise, ils y sont attachés...dans l'industrie, oui, mais pas seulement. ALORS AIMONS L'ENTREPRISE ! ET ce n'est pas le Medef, surtout pas celui aujourd'hui, qui veut réduire outrageusement le droit du travail...il n'est d'ailleurs pas le seul représentant du patronat. L'entreprise c'est autre chose: elle est diverse, individuelle ou collective, artisanale, très petite -petite-moyenne-grande ou très grande...elle est du secteur privé ou public. ou encore mixte avec le secteur de l'économie sociale et solidaire...dans tous les cas elle doit être reconnue comme l'unité de production de biens et de services particuliers ou d'intérêt plus général L'entreprise c'est certes un "chef d'entreprise", et des actionnaires si elle est capitalistique, mais c'est DES SALARIES qui par leur travail sont la source principale de création de la valeur ajoutée...ne les oublions jamais, surtout pas au parti socialiste !! Réhabilitons cette entreprise là, pour le bien de chacun et de tous , elle verse des salaires en contrepartie du travail, ce n'est pas un coût mais une rémunération,..et le prix qu'elle verse en "dividendes" aux actionnaires lorsqu'ils existent doit être raisonnable et correspondre àl'utilité produite par cette épargne, pour l'investissement et le développement de l'entreprise...et pour un socialiste ce ne doit pas être une rente ! Oui il faut soutenir cette entreprise, en création, en développement (recherche, innovation, investissement...), parfois en difficulté...mais toujours avec un objectif qui doit se traduire par des CONTREPARTIES (au moins de moyens), dans l'intérêt même de l'entreprise (investissement , emploi)...les "CICE et pacte de responsabilité" actuels sont à mon sens des contre-exemples pour un socialiste...alors qu'ils auraient pu être exemplaires. Oui à l'entreprise mais toujours avec les salariés, c'est ça pour moi être socialiste !

jean-pierre dieumegard, 27 septembre 2014 à 6h04

Un choix économique a été fait du temps de la présidence de Nicolas Sarkozy, nous n'avions plus besoin de l'industrie, il fallait tout miser sur les services. Le résultat se manifesta sous deux formes le laissez faire de la délocalisation, le laissez faire du déficit du commerce extérieure. D'autre part on nous propose (le Medef) de transformer nos chômeurs en travailleur pauvre comme en Allemagne et en Angleterre.

Blairisme, 26 septembre 2014 à 23h09

Dans un monde qui évolue, on ne peut pas imposer à nos entreprises le replis sur soi-même. Peut-on continuer à paralyser nos entreprises? Dans un système défavorable à nos PME, où l'innovation n'est pas assez soutenu, où sois les entreprises sont prises à la gorge, soit elles sont rentières. Voici mes 5 axes de réflexions : - Halte à la bureaucratie! : Le rôle de l'état est simplifié la vie des entreprises, en allant plus loin de le fameux "choc de simplification" en regroupant certains organismes. Les gains : - économies d'échelles et fin du mille feuille des organismes à destinations des entreprises. - Gain de temps, et de productivité pour les entreprises - Mettre en place un impôt des sociétés flottant : une entreprise qui embauche, qui est respectueuse de l'environnement verra son taux d'imposition baisser, en revanche une entreprise qui licencie verra son taux d'imposition majoré. - Favoriser l'installation d'entreprise dans des zones dites "désindustrialisés" en prenant en charge, par exemple, durant 2 ans , les cotisations patronales. Gains : - Baisse du chômage dans des zones où il est élevé. - L'entreprise sera bien implanté et sera solide financièrement. - Supprimer les petites taxes inutiles. : Évoqué comme piste à une époque, elle aurait permis d'envoyer un message de clarté aux entreprises. - Favoriser les secteurs solidaires et environnementales en apportant au delà de l'aide financière, une réelle aide des collectivités. Gain : favoriser l'innovation. N'oublions pas que sans entreprise, il n'y aurais pas d'emplois donc c'est une gauche responsable, solidaire et dynamique qui doit relancer cette industrie en perdition.

JEAN PAUL GUINET, 26 septembre 2014 à 21h18

Favoriser les entreprises de l'ESS (une personne, une voix!) Planifier la production (alimentation bio, produits durables et réparables, garantis 15 ans (avec pièces détachés disponibles) Plus de gadgets, aussitôt achetés, aussitôt jetés La robotique et le progrès technologique peuvent ne pas nuire à l'emploi, si les gains de productivité sont utilisés pour partager le temps de travail (baisse du non-emploi)

David Mauduit, 26 septembre 2014 à 19h04

Nous ne nous faisons aucune illusion sur l’impact de notre participation ! Et pourtant , nous souhaitons vivement : - Qu’une loi oblige les entreprises à investir 30 pour cent des bénéfices , sous peine de pénalités équivalentes ! - Dans l’amélioration des outils de travail , la Recherche , l’Innovation - Dans la formation , l’apprentissage en entreprise ou en alternance afin que les compétences soient transmises avant les départs en retraite (Allemagne leader du système ) - Que le pacte de génération , proposition de F. Hollande , soit dès à présent activé sur la base de contrats ! - Que l’indépendance de l’inspection du travail soit préservée pour régler les éventuels problèmes entre employeurs et employés (Actuellement , le nombre d’inspecteurs diminue alors que leur champ d’action s’élargit) - Que le Code du Travail soit maintenu sinon le droit de grève et le SMIC pourraient disparaître . N’oublions pas que ce code protège aussi bien le patronat que les ouvriers ! - Que le gouvernement n’oublie pas que ce qui détermine la réussite d’une entreprise c’est l’ampleur du carnet de commandes donc le POUVOIR D’ACHAT qui décline chez les gens modestes , personnes qui , elle