Thème n°12

Europe et souveraineté

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Comment réorienter effectivement l’Union européenne ? Quels éléments de souveraineté partagée pour réaliser une Europe plus démocratique, plus dynamique, plus solidaire, plus influente sur la scène internationale ? Comment y parvenir malgré le recul de la gauche continentale au Parlement européen ? Comment concevoir ses relations avec les autres puissances régionales du globe – Etats-Unis, Chine, Russie, continent africain ? Quel partenariat euro-méditerranéen ?

330 contributions pour alimenter la réflexion

Philip Cordery, 08 novembre 2014 à 23h25

La France a fait le choix de la construction européenne. Pour des raisons historiques, économiques et politiques nous avons décidé de partager notre destin avec nos voisins en créant une communauté de valeurs capable de mieux agir collectivement. L’Europe fait pourtant l’objet d’un contentieux sérieux entre les dirigeants politiques et les citoyens. Dans de nombreux domaines l’Europe a échoué. C’est indéniable. Barroso, Merkel et Sarkozy portent une responsabilité évidente dans la crise de confiance que nous traversons. Sur le plan économique, le choix dogmatique de l’austérité nous a mené aux portes de la déflation. Sur le plan démocratique, l’absence de réaction face à l’autoritarisme d’Orban en Hongrie ou les dérives de Berlusconi ont nuit à l’intégrité de l’Union. Mais ces choix ne suffisent pas à expliquer le rejet dont est l’objet l’Europe aujourd’hui. La France aussi a échoué pendant 10 ans sur le plan économique comme sur celui des libertés. Pourtant en 2012, les Français n’ont pas rejeté la France, mais la politique de Sarkozy et ils ont mis en place une majorité alternative. Ce ne fut pas le cas lors des dernières élections européennes. Les citoyens ont largement rejeté l’Europe. Ils n’ont pas perçu l’alternative. Car le mal est plus profond. La réussite du projet européen passe par la construction commune d’un espace politique capable d’incarner l’intérêt général. Or, celui-ci est trop souvent miné par la méfiance, la crainte de l’autre et la compétition intra-européenne. L’Europe ne sera pas française, allemande ou polonaise. C’est au contraire la recherche de cet intérêt général qui permettra de mieux défendre les intérêts de tous les citoyens, Français, Allemands ou Polonais. Nous ne pouvons pas prôner l’harmonisation fiscale en Europe et demander des taux réduits de TVA, voter des textes européens et refuser qu’ils s’appliquent au seul nom de la grandeur de la France, accuser « Bruxelles » d’une mesure que nous avons nous-même décidée au Conseil européen. Nous ne pouvons pas être européens dans les discours et refuser l’engagement dans les actes. Il en va de la crédibilité de la France. L’Europe doit être mieux intégrée dans notre espace politique. Elle n’est plus une question de politique étrangère. C’est pourquoi, au niveau de l’exécutif, le ministre des affaires européennes doit être rattaché au premier ministre et au niveau parlementaire, une véritable commission des affaires européennes permanente doit voir le jour. Il est temps d’assumer clairement notre engagement européen. L’Europe est l’affaire de tous. Intégrons-la pleinement dans notre action politique quotidienne pour la réorienter et en faire le cadre de notre projet.

Christian Castagna, 08 novembre 2014 à 23h25

Socialiste, européen, fier de l’être, et pourtant ? Nous sortons d’une campagne de renouvellement du Parlement européen qui a montré une fois de plus les insuffisances de nos constructions politiques pour porter une idée européenne indissociable de nos valeurs, de nos combats. Quelles insuffisances ? Au niveau national, le fait de commencer la campagne après des élections municipales désastreuses a lourdement pesé sur le climat politique, réduisant notre message à un enjeu national. Pourtant notre candidat à la Présidence de la Commission était connu depuis très longtemps et notre Manifesto prêt à être popularisé dès la fin février… Nous avons donc tout simplement été incapables de faire exister l’idée européenne à côté, au-dessus, en complément de nos enjeux locaux. Au niveau européen ? Un candidat commun, un Manifesto politique accepté par tous les partis membres du PSE : et pourtant ? A part les déplacements de Martin Schulz, aucune lisibilité européenne de notre campagne !!! Il est donc urgent de réformer et le mode de fonctionnement des partis nationaux et celui du PSE. Comment ? Au niveau du PS Sous l’autorité du Secrétaire national aux Affaires européennes, un véritable travail de formation et d’animation de nos fédérations doit se mener autour des euro-parlementaires, avec le soutien des parlementaires nationaux. A chaque initiative nationale du parti (Conseil national, Convention nationale, Université d’Eté…), une Commission Europe doit se réunir pour préparer un compte-rendu obligatoirement discuté en assemblée plénière. Sous l’autorité des secrétaires fédéraux à l’Europe doit être instituée chaque année une journée du militant européen servant à sensibiliser chaque camarade aux enjeux européens et à lui faire prendre conscience de son rôle au sein du PSE. Au niveau du PSE Avec les autres camarades membres du PSE, nous devons exiger la mise en place d’un agenda faisant que pour les élections au Parlement européen de 2019, le PSE soit devenu un parti non pas de partis, mais bien de militants. Cette feuille de route devra être discutée et approuvée dès le congrès du PSE de l’année prochaine. Nos Etats généraux sont le moment idéal pour en définir les principaux objectifs. C’est tous les jours et dans toutes nos actions politiques que nous devons désormais intégrer la dimension européenne. Faute de quoi, la campagne de 2019 sera une campagne ratée de plus. Pour le malheur de l’Europe.

Christophe Devette, 08 novembre 2014 à 22h55

L’Europe souffre d’un déficit de démocratie et de citoyenneté. Ce déficit est dû au manque de communication des institutions européennes et des Etats membres sur les avancées qu’apporte l’Union européenne aux plus de 500 millions de citoyens européens. Ces avancées sont multiples et touchent un large spectre de la vie quotidienne des citoyens européens tel que l’environnement, l’emploi, ou la formation professionnelle. A partir du moment où les décisions de nos concitoyens sont au niveau communautaire, il convient d’impliquer davantage ces derniers dans les processus européens de décisions, pour ce faire la réorientation de l’Union européenne doit passer pour un élargissement de la désignation des membres des institutions européennes par le vote au suffrage universel direct. Ainsi les citoyens européens désigneraient également d’autres membres des institutions européennes comme le Président du Conseil européen et le Président de la Commission européenne. Une désignation démocratique des représentants des institutions européennes donnerait plus de poids à l’Europe face aux autres puissances mondiales. Au-delà du levier démocratique, des actions concrètes doivent être mises en place pour renforcer l’identité européenne des citoyens. Certaines actions existent certes déjà par le biais des programmes européens, comme Erasmus. Ce type d’action est le meilleur exemple de renforcement d’identité européenne puisqu’il permet aux jeunes qui bénéficient de ce programme de se rapprocher de ses compatriotes européens et de lever certaines barrières identitaires. Cependant il convient d’aller plus loin en instaurant des actions plus marquantes comme l’instauration d’une carte d’identité et d’un passeport européens. Concernant le partenariat euro-méditerranéen, il ne peut qu’être renforcé au regard de l’actualité préoccupante dans les pays du moyen et proche orient, des actions peuvent être mis en place, comme des accords de coopération visant à aider ces pays à renforcer la modernisation de leurs institutions et administrations. De tels accords existent déjà entre les pays membres et les pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne. Enfin concernant le rôle du Parti Socialiste Européen, ce dernier doit affirmer avec courage sa position sociale et fédéraliste. Position sociale où le PSE doit être garant de l’héritage des valeurs sociales de l’Europe qui fait que depuis plus de 60 ans l’Europe est un modèle social qui fait référence dans le monde et position fédéraliste où seule une orientation fédéraliste de l’Europe nous préservera des crispations identitaires et nationalistes d’une Europe repliée sur elle-même qui n’est pas celle de ses pères fondateurs.

Christophe Rouillon, 08 novembre 2014 à 22h41

Avec plus de 100 députés anti européens d'extrême droite élus au Parlement européen dont un quart sont français et avec une abstention record, les élections européennes ont été un choc et un échec. Pourtant les européens restent attachés à l'Union Européenne et une majorité des citoyens de la zone Euro sont favorables à la monnaie commune. L'Europe ne doit plus être le bouc émissaire de nos propres insuffisances. Toutes les lois européennes sont validées par les États, le parlement européen et les parlements nationaux. Ce n'est pas la Commission de Bruxelles qui décide, c'est nous ! Alors comment conforter ce rempart institutionnel, économique et politique face à nos démons nationalistes et fascistes ? Les partis doivent prendre la mesure des enjeux et accorder plus d'importance au travail nécessaire au cœur des institutions européennes pour peser. Alors mettons à jour notre logiciel. L'Union Européenne doit autoriser la Banque Centrale Européenne à racheter les obligations souveraines des États afin d'alléger le fardeau de la dette et d'endiguer le risque de déflation. L'UE doit mobiliser rapidement 300 milliards d'€ pour relancer les investissements des États, des 100 000 collectivités locales et des entreprises dans les domaines de la transition énergétique, du numérique, des transports du futur, de la recherche et de l'innovation. L'UE doit assouplir le régime des aides publiques pour soutenir notre industrie et sauver l'emploi local. L'UE doit mettre en place un Parquet européen pour lutter contre le crime organisé qui coûtent 1 000 milliards d'€ à l'économie licite. Il est urgent de faire payer des taxes aux multinationales là où elles font leurs profits et d'harmoniser la fiscalité des entreprises. L'UE doit encourager les européens à se connaître en rétablissant les crédits pour les jumelages et en doublant les aides Eurasmus pour tous. L'UE doit respecter les engagements des Objectifs du Millénaire visant à consacrer 0,7 % du PIB aux pays pauvres pour éradiquer l'ultra misère à l'origine de l'immigration clandestine. L'UE doit se mettre à l'écoute de ses citoyens et mieux communiquer : décentraliser 20 % des crédits de communication, avec pour objectifs de soutenir un réseau de villes et régions "Amies de l'Europe", de nouer des partenariats avec les médias locaux et nationaux, de planifier la visite d'un Commissaire européen par an et par région et d'imposer la marque "Europe". "Le nationalisme c'est la guerre" alertait François Mitterrand à Strasbourg en 1995. Alors résistons à l'"euro bashing." Agissons pour une Europe plus forte, plus solidaire, pour la croissance et l'emploi. Il faut créer les conditions de l'alternance en Europe.

Jean-Claude Lanzalavi, 08 novembre 2014 à 22h01

Pour une création des régions insulaires de la Méditerranée Européenne Les Etats de la Méditerranée représentent 60% de la population européenne et 55% de la valeur ajoutée de l’Europe. Les îles de la Méditerranée couvrent 4% de la superficie de la mer et 39% de son espace côtier. Parmi les grands défis européens, en citant Iris Radisch, «La pensée Méditerranée à la fois régionale et confédérale a survécu aux grandes idéologies nationales et politiques, et c’est peut être la seule utopie sociale du XXI siècle qui a encore un avenir». Les îles de la Méditerranée sont porteuses de valeurs culturelles et civilisatrices qui forgent l’identité de celles-ci. Elles possèdent souvent des statuts institutionnels spécifiques qui leur permettent de bénéficier de différents programmes européens, notamment ceux à gestion décentralisée ou de coopération territoriale. Y compris pour les Etats non membres de la communauté européenne dans le cadre de la politique de voisinage et de partenariat. La reconnaissance et la création d’une région des îles de la Méditerranée – s’ajoutant au quatre déjà existantes – est un enjeu majeur pour tous les projets porteurs de consolidation et de renforcement des liens entre les îles et, plus largement, pour l’ensemble des pays riverains du bassin méditerranéen. Ces projets pourront alors être accompagnés par l’Europe en : • créant un fonds de développement des îles de la méditerranée • facilitant l’accès aux financements européens aux acteurs de la société civile • promouvant un modèle de développement fondé sur les richesses spécifiques à chaque île Les trois dimensions suivantes sont à considérer en priorité : • l’éducation et la formation : investir dans le capital humain • l’économie de l’environnement et des savoir-faire : investir dans l’économie de la connaissance • la culture : développer le dialogue et l’échange des civilisations et promouvoir la créativité intellectuelle

Jean-Claude Lanzalavi, 08 novembre 2014 à 22h00

Pour une création des régions insulaires de la Méditerranée Européenne Les Etats de la Méditerranée représentent 60% de la population européenne et 55% de la valeur ajoutée de l’Europe. Les îles de la Méditerranée couvrent 4% de la superficie de la mer et 39% de son espace côtier. Parmi les grands défis européens, en citant Iris Radisch, «La pensée Méditerranée à la fois régionale et confédérale a survécu aux grandes idéologies nationales et politiques, et c’est peut être la seule utopie sociale du XXI siècle qui a encore un avenir». Les îles de la Méditerranée sont porteuses de valeurs culturelles et civilisatrices qui forgent l’identité de celles-ci. Elles possèdent souvent des statuts institutionnels spécifiques qui leur permettent de bénéficier de différents programmes européens, notamment ceux à gestion décentralisée ou de coopération territoriale. Y compris pour les Etats non membres de la communauté européenne dans le cadre de la politique de voisinage et de partenariat. La reconnaissance et la création d’une région des îles de la Méditerranée – s’ajoutant au quatre déjà existantes – est un enjeu majeur pour tous les projets porteurs de consolidation et de renforcement des liens entre les îles et, plus largement, pour l’ensemble des pays riverains du bassin méditerranéen. Ces projets pourront alors être accompagnés par l’Europe en : • créant un fonds de développement des îles de la méditerranée • facilitant l’accès aux financements européens aux acteurs de la société civile • promouvant un modèle de développement fondé sur les richesses spécifiques à chaque île Les trois dimensions suivantes sont à considérer en priorité : • l’éducation et la formation : investir dans le capital humain • l’économie de l’environnement et des savoir-faire : investir dans l’économie de la connaissance • la culture : développer le dialogue et l’échange des civilisations et promouvoir la créativité intellectuelle

florent cappelletti, 08 novembre 2014 à 21h14

Même si la gauche a reculé, nous devons avoir un projet un commun. Une Europe sociale , et une Europe de la défense, serait un minimum Quand j'écris une Europe de la Défense elle doit être interne comme externe. A savoir controler les flux des marchandises à l'intérieur et aider à arreter plus vite les malfaiteurs d'un pays à l'autre, mais aussi permettre que les navires poubelles ne puissent pas -autant que faire se peu- polluer les cotes Européennes . Toutes entreprises ou marchandises qui entrera ou voudra entrer en Europe devra respecter des minima sociaux qui seront posés. S'ils ne respectent pas ils devront payer une taxe. Pour cela les pays européens doivent s'entendre sur une Europe sociale. en posant des bases sociales non pas en valeur mais en équivalent de vie. Le salaire minimum- par exemple doit permettre dans n'importe quel pays et dans n'importe quelle ville de se loger (charges comprises) dignement se nourrir et se vétir. Lorsque des pays intervienne à l'extérieur et qu'ils sont soutenus par l'ensemble de l'UE comme c'est le cas actuellement alors ils doivent pourvoir soit être aider financièrement soit avoir moins de contraintes financières au vu des efforts qu'ils consentes. Il faut revoir le budget européenn pour qu'il soit plus conséquent afin que nous puissions rénover nos quartiers et la PAC pour qu'elle aide effectivement ceux qui en ont le plus besoin et pas ceux qui ont les plus grandes étendues ou élevages. Par rapport aux autres puissances, traitons au moins d'égale à égale . Les USA,la Chine ou la Russie ont autant besoin de nous (500 Millions d'acheteurs ça ne se néglige pas) que nous avons besoin d'eux alors n'ayons pas peur de leur fermer nos frontières ou de pratiquer la politique de la chaise vide s'ils nous menacent. Pour ce qui est des pays sub-saharien des pays européens ont une histoire (La France, la Belgique, Les Pays-Bas....) particluière En ce centenaire de 1914, ne l'oublions pas .

Section Saint Aubin du Cormier, 08 novembre 2014 à 21h04

A période régulière, il faut remettre à plat tous les traités.

Claude RIMBERT, 08 novembre 2014 à 20h37

EUROPE ET SOUVERAINETE CONSTAT : Pourquoi les français ne sont plus intéressés par l’Europe ? L’UE s’occupe de beaucoup de choses qui ne correspondent pas aux préoccupations des Français. Ils ont peur que d’autres pays européen leur prennent leur emploi !! ETC… QUELQUES propositions : Harmoniser les contrats de travail et les charges dans chaque pays de l’UE pour éviter ces discordances et ainsi rassurer nos compatriotes sur ces pertes d’emploi déjà suffisamment précarisé par les pays à bas cout. AGRICULTURE : Encourager nos agriculteurs à produire des produits de qualité, en respectant la terre et ainsi se départager de l’agriculture intensive. SMIC dans l’union : créé un smic européen pour éviter ces disparités qui favorisent les délocalisations et pour que les plus faibles puissent vivre plus dignement. HARMONISATION des politiques fiscales et sociales !!! INSCRIRE DANS L’ARTICLE 20 DE LA DECLARATION DE PRINCIPE SUR L’EUROPE Election du président de la commission au suffrage universel en même temps que le parlement Européen. Une vraie diplomatie Européenne pour intervenir dans les conflits internationaux et éviter l’absentéisme de certains pays !!! L’unité Européenne permettrait d’instaurer la stabilité, la mutualisation de nos moyens et la paix !!! LA CIRCULATION DES BIENS ET DES PERSONNES. L’immigration clandestine est un problème réel, qui interroge une partie de l’opinion, nous socialiste, ne méconnaissons pas cette réalité. Nous demandons un meilleur contrôle aux frontières de l’UE pour les personnes et les marchandises. Pour se faire, des gardes frontière européen qui auraient plus de moyens humains, des matériels, une politique de l’immigration commune, une législation, un meilleur traitement humain des situations difficiles, des navires appropriés pour secourir les naufragés , des locaux d’hébergement ETC.. Nous avons un code des douanes Européen. Il nous faut une douane Européenne. Un contrôle aux frontières de l’UE, la même législation, pour éviter les distorsions et la concurrence déloyale entre pays de l’UE, pour un contrôle efficace et harmonisé (contrefaçons, stupéfiants, santé publique ETC…)

jean-denis FOUQUET, 08 novembre 2014 à 20h12

Bon courage à tous, en ces moments difficiles!

Section de Château-Chinon, 08 novembre 2014 à 19h54

Cf.pièce jointe

Délégation socialiste française au Parlement européen, 08 novembre 2014 à 19h49

Construire une véritable souveraineté européenne émanant des peuples La crise de la construction européenne est patente. Si l’Union européenne a su éviter un effondrement général entre 2008 et 2010 en termes économiques, les dégâts sociaux et démocratiques s’approfondissent chaque jour. Face à ce constat, deux voies s’offrent aux socialistes français. Soit ils constatent l’impossibilité de faire de l’Union européenne un véritable espace démocratique où les options politiques peuvent se confronter et il faut alors ré-identifier souveraineté populaire et souveraineté nationale. Il faut également en accepter les conséquences possibles sur l'existence de l’euro et d’un parlement représentant directement les citoyens européens. Soit ils pensent plus que jamais que le temps des espaces continentaux est arrivé et qu’ils sont des cadres essentiels pour lutter contre les dérives du capitalisme et du libéralisme. Pour nous, c’est bien le deuxième chemin qui est à prendre résolument. Nous voulons mener cette bataille qui fait de l’Europe au même titre que les nations un échelon où s’expriment les préférences collectives des citoyens par leurs représentants démocratiquement élus. Quelques combats en ce sens ont déjà été gagnés : L’Europe est une puissance qui porte des valeurs, des principes qui sont ceux de la démocratie, de la liberté, du bien commun, du progrès et de la solidarité. L’Europe s'est construite autour d'hommes et de femmes qui lui ont donné une vision, des institutions communes dotées du pouvoir d'initiative et de capacité d'entrainement pour développer des projets communs et harmoniser les règles en Europe, un Parlement européen qui légifère et contrôle, des Etats membres et des régions respectés au titre de la subsidiarité et des citoyens associés dans le processus démocratique en marche. Lors des dernières élections européennes, les partis politiques ont parlementarisé l'Union européenne en obtenant que le candidat de la formation politique arrivée en tête soit désigné à la présidence de la Commission par le Conseil européen. Cette désignation, qui met un terme aux obscurs marchandages entre chefs d'Etat et de gouvernements, constitue un saut démocratique sans retour en arrière possible. Dorénavant, seules les personnes ayant concouru et remporté les élections européennes en tant que tête de liste de leur parti pourront obtenir le poste. C’est le signe que l’Europe politique progresse. Un long chemin reste à parcourir.... LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT.

Sylviane Brunner, 08 novembre 2014 à 19h05

Europe et Souveraineté. Parler d'une façon clair des options choisies pour l'Europe des peuples. Avancer en Europe avec des lois sociales communes, en évitant les disparités qui ne font que diviser. (Parité salariale, protections sociales...) Expliquer, à tous niveaux, qu'en critiquant l'Europe, on fait des anti-Européens les élus qui nous représentent. Les Etats sont ainsi dénigrés et perdent leur crédibilité. Sans l'Europe plus de progrès possible, surtout dans le contexte de la mondialisation. (Puissance vis à vis des grands pays : USA, Chine, Russie, et Amérique du sud...)

Maurice-Alain BAILLERGEAU, 08 novembre 2014 à 18h57

Si nous estimons que les travaux de PIKETTY comme dignes d'intérêt, il faut noter que, pour lui, l'impôt progressif annuel sur le capital (de 0,1 à 5 %) n'a aucune chance d'aboutir, sans un haut niveau de coopération internationale et d'intégration; Il conclut en écrivant:" Le maintien des états-nations européens ne permettra pas de trouver une solution" Où situer l'intégration européenne pour gagner cette bataille ? Le voulons-nous ? Le pouvons-nous ?

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 18h38

Pour un PS orienté Europe Force est de constater que les décisions prises au sein des instances d’une Union Européenne, notoirement éloignée du prisme médiatique et de l’entendement de nos concitoyens, contraignent de plus en plus les politiques nationales. Les débats Européens tendent à se politiser favorisant par ailleurs la démocratisation de ces mêmes institutions. Ainsi, la difficulté de mener pleinement une politique nationale progressiste et solidaire corsetée par une Europe dominée par les conservatismes et les égoïsmes de tout poil met-elle d'autant plus en exergue la perte apparente de souveraineté nationale. Si certains sont tentés de s'extraire du processus européen, il convient de rappeler que nous, socialistes, nous nous sommes prononcés par le passé en faveur de cette "construction dans la perspective d'une Europe politique, démocratique, sociale et écologique" » (Art.20 Déclarations de principe). Il semble aussi nécessaire de rappeler que la lutte et non le renoncement est au coeur même de l'ADN de notre engagement. C'est pourquoi, il est capital que nous nous dotions enfin pleinement des capacités de mener notre combat socialiste sur un théâtre européen trop souvent négligé, par ignorance ou égocentrisme national. Pour cela, il nous faut d'abord reconquérir auprès de nos partenaires européens une crédibilité trop souvent mise à mal. Pour ce faire, il nous parait indispensable que le parti assume pleinement l’objectif de favoriser l'émergence de militants et de responsables politiques pluralistes, destinés et préparés à gouverner l'UE aux côtés de nos camarades européens. Cette reconquête implique un engagement total et exclusif de la part de l’ensemble de nos représentants pendant toute la durée de leur mandat. En contrepartie, il appartient au parti de pleinement soutenir, relayer et encourager leurs actions. Au delà, de nos dirigeants, il est indispensable d'intégrer pleinement le niveau européen dans nos réflexions et nos débats. C’est pourquoi il est nécessaire de sensibiliser les militants par le biais de la formation, de l’information et du dialogue permanent avec nos camarades des partis frères. Nous disposons pour cela du PSE. Au delà de notre engagement à « tout mettre en oeuvre pour le renforcer dans ses structures… » et au delà des différences qui nous séparent, pesons de tout notre poids afin d’en faire le mouvement militant trans national indispensable à l'émergence d'une société Européenne fondée autour de nos valeurs communes.

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 18h37

Europe sociale Selon les termes de notre déclaration de principes : « Pour les socialistes, [l'Europe] doit avoir pour mission, par ses politiques communes d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance durable et le progrès social, de conforter le rôle des services publics, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre ». C'est sur cette base que nous devons continuer à avancer vers une Europe sociale. A l'instar de la Garantie Jeunesse voulue par François Hollande, l'Europe doit continuer à œuvrer pour assurer à chaque jeune la possibilité de trouver un emploi à la sortie du système scolaire. L'accent doit également être mis sur l'aide aux plus démunis, en renforçant notamment les ressources du Fonds européen d'aide aux plus démunis et du Fonds social européen. Dans l'esprit de progrès du Manifesto rédigé pour les élections de 2014, nous devons réaffirmer le principe d'un salaire minimum dans chaque Etat membre, afin de garantir à l'ensemble des travailleurs européens un niveau de vie décent. C'est dans une logique de participation que nous devons également promouvoir le dialogue social européen, notamment entre les associations patronales et les syndicats de travailleurs. Etre européen, c'est aussi lutter contre toute forme de discrimination et pour l'égalité des droits, particulièrement dans les relations de travail. Etre socialiste en Europe, c'est en outre faire entendre notre voix pour que le droit de la concurrence ne prime pas sur le droit de chacun à accéder aux services d'intérêt économique général. Enfin, dans une Europe sociale telle que nous la voulons, la libre circulation des travailleurs doit être accompagnée du principe de l'application des règles du pays d'exercice de l'activité, afin de prémunir chaque Etat contre une concurrence déloyale et de garantir aux travailleurs européens qui circulent les mêmes protections que celles accordées aux ressortissants du pays d'activité. Dans le prolongement de ces protections, la portabilité des droits sociaux doit nécessairement être garantie.

Marietta KARAMANLI, 08 novembre 2014 à 18h34

Contribution de Marietta KARAMANLI "« Pour une nouvelle alliance des parlements nationaux et du parlement européen » ( version "plus " longue)

Marietta KARAMANLI, 08 novembre 2014 à 18h32

Contribution de Marietta KARAMANLI « Redémarrer l’Europe, redéployer nos forces » (version "plus " longue)

Marietta KARAMANLI, 08 novembre 2014 à 18h26

Une Europe nécessaire et à re-légitimiser Comment l’Union européenne (UE), association volontaire d’États parmi les plus riches et les plus développés du monde, peut-elle générer chez bon nombre de ses habitants scepticisme ou rejet? Si les Etats-nations ont perdu en substance et en efficacité dans leur ressort propre et que l’Europe peut le regagner et peut faire ce qu’ils ne peuvent (plus) faire seuls, comment se fait-il que cette idée de bon sens ne s’impose pas davantage ? L’explication est probablement que les progrès à accomplir en matière budgétaire, économique et sociale sont liés aux progrès du fonctionnement démocratique de l’Union entre les Etats et au niveau de chaque Etat. Les « lois » européennes relèvent souvent de dispositions peu « visibles » et souvent très techniques. Au niveau de l’Union les approches qui prévalent sont le plus souvent des approches sectorielles, par nature fragmentées et les processus de négociations souvent sans fin et à tous les niveaux, tendent à diluer la signification globale des décisions. Recréer de la délibération politique lisible Ce qui manque à l’Europe c’est peut-être le moment du débat public et de la délibération politique préalables à toute appropriation par les citoyens des décisions les plus fortes au moment où elles vont être transcrites dans le droit. Qu’on le veuille ou non, les parlements nationaux continuent de créer du débat public, des clivages, voire de la passion et évidemment produisent de la délibération politique, toutes choses qui donnent son sens à la loi comme expression de la volonté générale. Cela peut être matière à réflexion pour les Etats et l’Union Européenne. En l’absence de progrès rapides sur la meilleure façon que s’impose une démocratie parlementaire « pour tous » et à l’européenne, il convient peut-être aujourd’hui, d’inventer un endroit où les parlementaires, nationaux et européens, de tous les Etats au sein de la zone euro voulant aller de l’avant puissent examiner, discuter, proposer et peser de façon contradictoire les orientations notamment dans les domaines économique et budgétaire. Il ne s’agit pas d’affaiblir le Parlement européen qui comporte des députés d’Etats non membres de la zone euro mais de renforcer les parlements nationaux qui veulent agir. Le principe serait que les parlementaires nationaux et européens concernés puissent discuter des orientations économique et budgétaire des Etats, fixent un objectif d’endettement et un niveau de financement, se saisissent d’un certain nombre de sujets significatifs pour les droits et la protection des citoyens européens, de façon contradictoire et par un vote démocratique.

Marietta KARAMANLI, 08 novembre 2014 à 18h18

Redémarrer l’Europe C’est une évidence, l'évolution de notre pays est aujourd’hui très liée et de plus en plus à celle de l'Europe. La situation économique française n'est pas aussi isolée que certains propos le voudraient ou le croient. A l’évidence une des clefs pour de meilleures perspectives réside dans les choix que les Etats feront collectivement en Europe. Les investissements et les emplois qu’ils portent dans des domaines comme ceux de la transition énergétique, d’une industrie innovante, substituant les énergies nouvelles aux énergies fossiles, des transports, dans les technologies de la communication, de l’habitat et encore des modèles d’enseignement sont autant de défis à saisir et à « modeler ». De façon plus globale, l’Europe ne peut fonder sa dynamique et sa légitimité sur la seule unification économique ou ses institutions mais bien sur ses finalités. Elle doit donc proposer à son niveau une nouvelle citoyenneté sociale fondée sur au moins trois nouveaux « contrats » de citoyenneté : le premier entre les sexes, car le travail féminin est aujourd'hui irréversible et modifie profondément la vie quotidienne ; le second entre les générations pour mieux partager l'activité et les revenus et préserver un équilibre environnemental ; le troisième entre l'Etat trop souvent bureaucratique et les citoyens qui revendiquent davantage de participation démocratique. Interroger nos faiblesses et redéployer nos forces En matière de dépenses publiques et sociales, nous devons regarder là nous dépensons plus avec moins d’efficacité que nos partenaires ou différemment. Je ne prendrai qu’un exemple. En 2012 nous avons dépensé 1,9 % de notre PIB aux dépenses de défense contre 1,1 % pour notre partenaire Allemand. Cette dépense nous permet non seulement d’exercer notre souveraineté mais c’est aussi une dépense qui profite à l’Europe entière dans le cadre des actions sur des conflits extérieurs qui mettent aux prises de plus en plus des populations au sein de mêmes entités. La question d’une défense européenne et de la contribution des grands pays (démographiquement et économiquement) à celle-ci est donc d’actualité. Cela pose la question du calcul de notre déficit mais aussi celle du renforcement de la mutualisation des moyens en Europe. Plus globalement un travail de revue de nos dépenses en fonction de nos résultats devrait être engagé non pas en fonction de nos présupposés mais en fonction de ce que nous faisons réellement et des bénéfices que nous en attendons. Nous devons engager un double mouvement : aller vers l’Europe pour mieux revenir vers notre pays.

Catherine Souchal, 08 novembre 2014 à 16h50

Le parti socialiste est un parti qui, au niveau du discours, ne cesse d’affirmer ses convictions et ses engagements en faveur de la construction d’une vraie démocratie européenne. Cet engagement européen est pourtant démenti, dans les faits, par des pratiques qui discréditent cet engagement en particulier, pour la désignation des candidats du parti aux élections européennes. Nous souhaitons que les candidats socialistes aient des compétences et des convictions européennes avérées, qu’on arrête de désigner des candidats pour l’Europe par défaut ! Un travail de fond en Europe implique aussi la continuité sur plusieurs mandats et nécessite un investissement de longue durée. Cette priorité européenne nécessite aussi au niveau de l’exécutif le choix d’un ministre compétent et convaincu ! Certaines désignations apparaissent trop souvent comme une manière de récompenser ou de recaser des élus. Il en va de la crédibilité du parti socialiste français aussi bien que de celle de la France en Europe .

Jean Claude Hiquet, 08 novembre 2014 à 16h35

Les Etats Unis d'Europe L'Europe est notre horizon véritable. Reprendre dans notre déclaration de principes la formule de Victor Hugo "Pour les Etats Unis d'Europe" avec une nouvelle contractualisation par les Etats volontaires et une nouvelle étape de l'intégration européenne. Donner un contenu véritable à l'adhésion au PSE. - Indiquer clairement les pertes de souveraineté, les souverainetés partagées ou les domaines strictement nationaux. Reprendre les idées des années 1950 et proposer une CED (communauté européenne de défense) - Remettre en question la bureaucratie européenne actuelle qui a tant fait pour entretenir cette suspicion parfois avérée pour l'idée européenne. - En finir avec les paradis fiscaux et engager des actions de prévention des "bulles financière" en Europe. - Faire l'Europe du concret, des européens. Ne pas limiter, dans les faits, le libre échange aux domaines de l'économie.

Appel des 1000, 08 novembre 2014 à 16h12

Contribution de l’Appel des 1000 Approfondir et renouveler le projet européen L’Union européenne est au cœur des grands enjeux d’aujourd’hui : elle s’avère, plus que jamais, le niveau pertinent pour affronter les problèmes géopolitiques, économiques, climatiques, porter nos valeurs et notre héritage humaniste commun, offrir de nouvelles perspectives d'émancipation et de progrès. A nous, socialistes français, de promouvoir une véritable culture de l’Europe : dépassons les différends du passé, construisons une véritable réflexion politique européenne et agissons avec nos partenaires du PSE, afin d’élaborer des solutions concrètes. L’Europe, lorsqu’elle promeut les valeurs de la démocratie et offre une perspective d’amélioration des conditions de vie, emporte l’adhésion populaire. La zone euro apparaît comme le vecteur naturel d’une intégration accrue et le creuset de l’union politique. La crise a mis en évidence les défauts de sa construction originelle, qui a fait d’elle une simple union monétaire, privée d’union budgétaire, dépourvue aussi d’une véritable assise démocratique. Deux objectifs doivent permettre à la zone euro de dépasser ces limites et de recréer l’adhésion au projet européen. Ils sont extrêmement dépendants l’un de l’autre, tant l’intégration politique renforcée que suppose le premier est propre à légitimer sur le plan démocratique le second. Le premier objectif tient à la mise en place d’une Assemblée des Nations de la zone euro. Elle serait l’émanation des Parlements nationaux qui y délègueraient une partie de leurs représentants. Cette Assemblée aurait le pouvoir de débattre des orientations de la politique économique commune, de voter le budget et les impôts communs à la zone et serait l’interlocutrice de la Banque centrale européenne. Le deuxième objectif concerne l’instauration d’un budget pour la zone euro afin de la stabiliser et de soutenir la croissance. Il s’appuierait sur des ressources propres à l’Union économique et monétaire - de type taxe sur les transactions financières et impôt sur les sociétés, votés par l’Assemblée des Nations, ce qui limiterait la concurrence fiscale. Il pourrait contribuer à un système d’assurance chômage commun à la zone euro, qui atténuerait les déséquilibres économiques, sociaux et démographiques, présents et futurs. Cette nouvelle Union économique et monétaire serait le moteur de l’Union Européenne à 28, dont le cœur de compétence resterait le marché unique et les politiques d’accompagnement associées. Elle permettrait de jeter les bases d’un renouvellement du projet européen, réorienté vers le soutien à la croissance et la lutte contre le chômage, et adossé à une vraie légitimité démocratique.

André JEUFRAULT, 08 novembre 2014 à 15h46

Européen convaincu, je trouve que nous n'allons pas assez vite dans l'intégration européenne. C'est pourquoi je fourni quelques unes de mes idées dont certaines pourraient être mise facilement en place. (voir fichier CONTRIBUTION.pdf) . André JEUFRAULT (06 77 70 19 80)

Besoin de Gauche , 08 novembre 2014 à 14h28

Contribution aux Etats Généraux du Parti socialiste de "Besoin de Gauche" Le socialisme européen et français s’est, notamment, construit autour de deux questions essentielles : la question sociale et la question démocratique. D’abord dans le cadre national. Puis, choix historique majeur, dans le cadre Européen. I. Faire l’Europe politique L’Europe est notre histoire, et depuis des siècles. Elle est notre matrice de civilisation au travers des valeurs d’humanisme que nous avons léguées au monde, pour le meilleur et le malheur aussi. Aujourd’hui, face à une planète en bouleversement, dans le cadre d’une mondialisation accélérée, l’Europe sera-t-elle notre destin politiquement assumé et solidairement partagé ? Il est de bon ton de la critiquer, vilipender, de l’abaisser, de la réduire à un Léviathan monstrueux, à une construction technocratique froide, éloignée des peuples, et au final d’en faire, lâchement, le bouc-émissaire de nos difficultés Bien sûr, il n’y a pas de fumée sans feu : l’Europe est malade de son fonctionnement, de ses travers et dérives bureaucratiques, mais surtout de l’idéologie libérale qui la préside et l’identifie, en contradiction intrinsèque avec la nature originelle du projet. Elle fait, d’abord, les frais de notre médiocrité d’ambition et d’enthousiasme, incapable de prendre vraiment la mesure et le compte d’une mutation exceptionnelle. Telle qu’elle est sous nos yeux, cette Europe n’incarne plus – ou trop insuffisamment - en particulier pour nos jeunes, cet espoir, cet élan, cette perspective pourtant inédite dans l’histoire des hommes, constituant la seule grande aventure qui vaille d’être menée jusqu’au bout, et ce plus encore au vu du changement de paradigme planétaire en cours. D’autant qu’à y regarder de près, elle ne mérite pas l’opprobre dont elle est accablée : que de chemin parcouru malgré tout en cinquante ans jusqu’à la coordination budgétaire et l’union bancaire dont l’application n’est pas encore à l’œuvre... LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT.

Université Grenoble, 08 novembre 2014 à 9h33

La dépossession du pouvoir du bulletin de vote de nos concitoyens Lors des élections présidentielles et législatives, nous nous présentons devant nos concitoyens avec un projet de transformation sociale, pour réduire les injustices de notre société. Seulement, traité après traité européen, la capacité du gouvernement et du parlement français à décider d'une politique économique, et donc d'engager une transformation en profondeur de la société, par une autre répartition des richesses et du temps de travail, par de nouveaux choix d'organisation de la société qui arrête sa marchandisation croissante, et réduite. C'est que la souveraineté – c'est-à-dire – la capacité de créer la loi qui organise la société, est, en matière économique largement transférée au niveau européen. Nous, socialistes français, internationalistes, nous avons lutté pour l'avènement de ce projet, afin d'être un jour en capacité de construire des politiques progressistes au niveau de l'Union européenne. Ainsi, désormais, la politique économique est décidée au niveau européen. Pour autant, cette politique se fait à huis clos, au sein du Conseil de Ministre de l'Union Européenne, et non après un débat politique qui engloberait l'ensemble de la société européenne, et qui serait pourtant essentiel au bon fonctionnement de la démocratie. Au lieu d'être le fruit d'un débat politique rassemblant les européens, elle est le fruit d'accords diplomatiques entre les gouvernements des États membres. Malheureusement, les traités européens ont également un second inconvénient, que nous connaissons, et qui explique qu'une part majoritaire des citoyens de gauche ait rejeté le Traité Constitutionnel Européen en 2005 : ils inscrivent dans le marbre des politiques économiques d'inspiration néolibérales – si strictes que nous ne respectons pas l'ensemble des préconisations économiques ces Traités, alors qu'ils ont théoriquement une valeur constitutionnelle. Ils n'en demeurent pas moins un outil idéologique extrêmement puissant pour les néolibéraux afin d'imposer, au niveau européen, leur modèle de société : des individus consommateurs plutôt que citoyen, un niveau d'inégalités très important, et le dessaisissement du Politique des champs économique et social, signifiant par là le retrait des principaux outils de transformation social, et laissant la place à un accroissement sans limite des inégalités. C'est ce qui donne le sentiment à nombre de nos concitoyens, et parfois de nos camarades, que la souveraineté politique en matière économique n'a pas été transférée au niveau européen, mais qu'elle a tout simplement disparue, et que c'est désormais l'argent qui fait la loi – qui est donc le souverain.

Bernard MERY, 08 novembre 2014 à 8h50

Faire l'Europe sociale. L'union européenne est une merveilleuse idée, malheureusement dévoyée. Son objectif initial est atteint: le risque de guerre territoriale semble avoir disparu, mais la guerre économique fait rage. Nous voyons une Europe dominée par l'ultralibéralisme (Commission, BCE), où règnent en maîtres concurrence entre les pays et dumping salarial, social et fiscal. Tant que les bases d'une véritable Europe sociale et démocratique ne sont pas posées, les socialistes ne peuvent pas être satisfaits, et devraient en tirer les conséquences.

Génération 6 Mai Collectif, 08 novembre 2014 à 0h02

Notre avenir : Jamais sans l’Europe ! Une Europe sociale et démocratique ; une Europe social-démocrate. Comme le rappelait Lionel Jospin, « les sociaux-démocrates seront d’autant plus forts qu’ils travailleront de concert à l’échelle européenne. Mais à une condition : ils doivent comprendre que les réalités nationales, les histoires propres, les paysages politiques, doivent absolument être pris en compte et préservés. » Inspirés comme beaucoup par Jacques Delors, nous défendons l’idée d’une « Fédération d’Etats-nations » européenne. C’est pourquoi nous souhaitons promouvoir une culture commune aux sociaux-démocrates européens : le dialogue et le compromis. La réussite de cet objectif dépend de la relation franco-allemande. Elle est le véritable moteur de l’Union Européenne, mais doit être rendue plus tangible à l’échelle des citoyens. Nous souhaitons vivre l’Europe concrètement. Pourquoi ne mettrions-nous pas plus d’Europe à la télévision ? Mobiliser l’ensemble des citoyens sur la question européenne, c’est nous donner toutes les chances de transformer l’Europe vers plus de démocratie et plus de considération pour les questions sociales. Nous venons de dire « Au revoir, nous ne te regretterons pas… » à Junker. Il incarne l’Europe que nous ne voulons pas. Une Europe austère, autoritaire, ravageuse pour les peuples et destructrice pour les démocraties. Nous souhaitons une Europe plus réformiste, plus sociale et davantage démocratique. Nous appelons à sortir d’une Europe idéalisée, inapplicable au regard des cultures politiques de nos voisins. Nous proposons un modèle garant des valeurs de Justice sociale et de solidarité mais aussi de rationalité et de liberté. Pour nous, la France est un magnifique miroir de l’Europe, sur le principe de la laïcité, de la séparation des Eglises et de l’Etat, elle permet le vivre-ensemble qu’elle doit affirmer encore. Si nous sommes ambitieux, déterminés et prêts à surmonter les obstacles parce que portés par une profonde conviction européenne, nous inventerons alors un modèle qui saura allier l’exigence allemande, la liberté anglaise, l’organisation scandinave et la solidarité méditerranéenne.

Stephane MELCER, 07 novembre 2014 à 22h56

Entre la représentation imparfaite des différentes sensibilités politiques à l’Assemblée Nationale, la gouvernance européenne qui ne laisse pas sa place au Citoyen, et les affaires au plus haut sommet de l’Etat, la France connaît aujourd’hui une grave crise de confiance démocratique. La seule réponse positive face à cette défiance grandissante réside dans une réforme profonde des institutions, réforme qui doit marquer les esprits à travers l’instauration d’une 6ème République. Cette contribution vise à en proposer quelques contours, tout en s’efforçant de la penser globalement afin de la rendre compatible d’un fonctionnement au niveau européen. Tout d’abord il semble évident qu’à terme, le fonctionnement parlementaire national sera amené à disparaître peu à peu pour être remplacé par des prérogatives du Parlement Européen. Car en effet, comment concilier 2 pouvoirs législatifs exerçant sur le même territoire ? Or c’est bien le Parlement Européen qui a vocation à harmoniser la législation sur l’ensemble du territoire européen, afin de limiter la concurrence déloyale au sein même de l’Europe. Alors que nos parlements nationaux deviennent chaque jour un peu plus les caisses enregistreuses de la politique décidée à Bruxelles par la Commission, le Conseil et le Parlement européens, il est urgent de repenser le rôle de nos institutions et de préparer leur avenir. Le Parlement Européen étant donc destiné à monter en prérogatives, il se doit d’améliorer son fonctionnement démocratique et sa proximité avec les citoyens. Concernant l’exécutif, le Président de la commission européenne (c’est-à-dire de l’Europe) doit être élu au suffrage universel direct, comme c’est le cas en Vème République. Pour le Parlement Européen, les élections législatives actuelles - ancrées dans les territoires - doivent servir de modèle. Cela implique un redécoupage global des circonscriptions au niveau européen, par exemple sur la base d’un député par circonscription de 200000 habitants (soit environ 2600 députés dont 330 français). Les élus deviendront directement députés européens, après vérification de leur bonne moralité (casier judiciaire, situation fiscale, etc.) Comme contre-pouvoir au transfert de souveraineté législative vers l’Europe, chaque pays de l’UE garderait sa Constitution, sous réserve qu’elle ne mentionne que des grands principes, et non des données chiffrées ou des détails de gestion. Charge à la Commission Européenne de proposer des lois compatibles, faute de quoi une loi ne s’appliquera que dans les pays où elle n’est pas anticonstitutionnelle. Toute modification de la Constitution d’un pays se fera exclusivement par Référendum.

Faire respecter par Israël les droits de l’homme, la légalité internationale, les principes républicains Alors que se déroulait cet été un nouveau carnage à Gaza, le PS s’est contenté d’un appel indifférencié à la paix en ignorant l’injustice fondamentale du rapport colonial entre Israéliens et Palestiniens. Il est urgent de poser les principes qui doivent fonder nos prises de position face aux excès renouvelés de la droite qui gouverne aujourd’hui Israël, alliée à une extrême droite xénophobe et raciste. Le souci légitime de sécurité des uns ne saurait être un absolu se traduisant par une absolue insécurité des Palestiniens parqués à Gaza dans une prison à ciel ouvert ; le respect des droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes requièrent que soient levés le blocus de Gaza et la fermeture des frontières ; le corollaire en est bien sûr l’empêchement des tirs de roquettes sur Israël. La colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par quelque 600.000 Israéliens aujourd’hui annihile toute perspective de Palestine libre ; cela doit cesser et la colonisation reculer, dans le respect de la légalité internationale. Allons plus loin et, comme la Suède ou le Brésil, reconnaissons aux Palestiniens un Etat membre de plein droit des Nations-Unies. En Israël même, l’état de droit doit être le même pour tous ; c’est un principe républicain ; le concept même d’Etat juif se traduit par un apartheid à l’égard des non-juifs. Les négociations de paix sous l’égide des Etats-Unis ont échoué. Il est illusoire de croire que de simples bons offices pourront un jour amener une solution à deux états dont ne veut pas le gouvernement israélien. Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et impose une solution juste et durable. Au lieu de conforter Israël par un accord d’association, l’UE a les moyens d’exercer des pressions, comme elle sait le faire, par exemple, sur la Russie. La France est particulièrement sensible à ce conflit, tant par ses responsabilités historiques dans la région que par le nombre de ses citoyens de religion juive (plus de 600.000) et par le nombre de ses citoyens musulmans ou d’origine arabe (près de 8 millions) ; elle doit à tous une vigilance absolue contre toute forme de racisme. Elle peut jouer un rôle moteur dans l’Union Européenne et peser à l’ONU. Cela renforcerait d’ailleurs la légitimité de son implication militaire contre ces fous sanglants de Daech et éviterait le procès du « deux poids, deux mesures ». Les principes de justice sont universels ! Plusieurs signataires

Denis CABEZAS, 07 novembre 2014 à 21h07

Le constat est limpide, depuis le début des années 80 le rouleau compresseur libéral écrase tout sur son passage. La mondialisation est à la sauce libérale et l’Europe fait également sienne cette idéologie. Tenter de s’y opposer c’est immédiatement se faire traiter de « passéiste » jusque dans nos rangs. Dans ce contexte réorienter l’Union Européenne s’apparente à une gageure. Pourtant c’est le territoire pertinent pour mettre en place un espace social qui s’opposerait aux politiques économiques menées dans les autres zones de la planète. Pour y parvenir Il faut retrouver nos racines, redonner, en les réformant, à l’internationale socialiste et au Parti socialiste européen leur rôle historique. Il ne s’agit pas de prôner la révolution, nous avons fait le choix de l’exercice du pouvoir dans le cadre de la démocratie parlementaire, mais d’imposer, en créant un rapport de force, une meilleure répartition de la richesse dans les pays de l’Union. Il faut imposer aux côtés des normes de sécurité et sanitaires, acceptées par tous, des normes sociales, en définissant les moyens financiers nécessaires pour mettre en place dans l’Union, une protection sociale et un droit du travail qui redonneront de la dignité aux hommes et remettront la concurrence à un juste niveau. Ensuite il faudra que l’Union impose aux partenaires commerciaux qu’ils respectent les droits des salariés s’ils veulent avoir des relations commerciales. Utopique, peut-être mais cette appellation a été donnée aux premiers socialistes. C’est vrai qu’au début du XIXème siècle parler de droits sociaux alors que le terme était lui-même inconnu pouvait paraître complétement irréel. Et pourtant la suite de l’histoire allait prouver le contraire. Aujourd’hui la mobilisation est possible, il faut simplement qu’une organisation serve de catalyseur à ces forces, pour le moment, dispersées. C’est la condition essentielle pour redonner de l’espoir à celles et ceux, en particulier les jeunes, qui se sont détournés de nous à mesure que nous abandonnions nos idéaux

Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy, 07 novembre 2014 à 20h04

C’est en impliquant les militants que le Parti Socialiste Européen pèsera sur les institutions européennes et l’avenir de l’Europe. Le socialisme est par définition internationaliste et européen. Le Parti Socialiste Européen (PSE) est aujourd’hui le mouvement commun de tous les partis socialistes et sociaux-démocrates européens. Pour parachever son organisation et qu’il devienne véritablement le parti de tous les militants, son organisation et son fonctionnement doivent ainsi être repensés. Le 1er mars dernier, le PSE s’est réuni lors d’un congrès à Rome, à l’issue duquel un manifeste commun a été adopté et Martin Schulz a été désigné comme candidat à la présidence de la commission. Cet élan démocratique est à pérenniser et à développer. Aujourd’hui, le PSE est un mouvement encore opaque, peu ouvert aux militants. Son impact sur la politique européenne est faible. Il prend peu de décisions, la ligne politique se décide par des négociations intra-partisanes. Le militant est le laissé-pour-compte. Il faut que cela change. D’autre part, les relations entre le PSE et le groupe Socialistes et Démocrates du Parlement Européen doivent être clarifiées pour que les décisions prises par le groupe soient cohérentes avec celles du PSE. Ainsi : 1) Son organisation doit être repensée en fonction des idées et non plus des nationalités. Le PSE doit créer par lui-même sa ligne politique à travers des congrès, des instances consultatives militantes où le vote direct des militants sera introduit sur les textes et ses dirigeants. Le militant serait alors au cœur du fonctionnement du PSE 2) Les informations sur les formations du PSE doivent être davantage diffusées via les partis membres. Instaurer une journée du PSE partout en Europe afin de sensibiliser les militants non encore activistes à franchir le pas. 3) Pour permettre une juste coopération entre le PSE et les différents partis nationaux, un représentant du PSE doit pouvoir être membre des instances dirigeantes des partis membres 4) Pour être pleinement impliqués, les militants doivent pouvoir élire, au sein de leurs partis nationaux respectifs, leurs représentant(e)s aux événements du PSE, comme cela se fait déjà au SPD. 5) Les députés européens doivent davantage se concerter au sein du PSE afin de faire émerger les idées progressistes qui seront débattues au sein des institutions 6) Le PSE doit être à l’avant-garde des idées d’avenir. Pour ce faire, le PS doit faire pression pour que l'UE crée enfin un réel statut juridique commun pour les partis européens, condition sine qua non pour faciliter la participation de ceux-ci aux campagnes nationales. Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy et Damien Hentry

Frederic Béret, 07 novembre 2014 à 18h25

On doit permettre aux régions de garder et de pratiquer leur spécificités,leurs particularités régionales ( culinaires,culturelles, méthodes de pêche,etc....,etc...)

PS FEDERATION DES FRANCAIS A L'ETRANGER, 07 novembre 2014 à 17h30

Fédération des Français de l’étranger Etats Généraux des Socialistes Contribution fédérale ‘Réenchanter l’Europe’ Dans nombre de domaines - économique, politique, culturel… - la souveraineté de la France s'exerce au niveau Européen : c’est là qu’il nous faut penser et agir. La construction européenne, par la méthode communautaire, est un exemple unique de coopération entre peuples, fondée sur la démocratie et l’intérêt général. Nous voyons l’émergence progressive d’une entité politique aux liens à la fois solides et souples, unie par des politiques harmonisées, sociale, fiscale voire diplomatique et militaire. L'alternative est la confrontation des intérêts nationaux immédiats d'une façon plus ou moins négociée, où la loi du plus fort dominerait à l'intérieur et la division nous affaiblirait à l'extérieur. Il ne suffit certes pas de se proclamer Européens mais, face aux volontés de repli, d’élaborer la réponse socialiste et la mettre en œuvre avec cohérence. L'Union européenne est née d’une volonté de paix et de démocratie. A un moment, ces objectifs semblaient atteints et la défense des intérêts communs suffisante. Or ces valeurs restent toujours à défendre, avec notre volonté d'intégration solidaire et humaniste : un projet mis à mal aujourd’hui par les politiques néolibérales. Socialistes, nous voulons une Union plus intégrée, plus politique et plus fédérale : c'est-à-dire plus efficace et démocratique, car plus sociale et plus juste. La zone euro doit en être le moteur. Par sa taille critique, l’Union nous permet d’entrer dans la mondialisation avec des atouts ; elle nous protège de ses excès par l'euro, par notre poids commercial et notre capacité à négocier et réglementer. Elle signale notre place dans le monde à l’aune des valeurs démocratiques et humanistes. Face aux replis nationalistes et populistes, y compris ceux d’une certaine gauche, les socialistes doivent se battre pour une Union européenne bâtie sur la méthode communautaire, sur le compromis et la solidarité entre Etats et citoyens. Faisons du PSE un véritable parti européen de militants ! Les syndicats et ONG européens doivent, eux aussi, se saisir de la dimension européenne de leurs combats. Les citoyens européens ont à se rencontrer pour reconnaître leurs valeurs communes et les promouvoir ! L'absence d'une ligne commune aux partis frères sur les politiques d'austérité a pu favoriser des lectures nationales. Or, les chantiers communs sont nombreux : parachever l’Union économique et monétaire, la doter d'une dimension sociale, d'une capacité budgétaire propre et de stabilisateurs automatiques ; gérer l'énergie et l'écologie à l'échelle du continent et augmenter les ...

Dominique de Combles de Nayves, 07 novembre 2014 à 16h32

La mondialisation restera une donnée incontournable. Mais ce qui est en question, c’est l’usage qui en est fait par les Etats. Pour aider à réguler le monde, il faut une base de puissance suffisante. Les socialistes doivent donc continuer à porter un projet européen. Pour cela, il faut être doté d’une puissance et d’une capacité d’influence suffisante : l’Union Européenne peut répondre à ces exigences, quelles que soient les difficultés actuelles et les oppositions politiques. Forger une vision politique, qui articule clairement ce qui doit être fait au niveau de la France et ce qui doit l’être au niveau européen est une tâche prioritaire. Le projet de civilisation que nous portons ne prend sa véritable dimension que dans et par l’unité européenne. Ces orientations essentielles, nous essayons de les faire entrer dans la réalité avec des succès et des échecs. Des éléments ont été mis en œuvre par les gouvernements depuis 2012. Mais leur cohérence n’apparaît pas encore suffisamment. La période qui s’ouvre doit être l’occasion pour le faire.

Section PS94 Maisons-Alfort, 07 novembre 2014 à 15h42

D’abord réunir les socialistes autour d’une vision partagée. Les socialistes sont favorables à l’idée d’un continent unifié mais insatisfaits de l’Union Européenne. Au delà de ce qu’elle est ou de ce qu’elle fait, c’est la capacité de l’orienter qui pose aujourd’hui question et fonde nos divisions. La question démocratique est ainsi posée entre ceux qui souhaitent approfondir pour changer, ceux qui souhaitent résister et réorienter. Ensuite démocratiser l’institution, non pas en termes électifs car les élus ne manquent pas de légitimité, mais en termes de responsabilité. Les électeurs ne peuvent juger de l’action de leurs élus que s’ils en sont correctement informés. Les politiques menées ou proposées doivent être incarnées par les élus. Ici l’Union Européenne pèche par excès de complexité. Les socialistes sont favorables à une simplification des processus de prises de décisions qui donne une meilleure lisibilité de l’action de leurs élus et à une communication repensée qui ne se borne pas à opposer les pros aux anti-européens. Revoir notre discours sur l’Europe dans un sens qui soit moins caricatural et parfois moins condescendant. En opposant pro et anti-européens, en cherchant à mobiliser des électeurs toujours moins nombreux à se rendre aux urnes, on a beaucoup exagéré l’importance de l’Europe dans le quotidien des français, au risque de tenir un discours tellement en décalage avec les réalités qu’il en devient inaudible. S’il est évident qu’une grande partie de la politique économique se fait désormais à Bruxelles, l’essentiel de la vie de nos concitoyens (système social, fiscalité, politique pénale et judiciaire, politique étrangère et de défense, choix de société etc…) est encore décidé au niveau des Etats. Les socialistes souhaitent un discours plus réaliste sur l’Europe, qui s’appuie sur les projets en débat au parlement européen. Enfin approfondir l’Europe. Parce que l’Union Européenne est notre horizon, les socialistes sont favorables, sous réserve de sa démocratisation, à l’approfondissement de l’Europe. Avec l’élargissement de ses compétences grandira l’intérêt de nos concitoyens. Une politique fiscale ou une politique pénale harmonisée peuvent être envisagées. Conclusion N’en doutons pas, les électeurs sont capables de s’intéresser aux sujets européens, lorsque les enjeux sont clairement posés, lorsqu’ils ont un impact véritable sur leurs vies, et que les positions des uns et des autres sont à la fois claires et connues. Les français s’étaient ainsi massivement exprimés pour approuver la monnaie unique ou refuser la constitution européenne.

Europe et International Secrétariat fédéral, 07 novembre 2014 à 15h18

Pour un projet Socialiste Européen Un contexte:  Euroscepticisme, la montée des populismes et des nationalismes  Croissance faible, chômage élevé  Première puissance économique et commerciale au monde Une volonté:  Une politique volontariste, avec perspective et projets sur le long terme,  Maintenir l’Europe comme un espace de paix, de sécurité et de stabilité Un socialisme européen c'est avant tout:  «Changer de périmètre»  Sortir du champ «nationalisme» raisonner «Europe»: emploi, justice, fiscalité  Redonner un rêve européen comme projet pour demain  Un projet qui doit être écrit par les socialistes européens  Exprimer les valeurs de la gauche, communes à tous les européens ....

Dominique Fleurat, 07 novembre 2014 à 15h12

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Section PS94 Fresnes, 07 novembre 2014 à 15h04

L’Europe déçoit. Elle ne répond pas aux attentes fortes placées en elle...

Margny les Compiègne PS, 07 novembre 2014 à 14h49

Comment peut-on accepter les autres nations quand on est français ? La simple météo, toujours dans un cadre très français avec notre seul hexagone ; rien sur les autres pays ou alors de façon très épisodique parce que grosses pluies, inondations en ex Yougoslavie ou grosses chaleurs et feux de forêt en Suède .... Au Royaume-Uni, la météo est déclinée à l'Europe, comme en Allemagne ! Le Sport et ces équipes de France dont on attend monts et merveilles, encensées quand elle gagne, c'est la France qui gagne, et quand elles perdent, elles disparaissent de l'écran ou sont « vilipendées ». La BBC commente la Coupe d'Afrique de football, et les radios françaises ? Les athlètes membres des équipes représentant la France doivent être malheureux quand ils déçoivent l'espoir que … les journalistes (?) … avaient mis en eux ? Mais pourquoi vous avez perdu ? En France, l'idée de la Nation Française est toujours entretenue, avec une France toujours exemplaire, mais nous ne sommes pas les plus exemplaires, encore une fois, le Royaume-Uni comme l'Allemagne le sont plus que nous à bien des égards. Leur démocratie semble plus démocratique. Il a fallu qu'un français subisse à son tour la décapitation, comme deux américains et un britannique avant lui, pour que les français manifestent leur refus de la barbarie. Avant qu'il ne le soit, nous français n'étions pas concernés. Notre coq gaulois devient insupportable avec son « Cocorico, je suis le plus beau, je suis le plus fort » ET QUAND JE NE LE SUIS PAS C'EST LA FAUTE DES AUTRES ! Un autre emblème pour la France, oui, c'est possible, le chêne dont nos forêts se composent et qui a permis la construction de nos monuments, de notre marine à une certaine époque et de notre découverte du Monde, ou l'épi de blé qui nous nourrit et cette eau qui nous entoure encore ; ou encore l'intégration du drapeau européen à notre drapeau national. Elargissons un peu voire beaucoup notre quotidien, et nous élargirons un peu notre vision du monde en acceptant plus facilement la mondialisation et les transformations qui en découlent, qui sont utiles, nécessaires et indispensables, et devenons enfin un exemple pour d'autres, pour cesser de faire le lit de nos extrêmes. Essayons de comprendre que l'Humanité est unique et faisons le comprendre ! Il n'y a qu'un seul bateau, et notre terre est aussi une mère. Permettons aux français de se sentir intégrés dans cette Nouvelle Europe comme dans cette Mondialisation en les intégrant dans ce nouveau Monde par une vision nouvelle de la France, simple état de ce Monde avec moins de 1% de sa population, mais toujours … 5ème puissance.

Pierre-Yves CHIRON, 07 novembre 2014 à 12h03

Premièrement arrêter de prendre l'Europe comme bouc emmissaire. Deuxièmement avoir un discours honnête sur les contours et limites du pouvoir national. Troisièmement : valoriser la co-construction européenne. Si on veut défendre le fait de faire ensemble, il faut montrer qu'il y a intérêt et avantage à faire ensemble. Le suffrage universel doit s'exprimer davantage à l'échelle de l'Europe (élection de la commission et non nomination). Il faut plus d'Europe, mais une Europe plus démocratique, et une éducation du peuple à l'acceptation et la gestion de la différence.

Jean-Paul MAISONNIAL, 07 novembre 2014 à 11h18

- La gauche est en recul dans notre Pays : o au plan de la morale, c’est un désastre, o au plan de la gestion des finances, avec des réformettes, les remèdes sont pires que le mal. - Pour ce qui est de l’Europe, est-il raisonnable et tenable d’avoir intégré autant de Pays, 27, et tous avec le même « statut », dans l’UE ? - Au niveau euro-méditerranéen : pas de cohésion entre les Pays d’Europe envers ceux du Maghreb, du Moyen-Orient et d’Asie (Turquie) ! - Il faut rebâtir l’Europe sur des valeurs autres que la seule économie : à savoir notamment le fiscal et le social, sans oublier la culture.

DANIEL Karine, 07 novembre 2014 à 10h30

Socialistes engagés en Europe Les socialistes œuvrent pour une Europe de paix, de progrès social et de croissance durable. Face à la crise et qui fait douter légitimement nos concitoyens de la capacité du politique à améliorer leur quotidien et demain, celui de leurs enfants, l’approfondissement de la construction communautaire n’a jamais été plus nécessaire. Dans ce contexte, il est indispensable d’appeler à l’accélération de l’intégration européenne (I) et à la contribution active du PS à ce processus. I - Le redressement économique du Vieux Continent et sa capacité à lutter contre les attaques des marchés financiers implique des réponses collectives, en faveur d’une convergence des politiques économiques et budgétaires nationales. Les premières mesures visant à une plus grande régulation financière, les mécanismes naissants de soutien aux Etats en difficulté ou encore la coordination progressive des politiques de stabilisation ne doivent, toutefois, constituer qu’une étape vers une gouvernance économique européenne qui pourra rétablir la confiance en l’Euro et in fine, poser les bases d’un retour de la croissance. C'est avec cette croissance durable que l’Europe doit renouer, sans renoncer à une gestion attentive des comptes publics, gage de notre souveraineté vis-à-vis des marchés, afin de lutter contre le chômage de masse. Pour cela, l’Europe doit croire en ses forces et investir massivement dans l’éducation et la recherche, indissociables d’une capacité à innover génératrice de compétitivité. Nous déplorons la baisse significative des ressources de l’Union et appelons à une augmentation substantielle de son budget. La fiscalité européenne doit permettre de mener les politiques économiques et renforcer des politiques stratégiques qui doivent porter la voix de l’Europe dans le monde (diplomatie, défense). II – le PS doit s’emparer de l’enjeu européen en plaidant activement pour l’émergence d’une union fédérale, plus proche et plus protectrice des peuples. Les responsables socialistes doivent cesser d’accuser « Bruxelles » de tous les maux, alors même que la législation communautaire découle très largement de décisions nationales. Les sujets européens ne doivent plus être évoqués uniquement lors de campagnes pour l’élection du PE aussi courtes que simplificatrices. Nos députés doivent porter notre ambition pour l'Europe et inscrire leur action dans la durée. Il est temps de replacer l’Europe au cœur de notre action, de renouer avec une véritable ambition pour que les Français aient de nouveau espoir en ce formidable instrument de paix et de développement que constitue le projet européen. PS 44 – Karine DANIEL, (Contribution fédérale)

VINCENT VERON, 07 novembre 2014 à 10h25

PERSO

6ème PS Paris 6ème, 07 novembre 2014 à 10h20

Le discrédit de l’Union européenne est fort et la France a perdu de l’influence à Bruxelles en particulier au Parlement européen avec la poussée du vote FN. Nous devons faire avancer notre vision d’une Europe progressiste, fidèle à ses valeurs Les élus socialistes français étant peu nombreux au Parlement européen, leur influence ne sera sensible que relayée par le PSE. Ils doivent mettre au centre de l’agenda du PSE: • La relance, en veillant à ce que les 300 milliards d’euro annoncés soient effectivement disponibles • La politique sociale européenne : la création de la «garantie jeunesse » et le programme européen d’aide aux plus démunis sont des avancées à consolider et amplifier. • La protection anti-dumping : - Inclusion de clauses sociales et environnementales et de réciprocité dans tous les accords commerciaux avec les pays tiers et notamment la Chine - Pas d’hostilité a priori mais une forte vigilance sur le TTIP • La réorientation de la politique concurrentielle pour permettre l’émergence de champions européens • La taxation des profits dans les pays où ils sont réalisés • Une politique étrangère forte permettant à l’Europe d’être présente sur les grands enjeux internationaux notamment pour: - faire avancer la paix entre les peuples israéliens et palestiniens, ce qui passe par la reconnaissance de l’état palestinien par les pays européens - établir des partenariats facilitant les flux économiques avec une Afrique en croissance, • Le développement de l’Europe de la défense par la mise en place d’une coordination budgétaire sur les théâtres de crise En bâtissant une alliance avec les partis du PSE qui partagent notre sensibilité, nous devons créer un rapport de force politique basé sur la dynamique démocratique créée par l’élection du président de la Commission par le Parlement. Ceci passe par des compromis tactiques sur certains sujets. Notre regain d’influence suppose aussi une véritable stratégie du PS pour préparer les futures échéances du PSE. Le travail à Bruxelles doit être accompagné par une vraie prise en compte de l’Europe au sein du Parti. Le thème Europe ne peut être l’apanage des plus fédéralistes d’entre nous, ce qui est le cas avec l’organisation actuelle. Il doit au contraire être discuté de pair avec les problématiques nationales. L’activité de nos élus européens doit être plus visible : compte rendus de mandat, rencontres militantes… Pour gagner en efficacité à Bruxelles, le parti doit développer des « filières » Europe qui prépareront des militants à assumer dans la durée des responsabilités européennes. Enfin une désignation moins opaque des candidats au Parlement européen contribuerait à motiver les militants.

Section Tréguier Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h09

Contribution de Jean-Nicolas Marchal

CARMEN FOREST, 07 novembre 2014 à 9h21

Cette europe ne va pas bien, les français ne veulent plus de cette europe, je crains que si cette europe ne change pas en mieux, ce sera les extrêmes droites qui viendront au pouvoir plus vite même dans les autres pays européens. Les français souffrent beaucoup et n'ont pas envie de souffrir. Je voudrais que ce que j'écris c'est que le vois un peu. Vous qui êtes des élus faites au plus vite. je n'ai pas envie de voir la famille Le Pen vienne au pouvoir, ni Sarkozy. J'ai peur.

SECTION LE FOSSAT 09, 07 novembre 2014 à 9h03

CONTRIBUTION LE FOSSAT 09

PS67 Commission Europe, 07 novembre 2014 à 8h53

La construction européenne s’essouffle. La participation des citoyens aux élections européennes continue de baisser, en particulier en France. La méthode communautaire atteint aujourd’hui ses limites et l’intergouvernemental prend le dessus. Comment recréer un projet européen en l’absence de gouvernement économique, d’harmonisation en matière sociale et fiscale, de politique étrangère commune ? Il est temps de franchir un nouveau cap en matière d’intégration européenne. Le PS français, fondamentalement européen, se doit de porter une vision fédéraliste, aux côtés des Partis socialistes italien et espagnol. Bien entendu, il ne sera pas possible tout de suite de franchir cette étape à 28, et il est proposé de commencer avec un noyau dur d’États prêts à s’engager. Cette nouvelle étape devra se traduire par un renforcement des pouvoirs du Parlement européen, la mise en place d’un exécutif et par la création de nouveaux mécanismes renforçant la légitimité et le contrôle démocratique. L’Union européenne devra être dotée de ressources propres. Cet impôt direct ne devrait pas venir s’ajouter aux impôts nationaux existants, mais bien en remplacer certains, faisant ainsi diminuer la contribution des États au budget européen. Mettre l’accent sur la dimension sociale du projet européen, harmoniser les législations sociales et le droit du travail, lutter contre le dumping social et mettre en place un salaire minimum sont des priorités. Cela doit aussi s’accompagner d’une convergence des fiscalités. Afin de peser face aux autres puissances régionales, l’UE doit s’exprimer à d’une seule voix en matière de coopération internationale, de la défense et de la politique étrangère. Les États membres ne doivent plus prendre de positions divergentes. Depuis le traité de Lisbonne, le Parlement européen peut proposer une refonte des traités. Mais pour que les socialistes remportent un jour la majorité au Parlement européen, ils doivent démontrer aux populations que l’Europe et sa construction sont des éléments positifs. Cela passe par la lutte contre les idées des partis populistes, europhobes, mais pas uniquement. Il faut bien entendu que notre parti n’ait pas peur de l’Europe et qu’il en explique l’intérêt à la population, que nos élus abandonnent leur vision franco-française. Les partis socialistes nationaux doivent se regrouper en un Parti socialiste européen qui investirait les candidats présentés aux élections européennes, nationales ou locales. En portant ces idées, notre parti luttera contre les nationalismes et permettra à la France de retrouver sa place de leader dans la construction d’une Union plus forte et plus juste socialement.

Renaud Marson, 06 novembre 2014 à 21h58

La mondialisation est le nouveau fonds de commerce des extrêmes dans notre pays, succédant à l’immigration mais portant toujours l’empreinte d’un nationalisme craintif, lattent et prêt à surgir. Nous ne pouvons que constater les craintes qu’inspirent la mondialisation et l’intégration européenne après les résultats des dernières élections européennes. Le PS, en tant que parti progressiste et humaniste est grevé d’une responsabilité : donner confiance aux Français et leur inspirer la volonté d’aller de l’avant. Les mouvements réactionnaires et conservateurs jouent sur la crainte en évoquant ce que nous pourrions perdre en progressant, il appartient à la gauche de prouver que le courage et l’innovation sont bénéfiques. L’UMP trompe volontairement les citoyens en fustigeant une construction européenne à laquelle ils ont pourtant participé, et de manière peu glorieuse : N. Sarkozy, incapable d’insuffler aux Français une confiance en l’UE pourtant nécessaire. Il est temps d’apaiser les craintes de nos concitoyens. Parce que le PS est un parti de l’éducation et du progrès, il doit renforcer l’enseignement du fonctionnement des institutions européennes au collège et au lycée, afin de faire prendre pleinement conscience aux jeunes européens qu’ils sont des citoyens de l’UE. Le niveau particulièrement moyen des Français en langues étrangères est à rehausser. Les préconisations d’Henri WEBER sont également à suivre : la France, pays de démocratie sociale, doit à travers l’UE renforcer l’influence de l’Organisation Internationale du Travail, dont le fonctionnement et le travail efficace sont encore trop mal connus de nos concitoyens. La recherche d’un standard de respect des normes environnementales, sociales et sanitaires, qui ne doivent pas être opposées à la compétitivité économique, doit bénéficier d’une impulsion concrète. Le PS doit prendre la responsabilité d’une pédagogie qui permettrait de faire constater à nos concitoyens les bienfaits de la mondialisation et de la construction européenne, notamment à travers la mise en valeurs des récentes politiques de concurrence qui protègent le consommateur. Les actions européennes doivent faire l’objet d’une diffusion large, car trop souvent l’électeur craint ce qu’il ne connait pas. Le manque de transparence entraîne de façon directe la montée des extrêmes. Enfin, la « régulation » des secteurs mais également des « entreprises cruciales » doit être la marque de la « non impuissance » de l’Etat sur les évolutions de notre époque. L’impression d’une impuissance totale de l’Etat est en effet une des inquiétudes contemporaines entraînant le renoncement et le désintérêt des Français pour la politique.

marylène Baghadoust, 06 novembre 2014 à 17h26

aller vers un Fédéralisme

Faire respecter par Israël les droits de l’homme, la légalité internationale, les principes républicains

Anonyme, 06 novembre 2014 à 16h27

Je connais peu de chose sur l'Europe, mais une chose est sûre, elle est archidominée par le libéralisme. Les dernières élections n'ont fait qu'accroître cette domination. Il est également clair que le tandem Hollande Valls a emboité le pas de cette Europe...ce qui est très grave...les citoyens de gauche se sentent trahis. Il n'empêche, les partis socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes, doivent reprendre la main. C'est d'autant plus nécessaire qu'on voit le conservateur Jean-Claude Juncker allouer 300 milliards pour la relance, alors qu'il en faudrait au moins le double. Par ailleurs, une grosse partie de cette somme irait à Angela Merkel et aux conservateurs allemands, car l'Allemagne connait de sérieuses difficultés économiques. Est-ce qu'il existe un programme européen au sein du PSE?...résolument social-démocrate et progressiste, qui tienne compte des particularités de chaque état, car il ne faut ni décevoir, ni faire rêver. S'il n'existe pas, il faut le construire. Cette initiative, pourrait être un élément important de notre combat en Europe, et constituerait un appoint non négligeable à l'action de nos élus au parlement européen.

Armel GIEN, 06 novembre 2014 à 15h49

"La concurrence libre et non faussée"...C'était le slogan qui prévalait lors de la proposition de Constitution Européenne de 2005, et ratifiée à Lisbonne en 2007. Celle qui est applicable de nos jours depuis 2009 et qui oriente la politique nationale. La Mondialisation apporte son lot de concurrence libre...Mais faussée! Et notre Europe n'est guère mieux lotie, tant les différences de traitement fiscal, et celles des niveaux de protection sociale troublent, elles aussi, la concurrence loyale entre les Pays membres. Une Europe où la lutte contre le cancer, par surcoût du tabac, n'est pas le même selon que l'on se trouve au Nord ou au Sud des Pyrénées! Une Europe exigeante sur le respect du pacte de stabilité et insensible aux dumping fiscaux et aux distorsions sociales. Voilà qui ne facilite pas la tâche de nos gouvernants. Cependant il est difficile d'imaginer que l'on puisse revenir sur le fonctionnement mondial des transactions économiques. Aussi conviendrait-il de mettre en place les mesures propres à limiter les dégâts d'un marché qui s'est ouvert trop vite et trop largement en s'appuyant sur une philosophie propagée par un éminent américain Prix Nobel d'économie, partenaire approuvé de Mme Thatcher : Totale liberté des marchés, dérèglementation de l'entreprise, réduction drastique de la dépense publique! De quoi se méfier des Prix Nobel d 'économie!... La France, à elle seule , peut-elle prendre ces mesures règlementaires? Non! sans aucun doute. Mais l'Europe grande puissance économique, devrait en avoir les moyens. Le Parti Socialiste français ne manquera pas d'idées sur ce plan. Pour les proposer au Pays et à l'Europe, il faudrait s'accorder avec nos partenaires de gauche des Partis Européens. C'est sans doute vers cet axe là qu'il conviendrait d'orienter nos efforts. Par exemple pour atténuer les effets de la concurrence fiscale on pourrait pratiquer, en Europe, pour les entreprises délocalisées, le paiement du différentiel d'impôt au pays à l'origine du siège de la société. Une mesure exportable en mondialisation avec des accords contractuels. Une méthode fiscale qui pourrait inspirer des dispositions de nature à atténuer les différences en matière de protection sociale. Cette contribution a été débattue en section hier soir

farmer, 06 novembre 2014 à 14h49

Il y a deux façon de créer un pays : 1- La Guerre ; les groupes d’intérêts communs dans une unité linguistique, culturelle et économique s’unissent dans une confrontation vitale pour leur survie. Des liens extrêmement forts se créent et la création d’une nation se fait quasi automatiquement. Exemple : l’Allemagne de Bismarck, l’Italie de Garibaldi, Israël de Ben Gourion, etc… 2- L’éducation. Jules Ferry fédère les français de toute condition par l’école gratuite laïque et obligatoire. Jamais la France n’a été si unie, toutes classes sociales confondues, qu’avec cette formidable conception culturelle. Et il est faux de croire que les antagonismes économiques seront surmontés avant que l’idée d’une Europe citoyenne se crée. La preuve : avec les disparités sociales, la poussée des nationalismes est plus forte que jamais. Et ce n’est pas fini ! Alors ? Pour moi, la première démarche est de créer des citoyens par le biais d’une année scolaire européenne pour chaque jeune européen, en dehors de son pays d’origine. L’Europe économique et sociale tombera comme un fruit mûr, d’elle-même. Fini l’élitisme d’Erasmus ! passons à l’Europe gratuite laïque et obligatoire !

Michel Henri, 06 novembre 2014 à 14h18

L'idée européenne est dans le patrimoine génétique des socialistes. C'est la seule façon de peser face aux États-continents (USA, Chine, Russie, Brésil, Inde…). Les problèmes viennent de ce que nous restons au milieu du gué, sans vouloir comprendre qu'un véritable fédéralisme nous rendrait notre souveraineté. La souveraineté qui compte, c'est celle du peuple, pas celle des nations. La vision d'avenir, c'est celle d'une nation européenne fédérale et démocratique, sur le modèle US. À l'échelle mondiale, ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare. C'est peut-être difficile à 28, on pourrait commencer par un noyau dur.

Daniel BUREL, 06 novembre 2014 à 14h03

Europe et souveraineté Pour parler de relacher sur la souveraineté des pays il nous faudrait une Europe où règne la démocratie Les deux termes à la vue actuelles de l’Europe sont antinomiques.. Par logique, je suis favorable à une Europe unie, mais pas celle que nos avons actuellement, qui n’est que l’Europe des 1% contre tous les autres citoyens d’Europe. C’est une Europe de peuples, des citoyens, des salariés unis, que nous avons besoins. Pas une Europe qui n’a pour objectif que de satisfaire la progression régulière des dividendes. C’est d’une Europe démocratique que nous avons besoin, où le citoyen a le pouvoir d’intervenir à tout moment entre les élections pour exprimer son mécontentement si les engagements de campagne ne sont pas tenus… (On se rapproche de la démocratie directe) Pas d’une Europe des Lobbys divers comme nous la vivons actuellement, où même les élus n’ont que très peu de pouvoir. C’est une Europe de la concurrence non faussée … au niveau des salaires et des taxes et impôts divers. Pas d’une Europe de la Liberté d’exploitation à tout prix. C’est d’une Europe ouvertement orientée vers le bien être de tous à long terme, qui inclue donc une économie orientée vers le durable et renouvelable. Pas d’une Europe productivistes sans retenue, comme celle que nous vivons et que maintenant la majorité de nos représentants français (UMP et PS) propose… C’’est une Europe qui décide de ne plus payer que ce qu’elle doit au niveau des dettes, comme l’ont déjà fait quelques pays dans le monde Pas une Europe qui fait des génuflexions devant les plus grandes fortunes du monde et cède à tous leurs caprices. Bref beaucoup de modification à faire pour avoir un Etat Européen acceptable, par les citoyens d’Europe. Tout autre comportement continuera immanquablement à réunir les oppositions et attirer les penchants extrêmes droits…et à rejeter l’Europe et donc refuser tout abandon de souveraineté symbole protecteur pour les peuples..

Rita MAALOUF, 06 novembre 2014 à 12h13

Quel partenariat euro-méditerranéen ? (TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE) Penser autrement l’espace euro-méditerranéen est aujourd’hui une nécessité face aux résultats modestes du partenariat lancé en 1995 à l’occasion de la Conférence de Barcelone et auquel a succédé notamment la « politique européenne de voisinage » à partir de 2004 ainsi que l’UPM, un projet mort-né (...) Sur le plan économique, de l’emploi local à faible valeur ajoutée a été créé mais les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée ne sont pas parvenus à passer d’une économie de rente à une économie basée sur des règles de marché (...) Ce partenariat aurait pour mission de penser ensemble un nouveau modèle de production et de développement pour les pays du Sud de la Méditerranée : un partenariat euro-méditerranéen misant sur “la colocalisation” au sein de plusieurs chaînes de valeurs ou chaque partenaire trouve sa place, et non sur la sous-traitance. Le partenariat pourrait être financé par une sorte de “plan Marshall” auquel seraient associés les pays du Golfe. Ce projet se déroulerait selon un protocole de coopération entre l’UE et le Conseil de Coopération du Golfe. Le but serait d’une part de créer des emplois de qualité et de répondre aux besoins les plus pressants des populations, et d’autre part d’assurer la compétitivité et le succès des entreprises des deux rives (via notamment la fourniture de capitaux pour les entreprises de taille moyenne en Europe qui souhaitent s’internationaliser) (...) Un volet environnemental serait étudié dans le cadre de ce plan (...)

Jean Delhaye, 06 novembre 2014 à 11h48

Au sein de l'Union Européenne, sachons perdre une part de notre souveraineté nationale pour aller vers la création d'une fédération européenne. Dans un premier temps, lançons les bases de cette entité au sein de l' "€urogroup" des 18 pays. Par le biais des paradis fiscaux, des banques nationales et des fiscalités disparates, les 27 composantes de l'U.E. ne cessent de "tirer la couverture à soi" depuis des décennies au détriment du citoyen "lambda" européen. Et les pays les plus importants de l'U.E. n'ont plus aucun poids face à la Chine, les U.S.A. et la Russie! Les derniers évènements en Ukraine en sont une preuve flagrante!

Jacques MARQUET, 05 novembre 2014 à 22h31

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Nabih NEJJAR, 05 novembre 2014 à 16h29

CONTRIBUTIONS de la section du PS Ouest Roannais aux Etats Généraux du PS Contribution n°5 : L’Europe, notre Horizon L’Europe est devenue le bouc émissaire responsable de tous nos malheurs. Le populisme et le ‘’souverainisme’’ reviennent en force, y compris dans notre Parti. Où est donc passée l’ambition européenne de notre Parti Socialiste ? Notre parti doit défendre et porter l'ambition d’une Europe Fédérale, pour un modèle social progressiste, économiquement viable et écologiquement responsable. Aucun de nos pays ne peut ou ne pourra réaliser cette ambition seul. Il faut oser le dire, et surtout oser le faire !!

Saint-Herblain, 05 novembre 2014 à 16h09

Les états membres de l'UE sont trop centrés sur leurs intérêts nationaux. Nous ressentons 28 Etats, côte à côte, et non unis pour défendre des objectifs communs. Peut-être sommes-nous trop nombreux, compte-tenu des cultures et des organisations politiques différentes qui ne facilitent pas l'union, donc la recherche d'objectifs communs. Il faudrait une évolution politique plus progressive qui tienne compte de la réalité de chacun des États. Pourquoi-pas créer avec les États plus avancés sur l'idée européenne un groupe qui servirait de moteur à l'ensemble des 28 États? L'harmonisation de l'ensemble ne pouvant être menée à la même vitesse il faut prévoir une progressivité adaptée à chaque État. Il faut arrêter la démarche trop "technocratique" de directives européennes qui se succèdent. L'Europe est-elle qu'une institution qui passe son énergie et son temps à établir des normes ? Nous constatons une évolution dans la diplomatie européenne, quant à l'accord de l'UE vis à vis de l'intervention de la Russie en Ukraine. En revanche l'Allemagne soutient la France dans son intervention militaire au Mali, mais elle n'en voit pas de troupes sur le terrain. Pour se sentir plus européen il faudrait que chaque citoyen comprenne mieux ce que l'Europe nous apporte, pour cela faire un bilan sur les apports de la politique européenne ; à la France, à notre région, notre département, notre commune en un mot à chaque citoyen français. Développer les rencontres entre les citoyens des 28 Etats. Cela se réalise déjà pour les étudiants par le programme Erasmus, et la région l'envisage pour les apprentis. Il faut démultiplier ces échanges qui permettent très concrètement de comprendre et " vivre " l'Europe. Les députés européens sont élus par l'ensemble des électeurs et électrices des 28 États membres, il faut leur donner davantage de pouvoir par rapport au Conseil de l'Europe. Relancer un plan d'investissement en Europe et une des clés pour créer des emplois. A ce sujet il nous semble pertinent de donner aux régions une compétence plus grande en matière économique. Ce niveau territorial semble plus pertinent que le niveau national. Positionner les régions en prise directe avec l'Europe est un facteur de réussite. Contrôler davantage l'investissement des pays extérieurs à l'UNION EUROPÉENNE, sur le territoire européen pour protéger nos entreprises et faciliter leur développement sur les marchés mondiaux.

Jean-François DEBAT, 05 novembre 2014 à 14h58

Le rapport à l’Europe : relancer notre projet fédéraliste dans un cadre rénové La génération à laquelle j’appartiens, pour laquelle l’Europe facteur de paix est (presque) regardée comme un acquis –même si la paix n’est jamais acquise, même en Europe, vit depuis 20 ans l’Europe comme un sujet de moins en moins mobilisateur. Schématiquement, l’élargissement massif de l’Union européenne, pour des raisons historiques et stratégiques, n’a pas permis l’approfondissement de la coopération européenne vers une Europe plus intégrée. L’absence d’autre perspective que celle d’attendre que les pays de l’Est aient progressivement rejoint ceux de l’Ouest sur le plan économique, sans que d’autres sujets que ceux tenant à la création d’un grand marché intérieur ne soient même réellement débattus, a grandement contribué à faire que l’Europe ne soit plus, aujourd’hui, un sujet d’engagement et de militantisme. Qui peut encore admettre qu’il faille l’accord de Bruxelles et de tous les pays membres pour modifier nos taux de TVA, mais que toute idée d’harmonisation de la fiscalité directe et de la protection sociale soit totalement hors de propos ? Qui peut admettre qu’il faille accepter la remise en cause progressive des services publics traditionnels au nom de l’harmonisation des législations, mais que la perspective d’un système socle de protection sociale ou d’union politique plus intégrée ne soit même pas en débat en Europe ? Pas un socialiste en tout cas… Nous devons reprendre la marche en avant vers une union plus forte, entre les pays qui le souhaitent, et qui fasse que les compromis, obligatoires, à faire avec nos partenaires pour rapprocher des modèles sociaux différents, ait comme véritable contrepartie l’intégration de nouvelles politiques et la constitution d’une union politique réelle et forte (armée commune, politique d’armement conjointe, diplomatie commune, rapprochement des systèmes sociaux et fiscaux, etc). Pour cela, les socialistes doivent prôner une Europe à double vitesse et proposer aux quelques pays fondateurs membres de la zone Euro d’avancer plus vite, seuls dans un premier temps, et hors du cadre restreint et frileux des coopérations renforcées. C’est la condition pour que l’Europe redevienne, pour la gauche et de nombreux français, une perspective motivante et militante et non un cadre dont on ne perçoit plus, trop souvent, que les contraintes.

GARARA Farida, 05 novembre 2014 à 10h16

Je suis par principe pour l' Europe mais pas celle que l'on nous propose.Cette Europe n'est pas alignée ni en matière de salaires, ni en matière de droits et devoirs des citoyens . Elle crée une guerre qui ne dit pas son nom et le repli sur soi et le protectionnisme ne devraient pas avoir lieu d'être. Ces politiques nous mènent malheureusement a évoquer même chez les socialistes, des demandes de protectionnisme. En toute objectivité, quelque chose est raté. Faire des alliances avec des gens qui sont l'antithèse de ce que nous voudrions pose la question de notre crédibilité et du UMPS : Même combat. Toutes les réformes qui ont menées en France ne découlent que de décisions prises par l' Europe. Dire que ce n'est pas la faute de l' Europe, certes mais c'est de la faute de nos dirigeants et particulièrement de ceux qui n'ont rien de "socialiste", et qui n'ont pas de vision égalitaire. Ou nous emmenez nous ? J'espère pas dans un marasme dans lequel nous ne serions pas près de nous sortir. Les politiques économiques préconisées ne parlent que de faire le dos rond en expliquant aux citoyens comment se priver de beaucoup de choses. L'écologie non punitive est une solution économique et doit pouvoir être promue . D'autre part, ne faire travailler que le local, devrait pouvoir équilibrer nos besoins et nos emplois. L'économie sociale et solidaire en fait partie bien sur. L'Europe n'a pas été construite pour qu'elle se fasse la guerre entre états mais seulement pour qu'elle fasse bloc économiquement à l'instar des autres continents. Il est impératif de revoir tout ça car le pessimisme s'est installé et n'est pas près de s'en aller si nous persistons dans cette voie qui nous mène dans le mur. Bien à vous tous Amitiés socialistes

Patrick Prodhon, 04 novembre 2014 à 16h12

Contribution de la section de Castanet-Tolosan (Haute-Garonne)

Anonyme, 04 novembre 2014 à 15h58

Europe & Souveraineté. (12)  Parler d'une façon clair des options choisies pour l'Europe des peuples.  Avancer en Europe avec des lois sociales communes, en évitant les disparités qui ne font que diviser. (Parité salariale, protections sociales...)  Expliquer, à tous niveaux, qu'en critiquant l'Europe, on fait des anti-Européens les élus qui nous représentent. Les Etats sont ainsi dénigrés et perdent leur crédibilité.  Sans l'Europe plus de progrès possible, surtout dans le contexte de la mondialisation. (Puissance vis à vis des grands pays : USA, Chine, Russie, et Amérique du sud...)

CHRISTINE LE BRAZIDEC, 04 novembre 2014 à 11h15

"Les Jours Heureux" Programme du Conseil National de la Résistance. C'est ça notre identité socialiste. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Section Jean Zay - PS Sciences Po, 03 novembre 2014 à 20h24

Politique étrangère et défense de l’Europe Il est essentiel d’assurer la cohérence de l’action diplomatique de l’Union européenne et de promouvoir son indépendance sur la scène internationale. L’Union Européenne doit apprendre à parler d’une seule voix sur de nombreuses thématiques qui touchent ses intérêts vitaux comme les questions de défense. Augmenter le budget de défense des pays européens, mettre en place un état-major coordonnant les efforts européens, déduire les efforts militaires de la dette de chaque Etat nous semblent des moyens inévitables pour assurer l’indépendance militaire et diplomatique de l’Union Européenne. Le manque de coordination de l’action européenne en Ukraine ou au Proche-Orient fragilise la diplomatie commune. Il s’agit donc d’améliorer la réactivité de l’Union européenne dans un contexte de crise internationale. A cette fin, il semble primordial d’organiser et d’institutionnaliser une véritable « cellule de crise » de l’Union européenne afin qu’elle réagisse le plus vite et le plus efficacement possible. Le rôle actuel du Haut-Représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité pourrait se voir renforcer, en lui conférant le rôle de coordinateur effectif de la « cellule de crise », ce qui en ferait en outre un interlocuteur privilégié auprès des autres pays lors de voyages diplomatiques. Il serait aussi envisageable que l’Union européenne obtienne à terme un siège unique au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Il ne faut pas non plus négliger la diplomatie économique dans un cadre mondialisé. De ce point de vue, il paraît essentiel d’insister sur la nécessité d’être ferme afin d’obtenir des « fair deal » avec les autres pays. Si l’Union européenne ouvre son marché à tel pays, elle attend de lui qu’il en fasse de même, sans biaiser l’ouverture du marché par quelque mesure protectionniste. Une concurrence « loyale » doit donc être exigible à échelle internationale. Ce type de réflexion apparaît nécessaire à l’aube de la signature de traités dont ne connaissons pas encore toutes les clauses. La diplomatie culturelle de l’Union Européenne pourrait elle aussi être développée. Les pays membres ont un riche héritage artistique et culturel qui pourrait être davantage valorisé, notamment lors de séjours scolaires ou d’échanges universitaires. En outre, des appels à projet artistique européen pourraient être lancés dans les écoles d’art de chaque Etat membre. Tous ces éléments devraient concourir à accroître le poids diplomatique et économique de l’Union européenne, et lui permettre ainsi de peser sur les orientations des grandes instances internationales.

Section Jean Zay - PS Sciences Po, 03 novembre 2014 à 20h23

Pour une nouvelle politique économique européenne Une politique fiscale européenne harmonisée Avant toute réforme interne aux institutions européennes et à leur fonctionnement, il apparaît indispensable de remettre en question les politiques fiscales et sociales nationales pratiquées par les Etats membres. Seule une harmonisation cohérente de ces règles, négociées au niveau européen, pourront permettre de bâtir une Union solide et prête à affronter les grands défis économiques de demain, en défendant un réel progrès social européen. Un nouveau budget européen Sur le plan procédural, nous pourrions tout d’abord charger les députés européens de décider des grandes orientations budgétaires de l’Union européenne. Il convient également de redéfinir les orientations prioritaires du budget européen. Le budget européen pourrait être principalement consacré à la réalisation d’un « New deal » européen dans le contexte de la crise actuelle. De plus, les fonds de développement de l’Union européenne pourraient être nettement mieux financés et une part plus importante du budget pourrait être consacrée à la recherche. Une politique économique commune et solidaire Nous devons repenser la politique économique européenne comme un vecteur de solidarité interne face à une concurrence internationale accrue. Nous pourrions tirer les leçons du désastre grec en insérant dans le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne une clause de solidarité économique obligatoire vis-à-vis des pays subissant fortement les effets d’une crise économique majeure. La question monétaire Il convient de repenser le fonctionnement de la Banque centrale européenne. Nous pourrions confier aux députés européens l’élection d’un collège de banquiers centraux, qui devraient répondre devant eux de la politique monétaire européenne qui est menée. Cela donnerait une certaine latitude aux députés européens pour infléchir la politique monétaire à partir des orientations qu’ils auront eux-mêmes définies. En outre, la Banque centrale européenne devrait pouvoir effectuer des prêts directs aux Etats, ce qui permettrait d’instaurer une solidarité économique de fait entre les Etats membres.

Section Jean Zay - PS Sciences Po , 03 novembre 2014 à 20h22

Pour une autre politique de l’Union européenne Quelle Union européenne voulons-nous ? Nous appelons de nos vœux une Union européenne qui soit réellement l’union de tous les peuples européens. Nous souhaitons une Union européenne plus démocratique, incarnant réellement la volonté générale des peuples européens : à cette fin, il ne faut pas craindre de politiser l’Union européenne. Nous aspirons enfin à une Europe plus sociale, instaurant une solidarité entre les travailleurs des pays membres qui nous permette de faire face à une très forte concurrence internationale. Comment combler le déficit démocratique de l’Union européenne ? Un référendum d’initiative populaire. Pour renforcer l’implication des citoyens dans la construction de l’Union européenne, il est souhaitable de faire un référendum d’initiative populaire sur le projet politique de l’Union européenne. Le Parlement. Nous proposons de faire du Parlement européen le lieu d’un véritable enjeu politique, ce qui serait rendu possible par l’octroi d’un réel pouvoir d’initiative et d’un contrôle politique accru aux députés européens. Les élections européennes. Conformément aux mesures proposées ci-dessus, les élections européennes deviendront décisives dans la vie politique de chaque Etat membre. Il faudrait cependant procéder à la mise en place d’une éducation civique européenne à l’école, faire davantage de publicité lors des élections européennes, et travailler sur l’idée de circonscriptions transnationales à mesure que se développe la politique régionale européenne. La Commission. En outre, l’élection du Président de la Commission pourrait être davantage politisée : il pourrait être issu de la majorité qui se dégage au Parlement européen à l’issue de primaires internes aux partis européens. L’enjeu de cette élection pourrait ainsi encourager les partis européens à se concerter et à se fédérer davantage. Quels éléments de « souveraineté partagée » ? Une extension des éléments de « souveraineté partagée » est envisageable dès lors que le Parlement européen incarne la souveraineté des peuples européens. Une politique fiscale harmonisée est par exemple envisageable ; il en est de même pour l’idée de salaire minimum sur un plan social. En revanche, nous estimons que les questions sociétales par exemple doivent rester le fait d’un Etat.

Sylvie Groussaud, 03 novembre 2014 à 9h45

Contribution "Europe et Souveraineté" (fichier joint) Section La Chapelle-sur-Erdre Amicalement ;

Les socialistes doivent défendre le recours au référendum national La démocratie représentative et en particulier la Vème République monopolisent la prise de décision publique laissant peu de place au citoyen dans le débat public. En 2004, François Hollande avait fait le pari de consulter les adhérents du PS sur la ratification du projet de traité constitutionnel européen ; Ce fut un bel exercice de démocratie interne et de consultation sur un enjeu majeur de l’avenir du pays. En 2007 Ségolène Royale avait compris l’urgence à créer des modes de respirations citoyens, en pariant sur leurs capacités d’expertise et sur la nécessité de coproduire de nouvelles idées en lien avec les citoyens. Les primaires s’inscrivent d’ailleurs dans cette logique d’ouverture à la parole citoyenne. Aujourd’hui, plusieurs personnalités de droite (Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand…), de gauche (Jean-Luc Mélenchon) ou d‘extrême droite (Marine Le Pen) appellent à la multiplication des consultations référendaires. Face à la crise de sens, le référendum permettrait de surmonter les blocages des corps intermédiaires ou le conservatisme de certains élus. Cette idée de redonner la parole au peuple français par le référendum ne doit pas être laissée aux seuls opposants de notre majorité d’autant que désormais ce dernier est encadré de gardes fous constitutionnels suffisants. A l’échelle nationale, de nombreux Etats européens consultent plus régulièrement, que l’Etat français, leurs citoyens sur les enjeux du pays. A l’échelle locale, de nombreuses communes organisent des votations citoyennes dans le choix de projets de rénovations urbaines, de tracés d’avenues, ou encore sur le droit de vote des résidents extracommunautaires. L’aspiration citoyenne à une plus grande implication dans les processus décisionnels et la crise du sens du projet européen doivent rendre au référendum national sa place majeure comme instrument de choix et de légitimation des décisions européennes. 1- Nous devrions réintroduire dans la Constitution le recours systématique à référendum pour tout nouvel élargissement de l’Union européenne ainsi que l’introduire pour tout nouvel « approfondissement » et délégations de souveraineté. Dans cette phase de la mondialisation, où les peuples ont l’impression que les responsables politiques n’ont plus de prise sur leurs destins et que l’idée même de Démocratie est en danger par sa captation par « la finance » et des Organisations Internationales, faire du peuple l’arbitre ultime c’est redonner de la souveraineté aux Français. Le référendum sera le meilleur moyen de redonner à la construction européenne un cours politique et une légitimé.

Maxime Barilleau, 02 novembre 2014 à 23h16

1. Il faut envoyer plus de députés de gauche et de qualité, et pas seulement ceux qui ont perdu au scrutin national. Il faut limiter la mandature dans le temps, dans la durée ; A titre d’exemple, une députée européenne vient d’être réélue pour un cinquième mandat ... Il n'y a pas tellement de jeunesse chez les députés européens. C'est un problème équivalent au non-cumul aux élections nationales. De plus, le scrutin de liste a un effet assez pervers : ce sont les têtes de liste qui sont automatiquement élus. 2. Les délégations de souveraineté de l'état vers l'Europe ne choquent pas. Or, certains députés ne sont pas moins souverainistes que ceux de droite. Il faut plus de structuration pour que l'Europe ne parle que d’une seule voix, et puisse ainsi se faire mieux entendre. On ne peut pas aller vers une Europe plus large et plus ouverte sans perte de souveraineté dans chaque pays. C'est mathématique. 3. Comment faire aimer l'Europe ? Les gens sont désabusés. On entend souvent dire que c'est à cause du marché européen que certaines entreprises ferment. Il est nécessaire de parler d'harmonisation fiscale. En effet, Il existe des disparités importantes entre les différents pays. Il faut arrêter de mettre le blâme sur l'Europe quand elle n'y est pour rien. 4. La Commission Européenne a des pouvoirs plus importants que le Parlement Européen. Or, ce sont les députés au Parlement Européen que nous élisons. Il faudrait réfléchir à une meilleure balance des pouvoirs. De plus, le fonctionnement des institutions, ce qui s’y passe, est très opaque. On est en train de préparer un traité d'échange commercial entre les États Unis et l'Europe, et on n'en sait rien : il y a un réel manque d’information vis-à-vis de la population européenne. 5. Les députés européens ne sont pas connus de la majorité de la population. Cela soulève le problème de la fonction d’élu : ce n'est pas une activité professionnelle, mais beaucoup d'élus le font à plein temps. 6. Daniel Cohn-Bendit était un bon député européen. Pourquoi ? Simplement parce que son discours n'était pas national. Dans la formation des députés européens, il devrait y avoir cette ouverture. 7. La PAC a été un sujet bien intégré dans l'Europe. Aujourd'hui, on est en surproduction, le contexte est différent. La directive nitrate, par exemple, fut mise en place par Bruxelles en fonction de chacun des pays, mais en France, les producteurs ont investi sur leur exploitation pour traiter plus écologiquement les épandages. 8. L’espace Schengen se révèle être un échec : c'est une passoire. Ce qu’il faudrait, c’est un renforcement des frontières de cet espace de libre-circulation.

Christophe Morel, 02 novembre 2014 à 22h33

Je suis admiratif des propositions des uns et des autres, et de la technicité de certaines. Ma contribution, vous m’en excuserez, sera des plus simples : votons le même jour que nos amis allemands en 2017 ! Il y a six mois, nous assistions -et pas qu’en France- à un tremblement de terre démocratique lors des élections du Parlement Européen. Avec une poussée sans précédent des partis europhobes. Sans parler de l’abstention. Aujourd’hui, qui s’en souvient et s’en soucie encore ? Nous entendons parler d’Europe une fois tous les 5 ans pendant 15 jours. Or chaque année, environ 5 pays de l’Union organisent des élections conduisant à choisir leur représentant au Conseil des Etats-Membres (chef d’Etat ou de gouvernement). Est-ce trop utopique de synchroniser ces élections et d’imaginer que chaque année, les électeurs de ces pays se rendent le même jour aux urnes ? Que dire lorsque l’on observe qu’en 2013, à une semaine d'intervalle, les électeurs allemands se rendent aux urnes pour élire leurs députés au Bundestag (le 22 septembre), et que les électeurs autrichiens font de même une semaine après (le 29 septembre) ! Deux pays si proches. Et rien ! Je trouve cela consternant. N’y avait-il pas là une occasion simple de créer un rendez-vous démocratique qui dépasse le simple cadre national ?? Pourquoi se priver de ces rendez-vous qui seraient autant de rencontres des peuples ? Autant de prises de conscience que nous appartenons désormais à un espace démocratique d’envergure européenne ? Multiplions les rendez-vous démocratiques d’envergure européenne pour rapprocher l’Europe de ses citoyens et impulser un nouvel élan démocratique à la construction européenne ! Un seul rendez-vous tous les 5 ans pour élire le Parlement Européen était une étape nécessaire mais 35 ans après, il est temps de franchir de nouvelles étapes. Et commençons en montrant l’exemple dès 2017, année où les électeurs français et allemands se rendront aux urnes pour élire un Président de la République et décider de leur futur Chancelier. Ça aurait de l’allure si tous ces électeurs votaient le même jour (disons pour le 1er tour car je crois qu’il n’y a qu’un seul tour pour les élections du Bundestag). Et soyons iconoclastes jusqu’au bout : sur la base de propositions communes portées des deux côtés du Rhin par des partis frères (PS-SPD par exemple). Soyons réalistes : que peuvent faire nos petits Etats Nations Européens dans un monde globalisé et face à des pays de plusieurs centaines de millions de personnes… à part s’unir ? Alors osons !

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h37

L’Union Européenne n’est qu’une zone limitée de chalandise. La véritable Europe incluera la Russie, puis ciblera la méditerranée, englobant les pays riverains et le moyen orient, reprenant ainsi les frontières des grands empires de l’antiquité, autour du Mare Nostrum : la Méditerranée. Si l’on peut regretter que la Russie ait basculé du soviétisme au total libéralisme pour revenir au post soviétisme, l’esprit permanent de guerre des USA pour leurs seuls intérêts stratégico-économiques ne permet pas de progresser et nous condamne à des conflits armés. L’alliance dans l’otan et le traité de libre-échange avec les USA constituent l’ultime trahison au passé, mais aussi au futur de notre continent et du monde ; la première trahison a été le pack Maestricht-Lisbonne. On n’a pas fini d’en payer les conséquences : extrême droite, explosion de ce qui était la meilleure idée et la meilleure réalisation du 20ème siècle : l’Europe, et conflits tous azimuths, y compris en Europe.

Fabrice FLOURY, 01 novembre 2014 à 20h28

Faites-vous porter P.A.L.E.! Fort du constat suivant: L'Europe économique et une réalité mais l'Europe des peuples n'est toujours pas au rendez-vous. Il y a 20 ou 30 ans en arrière, les actes locaux en faveur de l'Europe étaient réels et remplis d'espoirs. De nombreuses communes se sont jumelées avec des villes européennes, ont plantées un arbre de la liberté et ont nommées leur avenue au nom de l'Europe. De nos jours, les actions et incitations européennes se retrouvent au niveau éloigné, des régions ou de l’État. Le terme Europe est devenu pour la plupart des gens péjoratif. Nous faisons, la proposition concrète et pragmatique, d'attribuer une aide pécuniaire aux associations ou aux comités de jumelage qui auraient un projet associatif en relation avec la connaissance et la découverte, d'autres cultures, d'autres pays européens, notamment les derniers entrés dans l'union. Ces projets pourraient s'appeler les Projets Associatifs Locaux pour l'Europe (PALE). Toutes proportions gardées, cette proposition servirait à lever la peur de l'inconnue chez les personnes les plus septiques et se voudrait l'Erasmus des citoyens lambda et des associations.

Philippe Wehrung, 01 novembre 2014 à 9h50

L’Europe a longtemps déçu les socialistes. Car si nous savons qu’une autre Europe est possible et nécessaire, nous sommes encore loin de notre rêve européen, d’une Europe plus juste, plus proche du citoyen, plus humaine. Cette Europe verra le jour si nous sommes capables de nous rallier autour de grands projets communs : la sortie de la crise par la transition énergétique et plus largement la transition écologique et des grands projets d’infrastructures, l’harmonisation fiscale et sociale, un plan contre la pauvreté à l’échelle du continent ou encore l’Europe de la Défense... Nos dirigeants ont depuis longtemps intégré ces mots dans leur vocabulaire. Des termes comme « transition écologique » ou « Europe de la Défense » sont tellement utilisés qu’ils deviennent usés. Il est temps de passer aux actes. Mais comment ? Nombre de nos concitoyens se méfient de l’Europe et veulent à tout prix éviter de nouveaux transferts de souveraineté. La diversité de l’Europe, la force des identités nationales et régionales, la question de la langue, peuvent paraître comme des obstacles à l’émergence d’une solidarité de fait, d’une identité européenne. Pourtant, jamais l’Europe n’a été aussi intégrée avec des modèle sociaux, certes divers et à améliorer, mais qui néanmoins suscitent l’envie en dehors de l’Europe. Jamais les jeunes Européens ne se sont autant mélangés. Ne nous laissons pas aveugler par des nuages sombres mais éphémères. Nous pouvons avoir beaucoup d’espoir pour l’avenir de notre continent. Pour réaliser notre rêve européen nous avons besoin de projets politiques forts, portés à l’échelle européenne, par des femmes et des hommes politiques bénéficiant d’une réelle légitimité populaire. Pour cela, nous devons soutenir toute initiative pouvant renforcer la démocratie européenne et la création d’un espace politique commun. Nous devons accepter le fait que certains Etats européens ne nous suivront pas dans cette aventure démocratique. Certains Etats, ou en tout cas leurs dirigeants, ne peuvent concevoir la démocratie qu’à l’échelle de la Nation. Ces peuples frères doivent rester proches mais ne doivent pas nous empêcher d’avancer. Avec l’Allemagne, et l’ensemble des Etats volontaires, construisons ensemble une force politique du XXIème siècle, capable de peser face aux autres grandes puissances mondiales. Construisons un espace de solidarité entre les peuples, une force progressiste pour l’avancement des droits de l’Homme et de la transition écologique sur notre continent et partout dans le Monde. Osons rêver d’une autre Europe, mais surtout, transformons notre rêve en un réel projet politique !

leo le ster, 31 octobre 2014 à 22h22

Il faut que les habitants européens soient consultés pour toutes les éléctions conçernant l'europe.Il faut créer le ministère européen pour la solidarité conçernant la solidarité.Il faut créer l'association des européens dans le monde qui représente les valeurs de paix dans le monde.Ces membres dans le monde devront montrer l'exemple.Il faudra créer le pacte euro méditéranéen qui servira de feuille de négociation.Pourquoi pas affirmer l'indépendance de l'afrique envers la france?Sa serait une bonne question.L'afrique pourra se forger une culture en ayant le devoir de garder ses vestiges européens.Les deux ne sont pas imcompatibles.

Maintenant La Gauche 31, 31 octobre 2014 à 17h42

« Que faire ? » Attendre la croissance comme on attend Godot ? Se résigner à voir le discours du Front National progresser et voir la détresse dans les yeux du militant sincère ?Pour être efficaces il faut différencier différents objectifs, périmètres, et mettre en place les cadres et les outils adéquats. La reconstruction de la gauche, nécessite de prendre le temps de réinterroger notre logiciel, sans pour autant perdre de vue nos fondamentaux : adapter nos propositions au contexte actuel et conserver notre projet en même temps. Culturellement, sociologiquement, la gauche ne peut plus se résigner à subir la politique du capital. Ce n'est ni son but, ni sa mission historique. Tant qu'elle n'est pas en état idéologique et en état de marche pour proposer une autre direction au peuple, elle ne peut qu'échouer, aggraver la désillusion et renforcer la crise politique tout en creusant sa propre tombe. Tant qu'elle n'est pas unie, elle ne pourra pas proposer une alternative crédible aux yeux de nos concitoyens : ce n'est pas l'union qui fait la force, c'est l'union qui fera notre survie. Alors qu’en 2008 nous pensions que la crise des subprimes avait fait voler en éclat le dogme libéral, nous assistons aujourd’hui à un retour néolibéral qui ébranle les fondements même de la démocratie européenne. Ce retour libéral, réalisé comme si rien ne s''était passé pendant ces 6 ans, avec quasiment les mêmes recettes d'un autre âge, ouvre la porte à un repli-sur-soi généralisé dans les pays européens, laminant les classes moyennes et populaires. La conséquence est que l'un des axes majeurs du débat européen est la question de la souveraineté, favorisant toujours « les originaux aux copies ». Les sujets de réflexions sont nombreux. Au premier rang desquels la réduction des inégalités qui doit redevenir la priorité de la gauche. Comment peut-on réduire les inégalités sans croissance ? Cette question semble simple et pourtant elle nécessite de mettre à plat tout un pan de la réflexion socialiste du siècle dernier. La question européenne est également fondamentale, pour ne pas reproduire les écueils d’une gauche qui ne conçoit sa politique que dans le cadre national. La critique des institutions européennes doit prendre un caractère concret. La démocratie et le rapport à l’électorat de gauche apparaît comme également une réflexion primordiale, alors que nous vivons les dérives de la Veme république. Construisons un système démocratique qui nous rappelle en permanence les attentes de ceux qui nous élisent. Cela passe par des questionnements autour de la nature de notre électorat. Nous devons aussi comprendre pourquoi le vote populaire nous fuit.

Hachet François, 31 octobre 2014 à 10h43

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Anonyme, 30 octobre 2014 à 15h45

 Parler d'une façon claire des options choisies pour l'Europe des peuples.  Avancer en Europe avec des lois sociales communes, en évitant les disparités qui ne font que diviser. (Parité salariale, protections sociales...)  Expliquer, à tous niveaux, qu'en critiquant l'Europe, on fait des anti-Européens les élus qui nous représentent. Les Etats sont ainsi dénigrés et perdent leur crédibilité.  Sans l'Europe plus de progrès possible, surtout dans le contexte de la mondialisation. (Puissance vis à vis des grands pays : USA, Chine, Russie, et Amérique du sud...)

pierre bal, 29 octobre 2014 à 19h10

Proposition pour créer une Europe des citoyens. Il n’y a pas de dynamisme européen populaire, mais une Europe de la "jet-set" rejetée par ceux qui n'y ont pas accès. Pour rapprocher TOUS les Européens, et développer une citoyenneté européenne nous proposons l'institution d'une année scolaire européenne (ASE) . 7 piliers : 1 - Effectuée en dehors du pays d'origine par tous les jeunes de l'Europe, à partir de 16 ans ou à la fin des études. 2 - Gratuite, laïque et "obligatoire". 3 - Effectuée dans des "campus-creusets" (… de l’Europe) de 400 à 600 élèves chacun, et 8 à 10 % d'encadrants nationaux de haut niveau. Une structure rattachée aux structures universitaires existantes. 4 - Mixité internationale, sociale, sexuelle ; 5 - Journée de travail en 2 parties : une partie éducative, pour la connaissance de différentes cultures, de la langue du pays d'accueil et de l'Anglais, et une partie mission de travail collectif pour mettre en pratique l'usage des langues; 6 - Élection de 2 représentants en fin d'année. Pour combattre l'exclusion, les jeunes de chaque conscription, en fin de période, et au sein de chaque campus-creuset, éliraient parmi eux 2 représentants (une femme, un homme) qui leur sembleraient les plus dignes de représenter l'idéal européen. Elus à vie, une fois rentrés dans leur nation et exerçant leur métier, ils éliraient, parmi eux, deux représentants, des élus d'élus européens, soit 56 en Europe (28 pays), pour représenter la société civile européenne. 7 - La qualité du dispositif assurera la confiance des Européens dans leur Union et dans l'ASE. Ce n'est pas du tout le genre ERASMUS, car cela s'adresse à TOUS les jeunes européens (6000 000 et non 150 000, principalement des universitaires).Le coût peut ne pas être trop élevé si on considère qu’il s’agir d’un échange géographique de jeunes. Enfin, ce projet contribue à enrichir chaque citoyen de ce qu'il a dans la tête pour compléter ce qu'il peut avoir dans son confort matériel…Une ambiance studieuse et dynamique contribuera à casser les maffias (djihadistes ?) naissantes parmi les jeunes de banlieue de toute l'Europe,réduira la fracture sociale, supprimera le sentiment d'exclusion; créera une Europe de citoyens, stimulera le rapprochement des jeunes européens dans les "campus-creusets" où l'émulation se substituera à la concurrence; créera une vraie adhésion à la construction européenne; lèvera en partie l'obstacle des langues, écueil N° 1 de l'Europe; créera des réseaux transnationaux d'européens et créera des représentants légitimes de la société civile européenne; Utopique ? "Ils ont échoué parce qu'ils n'ont pas commencé par bâtir le rêve". Qui a une meilleure idée concrète ?

Emmanuel Torregrosa, 28 octobre 2014 à 14h44

La majorité gauche plurielle a été élue le 1er Juin 1997. Lionel Jospin avait promis durant la campagne de ne pas signer le Traité d'Amsterdam pour « lutter contre l'Europe libérale ». Il l'a signé le 18 Juin 1997. De même en 2012, François Hollande avait promis de renégocier le pacte budgétaire européen durant la campagne et l'a validé lors du voyage suivant son investiture. L'Europe, jugée coupable de bien des maux afin d’éludé les incompétences et l’irresponsabilité de nos mandataires politiques, n'est dans ces deux cas pour rien dans les renoncements des gouvernements socialistes français. Ces deux décisions de début de mandat génèrent des politiques antinomiques aux orientations préalablement convenues en internes et défendues par les camarades candidats auprès de notre électorat. Il est donc essentiel de clarifier la position du Parti Socialiste sur l'Europe. Notre Parti doit être en mesure d’élaborer un programme électoral adapté aux classes sociales que l'on doit défendre, et adaptable. La crédibilité des politiques est loin d'être négligeable. Pour les socialistes, l'Europe doit être un instrument pertinent, pour une orientation humaine des politiques budgétaires et monétaires appropriées à des situations fluctuantes. Or, les programmes de relance économiques coordonnés entre États membres accompagnés d'une politique monétaire accommodante sont impératifs en période de crise voire de déflation. Ces politiques sont critiquées par les libéraux. Elles sont pourtant impératives à court terme pour relancer la croissance et à long terme pour investir dans des projets structurants d'avenir. Les socialistes européens doivent les assumer. Si nous ne sommes pas majoritaires, nos mandataires politiques, quel qu’ils soient, doivent tenir au peuple français un discours de vérité. Alors le clivage progressiste/conservateur retrouvera son sens. A ce jour, force est de constater notre prétention d’avoir gagné et notre légitimité involontaire à gérer des politiques libérales. A moins qu'il eut été dans l'intention de nos élus de mener ces politiques sous couvert de parjure. Cela est très grave sur un plan déontologique (dire la vérité ou au moins ses convictions quitte à être minoritaire). Doit-on renier nos engagements politiques en se vouant à la bureaucratie au détriment du peuple? C'est enfin très grave sur le plan des résultats, puisque aucune leçon semble n'avoir été tirée de la crise économique de 2008 qui perdure. Le Parti Socialiste doit, sans attendre, se pencher consciencieusement sur les politiques européennes. Faute de quoi le peuple (avec raison?) nous oubliera aux futures élections et la montée de l'extrême droite sera de notre fait.

Francis Poézévara, 28 octobre 2014 à 14h12

Vers un fédéralisme européen. Depuis plusieurs années, l'Europe est en panne. Le projet européen s’est échoué aux rythmes des traités imparfaits voire contre-productifs, sous l’impulsion des politiques libérales. Le Parti Socialiste doit prendre la mesure de ce sujet historique, et devenir le fer de lance de la construction de l’Europe fédérale. Les transferts de souveraineté devront concerner en tout premier lieu les domaines politiques les plus cruciaux pour l’humanité et pour la planète. Il faudra ainsi créer aussi bien l’Europe de la Défense, et son armée européenne, rendue urgente par le contexte international actuel, l’Europe diplomatique, avec la mutualisation des réseaux diplomatiques et le transfert du siège français au Conseil de Sécurité, ou encore l’Europe du développement durable, qui sera en première ligne pour venir à bout des hésitations des autres grandes puissances mondiales. L’Europe fédérale devra également se saisir des sujets qui aujourd’hui font de l’UE une institution boiteuse : la politique d’immigration, qui va de pair avec la libre-circulation des personnes, ainsi que la politique budgétaire et économique, qui manque tant à l’UE depuis plusieurs années. D’autres domaines ont bien entendu vocation à être transférés à l’échelon fédéral ; il ne s’agit là que des plus importants, car les plus emblématiques. La création d’une Europe fédérale devra s’accompagner d’une refonte profonde des institutions européennes, pour faire naître une véritable démocratie continentale. La tâche est complexe ; le système actuel, tout à fait insuffisant, le prouve. Mais il s’agit d’une condition de succès indispensable. Pour y parvenir, la trajectoire est au moins aussi importante que la finalité. Réussir une fédération européenne à 28 est utopique ; il sera nécessaire de constituer une fédération resserrée, avant de l’ouvrir progressivement aux membres actuels de l’UE. Cette construction sera confrontée à de nombreux freins nationalistes. Elle nécessitera le développement d’une identité européenne, qui, loin de remplacer les identités nationales, devra s’y superposer. Pour cela, des pistes à explorer peuvent être la création d’une carte d’identité ou d’un passeport européen, la mise en place d’un service civique à l’échelle du continent, la disparition des partis politiques nationaux au profit de partis politiques européens, l’élection d’un président européen au scrutin universel, etc. L’Europe a besoin que la France porte ces sujets vitaux. Notre pays a une responsabilité politique immense. Le PS doit mettre l’Europe fédérale au cœur de son projet. Si nous, socialistes français et européens, ne le faisons pas, qui s’en chargera ?

Jérôme Puech, 28 octobre 2014 à 11h03

En préambule, il faut rappeler ce que veulent les socialistes : une Europe ouverte. Cela s’oppose aux partis qui souhaitent une Europe fermée. C’est le souhait des extrêmes. Parmi ceux qui souhaitent une Europe ouverte, il y a plusieurs visions qui s’opposent, y compris à l’intérieur de notre propre formation politique. Les socialistes de la section Nîmes Arènes souhaitent une Europe solidaire, une Europe ouverte aux autres et enfin une Europe qui lutte contre toutes les formes de discriminations (sociales, économiques, ethniques, …). Pour y parvenir, nous préconisons une Europe qui tende vers une démocratie progressiste. Les institutions européennes sont trop peu lisibles. Son fonctionnement apparaît trop technocratique. Les citoyens ont le sentiment que les enjeux fondamentaux leur échappent pour obéir à des logiques administratives ou financières. Pire, il semble que les lobbies commandent parfois notre destin. Nous souhaitons que l’Europe se fasse mieux connaître. La pédagogie de l’Europe doit permettre de réduire les peurs de demain, les peurs de l’autre et ainsi restaurer une certaine confiance en la construction européenne. Nous voulons une Europe capable d’avancer plus en avant en proposant: - L’unification des systèmes de fiscalité - Une meilleure égalité homme-femme - Une Europe de la défense dotée d’une armée - Une Europe sociale prenant les meilleurs modèles de fonctionnement - Une Europe dispensant une éducation pour tous et homogène - Une Europe de la santé Enfin pour faire progresser la démocratie de l’Union européenne, la simplification des institutions permettra qu’elles incarnent mieux sa politique. Il est préconisé une élection au suffrage universel direct d’un Président en charge de nommer un gouvernement européen en mesure d’être contrôlé par les parlementaires. Nous voulons une Europe fédérale aux pouvoirs politiques pleins et entiers. L’histoire de la construction européenne est passée par plusieurs étapes majeures : l’Europe économique, l’Europe élargie, l’Europe des frontières, l’Europe de la monnaie. Elle nous a évité des conflits majeurs. Le temps est venue de défendre une nouvelle Europe politique déconnectée des enjeux économiques destructeurs de la spéculation boursière, une Europe humaine dans laquelle le bonheur ne se mesure plus selon l’accumulation de richesses mais sur des critères nouveaux (Ex : l’accès à l’éducation, la santé, le logement, …).

CNAR Germinal PEIRO, 28 octobre 2014 à 9h37

La politique agricole commune (PAC) : une politique essentielle de l'Europe dont les enjeux ont une répercussion directe sur notre alimentation, notre santé, l'environnement, la vie dans les territoires. Elle répondait dans les années 1960 au besoin d'accroître la productivité à l'échelle européenne, d'assurer la sécurité des approvisionnements. Le système productiviste mis en place, basé sur les ressources fossiles, le développement de l'industrie chimique et une industrialisation toujours plus poussée, est à bout de souffle. Les effets négatifs sont connus : pertes de la variété des productions, de fertilité des sols, de biodiversité, pollutions multiples, problèmes de santé humaine… Cependant, ces coûts sanitaires et environnementaux ne sont pas pris en compte dans les prix payés par les consommateurs. Et nous avons abouti à un système d'économie alimentaire "low coast", à des sociétés victimes de la "malbouffe". Les socialistes entendent proposer une PAC 2020 résolument différente pour répondre à ces enjeux, alors que les pressions sont de plus en plus fortes pour réduire les fonds alloués à l’agriculture et l’alimentation : ces politiques doivent demeurer au centre des préoccupations européennes. Nous entendons poser les fondations d’une politique agricole et alimentaire solidaire, éthique, et capable de répondre aux défis qui s’imposent à l’Europe et au monde. Accès de tous à une alimentation de qualité : les impératifs de qualité sanitaire, nutritionnelle, organoleptique et de traçabilité doivent cohabiter avec l’exigence d’un prix permettant un accès à la nourriture à tous les habitants de l’UE. Exigence qui est la même au niveau planétaire. Autonomie alimentaire : si l’UE dispose de conditions pédoclimatiques favorables à une grande diversité agricole, elle s’est rendue dépendante d’importations de masse. L'objectif que nous assignons à l’agriculture européenne est celui d'une autonomie alimentaire à l’égard de l’ensemble des productions compatibles avec les conditions agronomiques et pédoclimatiques de l'UE. Diversité des productions : les phénomènes de concentration agricole ont été accélérés par la réforme de la PAC 1992. Répondre aux défis environnementaux impose au contraire de maintenir sur l’ensemble des territoires des productions variées, favorables à l'emploi : une priorité dans une Europe en crise. Durabilité : l’agriculture porte en elle les solutions à mettre en œuvre pour répondre aux défis environnementaux posés. L’Europe doit définitivement faire le choix d’une agriculture capable d’allier performances économiques et exigences écologiques, à l'exemple de l'agro-écologie ou de l'agroforesterie que promeut la France.

Alain BARKATE, 28 octobre 2014 à 9h29

texte joint

Alain LE GARREC, 27 octobre 2014 à 19h05

Les Villes, les départements, les régions qui gèrent des Collèges et des Lycées devraient veiller à ce que chaque collégien, chaque lycéen puisse aller moins 3 fois dans un collège, un lycée d'un des pays de l'Europe. Il est absolument essentiel qu'avant 18 ans et le droit de vote, il y ait eu d'une manière ou d'une autre des rencontres dans différents pays.

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 12h18

La mondialisation génère plus de précarité et d'incertitude pour l'avenir de tous. La question de la place et du devenir de la Nation dans la construction européenne est centrale. Tout référendum doit se produire éle même jour dans toutes les composantes de l’Europe. Une certaine forme de solidarité et d’appartenance y trouvera son compte. Pour exister, se développer et se structurer, n’oublions pas que toute organisation politique, s’appuyant sur ce qui fait son identité a besoin de définir un dedans et un dehors. La conscience d’une appartenance commune est positive pour donner sens, force et vigueur à un projet défini en commun. La rapidité de l’élargissement de l’Europe ne laisse d’inquiéter, quand on observe la brutalité des effets produits plus destructeurs que constructifs qu’est ce qu’on nomme la mondialisation ; laquelle est systématiquement utilisée pour déclarer obsolète tout ce qui n’en relève pas. Raison de plus pour penser que l’Europe, terre de modernité et des droits de l’homme a une mission historique à accomplir. L’enjeu est de taille pour trouver de manière pleinement civique comment faire société. Nous devons accompagner activement les Français à l’étranger, mobiliser les États contre les mines antipersonnelles qui sont la cause du handicap de millions d'êtres humains, intervenir pour supprimer les armes de destruction massive et engager la planète vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'oubli de certains drames du passé révèle les peurs du présent. Faire la vérité permet de mieux préparer l'avenir. Il devrait être mis en place un mémorial qui rende hommage à toutes les personnes victimes du régime hitlérien en Europe ainsi que de toutes les guerres passées.

Anonyme, 26 octobre 2014 à 2h31

Un Parti Socialiste pour réussir l’Europe En tant que citoyens Français et socialistes, nous voulons la réussite de l’Europe, la réussite de la France au sein de cette Europe, mais au Parti Socialiste nous voulons une réussite des idées progressistes en général et socialistes dans l’Europe politique Nous ne pouvons nous satisfaire du statu quo actuel qui répète les résultats électoraux décevants, et pour cela le Parti Socialiste doit impérativement faire sa mue européenne. Nous parlons de carte d’identité du PS ? Et bien justement celle-ci doit être celle d’une citoyenneté progressiste de la France solidement ancrée dans l’Europe Pour cela il faut que nous donnions toute sa place à l’Europe dans le parti. Il s’agit de politiser l’Europe, mais dans le cadre du fonctionnement des institutions de l’UE, des traités signés par la France et qui l’engagent désormais Lee Parti Socialiste doit se doter en interne de structures partisanes dédiées à la politique européenne, pour animer le débat, le cadrer et faire l'indispensable travail de formation citoyenne, mais aussi de peser sur les investitures. La temporalité de la vie interne du parti, en particulier le Bureau National doit être impérativement adaptée aux contraintes des élus européens. Ceux-ci doivent pouvoir s’investir pleinement dans les instances européennes sans que cela ne nuise à leur participation à la vie du parti. car pour que la voix des Français porte davantage en Europe, il faut des élus expérimentés sur les affaires européennes en mesure d’être pleinement engagés à Bruxelles dans les instances où se délibèrent les lois qui engageront ensuite la France. Ces structures doivent permettre une plus grande permanence de militants et de cadres actifs dans le champ européen, de leur permettre de s’engager, de progresser, de se former, et d’exprimer des ambitions légitimes dans un processus d’investiture, qui sans s’extraire des contraintes réglementaires du PS, fassent néanmoins une large part à la recherche de compétences européenne spécifiques. L’impératif d’efficacité et de pragmatisme commande de s’appuyer sur l’existant, c’est à dire les commissions Europe qui se réunissent depuis longtemps dans les fédérations, mais en structurant cela plus formellement et en y adjoignant des commissions dans les sections directement en lien avec celles des fédérations, et ces dernières avec une commission nationale dotée de réelles prérogatives statutaires. Des instances issues de ces commissions doivent pouvoir réunir de manière régulière et formelle pour permettre un débat politique européen à la hauteur des enjeux, avec des expressions d’élus ou de spécialistes des ces questions .

valentin wolff, 26 octobre 2014 à 0h18

L'attitude vis-à-vis de l'Union Européenne est souvent paradoxale. Dans les conversations de café, l'UE apparaît comme source de contraintes ; dans les propositions travaillées des militants, l'UE apparaît plutôt comme source de solutions. L'activité du parlement européen semble abstraite, alors que les sujets traités sont souvent proches des préoccupations des citoyens. Les députés européens français qui travaillent sérieusement leurs dossiers restent peu connus en France ; inversement, les députés européens les plus médiatiques s'impliquent peu dans le travail parlentaire. Un manque de démocratie et de transparence est souvent reproché à l'Union, alors que son parlement est plus représentatif que les parlements nationaux, et les débats moins partisans. Alors que manque-t-il ? Un lien plus fort entre les citoyens engagés et les militants et leurs députés. Les partis ne doivent plus pouvoir recycler en Europe des politiciens incasables. Les députés européens doivent bénéficier d'une vraie assise territoriale. Des citoyens motivés doivent pouvoir débattre des questions européennes. Que faire ? Créer une assemblée par circonscription européenne. Cette assemblée grouperait les militants de la circonscription européenne soutenant les députés européens socialistes. Les députés européens devraient consulter régulièrement cette assemblée, et y rendraient compte de leurs actions. Pour renforcer son poids politique, cette assemblée aurait la responsabilité d'établir la liste des ses candidats à la députation européenne, candidats obligatoirement issus de cette assemblée. Cette assemblée définirait collectivement son fonctionnement, en s'appuyant sur les moyens déjà mis à disposition des députés européens élus. Des experts, des commissaires européens ou des députés européens de pays voisins seraient cordialement invités. Si la majorité des membres de cette assemblée serait élus par le parti, l'assemblée pourrait également être ouverte à des partis de gauche alliés qui s'engageraient évidemment à ne pas présenter de candidats aux élections européennes, et à soutenir les candidats élus par cette assemblée. Cette assemblée permettrait ainsi à un plus grand nombre de militant d'avoir un parcours politique européen. La mise en œuvre de cette proposition originale ne se heurte à aucune difficulté institutionnelle ou budgétaire, et serait facile à expérimenter localement.

Visionrealiste, 25 octobre 2014 à 21h32

Il faut revoir la philosophie fondamentale de l'Europe: Au départ c'est une bonne idée qui a été confisqué par le néolibéralisme au profit du Dieu Argent. Abandon du dogme de la concurrence libre et non faussée qui n'est qu'une chimère, un leurre. Ce qu'il faut savoir c'est que l’Économie est un système qui n'a aucune stabilité naturelle dont l’État ou l'Europe est le régulateur. Si c'est pour une non intervention alors il ne servent à rien. La vie est un don gratuit que voulez vous qui soit payant? Seul ce qui est nécessaire pour vivre et rien de plus doit être payant. La rentabilité est une dérivée absolument négative de l'économie. Suivre ce critère conduit inexorablement à la destruction de toutes sociétés. Pour preuve il faut voir le nazisme et ces conséquences horribles comme l'aboutissement des méthodes rentabilitaires car il trouve ses racines dans le management des entreprises (l’ exceptionnalité de la chose n'est du qu'à l'industrialisation du système morbide) La nullité est la chose la plus puissante qui existe dans l'univers ceci est aussi valable pour les hommes. (le kommebacque d'un certain petit président) C'est à la puissance de sa destruction qu'il est admiré adulé. Sans avoir bac + 12 ni de prix du Roi de Suède ( pompeusement appelé prix Nobel d'économie qui ne récompense que ceux qui vont dans la bien pensante), mais seulement un peu analyse à partir des ces principes que l'on a pu prévoir la crise bancaire, et que l'Allemagne va vers de très graves ennuies économiques. Je pense et cela n'engage que moi l'Allemagne est sur le cul , pire que la France. Par ailleurs pour qu'il y est des gagnants il faut des perdants encore le jeu de la rentabilité: destructeur etc.......

Johann Cesa, 25 octobre 2014 à 11h36

Cette contribution aux Etats Généraux du Parti Socialiste est issue d’un travail collectif à l’occasion de la Fête de la Rose de la Fédération de la Loire. Un atelier, sous le thème « Etat, Europe, Mondialisation » a regroupé une trentaine de militants socialistes. Cette contribution est une synthèse de ces débats. Dans ce nouveau monde multipolaire, la nécessité d’une Europe forte apparait comme inévitable pour pouvoir peser dans les débats et les orientations internationaux. La montée en puissance de la Chine, des pays émergents et des pays exportateurs de pétrole tend à renverser la mainmise de la Triade sur le reste du monde. Cette partie émergée de la mondialisation apparait comme « heureuse » pour ces centaines de millions d’êtres humains qui sortent de la pauvreté, accèdent à l’éducation, conquièrent de nouveaux droits démocratiques et sociaux… mais pour la partie immergée de la mondialisation ce sont bien les firmes transnationales qui tirent, le mieux, leur épingle de ce nouveau jeu mondial. Dans celui-ci, il serait une erreur historique si l’Europe n’y imposait pas ses propres règles qui sont le fruit de son histoire, de son identité, de sa culture. C’est tout l’enjeu des négociations autour du traité transatlantique (dit TAFTA ou TTIP). A l’unanimité, nous avons dénoncé le manque de transparence des négociations vis-à-vis des citoyens. Alors que ce traité aura des impacts sur notre vie quotidienne (consommation, échanges, droit du travail, services publics…), nous n’avons aucun droit de regard, ou d’amendement sur ces traités… ce qui pose clairement un problème démocratique. Sur le fond, c’est un sujet clivant puisque une partie des participants pense que ces traités constituent une opportunité pour l’Europe en améliorant notre présence sur le marché américain par la levée de nombreux obstacles : droits de douane, double certification, restrictions… Ce partenariat transatlantique de commerce pouvant renforcer notre commerce extérieur dans un contexte économique difficile. D’autres camarades pensent qu’il faut l’arrêt pur et simple des négociations. La signature de ce traité risque de niveler par le bas les normes économiques, sanitaires, sociales, environnementales et culturelles. Celles-ci seraient sous le contrôle de tribunaux d’arbitrages privés, hors de tout contrôle démocratique. En conclusion, nous sommes favorables... Lire la suite en format PDF

Bachdan, 24 octobre 2014 à 18h55

L'Europe doit être moteur et investir dans: La R&D L'investissement industriel voir prendre des parts dans les sociétés Avoir une stratégie d'indépendance: acier, informatique, bois, électro-ménagé, naval, aéronautique (à maintenir le niveau),etc... La passoire de la frontière Européenne Une contribution européen pour une armée européenne L’Europe doit pouvoir prêter au état sans passer par les banques qui se gavent sur les contribuable L'Europe doit arrêter de spolier le citoyen L’Europe doit supprimer les lobbies L'Europe doit virer les élus non intègre Les élus 2 mandats maximum

Bachdan, 24 octobre 2014 à 17h35

Taxer les produits hors Europe pour obtenir un même prix que les prix européens Imposer de la différence tout les français vivant à l'étranger comme les USA

Coignard Elisabeth, 24 octobre 2014 à 13h53

J'ai voté depuis le début avec enthousiasme pour que l'Union européenne existe. Je n'ai pas compris que des marchands avides s'en étaient emparée. Aujourd'hui, elle me fait honte et peur puisqu'elle est capable de mettre à genoux des peuples européens amis. La guerre est devenue économique, mais c'est toujours la guerre. Et l'Union européenne ne me fait plus rêver. Maintenant nous voulons nous associer à un autre peuple très malade, les USA. Serions-nous devenus fous?

Claude Roiron, 24 octobre 2014 à 10h55

Les droits des femmes doivent êtes portés au niveau européen Les inégalités entre les femmes et les hommes dans la sphère professionnelle, personnelle, et politique persistent. Les 250 millions d’Européennes gagnent en moyenne 20% de moins que leurs collègues masculins et représentent 75% des salariés à temps partiel. Seulement 62% des Européennes ont un emploi. 67% des Européennes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles. L’Europe a pourtant toujours été précurseure en matière de droits des femmes. Les femmes et les hommes sont égaux depuis le traité de Rome de 1957. Mais selon les pays, les inégalités en matière de droits des femmes sont criantes. Alors que la majorité des pays légalisent l’avortement, d’autres sont toujours malheureusement très en retard. Ainsi, il est illégal d’avorter à Malte, et Chypre ne le permet qu’en cas de viol. En Irlande, en Pologne, au Luxembourg et en Espagne, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol, inceste, ou mise en danger de la femme ou du fœtus. En l’absence d’un droit européen qui s’appliquerait à tous, nous militons pour ce que l’on appelle la « Clause de l’européenne la plus favorisée ». Porter ce principe permet d’assurer à toutes les femmes dans l’espace européen le bénéfice des législations nationales qui défendent le mieux leurs droits. La France a la meilleure législation en Europe contre le viol. En ce qui concerne le congé parental, il faut se tourner vers la Suède, tandis que la Belgique est à la pointe en matière de parité. L’Europe doit encourager les pays à s’ouvrir, et prendre exemple sur les Etats les plus avancés. Mais l’Europe souffre encore d’un trop grand conservatisme. Les dernières élections européennes ont vu la percée des partis d’extrême droite. Ces courants conservateurs portent ouvertement des discours antiféministes et rétrogrades. Face à eux, il est de notre devoir d’étendre nos droits. Nous défendons l’instauration d’un IVG européen pour qu’il n’y ait plus aucun retour en arrière. Nous militons pour l’instauration d’un salaire minimum en Europe pour lutter contre la trop grande précarité des femmes, qui subissent majoritairement l’austérité. Les programmes de lutte contre les inégalités et les violences doivent également être dotés de moyens conséquents. Il nous faut nous le savons définir des objectifs communs pour avancer en matière d’égalité. Enfin, nous souhaitons imposer la création d’une Commissaire européenne chargée de l’égalité femmes-hommes pour défendre et porter nos droits en Europe et partout dans le monde.

jean-jacques paulet, 23 octobre 2014 à 23h27

Avant toutes choses il faut se dire européen, ce que nous ne faisons pas franchement. Les conventions sur le sujet le démontrent toujours. Nous sommes frileux alors que pour peser sur les décisions d'ordre européen il faut être plus clairs. Le parti ne devrait pas considérer un mandat européen comme un lot de consolation pour un élu. Le positionnement pris par le parti lors des dernières élections pour une Europe démocratique, sociale...faisait malencontreusement l'impasse sur la désaffection des citoyens à l'union. Parler d'Etats unis d'Europe ne devrait pas être proscrit. Ce serait une bonne approche pour se différencier des extrêmes, orienter le continent dans une bonne direction. Proposer un impôt européen permettrait une avancée dans la même logique. Il faudra un jour doter l'union d'un véritable exécutif, les cinq ans qui viennent sont de bonne augure avec un président de la commission désigné politiquement par les électeurs. Il faudra envisager pour les prochaines élections des listes véritablement européennes avec le PSE. Il faut évidemment doter la zone euro d'un gouvernement économique propre, et bien entendu respecter les règles que nous nous sommes fixées ensemble s'agissant des orientations économiques et financières.

JEAN PIERRE DELSALLE, 23 octobre 2014 à 16h41

L’espoir déçu d’une Europe solidaire et émancipatrice, la désillusion face à une Europe dans laquelle la technocratie prime sur la démocratie ont conduit nombre de citoyens européens à s’éloigner, voire même à oublier les valeurs fondatrices de cette Europe et , par là, à se désintéresser des institutions quand ce n’est pas à les rejeter. Il ne semble pas que nous puissions remédier à cette situation en poursuivant dans la voie actuelle, aussi « brillantes intellectuellement » que soient les « élites », spécialistes en tous genres , parfois autoproclamés, qui président à la plupart des décisions et des directives européennes. Seules quelques mesures phare, démocratiques, sociales et sociétales, compréhensibles immédiatement par la plus grande majorité, pourraient redonner un enthousiasme populaire et des perspectives de relance de la construction européenne, perspectives dont pourraient s’emparer positivement les peuples d’Europe. Un nouvel élan démocratique doit d’abord passer par des mesures inter-nationales comme par exemple, lors des élections, la possibilité de listes communes à plusieurs pays, le recours à des référendums européens ou encore quelques premières propositions vers une Europe fédérale ; dans la même perspective, la réduction du poids des lobbies au Parlement Européen, un budget européen moins fourre-tout, plus lisible, définissant des priorités, seraient susceptibles de ramener le citoyen à s’intéresser plus régulièrement et plus directement aux travaux et aux décisions des instances européennes. En second lieu, une harmonisation sociale et fiscale (salaire minimum européen, droit du travail) sont des conditions impératives pour qu’on puisse considérer que l’Europe se construit concrètement au service de chaque citoyen et non, de manière abstraite et incantatoire, pour respecter des intérêts, des ratios, des équilibres dont on ne sait qui les a véritablement définis. Enfin, si on veut que ce nouvel élan soit porteur d’avenir, ce sont les jeunes européens qui doivent pouvoir s’en emparer ; pour cela il faut que ces jeunes se sentent- dans l’ordre- concernés, écoutés et entendus, motivés. C’est pourquoi il est urgent de mettre en place quelques institutions et de définir quelques actions fortes spécifiquement dédiées aux jeunes, les dispositifs existants, certes non dénués d’intérêt, s’avérant notoirement insuffisants à créer des liens solides au sein de la jeunesse européenne et à donner à celle-ci l’envie de s’impliquer dans la construction de son Europe.

danielle gasparoux, 23 octobre 2014 à 11h00

Pourquoi la France doit elle rester dans l’Europe ? La France doit rester dans l’Europe, s’organiser comme Puissance, chercher à peser, influer, et faire valoir ce qu’elle est en préservant ses positions dans le monde. Notre pays doit retrouver la place qui est la nôtre en Europe et dans le monde. Nos atouts sont considérables. Une suprématie française existe grâce à notre rayonnement culturel (francophonie, cinéma, etc…), à nos entreprises, à nos chercheurs dans le domaine des nouvelles technologies. L’Europe et la mondialisation tétanisent nos concitoyens. Les Français ont perdu confiance en eux. Toute réforme est pratiquement devenue impossible. Nos propositions socialistes devront les Français à mieux appréhender cette Europe. Notre politique doit avoir l’ambition de changer le monde en affirmant un meilleur possible. Il est évident que l’Europe doit conserver sa zone Euro, qui nous protège des aléas des marchés monétaires. Dans un monde en constante effervescence, où le terrorisme et autre sont à nos portes, la France est en première ligne, mais demain l’Europe devra intervenir d’une seule et même voix. Une défense commune en Europe semble nécessaire dans le futur. L’Europe devrait être une puissance unie. - sur le plan fiscal. Demain harmoniser les règles fiscales et sociales. - Eradiquer les paradis fiscaux (Luxembourg, Irlande …). - Etablir un plan Marshall comme le demande J. Delors pour dynamiser les économies de certains pays et aider les investissements. - Sur le développement de l’écologie, créatrice d’emplois nouveaux. - La préservation de ressources de la pêche, l’agriculture. - La Politique d’immigration. - L'effort de recherche et d’innovation est un atout majeur dans la compétition économique internationale. - Pas d’adhésion à la carte pour l’Europe Une réévaluation des régimes de financement structurel et d’aides d’État afin de donner un coup d’accélérateur à l’innovation sera opérée. - Faire connaître le plus largement possible le fonctionnement des institutions dans la presse et non uniquement dans la presse nationale («Le Monde»), les inclure dans les programmes de l’Education Nationale où ils sont trop timides et peu traités. Donner plus de pouvoirs aux députés. - Le numérique est l’affaire de tous. La France doit être très active dans ses propositions. Oui, nous faisons partie de la Communauté Européenne, Oui nous devons nous sentir Européens, Oui nous devons croire en l’Europe malgré le peu d’appétence actuelle pour ce projet né dans les années 50. Danielle Gasparoux- Marie-françoise Petesque et Josiane Jullian

ROBERT GAIA, 23 octobre 2014 à 10h40

Contribution section de Toulon – Europe et Souveraineté La défense est un des éléments essentiels de la souveraineté. Si la France assume un très important effort financier en matière de défense, elle est le seul pays de la zone Euro à le faire à un tel niveau budgétaire. Nos partenaires européens se protègent derrière le bouclier assuré par l’OTAN et par la France et affectent leurs ressources à d’autres actions. Aujourd’hui la défense européenne n’est pas une réalité même, si elle doit rester une perspective. C’est notre pays qui rempli les missions de maintien de la paix qui devraient être celles de l’Europe. Cet effort a un important coût budgétaire direct et indirect qui fausse la comparaison des budgets européens. Il est évident qu’une part importante de notre budget de la défense, qui représente environ 1.5% du PIB, doit être sortie des éléments pris en compte pour le calcul du déficit budgétaire. Cette mesure permettrait à notre pays d’être en dessous de l’objectif de 3 % fixé par les institutions européennes. 

pierre gil, 23 octobre 2014 à 0h56

Pour faire le poids face aux US, à la Chine, à l'Inde, au Brésil, à l'Afrique; il faut que l'Europe s'unisse. Depuis 60 ans nous avons évolué mais ce n'est pas assez. A terme il faudra une seule armée européenne, une seule diplomatie, une seule fiscalité. Notre culture, notre attachement à la démocratie sont communs. Nos quelques différences sont une richesse.

pierre gil, 23 octobre 2014 à 0h46

Ma grand mère disait souvent à la fin du repas : "un de plus que les boches n'auront pas". Il est vrai que son mari avait fait 14 et ses fils 40. L'Europe a eu le grand mérite d'éviter les conflits armés entre voisins. Et c'est déjà pas si mal.

eric kamblock, 22 octobre 2014 à 23h14

SUPRIMER LES DISTORSIONS DE CONCURRENCE ! il faut monter un chemin vers le socialisme. Au lieu de cela nous avons accepté le capitalisme financier, la libre circulation des capitaux et des produits, même s’il faut pour cela accepter que les humains et les idées ne circulent pas. La voie vers le progrès humain (un autre mot pour le socialisme ?) passe à mon sens par la suppression des distorsions de concurrence ! Sociales,Environnementales,Culturelles... (la suite dans le pdf -la limite de 2700 caractères est trop basse)

Gisela Böttcher, 21 octobre 2014 à 19h22

Avec mon amie italienne, résidant aussi en France, nous avons évoqué un problème de nos constitutions respectives: En Italie et Allemagne, nous avons bien un président qui constitue une fonction représentative, morale, et non exécutive, à la façon d'un roi dans une monarchie constitutionnelle, mais en France, cette fonction est executive elle-même ... ce qui est moins grave car ici, l'esprit des lois est souvent encore sauvé contre la lettre et des correctifs constitutionnels existent. Mais qu'en sera-t-il au niveau Européen? La touche "auto-déstruction" pourrait s'avérer trop facile d'accès, les souverainistes au niveau national ont fait leur trou et risquent de peser plus lourd à l'avenir. Aucune voix hors executif ne saurait donner un véto aux divers détricotages. Et il est devenu important de reconnaître les majorités qualifiées! Mais autant plus le sera-t-il de contrebalancer leurs possibles effets néfastes institutionnellement. Ne serait-il pas temps de re-travailler sur l'idée d'une constitution Européenne, la bonne cette fois, c.à.d. un texte clair, essentiel et lisible pour un non-administratif, pour que l'Europe fasse son vrai poids politique au-delà même de sa conjoncture, qu'elle se fasse forte au niveau de ses valeurs sociales partagées et à confirmer? Quel chantier, c'est sûr, mais ayant voté contre à l'époque, je peux dire, ce n'était pas pour ne pas avoir de constitution mais pour ne pas subir celle-là. Merci d'y porter quelques pensées ...

Marie-Françoise Pronost, 21 octobre 2014 à 17h48

Je souhaiterais une Europe plus politique; elle est trop souvent présentée sous l'angle économique. Je souhaiterais également que l'on entende mieux les avantages de la participation à l'Europe (peut-être que les députés européens pourraient venir plus souvent montrer les atouts de l'Europe) et que les campagnes électorales soient mises en place plus longtemps à l'avance pour convaincre les électeurs (et cela demande du temps!) de l'importance de leur participation.

danielle, Marie-Françoise, Josiane GASPAROUX-PETESQUE-JULLIAN, 21 octobre 2014 à 7h20

Pourquoi la France doit elle rester dans l’Europe ? La France doit rester dans l’Europe, s’organiser comme Puissance, chercher à peser, influer, et faire valoir ce qu’elle est en préservant ses positions dans le monde. Notre pays doit retrouver la place qui est la nôtre en Europe et dans le monde. Nos atouts sont considérables. Une suprématie française existe grâce à notre rayonnement culturel (francophonie, cinéma, etc…), à nos entreprises, à nos chercheurs dans le domaine des nouvelles technologies. L’Europe et la mondialisation tétanisent nos concitoyens. Les Français ont perdu confiance en eux. Toute réforme est pratiquement devenue impossible. Nos propositions socialistes devront les Français à mieux appréhender cette Europe. Notre politique doit avoir l’ambition de changer le monde en affirmant un meilleur possible. Il est évident que l’Europe doit conserver sa zone Euro, qui nous protège des aléas des marchés monétaires. Dans un monde en constante effervescence, où le terrorisme et autre sont à nos portes, la France est en première ligne, mais demain l’Europe devra intervenir d’une seule et même voix. Une défense commune en Europe semble nécessaire dans le futur. L’Europe devrait être une puissance unie. - sur le plan fiscal. Demain harmoniser les règles fiscales et sociales. - Eradiquer les paradis fiscaux (Luxembourg, Irlande …). - Etablir un plan Marshall comme le demande J. Delors pour dynamiser les économies de certains pays et aider les investissements. - Sur le développement de l’écologie, créatrice d’emplois nouveaux. - La préservation de ressources de la pêche, l’agriculture. - La Politique d’immigration. - L'effort de recherche et d’innovation est un atout majeur dans la compétition économique internationale. - Pas d’adhésion à la carte pour l’Europe Une réévaluation des régimes de financement structurel et d’aides d’État afin de donner un coup d’accélérateur à l’innovation sera opérée. - Faire connaître le plus largement possible le fonctionnement des institutions dans la presse et non uniquement dans la presse nationale («Le Monde»), les inclure dans les programmes de l’Education Nationale où ils sont trop timides et peu traités. Donner plus de pouvoirs aux députés. - Le numérique est l’affaire de tous. La France doit être très active dans ses propositions. Oui, nous faisons partie de la Communauté Européenne, Oui nous devons nous sentir Européens, Oui nous devons croire en l’Europe malgré le peu d’appétence actuelle pour ce projet né dans les années 50.

Anonyme, 20 octobre 2014 à 19h28

Monsieur le premier Secrétaire Christophe CAMBADELIS En se qui concerne, L'europe ; mon souhait qu'il mette, l'accent, sur le Social,l'écologie, Sécurité, la santé; et examine L'euro,parce qu'elle semble fort.

Geneviève SABATHE, 20 octobre 2014 à 19h25

Cour européenne d’injustice Toutes les décisions « sociales » de la Cour de Justice des Communautés européennes vont dans le sens de la défense de l’entreprise contre le droit des salariés. Pourquoi ? Parce les droits des entreprises s’apparentent, en droit européen, à des « libertés fondamentales » quand les droits des salariés sont du ressort de la « compassion » des Etats membres. La Commission européenne est le bras armé des entreprises transnationales. Même si une « actio popularis » la visait, elle pourrait toujours compter sur la Cour de Justice des Communautés européennes. Bien planquée dans un véritable bunker au Luxembourg, un paradis fiscal soit dit en passant, cette tanière de super-juges symbolise le totalitarisme juridique d’une construction européenne qui s’est faite sur le déni des peuples. Les arrêts de cette cour suprême sont inattaquables ou presque. Confessionnal ou conseil de discipline, la Cour de Justice se la joue autoritaire. Les représentants des Etats membres y défilent, la tête basse, et en sortent, les fesses rougies. La Cour de Justice des Communautés européennes est sans doute l’instance la plus discrète mais aussi la plus puissante. Une puissance occulte, au service des puissances de l’argent, en quelque sorte puisqu’elle n’a cessé, en quarante ans, de promouvoir le libéralisme le plus violent à coups d’interprétation fantaisistes des traités lorsque les textes n’étaient pas suffisamment précis. Ses pouvoirs ne cessent de s’étendre de traités en traités, les Etats membres perdent de plus en plus leur prérogatives au bénéfice de cette curieuse institution qui semble intouchable et s’apparente désormais à une sorte d’Olympe d’où un Zeus, déguisé en trader de luxe, lancerait des éclairs sur les misérables humains qui passent à sa portée.

François HACHET, 20 octobre 2014 à 16h39

Contribution pour "Europe/ Mondialisation" par François Hachet L'Europe est aujourd’hui notre quotidien tout autant que la commune, la République et les autres collectivités ; demain elle sera notre avenir incontournable. Le Parti socialiste doit rendre l’Europe lisible pour chaque militant, chaque citoyen ; il doit donc présenter :  une déclaration d’orientation générale courte  un projet « L’Europe que nous voulons « Le PS doit etre fondamentalement européen et internationaliste laissant à la droite l’idéologie nationaliste. Il doit incarner l’Europe en construction en promouvant le PSE En pratique • Mettre à jour les Pages PSE / Europe ( textes en Français – informations recentes ) • Mettre en place les structures du PSE au niveau national et des fédérations • Assigner à cette structure un objectif : définir « l’Europe que nous voulons « Le PS doit se saisir de l'Europe du quotidien pour expliquer à la fois l'histoire mais aussi ce que permet l'Europe. • promouvoir une image positive de l’Europe ( paix, vivre ensemble dans la diversité,) à travers institutions ( Maison de l’Europe – Jumelage ) et manifestations ( fête de l’Europe = fête nationale ). • informer les citoyens; ( télévision, radios, presse nationale et régionale doivent etre éducateurs et informateurs.) Enfin le PS doit positionner l'Europe dans la mondialisation C’est l’Europe qui, par son poids économique, son rayonnement culturel, son model social peut changer la mondialisation en cours ; la France, par sa seule action, ne peut envisager un tel résultat. L’Europe doit s’imposer dans la mondialisation pour influer sur des organes décisionnaires vers plus de coopération et de solidarité. Il faudrait, par exemple, sortir l’agriculture des ambitions spéculative des marchés pour qu’elle fournisse au monde, en particulier aux paysans du tiers monde, les moyens d’assurer leur existence. L’Europe favorisera alors une nouvelle façon de penser le monde par la promotion de l’Homme comme acteur de la mondialisation et non comme victime du développement économique dominé par le seul profit.

Section Montpellier 6, 20 octobre 2014 à 16h08

La souveraineté est l’expression des droits régaliens des Etats. Elle induit l’existence d’un régime représentatif. Pour Europe, le processus relatif à l’intégration est de se substituer au pouvoir des Etats ; donc réduire leurs souverainetés. Une contradiction notoire s’observe entre les Etats qui s’accrochent à leurs souverainetés, et, la construction d’un système politique européen. L’exemple des britanniques, suédois et danois et leurs refus de s’intégrer à l’espace Schengen et à l’union économique et monétaire en est une illustration parfaite. Le chemin pris par les états européens consiste en la transformation de la souveraineté induite par l’intégration européenne. Il s’agit d’une souveraineté duale. Les Etats et l’Europe incarnent des formes de souverainetés progressives qui s’adaptent au gré des évolutions et interprétations. Seulement, l’Europe politique dans la logique libérale a été construite comme un espace concurrentiel mais non de solidarité. La souveraineté nationale des Etats tend plus à profiter aux grands lobbies financiers et économiques qu’à l’institution supranationale. L’utopie européenne existe et va dans le sens de l’histoire. Mais l’Europe reste échec démocratique, une souveraineté non encore accomplie. Les manquements sont nombreux : l’Europe de la défense, l’harmonisation fiscale, l’égalité des droits humains et sociaux, la laïcité. Une plus grande intégration économique demande des structures politiques plus développées et donc moins de marge de manœuvre pour les politiques nationales. Le maintien de la souveraineté des Etats condamne à terme certains acquis communautaires. Si elle veut conserver l’Euro et avancer dans le sens de l’uniformisation et de l’harmonisation, l’Europe n’a que le choix du fédéralisme. Il est un rempart contre les nationalismes par l’établissement de règles identiques pour tous ; avec un gouvernement européen à travers un suffrage universel. Cette Europe intègre évidemment l’existence d’un parlement européen doté d’un véritable pouvoir. Ainsi elle apparait comme une entité cohérente qui protège ses membres contre la concurrence, incite au respect et au partage de valeurs et garantit une protection économique et sociale. Elle doit renforcer ses acquis (programme ERASMUS) en les diversifiant (mobilité des chercheurs et bien d’autres acteurs et corps de métiers). L’Europe sociale recèle des pistes bien intéressantes telles que l’emploi et le chômage, les conditions de travail, l’égalité hommes-femmes, la protection sociale… qu’il est impératif d’harmoniser avec l’appui du FSE. Mais, l’absence de projet européen reste un handicap sérieux à une Europe fédérale.

martine marot, 19 octobre 2014 à 15h41

l'europe c'est d'abord le regroupement des peuples ,leur bien etre, travail logement education pour tous pas de notion de rentabilite ;Tout etre humain doit pouvoir se nourir se loger s'eduquer se cultiver travailler meme si les budget sont negatifs il ne doit pas y avoir de notion de rentabilite ou d'objectif

Fréjus Section PS Fréjus, 19 octobre 2014 à 15h11

Extraits de la Contribution sur l'Europe et la Souveraineté réalisée par la section socialiste de Fréjus. La contribution complète est à lire en PDF. "Il est donc du devoir des progressistes de faire avancer l’idée selon laquelle souveraineté et Europe ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, l’une ne va pas sans l’autre. Chaque Etat, chaque Européen a un rôle à jouer. Chaque Etat doit permettre, de par sa souveraineté, à l’Europe de progresser. La souveraineté est bien le pouvoir d’un Etat de dire qu’il souhaite déléguer une compétence à l’Union européenne, bien plus à même de faire converger, à une plus grande échelle, le progrès social. Ce pouvoir de déléguer ou de ne pas déléguer est bien au coeur de la souveraineté. En effet face à la mondialisation qui fait émerger des grandes puissances telles que le Brésil, la Chine ou l’Inde, chaque Etat européen ne peut faire le poids face à de si grands Etats, tant sur le plan démographique que sur le plan économique. Seule l’Union européenne dispose de la taille suffisante pour concurrencer à l’échelle mondiale les autres puissances. N’est-ce donc pas l’Union européenne qui est aujourd’hui la première puissance commerciale ? Mais l’Europe peut encore progresser. Et pour cela, le rôle de la France est central. Notre Président de la République et son gouvernement doivent : - Lutter contre la montée inquiétant des extrémismes - Accroître la représentation diplomatique en lui octroyant plus de pouvoir pour jouer dans le « concert des nations ». - Mettre en place une réelle Défense européenne, pour permettre de jouer un rôle dans la promotion des Droits de l’Homme comme cela fut le cas au Mali, où, faute de politique cohérente européenne, la France a dû intervenir seule. - L’écologie et le social doivent être replacés au coeur des politiques européennes - L’instauration d’un SMIC européen doit être une priorité - L’harmonisation fiscale doit être réalisée - Permettre une plus grande solidarité avec la création d’un Fonds monétaire européen permettant une stabilité financière en dotant la Zone Europe d’un véritable instrument de solidarité - Taxe sur les transactions financières des banques et établissements financiers - Lutte contre les paradis fiscaux et fraude internationale (interdiction du secret bancaire dans l’UE) - Les jeunes doivent être le moteur de toute politique d’emploi cohérente et dynamique - Renforcement de l’apprentissage des langues et cultures européennes dans le système éducatif"

william geib, 18 octobre 2014 à 9h53

Comment réorienter effectivement l’Union européenne ? A partir de la zone monétaire converger en matière budgétaire, sociale, économique et fiscale. Stopper l’élargissement. Revoir la règle de l’unanimité. Redonner au politique sa primauté sur l’administration et notamment au parlement en contrôlant les directives. Aller vers un Etat fédéral Quels éléments de souveraineté partagée pour réaliser une Europe plus démocratique, plus dynamique, plus solidaire, plus influente sur la scène internationale ? Budget, Armée, Fiscalité,Président avec pouvoir d’engagement international ? Il n'y aura jamais d'Europe si nous n'acceptons pas des abandons de souveraineté. Tout le contraire de nos discours actuels Comment y parvenir malgré le recul de la gauche continentale au Parlement européen ? En faisant preuve d’exemplarité au niveau national pour montrer la pertinence de nos choix et orientations. Il faut arrêter les annonces remises en cause et abandonnées au bout de quelques manifestations.

Michel Sérizier, 17 octobre 2014 à 19h39

Le passé nous éclaire. L'Europe et la France sont indissociables. Depuis les Romains, l’Europe, a connu les guerres, innombrables, meurtrières, fratricides... Un seul regard en arrière sur la "Der des der", celle de 1914-1918, qui est à juste titre rappelée, en cette année du centenaire de Sarajevo, permet de nous resituer dans notre histoire commune. Nos aïeux, pères et mères, frères et sœurs, ont été soit acteurs, soit témoins, soit victimes de ces conflits et de leurs terribles conséquences : morts, viols, déportation, destructions… Saluons le Conseil National de la Résistance, saluons la naissance de l’Europe avec la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Saluons le rapprochement de la France et de l’Allemagne, hier ennemies, aujourd’hui alliées, saluons l’Union de la Gauche. Je dois à mes parents ouverts et tolérants de nombreux voyages en Europe, comme étudiant, puis comme salarié. J’ai parcouru plusieurs pays de l’Europe de l’Est. Je fus frappé comme tous mes interlocuteurs se sentaient sans distinction européens… Ils souffraient tous de leur isolement et se sentaient des liens familiaux avec l’ouest, même lorsqu’ils n’en avaient que de spirituels. Je me sens aujourd’hui encore en lien avec ces personnes, et je crois que nous leur sommes redevables de leur attachement alors dangereux à nos valeurs démocratiques. Saluons la disparition des postes frontières, saluons la monnaie unique, saluons l’ensemble des projets Erasmus avec plus de 3000 000 d’étudiants ayant étudié dans un autre pays depuis 1987, bientôt suivis par 4 000 000 de citoyennes et citoyens européens, toutes générations et origines confondues en prévision d’ici 2020. Saluons l’approche diplomatique de l’UE dans ses rapports avec l’Ukraine, la Géorgie, la Moldavie, afin d’ancrer ces pays anciennement ancrés en URSS, et qui souhaitent se rapprocher des démocraties de l’ouest et de l’OTAN. Ayant contribué comme militant à la Convention Nationale « Notre Europe » en juin 2013, et à la campagne des élections européennes en mai 2014, je souhaite œuvrer au sein du parti Socialiste que j’ai choisi, et dont je partage les valeurs, les contradictions mais surtout les combats, afin qu’il fasse entendre plus fort sa voix dans le concert des nations, traversées aujourd’hui par tant de conflits bien loin des idéaux humanistes des philosophes et des révolutions populaires. J’exprime le souhait que l’Europe se dote enfin d’un vrai gouvernement ainsi que de vrais ministères, et puisse faire entendre une voix plus forte vis-à-vis du reste du monde.

Jec63, 17 octobre 2014 à 17h59

Il est de plus en plus évident que la France ne se sortira pas de ses difficultés sans l'Europe. Cela ne veut pas dire que l'Europe elle-même ne doit pas évoluer : il y a beaucoup à faire pour améliorer la démocratie en Europe, pour la rendre plus sociale, pour la mettre au service de la croissance. Nous le savons au Parti Socialiste. En revanche pour que le gouvernement de gauche, pour que ses initiatives en Europe ainsi que celles de notre parti, aient quelque chance d'être prises au sérieux par nos partenaires, il y a impérativement lieu de conformer nos actes avec nos paroles. Quiconque a un minimum d'expérience européenne se rend compte, et ceci dans la consternation, que nos partenaires européens ne nous prennent guère au sérieux - ceci pas du tout pour des raisons politiques - mais simplement parce que nous avons moins d'élus compétents ou des élus ne travaillant avec suffisamment d'implication et d'assiduité dans les différentes commissions. La réputation de nos élus n'étant pas bonne, comment pouvons-nous prétendre influencer valablement les orientations européennes ? C'est dans le travail quotidien, dans la durée, que se construit ou se défait notre influence. Ce sont ceux qui s'investissent qui acquièrent de l'influence et sont en état de peser sur les décisions ! De ce point de vue, malgré quelques excellents élus en particulier socialistes qui font du bon travail, le France brille par son absence et se fait une réputation déplorable. Il est trop facile, pour nos gouvernements, d'accuser l'Europe et d'en faire le bouc-émissaires de nos propres manquements ! Donc, il faut cesser d'envoyer aux institutions européennes les élus qu'on souhaite mettre en retraite, ou récompenser par une sinécure, ou éloigner des affaires nationales ! Premier signal que doit donner le gouvernement : le poste de Secrétaire d’État aux Affaires Européennes ne devrait en aucun cas être occupé par un homme politique qui n'a pas fait ses preuves et qu'on a recasé pour service non-rendu à la direction du Parti socialiste ! Il faut nommer à ce poste un ministre énergique, qui ait une compétence européenne et une renommée de sérieux, capable de travailler et de prendre des initiatives : c'est seulement à cette condition qu'on sera pris au sérieux par nos partenaires européens. Quel mépris envers eux que de nommer des incapables pour ce qui concerne l'Europe ! Comment, après cela pouvons-nous étonner de ne pas être entendus ? Comment pouvons nous avoir le culot de vouloir donner des leçons à l'Allemagne ou aux autres partenaires ?

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h32

Jamais l’Europe n’a été autant interrogée. Interrogée sur sa pertinence, sa capacité d’action et surtout sur son sens. Pourtant, jamais l’Europe n’a été aussi indispensable. Dans un monde instable et changeant, l’Europe est pour notre pays une chance : une chance d’exister plus solidement et de répondre aux défis de demain qui dépassent le cadre de nos frontières. Une chance de prendre en main notre destin, d’inventer des solutions nouvelles et de faire vivre nos valeurs de paix, de progrès et de solidarité. Pour réaliser ces ambitions, il nous faut réécrire le projet européen et restaurer la confiance de nos concitoyens : redonner de la visibilité aux objectifs qui guident l’action de l’Union européenne et lui insuffler un nouveau souffle démocratique. C’est la condition pour lutter contre la tentation du repli qui se mue trop souvent en rejet. Changeons de discours. Cessons de parler d’Europe de manière abstraite, à coup de « Bruxelles, de commissions, de conseils ». Rappelons toujours que l’Europe ce sont des hommes et des femmes rassemblés pour partager un projet de société. Donnons-nous les moyens de faire émerger une force capable d’humaniser, d’incarner et de porter les espoirs de ces hommes et de ces femmes. N’ayons pas peur de politiser l’Union européenne même si cela bouscule les cadres sécurisants qui sont les nôtres. Nous ne pourrons pas faire l’Europe uniquement par le droit, les règles de régulation ou le marché commun. Nous ferons l’Europe avec les citoyens, au travers d’une représentation politique et démocratique renouvelée. Posons-nous la question : quel mode de scrutin assurera demain la légitimité démocratique de nos institutions et permettra une réelle identification de nos concitoyens à l’Union? Donnons les moyens aussi aux institutions européennes de concrétiser le projet européen. Abandonnons les règles bloquantes telles que l’unanimité qui nous permet seulement de trouver un compromis entre intérêts nationaux et non de les dépasser pour dessiner un horizon partagé. Mettons en place une véritable gouvernance économique, en faisant émerger une instance de décision à l’échelle de la zone euro. Dotons l’Union Européenne d'un budget ambitieux, dont la définition du cadre pluriannuel corresponde avec les échéances démocratiques Et redonnons des marges de manœuvre aux Etats, en cessant de prendre en compte, dans la norme de leurs dépenses, le solde net de leur contribution à l’Union. L’Union Européenne est un bien précieux. Elle doit devenir une entité politique, une communauté de citoyens qui construit un avenir commun: un avenir dont la France doit être l’un des moteurs et le Parti socialiste, l’un des artisans.

Section Paris 15ème Javel Grenelle, 17 octobre 2014 à 15h20

Europe et Souveraineté Contributeur : B. Etcheverry La progression de l’Europe viendra de son rapport à l’économie mais aussi de son rapport à la démocratie. Avec la crise économique que nous traversons depuis plusieurs années, les Etats de l’union ont tendance à se refermer, le nationalisme progresse. De vraies perspectives positives doivent être apportées par l’Europe qui est aujourd’hui vécue par les peuples non comme une construction politique mais comme une perte de souveraineté et un facteur d’insécurité. Le pouvoir parlementaire européen est trop faible face à celui de la commission. Il doit être augmenté. La prise de décision à l’unanimité connaît ses limites avec l’augmentation du nombre de ses états membres. Pour retrouver le goût de l’Europe il faut mettre les moyens nécessaires au développement de grands projets européens (notamment écologiques, éducatifs et culturels). Les projets culturels représentent le premier vecteur de la construction de l’identité européenne et également le premier rempart au nationalisme. Cela passe par une augmentation de son budget. 5% du PIB Européen sur des projets de développement permettrait de compenser les politiques austéritaires menées par les états membres de l’UE. Cette augmentation serait menée en parallèle de la recapitalisation de la Banque européenne d’investissement et pour la financer l’idée d’impôt européen doit être relancée. Une imposition sur les transactions financières et l’étude de « Projects Bonds » doit être remise sur la table. La notion de minima social doit être discutée. Aujourd’hui le dumping social est marqué par une crise tenace. L’UE doit lutter contre ce phénomène plutôt que d’encourager la compétition fiscale. La croissance économique passe par un développement responsable d’un point de vue social et environnemental. Le pacte de stabilité ne permet pas en période de crise de compenser les réductions drastiques d’investissements privés. Son assouplissement est nécessaire et doit être conditionné à une situation de croissance. Le rôle de la BCE doit être modifié. Il est impensable qu’elle ne puisse pas prêter directement aux états membres. Ses taux devraient, comme pour la Banque Fédérale américaine, pouvoir être nuls en fonction des projets financés. L’Europe doit aussi protéger ses états membres. Une taxation sur les entrées de produits hors Europe doit être mise en œuvre. Cette taxation serait adaptée aux conditions d’exportations et aux conditions sociales et écologiques de production dans les pays. Ces réorientations impliquent une renégociation des traités européens. Nous devons remplacer une logique de « libre-échange » par une autre, de « juste-échange ».

Anonyme, 17 octobre 2014 à 11h58

Pour l'Europe : -Choisir des députés européens intéressés par le travail de l'Europe et non par le microcosme parisien semble la première chose . Il faut réinvestir les rouages européens! - Renouer des liens véritables avec l'Europe de l'Est que l'on a abandonnée à l'Allemagne (bourses d'études pour les étudiants et les artistes en particulier). travailler avec ces pays sur la défense, et la recherche de pointe (espace...) - Faire valoir aussi que les pays de l'Ouest de l'Europe ont une situation particulière car ils ont une population de moins en moins européennes. Militairement et diplomatiquement le France Afrique est une réalité...et correspond à notre histoire et de plus en plus à notre peuplement. L'Italie , la Grèce ou l'Espagne font face à des migrations de grande ampleur dont les pays de l'Est et du Nord ne veulent pas prendre conscience . par conséquent l'Europe apparait comme inadaptée et le sera de plus en plus. Diplomatiquement elle n'a aucune unité. Il faut réactualiser le concept

Fédération 53 Section Villaines La Juhel, 16 octobre 2014 à 16h05

QUELLE EUROPE ? UNE EUROPE PLUS FORTE Préambule Une Europe plus forte nous permettrait d’avoir une politique cohérente sur 5 ans ne fluctuant pas au gré des élections nationales de chaque pays membre, ceux-ci n’ayant pas le même calendrier électoral. Constat : La France sans l’Europe n’est plus grand-chose. Malgré tous les discours et rodomontades, de fait nous avons perdu en souveraineté. Les institutions européennes sont inadaptées, elles datent de 60 ans. On assiste à une montée du rejet de l’Europe par les peuples dans tous les états membres. En France malheureusement les élections européennes servent souvent à recaser des élus. Le temps n’est plus aux petites mesures Rapprocher l’Europe des citoyens : Pour cela il faut la rendre démocratique. Ce ne sont plus aux chefs d’état de prendre les décisions à l’unanimité, mais au parlement européen. On doit rentrer dans un régime parlementaire et les élections européennes devraient être les plus importantes. Incidemment cela pourrait nous permettre de n’avoir plus qu’un premier ministre ou un président de la république et non les 2. Modifier l’architecture de l’Europe pour la rendre plus efficace. Les institutions conçues à l’origine pour 6 pays ne peuvent fonctionner à 28. Il faut donc une Europe dotée d’un régime parlementaire et créer une Europe politique et sociale. Commençons donc à la construire à 6-8 pays où les domaines suivants devraient se traiter à l’échelle de l’Europe dans le cadre d’un régime parlementaire démocratique. Il pourrait s’agir de la diplomatie, de la défense, de la monnaie, de la fiscalité, de la sécurité intérieure, de l’environnement (politique énergétique en particulier). Les autres pays pourraient ensuite rejoindre s’ils le souhaitent. Ainsi une véritable protection économique européenne pourrait être mise en place et être efficace

Chantal CHAINTREAU, 16 octobre 2014 à 12h27

voir texte joint

ERIC CANAUX, 16 octobre 2014 à 11h39

VOIR CONTRIBUTION SUR PDF SVP (pas assez de caractères sinon pour s'exprimer sur un si vasje note simplement que la France s'en sortait plutôt bien et était respectée dans le monde, sans doute par la défense de la souveraineté et de notre indépendance par De Gaulle dès la libération de Paris. N'oublions pas le formidable progrès issu du Conseil National de la Résistance... Puis sont venus 1957 et le traité de Rome, le plan Hallstein, "complicité américano-allemande (anglo-saxons), la volonté américaine de voir une Europe fédérale naître et d'affaiblir les Etats nations européens dont la France (De Gaulle a longtemps empoisonné la volonté impérialiste américaine d'après guerre, l'OTAN)...Les américains sont venus tardivement dans la seconde guerre mondiale....on écrit une autre histoire en oubliant au passage le grand rôle des Russes dans la victoire finale...ensuite, le déni de démocratie le plus scandaleux : ratification du Traité de Maastricht en 1992 (malgré le résultat du Référendum), puis l'entrée dans l'Euro....début selon moi de perte de souveraineté et d'acceptation du mondialisme économique impulsé par les USA....plus de politique monétaire possible...on nous vend l'Europe comme la paix alors qu'entrant dans l'OTAN, nous faisons des guerres sur ordre des USA dont on connait la nature belliqueuse (IRAK, Guentanamo...) Depuis on nous vend la globalisation comme étant un fait incontournable...précarité, chômage, casse des services publics et de notre industrie...et libre circulation des capitaux, absence de contrôle des changes...pas d'accord ! A défaut de quitter une Europe financière (et anti-sociale), sortons de l'Euro pour nous ménager des marges en politique économique...Je rappelle que la France est contributeur net de l'UE pour près de 7 milliards chaque année...on nous fait croire qu'on ne peut pas sortir de l'UE....c'est faux....Il y a plein de pays qui vivent en dehors d'une telle entité... la Suisse ne se porte pas vraiment mal..la livre sterling des britanniques est elle faible ? .Plus de politique nationale possible, car les décisions se prennent à Bruxelles dont les couloirs grouillent de Lobbyistes (20 000 environ) de tous poils....dérèglementation tous azimuts, OGM, Gaz de Schiste, industries du tabac, obsolescence programmée, conflits d'intérêts, consommation effrénée comme mode de vie....débarquement des Commissaires européens qui veulent lutter contre les abus des certaines industries par Baroso (...)...

Thomas Dupont Federici, 15 octobre 2014 à 23h06

Comment le PS peut agir ? L’approfondissement de l’Europe est nécessaire. Pour affronter au mieux les enjeux du XXIème siècle et renforcer le pouvoir politique, le fédéralisme est la solution la plus efficace. Il est donc nécessaire d’instaurer des modifications institutionnelles au niveau des 28 (président de la Commission Européenne élu au suffrage universel, présidant également le Conseil européen), mais également de créer des fédérations au niveau de coopérations renforcées. Ainsi, une harmonisation sociale et fiscale, et une politique industrielle commune permettront aux Etats membres de se renforcer et d’avoir des politiques économiques et sociales efficaces. Comment les socialistes peuvent orienter l’Europe dans cette voie ? Le président de la République, membre du Conseil européen, doit continuer son travail persuasif d’une Europe plus sociale, d’une Europe de la croissance. Il doit comme il l’a fait pour la TTF, continuer à développer les coopérations renforcées, et saisir les opportunités offertes. A la commission européenne, Pierre Moscovici doit infuser aussi les idées socialistes dans la commission Juncker. Il doit promouvoir un budget puissant de l’UE. Au sein du Parlement européen, nos parlementaires doivent créer des coalitions pour proposer et défendre des projets favorisant l’harmonisation et non la convergence, pour faire avancer des idées socialistes (SMIC européen). Enfin, tous les socialistes ont un outil à disposition : l’Initiative Citoyenne Européenne. Cette disposition permettant à un collectif de citoyen de soumettre à la Commission un projet est difficile à mettre en œuvre. En effet, l'initiative doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens issus d'au moins 7 pays sur les 28 que compte l'Union. Difficile, cela ne l’est pas pour le Parti Socialiste Européen. Il faut donc que les fédérations soient à l’initiative de projets et les soumettent aux autres fédérations. Cette force de proposition doit être relayée médiatiquement pour montrer que le PS est un Parti responsable et pour se prémunir d’une droite européenne écartant nos projets. Les socialistes doivent toujours saisir tous les outils pour agir politiquement et défendre l’intérêt général.

Section Douvres Creully 14, 15 octobre 2014 à 23h05

Dans une optique de fédéralisme, quels transferts de souveraineté ? Le fédéralisme est la solution pour renforcer le pouvoir politique et lui redonner une efficacité face aux puissances économiques. Ce renforcement de l’intégration européenne passe donc par une question : quels sont les transferts de souveraineté ? Premièrement, il faut envisager un réel transfert de souveraineté politique. Actuellement, le pouvoir est essentiellement national et, pour préserver la souveraineté de chacun, les processus de décision sont plus axés vers des politiques communes, au détriment de politiques uniques. Pour satisfaire l’intérêt général et non la somme des intérêts particuliers, il faut une gouvernance partisane et non nationale, il faut une harmonisation et non plus une convergence. Pour cela, il est nécessaire de créer le fédéralisme à deux niveaux : - au niveau d’une fédération de quelques Etats membres. Ces coopérations renforcées (sur le modèle de l’Eurosystème) doivent être dotées de réels pouvoirs : cela signifie un organe élu (au suffrage universel) pour la présidence de cette fédération, et un budget propre. Les décisions doivent, dans cette fédération, être prises à la majorité absolue et non plus à l’unanimité ou à la majorité qualifiée. - au niveau des 28. Le président de la Commission européenne doit aussi être le président du Conseil européen. Il doit être élu au suffrage universel également et non plus être l’émanation du Parlement. Pour le Parlement, les listes électorales doivent être transnationales. Le budget doit être plus conséquent grâce à une diminution de la fiscalité nationale au profit d’une fiscalité européenne (pour permettre un transfert de compétences). Deuxièmement, une fois les Institutions créées et le budget alloué, il faut déterminer les compétences à transférer. Pour développer une Europe protectrice, sociale, solidaire, inclusive, dynamique, puissante, il faut : - des coopérations renforcées ayant pour objectif : o Une harmonisation fiscale et sociale pour une réelle protection des salariés et une réelle efficacité du système de redistribution dans une UE sociale. o Une vraie politique industrielle (pour éviter la concurrence entre Etats et favoriser la coopération source d’une augmentation de la qualité et d’une mutualisation des frais de recherche) - 28 Etats qui mettent en place : o Une politique commerciale garantissant le Juste échange o Une Union européenne de la défense et de la diplomatie, pour affirmer la puissance du modèle social de l’Europe dans le monde et créer des partenariats.

Thomas Dupont Federici, 15 octobre 2014 à 23h03

Quelle forme d’approfondissement ? Faut-il renforcer la souveraineté nationale (Europe intergouvernementale) ou faut-il renforcer l’intégration européenne (vers une Europe fédérale) ? Les entreprises privées ont, ces dernières décennies, augmenté leur taille profitant et participant à une mondialisation inéluctable et irréversible (en raison des innovations de transport et des TIC) de l’économie. Or, pour faire face aux puissances économiques et à leurs décisions opportunistes, il faut un pouvoir politique puissant. En effet, les gouvernements nationaux sont tentés de mener des politiques économiques en concurrence (ex : pol fiscale : nouvelle tranche d’imposition à 45% en France, Cameron exhorte les « riches » à venir s’installer en GB où le régime est plus clément). Cette concurrence a des effets désastreux. En effet, en reprenant notre exemple, on constate des deux côtés de la Manche, une baisse des recettes fiscales qui auront trois conséquences : soit un déficit plus grand, soit une baisse proportionnelle des dépenses publiques et des services publics, soit une taxation des classes modestes, moins mobiles. Les réponses nationales sont donc insuffisantes et inefficaces. Reste à savoir comment construire l’Europe pour représenter un pouvoir politique puissant : l’intergouvernementalité ou le fédéralisme ? L’Europe intergouvernementale permet une plus grande coopération entre Etats, tout en maintenant la souveraineté nationale. Dans le cadre de la coopération d’Etats, chacun défend des intérêts nationaux, on est donc dans une logique égoïste. L’intergouvernementalité nécessite donc un positionnement commun de ses membres, mais il est très difficile à obtenir (car l’accord doit satisfaire l’intérêt de tous). On illustre facilement cette inefficacité de l’intergouvernementalité avec la politique étrangère et de sécurité de l’Europe, incapable de se positionner sur les conflits mondiaux. Il convient donc de mettre en place un pouvoir politique fédéral : supranational et unique. Les décisions ne seront plus prises en essayant de satisfaire chacune des parties, les décisions seront prises dans le sens de l’intérêt général de la communauté. L’intergouvernementalité, par ses décisions uniques et non communes, couve la souveraineté nationale, la concurrence, et l’inefficacité du groupe. Le fédéralisme semble donc être plus à même de répondre aux enjeux du XXIème siècle, permettant une action rapide et de plus grande ampleur. Ce n’est pas sans raison que les principaux espaces économiques mondiaux ont un pouvoir politique fédéral (USA, Brésil), ou tout du moins central (Chine). L’UE doit donc être fédérale pour être plus efficace.

Thomas Dupont Federici, 15 octobre 2014 à 23h01

L’élargissement est source de développement et de croissance. Comme on peut le constater, les pays qui ont intégré l’UE ont eu un essor bien plus rapide que les pays qui sont restés hors UE. Cela est vrai pour les différentes vagues d’élargissement (Esp, Port, mais aussi l’entrée des Etats baltes qui ont connu une croissance du PIB et de l’IDH plus importante que leurs voisins). La coopération avec l’Afrique ou avec nos voisins de l’est est donc primordiale. Les accords de coopération sont une source commune de croissance et de développement. Il faut donc parvenir à lutter contre le « mauvais protectionnisme », tout en imposant le respect de lignes rouges dans la négociation, et en garantissant la notion de « Juste Echange » pour garantir les droits sociaux et environnementaux de notre modèle. La transformation de coopérations en élargissement peut donc être envisagée si de forts critères de convergence existent. En ce sens, l’élargissement des 20 dernières années est critiquable. En effet, il a introduit une concurrence intra-communautaire dangereuse entre les salariés, notamment les moins qualifiés, en raison de niveau de développement très disparates. Par ailleurs, les différents accords de coopération (pacte euro-méditerranéen, Pacte oriental, TAFTA…) font naître des craintes liées au gigantisme et à un risque de dissolution du modèle européen. La confiance des citoyens est érodée car ils ont la conviction que l’UE n’est qu’un grand marché, et que les droits sont secondaires. L’élargissement est donc important, mais l’approfondissement est nécessaire. Pour éviter que l’UE n’apparaisse comme une zone de libre-échange où la concurrence est destructrice des droits des salariés (dumping social allemand, les bas salaires d’Europe de l’est…) – ce qui est un terreau fertile de l’euroscepticisme – il y a un besoin urgent d’harmonisation. L’approfondissement de l’UE doit permettre - par le biais de modifications institutionnelles du mode de gouvernance de l’UE, par l’harmonisation fiscale et sociale, une politique industrielle unique, une banque centrale plus interventionniste et une diplomatie unique - le renforcement de la puissance publique, pour que les pouvoirs politiques soient capables d’affronter les puissances économiques qui peuvent avoir des comportements opportunistes. C’est ainsi que le Politique pourra retrouver de l’efficacité, et cette crédibilité retrouvée redonnera confiance aux citoyens en quête d’une Institution protectrice et émancipatrice. C’est ainsi que naîtra le sentiment européen, si et seulement si, l’Europe est une réponse aux enjeux économiques et sociaux.

MARIE-FRANCOISE PROTAT, 15 octobre 2014 à 18h27

ma contribution est en texte joint

Section PS de Margny lès Compiègne, 15 octobre 2014 à 12h15

Comment peut-on accepter les autres nations quand on est français ? La simple météo, toujours dans un cadre très français avec notre seul hexagone ; rien sur les autres pays ou alors de façon très épisodique parce que grosses pluies, inondations en ex Yougoslavie ou grosses chaleurs et feux de forêt en Suède .... Au Royaume-Uni, la météo est déclinée à l'Europe, comme en Allemagne ! Le Sport et ces équipes de France dont on attend monts et merveilles, encensées quand elle gagne, c'est la France qui gagne, et quand elles perdent, elles disparaissent de l'écran ou sont « vilipendées ». La BBC commente la Coupe d'Afrique de football, et les radios françaises ? Les athlètes membres des équipes représentant la France doivent être malheureux quand ils déçoivent l'espoir que … les journalistes (?) … avaient mis en eux ? Mais pourquoi vous avez perdu ? En France, l'idée de la Nation Française est toujours entretenue, avec une France toujours exemplaire, mais nous ne sommes pas les plus exemplaires, encore une fois, le Royaume-Uni comme l'Allemagne le sont plus que nous à bien des égards. Leur démocratie semble plus démocratique. Il a fallu qu'un français subisse à son tour la décapitation, comme deux américains et un britannique avant lui, pour que les français manifestent leur refus de la barbarie. Avant qu'il ne le soit, nous français n'étions pas concernés. Notre coq gaulois devient insupportable avec son « Cocorico, je suis le plus beau, je suis le plus fort » ET QUAND JE NE LE SUIS PAS C'EST LA FAUTE DES AUTRES ! Un autre emblème pour la France, oui, c'est possible, le chêne dont nos forêts se composent et qui a permis la construction de nos monuments, de notre marine à une certaine époque et de notre découverte du Monde, ou l'épi de blé qui nous nourrit et cette eau qui nous entoure encore ; ou encore l'intégration du drapeau européen à notre drapeau national. Elargissons un peu voire beaucoup notre quotidien, et nous élargirons un peu notre vision du monde en acceptant plus facilement la mondialisation et les transformations qui en découlent, qui sont utiles, nécessaires et indispensables, et devenons enfin un exemple pour d'autres, pour cesser de faire le lit de nos extrêmes. Essayons de comprendre que l'Humanité est unique et faisons le comprendre ! Il n'y a qu'un seul bateau, et notre terre est aussi une mère. Permettons aux français de se sentir intégrés dans cette Nouvelle Europe comme dans cette Mondialisation en les intégrant dans ce nouveau Monde par une vision nouvelle de la France, simple état de ce Monde avec moins de 1% de sa population, mais toujours … 5ème puissance.

JOEL BERTRAND, 14 octobre 2014 à 18h40

Nous ne sommes plus dans le même monde. Nous faisons partie de l'Europe. Les marges de manœuvre, les processus de prise de décision, dépassent souvent le niveau national : c'est au niveau de l'UE que les grandes orientations se décident. Or, on agit, on discourt, comme si, une fois au pouvoir, le Président, ou la majorité de gauche, auront toute latitude. Non, c'est être dans l'illusion - d'où la réalité une fois les élections passées, les désillusions, les accusations de trahison, de recul, de tromperie, etc. Cela ne nie pas l'importance de la lutte politique au niveau national, au contraire, mais cela lui fixe d'autres objectifs, d'autres visées, une autre définition. Que peut faire un gouvernement de gauche de la France pour infléchir, orienter les politiques quand la majorité des partenaires sont sur une ligne conservatrice ? Il peut beaucoup, et il faut le juger à cette aune, le défendre dans cette optique, Pas dans l'illusion gaullienne d'une France seule, maîtresse d'elle-même. Ou alors il faut quitter l'Europe : vive la Corée du Nord. Cela change aussi le rôle et les tâches d'un parti de gauche : il n'est pas seul avec son peuple. Il doit s'entendre avec les autres partis de gauche de l'UE, chercher les consensus, faire prévaloir si possible ses idées, pour peser au niveau européen. Un programme socialiste franco-français, si beau soit-il, est nul et sans pertinence car il ne pèsera d'aucun poids. Astérix. Un parti socialiste contemporain a le souci de la dimension européenne, il nourrit ses militants de cette idée, il convainc les électeurs dans ce cadre. Entretenir l'illusion de la souveraineté absolue, c'est se trouver face aux réalités une fois au pouvoir, c'est donner l'impression de reculer, de capituler, de trahir. Catastrophique.

Catherine ALBORINI, 14 octobre 2014 à 18h04

En ce qui concerne l'Europe, mettons l'accent sur le social et l'écologie. L'enjeu sur le social est de faire de la place à chacun, les jeunes, les pauvres. Faut-il rappeler l'enjeu de l'écologie ? Les deux pourraient se combiner : offrir un débouché professionnel dans des programmes renouvelant les modes du vivre ensemble. Sur le modèle d'Erasmus, que je connais, des fonds et une impulsion pourraient être donnés par l'Europe sur des propositions novatrices conjuguant social et écologie.

SECTION DE LIEVIN (62), 14 octobre 2014 à 17h12

L’Europe tire sa source dans la Paix et a été au cœur des espoirs de plusieurs générations. Il faut conserver ce statut. Elle est éloignée des peuples et a trop cherché à élargir ses frontières, à s’agrandir au détriment de son organisation pourtant basique, il faut la simplifier, clarifier le fonctionnement de ses institutions, afin qu’elle soit facile à comprendre et accessible à tous. Le règlement doit être harmonisée avant d’accueillir d’autres membres L’Europe est de moins en moins sociale. Elle doit renouer avec nos aspirations à plus de progrès, de justice sociale et renforcer la coopération entre états, notamment au sujet de l’immigration. Pourquoi la France est-elle la seule à accepter de soigner les migrants ? Il faut réorienter l’Europe vers le peuple, prendre ce qu’il y a de mieux dans chaque pays au niveau des retraites, des soins, du travail et l’appliquer à tous les pays, ainsi pallier aux retards de certains. L’Europe est un modèle démocratique, mais d’un point de vue économique et social, les différences sont importantes entre les pays qui la composent. Le fossé est souvent trop grand. Il faut instaurer un salaire minimum européen, travailler à l’harmonisation des retraites, du droit du travail, de la fiscalité ! Il n’y a pas de convergence des économies, il y a l’Allemagne en tête et suivent les autres pays. Il faut remédier à cette disparité, diminuer l’inflation, augmenter le pouvoir d’achat : pour cela, la défense des industries sur le plan européen est indiscutable face aux puissances du globe, la protection douanière doit être encouragée, le contrôle des frontières renforcé, le travail des entreprises européennes privilégié, l’externalisation des marchés évitée, les investissements doivent être priorisés au niveau européen. L’Europe doit jouer le rôle de régulateur sur le plan mondial. Elle doit peser, exister dans les négociations internationales, en puissance unie et indivisible. Les domaines stratégiques doivent avoir pour préférence l’Europe! Il faut régler les problèmes internes. Un grand nombre de directives touchent certains pays et en épargnent d’autres. Nous refusons une harmonisation par le bas. Empruntons un chemin qui emmène les Européens vers plus de justice sociale, de protection, de solidarité. L’Europe démontrera son utilité lorsqu’elle traitera les problèmes de la vie quotidienne. La justice doit être de mise dans tous les pays au même niveau. Il faut tendre vers un projet commun. Les choix pris doivent être conduits par l’intérêt général et non par les marchés financiers. L’Union doit se doter d’une vraie politique de défense commune et développer des projets de coordinations entre armées.

Samuel CEBE, 14 octobre 2014 à 12h25

Les élections parlementaires européennes doivent devenir la clef de voûte des institutions européennes. Pour ce faire, elles doivent être intensifiées. L'idée est de rapprocher les institutions européennes de la société et les euro-députés des citoyens en clarifiant les enjeux des élections parlementaires européennes. L'européanisation des élections parlementaires européennes devrait aider les partis à procéder à cette mutation. Aujourd'hui les euro-députés sont élus sur des listes de circonscriptions territoriales et ou nationales, ce qui ne fait rien pour créer un espace public européen. Si l'on veut que les élections européennes tournent autour d'enjeux européens, les euro-députés doivent être élus sur des listes européennes. Avec un tel système, la tête de liste devient le candidat de fait du parti ou de la coalition à la présidence de la Commission. Pour renforcer le poids des électeurs dans les institutions européennes, il faut que les Européens choisissent, non seulement le Président de la Commission, mais aussi une coalition et un programme de législature. C'est pourquoi, il faut prévoir que l'élection parlementaire européenne se joue en deux tours avec possibilité de fusion des listes entre les deux tours et maintien en lice des deux seules listes arrivées en tête au premier tour. On reconnaîtra ici le mode de scrutin des élections municipales et régionales françaises. Cependant, aucune prime majoritaire n'est utile puisque la liste gagnante aura forcément une majorité : il ne restera que deux listes au second tour. Ainsi les électeurs choisissent un chef de gouvernement : les élections parlementaires ou législatives européennes sont gouvernementalisées. Mais ce chef de gouvernement n'est qu'une tête de liste, ce qui évite le caractère monarchisant et bonapartiste du déplorable système français actuel. Les électeurs choisissent une majorité, c'est à dire une coalition qui les gouvernera la législature durant : l'efficacité de la stabilité prolonge la légitimité de l'élection.

Marc SAUVEZ, 14 octobre 2014 à 9h56

Je suis un chaud partisan d'une Europe fédérale des Régions (5 à 10 millions d'habitants) à terme. Mais mon propos n'est pas là. Aujourd'hui, je souhaiterai que les socialistes de tous les pays s'unifient et en particulier que lorsqu'il y a un débat en France sur un sujet que l'on sache ce que penses les socialistes des autres pays. Certains propos sur le chômage, la solidarité, l'écologie,... sont socialistes en Belgique, Pologne et Allemagne et de droite en France. Ayons un socle commun! MS trésorier de section en Centre

Section Mendès France Section PS8e, 13 octobre 2014 à 17h32

Contribution de la Section Paris 8e

Lina Jali et Gaston Laval, 13 octobre 2014 à 15h20

Après la 2nde Guerre Mondiale, la construction européenne est devenue cette réponse contre la guerre et pour la paix, les droits et les libertés. Aujourd’hui, ce qui doit unir les peuples européens est double: la conscience d’appartenir à un même ensemble dont les destins s’entremêlent et la nécessité de construire cet avenir ensemble. Ce long processus politique et historique est un projet collectif qui permet à un espace politique de s’affirmer sur la scène internationale et de faire face à la mondialisation grâce à la solidarité et l’unité de ses pays-membres, à l’heure où nombre de citoyens sont tentés par le chacun pour soi et le repli comme l’ont montrés les résultats des dernières élections européennes. Dès lors ce sont bien deux batailles qui doivent s’engager. Une bataille politique parce qu’il faut assumer le clivage gauche/droite pour opposer aux libéraux, conservateurs et europhobes un véritable projet de société au sein duquel les européens se reconnaissent, avec une Europe fédérale comme horizon. L’Union doit connaître une réforme institutionnelle en donnant davantage de pouvoirs au Parlement, la démocratie étant consubstantielle à son identité. Une bataille culturelle ensuite car il est urgent de redéfinir collectivement un projet de vivre-ensemble face au rejet et à la peur de l’autre qu’agitent les extrêmes et les populistes. Nous devons faire vivre cette belle devise “Unis dans la diversité”, assumer tous les débats et bâtir une Europe de l’accès aux services publics pour tous, de la transition énergétique, de l’égalité des droits et de l’harmonisation sociale et fiscale vers le haut et de la création d’un SMIC européen à parité de pouvoir d’achat. La culture des pays européens doit être ce réflexe de toujours tirer vers le haut les législations des 28, prendre partout le meilleur pour progressivement l’étendre à tous. Elle est profondément culturelle et citoyenne parce qu’elle doit favoriser et multiplier les échanges entre les européens. Quelque soit notre nationalité, défendre la liberté de la presse en Hongrie ou encore les droits des femmes en Espagne sont des combats intrinsèquement liés à notre identité socialiste. Plus que jamais c’est cette Europe là qu’il faut assumer à chaque instant, car ce sont nos doutes et notre manque d’ambition qui laissent un boulevard aux extrêmes. C’est dans cette Europe que la France, sans perdre sa singularité, sera plus forte. Cette Europe politique, culturelle, sociale et écologique est une exigence mais aussi un devoir, en hommage aux générations précédentes qui se sont battus pour elle, et pour les générations futures qui pourront enfin la voir comme une évidence.

jean-pierre ROLAND, 13 octobre 2014 à 13h11

L’Europe reste notre horizon dans le cadre de l’équilibre mondial en cours de mise en place. Avant la globalisation complète en matière écologique et économique, l’étape continentale européenne est une nécessité après le siècle des nations. Cela n’implique pas que l’ensemble des décisions soit transféré mais seulement celles qui sont suffisantes pour créer le rééquilibrage face aux grandes puissances : l’Europe a un PIB de 18000Mds$ supérieur aux USA (15000) ou à la Chine (8000) et même la zone euro reste en 2è position économique mondiale tout en étant inaudible aujourd’hui politiquement. L’organisation à mettre en place pour devenir une puissance européenne politique dans le concert mondial est à notre portée en s’unissant, pour les nations volontaires, sur les domaines partagés : outre la monnaie et la politique agricole, la défense et la diplomatie (face aux conflits en cours) la sécurité intérieure ( face au terrorisme) le développement durable ( face au changement climatique et l’énergie nouvelle) le commerce (face aux dumpings sociaux et fiscaux). La création d’une souveraineté européenne, non pas en remplacement des nations mais en complément de celles-ci, doit s’accompagner d’une véritable démocratie parlementaire dont l’assemblée n’interviendrait que sur les compétences arrêtées. Les autres compétences seront traitées au niveau le plus adapté aux questions soulevées : nations (éducation, santé, emploi, retraites), régions (culture, logement, équipements) et communautés (aide sociale, entretien, développement…) en recherchant l’approfondissement démocratique des décisions au plus près des citoyens. Il est urgent de donner à l’Europe un budget autonome alimenté par des moyens fiscaux (taxe sur les transactions financières, taxe sur les dividendes) pour assumer les compétences d’ordre politique face aux enjeux d’humanisation de la mondialisation dont la France a toujours été l’acteur. Enfin ,une vrai politique économique au sein de la zone euro ne peut exister sans une politique monétaire qui passe par une révision des statuts de la banque centrale européenne.

Jean-Claude Jouanin, 13 octobre 2014 à 12h31

2ème texte adopté par la section de Saint-Fargeau-Ponthierry sur le même thème

Jean-Claude Jouanin, 13 octobre 2014 à 12h29

Texte adopté par la section de Saint-Fargeau-Ponthierry 77310

Pascal TABANOU, 13 octobre 2014 à 11h03

J'ai mis en pièce jointe ma contribution sur l'Europe. J'espère que vous l'aurez Amitiés socialistes P Tabanou

Christine PELLETIER, 12 octobre 2014 à 23h50

Nous revendiquons un nouveau mode de développement, fondé sur une croissance plus qualitative, qui permette de concilier performance économique, progrès social et emploi de qualité pour tous, en répondant aux défis environnementaux. C’est ce projet qui doit guider et mobiliser tous ceux qui refusent le déclin et le repli nationaliste. Il doit reposer sur la recherche de la qualité et de la coopération à la place d’objectifs uniquement quantitatifs et privilégiant la concurrence. Il doit faire du social un élément structurant de la cohésion et du dynamisme européen. Cela impose une Europe plus démocratique associant davantage les citoyens aux décisions politiques et donnant une nouvelle place au dialogue social.

Mennecy Section PS Mennecy, 12 octobre 2014 à 22h37

Travail collégial de la section, voir le PDF.

Françoise CLAIREAUX, 12 octobre 2014 à 21h22

EUROPE ET SOUVERAINETE Etats Généraux 2014 PS Thème 4 - contribution individuelle Françoise Claireaux Asnières 92 Il faut souligner l'intérêt d'une participation accrue de notre parti aux campagnes des européennes. Il faut savoir réserver un espace plus important dans les fédérations et les sections aux questions européennes. Une action à caractère européen devrait être entreprise chaque année dans toutes les sections. Plus nous parlerons d'Europe entre nous et plus nous serons motivés pour défendre nos positions de gauche au niveau du public, par rapport à la Commission et au Parlement européen. Mettons l'UE à la portée des citoyens et sachons vulgariser les sujets les plus complexes. Osons le dire, Attac a su vulgariser l'économie auprès des citoyens. Cela passe aussi par un contact plus étroit avec nos parlementaires européens. Une réorientation de l'UE implique de reprendre les mêmes propositions globalement que celles avancées par la gauche pour la France. La différence se trouve dans l'échelle et la coopération dans le choix d'une politique communautaire renforcée par le soutien des Etats-membres. Pour relancer croissance et emploi, une nouvelle politique industrielle adaptée à nos besoins actuels est nécessaire pour les secteurs stratégiques de toute l'Union en incluant le développement durable et les énergies renouvelables. La transition énergétique et écologique transformeront l'Europe en premier Eco-continent pourvoyeur d'emplois sans oublier les relocalisations. L'idée d'un traité social européen doit contenir un bouquet de mesures sociales comme : la garantie de bénéficier des droits fondamentaux, un salaire minimum pour chaque pays, une garantie jeunesse mise en place pour 6 milliards d'euros doit être confortée et améliorée, le développement de l'information et des droits des consommateurs, la protection du service public ainsi que les aides publiques devront être reconnus et défendus par une UE dont autorité et indépendance devront être garanties par la loi dans les différends internationaux. La mise en application réelle de la taxe sur les transactions financières, des mesures renforcées contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux à l'intérieur et hors de l'UE sont indispensables. Le soutien à une économie et un commerce mondial régulé et équitable font partie d'un idéal progressiste. Développons une coopération avec les pays du sud de la Méditerranée pour soutenir démocratie et développement économique ainsi qu'avec les autres pays du monde. Assurer une véritable diplomatie européenne tout comme une défense européenne pour la sécurité intérieure et extérieure. C'est par là que passe son influence sur la scène internationale.

Patricia Langlois, 12 octobre 2014 à 21h09

Négociation d'un pacte social et d'une convergence fiscale.

PENNE D'AGENAIS Section, 12 octobre 2014 à 20h55

Thème n° 12 Europe et souveraineté A défaut d’harmonisation fiscale et sociale, la concurrence entre les entreprises européennes conduit à un nivellement par le bas des salaires et des revenus des travailleurs indépendants (agriculteurs et artisans). Le fossé se creuse inexorablement entre les revenus du capital en constante augmentation et les revenus du travail toujours tirés vers le bas. D’où l’hostilité croissante des citoyens à l’égard de l’Europe, tenue pour responsable de cette dérive. Depuis quelques années, l’augmentation continue du nombre de chômeurs et la diminution du niveau de vie, provoque l’exaspération des classes populaires qui se tournent vers des formations politiques hostiles à l’Union européenne et préconisent le retour des barrières douanières aux frontières de la France. On souligne avec juste raison que depuis la fin du XIXe siècle, en dépit des guerres et des crises économiques, les Français avaient vu leur niveau de vie et de protection sociale progresser régulièrement : - 1892 : fixation de le durée légale max du travail (12 h pour les hommes, 11 h pour les femmes) puis 10 h en 1900, et 8 h en 1919, - 1898 : responsabilité de l’employeur en cas d’accident du travail, - 1906 : repos hebdomadaire obligatoire, - 1910 : premières retraites ouvrières et paysannes, - 1914 : impôts sur le revenu, - 1924 et 1932 : la sécurité sociale et les allocations familiales, - 1936 : les congés payés et la semaine de 40 h, - 1945 : la sécurité sociale pour tous, - 1956 : 3 semaines de congés payés, puis 5 semaines en 1982, - 1970 : le SMIG, - 1988 : le RMI et en 2000, l’Aide Personnalisée d’Autonomie. En écrasant les pays les plus avancés pour faire progresser à marche forcée les plus pauvres, l’Europe s’expose à une explosion sociale qui peut provoquer sa perte. L’application des directives prises sous l’influence de l’Organisation Mondiale du Commerce tire tous les pays européens vers le bas. La politique européenne est compliquée et incomprise. Une entreprise pédagogique importante s’impose, avec par exemple une émission de vulgarisation du fonctionnement de l’Europe à une heure de grande écoute sur les chaines publiques. L’Europe qui a fait rêver les peuples n’est pas celle que l’on nous propose actuellement. L’Europe fraternelle qui est responsable de 70 ans de paix est mise en danger par l’excessive dérive mercantiliste qui sacrifie le progrès social pour rémunérer toujours plus les actionnaires. Les socialistes ne peuvent pas vouloir cela et ne veulent pas cautionner toutes les mesures prises dans ce sens.

Section PS 15e Convention, 12 octobre 2014 à 20h04

Si l’industrie est incontournable pour l’équilibre d’une économie, sa perte de vitesse n’a guère inquiété dans les années 90. Les économistes et certains dirigeants estimaient que les économies avancées devaient se spécialiser dans les services et les nouvelles technologies et que l’industrie se délocaliserait. Cette mutation n’a pas permis de maintenir la croissance et l’emploi. Le développement des services n’a pas insufflé une relance de la croissance, notamment parce que les gains de productivité y sont inférieurs à ceux de l’industrie. Les créations limitées d’emplois des nouvelles technologies n’ont compensé qu’un tiers des pertes dues à la désindustrialisation. Cette transformation a aggravé la « bipolarisation » sociale, entre emplois très qualifiés des services à forte valeur ajoutée et des emplois peu qualifiés. Les services, difficilement exportables, ne peuvent compenser le déficit creusé par la désindustrialisation dans la balance commerciale. Le manque de compétitivité qui a conduit à l’essoufflement de l’industrie française tient à 2 composantes qui forment un cercle vicieux : un niveau de gamme trop faible. Pour réagir les entreprises ont dû réduire leurs marges, qui ont atteint un creux historique à 28% en 2013 (elles sont de 40% environ en Allemagne et en Italie). L’investissement des entreprises est donc tombé au plus bas, ce qui grève davantage leur compétitivité à long terme. Comment renouveler la politique industrielle de la France afin de créer davantage de croissance et de justice sociale ? Le modèle dirigiste d’après-guerre n’est plus de mise : la France n’est plus à une époque de rattrapage technologique. L’Etat ne doit pas pour autant se désengager et 2 orientations sont prioritaires: innovation et formation. En privilégiant l’excellence des grands groupes, la France a trop concentré sa recherche sur quelques secteurs contrairement à l’Allemagne qui a continué à innover, entretenant un réseau dense de PME sous-traitantes compétitives. Les politiques dites « horizontales » du gouvernement (CIR, fiscalité allégée) créent un écosystème favorable à l’innovation. Des politiques plus « verticales » permettraient de favoriser certaines filières par des appels d’offres publics privilégiant les PME innovantes. Une sorte de « discrimination positive », pratiquée aux Etats-Unis qui permettrait de relancer des pôles de compétitivité parfois en manque de commandes. Les entreprises peinent à recruter des ingénieurs et des ouvriers qualifiés dans plusieurs secteurs industriels. L’apprentissage et les stages en entreprise qui pourraient être rendus obligatoires durant le cursus universitaire sont deux pistes qui pourraient y remédier.

Valérie Léger, Chloé Berthon, 12 octobre 2014 à 16h58

Les résultats des dernières élections européennes mais également ceux des élections régionales, parlementaires, nationales au sein des différents États membres de l’Union européenne (UE) - et notamment des États fondateurs - ont révélé ou confirmé le retour des extrêmes nationalistes, se réclamant de la souveraineté nationale. Ces résultats électoraux et le climat social et économique en Europe nous montrent qu’un certain repli national ou communautaire opère actuellement. Certains citoyens européens veulent reprendre le contrôle de leur économie par le biais de l’État-nation car l'Europe ne leur semble pas assez solide pour les protéger et garantir la défense de leurs droits. Or l’État-nation ne peut seul subsister face à des ensembles économiques (États-Unis, BRIC, etc.) de la taille d'un continent. Face à ce constat, il est nécessaire et urgent de renforcer le processus de construction européenne tant du point de vue économique (harmonisation des politiques fiscales et développement d'un budget établi par le biais de ressources propres), que social (portabilité des droits pour les Européens en mobilité), que politique ou culturel. Pour ce faire, certains dispositifs bilatéraux en direction de la jeunesse, et qui ont fait leurs preuves, tels ceux développées entre la France et l'Allemagne (programme de mobilité, coopération éducative, Abibac, etc.) doivent être des exemples de bonnes pratiques et devenir source d’inspiration. Nous demandons que ces programmes soient étendus à davantage de pays européens et du pourtour méditerranéen (à l’instar de l’Allemagne qui a initié récemment la création de l’Office germano-grec pour la Jeunesse). Nous souhaitons que le Parti socialiste œuvre à la mise en place d’une plus grande intégration européenne. Si le développement d'Erasmus+ va dans le sens d'un élargissement des publics cibles, nous souhaiterions que des programmes européens de sensibilisation à la construction d’une identité européenne soient proposés à chaque élève d’école primaire, comme les programmes d’apprentissage précoce proposés par l’Office franco-allemand pour la Jeunesse. La participation à ces programmes et ces expériences de mobilité contribuent à développer le sentiment d’appartenance à la communauté européenne, marquent profondément le parcours des jeunes adultes en devenir et facilitent le développement d’un sens critique face aux politiques populistes. Enfin, nous souhaiterions que la visibilité des programmes européens initiés par la société civile soient davantage reconnus, encouragés et soutenus par les élus socialistes.

Franck CAVALLIER, 12 octobre 2014 à 16h27

La rhétorique qui consiste à désigner l'Europe comme la cause de nos malheurs est aussi inexacte que de mauvaise foi. L'Europe n'est pas le problème, c'est la solution à nos problèmes. Nous avons actuellement une Europe des Nations qui montre ses limites. Il nous faut aller plus loin car seuls compteront les grands ensembles dans une économie mondialisée. Derrière le destin de l'Europe se joue le destin de la France et ce n'est pas en rendant la France impuissante dans le concert mondial par un repli sur soi que nous allons sauvegarder l'histoire et les valeurs que nous revendiquons. Les épopées nationalistes flamboyantes des siècles précédents ne sont plus d'actualité. Ce n'est pas moins d' Europe qu il nous faut mais plus d'Europe En période de repli sur soi, de populisme, il convient de retrouver un " chemin" commun. L'Europe peut nous rassembler, peut faire renaître l'espoir pour des lendemains meilleurs. Il faut que chaque citoyen s'approprie l'Europe et il convient donc de faire en sorte que ses institutions soient revues. Nous affirmons l'urgence d'une véritable Europe démocratique!

mclams, 12 octobre 2014 à 11h10

Europe *Objectif -Renforcer l'intégration politique via la création d'une Europe des régions. -Renforcer les échanges culturels entre les citoyens européens. -Mettre en place des mécanismes de solidarité entre citoyens européens. -Poursuivre la mise en place des normes techniques Européennes. -Intégrer la Turquie et préparer l'intégration des pays du nord de l'Afrique. -Renforcer la lutte contre l'évasion fiscale. -Renforcer les droits et les libertés. *Justification L'Europe est en panne. En mettant les citoyens en concurrence, sans filet de sécurité, l'Europe a fini par désenchanter ses habitants. Ce rejet se traduit par une augmentation de la xénophobie et du nationalisme. Pour inverser la tendance, il s'agit de renforcer l'intégration politique, de créer un espace de solidarité, et d'ouvrir un volet culturel complètement délaissé, abandonné au profit du volet économique. De plus, l'élargissement de l'Europe doit se poursuivre. La création d'un espace de paix, d'unité dans la diversité, ne doit pas se limiter à l'ancien Empire Romain Germanique. *Propositions de mise en œuvre -Définir une nouvelle constitution où devront être rajoutés, entre autres, une reconnaissance des besoins de solidarité entre les citoyens européens et un socle de valeurs qui guidera la politique étrangère. -Sur les bases de cette nouvelle constitution, il s'agit de transférer à l'Europe les compétences de défense, de politique étrangère, de construction des espaces de solidarité (mutualisation des dépenses de maladie, retraite, …) et de définition des fourchettes de prélèvements obligatoires. Ces compétences devront être incarnées par un gouvernement validé par le parlement Européen. -Mettre en place l'apprentissage de l'Esperanto dans les collèges européens. -Mettre en place deux semaines d'échange scolaire inter-pays dans tous les collège (3ième ou 4ième, échange par moitié avec implication du corps enseignant) -Veiller à la diversité des langues enseignées dans les pays européens. -Renforcer la diffusion des œuvres culturelles entre pays européens. -Mettre en place des taxes sur les produits importés dont les conditions de fabrication ne respectent pas les critères écologiques et sociaux européens.

Thomas Brisson, 12 octobre 2014 à 9h29

De la nécessité d’assumer une Union Européenne différenciée Les citoyens européens sont aujourd'hui les premières victimes des conséquences de la crise financière et économique et demandent des comptes à leurs gouvernements, qui pour se donner de l’air, accusent l’Europe de beaucoup de maux. Le sentiment de devoir créer une « Europe forteresse », pour se protéger de la concurrence et du dumping social, est revenu de plein fouet. Et cette peur se transpose au sein même de l’Union européenne. La peur du plombier polonais refait surface à chaque campagne électorale en France… Et c’est la concurrence entre les Etats qui serait source de malaise. La France doit continuer à plaider pour une protection renforcée des travailleurs détachés au niveau européen. La fin des périodes de transition pour les travailleurs de Roumanie et la Bulgarie permet désormais à ces derniers de bénéficier de la libre circulation et du libre établissement. Cette nouvelle étape a relancé le débat sur la concurrence sociale entre les pays membres de l’Union européenne par les délocalisations d’entreprises mais aussi par le détachement des travailleurs. En effet, la différence entre les pays se fait au niveau du montant des cotisations sociales, qui restent de la compétence du pays d’origine. La réponse à ces distorsions réside dans la création d’une véritable gouvernance européenne, pour la mise en place d’une politique sociale au niveau de l’Union européenne. Il faut doter la zone Euro d’une structure permanente ayant une compétence d’harmonisation budgétaire, macroéconomique, fiscale et sociale. Cela peut passer par un renforcement de l’Eurogroupe. Sans harmonisation, il n'y aura pas de force motrice à l'Union et de volonté politique de le développer. De fait, l'inaction fera de l'Union européenne un simple marché de 500 millions de consommateurs. Véritable graal pour les néolibéraux mais incontestable nébuleuse pour les citoyens, le grand marché est le symbole d’un projet européen qui a perdu de son ambition. La stratégie doit donc être clairement définie. Ainsi, il faut faciliter et multiplier les coopérations renforcées (fiscalité ; emploi), outil pour une intégration progressive. Comment redessiner l’Europe de demain ? L’Union européenne demeurant une communauté de valeurs fonctionnant autour de politiques communes ambitieuses, la zone Euro pourrait en constituer la véritable union politique au niveau européen.

Patrick Prodhon, 11 octobre 2014 à 23h41

L’Europe est aujourd’hui dans l’impasse. Après une phase de construction et de progrès, marquée par des élargissements de l’ouest à l’est, des approfondissements de l’intégration par transfert de compétences, et l’organisation d’un rattrapage pour les nouveaux entrants au moyen de fonds structurels, l’Europe a entamé une phase de repli des Etats sur eux-mêmes avec l’arrivée de Barroso à la tête de la commission européenne. Ce repli a été accéléré par la crise, qui a exacerbé les égoïsmes nationaux au lieu de provoquer un sursaut de solidarité avec les pays les plus durement touchés. Les socialistes doivent enfin prendre l’Europe au sérieux, pour être en mesure de peser sur la réorientation de l’Europe et arrêter ce déclin qui n’a rien d’incontournable. En France tout d’abord, nous devons mettre l’Europe au premier plan de nos préoccupations, et des préoccupations de l’ensemble de la classe politique. Cela passe par l’obligation pour le service public de produire une information suffisante et de qualité sur l’activité politique européenne, et plus encore pendant les périodes électorales. Cela passe aussi par la consécration des européennes en tant qu’élections majeures, en interdisant la tenue d’élections locales dans le semestre qui précède le scrutin européen. En Europe ensuite, nous devons défendre un approfondissement pour plus de solidarité : mise en place d’un salaire minimum européen, d’une assurance chômage européenne, d’un filet de sécurité social européen, mais aussi lutte contre le dumping fiscal et social, ou encore mise en place d’une politique de défense commune incluant des dépenses militaires communes. Mais nous devons aussi défendre les réformes institutionnelles qui renforceront la crédibilité de l’Europe : en premier lieu, la mise en place d’un budget propre pour l’Union européenne, donc la possibilité pour l’Union de lever elle-même des impôts dont elle aura déterminé le montant et les règles de paiement ; mais aussi la réforme du scrutin européen pour y réintroduire une dimension transnationale, avec des candidats d’autres nationalités et la présence des partis dans au moins 3 pays européens. Enfin au sein de notre parti, nous devons prendre la question à bras le corps par une formation et une information des militants qui leur permette de défendre les avancées de l’Europe - et elles sont nombreuses ! - et de contrer les arguments de la droite. La relance de l’Europe nécessite une mobilisation de tous les socialistes dans le parti ainsi que dans les institutions françaises et européennes pour que les Français et les Européens reprennent espoir et nous fassent confiance pour faire avancer l’Europe dans le sens du progrès.

Elisabeth Guigou, 11 octobre 2014 à 23h11

L’UE ne limite pas la souveraineté de la France. Au contraire, elle la renforce dans plusieurs domaines où, seuls, nous serions vulnérables. Deux exemples: la sécurité et la monnaie. Espace de libre-circulation à l’intérieur de l’UE, Schengen a renforcé les contrôles aux frontières extérieures et les échanges d’informations entre États européens pour lutter contre la criminalité transnationale (trafics ou terrorisme). Ceux qui, comme le FN, prétendent que suspendre Schengen apporterait plus de sécurité font de la démagogie. Schengen n’est pas le problème, c’est la solution. Mais Schengen doit accroitre l’efficacité des contrôles aux frontières extérieures et intensifier les échanges de renseignements. Pour la sécurité, dans le respect du droit, nous avons besoin de plus et d’une meilleure Europe. Il en est de même pour l’économie, le social, la monnaie et la fiscalité. Avant l’euro, le franc était dominé par le deutschemark et allait de dévaluation et dévaluation. La souveraineté était illusoire. En choisissant l’Europe monétaire, F. Mitterrand a préféré une souveraineté partagée. Depuis, l’euro nous protège des attaques spéculatives, de l’inflation des prix et des taux d’intérêts. Mais la monnaie unique a besoin de politiques économiques coordonnées, d’harmonisation fiscale et sociale et de solidarité entre États membres. C’est ce qui manque et ce pourquoi nous, socialistes, devons nous battre au sein de l’UE. Pour relancer la croissance par des investissements dans les secteurs d’avenir: énergies nouvelles, numérique, transports et bâtiments économes. Pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, un manque à gagner de 1000 milliards d’euros par an! Pour donner une formation qualifiante et du travail à tous les jeunes, intégrer les indicateurs sociaux et de bien-être à toutes les politiques de l’UE, généraliser le salaire minimum et en réduire les écarts, en le fixant, dans chaque État-membre, au niveau de 60% du salaire médian. Et parvenir à une gestion solidaire de la dette européenne. Cette Europe meilleure pour la croissance, l’emploi et la solidarité, la France l’obtiendra en assumant ses responsabilités, en refusant de léguer à nos enfants une dette qui a doublé en dix ans de droite au pouvoir. Réduire la dette sans étouffer la croissance, augmenter la compétitivité des entreprises sans sacrifier l’emploi est une ligne de crête difficile, mais qu’il faut tenir. L’honneur de la gauche est de ne pas sacrifier les générations futures et de ne pas faire de l’Europe le bouc-émissaire des dérives de la droite française. La gauche doit incarner de l’ambition d’une France forte dans une Europe capable d’agir pour un nouvel ordre mondial.

Sections PS du Benelux Sections PS du Benelux, 11 octobre 2014 à 22h54

Dans nombre de domaines, l’avenir de la France se joue au niveau Européen. Face aux Etats-Unis et aux grands émergents pour peser économiquement, politiquement et même culturellement nous devons réfléchir et agir d’abord en tant qu’européens. Ce constat vaut pour tous les partis, il ne suffit donc pas de se proclamer européen pour répondre à cet enjeu mais bien d'élaborer notre réponse, socialiste, de l'assumer et la mettre en œuvre de façon cohérente. La construction européenne avec, à son cœur, la méthode communautaire est un exemple unique de coopération et de rapprochement entre peuples fondé sur les principes démocratiques, faisant travailler ensemble grands et petits pays et conciliant leurs intérêts de court et long terme grâce à la définition et la défense d'un intérêt général. Ce projet permet l’émergence progressive d’une entité politique aux liens à la fois solides et souples unissant ses nations autour de politiques harmonisées (sociale, fiscale voire diplomatique et militaire). L'alternative, ce n'est pas la disparition du niveau européen, l'illusion d'un repli national n'est défendue quasiment par personne, c'est la confrontation des intérêts nationaux immédiats (d'une façon plus ou moins négociée) où la loi du plus fort domine à l'intérieur et où la division nous affaiblit à l'extérieur. Socialistes, nous sommes pour la construction d'une Union européenne plus intégrée, plus politique et pour tout dire plus fédérale: au-delà de son efficacité supérieure, elle est aussi plus sociale et plus démocratique. L'Union nous fournit la taille critique pour nous intégrer dans la mondialisation tout en nous protégeant de ses excès, par l'euro, par notre poids commercial et notre capacité à négocier et créer des règles. Elle nous oblige aussi à revoir notre intervention dans le monde à la lumière de principes démocratiques et humanitaires. Cette réponse claire en faveur d'une construction européenne bâtie sur la méthode communautaire –qui s’appuie sur le compromis et la solidarité entre Etats et entre citoyens– doit être assumée face aux tentations du repli des nationalistes et des populistes et aussi d’une certaine gauche fantasmant une France idéale exonérée de toute concurrence. Elle doit être aussi assumée en acceptant que la majorité peut être de droite en Europe, mais c’est vrai à tous les niveaux et la droite doit y être combattue. Notre réponse doit donc aussi être assumée en acceptant de prendre notre place au sein du socialisme et de la sociale-démocratie européenne afin de sortir des postures et de peser vraiment. Il faut faire du PSE un véritable parti européen et soutenir le développement de syndicats – et d'ONG – européens.

David STEFANELLY, 11 octobre 2014 à 20h55

Le Parti socialiste est un parti européen. Or, l'Europe doit comprendre qu'elle ne résoudra la crise actuelle par les moyens ordinaires de l'orthodoxie économique. L'austérité tue la croissance et empêche le retour à l'équilibre. Ainsi, on désespère les peuples en vain. Ne soyons pas les Hoover et les Laval des années 2010. Si la réduction des dettes d'Etat et la maîtrise des finances publiques restent des objectifs indiscutables, le rythme de retour à l'équilibre, la mesure des efforts demandés aux peuples et le choix des moyens pour réussir ne peuvent être dictés par les marchés et les agences de notation. Ils relèvent des Etats qui tiennent leur légitimité des peuples. Il faut donc que le système financier, qui s'est émancipé de l'économie réelle, soit réduit et remis sous le contrôle des Etats et des organisations internationales intergouvernementales.

Marie-Annick Barthe, 11 octobre 2014 à 18h45

L’Union économique et monétaire (UEM) avait été conçue pour renforcer la croissance et faire progresser les niveaux de vie en Europe, en prélude à une intégration politique plus poussée. Mais la crise a mis en évidence les défauts de la construction originelle, qui a fait de la zone euro une simple union monétaire privée de mécanismes fiscaux et budgétaires efficaces, dépourvue aussi d’une véritable gouvernance politique, sans laquelle aucune avancée n’est possible. L’UEM est en panne, sans perspectives de croissance, menacée par la déflation, asphyxiée par le surendettement public et privé. Elle est touchée de plein fouet par la montée du chômage et de la précarité, dans un contexte de mise en concurrence des salariés les moins qualifiés mais aussi des États eux-mêmes par les entreprises multinationales. Le doute s’est installé dans les opinions publiques, avec pour conséquence, partout en Europe, la poussée de l’extrême-droite et de toutes les formes de populisme. Pour dépasser cette situation de crise et remettre l’Europe en marche, des propositions concrètes ont été formulées par des groupes d’experts et de militants politiques (Glienicker Gruppe, collectif pour une union politique de l’euro, groupe Eiffel), mais aussi par les institutions européennes. À partir de ces travaux, deux objectifs nous semblent essentiels, pour redonner à l’Europe une capacité d’action. 1) Le premier objectif, c’est la mise en place d’une Assemblée parlementaire de la zone euro. Elle serait l’émanation des Parlements nationaux qui y délègueraient une partie de leurs représentants, au prorata du poids démographique de chaque pays. Les élus y représenteraient donc leurs pays respectifs. Cette Assemblée aurait le pouvoir de débattre des orientations de la politique économique commune, de voter le budget et les impôts communs à la zone. Elle serait l’interlocutrice, sur le plan politique, de la Banque centrale européenne et contrôlerait les mécanismes de solidarité entre États créés au plus fort de la crise. 2) Le deuxième objectif, c’est donc la mise en place d’un budget propre à la zone euro. Associé à la capacité d’emprunter, mais aussi à la création d’un système européen d’assurance chômage, ce budget serait l’instrument privilégié de tout plan de relance de la croissance au sein de la zone. Il financerait des projets communs en matière d’infrastructures et de soutien aux industries de défense. Il s’appuierait sur des ressources propres à la zone euro : impôt sur les sociétés et taxe sur les transactions financières, votés par l’Assemblée parlementaire, ce qui aurait aussi pour effet de mettre un terme à la concurrence fiscale entre les États.

Section Marcoussis, 11 octobre 2014 à 18h38

La fermeté absolue contre les dangers du Traité transatlantique, une vigilance citoyenne immédiate. La mobilisation contre les orientations actuelles du traité TAFTA de libre-échange entre l’UE et les USA doit être immédiate. Le gouvernement français doit immédiatement exiger de la commission européenne la transparence dans les négociations. Elle doit s’engager à informer en temps réel de l’avancée de ses travaux, afin que nous puissions immédiatement réagir face à des propositions inacceptables, comme celles venant d’arbitrages d’experts en lieu et place des juridictions nationales. Un comité national de vigilance contre les risques du TAFTA pourrait être immédiatement constitué et unir l’ensemble des partis de gauche mais aussi des mouvements citoyens. TiSA, pour Trade in Services Agreement, ou Accord sur le commerce des services en français. TiSA est une négociation commerciale lancée début 2013 entre 23 États, qui se baptisent eux-même les « très bons amis des services », à l'initiative des Américains et des Australiens. Leur objectif est de poursuivre la libéralisation des services engagée par l'Accord général sur le commerce des services (AGCS, GATS en anglais) de 1994, qui combattait le protectionnisme et ouvrait certains secteurs à la concurrence. Ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer la dérégularisation et la privatisation se déroulent dans le plus grand secret au mépris des droits démocratiques. Nous devons demander une clarification et le cas échéant un arrêt de ces négociations.

Raphael CARDET, 11 octobre 2014 à 18h29

Quelle Europe les socialistes veulent-ils ? Le maintien de la paix, puis le marché unique ont longtemps été les principaux moteurs de la construction européenne. Les socialistes avaient trouvé en François Mitterrand et Jacques Delors, des hommes qui portaient le message d’une Europe politique, convaincus que l’avenir de la France était dans sa famille européenne. Or d’un projet politique fondé sur le rêve d’un grand espace de démocratie et de prospérité allant « de l’Atlantique à l’Oural », l’Europe est devenu un enchevêtrement d’institutions et d’organisations dans lesquels nombre de nos concitoyens ne se reconnaissent plus ; comme en témoigne le désintérêt chronique pour les élections européennes. Une Union européenne qui, par les régulations budgétaires fondées sur une « orthodoxie » économique prétendument scientifique, asphyxie les gouvernements nationaux, ouvre des espaces de concurrence pour les travailleurs et qui sous couvert de complexité du processus de prise de décision empêche la transparence et in fine le contrôle démocratique par les citoyens européens. Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment les socialistes qui portaient un projet de paix et de prospérité ont-ils pu se fourvoyer, et continuent à le faire sous prétexte que « l’Europe sociale, c’est pour bientôt » ? Les socialistes doivent toujours promouvoir une grande vision de l’Europe des peuples en portant leurs valeurs de gauche. C’est ainsi qu’ils doivent refuser l’austérité qui n’est que la traduction du dogmatisme économique néolibéral dans le réel, et doivent proposer une économie européenne stimulée qui a pour objectifs principaux le plein-emploi et le développement durable. Ils doivent refuser le dumping social et les tentatives déguisées de liquider les acquis sociaux construits tout au long du XXe siècle, et affirmer que le progrès social et le progrès économique s’alimentent mutuellement. Ils doivent dire non à une Europe de la complexité et du flou dans la prise de décision, car dans une communauté politique où le citoyen ne voit pas comment la décision est prise, il ne peut être, à juste titre, que soupçonneux et méfiant à l’égard de celle-ci. C’est donc en revenant à leurs idéaux de démocratie, de justice sociale et de développement durable que les socialistes pourront trouver l’inspiration pour proposer enfin un véritable modèle européen alternatif. (cf PJ)

les adhérents section PS LAVAL, 11 octobre 2014 à 17h29

Europe et souveraineté * On entend souvent dire que l'Europe est la cause de tous nos malheurs, alors que c’est notre chance d’avenir. Nous avons une culture commune, une civilisation qui l’est aussi. Et nous ne faisons rien pour vivre ensemble. Quels sont les objectifs communs entre les différents pays ? Quel est vraiment notre programme européen, à part le souci de faire élire tel ou tel ? Que réalise l’Europe ? Quelle place a l’Europe à l’international : un nain politique, et sans tête ? 500 millions, ce n’est pas rien pourtant ! - Pour les européennes, faire des élections plutôt au niveau national que régional, constance quant aux candidats qui se présentent. - Développer la diplomatie européenne, l'armée européenne - On connaît mal le fonctionnement de l'Europe, qui fait quoi ? Il faut plus de pédagogie - faire des référendums par secteurs d'activité ou par thèmes. Questionner le peuple sur les sujets importants - Le PS doit prendre à bras le corps tous les dossiers européens. Expliquer que chaque décision prise au niveau national a des répercussions européennes et inversement

Adrien Rivalland, 11 octobre 2014 à 17h07

Comment réduire nos déficits dans casser la croissance ? Et comment redresser nos comptes publiques sans croissances ? Notre pays, seul, sans véritable marges de manœuvre a-t-il les moyens de redonner le plein emploi tout en redressant les comptes publiques ? C'est par l'Europe que nous trouverons des solutions. Le Parti Socialiste a toujours défendu l'Europe et a largement participé à sa construction. Mais notre parti manque d'une vision claire sur ce que doit devenir l'Union Européenne. Nous parlons sans cesse de « petites avancées », de « petits pas », mais vers quoi se tournent ces pas ? Quelle Europe voulons-nous ? Face aux crises économiques et financières, face au chômage de masse, face à une croissance atone, à des déficits empêchant toute relance, face aux montées des populismes et du nationalisme, je ne vois qu'un seul moyen de tirer la France vers le haut. Nous devons engager la création des Etats-Unis d'Europe. Nous devons créer une véritable démocratie fédérale qui sera ainsi la première puissance économique mondiale. A l'échelle européenne, il nous sera plus facile de trouver les moyens de relancer notre machine économique et de sortir des dettes abyssales. A l'échelle européenne, notre voix portera d'avantage à l'internationale, à l'échelle européenne nous pouvons mettre fin au dumping social et fiscal, aux paradis bancaires européens, nous pouvons lancer de grands travaux, nous pouvons mettre en place une politique environnementale forte, nous pouvons investir massivement dans les industries de demain : bio-ingénierie, énergies renouvelables, cloud, nanomatériaux, transports verts, médecine individualisée... En Amérique, un texan reste un texan et un new-Yorkais reste un new-yorkais, en Europe, un français restera un français, un polonais restera un polonais, avec leurs histoires respectives, leurs langues propres, leurs spécialités gastronomiques... mais les européens seront unis, plus fort et donc plus à même de résoudre les difficultés des peuples européens.

MONTROUGE Section PS, 11 octobre 2014 à 16h54

L'Europe, une opportunité déjà existante

MONTROUGE Section PS, 11 octobre 2014 à 16h51

Réorienter l'Europe

MONTROUGE Section PS, 11 octobre 2014 à 16h50

Réorienter l'Europe

Thomas PETIT, 11 octobre 2014 à 15h37

Pour moi, le socialisme c'est considérer que l'on ne peut être souverains seuls. C'est dans la coopération que l'on acquiert la vraie liberté. L'individualisme mène à la loi de la jungle et la liberté ne s'acquiert qu'en soumettant les autres jusqu'à être soumis soi-même. La dictature en est le régime final. La coopération permet de déterminer ensemble les espaces de liberté et de respect des libertés des autres. La démocratie en est le régime politique. L'Europe représente cette coopération et doit est un objectif naturel des socialistes. Mais une Europe inter-gouvernementale n'est que la forme individualiste avec la recherche permanente de soumettre les autres. De ce fait ce n'est pas acceptable pour les socialistes. L'Europe doit au contraire se démocratiser pour organiser la coopération, objectif principal d'une Europe socialiste. Une Europe socialiste, c’est une Europe démocratique, coordonnée, qui assure des garanties des uns pour les autres plutôt qu’une Europe de la sanction. Il ne doit pas y avoir une Europe centrale et des Etats satellites mais des points de convergence forts qui tirent l’ensemble vers le haut. Pour obtenir cette Europe, le rôle du Parlement Européen est central et doit être mis en avant par les socialistes. De même, les objectifs déclinés par Etat n’ont pas de sens dans une Europe sociale. Nous ne pouvons être gagnants au détriment des autres. La compétitivité au sein de l’Europe n’a pas de sens. Les objectifs doivent être communs que ce soit en performance économique (commerce extérieur de l’UE) ou en matière sociale (niveau de pauvreté de l’UE). Ceci signifie qu’un Etat dont les résultats ne sont pas à priori bons dans un domaine ne doit pas être sanctionné seul. L’Europe sociale, un pour tous, tous pour un. La logique devient donc aussi de n’avoir qu’une seule dette commune, un budget commun bien plus important (au moins 5% du PIB européen), une monnaie commune, des services publics communs (notamment en matière de contrôle), une fiscalité harmonisée… Non seulement ce sont les éléments d’une Europe sociale mais sans ces outils, l’Europe de la concurrence n’est pas une Europe de la liberté mais l’asservissement des travailleurs par les grands propriétaires de patrimoines. Nous socialistes devons toujours nous élever contre cet état de fait et remettre la communauté devant le principe de concurrence entre citoyens européens. Pour les socialistes, la souveraineté, la liberté, c’est l’Europe unie !

Coline BERTHAUD, 11 octobre 2014 à 13h49

Europe et Fiscalité L’impôt est un élément essentiel du pacte républicain et citoyen et de l’organisation solidaire de la société : services publics, politique de santé, politique industrielle ou d’aménagement du territoire, lutte contre les inégalités…. Malgré cela, le consentement à l’impôt se délite, la fraude fiscale se maintient à un niveau élevé et les zones grises existantes sont utilisées par les multinationales pour « optimiser » leurs charges fiscales. Chaque pays est poussé au moins disant en matière fiscale. Cette situation fausse la concurrence entre entreprises et encourage le dumping social. Il est primordial de lutter contre cette situation au niveau européen. Cela implique un transfert partiel de souveraineté. Nous proposons donc qu’un maximum de pays (via des coopérations renforcées) harmonise leur fiscalité (convergence des taux d’imposition des sociétés, du capital et du travail notamment) pour offrir à leurs citoyens un haut niveau de prestations sociales. Il faudrait également étendre la taxe sur les transactions financières (TTF), qui sera appliquée en 2016 par la France, l’Allemagne et 9 autres pays, à plus d’Etats. L’un des enjeux est la suppression des paradis fiscaux en Europe. Des améliorations sont advenues vis-à-vis de la Suisse ou du Luxembourg mais beaucoup reste à faire. En outre, la France pourrait commencer par se préoccuper d’Andorre. Si l’Union européenne ne peut pas décider unilatéralement de la suppression des paradis fiscaux, notamment ceux situés en dehors de nos frontières, elle doit tout faire pour empêcher leur utilisation à des fins d’évasion fiscale. Plusieurs mesures s’imposent à cet égard : l’UE doit prôner un accord multilatéral pour l’échange automatique des données fiscales (à l’instar du FATCA, un règlement américain qui oblige les banques à communiquer tous les comptes détenus par leurs citoyens) qui sera ouvert à tous les pays, y compris les pays en développement. Cette mesure devrait être accompagnée par l’attribution d’un numéro d’identification fiscale européen aux citoyens et par l’enregistrement des propriétaires réels (personnes physiques) des entreprises, trusts etc. pour mieux lutter contre la fraude. Du côté des entreprises, il est urgent d’exiger une transparence accrue quant à leurs implantations dans des paradis fiscaux (comparable aux dispositions de la loi bancaire française) et qu’elles acquittent l’impôt là où elles réalisent leur chiffre d’affaires (contrôle des prix de transfert ou des redevances). Enfin, la consolidation du sentiment européen devrait se traduire par la mise en place d’un impôt européen payé par les citoyens ou les entreprises (à taux de prélèvement constant).

Section Section PS 15e Convention, 11 octobre 2014 à 12h08

Les pays européens, en agissant séparément ne parviennent plus aujourd’hui à peser sur la stratégie diplomatique mondiale. Pour renforcer la citoyenneté européenne, un renforcement démocratique de l’union politique européenne et une convergence vers le haut de nos modèles sociaux sont des leviers à enclencher. L’Union européenne manque en effet de clarté politique, les institutions communautaires, comme le parlement européen doivent être renforcées dans leurs pouvoirs et leur responsabilité devant les électeurs européens. L’avancée du dernier scrutin où les différentes formations politiques se sont engagées à promouvoir une Commission qui serait représentative des équilibres politiques au Parlement est une bonne chose. Bien qu’elle se soit traduite par une victoire des conservateurs, il est important d’encourager cette avancée qui doit permettre de légitimer démocratiquement la Commission. La lisibilité de l’action extérieure de l’Europe doit également être renforcée. Si des positions communes existent, le rôle du Haut Commissaire aux Affaires étrangères doit être renforcé pour aller vers une plus grande part de la diplomatie continentale lors de crises diplomatiques majeures. On ne peut en effet que déplorer la solitude de la France lors d’interventions extérieures en Afrique ou au Proche-Orient par exemple. Enfin, le lien entre les parlementaires et leur circonscription n’est pas aujourd’hui assez fort et participe du sentiment d’une Europe technocratique et loin des citoyens. Si le rôle des parlementaires doit être affirmé, leur lien avec leurs administrés doit être renforcé par exemple via des comptes rendus de mandats réguliers. La cohésion sociale est en outre le fer de lance du projet des socialistes pour l’Europe. Porter le projet d’une Europe qui s’occupe également des questions sociales au niveau continental est non seulement une manière de pérenniser notre conception du vivre-ensemble, mais aussi une manière de faire renouer les citoyens avec l’idéal européen en mettant au centre du débat européen des questions qui les touchent plus directement. La convergence des systèmes sociaux sans nivellement par le bas doit être un projet porté par les socialistes au niveau européen. Les récentes déclarations concernant la mise en place d’un salaire minimum européen au pro rata sont de bons signaux pour l’avènement d’une Europe sociale. Dans le domaine de l’assurance santé ou de l’assurance chômage également, le dialogue doit pouvoir s’instaurer entre les différents pays européens par exemple pour arrêter des positions communes.

Coirier Jean-Yves, 11 octobre 2014 à 9h40

Nous souhaitons une Europe dans laquelle les gens de toutes les régions et de tous les pays qui la composent aient le sentiment d’être respectés, d’être responsables et d’appartenir à leur nation partout où ils iront dans cet espace. C’est à nous, citoyens militants et aux peuples de porter ce projet. A La question quel est mon rêve européen de socialiste, je répondrais : une Europe plus intégrée, une fédération d'états nation. Un socle de doits sociaux qui s’alignent sur les standards les plus élevés en tenant compte bien sur du niveau de vie des pays mais a un niveau tel qu'il rende le dumping social inopérant. Une harmonisation de la fiscalité pour mettre un terme a la concurrence fiscale Une fiscalité plus juste et qui repose sur l'ensemble des revenus. Une Europe qui place l'environnement comme sa première priorité. Une Europe qui place la condition de vie des individus qui la compose au centre de ses préoccupations. Une Europe de la culture et des échanges pour développer le sentiment européen.

Coirier Jean-Yves, 11 octobre 2014 à 9h34

A La question quel est mon rêve européen de socialiste, je répondrais : une Europe plus intégrée, une fédération d'états nation. Un socle de doits sociaux qui s’alignent sur les standards les plus élevés en tenant compte bien sur du niveau de vie des pays mais a un niveau tel qu'il rende le dumping social inopérant. Une harmonisation de la fiscalité pour mettre un terme a la concurrence fiscale Une fiscalité plus juste et qui repose sur l'ensemble des revenus. Une Europe exigeante a ses frontières pour les importations en provenance de pays qui ne respectent ni les droits sociaux ni l'environnement. Une Europe de la diplomatie qui parle d'une seule voix a l'international et qui pèse sur la solution des conflits. Une Europe de la défense avec une armée commune capable de dissuader efficacement et de se projeter rapidement sur des théâtres d'opération éloignes. Une Europe qui place l'environnement comme sa première priorité. Une Europe qui se rapproche donc du fédéralisme. Une Europe qui place la condition de vie des individus qui la compose au centre de ses préoccupations. Une Europe de la culture et des échanges pour développer le sentiment européen. Une Europe de la justice avec des élus exemplaires. Une Europe de la relance avec une politique de grands travaux. Voici ma modeste contribution qui ne représente pas d'ailleurs un eldorado inaccessible. Il y faut seulement une volonté politique et c'est au peuple et a nous en premier en tant que militants de porter ses revendications et de pousser aux changements.

Coirier Jean-Yves, 11 octobre 2014 à 9h30

L’Union Européenne est un succès envié par des millions de personnes de part le monde et pourtant, elle est honnie par une grande partie des peuples qui la composent. Quelle est cette Europe que nous voulons et comment affirmer nos valeurs dans le projet Européen ? La première question qui se pose, c’est l’absence d’une langue commune, pourquoi ne pas reparler de l’Espéranto ? Parce que l’Europe est riche de ses diversités culturelles et que la langue maternelle est un des refuges de notre identité. On pourrait par contre enseigner à nos enfants dans chaque région, en plus de sa langue maternelle, une des langues officielles de l’Europe (Français, Anglais, Allemand) et une troisième langue de son choix. La devise de l’Europe n’est-elle pas « Unis dans la Diversité » ? De fait, cette reconnaissance de notre diversité culturelle existe déjà puisque 222 régions européennes sont représentées à Bruxelles. Bien sûr, nous abordons également le problème économique et la politique d’austérité qui est menée par nos dirigeants et qui conduit un grand nombre de nos compatriotes à se détourner du projet européen, voir même à le détester. On voit bien alors que le problème qui se pose est la concurrence à laquelle se livrent les pays européens entre eux et le dumping social qui en découle. Nous ne pouvons évidemment pas accepter cette situation. Alors que l’Europe apparaît aux yeux du reste du monde comme la première puissance industrielle et économique, il faut stopper cette folie en rétablissant des règles au commerce intérieur de l’Europe qui permettent à chaque pays de rémunérer sa main d’œuvre d’une façon plus équitable, par la création d’un salaire minimum en adéquation avec le niveau de vie du pays correspondant et en interdisant aux entreprises de fuir allègrement la fiscalité de son propre pays de production, quand elle l’estime défavorable, au profit de ses actionnaires. Sur la souveraineté des états, il y a déjà des pouvoirs régaliens qui sont transférés au niveau Européen, c’est le cas notamment de la monnaie unique mais aussi du contrôle des frontières de la zone Schengen ou de la cour Européenne de justice. Le problème que nous percevons est un manque de contrôle démocratique. Nous pensons qu’une plus grande intégration doit s’accompagner d’un élargissement des pouvoirs du parlement Européen, condition essentielle pour que les peuples de nos Etats Nations puissent accepter légitimement une structure Européenne plus fédérale. Nous pensons qu’il y a plus à gagner qu’à perdre à sacrifier une part de souveraineté nationale en échange de plus de Sécurité, de Justice et de Progrès Social.

Jean-Emmanuel ROUGIER, 11 octobre 2014 à 1h17

L’harmonisation fiscale européenne, une nécessité ! Depuis l’ouverture des frontières et la création de l’Euro, l’Europe est devenue un grand marché dans lequel le capital évolue d’un pays à l’autre sur la base de règles fiscales différentes selon les pays. La fiscalité européenne est un maillon fondamental de la construction européenne, que nous socialistes, soutenons. Elle doit permettre de répondre aux attentes de chaque citoyen en matière de justice sociale et de sécurité professionnelle. Dans cette optique, il convient de sortir d’un système de concurrence fiscale pour tendre vers un système de fiscalité homogène. Aujourd’hui, et à plus forte raison en temps de crise, l’absence de règles en la matière au niveau européen conduit les états à mettre en concurrence leurs systèmes fiscaux et sociaux pour attirer sur leur territoire les entreprises et les investisseurs. Cette conception qui a des effets désastreux sur la redistribution, prive certains états de moyens financiers qui leur sont nécessaires pour conduire leur action publique. Elle doit être combattue. La coopération fiscale entre les pays doit être développée et nous devons tendre vers la création d’une fiscalité unique. Nous pourrions par exemple fixer en Europe d’ores et déjà un système unique d’imposition sur le revenu. Si aujourd’hui la diversité des situations économiques ne permet pas une mise en oeuvre instantanée de ces mesures, il convient de considérer quelques solutions alternatives et progressives. Il est possible par exemple, selon le principe de suppléance, de définir un corps de règles fiscales communes aux Etats membres, que ces derniers fixeraient progressivement et collectivement. Cela permettra d’instaurer un ensemble de mesures permettant une harmonisation fiscale visant à faire des solidarités et de la justice sociale une réalité européenne. Si des taux de TVA plancher et plafonds ont été mis en place, il ne s’agit que d’impôts indirects, et ces taux sont de toute façon fixés de manière suffisamment large pour que les écarts entre pays créent une concurrence au sein même de l’UE sur de nombreux produits taxés à différents niveaux. Pour ce qui est des impôts directs, l’Union européenne est aujourd’hui largement bloquée par le fait que les décisions doivent se prendre à l’unanimité au sein du Conseil des ministres. Si la règle du passage à la majorité absolue est souhaitable, nous pouvons en attendant envisagée d’harmoniser la fiscalité européenne directe par une coopération renforcée entre les états membres volontaires.

Section Leon Blum PS Ivry-sur-Seine, 10 octobre 2014 à 23h23

Il y a deux axes de grande importance à prendre en compte. Ils sont interconnectés : le 1er, c’est la question des idéaux de l’Europe et le 2nd, c’est la question de l’ouverture de l’Europe. Par rapport aux idéaux de l’Europe, l’important est de pouvoir enseigner et de mettre réellement en pratique les valeurs de liberté, d’égalité, de justice sociale et de solidarité. Nous voyons à quel point la crise économique que nous vivons, et notamment de manière assez dure dans les pays du Sud de l’Europe (Portugal, Grèce, Espagne, etc.), fait ressurgir le spectre de l’extrême droite et le rejet de l’autre. Les pères fondateurs de l’Europe, avec pragmatisme et réalisme, avaient bien compris le rôle de l’économie, du faire ensemble, de la coopération dans le maintien de la paix. « L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre », disait Schumann dans la déclaration du 9 mai 1950, on pourrait dire aujourd’hui que l’Europe a été faite mais elle n’est pas achevée, elle est toujours fragile. Les valeurs et les conditions de vie sont donc liées. Une Europe de justice sociale est une des conditions de la préservation de l’Europe elle-même. Or on peut dire que les idéaux sans la mise en pratique sont vides et la pratique sans idéaux est aveugle. Donc des idées pratiques comme le salaire minimum européen, comme le revenu de base, la gratuité de l’éducation et des soins de santé, ainsi que bien évidement les questions d’emploi et de logement doivent être les priorités des institutions européennes, afin de passer des idées aux actes. Sur l’ouverture. La supra-Nation Europe doit rester ouverte, pas se transformer en supra-nationalisme, mais être une occasion d’ouverture. Le sort des populations Roms qui font pourtant aujourd’hui partie de l’Europe et le destin de tous les migrants qui viennent d’ailleurs, en quête de paix et d’une vie meilleure, au péril de leur vie, n’est pas un sujet secondaire. Rappelons-nous encore des mots de Schuman quand il défendait dans la déclaration de 1950 : « Cette production (en parlant du charbon et de l’acier) sera offerte à l'ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au développement des œuvres de paix. L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles: le développement du continent africain. ». L’avenir de l’Europe passe sûrement par la concrétisation effective d’au moins une partie du programme rêvé et engagé par les pères de l’Europe, pour une Europe qu’on veut comme le disait Monnet, libre, vigoureuse, pacifique, prospère mais aussi responsable et solidaire.

Section PS GUISE, 10 octobre 2014 à 22h41

L’Union Européenne se meurt aujourd’hui de sa bureaucratisation, de l’austérité imposée par ses institutions aux peuples d’Europe, de son manque de projets concrets et de sa polyphonie sur la scène internationale, à l’heure où nous devrions être unis pour être forts. Fort de ce constat, nous demandons, nous Socialistes, à ce que l’Europe se réoriente vraiment pour ne pas laisser mourir cette belle idée et ce magnifique projet. Pour relever les défis mentionnés plus haut, nous voulons tout d’abord l’établissement d’un vrai Traité social européen. Pour lutter contre le chômage de masse et la déflation, nous souhaitons l’instauration d’un salaire minimum européen accompagné d’une sécurité sociale européenne. Pour être efficace rapidement, nous voulons que la BCE se transforme – et comme le propose de nombreux économistes et politiques - relance la demande directement vers les ménages, via un dispositif de « chèque investissement » tourné vers les grands secteurs industriels européens porteurs d’avenir : transition écologique, numérique et mobilité. Cette politique sociale européenne ne peut s’accompagner que d’une réelle démocratisation des institutions européennes. Nous voudrions en ce sens proposer deux mesures concrètes : accorder le droit d’initiative législative aux parlementaires européens ainsi que l’élection du Président de l’Union Européenne au suffrage universel européen direct. De plus, face à ce que nous nommons les nouveaux périls – dont les terroristes de Daech sont le dernier exemple effroyable – seule une Défense européenne commune est en capacité d’assurer à l’Europe une voix forte et entendue, dotée de moyens efficaces pour lutter contre ces nouvelles menaces. Nous ne demandons pas de remettre au goût du jour un projet de Défense européenne toujours avortée, mais bien d’envisager les mutualisations concrètes à mettre en œuvre entre pays européens. Face aux nouveaux périls, nous ne serons efficaces que si nous sommes unis. Enfin, pour être acceptée l’Europe doit être visible et concrète. C’est pourquoi nous appelons de nos vœux l’émergence d’une véritable « Europe des projets ». Deux projets européens nous tiennent particulièrement à cœur : l’Europe de l’énergie et l’Europe du numérique. Ces deux grands projets devront être mis en œuvre, à la bonne échelle, pour relever les défis du XXIème siècle qui se présentent à nous. Oui l’Europe va mal. Mais nous voulons toujours croire dans le bien fondé de sa construction et de ses valeurs. Pour se faire, elle va devoir évoluer et se réinventer. C’est en tout cas ce que nous, Socialistes, nous lui proposons.

Elodie Schwander, 10 octobre 2014 à 21h42

DES INITIATIVES IMMÉDIATES POUR UNE UNION PLUS "INTÉGRANTE" ET PLUS PROTECTRICE Afin de trouver des alliés pour stopper la politique d’austérité qui menace l’Europe de la déflation et de régressions sociale. Les socialistes Français doivent construire des alliances autour de changements progressifs mais significatifs. Comme la gauche au pouvoir l’avait fait en octobre 1981 ou en juin 1984 (par des mémorandums repris ensuite par la Commission européenne de Jacques Delors), le Gouvernement français pourrait adresser à ses partenaires - des propositions de relance économique et sociale et un programme de transition écologique. La publication d’un mémorandum aurait un double intérêt, rassembler la gauche et de nombreux français autour de priorités pour l’Europe et clarifier aux yeux de nos partenaires européens les intentions françaises à court et moyen terme. Cette base pourrait nous permettre de nouer un nouveau compromis, indispensable pour une nouvelle étape de la construction européenne. Ainsi la France pourrait proposer à ses partenaires une politique de relance favorisant la mise en œuvre de grands projets industriels pour la transition énergétique. Les investissements d’avenir (éducation, enseignement supérieur et recherche, infrastructures écologiques, numériques et de transport) pourraient être soustraits du calcul des déficits publics. Le mémorandum pourrait proposer que les dettes publiques soient garanties par la banque centrale qui doit pouvoir prêter directement aux Etats. La BCE pourrait avoir mandat d’agir en faveur d’une parité plus équilibrée de l’euro, aujourd’hui surévalué par rapport au dollar US, au yuan chinois et au yen japonais, en confiant la politique de change aux autorités politiques de l’Union. Comme le prévoit le traité, le Conseil européen doit utiliser pleinement sa compétence en la matière. Un volet important de convergences sociales vers le haut devrait être inclus, en particulier avec la perspective d’un SMIC européen. Ce qui, hier, a été réalisé pour unifier les monnaies doit pouvoir l’être pour des standards sociaux de base. Une conférence pour l’Europe sociale pourrait être organisée pour tracer les bases de ces convergences. L’Union Européenne doit être actrice d’un monde où les échanges soient plus équilibrés, où le développement soit au service des peuples et non des multinationales, et où la lutte contre le changement climatique et le dumping social soit effective.

Anthony Courtalhac, 10 octobre 2014 à 21h00

Extraits et propositions d'une tribune que j'ai co-écrite dans le Plus du Nouvel Obs (http://miniurl.be/r-n5u): Les Français, à l’instar de leurs voisins, doutent. Comment croire en l’Europe quand la classe politique s’en sert comme bouc émissaire dès qu’un problème est soulevé en France ? Comment croire en l’Europe quand certains de nos élus politiques s’en servent comme parachutes dorées en attendant de récupérer un mandat hexagonal ? Pr autant, n’oublions pas que l’Europe agit ds notre quotidien de Français : 70% de nos lois nationales sont régies par des directives européennes ; des dizaines de milliards d’euros sont investis en France à travers les fonds européens tel que le FEDER, le FEADER et le FSE. Elle investit aussi sur la jeunesse avec la garantie jeunesse ou les programmes d’éducation-formation (Erasmus, Leonardo Da Vinci…). L’avenir de la France est lié au destin et à la construction de l’Europe. Mais paradoxalement, c’est au moment où l’on a le plus besoin de l’Europe, qu’elle est la plus décriée. Par ailleurs, ns déplorons que son action ne soit pas suffisamment mise en avant. Cela ne peut que contribuer à amplifier l’abstention et le désintérêt des Français et plus largement des Européens pour cette élection À l’instar de mouvements européens qui ont pour but de démocratiser et d’expliquer l’Europe, nous ne nous satisfaisons pas de cette situation et prônons un véritable changement. Les eurodéputés élus pr cinq ans ne doivent avoir comme seul objectif la défense des intérêts de tous les citoyens européens, afin de conserver cette unité qui permet aux différentes spécificités locales de vivre ensemble. Pr cela, nous devons avoir des députés européens qui, au-delà des clivages politiques, s’engagent à être présents au Parlement européen et sur le terrain durant la totalité de leur mandat. Grâce à des députés europhiles forts, accessibles, travailleurs, nous pourrons sans aucun doute améliorer l’image de l’Union européenne auprès des citoyens qui, en participant à son façonnement, ne peuvent que prendre conscience de son importance. Nous, jeunes responsables, formulons des propositions qui pourraient contribuer à rendre plus lisible l’action de l’Union européenne : – Mise en place des réunions annuelles voire semestrielles sur le terrain pour expliquer l’action de l’Union européenne au quotidien. - Mise en place d’actions de sensibilisation à l’Europe et à sa culture riche en diversité notamment auprès des jeunes. - Renforcer les dispositifs européens et les faire davantage connaître auprès des publics intéressés. - Faire du 9 mai, journée de la fête de l’Europe, un véritable événement coordonné entre les différents Etats membres.

Liévin FELIHO, 10 octobre 2014 à 20h51

Protection sociale, recherche, énergie : à quand un impôt européen? A l’heure où le « ras-le-bol fiscal » tient lieu de référence, la mise en place d’un nouvel impôt, fût-il européen, peut sembler utopique voire provocateur. L’Union Européenne est souvent perçue comme une source illégitime de contraintes en particulier en matière budgétaire. Notre parti peut et doit défendre l’instauration d’un impôt européen. Il s’agit d’une nécessité politique, qui permettra de donner à l’UE les moyens d’une politique de progrès social pour tous les Européens. Le paiement d’un impôt destiné au financement des politiques de l’UE aurait en outre le mérite de clarifier les mécanismes fiscaux qui permettent à l’Europe d’agir concrètement. La création d’un espace fiscal européen permettrait ainsi de mettre à plat la question des paradis fiscaux ou des écarts sur la fiscalité qui minent les dispositifs de solidarité entre Etats européens. Cette clarification devra être accompagnée de la mise en place d’un dispositif de contrôle pratique, politique et démocratique sur les fonds issus de cet impôt. Un renforcement des prérogatives du Parlement européen devra être envisagé. Nécessités politique et économique sont ici indissociables. La mise en place d’un impôt européen engendre de nombreuses questions, et notamment celle de son assiette et de son périmètre. Faut-il envisager une contribution qui soit la même pour chaque membre ou bien des niveaux de taxation différents? Quels pays pourraient être contributeurs? Il nous semble que la zone euro peut être envisagée comme un point de départ cohérent, avec un élargissement à terme aux autres membres de l’Union. Cette deuxième question est cruciale, car elle est déterminante pour d’autres sujets, notamment le rôle de cet impôt dans le financement des politiques de l’UE. Devra-t-il se substituer au mode de financement actuel de l’Union ou constituer une source de financement supplémentaire? Un élargissement du budget de l’UE, grâce à ce nouvel impôt, pourrait lui permettre de financer directement des politiques d’avenir nouvelles. La protection sociale, la recherche et l’énergie restent les parents pauvres d’une Europe qui peine à faire valoir un message de solidarité entre les Etats. Le maintien du périmètre actuel impliquerait nécessairement de repenser et redéfinir les priorités de l’Union, ce qui ne pourrait être sans conséquences, notamment sur la Politique Agricole Commune. La mise en place d’un impôt européen constitue une étape indispensable au renforcement d’une Europe dont le souffle démocratique s’épuise. Liévin FELIHO, Arthur COLIN, Pierre-Yvain ARNAUD, Clément TAVENARD, Leila VIGNAL

Gilles Pargneaux, 10 octobre 2014 à 19h41

L'inflexion de notre politique économique consiste d'abord à établir des priorités. La réduction de notre dette est nécessaire mais le rétablissement de notre compétitivité et le soutien de la croissance sont prioritaires. On le voit, une politique de l'offre seule ne fonctionne pas : notre déficit budgétaire s'est encore creusé cette année, bien loin des objectifs que nous nous étions fixés. Il est urgent de lâcher du lest et de ne pas asphyxier notre économie. Un point d'équilibre doit être trouvé. En France cela doit passer par la réforme fiscale qui est inscrite dans les 60 propositions de François Hollande. Modifier l'impôt sur le revenu sérieusement peut rééquilibrer l'action du gouvernement en faveur des ménages et conjuguerait justice sociale et efficacité économique tout en participant dans la même mesure, voire plus, à la réduction des déficits. En parallèle, la lutte contre l'asphyxie de notre économie doit passer par un investissement public local puissant. Les communes, départements et régions ne sont responsables que de 9,5 % de la dette nationale, alors qu'ils assurent 75 % de l'investissement public et font tourner 50 % de l'activité du BTP. Soutenir cet investissement local, voilà un véritable plan de relance. Si la demande doit être absolument relancée aujourd'hui en France, le seul horizon pour mettre en place une telle politique est européen. Une nouvelle donne économique doit être promue dans la zone euro, notamment vis-à-vis de l'Allemagne. Il faut plus d'investissements dans la zone euro pour qu'une croissance bénéfique à tous émerge. La promesse des 300 milliards d'investissement d'euros du nouveau Président de la Commission européenne est aujourd'hui une source d'espoir mais restera un vœu pieu tant que nous ne nous serons pas battus pied à pied pour que la promesse devienne projets concrets. L'Europe et la France ont besoin d'investissements publics directs pas uniquement d'incitations pour les entreprises qui créeraient hypothétiquement de la richesse par la suite... La suite de la contribution dans le fichier pdf. Gilles Pargneaux Député européen gilles.pargneaux@europarl.europa.eu gillespargneaux.typepad.fr

Herve Hirigoyen, 10 octobre 2014 à 19h28

La zone euro se défait sous nos yeux. La France doit retrouver l’ambition de changer l’orientation de l’Europe. Elle imposera de savoir convaincre et entraîner nos partenaires. On me demande souvent : « mais comment allez vous faire pour faire venir vos alliés dans cette Europe, sur les positions que vous défendez, puisque le Président sortant n’y est pas arrivé » ? Mais ce qui va changer, c’est le vote des Français, qui sera notre levier pour convaincre. Les destins de l’Europe et de la France sont liés, la grandeur de la France ne peut pas être séparée de la force de l’Europe. Nous avons besoin d’Europe, elle doit nous aider à sortir de la crise mais pas imposer une austérité sans fin qui peut nous entraîner dans la spirale de la dépression. Les disciplines sont nécessaires, des engagements, devront être pris pour le désendettement et être respectés. Mais c’est la croissance qui nous permettra d’y parvenir le plus sûrement. C’est pourquoi je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre pour lui apporter la dimension qui lui manque, c’est-à-dire la coordination des politiques économiques, des projets industriels, la relance de grands travaux dans le domaine de l’énergie et puis les instruments pour dominer la spéculation, un fonds européen qui puisse avoir les moyens d’agir sur les marchés avec l’intervention de la Banque centrale européenne qui devrait être, finalement, au service de la lutte contre la spéculation. J’agirai en faveur de la création d’euro-obligations afin de mutualiser une partie des dettes souveraines, de financer les grands projets. Je défendrai, parce que c’est le sens du projet européen, une démocratie qui associera les parlements nationaux et européens aux décisions qui devraient concerner les Etats. Je proposerai une nouvelle politique commerciale en Europe qui fera obstacle à la concurrence déloyale, qui fixera des règles strictes en matière sociale, en matière environnementale, de réciprocité. Une contribution écologique sera installée aux frontières de l’Europe pour venir compléter ce dispositif. Je continuerai à agir pour une parité juste de l’euro vis-à-vis du dollar américain. Je n’accepterai pas que la monnaie chinoise soit encore inconvertible alors que cette première puissance commerciale finit par être excédentaire sans que sa monnaie, jamais, ne soit réévaluée.

Section de Lons Bourdet Eric, 10 octobre 2014 à 19h18

Europe et souveraineté 1. Notre constat Actuellement l’Europe nous semble incomprise. Cette Europe n’est pas à la hauteur et ceci pour les raisons suivantes : • Absence de plan européen de relance vers une économie moins énergivore, moins polluante, • politique du chacun pour soi, chaque pays décide alors que nous devrions être soudés, • désaffection citoyenne, • solidarité insuffisante envers les pays de l'Est, nous devons un juste équilibre entre la solidarité et la construction de l’Europe, • une Europe à plusieurs vitesses car de nombreux écarts existent (au niveau économique, au niveau social, au niveau culturel), • de trop nombreuses directives viennent imposer des règles aux citoyens sans aucune pédagogie, • La circulation des personnes reste encore difficile et surtout celle des travailleurs. 2. Nos propositions • L’Europe doit apporter des capitaux aux états membres, car l’Europe n’est pas en déficit. Ces capitaux ne doivent pas participer au fonctionnement du pays mais bien aux investissements, • nous voulons une véritable Europe fédérale pilotée par un gouvernement, • nous voulons une véritable vision d’avenir pour prendre des mesures communes au niveau de l’environnement, de l’énergie, production manufacturière, des minimas sociaux européen, des infrastructures, une fiscalité commune … Les grands choix doivent être pris au niveau européen, • les normes, les directives européennes ne doivent pas être vues comme des freins mais comme des protections supplémentaires pour la vie des citoyens européen - Nous devons aller vers plus de pédagogie mais aussi vers une simplification accrue, • Nous devons faciliter le déplacement des personnes grâce à la mise en place d’un passeport européen, • Nous devons créer des zones Euros différentes, à plusieurs vitesses. Nous ne devons intégrer les pays qu’a partir de critères précis pour que tout le monde s’y retrouve. Il nous semble très difficile d’intégrer dans un même groupe les pays d’Europe de l’est et ceux de l’Ouest car les différences sont trop importantes au niveau social et économique, • Tous les pays appartenant à l’Europe doivent avoir la même monnaie, • L’Euro est une monnaie dont le taux de change est défavorable à notre économie par rapport au dollar, nous devons diminuer cet écart, • On doit définir au niveau européen des labels, des étiquetages plus complets des produits vendus dans nos pays pour que les consommateurs puissent choisir en fonction de critères environnementaux, énergétiques, lieux de fabrication et d’assemblage, • L’Europe doit mettre fin à l’obsolescence programmée et imposer des durées de vie plus importante ou à défaut des garanties plus importantes.

Jean-Marc Bruneau, 10 octobre 2014 à 19h09

L'Europe souffre actuellement, entre autres, du déséquilibre social-économique entre ses différents pays membres. L'élargissement rapide à 28 pays a augmenté ce déséquilibre avec l'accueil massif des pays de l'Est. La ligne libérale (voire ultra libérale) conduite par les différentes commissions qui se sont succédées ont conduit à une concurrence exacerbée entre les membres de l'Union plutôt qu'avec les pays externes à l'Union. Il est nécessaire, pour ne pas dire indispensable, d'inverser cette tendance. Pour ce faire, deux orientations me paraissent nécessaires : • Harmoniser la fiscalité, et dans un premier temps, celle des entreprises. Cela permettra, au sein de l’Europe elle-même, de niveler les prix de revient industriels. Bien évidemment, l’instauration d’un SMIC européen sera le bouquet final permettant aux entreprises européenne d’aller chercher les marchés à l’extérieur de l’Europe plutôt que de se concurrencer au sein même de l’Union. • Tirer l’ensemble des pays vers le haut plutôt que rabaisser les pays les plus développés. Ce n’est pas le cas actuellement. Une simple anecdote permet de réaliser cela. Dans les années 70, les consommateurs français avaient réussi à obtenir des laitiers qu’il n’y ait plus de yaourts aromatisés, mais des yaourts avec des vrais fruits. Regardez les rayonnages actuels et vous verrez la différence.

Les Egalitaires, 10 octobre 2014 à 18h43

La construction européenne est sans aucun doute le projet politique le plus important pour la gauche à l’heure actuelle et sans doute pour de longues années. Ce projet porte en lui-même des éléments de progrès indéniable, non pas pour les corps organisés ou les élites, mais pour les citoyens, dont les possibilités individuelles et la capacité politique sont potentiellement démultipliées lorsque l’espace de référence de leur citoyenneté s’élargit. Il y a donc lieu de réfléchir sur le sens profond de réactions hostiles par principe à l’Union européenne, accusée de tous les maux, ou d'attitudes qui conditionnent toute acceptation de la construction européenne à la réalisation ici et maintenant de tel ou tel idéal de l'Europe telle qu'elle devrait être. Est-il préférable de redresser des frontières entre les peuples européens ? Est-ce là un projet socialiste ? L’exemple du dumping fiscalo-social est à ce titre intéressant. Combien de responsables politiques, les plus en verve pour pointer du doigt la libre circulation en Europe comme facteur d’abaissement vers le bas des normes sociales, prodiguent cadeaux fiscaux et subventions (ce qui revient au même) aux entreprises pour s’établir sur leurs territoires ? Il existe bien sûr des problèmes liés aux différences de fiscalité et de normes sociales; mais ils sont devenus un prétexte pour légitimer idéologiquement le repli national. De la même manière, l’amalgame entre souveraineté nationale et populaire est pratiqué systématiquement, mais qui s’interroge encore pour savoir si réellement la capacité pour un Etat-Nation de bloquer un projet commun est une manifestation de la souveraineté populaire ? Il n’y a rien de socialiste dans l’affirmation que l’Etat, au sens administratif, incarne le peuple. C’est pourtant ce que les souverainistes "de gauche" voudraient nous faire croire. La haute administration n'a pourtant pas la légitimité pour parler au nom du peuple français. Il y a donc lieu pour les socialistes français d’assumer, au 21ème siècle, un projet authentiquement fédéraliste, qui verrait plus de compétences confiées au niveau le plus pertinent tant pour peser sur les enjeux globaux - sécurité, environnement, libertés – que pour mener à bien une stratégie pour renouer avec la prospérité économique et sociale : l'Europe de 500 millions de citoyens. Les Etats-Unis d'Europe doivent être notre horizon pour que nos idéaux, partagés avec les autres progressistes européens, trouvent une capacité d'action. Cela implique sans doute de réduire les pouvoirs du Conseil, ou même à long terme d’en modifier radicalement la composition pour le rapprocher d’un Sénat fédéral, quitte à déplaire à l'appareil d'Etat.

Alexis Lefranc, 10 octobre 2014 à 17h02

Le Programme Fondamental du PS: Un Document Essentiel. Il est essentiel de formuler un projet socialiste pour l’Europe. A l’initiative du président du SPD Sigmar Gabriel, un effort considérable a été réalisé ces dernières années pour l’établissement d’un Programme Fondamental. L’objet de cet effort est de définir la base conceptuelle qui permettra de forger les manifeste électoraux futurs. Alors que ce document n’est toujours pas disponible en français sur le site du PSE, il est plus que jamais important au PS de se mobiliser pour prendre la mesure de la diversité qui existe au sein du Socialisme Européen, et penser le PSE comme un parti résolument progressiste et militant. Les axes de réflexion et d’action proposés par le programme fondamental sont les suivants: une nouvelle Economie Politique Démocratique, une nouvelle définition de la Justice Sociale et une Union de la Solidarité Européenne. Ces axes sont les lignes essentielles de ce qui doit être l’action socialiste en Europe aujourd’hui, et il est plus que jamais urgent de penser le Socialisme en France avec à l’esprit les axes programmatiques qui nous sont donnés par le programme fondamental. Ceci nous permet, dès le début de toute réflexion de fond, d’être en adéquation avec les concepts fondamentaux dont nous avons besoin pour nous comprendre et trouver un consensus de travail avec nos partenaires européens au sein du PSE, puis du Parlement et du Conseil. Un exemple frappant de l’importance de cette clarté conceptuelle est la recherche d’une ligne commune sur la question de l’austérité budgétaire avec nos partenaires, et en particulier le SPD allemand. En l’absence d’une telle ligne, notre gouvernement se trouve dans l’incapacité de formuler une critique claire de la politique d’Angela Merkel, non par la faute de son action en France, mais par sa faiblesse en Europe et le défaut d’une plateforme programmatique anti-austérité qui ait été conjointement établie avec le SPD. Le programme fondamental du PSE et son insistance sur la justice économique, sociale et la solidarité européenne est un document indispensable à la pérennité du mouvement progressiste en Europe, et donc à l’Europe sociale que nous voulons. Publions le, lisons le et utilisons le, depuis nos sections locales jusqu’à notre bureau national.

Mireille Richeux, 10 octobre 2014 à 14h48

ETATS GENERAUX REZE : 12 EUROPE ET SOUVERAINETE LES MURS DE LA HONTE DOIVENT TOMBER ! Dans le respect des Droits de l’Homme et de l’Enfant, fidèles à nos valeurs socialistes, la décolonisation totale, partout dans le monde, est notre exigence. Les pays qui pratiquent l’emprisonnement, la torture, qui condamnent la liberté d’expression, afin de réduire les êtres humains à la soumission, pour des ambitions expansionnistes, doivent être jugés et condamnés. Le principe d’autodétermination des peuples, doit être affirmé et reconnu. Ils doivent pouvoir choisir leur destinée librement et démocratiquement . Parmi les peuples spoliés de leur terre : • Nous pensons à la Palestine, toujours occupée par Israël depuis 1967, qui relève du scandale absolu au regard du droit international et des principes d’humanité. Les Palestiniens continuent de voir ce qu’il leur reste de territoire grignoté, année après année, par l’extension des colonies de peuplement en Cisjordanie et par la construction illégale d’un mur de béton, destiné à créer une énorme prison collective pour les habitants de ce territoire, les mettant en situation de résistance forcée. Pour ralentir ce processus infernal, au nom des Droits de l’Homme, la France doit reconnaître officiellement l’Etat Palestinien. • Nous pensons au Sahara Occidental, colonisé depuis 1976 par le Maroc . Au mur de sable érigé, de 1300 Km de long, miné de mines antipersonnelles , qui sépare son espace . Les sahraouis qui vivent dans les territoires occupés, subissent des discriminations et des atteintes aux Droits de l’Homme, inacceptables, dénoncées régulièrement par Amnesty International. Les cent cinquante cinq mille réfugiés sahraouis, exilés dans les camps en Algérie, vivent et résistent grâce à l’aide humanitaire et au Programme Alimentaire Mondial. Depuis 1991, ils attendent l’organisation d’un référendum d’autodétermination annoncé par l’O.N.U, reporté d’année en année. Les sahraouis veulent décider de leur destin, retrouver leurs racines, leur liberté, leur dignité . 40 ans d’exil, cela suffit… La jeune génération s’impatiente … Qu’ils soient de béton ou de sable, les murs érigés pour séparer les peuples, les asservir ou les spolier, doivent tomber Dans ce cadre , La France socialiste dans l’Europe a un rôle prépondérant à jouer

Section de Boulogne-Billancourt (92100), 10 octobre 2014 à 13h21

S’interroger sur la relation entre Europe et Souveraineté, rattachée historiquement au cadre national, renvoie à la définition de cette souveraineté, à la question de son effectivité et donc du territoire pertinent pour l’exercer. Au-delà des politiques communes européennes (« l’acquis communautaire »), qu’il faut impérativement préserver, comme la PAC, garante de notre indépendance alimentaire, ou la politique commerciale commune, qui doit évoluer vers le « juste échange » (réciprocité, normes sociales minimales), plusieurs autres devraient être exercées conjointement, car cela conditionne leur efficacité. Dans l’énergie, il faut mutualiser les investissements dans les infrastructures, la recherche et développement et négocier d’une voix unique concernant notre approvisionnement (importations). Les nouvelles menaces en matière de sécurité plaident en faveur d’une mutualisation des efforts en matière d’équipement militaire et d’un embryon d’armée européenne, constituée de contingents nationaux, permettant à l’UE d’assurer sa propre sécurité à l’extérieur de nos frontières. L’environnement doit également être traité à l’échelle européenne, ainsi que l’immigration car la libre circulation des personnes s’impose à tous. L’unité du marché européen nécessite aussi une harmonisation, par le haut, de la fiscalité directe et des normes sociales, supposant la fin des décisions à l’unanimité. Enfin, l’Europe a besoin d’une politique industrielle ambitieuse, impliquant un assouplissement des règles interdisant les aides aux secteurs stratégiques ou à la gestion des « biens communs » (services publics). Tel est le chemin vers une « réorientation » de l’UE. Pour assurer une organisation efficace, il faut mettre en place un système à caractère fédéral et décentralisé pour traiter au plus près des citoyens les décisions qui le justifient. La nécessité de ce saut qualitatif n’est toutefois pas partagée par tous. Aux Etats volontaires ayant défini préalablement les politiques à exercer de manière collective de se lancer dans une telle aventure, sans exclusive, mais sans contraintes pour les autres, à condition de préserver « l’acquis communautaire ». Il faut également que l’élargissement des compétences exercées en commun coïncide avec une augmentation du budget européen, alimenté par de véritables ressources propres (quote-part de l’impôt sur les sociétés, taxes sur les transactions financières ou encore sur les abonnements téléphoniques ou sur les fournisseurs d’accès à internet…), au service d’une gouvernance économique rénovée (révision des missions et critères de la BCE, politique de change…) et plus démocratique, issue de listes électorales transnationales.

Pierre CAMASSES, 10 octobre 2014 à 12h05

L'Europe souffre actuellement du déséquilibre social-économique entre ses différents pays membres. L'élargissement rapide à 28 pays a augmenté ce déséquilibre avec l'accueil massif des pays de l'Est. La ligne libérale conduite par les différentes commissions qui se sont succédées à Bruxelles depuis celle de Jacques Delord, a conduit à plus de libéralisme et une concurrence exacerbée entre les membres de l'Union plutôt qu'avec les pays externes à l'Union (EU, BRICS, Japon...). Il est indispensable de changer cette tendance. Pour ce faire, plusieurs orientations que doivent partager l’ensemble des socialistes, travaillistes et sociaux-démocrates européens sont fondamentales : - Harmoniser la fiscalité, et dans un premier temps, celle des entreprises pour niveler les prix de revient industriels au sein de l’Europe ; - Instaurer un SMIC européen, d’abord par état, ayant pour effet aux entreprises européennes d’aller chercher des marchés à l’extérieur de l’Europe plutôt que de se concurrencer au sein même de l’Union et d’y détruire l’emploi. - Tirer l’ensemble des règlementations des pays de la Communauté vers le haut plutôt que de tendre à rabaisser celles des pays les mieux développés. Mettre en place un principe de « plancher » au niveau européen aussi bien dans le domaine social, du droit du travail que technique ou règlementaire.

Jerome /JB section Lannemezan/St Laurent, 10 octobre 2014 à 11h36

texte ci joint

Fédération du PS de la Charente, 10 octobre 2014 à 11h33

Europe et souveraineté « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles ». Sénèque Depuis bientôt 3 décennies, l’Europe connaît un ralentissement de sa croissance, un niveau structurellement élevé de chômage, une remise en cause de son modèle social, des difficultés institutionnelles. Le scepticisme n’a jamais été aussi grand. Les politiques libérales inspirées par le Pacte de stabilité et de croissance de 1997, la Stratégie de Lisbonne de 2000 n’ont pas donné les résultats escomptés. La crise de la zone euro à partir de 2008 a conduit à la mise en œuvre de programmes d’ajustement économique et budgétaire drastiques qui alimentent un fort sentiment anti européen. Ne nous y trompons pas : ce sont les fondements mêmes de la construction européenne qui sont ébranlés. Une réorientation de la construction européenne s’impose. La France à cet égard a un rôle important, crucial à mener. En prenant la tête d’un mouvement de contestation de la politique actuelle d’austérité, de déflation et de régression sociale et en prônant une politique de relance économique et sociale concertée et un programme de transition écologique, la France ne sera pas seule et saura trouver des alliés. Une telle initiative permettrait de rassembler la gauche en France et en Europe. C’est une base pour un nouveau compromis pour sortir l’Europe de la crise actuelle, étape indispensable pour une réorientation de la construction européenne. Refuser l’application dogmatique voire fétichiste des normes budgétaires en matière de déficit et dettes publics imposées par le TSCG, privilégier une politique de relance par le lancement de grands projets industriels pour la transition écologique, d’investissements d’avenir dans l’éducation, la recherche, le numérique, les transports notamment. Une telle réorientation suppose bien évidemment des progrès dans la constitution d’une véritable politique économique commune européenne. A cet égard, il sera indispensable de rouvrir le débat sur le statut et les objectifs de la BCE, la nécessaire harmonisation fiscale et sociale, l’élaboration d’un véritable budget européen. L’Europe est riche de sa diversité qu’elle soit géographique, historique, linguistique, culturelle, économique, sociale. L’ambition universaliste de l’Europe ne doit pas la conduire par des règles punitives de contrôle de ses déséquilibres à vouloir gommer cette diversité. Bien au contraire, la solution n’est pas dans l’uniformisation des politiques économiques, mais dans la reconnaissance et l’utilisation de la diversité.

Pierre-Henri NSIMBA-DELEZAY, 10 octobre 2014 à 5h50

La prolongation de la crise économique mondiale est impardonnable. Le pouvoir d’achat baisse sans cesse. Les avancées sociales conquises de haute lutte et nos institutions républicaines sont gravement menacées. Le souvenir de l’effondrement national de 1940 a durablement affecté les consciences de nos concitoyens. La chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’Union soviétique n’ont pas facilité la réflexion sur l’Etat-nation et chacun est figé dans ses certitudes. L’Europe, pour les Français, est bien sûr présente dans la vie de tous les jours mais cela n’est dû, jugent-ils, qu’à une impressionnante machine administrative qui ne fonctionne que pour elle-même et se révèle incapable de régler leurs problèmes. La dépolitisation de l’Europe est un fait avéré : l’Union renonce sur tous les sujets qui ont fait rêver ses habitants, elle fragilise désormais son existence propre ! Cette impasse qui produit une montée des extrêmes et mine les esprits doit prendre fin. Cela nécessite une impulsion de modernité qui, une fois donnée, ne pourra plus être arrêtée ! Mettons tout sur la table, tournons la page du 20e s. ! La démocratie européenne est la contrepartie nécessaire à l’intégration communautaire des politiques budgétaires. L’Europe n’abandonnera donc pas le Parlement aux idéologies du déclin et, dès les prochaines élections en 2019, elle devra rapprocher les citoyens du processus de décision ; pour y arriver : -Adoptons un référendum européen dit de « progrès » avant chaque législature européenne avec un thème annoncé en début de campagne pour l'animer aussitôt ! La consultation portera obligatoirement sur un débat poussant l’Union à aller de l’avant (par ex. : l’Europe de la Défense ou le SMIC européen). -Procédons à une synergie entre le Parlement européen et les parlements nationaux en faisant siéger, en cas de besoin, à côté de des députés des représentants du Parlement européen lors de transpositions internes. -Revisitons le principe de solidarité en créant, lors des élections, des listes transnationales pour un parlement fort. Concrètement une même liste devra être déposée dans trois pays au moins, elle comportera obligatoirement une ou plusieurs personnes de nationalité(s) distincte(s) de celle de la majorité des colistiers. Le dépôt des listes sera également subordonné au recueil d’un nombre déterminé de signatures provenant de citoyens et d'élus issus d'au minimum trois pays différents. -Définissons le contrat social européen, puis mettons à profit les nouveaux modes de vie et l’intelligence citoyenne. -Retrouvons l'aventure commune et l'UE, qui est à la recherche d'un nouvel équilibre mondial, parachèvera l'œuvre de paix qui nous a été léguée.

Joël Archambeau, 10 octobre 2014 à 0h24

Politique étrangère: La part très réduite réservée aux sujets internationaux dans les questions soumises au débat est-il un oubli ? A tel point que je ne sais dans quel thème intégrer ma contribution. Je soutiens entièrement les interventions françaises au Mali et en Centrafrique. En revanche, je pense que le PS aurait dû intervenir et faire connaître un point de vue indépendant sur les actions de la France dans les affaires suivantes : - Le conflit israélo-palestinien : Début juillet 2014, le président a adressé le message suivant au 1er ministre israélien : « Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ». Israël a, dans les 48 heures, lancé une campagne de bombardement sur Gaza faisant plus de 2 000 morts dont 415 enfants. Cette position incompréhensible du président Hollande rompt avec la politique équilibrée de la France dans ce conflit depuis de Gaulle. - La Syrie : Le ministre des affaires étrangères et le président ont poussé les autres pays occidentaux à intervenir militairement en Syrie début septembre 2013, sans mandat de l’ONU, suite à l’utilisation d’armes chimiques par l’armée syrienne. La France s’est retrouvée seule dans cette attitude de va-t’en guerre suite à la décision du président Obama de demander l’avis du Congrès et a abandonné son projet. - L’Ukraine : L’UE, dont notamment la France, a joué les apprentis sorciers en proposant à l’Ukraine d’intégrer l’UE et l’OTAN. Il s’agit à la fois d’un retour sur un engagement fait lors de l’éclatement de l’URSS et d’une provocation à l’égard de la Russie qui, à l’évidence, n’allait pas accepter l’installation de missiles à sa frontière. Cette démarche très aventureuse est à l’origine de la guerre civile actuelle dans le sud-est de l’Ukraine. Sur ces 3 questions, le PS n’a pas suffisamment fait preuve d’indépendance vis-à-vis du président et du gouvernement en prônant une politique tournée vers les droits des peuples, la négociation et la paix.

Section Marcoussis, 09 octobre 2014 à 19h03

EUROPE Depuis notre victoire en 2012, nous avons réussi à arracher quelques concessions mais le traité Merkozy demeure (règle d’or, le dogme du déficit 0, sanctions à l’encontre des États récalcitrants). La règle d'or n'est rien d'autre qu’un fardeau, l'abdication du politique face aux marchés, le symbole navrant de l'impuissance des élus face aux diktats des agences de notations et autres institutions financières insensibles au sort des peuples. Quant aux mécanismes de sanction, ils dépossèdent davantage encore les citoyens de leurs possibilités de choix collectif, sans renforcer l’Union en tant qu’entité démocratique. Nous ne pouvons donc pas accepter ce traité et devons le renégocier. Nous devons mener une véritable politique de relance de l’économie en Europe. Tous les experts s’accordent à dire qu’une politique d’austérité, de réduction drastique des budgets et des conditions sociales va créer une spirale récessive. Ce que nous commençons à percevoir en Europe en 2014. La BCE doit directement prêter aux États et non plus aux banques, et pouvoir racheter les dettes souveraines des États membres. Nous devons créer un véritable «gouvernement économique », à la place de la règle d’or et des sanctions automatiques. Nous devons lancer une convergence progressive des politiques sociales avec la généralisation des SMIC nationaux, qui année après année, devront être augmentés en vue d’atteindre, à une date bien définie, un SMIC européen; des règles communes antidumping social. Nous devons mener une politique d’harmonisation fiscale et véritable et lutter contre les paradis fiscaux et autres méthodes d’évasion fiscale en Europe. Nous devons plaider pour des ressources propres pour un budget communautaire d’intervention, mener des politiques industrielles communes, par exemple dans le secteur des énergies renouvelables. Les principes de coopération européenne, de juste échange, de lutte contre les inégalités doivent se substituer à la concurrence libre et non faussée. Cela impose la mise en place de politiques tarifaires aux frontières, afin de veiller au respect de normes environnementales et sociales et faire respecter un juste échange. Au sein de l'UE, c'est le Conseil européen qui doit être l'instance d'appel pour le droit à la concurrence et non plus la très libérale cour de justice. Nous devons plaider pour une République européenne car nous défendons l'idée d'un bien commun européen. Nous devons renforcer le pouvoir du Parlement Européen. Nous devons mettre en place une constituante européenne, élue par les peuples de l'Union, qui sera chargée d'élaborer un texte constitutionnel permettant aux européens de retrouver la maitrise de leur destin.

Section Marcoussis, 09 octobre 2014 à 19h00

Réorienter l’U. E. La France doit prendre la tête d’un mouvement de contestation de l’Europe actuelle, et trouver des alliés pour stopper la politique d’austérité qui menace notre continent de déflation et de régressions sociale. Elle ne doit pas craindre d’aller à la confrontation avec les forces qui imposent ces politiques récessives et de construire des alliances autour de changements progressifs mais significatifs. Plutôt que d’attendre un improbable consensus, le président de la République et le gouvernement doivent reprendre l’initiative pour réorienter la construction européenne. Comme la gauche au pouvoir l’avait fait en octobre 1981 ou en juin 1984 (par des mémorandums repris ensuite par la Commission européenne de Jacques Delors), le Gouvernement français doit adresser à ses partenaires - en prenant les peuples à témoin - des propositions de relance économique et sociale et un programme de transition écologique. Un mémorandum de relance économique et sociale La publication d’un mémorandum aura un double intérêt, rassembler la gauche et bon nombre de français autour de priorités pour l’Europe et clarifier aux yeux de nos partenaires européens les intentions françaises à court et moyen terme. C’est une base pour nouer un nouveau compromis pour la construction européenne. Cette publication du mémorandum n’est pas contradictoire avec la nécessité pour la France, qui occupe une place singulière et essentielle en Europe, d’engager un rapport de force pour accélérer la réorientation. Contre l’austérité, une feuille de route de sortie de crise Ainsi la France doit, pour sa part, refuser d’accorder la priorité à la réduction des déficits publics, en révisant le calendrier et le rythme de leur diminution en l’indexant sur la croissance. Dans le même mouvement elle proposera à ses partenaires l’élaboration commune d’une feuille de route de sortie de crise étalée sur 5 ans, se substituant pendant cette période aux critères du pacte de stabilité et aux règles du TSCG. Cette feuille de route sera être négociée et suivie par un comité préparatoire à un gouvernement économique de la zone euro, constitué en partie de représentants des parlements nationaux. Une politique de relance doit prévoir la mise en œuvre de grands projets industriels pour la transition énergétique. Il faut que les investissements d’avenir (éducation, enseignement supérieur et recherche, infrastructures écologiques, numériques et de transport) soient soustraits du calcul des déficits publics. Il faudra aussi rouvrir la question du statut de la BCE, de l’harmonisation fiscale et de la lutte contre l’évasion fiscale et le dossier du budget européen et du projet d’emprunt européen.

Section Marcoussis, 09 octobre 2014 à 18h58

Un nouveau rôle pour la BCE : prêter aux États, garantir la dette publique, soutenir la croissance et engager une autre politique monétaire. Un mémorandum proposera que les dettes publiques soient garanties par la banque centrale qui doit pouvoir prêter directement aux États. La banque centrale doit avoir mandat d’agir en faveur d’une parité plus équilibrée de l’euro, aujourd’hui surévalué par rapport au dollar américain, au yuan chinois et au yen japonais, en confiant la politique de change aux autorités politiques de l’Union. Comme le prévoit le traité, le Conseil européen doit utiliser pleinement sa compétence en la matière. Des convergences sociales vers le haut, condition de la relance et de la solidarité européenne. Devra être inclus un volet important de convergences sociales vers le haut, en particulier avec la perspective d’un SMIC européen. Ce qui, hier, a été réalisé pour unifier les monnaies doit pouvoir l’être pour des standards sociaux de base. Une conférence pour l’Europe sociale pourrait être organisée en France en 2015, avec la CES, les organisations syndicales, les forces politiques progressistes pour jeter les bases de ces convergences. L’Union Européenne ne peut plus demeurer une zone de libre-échange, plongée dans une mondialisation, sans règle sociale et environnementale. Elle doit être actrice d’un monde où les échanges soient plus équilibrés, où le développement soit au service des peuples et non des multinationales, et où la lutte contre le changement climatique et le dumping social soit effective.

Karine GLOANEC MAURIN, 09 octobre 2014 à 17h17

Au cœur d’une crise qui n’est pas seulement économique mais aussi une crise morale, une crise des valeurs, le projet européen s’essouffle par trop de technocratie et pas assez de démocratie. Tout est possible demain et même le pire si nos concitoyens ne retrouvent pas le sens de la belle aventure de l’Union européenne : un trésor caché derrière l'outil institutionnel qui doit veiller sur notre bien commun. Quel bien commun ? L'histoire d’un peuple belliqueux, fortement marqué par la diversité, mais dont les origines séculaires constituent le socle d’une culture partagée. Malgré l’inscription en 1992 dans le Traite de Maastricht d’une compétence d’appui de l’Union en matière de Culture, la dimension culturelle se heurte au pragmatisme économique du conseil européen ou de la commission européenne. Longtemps le chiffre de 0,003 % du budget global de l'Union Européenne consacré à la culture a indigné les milieux culturels à raison. C’était sans compter les autres financements (la politique de cohésion en particulier) et malgré un petit plus pour la période à venir: 0,014% ! Ce pourcentage est si dérisoire... Il est grand temps que les socialistes européens s’emparent davantage de cette question essentielle pour construire l'Europe des peuples. Car c’est par l’échange, les coopérations culturelles, la mobilité des jeunes et de tous que l'intégration pourra se poursuivre. Alors l'Europe des peuples et l’Europe dans le monde ne seront plus des expressions vides de sens. La notion de culture dépasse largement le secteur culturel. Pour cultiver la singularité de ce que Lucien Jaume appelle « l'esprit européen », il faut promouvoir une Europe des valeurs éthiques et non boursières, revendiquer la vivacité du dialogue interculturel et de la réciprocité des projets, la diffusion du savoir et de la connaissance pour le plus grand nombre. Parallèlement, il faut donner du poids et du sens à intervention publique européenne dans la culture et définir ce que serait sa légitimité si elle venait s’articuler avec celle des autorités nationales et locales en choisissant, comme pour l’orientation générale de l’Union, une voie européenne équilibrée entre compétitivité, développement humain et démocratie dans un environnement mondialisé. La culture traite autant de notre capacité à savoir vivre ensemble que du soutien à la création et du regard poétique des artistes sur le monde. Dans ce monde en transformation frappé par les déséquilibres et les replis de toutes sortes, la culture constitue un atout non négligeable et justifie un investissement européen majeur. Elle peut contribuer à la refondation d’une identité socialiste forte au niveau européen.

Freddy Martin-Rosset, 09 octobre 2014 à 17h08

S'imposant, désormais, dans de nombreux domaines, aux choix individuels de ses Etats-membres, l'Europe est cependant - et funestement - devenue, au fil du temps, et sous la pression de nations à la fibre peu solidaire, tel le Royaume-Uni, une sorte de vaste et lâche zone de libre échange où s'empilent les réglementations techniques tatillonnes. Elle tend à ne plus être qu'une "auberge espagnole" où chacun apporte ce qu'il est venu y chercher, et où apparaît moins que jamais question d'harmonisation sociale ou fiscale. La question doit être une fois pour toutes posée avec clarté de la volonté (ou non) de chaque Etat d'aller vers une véritable construction politique européenne. Ce préalable levé (et les empêcheurs d'organiser en rond laissés à leurs contradictions isolationnistes), cette construction pourra s'élaborer sur le mode fédéral, la décision collective ayant préalablement défini quelles prérogatives demeureraient du domaine des Etats, et quelles autres de la souveraineté européenne. Dans ces domaines-ci, la loi européenne serait, sans écran national, la loi de tous. Les relations internationales ressortiraient forcément de la compétence de l'Union (n'en déplaise aux souverainistes), puisqu'on imagine mal qu'une voix issue de notre continent puisse, d'une autre manière, peser dans le concert des grandes nations. Reste à définir comment aller vers la construction du socle commun. C'est là que, majorité parlementaire ou pas, la notion de socialisme européen prend tout son sens : la trame de la construction future doit être élaborée dans la concertation des partis nationaux socialistes et socio-démocrates : une force de cette ambition, jadis, avait été bâtie, qui avait nom 'l'Internationale socialiste"; Il ne tient qu'à nous de la ressusciter.

Section DOMERAT, 09 octobre 2014 à 16h49

il y a contradiction entre les contraintes budgétaires et l'absence de mesures collectives en faveur de l'investissement, dans le domaine social, dans la fiscalité. Le parti et le gouvernement ont fait preuve de faiblesse par rapport aux structures de l'union

Patrice RACAMIER, 09 octobre 2014 à 16h22

I. Promouvoir le fédéralisme budgétaire Un véritable pouvoir budgétaire en Europe est nécessaire pour concrétiser l’euro. Il est donc indispensable de revoir complètement les règles budgétaires de l’Europe : lui donner la possibilité d’émettre des emprunts, revoir le pacte de stabilité, doter l’Union européenne d’une capacité budgétaire de relance de la croissance pour toute la zone ou pour les pays le nécessitant, augmenter significativement le budget de l’Union par le transfert des impôts nationaux à l’échelon européen et la création d’un impôt européen. II. Engager l’Europe sociale Dans les échanges intra-communautaires, l’harmonisation sociale est la condition nécessaire pour qu’un terme soit mis au dumping social. L’émergence d’un salaire minimum européen en serait un symbole. III. Construire un projet industriel L’Union doit également investir puissamment dans les secteurs d’avenir, en particulier dans les activités à haute valeur ajoutée de la nouvelle économie de la connaissance et développer une politique industrielle. IV. Construire une véritable citoyenneté européenne il faut investir dans la culture et l’éducation afin de permettre l’avènement d’une véritable citoyenneté européenne. Tant qu’un budget conséquent ne sera pas accordé à la culture et à l’éducation, il n’y aura pas de véritable citoyenneté européenne et il sera toujours aussi difficile de se mettre d’accord sur un projet démocratique à construire ensemble. V.La perspective de la République européenne La République européenne doit se substituer aux gouvernements nationaux au sein de l’Union en assumant la représentation démocratique des citoyens européens qui veulent exprimer leurs préférences politiques par des élections du gouvernement de la République.

Canteleu section, 09 octobre 2014 à 14h43

section de canteleu

Pierre, PS Savoie, Section de Chambéry, 09 octobre 2014 à 11h36

La construction européenne n'a plus d'idéal, l'Europe politique n'a plus d'objectifs à réaliser ; depuis la mise en œuvre de l'Euro (2001) et l'élargissement à l'ancien bloc soviétique (2004), l'UE gère des crises (économie, agression russe, progression des partis national-populistes) qui ont toutes affaiblies l'idée d'une Europe protectrice de ses citoyens. À marche plus ou moins forcée, les membres de l'UE se sont imposés un fédéralisme budgétaire. Mais la vertu budgétaire n'est pas un projet politique ; elle est tout juste un moyen de le réaliser. Aussi l'UE ne porte-t-elle plus de projet politique, mais un mode de gestion. L'idée européenne doit être re-politisée. Affirmer que le fédéralisme européen est l'objectif politique des membres de l'UE ranimera l'idée européenne autour d'un projet emblématique. Cela est de nature à redonner une adhésion populaire, à travers toute l'Europe, au projet européen. Mais aussi le moyen d'obtenir l'harmonisation sociale et fiscale « par le haut » que réclame le Parti Socialiste Européen. Le fédéralisme représente la chance pour notre continent de rester une zone de prospérité et de croissance, qui puisse influer sur le destin de la planète. Fédérée, l'UE serait actrice de son destin, et pourrait préserver son modèle social. C'est aussi un moyen de garantir la liberté, la fraternité et la démocratie défendues par les socialistes, qui ont toujours été internationalistes. Nous proposons que le fédéralisme européen, la création d'un seul État, devienne un objectif du Parti Socialiste et soit réaffirmé au sein du PSE. A court terme, nous demandons l’approfondissement des institutions, avec le renforcement du Parlement européen, (droit d'initiative, droit de contrôle, application sans transposition des directives européennes...) et de la Commission européenne, avec une responsabilité politique devant le seul parlement, la fusion du Conseil européen et le Conseil des ministres dans un rôle de « Chambre haute » et l'abandon des présidences tournantes. Pour redonner un but politique au projet européen, il est indispensable de susciter de grandes politiques mobilisatrices pour lesquelles l'UE est l'échelon pertinent, avec des transferts de souverainetés sur les enjeux stratégiques du continent : les politiques de recherche et développement ; l'énergie avec une Communauté européenne de l’énergie ; et une coordination des politiques militaires. La création d'un impôt fédéral garantira l'autonomie des institutions européennes et pourra remplacer à volume constant les dotations « revenu national brut » versées par les États au budget européen. Autant de préalables qui faciliteront le passage ensuite au fédéralisme.

Emmanuelle MOREL-CAR, 09 octobre 2014 à 11h26

Je partage avec Cohérence Socialiste un constat lucide : alors qu’elle était au cœur des espoirs de plusieurs générations, et qu’elle s’incarne davantage chaque jour dans la vie de nos concitoyens, beaucoup parmi nos compatriotes perçoivent l’Europe comme une construction technocratique. Intrusive à l’égard de la souveraineté française, elle serait également destructrice des avancées sociales et du modèle culturel français. Au fur et à mesure, les Européens se sont éloignés de ce qui devrait pourtant être leur Europe. Nous socialistes, nous devons donc réinventer une Europe qui soit à la fois plus démocratique, plus juste et qui porte un projet au-delà de ses propres frontières. Tout d’abord, l’Union européenne doit retrouver un élan démocratique, condition nécessaire pour que chaque citoyen européen renoue avec ce projet politique continental. A ce titre, Parlements nationaux et Parlement européen doivent être unis par une interconnexion plus forte, pourquoi pas grâce à une séance régulière de « Questions aux députés européens », sur le modèle des Questions au gouvernement, pour faire de l’Assemblée une chambre d’écho efficace de l’action européenne. Mais pour que chaque citoyen se retrouve en l’Union européenne, il doit pouvoir se sentir citoyen européen. Dès lors, il convient d’abord de réintroduire une dimension transnationale dans le scrutin européen : circonscriptions transnationales, candidat non-national obligatoire sur chaque liste. Enfin, il faut que les partis européens soient amenés à clarifier leur positionnement politique, par exemple en engageant chacun d’entre eux à préciser durant sa campagne une proposition qu’il soumettra à un référendum européen. Ensuite, l’Europe doit se faire plus juste, en engageant une réelle lutte contre le dumping social et fiscal, afin de cesser d’être une Union de la concurrence entre États membres : l’harmonisation fiscale est sans doute la clé de ce rééquilibrage européen, associée à une harmonisation des normes sociales et environnementales. Cette harmonisation est primordiale afin que l’Europe puisse peser dans les négociations commerciales internationales, et pour qu’elle puisse apparaître comme une puissance unie, en particulier pour défendre une certaine idée de la culture européenne. Mais pour exister sur la scène internationale et affirmer une souveraineté réellement européenne, l’Union devra se doter d’une réelle politique de défense commune, se traduisant par des dépenses militaires coordonnées entre États membres.

Charlotte Picard, 09 octobre 2014 à 11h24

Nous devrions nous investir plus avec nos camarades européens sur des thèmes qui nous intéressent, surtout nous socialistes frontaliers. Nous ne pouvons nous limiter à penser à l'intérieur d'une section ou d'une fédération. Nous avons sans doute du mal à penser régional ou national, mais il faut aussi penser continental. Les commissions des instances fédérales ou nationales devraient toujours savoir ce que Bruxelles prépare ou pense du sujet qu'ils traitent et l'évoquer. Section/ville - fédération/CG - région - parlement - parlement européen. Tout doit être traité en équivalence.

Alexandre Riou, 09 octobre 2014 à 10h54

A l’instar de ce que les Etats-membres et les institutions européennes ont tenté de mettre en place par l’intermédiaire du SEAE (Service Européen pour l’Action Extérieure) et du Conseil de l’Union, il serait bon que le Parti Socialiste harmonise quasi-systématiquement (ou tout du moins aussi souvent que faire se peut) ses positions sur tout dossier européen ou international afin de ne parler que d’une seule voix avec ses homologues des 28 pays de l’Union, et qu’il le fasse savoir. Cela permettrait de gagner en impact ainsi qu’en cohérence. En outre, cela renforcerait l’image de l’Europe auprès de nos concitoyens, tendrait à la rendre plus concrète car il y serait fait écho plus fréquemment. Faire vivre l’idée européenne commence par de petites actions quotidiennes concrètes qui vont l’ancrer dans les esprits au fur et à mesure du temps.

Alexandre Riou, 09 octobre 2014 à 10h52

Il faut clarifier la ligne du parti quant à sa position vis-à-vis de l’Europe. Sur le papier le Parti Socialiste, membre à part entière du Parti Socialiste Européen, se revendique pro-européen, or en pratique, l’on ne sent plus cette volonté d’impulser une dynamique nouvelle à l’Europe. Pire, en exercice l’on voit des responsables utiliser cette strate comme bouc-émissaire afin de masquer certains échecs. Il faudrait véritablement saisir à bras le corps cette thématique et retrouver ce rôle avant-gardiste qui caractérisa notre formation politique depuis sa fondation. L’Europe fut la plus belle promesse du XXe siècle, elle doit être la réalisation concrète du XXIe. L’heure n’est plus aux Etats-Nations, modèle dépassé, mais aux Etats-Continents, structure la plus pertinente et efficiente dans l’évolution mondiale actuelle. De plus cela nous permet de renouer avec l’Internationalisme, qui fut la grande pierre d’achoppement de la gauche européenne jusqu’aux débuts du XXe siècle. Cela devrait d’ailleurs nécessiter un travail de fond à part entière qui regroupera l’ensemble des partis membres du PSE afin de dégager une œuvre programmatique commune dont la conclusion serait l’impérieuse nécessité d’amorcer la transition vers l’Euro-fédéralisme

Valérie RABAULT, 09 octobre 2014 à 10h51

Cohérence Socialiste fait un constat lucide : alors qu’elle était au cœur des espoirs de plusieurs générations, et qu’elle s’incarne davantage chaque jour dans la vie de nos concitoyens, beaucoup parmi nos compatriotes perçoivent l’Europe comme une construction technocratique qui serait également destructrice des avancées sociales et du modèle culturel français. Au fur et à mesure, les Européens se sont éloignés de ce qui devrait pourtant être notre Europe. Nous socialistes, nous devons donc réinventer une Europe qui soit à la fois plus démocratique, plus juste et qui porte un projet au-delà de ses propres frontières. Tout d’abord, l’Union européenne doit retrouver un élan démocratique, condition nécessaire pour que chaque citoyen européen renoue avec ce projet politique continental. A ce titre, Parlements nationaux et Parlement européen doivent être unis par une interconnexion plus forte, pourquoi pas grâce à une séance régulière de « Questions aux députés européens », sur le modèle des Questions au gouvernement, pour faire de l’Assemblée une chambre d’écho efficace de l’action européenne. Pour que chaque citoyen se retrouve en l’Union européenne, il doit pouvoir se sentir citoyen européen. Dès lors, il convient d’abord de réintroduire une dimension transnationale dans le scrutin européen : circonscriptions transnationales, candidat d’une autre nationalité national obligatoire sur chaque liste. Nous proposons que seules les listes représentées lors des élections européennes dans trois pays différents puissent se présenter : ceci permettrait de dire aux électeurs avec qui les candidats élus siégeront au Parlement européen. Nous proposons un référendum par mandature sur un sujet d’avenir pour l’Europe. A l’occasion des élections européennes, chaque parti s’engagerait à préciser durant sa campagne la proposition qu’il soumettra au vote citoyen. L’’Europe doit se faire plus juste, en engageant une réelle lutte contre le dumping social et fiscal, afin de cesser d’être une Union de la concurrence entre Etats membres : l’harmonisation fiscale est la clé de ce rééquilibrage européen, associée à une harmonisation des normes sociales et environnementales. Cette harmonisation est primordiale afin que l’Europe puisse peser dans les négociations commerciales internationales et qu’elle puisse apparaître comme une puissance unie, en particulier pour défendre une certaine idée de la culture européenne. Mais pour exister sur la scène internationale et affirmer une souveraineté réellement européenne, l’Union devra se doter d’une réelle politique de défense commune, se traduisant par des dépenses militaires coordonnées entre Etats membres.

Franck LESUEUR-BONTE, 08 octobre 2014 à 22h59

« Dans cette bataille qui s’engage je vais vous dire qui est mon adversaire. Mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant, il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ! », François HOLLANDE

Socialiste Cohérence, 08 octobre 2014 à 21h49

Cohérence Socialiste fait un constat lucide : alors qu’elle était au cœur des espoirs de plusieurs générations, et qu’elle s’incarne davantage chaque jour dans la vie de nos concitoyens, beaucoup parmi nos compatriotes perçoivent l’Europe comme une construction technocratique qui serait également destructrice des avancées sociales et du modèle culturel français. Au fur et à mesure, les Européens se sont éloignés de ce qui devrait pourtant être notre Europe. Nous socialistes, nous devons donc réinventer une Europe qui soit à la fois plus démocratique, plus juste et qui porte un projet au-delà de ses propres frontières. Tout d’abord, l’Union européenne doit retrouver un élan démocratique, condition nécessaire pour que chaque citoyen européen renoue avec ce projet politique continental. A ce titre, Parlements nationaux et Parlement européen doivent être unis par une interconnexion plus forte, pourquoi pas grâce à une séance régulière de « Questions aux députés européens », sur le modèle des Questions au gouvernement, pour faire de l’Assemblée une chambre d’écho efficace de l’action européenne. Pour que chaque citoyen se retrouve en l’Union européenne, il doit pouvoir se sentir citoyen européen. Dès lors, il convient d’abord de réintroduire une dimension transnationale dans le scrutin européen : circonscriptions transnationales, candidat d’une autre nationalité national obligatoire sur chaque liste. Nous proposons que seules les listes représentées lors des élections européennes dans trois pays différents puissent se présenter : ceci permettrait de dire aux électeurs avec qui les candidats élus siégeront au Parlement européen. Nous proposons un référendum par mandature sur un sujet d’avenir pour l’Europe. A l’occasion des élections européennes, chaque parti s’engagerait à préciser durant sa campagne la proposition qu’il soumettra au vote citoyen. L’’Europe doit se faire plus juste, en engageant une réelle lutte contre le dumping social et fiscal, afin de cesser d’être une Union de la concurrence entre Etats membres : l’harmonisation fiscale est la clé de ce rééquilibrage européen, associée à une harmonisation des normes sociales et environnementales. Cette harmonisation est primordiale afin que l’Europe puisse peser dans les négociations commerciales internationales et qu’elle puisse apparaître comme une puissance unie, en particulier pour défendre une certaine idée de la culture européenne. Mais pour exister sur la scène internationale et affirmer une souveraineté réellement européenne, l’Union devra se doter d’une réelle politique de défense commune, se traduisant par des dépenses militaires coordonnées entre Etats membres.

Eveline, 08 octobre 2014 à 18h25

L'Union Européenne est une réalité concrète, et la garantie d'un projet commun vers l'unification du traitement des retraites devra passer par une vraie et profonde discussion au niveau européen. Il faut absolument s'opposer à une soi-disant "harmonisation" par le bas, sous prétexte d'unification. Les modalités des retraites dans la société et en Europe doivent devenir un des projets de notre union : d'abord parce que les déplacements des travailleurs à l'intérieur de l'Europe l'imposent, ensuite parce qu'il faut obtenir, non seulement une équité entre le public et le privé, mais aussi entre hommes et femmes, puisque ces dernières sont défavorisées à cause de la précarité et du temps consacré à la famille. Essayer d'atteindre le seuil de la dignité pour tous les retraités me semble très important pour les générations présentes et futures. Certains parleront d'utopie mais si nous désirons parler du problème de l'harmonisation des retraites, il faut viser haut pour atteindre quelques résultats et tracer un chemin qui puisse nous conduire vers l'amélioration. L'épineuse question du financement demeure la grande inconnue mais les propositions , les expériences à tenter sont immenses et presque infinies ; le revenu de base qui semblait impossible existe aujourd'hui dans plusieurs pays, donc nous pouvons travailler à l’harmonisation des retraites. Par ailleurs, nous souhaitons la création d’un registre européen des retraites qui ait pour rôle de conserver une trace officielle des contributions de pension versées dans les différents états de l’Union, à partir de trois mois par exemple. A l’heure de la poste électronique certifiée, cette inscription obligatoire de la part des instituts nationaux gestionnaires des retraites est vraiment réalisable, et donnerait aux travailleurs une véritable confiance dans l’avenir, sachant que leurs droits futurs ne seront pas remis en cause. Ce registre ne contredirait pas les différentes législations nationales sur les montants versés ou les dates de départ à la retraite, mais permettrait de prouver un droit lié à la durée de versement, et éviterait que certains états refusent le versement de retraites, comme par exemple l’Italie, pour des cotisations inférieures à cinq ans. Son contrôle pourrait être assuré par un couple national formé d’un haut-fonctionnaire et d’un représentant civil issu de syndicat ou d’association de contribuables. C’est un organisme que nos élus socialistes au Parlement européen doivent soutenir et demander. Là, l’Union peut vraiment devenir proche des préoccupations de tous les Européens et leur démontrer son utilité, donner une dimension concrète et pas seulement libériste de l’espace Schengen.

Frédéric FARAVEL, 08 octobre 2014 à 11h02

On a toujours opposé la tradition du socialisme républicain français au modèle social-démocrate européen nordique, supposé plus efficace. Pourtant, il comporte en son sein les éléments de rebond efficaces pour sortir de la crise actuelle, concomitante de l'épuisement de ce fameux modèle. Le discours sur «l'archaïsme» du socialisme français – appuyé sur le rôle de l’État, des services publics et de l'intervention plus ou moins directe de la puissance publique dans l'économie – correspond également à notre période d’affaiblissement majeur du mouvement socialiste et social-démocrate en Europe. Cette crise est lourde et durable car structurelle. Le projet social-démocrate nordique est né dans l'immédiat après-guerre, anticipé de peu par les sociaux-démocrates suédois. Il a été triomphant à la fin des années 1960 et dans les années 1970, en Allemagne et en Europe du Nord, avec des formes différentes adaptées à chaque États-Nations. Or ce n'était pas un modèle idéologique autonome, mais un entre-deux, un juste milieu, la réponse que ces pays avaient trouvé entre le modèle capitaliste américain et le modèle totalitaire soviétique. Dans les débats qui ont pu opposer socialistes français et sociaux-démocrates nordiques, ils ne revendiquaient d'ailleurs pas l'idéologie : nous étions les idéologiques et eux les «pragmatiques», ceux qui défendaient le juste équilibre, l'idée française d'une autonomie politique vis-à-vis des États-Unis apparaissant par ailleurs comme une aberration. Le congrès de Bad Godesberg a cependant esquissé la théorisation de ce pragmatisme : il s'agissait de construire un compromis entre le monde du travail et celui du capital, détenteur du pouvoir dans l'entreprise, de privilégier la négociation sociale (contrat) à l'intervention directe du politique (loi) dans le champ économique et social. L’État était donc réduit à un rôle de régulateur, prélevant et redistribuant (la force du modèle nordique est l'ampleur de cette redistribution sociale organisée), plutôt qu'un État acteur et organisateur de l'économie. La régulation du marché était par ailleurs légère. Cette économie sociale de marché, compromis bâti avec la démocratie chrétienne, n'était pas une alternative au modèle dominant mais une évolution plus sociale du modèle inégalitaire. Ce modèle ne peut plus fonctionner. Il s'était construit dans un équilibre, à la suite d'un rapport de force au sein de l'État-Nation, lorsque les résultats électoraux en leur sein participaient également des variations du rapport de force capital-travail. Cadre dans lequel le «rapport de classes», le rapport de force dans l'entreprise était organisable sans que l'on ait besoin d'être détenteur du capital.

Section PS Paris 02, 08 octobre 2014 à 9h40

Comment ré-orienter l’Europe ? Combat historique du Parti socialiste sous l’impulsion de François Mitterrand, la construction européenne doit renouer avec nos aspirations à plus de progrès et de justice sociale. Parce que c’est de l’Europe que nous avons pu hier, initier de grands travaux et favoriser le développement du continent, c’est de l’Europe aujourd’hui que nous attendons une sortie de crise permettant le retour de la croissance et du développement de nos sociétés. Les politiques récessives menées depuis de trop nombreuses années n’ont pas seulement eu des impacts économiques et sociaux. Elles ont favorisé les réflexes populistes, les tentations du repli en ajoutant à désespérance sociale, une désespérance politique. Pour nous, socialistes, l’Europe ne peut être une construction « vide de sens » alors même que le monde est traversé par de multiples tensions et des crispations identitaires. L’Union européenne doit être acteur, et moteur, d’un monde où les échanges soient plus équilibrés, où le développement soit au service des peuples et non des multinationales, et où la lutte contre le changement climatique et le dumping social soit effective. L’Union européenne doit être acteur, et moteur, d’une relance économique par l’investissement public et l’innovation scientifique, d’une transition écologique par l’adaptation de notre modèle de production et de nos politiques énergétiques, d’une progression des conditions de vie par la priorité donnée à l’éducation et aux services publics. Pour y arriver, une politique de relance doit être engagée au niveau européen, permettant le financement de grands projets industriels respectueux des impératifs écologiques et tournés vers les filières d’avenir. C’est par ce type d’initiative que notre continent pourra redevenir compétitif au niveau mondial mais aussi retrouver de la confiance de la part de nos concitoyens. Il faut que les investissements d’avenir (éducation, enseignement supérieur et recherche, infrastructures écologiques, numériques et de transport) soient soustraits du calcul des déficits publics de chaque Etat, et que des « grands travaux » d’échelle européenne soient engagés rapidement. Il faudra aussi rouvrir la question du statut de la BCE, de l’harmonisation fiscale et de la lutte contre l’évasion fiscale et le dossier du budget européen et du projet d’emprunt européen. Nous continuons à croire que, dans le concert de la mondialisation, l’Europe peut aspirer à devenir un modèle de développement équilibré, écologique et démocratique. Mais elle doit alors retrouver la marche du progrès – qu’il soit social, économique, démocratique ou technologique.

Section PS de Lattes, 08 octobre 2014 à 9h11

Il faut offrir un horizon de démocratie participative aux peuples d’Europe, afin de les intéresser aux institutions, vers un grand Etat Fédéral où tous les représentants (Président, Commission Européenne, et députés) seraient élus au suffrage universel. Les citoyens devraient pouvoir s’exprimer par référendum pour imposer leurs points de vue et surtout faire avancer des dossiers enlisés par l’influence des lobbys. Par exemple dans la mise en œuvre d’une réglementation européenne sur les perturbateurs endocriniens les hautes instances sous l’influence de l’industrie chimique ont demandé une étude d’impact qui retardera la mise en place du processus. Ces produits étant reconnus dangereux pour la santé, il serait normal que les européens puissent s’exprimer directement.

CARON Patricia Section de Villers-Cotterêts, 08 octobre 2014 à 7h27

ETATS GENERAUX DU PARTI SOCIALISTE L’Europe sociale en tant que telle n’existe pas. Dans une véritable conception socialiste de l’Europe il faut impérativement remettre l’Homme, le travailleur au centre des préoccupations et des débats. Pour de faire, seule une harmonisation du droit du travail et l’exigence d’un SMIC européen pourra, entre autre, envisager que soit mis un jour un terme aux exodes massifs de populations que l’Europe d’aujourd’hui n’est plus en mesure d’absorber dans de bonnes conditions. De même faut-il donner plus de pouvoirs au Parlement Européen, seul représentant du peuple. Les technocrates, les gestionnaires doivent être au service du parlement et non l’inverse. Contribution de la section de Villers-Cotterêts (02)

Nicolas Fuertes, 07 octobre 2014 à 20h01

La construction européenne a permis la paix durable et le rapprochement de nos différents peuples autour de nouvelles coopérations et par des échanges facilités. Seulement l’Union Européenne à 28 est devenue trop complexe à gouverner avec un idéal européen en panne, une logique néolibérale trop développée en raison d’un déséquilibre structurel dans les rapports de force entre droite et gauche. Les citoyens se sentent alors peu écoutés ou désemparés avec des institutions peu démocratiques et un parlement européen où l’alternance politique reste impossible, la droite étant toujours la 1ère force politique dans l’UE. Le socialisme européen doit pourtant promouvoir une UE plus démocratique au service du bien vivre ensemble de ses peuples, en la réorientant au service de l’emploi, de la jeunesse et de la croissance durable. Cette Europe doit renforcer ses politiques d’aides à l’égard des territoires marginalisés par la mondialisation. Elle doit aussi faciliter les nouveaux projets de coopérations industrielles, culturelles… Elle se doit d’être solidaire avec les Etats frontaliers et renforcer ses liens de coopération avec les Etats voisins pour mieux réguler l’immigration, mieux combattre le terrorisme et éviter les drames que la Méditerranée connaît. Enfin elle doit disposer des mêmes « armes » que ses concurrents américains et asiatiques pour garantir de justes échanges tout en combattant en son sein le dumping social et fiscal qui dresse les Etats membres et les citoyens, les uns contre les autres. Pour y parvenir, les socialistes français doivent impérativement convaincre leurs partenaires de renouveler le projet européen. Il faudra un projet plus démocratique, plus social, plus équitable, capable d’associer pleinement ses citoyens. A ces conditions, il sera bénéfique de procéder à de nouveaux transferts de compétences au profit de l’UE. Sinon, il faudra se résoudre à réduire les compétences d’une UE qui resterait néolibérale, trop éloignée des préoccupations de ses citoyens, trop au service de la finance ou d’un seul Etat. La souveraineté peut être partagée si les citoyens voient leurs droits mieux garantis et le mieux-vivre rendu possible. A contrario, la souveraineté devra alors être préservée pour laisser aux citoyens, à l’échelon national, un choix démocratique sur le modèle de société auquel ils aspirent. L’absence d’un réel choix de société et de politique à conduire au niveau européen accentue la défiance des citoyens envers le projet européen, pouvant alors conduire au retour des extrémismes. Le socialisme a donc pour mission première d’empêcher ceci ! section de Langres (52)

Philibert de Divonne, 07 octobre 2014 à 19h18

Dans notre histoire politique, il y a un avant "29 mai 2005", et un après "8 février 2008". Avant, notre démocratie, dite représentative, et bien qu'imparfaite, n'était que "le pire des régimes à l'exclusion de tous les autres", pour reprendre la célèbre formule de Churchill. Après, elle est entrée dans le palmarès des pires démocraties occidentales. Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe eut lieu le 29 mai 2005. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés. Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité... provisoirement ! Suite à ce rejet, les gouvernements européens préparent le traité de Lisbonne. Valéry Giscard d'Estaing a déclaré : " Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on cherche ». Le gouvernement français n'a pas proposé de nouveau référendum au motif que ce traité n'était pas une Constitution européenne. Une révision de la Constitution française permet sa ratification par la voie parlementaire le 8 février. Le peuple ne veut pas d'une constitution européenne qui grave dans le marbre des choix politiques et économiques, notamment celui du libéralisme économique ? Le peuple ne veut pas que le « marché libre » et la « concurrence libre et non faussée » réaffirmés dans ce texte prennent une valeur politique, juridique et symbolique plus forte, figeant les politiques économiques et rendant impossible leur éventuel retrait des objectifs de l'Union ? Le peuple ne veut pas de l'emploi fréquent du terme « consommateurs » plutôt que du mot « citoyens » qui confirme cette orientation ? Qu'à cela ne tienne ! Le peuple n'en veut pas par référendum, on va lui fourguer par la voie parlementaire ! Être socialiste aujourd'hui, c'est construire l'Europe avec le peuple, patiemment, en écoutant les aspirations majoritaires et en respectant les minorités. C'est considérer qu'une politique publique voulue par une majorité de citoyens est plus forte que le marché. C'est réaffirmer que la souveraineté ne se brade pas. C'est reconquérir les électeurs en les écoutant et en respectant la parole donnée. C'est considérer que la politique est une noble activité trop souvent bafouée par des hommes indignes d'elle.

Patrice PRAT, 07 octobre 2014 à 16h49

La question européenne sera la grande question politique de demain. Elle n’a été qu’effleurée jusqu’à maintenant alors même que l’Europe traverse une profonde crise démocratique et économique (creusement des inégalités, crise de la citoyenneté, divergences économiques, chômage de masse…). Les défis sont immenses. D’abord, sur la gestion de la gouvernance européenne et de la crise économique, il faut rappeler que si l’Europe est en droit aujourd’hui d’attendre de la France des résultats budgétaires probants, la France, elle, est tout autant en droit d’attendre une politique européenne efficace en faveur de la croissance et de l’emploi. Mais encore faut-il qu’elle en est une ! Pour le moment, elle n’a en effet pas les outils pour relancer la croissance. Il faut pour se faire engager un vaste programme européen d’investissements qui pourraient concerner la Troisième Révolution industrielle, l’innovation, l’écologie ou encore le numérique. Espérons ainsi que le plan de 300 milliards d’euros proposé par Jean-Claude Juncker remplisse durablement cet objectif. Ensuite, pour redresser nos comptes publics et notre compétitivité sans casser la croissance et risquer un processus de déflation, il faut traiter à moyen terme notre déficit de demande. Dans cette perspective, il s’agit de réduire notre vitesse d’ajustement budgétaire et redéployer une partie de nos efforts budgétaires en direction des ménages modestes et des classes populaires. Enfin, la BCE doit être encouragée à définir une politique budgétaire pro-active qui doit jouer, le cas échéant, le rôle de filet de sécurité pour les économies européennes. On insistera ainsi sur une plus grande flexibilité des règles budgétaires européennes ainsi que sur une meilleure coordination des politiques budgétaires nationales propices à la croissance. D’une manière générale, nous souhaitons que puissent progressivement être dégagées des stratégies différenciées de sortie de crise à l’échelle européenne. Le totem de la règle des 3% doit de fait pouvoir être remis en cause selon les efforts et les situations nationales. Patrice PRAT, Député du Gard

HES (Homosexualités et Socialisme), 07 octobre 2014 à 16h03

Une feuille de route européenne pour les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bis et trans). --- Il faut compléter l’existant en matière de lutte contre les discriminations, notamment en adoptant une feuille de route pour l’égalité. Achever et appliquer pleinement la législation européenne de lutte contre les discriminations. Soutien à l’adoption d’une législation européenne globale en matière de lutte contre les discriminations couvrant tous les motifs de discrimination mentionnés dans les traités. La protection contre la discrimination fondée sur le sexe doit explicitement protéger toutes les personnes transgenres. Garantir la liberté de circulation et le regroupement familial pour les citoyens européens LGBT et leurs familles. Tous les mariages, unions civiles et liens de filiation doivent être reconnus comme tels aux fins de la liberté de circulation des familles des citoyens de l’UE. Il faut faciliter l’entrée et la résidence de partenaires enregistrés ou autres partenaires non mariés, même dans les pays où la législation nationale ne reconnaît pas les couples de même sexe. Il faut respecter et renforcer la législation européenne en vue d’assurer la protection de toutes les familles grâce à la reconnaissance mutuelle de tous les documents d’état civil. Tous les partenariats civils doivent être reconnus comme des liens familiaux pour le regroupement familial. Protéger toutes les personnes persécutées (Régime d’asile européen commun). La législation européenne doit être appliquée, ce qui implique la reconnaissance des persécutions fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, réelles ou supposées, ainsi qu’une formation adéquate pour les agents des autorités d’asile. Ces persécutions doivent être intégrées dans les travaux du Bureau européen d’appui en matière d’asile, en particulier pour développer des formations et collecter de l’information fiable sur les pays d’origine. Protéger les personnes LGBT contre les violences et respecter les droits fondamentaux. La législation européenne sur les crimes racistes doit être étendue aux crimes motivés par l’homophobie ou la transphobie. Les autorités de police et de justice doivent être formées à traiter ces cas conformément à la législation européenne sur les droits des victimes. Intégrer l’égalité pour les personnes LGBT dans les politiques européennes en matière d’élargissement et de politique étrangère. Les droits des personnes LGBT doivent faire l’objet d’un suivi étroit durant le processus d’adhésion de tous les pays candidats. Ils doivent également être clairement mentionnés et pris en compte dans les négociations de l’UE avec ses partenaires extérieurs.

Patricia Laplace, 07 octobre 2014 à 15h15

Une croissance en berne, des entreprises qui tardent à embaucher, les signes de reprise ne sont pas encore là. Alors certains diront qu’il faut du temps à nos mesures afin qu’elles portent leurs fruits et je le pense. Mais qui pourrait croire en un îlot français de prospérité au milieu d’une Europe en perte de vitesse. Certains de nos maux n’ont pas de remède franco-français. Aujourd’hui l’Europe semble inefficace, lointaine, austère mais c’est une Europe de paix ! Et je me réjouis que notre France rayonne de cette paix partout où elle intervient pour lutter contre le terrorisme et les crimes les plus abjectes qui soient. Nous sommes aussi en droit de souhaiter une Europe qui nous renforce sans nous affaiblir, une Europe juste et humaine. Le succès de l’Europe ne peut exister sur un sentiment de concurrence déloyale sur le marché du travail, sur le sacrifice de nos avancées sociales. Le pacte de stabilité ne devrait-il pas assurer la stabilité de notre contrat social au même titre que la stabilité économique et financière. Enfin face aux nouveaux rapports de force dans le monde, nous sommes en droit d’espérer une Europe unie et souveraine. Ma question est : Ne devrait-on pas réinventer notre Europe ?

PATRICE CHERON, 07 octobre 2014 à 11h56

Aujourd’hui, l’Union Européenne est proche de l’impasse. Le désir légitime issu du second conflit mondial d’éviter à tout prix les luttes fratricides ne peut suffire à l’alimenter. On a assisté, à partir de 1990, à une fuite en avant d’intégration de nouvelles nations, de plus en plus disparates politiquement et économiquement, sans réformer les règles de fonctionnement, sans projet, sans objectif politique. Aucune règle de convergence n’a été mise en place vers une unité politique, ou même dans le domaine du droit de la citoyenneté, de la famille, du travail. Le maintien d’une monnaie unique est incompatible avec l’absence d’unité des lois et des politiques. L’ingénuité de la Communauté en matière de commerce international est basée sur des règles libérales dogmatiques incompatibles tant avec le modèle social européen, avec les valeurs de nos pays qu’avec le cynisme de la jungle mondiale. Les règles monétaires rigides se sont révélées perverses car elles ont masqué, grâce à la force de l’euro, les adaptations nécessaires. La bulle créée a fait oublier la nécessité d’établir une protection douanière ciblée aux limites de l’Europe, face au dumping social. Dans un premier temps, pour éviter l’asphyxie, la BCE doit dévaluer l’euro jusqu’environ 1.10 $. Une protection commerciale aux frontières, basée essentiellement sur des règles normatives en matière des droits de l’homme, de droits sociaux, de droit du travail, de protection écologique, de qualité et de sécurité doit être mise en place. Un programme de soutien aux projets d’investissements innovants et de réduction des dépenses énergétiques doit être lancé. En même temps, il faut proposer une coopération renforcée entre les pays qui veulent converger dans les domaines de la citoyenneté, du droit fiscal, du droit du travail, du droit des entreprises, du modèle social, de la finance et qui veulent imposer des règles de concurrence équitables. Cela conduirait probablement à deux monnaies européennes, qui pourraient rester liées dans le cadre d’un « serpent » monétaire comme dans les années 80. La BCE pourrait alors changer de statut et éventuellement se diviser en deux établissements coopérant ensemble. La coopération renforcée aurait pour perspective de déboucher sur une forme fédérale souple, munie d’un exécutif ayant un poids au niveau international.

Alexis Pougnant, 06 octobre 2014 à 22h40

Quelle belle idée que l’Europe. Nous avons laissé partir à vau-l’eau cet audacieux projet des démocrates-chrétiens de l’après-guerre. Quoi de plus socialiste que de mutualiser les productions de charbon de l’Allemagne et de la France pour empêcher tout conflit ? Etre socialiste en Europe aujourd’hui devrait consister en la promotion de l’unification de l’Europe sur tous les plans : politique, économique, social. N’ayons pas peur de l’autre, des autres Européens, qui nous sont si proches par l’histoire, la culture, etc. Et ce qui nous éloigne nous nourrit de diversité. Le socialisme de demain passera par la réaffirmation de la solidarité européenne. N’est-ce pas éminemment socialiste que de redistribuer les richesses à l’échelle européenne ? Et que ceux qui y voient une faiblesse qui ruinerait la nation française se détrompent. L’union politique de l’Europe, qui doit être notre seul but, fera de ce continent une Europe-puissance mondiale. Et chacun de ses habitants, quelle que soit sa nation d’origine, pourra être fier d’habiter l’endroit de la terre le plus agréable à vivre : notre continent est privilégié par sa situation géographique et climatique ; nos ancêtres ont su y construire la sécurité et la prospérité. A nous de cultiver sa richesse. L’Europe politique découle naturellement des réalisations antérieures : parlement élu au suffrage universel, marché commun, monnaie unique. Les élargissements trop rapides ont certes compliqué la tâche, mais celle-ci est pourtant simple, pourvu que l’on fasse taire peurs nationales, afin de les faire renaître dans un immense sentiment de fierté pan-européenne. La supranationalité passe par un abandon de souveraineté mais nous y gagnerons une souveraineté élargie à 500 millions d’habitants. Où est passé le vieux rêve internationaliste ? S’il y a un héritage du marxisme, cet idéal en est la pépite. Unifions les travailleurs du monde entier dans une même prospérité, en commençant par l’Europe. Un projet simple pour entraîner cette union politique consiste à aller au bout de la politique extérieure et de sécurité commune : construisons une armée européenne. La mutualisation des moyens donnerait à l’Europe une puissance presque égale à celle des Etats-Unis. Qu’avons-nous à faire d’un porte-avion régulièrement en panne quand nous pourrions en avoir trois pour défendre notre continent ? Pourquoi pleurons-nous sur les réductions d’effectifs de notre armée quand nous pourrions lever une armée de milliers de soldats européens ? La mutualisation des budgets et des achats ainsi que l’uniformisation des équipements relanceraient également une industrie de défense européenne rationalisée et mutuellement profitable.

Jacques Kermen, 06 octobre 2014 à 19h40

L'Europe exerce désormais une influence déterminante sur la mise en œuvre des politiques publiques dans chacun des pays de l'Union. En témoigne, le prochain avis que va porter la Commission européenne sur le projet de budget 2015 que notre Gouvernement a arrêté pour notre pays. Et, oui ! Le budget, acte fondateur s'il en est et colonne vertébrale de l'action publique de l'Etat, doit désormais passer entre les fourches caudines de la Commission. Cet exemple, montre à quel point, les pays de l'UE ont abandonné leur souveraineté au profit de décideurs institutionnels sans légitimité démocratique. Nous sommes allés trop loin dans l'abandon de notre souveraineté nationale. Dès lors, des questions essentielles se posent pour l'action politique. Nous nous apercevons que nos décideurs nationaux doivent de plus en plus se soumettre aux ukases de la superstructure européenne. Le pouvoir réel leur échappe de plus en plus. Cela les conduit trop souvent a une gesticulation médiatique sans issue. Les citoyens ressassent alors, de plus en plus, leur aigreur en constatant l'inanité des politiques menées au plan national. Cela risque de les inciter à faire des choix déraisonnables et fallacieux dans l'avenir. Cette impossibilité de mener des politiques nationales efficaces se conjugue avec la difficulté pour ne pas dire l'impossibilité pour un pays d'influer sur les politiques décidées au niveau de l'Union Européenne. Celle-ci compte aujourd'hui 27 pays avec des décisions devant être très souvent adoptées à l'unanimité et quelquefois à la majorité. D'où une culture du compromis, qui conduit en fait à l'immobilisme. Or, la France et de nombreux autres pays devraient pouvoir décider de politiques monétaires et économiques autres que les éternelles politiques dites de rigueur de l'Union. Il faudrait, notamment, investir massivement pour dynamiser l'économie. Il faudrait que les statuts de la BCE permettent à celle-ci de racheter les dettes publiques au lieu de laisser les Etats démunis face aux soi-disant investisseurs. Il faudrait que l'Europe et en particulier la France se réindustrialisent. Il faudrait une harmonisation fiscale, sociale et environnementale afin d'éviter qu'une concurrence déloyale s'instaure entre les pays de l'Union. Or, rien de tout ceci n'est possible actuellement du fait de l'abandon sans précaution de nos pouvoirs régaliens. Ceux-ci ont été laissés à une technocratie lointaine, fascinée par la dérégulation et les politiques du laisser-faire et de l'argent-roi.

François Vié, 06 octobre 2014 à 19h38

1 - Comme l’a dit Jacques Delors en 2009 « Si l’Europe de l’idéal a reculé, l’Europe de la nécessité est au coin de la rue … l’Europe qui représentait 15% de la population mondiale au début du XXe siècle et en représente aujourd’hui 6%, ne comptera plus que pour 3% en 2030. D’ici là, l’Europe va perdre 20 millions de personnes actives et aura 40 millions de personnes de plus de 65 ans en plus. L’Europe a le choix entre le déclin et la survie… l’Union fait la force ». Depuis 2009, la production des pays émergeants a dépassé celle des pays de l’OCDE, la chine devient la première puissance économique mondiale. Nos Etats ne sont plus à l’échelle des problèmes du monde. L’union des européens est une nécessité absolue si nous voulons défendre nos intérêts et nos valeurs dans une mondialisation galopante. 2- L’Union des européens nécessite un approfondissement politique de l’Union. • La France doit accepter une union politique de la zone euro, avec notamment la création d’un parlement de la zone euro qui rende légitime les décisions de l’Union européenne, notamment le contrôle des budgets nationaux et la coordination des politiques économiques. • La France doit accepter que l’Europe ne soit pas dirigée par les chefs d’Etats et de gouvernements, mais par des institutions européennes fortes : la Commission, le Conseil européen, le Parlement européen. En un mot, il faut accepter que l’Union fonctionne, pour les missions qui lui sont confiées, sur un mode non pas intergouvernemental, mais fédéral. 3 – Les socialistes français, avec les socio-démocrates européens doivent soutenir trois des priorités affichées de la Commission : • Equilibrer la nécessaire mise en ordre des finances publiques des Etats par une relance économique au niveau européen, notamment un plan d’investissement de 300 milliards d’euros sur 3 ans. Nous proposons que les militants socialistes signent massivement l’ICE « New deal for Europe » qui demande un programme extraordinaire d’investissements publics, de solidarité et pour un développement durable de l’UE. • Une Union économique et monétaire plus approfondie et équitable : il faut jeter les base d’un processus de convergence fiscale et sociale dans la zone euro, par exemple avec de nouveaux mécanismes de solidarité comme une assurance chômage européenne. • Les crises qui se multiplient au voisinage de l’Europe (Ukraine, Irak-Syrie, Sahel…) montrent l’urgence d’une initiative des grands pays européens pour relancer l’Europe de la défense. Devant les incertitudes sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union, l’initiative devrait venir des pays du « triangle de Weimar » (France-Allemagne-Pologne) élargi à l’Italie et à l’Espagne.

marie Jo Obaton, 06 octobre 2014 à 18h03

Pour que l'U.E soit plus démocratique il faudrait déjà que chaque Européen ait une connaissance suffisante du fonctionnement des institutions et des décisions votées et mises en oeuvre ! La communication est très mal relayée par les média français ... et par les élus européens qui ne mettent pas en valeur le rôle de l'U.E dans le quotidien de chacun. Quelle réflexion avons-nous, entre les élections, dans chaque fédé? Quelle conscience européenne peut émerger sans échange et rencontre entre Européens? Combien de commissions " Europe"dans les fédérations?

PATRICIA CARON, 06 octobre 2014 à 11h12

Je vous adresse la contribution de la section de Villers-Côtterets. Amitiés socialistes. P Caron - secrétaire de section - FEDE 02

Karim Haggouchi, 05 octobre 2014 à 22h08

Il existe bien des chemins pour parler d'Europe et de souveraineté. Sans doute un de ceux que l'actualité récente met en évidence est celui spectaculaire, terrible, monstrueux de la barbarie qui sévit aujourd'hui dans ce qui fut autrefois la Mésopotamie. Là, resurgit une barbarie noire, sans visage, inhumaine, et pourtant encore humaine, qui ne peut ne pas rappeler d'autres qui ont marqué l'histoire européenne, voici 70 ans, 100 ans, avant encore ... Jusqu'à la signature du Traité de l'Élysée en Janvier 1963, il y eut de longs échanges, des changements, des revirements: deux ans auparavant, le plan Fouchet prévoyait une centralisation – qui ne fut pas retenue - et non une simple coopération des institutions de l'ensemble des communautés européennes. 50 ans après ce Traité aucun des deux pays signataires ne peut dire qu'il perdu sa souveraineté, mais l'esprit n'est plus vraiment là, alors qu'un nouvel élan s'impose plus que jamais ! La gauche européenne, les forces sociales, démocrates doivent s'engager résolument dans une nouvelle dynamique qui mette les échanges au niveau de l'humain : écouter, apprendre, comprendre de l'autre ce qui marche pour lui, ce qui pourrait également marcher pour soi ; sortir des discours traditionnels, devenus à force d'être trop répétés presque vides de sens, pour aborder enfin des questions qui touchent vraiment chacune et chacun d'entre nous : - logement : pourquoi la pénurie que connait la France depuis des décennies est-elle passée à ce point sous silence ? comment font d'autres pays pour ne pas consacrer une part si exorbitante des revenus à un besoin aussi essentiel ? - urbanisme, transports : comment rendre les villes françaises de petite ou moyenne taille autonomes en termes d'emploi ? - natalité : pourquoi l'Allemagne et d'autres en Europe ont-ils décidé de ne pas suivre la politique assez étonnante et presque jamais nommée clairement, menée par la France depuis un quart de siècle ? - énergie et écologie : pourquoi ne pas s'engager résolument et sans attendre à l'échelle du continent ? Il ne s'agit plus de se demander quel pays peut tirer avantage de l'Europe ou lequel perdra sa souveraineté, mais de réaliser que si durant le dernier siècle, par deux fois, l'Europe a voyagé au bout de la nuit, elle a su et pu vaincre la barbarie grâce à la confiance et l'énergie incroyable de quelques hommes et femmes qui peut-être se croyaient au départ différents, mais sûrement apprirent à s'écouter. L'influence sur la scène internationale ne doit pas être le but premier, mais la conséquence – sans doute heureuse - d'une volonté claire et forte de s'ouvrir à ses voisins.

Bernard Cornevin, 05 octobre 2014 à 19h01

Pour une communication citoyenne entre Européens plus équitable et efficace. Observons la réalité. Malgré en moyenne 1500 heures d’enseignement par Européen, le « tout anglais » de fait, imposé davantage chaque année, fonctionne mal. Selon les données Eurobaromètre de 2012, « 7% de ceux qui savent l’anglais comme langue étrangère le savent « très bien », et 17% le savent « bien ». Mais 12% n’ont que des bases d’anglais et 64% d’entre eux ne le savent pas du tout. » On peut parler d’une fracture sociale puisque les trois quart très mal à l’aise avec l’anglais sont les classes populaires et une grande partie des classes moyennes. Elles connaissent aussi une précarisation accrue de l’emploi. Que faire ? Maintenons dans l’U.E. la place des 24 langues officielles, le plurilinguisme dans l’enseignement ainsi qu’au moins les trois premières langues, pour les documents préparatoires, le site Internet de la Commission Européenne et pour la B.C.E. Au-delà peut-on améliorer la communication entre Européens? Rapidement accessible à tous, précis, nuancé, adaptable aux évolutions des techniques et des pensées, l’espéranto est un outil d’échange particulièrement efficace entre toutes les cultures. Neutre, l’espéranto répond aux idéaux démocratiques de dignité et d’équité, fondés sur la Déclaration des Droits de l’Homme. Pour ses valeurs humanistes il est reconnu par l’Unesco qui « note les résultats obtenus au moyen de l’espéranto dans les échanges intellectuels internationaux et pour le rapprochement des peuples. » Le grand écrivain russe Léon Tolstoï disait : « L’effort est si petit, et les résultats possibles si considérables pour l’humanité, que nul ne devrait refuser l’essai ». http://vortareto.free.fr/argumentaire/citations.htm Les racines des mots sont les plus internationales possibles, surtout européennes. L’espéranto a une culture propre. http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/culture.htm C’est un tremplin pour les autres langues. http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/joyaueducatif.htm Pour toutes ces raisons ajoutons l’espéranto à la liste des langues admises en tant qu’option facultative au baccalauréat. http://esperanto-au-bac.fr/ Cette promesse de F. Mitterrand, était dans la droite ligne des souhaits formulés par Léon Blum et Jean Jaurès. A l’heure d’Internet elle ne coûte quasiment rien et contribuera à soutenir le plurilinguisme, la francophonie, l’exportation et l’emploi. . La France peut contribuer ainsi à une Europe et à un monde plus solidaire et durable. Pour approfondir : Esperanto: http://fr.wikipedia.org/wiki/Esperanto Apprentissage gratuit sur Internet: http://fr.lernu.net/

Yoann Matot, 05 octobre 2014 à 18h39

Le Parti Socialiste revendique une contribution historique à la construction de l’Union Européenne. Il affirme l’existence d’un socle de valeur commun, d’un modèle de société et d’une communauté de destin entre les peuples européens. Face aux désordres du monde, les socialistes voient le projet européen comme la construction d’un espace de paix, de sécurité, de liberté, d’égalité des droits et de développement durable. Ils lui assignent aussi une mission de promotion de la paix, du progrès, de la culture et du respect de l’environnement et des droits de l’homme à travers le monde. En conséquence, les socialistes approuvent les transferts de souverainetés et de compétences librement consentis par le peuple français souverain. Le Parti Socialiste participe à la vie démocratique de l’Union Européenne, notamment avec le Parti Socialiste Européen. Il porte l’ambition d’une convergence des politiques européennes mais donne priorité au principe de subsidiarité dans l’allocation des responsabilités de l’action publique. Il soutien l’organisation de mécanismes de solidarités entre les peuples européens, en particulier d’aide au développement des régions en difficultés. Les socialistes poursuivent un objectif de renforcement continu du fonctionnement démocratique de l’Union Européenne.

JEAN-MARIE ABBES, 05 octobre 2014 à 16h40

L’influence de l’Union Européenne sur la scène internationale Pour que l’Union Européenne en tant que telle ait un poids plus significatif dans les relations internationales il faudrait que les principaux États Membres – la France et l’Angleterre en premier ressort – jouent beaucoup plus sincèrement le jeu d’une stratégie internationale commune. Notre incessante revendication de souveraineté nationale risque fort de mettre peu à peu la France dans une situation de rejet de la part de nos partenaires européens. C’est cette même vanité de souveraineté qui force à déformer ou passer sous silence, en France, le rôle positif de l’UE dans bien des domaines, et entre autres dans la coopération avec les pays du sud, leurs gouvernements et leurs organisations régionales. Dans ce domaine, les montants importants engagés par l’UE et la qualité de ses programmes lui permettent de jouir en général dans ces pays d’un grand prestige et de susciter des aspirations d’échanges plus approfondis. Un des objectifs prioritaires de l’UE sur ce plan est de contribuer à un développement économique et social générateur d’emplois et de meilleures conditions de vie des populations dans leur propre pays. Nous avons trop peu conscience en France que les femmes et les hommes des pays du sud – de l’Afrique en particulier – aspirent autant que nous à avoir les conditions de « vivre et travailler au pays » plutôt que de tout quitter en migrant vers le Nord. Contribuer efficacement à la création de ces conditions est donc un des meilleurs moyens d’endiguer le flot actuel de migrations vers l’Europe. Face à ces enjeux cruciaux, le PS devrait être un canal de sensibilisation de l’opinion publique à ce rôle essentiel de l’UE qui doit avoir une capacité économique et politique de plus en plus forte pour participer au développement des pays du sud et de leurs organisations régionales.

Wouter van Ginneken, 05 octobre 2014 à 14h24

POUR UNE EUROPE DEMOCRATIQUE Nous devons trouver le juste équilibre entre ce que décide « Bruxelles » et les responsabilités des Etats membres, entre notre identité nationale et européenne, et entre les inégalités Nord-Sud et Est-Ouest. Pour relever ces défis, le déficit démocratique de l'Union européenne constitue un obstacle majeur. Ce déficit est dû en partie à une certaine méconnaissance de la part de l'électorat européen de l'impact réel des mesures prises par les institutions européennes et mondiales sur leur vie quotidienne. En fait, une grande partie des lois adoptées par les parlements nationaux confirment des lois déjà adoptées par le parlement européen. L'électorat européen ne se sent pas impliqué dans les décisions qui le concernent. Le problème-clé est l’opacité du processus des prises de décisions dans l’UE, c’est-à-dire entre le conseil européen (chefs d’Etat) ; le conseil de l’UE (groupes de travail de 28 haut fonctionnaires nationaux), qui prépare la plupart des textes législatifs ; la commission (avec ses 28 commissaires) ; et le parlement européen. Les parlements nationaux devraient avoir un impact plus important sur le processus de décision dans le conseil européen et le conseil de l’UE. Le déficit est aussi aggravé par la forte influence des entreprises du secteur privé sur l’élaboration des politiques tant nationale, européenne que mondiale. Il est nécessaire de mieux réglementer leur fonctionnement et leurs relations avec le conseil de l’UE, la commission et le parlement européen. Un minimum serait que chaque instance de lobbying publie le nom de ses clients, comme il est prescrit à Washington. On a aussi grandement besoin de canaux d’expression de la part des organisations européennes de la société civile pour faire connaître les besoins ressentis par la population et proposer des actions concrètes à l’échelle européenne. Plusieurs initiatives citoyennes européennes ont été initiées depuis 2011, et qui pourront conduire à l’adoption de nouvelles lois par le Parlement européen. Un défi à plus long terme consiste en ce que les partis politiques nationaux acceptent l’établissement de partis européens (comme le PSE), auxquels les citoyens européens puissent s’affilier directement, sans passer nécessairement par le canal d’un parti politique national. Dans le fonctionnement du PSE il y a lieu, dès maintenant, de renforcer le réseau des sections locales de militants de base. Finalement, il y a un rôle important pour les médias et nos représentants politiques pour combler le déficit d’information sur le fonctionnement et les enjeux des décisions prises par les différentes instances de l’Union européenne.

Alfred WANNER, 03 octobre 2014 à 16h56

Le PS devra faire son aggiornamento sur l'Europe. Sa position est toujours ambiguë : pour ou contre une intégration plus affirmée ? Cette intégration est aujourd'hui indispensable, surtout au niveau de l'Eurogroupe ! Les forces de la Gauche Démocratique en Europe ne demandent qu'à être réveillées et poussées en avant par le ps français. Les peuples aspirent toujours à plus de justice sociale et donc de bien-être. Les lois sociales devront être immédiatement aux mêmes niveaux dans tous les, pays de la zone Euro. Ce n'est que par une intégration claire et sincère qu'on arrivera à ce but. Avant tout, il faut une union de tous les partis sociaux-démocrates et ps des onze pays de l'Euroland. Nous devrions être le fer de lance, en affirmant bien entendu des options de gauche dans la liberté et le progrès. Les nostalgiques de l'extrême gauche (anciens communistes) n'ont plus leur place dans cette UE. Ils foint le jeu des partis réactionnaires de l'extrême droite.

Anonyme, 02 octobre 2014 à 23h08

Il est grand temps de remonter la gestion de l'impôt sur les sociétés au niveau européen. Tant que cet impôt restera géré au niveau national les multinationales payeront des armées de juristes pour profiter des différences entre les législations nationales et ainsi échapper à l'impôt.

Creusement des inégalités, explosion des dettes, chômage de masse : l’Europe traverse une crise profonde depuis plusieurs décennies. Or au cœur de ce système en crise se trouve la monnaie, l’euro. Le système de création monétaire actuel, générant de la monnaie-dette, a 5 inconvénients majeurs : • La monnaie étant essentiellement de la monnaie scripturale créée lors d’un emprunt soumis à intérêt, il n’y a pas d’autre choix pour rembourser le capital plus les intérêts que de créer de plus monnaie. • Sa création nécessite de s’acquitter des intérêts ce qui rend difficile les investissements rentables sur des temps longs. • Son émission dépend de la conjoncture économique et a un effet amplificateur et non régulateur des cycles. • La contrepartie de la monnaie nouvelle étant des crédits, notre système de création monétaire n’est capable de garantir une augmentation continue de la masse monétaire qu’en contrepartie d’une augmentation correspondante de la dette totale (privée et publique). • Le système de répartition de la monnaie créée ne garantit pas aux agents économiques le maintien de leur pouvoir d’achat puisqu’elle est allouée à ceux qui peuvent emprunter seulement et agit dans le sens d’une concentration des richesses qui agit négativement sur la demande. A contrario, la banque centrale pourrait créer de la monnaie libre de dette, qualifiée monnaie permanente puisqu’elle n’est pas détruite au moment du remboursement des emprunts. Libre de dette, sa création n’est donc pas soumise à intérêt : la monnaie permanente est donc gratuite. Par ailleurs, elle peut être émise pour relancer l’activité, lorsque l’économie est en récession, dans la limite d’une inflation contenue. Mesures de sortie de crise Il existe un moyen simple face à la dette publique faramineuse, à condition que le pouvoir politique en donne l’ordre à la BCE : il s’agit du rachat des dettes publiques par émission de monnaie permanente. Cette mesure est défendue par plusieurs économistes : Gaël Giraud, Patrick Artus, etc. Le recours à de la monnaie permanente permettrait de relancer l’activité en finançant à grande échelle : l’économie verte, le logement, les nouvelles technologies, les services à la personne, et de façon plus générale les services publics à hauteur de ce qu’en attendent les citoyens, etc… dans le respect d’une inflation limitée à quelques pourcents. Un Plan collectif d’assurance sociale pour l’Europe pourrait également être mis en œuvre. Il s’agirait d’instaurer à l’échelle européenne un niveau de prestations sociales élevé permettant à chacun de vivre décemment : SMIC Européen, retraites d’un montant suffisant, revenu minimum d’existence, etc.

Creusement des inégalités, explosion des dettes, chômage de masse : l’Europe traverse une crise profonde depuis plusieurs décennies. Or au cœur de ce système en crise se trouve la monnaie, l’euro. Le système de création monétaire actuel, générant de la monnaie-dette, a 5 inconvénients majeurs : • La monnaie étant essentiellement de la monnaie scripturale créée lors d’un emprunt soumis à intérêt, il n’y a pas d’autre choix pour rembourser le capital plus les intérêts que de créer de plus monnaie. • Sa création nécessite de s’acquitter des intérêts ce qui rend difficile les investissements rentables sur des temps longs. • Son émission dépend de la conjoncture économique et a un effet amplificateur et non régulateur des cycles. • La contrepartie de la monnaie nouvelle étant des crédits, notre système de création monétaire n’est capable de garantir une augmentation continue de la masse monétaire qu’en contrepartie d’une augmentation correspondante de la dette totale (privée et publique). • Le système de répartition de la monnaie créée ne garantit pas aux agents économiques le maintien de leur pouvoir d’achat puisqu’elle est allouée à ceux qui peuvent emprunter seulement et agit dans le sens d’une concentration des richesses qui agit négativement sur la demande. A contrario, la banque centrale pourrait créer de la monnaie libre de dette, qualifiée monnaie permanente puisqu’elle n’est pas détruite au moment du remboursement des emprunts. Libre de dette, sa création n’est donc pas soumise à intérêt : la monnaie permanente est donc gratuite. Par ailleurs, elle peut être émise pour relancer l’activité, lorsque l’économie est en récession, dans la limite d’une inflation contenue. Il existe un moyen simple face à la dette publique faramineuse, à condition que le pouvoir politique en donne l’ordre à la BCE : il s’agit du rachat des dettes publiques par émission de monnaie permanente. Cette mesure est défendue par plusieurs économistes : Gaël Giraud, Patrick Artus, etc. Le recours à de la monnaie permanente permettrait de relancer l’activité en finançant à grande échelle : l’économie verte, le logement, les nouvelles technologies, les services à la personne, et de façon plus générale les services publics à hauteur de ce qu’en attendent les citoyens, etc… dans le respect d’une inflation limitée à quelques pourcents. Un Plan collectif d’assurance sociale pour l’Europe pourrait également être mis en œuvre. Il s’agirait d’instaurer à l’échelle européenne un niveau de prestations sociales élevé permettant à chacun de vivre décemment : SMIC Européen, retraites d’un montant suffisant, revenu minimum d’existence, etc.

Anonyme, 02 octobre 2014 à 22h45

Pour une Europe de défense. La France a toujours tenté de conserver son rang de puissance militaire mais aujourd’hui l’objectif n’est plus de penser la sécurité internationale d’un point de vue franco-français. Elle doit développer la coopération sécuritaire au niveau européen. Coopération qui reste embryonnaire, et qui n’existe essentiellement que dans le cadre Otanien. Ainsi pensant répondre à un besoin de défense purement national, ce besoin reste assujetti à la volonté des Etats-Unis. L’incapacité de la France à essayer d’intervenir en Ukraine, en Syrie, et sa faiblesse diplomatique (relative) dans le conflit israélo-palestinien, en clair, l’incapacité de décider seule des bons choix à faire ne vient pas de la puissance militaire française en elle-même, ou de son manque de préparation pour réagir sur de tels conflits. Mais bien dans l’attente des décisions que vont prendre les Etats-Unis à l’exception de ses interventions africaines. Certes la situation peut perdurer encore longtemps tant que la situation internationale n’affecte pas plus que ça notre politique de défense, mais ce serait oublier bien vite le passé. En effet, il semble que tout le monde oublie qu’il n’y a pas si longtemps certains Etats aujourd’hui membres de l’Union Européenne appartenaient au bloc soviétique, et étaient considérés comme le pré-carré de l’URSS. Je pense aux Etats Baltes, à la Pologne. Que ferons-nous le jour où Moscou décidera d’envahir, de récupérer ou de renverser le pouvoir dans ces pays. Attendrons-nous une réponse transatlantique ? Ou ne serait-il pas temps de vraiment mettre en place la Communauté européenne de défense tant souhaitée au début des années 50 ? Si aujourd’hui le défi semble insurmontable, il faudra pourtant le relever car toute action qui pourrait être commise contre un membre de l’Union Européenne ne pourra souffrir d’aucun retard en terme de réaction. Même si l’Otan pourrait intervenir. Rien à l’heure actuelle ne permet vraiment de prédire quelle sera la politique menée par les Russes, qui sait quelles autres options envisagent-ils ? Guerre en Géorgie en 2008, en Ukraine en 2014, appropriation de la Crimée, et la suite ? En clair, l’Union Européenne doit apprendre à se défendre seule. Et l’Union Européenne doit apprendre à défendre ses frontières et les pays qui sont à ses frontières, et surtout ceux plus ou moins candidats à l’Union européenne. L’Europe politique n’existera véritablement que lorsque l’Europe de défense existera. Autrement, l’Union européenne ne pourrait être éternellement qu’une entité économique… Et sans la France l‘union ne peut avoir une défense commune. Marielle Bernard N’diaye section de Thonon

Anonyme, 02 octobre 2014 à 9h58

Il faut avancer vers une démocratie européenne de type fédérale sans quoi l'Europe sera condamnée à l'impopularité et à l'immobilisme. C'est-à-dire que seule une Europe qui puise sa légitimité directement dans la volonté des individus (et non plus dans celle des États) peut agir conformément à la volonté et à la liberté de ses citoyens. La désaffection partielle pour le projet européen vient de l'absence de sentiment d'appartenance, cette absence étant causée par une gouvernance diplomatique archaïque aux antipodes de l'idéal démocratique. L'Europe doit développer une vision idéaliste des relations internationales en s'émancipant du paradigme westphalien. C'est -à-dire qu'elle doit oeuvrer pour inculquer une culture démocratique et pacifique au niveau des instances internationales. Sa politique de voisinage doit consister à éliminer progressivement les barrières pour intensifier le dialogue économique, social, culturel avec ses voisins.

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h48

Investir l’avenir au lieu de se contenter de réparer les dégâts du passé Le parlement doit proposer règlements, directives Avoir le pouvoir législatif, doit voter un budget ‘’complet’’ Doit avoir la compétence sur tout Le parlement doit être fort, la commission dans son état actuel et toutes ses compétences doit disparaitre C’est au parlement que les pays membres ‘’devraient rendre des ‘’comptes’’ et non à la commission. C’est le parlement qui doit avoir le contrôle Stratégie d’investissement social Mettre un coup d’arrêt à l’europe-marché favorisant le dumping social Mettre en place un parlement européen renforçant la légitimité démocratique de la monnaie unique Renforcer le pouvoir du parlement face à la commission européenne Engager une harmonisation fiscale et sociale Annihiler la compétition entre les pays Mutualiser/annuler les dettes accumulées durant la crise Arrêter l’austérité budgétaire Relancer la demande interieure La BCE ne doit pas être ‘’indépendante’’, mais suivre accompagner, la politique du parlement car la banque doit rester au niveau d’un ‘’outil’’ et donc maitrisée par le parlement Impensable que la politique monétaire échappe au contrôle des citoyens et leurs élus au parlement, et ne serve que la Finance Les fonds publics sont ‘’donnés’’  soit aux banques ou aux entreprises; il n’y a pas de contrepartie Séparation banque d’affaires (investissements) et banque du citoyen (dépôts) Mobiliser l’épargne réglementée pour financer les investissements collectifs Halte à la Finance toxique Renforcer l’initiative citoyenne européenne Instaurer des critères de convergence en matière d’emploi, d’éducation et de santé A noter qu’à ce jour n’est exigé que la convergence sur les déficits et l’endettement… donc inverser la tendance développer une Europe humaine et non une Europe financière (tenir compte de l’Homme et non de la Finance) La cour de justice européenne comme la BCE échappe au contrôle des citoyens Eviter les ‘’connivences’’ entre socialistes et conservateurs libéraux Eviter une ‘’ cogestion’’ Rester sur une Politique Socialiste Engager une démarche européenne pour revoir les traités Animer l’‘’internationale socialiste’’ Partenariat euromed : Coopération

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h34

La souveraineté doit être celle du Peuple. Il ne peut en être autrement. Elle doit être l’Europe des Peuples émancipés, libérés de la finance. Lors de son discours du Bourget en 2012, notre candidat d’alors, François Hollande, a dénoncé la finance : « Mon ennemi, c’est la finance » a-t-il scandé. Le PS doit donc aller dans son sens. Il doit proposer et soutenir une telle orientation politique. Au niveau européen, cela se traduit par une réelle réorientation. L’Union Européenne ne doit plus n’être que celle de la monnaie au seul profit de la finance. Si l’économie est primordiale puisqu’elle est la base de l’UE (CECA puis CEE, l’économie en est le fondement), elle doit être une économie productive et non pas spéculative. Pour ce faire, l’UE doit une Europe politique et sociale. Politique, c’est à dire être davantage intégrée, s’engager progressivement vers une fédération, avec des institutions qui appartiennent à ses habitants. Ses représentants doivent tous être élus avec un Parlement européen souverain. Les décisions prises au nom de l’UE ne doivent pas émaner d’une commission européenne non élue, par des commissaires nommés, protégés de tout renversement possible, qui ne sont pas responsables devant le suffrage universel et ne craignent aucune sanction électorale. De la même manière, la Banque Centrale Européenne doit devoir rendre des comptes au pouvoir politique. Son actuelle indépendance est inique. Elle ne doit être que le bras armé du pouvoir politique. Les autres démocraties du monde utilisent leur banque centrale pour impacter leur économie par leurs choix, par leurs orientations. La BCE doit être un outil de l’UE et non pas une contrainte. Sociale, c'est-à-dire être davantage équitable en matière de droits sociaux sur l’ensemble de son territoire. Il en va ainsi également de sa politique fiscale et de prélèvements sociaux : notamment TVA et cotisations sociales doivent tendre à s’harmoniser à terme. Le coût du travail doit être identique dans toute l’UE par un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance commun et des charges communes aux pays qui la composent. Si la finance s’est unifiée par le biais d’une monnaie unique l’€uro, le code du travail et les droits (durée hebdomadaire du travail, congés payés, âge de la retraite, …) qui en découlent doivent à leur tour être uniques, par un nivellement à la hausse des acquis existants, de sorte à ce qu’il n’y ait pas de rivalité ni de concurrence entre les Etats membres. La France, en matière de santé et de retraite, en donne un bon exemple. Les pays scandinaves sont également exemplaires en ce domaine. Ils doivent servir de moteur et de référence.

Jacques Abrand, 02 octobre 2014 à 0h32

Nous Français avons eu le grand mérite d'être les initiateurs de l'Europe, grâce à J. Monnet et R. Schumann, puis de l'euro, grâce à F. Mitterrand qui l'a négocié avec H. Kohl en contrepartie de la réunification allemande. Mais nous avons eu le grave tort de nous affranchir des efforts de compétitivité et de rigueur budgétaire impliqués par l'euro (qui ne permet plus les facilités de la dévaluation et de l'inflation) et aussi par la montée de la concurrence asiatique. La passivité de J. Chirac ("roi fainéant") suivie de l'agitation bling- bling stérile de N. Sarkozy ("bouclier fiscal" et "Etat en faillite") ont laissé notre pays s'affaiblir puis s'enliser dans la crise de 2008. Véritable cigale, nous cumulons déficit commercial extérieur (même avec l' Europe) et déficits publics internes, avec le plus fort taux de dépenses publiques en Europe ((57% de notre PIB). Nous aimerions être dépannés par l'Europe ("réorientée"). Mais l'Allemagne, super-fourmi qui a fait d'énormes efforts pour renflouer l'ex RDA puis pour affûter sa compétitivité mondiale, nous demande- -comme aux autres cigales du "Club med"- de faire enfin l'effort d'amaigrissement et de musculation indispensable. Pourtant il serait dans l'intérêt général d'éviter que la compression simultanée des dépenses publiques et du pouvoir d'achat en Europe nous entraîne tous dans une spirale déflationniste. Et donc de faire financer par l'Allemagne ou l'Europe une relance salvatrice. Mais dans l'Europe à prédominance intergouvernementale actuelle, c'est la puissante et vertueuse Allemagne qui règne au Conseil européen. Dans une Europe plus fédérale, avec un budget accru, l'intérêt général entrainerait plus de solidarité entre fourmis et cigales unies. Mais dans le passé nous avons toujours négligé les appels du pied allemands pour aller vers une Europe plus politique, plus fédérale. Cela au nom de notre souveraineté, dont nous avons décidément fait un mauvais usage...et qui s'use quand on s'en sert mal.

Isabelle G, 02 octobre 2014 à 0h03

La Commission Européenne ne se définit pas en termes de valeurs : elle se définit par rapport à des intérêts communs. Dans ce cas, où est le rêve européen ? Quel est-il ? Je ne pense pas que ce sont les représentants des institutions nationales à eux seuls qui puissent définir les valeurs culturelles européennes à la base de ce rêve. Ils y participent en rappelant leur histoire commune comme l’ont fait François Hollande avec le président allemand et Joachim Gauck récemment. C’est avant tout le rôle des citoyens européens eux-mêmes, de leurs partis politiques, de leurs associations politiques et culturelles, qui doivent se réunir face aux nouveaux défis mondiaux afin de définir les dénominateurs communs profonds et culturels de l’Europe et d’accélérer ainsi le chantier d’un véritable projet européen qui sied à ses peuples, dans lequel ils se retrouveront culturellement et les engageront davantage. Dans cette logique, l’institution européenne devrait faire miroir à ce mouvement dans son organisation. A priori, je vois donc le « fédéralisme culturel européen » non pas en contrariété avec l’Europe des nations mais en tant que complément nécessaire et équilibrant à la construction européenne.

Anonyme, 01 octobre 2014 à 19h30

Avant d'avancer vers plus d’Europe en acceptant d'autres états il vaudrait mieux travailler à améliorer ce qu'est l'Europe actuelle. Équilibrer et harmoniser nos politiques sociales et économiques afin de ne plus se concurrencer au niveau du coût du travail en particulier! Ne pas accepter le Traité Transatlanique

xavier bloch, 01 octobre 2014 à 10h10

une équipe européenne systématiquement dans tous les tournois en Europe (construites à partir des états éliminés pendant les éliminatoires, avec le drapeau européen sur le dos, et l'hymne européen. Enfin l'hymne européen joué en début et fin de tournoi.

xavier bloch, 01 octobre 2014 à 10h09

'avenir de la France est en Europe : des symboles autour desquels ont se rassemble : un organisme européen de notation des entreprises et des etats

Jacques MARQUET, 30 septembre 2014 à 18h05

La page de l'euro étant tournée depuis quelques années, chacun convient qu'il faut rapidement progresser car la mondialisation frappe à nos portes avec insistance, aucun état membre n'étant en mesure de la contrarier sans l'union et sans un fédéralisme minimal à créer. Parmi les chantiers dont l'importance et l'urgence sont indiscutables, je pense qu'au delà des débats électoraux et de court terme, il faut : 1- que la zone euro s'astreigne à mieux maîtriser les dettes publiques en adoptant un cadre budgétaire, certes contraint, mais surtout solidaire et réaliste, 2- que la BCE consente des prêts directement aux états et non par l'intermédiaire des banques et des marchés, 3- que cette même BCE poursuive aussi ses efforts de régulation et de séparation des activités de banques de dépôt de celles des banques d'affaires, 4- qu'une Europe large instaure une taxe sur les transactions financières, 5- que les investissements d'avenir soient privilégiés voire sanctuarisés de toute politique d'austérité : recherche et innovation dans l'énergie, transport, numérique, néoagroalimentaire..... 6- que l'UE lance des grands chantiers d'investissement ( infrastructures notamment ), 7- que les questions transnationales dans les domaines de l'environnement, de l'immigration et de la sécurité extérieure soient prises en charge par l'UE, 8- que la PAC fasse enfin l'objet d'une révision de fond avec un objectif de qualité de production, de développement humain et durable et non plus du seul libre échange incontrôlé 9- que les règles du libre échange soient réciproques avec notamment le respect des critères de qualité, de droit social et de l'environnement, 10- qu'au plan social, la convergence européenne harmonise l'essentiel du droit du travail ( salaire minimum, fiscalité sociale, durée du travail...) et révise la directive du détachement des salariés,

Kultywer, 29 septembre 2014 à 22h14

La France ne peux plus, et n'a plus les moyens, de peser seule dans le concert des nations, et dans la mondialisation. A ces effets, l'Union européenne prend tout son sens. Cela suppose que le principe de subsidiarité préside réellement aux politiques européennes, et que ce principe se décline notamment pour trois enjeux majeurs : la mutualisation de la politique défense et des moyens militaires, la mutualisation des politiques de sécurité, le financement massif des investissements structurants. Ce transfert de souveraineté doit s'accompagner d'une réforme du système de gouvernance européen, passant notamment par une mise en responsabilité de l'exécutif européen devant les peuples.

WEBER Henri, 29 septembre 2014 à 17h37

Réorienter l’Europe Pour réorienter l’Union européenne, les socialistes doivent relever aujourd’hui quatre défis : 1. Éviter la déflation, au seuil de laquelle nous ont conduit cinq années d’austérité généralisée imposées par la droite européenne. Promouvoir au contraire la stratégie différenciée de sortie de crise qu’ils proposent depuis 2010 : Les États excédentaires d’Europe du Nord – et en premier l’Allemagne – doivent relancer leur consommation et leurs investissements pour servir de locomotive à l’Europe. Les États surendettés – dont la France ! -, doivent s’engager sur une trajectoire de retour à l’équilibre de leurs comptes publics, mais en prenant le temps nécessaire pour ne pas sombrer dans la récession ou compromettre les chances d’une reprise. Aujourd’hui, le président de la BCE, Mario Draghi, ne dit pas autre chose, et joint ses actes à ses paroles. 2. Promouvoir une nouvelle croissance : réindustrialiser notre continent en surfant sur la nouvelle vague de la révolution numérique, celle de l’Internet des objets, du 3D, de la fusion du numérique et des industries traditionnelles (voyez l’automobile !), de la transition écologique. Là encore, nos contre-propositions ont marqué des points : Jean-Claude Juncker s’est engagé à investir 300 milliards d’euros en 3 ans dans les réseaux trans-européens (énergétiques, numériques et des transports), ainsi que dans la Recherche et la formation. 3. Démocratiser les institutions européennes, renforcer leur légitimité, mais aussi leur efficacité. Le Parlement européen a accru ses pouvoirs en imposant aux chefs d’État son droit d’élire à la présidence de la Commission le candidat de la famille politique arrivée en tête de l’élection européenne. Désigné à la fois par les électeurs et les députés européens, celui-ci dispose désormais d’une autorité supérieure à celle de ses prédécesseurs. Jean-Claude Juncker en a immédiatement profité pour réorganiser la Commission, en désignant sept vice-présidents, mandatés pour superviser chacun un secteur d’activité. Reste à donner une organisation et un budget spécifiques à la zone euro, impliquer davantage les parlements nationaux dans les politiques européennes, passer à la décision à la (double) majorité au sein du Conseil, promouvoir le Traité social exigé par les syndicats. 4. Doter l’Union européenne d’une politique de sécurité et de défense communes face à la montée du terrorisme djihadiste et du nouvel impérialisme grand-russe. Les pays européens ne peuvent plus se comporter comme une amicale de nations marchandes sous-traitant leur sécurité aux États-Unis.

JOSE MUNOZ, 29 septembre 2014 à 16h06

A la question quel partenariat euro-méditerranéen ? Il est nécessaire de réorganiser le rôle dynamique d'une coopération renforcée et nouvelle avec tout le bassin méditerranéen. Malgré les difficultés géopolitiques et culturelles, je pense que l'avenir proche de l'Europe passera par l'intégration dans un "deuxième cercle de l'U.E." des pays sud et sud-est du pourtour méditerranéen. Le premier rapprochement dit du 5+5 est une des premières voies. Il faut continuer et peut -être commencer par la "culture" comme l'aurait - pour l'Europe - peut-être souhaité J.Monnet. C'est dans les contextes les plus difficiles que peut émerger cette grande et belle idée de revitalisation du "Bassin Méditerranéen". En 1995 le processus de Barcelone s'initia. Allons sans peur vers un Traité d'Union Méditerranéen à l'instar de celui qui créa la Communauté Européenne. JM

marie odile collin, 29 septembre 2014 à 9h14

IL FAUT ARRIVER A SUPPRIMER LES PARADIS FISCAUX SOIT LUXEMBOURG PAYS BAS IRLANDE AUTRICHE ETC EN EUROPE ARRIVER A UNE HARMONIE FISCAL et SOCIAL POUR LE DROIT DU TRAVAIL UN SALAIRE MINIMUN LA FIN DU STATUT DE DETACHE LA FIN DES DELOCALISATIONS POUR L'INDUSTRIE CELA A COMMENCE DANS LES ANNEES 1970 S'EST DEVELOPPE APRES LA CHUTE DU MUR DE BERLIN en ALLEMAGNE ITALIE FRANCE ETC JE SUIS CONTRE LE FUTUR TRAITE TRANSATLANTIQUE QUI SERA EN DEFAVEUR DE L'Europe et de la France les gagnants seront les MULTINATIONALES les perdant L'AGRICULTURE LES CONSOMMATEURS LES ETATS qui ne maitriserons plus rien exemple traité avec le CANADA les ETATS UNIS n'ont pas les mêmes normes environnementales A REVOIR LE FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS EUROPEENNES ET RENFORCER LE ROLE DU PARLEMENT ce ne doit pas être que les chefs d'ETATS ou la COMMISSION QUI DECIDENT NI LES COMMISSAIRES EUROPEENS NI LES HAUTS FONCTIONNAIRES il faut UNE EUROPE SOLIDAIRE DEMOCRATIQUE il faut aussi mettre fin aux lobbyistes qui gravitent autour des élus et mettre aux pas la FINANCES LES ENTREPRISES qui ne défendent que leurs intérêts mais pas celui de L'EUROPE ET DU PEUPLE

Nicolas Fuertes, 28 septembre 2014 à 17h12

La construction européenne a permis la paix durable et le rapprochement de nos différents peuples autour de nouvelles coopérations et par des échanges facilités. Seulement l’Union Européenne à 28 est devenue trop complexe à gouverner avec un idéal européen en panne, une logique néolibérale trop développée en raison d’un déséquilibre structurel dans les rapports de force entre droite et gauche. Les citoyens se sentent alors peu écoutés ou désemparés avec des institutions peu démocratiques et un parlement européen où l’alternance politique reste impossible, la droite étant toujours la 1ère force politique dans l’UE. Le socialisme européen doit pourtant promouvoir une UE plus démocratique au service du bien vivre ensemble de ses peuples, en la réorientant au service de l’emploi, de la jeunesse et de la croissance durable. Cette Europe doit renforcer ses politiques d’aides à l’égard des territoires marginalisés par la mondialisation. Elle doit aussi faciliter les nouveaux projets de coopérations industrielles, culturelles… Elle se doit d’être solidaire avec les Etats frontaliers et renforcer ses liens de coopération avec les Etats voisins pour mieux réguler l’immigration, mieux combattre le terrorisme et éviter les drames que la Méditerranée connaît. Enfin elle doit disposer des mêmes « armes » que ses concurrents américains et asiatiques pour garantir de justes échanges tout en combattant en son sein le dumping social et fiscal qui dresse les Etats membres et les citoyens, les uns contre les autres. Pour y parvenir, les socialistes français doivent impérativement convaincre leurs partenaires de renouveler le projet européen. Il faudra un projet plus démocratique, plus social, plus équitable, capable d’associer pleinement ses citoyens. A ces conditions, il sera bénéfique de procéder à de nouveaux transferts de compétences au profit de l’UE. Sinon, il faudra se résoudre à réduire les compétences d’une UE qui resterait néolibérale, trop éloignée des préoccupations de ses citoyens, trop au service de la finance ou d’un seul Etat. La souveraineté peut être partagée si les citoyens voient leurs droits mieux garantis et le mieux-vivre rendu possible. A contrario, la souveraineté devra alors être préservée pour laisser aux citoyens, à l’échelon national, un choix démocratique sur le modèle de société auquel ils aspirent. L’absence d’un réel choix de société et de politique à conduire au niveau européen accentue la défiance des citoyens envers le projet européen, pouvant alors conduire au retour des extrémismes. Le socialisme a donc pour mission première d’empêcher ceci ! Nicolas Fuertes, secrétaire de section de Langres (52)

Guy RIVIERE, 28 septembre 2014 à 14h38

N°12 : « Europe et souveraineté ». Cela m’inspire immédiatement que la souveraineté doit être celle du Peuple. Il ne peut en être autrement. Elle doit être l’Europe des Peuples émancipés, libérés de la finance. Lors de son discours du Bourget au cours de la campagne pour les élections présidentielles de 2012, notre candidat d’alors, François Hollande, a dénoncé la finance : « Mon ennemi, c’est la finance » a-t-il scandé. Le PS doit donc aller dans son sens. Il doit proposer et soutenir une telle orientation politique. L’Union Européenne ne doit plus n’être que celle de la monnaie au seul profit de la finance. Si l’économie est primordiale puisqu’elle est la base de l’UE (CECA puis CEE, l’économie en est le fondement), elle doit être une économie productive et non pas spéculative. Pour ce faire, l’UE doit une Europe politique et sociale. Politique, c’est à dire être davantage intégrée, s’engager progressivement vers une fédération, avec des institutions qui appartiennent à ses habitants. Ses représentants doivent tous être élus avec un Parlement européen souverain. Les décisions prises au nom de l’UE ne doivent pas émaner d’une commission européenne non élue, par des commissaires nommés, protégés de tout renversement possible, qui ne sont pas responsables devant le suffrage universel et ne craignent aucune sanction électorale. De la même manière, la Banque Centrale Européenne doit devoir rendre des comptes au pouvoir politique. Son actuelle indépendance est inique. Elle ne doit être que le bras armé du pouvoir politique. Les autres démocraties du monde utilisent leur banque centrale pour impacter leur économie par leurs choix, par leurs orientations. La BCE doit être un outil de l’UE et non pas une contrainte. Sociale, c'est-à-dire être davantage équitable en matière de droits sociaux sur l’ensemble de son territoire. Il en va ainsi également de sa politique fiscale et de prélèvements sociaux : notamment TVA et cotisations sociales doivent tendre à s’harmoniser à terme. Le coût du travail doit être identique dans toute l’UE par un SMIC commun et des charges communes aux pays qui la composent. Si la finance s’est unifiée par le biais d’une monnaie unique l’€uro, le code du travail et les droits (durée hebdomadaire du travail, congés payés, âge de la retraite, …) qui en découlent doivent à leur tour être uniques, par un nivellement à la hausse des acquis existants, de sorte à ce qu’il n’y ait pas de rivalité ni de concurrence entre les Etats membres. En matière de santé et de retraite, la France et les pays scandinaves sont exemplaires. Ils doivent servir de moteur et de référence. Guy RIVIERE, militant section PS de Pézenas (Hérault)

Areski SADI, 26 septembre 2014 à 18h38

Dès la construction de l'Europe, trois étapes étaient dans les esprits. 1 "Le marché commun", étape purement commerciale et monétaire . 2 "Europe plus harmonisée" du point de vue sociale et fiscale. Ceci pour limiter les effets de dumping sur les salaires voisins et sur les avantages fiscaux des particuliers européens et des entreprises européennes entre eux. 3 "Europe politique" avec une diplomatie et une voix internationale forte et concurrente des USA , CHINOIS et RUSSES. Nous en sommes resté à l'étape une !! D'une part à cause de notre trop grand élargissement à 27, d'autre part à cause d'un manque total de volonté des dirigeants sous pression des anti-européens.

paul URSAT, 26 septembre 2014 à 18h14

Palestine: « Les colonies ne sont pas un obstacle (infranchissable) à la création de l’Etat palestinien » par Paul URSAT « Un problème sans solution est un problème mal posé. » A. Einstein Résumé : la présente contribution incite l’Autorité de la Palestine à solliciter à nouveau l’ONU, avec une approche nouvelle s’agissant des « colonies », pour que soit engagé le processus d’indépendance conformément au projet officiel onusien : la concrétisation de 2 états viables économiquement, avec garanties de sécurité tant pour Israël que la Palestine, sur la base des frontières de 1967. Cette approche nouvelle impose préalablement le déploiement d’une force d’interposition internationale et d’un médiateur. En présentant à l’ONU un plan de règlement du cas inédit des «colonies», le futur Etat palestinien peut « reprendre la main » sur 2 points : la réaffirmation de son Droit du sol et le Droit au Retour au foyer d’origine de Réfugiés. Les dispositions ci-dessous s’inscrivent dans le scénario « 2 états pour 2 peuples », avec les frontières reconnues conformément aux Résolutions de l’ONU. Partant de l’« état de fait » constitué par les constructions « en dur » (illégales certes mais qui se sont développées au vu de tous et n’ont pas été combattues efficacement par les pays qui en avaient le devoir), les dispositions ci-dessous suggèrent de ne pas exclure par principe la présence de certains « résidents de nationalité israélienne » dès lors que ceux-ci satisferont aux critères de « bon voisinage » et au paiement de «charges » spécifiques. L’instauration de taxes calquées sur les coutumes les plus répandues (baux emphytéotiques, taxes d’habitation, impôts… ) applicables à toutes installations, est une piste à explorer (*). Si beaucoup de ces implantations sont de pures provocations ou ne s’inscrivent dans aucune logique économique ou culturelle,… auquel cas elles seront logiquement démantelées ou restituées, certaines s’avèreront compatibles avec une politique associant « souveraineté palestinienne », « environnement » et « économie moderne», c'est-à-dire avec larges échanges avec l’extérieur, dont Israël. Celles-là justifieront d’un statut spécial, sous conditions à préciser : le « respect des droits élémentaires et des lois palestiniennes, la liberté de circulation pour tous et en tout lieu, l’équilibre socio-économique par rapport à l’existant d’avant leur installation, une exigence de réciprocité, (démarche symétrique permettant le retour d’exilés Palestiniens sur le sol israélien, à hauteur, par exemple, des souhaits israéliens sur le sol palestinien)… (extrait)

christiane meyer, 25 septembre 2014 à 14h41

Je n'ai pas de solutions à proposer, mais plutôt un cri du coeur : qu'avons-nous fait de notre Europe ? Comment-est-il possible que tant de gens s'intéressent si peu et si mal à l'Europe ?Il y a eu la politique de la chaise vide, par De Gaulle, l'appel de Cochin, par Chirac " On prépare l'inféodation et l'abaissement de la France "; il n'y a eu qu'une seule période vraiment de gauche, celle de Delors et Mitterrand, appuyés par Kohl. Aujourd'hui une certaine gauche ( Attac, qui a été parfois mieux inspirée ) veut que nous sortions unilatéralement de l'Europe et de l'Euro, comme une certaine droite eurosceptique et une certaine extrême-droite. L'action sociale européenne prévue par certains traités est bien peu mise en oeuvre, et nous Français ne pouvons certes pas être fiers des députés que nous venons d'envoyer au Parlement européen. On pourrait aussi bien se demander " qu'avons-nous fait de notre France ?" Combien de temps a-t-il fallu pour que la République de 1789 devienne une république où tous ls citoyens, hommes et femmes, possédants et prolétaires, peuvent voter, où nos maires sont élus, où ( depuis 1970 ) les femmes sont légalement les égales des hommes ? Une république qui vit en paix avec ses anciens ennemis ? Et combien de guerres, combien de désastres ? Pour moi qui avais 15 ans à la fin de la 2e guerre mondiale, suivie immédiatement par les massacres perpétrés au nom de la France à Sétif en Algérie, alors territoire français, et à Madagascar, colonie française, et par la honteuse guerre d'Indochine, par la guerre quasi-civile en Algérie, où nos frères et nos maris se sont trouvés tous impliqués, pour moi donc l'Europe , en même temps que les indépendances, c'était un immense espoir. Et elle le reste.

Arnaud B., 24 septembre 2014 à 18h22

L’Union Européenne doit être une Union politique avant d'être une Union économique: avons-nous la mémoire courte? En ce qui concerne les questions de budget et de fiscalité, le sort de l'Union ne doit pas être décidé par les 28 chefs d'états. Ce système est arbitraire mathématiquement (les points de vues de nombreux citoyens européens ne sont pas représentés par ces chefs d'états). De plus, le système d'accord à l'unanimité rend quasiment caduque quelconque accord pour une harmonisation européenne en terme de fiscalité (tout au moins un taux d'imposition plancher commun) pour éviter le fameux dumping fiscal des nouveaux pays entrants (et aussi de plus anciens). Le Parlement Européen devrait être l'instance qui décide de ces points. De son côté, la France a un contrôle entier de sa politique nationale, mais au niveau économique les états se font malheureusement concurrence pour le grand plaisir des grandes multinationales et de la finance qui trouvent des salariés moins cher et peu / pas de taxes dans certains «paradis fiscaux» européens. Alors, avant de penser au TAFTA, il nous faut déjà une Europe harmonisée et harmonieuse qui pense et agit pour l'intérêt général. Le recul de la gauche au parlement européen est lié à l'absence de courage de l'exécutif et du législatif français face à cette Europe qui fonctionnent mal car chaque pays veut sa part du gâteau ou essayer de se sauver tout seul. L’Europe, c'est presque comme la France au niveau du référendum...Un tous les 10 ans et encore. Une «démocratie» l'Europe? Non...Une oligarchie économique au travers de chefs d'états perdus face à la finance et conseillés par de mauvais conseillers (dans le sens académique et pragmatique: nuls en économie et en finance et servant les intérêts des élites économiques) et qui ne s'entendent pas pour servir le peuple et ses intérêts. Autre point: les élus (de France et Européens) qui n'ont fait que de la politique (ou qui ont fait trop de politique) ne sont plus capables de gouverner car ils sont complètement en décalage avec le quotidien d'un citoyen Européen non politisé(e) dans de nombreux domaines, et ils ne croient plus et ne veulent plus, (contrairement à de nombreux trentenaires), que la France et l'Europe peuvent changer pour devenir harmonieuses et unies. Les partenariats politiques et culturels doivent passer au premier plan avant les intérêts économiques en termes de partenariats avec les autres puissances régionales afin de créer le climat d'une amitié «sincère» entre les peules avant une amitié «intéressée» des minorités économiques de ces peuples. La philosophie des Lumières et le progrès social ne sont plus malheureusement à l'ordre du jour.

Edgar LEBLANC, 24 septembre 2014 à 18h18

Il est nécessaire de "réorienter l'UE", certes. Il faudrait aussi clarifier les pratiques du PS par rapport aux institutions européennes. L'absence de campagne du parti pour les dernières élections européennes a sans doute contribué à la déroute. Que font les élus socialistes au Parlement européen? Qui connaît les élus? Dans le circonscription où je vote, l'élu socialiste ne donne aucun signe de vie, aucun compte rendu de mandat, aucune information sur son activité à Strasbourg ou Bruxelles. Autant que de nouvelles idées, c'est d'un engagement effectif et engagé en faveur de l'Europe dont a besoin le Parti socialiste. Faute de quoi, une défaite électorale risque d'alourdir l'addition. Des idées, sans doute; des pratiques renouvelées, assurément. Edgar Leblanc

Georges CATTET, 24 septembre 2014 à 14h21

L'union européenne est une belle idée mais actuellement elle piétines car elle n'est pas faite pour avoir 28 pays membres. Il faut prôner l’arrêt de l’expansion car les débats n'avances pas. De plus revoir les textes pour que les pays membres retrouve une vrai souveraineté car elle à trop tendance à vouloir commander et les conséquences sont dramatiques (emplois, Economie....). Mais aussi il faut tout remettre à plat et mettre les impôts notamment pareil dans tous les pays par exemples pour évitée les fuites fiscales.

Alain Guyetant, 24 septembre 2014 à 13h27

Être Socialiste en 2014 c’est défendre le projet européen et poursuivre sa réalisation car ce projet rejoint nos valeurs. Défendre le projet européen. - La construction européenne a permis la paix sur notre continent pendant 70 ans. Elle a permis de consolider la démocratie dans de nombreux pays, L’Europe est en pointe dans la défense des Droits de l’Homme, dans la lutte pour l’environnement. Défendre l’Europe c’est aussi défendre un modèle social bien au-dessus de celui des autres continents. - Il faut défendre ce projet car rien n’est jamais acquis. C’est pour nous un devoir de mémoire vis-à-vis du passé et une nécessité pour l’avenir. - La défense du projet européen, c’est aussi pour nous un moyen de défendre nos propres acquis sociaux. Que peut la France seule, face à la mondialisation ? - C’est aussi un moyen de lutter contre l’extrême droite, contre la xénophobie, la peur des autres, le racisme, le repli sur soi. La défense de l’idée européenne et la lutte contre l’extrême droite sont un même combat. - Défendre le projet européen passe par le rappel, sans cesse, de ses valeurs mais aussi par la valorisation de tout ce que l’Europe apporte aujourd’hui à nos concitoyens : Fonds structurels pour les régions, libre circulation des personnes, etc. Les élus socialistes doivent s’engager à mettre en valeur la contribution européenne dans les réalisations locales, autant que celles des collectivités territoriales. Il faut rappeler à nos concitoyens que l’Europe ce n’est pas uniquement Bruxelles, mais c’est une réalité quotidienne depuis de nombreuses années. Poursuivre sa réalisation en faisant des propositions : - A long terme nous devons nous prononcer pour une Europe fédérale en indiquant les domaines qui seront du ressort fédéral et ceux qui doivent rester à l’échelon national. - A court terme, nous devons agir pour plus de démocratie et de transparence au niveau européen, nous devons réorienter l’Europe pour plus de croissance, plus de social et la faire progresser par des réalisations concrètes : Énergie, Numérique, Politique Industrielle, Défense, etc. Ces réalisations montreront à nos concitoyens, l’utilité de l’Europe. La position du PS parait souvent floue, ambiguë aux yeux de nos concitoyens. C’est pourquoi, aujourd’hui, il est nécessaire d’avoir un discours plus clair afin d’être entendu et compris. La communication du PS doit toujours s’appuyer sur les 3 axes : - Défendre le projet européen, ses valeurs, ses acquis, ses réalisations, - Dire ce que nous voulons à long terme, notre objectif pour l’Europe. - Dire ce que nous proposons à court terme en matière de démocratie, d’orientations et de réalisations.

michel ghertman, 23 septembre 2014 à 22h21

Motion présentée par la section Nice 5 du PS 06 ASSURER LA SECURITE EN EUROPE ET FAIRE RECULER LE CHOMAGE POUR GAGNER EN 2017 Nous proposons à notre parti ainsi qu’au gouvernement deux initiatives politiques qui permettront à notre pays d’assurer la sécurité militaire de tous les pays européens et d’inverser enfin la courbe du chômage. LES DEUX INITIATIVES SONT : PREMIEREMENT : préparer et faire voter par le Parlement une Loi de Programmation Militaire Exceptionnelle (LPME). Elle aura comme objectif de renforcer les moyens les plus avancés technologiquement, pour constituer une force de dissuasion opérationnelle puissante et crédible face aux russes. Ils doivent comprendre que les dirigeants européens ne sont pas des décadents obnubilés uniquement par les questions économiques et électorales à court terme. Il faut une dissuasion militaire opérationnelle, visible et crédible qui évitera la guerre. Il faut compléter la dissuasion nucléaire par une dissuasion opérationnelle européenne nouvelle, fiable et crédible en débutant par la France. Avec la mise en œuvre de la LPME l’activité des entreprises d’armement françaises et européennes reprendra des couleurs. L’offre nouvelle, distribuée en salaires, impôts (et profits) améliorera la demande au sein de régions souvent en difficulté. Le bénéfice électoral local viendra avec. Le creusement à court terme du déficit budgétaire correspondant à la LPME est défendable au nom de la défense nationale. Les droites européennes seront prises à contre-pied. Les extrêmes-droites seront gênées de défendre les agressions territoriales russes sur ses voisins, particulièrement au FN où Poutine est le modèle des Le Pen. DEUXIEMEMENT: préparer et faire voter par le Parlement une loi de transformation énergétique rapide et ambitieuse permettant d’arrêter l’hémorragie de devises allant alimenter la banque centrale russe en contrepartie de nos importations de gaz et de pétrole. Ces centaines de milliards d’euros facilitent la reconstruction d’une capacité militaire russe destinée à envahir et occuper ses voisins. C’EST UNE QUESTION DE DEFENSE NATIONALE ET EUROPEENNE AUTANT ET MEME PLUS QUE D’ECOLOGIE. Politiquement c’est un moyen de renforcer l’alliance avec EELV. Grâce aux deux actions ci-dessus la paix en Europe sera plus solide, son industrie en sortira renforcée, la croissance retrouvée, le PS ressoudé. La France en deviendra le leader européen et son Président et les siens pourront en tirer les dividendes politiques, y compris en 2017. Le texte complet est disponible sur demande au secrétaire: michel.ghertman@wanadoo.fr

LaureF, 23 septembre 2014 à 20h02

Pour l'instant (et combien de temps ?), l'Union Européenne est uniquement économique. avec la levée des frontières et la monnaie unique. Absolument rien n'a été fait sur d'autres plans. Aucun projet écologique, aucun projet juridique, aucun projet militaire... Comparer l'UE aux Etats Unis, la Chine ou la Russie est totalement aberrant, parce que l'UE n'est pas un pays. Nous ne sommes pas unis. Chaque pays de l'UE manoeuvre de façon individuelle. Je suis très déçue de cette UE purement et strictement économique, j'aimerais que d'autres projets se mettent en place, par exemple : - une sécurité sociale européenne, avec un modèle commun de cotisations et redistributions - des lois "phare" comme mariage et adoption pour tous communes.

Bernard Laucou, 23 septembre 2014 à 16h18

Quelle Union ? La création de la CEE a débouché sur l'union européenne, embryon d'une nouvelle Europe, mais hélas depuis le rejet de la "constitution" nous sommes au point mort. L'Europe n'est plus qu'un espace économique où tout les coups sont permis avec l'accord implicite des états membres, états membres majoritairement dirigés par le PPE, parti peu européen à dire vrai. Il faut avancer vers une vraie Europe politique, et le choix du président de l'union et de son"ministre des affaires étrangères" ne sont pas , encore une fois, un bon signe en ce domaine. Il faut savoir perdre un peu de souveraineté, qui au final, semble bien théorique, pour bâtir ensemble un espace où droits publics et individuels aient un sens, où liberté d'entreprendre et droits sociaux contribuent à la richesse commune en interdisant le dumping social entre états. Comme l'a déjà écrit un contributeur il faut mettre en place une vraie constitution qui détermine clairement les organes exécutifs et législatifs de l' Union, qui fixe les modalités de désignation de ces organes et les domaines de compétences de l'union ( défense, affaires étrangères, droits civil , social, et pénal commun ... ) C'est à cette seule et unique condition que l' Europe fonctionnera, car il ne sera plus possible de parler de ces technocrates de Bruxelles etc .... puisque nous serons par nos votes la source directe de ce pouvoir commun. Certains ont émis l'idée de constituer à l'intérieur de l'union une confédération par les états qui le désireraient. Pourquoi ne pas porter un tel projet avec les pays "latins" de l' union puisque nos pratiques institutionnelles et politiques sont sensiblement les mêmes, et nos économies similaires ?

jean-françois SIMON, 23 septembre 2014 à 14h04

LA PERSPECTIVE D’UNE ZONE EUROSUD On parle d’une Europe dominée par la droite allemande, mais on devrait d’abord admettre que les pays de la zone euro sont dans des situations de compétitivité dramatiquement différentes. L’économie allemande domine par la puissance de son industrie, diversifiée et technologiquement avancée, et donc par sa capacité à exporter massivement avec le cours de l’euro actuel. Ce cours de l’ euro ne convient pas à notre économie et il était admis par le programme du PS en 2011 et repris dans le rapport Gallois que nous devrions pousser les institutions européennes à un recadrage durable à la baisse, pour situer l’euro à moins de 1$20. La BCE sous des apparences de neutralité mène la politique qui convient au capitalisme allemand : taux d’intérêts élevés, politique de l’euro fort, et par suite pas de relance massive de la consommation. Par ailleurs, les institutions européennes, sous prétexte de loyauté de la concurrence, freinent toute tentative des états pour subventionner, au delà de règles strictes, les secteurs d’activité qu’il serait souhaitable de soutenir : innovations ou reconversions. Le gouvernement comme le gouvernement précédent reste totalement soumis. Le PS n’a pas profité des élections européennes pour proposer à l’opinion publique et à ses alliés européens une alternative. Il s’agit bien d’expliquer à toute la population européenne qu’il n’y a que deux solutions : la zone euro éclate ou devant cette menace et ses conséquences le gouvernement allemand accepte de bouger les lignes. Le scénario d’éclatement de la zone euro doit être construit pour être crédible et constituer un recours acceptable. Pour avancer la réflexion on peut avancer plusieurs éléments de ce que pourrait être ce scénario baptisé EUROSUD. • Tentative de regroupement de la France, Italie, Espagne, Portugal, Belgique et si possible de l’Italie autour d’un euro dévalué (EURODUD) : accord ratifié par référendum. • Maintien probable de l’Allemagne, peut-être Pays Bas, Finlande dans l’euro actuel. • Régulation du cours entre les deux euros (parité fixe par exemple 1€=1,2eurosud) • Politique volontariste des états de la zone « EUROSUD » pour faire baisser le volume de leurs importations obligées dont les importations pétrolières. • Solidarité financière su la dette publique dans la zone EURODUD s’appuyant sur un plan de réduction de la dette construit mais moins contraignant et une solidarité sur le financement garantie par un impôt spécifique (1 point de TVA). Nous avons cultivé un idéal européen de paix et de progrès social qu’il ne faut pas abandonner, mais faisons le sans naïveté et conscient des dangers.

Frédéric FARAVEL, 23 septembre 2014 à 10h58

Face à la crise de la construction européenne dans sa relation avec les citoyens et devant l'atonie de son économie, les socialistes, social-démocrates et travaillistes européens doivent profondément réviser leur stratégie politique qui les a conduit à rechercher depuis 40 ans des accords au centre, alors même que les démocrates-chrétiens, partenaires incontournables des premiers pas de la construction, se sont transformés en conservateurs ambivalents sur le sens que l'on doit donner à l'Union européenne. Sauf à les éloigner définitivement du projet européen, les citoyens ne doivent plus pouvoir faire le constat qu'ils n'ont pas de prise sur le choix des politiques publiques et européennes. Que ce soit dans le contenu des politiques européennes que sur le budget européen, nous devons faire un saut qualitatif et quantitatif qui ne reportent pas à des lendemains qui chantent de plus en plus éloignés l'Europe sociale et démocratique. Le changement et l'alternative à gauche, il faut la construire ici et maintenant... C'est ce qui est développé dans le document PDF joint.

Anonyme, 22 septembre 2014 à 12h22

L'Union de l'Europe a longtemps été un rêve ou une utopie des poètes, des pacifistes et des visionnaires. Loin de prétendre à l'exclusivité, mentionnons seulement le célèbre discours de Victor Hugo du 21 août 1849 et la proposition d'Aristide Briand, qui fut rejetée par la S.D.N., en 1929. Après la catastrophe de la Seconde Guerre Mondiale, elle fut construite pour arrêter le cycle infernal des guerres sur notre continent. Aujourd'hui, l'Union Européenne est une réalité tangible en matière d'économie (libérale) et de droit positif. Mais on peut en dire ce que l'on disait autrefois de la R.F.A., avant la réunification allemande de 1989/1990 : c'est un géant économique et un nain politique. De plus, elle est muette en ce qui concerne la défense des travailleurs. Il est urgent de remédier à ces déséquilibres. Pour sa propre gouvernance, comme pour son rôle dans le Monde, l'Europe a besoin d'être mieux intégrée, sous l'égide de valeurs fortes en matière de démocratie, de droit social et de laïcité. Actuellement, elle est une entité politique qui tient certains aspects d'une Confédération (Union politique d'Etats souverains), d'autres d'une Fédération (avec un état fédéral souverain englobant les états-membres qui la constituent). L'U.E. a besoin d'une forme mieux définie pour mieux fonctionner au bénéfice de ses Etats-membres et de ses citoyens. Elle doit devenir une vraie Fédération, où les compétences des différentes institutions seront clairement définies. Les Socialistes proposent comme compétences fédérales : les Affaires Etrangères et la Diplomatie, la Défense et l'Armée, la défense des Droits de l'Homme, un droit social unique, une fiscalité commune, le Budget de l'Union et la monnaie. En conséquence : 1) L'U.E. se dotera d'une Constitution digne de ce nom, détaillant avec précision les compétences de chaque Institution. Notamment, toutes ses instances constitutives doivent être élues ou acceptées par un vote d'approbation, directement par les électeurs ou par le Parlement Européen ; elle rédigera une Déclaration des Droits de l'Homme pour toute la Fédération. 2) L'U.E. garantira un même droit social ambitieux pour tous ses travailleurs, de quelques pays qu'ils viennent. 3) L'U.E. garantira une laïcité non dévaluée, par le moyen d'une séparation rigoureuse des Eglises et des Etats.

Sandy wozniak, 21 septembre 2014 à 18h54

Dans un 1er temps il faut expliquer aux citoyens les apports de l'Union européenne. S'orienter vers une europe, solidaire, démocratique et sociale. Arrêter les délocalisations. Chaque pays à son savoir faire, à chaque pays de l'exploiter. Importer ce que nous ne pouvons faire, exporter dans les pays qui ne peuvent faire. C'est cela échanger. Ne pas chercher à être le plus fort. Il faut une Europe unie et forte.

xavier bloch, 19 septembre 2014 à 15h10

Les symboles européens Pour que les démocrates se réapproprient l'Europe, il est important d’œuvrer dans la symbolique et l'exemple : Qu'est ce qui est plus suivi aujourd'hui que le sport ? sur toute compétition européenne, intégrer des équipes européennes. Par exemple pour la coupe d’Europe de nations en France en 2016 pourquoi pas une équipe d'Europe avec les meilleurs éléments non qualifiés ? Une carte d'identité européenne. Plus de symboles seront partagés moins les anti-européens progresserons.

patrick pierron, 19 septembre 2014 à 14h50

L’Europe peut s’affirmer comme le moteur de nouvelles régulations mondiales (sociales, environnementales, financières) en mettant en avant un modèle de développement durable et de cohésion sociale. Le principal défi pour l’Union Européenne réside dans sa capacité à se doter d’une véritable puissance politique et économique au service de la croissance et de l’emploi, avec une solidarité entre pays européens qui prenne le pas sur les outils de concurrence et de dumping utilisés par chaque pays pour promouvoir sa production nationale. L’Europe est le cadre pertinent pour retrouver des marges de manœuvre afin de favoriser la croissance et de mobiliser les investissements. En effet, sa taille démographique et économique lui permet de peser dans le monde, elle peut conduire des politiques économiques et sociales qui favoriseraient un nouveau mode de développement intégrant les enjeux du développement durable et visant le plein emploi. L’Europe a des atouts, du fait de son important potentiel industriel (métallurgie, chimie, aéronautique et spatial, etc.). L’Europe ne doit pas être naïve : quand les règles du jeu sont absentes ou non respectées dans les relations avec les pays ou zones hors UE, l’intérêt européen doit être défendu et protégé. C’est le cas par exemple en matière d’accès des entreprises européennes aux marchés publics ailleurs dans le monde, des investissements des grands pays émergents en Europe, des obstacles aux investissements européens, de la protection des brevets, des aides publiques aux entreprises, des protections temporaires de filières innovantes, etc. Il est important de faire comprendre aux citoyens européens que c’est en renforçant l’union européenne que tous les pays pourront sortir de la crise. Pour cela les pays européens doivent s’entendre et jouer la complémentarité et favoriser les coopérations plutôt que la compétition entre les pays. Il faut rendre visible le sens de la continuité nécessaire de la poursuite de cette construction avec des propositions plus concrètes et mieux identifiables. Il nous faut promouvoir des politiques communautaires ambitieuses qui conduiront à des transferts de souveraineté, Il faut aussi développer des partenariats de coopération avec les pays de la Méditerranée. Des engagements politiques sont nécessaires en faveur de convergences économiques, fiscales, sociales, de croissance et d’investissements industriels et dans les nouvelles technologies. Cela suppose d’imaginer des mécanismes de financements européens, d’identifier des mécanismes de réciprocités aux frontières et de construire des passerelles de compétences et de mobilités entre les pays de l’Union.

Michel GHERTMAN, 19 septembre 2014 à 9h45

Motion présentée par la section Nice 5 du PS 06 secrétaire : michel.ghertman@wanadoo.fr ASSURER LA SECURITE EN EUROPE ET FAIRE RECULER LE CHOMAGE POUR GAGNER EN 2017 Nous proposons à notre parti ainsi qu’au gouvernement deux initiatives politiques qui permettront à notre pays d’assurer la sécurité militaire de tous les pays européens et d’inverser enfin la courbe du chômage. LES DEUX INITIATIVES SONT : PREMIEREMENT : préparer et faire voter par le Parlement une Loi de Programmation Militaire Exceptionnelle (LPME). Elle aura comme objectif de renforcer les moyens les plus avancés technologiquement, pour constituer une force de dissuasion opérationnelle puissante et crédible face aux russes. Ils doivent comprendre que les dirigeants européens ne sont pas des décadents obnubilés uniquement par les questions économiques et électorales à court terme. Il faut une dissuasion militaire opérationnelle, visible et crédible qui évitera la guerre. Il faut compléter la dissuasion nucléaire par une dissuasion opérationnelle européenne nouvelle, fiable et crédible en débutant par la France. Avec la mise en œuvre de la LPME l’activité des entreprises d’armement françaises et européennes reprendra des couleurs. L’offre nouvelle, distribuée en salaires, impôts (et profits) améliorera la demande au sein de régions souvent en difficulté. Le bénéfice électoral local viendra avec. Le creusement à court terme du déficit budgétaire correspondant à la LPME est défendable au nom de la défense nationale. Les droites européennes seront prises à contre-pied. Les extrêmes-droites seront gênées de défendre les agressions territoriales russes sur ses voisins, particulièrement au FN où Poutine est le modèle des Le Pen. DEUXIEMEMENT: préparer et faire voter par le Parlement une loi de transformation énergétique rapide et ambitieuse permettant d’arrêter l’hémorragie de devises allant alimenter la banque centrale russe en contrepartie de nos importations de gaz et de pétrole. Ces centaines de milliards d’euros facilitent la reconstruction d’une capacité militaire russe destinée à envahir et occuper ses voisins. C’EST UNE QUESTION DE DEFENSE NATIONALE ET EUROPEENNE AUTANT ET MEME PLUS QUE D’ECOLOGIE. Politiquement c’est un moyen de renforcer l’alliance avec EELV. Grâce aux deux actions ci-dessus la paix en Europe sera plus solide, son industrie en sortira renforcée, la croissance retrouvée, le PS ressoudé. La France en deviendra le leader européen et son Président et les siens pourront en tirer les dividendes politiques, y compris en 2017.

pierre helias, 19 septembre 2014 à 9h22

l'Europe de droite inachevée au niveau des valeurs ,trop vite étendue , dont la gouvernance est "improbable 3 et technocratique , est devenue pour les français et de nombreux autres peuples le symbole d'une mondialisation essentiellement financière et économique qui les abaisse dans leur quotidien; c'est politiquement parlant un désastre alors qu'elle devrait être porteuse d'espérance et de paix ...il faut prendre garde a ce que cet espoir formidable "des pères fondateurs" ne deviennent un outil répressif ,voir guerrier...Européen convaincu par humanisme ,je ne retrouve plus l'enthousiasme qui m'a fait la défendre et la porter autour de moi ,la fierté de porter un passeport européen...si l'on n'y prend garde l'Europe va devenir un laboratoire des ultras nationalistes ,voir même des régionalistes de tout horizon. Comme quoi l'enfer est encore pavé de bonnes intentions! il appartient aux socialistes français et européens de mettre en avant des valeurs universelles humanistes et non pas de défendre seulement le pré carré économique et financier d'un amalgame de nations ,faute de quoi la véritable naissance de l'Europe se fera dans la douleur à l'instar des Etats Unis d'Amérique....

Claude Descoubes, 18 septembre 2014 à 15h26

Lorsque je pense "Europe", je vois d'abord un territoire composé de 28 états, une population de 507 millions d'habitants, liés par un pacte. Ce qui représente de formidables atouts et des capacités à construire; Une puissance politique et économique capable d'être en équilibre avec les grands Blocs ( EU, Russie, Asie, Chine...). Un outil de production apte à satisfaire quasiment tous nos besoins. Un marché assez vaste pour assurer la rentabilité de tous les investissements. Un marché en quasi monopole protégé des fluctuations internationales hors europe. Mais pour cela, quelques conditions; placer l'humain au centre, équilibrer les conditions de juste concurrence en termes de droit du travail, fiscalité directe; adapter nos institutions européennes pour les rendre plus fortes contre l'égoïsme de certains pays membres.

Louis HERRY, 17 septembre 2014 à 17h16

Ci-jointe ma contribution.

Noël NEL, 17 septembre 2014 à 13h22

Mal défini sur le plan géopolitique, mal limité en ses frontières, le continent européen rassemble des niveaux et modes de vie différents. Tant que la règle de l’unanimité y est appliquée, les petits pays y dominent les grands, l’intérêt général n’y existe pas assez, toute crise grave met l’édifice en péril. Sur le plan institutionnel, l’Europe n’est ni un Etat, ni une nation, mais un mixte entre fédéralisme et inter-étatisme. Le leardership y coexiste à travers trois personnalités : le président du Conseil européen, le président de le commission, le haut représentant de la politique étrangère. Cet « objet politique non identifié » peut-il rester longtemps dans sa composition actuelle, alors que l’expérience européenne est unique à la surface de la Terre ? L’essai de « fédération d’Etats-nations » mérite d’être gagné. L’universalisme européen vise de nombreux Etats, il allie unité et diversité, il est polycentrique et peut donc être un exemple pour le reste du monde. Il vise l’articulation entre des nations s’ouvrant vers les autres et la civilisation. L’époque des fondateurs de l’Europe est close. Il faut refonder à présent le projet européen, reprendre le contrôle du capitalisme patrimonial et imposer le modèle social. Le monde a besoin d’un nouveau système financier international. Dans le même temps, il manque un gouvernement économique de la zone euro, l’euro étant « une monnaie sans Etat » et la Banque centrale européenne « une banque sans gouvernement » (Piketty). Il faut donc métamorphoser l’Europe économique, monétaire et fiscale. La BCE a des statuts très restrictifs qui ne concernent pas le plein emploi et la croissance, elle fait face à dix-sept dettes publiques nationales différentes. Il faut mettre en commun les dettes publiques de la zone euro, créer un Parlement budgétaire de cette zone. Pour réaliser l’Europe écologique, il faut transformer le modèle agro-industriel actuel, réviser la politique agricole commune, faire croître les investissements des collectivités territoriales (réseaux de transport, logements, énergies renouvelables). Imposer l’Europe sociale, c’est rapprocher les niveaux de vie, engager un effort considérable en faveur du travail et de la formation, lutter contre la pauvreté . La « stratégie de Lisbonne » fondée sur la flexisécurité et l’Etat social actif n’est qu’un pari risqué. Enfin, l’Europe politique doit avoir une véritable enceinte parlementaire.

Adrien Colombet, 16 septembre 2014 à 21h13

Vouloir réorienter l'Union Européenne commence par réaliser collectivement les progrès qui ont été réalisés depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les conditions nécessaires pour la espérer pouvoir la réorienter sont par ailleurs de mener une politique au niveau national qui porte ses fruits sur le long terme et le développement d'un véritable (contre)-pouvoir médiatique européen. Il semble essentiel de définir au niveau de la gauche européenne des principes communément partagés, tels que l'intégration économique doit s'effectuer à un rythme comparable à celui de l'intégration humaine et sociale. Pour être plus concret, je suis surpris qu'il ne soit pas possible d'avoir de forfaits de téléphonie mobile valables dans tous les pays européens où les mêmes opérateurs téléphoniques sont présents. Surpris également que les assurances auto ne soient pas valables d'un pays à l'autre, en fonction du lieu de résidence. Pourquoi pas non plus rendre possible d'acquérir un premier bien immobilier en zone euro indépendamment du lieu de résidence du moment. Enfin, poursuivre la construction de l'Europe ne signifie pas qu'elle se fasse à l'exclusion d'une Union Francophone.

Paul VICICH, 16 septembre 2014 à 19h52

Nous réorienterons effectivement l’Union européenne en terminant le travail d'intégration. Après la zone de libre-échange, l’union douanière, le marché commun, l’union économique et aujourd'hui l'union économique et monétaire, il ne reste plus que la toute dernière étape : les États-Unis d'Europe. Les éléments de souveraineté partagée seront évidemment les fonctions dites régaliennes comme la défense mais surtout la politique économique, afin que les États de l'Union cessent entre eux leur concurrence stérile au seul bénéfice des marchés. Sa nouvelle influence acquise alors sur la scène internationale est une évidence. Le fait qu'elle soit plus démocratique dépendra moins des éléments de souveraineté partagée que des modalités de la représentation nationale (entendons : européenne). Il faudra certainement établir dans chaque Région un mode de scrutin plus personnel et plus proche des électeurs, par exemple sur le modèle de nos législatives, de préférence à la méthode actuelle de constitution des listes. Comment dynamiser l'Europe malgré le recul de la gauche continentale au Parlement européen ? C'est impossible. Il faut donc en premier lieu inverser ce recul. Le changement de mode de scrutin associé à un projet sociétal clair et ambitieux pourront sans nul doute y concourir. Mais il est surtout essentiel que nos concitoyens puissent enfin considérer les élections européennes comme les plus importantes de toutes, afin que la gauche parvienne enfin à en chasser les libéraux. Enfin les relations avec les autres puissances de globe dépendent évidemment de leurs intérêts respectifs propres. Avec les États-Unis, la confrontation sera certainement frontale avec les lobbies financiers ; avec la Chine, nous devrons certainement contrer les effets d'un déséquilibre trop important avec notre économie, qui a notamment conduit à notre désindustrialisation, impliquant un certain protectionnisme ; avec la Russie, la fermeté est évidemment de mise, que ne permet pas l'Europe actuelle ; Avec l'Afrique enfin, nous devrons élaborer un partenariat économique débarrassé des logiques de la concurrence libérale, dans l'objectif purement politique de ré-équilibrer les rapports économiques nord-sud et stopper hémorragie migratoire que, d'une part, l’Europe ne peut absorber indéfiniment, et qui, d'autre part, prive le continent de forces vives.

Hervé GAYET, 14 septembre 2014 à 20h56

Europe et Souveraineté ; fin des Etats-Nations, naissance du Fédéralisme d'Euro-Régions. Faut-il garder les Etats-Nations (souveraineté nationale) alors que l'on construit l'Europe (qui est pacifié depuis 1945) et que celle-ci doit être un équilibre décisionnel entre l'échelon le plus proche du citoyen et l'échelon Européen (échelon Fédéral) ? Soit la structure Européenne est de trop soit c'est l'échelon Etats-Nations qui l'est. Idéalement, il faut concevoir et construire des identités Régionales (de type organique Länders Allemands) et si possible en gommant les frontières entre Etat-Nations. Cela doit faire réfléchir sur l'avenir du Conseil de l'Europe, organisme international basé à Strasbourg, conceptualisé sur une représentation d'Etats-Nations. Ces identités Régionales étant les circonscriptions électorales pour les Européennes (Euro-Législatives) et par la suite l'élection du Président de l'UE par le biais de grands électeurs. En terme de Souveraineté (celle du Continent Européen), il faut que l'UE se dote d'une Armée Unique, séparée ou non de l'OTAN (commandement intégré). En terme de représentation au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'Europe doit occuper qu'un seul siège et idem pour les autres organismes.

Florent68, 14 septembre 2014 à 19h40

A long terme, nous devons parvenir à fonder une véritable Europe fédérale qui mette en commun plusieurs champs de compétences comme la défense, l'énergie...mais aussi la politique. Cette politique monétaire n'existe pas aujourd'hui car la BCE est totalement indépendante. Il nous faudrait revenir sur cet état de fait. Cette Europe fédérale ne pourrait fonctionner à 28 Etats. Je pense que nous devrions relancer le chantier constitutionnel pour mettre en place une Europe à plusieurs cercles d'intégration. Le premier cercle, le plus large pourrait correspondre au seul marché commun et un marché du travail commun. Le dernier cercle rassemblerait les pays qui iraient jusqu'à mettre en commun leur politique énergétique, industrielle, commerciale et la défense. La France devrait donc demander de relancer ce chantier pour revoir notamment le partage des pouvoirs entre la commission et ces commissaires non élus directement par le peuple et le parlement, élu démocratiquement. Sur la méthode, nous devrions arrêter d'aligner nos positions sur celles de l'Allemagne. La France doit mettre sur la table sa propre partition et porter sa vision d'une Europe fédérale qui ne doit seulement être un marché au service des intérêts économiques de l'Allemagne. Pourquoi malgré la majorité conservatrice au Parlement, la France ne propose-t-elle rien sur le SMIC européen, sur la transition énergétique ? Nous devons montrer le chemin et engager s'il le faut un bras de fer avec Bruxelles quitte à enrayer la machine ultra libérale européenne. Arrêtons les compromissions !

Anonyme, 13 septembre 2014 à 11h31

Notre action au niveau européen est particulièrement forte depuis l'élection de François Hollande. Nous contribuons déjà à sa réorientation vers une action déterminée pour la croissance et l'emploi. Face aux dogmes ultra-libéraux, nous devons accentuer notre pression pour que la BCE abandonne son positionnement de la période Barosso, pour que la nouvelle commission mette l'accent sur la croissance et l'investissement. et augmente les budgets européens. Il est indispensable également que le Parlement européen acquiert plus de pouvoirs mette plus de lisibilité dans les rouages beaucoup complexes de l'Europe.

jean-claude perre, 13 septembre 2014 à 10h06

Il faut à la fois plus d’Europe et moins d’Europe plus d'europe pour peser sur le monde , une vraie politique de défense avec des moyens et un "ministre" de la défense . un vrai "ministre" des affaires étrangères pour parler d'une seule et même voix .un vrai président car il est difficile de comprendre le fonction d'un président inexistant et un président du conseil tout puissant.réaliser des économies en supprimant les avantages des fonctionnaires européens et régler le pb entre les navettes Bruxelles /Strasbourg. Réorienter l'Euro pour le faire baisser par rapport au dollar Moins d’Europe dans les états qui doivent décider d'appliquer ou non les normes européennes .

David GAÜZERE, 13 septembre 2014 à 1h13

Chers camarades, Vous trouverez ci-joint ma contribution, assez exhaustive. Amitiés socialistes, David GAÜZERE

Anonyme, 12 septembre 2014 à 17h59

C'est le partenariat méditerranéen qui m'intéresse, 'Afrique du Nord comprise. Nous avons une politique qui suit les Usa et qui sert plus les USA que la France. La France a eu une tradition de politique arabe. Il n'en reste rien, que la course au massacre. Bien sûr on vend des armes. Pendant ce temps les Chinois construisent d'horribles bâtiments en Algérie. Où est le temps où c'était Pouillon qui construisait les grands hôtels pour touristes ? L'Algérie finira par s'ouvrir au tourisme et il y aura des opportunités. Les laisserons-nous passer ? Nous n'avons pas toujours les mêmes intérêts que les Allemands, qui, comme les Américains, n'ont pas de passé avec le monde arabe. Arrêtons de fabriquer des extrêmistes !

daniel cuny, 12 septembre 2014 à 17h41

VOUS PARLEZ DE QUELLE EUROPE, CELLE QUE L'ON CONNAIT MAINTENANT. C'EST PAS UNE EUROPE, C'EST UN CONCENTRE DE FINANCIER, QUI NOUS METTENT LES UNS LES AUTRES DANS DES CASES. L'EUROPE C'EST PAS CA C'EST UNE REGLE COMMUNE AVEC DES IMPOTS COMMUNS DES TAXES IDENTIQUES ET DES IMPOTS SUR LES SOCIETES IDEM. CETTE EUROPE DU DUMPING SOCIAL N'EST PAS VIABLE

robert Chanu, 12 septembre 2014 à 17h19

A l'évidence,l'Europe avec ses institutions actuelles ne fonctionne pas bien, c'est le moins que l'on puisse dire.Il n'y a qu'a sonder nos concitoyens sur les bienfaits de l'Europe pour notre pays,pour s'apercevoir que l'Europe n'apporte pratiquement rien de bien à la France ou si peu. Les directives Européennes émises par des commissaires de la commission qui n'ont aucune légitimité puisque non élus démocratiquement, sont dans la plupart des cas mal perçues car elles mettent en cause bien souvent la souveraineté des nations. Je suis personnellement partisan à ce que l'on s'oppose à certaines directives,quant elles nous paraissent mettre en cause nos institutions,en particulier nos grands services publics.Alors comment faire évoluer l'Europe vers d'avantage de démocratie,vers une meilleure harmonisation du social,de la fiscalité,de la politique énergétique et environnementale,de la santé,des grands services publics, de la défense......une Europe capable de beaucoup plus d'influence sur le plan international. Il appartient au Chef de l'Etat et aux gouvernements d'aller inlassablement dans ce sens en intervenant en permanence auprès des pays membres,en particulier auprès de ceux les plus influents,et sous contrôle du parlement. Il faut repenser le rôle du parlement Européen en essayant de s'orienter vers une élection des membres de la commission afin de leur donner un minimum de légitimité,comme ça vient d'être fait pour le président.

nicolas laforets, 12 septembre 2014 à 3h37

bonjour, il faudrait que l'europe doit évoluer sur la tva (avoir le même taux de tva dans chaque pays), les même taux d'impôt sur les société et pour les particuliers, et que l'ue devienne un pays.

Anonyme, 09 septembre 2014 à 23h32

Où est la politique énergétique commune quand le dictateur russe impose des tarifs différents à des pays membres de l'Union et quand il menace de couper le gaz ? Les sanctions prises sont inefficaces. Boycottons le gaz russe.

Dev, 09 septembre 2014 à 23h29

STOP au DUMPING FISCAL pratiqué par les Pays-Bas, le Luxembourg et l'Irlande. Que les fonctionnaires européens commencent aussi par payer des impôts sur le revenu.

alain chanudet, 09 septembre 2014 à 16h47

Un des objectifs de l’EUROPE consistait à créer un large marché unique, en permettant une libre circulation des biens, des capitaux et des travailleurs , en supprimant les frontières et toute forme d’entrave à la concurrence , dans le but de développer l’économie ,donc les richesses et in fine la prospérité des citoyens européens. On trouve là la philosophie de l’ultralibéralisme qui pour en faire un raccourci se résume en : laissons l’entrepreneur libre, sans contrainte et chacun atteignant ainsi son optimum, on atteindra l’optimum général. Sauf que cette théorie si séduisante si elle permet une création de richesse cette dernière ne profite pas à tous. On constate partout dans le monde que ce système concentre la richesse entre certaines mains toujours plus puissantes et augmente la pauvreté. Le frein à ce phénomène était la puissance publique de chaque Etat. On peut d’ailleurs noter qu’avant la mondialisation, durant les « trente glorieuses » la répartition de la croissance entre capital et travail n’était pas en défaveur du second. Mais la mondialisation de l’économie ,sur laquelle on ne peut revenir et qui apporte aussi ses bienfaits ,couplée à la dérégulation a entraînée une dramatique perte de pouvoir des états dans leur politique économique. Ainsi en Europe si les entreprises ignorent les frontières (production ici, travailleurs là, siège et donc impôts ailleurs) ce sont les systèmes sociaux et fiscaux des états qui sont en concurrence donc le bien être des peuples concernés par les meilleures protections sociales et les plus justes clés de redistribution des richesses. On a privilégié une Europe de compétition interne profitant à une minorité au détriment d’une Europe de solidarité. Il est donc impératif que l’Europe se fixe des objectifs qui ne soient pas uniquement : l’austérité budgétaire et le « laisser faire » économique. Elle doit harmoniser les systèmes sociaux , par le haut et tendre vers des taxations communes (IS notamment)et un combat sans merci contre l’évasion et la fraude fiscale . Il est clair que cela passe par une perte de souveraineté des états, mais c’est déjà le cas aujourd’hui et face aux monstres économiques de puissances privées, la réponse propre à protéger le citoyen ne peut plus venir d’un simple pays mais d’une institution publique représentative du continent et de ses peuples. Le tout adossé à une véritable banque centrale pouvant prêter directement aux états et jouer sur l’Euro comme le font USA, CHINE , GRANDE BRETAGNE et pays émergents.

RomainRolland, 08 septembre 2014 à 19h26

@STRARBUCK : d'accord avec vous. L'Union européenne semble n'être que peu une union économique, mais plutôt la possibilité donnée à ses membres les plus prospères de défendre leurs intérêts.....strictement nationaux (et parfaitement légitimes). Sous couvert d'une adhésion aux théories des économistes classiques (budget de l'Etat équilibré, monnaie forte), c'est ce que font nos amis allemands : ils connaissent - chaque mois - un EXCEDENT de 15 milliards € de leur commerce extérieur. Et le commerce extérieur et le budget de l'Etat sont toujours liés.

VERONIQUE JASMIN, 08 septembre 2014 à 13h36

Bonjour . Après des élections européennes désastreuses et notamment en France. Toutefois je pense que l'Europe, les institutions européennes ont un rôle important à jouer surtout à l'international.

David GAÜZERE, 08 septembre 2014 à 13h31

Bonjour, Ma contribution étant longue, je ne peux donc que vos la transmettre ci-joint au format PDF. Amitiés socialistes, David

Guillaume Aubert, 08 septembre 2014 à 12h37

Le débat européen se focalise souvent sur les fameuses règles relatives au déficit public : les 3% du PIB. On oublie souvent la règle de l'endettement public limité à 60% du PIB, et pour cause : de très nombreux pays dépassent ce seuil. S'il serait contreproductif de remettre en cause le principe de règles relatives au déficit quand on se bat dans le même temps pour une Europe plus intégrée, qui reposerait sur une union budgétaire permettant d'équilibrer l'union monétaire, il faut en revanche se battre sur la définition même d'un déficit. C'est une bataille culturelle à mener, qui touche à la conception même du rôle des pouvoirs publics et de la souveraineté. Deux éléments doivent être reconsidérés de manière urgente : 1/ Quand une dépense publique génère directement du patrimoine public, ou l'entretient (ce qui lui permet de ne pas perdre sa valeur), il est incontestable qu'elle n'appauvrit pas la nation. On ne peut pas comptabiliser des dépenses de ce type de la même manière que les dépenses liées au fonctionnement de l'administration. 2/ Les dépenses de défense doivent être exclues du périmètre des déficits soumis à la règle des 3%. Il est absurde, quand la sécurité de l'Europe est menacée, de limiter sa capacité de réaction par une règle administrative ; même si en pratique les États membres sont plus conciliants quand les déficits dérapent du fait des dépenses de défense, pourquoi ne pas faire disparaître cette pression inutile en instaurant officiellement cette exception ? Il est insupportable que certains pays européens jouent les "bons élèves" en ne supportant aucune dépense de défense dans leur budget, tout en comptant sur les voisins tels que la France pour intervenir aux frontières de l'Europe.

Fabien Lambert, 08 septembre 2014 à 12h25

Pour réorienter l'Europe, il faut je crois clarifier le fonctionnement de l'Europe, L'Europe ne peut plus être un peu une Europe des nations, un peu une Europe fédérale : il faut choisir, j'ai tendance même si je suis de gauche à être pour une Europe des nations. Il faut harmoniser l'Europe sur le plan fiscal et social mais pour cela il faut une majorité politique au parlement et donc gagner des élections. Il faut créer un véritable service diplomatique en Europe notamment pour favoriser une collaboration avec la Chine et l'Afrique. J'ai beaucoup à dire mais je résume le plus possible il me paraît essentiel pour l'Europe et notre souveraineté de parler d'une politique européenne de défense militaire et d'une politique européenne en matière d'énergie et d'environnement. Sans cela nous serons menacés dans un monde qui évolue constamment.

Gaëtan GORCE, 08 septembre 2014 à 10h08

La contribution "Croire en la France" est jointe en format pdf. Amitiés socialistes, Gaëtan Gorce

V.M, 07 septembre 2014 à 12h55

L'Europe est la paix. Voilà déjà ce que doit porter le socialisme comme message. C'est une formidable volonté d'unité, de vivre ensemble, de solidarité. Voilà encore ce que doit porter le socialisme. Mais l'Europe est un chantier, et comme tout chantier, elle peut apparaître comme un fardeau, comme un handicap, comme un problème, parce qu'elle ne fonctionne pas encore correctement., Le socialisme doit défendre l'Europe, et porter un processus d'intégration progressif et démocratique. Pour cela, il faut commencer, (et c'est ce qui n'est pas fait depuis des années) par rapprocher les peuples européens, en leur donnant réellement un sentiment d'appartenance à une même entité. Cela ne peut se faire que très progressivement, par la mise en place de mesure d'homogénéisation de chose simple, du quotidien, entre tous les pays de l'UE. A partir de là, un sentiment d'unité pourra commencer à animer les peuples européens, qui pourront ainsi accepter une souveraineté partagée et européenne. L'Europe doit aussi pour cela apparaître comme quelque chose améliorant la vie des citoyens, et pas l'inverse, comme c'est le cas depuis plusieurs années. C'est que doit porter le socialisme en défendant une Europe plus sociale. Le socialisme doit également aussi pousser l'Europe à devenir réellement et totalement un espace de confrontation politique, seule condition à une Europe plus démocratique et donc plus proche des peuples. Cet espace de confrontation politique contribue aussi à construire une véritable unité européenne, plus seulement artificielle comme aujourd'hui. Mais le socialisme doit prôner une Europe qui respecte sa diversité et l'intégrité de chaque nation, tout en étant unie. L'Europe unie est la première puissance économique mondiale, elle ne doit donc pas avoir peur de la confrontation avec les autres grandes puissance économiques, dès lors qu'elle est réellement unie, sa parole est crédible.

Anonyme, 07 septembre 2014 à 12h06

Bonjours a toutes et a tous. Je veux croire a une Europe plus solidaire et plus humaine........fier d'être socialiste, a bientôt...

Anonyme, 07 septembre 2014 à 9h41

Avant toutes choses s'occuper des gens du peuple!!, des ouvriers , hommes ou femmes . relever ensemble le défi toutes classes confondues plutôt que de les diviser!!! établir des règles communes telle de sécurité routière par exemple établir des taxes uniformes 'tabac , alcool... ou autre préserver des règles spécifiques du pays Sur le plan mondial , l'Euro et trop fort, plus fort que le Dollar ( existerait -il pas une relation entre cette monnaie que l'on a voulu forte et la crise?) l'Allemagne semble effectivement mener le jeu monétaire , doit-on faire un rappel historique !!!

YVES MASSA, 06 septembre 2014 à 20h56

Beaucoup on t le sentiment de s'être fait avoir quand leur opposition au traité à été détourné. On en appelle au peuple et quand la voix de celui-ci ne va pas dans le sens espéré on fait trancher par le parlement. L'Europe certainement nécessaire a été mise en place sans précaution trop de pays des économies trop différentes des avantages sociaux parfois au antipodes. cela a créé des concurrences déloyales entre partenaires européens. L'Euro quant à lui ne peut pas être unique mais commun. Il ne peut pas avoir la même valeur dans des états si différents en matière de fiscalité ou de politique sociale.

Yvon Iziquel, 06 septembre 2014 à 13h23

Comment imaginer que l'Europe - cette construction imparfaite - puisse continuer à exister sans devenir un jour une Union des Etats d'Europe dotée d'un véritable pouvoir politique, économique, social,militaire. Une fédération d'états ou autre chose . Il nous faut plus d'intégration européenne, plus de démocratie, plus de politique.

Gérard Larnac, 06 septembre 2014 à 12h39

L'Europe au prétexte de la paix entre Allemagne et France a fait son temps. Elle n'est plus qu'une ligne Maginot, immobile, tout juste prête à servir de débouchés aux firmes mondialisées dans le cadre du TAFTA, alors que l'économie qui vient se passe mondialement de cluster à cluster, et non plus d'Etat à Etat. Revoir les unités politiques.

Christian, 06 septembre 2014 à 10h02

Il faut bien étudier les frontières idéales de notre continent européen ou occidental, en pensant les relations de tous les continents du monde dans leur ensemble. Par exemple, l'inconvénient décisif qu'il y a à mettre l'Ukraine ou la Turquie en Europe ou en Occident, c'est qu'on viderait respectivement le continent russe et l'Asie du sud-ouest de leurs équilibres intérieurs et cela se retournerait contre notre propre continent in fine.

Daniel AMBROSIN, 05 septembre 2014 à 23h15

L'avenir de l'Europe passe évidemment par une politique d'investissements européens à grande échelle d'une part, par une harmonisation progressive de la fiscalité d'autre part. La taxation des transactions financières doit être mise en place immédiatement dans la zone Euro. Enfin, le Maghreb pourrait et devrait devenir " la Californie de l'Europe" : ressources naturelles, tourisme, démographie dynamique, implantation des entreprises européennes sont autant d'atouts importants pour cet objectif. Pour compter en outre sur la scène internationale, il faut remplacer l'unanimité impossible à obtenir pour les décisions stratégiques par une majorité qualifiée.

Dominé Christian, 05 septembre 2014 à 12h29

Il faut faire entrer la turquie dans l'Europe

Loic ESCOURROU, 05 septembre 2014 à 11h21

Tout d'abord la zone euro est en déflation, la déflation est nuisible dans l'économie de la zone euro. Plusieurs solutions sont possibles pour redonner cette relance en Europe. L'Europe sociale doit être défendu pour chacun de tous C'est pourquoi il faut faire une politique de relance par dévaluation de l'euro car nous avons un euro fort dans notre continent européens, l'Allemagne a peur de l'inflation , or l'inflation peut nous sauver de la crise car on nous impose la réductions des déficits ce qui a des conséquences nuisibles . Une autre solution en Europe est de modifier les statuts de la Banque Centrale Européennes . Une politique par la relance des salaires en Europe est possible car les salaires de l'Europe du Sud sont nettement plus bas que l'Europe du Nord .

Anonyme, 05 septembre 2014 à 11h02

L'Europe a construit une universalité sur un continent. Il faut continuer dans l'esprit. Chaque pays a ses particularités, sa culture, son histoire. Néanmoins, assistons encore à une diversité de droits. Nous ne pouvons vivre dans un même pays avec des droits qui différent. Il est indispensable que nos droits s'harmonise. - droit du travail - droit des sociétés - droit du commerce - imposition - contrôle et contraintes techniques ... Un cadre générale doit exister sans étouffer le particularisme. Des variations à la marge doit-être possible par chaque pays permettant des réajustements à ses besoins ou sensibilité. Mais, il faut aussi permettre à un pays un transfert d'action pour aide. Si nous étions dans un cadre commun de droit en Europe. Il aurait été logique qu'un pays en difficulté comme la Grèce puisse ajuster ses impôts pour favoriser une reprise sous l'aide des pays en dégageant de la marge fiscal ou prenant en charge une partie de la dette. Dans un ensemble de nation, qui accepte une monnaie commune, un échange sans contrôle des données, des biens et des hommes, il faut une cadre identique pour tous et un accord de bonus malus réciproque en fonction de la situation de chacun. C'est la base de ma croyance en la gauche, les riches doivent d'avantage aidé. Sans ce cadre, cette volonté de gérer pour le bien de tous, nous ne ferons qu'accroitre les inégalités et les tensions...

Christian, 04 septembre 2014 à 21h49

Comme cela a été déjà dit ici, l'Europe est un échelon incontournable de l'action politique. L'Europe, ou l'Occident (l'Occident, 50% du PIB mondial), car il faut se poser la question de la convergence des frontières politiques de l'UE et de l'OTAN, qui siègent à Bruxelles. Il faut une taille critique, pourquoi pas transatlantique ou nord-atlantique, afin de mieux piloter la mondialisation. Par ailleurs, le transfert inconditionnel de la souveraineté nationale est impensable, d'où le principe responsable de l'exception culturelle, inscrit dans le traité de Lisbonne, permettant toujours un veto national à une directive communautaire insoutenable, par sécurité..

Anonyme, 04 septembre 2014 à 19h16

Que dire, partager entre une Europe des Nations pensée comme VIctor Hugo où la paix des peuples européens est le socle commun. Cela sous entendu la conservation du peuple souverain dans sa Nation, son Pays sans ingérence économique de personnes non élus par suffrage universel, ou une Europe UE versus CEE à laquelle l'économie prédomine sur une Europe Sociale et ce, au motif d'une pax economica entre les peuples. Les peuples ne deviendront qu'un peuple dès lors qu'il défendra une ou des causes communes (une politique sociale commune, un cap économie commun, une fiscalité commune, une armée commune, une politique extérieur commune). le tout dans ces diversités culturelles, religieuses... Seule une démocratie réelle (scrutin universelle à 2 tours avec un régime mixte (parlementaire et présidentielle) à pouvoir équilibré permettront d'aller de l'avant.

Anonyme, 04 septembre 2014 à 17h29

Une Europe plus démocratique c'est une union avec des dirigeants élus au suffrage universel direct ( un président de l'Europe, un gouvernement et un parlement avec des listes au niveau européen). Par ailleurs, il serait important de voir converger le droit social et fiscal pour ne plus avoir les phénomènes de dumping social et fiscal. Enfin une union fédérale serait l'objectif à terme, surtout si les dirigeants sont élus démocratiquement. Ainsi, nous deviendrons les Etats-Unis d'Europe mais chaque pays gardera certaines compétences ( qui sont à déterminer).

Anonyme, 04 septembre 2014 à 15h03

L'Europe a été créée pour réunir ses citoyens dans un vaste espace protégeant ses membres; l'objectif était de tirer la prospérité de tous vers le haut; quand un nouveau pays entrait, il voyait les aides affluer pour que ses citoyens jouissent de nouveaux avantages. Ce n'est plus le cas, c'est devenu une simple zone de libre échange. Revenons à cet esprit initial: développons une citoyenneté européenne, une décentralisation et une régionalisation, donnons-nous un Parlement élu qui écrit les lois, un gouvernement fédéral qui les met en marche et un Président qui soit simplement le représentant de la majorité.L'Europe doit se comporter comme un Etat démocratique et être gérer par ses citoyens, les Etats ne doivent conserver que leur spécificité exemple, en France, c'est la laïcité . Elle doit être dotée d'une armée, d'une sécurité sociale, d'une représentation diplomatique et d'un système politique basé sur la représentation parlementaire avec un suffrage direct.

Anael SAULNIER, 04 septembre 2014 à 12h31

Il convient d'apporter une solution pragmatique au problème de l'abstention lors des scrutins européens. Pourquoi ne pas penser une réforme territoriale à l'échelle européenne et coupler par exemple une élection locale avec l'élection des députés aux parlement européen. Il faut montrer aux citoyens véritablement les apports de l'Union européenne.

L'Europe aujourd'hui est un échelon incontournable de l'action politique. Il est même prioritaire, lorsqu'il s'agit de définir un cap politique. Lorsque l'on sait qu'aujourd'hui les deux tiers des lois européennes doivent être appliquées sur les territoires nationaux, il devient évident que la politique européenne et le cap que l'on lui donne influence irrémédiablement la politique de notre pays. Mais aujourd'hui l'Europe est un idéal lointain et souvent vu de manière négative. Même chez nous les socialistes qui sommes pourtant membre du parti le plus européen, au sens de Schumann. Ce père de l'Europe qui disait dans sa déclaration du 9 mai 1950, "La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre ]...[devient non seulement impensable, mais matériellement impossible."

Stéphanie Vovor, 03 septembre 2014 à 13h09

En tant que socialistes, il est important de placer ce travail de recherche d’une identité collective à l’aune d’un nouveau progressisme s’inscrivant au sein de notre appartenance européenne, en s’interrogeant sur la manière dont nous souhaitons nous inscrire dans cette construction qui aujourd’hui apparait encore trop souvent comme absconse, obscure et inefficace. Les tristes résultats des dernières élections, marqués notamment par la montée des populismes nationaux, ont mis à jour une réelle désaffection des citoyens pour les enjeux communautaires. La réalisation de l’unité des socialismes à cette échelle apparait aujourd’hui comme fondamentale pour lutter contre la désaffection du citoyen envers le politique, le démantèlement du collectif devant la globalisation économique et l’inégale répartition des richesses sur le continent. Ainsi, nous redéfinir en tant que parti politique ayant pleine conscience des enjeux actuels ne pourra se faire qu’en choisissant de donner du sens à l’Union Européenne, de mettre en place les bases d’une culture commune effective, au service d’une économie de marché sociale, servant de rempart aux errements spéculatifs. Œuvrer pour une réforme des institutions afin que la détermination des politiques économiques revienne réellement aux élus du peuple sera un élément déterminant de la réussite de notre lutte contre l’euroscepticisme ambiant. Militer pour que soient établis des dispositifs médiatiques permettant une meilleure mise en relation du public avec les questions européennes, dispenser une formation de qualité aux jeunes générations en intégrant davantage ces dynamiques au sein des programmes scolaires doivent également être une priorité. Ne pas se tromper de portée est essentiel, pour que ces Etats Généraux soient une réussite nous ne devons pas passer à côté de la mutation territoriale, sociale, économique et bien sûr environnementale que nous vivons en l’examinant dans un cadre trop restreint qui serait obsolète, être socialiste en 2014 c’est être européen, c’est être internationaliste.

Jacques VUILLEMIN, 01 septembre 2014 à 11h09

C'est peu dire que les européennes ont traduit un fort sentiment de défiance à l'égard de l'Europe. L' Europe qui fut l'espoir de toute une génération désespère les classes populaires et ses partisans.la question de la réorientation pour redonner confiance se pose avec force. Pour répondre, il faut réunir 3 choses: la lucidité du constat, le courage d'en tirer les conséquences et la force d'une ambition.la crise a marqué l'échec de l'UE du chacun pour soi et des égoïsmes nationaux. En outre l'UE incapable de parler d'une seule voix n'existe pas sur le plan international. la solution ne peut être que politique.Au delà de la lucidité du constat , il faut le courage d' en tirer les conséquences:L'UE à 28 ne marchera jamais du même pas. On fait chambre commune mais rêve à part.Une avant-garde est nécessaire pour permettre aux pays qui veulent aller + vite et + loin de partager des éléments de souveraineté, par ex la défense.Il faut rendre aux peuples européens la fierté d'être européens; L 'UE est une terre de démocratie qui a des devoirs des messages à délivrer au monde.

Hervé, 31 août 2014 à 18h49

L'Europe sociale doit être le combat premier des socialistes. L'Europe telle qu'elle se construit n'est qu'une union monétaire et commerciale sans âme. Avant d'aller plus loin dans l'intégration européenne, il faut imposer à nos partenaires et aux conservateurs le pendant social de l'union commerciale. Les socialistes français doivent porter une ligne intransigeante au sein du PSE et au Parlement. Il faut refuser la compromission avec la droite et s'opposer de manière frontale à la politique de Juncker, un conservateur ancien premier ministre d'un paradis fiscal. L'Europe donne trop souvent l'impression d'un machin institutionnel dans lequel les sensibilités politiques sont diluées sur l'autel du compromis politique. En assumant une ligne radicalement différente de celle du PPE et de l'ALDE, nous clarifions le débat en perspective des prochaines échéances électorales.

Anonyme, 31 août 2014 à 17h55

Le projet européen doit être au coeur du projet socialiste. Les dernières élections ont montré à quel point les Français soit méconnaissent l'Europe, soit la rendent responsable de tous les problèmes. La gauche devrait mieux rappeler tous les points positifs de la construction européenne (la paix, la liberté de circulation, le marché unique, les échanges intellectuels de type Erasmus...) : expliquer l'Europe est une priorité. Deux inflexions devraient être exprimées dans l'Europe de la gauche : renforcer l'Europe politique pour la rendre plus forte, et clarifier enfin la position socialiste après le désastre du non au projet de constitution européenne, qui a arrêté toute construction politique de l'Europe et bloqué le système; passer d'une Europe de la rigueur budgétaire à une Europe qui encourage l'offre et la demande, qui soutient des investissements stratégiques pour les 27 (recherche, transition énérgetique, entreprises innovantes) et régule le marché du travail intra-européen. La responsabilité de la gauche est de faire de l'Europe une source d'espoir et non plus un épouvantail.

Nicolas27, 31 août 2014 à 15h25

À l'heure actuelle, je pense que l'Union Européenne se trouve dans une situation intermédiaire. Elle se situe entre le fédéralisme et le système d'Etats-Nations. Pour les dirigeants européens, il est temps de faire un choix. La situation actuelle ne peut perdurer puisque nous sommes dans une situation d'immobilisme. Il faut choisir entre le fédéralisme avec une solidarité et une coopération entre les Etats membres et une convergence de toutes les politiques (malgré les complications pour prendre les décisions entre chaque État) ou revenir à une souveraineté totale de chaque État membre et cesser toute coopération. Autrement dit : ce serait la fin de l'Union européenne. Pour que l'UE perdure, les dirigeants européens doivent prendre leur responsabilité, être plus pédagogique face aux citoyens européens pour leur expliquer la logique européenne et faire basculer la coopération entre les États vers le fédéralisme, voulue par les fondateurs de la coopération européenne. Ceci reste une suggestion à améliorer et enrichir.

Anonyme, 31 août 2014 à 11h04

L'Union Européenne existait bien avant qu'elle soit créée mais sous forme de partenariat, et ça marchait. (ex. l'aéronautique) L'Union Européenne a voulu intégrer, trop tôt, des pays n'ayant pas le même niveau social. Cette union a tiré, vers le bas, tous les pays créateurs en permettant la délocalisation d'un certain nombre d'entreprises et l'utilisation d'une main d'oeuvre à bas prix. L'union européenne veut tout régler, de la taille des oeufs à la forme des pare brises automobiles, elle nivelle tout et chacun perd son identité. D'où la montée du nationalisme... L'union européenne ne devrait traiter que de l'essentiel : économie, sociale, défense. Aujourd'hui chacun regarde ses propres intérêts, telle l'Allemagne, et toujours aux dépends d'un autre pays européen. D'où repli sur soi et rejet de l'Europe

STARBUCK, 30 août 2014 à 20h09

Pour orienter (et non pas réorienter, pour cela il faudrait déjà qu'elle s'oriente vers quelque chose et que donc elle fonctionne, or et nous pouvons le constater tous les jours, nous sommes ô combien loin du compte...) l'Union Européenne, il faut tout d'abord l'orienter et lui apprendre la démocratie. L'Union ??? Européenne ????? Excusez-moi mais où est l'Union ??? Européenne ??? lorsque Angela Merkel dirige seule et d'une main de fer un bloc de 27 états ??? (elle me fait beaucoup penser à Margaret Thatcher et ses crises de nerfs pour faire avaler tout et n'importe quoi aux européens et en plus elle a réussi, tout comme Angela Merkel aujourd'hui).Donc, la démocratie, un pays, une voix, riche ou pauvre. Il faudra donc aussi enseigner à la "soit disante" Union Européenne, l'égalité entre les peuples. Ensuite, il lui faudra adopter une véritable Constitution commune, du genre "Article 1.Tous les hommes naissent et demeurent égaux en droits". Article 2. La Fédération (ou la Confédération) et elle-seule est souveraine en matière financière et économique, etc. Article 3. Les banquiers sont des banquiers ils prêtent de l'argent (point à la ligne). Article 4. Les financiers jouent avec leur propre argent pas celui des autres" (etc, etc.). Après l'adoption d'une Constitution commune, il faudra élire, au suffrage universel, une Assemblée Européenne, où chaque pays enverra son Député élu, qui devras vraiment être présent tous les jours, travailler dur et rendre des comptes. Dans le même temps, un Gouvernement Européen devra être élu au suffrage universel.Enfin, le Président de l'Union Européenne sera élu au suffrage universel. Un mandat de 5 ans me paraît suffisant. Des salaires décents également et sans privilèges, il me semble qu'ils ont été abolis, du moins chez nous pendant la Révolution ! Interdiction des lobbys de tous poils. Bref, seule l'Union Fédérale (ou Confédérale) Européenne ne pourra faire face de toutes les manières possibles (économique, etc.) aux USA, à la Chine, à l'Inde, aux autres pays émergents du continent asiatique, à la Russie et surtout au(x) Califat(s) Islamiste(s) qui se profilent à l'horizon. Et en bonus, le Front National n'aura qu'à bien se tenir.

Nico l'européen, 30 août 2014 à 18h28

Les dernières élections européennes ont montrées à la fois une défiance envers nos institutions avec vote massif eurosceptique mais surtout une indifférence et un sentiment d'impuissance de plus en plus fort avec une abstention toujours de plus en plus forte et majoritaire. Le moyen principal d'y pallier à mon sens est de muscler notre démocratie européenne en renforçant le parlement, véritable institution représentant directement le peuple européen. Cela passe aussi je pense par une meilleur information en renforçant par exemple l'éducation civique européenne à l'école mais aussi dans les milieux professionnelles et autres, ou bien les médias parlant de politique européenne. Pourquoi pas un ARTE européen....

Nico de Paris, 30 août 2014 à 18h18

Afin de trouver de nouveaux axes de croissance et dans un esprit de partage et solidarité qui doivent faire partie des valeurs européennes, je pense que nos institutions se doivent de se tourner vers les différents pays composant le bassin méditerranéen. Ce partenariat se doit d'être fait dans un véritable esprit d'entraide sans souveraineté d'un bloc sur l'autre afin que chacun puisse se tirer vers le haut sur les plans économiques, écologiques, démocratiques, éducatifs,.... Cet axe de travail ouvrirait de nombreuses opportunités de croissance et de progrès social partagé.

nicolas furet, 30 août 2014 à 18h12

Pour renforcer la place de l'Europe sur la scène internationale, il me semble important de doter nos institutions européennes d'une véritable diplomatie internationale forte et cohérente permettant à notre continent de parler d'une seule voie. Cela est d'autant plus important au vu des événements en Ukraine, L'Europe a loupé jusqu'ici sa chance d'ouvrir une nouvelle voie diplomatique face à l'affrontement américano-russe en soutenant le peuple ukrainien dans ces aspirations démocratiques et vers une réelle indépendance sur le plan international. Il est urgent d'agir!

christian Delpuech, 30 août 2014 à 15h48

Il n'y a pas de relations internationales gentillettes. Il faut se poser la question avant de s'engager et de bien faire le bilant de ses forces et faiblesses. La seule chose qui compte est d'arriver a son objectif sans trop fâcher ses alliés potentiels. L'arme finale est la contribution financière au budget européen! L'Euro au début était en parité avec le Dollar et on a perdu 1.3 de compétitivité! Redonner un bol d'air aux entreprise passe par là. Augmenter la dette en redonnant du pouvoir d'achat du pouvoir d'achat fictif se paie plus tard; C'est comme quant un surendetté paie ses dettes en empruntant!!! Sarko nous r'ajouté 750 ME de dette en 5 ans et on est coincé de ce coté, surtout n'en rajoutons pas! Il faut que la BCE fasse marcher la planche a billets de 1.3 de la masse monétaire, pour rééquilibrer avec l'origine;

Philippe Rodriguez, 30 août 2014 à 11h26

L'Europe est aujourd'hui considérée par une grande partie des Français comme un danger. Elle met en concurrence des peuples de niveaux économiques différents et de législations différentes. Trop de disparités. L'Europe devra s'unir et servir les peuples.

Anonyme, 30 août 2014 à 0h04

L Europe actuelle est une chimere. Pour qu elle existe, il faudrait une langue commune. Sommes nous pret pour le bilinguisme ?

Jacques Eymery, 29 août 2014 à 22h21

Passer d'une Europe de marchands et de multinationales à une Europe politique. Par certains côtés l'Europe actuelle est un leurre et manque totalement de transparence et de démocratie car, en fait beaucoup trop de pouvoir est entre les mains de la commission, non élue démocratiquement. Dire clairement, en ce qui concerne l'Angleterre si elle fait partie intégralement ou non de l'Europe....

Françoise RODARY, 29 août 2014 à 21h40

Avancer résolument vers une Europe Fédérale porteuse de paix et de prospérité pour chaque pays européen bien sûr mais certainement pas au détriment d'autres pays du Tiers Monde: revoir les traités commerciaux européens avec un objectif de justice, premier pas vers la paix mondiale. ( il y a fort à faire !!) Harmonisation des politiques fiscales, salariales, sociales, de façon à arrêter le dumping et les délocalisations. A l'international, grande vigilance et dialogue avec nos partenaires européens: nous avons, nous français, et notre président, trop tendance à nous croire les gendarmes du monde. La démocratie ne se gagne pas avec des bombes . Nous le savons mais faisons comme si nous ne le savions pas ...hélas.

PERLE MARIN, 29 août 2014 à 19h39

Reorientez l'europe vers une europe plus solidaire plus democratique plus sociale !Creer un smic europeen et essayer de rendre l' europe plus accessible aux citoyens !!Trop de contraintes trop de dossier pour acceder aux aides europeennes Trouver un cosensus pour ameliorer les relations internationales

Anonyme, 29 août 2014 à 18h03

Créer une logique d'un cœur Européen de pays de l'Euroland pouvant se regrouper pour déterminer une politique industrielle fiscale et budgétaire Européenne. Parallèlement militer pour la création d'un parlement des peuples au niveau mondial ( élection de représentants en même temps que l'élection au parlement européen)

Guillaume, 29 août 2014 à 17h03

LA RECHERCHE EUROPEENE L’Europe de la recherche souffre d’une incapacité à valoriser un fort potentiel scientifique. Malgré un nombre important de diplômés, la force attractive de l’Europe reste inférieure à celle d’autres continents comme les Etats-Unis qui offrent à leurs chercheurs des moyens beaucoup plus importants. Une politique ambitieuse d’investissement de la part des institutions nationales et européennes est nécessaire pour construire un véritable espace européen de la recherche et porter la recherche européenne à un haut niveau international. En 2000, le Conseil européen de Lisbonne a annoncé sa volonté de faire de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive au monde d’ici à 2010». Cette ambition a été réitérée lors du Conseil de Barcelone en 2002, fixant l’objectif aux Etats membres de consacrer 3% de leur PIB à la recherche. Une augmentation du budget de la recherche permettrait ainsi d’offrir aux chercheurs européens de meilleures conditions de travail pour mener des projets de qualité et stimuler la croissance et l’emploi dans l’Union Européenne.

Nic, 29 août 2014 à 17h02

TÉLÉVISION EUROPÉENNE Nous avons pu le constater lors du dernier scrutin des élections européennes où l’abstention a fait rage, le citoyen marque son désintéressement pour l’Europe. Socialiste, profondément européistes et luttant contre le repli sur soi nous devons trouver les moyens de redonner envie d’Europe. Il faut reparler d’Europe aux Européens. Les médias nationaux ne rendent quasiment pas compte des débats politiques européens. Lorsqu’ils le font c’est bien souvent sous un prisme national et contraignant. Si l’Europe veut renforcer le sentiment d’appartenance, elle ne peut faire l’impasse sur la diffusion de l’information et la promotion d’une culture commune. Après avoir réussi le lancement d’une culture partagée et monnaie commune, les pays de l’Union doivent être capables de mettre en place une télévision européenne. Certes, des problèmes techniques seront à dépasser (diffusion simultanée en plusieurs langues, choix des programmes) mais cet outil est indispensable au renforcement de l’adhésion des Européens aux institutions communautaires. De cette façon, les travaux du Parlement et de la Commission pourront ainsi être connus des citoyens, ce qui contribuera à apporter de la lisibilité.

JADE, 29 août 2014 à 16h56

Nous devons penser l'Europe de demain. Achevé d’un point de vue de la circulation des biens, des capitaux, des idées, de l’information, l’Europe reste interétatique. Ainsi, ce qui est vrai pour des secteurs économiques et budgétaires l’est aussi pour des questions sociales ou fiscales. Par conséquent, elle est profondément inefficace dans le champ politique, et embryonnaire voire inexistante en matière de politique sociale. La construction européenne doit continuer, progresser pour tendre vers la création des Etats-Unis d’Europe. Cette construction doit se faire autour des valeurs que nous avons en commun : l’humanisme, la solidarité, la démocratie. L’Europe a trop longtemps été construite avec l’idée de lisser les différences culturelles entre les peuples. Or, cette diversité des origines est une richesse, une chance, pour les européens, pour le développement et le rayonnement de l’Union. Au-delà, c’est l’espace pertinent aujourd’hui pour construire les politiques les plus efficaces pour les populations sur les plans économiques, industrielles, de la défense, fiscaux, commerciaux, agricoles… Aujourd’hui en Europe, plus personne ne doit s’opposer à la mutualisation des dettes .Plus personne ne doit s’imaginer que l’on peut s’affranchir d’une harmonisation des fiscalités. Plus personne ne peut valablement soutenir qu’une harmonisation sociale des droits des salariés est impossible.  A l’heure de l’Europe, et avec la volonté de renforcer le fédéralisme européen, il est indispensable d’harmoniser petit à petit, étape par étape, mais avec conviction, les fiscalités européennes. Aussi bien sur le revenu, sur les TVA, mais aussi et avec plus de pertinence, sur les sociétés, afin que les conditions de la concurrence européenne soient identiques pour tous et mettre un terme au dumping fiscal. Au-delà, il s’agit de faire de l’Europe un moteur des solidarités. La crise de l’euro donne une leçon majeure : sans solidarité effective il ne peut y avoir  de communauté de destin durable. L’harmonisation fiscale doit se faire, mais elle n’est à elle seule insuffisante. Il est nécessaire de mutualiser des dettes souveraines pour se défaire de la spéculation contre les Etats et de poursuivre, par le haut, l’harmonisation et le rapprochement des régimes sociaux. L’Europe peut, et doit être vue comme un outil de correction des inégalités sociales.

Anonyme, 29 août 2014 à 16h56

Aller de l'avant et enfin choisir de créer soit une fédération européenne soit une confédération. Pourquoi pas une fédération des pays EURO (15) et une confédération européenne(27).

M. Molleville, 29 août 2014 à 16h55

L’ouverture au Sud de l’Union européenne, de la France et des socialistes doit être au cœur de nos valeurs. Puisque la question posée est de réfléchir à l’identité des socialistes, celle-ci ne peut taire la dimension régionale de nos espérances et de nos combats. L’Europe s’est construite après les tragédies du 20ème siècle par l’invention d’un modèle nouveau de paix et de développement entre des pays démocratiques. Ce modèle n’a pas vocation à avoir de frontières car il est le cadre qui permet d’espérer le respect de l’Etat de Droit et d’agir pour le Progrès. L’Europe ne peut être isolée dans la mondialisation. Elle doit s’ouvrir et porter ses valeurs, à vocation universelle. Elle ne peut aussi être la coalition des vieux pays du Nord sans entendre les crises mais aussi les avancées de ceux du Sud. Voilà pourquoi, les socialistes doivent mettre au cœur de leurs valeurs la réconciliation des deux rives de la Méditerranée et la promotion d’un nouveau partenariat entre le Nord et le Sud. C’est une nécessité politique, une bataille démocratique mais aussi une potentialité économique. Les militants de la génération de la décolonisation doivent trouver des héritiers, et un nouvel horizon. C’est l’alliance des deux rives de la Méditerranée, c’est l’appui et la coordination des forces démocratiques de cet ensemble, c’est la lutte contre les tentations obscurantistes du Sud et le combat contre les tentatives populistes du Nord. Dans sa déclaration de principes, le Parti socialiste doit affirmer son attachement à la construction d’un nouveau modèle euro-méditerranéen.

Aurélien 75018, 29 août 2014 à 16h35

La mise en place d’une République Fédérale Européenne, qui est le niveau ou se joue le combat pour la transformation sociale, est désormais une urgence pour les socialistes.

Oscar, 29 août 2014 à 16h31

Renouons avec la revendication d'élargissement de l'Union Européenne à la rive sud de la mer Méditérranée et à la Turquie. Si la gauche et plus singulièrement le PS doit faire son aggiornamento dans son rapport aux entreprises et s'adapter au XXIeme, les entreprises aussi doivent changer de siècle. Ce fut une revendication forte du PS jusqu'en 2007 lorsque nous avons perdus la bataille culturelle face à une droite sarkozyste conquérante. La montée du FN ne doit pas avoir pour conséquence que la gauche met son drapeau dans sa poche sur une question aussi importante que celle-ci.

VGT, 29 août 2014 à 16h25

Penser la mondialisation au service du progrès Les réponses politiques font aujourd’hui face à leur propre faiblesse : incapacité à agir sur la globalisation, incapacité intellectuelle à penser une mondialisation au service du progrès et de l'égalité. Face à cela, trois défis attendent les socialistes : repenser les échanges à l'échelle du monde, mener des mobilisations structurées et inscrites dans le temps par la création de réseaux transnationaux, construire des instances politiques européennes qui répondent aux enjeux de notre temps et en capacité d’être à la hauteur de la mondialisation économique.

Maxime Molleville, 29 août 2014 à 16h22

L’ouverture au Sud de l’Union européenne, de la France et des socialistes doit être au cœur de nos valeurs. Puisque la question posée est de réfléchir à l’identité des socialistes, celle-ci ne peut taire la dimension régionale de nos espérances et de nos combats. L’Europe s’est construite après les tragédies du 20ème siècle par l’invention d’un modèle nouveau de paix et de développement entre des pays démocratiques. Ce modèle n’a pas vocation à avoir de frontières car il est le cadre qui permet d’espérer le respect de l’Etat de Droit et d’agir pour le Progrès. L’Europe ne peut être isolée dans la mondialisation. Elle doit s’ouvrir et porter ses valeurs, à vocation universelle. Elle ne peut aussi être la coalition des vieux pays du Nord sans entendre les crises mais aussi les avancées de ceux du Sud. Voilà pourquoi, les socialistes doivent mettre au cœur de leurs valeurs la réconciliation des deux rives de la Méditerranée et la promotion d’un nouveau partenariat entre le Nord et le Sud. C’est une nécessité politique, une bataille démocratique mais aussi une potentialité économique. Les militants de la génération de la décolonisation doivent trouver des héritiers, et un nouvel horizon. C’est l’alliance des deux rives de la Méditerranée, c’est l’appui et la coordination des forces démocratiques de cet ensemble, c’est la lutte contre les tentations obscurantistes du Sud et le combat contre les tentatives populistes du Nord. Dans sa déclaration de principes, le Parti socialiste doit affirmer son attachement à la construction d’un nouveau modèle euro-méditerranéen.

Simon Mandeville, 29 août 2014 à 16h17

Démocratiser l’Europe pour redonner du sens à l’avenir Le terme de déroute pourrait être encore trop faible pour caractériser le résultat des dernières élections européennes en France. Déroute pour la gauche, pour la famille socialiste, déroute aussi pour la démocratie et pour l’espoir européen. Si le vote sanction à l’égard du Gouvernement a fonctionné à plein régime, les socialistes doivent plus que jamais s’interroger sur leur rapport à l’Union européenne, et adopter un discours, un projet, qui fasse écho auprès de nos concitoyens. Assumons l’Union européenne comme une communauté de destin, une Europe des peuple construite autour d’un avenir partagé, articulé autour de la notion fondamentale de citoyenneté européenne. Rompons avec l’idée que seule l’Europe de l’économie et de la négociation entre des nations à bout de souffle serait à même de fonctionner, au détriment de l’Europe politique et sociale. Affichons notre volonté d’un Parlement dont les pouvoirs seraient renforcés et d’une commission responsable devant lui, dans un objectif d’intérêt général européen. Responsabilisons chacun, comme investit d’une véritable citoyenneté européenne, en remettant le débat sur l’avenir de l’Union au cœur des discussions, et en proposant la création de liste pan-européenne pour les prochaines élections de 2019, afin de ne pas revoir le pays de droits de l’Homme s’abstenir majoritairement et porter un parti d’extrême droite en tête. Suite à la non campagne de 2014, il nous reste 5 ans de travail pour ne plus revivre ça !

Laura B, 29 août 2014 à 16h10

Pour une vraie diplomatie européenne La fin de la seconde guerre mondiale et la création de l'ONU a mis la France au centre de la diplomatie internationale, avec ce précieux droit de veto au Conseil de sécurité. Ce privilège, de plus en plus remis en cause, ne répond plus à la réalité géopolitique. L'avènement de l'Europe mais aussi des pays émergents en est une caractéristique évidente. Les socialistes doivent porter au niveau international une réforme du Conseil de sécurité pour intégrer les pays émergents et les nouvelles démocratie d'après guerre. La France doit donner l'exemple en transférant son droit de veto à l'Union européenne. Ce sont par ces actes qu'une diplomatie européenne pourra voir le jour dans le monde.  

Laura B, 29 août 2014 à 16h09

Pour un statut associatif européen "L'article 8 B du Traité de Lisbonne affirme que « les institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile ». Si la liberté d'association est reconnue par tous les États membres, de même que par la Convention européenne des droits de l'Homme, de nombreuses disparités existent. Il est temps de passer des valeurs aux actes. L'Europe doit venir en soutien de la société civile européenne et promouvoir l'engagement. C'est pourquoi nous souhaitons créer un statut d'association européenne afin d'assurer la promotion des valeurs fondamentales de l'Union. Ce statut garantira également une protection pour tous les européens engagés."

Je contribue sur le thème "Comment réorienter effectivement l’Union européenne ? Quels éléments de souveraineté partagée pour réaliser une Europe plus démocratique, plus dynamique, plus solidaire, plus influente sur la scène internationale ? Comment y parvenir malgré le recul de la gauche continentale au Parlement européen ? Comment concevoir ses relations avec les autres puissances régionales du globe – Etats-Unis, Chine, Russie, continent africain ? Quel partenariat euro-méditerranéen ?"

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