Thème n°2

Laïcité et république

0 19187 3e

Comment « faire société » dans une France tiraillée à la fois par l’individualisme, le consumérisme et le communautarisme ? Comment renforcer le pacte républicain partout et pour tous ? Agir ensemble pour le vivre-ensemble, contre l'antisémitisme et l'islamophobie ? Comment concevoir l’application des principes de la laïcité pour qu’elle ait une force intégratrice ? Comment conjuguer aspiration à l’unité et expression de la diversité – des territoires, des parcours, des structures familiales ?

363 contributions pour alimenter la réflexion

Marie-Elisabeth BARDE, 08 novembre 2014 à 23h51

Contribution de la section - Saint-Michel-sur-Orge, ci-jointe.

Section PS de Massy, 08 novembre 2014 à 22h40

Liberté, Egalité, Fraternité… Laïcité ? La laïcité est une protection pour les citoyens. La fragiliser les met en danger car elle défend des libertés individuelles. Elle nous oblige en tant que citoyen mais aussi en tant que Parti. Ses règles doivent être respectées. Pour le bien de chacun. Elle s'inscrit aussi dans le tryptique Républicain où elle tient sa place dans chacune de ses composantes. Liberté. La laïcité assure la liberté de culte et de son exercice. Elle assure aussi le droit d'être athée. Elle assure qu'on ne peut souffrir d'être d'un bord ou d'un autre. L'État n'organise ni ne finance les cultes mais respecte l'existence des clergés et des lieux de cultes. L'État laisse la parole libre aux faits religieux. Egalité. La laïcité met au même plan tous les citoyens. Elle ne reconnaît aucune religion constituée comme propre, et donc supérieure, assurant qu'aucune ne prend l'ascendance sur l'État, et ce malgré une histoire chargée et une démographie religieuse mouvante. Fraternité. La laïcité nous apprend qu'au-delà de nos différences, nous sommes tous frères et sœurs, tous humains. Français issu de tel pays, français de telle confession, l'État s'en moque. Il apporte son soutien à tous. Il ne discrimine pas les genres, les amours ou les prières. La Laïcité est une des composantes essentielle de notre identité. Trop souvent, la laïcité a été présentée comme une arme destructrice de ces identités. En fait, depuis 1905, la laïcité a accompagné l'évolution, l'émancipation de la société, en préservant celle des individus. Car on parle d'émancipation, pas de négation. L'Histoire est marquée par les religions, celle des peuples comme celle des États, nous ne le nierons jamais. Apprenons, et comprenons les raisons de la séparation de l'État et des Églises et voyons à quel point chacun en bénéficie. Mais le Parti socialiste ne doit pas seulement s'en tenir à une proclamation de la laïcité. Elle ne se décrète pas, elle doit être défendue au quotidien, portée par chacun de ses militant-e-s. Dans le cadre de ces états généraux, mais aussi bien au-delà, le Parti socialiste doit s'interroger sur l'action qu'il doit mener, les campagnes qu'il doit porter pour que la laïcité ne devienne pas un terme déchu, abandonné sous les coups de semonce des radicalismes. Nous en avons l'ardente obligation.

Anonyme, 08 novembre 2014 à 22h08

Section PS du Jarnisy (54) Contribution aux États Généraux des socialistes Thème 8 : Laïcité et République Notre Constitution énonce le principe fondamental de la laïcité à son article 1er : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Dire d’un État ou d’une République qu’ils sont laïques revient à exprimer leur indépendance à l’égard de toute autorité, en particulier religieuse, ainsi que leur caractère démocratique : le pouvoir y appartient aux laïcs, le pouvoir y procède du peuple. La loi de laïcité de 1905, dite de séparation des Églises et de l’État est le fruit d’un véritable compromis, dont la philosophie est très clairement définie dans les deux premiers articles : Article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. Article 2 : La République ne reconnaît, ni ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En d’autres termes, les Églises sont maîtres chez elles et l’État est maître chez lui. Selon un sondage Ifop-La Croix des 6 et 7 mai 2008, les Français considèrent la laïcité comme le plus important des grands principes de la République, juste après le suffrage universel. Pourtant, la fin du XXème siècle a sonné implicitement l’abandon de la laïcité au profit d’une sorte de postmodernité communautariste devenue « politiquement correcte », et signant au passage la fin des Lumières et de la chose publique. (...) En raison du nombre limité de caractères dans cet espace, la suite est à lire sur le PDF !

de Charente-Maritime Fédération Socialiste, 08 novembre 2014 à 21h14

État, justice, éducation, solidarités, travail vacillent face à la crise globale que nous vivons depuis plusieurs années. Face à la crise d’identité et de confiance qui en découlent, les cadres politiques de notre société sont défaillants. Nos concitoyens recherchent tout ce qui pourrait les rassurer. Le seul remède est la laïcité. Mais celle-ci, objet de trop de compromis politiques et de nombreux reculs, est aussi mise en danger. La laïcité est l’essence de la République, elle doit être réaffirmée par tous, partout, là où se trouve la République. Des principes simples doivent être respectés par les républicains. Le Gouvernement et tout élu de la République se doivent d’être exemplaires et courageux dans leur représentation de la République et dans leurs engagements. Pour se faire, l’Etat et le politique doivent réinvestir chaque champ de la société. En outre, nous devrons nous engager à : − Former les élus à la notion même de laïcité. − Dire que la marche de l’État et de la nation est possible indépendamment de tout principe religieux. − Refuser de participer à toutes manifestations organisées par des institutions religieuses. − Supprimer le Concordat en Alsace Moselle, cesser la rémunération des prêtres par l’état en Guyane et rendre ainsi tout le territoire français Laïque. − Encourager le partage des lieux religieux aux diverses religions, afin d’éviter de nouvelles constructions. − Interdire la location sous quelque forme que ce soit de bâtiments municipaux, à des formations religieuses ou sectaires. − Abroger la loi permettant aux écoles religieuses de recevoir des subsides de l’Etat et des communes. La laïcité se transmet, s’enseigne et se partage. Un effort doit être fait en faveur de l’école de la République. Le rôle de l’école est d’instruire, former, et éveiller aux valeurs de la république (Droits et Devoirs) et de la démocratie réelle. Les enseignants et toutes autres personnes en contact avec les enfants au nom de l’État doivent être formés à la laïcité. Nous sommes à l’ère médiatique, télévision, radio et réseau sociaux. Utilisons-les de manière critique ! Nous devons à notre tour, élus, militants, citoyens, être offensifs et porter la République et la Laïcité au plus grand nombre. Défendre ainsi la République en lui permettant de rester un système de valeurs avec une véritable laïcité, que seuls les pouvoirs politiques ou juridictionnels, en lien avec les représentants « religieux », sont en mesure de faire respecter.

Fédération de la Corse-du-Sud - Ajaccio, 08 novembre 2014 à 21h09

Langues régionales Les langues régionales, « langues de France » selon le mot de Jack Lang, sont un patrimoine qui constitue une richesse culturelle à préserver et à valoriser. De nombreuses actions positives ont déjà été entreprises en faveur de ces langues pour donner à celles-ci, victimes hier de l'histoire, aujourd'hui de la communication de masse et de la standardisation croissante des modes de vie, les moyens de sortir de la précarité linguistique. L’objectif est d'ordre culturel : il s’agit de protéger et de promouvoir les langues régionales en tant que valeur menacée du patrimoine culturel universel. Ce qui est en jeu dans nos sociétés post-modernes, c’est notre capacité collective de continuer à faire vivre ces langues pour les futures générations. Qu’elles regagnent un terrain qui a fortement reculé au cours du 20e siècle dans leur usage quotidien sans préjudice de la langue nationale ni de la maîtrise d’une langue à usage international. C’est pourquoi, tout en nous tenant éloigné du syndrome flamand-wallon, avançons sans complexe la nécessité de renforcer les moyens de valoriser les identités régionales dans leurs dimensions culturelle et linguistique. Le but est de redonner à ces langues une vie réelle pour les locuteurs des régions concernées, et non d’en imposer un usage formel dans tous les actes administratifs, dans la justice, dans les domaines spécialisés comme la médecine ou les sciences et techniques. La diversité culturelle, loin de s’opposer à la République, est constitutive de la res publica. Aussi, sachons promouvoir un socialisme attaché à nos richesses régionales.

Emile Bregeon, 08 novembre 2014 à 20h35

La laïcité a permis au cours du siècle dernier de remettre la religion Chrétienne à sa place, c est à dire dans la sphère privée. Les voiles des femmes entrant à l église ont peu à peu disparus. Les signes religieux se sont fait de moins en moins présent. Le prosélytisme religieux a quasiment disparu. Chacun en son âme et conscience est libre de croire et de ne pas croire. La laïcité n est pas et n a pas été au cours du siècle dernier le simple respect de chacune des religions. Ce fut un combat et un compromis. Liberté des religions et en même temps primauté des règles de l état sur celle des religions. C est cela qu il faut rappeler. De ce fait ce pays attaché à cette laïcité où le prosélytisme a disparu, ne supporte pas ou très mal la ou les nouvelles demande religieuse d origine musulmane notamment. Si l on veut éviter les tensions et la montée des extrêmes, il est nécessaire: de rappeler que la France est un pays d intégration que la loi est devant la religion que les demandes religieuses ne sont pas acceptables en dehors de la sphère privée. que les signes ostentatoires ne sont pas acceptables ou en tout cas peuvent irriter et provoquer des tensions. et enfin éviter de se laisser enfermer immédiatement dans le fait qu en abordant ce sujet nous stigmatiserions. C est parce que nous réaffirmerons que chacun peut pratiquer sa religion mais que c est la loi qui s applique et que le prosélytisme et les demandes religieuses ne sont pas acceptables que nous retrouverons la considération de nos concitoyens. C est parce que nous sommes socialistes et que la laïcité est une valeur de gauche que nous devons la reprendre à notre compte et ne pas la laisser aux partis extrémistes.

BRUDER Lucie, 08 novembre 2014 à 20h33

Il faut inculquer les bases de la vie en société et ce quel que soit l'individu, son niveau social et surtout ne pas diviser. Il faut faire comprendre à tous qu'ils sont un maillon utilise et nécessaire à la vie de la société. Une entreprise sans salariés ne marche pas, un individu doit travailler pour s'accomplir et ne pas toujours compter sur les autres. Le problème actuel est la "prime aux nuls" vu que l'on ne souhaite pas payer les salariés, les anciens souhaitant garder leur "position supérieure" et surtout ne pas être dépassés par les jeunes qui s'intègrent plus vite aux nouvelles technologies, ce, grâce à leurs longues études leur ayant appris à réfléchir, pas toutes les écoles de commerce qui donnent un diplôme vu que la formation est payée. Un doctorat et une thèse demande un esprit synthétique et de la réflexion, de ce fait ils s'adaptent plus vite mais cela dérange, notamment le fait qu'ils constatent les anomalies que l'on veut absolument cacher à tous. Moins d'opacité permet une meilleure vie en société, la politesse, l'obéissance aux lois,...

Contribution aux Etats Généraux du 06 décembre 2014, texte du 08 novembre Je vais partir de ces 2 mots que sont Laïcité et Mixité, qui sont ceux qui se rapprochent le plus de Égalité, un des principes clé de notre République. Cette « valeur » Égalité de notre devise de notre beau pays libre et fraternel (ou solidaire). Oui je viens de citer en une seule phrase la devise de la France. La « valeur » la plus difficile est l’ÉGALITE. Cette notion d’Égalité englobe aussi nos valeurs de laïcité et mixité. Utile dans l’Ecole et le système éducatif, apprentissage et partage collectif des savoirs, des connaissances, des savoirs être et des savoirs-Faire… Utile dans la Religion, milieu de l’intime, structurant pour les êtres et les familles, et normalement rassembleur dans un monde pluriel… Et aussi sur le plan de l’entente entre les pays de la planète. La mondialisation est un PLUS pour toute la planète, bien inverser la peur de l’Etranger chez nos concitoyens, si les refugiés veulent venir en France c’est pour s’approprier ces « valeurs » de la France. A eux d’être nos ambassadeurs, par leur lien avec leurs familles et amis, à exporter nos »valeurs et influer sur la politique de leurs pays. Comment faire ressentir, saisir, l’Egalité à nos concitoyens ? COMMENT rendre la politique efficace avec des valeurs de proximité et d’ «acceptance » (= acceptée =loyale=franche= de confiance ?). Contribuer à faire venir dans nos sections locales, départementales, régionales des personnes de la société civile pour apporter du sang neuf, de l’innovation. Les responsables associatifs, syndicaux, et les métiers du « social » : les sociologues les ethnologues, les ingénieurs, les spécialistes en technologie du numérique, les architectes, et également tous les métiers dans le civil, de la rue, du quartier, du village de la ville, le commerçant, du boulanger, du primeur au boucher en passant par le gestionnaire de restaurant/café/hôtelier et le cordonnier… les techniciens, les métiers du service à la personne, du Médical aux Assistants sociaux, les Artisans... Et aussi les Agriculteurs et les Pêcheurs, métiers « historiques » de notre pays. Laisser une place aussi aux artistes amateurs et professionnels... La suite dans le PDF, et dans le PDF, Le Monde des Arts, Valeur Respect, Transition écologique, drapeau et hymne national…

Georges Larivière, 08 novembre 2014 à 19h23

Thème 2 : Laïcité et République Contribution de Georges Larivière le 20 octobre 2014 Secrétaire de section d'Amélie les bains 66. Doc PDF joint

Haute Garonne (31) Sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille, 08 novembre 2014 à 18h56

Contribution des sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille (Haute-Garonne)

PS Paris 12ème Section Philippe Farine, 08 novembre 2014 à 18h46

Au cœur de l’engagement socialiste et républicain, la laïcité résulte d’un combat majeur contre le conservatisme et l’obscurantisme. La séparation du politique et du religieux, instaurée par la loi de 1905, a constitué un tournant fondateur dans notre espace politique. Alors que la société française connaît de profondes mutations, nous considérons que ces principes doivent être réaffirmés concrètement. Des enjeux majeurs aux pratiques quotidiennes, il convient de refuser des grilles de lectures religieuses et communautaires et de répondre en termes politiques et sociaux, donc laïcs. Si la loi de 1905 visait surtout à séparer l’Eglise et l’Etat, elle permet aussi de répondre à l’évolution des pratiques spirituelles et des religions. Tant que leur intervention ne constitue pas une aide à un culte et tant qu’une parfaite neutralité entre les cultes est assurée, les politiques peuvent répondre pragmatiquement aux besoins quand un intérêt public local le justifie. Tout en restant dans le cadre de la loi de 1905, les collectivités locales peuvent ainsi mettre en location un local leur appartenant en vue de l’exercice d’un culte, conclure un bail emphytéotique sur des parcelles du domaine public pour la construction d’un édifice cultuel, subventionner certains travaux au titre de la préservation du patrimoine… Ces réponses ingénieuses mais concrètes et laïques doivent continuer de guider les politiques. Outre les pistes possibles pour trouver des lieux de culte, d’autres exemples concrets peuvent être avancés : - Les jours fériés religieux. […] (cf DOC PDF pj pour cet exemple) - Les interdits alimentaires religieux à l’école. Nous refusons toute certification religieuse de produits proposés dans le cadre de l’école républicaine. En revanche, si ce sujet a été amplifié et instrumentalisé par le FN, nous considérons que l’Ecole doit limiter au maximum les cas où les enfants ne mangent pas à la cantine le midi pour motif religieux car cette rupture quotidienne dans le rythme scolaire constitue aussi une rupture républicaine. Mais au lieu de poser cette question en termes religieux, ne doit-on pas avoir pour priorité des repas de qualité, adaptés aux revenus de chacun et diversifiés ? Ces exemples simplifiés n’épuisent nullement les questions évoquées. Mais ils illustrent, au-delà des bons principes, la possibilité concrète d’aborder en termes politiques et sociaux toute question (im)posée en termes religieux pour mieux réaffirmer les principes de la laïcité et d’égalité. Car c’est avant tout des inégalités sociales qu’émergent ces crispations identitaires.

PASCALINE BIDOUNG, 08 novembre 2014 à 17h19

Contribution Fédérale : LAICITE ET REPUBLIQUE La laïcité désigne « le principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l’Etat n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique ». Mais, on constate aujourd’hui que la laïcité connaît des dérives multiples. Ces dérives sont d’autant plus actuelles qu’elles relèvent de deux idéologies marquantes de l’époque que nous vivons. Celles-ci sont le libéralisme abstrait et le communautarisme émergeant. Ce constat établi, il faut donc repenser l’application de la loi 1905 avec fermeté dans notre sphère républicaine par l’adoption de plusieurs dispositions : L’inscription de cette loi fondatrice dans la constitution. La remise en ordre du jour du rapport de la commission Stasi qui traite du port des signes religieux dans les lieux publics. Pour que les principes de laïcité aient une force intégratrice, il est nécessaire de les appliquer partout et d’éviter les compromis électoralistes qui ont été conservés en Alsace-Lorraine, en Guyane, à Mayotte, malgré les discussions organisées peu avant la campagne électorale des présidentielles. La pédagogie, des calendriers clairs de transition serait aptes à rassurer. Comment renforcer le pacte républicain partout et pour tous si les uns ne sont pas traités comme les autres, avec en plus le poids de l’histoire et ses incontournables aspects patrimoniaux auxquels il faut donner un rôle fédérateur ? Dans une France mieux décentralisée, la laïcité qui ne signifie nullement ostracisme donne à chacun la liberté de ses pratiques et encourage à la tolérance et aux échanges non prosélytes. Il est indispensable de garantir à l’école une présentation des religions, dispensée de façon objective par des enseignants qui sauront intégrer leur démarche dans l’apprentissage de l’histoire des peuples. De l’ignorance naît souvent la provocation, voire le conflit, de la connaissance naît le respect de l’autre, voire l’intérêt pour ce qu’il est globalement

Christophe COUNIL, 08 novembre 2014 à 17h04

L’initiative d’organiser les États généraux des socialistes répond à une attente forte sur le rôle et les fonctions d’un parti politique tel que nous, femmes et hommes de progrès, le concevons. C’est pourquoi, la Fédération de la Sarthe du Parti Socialiste a fait le choix de pleinement s’investir dans cette initiative à travers l’organisation de 3 ateliers autour de la thématique : "les Socialistes et la République"

Appel des 1000, 08 novembre 2014 à 17h01

Contribution de l’Appel des 1000 La laïcité contre tous les intégrismes Les socialistes ont toujours été en première ligne du combat pour la laïcité. Cet engagement doit être réaffirmé aujourd’hui. La laïcité, au cœur de la République, rend possible la société ouverte, fraternelle et tolérante à laquelle nous sommes attachés, où chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Les républicains ont su mener autrefois les batailles qui ont conduit à la création de l’école publique et laïque, puis à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. A nous de mener aujourd’hui sans faiblesse les batailles qui s’imposent. Les menaces existent. Des intégrismes religieux se manifestent sur notre territoire. Il y a une droite catholique réactionnaire, qui a toujours refusé tout progrès sociétal. On l’a vue se mobiliser contre le mariage pour tous, contre une loi de la République. Et dans ce combat d’arrière-garde, elle a reçu le renfort de tous les conservatismes religieux. Il y a aussi une montée de l’intégrisme musulman, liée à la poussée de l’islamisme dans certaines parties du monde. L’islamisme s’oppose frontalement à nos valeurs et il est porteur de violence, notamment à l’encontre des femmes. Il faut affronter cette réalité, qui se traduit aujourd’hui par l’engagement de centaines de jeunes Français dans des groupes terroristes, en Irak et en Syrie. Et n’oublions pas que le combat contre l’islamisme, nous le devons aussi à l’immense majorité des musulmans de France, qui partagent les valeurs de la République. Car la laïcité que nous défendons est contraire à tout esprit de discrimination ou d’exclusion. Ce que nous combattons, c’est l’intégrisme religieux, pas la pratique de telle ou telle religion, dans le respect des lois de la République. Il est insupportable de voir l’extrême-droite s’emparer de la laïcité pour mener sa croisade islamophobe. Insupportable de voir une partie de la droite lui emboîter le pas. Le combat pour la laïcité ne se sépare pas du combat contre la xénophobie. Tous les citoyens français sont égaux en droits et en devoirs, sans distinction d’origine ou de religion. Quant aux immigrés qui arrivent légalement sur notre sol, ils doivent être respectés et accueillis dignement. Il faut casser les ghettos urbains qui font obstacle à toute intégration, favoriser l’apprentissage du français, épauler les parents qui doivent faire face aux difficultés scolaires de leurs enfants. Il nous faut reconstituer le creuset républicain qui fait aujourd’hui défaut. Dans cet esprit, nous sommes favorables à un service civique obligatoire, adapté à la diversité des parcours et qui pourrait réunir la jeunesse autour des valeurs de la République.

Hella Kribi-Romdhane, 08 novembre 2014 à 16h17

Liberté, Egalité, Fraternité… Laïcité ? La laïcité est une protection pour les citoyens. La fragiliser les met en danger car elle défend des libertés individuelles. Elle nous oblige en tant que citoyen mais aussi en tant que Parti. Ses règles doivent être respectées. Pour le bien de chacun. Elle s'inscrit aussi dans le tryptique Républicain où elle tient sa place dans chacune de ses composantes. Liberté. La laïcité assure la liberté de culte et de son exercice. Elle assure aussi le droit d'être athée. Elle assure qu'on ne peut souffrir d'être d'un bord ou d'un autre. L'État n'organise ni ne finance les cultes mais respecte l'existence des clergés et des lieux de cultes. L'État laisse la parole libre aux faits religieux. Egalité. La laïcité met au même plan tous les citoyens. Elle ne reconnaît aucune religion constituée comme propre, et donc supérieure, assurant qu'aucune ne prend l'ascendance sur l'État, et ce malgré une histoire chargée et une démographie religieuse mouvante. Fraternité. La laïcité nous apprend qu'au-delà de nos différences, nous sommes tous frères et sœurs, tous humains. Français issu de tel pays, français de telle confession, l'État s'en moque. Il apporte son soutien à tous. Il ne discrimine pas les genres, les amours ou les prières. La Laïcité est une des composantes essentielle de notre identité. Trop souvent, la laïcité a été présentée comme une arme destructrice de ces identités. En fait, depuis 1905, la laïcité a accompagné l'évolution, l'émancipation de la société, en préservant celle des individus. Car on parle d'émancipation, pas de négation. L'Histoire est marquée par les religions, celle des peuples comme celle des États, nous ne le nierons jamais. Apprenons, et comprenons les raisons de la séparation de l'État et des Églises et voyons à quel point chacun en bénéficie. Mais le Parti socialiste ne doit pas seulement s'en tenir à une proclamation de la laïcité. Elle ne se décrète pas, elle doit être défendue au quotidien, portée par chacun de ses militant-e-s. Dans le cadre de ces états généraux, mais aussi bien au-delà, le Parti socialiste doit s'interroger sur l'action qu'il doit mener, les campagnes qu'il doit porter pour que la laïcité ne devienne pas un terme déchu, abandonné sous les coups de semonce des radicalismes. Nous en avons l'ardente obligation.

Hervé Section de Noisy le Grand 933, 08 novembre 2014 à 15h16

Section Noisy le grand

AURILLAC SECTION, 08 novembre 2014 à 14h46

Les valeurs républicaines (loi de 1905) : comment vivre des choix individuels sans empiéter sur les règles collectives, quel cadre et quelles règles pour vivre ensemble en préservant les choix individuels ? autrement dit la question de la « cohabitation » du Je et du Nous. Nous constatons que les droits du je ne sont pas les mêmes sur un territoire partagé. Le droit de vote aux élections locales en est un exemple : si je ne vote pas quelle représentativité puis je avoir et quelle implication dans la vie locale en terme de prise de décision par exemple : je souhaiterais également être élu à la CAF. La religion et ses pratiques doivent rester du domaine du privé …quel regard l’état porte-t-il sur le financement des lieux de culte ? Nous nous sommes également interrogés sur le statut de l’élu et aujourd’hui de sa professionnalisation, le non cumul des mandats devrait être la règle même à l’échelle locale.

Damien LANDINI, 08 novembre 2014 à 14h08

Contribution de la section PS de REIMS (Marne - 51)

Ludwig Nedelec, 08 novembre 2014 à 10h27

La question des éventuelles frictions entre les pratiques religieuses et la vie commune nous a également interrogés. Il nous semble que nous devons dépasser ce seul débat et poser une autre question : a quelle occasion la société offre-t-elle un choix à ses citoyens et comment les individus religieux peuvent s'y retrouver ? Cette approche permet à tout citoyen de comprendre que la République et son principe de laïcité protège le vivre ensemble et ne divise pas.d'illustrer. Par exemple, concernant l'alimentation dans les restaurants scolaires, nous pensons que celle-ci doit offrir un choix limité permettant ainsi à ceux qui sont allergiques, végétariens ou religieux de trouver chaussure à leur pied. A l'inverse les demandes d'un personnel médical du même sexe sont exclues car la société ne permet pas un tel choix. Si l'Etat n'est d'aucune religion, il se doit également de permettre à ses citoyens d'exercer la leur. Or, on ne peut que constater une différence de traitement en matière de lieu de culte entre la religion chrétienne et les autres. Nombre de lieux de cultes chrétiens font désormais partie du patrimoine français et sont donc entretenu par la collectivité qui les mette à disposition des pratiquants. Les autres religions ne sont pas aussi bien loties et certains de leurs pratiquants se retrouvent réduits à pratiquer leur foi dans des conditions indignes. Cette situation n'est pas acceptable d'autant plus qu'elle contribue au communautarisme et à l’extrémisme.

Ludwig Nedelec, 08 novembre 2014 à 10h26

Liberté, Egalité, Fraternité. Nous sommes nombreux à ajouter la laïcité à ce triptyque, qui est une des composantes essentielles du vivre ensemble au sein de notre République. C’est ce souci du vivre ensemble qui nous démarque de certains qui ne font que dévoyer la laïcité pour diviser et stigmatiser. L'Ecole, qui fut un grand sujet d'affrontement entre les socialistes et la droite nous apparaît aujourd'hui apaisé. La décroissance du fait religieux nous amène à constater que la volonté d'échapper à la carte scolaire est comme un moteur bien plus courant de ce choix plutôt que l'éducation religieuse. Il nous semble néanmoins nécessaire de continuellement faire progresser l'implantation territoriale du public. L'expression politique d'institutions religieuses nous apparaît normale. Les excès qui ont pu résulter de ceux-ci beaucoup moins. Si les ministres de l'église catholique avaient le droit d'exprimer leur avis, y compris au moyen de la manifestation, lors du débat du mariage pour tous, les dérapages auraient dû être sanctionnés. C'est par exemple le cas des nombreuses prières de rues qui ont pu y être organisées.

yvon chasseigne, 08 novembre 2014 à 9h23

Nécessité de refonder réellement l’éducation, priorité pour notre jeunesse : transmission de savoirs et de formations. Pour cela, il convient de : - Réfléchir sur les programmes à tous les niveaux - Réfléchir à la formation et au recrutement des enseignants : pourquoi de nombreuses matières sont déficitaires en prof (notamment dans le domaine scientifique) - Réfléchir à l’orientation des élèves : fin du collège unique et premier parcours d’orientation dés la quatrième - Réfléchir à la création de diplômes professionnels tels qu'ils existent aujourd'hui, si c'est pour retrouver par la suite les titulaires de ces diplômes sur les bancs des facs - Réfléchir au statut de l’enseignant : fin de l’agrégation par exemple (qui n’est plus un critère de bon pédagogue) et recrutement des enseignants à un même niveau avec une valorisation de leur carrière selon leur travail et leur investissement. - Réfléchir sur la pertinence du bac dans sa forme : aujourd’hui l’obtention du bac dépend pour beaucoup des exigences staticitielles du ministère , des rectorats ou des établissements, au point que la formation des élèves à une réussite dans le supérieur est très insuffisante. - Réfléchir sur les conditions d'apprentissage qui se dégradent d'année en année, sans modification des programmes nationaux "Sarkozy" non adaptés à certaines classes d'âge et sans changer la notion de "rendement et d'efficacité" amenée par l'ancien gouvernement auprès de son personnel, qui se traduit pour les élèves par des évaluations quotidiennes, des leçons d'histoire très chargées et des temps de travail à la maison trop importants, après une journée déjà bien remplie (pour les parents qui travaillent, ils ne peuvent pas toujours être présents pour les devoirs = inégalité sociale). - Réfléchir à une amélioration de la réforme des rythmes scolaires : en application depuis septembre dernier, on constate d'importantes disparités entre communes ou communautés de communes : gratuité ou non des TAPS, manque de locaux, de moyens financiers et humains aboutissant souvent à un système de simple garderie pour les enfants (= inégalités sociétales). "De l'éducation de son peuple dépend le destin de son pays" (B. DISRAELI) ; "le meilleur aboutissement de l'éducation est la tolérance" (H. KELLER)

1959 Section Toulouse 14, 08 novembre 2014 à 9h14

La laïcité est seule garante « du vivre ensemble » en paix et en harmonie.

Jean-François JACQUES, 08 novembre 2014 à 8h06

Laïcité La notion de laïcité a trouvé sa première forme juridique dans la loi de séparation de des églises et de l’Etat, en 1905. La signification de cette loi est : toutes les religions sont respectables et ont droit à l’existence dans l’état laïc, mais elles doivent respecter celui-ci, et s’interdire toute ingérence dans les domaines régaliens, qui relèvent de l’Etat ; notamment l’éducation, la justice, la santé. En échange de ce respect, les religions ont droit de cité dans l’espace public comme dans l’espace privé. Les signes religieux ne sont pas cachés, ils sont respectueux les uns des autres, et sont respectés tant qu’ils ne tentent pas de devenir dominants. Or le propre des religions, c’est de se penser comme universelles ; c’est donc de faire du prosélytisme, sans cesse, et donc de penser toujours l’athéisme à quoi elles réduisent souvent la laïcité comme un manque, comme une absence de valeurs. Et si elles prétendent respecter la loi de 1905, elles ne l’ont en fait jamais bien acceptée, et cherchent toujours à en réduire les effets. La laïcité n’est pas une donnée intangible, c’est un rapport de force permanent. D’un coté la construction nécessaire et toujours en chantier d’une éthique, d’une morale, d’un ensemble de lois qui soient laïques, civiles, qui ne peuvent être le commun dénominateur des morales religieuses. De l’autre, la certitude des religions d’avoir vocation à imposer leur morale, leurs valeurs, prétendant qu’elles sont universelles, qu’elles transcendent le religieux. Cela est particulièrement vrai, nous l’avons vu ces dernières années, de la religion qui professe dans son nom même sa prétendue universalité, et qui n’a de cesse de tenter d’imposer ses valeurs, prétendant que celles-ci sont au-delà de la seule pratique religieuse. Le Parti socialiste, à l’origine de la notion même de laïcité, doit être d’une très grande vigilance. Il doit prendre garde au fait que la laïcité est beaucoup plus battue en brèche par la « bonne foi » apparente avec laquelle les valeurs et les conceptions religieuses tentent de s’imposer comme allant de soi dans une société laïque. C’est particulièrement vrai des domaines de la mort et de la vie, et des rapports entre les individus, domaines dans lesquels le respect de valeurs (« la vie est sacrée ») tend à prendre le pas sur le respect du libre arbitre des personnes (« ma vie m’appartient »). Le Parti socialiste doit contribuer, avec force et lucidité, à la redéfinition permanente de valeurs laïques, et doit, comme parti de gouvernement, s’employer à lutter contre ces tentatives répétées de renaissance de dominations religieuses sur l’espace public.

bernard navet, 08 novembre 2014 à 6h58

Pour que les hommes et femmes qui vivent sur le territoire français aient le sentiment de faire partie d'une communauté, il faut des liens qui rassemblent. Il fut un temps où ce fut la religion chrétienne même si celle-ci a eu beaucoup de divisions. Ce n'est plus le cas. Pourquoi gardons nous des jours fériés centrés sur cette religion. Cela n'a plus de sens. Par contre il faut les remplacer par des souvenirs importants de notre société qui aident nos concitoyens à se rassembler sur des valeurs communes. Il doit s'agir du souvenir de grands hommes qui ont permis à la France d'être telle qu'elle est : Jean Jaurès, Le Général DEGAULLE et peut être même René DUMONT qui a éveillé nos consciences à l'environnement et à la solidarité avec les pays les plus pauvres. Il faut en finir avec le 15 août, l'ascension etc qui ne signifient plus rien.

daniel.clemenceau@wanadoo.fr clemenceau,,, 07 novembre 2014 à 19h26

J'ai été élevé dans l'amour de la Républiqueet et de la FRANCE tout naturellement j'a choisi les idées socialistes.La période de l'occupation a laissé en moi des traces indélébiles de rejet du fascisme sous toutes ses formes et maintenant je suis inquiet de la montée des idées "populistes chez mes concitoyens, je suis atterré de voir comment ils ont oublié la vie sous Pétain, le racisme,les privations,, ,l'arrestation d'un voisin, d'un ami par la gestapo,,la cache d'un jeune juif qui voulait descendre vers l'ESpagne et qui a osé le 14 JUILLET jouer la Marseillaise sur le pianofen^tre grande ouverte,la clandestinité d'un grand frère etc Alors les idées de justice, de liberté, le patriotisme la défense des ouvriers m'ontconduits toute ma vie

Didier Guillaume, 07 novembre 2014 à 19h24

"N'oublions pas la France, soyons progressistes !", contribution de Didier Guillaume, Président du Groupe Socialiste du Sénat.

Section des Essarts et de Montaigu PS Vendée, 07 novembre 2014 à 19h05

La République est faite pour tout le peuple. Ni religions reconnues, ni athéisme consacré. Une même loi vaut pour tous, c’est la défense des valeurs de la République. Contrairement aux particularismes exclusifs, la laïcité permet de concilier la diversité des croyances et des patrimoines culturels avec l'égalité des droits. Est-ce que la dimension émancipatrice de la République peut encore faire face à la menace des nouveaux obscurantismes et des identités exclusives ? L’individualisme semble prendre une place prédominante dans notre société et c’est sans doute aujourd’hui, à la fois un élément constitutif et un élément contradictoire puisque notre société laïque est fondée sur le libre consentement des individus. Ce paradoxe dans la « morale » laïque met en évidence la combinaison ambivalente de l’idéal solidaire et de la responsabilité individuelle. Pourtant, la laïcité est le socle fondamental de l’école publique. La laïcité, c'est la liberté de conscience liée à l'égalité de traitement du croyant et du non-croyant. L’Etat républicain doit se faire accueillant pour tous, sans discrimination. Mais pour cela, il doit se refuser à tous privilèges publics émanant des particularismes, des religions reconnues, ou de l’athéisme consacré. Les religions et les humanismes, athées ou agnostiques, devraient pouvoir se vivre librement, dans la sphère privée de l'intimité personnelle ou des associations qui n'engagent que leurs membres. C’est l’enfermement affiché dans la différence entre les uns et les autres qui nous conduisent aux communautarismes. Que l’école publique soit plus ouverte aux multiplicités culturelles est une chose, le maintien strict de la laïcité en est une autre. Même si l’identité est ancrée sur des racines chrétiennes, nous devons nous affranchir des dogmes religieux et relier les personnes et les collectifs dans le « vivre ensemble ». D’ailleurs, nous constatons, toujours et encore, que l’organisation de la famille des trois religions monothéistes s’unissent sur un seul schéma familial. Celui qui fige et impose, non sans un certain archaïsme, la soumission des femmes dans des rôles sociaux que la société civile a largement dépassés. Le respect à l’intérieur de l’école, comme principe de la laïcité, ne doit pas être surpassé par la multi confessionnalité. Tout communautarisme religieux est un repli sur lui-même. Les signes ostentatoires quels qu’ils soient ne devraient pas avoir de place dans l’école de la République. La liberté des cultes ne devrait pas requérir le soutien public. La laïcité est une idée à la fois simple et difficile.

Frederic Béret, 07 novembre 2014 à 18h24

Il est important de recréer les conditions d'un développement patriotique (pas dans un sens péjoratif ),dès l'enfance;une appopriation des valeurs républicaines; les évènements tels que la fête nationale,l'armistice, etc...,doivent être plus attractives et il faut de mesures incitatives pour permettre aux concitoyens de s'y impliquer et d'y participer. Des mesures incitatives doivent être aussi prises pour que les français votent lors des élections démocratiques, et des mesures coercitives à l'encontre de ceux qui n'y participent pas

Anne Patault, 07 novembre 2014 à 18h11

Pour redéfinir l'identité du PS, il nous faut retourner aux sources. Le socialisme c'est : - Promouvoir l'émancipatio de tous, pour donner à chacun prise sur son destin, par une démarche collective et solidaire, plutôt que de s'en remettre à ceux qui savent et qui décident. - Permettre à chacun d'exercer ses responsabilités, dans l'entreprise où il doit être reconnu comme acteur ; sur le territoire, où les décisions doivent être prises au plus près de ceux qui sont concernés. C'est remettre au cœur de l'action les valeurs républicaines : - La Liberté, qui a beaucoup progressé. - L'Égalité malmenée depuis toujours. De nouvelles inégalités crées par le chômage de masse et de longue durée sont devenues encore plus criantes et intolérables. Des catégories sociales, des territoires se sentent abandonnés. Ils ont commencé à le faire savoir dès le début des années 2000 (l'abstention monte dès les municipales de 2001), Jean-Marie Le Pen était au 2ème tour de 2002, et depuis cela empire d'élections en élections. Et sans qu'aucune réaction de crise devant ces constats n'émerge du Parti pour analyser les causes de ces abstentions et du vote Front National. - La Fraternité doit corriger ces nouvelles inégalités et donner du sens à l'action publique. Au sein du Parti, il faut redonner la parole à ceux qui ne l'ont plus. Depuis trop longtemps, nous avons travaillé à gagner le pouvoir : dans les départements, les régions, l'Assemblée Nationale, le Sénat, la Présidence de la République ; trop souvent avec des attitudes claniques d'appareil à l'intérieur des courants, mais sans définir vraiment le projet de société pour lequel nous voulions obtenir ces pouvoirs. Et cette absence de travail militant, fédéral, de la direction nationale, devient flagrante depuis 2012. Le Parti a les manettes mais n'a pas de cap. Le vote FN nous contraint à l'interrogation : il est avant tout un vote de défi à ceux qui gouvernent et ne les écoutent plus. Et les militants du Parti doivent s'interroger : ils sont majoritairement issus des classes moyennes, supérieures, plutôt urbaines, en tout état de cause intellectuellement formées. Avons-nous toujours la préoccupation indispensable en faveur des « laissés pour compte » de la société, ceux que la mondialisation a relégués dans les faubourgs où les communes éloignées des centres de décision ?. Le Parti semble avoir oublié « en route » que son action devait avant tout les concerner. Savoir tenir un discours c'est bien, avoir le souci permanent des conditions de vie de toute la société, c'est nettement mieux. En conclusion, nous demandons une formation à tous les niveaux sur le projet de société qui doit sortir de ces Etats Généraux.

jean-louis Marguerin, 07 novembre 2014 à 18h01

Bonjour,ci-dessous copier collé d'un scan fait sur une base de travail de la LICRA lors de sa dernière université :au Havre Licra Neuilly la défense : Une seule humanité unie par des valeurs partagée Convergence entre les valeurs de la république Française et les valeurs des religions et des autres modes de pensée. réflexion autour de 20 valeurs dans une démocratie laïque C.L.U.B :Citoyenneté,Laïcité ,Unification de nos bases -LICRA NLD ***************************************************************brochure que vous pouvez vous procurer à la LICRA Neuilly la défense Maison des associations 2 bis rue du chateau 9200 Neuilly sur Seine (licra.nld@orange.frAssociation apparemment présidée par le maire UDI de la ville Jean-Christophe Fromentin (?) ***************************************************************ci-dessous copie de la page 38 en pièce jointe pdf relative à l"'apostasie,le problème étant que l'apostasie ne figure pas dans la constitution française ,et qu'éliminer les apostats de la laïcité signifie revenir à : La politique,la religion et les apostats équivalent de La noblesse,le clergé et le tiers état !!! *************************************************************** Pour info ,vous n'êtes pas les seuls à qui j'en ai parlé,mais cet accord tacite loue l'informel et l'arbitraire ,soit dit en passant et n'a rien à envier à EI (la violence en moins bien C.L.U.B. : Citoyenneté, laïcité, Unification de nos Bases - LICRA NlD 38

Stéphane Le Helley, 07 novembre 2014 à 16h55

contribution de la section Caen St Germain Périphérie Fédération du Calvados

Jean Michel Morer, 07 novembre 2014 à 16h15

La fracture sociale et spatiale entre métropoles et périphérie s’accentue et transforme en profondeur le pays.Ce mouvement de fond amplifié par la crise et les contraintes budgétaires provoque un véritable bloodshift territorial, les territoires riches aspirant la ressource financière devenue rare aux dépens de la périphérie.Conséquence pour les habitants : repli sur soi, déclassement, sentiment d’abandon avec pour traduction politique la montée de l’abstention et surtout du vote extrémiste.La désespérance s’installe dans ces espaces de déliaison sociale. Accepter la discrimination entre citoyens selon son lieu d’habitation est inacceptable pour tout républicain ! Il nous faut redonner cohésion, espoir, perspectives. Reconnaître le fait métropolain, ne signifie pas pour autant abandonner territoires ruraux et péri urbains. Notre planète avec 10 milliards d’habitants aura besoin de se nourrir, se loger, se chauffer et de forêts entretenues pour renouveler son atmosphère. Nous devons revitaliser ces territoires autour : Des mobilités réelles ou virtuelles. La capacité de se déplacer est un marqueur social et spatial. Pour un métropolitain tout est possible, pour d’autres parcours du combattant. Il faut développer dans ces territoires des réseaux de transport multi modaux performants basés sur les différents éco systèmes locaux et créer les infrastructures nécessaires aux usages numériques les plus innovants. De la transition énergétique afin de lutter contre la précarité qui caractérise l’habitat de la grande périphérie et développer jeunes pousses et filières courtes (bois, matériaux bio sourcés, BTP) créatrices d’emplois locaux et de richesses, De l’équité territoriale. Il ne peut y avoir une France à plusieurs vitesses et des citoyens de seconde zone, relégués, invisibles. Il faut une péréquation juste, lisible, réactive au cœur d’un pacte républicain renouvelé liant collectivités et Etat pour remettre confiance et sérénité au cœur des relations entre acteurs clés des politiques publiques. Du lien social de proximité. En permettant à toutes les collectivités d’être en capacité de répondre aux besoins premiers des familles de plus en plus nombreuses qu’elles accueillent. Imaginer aujourd’hui l’organisation territoriale de demain en baronnies ou duchés n’a plus de sens. Les dynamiques territoriales tel un réseau neuronal doivent trouver force et énergie dans l’épanouissement de tous les territoires, la qualité et vitalité des liens qui les animent et les relient afin d’initier un développement durable, solidaire et partagé du pays. Il est temps de réconcilier France des villes et France des champs autour d’un contrat territorial adapté à notre temps.

Section PS94 Maisons-Alfort, 07 novembre 2014 à 15h42

La Constitution de la Ve République affirme la notre comme « laïque », ce qui signifie qu’elle garantit à tous la liberté de culte et de conscience. Autrement dit, elle permet à tous d’avoir sa propre foi, ou de ne pas en avoir. Or, récemment, des sujets d’ordres religieux sont volontiers présentés comme des « menaces » pour la République ou pour le vivre-ensemble – affirmation de l’ordre moral religieux face à l’ordre républicain par Nicolas Sarkozy, critique des prières de rues, mais aussi confusions entre islam et islamisme. Notre société doit reposer sur un équilibre : la rencontre de la liberté individuelle, d’ordre personnel et moral, et du vivre ensemble, d’ordre social. Les deux sont indissociables et interdépendants. Premièrement, l’Etat doit garder sa neutralité religieuse en toute situation puis, deuxièmement, garantir la coexistence des citoyens de culte différent et assurer à tous la connaissance non déformée du culte de son concitoyen. Les Maires, par exemple, sont régulièrement confrontés au paradoxe entre liberté de culte et vivre ensemble. Le menu des cantines scolaires est un point de cristallisation du débat, entre les parents qui ne peuvent faire manger leurs enfants pour des raisons religieuses, et ceux qui au contraire refusent que leurs enfants consomment des produits spécialement adaptés à une religion. Les textes apportent déjà une solution à ce problème. Davantage de pédagogie pourrait être mise en œuvre à ce sujet – parmi tant d’autres – sans omettre d’apporter des solutions, au cas par cas, au collectivités qui rencontreraient des difficultés. Pour assurer l’équilibre entre les religions, mais aussi vis-à-vis des agnostiques ou des athées, une application plus stricte de la loi de 1905 est désirable. : pas de prise de position par rapport à une religion ou l’autre, par exemple. Au –delà, on remarque que dans les discours, l’idée de laïcité est souvent associée au mot « tolérance » qui, en lui-même, exprime que « quelque chose nous dérange ». Garantir le vivre ensemble en respectant la religion de tous, c’est d’abord rendre obsolète cette notion de tolérance en aidant l’ensemble des citoyens à connaître et accepter toute religion et toute différence, du moment qu’elle n’est pas néfaste. Cela passe notamment par l’éducation. Ainsi, les cours d’éducation civique, en plus d’être renforcés pour permettre à tous une bonne connaissance de ce qui fonde notre régime politique et nos valeurs, devrait inclure une sensibilisation aux religions et à leur histoire pour que chacun apprenne ce qui fait la richesse de toute société : la différence des cultures et la différence des choix.

Jacques TAURISSON, 07 novembre 2014 à 12h24

Ci-joint une contribution de la section de FEYTIAT (87)

Anonyme, 07 novembre 2014 à 11h04

La société française vit depuis une trentaine d’années une crise de mutation qui la déstabilise en profondeur. Les bornes anciennes ont disparu alors que les repères nouveaux ne sont pas encore posés. Le « faire-société » ne peut donc s’effectuer qu’à tâtonnements et reste soumis à des ajustements qui peuvent parfois à tort s’apparenter à des renoncements. Le rétrécissement du temps historique, autre facteur nouveau, fait que dans certains cas lorsque la solution à un problème a été trouvée, elle s’avère inopérante tant les circonstances de départ se sont rapidement modifiées. Or, il n’y a pas, en pareille époque, de recette miracle ou de modèle idéal à appliquer. Tout reste à inventer au jour le jour en matière d’adaptation au réel et ce manque de visibilité et de certitude est particulièrement anxiogène pour les populations. On dit pourtant que devenir adulte c’est accepter le risque comme un paramètre normal de la vie sans en appeler aux orientations d’un guide ou à la protection d’un gardien tutélaire. La société française est capable de devenir adulte pour peu que les règles du jeu lui soient clairement expliquées et bien soulignées les limites à ne pas dépasser. Dans un environnement social pour l’instant instable et aux contours mal définis, le pacte républicain doit être le code de conduite obligatoire pour tous. Tout citoyen est libre de ses actes, de ses croyances et de ses pensées s’il n’y a pas danger pour autrui. Mais, cette liberté individuelle qui doit avoir pour cadre la vie privée trouve ses limites lorsqu’elle vient à empiéter sur la liberté du collectif dans la vie publique. Un conducteur, quels que soient son impatience ou son retard, doit s’arrêter obligatoirement à un feu rouge pour ne pas percuter les véhicules qui passent devant lui. De la même façon, un citoyen doit se conformer à la règle républicaine, sans dérogation aucune et quelles que soient sa race, sa religion ou ses convictions politiques, à partir du moment où il est dans l’espace public confronté à la neutralité qui doit aussi être celle des autres. La laïcité est le socle incontournable du pacte républicain. Elle s’applique à tous dans les mêmes conditions et l’école reste le lieu de prédilection de son apprentissage et de son application. En tant que vecteur de tolérance, elle doit contribuer à l’acceptation des différences mais, en tant qu’instrument d’intégration dans le collectif, elle doit clairement préciser le domaine commun à tous dans lequel les particularismes n’ont pas leur place. La loi, comme objet de création de notre système démocratique, doit être dite et lorsqu’elle n’est pas respectée la sanction doit s’appliquer. ...

PS Alfortville section, 07 novembre 2014 à 10h30

La laïcité est aujourd'hui malmenée, vilipendée, menacée et ce, au moment où la France a le plus besoin de garantir le lien social pour tous et partout. La montée des communautarismes religieux, la banalisation de l’antisémitisme et du racisme, fragilisent le vivre ensemble. Ce sont les principes de la citoyenneté républicaine qui sont attaqués et en premier lieu celui, fondateur, qui affirme que toutes les femmes et tous les hommes, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau, leurs appartenances philosophiques, politiques, religieuses, sexuelles, sont des citoyens libres et égaux en droits. Désormais, le Front national se rêve en "premier parti de France" et prétend être le meilleur défenseur de la laïcité ! Ceci prêterait à rire si les choses n’étaient aussi graves. Cela a été rendu possible à cause du lourd bilan du quinquennat précédent en matière de laïcité, qui a laissé s’installer la confusion dans les têtes: le discours de Latran qui plaçait l’instituteur en-dessous du prêtre; les tentatives de révision de la loi de 1905; ou la loi Carle mettant en place la parité du financement public entre écoles publiques et confessionnelles. Le Président de la République François Hollande, fidèle à ses engagements du Bourget célébrant les retrouvailles de la gauche et de la Laïcité, n’a pas manqué d’affirmer depuis lors son attachement à la laïcité. Des étapes importantes ont été franchies par la Gauche au gouvernement avec la réalisation d’une charte de la laïcité à l’école publique ou la mise en place de l’Observatoire de la laïcité. Beaucoup reste cependant à faire d’ici la fin du quinquennat, et c'est à nous socialistes, parce que nous accordons historiquement une importance fondamentale à la laïcité, de s'y confronter. D’abord pour que la laïcité soit réellement appliquée dans les services publics. Ensuite, pour prévenir la montée des communautarismes dans les entreprises privées, là où aucune loi n'impose que la laïcité doive s’y appliquer: aux socialistes de prendre des initiatives, comme d'adopter une charte de la laïcité pour l'entreprise, voire de légiférer, pour y garantir la laïcité. Enfin, il revient aux socialistes de militer pour l’instauration d’une journée nationale de la laïcité, permettant d'en faire connaître à nos concitoyens le sens et les enjeux. Face à la crise qui perdure, si les questions économiques et sociales sont prioritaires, le lien social doit aussi se ressourcer aux principes républicains, à la liberté, à l’égalité, à la fraternité et à la Laïcité, qui sont le meilleur rempart contre l’extrême-droite et le racisme. Ces valeurs, à nous, socialistes, de les réaffirmer!

roland clement, 07 novembre 2014 à 10h22

avec vincent VERON

Sarah/Elsa Proust/Di Méo, 07 novembre 2014 à 10h22

Contribution pour les Etats généraux du Parti socialiste Sarah Proust et Elsa Di Méo Etre militant et responsable politique c’est comprendre l’évolution de la vie politique pour y trouver les réponses, les stratégies, les outils les plus efficaces. Depuis peu, la vie politique française est marquée par un tripartisme qui se constate d’élections en élections par la place prise par le Front national. Le Parti socialiste ne doit ni sous-estimer l’UMP malgré sa crise organisationnelle et politique qui la traverse, ni ignorer le fait que la place du FN constitue désormais un fait majeur de la vie politique française. Ce tripartisme impose une révolution du PS dans la prise en compte du phénomène frontiste. Combattre l’extrême droite en général et le FN en particulier nécessite de mener un combat politique global. Les ressorts du vote en faveur du Front national sont nombreux, variés, hétérogènes. Face au FN il ne suffira jamais d’adopter un positionnement unique quel qu’il soit : ni se contenter de déconstruire le programme du Front national, ni promouvoir seulement une politique de justice sociale, ni simplement affirmer qu’il est antirépublicain. Notre ambition, notre devoir c’est l’articulation entre une opposition nationale au FN qui qualifie son positionnement antirépublicain, décrypte son programme inégalitaire et inefficace et une territorialisation des outils face aux réalités locales, aux propositions faites par le FN sur les territoires et face au premier bilan des élus frontistes. Le rôle du PS, dans la refonte de sa carte d’identité et dans son combat face au Front national est de réarmer la République. La République sociale n’est pas simplement une idée, elle est aussi et doit être toujours une réalité quotidienne. Ainsi, notre identité c’est de ne pas voir la France coupée en deux, une France "intégrée", où tout est accessible (logement, emploi, services public, formation) et une France exclue pour laquelle tout s’éloigne. C’est aussi parce que des territoires se dévitalisent, que leurs habitants se sentent oubliés, que les service aux publics ferment, que le FN peut émerger en prônant la fin de la solidarité pour stigmatiser les immigrés, en accentuant les réflexes de repli, en attisant l’anxiété collective déjà solide à cause de la crise économique des dernières années. Stigmatisation qui se traduit aussi par la remise en cause de la légitimité de tous les enfants de France à être des Français à part entière. Être socialiste c'est avoir chevillé au corps ce combat l'extrême droite et le FN, le placer au cœur de nos combats. Être socialiste au 21ème siècle c'est la modernité du vivre ensemble renouvelé.

philippe chianale, 07 novembre 2014 à 10h21

perso

Section Guingamp Fédération 22, 07 novembre 2014 à 10h11

Contribution collective des adhérents de la section de Guingamp

patrice foulquier, 07 novembre 2014 à 9h39

Evoquer la laïcité c'est implicitement faire référence au constat de panne que connait notre modèle d'intégration. On peut toujours disserter sur le pourquoi de ce constat et conclure que la laïcité est plus que jamais la réponse au mal-être de notre société au regard de ces générations qui ne parviennent pas à se fondre dans le corps de notre république. Pourtant les outils de l'intégration, notre République les possède. C'est d'abord l'école, là ou tout se décide, qui doit être le premier lieu d'intégration, comme elle l'a été par le passé, en s'appuyant sur un corps enseignant reconnu. Depuis 1968 l'école de Jules FERRY n'a cessé de se déliter. Pour que l'école puisse faire des élèves qui lui sont confiés de futurs citoyens il faut reconsidérer le rôle du professeur des écoles lequel n'est plus le porte-parole des valeurs de notre République Laïque. Sa formation doit être revue dans la même veine que du temps des Ecoles Normales, son métier recentré sur l'apprentissage des matières essentielles.Confier nos enfants à l'école de la République doit être reçu de la part du corps enseignant comme la demande qui lui est faite de mener les élèves sur le chemin de la citoyenneté. L'autre outil d'intégration ce peut être le service civique. Il doit être rendu obligatoire et effectué selon des modalités à définir. Etre de gauche et socialiste aujourd'hui c'est avoir le courage politique de restaurer des valeurs perdues au fil du temps.Quant au concept de laïcité, qui est au coeur de l'engagement socialiste, il doit être appliqué sans concessions. Ce n'est qu'à ce prix que notre modèle d'intégration pourra redémarrer.

Depuis la seconde intifada, ainsi qu’avec le nauséeux débat sur l’identité nationale, un « mauvais climat » s’est installé ; des tensions communautaires émergent dans notre pays. Cette désagrégation du corps social conduit au développement de logiques de haine assumée où les préjugés font que l’on ne se mélange plus. Les logiques communautaristes et de ghettoïsation sont à l’œuvre. L’Ecole qui devrait être un formidable rempart contre ce délitement des valeurs connait une crise de sens et une exfiltration vers le privé qui casse toute logique de Vivre Ensemble. A l’évidence, l’enjeu de la construction d’une société apaisée passera par une redéfinition des missions et rôle de l’Ecole, et d’un travail sur la prise en compte de la diversité de ses publics. La Charte sur la laïcité mise en place par V. Peillon va dans le bon sens, mais le travail pédagogique et de formation des enseignants dans cette gestion des nouveaux défis (antiracisme, laïcité, égalité…) doivent se poursuivre. En ce début de 21ème siècle, au moment où le spectre de « guerre de civilisations » est brandi, Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité doivent être réaffirmées comme nos valeurs fondamentales. La Loi du 11 octobre 2010, « sur la burqa », énonce que « nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage », elle est à la fois un loi de sécurité intérieure mais également d’émancipation de la femme ; nous devons la défendre. Notre laïcité s’inscrit dans l’histoire de France mais elle doit être capable de se repenser pour ne rejeter personne et s’ouvrir vers les autres. Contrairement à ce que proclame Marine le Pen, avoir en France des « abattages rituels » ou des « repas différenciés » aux côtés des plats de « porcs » dans les cantines n’est pas une entaille à nos principes républicains si on continue à soutenir la mixité sociale à l’Ecole et sommes capables d’enseigner nos valeurs universalistes en cours. Le réel défi de notre société est dans la préservation de cette mixité et transmission de valeurs. Les socialistes doivent construire une laïcité moderne permettant l’émancipation et l’épanouissement individuel dans sa sphère privée mais protectrice du Vivre Ensemble dans l’espace public. Cette laïcité pourra être d’autant plus ouverte qu’elle sera forte sur ce qu’elle refuse : racisme, prosélytisme, mariages forcés, pratiques d’excisions... Dans cette matière, les renoncements affaiblissent le pacte républicain tandis que la réaffirmation des valeurs républicaines permet intégration et émancipation.

Aureilhan Section PS, 07 novembre 2014 à 0h30

Contribution de la section PS du canton d'Aureilhan (65)

Lucie BRUDER, 06 novembre 2014 à 22h22

Malheureusement quand la misère augmente, l'antisémitisme augmente aussi surtout quand ce sont des partis de gauche qui sont au pouvoir. Il faut être strict dans l'application de la laïcité en empêchant les voiles qui font que certaines les femmes maghrebines ressemblent aux religieuses du siècle dernier et qui font de ces femmes des esclaves. Le fait d'avoir un foulard est suffisant et il faut empêcher tous les intégrismes quelles que soient les religions concernées. En matière de télévision on refuse les publicités sur les chaînes publiques "à société privées, argent privé, à sociétés publiques, argent public" pourquoi ne pas en faire autant dans l'éducation. L'argent versé sert souvent à l'acquisition de biens immobiliers ou d'embellissement des établissements privés tandis que les établissements publics sont en décrépitude. La fonction publique est accusée de tous les maux de ce pays. Ce qui cause surtout du tort dans ce pays ce sont les copinages, cooptations, pantouflages,.... de même que l'opacité en certains domaines . Les élus ne doivent pas non plus ne penser qu'à leur bien être personnel, il faut qu'ils participent aux efforts qui sont demandés aux autres citoyens et il est anormal de voir que certaines lois ne sont pas votées quand un parti le décide (tableaux ou autres, pluralité de mandats,....

Renaud Marson, 06 novembre 2014 à 21h26

Pour une laïcité forte et apaisée La laïcité est un principe constitutionnel et un dispositif commun à tous les français. Il est admis par la grande majorité d'entre eux, même si, ce terme ne recouvre pas la même conception pour chacun d'entre nous. La laïcité trouve son origine dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. L’article 10 relate ceci « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestations ne trouble pas l’ordre publique établi par la loi. » La laïcité est malmenée depuis plusieurs décennies. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir clarifier ce principe; au sein de notre Parti politique, nous sommes également nombreux à la recherche d'une laïcité nouvelle. Alors que le principe de la laïcité depuis 1905 était clairement compris et accepté par le plus grand nombre, les dernières décennies ont vu l’émergence d'un retour du religieux dans l'espace public. L’abandon de l’enseignement moral et civique dans les écoles est également pour beaucoup dans cette dérive actuelle. Se sentir obliger de légiférer pour justifier un des fondements de notre République, a été un tournant permettant aux extrémistes de poursuivre leur bars de fer avec l’état français. Cette faille a été utilisée par certains mouvement politiques de droite notamment et pas simplement le FN, mais ceux qui au début du 20 éme siècle se sont sentis trahit par les pouvoirs publics séparant l’Eglise et l’Etat. Cette rancœur a permis les dérives actuelles et force est de constater que notre principe actuel de laïcité n'est plus apaisé. La France est un pays de grande diversité et de tolérance; dans ce contexte, nous devons plus que jamais renforcer cette notion qui est l’un des fondements de notre république, de notre démocratie et de notre histoire particulière. Nous devons remettre au gout du jour l’enseignement de la morale et l’enseignement civique dans nos écoles. Nous devons rappeler que l’adhésion à la laïcité est un devoir pour chaque français ou ressortissant. Nous devons être ferme lorsque tel ou tel mouvement religieux, quel qu’il soit, essai d’imposer son point de vue, essai de faire le forcing pour faire valoir ses droits en contradiction avec le principe de laïcité. Nous devons être ferme dès qu'on porte atteinte à la laïcité; nous devons être mesuré pour ne pas permettre l'instrumentalisation de ce principe pour exclure l'autre. Vivre ensemble de façon apaisée, cela suppose une lutte sans merci contre tout type de discrimination, et des politiques publiques ambitieuses pour permettre la mixité sociale, culturelle mais aussi scolaire.

Anonyme, 06 novembre 2014 à 20h34

Pour une coéducation Nationale et Républicaine. L’éducation ne peut être le fait exclusif d’une personne ou d’une institution. C’est l’ensemble des influences voulues ou subies qui concourent au développement de l’enfant. Elle ne se restreint donc ni à la sphère scolaire, ni à la sphère familiale, ni à celle du temps libre. Ceci posé, passons à la notion de coéducation qui recouvre des réalités multiples. Au plan concret, la coéducation est la réunion de différents acteurs de l’éducation pour tenter de proposer des activités dans un ensemble cohérent avec le temps des enfants et les réalités locales. La coéducation va plus loin que le partenariat ; il y a engagement sur des valeurs partagées, sur des objectifs communs et sur une finalité d’ordre politique. La réforme des rythmes éducatifs avait pour objectif de donner plus de poids au Projet Educatif Territorial (PEDT) avec notamment l’idée d’activités éducatives qui se déroulent dans le prolongement de la pause méridienne Cette réforme aurait pu être un bon exemple de concertation entre coéducateurs, sauf que ceux qui ont compté le plus dans les décisions sont les lobbies du tourisme et les économies financières de l’Etat. Une véritable concertation pour des projets d’une telle ampleur ne peut se faire à la hussarde et sans prendre en compte les spécificités de l’école et de celles et ceux qui y sont au quotidien. Et si l’éducation est partagée, il ne doit pas y avoir de confusion des missions entre scolaire et périscolaire. La coéducation peut présenter des avantages si elle est travaillée en bonne intelligence. Dans les faits, la mise en place de la réforme n’a fait que mettre en évidence le risque de voir les idéologies politiques locales, souvent bien éloignées des valeurs de réussite pour tous, peser sur les décisions concernant le temps scolaire. Le parti Socialiste, de par son engagement autour de l’école de la République, doit être le rempart contre ce risque. La mainmise des maires sur le temps scolaire ne doit pas être de fait gravée dans une Loi portée par un Gouvernent de gauche.

Le bonjour de la mouette, 06 novembre 2014 à 19h17

Bonjour, je suis retraité, ancien travailleur social La démocratie est en danger. Je suis pour le vote obligatoire pour les élections politiques sous peine d'amende. Pour que l'école forme davantage à la citoyenneté. Pour imposer aux médias des spots d'utilité publique. Pour la création d'un centre médical national indépendant qui suivra la santé mentale de notre démocratie avec prescriptions avant qu'elle ne tombe dans la "folie". Pour imposer que les pays de l'Europe se tienne les coudes au lieu de se croiser les bras face à cette déliquescence grave: 1914-2014 et le "plus jamais ça!"

marylène Baghadoust, 06 novembre 2014 à 17h35

respecter les diversités, favoriser la participation; donner le droit de vote aux émigrés; Créer des "écoles de parents" pour aider les parents dans leur action éducative et citoyenne

Isabelle DI DOMENICO, 06 novembre 2014 à 17h08

bien sur plus de justice sociale mais surtout la laïcité aucun signe extérieur de religion la vraie laïcité qui n'est plus appliquée, pour moi c'est le seul remède

6ème PS Paris 6ème, 06 novembre 2014 à 17h00

La Laïcité est inscrite dans les principes de notre République. Nous pourrions ajouter «Laïcité» à la devise de notre République «Liberté, Egalité, Fraternité». Mais la Laïcité participe à l’Egalité, elle suppose de ne pas faire de distinction entre les personnes en fonction de leur religion, à l’image de l’origine, de la race ou de l’orientation sexuelle. La Laïcité implique le respect de toutes les religions, le respect de l’autre et de ses différences, la reconnaissance de l’altérité. La Laïcité est une attitude qui rejette la religion comme fondement des lois et des décisions publiques. La Laïcité n’est pas antireligieuse mais est un facteur d’intégration car elle distingue la sphère publique et privée. Comment faire pour que la Laïcité soit, dans notre République, connue, comprise et respectée par tous ? Il faut sensibiliser, informer et former tous les citoyens, dès le plus jeune âge, cela passe par l’Ecole de la République. L’école laïque est un élément majeur de la formation de l’esprit critique et du dialogue interculturel, elle doit éduquer au pluralisme, afin de permettre d’évoluer dans une société multiculturelle. L’enseignement du fait religieux s’est imposé progressivement dans les programmes scolaires pour devenir obligatoire en 2006 à l’école publique ou privée sous contrat. Aujourd’hui, il y a consensus sur la nécessité de renforcer la connaissance des religions à l’école publique comme faisant partie de l’histoire des hommes et des civilisations, à ne pas confondre avec l’enseignement d’une religion et de sa pratique. Compris comme un enseignement culturel et non cultuel, l’enseignement du fait religieux permet d’entrer dans une laïcité d’intelligence et non plus d’indifférence et ainsi de donner des repères aux élèves pour mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent. Dans ce sens, l’initiative de V. Peillon de promouvoir l’enseignement d’une morale laïque est tout à fait pertinente et prioritaire. Le but de la morale laïque est en effet de permettre à chaque élève de s’émanciper, «car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience» affirme V. Peillon. Dans un contexte de prosélytisme religieux s’insinuant dans la sphère publique, il est du rôle de l’école de la République, espace de délibération et de non-discrimination, de réaffirmer les principes de la laïcité dans un esprit d’ouverture et d’acceptation. Avec la montée des individualismes, le repli sur soi ou sur sa communauté, la montée du communautarisme, souvent basé sur sa religion et sur l’opposition des religions entre elles, il est indispensable de rappeler que la laïcité est le ciment de notre République.

Rasnatty13, 06 novembre 2014 à 16h42

Président d'une confédération européenne sportive, j'ai assisté, en direct, le week end dernier à une vrai leçon de démocratie. En effet, un point à l'ordre du jour portait sur l'interdiction des signes religieux de tout ordre à porter sur la tête. Une large majorité se dégageait pour l'interdiction, tandis qu'une frange de participants de Grande-Bretagne était bien sûr pour. Une tunisienne est alors intervenue pour expliquer que les signes religieux n'avaient rien à faire avec le sport et que cela relevait de la sphère privée. A elle seule, elle a réussi à faire basculer le vote pour l'interdiction car elle savait de quoi elle parlait, pour avoir participé à des élections dans son pays le week end précédent. Tout cela pour dire, mes amis, que la démocratie est en danger, car nous n'osons plus défendre bec et ongle le principe de laïcité qui, plus grave, vient d'être malmené par notre ministre de l'éducation. D'ailleurs, nous n'osons même plus débattre de peur de nous faire traiter de racistes. Alors, même que le vrai problème, n'est pas un problème qui relève du fait religieux, c'est un problème POLITIQUE qu'il faut traiter comme tel. Nous subissons des attaques insidieuses de la part de mouvements radicaux qui sous couvert religieux, veulent mettre à mal notre principe de laïcité. Nous devons apporter une vrai réponse POLITIQUE, pour couper l'herbe sous le pied d'une LE PEN qui surfe grandement là-dessus. Cela contribuera à renforcer le lien de la nation avec les communautés religieuses de notre pays, prises en otages par le discours du FN. A QUAND UNE GRANDE CAMPGANE NATIONALE SUR LE THEME DE LA LAICITE, CONJOINTE AVEC UNE AUTRE SUR LES INCIVILITES, qui donne aussi du grain à moudre à LE PEN.

mohamed lakhbiza, 06 novembre 2014 à 15h14

La laïcité, sa garanti le droit à chacun de vivre sa croyance sans ce caché ni avoir honte de nôtre différence, Mais pas laïcité la marine ou à la Sarkozy, on doit respecter les différence et les libertés public il faut de l'apaisement et être des frère républicain avant tout, et passé à des choses plus importante lLe développement de notre pays et l'emploi le logement, création d'entreprise, faire beaucoup de prévention dans les quartiers aider les enfant en difficulté scolaire,incité les entreprises à améliorer le dialogue avec les ouvriers et à changer de politique.

Fabrice Farison, 06 novembre 2014 à 15h14

Faire vivre la laïcité De nombreuses expressions émergeront de ces états généraux sur le sujet de la laïcité. Le fait religieux prend de plus en plus de place dans l'espace public et donc dans la vie politique française. L'émergence d'un vote orienté par les conceptions religieuses ou tout au moins par un sentiment d'appartenance à une communauté définie principalement par elles, est manifeste. L'exemple de la question du mariage pour tous et de son impact sur le vote aux dernières municipales est de ce point de vue très significatif. La laïcité est une valeur fondamentalement de gauche. Il n'est nul besoin d'en faire la démonstration. Pourtant, à force d'amalgames savamment entretenus, nous assistons à un véritable détournement idéologique avec la récupération qu'en fait l'extrême droite. Dans ce contexte, la laïcité doit redevenir un élément central du corpus idéologique de notre parti. Certes, il nous faudra échanger sur l'approche conceptuelle que nous en avons. Mais l'objet de cette contribution n'est pas de développer un propos de fond, mais plutôt de méthode. Car l'enjeu réside également dans la façon dont le parti socialiste s'appropriera la question et dans la manière dont il la fera vivre. Il semble indispensable que notre parti s'engage dans une démarche dynamique d'animation permanente en matière de laïcité. En interne d'abord : En élaborant un fonctionnement innovant, porteur d'une animation permanente de la réflexion, de formation des adhérents. Construire collectivement une méthodologie qui fasse du PS un véritable outil d'éducation populaire pour ses adhérents. Vis à vis des élus enfin. En travaillant avec eux à une analyse des problématiques auxquelles ils sont confrontés et en accompagnant l'émergence de positionnements partagés en réponse aux questions concrètes de laïcité qu'ils rencontrent. Vis à vis de l'extérieur ensuite. En engageant la bataille sur le terrain de la communication. Pour que les socialistes redeviennent aux yeux de tous non seulement les défenseurs, mais aussi les animateurs reconnus, visibles et médiatisés de la réflexion sur la laïcité avec les universitaires, les experts, les acteurs de terrain de l'éducation, du tissu associatif, de l'entreprise et bien sûr les représentants religieux. Cette contribution, volontairement courte, n'apporte pas de recette clé en main. Elle propose une réflexion collective pour structurer notre action, l'appuyer sur des méthodes innovantes et participatives. Parce que sans une méthode nouvelle, notre parti qui doit devenir le laboratoire incontesté, l'université permanente de la laïcité, prend le risque de défendre une laïcité hors sol, déconnectée du réel.

jean Boisneau, 06 novembre 2014 à 14h22

Nous avons une République Laïque chacun nous devons la respecter ...quand nous nous déplaçons ,nous n'avons pas le choix ?nous respectons les coutumes des pays visités car dans certaines de ces destinations nous sommes exposés à de fortes sanctions. Depuis 1905 il y a eu la séparation des religions et de l'état Il n' est pas pensable que cette laïcité soit bafouée dans les Mauges au niveau des écoles car les enfants n'ont pas le choix de leur éducation :oui, dans les Mauges, voyez comment le Conseil Général est en train de découper (de façon très astucieuse ) la carte scolaire afin de remplir au maximum les collèges privés du secteur au détriment de ce qui pourrait être construit à Beaupréau, un collège public souhaité depuis des décennies. Sachez que de ce fait le lycée public de Beaupréau qui va ouvrir à la rentrée 2015 va se trouver ainsi dépourvu d'élèves. En effet, vous croyez vraiment que les élèves qui ont choisi la proximité du privé jusqu'à la 3ème, va entrer dans le public à partir de la seconde ? La laïcité est oublié par tous....on doit la cultiver dès le plus jeune âge.

Anonyme, 06 novembre 2014 à 14h14

La laïcité ... Un grand mot, un mal... Je ne sais pas mais cela reste une des valeur de notre république . On associe a tort intégrisme et les les religions. La laïcité doit être l'ouverture de toute les religions. Les enfants ne doivent pas en pâtir. Ils ne choisissent pas cette dernière. A nous, écoles, accueil de loisirs, institutions collectives de ne pas rentrer dans ses clivages. Laisser les différences qui marquent la richesse de notre société et évoluer ensemble. Comment ? arrêter de pointer du doigt, les musulmans, les juifs, les chrétiens .... A nous d'ouvrir nos petites têtes blondes par l'histoire des religions, leurs richesses... Et ainsi offrir cette égalité laique

Claude Roiron, 06 novembre 2014 à 11h18

Le principe de laïcité protège les droits des femmes et leur liberté à exercer leur religion. Garantie par la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l’Etat, ce principe garantie la liberté des femmes. La laïcité est doublement émancipatrice, elle permet de séparer l’Etat de toute tutelle religieuse, elle émancipe les religions de toute tutelle étatique. Le principe de laïcité protège la liberté et le droit des femmes. La laïcité est un rempart contre l’instrumentalisation religieuse et les sectarismes. Les croyances religieuses lorsqu’elles deviennent des systèmes politiques ne sont jamais émancipatrices pour les femmes. L’intégrisme religieux quel qu’il soit prône la supériorité de l’homme sur la femme et la soumission de la femme à l’ordre établi par les hommes. Les grands laïcs ont toujours été de grands défenseurs du droit des femmes comme Ferdinand Buisson, artisan de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et ardent défenseur notamment du droit de vote des femmes. La laïcité reste un gage de modernité et d’ouverture comme en Tunisie avec sa constitution laïque consacrant l’égalité des hommes et des femmes, ou même encore en Turquie. Elle est donc possible quelle que soit la religion pratiquée. La religion doit rester dans le domaine du privé et de l’intime et ne pas se transformer en ordre politique et social rigide. Toutefois, nous récusons l’instrumentalisation de la laïcité comme le fait Marine Le Pen qui en fait un instrument de division. L’objectif de la laïcité est justement la possibilité de vivre ensemble, hommes et femmes réunis, d’origine, d’histoire, de croyances personnelles et religieuses différentes. Plus que jamais nous devons défendre cette position, la laïcité reste une valeur de tolérance, d’ouverture, de respect pour les femmes au moins autant que pour les hommes. Les femmes doivent être à l’avant garde du combat pour défendre la laïcité car il s’agit de leur liberté. Il ne faut pas oublier que l’on mesure l’avancée d’une société par la place qu’elle fait aux femmes.

. Section Fons -St Mamert, 05 novembre 2014 à 20h20

je joins ci-dessous le texte sous format PDF

Arreau Section Arreau, 05 novembre 2014 à 17h16

Contribution aux Etats généraux du parti socialiste. Thème 11 Démocratie et représentation Constat : le PS s'est coupé de la société civile en partie à cause du non renouvellement de ses élus, du cumul des mandats et de la professionnalisation de beaucoup d'élus : les hommes politiques français battent tous les records de longévité en Europe !! Cet état de fait a empêché le renouvellement des militants. Le parti s'est coupé du monde réel, ses militants ont vieilli avec ses élus : les méthodes et les idées politiques d'hier n'ont pas permis de répondre aux problèmes contemporains : on applique de vieilles recettes à des défis nouveaux ex :croissance productiviste alors qu'il eut été souhaitable de basculer dans la transition énergétique depuis longtemps. Le besoin de se faire réélire advitam, ne permet pas aux élus de gérer le pays avec la sincérité nécessaire. L'accumulation de ces faiblesses et d'une certaine démagogie ont conduit les élus à différer la recherche de solutions innovantes et courageuses pour changer la vie, garantir la qualité du vivre ensemble et l'avenir de la jeunesse en particulier. Beaucoup de personnes volontaires, dynamiques et compétentes se sont écartées de la politique, bcp de militants qui auraient aimé représenter le PS sont partis vers des partis rajeunis ! Face a ce constat plusieurs propositions : - interdiction du cumul des mandats. - 2 mandats maximum dans la même fonction. - Mise en oeuvre d'un dispositif de formation de son potentiel remplaçant au cours du second mandat. - Dispositif de réinsertion des anciens élus. -

Arreau Section d'Arreau, 05 novembre 2014 à 16h57

Le recul de l'Etat républicain reposant sur l'égalité des droits et l'intérêt général a creusé les inégalités matérielles entre les citoyens tandis que, conséquences d'unedécolonisation douloureuse de l'empire français, de la crise des années 70 et de la nouvelle organisation de l'espace urbain, des populations se retrouvaient, mal intégrées culturellement, marginalisées économiquement. Certains, au nom du « droit à la différence », refusent toute idée de République et prônent le ressourcement religieux et les valeurs communautaires. En outre, des revendications régionalistes et corporatistes se réveillent, mettant en cause l'unité et l'indivisibilité de la République.A cela s'ajoute une crise de la citoyenneté: une partie du peuple qui se sent dépossédée de sa souveraineté par les élites politiques et le néolibéralisme européaniste, se réfugie dans l'abstention tandis que d'autres se laissent envoûter par les discours populistes de la peur et de la haine. Que faire, pour éviter l'éclatement de la République?Nos dirigeants socialistes doivent en revenir au respect absolu de la loi de 1905, en politique et sur le lieu de travail. « La République assure la liberté de conscience...(elle) ne reconnaît, ne salarie,ne subventionne aucun culte. »- A tous les niveaux, les Elus de la République doivent cesser d'assister ès qualités à des cérémonies religieuses et de s'adresser aux représentants des religions pour résoudre les problèmes sociétaux. - Eduquer les individus « libres et égaux en droits » pour qu'ils sachent différencier, ce qui, dans leur vie , est du domaine de la « sphère publique » (le Corps politique: le citoyen à la recherche de l'intérêt général) de ce qui est du domaine de la « sphère privée » (le Corps social: la liberté des engagements philosophiques ou religieux, la vie sociale..). - Soutenir l'Ecole publique et laïque pour qu'elle retrouve sa mission émancipatrice. - Remettre en cause la loi Debré, mère de toutes les lois anti- laïques de la Ve République et celles qui ont suivi, en reprenant l'esprit du Serment de Vincennes (1960).- Supprimer les statuts particuliers d'Alsace-Moselle et des DOM-TOM.- Construire un équilibre entre la nécessaire unité du corps politique (valeurs et culture communes) et la diversité du corps social (où se retrouvent les cultures particulières où s'enracinent les personnalités) sans jamais sacrifier la liberté de conscience et l'égalité entre les femmes et les hommes. Articuler le particulier et l'universel, c'est le « vivre ensemble » que la Laïcité d'un Etat et de son Ecole doivent permettre.

Saint-Herblain, 05 novembre 2014 à 16h11

La laïcité est garante de toutes les religions, elle prône le respect de chacun(e). Il ne faut pas confondre laïcité, religion et intégration. La loi sur la laïcité est fondamentale et fait partie intégrante de notre société. Aujourd’hui face à l’incompréhension généralisé des religions entre elles, il semblerait opportun que dès le plus jeune âge la notion de « Laïcité » soit enseigné dès l’école primaire. Il serait judicieux que sur les frontons de nos mairies où sont écrites les valeurs de la république à savoir « Liberté Egalité Fraternité » soit rajouté « Laïcité ».

Jean Paul PIRAS, 05 novembre 2014 à 11h34

Laïcité et République / Jean Paul PIRAS – section de Creutzwald et environs (57) Les principes. La laïcité assure les principes de séparation des églises et de l’état ( Loi 1905) La neutralité de l’Etat, et donc des agents publics La république assure la liberté de conscience ( article 1 de la Loi de 1905) La république ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (article 2 de la Loi). Dans les faits. Depuis plusieurs décennies on assiste à des manifestations, à des prise de position de politiques et de gens d'église qui tentent a chaque fois la remise en cause de la laïcité, des libertés individuelles et de la république. (Loi Savary au début des années 1980 avec en tète des cortèges des curés et des évêques ou plus près de nous les manifestations à propos de la Loi Taubira, oū en à vu à nouveau des hommes d’église prendre position.) La laïcité et la république deux mots qui restent abstrait pour la plupart d’entre nous et qui sont pourtant les bases de notre liberté. Depuis le siècle des Lumières avec Diderot,d'Alembert ,Condorcet etc…. et tous ceux qui ont participé a la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen… plus de deux siècles déjà. Les principes de Laïcité et de république, de citoyenneté et de civisme pourraient être apprise dès le primaire avec un programme complet qui irait du CP au CM2. Les écoles dites "libres"seraient soumises au même programme que les écoles de la République sous peine de voir leur financement remise en cause. Et pour finir, La remise en cause du concordat Alsace-Moselle, (salarier des gens d’églises!!!!) , le retrait des crucifix des salles de classe et des cours de religion, principe contraire de la Laïcité.

Fédération Seine Saint Denis, 05 novembre 2014 à 10h11

RÉPUBLIQUE ET LAÏCITÉ La laïcité est une valeur et une richesse de la République. Laïcité et République sont historiquement liées. La Laïcité met en avant, pour chacun, de pratiquer ou non un culte. Elle donne à chacun la liberté de pratiquer ou non un culte. La seule condition est que les pratiques religieuses n’empiètent pas sur l’espace public. Chaque citoyen est considéré pour ce qu’il fait et non à partir d’une supposée identité, que celle-ci soit ou non religieuse. Les interprétations religieuses sont multiples tout comme les choix politiques ou sociétaux, de la part des adeptes des différentes religions. Celles-ci ne sont d’ailleurs pas figées. La laïcité est conçue pour que chacune, chacun se sente citoyen à part entière grâce au respect de tous. La République, en tenant ses institutions, hors de la sphère religieuse, accueille tout le monde et n’exclut personne, c’est ainsi la promesse de l’égalité. La laïcité s’oppose à toute discrimination, elle ne peut être séparée d’une réflexion sur la nécessité de garantir à tous l’accès aux droits élémentaires que sont la scolarité, la santé et la culture. La laïcité se décline sans préfixe, sans suffixe, sans épithète ni adjectif, sans pointer du doigt telle ou telle composante de notre société. Le débat doit être ouvert, vivant et avec pour seul souci de permettre à chacun de trouver sa place dans notre société, conformément aux lois de notre République. Nous voulons profiter des États généraux pour contribuer à définir une ligne claire sur le concept laïc, au sein de notre Parti. C’est, pour nous, reprendre cette phrase de Léon Blum : « je le crois parce que je l’espère, je l’espère parce que je le crois ». La Laïcité, c’est la Liberté !

Serge SOULA, 05 novembre 2014 à 8h19

Laïcité et questions de société Le conservatisme est synonyme de maintien des privilèges et des inégalités. Inversement le réformisme mène à l’émancipation et à la protection des individus ; sa finalité est d’assurer l’égalité, l’impartialité du service public et de l’ Etat. Réformer est une approche globale : économique, sociale et sociétale elle concerne tous les individus d’une même société qui doivent pouvoir prendre part à sa reconstruction. Pour vivre ensemble dans notre société, aujourd’hui diverse, au sein de laquelle compatibilité et conciliation des libertés individuelles sont essentielles, il existe la laïcité. Les réformes de société parce qu’elles bousculent les conservatismes en remettant en cause des traditions ancestrales, ont de tout temps suscité de vastes polémiques puisqu’elles touchent à l’intime, à l’essentiel : vie, mort, sexualité, parenté. Ces réformes sont de nos jours confrontées à une offensive religieuse vive et organisée, qui va jusqu’à s’ingérer dans le processus d’élaboration des lois notamment celle pour « le mariage pour tous ». Depuis 1905 la république a pratiqué une politique de laïcisation, qui s’est accompagnée d’une diminution de l’emprise sociale des croyances. Ceci a permis le passage d’une laïcité de combat à une laïcité apaisée. Aujourd’hui on assiste à une résurgence de l’ambition hégémonique du religieux, qui se nourrit scandaleusement des crises sociales et exacerbe les haines Faire société commune exige un retour à une laïcité ferme où les lois laïques sont strictement appliquées

Marie Bidaud, 04 novembre 2014 à 17h40

LA LAÏCITÉ, QUATRIÈME PILIER DE LA RÉPUBLIQUE La France est le seul pays européen disposant d’une loi de séparation des Églises et de l’État, la loi de 1905 dont le Titre Premier "Principes" stipule : · Art. 1 - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes, dans la limite de l’intérêt de l’ordre public. · Art. 2. - La République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. La Constitution de 1958 a confirmé ces principes en précisant : la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. La laïcité est consubstantielle à la République, elle donne corps au principe de citoyenneté Elle est porteuse des principes énoncés dans notre devise : · Liberté de penser, de conscience, croire ou ne pas croire, d’expression, dans la mesure où cela ne trouble pas l’ordre public. · Égalité de droits garantis à chaque citoyen, quels que soient son sexe, ses origines, ses croyances ou sa couleur de peau. · Fraternité, avec l’universalité de la reconnaissance de l’Autre, socle du vivre ensemble. Elle n’interdit pas, mais permet, en s’appuyant sur la raison, l’émancipation de l’individu notamment par rapport a sa communauté d’origine. Face à la montée des extrémismes et des communautarismes, la laïcité est attaquée dans ses principes mêmes et fait aujourd’hui débat Elle est de plus en plus difficile à faire respecter tant le paysage sociologique de la France a évolué. L’affaire Baby loup, les manquements à la neutralité dans les compétitions sportives l'illustrent. Les revendications communautaires sont de plus en plus visibles et exigeantes. L’article 2 de la loi de 1905 est de plus en plus contourné par la multiplication des dérogations (subvention d'associations cultuelles ou de lieux de cultes sous couvert de traditions culturelles…) La circulaire Guéant du 21 avril 2011 enjoignant aux préfets la mise en place d’une "Commission départementales de la liberté religieuse" réintroduit officiellement les institutions religieuses dans les instances de la République. (Depuis, Manuel Vals a rappelé aux préfets leur rôle : faire respecter la laïcité, ne pas être les promoteurs des religions). Face à ces difficultés, la réglementation et la législation doivent être adaptées Citons les lois les plus emblématiques, sur les signes religieux à l’école, sur le port du voile intégral et la création de l’Observatoire de la Laïcité. La Laïcité est le ciment, le quatrième pilier de la république et de ses valeurs, Liberté, Égalité et Fraternité. C'est à l' école de la République d'inculquer ces valeurs. L'acquisition de la liberté de penser, l’enseignement laïque de la morale doivent y prendre toute leur place.

richard wrobel, 04 novembre 2014 à 17h12

Oui! depuis plusieurs décennies, la laïcité a été malmenée, y compris la République d'ailleurs. Prenons des exemples: L'individualisme découle du libéralisme. Cette société d'argent pour quelques uns, la plupart vivent dans la crainte de perdre leur emploi, partant leur logement etc...la vie des familles s'en ressent. L'antisémitisme et l'islamophobie découlent également d'une société dominée par l'argent. La laïcité s'enseigne dès le jeune âge, pendant la scolarité, il a des chances d'être intégré. Mais dans certaine banlieue, où la pauvreté domine, où les familles ont beaucoup de mal à vivre, où l'enfant sait dès l'âge de 10 ans que son avenir sera le chômage, l'intégration sera quasiment impossible. Sans une politique sociale, nous ne pourrons pas grand-chose...je pense que c'est par ce bout qu'il faut commencer. Je constate que toutes vos interrogations confirme le "mal vivre".

Marc Damon, 04 novembre 2014 à 15h39

La démocratie est le préalable à toute attitude laÏque ; mais qu'elle démocratie celle qui concentre TOUS les pouvoirs dans les mains du président de la république, qui ne rendra des comptes que s'il se représente. Quelle démocratie et quelle république ?

Arnaud-Rodrigue Adonon, 04 novembre 2014 à 15h37

Réaffirmer le principe de laïcité Combat identitaire de la gauche au tournant du XIXe siècle, la laïcité s’est construite à partir de deux composantes qui en ont,progressivement,fait un principe partagé et fédérateur de la République. D’une part, la religion ressort strictement au domaine privé. D’autre part et dans ce cadre, la liberté de culte est garantie à chacun. Or, bien qu’unanimement célébrée en 2005 à l’occasion du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, les deux piliers de la laïcité sont aujourd’hui menacés. Sans l’énoncer clairement, des groupes de pression, directement liées à des institutions religieuses, rêvent, par sa négation systématique, de faire effondrer le premier. Ils tentent et parviennent parfois à influer sur le cours des politiques publiques au nom de croyances érigées en valeurs immarcescibles. De telles pressions ne doivent pas être tenues pour légitimes, non pas seulement parce qu’elles ont pour but avoué la mise en échec de politiques pour nous synonymes de progrès, mais aussi et surtout, parce qu’en les considérant comme expressions légitimes dans le débat public, nous accepterions alors également une remise en cause majeure de la laïcité. Devant le danger qu’émerge, insidieusement, une nouvelle droite réactionnaire, la plus grande vigilance et la plus grande fermeté doivent être de mises. Sur le second versant, d’autres adversaires avancent, eux, sans s’encombrer du moindre masque. Ils instrumentalisent et dévoient la laïcité pour mieux stigmatiser des populations entières, issues d’une immigration récente et toujours définies par leur confession religieuse, réelle ou supposée. L’intégration de celles-ci au sein d’un espace civique apaisé ne saurait pourtant être envisageable en leur assignant définitivement une identité – religieuse en l’occurrence et en laquelle tous ne se reconnaissent pas. Mais, de tels discours, populistes par nature, ne peuvent alors qu’aboutir à la naissance de tentations de repli communautaire et à la multiplication de conflits fracturant la société. Pourtant, en vertu de la notion de tolérance religieuse s’attachant au vrai principe de laïcité, l’action publique ne peut que viser à la mise en place d’une égalité réelle dans l’exercice des différents cultes. Il ne s’agit donc pas de redéfinir une nouvelle laïcité mais simplement de la réaffirmer pleinement dans ce qu’elle est. Au regard de son histoire, cela constitue l’une des missions premières du Parti socialiste et l’une des bases de sa politique.

Nicolas Nordman, 04 novembre 2014 à 15h01

PS 19è Jean Jaurès Les questions soulevées sont complexes et méritent un travail prolongé au-delà des EGPS. Elles doivent amener des réponses concrètes, associées à une réflexion sur les modalités de mise en œuvre afin de poursuivre le débat avec nos concitoyens. Le PS s’inspirant des bonnes pratiques rapprocherait ainsi les participations citoyenne et électorale. La façon dont est posé le débat (Nation et intégration) est pertinente. L’intégration dans ce sens ne se limite pas à celle des étrangers en France. Elle revêt des aspects plus larges, du point de vue du vivre-ensemble, de la justice sociale, de l’égalité des droits, notamment sur le marché du travail. Les forces de progrès définissent la Nation comme une communauté d’hommes et de femmes unis par la volonté de vivre ensemble sur un même territoire, partageant la vision d’un avenir commun. Nous posons le principe de l’adhésion volontaire à un projet national en vue de l’intégration de tous les individus intéressés à ce dessein. Notre société a construit au fil des décennies des moyens d'intégration reposant essentiellement sur les progrès économiques et sociaux et l'évolution du droit, constitutifs du lien social et de la vitalité démocratique. Ce processus est par essence sans cesse inachevé. Même dans un contexte de crise, au-delà du maintien des acquis sociaux, nous devons poursuivre la réalisation de ces progrès. Mais faute de réponses suffisantes ou adaptées, on assiste à une forme de désintégration de la société, traversée par des fractures : fractures économiques et pauvreté enracinée, opposition urbains-ruraux, ségrégation urbaine voire ethnique, rejet de l’autre et du politique. Le rôle du PS est d'actionner tous les leviers : réforme constitutionnelle (droit de vote des étrangers aux élections locales), ambition éducative pour la réaffirmation des valeurs communes et des connaissances partagées (langue, Histoire, cultures, sciences), réappropriation de la laïcité, mise en place d’une politique de relance économique et sociale en partenariat avec l’ensemble de la société civile, redéfinition, dans le respect du principe fondamental de l’égalité d’accès, des modalités d’une présence effective du service public dans l’ensemble des territoires.

Nicolas Nordman, 04 novembre 2014 à 14h57

PS 19ème Jean Jaurès Faire société, c'est marcher en permanence sur la ligne de crête qui sépare la nécessaire aspiration à l'unité de l'expression légitime de la diversité. Faire société, c'est assumer cette dialectique permanente d'inclusion et d'exclusion, ce tiraillement entre ce qui est commun à la société et ce qui est propre à un individu ou à un groupe, et dont la seule limite doit être la République et ses valeurs. La Laïcité est une de ces valeurs, un des piliers fondamentaux d’un vivre-ensemble mis à mal par des années de stigmatisation où certains n’avaient de cesse de stigmatiser ce qui était différent. Etre socialiste en 2014, c’est réaffirmer la place fondamentale de la Laïcité dans la République, et exiger la même place symbolique que Liberté, Egalité et Fraternité aux frontispices des Mairies. La Laïcité dans la République est une valeur qui fait sens à condition de l’utiliser sans la dévoyer. La Laïcité n’est pas une croyance ou une absence de croyance, elle est un liant qui permet aux croyants des différentes religions et aux non-croyants de vivre ensemble ; elle n’exclut pas les religions ; elle est au contraire un synonyme de tolérance, de liberté de conscience pour chacune et chacun, dans le respect mutuel et par l’enrichissement de nos différences. La transmission par l’Ecole des valeurs de la République, en particulier de la laïcité est un des enjeux essentiels aujourd’hui. Transmettre les valeurs de laïcité, de tolérance, d'ouverture à l'autre et la devise de notre République aux enfants dès leur plus jeune âge est un enjeu essentiel pour le pacte républicain. En ne reconnaissant que des citoyens égaux sans distinction d’origine, de couleur, de confession, la République laïque crée ainsi les conditions d’un traitement égal pour tous, elle constitue un « rempart » efficace et nécessaire contre la ségrégation, le racisme, l’asservissement et la domination sexiste. Réaffirmé dans des institutions publiques impartiales, dans chaque service public, au travail, à l’école et au frontispice des mairies, le principe de laïcité donne à tous les concitoyens le droit de bénéficier des conquêtes politiques et sociales de la République et un accès égal au travail, à l’éducation, à la solidarité. Cent dix ans après les débats qui agitèrent la jeune IIIème République sur la séparation des Eglises et de l’Etat, la loi de 1905 mériterait d’être sanctuarisée dans la Constitution. Dans nos périodes de mutation profonde et de changement de société, la laïcité demeure un repère essentiel pour les français. Elle est l’un des piliers pour une espérance républicaine du 21ème siècle.

CHRISTINE LE BRAZIDEC, 04 novembre 2014 à 11h14

"Les Jours Heureux" Programme du Conseil National de la Résistance. C'est ça notre identité socialiste. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Jerome Lusteau, 04 novembre 2014 à 8h19

L'individualisme, le consumérisme, le communautarisme sont trop présents pour bien vivre ensemble. Les catholiques ont contribué par l'histoire et contribuent chaque jours, de façon discrète, à une nation de partage, à l'aide aux plus pauvres, à dénoncer et combattre le consumérisme. Si les catholiques sont mis en avant, c'est trop souvent pour les attaquer, les mépriser, sans justification réelle. Sachons reconnaître à leur juste mesure, les efforts des religions au refus du tout marchand, à contribuer à un monde plus fraternel et dénonçons leur attitudes communautaristes. La diversité existe, nous sommes différents, nous pensons différemment. Ne cherchons pas à gommer ces différences. Veillons à ce que les pratiques ou coutumes des uns ou des autres, qui peuvent être incomprises, choquantes pour d'autres, restent discrètes. Si chacun devait afficher ses différences dans le but de se montrer, d'affirmer son "moi" en dépit des autres, le monde deviendrait tout sauf fraternel.

Clovis CASSAN, 03 novembre 2014 à 19h00

Contribution de la section socialiste des Ulis

Catherine Ramouillet, 03 novembre 2014 à 17h52

Que vient faire le consumérisme là dedans ? C'est une religion ? Et pourquoi mettre ces mots ensemble comme si c 'était des maladies qu'il faudrait soigner. Je ne vois pas que la France soit si tiraillée par l'individualisme, ou les communautarisme. Il y a des crises communautaires, largement liées aux politiques étrangères de l'Occident en Israël, Palestine, Irak...nos rapports avec l'Afrique et la manière dont les firmes exploitent ce Continent. Là dessus, il y aurait beaucoup à dire car le profit prime toujours sur l'humanité. Que faire pour maintenir la laïcité ? Appliquer la loi. Elle est là, elle est belle, depuis les lois Ferry à l'école et depuis1905. Unique au monde. Les médias aiment bien monter en épingle , les intégristes musulmans, juifs et catholiques. Ils sont une minorité. Il faudrait aussi repenser la ville, c'était une idée socialiste (on y avait collé Tapie ! Qui a brassé du vent) . Avec ses ghettos ethniques et sociaux. Pour faire société, l'idée est simple : tous ensemble, dans la différence.

Catherine Ramouillet, 03 novembre 2014 à 17h43

Je ne vois pas ce que le consumérisme vient faire là dedans. Quel rapport avec la laïcité ?? C'est une religion ? L'individualisme ? Le communautarisme ? Pourquoi mettre toutes ces affirmations ensemble comme si c'était trois maladies qu'il faudrait soigner ! Je ne vois pas que la société France soit si "individualiste" et si "communautariste". Il y a des crises communautaires pour rester dans l'opposition religions-laïcité mais elles sont largement la conséquence de la politique étrangère de l'Occident, pour faire simple. De nos relations avec Israël, la Palestine, l'Irak etc...De nos anciennes relations en Afrique et de celles , économiques que nous menons via les firmes occidentales. Comment affirmer le principe de laïcité ? En appliquant la loi. Elle est belle, elle est là depuis 1905, unique au monde. L'appliquer . Point. Sans faillir sous la pression des médias qui aiment bien les débordements intégristes musulmans, juifs et catholiques . Ce ne sont que des minorités. Il faudrait aussi repenser la ville et ses ghettos. C'était déjà une belle idée socialiste (on y avait mis Tapie, à l'époque !! Qui n'a fait que brasser). Vivre ensemble, oui, tous ensemble, tous différents.

bihorel section, 03 novembre 2014 à 14h18

Socialistes, rappelons que les valeurs républicaines, démocratiques et laïques ont un lit commun : l'égalité. Faisons promotion de l’équilibre entre solidarité nationale et obligations internationales face aux défis démocratiques, écologiques et sociaux. Revoir les formes de la participation citoyenne, c’est nous remettre à l’écoute de populations qui nous battent froid. Au terme de dix ans d’opposition et d’un combat vigoureux contre un pouvoir libéral violent, nous fumes auréolés d’espoir. Or, nous peinons à incarner espérance et progrès tant il parait difficile de lire la distanciation promise avec l’ancien régime comme la direction prise par la gauche en responsabilité. L’impuissance politique s’additionne aux « couacs » ce qui affaiblit le combat pour nos valeurs et trouble le débat d’idées. Notre action locale fut longtemps une arme démonstrative, dernière digue avant rupture des esprits et donc des votes. Or, un mécontentement populaire, une pédagogie défaillante, un amateurisme patent, semblent mener droit à un fort désenchantement dont l’extrémisme est la destination fatale et finale. Notre actuel passage au pouvoir n’échappera donc pas au droit d’inventaire. En réaffirmant l’existence, le bien-fondé, les valeurs du Socialisme, en rappelant que la laïcité n’est pas une opinion mais la liberté d’en avoir une, nous redonnerons confiance et renouerons avec la réussite. Pour la gauche, pour la France.

Marc Leygonie, 03 novembre 2014 à 11h58

Parents accompagnateurs de sorties scolaires : la ministre contre la laïcité Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, a déclaré devant l’Observatoire de la laïcité : « (…) dès lors que les mamans ne sont pas soumises à la neutralité religieuse, comme l’indique le Conseil d’État, l’acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l’exception. » Ce faisant elle franchit le pas décisif dans l’abandon du principe (constitutionnel !) de laïcité scolaire applicable à l’exercice du service public de l’éducation. Rappelons que, par définition, les sorties dites « scolaires » relèvent de l’exercice du service public et que leur cadre est forcément neutre. Ainsi, la circulaire Chatel du 27 mars 2012 rappelait que le principe de laïcité permet « d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, poli-tiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires. ». Le Conseil d’État, dans son étude sur le sujet, n’a pas contredit cette circulaire. S’il considère les parents accompagnateurs comme de simples usagers, non soumis à l’obligation de neutralité religieuse, il indique explicitement que « les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’éducation peuvent conduire l’autorité compétente, (…) à recommander [à ces parents] de s’abstenir de manifester leur appartenance » à une communauté religieuse. Or « l’autorité compétente », c’est en cas d’organisation d’un service public national, le ministre. Imposer désormais comme règle d’accepter les signes religieux chez les adultes qui encadrent les élèves en sortie ouvre une brèche dans le principe de neutralité religieuse de l’école publique. En effet, comment justifier dès lors que les enseignants, encadrants permanents, y restent seuls soumis, alors même que dans certains établissements, on peut constater une très forte pression communautaire en faveur de l’affichage religieux ? Tout « accommodement raisonnable » est un cadeau offert aux intégristes de toute obédience, qui cherchent patiemment à grignoter la laïcité, notamment en s’attaquant à l’école. Comme la république la laïcité n’a de sens qu’une et indivisible. Or la « tolérance » que propose notre camarade ministre conduirai à des « exceptions » forcément variables d’un quartier à l’autre portant ainsi atteinte aux principes de neutralité et d’unicité de la laïcité constitutifs du concept d’école laïque, trahissant ainsi le choix éducatif librement fait par les parents. La laïcité est partie intégrante de la république, elle est la tolérance ne la trahissons pas.

Pierre Bercis, 03 novembre 2014 à 8h11

Réaffirmons nos valeurs communes, par Pierre BERCIS – Membre de la section Gilles Martinet du 7ème arrondissement de Paris et les premiers signataires : Jean BOURDEAU – Membre de la section Commune de Paris du 20ème arrondissement de Paris. Jean-Dominique CAPOCCI – Membre de la section Gilles Martinet du 7ème arrondissement de Paris Jean-Pierre MICHEL (Membre honoraire du Parlement) – Membre de la section d’Héricourt de Haute-Saône Bernard DEROSIER – Ancien député du Nord 1978-2012, ex-président socialiste du Conseil général du Nord

René BECAMEL, 02 novembre 2014 à 17h48

sections Nîmes Nord et Nîmes Municipaux . Si les thématiques laïcité et république sont soumises à débat , c'est que leur respect ,leur mise en œuvre ,leur application sont remises en question par les théories , le comportement d'individus ou de groupes d'individus dont l'objectif réel est la mise à bas de ces deux principes fondamentaux de notre démocratie . La laïcité dont on peut trouver l'origine dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 , a fait l'objet de la loi de 1905 afférente à la séparation des églises et de l'Etat ,inscrite dans les constitutions de 1946 et 1958 doit être affirmée et s'imposer comme l'un des piliers de notre démocratie . Pour nous la laïcité doit être : - émancipatrice et libératrice ; elle doit refuser le foulard qui couvre un visage et tout vêtements religieux et ce ,sur tout l'espace public -protectrice :elle doit protéger du prosélytisme religieux . -appliquée partout: en particulier sur l'espace public ou tous les signes religieux ostentatoires doivent être interdits; -appliquée à tous partout et tout le temps . La laÏcité doit être affirmée ,son effectivité assurée , condition indispensable au maintien des principes fondamentaux de la république ; indivisible ,laïque ,démocratique et sociale . En France ,le multiculturalisme vient majoritairement des Français de métropole et des Français issus des anciennes colonies .Il favorise l'expression des particularités des diverses cultures ,mais aujourd'hui est axé principalement sur le thème religieux (islam ) dont il a favorisé le retour dans ses manifestations les plus voyantes et les plus radicales .Ce retour du religieux dans le contexte économique de crise et de situation internationale de tension ou de guerre ( moyen Orient ) est à l'origine du repli sur- soi d'une partie de nos concitoyens et a favorisé la naissance d'un communautarisme à l'opposé de nos principes républicains . Il convient de lutter contre cette situation et l'école nous semble le lieu le plus adapté pour engager cette lutte auprès des futurs citoyens . L'école doit avoir pour mission d'apprendre à gérer les différences mais d'abord apprendre et expliquer la république française , ce que recouvrent les principes fondamentaux , ce qu'est notre histoire ,notre démocratie . Tout ceci devrait faire l'objet d'un cours spécifique, indispensable dans le contexte si particulier de ce début de siècle , sur l'ensemble de la scolarité, afin de former des citoyens responsables

René BECAMEL, 01 novembre 2014 à 17h29

Sections Nîmes-Nord et Nîmes Municipaux - Pourquoi débattre de la laÏcité et de la république dont les principes et leur application ont été réglés depuis de nombreuses années. Ces thèmes sont soumis au débat car leur respect , leur mises en œuvre et leur application rencontrent des oppositions ,des remises en question par les théories , les comportements de certains individus ou groupes d'individus que l' on peut qualifier d'activistes La laïcité, dont on peut trouver trace dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (les hommes naissent libres égaux ... ) puis dans la loi de 1905 , séparation des églises et de l '

leo le ster, 31 octobre 2014 à 21h51

Il faut mettre fin à l'individualisme en instaurant un collectivisme en france basée sur la propriété collective et mettre tous les biens publics meme ceux de l'état.La population aura le droit de controler le budget de l'état c'est pour cela que sera créer la police républicaine composée du peuple controlera la propriété collective de l'état chacun doit le faire quel que soit sa situation sociale.Il faut lutter contre les intégrismes et nationalismes en créeant le ministère de l'amitié des peuples sur le sol français pour que chaque peuple ait le droit de s'exprimer et pour ce ministère il yaura des éléctions qu'on soient français ou étrangers on pourra s'y présenter.Ce ministère consistera à lier l'amitié des peuples ne france et travailler avec d'autres pays.

René Beaucourt, 31 octobre 2014 à 18h49

Je contribue pour la section PS En Thongue René Beaucourt Secrétaire de Section

Hicham BOUJLILAT, 31 octobre 2014 à 15h12

Réaffirmons notre pacte républicain pour une meilleure cohésion nationale Notre pacte républicain est-il malade ou les citoyens manquent ils de repères au point de le désigner bouc émissaire de tous les maux de notre société ? Auquel cas comment peut il être soigné ? Certains parlent de réformes nécessaires ou de modifications utiles à y apporter. Mais lesquelles et pourquoi ? Le pacte républicain que nous avons forgé tout au long de notre histoire collective demeure une référence enviée dont nous devrions nous départir. Notre triptyque de pensée et de réflexion reste, par ailleurs, garant de la citoyenneté et laïcité. Il semble dangereux d’y toucher sans en mesurer les conséquences pour la cohésion de notre société. Le rythme imposé par le quinquennat, la défiance des citoyens vis à vis de leurs représentants élus, ne suscite pas l’adhésion ou la compréhension de l’action publique. Les difficultés sociales liées à la crise que nous traversons accentuent une attitude de repli ou de recherche d’un fautif à la situation vécue par les uns ou les autres. Or, tout cela éloigne des fondements humanistes portés jusqu’alors par notre République car nous constatons une montée des individualismes et égoïsmes. Or, l’idéal de citoyenneté se nourrit d’une double affirmation : celle de l’autonomie individuelle et celle de l’égalité politique, symboles de l’affranchissement que représente l’acquisition de la citoyenneté par exemple. Le citoyen est reconnu comme un être autonome et rationnel capable de s’émanciper de ses déterminismes sociaux, religieux et culturels. Universaliste, le citoyen est donc d’emblée égalitaire. Si dans la conception républicaine, l’Etat affranchit l’individu, il requiert en retour de lui un engagement politique sans faille. C’est d’abord en tant que citoyen actif, participant démocratiquement à l’élaboration de la volonté générale, que l’individu jouit des droits civils et sociaux. Mais l’intégration civique requiert aussi une culture particulière qui se constitue au même moment que celle de l’identité républicaine nationale. Les changements sont inéluctables pour créer de nouvelles formes de politiques publiques nationales et globales qui doivent avoir pour centre l’être humain. Si la globalité avance dépourvue de cohésion sociale, elle est en train de semer le chemin du 21 ème siècle de mines dont nul ne sait quand elles pourront exploser. Il nous appartient de suivre une autre voie guidée par l’équité. Nouveautés, avancées sociales, créations, l’avenir ne doit pas être dénué de bon sens humaniste.

Sylvain RIGOLLET, 31 octobre 2014 à 14h43

I–La laïcité, notion fondamentale de la République mais dévoyée depuis des années La laïcité à la française est l’un des piliers de la République, qui a commencé en 1789 a connue sa plus forte consécration avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.Mais aujourd’hui, nous sommes entrés dans une période de confusion généralisée, on confond laïcité et refus des religions,sous couvert du terme des individus profèrent des positions racistes, et la notion n’est vue que sous le prisme de l’antisémitisme ou de l’islamophobie. La laïcité qu’est ce c’est exactement?Nous avons une méconnaissance profonde de la notion et de ce que définit la loi de la République. Paradoxe dans notre société, alors que c’est un de nos fondements, et que l’on en parle de plus en plus aujourd’hui. La laïcité jusqu’où?Existence d’écoles privées, rôle de l’Etat par rapport aux lieux de culte.Il y a une application incomplète de la loi sur la laïcité (dérogation pour l’Alsace-Moselle). Qui dit laïcité dit religion, et nous avons un problème de méconnaissance des différentes religions qui coexistent aujourd’hui dans la République.Mais ne pas minorer non plus le poids actuel de l’extrémisme religieux. Sans oublier l’action gouvernementale qui vient forcément par son action percuter le phénomène religieux, il y a parfois une incapacité à contenter les communautés religieuses, question du fait religieux face à l’électoralisme. II – La laïcité:respect et acceptation de l’autre dans ses différences dans un creuset et une maison commune:la République Il faut une explication de la laïcité et de ce que la loi de la République prévoit.C’est le rôle pédagogique de l’Ecole dès le plus jeune âge avec une éducation à la tolérance, à l’humanisme, avec un enjeu particulier sur la liberté des femmes (face aux sociétés patriarcales de certaines religions qui viendraient limiter leurs libertés). C’est la nécessité de faire connaitre la loi,ses implications, et de l’appliquer réellement.L’Etat doit encadrer : la laïcité et ses valeurs de liberté de conscience ne sont possibles que si l’on canalise pour lutter contre l’extrémisme via la loi.La laïcité est une question de société mais la situation n’est pas favorable à une réforme de la loi de 1905, avec de forts risques de stigmatisation. Non implication de l’Etat dans les financements religieux de tout type.Les religions sont aussi des cercles de pouvoir menant une politique expansionniste dans le sens commercial du terme, et l’Etat a le devoir de protéger les populations des excès.Un élément clef de l’application de la laïcité est la mixité sociale favorisant l’intégration. Section du Parti Socialiste de Pessac (33)

Commission SF LaÏcité isère, 31 octobre 2014 à 10h29

La laïcité ne s'oppose aucunement à la pratique des cultes religieux. Bien au contraire elle construit un espace qui permet à tous les citoyens croyants, agnostiques ou athées, de vivre ensemble, de s'exprimer librement, à condition de respecter les règles communes de notre république, sans prosélytisme agressif ni provocation par des signes ou comportements ostentatoires et dans le respect des citoyens de toutes croyances. Les difficultés de co-existence qui surgissent depuis une trentaine d'années trouvent leur origine dans la déconstruction de l'espérance induite par l'idéologie marxiste et la remise en cause des valeurs de l'état-nation. Ces valeurs fondamentales, sous les contraintes économiques libérales mondiales (crise économique et mutations sociales), au profit de quelques uns sont remplacées par une "marchandisation" de la société dont l'absence de projet autre que mercantile, entraîne un repli sur soi, un communautarisme exacerbé, contraire à l'idée laïque et au vivre ensemble. Dans le monde et même localement les élites politiques, pour des raisons économiques ou électoralistes, accordent trop d'écoute à ces minorités (Grenoble : cantines, menus sans viande) dont les voix sont amplifiées par des médias complaisants. Ces pratiques et le silence des laïques républicains ont conduit à l'émergence de groupes extrémistes sectaires peu dénoncés par les religions dont ils se réclament. La laïcité est un principe de gouvernement dont les représentants, employés, élus, doivent être exemplaires dans la gestion du bien commun, le respect de la loi : séparation du public et du religieux financièrement et symboliquement. Un état républicain laïque doit faire appliquer ses lois à tous, sans exception et dans tous les domaines : concordat, départements outre mer, incivilités. La nécessité d'une formation à la laïcité, à la citoyenneté s'impose aux enseignants, aux jeunes, l'affichage de la seule charte de la laïcité dans les établissements scolaires ne peut suffire. Cela passe par un renforcement de l'école publique en moyens (remettre en cause les lois Debré et Carle), et certainement en qualité : restaurer l'autorité de l'enseignant, l'émancipation des élèves (non pas seulement de futurs travailleurs productifs), philosophie dès le collège. Mais l'école de la république ne peut pas tout, à elle seule, les parents d'élèves, les citoyens doivent tous contribuer à promouvoir notre "morale humaniste laïque républicaine". La laïcité reste aujourd'hui en France à finir de construire et c’est par le débat au niveau local que seront trouvées les traductions de ses principes les plus justes pour la vie quotidienne : liberté, égalité, fraternité... laïcité.

Fédération de la Gironde, 31 octobre 2014 à 10h23

Droits des Femmes et laïcité : La laïcité est importante pour la question de la femme et du féminisme. Sans laïcité, pas de progrès. Les milieux féministes doivent s’appuyer sur les principes républicains. Garantir la laïcité pour que chacun puisse s’affirmer, dans le respect des différences culturelles. Il faut assurer le progrès humain au-delà des coutumes. Réelle montée des intégrismes religieux, liée à la précarité et aux quartiers populaires. Certaines violences faites aux femmes résultent de cette montée des intégrismes. La question de l’égalité est à revoir. Les femmes sont les 1ère victimes de la crise économique. Il faut des réponses sur la question sociale pour avancer. Partage de la laïcité au niveau européen. Parité et statut de l’élu : Le non-cumul et le statut de l’élu sont des outils qui permettent la parité et le renouvellement en politique. La femme ne doit pas être un faire-valoir, mais choisie pour les valeurs et les idées qu’elle porte et défend. Le PS doit faire des propositions claires pour permettre à tout le monde d’être élu, car il y a un problème de diversité des élus sur le terrain. Nécessité d’un véritable statut de l’élu local. Prostitution : Abolition du système prostitutionnel. Prostitution induit un rapport de domination. 90% des prostituées sont étrangères et viennent par les réseaux de prostitution. La loi n’est pas suffisante au niveau de la sanction pénale. La pénalisation du client est nécessaire. Certains jeunes qui ne peuvent pas se payer leurs études arrivent à la prostitution : parler de ce phénomène et le combattre. Importance de l’école pour éduquer sur le respect de la femme et de la sexualité. Détruire les stéréotypes de genre.

Fédé PS77, 30 octobre 2014 à 16h08

La laïcité est au cœur de l'identité socialiste et de notre République et doit impérativement y demeurer. Résultante d’un combat historique spécifique à la France, de l’Edit de Nantes à la loi de 19O5 en passant par la DDHC, elle constitue l’une des composantes de notre exception française. Notre responsabilité ne consiste plus à « combattre » les religions dont la subordination au politique est aujourd’hui acquise constitutionnellement, mais à défendre et promouvoir la laïcité, à cantonner la religion à la sphère privée et à créer les conditions permettant de réaffirmer cette valeur fondamentale de notre République. Pour autant, la laïcité ne doit pas être un dispositif antireligieux faisant obstacle à la tolérance, mais une arme contre tous les dogmatismes, contre les replis identitaires/communautaires, et un code de conduite pour le vivre-ensemble et l’épanouissement de chaque individu. Cette réaffirmation passe notamment à travers l’école avec la réintroduction de la morale laïque et de la citoyenneté dans le socle commun des connaissances, leur enseignement dès le plus jeune âge, la mise en place d’une formation adéquate des enseignants, le renforcement des financements de l’école publique, l’effectivité de la suppression de TOUS les signes distinctifs religieux à l’école publique, l’émergence d’instances de démocratie participative à l’école… Ensuite, au-delà du domaine scolaire, cette réaffirmation passe également par l’adoption, au quotidien, par tout le monde et dans toutes les sphères, d’un comportement et d’actions favorisant le vivre-ensemble dans le respect de nos différences respectives ; ainsi que par l’égalité entre tous les citoyens quelques soient leurs appartenances ethnique ou religieuse. Les responsables politiques sont en partie responsables de l’affaiblissement de la laïcité, nombreux sont ceux qui l’ont galvaudée et dévalorisée en l’érigeant mère de tous les combats, et en l’instrumentalisant à des fins électoralistes, entraînant stigmatisation ou discrimination. Nous devons donc exiger de nos responsables politiques une conduite éthique. Pour autant, Le politiquement correct ne doit pas nous empêcher de poser les sujets (ex : financement lieux de culte). Nous devons également lutter contre les extrêmes se revendiquant défenseurs de cette valeur républicaine et pour lesquels la laïcité n’est en réalité qu’un instrument de rejet et de ségrégation sociale de certaines catégories de la population, transformées en boucs émissaires pour masquer les difficultés sociales. Cette réaffirmation nécessite parallèlement de résorber précarité et ségrégations sociales et urbaines, parfois sources de replis communautaires et identitaires.

Nicole PERRAULT - Le PAPE, 30 octobre 2014 à 15h16

L’éducation politique clarifie les enjeux du «faire société». A à associer à éducation populaire? Oui. Faire société passe par rencontre de l’autre par et pour FAIRE. Par propositions institutionnelles, associatives, travail…Mais aussi par« penser l’ autre». là, c’est la culture qui le permet : émancipé soi même on pense mieux l’autre. Le droit laïc est pilier pour rassembler. Hors principes forts, des compromis à bas bruit sont négociables entre acteurs. Exple, devancer la question des rites alimentaires par offre du choix sans le présenter comme construit pour DES convictions privées. Ainsi permettre la non expression du privé (mes rites) comme revendication dans l’espace public. L institution, l’association les connaissent. Elles trouvent ce qui ne mettra personne dans l’embarras. A l’inverse, ne pas attribuer des rites vu le nom, la couleur de peau, le lieu de naissance… Cela envoie une assignation «identitaire» opposée à la banalisation du visible de soi. Séparer la sphère publique de la sphère privée. La 1ère lieu de construction du commun et faire ensemble. La 2e séparée, protégée dans son espace, ce qui octroie le droit à disposer de soi-même. Contre ce qui fait repli, sortir de l’obsession des catégorisations dans nos institutions.Voir exple de vocables qui différencialisent au risque d’essentialiser. Frein à un universel possible, à rassembler le «eux» et le «nous». Persuadée qu’il faut convaincre nos institutions à renoncer au vocable pesant de la «diversit黫candidats de la diversité»...Venu d’une générosité humaniste pour l’envie de…Aucune faute donc à l’avoir utilisé pour des bonnes intentions réalisées parfois. Cependant, quels rapports se construit-il? Quelles séparations s’installent à bas bruit? Quelles hiérarchies même, par des clichés ou par des intégrations de sentiment d’infériorité sociale? Voir là la catégorie de type «immigré»?Ces questions s’expriment quand on décrypte de l’entendu en rencontres ou fonctions. Catégoriser nuit à la complexité : dans les parcours, les territoires, les familles, les décisions pour consommer, s’investir, se cultiver, se lier aux autres...Complexité qui intervient dans construction d’un nouvel universalisme : de quoi? sinon de valeurs dont celle de coopération plutôt que de compétition. La 1ere fait mieux «société»! Chacun est fruit de successions de conjonctures dans son histoire. Qu’importe lesquelles pour participer à «faire société».Cela aussi selon ce que la société propose, émancipe, valorise, protège ; ce qu’elle dit de chacun. Avec offres réparties pour réduire les inégalités qui font séparations. Evacuer ce qui sépare dont toutes les ségrégations, dont les spatiales sources des autres.

Claude NAYRAL, 30 octobre 2014 à 9h03

Contribution Laïcité et République. Section socialiste de CAPESTANG (34 - Hérault)

Claudie Diakhaté, 30 octobre 2014 à 1h39

La laïcité dans notre pays est une garantie de la liberté , elle permet l'égalité entre tous. Elle est nécessaire et maintient un équilibre social. Il faut absolument maintenir une séparation entre la sphère publique et la sphère privée et c'est la laïcité qui le permet. La religion est du domaine privé. Toutes les religions doivent être traitées de la même manière : ne pas faire de prosélytisme , mais chacun doit avoir la liberté de pratiquer sa religion et d'accéder à son culte. L'entretien des églises à la charge de l'Etat semble une exception difficile à comprendre quand les mosquées sont construites avec les deniers des pratiquants, ce qui d'ailleurs ouvre la possibilité de financements étrangers non contrôlés. Comment faire vivre plusieurs religions dans notre pays sans affrontement ou repli communautaire : l'Education Nationale est le creuset nécessaire : enseignement des religions, respect des autres, différence des cultures, tolérance. L'école est le pivot de l'acceptation de l'autre. L'éducation est primordiale, il faut dés l'enfance montrer la diversité et lutter contre les préjugés. Pour cela il faut garantir une bonne formation des enseignants. Le dialogue entre les communautés est primordial : il faut favoriser l'échange, l'école est une réponse mais le travail des associations également. C'est par une meilleure connaissance de l'autre qu'on évitera le communautarisme. Toutefois nous ne pouvons pas accepter les intégrismes d'aucune religion. Il faut une application ferme de la loi pour toutes les religions. Les catholiques qui ont fait des prières de rue pendant les manifestations sont hors la loi et devraient être traités comme tels. Le combat c'est l'intégrisme.

Claudie Diakhaté, 30 octobre 2014 à 1h38

La laïcité dans notre pays est une garantie de la liberté , elle permet l'égalité entre tous. Elle est nécessaire et maintient un équilibre social. Il faut absolument maintenir une séparation entre la sphère publique et la sphère privée et c'est la laïcité qui le permet. La religion est du domaine privé. Toutes les religions doivent être traitées de la même manière : ne pas faire de prosélytisme , mais chacun doit avoir la liberté de pratiquer sa religion et d'accéder à son culte. L'entretien des églises à la charge de l'Etat semble une exception difficile à comprendre quand les mosquées sont construites avec les deniers des pratiquants, ce qui d'ailleurs ouvre la possibilité de financements étrangers non contrôlés. Comment faire vivre plusieurs religions dans notre pays sans affrontement ou repli communautaire : l'Education Nationale est le creuset nécessaire : enseignement des religions, respect des autres, différence des cultures, tolérance. L'école est le pivot de l'acceptation de l'autre. L'éducation est primordiale, il faut dés l'enfance montrer la diversité et lutter contre les préjugés. Pour cela il faut garantir une bonne formation des enseignants. Le dialogue entre les communautés est primordial : il faut favoriser l'échange, l'école est une réponse mais le travail des associations également. C'est par une meilleure connaissance de l'autre qu'on évitera le communautarisme. Toutefois nous ne pouvons pas accepter les intégrismes d'aucune religion. Il faut une application ferme de la loi pour toutes les religions. Les catholiques qui ont fait des prières de rue pendant les manifestations sont hors la loi et devraient être traités comme tels. Le combat c'est l'intégrisme.

Raf, 29 octobre 2014 à 15h27

Je suis un fervent défenseur de la laïcité mais je pense qu'il n'est pas du tout au cœur de notre système educatif. Soyons honnêtes: un très grand nombre de nos compatriotes ne savent pas ce que c'est. Si on veut en faire une valeur aussi importante que la liberté,l'égalité ou la fraternité, il y a un très gros travail de culture à faire a l'école: - Donner plus de poids au cours d'éducation civique dans la scoralite et en faire une matière fondamentale du l'école primaire jusqu'au bac - intégrer a l'instruction civique l'apprentissage des principes de la laïcité

Dalila MAAZAOUI, 29 octobre 2014 à 14h34

La crise polymorphe que nous traversons réinterroge la place accordée à la laicité. En droit, notre République ne reconnaît pas les communautés en tant que telles : communautés culturelles, ethniques ou religieuses mais la République se doit de les traiter tous de façon égalitaire. Nous, socialistes, pensons que les différences sont une richesse collective. Néanmoins, le danger d’une partition de la société en communautés clivées voire opposées est bel et bien réel, du fait en particulier de la souffrance sociale et du besoin de sentiment d'appartenance de nos concitoyens. Dans les territoires paupérisés là où le chômage de masse fait des ravages, où la population est jeune et subit une souffrance sociale et identitaire, le repli sur soi et l’entraide communautaire se substituent au service public et à la redistribution républicaine des richesses territoriales à travers la valeur Egalité ! Partout où la République s'efface, la laïcité est fragilisée. Or, la laïcité n’est pas la négation des religions mais un principe essentiel permettant à chacun de "croire ou de ne pas croire" en définissant ce qui relève de la sphère privée et de l’espace public. Il est urgent de travailler sur la question sociale et sur la question identitaire. en investissant davantage les quartiers populaires et en redonnant un sens aux valeurs Liberté, Egalité, Fraternité, c’est le seul moyen de favoriser une laïcité apaisée et intégrée. Il faut des symboles et des actes forts : - Aucun élu quelque soit son degré de responsabilité ne devra porter de signes religieux, y compris lors de représentation républicaine dans une cérémonie religieuse, en France et à l'étranger. - La République doit respecter les usages de la Religion, la Religion doit respecter les principes de la République. - Aucun élu ou membre du gouvernement ne devra participer à un dîner communautaire, car cautionner par sa présence la défense ou la promotion des intérêts d’une communauté, c’est fouler aux pieds les principes de la République. - Réinvestir les champs social, éducatif et économique dans les quartiers populaires car partout où la République manque, la Laïcité est en danger. La République doit réinterroger la question du sens. Ce sens, c'est celui qui est donné à chaque citoyen pour se sentir libre et en fraternité avec la communauté nationale. Notre Parti, de par son projet global permettant à chacun de se projeter dans un avenir meilleur, doit pouvoir donner à chacun d’entre nous la possibilité de se laisser porter par un idéal, un vrai projet de société en réfléchissant à offrir à chaque citoyen un parcours de vie.

Adrien Morel, 29 octobre 2014 à 11h43

Le problème n’est pas de faire société, mais de faire civilisation. C’est la civilisation qui constitue la force intégratrice d’une société, au-delà, ou plutôt en deçà, de la diversité éventuelle des usages de ses populations. La diversité des usages, des histoires, des parcours, etc. doit rester cantonnée au niveau du registre « politique », c’est-à-dire au niveau de ce qui est relatif dans une société. La diversité ne doit pas atteindre la civilisation, qui constitue le fondement de cette société. Or ce fondement est défaillant, dans notre société, depuis que la laïcité s’est avisée de se prendre pour une sortie de la religion. Traditionnellement, c’est en effet la religion qui établit, définit, institue la dimension de la civilisation. Cessant de croire à son origine surnaturelle, les athées ont cru pouvoir se désintéresser de la religion. Ils ont donc dissocié leur société politique de sa religion traditionnelle. C’est-à-dire l’entité politique, de l’entité civilisationnelle qui la définissait jusque-là. Ce que faisant les athées/laïcs ont tout juste réussi à introduire le germe d’une hétérogénéité civilisationnelle dans leur société, dont l’homogénéité était auparavant assurée par sa religion. L’hétérogénéité civilisationnelle est l’autre nom du communautarisme. Nous ne résoudrons ce problème que lorsque nous serons capables de le poser convenablement. L’impasse actuelle de notre société est en réalité une panne de la laïcité. Cette laïcité, que je qualifie de première, car elle a conservé de la religion la même conception qu’en ont les croyants et qui, du coup, se prend pour une sortie de la religion. Il est temps, maintenant, pour les athées/laïcs de découvrir que la dimension civilisationnelle de leur société doit être prise en compte, comprise et maintenue indépendamment de toute référence à une quelconque origine surnaturelle de la religion. Autrement dit, de comprendre que la religion est un outil anthropologique de maintenance de la civilisation qui existe dans toutes les sociétés humaines et doit continuer à exister même une fois que l’on ne croit plus dans sa dimension surnaturelle. Nous sommes contemporains d’une mutation de cet outil et non pas de sa disparition. Voilà précisément la nature de la crise actuelle de notre civilisation. La laïcité n’en sera la solution qu’à la condition d’accomplir cette mutation. Cela consiste à passer d’une conception traditionnelle, première, surnaturaliste de la religion et de la civilisation, à une conception anthropologique. L’interprétation anthropologique de la religion doit être la religion des sociétés laïques. A défaut de le comprendre, notre civilisation court à sa perte.

Jean Glavany, 29 octobre 2014 à 9h30

Contribution Laïcité et République

Charif BOUTHEGMES, 28 octobre 2014 à 19h17

Voici ma contribution en pièce jointe

Dominique Raimbourg Philippe Doucet, 28 octobre 2014 à 16h57

Pour un dispositif innovant de formation et de financement des aumôniers musulmans Dans les prisons, des délinquants, souvent jeunes, que rien ne prédestinent au fanatisme, se trouvent confrontés à des foyers de pensée de l’Islam radical propagés par des imams auto proclamés. Il faut à la fois assurer une égalité de traitement entre toutes les religions et contrer ce phénomène. Nous proposons d’aider à l’installation d’aumôniers musulmans en leur fournissant une formation, un statut et des moyens suffisants pour promouvoir un Islam compatible avec les valeurs de la République. Assurer une égalité de traitement entre tous les cultes et combattre les foyers de la pensée radicale qui n’est qu’un dévoiement de l’Islam est un devoir républicain, car c’est par cet effort que nous assurons l’appartenance de tous les Français de confession musulmane à la communauté nationale. Les prisons constituent aujourd’hui l’un de ces foyers et les conditions de travail, de formation, d’habilitation des aumôniers musulmans sont, à ce jour, insatisfaisantes. Régulièrement, de jeunes délinquants que rien ne prédestinent au fanatisme sont embrigadés par des individus et des filières radicales. Il est urgent d’augmenter le nombre d’aumôniers musulmans officiant dans les prisons et de leur donner enfin les moyens d’accomplir efficacement leur tâche pour faire reculer les thèses dangereuses dont les musulmans sont les premières victimes. Quand 18 000 des 68 000 détenus font le ramadan (26%) et que 80% des aumôniers sont chrétiens, notre action doit être innovante pour fournir rapidement des résultats et envoyer un signal fort, celui que la République traite avec équité tous les croyants et s’oppose aux menaces nouvelles qui pèsent sur sa cohésion et son unité. Nous proposons ainsi que soit expérimenté sur une période de dix ans, en Alsace, afin de bénéficier des spécificités du Concordat, un dispositif permettant aux aumôniers musulmans d’être correctement formés, rémunérés et dotés d’un statut réglementaire stable. Nous souhaitons que soit établie une filière de formation, dans les structures universitaires de Strasbourg, qui pourra recevoir des financements publics. Cette structure aura deux missions principales : 1. Former les candidats à l’aumônerie musulmane ; 2. Délivrer une certification qui permettra d’accélérer et de clarifier les procédures d’habilitation des aumôniers aujourd’hui en désordre. À terme, d’autres lieux de formation pourraient bénéficier de cette labélisation. Et au-delà, cette formation pourrait servir de modèle à la formation d’un corps d’imams libres de tout lien avec différents pays étrangers.

Pierre LEYX, 28 octobre 2014 à 16h51

Laïcité de gauche-Laïcité de droite. Les abstentionnistes nous assènent toujours le même argument:la gauche et la droite c'est pareil.C'est faux,et notamment en matière de laïcité.La crèche Baby-Loup après 8 ans de lutte judiciaire a gagné son procès contre une employée pour refus d'enlever son foulard islamique. Mais la crèche a dû s'installer à Conflans où l'ancienne mairie de gauche lui a offert l'hospitalité et une subvention de 400 000€.Aux dernières municipales,la droite a gagné et vient de supprimer la subvention.Baby-Loup risque donc de disparaître. (P.LEYX-Section "Mazan-Piémont du Ventoux")

Pierre LEYX, 28 octobre 2014 à 16h24

Laïcité-Liberté-Egalité-Fraternité- La laïcité est la garante de notre devise républicaine:liberté- égalité-fraternité.Prenons l'exemple de la burqua qui inflige aux femmes une situation d'exclusion incompatible avec les principes de liberté et d'égalité.Interdire la burqua est donc une décision de fermeté d'un Etat laïque soucieux de faire respecter la devise de la République.Face à la montée des communautarismes politico-religieux,ne serait-il pas souhaitable de modifier l'ordre de la devise,qui deviendrait: Laïcité-Liberté-Egalité-Fraternité?(P.LEYX-Section "Mazan")

Pierre LEYX, 28 octobre 2014 à 16h12

Face à la montée des communautarismes,la France n'a jamais eu autant besoin de la laïcité qui devait être un pilier de la République et gravée dans la Constitution.Le flou juridique et l'indécision politique permettent à des mouvances politico-religieuses d'attenter à la laïcité républicaine.Les réponses politiques sont faibles là où il faudrait de la fermeté (ex.Jospin-1989-affaire du voile-Creil) Les politiques se sont trop défaussés sur les juges (ex. crèche Baby-Loup).La laïcité est devenue "ouverte","modérée","tolérante","inclusive",'"positive".Le terme de laïcité se suffit à lui-même.C'est aux politiques de définir les règles du vivre ensemble dans le respect d'une laïcité qui ne blesse personne,mais dans la clarté et la fermeté.Ce n'est pas aux juges de le faire. (Pierre LEYX-Section "Mazan-Piémont du Ventoux")

COMITE de VILLE de CLERMONT-FERRAND - FEDERATION PS du PUY de DOME, 28 octobre 2014 à 16h08

La France est une République laïque constituée de citoyennes et de citoyens. Pour les personnes en situation de handicap, cela doit avoir plusieurs conséquences fortes : • Egalité des droits et accès aux droits communs. C'est le fondement de la Déclaration des droits de l' Homme et de la Constitution française. • Respect et égale dignité de chaque personne. Les apports de chacun sont un enrichissement et un progrès pour tous. Cela contribue à construire une société inclusive, fondée sur la solidarité et la cohésion sociale, plaçant la personne au centre de l' organisation sociale. Vivre ensemble avec nos différences et nos compétences est un enjeu laïque majeur qui traverse toutes les sociétés. Il nous faut, toutes et tous, faire acte de citoyen pour réussir cette orientation importante en plaçant chaque personne, comme acteur de la vie commune. • Citoyenneté et participation autonome à tous les actes de la vie en société. Cela implique la mise en place effective de tous les accompagnements indispensables à cette concrétisation: animaliers, financiers, humains, matériels, technologiques, à tous les moments de la vie , avec notamment des personnels formés, qualifiés et reconnus dans un métier tout au long de la vie. Cela implique aussi la réelle accessibilité de tous les lieux publics et privés, des équipements dans la vie personnelle et dans le monde du travail, des lieux culturels, sportifs et de loisirs. En résumé, tout partout pour tous. • Mettre en oeuvre la loi du 11 février 2005 et la faire évoluer pour répondre aux nouvelles attentes des personnes en situation de handicap. Il est indispensable de contribuer largement à l' accès aux responsabilités politiques des personnes en situation de handicap. Ces principes, ces valeurs doivent se concrétiser dans tous les champs de la vie en société avec l' engagement de tous les acteurs de la vie sociale. Des mesures à mettre en application: Le Parti Socialiste doit : Approfondir sa réflexion et agir pour contribuer encore à l' évolution positive des mentalités. Faire que l'Etat assume pleinement, à tous les niveaux, ses responsabilités générales et individuelles. Déterminer des propositions prospectives par un travail impliquant tous les adhérents et donc toutes les structures du PS. Inviter les Fédérations à se doter d' une commission d' études effective et efficiente, Inciter toutes les collectivités territoriales à agir , en concertation avec les associations et les syndicats, pour mettre en application ces principes dans leurs champs de compétences respectives. Laïcité, citoyenneté et handicap, un enjeu et un engagement cohérent dans un société inclusive et évolutive.

COMITE de VILLE de CLERMONT-FERRAND - FEDERATION PS du PUY de DOME, 28 octobre 2014 à 16h06

La France est une République laïque constituée de citoyennes et de citoyens. Pour les personnes en situation de handicap, cela doit avoir plusieurs conséquences fortes : • Egalité des droits et accès aux droits communs. C'est le fondement de la Déclaration des droits de l' Homme et de la Constitution française. • Respect et égale dignité de chaque personne. Les apports de chacun sont un enrichissement et un progrès pour tous. Cela contribue à construire une société inclusive, fondée sur la solidarité et la cohésion sociale, plaçant la personne au centre de l' organisation sociale. Vivre ensemble avec nos différences et nos compétences est un enjeu laïque majeur qui traverse toutes les sociétés. Il nous faut, toutes et tous, faire acte de citoyen pour réussir cette orientation importante en plaçant chaque personne, comme acteur de la vie commune. • Citoyenneté et participation autonome à tous les actes de la vie en société. Cela implique la mise en place effective de tous les accompagnements indispensables à cette concrétisation: animaliers, financiers, humains, matériels, technologiques, à tous les moments de la vie , avec notamment des personnels formés, qualifiés et reconnus dans un métier tout au long de la vie. Cela implique aussi la réelle accessibilité de tous les lieux publics et privés, des équipements dans la vie personnelle et dans le monde du travail, des lieux culturels, sportifs et de loisirs. En résumé, tout partout pour tous. • Mettre en oeuvre la loi du 11 février 2005 et la faire évoluer pour répondre aux nouvelles attentes des personnes en situation de handicap. Il est indispensable de contribuer largement à l' accès aux responsabilités politiques des personnes en situation de handicap. Ces principes, ces valeurs doivent se concrétiser dans tous les champs de la vie en société avec l' engagement de tous les acteurs de la vie sociale. Des mesures à mettre en application: Le Parti Socialiste doit : Approfondir sa réflexion et agir pour contribuer encore à l' évolution positive des mentalités. Faire que l'Etat assume pleinement, à tous les niveaux, ses responsabilités générales et individuelles. Déterminer des propositions prospectives par un travail impliquant tous les adhérents et donc toutes les structures du PS. Inviter les Fédérations à se doter d' une commission d' études effective et efficiente, Inciter toutes les collectivités territoriales à agir , en concertation avec les associations et les syndicats, pour mettre en application ces principes dans leurs champs de compétences respectives. Laïcité, citoyenneté et handicap, un enjeu et un engagement cohérent dans un société inclusive et évolutive.

Loiret MJS, 28 octobre 2014 à 11h54

Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité ? La laïcité ne s’invente pas, elle s’apprend. Elle permet l’ouverture d’esprit nécessaire au respect entre les citoyens. C’est notre bien commun, le bien commun de la République. La révolution de 1789 était orpheline de la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. La laïcité est jeune, elle est donc fragile. Sommes nous encore capables de la défendre et de la définir en 2014 ? Comment la République peut-elle faire vivre les religions ensemble ? I/ Deux visions qui s’opposent Le socialisme c’est mettre la laïcité au cœur du discours et de l’action politique, la constitutionnalisation de la Loi de 1905 proposée en 2012 en est la preuve. Certains socialistes proposent de mettre cette notion au cœur de notre devise mais encore faudrait-il que notre vision de la laïcité soit bien claire. Faut-il un Etat qui fasse vivre ensemble les confessions religieuses ou faut-il un Etat qui les étouffent en instaurant une chape de plomb ? La complexité de faire vivre ensemble les religions, à l’heure où l’antisémitisme, l’islamophobie et l’antichristianisme font rage, ne doit pas laisser place à une idéologie tout aussi extrême : l’interdiction de vivre sa religion, qui reviendrait à nier l’existence même des confessions et des croyances. Cependant le “vivre-ensemble” en matière de laïcité nécessite le même droit pour toutes et tous. Nos collectivités ne peuvent se dispenser de cette règle. Nous devrons par exemple lancer un débat sur l’abrogation du régime concordataire d’Alsace-Moselle. II/ L’école : la base du vivre ensemble L’Education du premier degré est une priorité claire du quinquennat. C’est par l’Education Nationale que la laïcité doit être enseignée. La refondation de l’Ecole de la République mise en place est allée dans ce sens. Il faut oser apprendre les religions, connaître leurs histoires, leurs cultures, afin d’en avoir moins peur et de mieux vivre ensemble. Lions cet apprentissage avec les cours d’Histoire et d’éducation civique. Il s’agirait du meilleur moyen pour lutter contre les stéréotypes religieux. La laïcité ne peut passer que par la suppression totale des écoles hors-contrat car ces lieux sont dangereux pour la République qui ne peut pas en contrôler le contenu éducatif. L’enseignement de la laïcité pourra ainsi être instauré aux écoles sous-contrat pour que l’apprentissage des religions puisse être appliqué au même titre que dans les écoles publiques.

Jacqueline Payrot, 27 octobre 2014 à 21h50

contribution de section section d'Argelès-sur-mer

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 13h25

Respecter le deuil des croyants est une chose, un représentant politique se doit de montrer l’exemple et ne pas manquer au principe et devoir de laïcité de la France (se signer, chants religieux, prier, s’agenouiller, baiser l’anneau du pape ou autres représentant religieux lors de visites au Vatican ou de cérémonies comme le fit Mr Sarkosy en son temps est totalement malvenu, n’oublions pas que la France est composée de catholiques, protestants, musulmans, Juifs, athées, agnostiques, etc. tant au niveau du peuple que des élus). Au nom de cette même laïcité, un chef d’État ou un élu doit-il offenser un lieu de culte ou la communauté qu’il visite ? Chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation. La laïcité de principe de l’état a pour essence fondamentale de respecter les convictions de chacun, d’écarter de l’État tout prosélytisme. Ne pas confondre respect et dévotion. Il faut donc respecter les lieux de cultes c’est un fait, aussi il conviendra de se déchausser en entrant dans une mosquée, se couvrir la tête dans une synagogue, rester tête nue dans une église, etc. Ce ne sont pas des signes religieux, mais bel et bien du simple et pur respect. Un athéisme totalitaire, comme certains peuvent le proclamer haut et fort dans les rangs de droite ? Non ! Dans le domaine privé, hors caméra de télévision l’élu fera ce qu’il lui plaît ! Le Général de Gaulle homme de droite et très pieux n’a jamais dérogé à ce principe… Nos rois s’agenouillaient devant le pape, pas les élus de la République Française, ils n’en reçoivent plus la Sainte huile et c’est très bien ainsi.

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 13h23

La laïcité est la garantie de la tolérance et de la liberté. Il faut respecter notre système laïque et l’enseigner aux jeunes et immigrés qui n’en ont aucune notion. La France ne l’enseigne pas bien aux citoyens. Elle n’arrive plus à communiquer cette différence aux enfants ou aux adultes, qu’ils soient nés sur le sol français ou immigrés. Cela devrait être enseigné à l’école en formation obligatoire, avec une assistance, à tous les immigrés sur tous les plans de leur vie en France. Toute société, même une famille de 2 personnes, suit des règles ou des coutumes pour fonctionner. À l’école, des règles communes s’imposent : les élèves viennent de familles/de coutumes différentes. L’élève apprend à respecter les règles, à négocier ou à aménager quand c’est possible, éventuellement à les transgresser et à en accepter les conséquences. L’autorité est mieux acceptée qu’il sera mieux capable de canaliser le passage des coutumes de la famille aux règles de l’école, et saura, selon les circonstances, tantôt raisonner, tantôt négocier, ou rappeler à la règle ou sévir. Les enfants devenus citoyens auront alors appris à respecter les lois et l’autorité de l’état. L’état n’a d’autorité que si elle n’est pas absolue et si ceux qui l’exercent le font de manière dépourvue d’arbitraire et respectueuse de l’équité. L’individu ne peut vivre sans ses semblables. Il existe par sa singularité, mais aussi par son appartenance à une communauté. Quel sens y aurait-il à ne s’affirmer que face à soi-même ou en conflit avec les autres ? La France permet à chacun d’être libre de sa vie, de ses paroles et de ses actes et de s’épanouir tout en apportant aussi une valeur ajoutée au monde qui l’entoure. On est jamais aussi meilleur que lorsqu’on met ses talents individuels au service de ses concitoyens. Chacun a besoin d’une reconnaissance qui lui permette de négocier sa place. Pour un adolescent, cela passera par tenter de se construire, s’accepter et communiquer une image de lui estimable (l’identité de quelqu’un qui peut avoir une histoire douloureuse). C’est une tâche aussi urgente que difficile. L’héritage familial (histoire, valeurs, particularités sociales, culturelles, linguistiques, religieuses ou non) constitue une de ces facettes. L’adolescent le revendiquera ou s’en détournera. Il faut militer pour qu’aucun enfant ne soit endoctriné dans les sectes ou religions. Cela laisse des traces pour la vie entière. Les croyances religieuses des parents ne seront pas obligatoirement celles des enfants. Une éducation se devrait d’être laïc, même si cela est considéré comme une immixtion dans la vie de famille. L’enfant a le droit d’être protégé et c’est le rôle de la république !

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 13h09

La République est un système de valeurs, un modèle de société, un combat incessant qui exige véritablement d’avoir foi en ses principes de la part de ceux qui se disent républicains. La loi est la même pour tous les citoyens, sans la moindre distinction (qu’elle soit sociale, ethnique ou religieuse), et elle s’impose sur l’ensemble du territoire, sans exception. Elle exige aussi et surtout une vertu des représentants tout comme des citoyens. Pas de démocratie sans des citoyens actifs et impliqués. Elle se fonde aujourd’hui sur quelques principes fondamentaux : Liberté (il n’y a pas de liberté si règnent la loi du plus fort et l’ignorance. La loi, permet à chacun la sécurité physique et sociale, conditions pour vivre dignement et de s’élever selon son mérite, et l’instruction obligatoire, qui tente de donner à chacun une autonomie de jugement.), Égalité (Égalité ne signifie pas identique. Les distinctions de naissance, sociales, ethniques ou religieuses, ne peuvent exister, l’état doit compléter les droits politiques par des droits sociaux et en redistribuant les ressources communes.), Fraternité (censée permettre à chacun d’accéder à une existence digne et souveraine, et ainsi de jouir pleinement de ses droits les plus élémentaires, l’état intervient dans l’économie, s’engage dans une redistribution des richesses, et établit des services publics, qui mettent au service de tous ce qui l’intérêt de tous.), Laïcité (libre de penser selon son jugement, de pratiquer le culte de son choix. La République ne reconnaît aucun culte, la croyance et l’exercice du culte relèvent du privé. L’espace public est ainsi préservé et permet de garantir l’égalité de chaque citoyen.), La Nation française ne se fonde pas sur une géographie ou sur race, mais sur une histoire et des valeurs. Ce n’est pas un groupe ethnique replié sur lui-même, mais une communauté civique, fondée sur l’adhésion libre et consentie des citoyens, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau, leur religion. Ainsi, être soucieux de la grandeur de la France, c’est la vouloir indépendante et rayonnante par son exemplarité. Mais c’est aussi la vouloir adoptée un rôle international majeur, en défendant les droits de l’homme. Il n’est plus envisageable, aujourd’hui, de faire de la politique comme par le passé : le citoyen a évolué et souhaite être acteur des décisions concernant son avenir. Le chemin est ouvert et, même s’il faudra sans doute beaucoup de volonté, voire de fermeté, pour passer outre les habitudes, les routines et les multiples obstacles de situations ancrées, l’objectif en vaut la peine : l’individu s’affirmera et la communauté s’enrichira !

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 13h08

Maman explique-moi ce qu’est la Laïcité en France ! C’est simplement une attitude de neutralité et d’acceptation de l’autre. But d’unification des citoyens Français et assurer leur égalité devant la loi, car certains étaient plus égaux que d’autres et il faut s’opposer à toute intrusion des cultes dans la politique. Dans les cantines on supprime le porc, c’est cela ? Comme je viens de te le dire, il faut s’opposer à toute intrusion de la religion dans la politique. Dans les cantines l’État n’a pas à se soumettre à des rites alimentaires religieux que ce soit le poisson le vendredi pour les chrétiens ou pas de porc pour satisfaire les musulmans. L’art 2 de la loi de 1905 indique que « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte... », les cantines ne doivent donc pas autorisé des repas halals (Musulmans) ou casher (Juifs), car par ce biais tu financerais sur des fonds publics les contrôles par les imams ou les rabbins des rites d’abattage. Ah, c’est donc contre les religions ? Non, même si depuis quelques années le mot Laïcité est très souvent détourné de son sens. Pour les religieux, un laïc est quelqu’un qui n’a pas de croyance religieuse en particulier. Pour la République, une attitude laïque ne s’oppose pas aux lois de la République et ne porte pas atteinte aux droits de chacun, cela n’a absolument rien à voir avec le dénigrement d’une religion, quelle qu’elle soit, et de ses pratiquants. Quelqu’un de croyant peut tout à fait être laïque et se doit de l’être. La laïcité c’est la Tolérance ! Mais alors pourquoi existe-t-il le Conseil Français du Culte Musulman ? Une incompréhension de plus, une interprétation de la laïcité faite par certains…La loi est faite et régie par des hommes. Si les religieux n’ont pas à se mêler des affaires de la République, l’inverse est aussi vrai. La loi de 1905 imposait la réciprocité dans l’indépendance de la gestion des institutions. Ce Conseil devrait être annulé. En Histoire, on nous a parlé du concordat de l’Alsace et la Moselle, ce n’est donc pas laïque comme régions ? L’Alsace et la Moselle étaient allemandes au moment de la séparation des Églises et de l’État, mais depuis 1918 sont réintégrées dans le territoire national tout en conservant le concordat, ce que tu as appris. C’est une chose qui pose de l’incompréhension pour chacun. Espérons que ces anomalies vont être annulées. La neutralité de la République est remise en cause. Les manifs contre le mariage pour tous, ce n’est pas laïque ? Chacun a le droit d’aimer qui il veut. Manifester est un droit, mais bannir une certaine population pour ce qu’il est (couleur, croyance, penchant sexuel ou autre) n’est ni républicain ni laïque !

Joelle J. de CORTE, 27 octobre 2014 à 12h49

Nous sommes tous individualistes, puisque c’est au travers de nos sentiments, pensées, idées personnelles que nous appréhendons le monde. Et cela même si nous pouvons constater que ce ressenti unique court souvent le risque d’être orienté par des éléments extérieurs : Médias, événements personnels, professionnels, entourage, pressions diverses peuvent altérer nos jugements ! Il nous faut apprendre à faire société en réalisant l’unité politique de la Nation et la reconnaissance de la diversité des individus et des communautés qui la compose, condition essentielle à la justice sociale. La société reste ouverte, dynamique, productrice de sens et de lien tout le temps que la reconnaissance fonctionne, que les individus et les groupes identitaires partiels soient en mesure de négocier et renégocier leur intégration et leur place. Le fait de séparer un groupe social ou une communauté en le (la) traitant plus mal que l’ensemble des citoyens est devenu un trait dominant quand la société refuse ou se protège de la diversité culturelle, ethnique, et sociale. Comment expliquer l’existence même de ces discriminations au point qu’il faille établir une Haute Autorité pour lutter contre ! La diversité culturelle et ethnique est à l’origine, la plupart du temps, de la discrimination sociale. La forte émergence de la diversité culturelle semble être l’élément incontournable d’une réflexion sur l’engagement associatif aujourd’hui. Malgré un environnement culturel et social individualiste, les citoyens décident, de plus en plus nombreux, de s’associer et s’inscrivent ainsi dans la recherche d’une amélioration de vie individuelle et collective. Cet engagement participe à un renforcement du lien social, une dynamique d’engagement civique et une ouverture à la diversité. Encourageons cela de toutes les manières possibles. Comment mieux garantir au citoyen que celui ou celle qui est élu(e) s’exprime au nom de l’intérêt général, surtout quand ce dernier est plus difficile à déterminer et faire valoir ? La faible association du citoyen au débat public et à la décision n’est-elle pas la cause d’une crise durable de la démocratie, quels que soient les taux de participation aux élections ? La démocratie participative est menacée de disparaître si les minorités et les différences sont exclues. Il faut établir un quota de personnes en situation de handicap sur les listes électorales en position éligible pour les élections départementales, régionales, législatives, sénatoriales, comme pour le quota des femmes. La parité doit être là aussi appliquée !

Marie Motto-Ros, 27 octobre 2014 à 12h00

La collusion entre les partis de droite et certaines communautés religieuses est une réalité. Elle apparaît notamment dans la remise en cause des droits des femmes et dans les enjeux que représentent certains questionnements comme celui de la fin de vie. Le soutien apporté par les pouvoirs publics à certaines associations intégristes (dont Civitas) contribue à la propagation de leurs thèses néfastes pour la laïcité et pour la République. La laïcité peut être conçue comme étant une éthique du respect. Elle distingue ce qui relève de la liberté individuelle, et les règles qui s’imposent à tous. La défense de la laïcité est une exigence qui s’impose aux socialistes, elle est indissociable de la République telle qu’elle a été construite par les grandes lois (Lois Ferry, loi de 1905…) qui ont posé les bases du « vivre ensemble ». Quelques éléments constitutifs de ce concept « à la française » méritent d’être remis en avant de manière forte pour « éviter deux écueils : la laïcité dégradée, ou laïcité ouverte, qui abdiquerait son ambition et son sens par des petits reculs ou des compromis successifs ; la laïcité dite de combat, qui stigmatise le fait religieux et constitue parfois le masque de l’islamophobie. »(…) » • « La Laïcité n’est pas l’instrument d’une opposition ou d’un refoulement du fait religieux » • Elle s’inscrit dans la frontière précisément définie entre espace privé et espace public. • Elle se fonde sur le respect de l’individu. Pour ce faire, et parce que les associations et structures qui s’en réclament sont, avec l’école, en première ligne sur ces questions, la gauche doit redonner une nouvelle force à l’éducation populaire, en organisant par exemple des Assises destinées à initier une nouvelle étape de cette belle idée, depuis toujours portée par les socialistes, préparatoire à des décisions publiques et à un renouveau militant . Enfin, la république et la laïcité seraient confortées, retrouveraient de la sérénité, et s’accorderaient davantage avec les réalités de la société si quelques mesures depuis longtemps évoquées, demandées, voire promises étaient enfin mises en œuvre : • Droit de vote aux élections locales pour les étrangers résidents • Non-cumul des mandats renforcé et étendu à une limitation en nombre • Instauration d’un statut de l’élu qui permette, à tous les niveaux, une véritable représentation nationale en réduisant la professionnalisation de la politique

Marie MOTTO-ROS, 27 octobre 2014 à 10h00

Laïcité et république : Contribution de la fédération de la Loire La collusion entre les partis de droite et certaines communautés religieuses est une réalité. Elle apparaît notamment dans la remise en cause des droits des femmes et dans les enjeux que représentent certains questionnements comme celui de la fin de vie. Le soutien apporté par les pouvoirs publics à certaines associations intégristes (dont Civitas) contribue à la propagation de leurs thèses néfastes pour la laïcité et pour la République. La laïcité peut être conçue comme étant une éthique du respect. Elle distingue ce qui relève de la liberté individuelle, et les règles qui s’imposent à tous. La défense de la laïcité est une exigence qui s’impose aux socialistes, elle est indissociable de la République telle qu’elle a été construite par les grandes lois (Lois Ferry, loi de 1905…) qui ont posé les bases du « vivre ensemble ». Quelques éléments constitutifs de ce concept « à la française » méritent d’être remis en avant de manière forte pour « éviter deux écueils : la laïcité dégradée, ou laïcité ouverte, qui abdiquerait son ambition et son sens par des petits reculs ou des compromis successifs ; la laïcité dite de combat, qui stigmatise le fait religieux et constitue parfois le masque de l’islamophobie. »(…) » • « La Laïcité n’est pas l’instrument d’une opposition ou d’un refoulement du fait religieux » • Elle s’inscrit dans la frontière précisément définie entre espace privé et espace public. • Elle se fonde sur le respect de l’individu. Pour ce faire, et parce que les associations et structures qui s’en réclament sont, avec l’école, en première ligne sur ces questions, la gauche doit redonner une nouvelle force à l’éducation populaire, en organisant par exemple des Assises destinées à initier une nouvelle étape de cette belle idée, depuis toujours portée par les socialistes, préparatoire à des décisions publiques et à un renouveau militant . Enfin, la république et la laïcité seraient confortées, retrouveraient de la sérénité, et s’accorderaient davantage avec les réalités de la société si quelques mesures depuis longtemps évoquées, demandées, voire promises étaient enfin mises en œuvre : • Droit de vote aux élections locales pour les étrangers résidents • Non-cumul des mandats renforcé et étendu à une limitation en nombre • Instauration d’un statut de l’élu qui permette, à tous les niveaux, une véritable représentation nationale en réduisant la professionnalisation de la politique

alain artigues, 27 octobre 2014 à 9h50

Avoir la volonté et le courage de faire appliquer les lois afin de lutter contre toutes les atteintes à la laïcité. Sensibiliser à la connaissance des religions et de leur histoire et favoriser la mixité ethnique, notamment dans le logement social. Développer le monde associatif et rétablir un service national civique ou militaire, pour filles et garçons, sans possibilité de s’y soustraire.

Laurent DESFOUGERES, 27 octobre 2014 à 0h09

Nous entendons défendre la laïcité, une de nos valeurs fondamentales, énoncée dans la Constitution française : « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Elle repose sur deux principes : l’obligation de l’État de ne pas s’immiscer dans les convictions individuelles et l’égalité de tous devant la loi. Elle implique la liberté de conscience et de culte, la libre organisation des différentes religions, leur égalité juridique, le droit à un lieu de culte et de sépulture, la neutralité de l’Etat envers ces religions, ainsi que la liberté d’enseignement. La laïcité, fruit d’un héritage culturel et historique, est le combat actuel qui incarne le mieux nos valeurs émancipatrices. Dans un contexte de résurgence du sentiment communautaire, doublé par une instrumentalisation du fait religieux, où l’importance de la formation et de l’information des citoyens, dont la responsabilité incombe à tous : politiques, médias et l’Ecole. Nous estimons que la laïcité doit faire l’objet d’un enseignement spécifique, dès l’école primaire et dans le secondaire. Les enseignants devant être eux-mêmes formés en conséquence. La religion doit rester une valeur privée, qui n’influence pas la sphère publique : il faut « laïciser la laïcité » ! Cela signifie un espace et un service publics régulés pour maitriser l’emprise des religions et un cadre juridique renforcé pour garantir les droits de chacun. Le rôle du PS est d’être le porte étendard de réflexions, ouvertes à tous, sur la laïcité d’aujourd’hui et de demain. Créer un groupe d’action et de veille pour la laïcité au sein du PS, qui produirait un rapport d’évaluation et de prospective annuel, soumis à validation par l’ensemble de nos militants, forcerait à une remise en marche de la réflexion sur ce sujet hélas trop délaissé. Mettre en conformité nos valeurs émancipatrices et nos comportements dans la vie publique est un impératif pour nos élus. Nos élus doivent rencontrer régulièrement tous les représentants des différents cultes, dans le cadre de leur mandat, avec tolérance et neutralité, pour favoriser l’unité de la communauté nationale. Ceci pourrait être formalisé dans une charte de comportement laïc des élus PS. La laïcité, plutôt qu’un étendard brandi par les extrémismes pour attiser les tensions, doit devenir un liant destiné à apaiser les relations entre les individus, dans le cadre d’un dialogue mûr entre l’Etat, le citoyen et les représentants des cultes. Elle doit permettre de faire ensemble société.

Laurent DESFOUGERES, 27 octobre 2014 à 0h08

Dans une économie ultralibérale, les deux socles de ce système reposent sur la consommation et l’individualisme. Pour aller vers une société plus humaine, la personne ne doit pas être considérée comme un simple consommateur mais comme une partie prenante à l’économie du pays. L’éducation devrait apprendre à consommer différemment, plus sainement, en privilégiant des produits locaux et nationaux. L’utilisation d’internet divulgue directement des informations poussant l’individu à une consommation ciblée contribuant à isoler et aliéner le consommateur. Le communautarisme est un fléau car il favorise le repli sur soi qu’il soit ethnique ou religieux. Pour renforcer le pacte républicain il est nécessaire de consolider la laïcité seul élément à permettre un rassemblement alliant compréhension soutien et fraternité entre les différentes couches de notre société. Les différentes religions qui doivent être librement pratiquées hors de la vie professionnelle et celle de la cité dans des lieux de culte spécifiques, afin de ne pas gêner le laïc et ceux des autres confessions. Les signes ostentatoires rappelant un lien à une religion ne doivent pas être visibles puisque personnels. Ne pas attirer une haine malsaine qui pourrait devenir catastrophique, nous sommes avant tout les enfants d’une même nation, une et indivisible ! Un Français originaire d’un quelconque Pays du monde doit respecter les lois de la République. Pour éviter le communautarisme ne réitérons pas les erreurs d’hier ne ghettoïsons pas les nouveaux arrivants qui aspirent à être naturalisés. Pour renforcer le pacte républicain par tout et pour tous. Il est nécessaire que tout individu quelle que soit son origine, sa couleur de peau, possédant une carte d’identité française soit traité par les force de l’ordre ou le patronat en parfaite équité avec le citoyen dit de souche, car nous formons ensemble le même terreau celui de la République française. Nous avons les mêmes droits dont nous devons avoir les mêmes devoirs. Le nom, l’accent, la couleur de peau ne doivent plus être un critère d’exclusion à la demande d’un emploi.

joelle siorat, 26 octobre 2014 à 20h55

section PS de PROVINS Seine et Marne

Section Chelles, 26 octobre 2014 à 16h17

Laïcité et République La construction du principe de laïcité est le fruit d’une longue lutte dont l’aboutissement est la loi de 1905. La République a eu pour mission d’assurer la liberté collective pour laquelle la sphère publique doit être neutre. Aujourd’hui, ce principe fait face à de nombreuses difficultés : perte de repères collectifs, montée en puissance de l’individualisme et de groupes extrémistes religieux, défiance à l’égard des institutions démocratiques, etc. La question du rôle et de l’utilité pratique du principe de laïcité – loin d’être un acquis théorique définitif – est aujourd’hui centrale. Il doit être appréhendé comme un rempart démocratique nécessaire au bien commun, véritable vecteur de justice sociale permettant aux individus de penser librement par eux-mêmes, dans le respect de la diversité de leurs parcours individuels et personnels. La laïcité ne cessant d’être mise à mal par l’extrême droite, inscrire le Titre Ier de la loi de 1905 dans la Constitution - promesse du candidat Hollande - prend aujourd’hui tout son sens. La laïcité doit demeurer, plus que jamais, le garant de la paix et de l’harmonie sociale sur l’ensemble du territoire national. C’est la raison pour laquelle il apparaît nécessaire d’appliquer la loi de 1905 partout en France, en prévoyant la sortie progressive du régime dérogatoire actuellement à l’œuvre en Alsace-Moselle et dans les collectivités d’outre-Mer. Concernant l’école publique laïque, rappelons qu’elle garantit l’unité et l’indivisibilité de la République. Imposant aux communes le financement des écoles privées, la loi Carle de 2009 - qui a ponctionné 4 millions d’euros sur le budget de l’école publique - doit être abrogée. Lieu de neutralité où sont éduqués de futurs citoyens libres et égaux, l’école laïque doit être préservée à tout prix. Enfin, le principe de stricte neutralité – s’appliquant actuellement aux agents publics – pourrait être étendu à l’ensemble des personnels des établissements d’accueil de la petite enfance et des personnes âgées, qu’ils soient privés ou publics. La laïcité doit être un facteur d’émancipation individuelle : elle est un idéal universel !

Jean-Claude JANY, 25 octobre 2014 à 18h50

cette contribution a été adoptée par la section de Catus du PS du Lot

MARCEL DEHOUX, 25 octobre 2014 à 8h18

Ci joint en PDF

La genèse, 24 octobre 2014 à 16h54

"Comment faire société" ? la France aime la France.... mais les Français n'aiment pas leur drapeau, Le peuple de France n'ose pas le bleu, le blanc, le rouge; sans doute à cause d'un vieux relent de pétinisme. mais ces trois couleurs sont surtout les couleurs de la REPUBLIQUE, les couleurs de la liberté, les couleurs de l'égalité, les couleurs de la fraternité. Ce drapeau qui nous rassemble nous rassemble derrière ces siècles qui ont fait de notre nation, une nation d'hommes et de femmes libres, quelle que soient nos origines, nos différences. Osons brandir le drapeau de la "REPUBLIQUE"

Renouveau 95, 24 octobre 2014 à 16h21

Nicolas Barbelane, Hakim Hssini, Frédéric Maupin, Badr Slassi et Sébastien Zriem, militants et sympathisants socialistes du Val d'Oise, membres de Renouveau 95 proposent une contribution en pièce-jointe intitulée : "Ré-affirmer la laïcité républicaine dans l'intérêt de tous."

Thomas Cicciù, 24 octobre 2014 à 13h45

Avec la montée des populismes de droite dure (par opposition à la droite républicaine) et d'extrême-droite, il devient urgent d'inscrire le concept de laïcité dans la Constitution. La laïcité, qui montrait ses premiers signes dès 1789, et qui est devenue totalement acquise en 1905, doit être définitivement sacralisée, pour en finir avec le communautarisme, mais aussi contre l'intégrisme, dont les musulmans n'ont pas le monopole : rappelons-nous des banderoles "La France est chrétienne et le restera" à l'époque des "Manif pour tous", et autres prières d'intégristes catholiques devant le Sénat. Il faut faire un "contrat de neutralité" entre l'État et les citoyens concernant les questions religieuses : il ne doit pas y avoir de traitement de faveur accordé à telle ou telle religion. On ne doit pas non plus victimiser systématiquement tel ou tel groupe religieux. Chacun doit être mis sur un pied d'égalité.

jean-jacques paulet, 24 octobre 2014 à 0h10

La laïcité est spécifique à notre pays. Très peu d'autres ont développé ce concept d'organisation politique. Il dérive de la révolution. C'est le fait de placer les lois que se donnent les citoyens entre eux par des procédure démocratiques au dessus de préceptes, principes ou règles venues d'ailleurs, et notamment de la sphère religieuse. La souveraineté collective des citoyens dans les affaires publiques ne saurait dépendre d'une autre légitimité. La pleine laïcité a vu le jour en 1905, à une époque où la présence et la puissance de l'église catholique dans la société ont été contestées s'agissant de la conduite des affaires publiques. Séparation de l'église et l'état, et libertés de conscience ont été les piliers de cette organisation aujourd'hui admise par tous, et pour le bien de tous. L'édifice est solide pour ne pas être effrayé par la présence de citoyens de religion musulmane dont on doit respecter la liberté de conscience qui s'inscrit dans cadre de cette laïcité. La religion n'est pas dans notre pays un critère de différenciation pas plus que l'athéisme. Les comportements prosélytes sont à dénoncer dans ce cadre.

Christophe Perny, 23 octobre 2014 à 20h59

Changer le Sénat. En faire la vraie Assemblée des Territoires en supprimant l'élection des sénateurs et en faisant siéger, sans indemnité supplémentaire, les présidents de départements, de régions, et de grandes agglomérations. Ainsi vraie connexion entre la réalité de gestion des territoires et choix législatif, on réduit de plus d'une centaine le nombre de sénateurs, et on économise la totalité des indemnités des sénateurs d'aujourd'hui.

PS Marseille 4eme, 23 octobre 2014 à 13h33

L e concept de laïcité remonte à la nuit des temps, ou plutôt de notre temps, de notre civilisation faite au moins-du mélange greco-romain, d’une part et judéo-chrétien de l’autre, mélange de la rhétorique des stoïciens et du message des Evangiles, transmis d’ailleurs par le Grec ancien. Luc, Mathieu et Marc citent les paroles du Christ : «.rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».Il y avait là, sans doute pour la première fois, un « clivage » entre les affaires spirituelles de quelques-uns, et les affaires de la Cité c’est-à-dire de tous ;que cette Cité, que cet Etat, se voulut démocratique, comme chez les grecs, ou qu’il fut colonisateur comme sous le Proconsul Ponce-Pilate. Pour beaucoup, et paradoxalement, ces paroles originelles de l’Eglise allaient servir de point de départ à une doctrine laique.Encore que l’Eglise, les Eglises dirons nous, n’aient pas promu spécialement ,au cours des Siècles, la laïcité ni la tolérance. L’idée de l’Etat laïque, se retrouve peut être chez Spinoza, chez des philosophes des Lumières, implicitement dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, et à l’évidence dans la Loi de séparation de L’Eglise et de l’Etat de 1905 ; Loi portée, défendue, par les libres penseurs et les humanistes modernes. En définitive, la notion de Laïcité est au cœur même de l’identité républicaine de la France. Bien plus, elle est consubstantielle à la République française. La France restant sans doute le pays plus laïque d’Europe. Adhérents à la définition même de la laïcité, les socialistes français reconnaissent la liberté absolue de conscience et donc de culte, ils reconnaissent donc pleinement la liberté d’être athée ou agnostique. Les socialistes français s’opposent à toute forme, de la part des religions, d’intrusion dans les affaires publiques ou de prosélytisme contraire à l’ordre public. Les dernières décennies ont vu l’émergence de mouvements fondamentalistes dans diverses religions et nous assistons à une opposition entre mouvements orthodoxes et mouvements progressistes à l’intérieur de chacune d’elles. Bien plus, certains fondamentalistes développent clairement des actions idéologiques visant à orienter ou déstabiliser les états ou ils prospèrent .Face à cette situation le Parti Socialiste doit favoriser toutes les émancipations et le dialogue. Il doit faire comprendre qu’une condition incontournable du « vivre ensemble » et de la nécessaire paix civile est justement la Laïcité... SUITE VOIR PDF

25 Section PS Montbeliard, 22 octobre 2014 à 20h40

La Laïcité est une valeur fondamentale, intrinsèque à la France. Elle est le principe organisationnel de notre vie sociale au quotidien. L'école est le premier lieu public, indispensable à la formation d'un esprit ouvert et laïc, relevant de la philosophie des Lumières. Ce principe nous semblait acquis, mais depuis quelques années, la question de la laïcité a resurgi en France, de façon d'abord insidieuse pour éclater maintenant au grand jour. Que s'est-il passé? Sur fond de crise économique, de chômage, les tensions sociales se sont accrues. Le discours de Grenoble ainsi que le débat sur l'Identité ont stigmatisé les Musulmans dans l'opinion publique. La libération de la parole dans le discours de la droite dure et de l'extrême droite a conduit à la banalisation de paroles racistes, visant les Musulmans et depuis peu les Juifs. En contrepartie, les signes de la religion musulmane sont devenus de plus en plus ostentatoires (peut-être par provocation) générant ainsi l'islamophobie. Auparavant, l'intégration se faisait par le travail, aujourd'hui et surtout dans les quartiers sensibles, le fort chômage et le sentiment de discrimination sont un frein à l'intégration. Un moment donné, la société a manqué d'exigence vis à vis du comportement et des signes extérieurs liés à la religion. On a, peut-être, fait preuve d'angélisme car aujourd'hui, on ne sait où placer le curseur sur l'échelle de la tolérance. Suivant où il est placé, attention à l'intégrisme laïc qui serait contraire au modèle démocratique. La situation est devenue explosive, la fracture est grande, la crainte sous jacente. Il faut reposer la laïcité comme un principe fort et la réaffirmer comme le socle commun de toutes nos valeurs.

Anonyme, 22 octobre 2014 à 19h21

Ma contribution en pièce jointe

ERIC NEDELEC, 22 octobre 2014 à 17h19

L'abstention depuis longtemps et pour longtemps encore, empoisonne à petit feu notre démocratie. Chaque lendemain d'élections se transforme de plus en plus en un concert de litanies venant de toutes part se désolant de taux de participation en berne. Les plateaux télé, les éditoriaux regorgent de pseudo 'analyses, parfois de quelques idées, mais rarement de vrais solutions. Si la démocratie est affaiblie par cette maladie contagieuse qu'est l'abstention, il faut prendre le taureau par les cornes et proposer des mesures un peu plus "contraignantes". La solution n'est pas de rendre l'élection obligatoire. Il faut montrer par la loi que l'abstention est en quelque sorte une atteinte à ce que j'appellerai le code du citoyen. L'abstention doit être considérée comme une contravention de première catégorie et entraîner une amende, faible certes, mais suffisamment symbolique pour susciter la réflexion avant d'agir et bien comprendre que si dans l'offre politique existante rien ne convient la possibilité de voter blanc a aujourd'hui du sens. Les sommes récoltées à l'issue de chaque élection alimenteraient un fonds spécial permettant de financer des actions visant à développer l'esprit citoyen. Elles pourraient ainsi être affecté pour une grande partie à des aides apportés aux associations citoyennes et aux conseils municipaux des enfants et des jeunes

régis rossignol, 22 octobre 2014 à 16h02

modeste contribution en pièce joint

pierre gil, 22 octobre 2014 à 15h21

Depuis des milliers d'années les religions ont compliqué les relations humaines et ont fait des millions de morts. Il y a 1 siècle la France a séparé l'Etat et les religions. Au nom de la tolérance, la République doit-elle accepter les diktats d'une religion (non significative en 1905)? La dérive guette. Nulle religion est en mesure de donner des leçons de Liberté, d'Egalité et de Fraternité à la République. Ne tolérons pas l'intolérance de ces gens. Ils ne sont rien d'autre que des apprentis dictateurs. Ils commencent à fabriquer des martyres avant de devenir les bourreaux. Leurs méthodes, toutes marques confondues, sont antidémocratiques. L'histoire est remplie d'exemples. Doit-on laisser à la seule extrême droite le soin de défendre la laïcité? La laïcité est pourtant une valeur de gauche. Les dirigeants du PS doivent affirmer publiquement que ceux qui ne sont pas satisfaits par les lois de la République sont invités à abandonner la nationalité française et à quitter la France. Notre angélisme et nos tabous donnent 15% aux européennes. Si le PS a le courage de faire cela : il prends immédiatement 10 à 20 points dans les sondages. Le PS est là pourquoi? Pour JOUER ou pour GAGNER?

Jean Marie RIGAL, 21 octobre 2014 à 22h41

Il s'agit d'un document sur les sujets mixés de nation et intégration et/ laîcité et république Il est contenu dans le texte PDF" nation intégration laïcité"

Section de Talmont St Hilaire PS Vendée, 21 octobre 2014 à 16h00

Il y a un débat que nous n'engageons pas avec nos partenaires européens, c'est celui de la laïcité. Et nous ne l'engageons pas parce que nous sommes nous-mêmes, français, gênés aux entournures par ce débat : sommes-nous tellement convaincus de vivre dans une République laïque ? D'une certaine manière, la loi de 1905 a clos l'épisode de la Révolution française : ce qui avait jusque là subsisté de l'ancien régime dans la République était effacé : la raison seule commandait l'élaboration des politiques, l'influence de la superstition cessait de s'exercer sur l'État. Et c'est seulement à partir de cette Loi que pouvait réellement s'exercer la citoyenneté française, que pouvaient s'intégrer à la République toutes les origines, toutes les croyance et toutes les libertés de penser : l'intégration de toutes et tous au corps de la nation passait par la stricte séparation des croyances personnelles et de la définition de l'État. Seulement pour intégrer la totalité de ceux qui le souhaitent dans le peuple français, il faut de la clarté et de la constance dans la décision. Or la république, qui ne « salarie aucun culte », bégaie sa laïcité : tout croyant peut se référer au Concordat pour montrer l'hypocrisie de l'État, qui continue de payer la rémunération et l'entretien des clergés Alsacien et Lorrain ! Pour réussir l'intégration – voire l'assimilation –, la République doit instaurer un acte II de la laïcisation de l'État : mettre fin au concordat et aux exceptions, en finir avec le double langage des voeux au communautés religieuses, puisque selon la Loi elle ne les « reconnaît pas ». Puis la France devra exporter le concept de séparation des croyances privées et des politiques publiques, afin qu'aucun citoyen européen ne soit considéré comme souscitoyen du fait de ses opinions. Et qu'aucun athée ou incroyant ne contribue à financer sur ses impôts un culte quelconque. Cela semblera sans doute anecdotique aux monomaniaques de l'économie, de l'entreprise et de la finance. Pourtant c'est un des catalyseurs à partir desquels il sera possible de réaliser une véritable citoyenneté au sein de l'Union. Sans cela, il n'y aura jamais de « communauté européenne ».

Section de la Roche-sur-Yon PS Vendée, 21 octobre 2014 à 15h35

Laïcité ; socle de la paix civile Face à la dégradation du contexte politique qui déchaîne des paroles de haine et qui légitime la montée des forces extrémistes, les valeurs de la République de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont menacées et cela nécessite une parole de l’état ferme et l’ouverture d’un grand débat sur la place des étrangers ( statut , droit de vote). Il s’agit de faire preuve de vigilance et de mobilisation au quotidien pour promouvoir l’égalité femme/ homme, lutter contre l’homophobie, combattre toutes les discriminations. La laïcité est un rempart à condition d’éviter tout faux pas et en appliquant la loi rien que la loi de 1905. La République indivisible, laïque, démocratique et sociale assure l’égalité devant la loi sur l’ensemble du territoire, de tous les citoyens dans le respect de toutes les croyances en organisant la séparation des religions et de l’Etat. ( statut particulier à rediscuter : le Concordat en Alsace et cas particulier en Guyane ) Problèmes : cantine, port du voile, accès aux soins… La République assure le respect de ce principe de Laïcité en priorité dans les établissements scolaires où chacun est acteur, enseignant, famille, élève, précisément dans ce lieu où se joue l’avenir du vivre ensemble. La culture de l’égalité transmise, dès la petite enfance, par l’école, par l’éducation populaire favorise la parité dans la société et rejette les manipulations des extrémistes sur les familles, les propos sexistes, la violence. La charte de la Laïcité à l’école, prise en compte dans le socle commun des connaissances, est le premier outil. La Laïcité  s’exerce partout, ni positive, ni négative, combat moderne, marqueur de la gauche prenant en compte l’évolution de la société. Réaffirmons le principe de laïcité comme complément indissociable des trois éléments de notre devise nationale : Liberté, Egalité et Fraternité. On ne peut pas faire abstraction de la montée de la tutelle de l’église ( mariage pour tous, divorce, contraception, avortement, droit de vivre et de mourir dans la dignité… Le traité de Lisbonne, victoire du cléricalisme européen sur le processus législatif ). Les manquements graves aux principes de laïcité sont la conséquence des compromissions, des transgressions qui se répètent et des atteintes aux droits économiques et sociaux. La crise économique touche les plus vulnérables légitimant l’individualisme, le consumérisme et le communautarisme. La laïcité, force régulatrice et intégratrice dans un état de droit impose que le seul avenir qui vaille ne peut se construire que sur l’égalité des droits et non sur des juxtapositions identitaires.

dominique lambert, 21 octobre 2014 à 14h49

ci-joint texte

Maurice Basquin, 20 octobre 2014 à 19h29

La laïcité est la colonne vertébrale de la République sociale fondée sur le Droit républicain. Par nature chaque religion propage un droit soi-disant révélé par une transcendance à sa cléricature. Pour les vrais croyants ces droits pseudo-divins sont en concurrence frontale avec le Droit républicain. La laïcité permet de conforter la primauté du Droit républicain. Elle est attaquée de toute part. Pour assurer un traitement équitable de toutes les religions, il convient d'abolir de façon concertée les privilèges de certaines (Alsace-Moselle, Dom-Tom). Il faut bien sur abolir sans délai le délit de blasphème et inscrire la laïcité dans la Constitution (Engagement du candidat Hollande).

Phil09, 20 octobre 2014 à 10h03

Commencer par faire appliquer le principe de laïcité sur l'ensemble de notre territoire. Affirmer ce principe dans tous les édifices publics et proscrire tous signes d'appartenance religieuse. ex : Nos cantines, sont elles laïques? Le vivre ensemble ne peut que passer par cette première étape, le reste c'est à l'image d'une politique de salon, où les discours pseudo-intellectuels n'apportent rien à un peuple qui souffre de plus en plus face au pillage fiscal instauré par une "noblesse" soit disant de gauche. L'expression de la diversité est une chance, nous sommes un peuple qui s'est toujours nourri des différences, mais il faut que cela se fasse dans le respect de l'autre sans imposer nos préférences? En cela la laïcité reste la solution la plus adaptée et doit demeurer la règle absolue sans aucune concession.

Phil09, 20 octobre 2014 à 8h45

Commencer par faire appliquer le principe de laïcité sur l'ensemble de notre territoire. Affirmer ce principe dans tous les édifices publics et proscrire tous signes d'appartenance religieuse. ex : Nos cantines, sont elles laïques? Le vivre ensemble ne peut que passer par cette première étape, le reste c'est à l'image d'une politique de salon, où les discours pseudo-intellectuels n'apportent rien à un peuple qui souffre de plus en plus face au pillage fiscal instauré par une "noblesse" soit disant de gauche. L'expression de la diversité est une chance, nous sommes un peuple qui s'est toujours nourri des différences, mais il faut que cela se fasse dans le respect de l'autre sans imposer nos préférences? En cela la laïcité reste la solution la plus adaptée et doit demeurer la règle absolue sans aucune concession.

Pascale Boyer, 19 octobre 2014 à 22h41

Les ressources naturelles sont à considérer comme étant des biens collectifs. Ce droit à la propriété universelle impose un droit de partage égalitaire, mais impose aussi un devoir, qui est celui de que tout à chacun s’oblige à préserver les ressources pour les générations futures. La social-écologie a pour but d’obtenir que l’utilisation de ces ressources soit la plus efficiente possible, sans épuisement inutile afin que chacun puisse en profiter de façon égalitaire. Il est inimaginable de se passer de croissance, mais il est peut-être envisageable de modifier le calcul de la croissance d’un pays. Le calcul de la croissance économique, mesurée de façon purement quantitative car basé sur le calcul du Produit intérieur Brut d’un pays ne prend pas en compte la quantité de ressources naturelles utilisées et les externalités négatives. Il pourrait être imaginé d’intégrer des indicateurs mesurant la quantité de biens naturels utilisée dans la création de richesse du pays, ainsi que la quantité de pollution générée pour la création de cette même richesse. Dans ce cas, producteurs de richesses et pouvoirs publics sont impliqués. Les premiers se doivent d’intervenir dans le cycle de vie du produit (de la création à la destruction), le marché ne pouvant fonctionner qu’avec une croissance positive. Les seconds doivent intervenir en incitant les entreprises à innover dans de nouvelles technologies pour concevoir des produits moins consommateurs de ressources naturelles. Les pouvoirs publics doivent aussi inciter à la création d’énergie avec des énergies renouvelables ce qui diminuera la dépendance envers les énergies fossiles et permettra d’augmenter la richesse nationale. Cette production d’énergie bénéficiera également aux particuliers en leur réduisant leur facture économique. L’argent économisé sera ainsi réinjecté dans la consommation, plutôt que dans l’achat d’énergie qui ne profite pas à l’économie nationale. Les pouvoirs publics doivent aussi inciter entreprises et particuliers à diminuer leur consommation d’énergie. Le développement au plus près des consommateurs de la fabrication d’énergie, une gestion rationnelle des transports de marchandises ainsi que des voyageurs, une consommation de produits alimentaires cultivés au plus près des consommateurs, des changements dans les habitudes alimentaires comme la diminution de consommation de protéines animales, le développement de véhicules électriques ou hybrides, une incitation à la non utilisation systématique de la voiture, une gestion stricte des déchets industriels ou ménagers sont quelques exemples de mesures qui peuvent contribuer à la réalisation d’économie de ressources naturelles.

Hautes-Alpes Section Gap, 19 octobre 2014 à 22h19

La laïcité en France est un principe qui distingue le pouvoir politique des organisations religieuses – l’État devant rester neutre – et garantit la liberté de culte et la liberté de conscience et ne place aucune opinion au-dessus des autres (religion, athéisme, agnosticisme ou libre-pensée), construisant ainsi l’égalité républicaine. Rappel des valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité sans oublier la Solidarité. termes que les politiques ne doivent pas hésiter à utiliser. Pourquoi ces valeurs ont-elles disparu du fronton des écoles ? Comment faire pour que ces valeurs ne soient pas galvaudées mais qu’au contraire chacun puisse se les approprier ? Cela passe d’abord par la réduction des inégalités. Il est nécessaire, dès lors qu’il y a dans une ville un nombre important de musulmans, de construire une mosquée Continuer à condamner fermement tout propos raciste à l’encontre de tout citoyen. Le rôle de l’école : faire prendre conscience aux enfants, dès le plus jeune âge, d’accepter toutes formes de différence et plus particulièrement toutes formes de racisme. L’antisémitisme et l’islamophobie en particulier, sont le fruit de l’ignorance. Elaborer des programmes scolaires et des matériels pédagogiques destinés à lutter contre le racisme. Encourager le partage des valeurs, favoriser de nouvelles formes de citoyenneté mondiale La première réponse à l’antisémitisme et à l’islamophobie est de proclamer que le combat contre le racisme est un combat contre tous les racismes et que la Shoah est à égalité d'ignominie avec la traite négrière, l'esclavage et tous les autres génocides. Il n'y a aucune hiérarchie dans l'horreur ! Faire comprendre qu’il ne faut pas confondre le peuple juif et la politique du gouvernement israélien, ni les musulmans de France avec les djihadistes. Par quels supports passer pour faire comprendre ? Matériel pédagogique, documentaires, jeux, expositions, videos, interventions d’associations

Jean Pierre Rougny, 19 octobre 2014 à 22h11

Nous sommes pas dans une période de gloire,mais nous allons tout faire pour redresser la France et remodeler le Parti Socialiste, lui redonner des valeurs et la confiance aux Français et a lEurope ,pour cela il faut. Dans la croissance:donnons les moyens aux entreprises françaises créer des emplois (en france)en favorisant aussi l'exportation a des couts moins élevés,cela donnera du pouvoir d'achat aux français.cela permettra aux plus entreprenants de créer, de revaloriser le travail manuel (scop ,artisanat,ajusteur...) Dans le Developpement Durable,l'Ecologie:favorisont les Ene rgies renouvelables( panneaux solaires ,photvoltaiques en permettant aux particuliers de reduire leur facture énergétique,en exploitant aussi la chaleur du sol(géothermie..) en aidant davantage les agriculteurs a monter leur centrale a gaz avec les escremants de vache. pour préserver la planéte e limitant la polution :engager un programme national peut étre méme Européen de ferroutage concevoir avec les transporteurs routiers ,le developpement du covoiturage,developper les transports en communs en les rendants attrayants (horaire de passaage plus adapté) améliorer le reseau ferroviaire.limiter les déchets non recyclables. Dans la santé :poursuivre et améliorer( aide a la personne,mutualisation,accés aux soins pour tous. Dans le social et l'Education: réaménagement des habitations insalubres ,redonner de la dignité aux chomeurs (peut étre en leurs permettant d'effectuer un travail de quelques heures(a voir).redonner le gout de vivre comme aux enfants d'aller 'ecole en respectant les valeurs de la France :laicité,liberté,egalité,fraternité et sans oublier la solidarité entre les habitants d'un méme pays sans appriori de la couleur ou de la religion...

Catherine CYROT, 19 octobre 2014 à 19h20

19/10/14 Face à la montée des intégrismes religieux, il est important de rappeler le sens des valeurs de notre République. La laïcité n’est pas négociable. Elle est, plus que jamais un élément fondamental de notre démocratie. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens « sans distinction d'origine, de race ou de religion ». Plus que jamais, nous devons, comme socialistes héritiers du grand Aristide Briand, qui a formulé la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1905), défendre et mettre en œuvre les principes de la laïcité, incarnés par cette grande loi, plus actuelle que jamais, qui incarne vraiment, et concrètement, notre incomparable devise républicaine : « Liberté, Egalité, Fraternité » : - Respect des opinions et des pratiques de toutes les organisations religieuses agréées par l’Etat républicain, dans la mesure où leurs opinions et leurs pratiques ne troublent pas l’ordre public. - Respect par toutes les organisations agréées par l’Etat, dans leurs opinions et leurs pratiques, des principes de la République, et refus d’accepter qu’aucune d’entre elles cherche à imposer, dans l’espace public, ses conceptions comme étant « universelles ». - Respect par tous de la liberté d’expression La laïcité ce n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une. Cette position de fond est plus actuelle que jamais, dans le climat de remontée des extrémismes, par exemple anti-islamique et antisémite. Plus que jamais, la République française, fondée sur ces principes de laïcité, doit lutter contre toutes formes de nationalisme, et aussi contre tous les communautarismes. Elle doit donc en particulier inspirer les politiques de l’Etat et de ses administrations dans le domaine de l’immigration. Contrairement aux pratiques actuelles, qui malheureusement continuent, parfois en les aggravant, celles du quinquennat Sarkozy, il faut absolument en revenir à des positions et des pratiques de ‘Préfectures’, certes de grande fermeté quant aux exigences ‘d’intégration’ des étrangers souhaitant vivre en France, mais se fondant sur ce que la Cimade a appelé une politique d’hospitalité, qui ne peut avoir que des effets positifs sur les ‘deuxième et troisième générations’, souvent de nationalité française, mais qui peuvent se demander, par exemple face à la police, …si ils et elles sont vraiment considérés …comme des Français(es) ! Il est bon de rappeler (cf. annexe) les positions du candidat à la présidentielle F. Hollande, très bien exposées dans une lettre adressée précisément à la …Cimade !

Anonyme, 19 octobre 2014 à 17h47

ECOLE, LAICITE & REPUBLIQUE-

Section Castelnau-le-lez 34, 19 octobre 2014 à 16h39

Laïcité et intégration La laïcité est un facteur capital d'intégration dans la société française : on en trouvera l'argumentaire dans le document pdf joint.

Didier LAUMOND, 19 octobre 2014 à 11h19

Pour une laïcité affirmée et sans concession Depuis maintenant quelques années les exemples ne manquent pas d’entorses au principe de laïcité inscrit dans la loi de 1905. Les affaires du « voile islamique », de la « crèche BABY LOUP », de repas « cultuels » dans les restaurants scolaires pour ne citer que ceux-là ont ouvert un débat parfois nauséeux où la laïcité s’est trouvée prise en otage par les deux camps. La droite et l’extrême droite se sont faites les chantres de dérives identitaires et sous couvert de liberté individuelle, les attaques contre la laïcité se sont exprimées de manière de plus en plus frontale. Le Parti Socialiste doit s’investir pour mettre un terme à ces tentatives déstabilisatrices. François Hollande dans son discours du Bourget proposait d’inscrire la loi de 1905 dans la Constitution. Que ne l’a-t-il fait ! Comment aujourd’hui y parvenir ? Il faut bouter hors de l’espace public républicain tout artifice qui permettrait au religieux de s’y introduire. Comment s’accommoder de repas spécifiques servis pour des questions de religion dans les restaurants de l’école de la République ? Comment continuer de fermer les yeux sur l’anachronisme que constitue le Concordat Alsace-Moselle avec son cortège d’entorses à la loi de 1905 : Ministres de culte salariés par la puissance publique, signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques ? La République est-elle toujours indivisible ? Sur le financement de l’école, le principe selon lequel l’argent public finance l’école publique a vécu depuis longtemps. La droite, l’extrême droite et les lobbys religieux, sous couvert de liberté de choix, l’ont fait voler en éclat. Mais dans une période où les dotations publiques se restreignent de façon drastique, pourquoi ne pas limiter l’attribution de ces fonds à l’école républicaine ? Serait-ce choquant de ne pas verser aux écoles cultuelles des dotations issues de l’argent public ? Demain l’émergence d’une majorité de droite « plurielle » peut très vite nous entraîner vers le pire. La cohésion ou l’éclatement de notre corps social dépendent des réponses que collectivement nous aurons su ou pas apporter. C’est MAINTENANT que le Parti Socialiste doit s’emparer de ces questions. Maintenant qu’en la matière aussi, il faut organiser le changement.

PERRIN PATRICK, 18 octobre 2014 à 16h15

La laïcité, notamment à l'école, doit être ardement défendu.Elle doit être portée par le corps enseignant qui doit retrouver les valeurs de la République. Nous devons être les garants de la laïcité, dans le respect de toutes les religions, dans le respect des "sans" religions. Pour cela, un code de déontologie de la laïcité devrait être rédigé et affiché dans toutes les écoles. Les parents seraient amenés à le signer en début d'année. C'est par des exemples comme celui-ci, très factuel, en mettant les citoyens face à leurs devoirs, que nous pourrons relever la tête et faire de notre pays un véritable état laïque

jean Paul Froustey, 17 octobre 2014 à 20h39

il faut tout simplement arrêter de fabriquer des exclus et pour cela l'école est souveraine mais pas forcément adaptée

Driss Saint-Ouen, 17 octobre 2014 à 18h05

La laïcité est le fruit d’une histoire opposant tout au long du XIX siècle deux visions de la France - celle de la France « fille ainée de l’Eglise» et celle de ceux qui pensent que la France doit être la fille de la Révolution de 1789 – jusqu’à la loi de séparation qui permet une pacification progressive de ce « conflit des deux France ». La laïcité c’est un règlement juridique et un art de vivre ensemble. Si l’on se tient au règlement juridique la laïcité m’apparait constituée de trois principes essentiels : 1. le respect de la liberté de conscience et de culte, 2. la lutte contre toute domination de la religion sur l’Etat et la société civile, 3. l’égalité des religions et des convictions, les convictions incluant le droit de ne pas croire. Il faut arriver à tenir ces trois préceptes pour éviter toute position arrogante et péremptoire. Mais évidemment dans la pratique les acteurs ont tendance à privilégier l’un ou l’autre de ces trois principes. Les croyants se référent surtout à la liberté de culte, les agnostiques s’appuient plutôt sur la lutte contre la domination des religions, quant aux minoritaires, ils insistent sur l’égalité des religions et des convictions. Pour ma part, je pense qu’il y a des laïcités au pluriel. Quelles frontières tracer pour la laïcité ? Celles ci ne sont pas évidentes et varient selon les pays. J’ai été au Québec il y a quelques temps, une société qui se veut multiculturelle, mais un de mes interlocuteurs a souligné que ce multiculturalisme n’était pas un relativisme culturel, qu’il fonctionnait sous l’hégémonie d’une anthropologie des droits de l’homme. C’est à partir de cette anthropologie des droits de l’homme que l’on peut définir le « non négociable ».De ce point de vue, la polygamie, l’excision, le mariage forcé font partie du « non négociable ». La question du port du foulard apparait sous cette angle, relativement anodine, en tout cas gérable. L’important, c’est de déterminer ou l’on met le curseur, à un endroit qui permette à nos concitoyens de faire une démarche sans avoir l’impression de devoir renier leur culture. En sachant aussi faire la distinction entre ce qui est réversible et ce qui ne l’est pas : sur ce qui est irréversible, il y a urgence, et il faut être ferme ; alors que ce qui est réversible, il peut y avoir négociation, dialogue, compromis, processus, l’excision, c’est tout un destin, on ne peut tergiverser, le foulard on peut discuter.

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h19

Les pires opposants de la laïcité sont ceux qui, prétendant la défendre, la défigurent. De nombreux représentants de la droite et de l’extrême droite invoquent désormais la laïcité pour donner libre cours à leur islamophobie. Ils font peser sur la laïcité une menace nouvelle, inverse à son habituelle remise en cause par les Églises. Ils l’utilisent pour attaquer des personnes au nom de leurs croyances. Instrumentalisée dans les confrontations culturelles et religieuses, la laïcité risque de perdre sa fonction de point d’équilibre. Pour prévenir cette perte de repère dont les conséquences seraient terribles pour notre république, il est important de se redire les grands principes de la laïcité. Premièrement, l’État doit être neutre vis-à-vis de tous les cultes, c’est-à-dire qu’il ne doit en soutenir aucun, financièrement ou symboliquement. Il doit offrir à ces citoyens un service public indépendant de toute institution religieuse déterminée. Deuxièmement, nul ne peut être inquiété pour ses croyances ou son incroyance. L’État doit même garantir à chacun de pouvoir exercer librement son culte. Troisièmement, dans l’éducation, la neutralité de l’État s’étend aux élèves car l’école est le lieu de la formation du jugement des futurs citoyens et de leur émancipation individuelle. Le respect de ces principes ne va pas de soi dans la vie de tous les jours. Comment garantir la liberté de culte sans pouvoir intervenir financièrement ? Comment respecter également toutes les croyances alors que les jours fériés sont en France encore très marqués par la tradition catholique ? Il n’y a pas de solution toute faite, une fois pour toutes. Nous devons l’accepter : c’est par le débat au niveau local que sont trouvées les traductions de ces principes les plus justes pour la vie quotidienne. Au plan national, le chantier millénaire de sécularisation du droit reste d’actualité. Les débats sur la bioéthique, autre exemple, méritent d’être relancés sous l’angle de la soustraction à la sphère religieuse des thèmes comme la naissance, la mort, le corps ou la reproduction. Mais nous avons également à nous astreindre à respecter également toutes les religions. Le rappel des principes cités plus haut devrait aussi nous prémunir contre la proposition des islamophobes d’interdire tout signe religieux dans tout l’espace public. Nous aurons sans doute à répéter souvent, dans les années qui viennent, la formule de Thomas Jefferson : « Que mon prochain pense qu’il y a vingt dieux ou qu’il n’y en a aucun, ne saurait me causer le moindre préjudice. »

Philippe COURBEY, 17 octobre 2014 à 14h21

contribution de bagnolsville et tresques /connaux

Michel BOUE, 17 octobre 2014 à 6h25

LAICITE ET REPUBLIQUE Si, comme je le pense, la laïcité est l’émanation de l’article 1 de la DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME, notre République est loin d’être une République laïque. Il ne me semble pas inutile de retranscrire ici cet article : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité» Rappeler également que cette Déclaration est inscrite dans la Constitution de notre République. La laïcité est un principe, pas une valeur. Ce principe est un chantier permanent. Un chantier politique sur lequel notre parti doit travailler, un travail prioritaire. Ce travail doit permettre de l’adapter à notre temps. Elargir son champ d’application souvent restreint aux relations République et Religions. Elargissement vers le respect généralisé de l’Article cité en introduction. Le VIVRE ENSEMBLE a ses limites dictées par la loi républicaine. Tout comme la LIBERTE. Ainsi la Loi ouvrant le mariage à tous est une grande et belle loi qui s’inscrit dans cette œuvre. Mais il reste tant à faire : - en finir avec les inégalités : éradiquer la misère dans notre belle France. - éradiquer tous les privilèges : un exemple d’actualité, le mode de scrutin des Sénatoriales. Des Sénateurs élus par les « Grands Electeurs » ! Il existe donc des petits électeurs, insupportable discrimination ! - Se poser la question avant qu’une loi soit décrétée : cette loi est t’elle une loi laïque ? - Un exemple : la loi sur la refondation de l’école, une loi magnifique, sauf qu’elle aura pour conséquence de creuser les inégalités dans l’école de la République en laissant aux collectivités locales la charges de mettre en œuvre certaines dispositions. Ainsi d’un territoire à l’autre, son application sera différente. De plus, cette loi ne s’impose pas au secteur d’éducation privé. Cette loi n’est pas une loi laïque. - Mener une réflexion sur la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. Les droits qu’elle ouvre aux dogmes religieux sont t’ils acceptables aujourd’hui ? - Réfléchir également aux relations entre l’Etat et les établissements scolaires privés. François Mitterrand avait essayé de modifier ces relations pour les rendre républicaines mais, confronté à la résistance anti laïque d’une parti minoritaire de la population y a renoncé. - Notre Parti doit donc imprégner sa réflexion de ce principe fondamental.

Anonyme, 16 octobre 2014 à 23h43

Si la laïcité est effectivement : séparation des affaires religieuses d'avec celles de l'état, pourquoi donc les politiques leur accordent-elles tant d'importance ? Pourquoi a-t-on permis pour des raisons religieuses, par exemple, que des parents n'autorisent pas à leur enfants de manger de viandes à l'école ? Si le pacte républicain a été brisé, il l'a d'abord été par le laxisme (ou faiblesse) des politiciens, plus exactement par leurs calculs politiques. Restaurer ce pacte, signifierait prendre le risque de perdre des électeurs en parlant vrai. Le parti socialiste prendra-t-il ce risque ? J'en doute. Le simple fait d'annoncer :"Agir ensemble pour le vivre-ensemble, contre l'antisémitisme et l'islamophobie" vous prenez déjà partie contre la laïcité. Il aurait été préférable d'écrire "Agir pour la laïcité." Autre chose, la laïcité ne séduit pas parce qu'elle ne possède pas de rites structurants contrairement à la religion (par exemple le ramadan pour les uns, le carême pour certains, le sabbat pour d'autres, etc.). En outre, quelle identité peut-on et doit-on construire autour de la laïcité ? Elle ne doit plus être un concept mais se définir à travers la reconnaissance. Sachant, que l'identité c'est la reconnaissance d'un individu par lui-même et par les autres, la laïcité doit être un construit identitaire. L'éducation doit s'en charger à travers des jeux. Rites et éducation doivent restaurer l'image d'une république laïque dans laquelle la religion reste au privé et la laïcité au public pour un vivre-ensemble.

Fédération 53 Section Villaines La Juhel, 16 octobre 2014 à 16h08

Laïcité et République La laïcité est un principe énoncé dans la Constitution française, affirmant la séparation des églises, des religions et de l'état. La liberté individuelle des croyances (quelles qu'elles soient) dans le respect des règles de l'état est également affirmée. L'immigration dans le cadre de la laïcité doit accepter les règles républicaines : comment ? La création d'écoles confessionnelles de tout bord est en augmentation : les ghettos éducatifs ne sont-ils pas favorisés par les subventions de l'état à la création et au soutien de ces établissements ? La suppression de ces crédits permettrait le renforcement des moyens dévolus à l'école républicaine, favorisant l'accession aux principes de tolérance et de liberté de croyance. La fin des ghettos de quartier, la mixité sociale et d'origine, pourrait permettre d'éviter les confusions entre appartenance religieuse et nationalité, faisant barrage à l'islamophobie, l'antisémitisme et toute forme de racisme en général. L'intégration : nous ne pouvons que constater l'échec des politiques antérieures ; les deuxième et troisième générations d'immigrés à la recherche d'idéaux religieux ou politiques extrémistes, exprimés souvent contre le pays d'accueil, en sont la résultante. Développer une politique de proximité pour valoriser la différence mais aussi l’intégration est souhaitable. Les principes de laïcité sont une force intégrative. L'unité n'est pas opposée à la diversité, les nombreux éléments d'un ensemble, grâce à l'intégration favorisent l'unité. Section de Villaines la Juhel (53)

Emmanuel MOUSSET, 16 octobre 2014 à 12h26

Emmanuel MOUSSET Section de SAINT-QUENTIN Fédération de l'AISNE

Section Paris 15ème Grenelle, 16 octobre 2014 à 11h39

voir le fichier pdf joint.

Section PS Villeneuve la Garenne, 16 octobre 2014 à 11h02

Face à la perte des repères idéologiques dont souffrent nos sociétés et les espaces politiques, il est nécessaire d’interroger nos fondamentaux afin de dessiner l’avenir du socialisme en termes de contenu et d’orientations. En effet, nous ne pourrons convaincre nos concitoyens que si nous traçons un horizon clair de ce que nous souhaitons pour notre pays, et au-delà l’Europe. Les camarades de la section de Villeneuve-la-Garenne ont défini le socialisme comme étant une idéologie soucieuse d’égalité, faite d’altruisme, et luttant en faveur des classes populaires et moyennes. Sa matrice idéologique repose sur : - la République comme levier de promotion de l’intérêt général et des droits de l’homme, - la laïcité, comprise comme une ouverture au monde et à la compréhension de l’Autre, - la démocratie qui est une invitation/incitation à la participation aux affaires de la Cité, - le progrès qui doit demeurer le fil conducteur des politiques publiques visant, au fond, à améliorer la situation de nos concitoyens, ce qui présuppose un système redistribution visant la correction des inégalités, à la source et au-delà, et la solidarité. Cette matrice doit avoir comme unique finalité l’émancipation des individus et leur accomplissement individuel et collectif.

Johel Grevet, 16 octobre 2014 à 7h03

La laïcité transmet les valeurs du respect de l’autre et les repères fondamentaux du vivre ensemble dans le respect de la diversité des cultes, des individus et ce quelques soient les classes sociales. Par principe, la laïcité est un concept étroitement lié à celui de la liberté d’expression et d’opinion.

La France connaît une diversité culturelle plus grande que par le passé. C’est pourquoi elle n’a jamais eu autant besoin de la laïcité, principe qui permet à tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses, de vivre ensemble. La laïcité doit donc être expliquée à tous et promue partout. C’est un chantier prioritaire pour la citoyenneté et pour la République. La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public. La laïcité sépare le politique du religieux pour rassembler tous les citoyens dans la garantie partagée des mêmes droits et devoirs. Les croyants et non-croyants ont les mêmes droits d’expression. Nul ne peut invoquer ses convictions pour se soustraire au droit. De la séparation des Eglises et de l’Etat se déduit la neutralité de l’Etat. Le service public ne peut montrer une préférence ou adopter une attitude discriminatoire selon les convictions réelles ou présumées de ses usagers. L’impartialité des agents de l’administration suppose qu’ils ne donnent pas l’apparence d’un comportement préférentiel ou discriminatoire, par exemple par le port de signes religieux. La République laïque permet la reconnaissance des différences à partir de principes et de valeurs partagés, de telle sorte que les appartenances particulières ne puissent jamais mettre à mal le bien vivre ensemble. La diversité constitue un fondement majeur et ancien de l’identité française, en particulier en Outre-Mer –trop souvent oublié— comme tissage d’identités pluriculturelles venues de tous les continents. Face à certaines critiques internationales contre une laïcité qui effacerait la diversité, nous avons la nécessité de rappeler cette diversité comme composante essentielle de notre modèle républicain laïque. Il importe également de ne pas tout confondre avec la laïcité, même si nous devons mieux analyser les questions qui ont un lien avec elle. Le respect de l’ordre public, l’intégration, les dérives sectaires, les pressions communautaristes, ne relèvent pas directement du champ de la laïcité. Enfin, ce serait une erreur de considérer la laïcité comme une citadelle assiégée. Les valeurs qu’elle porte sont en réalité partagées par la quasi-totalité des citoyens qui sont laïques parfois sans savoir expliquer exactement le sens de ce mot. La laïcité n’est donc pas en cause dans ses principes. Mais son effectivité est à assurer. Elle suppose des politiques publiques ambitieuses et la lutte constante contre toutes les discriminations, culturelles, économiques, sociales et urbaines. JL Bianco - N Cadène

La France connaît une diversité culturelle plus grande que par le passé. C’est pourquoi elle n’a jamais eu autant besoin de la laïcité, principe qui permet à tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses, de vivre ensemble. La laïcité doit donc être expliquée à tous et promue partout. C’est un chantier prioritaire pour la citoyenneté et pour la République. La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public. La laïcité sépare le politique du religieux pour rassembler tous les citoyens dans la garantie partagée des mêmes droits et devoirs. Les croyants et non-croyants ont les mêmes droits d’expression. Nul ne peut invoquer ses convictions pour se soustraire au droit. De la séparation des Eglises et de l’Etat se déduit la neutralité de l’Etat. Le service public ne peut montrer une préférence ou adopter une attitude discriminatoire selon les convictions réelles ou présumées de ses usagers. L’impartialité des agents de l’administration suppose qu’ils ne donnent pas l’apparence d’un comportement préférentiel ou discriminatoire, par exemple par le port de signes religieux. La République laïque permet la reconnaissance des différences à partir de principes et de valeurs partagés, de telle sorte que les appartenances particulières ne puissent jamais mettre à mal le bien vivre ensemble. La diversité constitue un fondement majeur et ancien de l’identité française, en particulier en Outre-Mer –trop souvent oublié— comme tissage d’identités pluriculturelles venues de tous les continents. Face à certaines critiques internationales contre une laïcité qui effacerait la diversité, nous avons la nécessité de rappeler cette diversité comme composante essentielle de notre modèle républicain laïque. Il importe également de ne pas tout confondre avec la laïcité, même si nous devons mieux analyser les questions qui ont un lien avec elle. Le respect de l’ordre public, l’intégration, les dérives sectaires, les pressions communautaristes, ne relèvent pas directement du champ de la laïcité. Enfin, ce serait une erreur de considérer la laïcité comme une citadelle assiégée. Les valeurs qu’elle porte sont en réalité partagées par la quasi-totalité des citoyens qui sont laïques parfois sans savoir expliquer exactement le sens de ce mot. La laïcité n’est donc pas en cause dans ses principes. Mais son effectivité est à assurer. Elle suppose des politiques publiques ambitieuses et la lutte constante contre toutes les discriminations, culturelles, économiques, sociales et urbaines. JL Bianco/N Cadène

Julien Pfeiffer'ova, 15 octobre 2014 à 16h46

La Laïcité est aujourd’hui récupérée par les extrémistes sous couvert d’exclusion alors que sa portée originelle, fut de respecter ce que l’autre était. La peur de l’autre apparaît comme la raison d’être de ce climat délétère. La réponse politique doit se concentrer à défaire l’idéologie stigmatisante portée par une majorité. Pour cela, il faut se réapproprier des idées de tolérance, d’écoute, de découverte et d’acceptation de l’autre dans ses différences, comme source de diversité et de richesse humaine. Plusieurs leviers sont possibles : - Dès le plus jeune âge, la pédagogie est un point clé. L’école est un des lieux de sensibilisation aux questions de discriminations, tout comme le monde périscolaire. L’éducation doit se faire en respect de ces valeurs, en stoppant l’ignorance et la diffusion de stéréotypes. - Pour les médias, un service public de qualité surtout sur internet doit défendre ces principes en permanence. - Se sentir citoyen n’est pas inné, la République doit créer ce sentiment d’appartenance. La question des expressions électorales en est un point clé. Le vote blanc, le vote obligatoire, le vote pour les naturalisés en sont des expressions. - La valorisation du service civique citoyen serait l’occasion de servir la société, favorisant la rencontre de l’autre. - Les villes ghettoïsées sont nombreuses, leurs quartiers s’ignorent. Ces derniers se constituent de plus en plus par affinité quelle qu’elle soit. La réponse par les services publics est la seule adéquate, ayant pour principal objectif de développer le vivre ensemble. Par ce fait, le soutien doit se faire aux mondes : de la culture, associatif scolaire, l’école semblant être actuellement l’unique rempart confessionnel par des rencontres laïques interconfessionnelles salarial par la contraction d’une charte unique à portée constitutionnelle par tous les agents de l’état ou par les entreprises ayant un marché public. - La loi de 1905 au regard de notre société d’aujourd’hui doit permettre l’édification de lieux de cultes par financement public avec une expression officielle de cultes dans un espace laïc ; Enfin, le Politique a toute sa place dans ces débats. Trop longtemps, ces valeurs abandonnées dans une réalité abstraite a permis aux extrêmes de s’en saisir et de les interpréter à leur guise. Notre responsabilité de Socialistes est de ne plus laisser dire et faire. Sur la question de l’égalité Femme-Homme, des progrès à force de persévérance trouvent des réponses. Nous devons avoir la même détermination sur toutes les autres questions.

helene karyotis, 15 octobre 2014 à 15h58

les immigrés sont souvent "parqués" ensembles dans des cités,désertées par d'autres . Revoir cette politique,en matière de loyers par exemple en motivant d'autres catégories à les habiter,et en permettant à ces immigrés d'aller ailleurs. Combattre mieux nos valeurs, car comme bcp d'autres jamais de réponse sur le site du gvt ou l'on dénonce les dérives islamophobes,homophobes,antisémites Dès la maternelle,là ou tout se joue, aider les enfants dont on sait déjà qu'ils seront en échec scolaire.Eventuellement y impliquer les parents qd c'est possible. Permettre à des bénévoles une aide scolaire dans les structures de l'école.Ne plus laisser s'exprimer partout ces propos contraires à nos valeurs, trop de sentiment d'impunité et une dérive croissante grace à la liberté d'expression retrouvée. Dire plus haut, plus fort, via des spots télé ? ce que chacun peut apporter, expliquer que Juifs, Musulmans ont le même Dieu,les mêmes valeurs, et qu'ils sont des acteurs à part entière de notre économie. le langage doit être fort, répété, afin d'être entendu,assimilé. Pour bcp, les étrangers ne sont là que pour avoir des aides sociale, pas tjrs faux il est vrai, mais bcp cotisent également et participent dans la vie associative des communes.

Marie-Elisabeth Lanoë, 15 octobre 2014 à 12h54

Voir texte joint

Contribution Etats Généraux du PS Nous sommes invités à réfléchir à notre identité en pleine tempête. Est-ce le bon moment ? Oui car c’est là que les points faibles du navire apparaissent, on peut donc y remédier pour éviter le naufrage. Bravo de demander l’avis de l’équipage qu’on avait oublié depuis la victoire de 2012 Le gros temps qu’il faut affronter  depuis plus de 30 ans les forces de l’inégalité ont soufflé sur le monde, les rafales de la finance reine se sont succédées. Résultat  des activités économiques ont disparu, ont été délocalisées, entrainant avec brutalité, le chômage de masse et de longue durée, et pour certains l’exclusion. Le PS, la gauche n’ont pas su ou pu leur opposer avec la force nécessaire toutes les vertus de l’égalité qui avait pourtant fait ses preuves pendant 4 décennies. Les victimes des nouvelles inégalités font tanguer le navire  elles se sont manifestées aux 3 dernières élections par l’abstention surtout chez les jeunes et par le vote FN. ont émis un cri d’alarme sur les nouvelles inégalités le message des oubliés de la république, catégories sociales et des territoires redresser la barre, retrouver le cap ? Oui  Il faut d’ abord redéfinir un cap et s’y tenir pour cela il faut retrouver l’essentiel  les valeurs de la république La liberté plutôt favorisée par la gauche L’égalité  elle a été malmenée depuis 3 décennies. Sa restauration peut être un puissant levier de dynamisme si on sait s’attaquer aux nouvelles inégalités et associer les victimes. La fraternité  valeur négligée qui doit pourtant être mise en œuvre pour promouvoir la solidarité la justice et l’égalité et y associer tous ceux qui s’en réclament. Retrouver les vents porteurs  si nos propositions sont partagées par le plus grand nombre  Responsabilité Rendre tous les acteurs responsables dans l’entreprise sur les territoires- vis-à-vis de la planète en rapprochant les décisions de ceux qui sont concernés Egalité Solidarité  le chômage de masse ne peut être accepté Priorité à l’activité éco pourvoyeuses de travail et d’emploi, culture entrepreneuriale, facilitation de l’accès à l’emploi par la formation initiale et permanente. Fraternité  doit permettre de prendre en compte les chômeurs plutôt que les courbes du chômage, remplacer la compétition féroce par la coopération et l’entraide, à commencer par l’école  le PS a montré ses défaillances à tous les niveaux. Associer toutes les composantes aux décisions  Il ne peut être réservé aux seules classes moyennes urbaines bien formées. La barre doit être partagée impérativement avec les oubliés ,sinon on n’ évitera pas le naufrage avec tout l’ héritage de la gauche

Marie-Jo de Scaër, 14 octobre 2014 à 21h25

Je pense que le parti socialiste a vocation à inventer la laïcité du troisième millénaire. Car la laïcité est un moyen du bien vivre ensemble en « liberté, égalité, fraternité », une acceptation de la liberté de conscience, et non une négation du droit à toute appartenance religieuse. La laïcité devra être : Universelle et fédératrice, pour que tous puissent y adhérer, quelles que soient leurs opinions ou religions ; Ouverte et respectueuse, pour permettre la construction d’une civilisation harmonieuse - à l’opposé des attitudes phallocrates genre Poutine, jihad, sexisme, intolérance culturelle, intolérance religieuse C'est une erreur de considérer que la religion doit être cantonnée à la sphère privée : par définition, la religion est sociale. La construction de la collectivité commune est un dialogue et un arbitrage entre les forces sociales en action à un moment donné, précédée par une écoute de ces forces, représentée par les associations, les penseurs reconnus, et y compris les représentants des religions... leur exclusion des réflexions et des débats par principe est-elle démocratique?

NICOLE OLIVIER-VACHEZ, 14 octobre 2014 à 17h39

cette contribution est présentée par le groupe de réflexion de la section de Noisiel 77186

Louis LAUDIGNON, 14 octobre 2014 à 16h14

rappels loi de 1905:cette loi a été prise sur le rapport de Jaurès . C'est le vivre ensemble qui est sous-tendu . C'est une première pierre , acte de rupture entre la religion catholique et l'état . constitution de 1958:la France est une république indivisible, laïque,démocratique et sociale . La laïcité en France est une conception politique:séparation de l'église et de l'état ce qui n'est pas le cas d'autres pays en Europe . Nous sommes actuellement dans le pluralisme religieux ne pas confondre : laïcité et multiculturalisme ,la Grande Bretagne et l'Allemagne en reviennent car il conduit à ce que chacun vive dans sa cité sans aucune vision de la nation à laquelle tout un chacun doit appartenir et ignorant les valeurs communes. Laïcité et tolérance dans la mesure où cette dernière conduit à être indifférent à l'autre qui fait , pense et croit ce qu'il veut non pas en toute liberté mais en toute indifférence confondant sphère privée et sphère publique. Laïcité et liberté ne jamais oublier cette règle du vivre ensemble la liberté de l'un s'arrête là où celle de l'autre commence . Au nom de la liberté on ne peut pas faire n'importe quoi . Il faut dire que les atteintes à ces règles sont le fait de minorités dûment endoctrinées Il est dangereux d'accepter des conduites qui ne respectent pas les règles républicaines du vivre ensemble sous le couvert de laïcité ouverte ou laïcité souple Mais tout ceci s'apprend : le seul lieu où l'on est confronté à toutes les différences c'est l'ECOLE .Elle doit avoir pour mission d'apprendre au futur citoyen à gérer les différences Ce devrait être la principale mission de l'école ceci revêt une importance cruciale en ce moment où l'on parle de socle commun des connaissances En outre il faudrait veiller à une inspection régulière des écoles confessionnelles par l'Education Nationale afin d'évaluer objectivement le contenu des enseignements dispensés et ce pour éviter tout endoctrinement la laïcité et la République deux notions liées en France et qui conduisent à s'interroger sur quelle France on veut léguer à nos enfants et quels outils nous voulons leur donner pour qu'ils puissent vivre dans une République laïque respectueuse des autres et de soi .

Sections de Dombasle-sur-Meurthe et Saint-Nicolas-de-Port (54), 14 octobre 2014 à 16h07

Nous ressentons le besoin de réaffirmer, plus que jamais, notre attachement aux valeurs de la République. La montée des individualismes dans une société où les institutions sont affaiblies réclame que nous portions haut le principe de laïcité. La laïcité, c’est d’abord la tolérance ! Si nos idéaux (l’intérêt général, la justice sociale, l’égalité des chances …) font consensus, nous avons des difficultés à les traduire en objectifs politiques concrets, tant ils font aujourd’hui le terreau des mouvements nationalistes. Et pourtant la laïcité est bien l’organisation politique de la tolérance ! Si la tolérance passe par des contraintes, si nous soutenons l’application stricte des principes de laïcité, les lois ne doivent plus permettre les statuts dérogatoires qui conduisent à des situations d’inégalités. La laïcité s’incarne dans des obligations juridiques aujourd’hui éparpillées dans de trop nombreux textes. La Laïcité, c’est le vivre ensemble ! Elle assure la liberté de conscience, le libre exercice des cultes, et doit garantir une stricte neutralité, telle que chacun-e puisse se sentir égal-e à son/sa voisin-e. La laïcité, c’est surtout l’école ! L’éducation Nationale a une grande responsabilité, et doit former des futur-es citoyen-nes, mais aussi des enseignant-es préparé-es à transmettre les valeurs de la République ; à donner aux enfants (adultes en devenir) les moyens intellectuels et culturels nécessaire à leur épanouissement et à une meilleure compréhension du monde. L’ignorance fait la force des préjugés, des amalgames, du rejet et de la peur de l’autre. Devant une laïcité bafouée par des hommes et des femmes qui mélangent politique et religion ; devant des institutions à bout de souffle, nous pensons qu’une révision de notre Constitution devient nécessaire.

jean-claude LEGRAND, 13 octobre 2014 à 16h14

le vivre-ensemble commence à l'école il est donc indispensable de s'appuyer d'avantage sur l'école publique en arrêtant toutes les facilités offertes aux écoles privées: subventions (telle OGEC, gestions différentes avec sélection des élèves et non obligation de règles du publique (rythmes scolaires).

fabien laurissergues, 13 octobre 2014 à 14h19

Réflexion

fabien laurissergues, 13 octobre 2014 à 14h16

Réflexion voir PDF

Michèle Robert-Lauliac Section François Mitterrand Paris 15è, 13 octobre 2014 à 10h55

POURQUOI UNE TELLE RADICALISATION DES RELIGIONS Texte proposé par Michèle Robert-Lauliac, Christiane Marcaillou, Daniel Dugachard, Bruno Jeauffroy, Hugo Baillet, Jean-Pierre Netter, Yvain Bourgeat-Lami

Section du Parti Socialiste de Gagny en Seine Saint Denis, 13 octobre 2014 à 9h51

Contribution de la section PS de Gagny aux Etats généraux du Parti Socialiste : Laïcité et République Libérer la laïcité La France est une République laïque, ce principe est inscrit à l’article 1er de notre Constitution. Conçue en 1905 pour libérer la République de son face à face avec l’Eglise, la laïcité est aujourd’hui mise à l’épreuve par l’émergence de nouvelles religions. Cela nous oblige collectivement à réinventer une France nouvelle, une France détachée d’une identité fermée et qui conçoit son rapport à la diversité de manière apaisée et sereine. Mais cela n’implique pas d’effacer d’un trait de plume l’héritage historique des siècles écoulés comme voudraient le laisser penser les adeptes d’une laïcité intolérante , infidèle à la laïcité originelle et qui voudraient rejeter hors de l’espace public toute manifestation d’appartenance religieuse. La laïcité n’est pas la victoire de l’anticléricalisme mais au contraire la réalisation d’une promesse républicaine de paix et de concorde. Elle marque la fin des affrontements confessionnels et la consécration de la liberté de conscience. Elle est le choix d’une séparation libérale entre les affaires du culte et celles de l’Etat et c’est de la sorte que nous devons la concevoir. Victor Hugo résumait parfaitement le sens ce principe lorsqu’il affirmait à l’Assemblée nationale : «L’Eglise chez elle, l’Etat chez lui». C’est le principe de stricte séparation qui s’ajoute à la liberté de conscience. La laïcité nous garantit l’absence d’ingérence des affaires religieuses au sein de la sphère publique. Nous affirmons que l’Etat laïque doit être complètement extérieur aux religions, ce qui permet d’éviter un retour au religieux dans la vie publique. Ainsi la laïcité est bien cette libération mutuelle ou chacun peut se retrouver. Nous militants socialistes de Gagny y voyons un principe pilier de la République et sans être de ceux que la question religieuse effraie, nous sommes convaincus que la France est capable de prendre conscience de sa diversité. La France cette terre d’intégration dans laquelle l’unité rime avec pluralité peut se redécouvrir sans se perdre à la condition de construire collectivement des liens sur la base indispensable de la tolérance et la fraternité. Les mots du poète Edouard Glissant sont les nôtres : «Tu échanges, changeant avec l’autre, sans pour autant te perdre ni te dénaturer». La laïcité a permis à nos prédécesseurs de délaisser les querelles religieuses pour se concentrer sur les conquêtes démocratiques et sociales. Gageons que les socialistes seront capables d’employer la Laïcité pour réunir l’ensemble des français vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité.

Mennecy Section PS Mennecy, 12 octobre 2014 à 22h45

Travail collégial de la section, voir le PDF.

Rosny sous Bois section, 12 octobre 2014 à 19h06

Laïcité et République sont liées. Il convient donc de mettre en relation les fondements de la laïcité avec les principes qui régissent la vie dans notre société. Au premier rang d’entre eux la devise, Liberté, égalité, fraternité, inscrite au fronton de tous les édifices publics. L’Etat républicain ne se prononce pas sur le fait religieux et reconnait à toutes et tous, le droit de professer une religion, d’être indifférent ou de n’en pas avoir, étant entendu que la liberté personnelle ou religieuse finit où commence celle des autres Chacune des religions doit avoir la possibilité de disposer de lieux de culte. Toute discrimination fondée sur l’origine, la religion, le sexe, le handicap ou l’orientation sexuelle est interdite. Chaque personne est considérée pour ce qu’elle fait et non pas à partir d’une supposée identité, que celle-ci soit ou non religieuse. Les interprétations religieuses sont multiples tout comme les choix politiques, sociétaux des adeptes des différentes religions. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas figés On ne saurait donc, dans notre république, renvoyer sans cesse les citoyens à leur appartenance religieuse et les tenir pour responsables des comportements de ceux qui se réclament à tort et à travers de leur religion. Le droit de critiquer les religions doit en toute circonstance être affirmé, mais la stigmatisation permanente d’une religion et les violences qui peuvent en résulter sont en contradiction avec la devise républicaine. Nul ne peut donc se voir reprocher la pratique d’une religion. La laïcité est conçue pour que chacun, chacune se sente citoyen(ne) à part entière. La République en tenant ses institutions hors de la sphère religieuse, accueille donc tout le monde à égalité et n’exclue personne. Les institutions républicaines et les services publics bénéficient à toute la population et ne doivent pas subir l’influence des convictions religieuses des individus qui y sont employés. Le service public est soumis au principe de neutralité et aucun signe ne doit indiquer l’éventuelle appartenance religieuse des agents. Dans l’espace public, en revanche toute personne est libre d’afficher ou non ses convictions religieuses, Si la laïcité s’oppose bien à toute discrimination, elle ne peut être séparée d’une réflexion sur la nécessité, y compris en temps de crise, de garantir aux plus modestes l’accès aux droits élémentaires que sont la scolarité, la santé et la culture. Ces droits devraient être considérés comme imprescriptibles. Le rôle des services publics, leur rénovation, en particulier celui de l’éducation nationale, ne peuvent donc être négligés sous peine de rendre inopérante la notion de laïcité.

Fréjus Section PS Fréjus, 12 octobre 2014 à 16h03

Contribution complète disponible en PDF. Extraits de notre contribution : "L’enjeu, est le même que celui qui a prévalu en 1905. Protéger l’espace public du prosélytisme religieux, assurée une séparation totale entre l’Etat et les clergés, permettre à chacun de croire, de ne pas croire. A chaque remise en question de la Laïcité, la réaction de la société, est virulente. Mais, force est de reconnaitre, que la force de la réaction est à géométrie variable. Ainsi, pendant la mobilisation contre le mariage pour tous, une déferlante religieuse a occupé la rue, dans la quasi indifférence. Que nous n’aurions nous pas entendu, si la Mosquée de Paris, avait organisée une manifestation ? Pourtant, quand il s’agit de l’OPUS DEI, on nous rabâche les racines chrétiennes de la France ? Pouvons-nous tolérer cette Laïcité à deux vitesses ? L’extrême droite, est l’aile marchande de cette offensive. Sur tous les plateaux TV, on ne cesse d’entendre Marine Le Pen, alerter sur la remise en question de la Laïcité. Pourtant, ce sont les maires FN, qui citent, dans des discours officiels, la Vierge Marie (le Maire de Cogolin), ou des militants royalistes (David Rachline). C’est le Maire de Béziers, qui organise une messe pour la féria. Cette extrême droite est quotidiennement alimentée par cette idéologie unique, proliféré par des pseudos intellectuels qui estiment qu’il y a en France « un problème de l’Islam ». Cette idéologie dangereuse se diffuse à la télévision, dans nos journaux, dans nos radios, sur les réseaux sociaux .. Combattre cette idéologie est devenue une nécessité pour faire reculer durablement l’extrême droite. Il est urgent que notre parti retrouve son rôle d’éducateur populaire. Réexpliquer sans cesse (dans les écoles, les universités, les administrations, les espaces culturels et sportifs …), la définition de la Laïcité, la protection qu’elle apporte à chacun, son histoire. Pour cela, la Section PS de Fréjus, propose de remettre en débat au parlement, certaines propositions de la commission Stasi : -Permettre à chaque communauté de se doter d’un lieu de culte, partout sur le territoire, dans le respect de la Loi de 1905. - Application de la loi de 1905 sur tout le territoire national. - Faire des fêtes religieuses de Kippour et de l’Aïd el-Kebir des jours fériés - Obliger les administrations à prévoir des mets de substitution dans les cantines publiques. - Affirmer le strict respect du principe de neutralité par tous les agents publics. - Donner aux courants libre-penseurs et aux humanistes rationalistes un accès équitable aux émissions télévisées de service public"

Gagny Section PS, 12 octobre 2014 à 15h47

Contribution de la section PS de Gagny aux Etats généraux du Parti Socialiste : Laïcité et République Libérer la laïcité La France est une République laïque, ce principe est inscrit à l’article 1er de notre Constitution. Conçue en 1905 pour libérer la République de son face à face avec l’Eglise, la laïcité est aujourd’hui mise à l’épreuve par l’émergence de nouvelles religions. Cela nous oblige collectivement à réinventer une France nouvelle, une France détachée d’une identité fermée et qui conçoit son rapport à la diversité de manière apaisée et sereine. Mais cela n’implique pas d’effacer d’un trait de plume l’héritage historique des siècles écoulés comme voudraient le laisser penser les adeptes d’une laïcité intolérante , infidèle à la laïcité originelle et qui voudraient rejeter hors de l’espace public toute manifestation d’appartenance religieuse. La laïcité n’est pas la victoire de l’anticléricalisme mais au contraire la réalisation d’une promesse républicaine de paix et de concorde. Elle marque la fin des affrontements confessionnels et la consécration de la liberté de conscience. Elle est le choix d’une séparation libérale entre les affaires du culte et celles de l’Etat et c’est de la sorte que nous devons la concevoir. Victor Hugo résumait parfaitement le sens ce principe lorsqu’il affirmait à l’Assemblée nationale : «L’Eglise chez elle, l’Etat chez lui». C’est le principe de stricte séparation qui s’ajoute à la liberté de conscience. La laïcité nous garantit l’absence d’ingérence des affaires religieuses au sein de la sphère publique. Nous affirmons que l’Etat laïque doit être complètement extérieur aux religions, ce qui permet d’éviter un retour au religieux dans la vie publique. Ainsi la laïcité est bien cette libération mutuelle ou chacun peut se retrouver. Nous militants socialistes de Gagny y voyons un principe pilier de la République et sans être de ceux que la question religieuse effraie, nous sommes convaincus que la France est capable de prendre conscience de sa diversité. La France cette terre d’intégration dans laquelle l’unité rime avec pluralité peut se redécouvrir sans se perdre à la condition de construire collectivement des liens sur la base indispensable de la tolérance et la fraternité. Les mots du poète Edouard Glissant sont les nôtres : «Tu échanges, changeant avec l’autre, sans pour autant te perdre ni te dénaturer». La laïcité a permis à nos prédécesseurs de délaisser les querelles religieuses pour se concentrer sur les conquêtes démocratiques et sociales. Gageons que les socialistes seront capables d’employer la Laïcité pour réunir l’ensemble des français vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité.

Philippe GUGLIELMI, 12 octobre 2014 à 13h58

LA LAÏCITE, L’ARLESIENNE SOCIALISTE : Pourquoi la Laïcité est ’elle l’arlésienne du PS ? parce que à l’instar de l’héroïne d’Alphonse DAUDET, on en parle, on la cite, mais on ne la voit jamais. Notre parti a toujours été à la peine sur ce sujet, ces carences ne sont pas à imputer aux socialistes actuels, pour peu qu’ils prennent en compte le problème, mais à l'ensemble des mouvements qui ont fait l’histoire de notre parti depuis une centaine d'années. De ce fait, aujourd'hui le thème est récupéré par l'extrême droite. La laïcité ce n'est pas la neutralité c'est la création d'un espace de tolérance dans lequel « ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas » peuvent vivre dans une même société, une même République. La loi de 1905, loi de compromis, fut la meilleure des concrétisations de ce concept. Cela malgré moult réécritures, et certains avis du conseil d'État en matière scolaire qui n’ont absolument pas aidés les enseignants dans leur quotidien. Le journaliste écrivain Christian JELEN trop tôt disparu, écrivait sur le sujet dans son ouvrage « Les casseurs de la République » : « le conseil d'État communautarise la République ». La Laïcité est l'axe sur lequel pivotent la sphère du public et celle du privé sans jamais s'interpénétrer. Au plan sémantique, la laïcité s'écrit sans suffixe, sans préfixe, sans adjectif, le mot est suffisamment expressif, même si en Europe et dans le monde une certaine vision française de la laïcité peut apparaître comme obsidionale, assiégée. C'est un mot qui n'est même pas traduisible dans certaines de langues. La laïcité n'est pas antireligieuse, elle refuse les dogmes, c’est pour cela que j’ai mis au goût du jour le néologisme a-dogmatique en plaçant le a privatif devant le mot dogme), les intelligences supérieures et les vérités révélées, qui voudraient s'imposer au plus grand nombre au mépris des lois. La laïcité est libératrice, elle refuse qu'un voile couvre un visage, car c'est l'intelligence d'une femme que l'on emprisonne. La laïcité est opposée aux religions d'État, et dans ce domaine il y a beaucoup de progrès à faire en Europe même, nombre de pays ont encore dans leur constitution une religion d'État. La laïcité c'est la liberté pour chacun de pratiquer un culte ou de n'en pratiquer aucun, la seule condition est que les pratiques religieuses n’empiètent pas sur l'espace public. Tournant le dos à des décennies d'engagement limité en matière de laïcité, le parti socialiste doit profiter de ces États généraux pour définir et affirmer une ligne claire sur le concept laïque. La laïcité c'est la liberté ! Philippe Guglielmi premier secrétaire fédéral Seine-Saint-Denis –contribution personnelle

Pascaline BIDOUNG, 12 octobre 2014 à 0h00

La laïcité désigne « le principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l’Etat n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Eglises aucun pouvoir politique ». Pour que les principes de laïcité aient une force intégratrice, il est nécessaire de les appliquer partout et d’éviter les compromis électoralistes qui ont été conservés en Alsace-Lorraine, en Guyane, à Mayotte, malgré les discussions organisées peu avant la campagne électorale des présidentielles. La pédagogie, des calendriers clairs de transition serait aptes à rassurer. Comment renforcer le pacte républicain partout et pour tous si les uns ne sont pas traités comme les autres, avec en plus le poids de l’histoire et ses incontournables aspects patrimoniaux auxquels il fait donner un rôle fédérateur ? Dans une France mieux décentralisée, la laïcité qui ne signifie nullement ostracisme donne à chacun la liberté de ses pratiques et encourage à la tolérance et aux échanges non prosélytes. Il est indispensable de garantir à l’école une présentation des religions, dispensée de façon objective par des enseignants qui sauront intégrer leur démarche dans l’apprentissage de l’histoire des peuples. De l’ignorance naît souvent la provocation, voire le conflit , de la connaissance naît le respect de l’autre , voire l’intérêt pour ce qu’il est globalement

Thomas Chavigné, 11 octobre 2014 à 23h47

6 grands principes pour évoluer vers la VIème République 1 - Mettre fin à la «tour d'ivoire présidentielle». L'exercice solitaire du pouvoir, parfois qualifiée de «monarchie présidentielle», est à la source de trop de dérives sous Sarkozy comme aujourd’hui. Dénonçons un président élu pour cinq ans qui concentre durant cette période l'ensemble des pouvoirs sans jamais en répondre devant qui que ce soit. Les défenseurs de la VIème République veulent un président arbitre, qui fixe les grandes lignes sans être omniprésent. Et qui soit un justiciable ordinaire. 2 - Rendre au gouvernement tout son pouvoir exécutif. Le premier ministre est devenu un «collaborateur» du président. Les défenseurs de la VIe République veulent que le gouvernement, à l’image de la majorité de l’assemblée nationale, ait davantage de marge de manœuvre. 3 - Mettre en place un «régime parlementaire». La majorité parlementaire, aujourd’hui soumise, n’est, en fait qu’une chambre d'enregistrement des projets du président de la république qui n'hésite pas à mettre au pas sa majorité au moindre murmure de contestation, sans pour autant être responsable devant elle. Le parlement doit opérer un contrôle permanent du gouvernement, avec des moyens renforcés. On peut notamment envisager que les conditions de la motion de censure soient modifiées, et que celle-ci soit adoptée à la majorité relative et non plus à la majorité absolue. 4 - Se doter de représentants plus représentatifs. Le parlement doit exprimer les voix plurielles des citoyens. Pour cela, plusieurs pistes sont avancées : l'introduction de la proportionnelle dans le mode de scrutin législatif, la mise en place du mandat unique... etc. Mais aussi, le respect de la parité et de la mixité sociale. 5 - S'appuyer sur la participation citoyenne. Pour renforcer et amplifier la souveraineté directe du peuple, la démocratie participative s'appliquera à l'élaboration des lois, à la mise en œuvre des grandes politiques publiques et à la gestion des collectivités territoriales». Les référendums pourront être initiés par voie de pétition. On peut aussi évoquer la possibilité de remettre le mandat d'un élu en jeu si, par exemple, la moitié des électeurs le demande. 6 - Instaurer davantage de transparence. Assurer la transparence de la vie politique est un des grands principes défendus par les partisans de la VIe République. Rendons accessible à tous les citoyens la totalité des informations des administrations publiques y compris celles relatives aux dépenses publiques, non couvertes par le secret lié aux intérêts de la défense nationale, la diplomatie, les enquêtes judiciaires, la vie privée.

Alice Rascoussier, 11 octobre 2014 à 23h18

Intégration : promouvoir la laïcité dans nos quartiers La Seine-Saint-Denis a une longue tradition d'accueil de populations de diverses origines. Aux moments de notre histoire où des heurts inter-culturels se produisaient ici ou là en France et de par le monde, nous avons su préserver jusqu’à ce jour une cohabitation interculturelle. Ce savoir-vivre ensemble est entretenu par des citoyens soucieux du respect des règles républicaines de la laïcité auxquelles elles ont adhéré avec conviction. Le principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse n’est en rien l’expression du rejet de la pratique religieuse. Bien au contraire, la laicité est en fait un élément de contribution à l’édification de notre société : elle édicte le respect à la fois des non-croyants, des autres cultes et des non pratiquants. Depuis un certain nombre d’années, nous assistons à une altération du pacte de la laïcité par des pratiques en contradiction avec notre modèle : signes ostentatoires d'appartenance religieuse en développement exponentiel, pratiques de l’intolérance au regard des laïcs et des non pratiquants, montée des intégrismes (avec par exemple l'instrumentalisation sur le thème de la théorie des genres). La question se pose dans la sphère publique comme dans la sphère privée (et en particulier dans le monde du travail : crispation autour des jours chômés pour fêtes religieuses,...). Le parti socialiste, ses élus et ses adhérents sont confrontés au quotidien à ces questions. Mais que se passe-t-il au sein de nos propres rangs ?. Le sujet semble tabou alors qu'un nombre croissant de personnes de pratiques religieuses diverses nous rejoignent. Pourquoi avoir peur de débattre ? Le sujet est sensible puisqu'il touche à l'intime en quelque sorte pour autant il n'y a pas lieu de ne pas l'aborder. Au contraire en tant qu'organisation politique nous avons le devoir de favoriser le débat, de faire émerger ce qui nous rassemble au delà des clivages que la religion peut introduire. Rappelons pour conclure deux fondamentaux qui doivent constituer le socle commun de note réflexion : la liberté de chacun (il ne s'agit en aucun cas de remettre en question la liberté de religion, d'expression, d'opinion... ) et le respect de la loi (aussi faut-il légiférer pour se mettre d'accord et avancer sur le sujet ?).

Sections PS du Benelux Sections PS du Benelux, 11 octobre 2014 à 23h07

La laïcité est un principe fondateur de notre république. La loi de séparation de l‘Eglise et de l’Etat de 1905 fut une réponse à la lutte fratricide entre ceux qui allaient à l’Eglise et ceux qui n’y allaient pas. Aujourd’hui certains ne comprennent pas toujours ce principe de laïcité qui permit autrefois d’apaiser la société française. Au contraire, ils ont parfois le sentiment d’être discriminés au nom de ce principe. Alors la laïcité est-elle toujours un facteur d’intégration ou pousse-t-elle à la discrimination ? Ce sujet, trop souvent laissé à la droite, doit être débattu et tranché par la gauche. Les problèmes économiques et le chômage croissant expliquent en partie l’échec de notre modèle d’intégration. L’école ne permet plus d’accéder à l’ascenseur social, fragilisant ainsi son rôle d’intégration. La promesse constamment repoussée du droit de vote des étrangers aux élections municipales envoie aussi un signal négatif aux étrangers dont les enfants sont très souvent français. La vaste majorité de la communauté musulmane est française, mais dans ce contexte, le repli identitaire et communautaire, à travers notamment le port ostentatoire de signes extérieurs religieux dans l’espace public, fragilise le pacte républicain et compromet l’intégration de certains. Le voile est un symbole très puissant de ce conflit entre les tenants de la laïcité à la française et ceux qui prônent un assouplissement de cette tradition, arguant du fait que dans la plupart des pays le fait religieux n’est pas exclu de la sphère publique. Un exemple très concret de la difficulté à concilier le principe de laïcité et la réalité sociale est celui du voile des mamans accompagnatrices de sorties scolaires. La circulaire Chatel de 2012 interdisait aux mamans voilées d’accompagner les sorties scolaires. Le Conseil d’Etat a modéré en 2013 cette circulaire en réaffirmant que la charte de laïcité ne s’appliquait qu’au corps enseignant. Toutefois, afin d’empêcher la manifestation d’opinions religieuses ou politiques contraire au principe de laïcité à l’école, il appartient aux chefs d’établissements de décider au cas par cas. Ce flou juridique qui peut donner lieu à tous les arbitraires est souvent vécu comme discriminatoire par les familles. Il faudrait une circulaire claire qui fixe les critères et protège les chefs d’établissements: oui au foulard, non au hidjab et au prosélytisme. Si la neutralité des parents accompagnants n’est pas nécessaire, ils ont une obligation de réserve. Il faut éviter tout sentiment de discrimination mais rester très ferme quant à la protection de nos valeurs laïques et républicaines qui sont le socle de notre communauté nationale.

alia iassamen, 11 octobre 2014 à 21h46

Laïcité et questions de société Le statu quo qu’incarne le conservatisme, sa défense de l’ordre établi sont synonymes d'injustice, de maintien des privilèges et des inégalités. Par antagonisme, le réformisme est un prélude au progrès, à l’émancipation mais aussi à la protection. Sa finalité est d’assurer à terme l’égalité, l’impartialité de l’Etat, du service publique. En république, réformer est une approche globale inclusive. Economique, sociale et sociétale, elle concerne tous les individus d’une même société qui doivent pouvoir prendre part à sa reconstruction. Pour vivre ensemble dans notre société, aujourd’hui diverse, au sein de laquelle la compatibilité et la conciliation des libertés individuelles sont incontournables, la république a prévu, depuis longtemps, un concept formidable, la laïcité. La laïcité, une singularité historique, une antériorité française. Les réformes de société, en ce sens qu’elles bousculent les conservatismes en remettant en cause des traditions ancestrales, ont de tout temps suscité de vastes polémiques puisqu’elles touchent à l'intime, à l’essentiel : la vie, la mort, la sexualité, la parenté… Ces réformes sont de nos jours confrontées à une offensive religieuse vive, organisée qui va jusqu’à s’ingérer, pour le mariage pour tous notamment, dans le processus d’élaboration de la loi. Depuis la révolution française, la république a pratiqué une politique de laïcisation, qui s’est accompagnée d’un déclin des croyances et d’une diminution de leur emprise sociale. Ceci a permis le passage d’une laïcité de combat à une laïcité dite « apaisée ». En revanche, on assiste à la résurgence contemporaine d’une ambition hégémonique du religieux, qui se nourrit scandaleusement des crises sociales et exacerbe les haines. Faire société commune exige un retour à une laïcité offensive, plus que jamais combative.

David STEFANELLY, 11 octobre 2014 à 20h49

Le Parti Socialiste est un parti laÏque, L'idéal lâÏque, encore minoritaire en Europe et dans le monde, n'en répond pas moins aux grandes questions de notre temps. Celles-ci concernent le développement des sociétés multispirituelles et multiconfessionnelles, pour lesquelles il fournit un principe de concorde fondé sur la raison. Elles concernent aussi la reconstruction du lien social, la promotion, par l'école publique, de la raison face aux résurgences de l'irrationalisme, de l'obscurantisme, du fanatisme religieux et des "identités collectives" de nature exclusive. Elles portent sur le risque d'enfermement communautariste et sur la réactivation du civisme au regard de l'effacement du politique. L'idéal laÏque entend répondre aux défis de notre époque en faisant que se fécondent l'égalité et la liberté, la raison et la justice, la spiritualité et le souci du bien public. Il est possible d'y voir le fondement d'un nouvel humanisme de portée universelle en raison même de son caractère critique.

Section PS Paris 5 - Atelier "Laïcité et République", 11 octobre 2014 à 20h43

Contribution rédigée dans le cadre de l'atelier "Laïcité et République" de la la section du 5ème arrondissement de Paris, présentée en AG le 16 octobre prochain.

Andrée Gibaud, 11 octobre 2014 à 19h42

LAÏCITE ET REPUBLIQUE. La constitution française de 1958 déclare : La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale.La loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’état définit ce qui suit : La république assure la liberté de conscience, elle garantit le libre exercice des cultes dans la limite de l’intérêt de l’ordre public.La république ne reconnait, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte.Ces bases posées depuis plus d’un siècle, et jamais remises en question dans les différentes constitutions, ont montré toute leur efficacité, et il convient de s’y référer avec rigueur, si l’on veut préserver toutes les libertés qu’offre la laïcité d’un état.Notre république est une et indivisible, elle ne doit pas s’orienter vers un communautarisme qui maintiendrait les différences nuisant ainsi à l’intégration des migrants. La France a toujours eu une grande capacité à intégrer des nouveaux arrivants et à les fondre dans une même façon de vivre et une même civilisation, tout en leur laissant les particularités et la fierté de leurs origines. En ces temps où les religions quelles qu’elles soient veulent faire entendre leur spécificité, seule la laïcité peut permettre à la république d’être la république pour tous ceux qui veulent y vivre sous son égide et en la respectant. Il n’est pas admissible que : les lois sur la bioéthique soient freinées par des vieux principes judéo-chrétiens qui n’ont pas à rentrer en ligne de compte dans un débat républicain, qu’il y ait encore des manif pour tous avec tout ce qu’elles trainent de religieux intégristes et de réactionnaires, alors que la loi a été votée par un parlement démocratique, que le voile interdit à l’école, soit toléré lors des accompagnements scolaires ou dans les universités. Ce n’est qu’en respectant les autres, que les différences pourront rester des différences positives qui enrichissent la société. Seule la laïcité permet à chacun d’être un membre à part entière de notre pays, qu’il soit chrétien, juif, musulman, athé, agnostique ou autre.Dès l’école les principes de la laïcité doivent être enseignés aux enfants, àl’ école publique ou à l’école ,l’instruction civique fait partie de l’éducation citoyenne que nous devons à notre jeunesse.Expliquer à tous que si chacun à des droits, il a avant tout des devoirs.La stricte observance des principes de Laïcité permettra à la France de réussir l’intégration de tous ceux qui le désirent, pour un pays enrichi des différences de chacun, réunis ensemble sous le nom de nation.

Yves ROUSSEL, 11 octobre 2014 à 18h38

Voici en pièce jointe une contribution de la section d'Anduze (30)

Patrick Bombrun, 11 octobre 2014 à 17h39

Pour une vrai intégration ou l'Islam est-il soluble dans la République ? Notre modèle d’intégration est en panne ou tourne a une vitesse ralentie insoutenable . Elle concerne au premiers plans nos compatriotes de culture musulmane , les plus nombreux et les plus fidèles soutiens de François Hollande en 2012 . Nous , socialistes devrions être aux avant-poste du combat contre la désinformation médiatique sur le sujet de l'Islam et du monde arabe . Exemples : - du conflit de Gaza , se révolter contre le sort réservés aux populations civiles ! Et non pas au moyen de résolutions tièdes voulant ménager la chèvre israélienne et le chou palestinien , -de l'attrait du Jihad chez les jeunes français , comment combattre l'endoctrinement ? En attendant je voudrais mettre sur l'agora des Etats-généraux du PS deux propositions fortes pour ouvrir ce débat chez nos amis socialistes ou sympathisants : Discrimination positive a la Française concernant les minorités « dites » visibles , Ce chemin pourrait-être celui qui succéderait a nos combats pour la parité et le non-cumul des mandats sur la voie d'une démocratie régénérée , Apprentissage optionnel dans tout nos collèges et lycées de la langue arabe dite littéraire ,ce qui permettrait a tous les élèves de culture arabe de se valoriser (comme les élèves d'origine espagnole et italienne jadis ) dans une matière et aux autres de découvrir une culture qui prends une place importante dans notre société . Cet enseignement dans le cadre laïque de l'école de la République éviterait comme c'est le cas aujourd'hui que cet apprentissage se fasse principalement dans les mosquées , les associations fondamentalistes ou les prisons avec les dérives que l'on connait . Nous ne pouvons pas rester passifs dans un débat qui risque de s'imposer avec la jonction Droite Populaire / FN sur la scène politique lors des prochaines échéances . C'est notre rôle de progressistes d'être moteurs sur ces questions de vivre-ensemble et ceci dépasse largement le simple calcul politique a court terme ,

les adhérents section PS LAVAL, 11 octobre 2014 à 17h31

-Il faut être plus présent dans nos valeurs, et l'identité socialiste revisité, mais vivant car si la France s'est très diversifiée, la République doit défendre encore plus ses valeurs -par respect de la république, il est normal que nos représentants aillent ou bien soit représentés dans toutes les communautés religieuses - Le droit de vote des étrangers « non fait » alors que c'était l'engagement 50 de François Hollande doit être la prochaine étape de notre évolution sociétale - La France a peu avancé sur les préjugés, au parti Socialiste d’être leader d 'opinion afin d’encourager la représentation de la diversité

Section JBC Paris 18, 11 octobre 2014 à 16h46

Aujourd’hui, le premier problème des Français, avant même l’emploi et le logement, est le sentiment d’une perte de leur identité, des repères et valeurs fondatrices de la République. C’est ce que, à leur manière biaisée et xénophobe, Sarkozy et Le Pen ont très bien compris, et la raison de leur succès. C’est ce que nous, au PS, avons mis sous le tapis de peur d’apparaître passéistes, colonialistes, nationalistes, etc. Cette sensation de dilution des valeurs collectives repose sur des éléments objectifs : l’individualisme, la mondialisation, l’Europe vue comme la mise en œuvre de celle-ci au niveau du continent. Pour contrer ces tendances, un discours idéologique fort du PS, et les actes lui correspondant, auraient été indispensables. Il ne suffit pas d’affirmer que la France est un grand pays ; nos concitoyens sentent bien que cette invocation ne se fonde sur aucun projet collectif qui permettrait de dépasser les particularismes, religieux et autres, et elle apparaît alors comme purement rituelle. Nous ne sommes plus porteurs de dynamique sociétale. Lutter contre les déficits publics et l’endettement du pays est évidemment indispensable, mais cela ne suffit pas à caractériser un projet global d’une gauche de gouvernement. Pire, plusieurs des engagements du candidat Hollande qui allaient dans le bon sens n’ont pas été tenus. Aujourd’hui, nous sommes vraiment à la croisée des chemins. Si nous voulons survivre, nous devons être porteurs d’espoir, ne pas craindre d’assumer nos valeurs : triptyque républicain et laïcité. Sinon, le PS perdra toute prise sur les mouvements centrifuges à l’œuvre dans notre société. On en est déjà arrivé à cette situation extravagante où c’est Marine Le Pen qui donne le la de l’identité nationale : il est par exemple consternant de constater que, pour beaucoup de gens, la laïcité n’est rien d’autre qu’un outil de lutte contre l’islam. D’où des discriminations dont on ne parle même plus tant elles semblent couler de source : on s’insurge contre les prières de rue des musulmans du 18ème silence et on laisse prospérer sans réagir (droite et gauche confondues) celles des catholiques intégristes anti-IVG devant l’hôpital Tenon. Dès lors, comment imaginer que nos compatriotes musulmans aient le sentiment d’être traités en Français à part entière ? Le « rêve français », c’est une Nation unie, intégrée, universaliste. Nous ne pouvons espérer le servir qu’au prix d’une mutation de notre modèle idéologique, politique, mais aussi financier car l’intégration a un coût : celui de services publics équitablement répartis, preuves de l’égale attention de l’Etat pour tous les citoyens.

Myriam El Bettah, 11 octobre 2014 à 16h14

La laïcité est l’un des piliers de la République. Elle ouvre le service public à tous par la neutralité qu’elle entretient envers les courants de pensée et les religions. Elle englobe la tolérance, le respect et l´écoute de l’Autre. La référence aux principes religieux ne doit pas servir d’argument pour faire obstacle à la transcription dans les Lois de la République des évolutions de la société. Quelques pistes : • Inscription dans la Constitution des deux premiers articles de la Loi de 1905. Il s’agissait d´une promesse du candidat Hollande en 2012 (n° 46), qui préconisait cependant le maintien du régime d’exception accordé en 1919 – à titre provisoire – à l’Alsace-Lorraine. Près de 100 ans plus tard, le maintien de ce régime dérogatoire n’a plus lieu d’être, parce que « la République est une et indivisible ». • Les fonds publics ne doivent en aucun cas financer des entités dont les activités impliquent en partie ou en totalité des pratiques religieuses, voire du prosélytisme religieux. En conséquence, il devrait être mis fin au financement par des fonds publics des établissements d’enseignement de nature confessionnelle. • Dans la mesure cependant où les religions sont porteuses de valeurs qui sont le fondement de notre civilisation, instituer au collège et au lycée un enseignement approfondi, mais sans prosélytisme, sur les grandes religions du Monde, avec étude des textes fondamentaux, sans faire d’échelle de valeurs, pour imaginer et comprendre le cadre de pensée de ceux qui composent notre société. • Établir un service civil obligatoire pour hommes et femmes, pour leur permettre d’apprendre le « vivre ensemble », établir un lien entre les différentes couches de la société, les différents courants de pensée et les différentes religions. Il serait possible d’élargir ce service civil par des périodes de service à l’étranger, par exemple dans le cadre d’organisations humanitaires. • Favoriser aussi le « vivre ensemble » dans l’urbanisation. • Donner le droit de vote aux Étrangers, dans un premier temps pour les élections locales (autre « promesse » du candidat Hollande). • Soutenir l’action d’associations du type 1901 – Amicales laïques par exemple – qui créent le lien par l’action dans un groupe. • Suppression des jours fériés religieux (hormis Noël, dont la tradition remonte bien avant l’ère chrétienne), remplacés par des journées consacrées à la commémoration de grandes dates dans l’histoire de la République et de l’émancipation de l’humanité. • Instituer des journées de congé mobiles, pour permettre aux salariés croyants de célébrer les grandes fêtes de la religion à laquelle ils appartiennent.

section Montpellier 6, 11 octobre 2014 à 15h42

Comment renforcer le pacte républicain partout et pour tous ? La laïcité en France est un principe, qui juridiquement, depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat, distingue le pouvoir politique des religions. L’Etat devant rester neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles de ses citoyens. Clairement exprimé dans les écrits de l’Observatoire de la laïcité ou dans la déclaration de principe de 2008: « la laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République », elle est le contraire du communautarisme. « Vivre ensemble » doit se faire dans le respect des lois et textes d’une République laïque ouverte, accueillante, respectueuse des individus, des croyances de chacun. La République doit être ferme sur les comportements et attitudes dans l’espace public (et semi public). Les pratiques des religions, quelles qu’elles soient, ne peuvent pas être oubliées mais ne doivent pas impacter la sphère publique de manière désordonnée ou individualiste. Le principe de laïcité est trop souvent récupéré et dévoyé. Les règles de vie commune sont transgressées et le devoir de les respecter est rattaché à des états d'esprits réactionnaires et manichéens. La Laïcité pour certains est comprise comme synonyme de « Je vis comme je l’entends, avec mes règles, et c’est aux autres de s’adapter ». Au risque de paraître « intolérant » ou de « raciste ». Cela conduit à des comportements laxistes, où par crainte d’être accusé de réactionnaire, la société finit par tout laisser faire. N’oublions pas que dans une République démocratique « la liberté des uns s’arrête là où commence celle de l’autre » - John Stuart Mill La République et ses représentants, en toute neutralité, doivent être les garants du respect des principes de la laïcité par tous. Tous les citoyens doivent être mis en capacité de comprendre les enjeux et les règles de la République pour respecter ses fondements. Elle doit donc, en ce qui concerne les candidats à la nationalité française, organiser et contrôler une formation obligatoire et sérieuse. Instaurer la signature d’une charte entre l’état et les citoyens (son identité et sa culture propre est reconnue) mais où, il serait explicitement indiqué que les règles de la République, seules, s’appliquent dans la sphère publique.

section Montpellier 6, 11 octobre 2014 à 15h33

Comment concevoir l’application des principes de la laïcité pour qu’elle ait une force intégratrice ? L’école laïque, l’école de la République La laïcité en France est un principe qui juridiquement, depuis la séparation de l’Église et de l’Etat, distingue le pouvoir politique des religions, l’Etat devant rester neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Ce principe garantit la liberté de culte (les manifestations religieuses devant respecter l’ordre public), tout en affirmant parallèlement, la liberté de conscience. Il ne place aucune conviction (religion, athéisme, agnosticisme ou libre-pensée) au-dessus des autres, construisant ainsi l’égalité républicaine. Dans le Projet de charte de la laïcité à l’école, élaboré par le ministère de l’Education nationale, le premier article dit :« La Nation fixe comme missions premières à l’Ecole, non seulement de transmettre des connaissances, mais aussi de faire partager aux élèves les valeurs de la République. En effet, les principes fondamentaux de la laïcité dans notre République doivent apprendre aux enfants à comprendre, accepter l’autre dans sa culture, ses différences et ses ressemblances. L’école publique, laïque, obligatoire et gratuite, a le devoir d’offrir l’égalité des chances à chaque individu quelque soit son origine, sa religion, sa pensée politique et philosophique. Elle doit permettre les échanges dans un esprit de tolérance et de respect. Elle transmet les valeurs du respect de l’autre et les repères fondamentaux du « vivre ensemble ». Les parents doivent prendre part à cette formation. Encore beaucoup plus de rencontres, d’activités multiculturelles avec les familles mériteraient d’être organisées. Il s’agit d’aborder des questions de fonds : Pourquoi le respect de l’autre ? Pourquoi les droits individuels s’appliquent à tous dans notre société et doivent être respectés pour en faire partie ? La laïcité est la condition de notre « vivre ensemble », dans le respect de la diversité. Elle n’est effectivement pas exclusive à l’école, et tous les espaces de la sphère publique doivent être pris en compte. Réactiver l’école des parents, avec pourquoi pas l’organisation de rencontres à cet effet. Quitte à les placer à différents moments de la journée ou de la semaine. Les églises le font !!! Alors pourquoi pas la République pour ses enfants !... La mission de l’Ecole est de faire des élèves qui lui sont confiés, des citoyens de la République.

Joël BRUSTON, 11 octobre 2014 à 15h30

Contribution de la section de LHERM-St CLAR de RIVIERE-St HILAIRE

Bénédicte Daoudal, 11 octobre 2014 à 14h49

La France est riche de ses diversités : géographiques, culturelles, sociales... Elle doit se penser et s’assumer comme telle dans le respect de son héritage issu des Lumières et des valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Au regard des enjeux de la mondialisation, de la construction européenne, de son positionnement historique dans cette Histoire et de son histoire migratoire, elle a l’obligation de proposer un nouveau modèle, fondé sur un nouveau contrat social. Cette obligation de régénérescence implique de dépasser notre conception traditionnelle de l’universalisme républicain, héritière de l’époque coloniale et discriminante dans la pratique. Mais cette obligation ne peut se traduire en une version adaptée du communautarisme anglo-saxon. L’urgence est là et la maturité aussi. Notre histoire peut nous y aider si nous la prenons dans son intégralité et assumons sans faille nos forces, nos faiblesses et surtout nos valeurs dont la Laïcité. Cette dernière est ici entendue comme l’expression de la séparation des Eglises et de l’Etat avec un Etat neutre et une liberté de culte. Elle ne peut être prétexte à discriminer. La législation est suffisante pour répondre aux expressions religieuses lorsque celles-ci interpellent le domaine public et l’intérêt général. Il nous importe de bien faire connaitre la loi à tous, de la faire respecter et de promouvoir notre modèle à travers l’ensemble de nos politiques, en priorité éducatives. Pour autant, la question du vivre-ensemble, du « vivre en intelligence » n’a pas été assez intégrée comme identité constituante de notre modèle républicain. Tendre vers un idéal sans le contextualiser finit par le fragiliser du fait de sa mise en concurrence avec d’autres modèles qui, à défaut de moins exclure, déçoivent moins ! Nous constatons que notre modèle a failli particulièrement auprès des jeunes générations totalement connectées au reste du monde, auprès des plus vulnérables. Quel horizon, quel progrès, quel avenir offre-t-il ? Quel espoir soulève-t-il ? Notre responsabilité est de répondre à ces attentes, nous qui avons foi dans le progrès social et l’émancipation des individus. Nous devons interroger notre modèle social afin qu’il permette plus d’inclusion sociale et lutte contre les discriminations. La Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité sont des valeurs qui se partagent et auxquelles on adhère. Pour conclure, la Laïcité est constitutive de notre identité, de notre patrimoine, de notre culture. Elle est notre bien commun à tous. Elle doit permettre de vivre le multiculturalisme de façon apaisée et respectueuse. Elle ne peut toutefois garantir à elle seule la cohésion nationale et sociale.

Paule Villette, 11 octobre 2014 à 14h02

CITOYEN JUSQU'AU BOUT ! Chacun de nous connaîtra la mort et chacun de nous se révolte contre cette violence supplémentaire que sont souvent les conditions du « mourir ». Nos concitoyens ont l'expérience qu'aujourd'hui en France, les conditions de la fin de vie sont pour beaucoup intolérables, contraires à leur volonté et socialement injustes. Nous Socialistes, nous voulons une nouvelle loi qui permette à chacun, pour lui-même, d'exercer sa liberté individuelle quant aux conditions de son ultime acte de vie. Liberté et responsabilité jusqu'au bout. Seule la loi républicaine peut protéger l'individu de décisions prises par d'autres que par lui-même. Les positions médicales et/ou les dogmes religieux s'exercent souvent aux dépens de notre libre-arbitre. La loi actuelle, votée en 2005, est peu connue, mal appliquée et donne lieu à des batailles judiciaires totalement inhumaines dans leurs conséquences. Nous Socialistes nous voulons une véritable loi d'émancipation, une loi laïque à l'instar de notre République. Nous Socialistes, nous savons que les Français nous veulent plus efficaces pour combattre le chômage, mais ils ont aussi la douloureuse expérience de la fin de vie de leurs proches. Ils savent les injustices sociales dans ce domaine : les difficultés à faire face au discours tout puissant du corps médical, le combat pour trouver, au moment voulu, une place dans une unité de soins palliatifs, la mort dans la solitude à l'hôpital en dépit du professionnalisme et du dévouement des personnels, le coût de l'exil forcé pour mourir sereinement dans les pays qui offrent cette liberté... L'engagement 21 de François Hollande est une urgence pour plus de liberté et de justice sociale.

Rennes sud-ouest-Bréquigny Section du PS, 11 octobre 2014 à 13h37

La France est riche de ses diversités : géographiques, culturelles, sociales... Elle doit se penser et s’assumer comme telle dans le respect de son héritage issu des Lumières et des valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Au regard des enjeux de la mondialisation, de la construction européenne, de son positionnement historique dans cette Histoire et de son histoire migratoire, elle a l’obligation de proposer un nouveau modèle, fondé sur un nouveau contrat social. Cette obligation de régénérescence implique de dépasser notre conception traditionnelle de l’universalisme républicain, héritière de l’époque coloniale et discriminante dans la pratique. Mais cette obligation ne peut se traduire en une version adaptée du communautarisme anglo-saxon. L’urgence est là et la maturité aussi. Notre histoire peut nous y aider si nous la prenons dans son intégralité et assumons sans faille nos forces, nos faiblesses et surtout nos valeurs dont la Laïcité. Cette dernière est ici entendue comme l’expression de la séparation des Eglises et de l’Etat avec un Etat neutre et une liberté de culte. Elle ne peut être prétexte à discriminer. La législation est suffisante pour répondre aux expressions religieuses lorsque celles-ci interpellent le domaine public et l’intérêt général. Il nous importe de bien faire connaitre la loi à tous, de la faire respecter et de promouvoir notre modèle à travers l’ensemble de nos politiques, en priorité éducatives. Pour autant, la question du vivre-ensemble, du « vivre en intelligence » n’a pas été assez intégrée comme identité constituante de notre modèle républicain. Tendre vers un idéal sans le contextualiser finit par le fragiliser du fait de sa mise en concurrence avec d’autres modèles qui, à défaut de moins exclure, déçoivent moins ! Nous constatons que notre modèle a failli particulièrement auprès des jeunes générations totalement connectées au reste du monde, auprès des plus vulnérables. Quel horizon, quel progrès, quel avenir offre-t-il ? Quel espoir soulève-t-il ? Notre responsabilité est de répondre à ces attentes, nous qui avons foi dans le progrès social et l’émancipation des individus. Nous devons interroger notre modèle social afin qu’il permette plus d’inclusion sociale et lutte contre les discriminations. La Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité sont des valeurs qui se partagent et auxquelles on adhère. Pour conclure, la Laïcité est constitutive de notre identité, de notre patrimoine, de notre culture. Elle est notre bien commun à tous. Elle doit permettre de vivre le multiculturalisme de façon apaisée et respectueuse. Elle ne peut toutefois garantir à elle seule la cohésion nationale et sociale.

Castelnau-Picampeau le Fousseret Section socialiste, 11 octobre 2014 à 13h26

SECTION SOCIALISTE DE CASTELNAU-PICAMPEAU/LE FOUSSERET 10 octobre 2014 à 21H00 Notre contribution part d’une seule réflexion, celle du « Réapprendre à Vivre Ensemble » malgré nos différences, pour que chacun, comme il le mérite ait sa place dans notre société. Nous nous sommes interrogés sur la motivation qu’est devenu le monde du travail. Existe-t-il encore le sens du devoir, de solidarité. Tout simplement, le goût du travail pour le travail. La réponse est : promotion hiérarchique dans le but de s’enrichir le plus possible et peu importe les moyens utilisés pou y arriver. Moralité, trop de rivalité engendre la violence entre les êtres humains. Chacun devrait avoir sa chance et surtout avoir droit à un minimum de reconnaissance. Et la reconnaissance, ne passe t- elle pas, avant tout, par l’égalité des droits. Force est de constater, entre autre, que nous sommes bien loin d’une véritable parité entre homme et femme. Et pourtant, ne vaut– il pas mieux faire une force de vie du « Vivre Ensemble » plutôt qu’un conflit qui se caractérise presque toujours par la violence et nous ramène sans cesse sur le rapport du faible au plus fort. Trop d’écarts de richesse de plus en plus démesurés entre les pauvres et les riches ; Le développement du terrorisme ; L’insécurité croissante, sociale, écologique et civique ; La prolifération des réseaux criminels ; Le poids que représente la finance sur toutes les décisions politiques. (La liste est longue). Pourquoi ne pas lutter efficacement contre toutes ces dérives rentières et spéculaires de l’économie financière pour enfin mettre un terme aux paradis fiscaux. Que la justice des hommes soit la même pour tous (un homme politique jugé et condamné devrait être inéligible). Que nos valeurs nous soient restituées dans une même logique afin d’en faire un véritable exemple de vie à nos enfants. Respect de la laïcité, respect de notre histoire, de nos racines, respect de l’autre et de ce qui nous entoure. Un retour à l’enseignement des cours civiques. Prendre conscience que les ressources produites par la science et la technique ne remplaceront jamais nos ressources naturelles, réapprendre à consommer mieux et sans profit. (Foutaise, que le gabarit d’un fruit n’aurait pas sa place dans notre chaine alimentaire, est- il moins savoureux pour celui qui a faim !). Où sont passées nos valeurs, que sont devenues nos traditions culturelles pourtant si diverses et riches, que reste t- il de nos repères, du partage ou tout simplement du bonheur de « Bien Vivre Ensemble ». A force de progrès, nous vivons dans l’indifférence et l’égoïsme aussi, ne faut- il pas s’étonner que se développe partout dans le monde un climat de corruption.

hind Saoud, 11 octobre 2014 à 11h54

La France est riche de ses diversités : géographiques, culturelles, sociales... Elle doit se penser et s’assumer comme telle dans le respect de son héritage issu des Lumières et des valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Au regard des enjeux de la mondialisation, de la construction européenne, de son positionnement historique dans cette Histoire et de son histoire migratoire, elle a l’obligation de proposer un nouveau modèle, fondé sur un nouveau contrat social. Cette obligation de régénérescence implique de dépasser notre conception traditionnelle de l’universalisme républicain, héritière de l’époque coloniale et discriminante dans la pratique. Mais cette obligation ne peut se traduire en une version adaptée du communautarisme anglo-saxon. L’urgence est là et la maturité aussi. Notre histoire peut nous y aider si nous la prenons dans son intégralité et assumons sans faille nos forces, nos faiblesses et surtout nos valeurs dont la Laïcité. Cette dernière est ici entendue comme l’expression de la séparation des Eglises et de l’Etat avec un Etat neutre et une liberté de culte. Elle ne peut être prétexte à discriminer. La législation est suffisante pour répondre aux expressions religieuses lorsque celles-ci interpellent le domaine public et l’intérêt général. Il nous importe de bien faire connaitre la loi à tous, de la faire respecter et de promouvoir notre modèle à travers l’ensemble de nos politiques, en priorité éducatives. Pour autant, la question du vivre-ensemble, du « vivre en intelligence » n’a pas été assez intégrée comme identité constituante de notre modèle républicain. Tendre vers un idéal sans le contextualiser finit par le fragiliser du fait de sa mise en concurrence avec d’autres modèles qui, à défaut de moins exclure, déçoivent moins ! Nous constatons que notre modèle a failli particulièrement auprès des jeunes générations totalement connectées au reste du monde, auprès des plus vulnérables. Quel horizon, quel progrès, quel avenir offre-t-il ? Quel espoir soulève-t-il ? Notre responsabilité est de répondre à ces attentes, nous qui avons foi dans le progrès social et l’émancipation des individus. Nous devons interroger notre modèle social afin qu’il permette plus d’inclusion sociale et lutte contre les discriminations. La Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité sont des valeurs qui se partagent et auxquelles on adhère. Pour conclure, la Laïcité est constitutive de notre identité, de notre patrimoine, de notre culture. Elle est notre bien commun à tous. Elle doit permettre de vivre le multiculturalisme de façon apaisée et respectueuse. Elle ne peut toutefois garantir à elle seule la cohésion nationale et sociale.

jeremie, 11 octobre 2014 à 11h36

Laicité et république Un socle de valeurs à réaffirmer Constat: Laicité, Répubique et vivre ensemble mis à mal Plusieurs valeurs profondes des socialistes, essentielles, sont mises a mal par des comportements et des valeurs individualistes qui deviennent bien plus répandues, naturelles et évidentes que les valeurs de solidarité et de vivre ensemble qui sont le ciment de la république. Cet individualisme a permis les revendications croissantes des religions sur l'éducation, la politique internationale, ou encore l'accompagnement des citoyens. La limitation de la religion à la sphère privée n'est plus une évidence. Cet individualisme se manifeste également au travers des comportements consuméristes, les valeurs du luxe et du paraître, de la possession plus que les valeurs de la solidarité et de la redistribution. Le consentement à l'impôt toujours moins évident avec l'idée toujours plus répandue que les dépenses collectives sont nécessairement trop importantes, innutiles, mal gérées. Cet individualisme qui se manifeste encore dans la moindre implication des citoyens dans les organisations et structures collectives – syndicats, écoles, associations sportives, intégration des étrangers, qui structurent et organisent le débat, qui sont les lieux naturels – pour les socialistes - de la négociation, du projet républicain, de l'éducation populaire, etc. Quelques propositions : Toutes ces questions sont de l'ordre des valeurs qui constituent la carte d'identité des socialistes, et sont des thèmes qui peuvent rassembler les Français. -> Le PS pourrait ainsi commencer par réaffirmer ces valeurs de croire au collectif plus qu'à l'individualisme, et l'intégrer au coeur de son projet. Car pour espérer porter un projet fédérateur pour tout le pays le parti doit avant tout réussir à se rassembler sur son propre projet. -> Le PS pourrrait aussi (re)donner de l'importance à la participation des citoyens en général, à la société civile, à la vie de l'école, dans l'entreprise, pour l'intégration. Et là encore montrer l'exemple en interne. -> Préserver et développer les lieux et espaces publics du vivre ensemble est aussi un moyen de réduire les peurs liées au repli sur soi.Le PS pourrait favoriser ce respect des lieux du vivre ensemble, en en tenant compte dans les projets d'urbanisme, voire en organisant la préservation des lieux de proximité qui tendent à disparaitre. ->Mobiliser les habitants, les amener à se saisir de la société, raviver le débat en travaillant à la formation des citoyens, voilà des objectifs que les socialistes ont porté dans l'histoire. Ils peuvent s'en ressaisir et ne pas laisser les anciens des grandes écoles monopoliser la parole publique.

Marie-Carmen GARCIA, 11 octobre 2014 à 10h15

Contribution section de L'Union

Jean-Paul Saint-Léger, 11 octobre 2014 à 9h57

La laïcité principe organisateur du "vivre ensemble" est indispensable à tous les citoyens, quelques que soient leur origine et leur condition, dans le respect des croyances spirituelles privées ou de l'absence de croyance de chacun. Réaffirmant une indéfectible adhésion au principe de laïcité et en cohérence avec le préambule de la constitution de la République qui affirme: "la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale", il est donc évident que: - le concordat de 1801 (régimes particuliers) soit abrogé, - les lois Debré, Carle et toutes les lois anti-laïques soient également abrogées. La laïcité doit garantir l'indépendance de l'Etat vis à vis des intérêts particuliers ainsi que l'égalité des citoyens devant la loi. La laïcité doit être un sûr garant de la paix civile.

SECTION PS HENIN BEAUMONT, 11 octobre 2014 à 8h50

Lutter contre les populismes pour refonder une nouvelle souveraineté populaire Le populisme est un dévoiement de la souveraineté populaire qui prospère d’abord sur les territoires que la gauche a abandonnés. Alimenté par le légitime « ras le bol social », il plonge l’électorat dans une radicalité destructrice qui se manifeste par le choix de la démagogie (FN), le repli (communautarisme) ou le renoncement (refus de vote). A cette radicalité destructrice et morbide, nous devons opposer une radicalité constructive et joyeuse. Pour reconquérir les territoires perdus et faire reculer le populisme, il faut réaffirmer le clivage politique entre la droite et la gauche, et mener une politique de gauche décomplexée, qu’il s’agisse des luttes sociales, mais aussi de la sécurité, de la nation, ou de l’immigration. Aucun thème politique n’a vocation à être naturellement préempté par la droite. Lutter contre les conservatismes, et dire ensemble et avec force : « oui c’est possible » ! Pour grandir et gouverner, la droite « décomplexée » s’est dite populaire (UMP) et a multiplié les appels au « peuple qui se lève tôt et travaille dur ». L’extrême droite, pour convaincre et s’implanter dans les esprits, s’accapare les symboles de la République sociale (Jaurès) et parle aux « petits et aux sans grade ». Pourquoi l’UMP et le FN font-il ces « emprunts » aux valeurs de la gauche ? Parce qu’ils savent que notre pays a besoin de la gauche. Pour conquérir le pouvoir, ils se travestissent et avancent masqués. Pourquoi peuvent-ils le faire ? Parce que nous les avons laissés faire et avons insuffisamment défendu nos territoires. La gauche ne peut pas mourir. Mais le PS peut disparaître s’il n’écoute pas, à nouveau, la voix et l’appel du peuple. Car c’est le PS qui doit être utile au peuple et non l’inverse. Le temps d’une social-démocratie du compromis et de la tiédeur est révolu. Pour lutter contre le populisme, il faut être populaire. Nous, socialistes d’Hénin Beaumont, demandons à celles et ceux qui nous représentent, qui ont été élus pour se battre au nom du peuple français, de continuer avec courage et détermination à mettre la démocratie parlementaire au service de la transformation sociale, de ne jamais perdre de vue l’idéal de justice et les aspirations populaires qui les ont portés aux responsabilités. Nous les soutenons et les soutiendrons dans cette action noble, juste, efficace.

Sylvie DE BÉARN, 11 octobre 2014 à 8h44

Nous devons nous référer au pacte républicain, c’est-à-dire aux valeurs de la République : Liberté Egalité Fraternité et aux fondamentaux de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen. Aucune communauté ne doit bénéficier de droits dérogatoires au droit commun. L’école c’est le socle. Elle doit mettre, dès le plus jeune âge, en situation de jeux et de travail, des enfants de milieux et de culture diverses. Elle doit former des citoyens aptes à réfléchir et à décider Les principes de la laïcité sont souvent attaqués de façon frontale (lobbies cléricaux, manif pour tous, affaire Baby-Loup, discours de Latran), ou sournoise (ministres participants es-qualité à un office religieux, subventions indues). En France, faire partie d’une communauté religieuse et avoir la statut d’un citoyen « vertueux » sont deux notions totalement différentes : la république « une et indivisible » constitue un « corps laïque », dont chaque citoyen fait partie, à partir du moment où il obéit à ses lois, et en est exclu, à partir du moment où il s’en affranchit. L’éthique républicaine est donc considérée comme supérieure à la morale religieuse. Ce qui n’est pas vrai dans d’autres pays, ou un chef d’Etat peut invoquer la protection de Dieu et jurer sur la Bible, l’est en France où la déclaration officielle d’une appartenance religieuse par un politique apparait comme une déclaration clivante et partisane. Certains parlent de « racines chrétiennes » pour l’Europe. N’oublions pas le traumatisme des guerres de religion et la naissance de la philosophie humaniste, profondément laïque, dont les plus grands portes-parole ont été Rabelais et Montaigne. N’oublions pas non plus la philosophie des lumières elle aussi profondément laïque et porteuse d’une éthique et d’une pensée politiques modernes. La droite confond souvent morale religieuse et éthique laïque. C’est donc à la gauche d’affirmer haut et fort les valeurs laïques, au nom de la défense de l’état républicain. Les politiques doivent faire comprendre aux différentes communautés religieuses l’importance fondamentale de cette obligation de réserve qu’on leur impose, refuser de la faire est faire le jeu de l’extrême droite, nos grands-pères l’avaient bien compris lorsqu’ils ont formé ces instituteurs laïques et républicains, porteurs d’une éthique laïque extrêmement stricte. La laïcité protège les religions. Nous devons faire respecter la loi sur le port du voile, comprendre que la République n’a pas réussi à prendre le relai, d’une part de la solidarité qui reste beaucoup l’affaire des communautés religieuses et d’autre part du caractère solennel des célébrations (mariage, baptême), lutter efficacement contre l'illettrisme.

Marc Lebret, 10 octobre 2014 à 23h26

Vive la laïcité ouverte sur les religions ! Faisons-la vivre, vite ! Au Parti socialiste, il n’y a pas de problème spécifique d’antisémitisme et d’islamophobie, mais il y a un problème des religiophobie. Et s’il y avait une phobie antireligieuse, la 1ère serait probablement la cathophobie comme le disent bien volontiers des Parlementaires. La laïcité française est bien sûr un trésor, mais une conception étriquée, contraire à l’esprit de la loi de 1905, tend à rejeter les religions dans la seule sphère privée. Parler de religion est un tabou au PS français. Beaucoup de socialistes et le conformisme ambiant font que notre Parti est tombé dans les stéréotypes, l’ignorance, pour ne pas dire dans l’obscurantisme anti ou a-religieux. Or le contexte actuel se caractérise par la montée de communautarismes identitaires et des dérives fondamentalistes, fanatiques, voire barbares de certains petits groupes, notamment dans l’islam, que tant de jeunes de banlieue sont tentés de rejoindre. Il est nécessaire et urgent de promouvoir une laïcité ouverte, ou inclusive comme on voudra, des religions. Ayons le recul nécessaire pour ne pas voir dans les religions que ses aspects négatifs que l’on répète sempiternellement. Les religions assument un rôle majeur par la myriade d’associations qui se battent au quotidien dans le social, grâce souvent à des bénévoles croyants. L’apport des religions au vivre-ensemble en France est crucial, c’est une évidence. Faisons vivre une laïcité où celui qui croit au ciel et celui qui n’y croit peuvent débattre ouvertement, coopérer dans la fraternité.

Philippe Szynkowski, 10 octobre 2014 à 22h35

De part l'histoire de la société française, les 2 termes de laïcité et République sont souvent associés. Pour en arriver là, sur plusieurs siècles, l'Etat, qu'il soit royal, impérial puis finalement républicain, s'est progressivement dégagé de l'influence de la religion, principalement du catholicisme, que le politique est parvenu à écarter de la gestion publique après un combat sur plusieurs siècles. Rappelons le fameux "l'Etat c'est moi" de Louis XIV, affirmation non pas narcissique mais par laquelle le souverain affirmait la séparation entre sphère publique où s'exerce la prééminence du politique et sphère privée, idée qui sera reprise par le général de Gaulle plus de 300 ans après. Rappelons encore que la Révolution française de 1789 a consacré la liberté de pensée, y compris les croyances "même religieuses", alors que l'Eglise catholique s'est progressivement mobilisée contre le nouveau cours. Cette manière de voir permet à chacun de croire et faire ce que bon lui semble, dans la limite des lois qui régulent la vie sociale et déterminent les limites de l'action privée, le principe par défaut étant la liberté. La liberté individuelle est donc à la base de la laïcité. Les soubresauts post-révolutionnaires, avec des régimes différents (royauté, 1er et second empire) n'ont pas empêché l'Eglise catholique, jusqu'en 1940, d'influencer les affaires publiques, car la loi de 1905 sur la laïcité puis celle de 1920 n'ont pas été favorables à ses intérêts, sauf l'Alsace-Moselle, où les ministres du culte sont fonctionnarisés avec enseignement religieux obligatoire. Peu importe au fond que dans certains textes fondateurs de la laïcité comme en 1789 on parle de droits "sacrés" ou d'un être suprême. Laïcité et république sont liés à notre histoire, avec l'émergence sur le long terme d'un démocratie politique, fondée sur les valeurs révolutionnaires. C'est un lien fondamental entre français, de l'ordre de l'adhésion et fondé sur la raison, qui influe sur nos valeurs et autres réflexes collectifs, sans appartenance ni fusion, une "manière d'être ensemble sans être semblable", comme l'indique le Pr Coiffet de l'université Bordeaux 2; d'où la solidarite entre citoyens porteurs de valeurs communes : langue, coutumes...Avec le temps et la prédominance de l'Etat et autres entités publiques, des problèmes sont apparus, liés aussi à la fois à la mondialisation avec l'arrivée en France de populations ayant d'autres traditions et manières d'être : religion parfois, modes de vie... (suite dans le pdf).

Marie-Jeanne TAUREAU, 10 octobre 2014 à 22h28

Etat social et service public L’école doit redevenir un ascenseur social. Elle doit : - faire en sorte que chaque élève sorte du circuit scolaire avec de bonnes bases, y compris en langues étrangères. Tout mettre en œuvre pour que le socle commun soit acquis par la grande majorité des élèves. - permettre à chacun de ses élèves de trouver sa place en son sein, d’avoir une formation de qualité adaptée à ses capacités, à ses centres d’intérêt et en adéquation avec le marché de l’emploi. Un Conseiller d’Orientation Psychologue au moins par collège. Eviter l’orientation par défaut, qui est encore trop souvent la norme. - former des adultes capables de s’adapter aux évolutions durant leur parcours professionnel. - anticiper les besoins du marché du travail pour bien préparer les futurs diplômés. - faire en sorte que tous les étudiants sortant des grandes écoles puissent trouver un emploi en adéquation avec leur niveau de formation. Pour cela, trouver un dispositif compensant le manque de réseaux des étudiants venant de milieux modestes ou de classe moyenne. La section de Wittelsheim 68

NADIA EL HAJJAJI, 10 octobre 2014 à 21h34

Lors de l'introduction d'Internet dans tous les foyers grâce aux prix accessibles d'ordinateurs et la généralisation des forfaits illimités, des groupuscules ont utilisé ce moyen de communication gratuit pour faire leur propagande. Aujourd'hui leur taux d'audience est inquiétant. Et nous nous devons, nous socialistes, de lutter collectivement, de faire bloc contre toutes les extrêmes droites qui brassent de plus en plus tout type de public. Cette lutte doit être notre priorité!

Elodie Schwander, 10 octobre 2014 à 20h56

Comment « faire société » dans une France travaillée à la fois par l’individualisme, le consumérisme & le communautarisme ? 1.partir de nous, militants socialistes : quelles valeurs défendons-nous dans notre rapport concret aux autres ? quels sont nos lieux de proximité et mixité sociales? Quelle est notre relation à la propriété, au pouvoir ? Sommes-nous toujours un citoyen affiché & un militant dans l’âme, bienveillant & passeur de valeurs républicaines simples. 2.Une vie riche n’implique pas abondance de richesses matérielles. Sans acceptation fataliste de sa condition, une certaine sagesse, dénuée d’une des plaies engendrées par le consumérisme, l’envie, la jalousie, le désir de posséder ce que l’autre possède au mépris souvent de ses désirs réels, est souhaitable. Chacun a des désirs propres, et il est bon à l’équilibre du vivre ensemble qu’il puisse y accéder de façon équitable, sans empiéter sur les désirs et besoins d’autrui. 3.Le communautarisme, complexe, semble l’expression "naturelle " du désir de se retrouver entre soi, dans des références communes. Mais ce qui nous préserve du communautarisme excluant & sectaire, ségrégatif, ce sont nos principes républicains à réaffirmer sans cesse dans notre quotidien . La Laïcité est Le ferment de la vie collective & ne peut souffrir aucune exception. Au-delà de toute appartenance groupale, s’affirme la responsabilité de chaque citoyen. Il nous faut avoir le courage d’être ferme chaque fois que la laïcité est menacée et d’expliquer inlassablement en quoi elle est le garant du respect des opinions, des croyances, et pourquoi le domaine public doit rester neutre & tolérant pour chacun. 4.Ainsi le militant socialiste est celui qui sait qu’il ne sait pas & qui, curieux de tout, travaille à mieux comprendre ce monde en mutation où bouillonnent de formidables transformations sociétales. C’est un esprit libre qui n’assène pas Sa vérité à l’image d’un monolithisme de la pensée du siècle dernier dont les répliques ossifient encore certains courants politiques. Il est celui qui respecte la démocratie & la sanction des votes internes, est loyal à la ligne majoritaire dégagée, respectueux du fonctionnement de la République. C’est un être qui défend ce qu’il pense avec conviction et dans le respect des opinions contradictoires, qui privilégie le débat aux cris et huées primaires. Il n’est pas gauchiste, pas La gauche mais De gauche car les différentes sensibilités qui s’y expriment sont la preuve pour lui de la vitalité de notre démocratie. Il essaie en toutes circonstances de défendre au mieux l’intérêt général avant son intérêt particulier sachant qu’il est préférable alors de bien se connaître soi-même.

Anne Guérin, 10 octobre 2014 à 20h31

Accorder le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant en France depuis cinq ans est une promesse de campagne de François Hollande, engagé dans la promotion de la laïcité. Objets du débat politique sans en être sujets, les étrangers sont tenus dans une posture politique paradoxale. Sous le joug du pouvoir, mais privés d’accès à la scène politique, ils ne concourent pas à sa légitimité. La citoyenneté ne se cantonne pas à la nationalité. Elle est une conception plurielle et évolutive. Elle consiste à mobiliser les citoyens autour de la vie collective et de la vie de la cité, à faire de la chose politique un enjeu partagé (...) La citoyenneté comporte aussi des droits civils et sociaux, des libertés fondamentales, dont bénéficient déjà les étrangers. Le droit de vote, en constitue donc l’aboutissement. Il est important de donner aux étrangers une visibilité, un statut, convenant à leur situation. Ce qu’ils partagent avec les Français, le travail, l’habitat, la couverture médicale, l’école pour leurs enfants, les impôts locaux et sur le revenu quand c’est possible, légitime un droit de vote municipal, et à terme, régional. Si Français et étrangers font le constat de préoccupations et de déterminants électoraux partagés, les tentations communautaires pourraient se voir atténuées, grâce à un sentiment d’appartenance nouveau. Le communautarisme se nourrit des barrières entre groupes sociaux, ethniques ou religieux. En détruisant ces barrières, on affaiblit le risque de repli sur soi, en permettant notamment aux étrangers de se prononcer sur les projets collectifs proposés par les différents partis, à l'occasion des élections locales. (...). Le rapport à l’école pour les enfants serait facilité si les parents de tous les enfants avaient également la dignité du vote, un pouvoir d’action à l’échelle individuelle. Ils seraient, de surcroît, en mesure de sensibiliser ces futurs électeurs (...). Mieux cerner la notion d’intégration est un enjeu fondamental du débat. L’intégration est à la fois idée normative, imposée par l’Etat, négatrice des différences mais aussi, revendication de la part de minoritaires, au nom du droit à l’égalité. S’agit-il d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales pour favoriser ladite intégration ou bien, le droit de vote en est-il une conséquence ? On pense qu’entre les deux il y aura complète réversibilité. Enfin, il y a nécessité de réciprocité entre l’étranger qui vote et la Municipalité ou la Région. Pour avoir contribué à leurs formes, l’étranger qui vote se trouve désormais totalement impliqué dans leurs dynamiques, et doit en répondre au même titre que ses concitoyens français.

Paulette JANOUX-BOUFFARD, 10 octobre 2014 à 19h23

La France est un des rares pays à avoir une loi sur la laïcité. Cette loi nous est précieuse, préservons là, car elle est la base du respect de chacun dans la pratique où non d'une religion qui est du domaine privé. La laïcité est pour moi, le socle même de l'émancipation des femmes. Sous couvert de religion, le port du voile, de la burqua n'est que le reflet de la domination d'un sexe sur l'autre. Le vivre ensemble, c'est faire comprendre que la France est un pays libre, et vivre sur le sol français c'est respecter ses règles. Ne pas se laisser imposer d'autre modes de vie, car rapidement nous perdrons nos libertés. L'individualisme a toujours existé, mais la désindustrialisation, le chômage, la compétitivité accrue dans les entreprises avec un management sauvage, des objectifs à atteindre qui mettent les salariés en compétitivité entre eux a cassé une solidarité. Le syndicalisme, source de formation et d'émancipation, malgré une remise en question n'a plus la même audience face à ce management et à l' individualisme qui en découle. Quelle formation pour nos pdg ?, nos cadres ? pour redonner un mieux vivre dans les entreprises et quelle place pour les syndicats ? Un contre pouvoir est toujours nécessaire. Les discriminations à l'embauche sont encore trop nombreuses. Le communautarisme se nourrit de l'exclusion, de la pauvreté, du rejet de l'autre. Les associations de quartiers, les collectivités territoriales peuvent rappeler ces principes de la laïcité et organiser des actions, même ludiques, pour en parler, et c'est dès la petite enfance qu'il faut intégrer dans l'éducation, une présentation objectives de toutes les religions. Ne pas oublier de parler de l'histoire des femmes, qui ont fait avancer ces droits et donc certaines y ont laissé leur vie.

patrick lemullier, 10 octobre 2014 à 19h20

Laïcité et République Grand principe de notre république issu de la révolution. Désacralisation de l'organisation sociale qui peut donc être soumise à la critique et à la transformation. Nous avons besoin de la laïcité (condition siné qua non) pour le vivre ensemble. Le fondement même de l'école publique (les profs sont-ils formés à l'apprentissage de la laïcité ?) La laïcité ne doit pas être un formatage des consciences, des individus. La laïcité cest le maximum de libertés pour un individu dans une société. La laïcité ne s'oppose pas aux religions, elle les protègent. La laïcité ne doit pas être un dogme face à l'évolution de notre société. Trop d'accommodements des politiques (surtout de droite mais aussi de gauche) .Horaires décalés femmes hommes dans les piscines, menus communitaristes dans les cantines......etc .Manifestatios des serviteurs des religions sur le domaine public (mariage pour tous, P.M.A.,G.P.A. .....etc) "un instituteur ne remplacera jamais un prêtre" paroles d'un président de la république française Ces accommmodements pertubent le peuple de gauche et tous les laïques. Ces accommmodements alimentent le discours des extrêmes. Pas de réponse politique (P.S.) ferme à ces accommodements. Les élus P.S. se doivent d'être exemplaires sur la défense de la laïcité (combat de chaque jour). Pourquoi pas des cours d'histoire des religions dans le primaire et le secondaire (peur de ce que l'on ignore) ? Pourquoi pas une journée de la laïcité en 2015 (110 ans) ? Pourquoi pas une charte des élus P.S. / Laïcité ? Pourquoi pas une évaluation des élus P.S. par les militants / Laïcité ? Pourquoi les universites ne sont pas dans la loi ? Efficience de l'observatoire de la laïcité ?

MICHEL DACULSI, 10 octobre 2014 à 18h42

J'assume cette année la Présidence du CDAL (Comité départemental d'action Laïque) dans le 44 et adhérent au Parti socialiste. Ma contribution concerne la loi Carle: Une commission parlementaire s’est tenue au sujet de la loi Carle et ses incidences. Cela a amené un rapport du Sénat, qui stipule que seul un tiers des élèves (300 000 élèves) scolarisés dans le privé seraient des non-résidents de la commune, parmi ces 300 000 élèves, il y a 100 000 élèves en maternelle, donc il reste 200 000 élèves. Il semblerait d’après ce rapport que seuls 30 000 élèves rentreraient dans la définition de la loi Carle. Les ministères se contentent de dire que cette loi n’a rien changé actuellement et que cela ne coûte « seulement » que 16 000 000 d’euros, qu’aucun flux d’élèves vers le privé n’a été remarqué à cause de cette loi. Cette conclusion est choquante pour tous les laïques. Il est plus aisé d'abroger une loi qui justement est peu ou pas appliquée, la droite ne se gênera pas pour l'activer, le privé voulant optimiser ses moyens s'engouffrera. En qualité de contribuables, 16 millions est une somme en cette période de diète budgétaire. "Socialistement" vôtre.

Section de Pré Saint-Gervais, 10 octobre 2014 à 18h23

Parler de république ou de laïcité provoque trop souvent raidissement, confusion et anxiété. Pourtant, ces valeurs sont une richesse. Nous vivons dans une société qui exacerbe les différences, qui stigmatise les identités d’avantage qu’elle ne met en avant ce qui nous rassemble et ce qui nous unit. La Laïcité, parce qu’elle garantit à chacune et à chacun la possibilité de croire ou de ne pas croire, est une valeur inclusive. Elle permet la reconnaissance de chacun d’entre nous grâce au respect de tous. Elle est héritée de la révolution et au cœur du projet républicain : l’égalité. La République, c’est en effet la promesse de l’égalité faite à chacun. L’égalité en droit, l’égalité réelle, l’égalité des territoires. Ses valeurs, Liberté, Egalité et Fraternité nous protègent des situations de domination et d’exclusion. Ils fondent l’état de droit qui doit nous protéger de l’arbitraire. La République, c’est, dès lors, un ensemble de de loi et de protection qui corrigent les inégalités, en particulier sociales. Que cela soit pour lutter contre les discriminations, pour parvenir à l’égalité entre les hommes et les femmes ou reconnaître ses minorités : notre République doit se doter de lois qui protègent collectivement tout en conciliant les aspirations individuelles. Elle doit, face à la poussée des individualismes et aux questionnements identitaires, parler à chacun. C’est-à-dire prendre en compte tout autant les individus que leurs différences et, de là, donner à chacun les moyens de participer et de s’intégrer. En ce sens, la loi sur le mariage pour tous est une loi républicaine car elle répond à cette exigence d’égalité exprimée dans le corps social. La République ne se décrète donc pas et, au-delà de l’égalité des chances, la République s’incarne dans et par une action publique forte qui parle à chacun. Lorsqu’elle est contestée c’est parce qu’elle ne remplit pas sa promesse d’égalité.

MarieFrance EYMERY, 10 octobre 2014 à 16h06

Il faut que le PS et la gauche se réapproprient la laïcité ; l’extreme droite en a fait une bannière de guerre contre l’islam. Nous ne pouvons l’accepter. Il faut nous rassembler autour de la laïcité, valeur de tolerance et de fraternité et en faire un vecteur du vivre ensemble, à travers l’art, la culture et l'école.

James Tellier, 10 octobre 2014 à 15h28

Cette contribution est celle de la Section cantonale de Méru (60110). Texte adopté par la Section, lors de sa réunion du 8 octobre , après un débat sur le thème "Laïcité et République" PDF en pièce jointe. James TELLIER Secrétaire de Section

claude guillemette, 10 octobre 2014 à 14h31

L’Education : pas de réforme mais un travail en profondeur Tout est important surtout l’éducation. Notre société est bâtie sur des valeurs qui nous permettent de mieux vivre ensemble et c’est l’éducation qui en est l’instrument principal . Elle doit être tout d’abord laïque c’est à dire tolérante et accepter toutes les philosophies toutes les religions. Il faut le dire et le redire car l’école confessionnelle n’est pas la panacée pour le vivre ensemble. Elle oriente fatalement vers une pensée unique. Il y a un travail d’information à faire auprès de la population pour expliquer les conséquences d’un enseignement religieux. Mais d’un autre côté il faut que la qualité de l’enseignement de l’Ecole de la République soit au moins aussi bonne que celle de l’enseignement dit « libre ». Elle doit être attractive et non rébarbative Trop d’enfants considèrent l’Ecole comme une corvée. Est-ce possible de faire en sorte qu’un maximum d’enfants puisse prendre du plaisir à découvrir, à apprendre ? Nous le pensons. Une réflexion en profondeur doit être menées par les enseignants pour trouver les différents leviers qui relance une motivation souvent perdue (émulation, notes ou pas notes, relier l’abstrait au concret introduire un aspect ludique…..) Il faudra peut-être être moins ambitieux et alléger les programmes mais rien ne peut remplacer le goût de l’effort et de la réussite. Elle doit aussi donner aux jeunes des perspectives d’avenir : Dès le collège il faut mettre les jeunes en contact avec le monde du travail. Tous les moyens sont bons à condition qu’ils soient motivés par l’intérêt de l’enfant : visites, stages, centres d’apprentissages, sans limites d’âge. Il faut relier le mode de l’entreprise à l’Ecole. La difficulté réside dans le fait qu’il faut continuer de travailler le volet Culture Générale. Mais l’un peut entraîner l’autre. Elle doit faire preuve d’Intransigeance totale sur la notion de respect des individus Il n’est pas tolérable d’accepter violence et insultes dans un établissement scolaire. La moindre dérogation doit être sanctionnée. Il doit être possible de mettre en action, parents assistantes sociale, éducateurs, services médicaux, juges, police…. afin de combattre ce disfonctionnement. L’Ecole doit être un lieu de paix et de respect de la personne humaine. Enfin l’Education nationale doit trouver des solutions de reclassement honorables pour des enseignants en souffrance qui ne peuvent plus assurer correctement leur mission auprès des enfants. La loi a été votée dans le passé mais les décrets d’application ne sont jamais parus

BIARRITZ SECTION DE, 10 octobre 2014 à 13h09

Ci-joint (format pdf) contribution de la Section Socialiste de Biarritz

Michèle VERDELHAN, 10 octobre 2014 à 12h13

La section PS de Castelnau-le-lez a choisi de relier laïcité et intégration dans la contribution ci-jointe, car la laïcité de l'Etat est un facteur primordial de liberté, d'égalité et de fraternité, donc d'intégration.

Jean-Noël Section d'Orgelet, 10 octobre 2014 à 11h46

La laïcité est régie par la loi datant de 1905.Conception et organisation de la société sont fondées sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat excluant les églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif en particulier de l’enseignement.Caractère démocratique =respect des libertés fondamentales.Caractère social résulte de l’affirmation du principe d’égalité.Il s’agit de contribuer à la cohésion sociale et de favoriser l’amélioration de la condition de vie des plus démunis.Les difficultés pour nos Etats à concilier gestion et maintien de la cohésion sociale encouragent les récupérations.L’Etat et ses représentants ont la responsabilité de ne pas céder aux pressions de groupes extrémistes religieux,politiques ou communautaires.La Constitution de 1958 garantit aux citoyens les droits politiques et sociaux.Toute tentative de remise en cause est inacceptable.Toute hésitation aurait valeur de renoncement aux principes fondamentaux de la République et de la laïcité,et risquerait de renforcer la défiance des citoyens envers la chose publique.L’Etat doit pouvoir faire en sorte qu’en faisant appliquer la loi, il soit le garant des équilibres nécessaires au bien vivre ensemble.Il est nécessaire de sanctuariser certains secteurs.L’école de la République, espace de liberté,d’émancipation a vocation à former les citoyens de demain dans le respect des principes de notre République.Les débats au sujet du port de signes extérieurs d’appartenance à une religion et les pressions exercées par certains sont regrettables.Le principe de laïcité doit y être appliqué sans faiblesse.Le vivre ensemble ne peut se concevoir sans un Etat fort sur ses missions régaliennes c’est-à-dire garant des droits et des libertés de tous dans le respect des règles.On ne peut concevoir le bien vivre ensemble sans une condamnation affirmée de toute dérive.La force intégratrice de la laïcité passe par la reconnaissance par tout citoyen de ces principes.L’acceptation et le respect des règles de vie ne peuvent que favoriser l’intégration.D’où l’importance de l’affirmation des socles communs.Les institutions territoriales relais de l’Etat doivent de par leur proximité avec les citoyens permettre de capitaliser sur la diversité locale.Elles sont les plus à mêmes de valoriser les parcours,de permettre une expression libre mais respectueuse des codifications et de faire en sorte que l’acceptation des différences dans le respect des principes de laïcité et de la République soient absolus.Nous attendons du Parti Socialiste qu’il fasse preuve de la plus grande vigilance quant au respect des principes de la laïcité et des fondements de notre République.

Fédération du PS de la Charente, 10 octobre 2014 à 11h35

Laïcité et République 1. Reprendre sa dimension historique. * Combat contre le pouvoir des religions. * Volonté d'hommes politiques sur ce qui doit être le temporel et le spirituel. * Compromis entre l’État et le culte : droit à la différence et à la tolérance. * Ne pas mélanger le public et le privé afin de ne pas provoquer de conflits. * C'est un droit à la différence, à la tolérance et accepter la pratique de chacun d'une religion. 2. Dans les différents pays : * Concept flou et très hexagonal. * La notion laïcité évolue selon les pays. 3. Réflexions menées dans le passé : * Ce concept devait être évolutif. * Cette évolution devrait se faire au quotidien. * Vivre ensemble avec des disparités historiques. * C'est comme l'air que l'on respire. 4. Le FN se fait le défenseur de la laïcité et redéfinit le sens du mot. 5. Rapport à l'islam : * Certains se raccrochent à la laïcité par peur du développement intensif de l'islam. Transformation du sens du mot avec les problématiques actuelles. * Le port de la burqa est dangereux pour la protection des femmes et son identité. * Le port de la burqa est dangereux pour la sécurité. Conclusions : Respecter et faire respecter la charte de la laïcité dans les écoles publiques. Combattre les intégrismes religieux quand ils prétendent imposer leurs conceptions morales et sociétales au mépris de l’éthique Républicaine. Rappeler que la laïcité est une valeur d’égalité, de liberté, et du vivre-ensemble. Supprimer les subventions publiques aux écoles confessionnelles

Par la section de Valence Jean Yves Dupriez, 10 octobre 2014 à 11h11

« Il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante », en particulier s'il s’agit de réfléchir à la conception moderne du principe de laïcité de la République. Dans sa fonction protectrice, la République s’est dotée de ce principe qui garantit à chacun, la liberté de croire ou non, sans pouvoir en être inquiété ou empêché. La France fait une application particulièrement stricte de la laïcité qui se décompose en deux volets : protection de la liberté religieuse des individus (choix de croire ou non); interdiction de toute ingérence, de l’Etat dans la sphère religieuse et réciproquement. Aujourd’hui, la visée initiale de la laïcité demeure : parvenir à structurer une société harmonieuse. Il ne s’agit pas d’un dogme, mais d’un outil, destiné à permettre d’apaiser la société en interdisant aux religions de jouer un rôle politique, tout en protégeant la liberté de culte des individus. En ce sens, les socialistes ne peuvent que s’inscrire dans le maintient d’une conception stricte de la laïcité. Pour autant, le sujet est sensible et que le législateur devra certainement s’emparer à nouveau de cette question. La montée en puissance de l’Islam pousse certains à vouloir changer la règle alors que la laïcité, par essence, ne permet pas à l’Etat de s’immiscer dans la sphère religieuse, pour favoriser une religion qui perd de l’influence, au détriment d’une autre qui en gagne. La laïcité impose à l’Etat, de laisser les religions évoluer selon leurs propres règles, mais dans le respect d’autres principes républicains. Aussi, l’Etat conserve le droit d’empêcher, toute forme de pression religieuse, qu’elle soit culturelle ou familiale. D’où la nécessité de renforcer l’éducation à l’école notamment en insistant sur l’égalité entre les sexes et sur la liberté de confession religieuse ou d’athéisme. L’Etat devra demeurer particulièrement ferme lorsqu’il s’agit de porter un quelconque signe ostentatoire dans le cadre d’un SP. Il devrait aussi poursuivre sans relâche l’objectif de développer le vivre ensemble. Le service civique parait une solution pertinente afin de permettre un mixage des différents croyants ou non croyants, dans un cadre strictement républicain et de lutter contre le communautarisme. Enfin, la loi pourrait être améliorée, afin de fixer un cadre juridique clair de l’action locale en matière de religions (financement des écoles, construction d’équipements…). En conclusion: le principe de laïcité, dans sa conception française stricte, doit être maintenu et appliqué particulièrement fermement dans le cadre du service public, d’autre part, l’école et peut être le service civique, sont des outils essen

section de Lumbres (62), 10 octobre 2014 à 11h02

Nous rappelons que pour nous, la laïcité, par ce qu'elle est un principe qui distingue le pouvoir politique d'un côté des pouvoirs religieux d'un autre, est garante des valeurs de liberté et d'égalité individuelles de la république. Nous ne confondons pas laïcité et laïcisation. Nous faisons le constat que l'individualisme le consumérisme, les communautarismes mettent à mal les valeurs républicaines. Pour nous, il faut les combattre. Promouvoir le secteur associatif, valoriser les engagements militants, le civisme, par l'éducation et l'éducation populaire, et soutenir la famille, la parentalité et la solidarité intergénérationnelle, sont des leviers importants. Nous rappelons d’ailleurs que l'Education Nationale doit former des citoyens. Nous constatons également que les actes antisémites et islamophobes se sont développés et doivent être combattus. Sont en cause, selon nous, les médias, par les caricatures qu’elles dépeignent, et leur politique de sensationnalisme. Les discours tenus par certains responsables de droite sont également responsables. Bien évidemment, éducation et laïcité contribuent à les combattre. Mais plus avant, montée du racisme et de la xénophobie sont à la source. Vu de Lumbres, il nous semble que, plus que de problèmes de religions, antisémitisme et islamophobie relèvent de questions sociales, de racisme et de rejet de l’étranger. Nous pensons donc qu’il faut travailler sur la mixité sociale, ou ethnique, mais surtout lutter contre le chômage, car la peur du déclassement entraîne des logiques de bouc émissaire et de victimisation. Nous sommes attachés à ce que la laïcité soit expliquée partout et à chacun, parce qu'elle garantit les libertés individuelles. L'éducation et l'éducation populaire sont évidemment en première ligne. Nous sommes attachés à ce que tous les français soient traités de la même manière, quelle que soit leur région. Sur la question de la République, et de ses rapports avec les territoires, nous restons profondément attachés au principe jacobin d'égalité des territoires. La loi doit être la même partout, car la France est « une et indivisible ». Sur les structures familiales, nous sommes attachés à ce que, comme en ce moment, les principes d’égalité soient respectés. Les droits de chacun sont aujourd'hui garantis, que les noyaux familiaux soient composés de personnes hétéro- ou homosexuelles. Le mariage pour tous est conforme aux principes de liberté et d'égalité. En ce qui concerne la PMA, nous sommes attachés à ce qu'elle reste réservée aux couples hétérosexuels pour raisons médicales. Nous sommes fermement opposés à la GPA, car hostiles à la marchandisation du corps humain.

maurice Brosseau section val de Thônes, 10 octobre 2014 à 9h45

En tant qu’humanistes revendiqués nous ne devons pas avoir peur de la mondialisation, mais il faut que cette mondialisation donne l’opportunité à des peuples de se développer, d’améliorer leur quotidien. Cependant cette mondialisation doit être encadrée, pour ne pas qu’elle profite seulement aux financiers, aux spéculateurs. Un pays qui se développe deviendra un client pour des produits à forte technicité. Trop longtemps les délocalisations se sont faites seulement pour augmenter le profit de société déjà viables, au risque de faire fuiter le savoir, la technicité et se créer ses concurrents. La quête de l’argent est le principe fondateur d’une société libérale sauvage. Le pouvoir politique mondiale doit encadrer cette mondialisation. Il faut tendre à assurer un équilibre profitable à tous ou les pays en développement doivent pouvoir produire les produits de bases et les sociétés modernes les produits plus sophistiqués ainsi que l’assemblage. Il est vain de vouloir se replier sur nous même. Que deviendrait Airbus, EADS, Renault, Peugot, Total ? La matière première devrait pouvoir subir une première transformation sur notre sol ; ou de même tout produit de très grande production, devrait subir une étape du process de production sur notre sol. Ex le chêne Français est acheté par les chinois et revient en France sous forme de parquet à seulement 10% moins cher qu’une production française. Les USA ont obligé Apple a faire l’assemblage de leur tel portable aux USA sinon des taxes auraient été appliquées

Section Le Teil-Viviers (07), 10 octobre 2014 à 8h41

« Trop de démocratie tue la démocratie » : il faut arrêter de mettre la démocratie à toutes les sauces mais plutôt redorer ce mot ainsi que celui de « politique » par l’exemplarité à tous les niveaux. En effet, si nous voulons que tous les citoyens se sentent concernés par la politique et la démocratie, il faut : que tous les acteurs, du militant, en passant par l’élu mais aussi par nos grands chefs, soient exemplaires et que les promesses de campagne soient tenues. Sans exemplarité, pas de crédibilité ! Médiatiser l'exemplarité. Donner envie de « parler » de la politique Rapeler sa définition littéraire Lui redonner son sens « noble » Pour diversifier les formes d’expression et d’engagements, il est nécessaire de parvenir à intéresser les jeunes, il faut les inciter (donner envie) à participer à la vie citoyenne, il faut les former et lutter ainsi contre l’abstentionnisme et la montée des extrêmes. Il faut aussi stopper la reproduction des élites car il est plus que nécessaire que nos élus aient une vraie vision de la réalité du terrain. Il faut également repenser et revaloriser le rôle de l’élu, notamment le rôle des élus locaux .

Section Le Teil-Viviers (07), 10 octobre 2014 à 8h39

Il est nécessaire, pour faire société dans une France tiraillée à la fois par l’individualisme, le consumérisme et le communautarisme, de faire preuve de pédagogie sur ces questions-là et plus généralement sur celle de laïcité, et ce dès l’école. Il est primordial de maintenir la religion en dehors du public et de former tous les acteurs de l’éducation sur ces questions en uniformisant notamment la représentation de la laïcité. Faire de la laïcité un thème national , une « cause nationale » par une campagne médiatique lourde. Il faut que les politiques s’empreignent de cette thématique et n’aient pas peur d’en parler. En effet, la laïcité doit s’apprendre autour de valeurs communes telles que le respect, la citoyenneté… Pour renforcer le pacte républicain partout et pour tous, il faut également passer par l’éducation et compléter par des actions portées par les collectivités ou les associations. Par exemple, la commune du Teil a mis en place le Mois des diversités pour que les citoyens se questionnent et s’impliquent sur ces questions. Pour conjuguer aspiration à l’unité et expression de la diversité, il faut commencer par tenir compte des différences de territoires (ville/campagne…) mais aussi de la diversité des familles et de mode de vie(homoparentale, homosexuelle…), etc.

Section PS de Pampelonne Almayrac Ste Gemme (TARN), 10 octobre 2014 à 7h36

Ci joint la contribution rédigée par les militants de la section de Pampelonne-Almayrac- Ste Gemme (TARN)

Yann GALUT, 10 octobre 2014 à 7h16

Je pense, comme Cohérence Socialiste, que le rôle du PS est de porter une réflexion, ouverte à tous, sur la laïcité d’aujourd’hui et de demain. Créer un groupe d’action et de veille pour la laïcité au sein du PS, qui produirait un rapport d’évaluation et de prospective annuel, soumis à validation par l’ensemble de nos militants, forcerait à une remise en marche de la réflexion sur ce sujet hélas trop délaissé. Mettre en conformité nos valeurs émancipatrices et nos comportements dans la vie publique est un impératif pour nos élus, qui ne devraient pas assister à des offices religieux dans le cadre de leur mandat. En revanche, nos élus doivent rencontrer régulièrement tous les représentants des différents cultes, dans l’exercice de leur mandat, avec tolérance et neutralité, pour favoriser l’unité de la communauté nationale. Ceci pourrait être formalisé dans unecharte de comportement laïc des élus PS. La laïcité, plutôt qu’un étendard brandi par les extrémismes pour attiser les tensions, doit devenir un liant destiné à apaiser les relations entre les individus, dans le cadre d’un dialogue mûr entre l’Etat, le citoyen et les représentants des cultes. Elle doit permettre de faire ensemble société. Dans un contexte de résurgence du sentiment communautaire, doublé par une instrumentalisation du fait religieux, Cohérence Socialiste rappelle l’importance de la formation et de l’information des citoyens, dont la responsabilité incombe à tous : politiques, médias et Ecole. Nous estimons que la laïcité doit être au cœur d’un enseignement spécifique, dès l’école primaire et dans le secondaire. Les enseignants devant être eux-mêmes formés en conséquence. La religion doit rester une valeur privée, qui n’influence pas la sphère publique : il faut « laïciser la laïcité » ! Cela signifie des espaces et services publics régulés pour maitriser l’emprise des religions avec un cadre juridique renforcé pour garantir les droits de chacun.

CLEON SECTION DE CLEON, 10 octobre 2014 à 0h18

LAICITE ET REPUBLIQUE L’école et l’éducation sont la fondation et l’origine, la pierre angulaire de toute construction individuelle et collective. Que de combats de républicains pour l’imposer. Que de combats pour la sortir des dogmes religieux de l’époque, la laïcité libérant ainsi les esprits. Parmi les différentes matières obligatoires à l’école dès son plus jeune âge, l’instruction civique et morale doit devenir un guide permanent tout au long de sa scolarité (de sa vie), bien au-delà des cours élémentaires, le sujet devenant évolutif au fur et à mesure de l’avancée des programmes. Ainsi, la pensée solidariste vieille d’un siècle (Léon Bourgeois) consiste à construire un idéal, une raison de vivre où chacun, quel que soit son âge, ses origines, est redevable envers la société, envers l’autre. Véritable contrat moral et social, le solidarisme doit s’imposer dans les têtes, mais aussi par les faits dans notre société (ex : lutte contre la crise du bénévolat), car il sera le meilleur ennemi à l’individualisme. Une société éduquée passe par une discipline sans cesse renouvelée où les parents ne baissent pas les bras, où les enseignants s’imposent, où chacun prend ses responsabilités tout en étant accompagné ; enfin, nous retrouverons une République une et indivisible, laïque. D’ailleurs, La laïcité n’est pas en opposition avec les religions, mais il faut : - que la République ne salarie ni ne subventionne aucun culte - qu’elle s’applique sur l’ensemble du territoire - qu’elle soit inscrite dans la constitution - instaurer une fête la célébrant soit le 9 décembre La laïcité est au cœur du vivre ensemble, c’est un outil d’émancipation, de modernité, de construction de soi. La laïcité, c’est le droit à la différence sans différence des droits dans le respect de la personne et de sa dignité, c’est une éthique, un humanisme critique, indissociable de la démocratie. La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une ; c’est le respect de la liberté de culte et qui affirme que la spiritualité n’est pas uniquement religieuse. Ces valeurs doivent être rappelées afin de lever une partie des critiques à son encontre.

YANNICK TRIGANCE, 09 octobre 2014 à 21h01

Laïcité : une valeur de progrès Au cours des dernières années, l’avènement d’une laïcité « ouverte « ou « plurielle » a contribué, qu’on le veuille ou non, à vider de son contenu cette notion de laïcité. La laïcité, c’est la liberté : la laïcité se décline sans préfixe, suffixe, épithète ni adjectif. L’actualité, notamment les attaques insupportables contre l’école de la République et les contenus d’enseignement, les amalgames entre islam et terrorisme-nous montrent, s’il en était besoin, combien ce principe de laïcité doit rester le garant essentiel du vivre-ensemble, du respect de l’autre, de l’acceptation de l’altérité, de la liberté de conscience. Une partie de la droite et l’extrême droite proposent, elles, une vision réductrice de la laïcité . Nous n’oublions la politique du précédent Président de la République qui d’un côté invoquait les principes laïques mais de l’autre s’appuyait sur une logique communautariste visant à dresser les citoyens les uns contre les autres tout en lançant des provocations comme celle de Latran (« l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur »). C’est pourquoi, sans sectarisme et sans pointer du doigt telle ou telle composante de notre société, le débat doit être ouvert, vivant, mais avec pour seul souci de permettre à chacun de trouver sa place dans notre société, conformément aux lois de notre République. La laïcité est indissociable du modèle d’intégration au sens où le recul du racisme et de l’intolérance passe par une lutte contre toutes les discriminations, contre la fin des ghettos et de la ségrégation urbaine tout en organisant l’ensemble de l’espace et des services publics. Fondement essentiel de la République, la laïcité -dont le champ d’application ne se limite pas à l’Ecole- permettra d’éviter le piège du communautarisme et de l’exclusion à la seule condition qu’elle soit elle-même l’objet et le creuset du débat, du dialogue et du respect mutuel. Ne nous méprenons pas : derrière le débat forcément réducteur et scandaleux lancé par une partie de la droite et par l’extrême droite qui détournent de manière éhontée le principe de laïcité pour en faire une arme contre la religion et contre une en particuliers , il s’agit avant tout de savoir si la République est aujourd’hui capable de préserver, de faire vivre et de promouvoir la cohésion et la communauté nationale partout en France. Répondre à cette question, c’est pour nous reprendre cette phrase de Léon Blum : « Je le crois parce que je l’espère, je l’espère parce que je le crois ».

Section MARCOUSSIS, 09 octobre 2014 à 18h40

RESTAURER LA CONFIANCE ENVERS LA DÉMOCRATIE, L’ETAT La crise actuelle trouve ses racines autant dans les mécanismes économiques que dans le blocage des institutions françaises. Le mythe de l’homme providentiel dont découleraient tous les choix et la plupart des pouvoirs a démontré son inadéquation. La faiblesse du Parlement, la crise de représentation des couches populaires, le poids des élites technocratiques et leur porosité avec le monde de la finance constituent des dangers majeurs pour notre démocratie. Les premiers pas d’une réforme constitutionnelle. Une réforme constitutionnelle majeure s’impose. Il convient de prendre des mesures pour : • Renforcer le pouvoir du Parlement ; beaucoup se joue dans la capacité des parlementaires eux-mêmes à prendre des initiatives, à manifester leurs prérogatives en exerçant leur droit d’amendement, notamment en ce qui concerne le budget • Introduire une dose de proportionnelle substantielle aux élections législatives, conformément aux engagements présidentiels • Faire entrer dans les actes effectivement la loi sur le non cumul des mandats, en imposant aux élus de gauche de s’y soumettre avant les délais fixés par la loi • Créer un statut d’élu qui permettra plus de représentativité sociale dans le personnel politique. Nous devons préparer, avec nos partenaires de gauche et écologistes, une révision constitutionnelle plus substantielle qui devra être soumise au français pour un futur quinquennat. Réformer la haute fonction publique Il faut engager une mutation de la haute fonction publique, garantir son indépendance et son intégrité. L’aller-retour entre la fonction publique et le privé doit être interdit, les règles de déontologie cessées d’être contournées. Il faut rallonger le délai permettant de quitter le public pour une mission privée et surtout dans le même domaine d’activité et interdire le pantouflage. Le mode de formation et de recrutement des hauts fonctionnaires devra être repensé comme leurs carrières, tant s’est creusé l’écart entre les citoyens et ceux qui devraient être les hussards de la République.

section mont saint aignan

Hautes-Pyrénées Section PS de Bordères sur l'Echez, 09 octobre 2014 à 16h35

La laïcité française, héritière de la Révolution de 1789, celle des droits de l’Homme n'est pas l'adversaire des religions bien au contraire elle les protège toutes. Grande année que celle de 1905 qui a vu la séparation de l'église et de l'état. La liberté de culte est totale mais indépendante de l'état. Le candidat François Hollande proposait d'inscrire dans la Constitution la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat .Cette promesse faite lors de son premier grand discours de campagne au Bourget: « Présider la république, c'est être viscéralement attaché à la laïcité » est malheureusement restée lettre morte Cette proposition, hautement symbolique mais juridiquement mal ficelée, avait peu de chance d’être appliquée. Pourtant il faut tout mettre en œuvre pour la reprendre et sauver la laïcité. La laïcité c'est la garantie pour tous les individus quel que soit leurs opinions religieuses de pouvoir vivre en paix et libre dans une même nation. . Elle seule permet le respect de toutes les religions, des convictions en n'en privilégiant aucune mais en les laissant cohabiter. Aujourd’hui face à la crise, au sentiment d’insécurité, au spectre d’une guerre mondiale les Français perdent leur repère. La droite et l’extrême droite de Sarkozy et de Marine Le Pen l’ont très bien compris et jouent sur cette peur pour faire monter la haine de l’étranger, la xénophobie, la suprématie d’une religion sur une autre. Ils veulent mettre à mal cette laïcité qui est une spécificité française. Nous devons tous être vigilants. La France est tiraillée par l'individualisme et le communautarisme. La religion essaie de peser sur les décisions publiques sous le regard bienveillant des politiques de droite. Cette ingérence est un véritable danger pour notre pays. Nous comptons sur notre Président et sur le parti Socialiste pour relancer ce grand chantier où l’homme et non les idéologies seraient au cœur des débats à l’heure où l’intégrisme monte dans tous les pays. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » Une belle devise. Faisons en sorte qu'elle perdure pour garantir la paix dans notre pays. Pour garantir le bien vivre ensemble.

petit quevilly section, 09 octobre 2014 à 15h58

La laïcité est une valeur fondamentale de notre République aux côtés du triptyque « Liberté, Égalité, Fraternité ». Elle permet à tous les citoyens, quels que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses de vivre ensemble, de pratiquer une religion ou de n'en pratiquer aucune, dans le respect de la liberté de conscience, dans le respect de chacun. Depuis 1905 et la loi de séparation des Églises et de l’État, notre société a changé et la France s'est ouverte à de nouvelles cultures. Face au sentiment d'altération du sens de notre société, à la montée de l'individualisme, au recul du vivre ensemble, à la perte de repères, exacerbés par la crise que nous vivons depuis 2008, nos concitoyens sont parfois tentés par le repli sur soi et les extrémismes politiques ou religieux. Les politiques que nous portons au plans national et local doivent répondre à ce sentiment d'abandon que peut ressentir la population de certains territoires marqués par les difficultés économiques et sociales. La laïcité donne des droits – exercer librement un culte sans risque de discrimination – mais également des devoirs – limiter les pratiques cultuelles à la sphère privée, respecter les valeurs et les lois de la République. Elle contribue à promouvoir le respect de l'autre, la tolérance, le dialogue entre tous. Avec l'arrivée de nouvelles pratiques religieuses et face à la montée de revendications parfois communautaristes, la laïcité est aujourd'hui souvent instrumentalisée à des fins stigmatisantes. Il est du devoir de la République, par le biais de l’École notamment, de rappeler à tous, et particulièrement aux jeunes générations, ces fondements afin de ne pas laisser monter en France le sentiment que toutes les croyances (et la non-croyance) ne se valent pas et de réaffirmer la neutralité de l’État. Nous devons nous réapproprier la laïcité, cette valeur inhérente au socialisme, la remettre au cœur de notre identité commune.

Monique Bescond pour -Section Rhone Valloire, 09 octobre 2014 à 14h57

"Faire Société" c'est partager le plus largement possible un idéal où chacun se reconnait. L'éducation, la formation citoyenne doit permettre ce large partage des valeurs du "vivre ensemble" dans une république ouverte sur l'ensemble de notre société. L'école (de 3 à 18 ans ) doit être porteuse de ce projet afin de retrouver un sens à la citoyenneté. Dans ce projet éducatif il faut à la fois développer l'esprit critique, la curiosité, l’ouverture d'esprit des jeunes mais aussi faire connaître l'organisation de notre république, apprendre le fonctionnement de nos institutions..... Tout cela en suivant le développement des enfants et étant très pragmatique afin de "coller" aux environnements connus d'eux. C'est revenir à une instruction civique enrichie et motivante tout au long de la scolarité. Ce projet éducatif favorisera l'intégration des nouveaux "arrivants" comme de l'ensemble de notre jeunesse en faisant comprendre, aimer et transmettre les valeurs humanistes qui sont le socle d'une société laïque, apaisée et altruiste. Ceci mérite une réforme en profondeur de l'éducation nationale. La déconstruction de la « citadelle EN » libérerait les initiatives refondatrices visant à faire de véritables citoyens acteurs de leur cité. La formation des maîtres, une organisation plus ouverte aux initiatives collectives, une véritable gestion des ressources humaines redonneraient un sens de « vocation » à cette fonction si importante qui s’est « affadie » avec le temps.

GUGLIELMI Philippe Section Socialiste de Romainville, 09 octobre 2014 à 14h06

Les territoires du faire-ensemble ou comment associer le «vivre ensemble» au «faire ensemble». Préservation du lien social, lutte contre les inégalités en matière d’éducation, d’emploi, d’habitat, de transition énergétique, refus du repli communautaire, laïcité, rapport filles garçons et intergénérationnel… Les défis de la ville sont ceux de la société toute entière. Nous voulons substituer au principe de politique de la ville, la notion de politique des villes. Cela passe certes par la mise en place de dispositifs de soutien aux zones urbaines en difficulté et de réduction des inégalités entre territoires. Mais, au-delà de l’urbanisme c’est aussi une nouvelle conception de l’action publique locale dans son rapport à l’emploi, l’éducation, la famille et la culture comme générateur de lien social. La droite a déjà montré son mépris des territoires en se désintéressant des habitants, premières victimes de la crise, dans les quartiers. C’est le contraire d’une vision humaine de l’urbanisme. Les territoires doivent être un bouclier social, un lieu d’expérimentation et d’élaboration d’une politique qui permet de restaurer l’idée «d’agir local», un lieu de résistance créatif face à la violence de la crise, bref un lieu de production du lien social. En effet, le citoyen se fabrique dans la ville à travers la famille et l’habitat, l’école et l’éducation, l’apprentissage des autres avec la culture et le sport. La ville devient alors un outil d’émancipation avec, pour la collectivité, comme ambition prioritaire la réussite individuelle des habitants. Parce que les jeunes sont attachés à leurs quartiers, à leur ville et la collectivité, pour le meilleur et pour le pire, la collectivité doit faire de cet attachement un levier d’épanouissement. Elle doit faire également, des opérations de transformation urbaine, la vitrine de la qualité de vie retrouvée des habitants. Pour améliorer durablement le cadre de vie dans les quartiers en difficulté, l'accent doit être mis autant sur les interventions urbaines que sociales: relogement des familles, clauses prioritaires d'insertion des personnes éloignées de l'emploi dans les chantiers de la ville. Pour ce faire il faut utiliser tous les outils. «Les Maisons du projet» lieu d'information, d'accueil et de médiation. «Les diagnostics en marchant» ballade urbaine réunissant habitants du quartier et techniciens. «Les habitants référents» choisis et formés dans le cadre du projet. «Les ateliers urbains de proximité». «Les comités de suivi des travaux». Bref tout ce qui permettra aux habitants concernés, jeunes ou vieux, de devenir acteur de la transformation de leur quartier… de se sentir citoyen respectueux et respecté.

montauban section socialiste, 09 octobre 2014 à 12h37

La République est laïque mais ne l'a pas toujours été (loi de 1905 : texte fondateur) ne l'est pas partout : statut d’exception en Alsace-Moselle, doit-il perdurer ? On confond souvent la loi (Loi de 1905 ou loi de 2004) et l'outil social permettant le "bien vivre ensemble" comme moyen d'intégration. La Loi interdit et limite alors que le concept de laïcité doit rassembler, réunir dans un esprit de tolérance. Le modèle républicain est intégrateur, richesse à cultiver et à défendre. Il faut distinguer la sphère publique, le lieu symbolique de l'action de l'Etat qui doit être neutre des influences religieuses et les lieux publics simple espace commun où la limite est le trouble à l'ordre public. La laïcité est la séparation stricte de la sphère privée et de la sphère publique. Aujourd’hui, avec la multiplication des outils de communication et la revendication d'une identité propre, cette séparation est plus difficile à percevoir d'où l'importance d'un modèle accepté et partagé. Il faut être très vigilant au détournement de la laïcité avec des idées comme celle de laïcité ouverte ou plurielle alors qu'elle n'a pas besoin d'adjectif supplémentaire ou bien son utilisation comme un outil anti-Islam par le FN. Comment promulguer ce principe ? A l'école : utiliser la charte de la laïcité et le futur enseignement de la morale laïque. Il faut veiller à l’enseignement de l’histoire des religions à tous les niveaux pour éliminer les peurs nées de l’ignorance. Elle doit être un lieu de compréhension des cultures et non de rejet qui engendre des codes stricts pour s'affirmer. « Moins on me reconnaît, plus je revendique » (respecter pas les pratiques alimentaires par exemple) Dans les médias : établir une charte veillant à défendre l’esprit de laïcité et penser au public jeune avec des outils appropriés A l'accueil sur le territoire : pour une population issue d'une autre culture en assurant une information claire et dans la langue d'origine pour faire comprendre la dimension de respect de tous et de chacun Sur le plan social : Soutenir les associations par un militantisme laïque pour ne pas laisser la place à l'entrisme des religieux qui viennent y assurer leur recrutement. La paix sociale achetée à court terme avec la politique des "grands frères" par exemple se paie cher quelques années plus tard. Clarifier la question des lieux de cultes des religions apparues après la loi de 1905 Seul le ministre des cultes doit représenter un état laïque dans des cérémonies religieuses

Pantin Section de, 09 octobre 2014 à 11h34

(Ré)affirmer la laïcité dans la République : contribution des militants socialistes de la section de Pantin (en pj, le pdf).

Charlotte Picard, 09 octobre 2014 à 11h30

Pour venir à bout de nos difficultés actuelles avec le vivre ensemble laïc gagné grâce à la loi de 1905, nous devons prendre à bras le corps le retour de la chose publique dans notre pays. Les services publics ont disparu de certains territoires. L'individualisme néolibéral tue l'esprit d'entraide bénévole associative. Les comités d'entreprises qui avaient un rôle social sont en danger à cause de la remise en cause des seuils sociaux... Pour une vraie laïcité, il faut un terrain basé sur une véritable égalité républicaine. L'autorité se gagne avec la confiance en l'autre. Le recul de la République et de la chose publique fait perdre cette confiance.

REGIS DANIEL Section PS Villemur/Tarn, 09 octobre 2014 à 11h19

La laïcité est aujourd’hui en danger, elle est attaquée de toute part La droite extrême ou juste forte l’utilise contre l’immigration et pour saper les fondations de notre république. Les valeurs de la République se délitent car nous les avons abandonnées, les fondements même de la démocratie participative, du rapport au pouvoir et du partage des valeurs sont remis en question. Tous les conservatismes s’unissent pour mener l’offensive contre le mariage pour tous, ou contre les ABCD de l ‘égalité. En Espagne ou en Hongrie on tente de restreindre le droit à l’avortement. La loi de 1905 à bientôt 110 ans, la société française n’est plus celle de 1905, pour autant, le principe de laïcité régit toujours notre République. La droite est tentée d’aborder le principe de la « laïcité ouverte », pour en faire un instrument d’encadrement de la diversité culturelle. Pour leur part, les conservatismes et les corporatismes sont un frein à l’émancipation de tous. La laïcité est et doit demeurer une des valeurs fondatrice de notre société à condition qu’elle mène à l’émancipation et non à la contrainte, elle doit être le lien qui unit les citoyens et non pas un principe qui les oppose, elle doit être le régulateur du « vivre ensemble » et non pas le prétexte au rejet de l’autre. Les valeurs de la République ne se divisent pas, soyons exigeants à l’égard des devoirs des citoyens mais soyons le tout autant à l’égard de leurs droits. Article 1er de la constitution : « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », cela renforce l’idée que la République ne peut être laïque que si elle est démocratique et sociale. Jean Jaurès disait : « démocratie et laïcité sont deux termes identiques » Nous ne sommes pas les premiers à dire que la laïcité est le principe selon lequel le pouvoir politique réside dans la souveraineté du peuple, pour autant nous affirmons que ce principe s’applique à l’État qui ne peut se soumettre à aucune puissance dite supérieure, à aucune tutelle extérieure, à aucune fraction du peuple.

Valérie RABAULT, 09 octobre 2014 à 10h50

Pour "Cohérence Socialiste", le rôle du PS est de porter une réflexion, ouverte à tous, sur la laïcité d’aujourd’hui et de demain. Créer un groupe d’action et de veille pour la laïcité au sein du PS, qui produirait un rapport d’évaluation et de prospective annuel, soumis à validation par l’ensemble de nos militants, forcerait à une remise en marche de la réflexion sur ce sujet hélas trop délaissé. Mettre en conformité nos valeurs émancipatrices et nos comportements dans la vie publique est un impératif pour nos élus, qui ne devraient pas assister à des offices religieux dans le cadre de leur mandat. En revanche, nos élus doivent rencontrer régulièrement tous les représentants des différents cultes, dans l’exercice de leur mandat, avec tolérance et neutralité, pour favoriser l’unité de la communauté nationale. Ceci pourrait être formalisé dans une charte de comportement laïc des élus PS. La laïcité, plutôt qu’un étendard brandi par les extrémismes pour attiser les tensions, doit devenir un liant destiné à apaiser les relations entre les individus, dans le cadre d’un dialogue mûr entre l’Etat, le citoyen et les représentants des cultes. Elle doit permettre de faire ensemble société. Dans un contexte de résurgence du sentiment communautaire, doublé par une instrumentalisation du fait religieux, Cohérence Socialiste rappelle l’importance de la formation et de l’information des citoyens, dont la responsabilité incombe à tous : politiques, médias et Ecole. Nous estimons que la laïcité doit être au cœur d’un enseignement spécifique, dès l’école primaire et dans le secondaire. Les enseignants devant être eux-mêmes formés en conséquence. La religion doit rester une valeur privée, qui n’influence pas la sphère publique : il faut « laïciser la laïcité » ! Cela signifie des espaces et services publics régulés pour maitriser l’emprise des religions avec un cadre juridique renforcé pour garantir les droits de chacun.

Sylvie DUCROT, 09 octobre 2014 à 10h17

La laïcité est un marqueur du peuple de gauche et donc des socialistes. François Hollande le sait puisqu’il veut (voulait) inscrire les principes de la loi de 1905 dans la constitution. A ce jour un observatoire a été mis en place avec Jean Louis Bianco comme président. C’est un pas ! Si François Hollande n’arrive pas, au court du présent quinquennat à mettre en place les conditions pour que notre constitution garantisse la laïcité, alors nous militants devront continuer à revendiquer que cela le soit ! Ce qui paraissait inenvisageable il y a 30 ans l’est aujourd’hui. Le retour du fait religieux dans notre quotidien est une évidence. Lors du quinquennat précédent les principes de laïcité ont été écornés à plusieurs reprises. Dans la rue récemment, la religion catholique s’implique dans des faits de société (mariage pour tous, GPA, PMA,..). Des actes antisémites ou islamophobes sont désormais quotidiens. Je sens monter en France la nécessité de se déterminer par rapport à une religion, même si c’est sous le couvert de l’héritage culturel de la chrétienté. Ce qui reviendrait à exclure la libre pensée qui devait élever l’humain vers la science et la raison. Pour qu’un mur infranchissable soit élevé entre état et religion il faut que les principes de la laïcité soient inscrits dans notre constitution. Cet acte fort montrerait la France en exemple. La seule et unique façon de stopper ces barbarismes, ces sauvageries, ces guerres que les religions ont de tous temps générés.

section PS de cergy Solange, Christine, Sophie , Jacqueline, Julie, Pierre et Anaël, 09 octobre 2014 à 8h48

Ci-joint une synthèse du débat du mardi 7 octobre 2014 ayant eu lieu entre les militants de la section PS de Cergy.

Luc Carvounas, 09 octobre 2014 à 8h39

Défendre fermement la Laïcité émancipatrice La Laïcité repose dans notre pays sur trois principes essentiels : la liberté de conscience, la séparation des pouvoirs politiques et religieux, et l’égalité de tous les citoyens quelles que soient leurs croyances et leurs convictions. La Laïcité, c’est un juste équilibre entre la défense de la liberté individuelle et absolue de conscience et la régulation de l’expression des croyances dans la sphère publique, bornée strictement par nos valeurs républicaines et le respect de l’Autre. C’est bien cette articulation que nous devons défendre avec fermeté, car seule elle assure notre « vivre ensemble » collectif : c’est cela que je nomme la Laïcité émancipatrice. Comme le rappelait l’illustre Jean Jaurès lors de son discours au Collège de Castres le 30 juillet 1904 : « Si l’office et l’essence de la Démocratie sont d’assurer l’égalité des droits, alors laïcité et démocratie sont identiques ». En ne reconnaissant aucune autre communauté que la Nation française, tout en protégeant la sphère privée des individus, la Laïcité assure l’unité nationale et protège nos libertés individuelles. Aujourd’hui, nous devons faire face à un phénomène d’individualisation de la réclamation politique. Il se traduit politiquement par des revendications communautaristes, d’où qu’elles viennent. Socialistes, nous n’accepterons jamais d’enfermer l’individu dans une identité restrictive. Sans nier la diversité humaine, la Laïcité nous emmène vers le rassemblement et le rapprochement, non pas vers la division et l’affrontement. Rappelons avec force qu’aucune religion ne pose problème en soi dans notre pays. Ce sont, en revanche, certaines pratiques, celles-là mêmes qui trahissent la philosophie des religions dont elles se réclament, que nous combattons avec vigueur. Pour répondre à l’intimidation intégriste ainsi qu’à la tentation extrémiste, l’homme politique doit aujourd’hui défendre une Laïcité ferme dans ses principes et dans son application, mais aussi promouvoir une Laïcité apaisée et lumineuse. Défendre sans la moindre faiblesse l’égalité Femmes/Hommes, mutualiser les bonnes pratiques locales en matière de Laïcité, protéger son enseignement dés le plus jeune âge ou encore constitutionnaliser le principe de Laïcité sans exception, tels sont les objectifs non exhaustifs que nous devons atteindre collectivement. La Laïcité émancipatrice doit être considérée comme une valeur fondamentale de la République, au même titre que la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Instaurons-la donc enfin comme quatrième pilier de notre devise républicaine !

Section de Nandy- Seine et Marne.

Hautes-Pyrénées Section PS de Bordères sur l'Echez, 08 octobre 2014 à 23h17

La laïcité française, héritière de la Révolution de 1789, celle des droits de l’Homme n'est pas l'adversaire des religions bien au contraire elle les protège toutes. Grande année que celle de 1905 qui a vu la séparation de l'église et de l'état. La liberté de culte est totale mais indépendante de l'état. Le candidat François Hollande proposait d'inscrire dans la Constitution la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat .Cette promesse faite lors de son premier grand discours de campagne au Bourget: « Présider la république, c'est être viscéralement attaché à la laïcité » est malheureusement restée lettre morte Cette proposition, hautement symbolique mais juridiquement mal ficelée, avait peu de chance d’être appliquée. Pourtant il faut tout mettre en œuvre pour la reprendre et sauver la laïcité. La laïcité c'est la garantie pour tous les individus quel que soit leurs opinions religieuses de pouvoir vivre en paix et libre dans une même nation. . Elle seule permet le respect de toutes les religions, des convictions en n'en privilégiant aucune mais en les laissant cohabiter. Aujourd’hui face à la crise, au sentiment d’insécurité, au spectre d’une guerre mondiale les Français perdent leur repère. La droite et l’extrême droite de Sarkozy et de Marine Le Pen l’ont très bien compris et jouent sur cette peur pour faire monter la haine de l’étranger, la xénophobie, la suprématie d’une religion sur une autre. Ils veulent mettre à mal cette laïcité qui est une spécificité française. Nous devons tous être vigilants. La France est tiraillée par l'individualisme et le communautarisme. La religion essaie de peser sur les décisions publiques sous le regard bienveillant des politiques de droite. Cette ingérence est un véritable danger pour notre pays. Nous comptons sur notre Président et sur le parti Socialiste pour relancer ce grand chantier où l’homme et non les idéologies seraient au cœur des débats à l’heure où l’intégrisme monte dans tous les pays. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » Une belle devise. Faisons en sorte qu'elle perdure pour garantir la paix dans notre pays. Pour garantir le bien vivre ensemble.

Socialiste Cohérence, 08 octobre 2014 à 21h41

Pour Cohérence Socialiste, le rôle du PS est de porter une réflexion, ouverte à tous, sur la laïcité d’aujourd’hui et de demain. Créer un groupe d’action et de veille pour la laïcité au sein du PS, qui produirait un rapport d’évaluation et de prospective annuel, soumis à validation par l’ensemble de nos militants, forcerait à une remise en marche de la réflexion sur ce sujet hélas trop délaissé. Mettre en conformité nos valeurs émancipatrices et nos comportements dans la vie publique est un impératif pour nos élus, qui ne devraient pas assister à des offices religieux dans le cadre de leur mandat. En revanche, nos élus doivent rencontrer régulièrement tous les représentants des différents cultes, dans l’exercice de leur mandat, avec tolérance et neutralité, pour favoriser l’unité de la communauté nationale. Ceci pourrait être formalisé dans une charte de comportement laïc des élus PS. La laïcité, plutôt qu’un étendard brandi par les extrémismes pour attiser les tensions, doit devenir un liant destiné à apaiser les relations entre les individus, dans le cadre d’un dialogue mûr entre l’Etat, le citoyen et les représentants des cultes. Elle doit permettre de faire ensemble société. Dans un contexte de résurgence du sentiment communautaire, doublé par une instrumentalisation du fait religieux, Cohérence Socialiste rappelle l’importance de la formation et de l’information des citoyens, dont la responsabilité incombe à tous : politiques, médias et Ecole. Nous estimons que la laïcité doit être au cœur d’un enseignement spécifique, dès l’école primaire et dans le secondaire. Les enseignants devant être eux-mêmes formés en conséquence. La religion doit rester une valeur privée, qui n’influence pas la sphère publique : il faut « laïciser la laïcité » ! Cela signifie des espaces et services publics régulés pour maitriser l’emprise des religions avec un cadre juridique renforcé pour garantir les droits de chacun.

Antonio DOS SANTOS, 08 octobre 2014 à 11h13

Fruit de son histoire, la France est l’un des rares pays où la laïcité a une reconnaissance constitutionnelle. Plus qu’une simple valeur, elle constitue un principe fondamental du pacte républicain. Elle repose sur trois piliers : la liberté de conscience, la séparation de l’État et des Cultes, et la garantie de l’égalité des citoyens devant la loi quelles que soient leurs croyances. La laïcité n’est pas une idée innée, au contraire : c’est un principe construit qui doit être acquis et est donc souvent mal compris, voire rejeté. La laïcité doit donc s’apprendre, notamment au sein de l’École de la République, dont l’une des missions est d’assurer une bonne compréhension de ce principe. Les enfants étant les plus sensibles aux pressions extérieures, l’école doit leur offrir un milieu apaisé, ni athée ni anticlérical, où la laïcité garantit leur absolue liberté de conscience. La laïcité a une conséquence : dans la République c’est le droit positif et non les convictions religieuses, qui permet de faire société. A ce titre, la laïcité est un des piliers de notre politique d’intégration. La défendre, c’est défendre l’idée que tous, quels qu’ils soient, peuvent se retrouver dans la République et dans l’égalité devant la loi. L’idée que nous nous faisons, en tant que Socialistes, de la laïcité est inscrite dans la déclaration de principe du Parti Socialiste, il convient de la réaffirmer : « Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État et le caractère laïque de l’école publique. Il veille à la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes, tous les intégrismes, et tous les sectarismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, respectant les religions, dès lors qu’elles s’exercent dans le cadre de la loi et ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République. » La laïcité est par essence un principe de tolérance. Elle est la cible de tous les extrémismes et de toutes les intolérances. L’idée d’une laïcité ouverte doit être défendue avec vigueur. Pour nous, Socialistes, cette défense passe par un renforcement de l’éducation à la laïcité, notamment à l’école auprès des plus jeunes. Mais elle passe aussi par la lutte contre une vision déformée de la laïcité, basée sur l’intolérance et le rejet des cultes. Nous devons donc défendre pour le XXIe siècle l’idée d’une laïcité inclusive, exigeante et sociale.

Géraldine Martin, 08 octobre 2014 à 9h15

La laïcité est le socle de la République, c'est la séparation du public et de la religion afin que l'État appartienne à tout le peuple.Face à la montée des intégrismes, rappeler le rôle de la laïcité dans le vivre ensemble. Intervenants laïcs dans les écoles, les prisons, pour l'expliquer. Il serait souhaitable que pour les 110 ans de la loi de 1905, une journée de la laïcité soit célébrée par une grande fête républicaine.

EtatsgenerauxRezé, 08 octobre 2014 à 8h50

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, mais aussi LAICITE La laïcité n’est pas un idéal, mais un fondement indispensable permettant le respect des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité entre tous sans discrimination, ni privilège. Elle est garante de l’expression de la pluralité des convictions. Elle n’est pas antireligieuse mais hostile aux privilèges politiques des religions. Elle doit être mobilisée dans les combats démocratiques pour : - Défendre et développer les libertés - Lutter contre les discriminations - Défendre le service public - Améliorer le fonctionnement démocratique - Retrouver le sens de l’éducation populaire et sa place dans la vie des citoyens FABRIQUER DU COMMUN, TENDRE VERS CE 4ème PILIER, SOCLE DE NOTRE REPUBLIQUE Dans l’esprit comme dans la lettre, notre République est laïque selon l’article premier de la Constitution. Avons-nous donc le luxe, grâce à ces contributions, de nous passer de telles occasions de nous rassembler autour de nos valeurs? Une loi laïque n'est pas contre la liberté religieuse: elle lui donne le cadre de droits et devoirs qui rendent possible la conciliation du maximum de liberté pour chacun et du maximum de respect entre les libertés de tous. Mais pour le comprendre, encore faudrait-il avoir une autre ambition qui manque aujourd'hui: celle d'entreprendre une pédagogie de la laïcité, de la loi et de la liberté. Seule l'Ecole assume actuellement dans notre société une telle ambition. Une loi de liberté permettrait aux acteurs du secteur privé d'être davantage des salariés citoyens en leur donnant les moyens de prendre leur part de l'exigence républicaine. Aujourd'hui, il y a sur ce point un gouffre idéologique énorme, un clivage dans le monde du travail, entre public et privé. Voilà l'ambition, la "puissance" que nous évoquons ici: réunifier le champ social tout entier autour de l'idéal laïque. Une loi de ce type aurait une vertu symbolique considérable, parce qu'elle fabriquerait ce dont nous manquons le plus: du commun! Un espace commun partagé et partageable, homogène entre public et privé tout en respectant la spécificité de chacun – une exigence imposée de neutralité des agents publics, une participation "libéralement" proposée aux salariés du privé. La compréhension de la laïcité comme outil du vivre-ensemble serait à nouveau possible, parce qu'elle apparaîtrait comme une exigence dont le souci mobilise tous les travailleurs! C’est pourquoi, nous sommes favorables à une inscription des principes laïques dans la constitution. Prônons l’idée que la laïcité trouve sa place comme 4 ème pilier de notre République, socle commun du bien vivre ensemble.

MAURICE BERTHIAU, 07 octobre 2014 à 22h14

Samedi matin, nous avons essayé dans un premier temps de partager des constats : sur l'individualisme et la perte de l'engagement collectif pour des causes qui dépassent l'intérêt propre de chacun : par exemple l'engagement au sein d'associations de parents d'elèves sur le consumérisme et la course au paraitre qui entraine des dépenses dont l'utilité réelle peut être interrogée : par exemple dépenser plus que son budget pour avoir le dernier objet sur le déplacement du champ de certaines questions et la résurgence du fait religieux : par exemple la Palestine qui est passée du combat d'un peuple luttant pour ses droits légitimes à une guerre de religions musulmans contre juifs, (interdisant de fait une réconciliation) sur un monde qui génére la peur, qui s'appuie sur les fantasmes alors que la Raison devrait être au coeur de nos discussions avant de proposer quelques pistes de réflexion qui pourraient ensuite se traduire en propositions : sur la nécessité pour les Socialistes de se redonner un projet collectif avant de vouloir un projet pour la France (et l'Europe ?) sur la nécessité de mettre en cohérence le discours avec la réalité des faits (ex: sur l'Europe, sujet prioritaire alors que les députés européens du PS sont des seconds couteaux) sur la nécessité de ne pas se renier et renier nos convictions pour conserver des postes ou des élus; et enfin nous avons retenu de travailler un peu plus collectivement sur trois sujets qui feront l'objet de travaux écrits à plusieurs mains l'aménagement urbain peut-il favoriser un meilleur vivre ensemble ? exemple des cafés de quartier , lieux de vie et de rencontre le droit de vote des étrangers : proposition toujours remise au lendemain l'école facteur d'intégration et lieu de construction de références communes

MAURICE BERTHIAU, 07 octobre 2014 à 22h07

Les peurs qui s'expriment dans le vocabulaire de la laïcité bien souvent nous parlent d'autre chose : d'un pays qui change, d'une souveraineté incertaine dont on craint qu'elle se délite par le haut à travers la mondialisation financière, une Europe lointaine... et par le bas par la fragmentation sociale, les inégalités territoriales... Jaurès, lors des débats de 1905, voulait régler la question de la séparation sans sectarisme inutile et sans y passer trop de temps car il entendait que la gauche empoigne la question sociale. Il savait que la question religieuse peut y faire commodément écran. La priorité d'aujourd'hui c'est de construire, pour tous et avec tous, les protections nécessaires qui donneront à chacun le goût, la force et la confiance qui seules permettent se projeter ensemble dans l'avenir. Quand la République échoue à tenir sa promesse de liberté, d'égalité et de fraternité, l'assignation des religions aux fonctions supplétives n'est jamais loin. L'État républicain peut-il ou doit-il répondre aux revendications de communautés sans que puissent se développer des communautarismes ? La laïcité, c'est autre chose que simplement la sécularisation des mœurs et des comportements : c'est un choix politique. C'est autre chose que la molle tolérance aux croyances et aux incroyances : c'est un principe d'organisation qui, comme le disait Victor Hugo, veut que « l'Église soit chez elle et l'État chez lui » et qui garantit l'effectivité de ces droits fondamentaux que sont la liberté de conscience, la liberté de pensée et la liberté de culte. C'est le parti pris d'un État affranchi de toute tutelle cléricale et de toute tentation de mettre les religions sous sa tutelle. Cela suppose une vigilance sans sectarisme ni stigmatisation mais sans faiblesse.La responsabilité des élus de la République, ce n'est pas de discourir sur la laïcité c'est d'abord de s'y conformer et d'en donner l'exemple.

MAURICE BERTHIAU, 07 octobre 2014 à 21h54

L'école facteur d'intégration et premier lieu de construction de références communes Alors qu’un large consensus, partagé aussi bien par les républicains de droite que de gauche, s’était dégagé sur l’analyse de la situation catastrophique de l’école française, la plus importante réforme engagée depuis bien longtemps par un ministre de l’Education s'est délitée sous nos yeux sans provoquer plus de réaction. Il est impératif de remettre ce projet au cœur de la rénovation de la République. Pour cela, il faut repartir d’un partage très large des résultats des évaluations internationales qui toutes montrent très clairement le décrochage de la France dans tous ces classements.L’étude PISA lancée par l’OCDE en 2000 puis reproduite tous les trois ans, est très claire sur ce recul de la France. Dans la très grande majorité des pays de l’OCDE, cette enquête sur les acquis des élèves en fin de scolarité obligatoire a créé une onde de choc à la fois médiatique et politique qui a amené des réactions. Qu’en a-t-il été en France ? À peine un titre à l’ouverture du journal de 20h. Il faut donc repartir de ce constat. C’est la prise de conscience partagée par l’ensemble de la population et non par seulement quelques spécialistes, qui permettra de combattre l’immobilisme et le corporatisme. Il faut ensuite travailler avec les enseignants pour les aider à passer ce cap fondamental d’un métier où l’enseignant est seul détenteur du savoir devant une classe d’élève, à un nouveau métier, bien différent, où l’enseignant est membre d’une équipe éducative avec laquelle il ne peut faire autrement que de collaborer. Cette équipe éducative comprend des éléments au statut très divers entre les véritables enseignants diplômés, les éducateurs péri-scolaires et tous les autres médias qui participent à l’accumulation des connaissances de l’enfant et à sa formation. Par contre, comme nous l’avons vécu dans les autres champs de la vie professionnelle, il faut avoir conscience que cela ne se fait pas sans un accompagnement important. Ouvrir l’école sur la vie, c’est lutter contre la solitude des enseignants et développer le travail d’équipe. Ouvrir l’école sur la vie, c’est permettre aux enseignants de vivre d’autres expériences, de rencontrer des personnes issues d’autres parcours. Cela ne pourra pas se faire en les laissant se débrouiller seuls dans leur coin, même s’ils sont nombreux. Cela ne pourra se faire qu’avec le soutien et la confiance de la société toute entière. Pour cela, il faut renouveler le lien entre l’école et la nation.C’est parce que l’ensemble des citoyens prendra l’éducation en main en accompagnant les enseignants que ce pari de la refondation de l’école sera gagné.

Henri Redier de la Villatte, 07 octobre 2014 à 20h02

Le texte de ma contribution ci-dessous en pdf regroupe les questions suivantes : - Emancipation et Progrès - Transformations et Mondialisation - Croissance et social-écologie - Etat Social et Service Public - Laïcité et République - Droits et Individus - Nation et intégration J'ai trouvé cet exercice très intéressant.

florent cappelletti, 07 octobre 2014 à 19h37

Bonjour vous trouverez ci joint la contribution de Florent Cappelletti & Claudine Charrier de la section de Savigny sur Orge. Vous trouverez en pj une copie en PDF. Amitiés Socialistes

Denys LUDBROOK, 07 octobre 2014 à 19h32

je pense que il faut pas toucher la loi de 1905 c'est importent et que le président de la république le fasse

Philibert de Divonne, 07 octobre 2014 à 18h09

Être socialiste aujourd’hui, c'est savoir enfin distinguer, comme Jules Ferry dans sa fameuse “lettre aux instituteurs” du 17 novembre 1883, “deux domaines trop longtemps confondus, celui des croyances qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances qui sont communes et indispensables à tous, de l’aveu de tous”. Ce qui est personnel, libre et variable relève de la sphère privée. Ce qui est commun et indispensable à tous relève de la sphère publique et constitue précisément le cœur des politiques publiques. Être socialiste aujourd'hui, c'est refuser que ce qui est commun et indispensable à tous soit soluble dans le personnel, le libre et le variable. Être socialiste aujourd'hui, c'est refuser que la sphère publique devienne cette peau de chagrin que nous impose le marché. La laïcité n'a pas seulement à voir avec le mariage pour tous où la place des lieux de cultes dans l'espace publique. La laïcité trace les contours des politiques publiques. Par exemple, les professions réglementées ont à voir avec la laïcité dans la mesure où elles contribuent à la mise en œuvre des politiques publiques communes et indispensables à tous. Un pharmacien distribue des médicaments et est un acteur indispensable dans la politique de santé publique. Quand il continue à vendre des articles contenant des produits néfastes pour la santé (paraben, bisphénol A ...), il passe du coté de ce qui est personnel, libre et variable : les laboratoires produisent, les pharmaciens distribuent, les consommateurs consomment et la politique publique tente tant bien que mal de réparer les dégâts. Non, être socialiste aujourd’hui, ça n'est pas réparer les dégâts, ça n'est pas courir après le libéralisme, c'est assumer clairement ce qui est commun et indispensable à tous, et c'est le traduire dans des politiques publiques volontaristes.

HES (Homosexualités et Socialisme), 07 octobre 2014 à 15h55

Etudes de genre et féminisme : protéger le droit de savoir --- Notre soutien aux études de genre ne se discute pas. Les études de genre ne relèvent pas d’un délire complotiste émasculateur mais de la volonté de savoir, de comprendre en quoi et pourquoi notre fonctionnement social inscrit les femmes et les hommes dans des rôles différents et hiérarchisés. Cette volonté de savoir, de comprendre, pour améliorer la vie des femmes et des hommes, c’est la marque de fabrique de la gauche et des progressistes depuis plus d’un siècle. Cette volonté répond à un dessein : donner à chacune et à chacun la responsabilité de son existence, la faculté de choisir, de décider, au sein de notre société. Comme l’écrivait Jaurès il y a plus d’un siècle, « affirmer la valeur suprême de l’individu humain », « ce n’est pas décréter l’égoïsme universel », « c’est réfréner l’égoïsme envahissant des forts ». Les attaques, infondées, fantasmagoriques, contre les études de genre, contre leur traduction pédagogique à l’école, sont des attaques politiques des conservateurs contre les progressistes. Ces attaques remettent en cause des décennies de luttes féministes auxquelles le Parti socialiste a pris part aux côtés du mouvement social. En nous reprochant d’intervenir à l’école, ils nous reprochent en réalité leurs propres turpitudes : là où nous voulons diffuser la connaissance pour permettre à chacun de se déterminer, ils veulent imposer à tous, par une pression orchestrée, leurs dogmes privés, religieux ou sectaires. Pourtant, disait encore Jaurès : « l’école ne continue pas la vie de famille, elle inaugure et prépare la vie des sociétés ». Voilà pourquoi nous devons demeurer debout face à ces attaques, intraitables, et déterminés. Voilà pourquoi nous devons protéger le droit de savoir de chaque enfant de ce pays, garçon ou fille, afin qu’elle ou qu’il grandisse et devienne, demain, en pleine connaissance de cause, femme ou homme. Nous savons toutes et tous qu’une société humaine n’avance pas dans le noir des dogmes ou dans la pénombre des à-peu-près mais dans la lumière de la connaissance, des recherches et des controverses.

Claude BORDAS, 07 octobre 2014 à 15h42

Il faudrait instaurer un service civil pour tous les jeunes de 20 ans : 15 jours d’apprentissage des armes (comme en Suisse) et 4 mois ½ à 5 mois ½ de service civil dans le cadre associatif : aide aux personnes, eaux et forêts… La 1ère partie pourrait se conclure par un enseignement civique. Cela permettrait un mélange des jeunes, leur ferait découvrir d’autres fonctionnements. Cela aiderait à casser les ghettos. Les personnes mariées ou déjà dans l’emploi seraient exemptées. A partir du collège, les jeunes devraient suivre un enseignement civique. On devrait aussi leur donner des cours de secourisme. Cela ferait des économies, permettrait aux jeunes de se sentir utiles dans la société et renforcerait la cohésion sociale.

Parti Socialiste de Fécamp (76), 07 octobre 2014 à 15h07

Il n’y a pas de République sans une communauté de citoyens, attachés au vivre ensemble et indéfectiblement soucieux du combat pour défendre la notion d’intérêt général. Or le lien entre les citoyens, fondé sur ce principe, se relâche et les valeurs qui semblaient communes s’évaporent. Comment resserrer ces liens, comment permettre une nouvelle adhésion républicaine moderne dans un système politique qui sédimente ? Comment se réapproprier une réelle démocratie participative dans toutes les échelles de la société ? Comment retrouver une confiance indispensable dans la gouvernance de la République en remettant l’homme au cœur de la cité et au cœur des préoccupations du politique ?Tels sont les enjeux aujourd’hui pour ne pas sombrer dans l’individualisme, le communautarisme et le rejet de l’autre. Dans ces défis complexes, la laïcité seule permet l’organisation de notre société en séparant les pouvoirs, en respectant la liberté religieuse et en réaffirmant la neutralité des institutions républicaines à l’égard des différents cultes. Pour autant, cette laïcité qui garantit la liberté de conscience n’a de sens que si les piliers démocratiques et sociaux de la République sont renforcés. Or la laïcité est attaquée de toute part. Elle semble trébucher au quotidien sur les définitions de frontières entre les espaces public et privé. Fécamp, 20 000 habitants ne compte que 250 étrangers. Ni émigrés ni religieux ne posent problème pourtant le score du FN atteste la défiance. Comme militants PS nous sommes attachés à des valeurs d’égalité et de fraternité qui nous unissent et justifient la défense de la laïcité. Nos propositions : - Demander à l’Observatoire de la Laïcité de synthétiser, vulgariser et diffuser largement le rapport de sa première année d’existence. - Créer des comités locaux laïcs et éthiques, qui réfléchissent aux modalités concrètes d’application de la laïcité dans tous les champs de la vie. - Renforcer les initiatives pour la fête de la laïcité le 9 décembre et proposer de rendre ce jour férié. - Favoriser la promotion des rituels citoyens dans les mairies : mariage, parrainage civil, union civile, baptême républicain, cérémonies de deuil …Susciter chez les élus une réflexion sur l’organisation d’espaces dignes pour le recueillement lors des enterrements civils. - Nommer un secrétaire d’Etat à la Laïcité, en travaillant le lien avec les institutions européennes, auprès de qui nous devons sans cesse la promouvoir et la défendre. - Faire respecter nos engagements qui contribuent au vivre ensemble : droit de vote aux étrangers non communautaires à tous les scrutins et intégration de la loi de 1905 dans le corps de la Constitution.

jean michel lignel, 06 octobre 2014 à 19h51

En quelques mots. Nous vivons dans un monde ouvert en perte de repères où les seules valeurs restantes semblent être l'acquisition de "l'objet" et le positionnement social par la concurrence. Le letmotiv politique semble uniquement lié et inféodé à l'économie, au court termisme voire qqfs au business. les gens ont besoin de valeurs spirituelles pour s'agréger.Dans le domaine politique il s'agit de projets long terme porteurs de sens et sous tendus par ses valeurs. elles existaient au départ dans le curseur de la gauche issues de la révolution et ont été récupérés par la droite en 1976 avec la création du RPR qui n'avait de républicain que le nom.Le parti socialiste se doit maintenant de s'affirmer comme le seul vrai parti républicain(social et écologiste) qui porte dans une visée européenne et au delà ces valeurs universelles qui sont au fronton de nos écoles et mairies; Elles lui correspondent en ne niant rien des difficiles réalités économiques et de la nécessite d'un certain pragmatisme. Elles peuvent être le cadre identitaire généreux et clair de la réenditification par nos concitoyens de chemins collectifs du vivre ensemble. Pour les sortir des griffes démagogiques clivantes étroites et rejetantes du front national et autres "risposte laique" qui ternissent l'esprit de la laicité; Esprit qui est au contraire tolérance-y compris des cultes-dans le respect des lois de la république.Ce repositionnement ou retour du parti me parait essentiel pour sa survie, la survie du politique et la redéfinition du vivre ensemble dans notre société multiculturelle et multiraciale qui a besoin de lisibilité pour s'épanouir de ses miryades de couleurs;

Régis COLAS, 06 octobre 2014 à 15h01

La séparation de l'état et des cultes devrait être appliquée partout y compris en Alsace. L’Alsace fait partie intégrante de la France, et sur le plan égalitaire, il n’est pas normal que les représentants des cultes soient fonctionnaires.

etienne Blocquaux, 06 octobre 2014 à 12h04

Les ministres Lang et Jospin avaient commandé à des personnalités (Joutard, puis Debray) des rapports sur la nécessaire et indispensable formation des jeunes aux faits religieux. Ces travaux s'étaient concrétisés par l'introduction, dans les programmes scolaires de tous niveaux, d'un socle commun de connaissance : comprendre l'unité et la complexité du monde par une première approche : - des droits de l'homme ; - de la diversité des civilisations, des sociétés, des religions (histoire et aire de diffusion contemporaine) ; - du fait religieux en France, en Europe et dans le monde en prenant notamment appui sur des textes fondateurs (en particulier, des extraits de la Bible et du Coran) dans un esprit de laïcité respectueux des consciences et des convictions. Cette démarche semble aujourd'hui en voie de disparition alors même que de plus en plus on constate la dérive de jeunes adolescents vers des comportements sectaires et guerriers. La connaissance des religions, socle fondateur de notre culture et de notre histoire, ne peut être reléguer aux oubliettes au nom d’un principe de laïcité qui serait alors basé sur l’ignorance.

Fédération de Savoie Parti socialiste, 06 octobre 2014 à 11h41

États généraux des socialistes Fédération de Savoie Assemblée des militants vendredi 3 octobre 2014 Thème 9 Laïcité et République Thème 11 Droits et Individus Animation Alain POËNSIN Ce sont les extrémistes religieux qui posent problème, et uniquement eux, en aucun cas la masse des croyants des diverses religions. Il est beaucoup plus souvent question des droits que des devoirs. Aux dernières municipales, il est clairement apparu un comportement communautaire dans les votes ou l'abstention. La laïcité ne souffre pas d'adjectif. Elle recule depuis 30 ans. Elle est absente du monde économique. Il y a aussi du sectarisme parmi les militants de la laïcité, cela nuit fortement à la cause. La laïcité est perçue par certains citoyens comme antireligieuse. La notion de tolérance semble appropriée, mais attention le verbe tolérer est très mal vécu par beaucoup de minorités. Quelle maîtrise avons-nous sur les glissements de vocabulaire ? Il ne faut pas confondre la pratique religieuse, même traditionnaliste, avec une recherche identitaire qui associe religion et pays d'origine. Cela met en évidence un échec d'intégration, n'est-ce pas aussi notre échec ? Beaucoup d'entre nous ont vécu par le passé une laïcité qui commençait par une série d'interdits. Il semble pertinent d'inverser la présentation, en mettant en avant tout ce qu'elle apporte de positif au vivre ensemble, et d'aborder seulement ensuite les contraintes qui en découlent. L'objectif étant, sans rien renier, de retrouver une écoute dans de larges pans de la population. Quelle est la capacité des communautés à respecter le droit des individus ?

Sud-Estuaire Section locale, 06 octobre 2014 à 9h42

La République ne peut être respectée que par l’application de ses lois et du principe fondamental de laïcité inscrit dans la constitution de 1958. La Laïcité se définit par le vivre ensemble, les 3 principes (liberté de conscience, égalité des options spirituelles, universalité de la loi), la séparation des Eglises et de l'état (loi de 1905 distinguant la sphère privée de la sphère publique) et l’école. Chacun doit appliquer ces règles. Cela ne doit pas se traduire par l’exclusion de groupes. Les lois protègent, elles ne sauraient être destructrices mais se doivent d’être rassembleuses. Chacun a donc sa place dans notre république à condition que ses convictions restent de l’ordre de la sphère privée. Le curseur est parfois difficile à trouver et l’application stricte de la loi ne doit jamais exclure la tolérance D’autant que les nationalismes et les communautarismes se nourrissent du rejet et de la stigmatisation. Il faut veiller à ne pas faire leur jeu et prendre garde à ne pas laisser le thème de la laïcité au Front National. Nous défendons une autre idée de la laïcité basée sur la tolérance et l’ouverture. Il nous faut aussi veiller à établir une relation adaptée entre la représentation politique et les médias. La communication du PS doit être mesurée et réfléchie. Si la liberté de la presse est un principe fondamental à respecter, il convient de ne pas se laisser instrumentaliser par les médias. Le PS doit être exemplaire. Appliquer les règles de la République c’est ne pas exclure et viser à mettre en place un traitement égalitaire pour chacun. Ces évolutions doivent être travaillées avec les représentants officiels des différentes religions. Il faut faire en sorte que la sphère publique soit un lieu où chacun puisse vivre avec les autres avec ses différences mais dans le respect d’un pacte social consenti. Il est impératif que chacun soit représenté dans ses particularismes. Nous constatons l’existence d’une meilleure représentativité des classes sociales à poursuivre en politique mais aussi dans l’Entreprise et l’Administration. L’économie par les emplois générés est la meilleure arme pour lutter contre l’islamophobie, l’antisémitisme et le communautarisme. Elle seule peut permettre l’intégration. Il est important que le parti socialiste ne soit pas seulement un parti élitaire de gauche mais puisse (ré-)intégrer des franges entières de la population (ouvriers, employés…) pour mieux représenter la France. L’éducation est fondamentale, c’est elle qui permet les apprentissages de la vie en république et de la laïcité. Il est important en ce sens de viser à une meilleure égalité entre les élèves et de supprimer le système de carte scolaire.

MALBROUCK LOUMICI, 05 octobre 2014 à 22h58

La très sérieuse question de l'identité nationale a malheureusement été fort malmenée ces dernières années ; il s'agissait pourtant de rappeler les valeurs républicaines de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et plus que jamais de Laïcité qui fondent notre identité nationale. Je propose qu'on réinvestisse ces notions à travers la question du peuplement mixte et républicain ; la dérive communautariste voire tribale de la société française doit nous amener à revoir notre politique de logement/peuplement afin qu'il ne puisse plus exister de zones, de ghettos juxtaposant les questions sociales aux questions ethniques et religieuses. J'en appelle donc à une politique du covoisinage républicain permettant de faire enfin République une et indivisible par un plan de réaménagement du territoire d'une ampleur inégalée redistribuant en quelque sorte la population, les populations, sur l'ensemble de notre territoire national. Il m’apparaît désormais inutile de proposer de faire le procès politique du passé et de désigner les responsables de ce que je décris depuis toujours comme un apartheid socio-éthnique ou un racisme institutionnel ; je ne connais que trop le réflexe de déni collectif sur cette question. Je préfère désormais parler de l'avenir en exigeant que nos règles constitutionnelles élémentaires soient enfin respectées et qu'on construise une France du vivre ensemble tournant le dos au vivre séparé. Le plan de "repeuplement" du pays peut s'appuyer sur des échanges inter-régionaux de populations permettant d'offrir un visage de la France équilibrée et on peut imaginer des incitations aux déménagements par la proposition de logements alloués et de postes de travail adaptés aux situations des personnes. Au delà de faire justice, au delà de faire République il s'agit là du seul levier disponible qui soit en mesure de faire reculer le FN et son idéologie nauséabonde qui aura prospéré du fait de l'apartheid qu'il ait été institutionnel ou qu'il nous soit tombé par le plus pur hasard sur la tête. Autrement dit lorsque nous aurons mis en œuvre la pleine citoyenneté française à égalité entre français dits de souche et français issus de l'immigration dont on raté l'intégration à la République et pour les uns et pour les autres, alors nous pourrons penser l'intégration, dans un climat apaisé et propice, de nos étrangers accueillis en France. Si chacun s'accorde à dire qu'il faut lutter contre la montée des communautarismes il serait grand temps de mettre en œuvre des politiques publiques qui n'instituent pas ledit communautarisme (y compris le communautarisme blanc étrangement oublié dans l'analyse du problème).

georges grange, 05 octobre 2014 à 17h19

la laïcité doit s'appliquer dans le public comme le privé; évitons le prosélytisme qui rampe.

Douce France , 05 octobre 2014 à 14h20

Laïcité, intégration,le vivre ensemble ....j'ai grandi avec ces valeurs dans les quartiers , toutes nationalités étaient représentées , une richesse culturelle incroyable , nous vivions avec nos différences et nos croyances . Aujourd'hui , nous entendons parler que d'intégration mais sa veux dire quoi ? A toujours pointer ces jeunes français issu de l'immigration , nous allons droit vers le mur . Il est temps d'instaurer en l'occurrence pour tous ces français ( de confessions musulmanes ) un droit au même titre que tous les autres , avoir un lieu de culte , et peut être aller un peu plus loin dans la réflexion , les mêmes chances d'égalités, et arrêtons de stigmatiser cette jeunesse . La loi de 1905 doit être respectée et appliquée et j'ai grandi et étudiée avec ces valeurs et cela n'a posé aucun souci . Je suis persuadée quand reprenant certaines bases , le PS doit y penser les jeunes aujourd'hui (issu de l'immigration ) pour beaucoup vous disent "le PS nous a oublié ,la droite est devenu extrême droite ." Le gouvernement se doit de ne plus accepter de ces mairies qui font des quartiers , arabes et noirs , d'autres un peu plus classes , une certaine élite !!!!! Le communautarisme a été voulu et c'est au PS d'essayer d'en sortir . Le sujet est tellement important que je ne peux écrire tout ce dont j'aurais à dire ou vécu . Travaillons pour une laïcité qui deviendrait compatible avec une diversité ...

Anonyme, 05 octobre 2014 à 10h52

La république est une et indivisible. L'école ,de la maternelle à l'université doit le proclamer haut et fort. Elle doit transmettre les valeurs de notre république et ne doit jamais céder aux pressions multiples et de plus en plus fréquentes des forces religieuses que ce soit sur le contenu des cours que sur les activités péri éducatives( y compris la restauration scolaire et l'accompagnement des enfants lors des sorties scolaires).Ceux qui ne pratiquent pas de religion ou qui sont non croyants n'ont pas à subir les pressions verbales, vestimentaires ,alimentaires et autres .Une seule loi existe celle de la république. Nous ne devons pas accepter les transgressions.La tolérance ce n'est pas tout tolérer! Cela implique la formation des personnels de l'éducation nationale et la volonté pour nos élus de combattre le communautarisme. L'argent du contribuable n'a pas à financer des associations qui sont plus cultuelles que culturelles. Vive la république laÏque une et indivisible

mmarvinbear, 04 octobre 2014 à 18h40

Il faut toujours réaffirmer la laïcité de l'Etat et de la société, tout en respectant les croyances de chacun. Il faut montrer l'exemple en premier lieu et mettre fin au Concordat d'Alsace-Moselle, quitte à le faire par étapes. Mettre fin au caractère férié des fêtes religieuses catholiques ( même si j'accepte de plonger dans l'hypocrisie totale et déclarer fériés ces mêmes jours pour d'autres raisons. On en trouvera bien, des raisons. L'imagination doit être au pouvoir, non ? ). Se montrer inflexible envers celles et ceux qui rejettent les principes fondamentaux de la République pour des raisons religieuses. Perte des droits civiques, électoraux et sociaux ( droits, allocations...), expulsion du territoire pour les cas les plus graves d'atteinte à l'ordre public.

Nathalie LOULIER, 04 octobre 2014 à 17h14

Il apparaît indispensable de mettre davantage l'accent sur l'enseignement du fait religieux dans les établissements scolaires de la République. En effet, en ces temps marqués par la montée de l'antisémitisme, l'amalgame entre musulmans et islamistes radicaux, la pratique d'exécutions barbares d'un autre temps, les sorties du territoire d'adolescents et d'adolescentes embrigadés via les réseaux sociaux, l'enseignement du fait religieux a toute sa place et la laïcité ne s'en trouvera que plus renforcée. Le fait religieux s'impose à tous, croyants, athées, agnostiques, il fait partie de notre culture, de notre vie au quotidien et enseigné en toute objectivité, neutralité à des élèves de religions , de cultures différentes il est un excellent moyen d'armer les élèves face aux dangers et dérives des groupes fanatiques, sectaires et de les rendre plus tolérants et compréhensifs.

Socio-savoie, 03 octobre 2014 à 19h09

"Une année plus apaisée, qui ne voit pas les mêmes dérapages, les mêmes débordements, les mêmes attaques contre notre pacte républicain que celles qui ont assombri 2013", voici les vœux 2014 de notre ancien secrétaire général. Cependant, il me semble judicieux de devoir redéfinir ici ce qu’est réellement le pacte républicain, auquel il n’existe ni document historique, ni juridique et encore moins politique. Selon moi, il se réfère au « politiquement correct », aux valeurs citoyennes que nous défendons, ainsi qu’aux principes pour lesquels nous nous battons au quotidien, tel que la laïcité. Ainsi, la laïcité semble le point d’ancrage pour faire-société car elle représente une des conditions fondamentales du vivre-ensemble. Néanmoins elle requiert une lutte constante contre toutes formes de discriminations, et nous devons principalement par le biais de l’apprentissage (sous formes de réunions publics voire même l’intégration dans les cursus scolaire), intégrer les réelles valeurs de la laïcité. Il s’agit donc de manière générale de comprendre la société contemporaine française, de comprendre sa diversité culturelle, ainsi, cette compréhension finalisée doit servir à une culture commune, car la diversité de notre nation ne doit pas signifier l’absence d’unité. Une religion a donc dans notre société sa place dans l’espace public lorsqu’elle ne cherche pas à légitimer l’action publique, ni s’intégrer dans les affaires politiques, elle est cependant soutenue par des croyants dont il faut respecter les croyances. Il faut cependant rappeler que la religion relevant de la vie privée, peut et doit se montrer dans l’espace public, contrairement au malentendu la concernant. Cette méprise résulte d’une définition corrompue de l’espace public perçu comme totalement distinct de l’espace privé. Il faut alors rappeler que l’espace public n’est pas un lieu physique, il représente en premier lieu un cadre de vie commun et citoyen, structuré par un concept juridico-politique. Cet espace public est une enceinte sociale dans laquelle chacun de nous vit sa vie privé sous le regard public d’autres individus privés. Il est peuplé de citoyens athées, agnostiques, catholiques, juifs, musulmans, etc., et non d'individus désincarnés qui n'auraient ni histoire ni attaches personnelles ou qui seraient dépouillés de leurs identités sociales et convictions religieuses.

François ROMAIN, 03 octobre 2014 à 12h28

Laïcité et République

Anonyme, 03 octobre 2014 à 11h19

Le "vivre ensemble" doit intégrer (dans tous les sens du terme) les malades mentaux et personnes fragiles ou isolées psychologiquement. Ces "étrangers invisibles" (ils se cachent car ils font peur) doivent être intégrés comme tout le monde, selon des modalités adaptées, alors que la peur qu'ils suscitent faute de compréhension est attisée, pas seulement par les médias. Développement de la recherche et de structures adaptées et accueillantes, formation des proches à une meilleure capacité de compréhension et à une certaine qualification face aux cas les plus lourds....

Gilles Fournel, 03 octobre 2014 à 10h57

Le principe de laïcité est à mon sens nécessaire pour "rassembler ce qui est épars", essentiel la République doit s'assurer que tous les citoyens qui la composent puissent être libres de leurs convictions philosophiques ou religieuses. La République garantit cette liberté, mais pour pouvoir le faire, suppose que les citoyens l'exercent dans la sphère privée et non dans l'espace commun. Peut-être faut-il rappeler que la loi de 1905 a été promulguée dans une période où l'Etat était fortement centralisé, hors la situation a changé. Dès lors, il convient peut-être de préciser aussi que les territoires sont a-religieux (plutôt que de parler de "neutralité" de l'Etat via-à-vis des religions, je préfère utiliser la notion d'a-religiosité). Cela implique donc par exemple la suppression définitive des particularismes concordataires qui n'ont plus de sens aujourd'hui. Enfin, la laïcité ne se limite pas à un rapport à l'une ou l'autre religion, mais adresse plus généralement la liberté de conscience des citoyens. S'il faut lutter contre l'islamophobie et l'antisémitisme, il faut aussi protéger les libres-penseurs, agnostiques et athées, qui ont tout autant le droit de ne pas croire. La laïcité est un principe ciment de notre société, il nous faut de l'intransigeance dans son application.

philippe vias, 03 octobre 2014 à 9h07

En préambule, je trouve le texte mal formulé. Parler d'antisémitisme et d'islamophobie sans ajouter racisme et homophobie est fâcheux. D'autre part je ne vois pas ce que le consumérisme a a voir avec la Laïcité ? La question "Comment..."n'a aucun sens . La Laïcité est par définition force intégratrice et la réponse aux questions de ce texte est simple. La Laïcité et son application stricte surtout par toutes les religions et reconquérir les territoires perdus de notre République.

section PS Thonon les bains, 02 octobre 2014 à 19h01

la laïcité : Il apparait intéressant de rappeler quelques bases essentielles des principes de laïcité de notre République : Texte fondateur loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’état La neutralité de l’état et donc de ses agents. La liberté de conscience La république ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Les remises en cause les plus fréquentes : Les projets de subvention des activités cultuelles par les pouvoirs publics (laïcité positive) Statut d’exception dans les départements de Moselle et bas/haut Rhin (concordat de 1801) Les intégrismes religieux remettant en cause les principes de séparation des églises er de l’état ou sa neutralité. Quelques réflexions personnelles : Dans l’époque troublée où nous vivons il m’apparait intéressant de revisiter ce texte fondateur. Nous nous apercevrons alors qu’il n’est pas utile de changer quoi que ce soit dans sa rédaction. Il suffit d’appliquer à lettre les principes de neutralité de l’état, de respecter la liberté de conscience etc.… La laïcité nous permet de vivre ensemble dans un esprit de tolérance. Toutes remises en cause seront perçues comme une agression par les parties qui se sentiront lésées, l’équilibre est fragile surtout en ce moment de grande tension internationale. Les services publics et notamment l’école doivent être un « sanctuaire » de laïcité. L’égalité d’accès de tous citoyens à ceux-ci revient à garantir aussi aux plus faibles l’accès au droit élémentaire d’instruction, de soin, de logement de culture auquel ils peuvent prétendre. Le communautarisme nous guette. C’est la fracture la plus redoutable pour la société qu’il faut réduire par une application de nos principes laïcs le plus conforme à nos valeurs. Il ne s’agit pas de combattre les religions bien au contraire mais de veiller à ce qu’elle reste dans la sphère privée sans empiéter sur la sphère publique tout en leur permettant d’exercer leur culte en toute sécurité et sérénité. Les tensions internationales, les soubresauts fanatiques auxquels nous assistons doivent nous convaincre que l’enjeu est capital pour l’avenir des jeunes générations. L’Etat, ses élus, ses agents ne doivent pas bafouer ce principe de neutralité. Souvenons nous que Georges Clémenceau a interdit à ses ministres de participer es-qualité au Te Deum donné à l’occasion de l’armistice du 11 Novembre 1918 et ceci justement par respect de la neutralité. La pacification des relations permise par l’application de la loi de 1905 doit être chaque jour entretenue par une exemplarité de tous les citoyens il en va de notre responsabilité. Michel Loiseau Section de thonon 74

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h25

L’actualité récente, tant sur le plan national qu’international, démontre à quel point la laïcité est une valeur indispensable de notre République. Sur elle, repose une part importante du vivre ensemble et de la cohésion nationale. Elle doit permettre à chacun de vivre sa croyance dans une sphère privée sans en être empêché ou inquiété. Elle doit contribuer à ce que des conflits religieux ne soient pas transposés dans notre société et causent des déchirements. Sans cesse, la laïcité, qui n’est pas uniquement la loi de 1905, doit être défendue, enseignée et transmise. Elle ne doit subir aucun écart, aucun compromis et poursuivre l’œuvre émancipatrice qui est la sienne. Par exemple, que seraient les droits des femmes sans les valeurs laïques ? Au plan international, elle ne peut se transposer mécaniquement mais doit se promouvoir en réaffirmant sans cesse qu’elle ne peut s’appliquer sans démocratie. La République laïque, si elle doit être démocratique, doit aussi être sociale. Cette affirmation de Jean Jaurès est toujours vraie aujourd’hui. Elle ne peut être totale si le développement humain ne l’accompagne pas, si l’égalité des droits n’avance pas ou si le progrès social n’existe pas. C’est ainsi qu’en 2003, la Commission Stasi affirmait que «la laïcité n’a de sens et de légitimité que si l’égalité des chances est assurée en tous points du territoire». Evidemment, cela est toujours vrai aujourd’hui. D’autant que les inégalités sont souvent les lieux où prospèrent les extrémismes et les obscurantismes. Aux côtés du progrès social, l’émancipation laïque a besoin d’une émancipation culturelle faite de transmissions, d’enseignements et de découvertes. Elle a également besoin d’une école publique poursuivant sa mission d’instruction, permettant à chacun d’accéder au savoir, de se forger un esprit citoyen et critique ainsi que d’acquérir des compétences. Une école où chacun doit avoir sa chance, où les moyens de chacun sont pris en compte pour permettre la réussite de tous. En ce sens, la priorité affichée et suivie depuis 2012 en faveur de l’école démontre la place et la mission que de la gauche attribue à l’école de la République, celle de contribuer à l’émancipation de tous, de donner à chacun les moyens de réussir, de devenir citoyen et de vivre ensemble. C’est en ce sens, aussi, que la réforme des rythmes scolaires est une bonne chose quand elle permet à chacun d’accéder à la culture, de découvrir l’art, d’apprendre la musique ou de pratiquer des sports. L’école de la République est elle même quand chaque enfant peut accéder à ces activités et construire son capital sans conditions de ressources ou barrières sociales.

Section Nice Ouest, 01 octobre 2014 à 20h08

Se réapproprier la laïcité Depuis quelques années la laïcité est malmenée par l’offensive du Front National qui tente un hold-up idéologique dans le but de dévoyer ce principe fondateur de notre République pour l’utiliser à des fins stigmatisantes. Il justifie sa politique d’exclusion en la présentant sous les traits respectables de la laïcité. Il procède par amalgames en considérant que tout individu originaire du maghreb est un islamiste et un terroriste en puissance, tout en se gardant bien de confondre l’ensemble des catholiques avec les extrémistes de Civitas suivant une logique sélective bien connue. Il détourne le thème de la laïcité de sa signification pour renouveler le thème du bouc-émissaire. Rappelons que la laïcité n’est pas une opinion ou une idéologie concurrente des autres, mais le principe qui les autorise toutes sous réserve du respect de liberté de conscience et d’égalité des droits de chacun. La laïcité est fondée sur le même principe que la démocratie puisque les deux récusent qu’un fondement surnaturel puisse ou doive légitimer l’ordre politique, fondé sur la seule souveraineté du peuple et des citoyens. Notre parti doit réagir et ne pas laisser le FN s’approprier un des piliers essentiels de la gauche dans notre pays, et dont la loi de 1905 de séparation des églises et de l’état est le socle. Parce que la France n’a jamais été aussi diverse qu’aujourd’hui, elle a encore plus besoin de laïcité qui garantit à tous les citoyens de vivre ensemble dans le respect de leur liberté de conscience. Ses valeurs sont partagées par la grande majorité de nos concitoyens qui sont laïcs, parfois sans savoir expliquer exactement le sens de ce mot. Et c’est en exploitant cette méconnaissance que prospère le FN, c’est pourquoi il nous faut reprendre le travail d’éducation indispensable concernant la laïcité comme principe du vivre ensemble. La création de l’observatoire de la laïcité et la charte de la laïcité à l’école ont été des initiatives positives qu’il faudrait renforcer par l’instruction civique à l’école. Il faut remettre au centre de notre discours politique ce principe fondateur de notre identité et priver ainsi l’extrême droite d’un argument « respectable ». Dissiper le trouble que tente d’instiller le FN ne sera pas facile. Il nous faudra dans le même temps condamner évidemment toutes les dérives fondamentalistes quelles qu’elles soient, menant dans certains cas jusqu’au terrorisme, et combattre sans relâche les amalgames stigmatisants du FN. Nous nous réapproprierons ainsi ce principe fondateur de la gauche que nous n’aurions jamais dû laisser instrumentaliser par les ennemis de la laïcité.

Anonyme, 01 octobre 2014 à 18h37

Le pacte républicain sera renforcé en respectant les valeurs de la république et de la laïcité qui garantissent le vivre ensemble. Les revendications qui renforcent le communautarisme ainsi que la remise en cause de nos valeurs sont inacceptables. La pratique d'une religion est une affaire personnelle, chacun doit pouvoir vivre sa religion sans remettre en cause les valeurs communes. Que ce soit à l'hôpital, à l'école ou dans tout établissement de service publique c'est la laîcité donc la neutralité qui doit être respectée. Est-ce que l'on admettrait qu'une religieuse fasse la classe dans une école publique ou une université? Par contre la connaissance des différentes cultures doit être encouragée, les quartiers doivent refléter la diversité culturelle. Il faut lutter contre la discrimination à l'embauche ou à l'attribution d'un logement. Veillez à l'égalité des chances à l'école.

Pierre CAMASSES, 01 octobre 2014 à 17h55

La loi de séparation des Églises et de l'État, dite loi de 1905, à laquelle nous sommes tous attachés, formule le principe de laïcité qui préserve de l’ingérence de la religion dans les affaires publiques. Ce principe est continuellement remis en cause par des intolérants aux attitudes militantes voire extrémistes. Sans cesse, nous devons lutter, réaffirmer, porter ou préserver ce principe de laïcité, fondement de notre République qui seul, tout en garantissant réellement la séparation de l'Etat et de la religion, préserve la liberté de pensée, la paix des cultes et du peuple. Socialistes, élu(e)s, cette formidable loi nécessite aujourd’hui d’être améliorée pour faire face aux défis communautaristes auxquels nous sommes quotidiennement confrontés. Agissons dans nos communautés de communes, cités ou villages pour que la raison l’emporte sur l’intolérance. Bâtissons un nouveau socle de société laïque et tolérante pour élever l’Homme. Comme les pionniers de Villetaneuse (93), favorisons à proximité de nos cimetières un lieu dédié aux cérémonies d’abord adaptées pour l’organisation d’obsèques civiles ou religieuses, ouvert à tous les cultes et à tous les courants de pensée, et in fine premier espace de tolérance et de paix dans la cité. Etudions la mise à disposition de lieux de culte multi-cultuels où par le partage de l’espace et du temps, l’ostracisme ou le rejet de l’autre n’aurait plus de place. Ou bien encore, observons les réalisations de Bussy-Saint-Georges (77) où les religions seront amenées à vivre dans un quartier dédié, partagé et apaisé dans la cité.

Pascal MARTINEAU, 01 octobre 2014 à 12h58

Face à la montée de tous les intégrismes, qu’ils soient catholiques, musulmans ou juifs, nous ne devrions pas permettre l’ouverture d’écoles privées confessionnelles hors contrats. Nous en avons au moins deux ici à Orléans, dont une catholique intégriste, au rez-de-chaussée de l’immeuble où se trouve la fédération du Loiret du Part socialiste. Les enseignants sont en soutane, les filles en robe ou jupe et les garçons en « culotte courte » comme on disait naguère. L’autre est un nouvel établissement musulman estampillé « Montessori » qui est actuellement au centre d’une polémique locale, attisant toutes les haines (alors que son homologue catholique n’a, « curieusement », jamais suscita aucune réprobation publique, fût-elle anonyme) : des croix gammées ont été taguées sur l’enceinte de cette école. Au moment où nous voulons favoriser l’éducation à l’égalité femmes-hommes et lutter contre toutes les discriminations, le risque est grand, sans même parler de terrorisme, que ces « écoles » soient des lieux où l’on pratique le bourrage de crâne à outrance, où l’on inculque les discriminations sous toutes ses formes, où l’on diffuse des théories dangereuses comme celle du créationnisme, chère aux intégristes de toutes les religions. Laisser faire cela, même si c’est minoritaire, c’est bafouer la laïcité de notre République, mais c’est surtout mettre en danger les enfants qui y sont inscrits par leurs parents. Notre République laïque se doit de protéger tous ses enfants. Nous ne devons pas fermer les yeux. La liberté des parents doit s’arrêter là où commence celle de leurs enfants. (Re)lisons « Vérité », livre I des « Quatre Évangiles » d’Émile Zola. Militant-adhérent au PS depuis 1995 Catholique laïc formé à la JOC et à l’ACO.

xavier bloch, 01 octobre 2014 à 10h05

Récupérer les symboles de la république : liberté, égalité, fraternité, laïcité, le drapeau bleu blanc rouge, l'hymne national

Catherine Dib, 30 septembre 2014 à 18h12

Vivre ensemble, lutter contre les discriminations La montée de l'extrême droite est un véritable un poison dans la vie politique car celle-ci se présente désormais comme une option politique de gouvernement. Il s'agit pourtant d'une forme de fascisme larvée, d’une atteinte fondamentale au Vivre ensemble républicain. Les discours extrémistes sont d’autant plus aisés que face à cette propagande, la social-démocratie traverse une crise majeure : elle ne propose pas d'idéal. Les socialistes ont besoin de reconstruire un idéal, comme l'émancipation ouvrière qui a porté l'espoir et mobilisé de nombreuses générations. L'absence d'idéal laisse place au pessimisme et entraine, pour beaucoup de citoyens, le rejet des socialistes à qui on n’accorde plus l’espoir et la confiance. Nous devons réaffirmer la laïcité, la seule valeur à même de proposer un cadre pour le Vivre ensemble et pour lutter contre les discriminations. La liberté, l’égalité, la démocratie participative, le pluralisme sont nos valeurs. Ne nous laissons pas déposséder de notre idéal au nom du pragmatisme, affirmons notre combat pour une société juste et solidaire. - Une politique culturelle de proximité Pour mieux vivre ensemble, il faut mieux se connaître (et se connaitre soi-même). Il est important d’investir dans une politique culturelle de proximité et pour aller vers l’Autre, de rejeter les clichés et mettre en valeur des identités multiples. La culture d’origine des ‘Musulmans’ (pour prendre un seul exemple) n’est pas monolithique : entre ville, campagne, Ouest, Est… les identités sont complexes et ce serait passionnant de créer au niveau des municipalités des expositions, des lectures dans les bibliothèques, etc. pour évoquer telle région, tel artisanat, tel parcours, etc. - Une politique active contre toutes formes de discrimination (origine culturelle, genre, handicap, etc.) Au sein des entreprises publiques et privées de toute taille, la discrimination à l’embauche et à la progression de carrière doit être strictement surveillée et interdite, par ex. en associant les syndicats représentatifs à ces procédures ou en mettant en place un organe interne. Ces procédures doivent être auditées et la non-discrimination devenir un critère d’évaluation des responsables. - Un enseignement de qualité dans les zones moins favorisées La discrimination territoriale est réelle. Pour contribuer à l’égalité des chances grâce à l’enseignement, l’Education nationale doit attirer les meilleurs enseignants et les plus expérimentés dans les établissements scolaires des zones moins favorisées, en leur offrant après un certain nombre d’années dans cette affection des possibilités de carrière améliorées.

Jacques PEGON, 28 septembre 2014 à 20h08

L'ensemble des laïcisateurs doit jouer un rôle moteur dans la construction du commun politique qui fonde la coopération de tous pour établir la paix civile ; y compris dans le domaine de l’égalité hommes/femmes, encore incomplètement appliquée. La liberté de création et d’expression a besoin, elle aussi, de défenseurs déterminés face aux tentatives de restaurer des interdits d’origine religieuse, totalement incongrus, alors que depuis des siècles, le blasphème n’est plus un délit. Mais il faut poser deux indications déontologiques : une première impose de différencier les convictions particulières de la position par définition non convictionnelle de l’État ; une autre est d’accepter que ceux qui professent une religion, tant qu’ils ne mettent pas en cause l’ordre public, sont des citoyens ou des résidents comme tous les autres, avec qui il faut coopérer. Pas plus aujourd'hui qu’en 1905, l’État républicain n’a de conviction en matière de religion.. La prétention au dépassement des religions, une fois pour toutes, à la manière positiviste, est hors de propos depuis longtemps. Les autorités de la République, plutôt que de franchir régulièrement la ligne rouge de l’indispensable neutralité de l’État en ces matières, devraient s’interroger au préalable sur la pertinence d’une notion d’État-nation qui demeurerait invariant, et sur la réalité des faits religieux contemporains. Soyons précis : • les droits de tous les citoyens et de tous les résidents doivent être égaux, en matière de culte ou d’irréligion, et d’éducation, sur l’ensemble du territoire de la République, y compris en Alsace-Moselle. L’idée concordataire impliquant la reconnaissance des religions par l’État contredit le fondement de la laïcité. • aucune transaction n’est possible sur la nature non religieuse de la loi, du droit, des droits politiques, culturels, sociaux. • la reconnaissance de l’égalité homme/femme, cas particulier de l’égale dignité entre tous les êtres humains, entraîne des modifications des usages et des lois ; l’accès à la contraception et à la possibilité de l’avortement sont devenus des droits irréversibles ; par ailleurs, la notion de "genre" permet de distinguer la physiologie de la culture, de l’éducation, et du choix de chacune ou chacun. • les deux domaines de la science et de la croyance, dont l’un est universalisable dans tous les contextes culturels et l’autre non, sont définitivement étanches. L’hypothèse scientifique darwinienne de l’évolution, révisable comme toute science, et le récit de la création divine n’appartiennent pas au même ordre de connaissance. Le second est de l’ordre du mythe, le premier est de celui d’un savoir.

Claude Descoubes, 28 septembre 2014 à 17h29

Nous devons redonner à l'Ecole de la République toute sa place dans la transmission du bien commun et des valeurs qui la fondent. Parce que la République porte une exigence de raison et de justice, il revient à l'école de contribuer à bâtir de l'égalité, de la liberté et de la fraternité. Il s'agit d'accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen sans blesser aucune conscience : c'est l'essence même de la laïcité. La laïcité de l'école n'est jamais dirigée contre les individus ni contre leur conscience, mais elle garantit l'égalité de traitement de tous les élèves. Refusant toutes les intolérances et toutes les exclusions, elle est le fondement du respect mutuel et de la fraternité.La charte de la laïcité à l'école dont quelques articles sont rappelés ci-dessous, doit être réaffirmée car la nation confie à l'école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République. La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale.Elle assure l'égalité devant la loi sur l'ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toutes les croyances. La République laïque organise la séparation des religions et de l'Etat. L'Etat est neutre à l'égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n'y a pa de religion d'Etat. La laïcité de l'école offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l'apprentissage de la citoyenneté. La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l'égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l'autre. Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l'ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme. Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l'école de la République. Dans les établissements scolaires, les règles de vie sont respectueuses de la laïcité. Le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. Cette éducation à la laïcité dans nos écoles, collèges et lycées, doit être effective, controlée et évaluée. En effet, notre Etat neutre demeure un rempart contre toutes les dérives et les conflits religieux qui secouent le monde en ce début de siècle. Ces terribles fléaux pourront être vaincus, grâce à la formation des jeunes générations auxquelles nous inculquerons le vivre ensemble et la tolérance.

Anonyme, 26 septembre 2014 à 19h49

Bonjour à tous, Ma contribution sera rapide, trop peut-être, pour un tel sujet; j'aimerais que soit examinée l'idée d'interrompre tout soutien financier aux établissements confessionnels privés ou sous contrat, du primaire comme du secondaire. Il s'agirait alors de réaffirmer le principe de la laîcité et, surtout, de redire notre attachement à l'enseignement public et gratuit. Bien cordialement.

Areski SADI, 26 septembre 2014 à 19h08

Beaucoup affirment de plus en plus fortement et sans plus aucune réserve : "on ne peut plus faire tous société aujourd’hui tout en préservant nos différences"! Ils prétendent que c’est là une position contre une certaine pensée unique, qu’eux seuls brisent le politiquement correct et défendent réellement la laïcité. Si la glorification des spécificités est à proscrire, il ne faut pas militer, comme ils le font, pour une société uniforme. La Laïcité ce n’est pas l’effacement de toute différence entre nous. Notre République « une et indivisible », par trop d’homogénéisation, risque de rejoindre l’ossuaire des empires centralisés à l’excès. Les habitants des quartiers dits « sensibles », les générations issues de l’immigration,… sont une partie intégrante de ce pays. Quelque soit le sentiment que l’on porte sur eux, quelque soit les préjugés que l’on a d’eux, il nous faut nous accommoder de leur manière d’être, de leur manière de paraître tout en leurs imposant notre cadre. La nation doit réserver une part de reconnaissance, d’accès à l’emploi, d’accès aux universités, de célébration,… bref une part d’estime à chacun d’entre nous. La république ne doit jamais broyer les individus sous prétexte de laïcité sinon ils ne se sentiront pas appartenir à ce pays. Penser global, universel, oui ! mais avec constamment la préoccupation de l’individu. Les fondamentalistes religieux et les tenants de ghettos intellectuels exigent, quant à eux, une appartenance prosélyte ment affichée. Ils exaltent les différences alors que la laïcité nous commande de les vivre harmonieusement préservant l’unité nationale. La réponse que la gauche oppose à ces deux clans, les anti multiculturalistes et les prosélytes s’alimentant d'ailleurs les uns les autres, ne doit pas varier sur le fond = Taire nos différences face à la cohésion républicaine mais ne pas tomber dans l'homogénéisation excessive ! Voilà en définitive le principe toujours vivant de la Laïcité à la française qui respecte les histoires de tous les français dans leurs diversité.

Jean François Loisy, 26 septembre 2014 à 14h57

Proposition 46 du candidat Hollande portant sur l’inscription dans la constitution Des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905 Une proposition jamais appliquée et qu’il faut reprendre ►La proposition : « Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle. » ► Une décision du CC n°2011-157 QPC du 5 août 2011 reconnaît déjà sous conditions le statut particulier des trois départements il n’est donc pas nécessaire de le mentionner : « des dispositions législatives et réglementaires particulières aux départements du Bas-Rhin, du Haut Rhin et de la Moselle peuvent demeurer en vigueur ; qu’à défaut de leur abrogation ou de leur harmonisation avec le droit commun, ces dispositions particulières ne peuvent être aménagées que dans la mesure où les différences de traitement qui en résultent ne sont pas accrues et que leur champ d’application n’est pas élargi ; que telle est la portée du principe fondamental reconnu par les lois de la République en matière de disposition particulières applicables dans les trois départements dont il s’agit… » ►Ainsi, le statut local d’Alsace-Moselle ayant qualité de « principe fondamental reconnu par les lois de la République » est inclus dans le bloc de constitutionnalité avec les trois restrictions suivantes : - l’affirmation de son caractère transitoire - la précision qu’il pouvait être modifié par la loi, seulement pour le rapprocher du droit commun - l’affirmation qu’en tout état de cause, il ne pouvait être étendu. ►Mais le second alinéa que François Hollande voulait insérer est trop imprécis (« respecte la séparation des Eglises et de l’Etat ». Et surtout il manque cette phrase de l’article 2 de la loi de 1905 « ni ne subventionne aucun culte » La proposition constitutionnelle que nous proposons s’écrirait donc comme suit : « La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Elle ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »

Alain CHABERT, 26 septembre 2014 à 14h32

NON à la dérive anti laïque! Retrouvons un des principes fondateurs de la République : la LAÏCITE. Réaffirmons l’attachement socialistes à ce que furent les acquis de nos aînés de la Révolution en passant par les lois Ferry et la loi de 1905. Être un responsable politique laïc c'est être vigilant dans la séparation entre sphère publique et privée, dans le rapport à l’argent, aux signes ostentatoires du pouvoir. Cette "morale publique" doit aussi irriguer TOUS les niveaux de responsabilité. La diversité doit être richesse et non source de conflit. La Laïcité, assure l’égalité en droit des citoyens, l'intégration de tous, dans le respect des lois de la République et permet l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin. Le premier rôle des représentants de l’État républicain socialiste est d’y contribuer en renforçant l’école publique et en formant ses enseignants. Le caractère fondateur de la Laïcité prend toute sa signification dans la vie quotidienne : égalité de traitement et respect entre tous les citoyens de la République, croyants, athées ou agnostics. Si les usagers du service publique ont le droit d’exprimer leurs convictions religieuses dans les limites du respect de la neutralité de ces services, de leur fonctionnement et des impératifs d’ordre, de sécurité, de santé et d’hygiène l'agent lui a un devoir de neutralité et doit traiter également toutes les personnes. De même les élus de la République ne doivent en aucun cas montrer leur convictions religieuses en participant médiatiquement à des événements cultuels ou en soutenant financièrement des associations à caractère religieux. De même il est indispensable de revoir les régimes dérogatoires des cultes, ceci sans toucher au "droit local" car ce sont TOUS les contribuables français qui payent les traitements et les retraites des ministres des cultes reconnus. La laïcité a fondé un ordre de droits de la personne, lois qui permettent à l’individu de se situer et d'assumer sa sexualité dans la responsabilité vis à vis de lui-même et d’autrui. La Laïcité refuse que le dogme économico-financier réintroduise du sens sociétal sur le mode caritatif, qualifiant la solidarité nationale d'assistanat pour mieux segmentariser et amplifier l'enfermement communautaire et l'insécurité sociale. Le Parti Socialiste doit soutenir les peuples qui aspirent à la Liberté, mais condamner sans réserve les régimes qui tentent d’installer ou installent des dictatures politiques ou cléricales. La Laïcité ne peut s’accommoder de régimes spéciaux réservés aux femmes, aux intellectuels, aux artistes.

Alain Azouvi, 25 septembre 2014 à 15h12

Aujourd’hui, le premier problème des Français, avant même l’emploi et le logement, est le sentiment d’une perte de leur identité, des repères et valeurs fondatrices de la République. C’est ce que, à leur manière biaisée et xénophobe, Sarkozy et Le Pen ont très bien compris, et la raison de leur succès. C’est ce que nous, au PS, avons mis sous le tapis de peur d’apparaître passéistes, colonialistes, nationalistes, etc. Cette sensation de dilution des valeurs collectives repose sur des éléments objectifs : l’individualisme, la mondialisation, l’Europe vue comme la mise en œuvre de celle-ci au niveau du continent. Pour contrer ces tendances, un discours idéologique fort du PS, et les actes lui correspondant, auraient été indispensables. Il ne suffit pas d’affirmer que la France est un grand pays ; nos concitoyens sentent bien que cette invocation ne se fonde sur aucun projet collectif qui permettrait de dépasser les particularismes, religieux et autres, et elle apparaît alors comme purement rituelle. Nous ne sommes plus porteurs de dynamique sociétale. Lutter contre les déficits publics et l’endettement du pays est évidemment indispensable, mais cela ne suffit pas à caractériser un projet global d’une gauche de gouvernement. Pire, plusieurs des engagements du candidat Hollande qui allaient dans le bon sens n’ont pas été tenus. Aujourd’hui, nous sommes vraiment à la croisée des chemins. Si nous voulons survivre, nous devons être porteurs d’espoir, ne pas craindre d’assumer nos valeurs : triptyque républicain et laïcité. Sinon, le PS perdra toute prise sur les mouvements centrifuges à l’œuvre dans notre société. On en est déjà arrivé à cette situation extravagante où c’est Marine Le Pen qui donne le la de l’identité nationale : il est par exemple consternant de constater que, pour beaucoup de gens, la laïcité n’est rien d’autre qu’un outil de lutte contre l’islam. D’où des discriminations dont on ne parle même plus tant elles semblent couler de source : on s’insurge contre les prières de rue des musulmans du 18ème arrondissement de Paris, mais on fait silence et on laisse prospérer sans réagir (droite et gauche confondues) celles des catholiques intégristes anti-IVG devant l’hôpital Tenon. Dès lors, comment imaginer que nos compatriotes musulmans aient le sentiment d’être traités en Français à part entière ? Le « rêve français », c’est une Nation unie, intégrée, universaliste. Nous ne pouvons espérer le servir qu’au prix d’une mutation de notre modèle idéologique, politique, mais aussi financier car l’intégration a un coût : celui de services publics équitablement répartis, preuves de l’égale attention de l’Etat pour tous les citoyens.

Jean CAPDEVILLE, 24 septembre 2014 à 18h05

Le 25 juin dernier, les jurés populaires de la cour d'assises des Pyrénées atlantiques acquittait le Dr Nicolas Bonnemaison, humaniste et médecin de valeur, reconnu par ses confrères, par le personnel de l'hôpital. Il n'a fait que son devoir de médecin urgentiste en accompagnant et soulageant les souffrances physiques et psychiques de patients en phase agonique . Sa disponibilité et son humanité auprès des mourants et de leurs familles n'ont été niées par personne. Or, le 1er juillet, le parquet a interjeté appel du verdict d'acquittement, sans motiver sa décision et en délocalisant à Angers ce nouveau procès. Pourquoi un tel acharnement ? Notre parti au pouvoir s’honorerait en faisant voter une nouvelle loi, complémentaire à la loi Léonetti, sur l'accompagnement en fin de vie, la lutte contre la souffrance et l'aide à mourir en phase terminale. Cette nouvelle loi doit prendre en compte le développement obligatoire et suffisant des services de soins palliatifs dans tous les établissements de santé concernés et l'accompagnement jusqu'à la mort et pourquoi pas même accepter l'euthanasie assistée pour ceux qui le demandent et pour les cas extrêmes qui ne peuvent plus s'exprimer et dont les traitements sont impuissants à soulager leurs souffrances. L'état est là pour protéger les libertés. Quel que soit l'état de santé d'un être humain, s'il souhaite par conviction philosophique, mourir avec ou sans soins palliatifs, avec ou sans accompagnement médical jusqu'à la mort, c'est son choix, la société doit le respecter. Socialistes, républicains, humanistes, nous ne pouvons accepter que l'état limite nos libertés quand elles ne font aucun tort à autrui. Nous constatons et regrettons, que la Laïcité, comme principe politique, code de vie collective et force morale, est bousculée par des mouvances et groupes qui s'y opposent en rejetant les lois républicaines et laïques ; toutes leurs actions le démontrent : Ils souhaitent imposer à tous les lois de leur dogme. François Hollande s'était engagé sur ce point et nous voulons croire qu'il saura marquer son quinquennat d'une décision aussi forte que l'ont été en leur temps la loi sur l'IVG de Simone Veil ou sur celle sur l'abolition de la peine de mort de Robert Badinter. Les Français ne nous le pardonneraient pas, l'Histoire ne nous le pardonnerait pas. Nous comptons sur le Parti Socialiste pour lancer ce chantier de l'humanisme et de la laïcité en dépit des intégrismes et dogmatismes de tous bords.

Anonyme, 24 septembre 2014 à 11h28

Sauvons la laïcité A un moment où dans le monde, le fait religieux prend une importance plus grande, dans notre pays celui-ci qui devrait se limiter à la sphère privée, essaie de s’imposer dans la sphère publique et influer sur les décisions publiques. Cette ingérence est un véritable danger pour le vivre ensemble. Notre pays s’est constitué sur la base de la laïcité, la laïcité, c’est le respect de tous, c’est la neutralité de l’Etat par rapport aux religions. Mais, nous nous devons de constater que l’Etat est récemment intervenu dans le fonctionnement de la religion musulmane avec la création du Conseil français du culte musulman, bien loin de la neutralité qu’il aurait dû afficher. Par cette action, il a octroyé un droit supplémentaire au fait religieux. La légitimation nouvelle de la place des religions dans l’action publique, donne plus d’importance à ces dernières, qui s’expriment lorsque les lois votées ou en cours de vote ne correspondent pas aux préceptes d’une ou de plusieurs religions, alors qu’elles n’ont aucune représentation démocratique et s’attaquent à l’expression de la volonté populaire. Nous l’avons vu récemment lors de la manif pour tous, les personnes se targuant de représenter plusieurs religions se réunissaient pour s’opposer au mariage pour tous. Les religieux cherchent à s’imposer aux élus aussi bien locaux que législateurs. La religion devient donc un facteur de plus en plus clivant et opposé au vivre ensemble. L’exemple de la nourriture Hallal dans les cantines en est un. C’est à travers ce constat que les partis extrémistes de droite, notamment le FN cherchent à récupérer le drapeau de la laïcité pas pour favoriser, une société apaisée, mais uniquement pour s’en servir en rejet de la religion musulmane. De la même façon, les partis d’extrême gauche lors de la guerre israélo-palestinienne ont laissé libre cours à l’antisémitisme. Notre république laïque doit donc se préserver de l’importation des conflits religieux externes et empêcher l’intervention du spirituel dans le temporel. Cela passe par des moyens législatifs et constitutionnels, notamment par la révision de la loi de 1905, il faut absolument interdire tout financement public, direct ou indirect dans des structures religieuses, le fait d’inscrire ses enfants dans une école religieuse est un choix donc ce choix doit intégralement être assumé par les familles, de même les édifices religieux églises etc sont financés pour leur entretien par des fonds publics, cela doit cesser aux Pays bas par exemple ce sont les croyants qui les financent. Pour une société apaisée donnons les moyens de sortir le fait religieux de la sphère publique.

André HENRY, 24 septembre 2014 à 9h44

On ne peut pas parler "des" principes de la laïcité. La laïcité est "UN" principe de la République. Ce principe implique deux dispositions républicaines essentielles: la liberté de conscience et la séparation des églises et de l'Etat. C'est ce qui fait la force de l'école laïque dont l'objectif majeur est de préparer à la vie des femmes et des hommes libres, capables de maîtriser leur vie, non pas de la subir. A.H.

LaureF, 23 septembre 2014 à 20h08

Aujourd'hui, les jours fériés correspondant à des célébrations catholiques ne signifient rien pour de plus en plus d'entre nous, car le catholicisme est de moins en moins pratiqué. La religion en général, d'ailleurs, devient davantage coutume que croyance. Ainsi, il serait judicieux en tant qu'Etat laïc, de remplacer ces jours de fêtes religieuses par d'autres jours de commémoration, plus parlants. Un référendum ?

Jean-Louis Marguerin, 23 septembre 2014 à 17h30

Connais toi toi-même (Socrate ,le premier des laïcs ? ) et tu éviteras la barbarie. ou la trilatérale (c'est de moi)) lien et rappel. http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate A première vue la République est passée de Socrate ,le philosophe à Socratès ,le footballeur?,sous le prétexte falacieux et surtout égotique que la laïcité est une inaccessible étoile ,non bankable et non productiviste pour les uns et le contraire pour les autres ,le principe de laïcité figurant en bonne place dans tous les règlements intérieurs des sociétés ou entreprises de plus en plus matérialistes. On n'a même pas abordé le côté religieux ! Bizarrement ,au temps des trente glorieuses ,où il y avait un café de droite et un de gauche à chaque coin de rue ,Pépone oblige, on évoquait beaucoup moins la laïcité et la diversité. Serions-nous formatés et fort matés dès l'école primaire ?

davybon, 23 septembre 2014 à 15h35

-La laïcité et la république commence dés l'école, pourquoi certaines mairies, parents et professeurs inculquent aux enfants qu'il est plus facile d'apprendre en école privée que public. Les mauvais élèves viendraient du public??? L'état, les mairies et nos élus qui sauvent les lieux de cultes au nom du patrimoine alors que l’évêché est le plus riche au monde. - Certains enfants de cités sont brassés par des cultures différentes qui les feront avancé plus tard si ils sont bien suivi et éduqué. Alors qu'une parti des français de nos campagne sont encore réticent ou assiste alors qu'il croise un étranger ou n'en connaissent même pas.

Alain Lacoste, 22 septembre 2014 à 18h18

Il en va me semble t'il de la politique voire de la citoyenneté comme de l'économie, à savoir l"existence de l'offre et de la demande. Or, en la matière on ne s'intéresse que (trop) rarement à la seconde. Et c'est là que le bât blesse ; en effet, nous avons à faire de plus en plus à des consommateurs et de moins en moins à des citoyens. Une étude sociologique a montré voici quelques années qu'un Français sur deux n'entend rien à l'économie, un sur deux ne connait pas son voisin et un sur deux est superstitieux. Il est donc urgent de relancer tous azimuts l'éducation populaire au sens plein et noble du terme. Pour ce faire, nous disposons d'un outil majeur quasiment délaissé : le service public de radio - télévision dont on connait l'influence au quotidien. Qu'attend-on pour s'en servir intelligemment ? Il devrait sans beaucoup de difficultés être possible - sans tomber dans l'interventionnisme obtus - de dupliquer par exemple et dans divers domaines "l'édito" géopolitique quotidien de B. Guetta sur F. Inter. Le plus tôt serait le mieux si l'on veut expliquer, expliquer, de façon pédagogique le monde d'aujourd'hui et la contribution du gouvernement à la résolution des enjeux et pb. auxquels nous sommes confrontés. Evitons d'avoir à reconnaitre et à dire à nos enfants ou petits enfants que nous n'avons rien fait, alors même que nous avons les outils en mains ! Inventons la "fabrique citoyenne" , vite...

GUY HERVET, 22 septembre 2014 à 17h57

En matière de barbarie produite par la religion que dire des Croisades? Que dire des Grandes Découvertes,sinon lire et relire la Controverse de Valladolid qui opposa Las Casas et un certain Sepulveda? Que dire de l'Inquisition,des monarchies de Droit divin,des massacres de la Saint-Barthelemy,de 80 ans de guerre religio-politique en Irlande, des missions d'évangelisation accompagnant les conqu^etes coloniales chez des peuples que...JULES FERRY... même lui,n'hésitait pas à qualifier de RACES INFERIEURES., Cependant les religions n'ont pas le monopole de l'asservissement des consciences ni de l'atteinte aux Droits de l'Homme. Les Pouvoirs politiques ont décalqué homothétiquement leurs dérives absurdes,inhumaines et barbares.Il arrive même que les bourreaux 'religieux" et les bourreaux au service des dictatures "collaborent". En matière de Laïcité comme dans chacune des valeurs qui fondent la République et l'aptitude de ses citoyens à Vivre Ensemble,c'est de définir un RESPECT ... qui ne soit pas à sens unique. On ne peut pas ,peu à peu, par glissements sémantiques sur ce que sont les Droits de l'Homme et de la Femme,finir par admettre les manifestations publiques et ostentatoires des " soldats" des religions. Aujourd'hui il faudrait presque détenir un doctorat en théologie pour avoir le droit de se poser des questions sur les extr^mismes produits pas les religions. Faute de quoi on est bon pour le pilori,accusé ici d'anticlericalisme primaire,là d'islamophobie,ailleurs d'antisemitisme caché derrière un antisionisme... Le discours de Sarko -qui fut fier d'être chanoine de Latran- n'a jamais fait l'objet de controverse.Pourquoi?

Serge/Audrey Blisko/Keysers, 22 septembre 2014 à 15h53

La liberté de conscience est, en France, un principe constitutionnel majeur. Garantie par la loi de 1905 dont l’article 1er énonce : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public », sa portée reste fondamentale. En effet, affirmer la liberté de conscience, c’est reconnaître à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire, de pouvoir s’engager ou se désengager, d’appartenir à une communauté ou s’en défaire. La République française, fille de la Révolution de 1789 est fondée sur le postulat de l’autonomie de chaque citoyen : si l’égalité face à la loi peut être affirmée, si l’ordre politique peut être fondé sur une communauté de droit, c’est bien parce qu’elle reconnaît à chaque citoyen la capacité d’être un sujet de droit à part entière et par là un être singulier, distinct de la famille et de la communauté dont il relève. C’est pourquoi toute situation d’emprise ou de sujétion est en soi une atteinte grave à ce socle fondateur et constitue une véritable rupture avec l’ordre politique républicain. Le principe de liberté de conscience impose une obligation positive à l’État, car si la République se doit d’assurer la liberté de conscience, la neutralité de l’État envers les convictions de chacun ne peut s’interpréter en terme d’indifférence passive : l’État doit au contraire œuvrer à garantir pour chacun les conditions d’une liberté de conscience effective, et se doit de combattre ceux qui usent des libertés d’expression, de culte et d’association en mettant à mal le fondement même de ces libertés. Face aux dérives, le problème politique qui se pose est le suivant : il appartient à l’État de respecter et de faire respecter la liberté de conscience. L’État s’interdit de s’immiscer dans la sphère des convictions individuelles de chacun, tout en garantissant à l’individu les conditions de son autonomie et en le défendant contre toute forme d’emprise. La résolution de cette tension entre l’expression de la diversité de chacun et le vivre ensemble est la clef d’une société apaisée et tournée vers l’avenir.

Anonyme, 22 septembre 2014 à 7h28

Pour ma part je connais le mot laïcité quand je suis en métropole car je dois toujours me justifier. Nous avons deux bon exemple dans notre pays que nous pouvons ins piré Mayotte et La réunion. Ces sont les deux départements qui comptent plus de religions dans la France alors que la population vivent en harmonie sans s'occupé de quel culte est sont voisin. Enfin une proposition, le parti doit imposer un secrétariat fédéral dans toutes les fédérations de la métropole.

Aboudou ZAABAY, 21 septembre 2014 à 17h41

La laïcité c'est la garantie du respect de la pratique de toutes les religions dans notre pays. La République garantit aussi qu'aucune religion ne soit privilégiée par rapport à une autre. C'est une des conditions pour que chaque citoyen se sente pleinement intégré dans la république quelque soit son origine et sa pratique religieuse. Dans notre pays, l'impartialité et la neutralité de l'Etat à l'égard des religions font défaut avec un traitement particulier pour la religion chrétienne, sans doute pour une raison historique. L'égalité effective de traitement, envers toutes les confessions religieuses, serait une grande force intégratrice. D'une manière générale, la République doit garantir les mêmes droits pour tous, quelque soit l'origine, la couleur de la peau, le sexe, la catégorie sociale, la pratique sexuelle, la religion, etc. C'est la base du pacte républicain. Appliquer de manière stricte ce pacte partout et pour tous, c'est un des moyens pour « faire société » dans une France tiraillée à la fois par l’individualisme, le consumérisme et le communautarisme. Cela passe surtout par l'égal accès de tous à l'éducation et d'une manière générale, aux moyens du développement de soi pour devenir un citoyen à part entière. L'unité de la République n'est pas incompatible avec l'entière expression de la diversité. Par exemple, les français issus de l'immigration sont, pour la plupart, pour une intégration et contre une assimilation. La conservation du lien avec leurs origines leur permet, au contraire, de vivre mieux leur dépaysement. De la même façon, nos territoires font toutes partie de la France mais elles aspirent à développer leurs spécificités qui constituent plutôt une richesse notamment pour le tourisme et la culture. Il ne faut pas opposer le respect de règles communes de la République et le développement de spécificités propres à une de ces entités. Arrêtons de parler de Français de telle ou telle origine. On est Français, un point c'est tout. Combattons avec la plus grande fermeté toute stigmatisation d'une communauté ou d’une religion. Il faut notamment dénoncer l’effet de loupe sur les comportements minoritaires qui ne reflètent pas la réalité de la communauté musulmane qui est modérée. Agissons contre l'idéologie de l'Extrême Droite et pour cela, la puissance publique doit régler les problèmes quotidiens des Français: précarité, chômage et pouvoir d'achat. Ainsi nous éliminerons le terreau des extrémistes de tout poil, notamment les antisémites et les islamophobes. Au cœur des quartiers, l'Etat doit mener une politique ambitieuse pour le vivre-ensemble de toutes les composantes de la Société. Améliorons le vivre-ensemble.

Anonyme, 21 septembre 2014 à 8h51

Contribution pour les Etats généraux du PS Dans la lecture des points soumis aux débats je ne retrouve pas des points qu’il me semble indispensable d’aborder. Puisque cette institution n’apporte rien au débat démocratique de notre pays, il faut oser dire que le sénat doit être supprimé ….. ça contribuera au moins à quelques économies. Pour l’Assemblée Nationale , les lois et discussions au parlement ne seraient pas altérées si on divisait par deux le nombre de députés . Quant aux ministres et secrétaires d’Etat , là encore diviser le nombre par deux ne devrait pas faire sombrer le fonctionnement de l Etat !!! D’un gouvernement à l’autre, la moitié d’entre eux sont inconnus ou inexistants !!! De la même façon, quand allons nous fixer une durée maximale de mandats pour les députés ou autres élus de collectivités importantes – régions et départements- et éviter ainsi de connaitre des élus depuis 40 ans sans renouvellement de nouveaux responsables. Et puis , pour les communes comment continuer à croire que 36 000 communes sont encore nécessaires , il serait souhaitable d’oser dire qu’à moins de 500 ou 1 000 habitants il n’y a pas d’efficacité de communes possible – moyens financiers et humains - Enfin , quand un élu ou un ministre se met hors la loi d’une manière flagrante – cas récents connus- il doit tout simplement être déchu de son mandat et interdit de nouveau mandat à vie . Fait à la Roche sur Yon le 21 septembre 2014 J Allain

Georges HADDOU, 20 septembre 2014 à 17h54

La constitution française du 4 octobre 1958 stipule que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens. Elle précise que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par voie de référendum. Malgré l’augmentation indéniable du niveau d’instruction des citoyens français et les progrès techniques incontestables réalisés en matière de communication, l’exercice de la souveraineté nationale n’a guère progressé depuis 1848, hormis le droit de vote reconnu aux femmes en 1944. Même le non-cumul des mandats dans l’espace et le temps, la rotation des responsables et l’autogestion ont beaucoup de difficultés à se mettre en place. La loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire incluait dans l’enseignement primaire, après l’instruction morale et civique, quelques notions usuelles de droit et d’économie politique. Il est grand temps pour le citoyen de cesser d’être un sujet et de devenir majeur. Le citoyen ne peut déléguer à ses représentants, voter lors d’un référendum, peut-être un jour exprimer un choix entre deux projets de loi, par exemple de finances, qui lui seraient proposés, sans connaître, pour le moins, le droit républicain (droit privé et droit public). Il y va, compte tenu des diversités actuelles du peuple français, de l’avenir de l’unité nationale, déjà affaiblie par la suppression du service national. Cet enseignement devrait occuper une place significative dans les programmes scolaires et faire l’objet d’une évaluation continue. Il nécessiterait un complément de formation pour tous les corps d’enseignants et même un nouveau corps d’enseignants. Dans un souci toujours d’unité nationale et de saine gestion des finances publiques, dans un contexte de crise économique qui perdure, le coût correspondant de la mesure proposée devrait être financé par l’abandon progressif du subventionnement général d’un enseignement privé concurrent de l’enseignement public Proposition à faire par le parti socialiste L’article L141-1 du code de l’éducation est complété ainsi qu’il suit : « L’enseignement public comprend à tous les degrés, entre autres, un enseignement du Droit Républicain (droit privé et droit public). ». Le premier alinéa de l’article L442-5 dudit code est modifié ainsi qu’il suit : « Les établissements d’enseignement privé du premier et second degré peuvent demander à passer avec l’État un contrat d’association à l’enseignement public, s’ils répondent à un besoin scolaire spécifique reconnu par les autorités académiques, en renonçant pour les classes concernées à leur caractère propre. ».

Anonyme, 20 septembre 2014 à 9h38

La question qui se pose est: Pourquoi en 2014 la France est tiraillée par l'individualisme, le consumérisme et le communautarisme?. L'individualisme et le consumérisme ont été prôné a tout vent. Par qui? Dans quel but? Est-ce le libéralisme? Est-ce l'humain qui préfère être bercé par l'illusion plutôt que réfléchir? Le communautarisme a été suggéré dans quel but? Diviser pour endormir ? Créer des parias dans la société? Le problème qui se pose après est comment gérer les conflits que cela occasionnent. Toute la difficulté est là car l'homme en petit groupe peut réfléchir mais entraîné par des délires de masse de foule il est haineux. Les manifestants contre le mariage pour tous m'ont fait peur. Que disent les petits enfants dans la majorité ils répètent ce qu'ils entendent des adultes. Que disent les adultes ils répètent ce que disent les journalistes. Qui fait l'information? La différence est que l'adulte peut choisir ses sources d'information. Le petit enfant subit son entourage. Pourquoi pour ne pas la nommer la télévision est un abrutissement. La majorité des français regarde la télévision. On nous rabâche en permanence que les émissions culturelles ne font pas d'audience. Par contre les émissions les plus bêtes; on nous dit qu'elles ont beaucoup d'audience. Tout ceci touche une foule de gens qui se laisse manipuler. ect....? De quoi parle t-on le lendemain au travail de stupidités. On nous dit que cela détend....... Il n'y a pas beaucoup d'analyses dans ces journaux. Les faits divers ils aiment cela. Et ils jouissent quand il y a des scandales politiques et que les sondages sont au plus bas. C'est lamentable. A qui, a quoi cela profite? Aucun journaliste ne se pose cette question? Dans quelle société veulent t-ils vivre? Se comporter et agir autrement est la solution. Mais l'Humain est-il prêt? Cordialement

Anonyme, 19 septembre 2014 à 22h40

La loi sur la laïcité est fondamentale en France et fait partie intégrante de notre histoire, cependant, face à l’incompréhension généralisée des religions entre elles aujourd'hui, il me semble judicieux que pour améliorer la compréhension, l'on enseigne des cours d'histoire et de philosophie religieuse dès le primaire. Car la négation de la religion n'est plus une solution dans notre République, et ces conséquences sont visibles (actes antisémites, islamophobes et parfois antichrétiens). La tolérance commence à l'école de la République, et elle permettrait de les réduire

Anonyme, 19 septembre 2014 à 18h11

Mon pays la France est laïque de ce fait chacun (e) peut aux endroits prévus à cet effet prier pour qui il (elle) veut. La laîcité est un de nos acquis!!!! et c'est un Droit!. La laîcité est garante de toutes les religions. Elle prône donc le RESPECT de chacun(e) Il ne faut pas confondre laïcité,religion et intégration. Et il est impératif qu'au sein de nos écoles publiques la laïcité soit respectée... oui c'est schématique et mériterait un développement plus académique

ERIC NEDELEC, 19 septembre 2014 à 15h59

La laïcité c'est cette originalité française qui permettait, je parle volontairement au passé d'avoir la garantie que l'espace public, tous les espaces publics ne verraient pas leur neutralité polluer par des manifestations individuelles ou collectives attestant d'une croyance religieuse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : considérant que la tolérance est la meilleure compagne de la laïcité beaucoup ferment les yeux, acceptent ce qui n'a pas lieu d'être et que y compris la loi réprime. Il faut simplement que loi soit appliquée simplement, et qu'aucun signes religieux ne puissent parasiter la neutralité de l'espace public et ce à condition que nous redéfinissions aussi la notion d'espace public. Si d'aventure cela n'était pas possible je revendique haut et fort la possibilité pour tous ceux qui sont athées de disposer eux aussi d'espaces et de temps pour manifester la pertinence de leur athéisme avec notamment des émissions sur les chaînes publiques et la mise à disposition gratuite de salles pour se réunir. Si cela ne s'avérait pas possible il faut reposer le problème du financement pour leur entretiens voire construction d'espaces religieux. l

xavier bloch, 19 septembre 2014 à 15h18

Intégrer dans le service public et laïc toutes les infrastructures non confessionnelles travaillant pour la petite enfance et l'enfance. Par exemple, la crèche Baby Loup intégrerait le secteur public social, pour son rôle d'intégration des populations et d'éveil laïc des enfants gardés (y compris les fratries)

Anonyme, 19 septembre 2014 à 9h51

Juste quelques mots à dire, au sujet de l'école et de la laïcité, de l'égalité pour tous. Prenons exemple sur l'Angleterre, le Japon, et tant d'autres sur la présence de l'"uniforme" qui permettrait d'éviter toutes tensions entre nos enfants que ce soit par rapport aux signes religieux, des vêtements de marque ou autres, l'uniforme pour montrer l'unité de l'école française, la même pour tous, tous les enfants ont les mêmes droits, et surtout celui d'apprendre, ensemble. Trop d'individualisme précoce à éviter à l'avenir. L'école pour tous c'est un bien précieux et il faut le rappeler, et cela exige certaines conditions et le respect de ces conditions doit prévaloir. Celles et ceux qui ne respectent pas l'école publique et ses enseignants, etc. doivent être sanctionnés.

pierre helias, 19 septembre 2014 à 8h48

la laicité est un aquis fondamental de notre république; cependant son sens est souvent mal connu et devrait être mieux enseigné dès l'école et associé étroitement aux notions de tolérance et respect car malheureusement ,ces quinze dernières années ,les divers intégrismes, en particulier musulman ,ont contribué à une extension légale et impropre à mon sens de sa signification pour mieux montrer du doigt une partie importante de la population française de confession musulmane en particulier ,pour en en faire des boucs émissaires aux problèmes rencontrés par notre pays dans tous les domaines ;plus récemment on pressent une extension de ce sentiment pour la population de confession juive; il faut donc prendre garde à ne pas user de la laicité comme un moyen de développer le racisme" ordinaire" et favoriser les théories nationalistes et disons le néofascistes par des textes de loi trop dirigés pouvant être interprétés comme provocateurs pour telle ou telle religion afin de ne pas alimenter le communautarisme; par ex le port d'un simple voile est il ,en dehors de l'aspect des droits de la femme, un signe plus ostentatoir que le port d'une croix catholique ou protestante dans la mesure ou il ne gène pas les activités imposée en milieu publique...?

Anonyme, 19 septembre 2014 à 8h28

Je ne comprends pourquoi l'Alsace Lorraine a encore un statut particulier concernant la rémunération des pasteurs, curés et autres; a quand la suppression du concordat?

Alain Dicharry, 18 septembre 2014 à 23h56

La laïcité n’est pas une opinion, c’est le droit d’en avoir une. Ce n’est pas un dogme tourné vers le passé mais un idéal pour le futur de l’humanité. La laïcité, clef de voûte de l’édifice républicain, fondement institutionnel des libertés individuelles et de l’égalité des droits, ferment de l’intégration des citoyennes et des citoyens de toutes origines, constitue, aujourd’hui comme hier, l’assise indispensable de la paix civile et de l’unité de la nation Chacun ressent profondément la gravité de certains événements : • la montée et la banalisation du racisme et de l’antisémitisme avec des actes d’intolérance et d’exclusion. • le radicalisme de la hiérarchie catholique qui s’obstine à vouloir imposer aux États, par des voies actualisées, sa tutelle moralisatrice. • l’offensive des intégrismes (islamiques, catholiques, juifs, etc) marqués par le sectarisme le plus affirmé. • les campagnes renouvelées contre la contraception, l’IVG, l’égalité des femmes. • les offensives répétées contre la Laïcité de l’École Publique et les provocations par le port ostentatoire d’insignes religieux en milieu scolaire. Ainsi, une fois de plus, apparaît-il clairement que rien n’est jamais définitivement acquis, que nos libertés, toujours directement ou insidieusement menacées, sont toujours à défendre ou à reconquérir. C’est le cas de la Laïcité. La laïcité, liberté des libertés, conduit à combattre tous les facteurs d’aliénation • pour la libération des femmes, elle exige, en faveur de toutes et partout dans le monde, la conquête effective de l’égalité en droit, en responsabilité, en dignité. • pour les libertés au quotidien, elle exige le droit de chacun à l’autodétermination, notamment en matière de vie sexuelle, de divorce, de contraception, d’avortement, du droit de vivre et de mourir dans la dignité. • pour libérer le travail, ses conditions et ses finalités de la domination par le pouvoir de l’argent, elle exige la responsabilité du travailleur dans l’entreprise. • pour la paix dans le monde, elle exige la reconnaissance des droits et libertés des personnes et des peuples et l’organisation effective de leur universelle solidarité. Alors que le progrès scientifique procure à l’homme des moyens nouveaux et considérables d’intervention sur la nature et sur lui-même, notamment en matière de génétique, se pose la question essentielle de la place des sciences dans la société, de la liberté de la recherche, de la responsabilité des chercheurs et des pouvoirs publics. La Laïcité milite donc résolument pour que les applications de l’activité scientifique soient mises au service de la libération des hommes et des femmes, du progrès général de l’humanité.

florent cappelletti, 18 septembre 2014 à 23h04

La France est une République "Laique démocratique et sociale" Ces trois mots qui définissent notre République, notre Nation j'ai l'impression que beaucoup d'élus ont tendance à l'oublier. La monarchie a mis beaucoup de temps pour faire Nation, et encore les "pays" étaient ils très présents. Notre Nation n'a été unie que grace à la République qui a amené en plus du sentiment national la notion de Patrie et le sentiment patrioque. L'identité nationale date donc pour la France de la Révolution. Elle ira en s'accentuant avec dès lés premières années un détachement de l'église (enregistrement des naissances, mariage et décès à la Mairie) et un début de laicisation de la société renforcée avec la loi sur lécole gratuite et obligatoire puis la loi de 1905 . Plus que penser à appliquer le pacte républicain pour tous et partout, il faut que ce pacte Républicain soit appris par tous et partout. Il y aura ceux et celles qui voudront l'appliquer, ceux qui ne voudront pas l'appliquer. Dans ce cas deux points : Les personnes qui respectent la loi et ne posent aucun soucis. Il faudra même être fermes vis à vis de certains élus qui veulent faire passer certains pratiquants pour des intégristes alors qu'ils ne sont que des pratiquants Celles et ceux qui ne respectent pas la loi. Dans ce cas il ne faut pas tergivercer quelque soit la religion car ils (elles) sont minoritaires et dérangent les pratiquants comme les laics

Anonyme, 18 septembre 2014 à 21h36

La laïcité existe depuis 109 ans. Elle n'est un thème d'actualité que depuis 20/30 ans alors qu'avant elle n'était pas évoquée et ne posait pas de problème.

Anonyme, 18 septembre 2014 à 17h23

1) Chacun est respecté dans son identité sexuelle, religieuse, politique et culturelle. 2) Nous avons la chance d'être un pays laïque ce qui nous permet de mettre en oeuvre le point 1 3) Assurer à chacun un travail ou une occupation pour une bonne estime de soi (éviter les égarement idéologiques.. 4) reconnaître l'initiative privée (entreprise, associative...) et qu'elle ne soient pas systématiquement transformé en politiques publiques. En clair, organisé un état facilitateur et non pas accapareur d'idées. 5) etc...

Anonyme, 18 septembre 2014 à 16h56

J'habite dans une commune qui facture aux parents les AEC, un nombre important d'enfants ne peuvent y participer, où est l'égalité pour l'éducation dans ces conditions ?

channy, 18 septembre 2014 à 16h46

Je suis fondamentalement attaché à cette loi du 9 décembre 1905. celle-c- est le ciment d'une République forte et unie. La Laicité est le bouclier et ce droit à toute spiritualité .Tout personne à le droit de croire ou pas..il n'y pas de Laicité ouverte ou positive.Mais bien une seule Laicité .nous devons réaffirmer cette loi tel quelle fût proposée elle était déjà avant gardiste sur une société bienveillante..La Lacité est une citadelle Humaniste .

Noël NEL, 18 septembre 2014 à 11h57

La notion de laïcité pose au moins quatre questions : celle de la modernité par séparation du religieux et du politique ; celle de la définition de la sphère publique de la citoyenneté laïque; celle de l’ostension de signes d’engagement ; celle du lien de la laïcité avec l’immigration. Si, comme l’affirme Marcel Gauchet, la modernité ne se constitue que par séparation du religieux et du politique, comment cohabiter avec les cultures qui la rejettent et pourquoi ne pas faire cette séparation dans son propre pays? Si cette séparation est circonscrite à la seule sphère publique, est-il aisé de définir ce qu’est strictement cette sphère publique ? Si l’engagement religieux se lit dans les signes ostensibles, où commence et où finit l’ostension ? Enfin, la laïcité suppose-t-elle l’acceptation, l’intégration ou l’assimilation de l’immigré ? La laïcité française, qui est une spécificité en Europe, est un socle normatif qui déclare la liberté de conviction dans une société démocratique et doit expliciter les garanties qui en assurent l’’exercice. Elle est une éthique de la responsabilité pour gérer un espace commun de citoyenneté dans le respect mutuel et à égalité de droits. Mais la réalité est que la laïcité française a besoin d’unité. Que signifie que le chef de l’Etat soit « chanoine d’honneur de Latran » ? Pourquoi le Concordat subsiste-t-il dans trois départements de l’Est de la France ? Pourquoi la religion a-t-elle gardé son statut exceptionnel dans les Dom-Tom ( Guyane, Mayotte) ? Pourquoi les associations cultuelles présentes sur le territoire métropolitain s’appuient-elles sur des lois différentes : 1905 (protestants), 1907-1908 et 1923-24 (catholiques), 2 janvier 1907 (musulmans) ; affranchissement partiel de la loi de 1905 ( CRIJF) ? Il faut souhaiter le fonctionnement citoyen de consistoires protestant, juif, musulman, etc. Clarifier la multiplicité des régimes de propriété des édifices cultuels pour viser leur appartenance à des associations cultuelles responsables des dépenses d’entretien. Permettre l’’exercice des croyances dans certains lieux clos ( hôpital, prison). Admettre qu’aucune formulation ne lèvera les difficultés d’interprétation d’une loi sur les signes religieux ostensibles. Garder non négociables : l’excision, le mariage forcé, la polygamie. Passer d’une « laïcité d’abstention » à une laïcité de « facilitation du pluralisme » (enseignement historique du fait religieux). Créer des « conseillers humanistes » (pour malades, prisonniers, soldats). Privilégier les valeurs éthiques et les principes juridiques d’une laïcité universalisable.

Louis HERRY, 17 septembre 2014 à 19h54

Ci-jointe ma contribution.

stephanie mugnier, 17 septembre 2014 à 9h09

déjà il faut une réflexion qui dépasse le cadre national. aussi, il faut plus de moyens pour que chaque communauté puisse se raconter. pas assez de représentations à la télé par ex, dans la pub etc ... écouter les assos qui bossent sur le sujet depuis des lustres. que ce passerait-il si les individus n'appartenaient plus à aucun groupe ? serait-ce mieux ? pas sûr ! du dialogue, du dialogue et encore du dialogue pour éviter les crispations, seule façon d'agir en amont. prévenir plutôt que guérir. peut-être agir avec les gouvernements des pays de migrants qui pourraient et voudraient le faire pour faire appel aux forces vives intellectuelles, artistiques, d'enseignement de ces pays pour faire le lien entre l'immigration et ses causes et cherche ensemble des solutions sans tjr se la jouer "petit blanc". le pire isolement, c'est de se sentir assisté de partout sans pouvoir rien donner. et donner par les mots, les témoignages, tout le monde peut le faire. libérer la parole, l'échange culturel (de la cuisine aux spectacles ...)

Paul VICICH, 16 septembre 2014 à 19h47

La France est évidemment « tiraillée par l’individualisme et le consumérisme », étant comme le reste du monde une société individualiste, couramment appelée « libérale » (pour le communautarisme, voir la question « Nation et intégration »). Comment « faire société » dans ces conditions ? On ne peut pas ! Par définition, l’individualisme place les uns et les autres dans une éternelle concurrence, au seul bénéfice des puissants (il suffit de considérer l'effondrement de la représentation syndicale). « Comment renforcer le pacte républicain » dans ces conditions ? En renonçant au totalitarisme libéral, ce qui ne pourra se décider qu'à l'échelle de notre Nation européenne après son avènement. Elle seule sera en mesure d'imposer un modèle économique propre à renforcer le pacte républicain. Celui-ci permettra notamment d'assurer à tous une vie conforme aux exigences minimales de la dignité humaine, en opérant une ré-appropriation publique des moyens de production et d’échanges pour les biens relevant de la satisfaction des besoins fondamentaux. Au delà de l'aspect économique, le pacte républicain reposera sur la cohésion nationale qui suppose un consensus autour de ses valeurs. Les principes de la laïcité y tiennent une place primordiale. Encore faudra-t-il en retrouver une interprétation correcte et revenir des errements de la laïcité « à la française ». La laïcité repose sur la séparation de l’Église et de l’État, autrement dit sur la reconnaissance d'une double incompétence : celle de l’Église en matière séculière, et celle de l’État en matière spirituelle. Comment ce dernier peut-il donc, au nom de la « neutralité religieuse » et sans détenir cette compétence, décider arbitrairement de réduire cette matière à autant de courants d'opinions relégués à la conscience individuelle ? En réduisant ainsi la spiritualité à la sphère privée, l’État émiette la conscience en communautés et se retrouve ainsi officiellement athée, ce qui constitue un cléricalisme de fait, soit le contraire même de la laïcité. L'antisémitisme et l'islamophobie trouvent leur source dans la peur du délitement de notre société et donc du pacte républicain. La liberté de conscience sera mieux intégrée dans une société une et indivisible, dont la religion consacrée par l'histoire est officiellement reconnue comme telle, c'est-à-dire en tant qu'autorité spirituelle, dûment soustraite à l'exercice du pouvoir politique conformément aux principes de la laïcité, et qui a de son côté déjà pris officiellement acte de la sécularisation de notre société et reconnu la liberté de culte.

Suzanne LE BORGNE, 16 septembre 2014 à 18h53

1. Notre modèle de laïcité. Il est plein de ressources, associant intégration et diversité. Pourtant, il continue à y avoir débat sur la nature de « la laïcité à la française ». Elle est essentiellement un principe de gouvernement, un mode d’organisation de la société. Mais certains tendraient à la transformer en une idéologie, voire une religion civile qui s’imposerait à tous. À propos de l’affaire BabyLoup, Jean Baubérot, historien de la laïcité, s’en inquiète : « Si la laïcité devient à la fois la règle générale d’organisation de la société française et une opinion parmi d’autres, on assiste à une dérive : la laïcité, à la fois le tout et la partie, la règle politique d’ensemble et la propriété d’un camp laïque». Dans le même sens, le philosophe Paul Ricœur introduit une distinction : tandis que l’Etat neutre doit pratiquer une laïcité d’abstention, au sein de la société civile en revanche se déploie une laïcité de confrontation, de débat démocratique. Quant à l’école, le philosophe préconise une laïcité intermédiaire d’apprentissage de l’écoute, du respect de l’autre, en vue de former un citoyen actif dans la Cité. 2. Quelle place donner aux religions dans la République ? Cantonner les croyants dans le privé ou les lieux de cultes n’est pas envisageable : aucune religion n’accepterait d’être tout à fait exclue de l’espace public. Le religieux, désormais libre, séparé de la politique n’est pas séparé du politique.Tous les citoyens, croyants ou non, sont appelés à participer librement à la confrontation, à la critique, aux propositions. La contribution des religions au débat citoyen pourrait encourager le politique dans sa recherche de solutions justes. Dès 1954 l’abbé Pierre défendait les plus démunis… Aux religions d’entrer dans l’intelligence raisonnée de leur foi, de discerner l’essentiel de l’accessoire sans trahir leurs croyances : des coutumes ancestrales ne relèvent pas forcément de la religion. L’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou déclare dans ce sens : « J’essaie de penser l’islam dans une perspective d’adaptation au droit français... Ainsi naît le concept de ‘‘charia des minorités’’ …, sacrifier des pratiques mineures – le voile, les minarets, certaines exigences canoniques de la nourriture halal…, pour favoriser le vivre ensemble dans une société où l’islam n’est pas majoritaire et n’a pas vocation à le devenir ». Pour conclure, toutes les confessions présentes dans notre pays se doivent de respecter le pacte civique républicain. En retour, elles sont en droit de bénéficier des précieuses libertés de conscience, de religion, d’expression, offertes à tous par notre État laïque. Pour les "Poissons Roses" de Nantes une adhérente PS

colette Leblanc, 15 septembre 2014 à 19h55

Il faut comme toujours commencer par...le commencement. Je veux dire par là que le Vivre ensemble s'expérimente dés le plus jeune âge, dans les crêches et les écoles. C'est là que les petits des hommes apprennent à jouer, à écouter de contes, à dire des comptines, à chanter, à danser, à partager un goûter. A dire "je" et à dire "nous".A se connaître et à se respecter. Alors 1) donner aux crêches et aux écoles maternelles les moyens d'accueillir tous les enfants, sans exception, et pour l'école maternelle à partir de 2 ans, dans les quartiers dits défavorisés. Rattraper au plus vite le retard pris depuis 10 ans. 2) en maternelle puis à l'école primaire, l'enfant s'identifie progressivement comme garçon/fille, comme enfant blanc/de couleur, normal(dans la norme)/handicapé (différent), né en France/né ailleurs.L'école doit respecter ces différences et apprendre aux enfants à la fois à les identifier et à les respecter. Par le travail en commun, par la connaissance , par les échanges. Revoir les programmes d'histoire/géographie/education civique et morale, dans ce sens 3) Mêmes propositions pour le second degré. Et rénover les méthodes d'enseignement...C'est urgent! 4)Le vivre ensemble des adultes La nation française est constituée des français nés sur son sol et aussi de ceux qui nés ailleurs ont choisi d'y vivre. Tous sont liés par le pacte républicain fondé sur le partage des valeurs fondamentales. - faciliter l'acquisition de la nationalité française aux étrangers qui le souhaitent, en insistant sur l'adhésion nécessaire aux valeurs de la république. Expliquer la laïcité dans le cadre d'une formation civique indispensable, dire comment il a fallu la conquérir - Mettre en place une formation civique également pour tous les jeunes adultes - Aider et développer les Associations laîques dans les domaines du sport, des vacances, de la culture, de l'aide humanitaire.Cela freinerait peut-être le développement incontrôlable d'associations religieuses . - Faire respecter les lois qui interdisent les signes extérieurs d'appartenance à une religion, quelle qu'elle soit, dans la fonction publique, les écoles (y compris à l'université), les hôpitaux, tous les services recevant du public, - réfléchir aux problèmes que pose le développement des réseaux sociaux, vecteurs 'intolérance, d'emportement, voire de haine. Nous sommes confrontés à un réel problème de société et nous courons un danger de désintégration si nous ne réussissons pas à renverser la tendance. La Laïcité est le principe qui transcende les autres? Sans laïcité il ne peut y avoir de réelle liberté. Cela devrait être dit plus haut, plus fort.

Joseph31, 14 septembre 2014 à 11h50

Il faut réécrire notre mythologie républicaine, la rendre plus actuelle, lui redonner du souffle... La réalité objective n'existe pas : notre perception est forcément biaisée par notre culture et la rationalité humaine est, nous le savons, limitée. De tous temps donc les sociétés humaines ont eu besoin de mythes fondateurs pour expliquer le monde, vivre et agir ensemble : les religions, la nation, la république, la laïcité, le modernisme, la pensée libérale, le communisme, le capitalisme, l'écologie, etc. Le problème est qu'aujourd'hui, avec notre société mondialisée, métissée et interconnectée, tous ces mythes quelquefois contradictoires se mélangent et se confrontent. Ce serait une erreur de penser que les peuples croient à la réalité exacte de leurs mythes, même s'il y a ça et là des intégristes du récit. Les peuples y ont recours faute de mieux. A nous donc de proposer un mythe français républicain contemporain permettant le vivre ensemble : au delà de la volonté politique va falloir faire intervenir philosophes, historiens, sociologues, anthropologues ...Vaste programme !

Michel GAUTRON, 13 septembre 2014 à 19h47

Renforcer le pacte républicain : En étudiant les vraies orientations problématiques de notre société. En essayant d'en connaître les causes, et d'en entrevoir les directions. En proposant des résolutions adaptables à l'"éducation" des citoyens : le civisme, le refus de la violence et des abus commerciaux, établir des facilités de recours à la justice pour chacun. Le pacte républicain est, pour moi, une question de civilité, de respect des personnes. Lutter contre l'intoxication morale et économique de l'extrême-droite, ravageuse et parfois irrémédiable. Lutter contre les sur-appropriations illégales de l'intégrisme clérical, rapace prompt à tout attrapper. Lutter contre les véritables ennemis de la dignité humaine dans notre pays, et contre tous leurs arguments si persuasifs : l'illusion, de la sécurité et de l'argent ; les promesses mensongères, les appas douteux. Agir ensemble pour le vivre-ensemble : enseigner la tolérance dans la diversité ordinaire, permettres aux diverses religions de rester propres en leur autorisant des lieux de culte appropriés, ne pas tolérer l'exclusion dans la société ni les comportements réels de manquements ; et savoir défendre par la loi donc protéger contre la violence et les crime raciaux. La laïcité : Refuser l'introduction d'ouvrages d'ordre religieux à l'école, refuser les obligations dans ce sens à l'école comme au travail. Refuser toute avancée de main-mise des religions sur notre société d'égalité et de droits fondamentaux. Informer socialement sur les droits, droits de l'homme, protection des femmes et de l'enfance, contre toutes les infractions et proposer des solutions aux victimes par le biais des centre sociaux, associations... Application des principes : Proposer des groupes de réflexion formateurs de pédagogie de l'adulte dans le sens de la laïcité (politiciens...). Informer. L'unité dans la diversité : Veiller à la présence de responsables dans chaque collectivité territoriale, car ils représentent leur collectivité sur le plan national, et ce sont eux qui prennent la parole pour leur collectivité. Veiller à ce qu'ils soient entendus.

Laurent RICARD, 11 septembre 2014 à 19h45

République, Laïcité et Socialisme sont liés. Ce triptyque nécessite de la rigueur et de l'intransigeance. La Société française depuis 1905 a évolué... D'autres religions ont fait leur entrée dans le débat public. La loi de 1905 n'est plus adaptée. Il est nécessaire que dans notre cadre de séparation stricte de l'Eglise et de l'Etat, une nouvelle loi puisse organiser les rapports entre l'ensemble des cultes, la Société et la puissance publique. Il faut repenser notamment la notion de signes religieux dans l'espace public et de financement des lieux de cultes.

OLIVIER BOISSON, 11 septembre 2014 à 10h21

La laïcité est une valeur prisée mais mal comprise par les Français. Cette pierre angulaire du pacte républicain est un concept en évolution constante qui suscite aujourd’hui de nombreux débats. La laïcité est trop souvent perçue comme une critique indirecte d’une mauvaise assimilation des populations issues de l’immigration au sein de la République. Sans vouloir figer le droit actuel relatif à la laïcité, la réunion des textes qui s’y rapportent et leur diffusion la plus large possible serait très profitable à l’effort de pédagogie nécessaire pour en faciliter l’application des principes laïques, notamment en milieu scolaire, mais pas seulement. Les tensions autour de l’application du principe de laïcité doivent dans la mesure du possible être apaisées par une réelle concertation entre les acteurs locaux. Il faut d’associer l’ensemble des parties prenantes et des représentants de la société civile à la recherche de solutions pratiques pour favoriser le « vivre ensemble ». L’évolution du paysage religieux français conduit de fait à une recomposition concomitante de la carte des lieux de culte. Faire un audit des lieux de culte en France semble important aujourd’hui et devrait être réalisé par les services du ministère de l’Intérieur. La première étape pourrait être de recenser l’ensemble des lieux de culte présents sur le territoire national, apprécier leur fréquence d’utilisation, diagnostiquer l’état de leur salubrité et de leur sécurité. Puis tenter d’évaluer les besoins en lieux de cultes supplémentaires ou, à l’inverse, dresser une liste des sites inutilisés. Enfin, en travaillant avec les représentants des cultes réfléchir à la reconversion de certains lieux inutilisés, comme c’est déjà parfois le cas, ils pourraient accueillir des sites publics ou privés, voire servir à d’autres cultes ; mais aussi prévoir la construction de nouveaux lieux de culte, en concertation avec les acteurs locaux et sur la base de financements privés ou éventuellement publics.

JEAN-Claude deveze, 10 septembre 2014 à 8h46

Notre modèle républicain est confronté à une diversité culturelle et religieuse croissante et aux problèmes d'intégration qui en découlent ; ceci entraîne des difficultés nouvelles pour mettre en œuvre notre laïcité à un moment où d'une part les intégrismes religieux se renforcent, d'autre part la République a du mal à trouver le juste équilibre entre sa neutralité et la prise en compte des apports au vivre ensemble de courants spirituels et religieux. Se pose alors la question de l'actualisation régulière de la mise en œuvre de notre laïcité dans le cadre d'un dialogue avec la société civile et les divers producteurs de sens, sans oublier les acteurs religieux. Il s'agit aussi de rechercher de nouveaux équilibres en matière de transmission de la culture et des valeurs, en particulier entre l'éducation nationale, les familles et les communautés ouvertes à la diversité de notre société. Dans notre époque fertile en remises en question, le patrimoine spirituel et religieux doit faire partie des ressources permettant à l’individu de se construire librement et aux communautés de jouer leur rôle intégrateur (en veillant les dérives communautaristes accentuées par le manque de dialogue et débat structuré dans notre pays). Les religions et les spiritualités qui portent avec constance des valeurs de solidarité, de paix et de justice sont une ressource pour le vivre ensemble. Le champ des spiritualités est en train d’évoluer profondément : en combinant recherches de sens, pratiques de sagesse, travail sur soi de l’homme intérieur et développement personnel, il occupe un espace socialement nouveau entre le religieux, le thérapeutique et le philosophique. Une vague culturelle de fond semble perceptible à travers le nombre de travaux et publications qui y sont consacrés et le nombre de réseaux qui s’y intéressent. Encore faut-il que ceci débouche sur une action collective combattant le communautarisme comme le laïcisme.

Dev, 09 septembre 2014 à 23h17

Oui à un service public national et gratuit de traduction des documents officiels. Traduisons en chinois, en ourdou, en arabe, en russe, en portugais, en turc la charte de la laïcité affiché devant les écoles. Traduisons la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'Etat.

Anonyme, 08 septembre 2014 à 17h12

Tout part de la jeunesse qui est oisive. les principes fondamentaux ne sont plus enseignés par les parents et par les institutions; le service militaire permettait d'apprendre le "vive ensemble" et d’effacer les différences.

Jacques VUILLEMIN, 08 septembre 2014 à 9h59

Le PS a malheureusement abandonné le terrain de l'idéologie. pourtant l'idéologie est utile; L'homme en a besoin comme il a besoin d'oxygène; Impossible de réaliser quoi que ce soit de grand sans une part de rêves, sans passion c'est à dire sans idéologie. S'agissant de la laïcité, elle respecte la liberté de conscience de chacun, sa légitime expression dès lors qu'elle respecte celle d'autrui. la république ne connait que des citoyens , parler de citoyens d'origine ou de telle ou telle religion est une faute contre la république. la Laïcité n'est pas une option spirituelle parmi d'autres. elle est ce qui rend possible leur coexistence, car ce qui est commun en droit à tous les Hommes doit avoir le pas sur ce qui les sépare .

Anonyme, 07 septembre 2014 à 21h58

il faut être intransigeant sur la laicite et empêcher les sectes de nuire (j'y inclus l'opus déï )

Fabien Lambert, 07 septembre 2014 à 18h52

Pour promouvoir la laicité et la république, il faut pour l'une comme pour l'autre : - l'expliquer aux français - rendre l'exercice de laïcité possible en offrant la possibilité à chacun de comprendre la culture de l'autre et que chaque culture puisse s'exprimer dans les lieux dont on besoin (lieux de culte) - il faut être irréprochable notamment sur la république : non cumul des mandats, un parlement représentatif et une législation ferme sur le respect des principes de la république - enfin revoir notre politique d'intégration de nos ressortissants étrangers qui aujourd'hui sont stigmatisés dans notre pays.

Jean Girard, 07 septembre 2014 à 18h16

L'école doit former au pacte républicain.Ensuite, le service militaire ou civil de l'ensemble d'une classe d'âge doit être promu afin de renforcer la cohésion de la société. Un des piliers des valeurs de la société est la laïcité. La religion doit s'exprimer uniquement dans un cadre privé. Laissez vivre librement les religions et ne pas les utiliser ni positivement ni comme repoussoir électoral. Il est indigne et dangereux politiquement que des responsables politiques de premier plan prennent des positions sur la religion.Il est aussi inutile de faire des lois à tout bout de champ sous prétexte de défendre la laïcité. Attention au boomerang. Attention aussi que d'autres que nous ne s'emparent de la laïcité dans un but tout autre...

Youssef Idrissi-Ouaggag, 06 septembre 2014 à 21h22

Il est vrai que nous traversons aujourd'hui une crise de valeurs sans précédent, crise qui pousse bon nombre de nos concitoyens à trouver refuge dans la religion. Ces personnes ne se reconnaissant plus dans le modèle laïque et républicain se replient dans le communautarisme. Pour éviter que cela ne se généralise et ne devienne un problème pour notre société, il serait judicieux de faire un travail pédagogique consistant à enseigner et (ré)expliquer, aux citoyens de tous âges, ce qu'est la laïcité et le vivre ensemble. Il faut réaffirmer que la République reconnaît le droit pour chacun de croire ou de ne pas croire tout en respectant les libertés et les différences d'opinion de chacun. La République offre un cadre dans lequel chacun peut s'épanouir. Il faut faire en sorte que les gens n'aient pas l'impression que la laïcité se réduit à une série d'interdits qui viserait telle ou telle communauté. D'ailleurs il faudrait que l'on évite ce terme et que l'on inculque à tous l'attachement à des valeurs communes. Nous vivons dans un seul et même pays et nos différences sont une richesse. Alors cultivons la.

Anonyme, 06 septembre 2014 à 2h23

Je suis chrétienne et socialiste et je trouve que la laïcité c'est bien.. Mais, voilà. Des églises chrétiennes et des tombes chrétiennes ça existent. Parfois elles sont aussi profanées. Pourquoi ces faits sont-ils minimisés de la part des politiciens qui donnent à penser que ces faits sont moins importants que la profanation des édifices religieux des autres religions ? Pourquoi, dans le vivre ensemble met-on en avant seulement la lutte contre l'islamophobie et l'antisémitisme, comme si le christianisme n'existait pas où comme si il faisait peur à ceux qui qui n'ont foi que dans la laïcité ?

francois bou, 05 septembre 2014 à 23h56

Continuer à "vivre ensemble" c'est lutter contre le communautarisme et encourager la mixité sociale . Là où il y'a les riches , construisons des logements sociaux. Ne soyons plus laxiste au nom de la différence. Réaffirmons notre attachement sans équivoque à notre république laïque. Mettre fin à l'idée du "TOUT GRATUIT" car tout le monde dispose des ressources et doit donc participer à l'effort collectif en fonction de ses ressources.

Noëlle ANDRE, 05 septembre 2014 à 9h51

La laïcité est une donnée fondamentale de la République. Comment tolérer des écoles fermées par un cadenas ou ne recevant pas les enfants un jour de classe soumise aux nouveaux rythmes scolaires ? Une école privée dans une commune qui reçoit de la part de la mairie une subvention colossale ? Et en général voir des parents qui s'insurgent contre les enseignants de façon souvent brutale. Ces mêmes parents qui ont complètement démissionné, qui ne savent pas dire non à leurs enfants, qui les installent devant la télévision ou des jeux vidéos pour être tranquilles. Mère de 5 enfants j'ai abandonné mon travail pour les éduquer avec les enseignants,. Alors on nous avait prévenu des dangers de l'enfant roi, actuellement nous en sommes exactement à ce stade. Une bonne chose, au moment où le respect n'existe plus (même envers le Président de la République) ne faudrait-il pas que nos enfants respectent les enseignants en ne les tutoyant plus, et faire des réunions dans les écoles avec des pédopsychiatres qui apprendraient les règles très importantes de l'éducation. D'ailleurs ce ne sont peut-être pas les nouveaux rythmes scolaires qui fatiguent les enfants mais plutôt le coucher tardif, la télévision dans la chambre ou l'ordinateur, le téléphone mobile ? Des questions à se poser si l'on veut que nos chères têtes blondes ne soient pas livrées à elles-mêmes dans un monde de plus en plus difficile.

rémy mourin, 04 septembre 2014 à 17h34

Pas besoin de 2700 caractères ni faire preuve d'un mauvais caractère pour demander l'application de la Loi. Loi constitutionnelle de séparation du public et du religieux .Loi de 1905 pour ceux qui l'auraient oubbliée, en commençant par notre Président (il nous avait pourtant fait "vibrer" au Bourget ?!) ou par notre Premier ministre si compromis ! Appliquons cette Loi première de la laïcité et supprimons celle de Monsieur Debré pour commencer. Ensuite nous nous attaquerons au Concordat Alsace Moselle , cette verrue infectieuse, donc contagieuse (régionalisation?) sur la face vieillissante de notre république. Cela prouverait que notre Socialisme fait la promotion de l'intelligence : --Mon petit fils "travaille", c'est écrit, dans son école, au nom de " jésus christ ressuscité " Hélas ! C'est dans le 34 ...

yvan efratas, 04 septembre 2014 à 16h56

Il faut réaffirmer notre attachement indéfectible à la laïcité et aider les sociaux démocrates-européens et les partis humanistes à imposer ces principes à tous les niveaux fédéraux!Nous devons nous faire représenter auprès de la commission sur ce thème,: la laïcité est avant tout l'affirmation de la liberté de croire ou ne pas croire et de maintenir les opinions philosophiques ou religieuses dans la sphère privée! Nous ne tolérons pas le communautarisme ni l'influence des religions sur le fonctionnement de nos institutions ou nos services publics.

olivier boisson, 04 septembre 2014 à 15h11

la discrimination est certes interdite, mais dans les faits, elle n’est pas sanctionnée. Or, sa pratique favorise le communautarisme car il en découle pour le discriminé un sentiment d’exclusion qui le précipite vers une communauté des exclus. La solution se trouve dans une extension du principe de laïcité.

Christian, 04 septembre 2014 à 13h58

La laïcité est sacrée, garantie par l'Etat. La liberté de croire ou de ne pas croire est vitale : il est essentiel que la France, traditionnellement catholique et concordataire, continue à favoriser un dialogue éducatif, moral, paisible entre les huit grandes traditions religieuses, spirituelles et culturelles du monde que sont le catholicisme, le protestantisme, l'orthodoxie grecque, le judaïsme, l'orthodoxie musulmane, l'hindouisme, le bouddhisme, l'humanisme taoïste. Y a-t-il un droit naturel ? Prenons sereinement le temps du discernement. Et bravo aux Etats Généraux 2014 du Parti Socialiste !

Anael Saulnier, 04 septembre 2014 à 11h10

Il convient de se souvenir, quel a été la motivation des républicains en 1905 lorsque a été posé le principe de laïcité. L'idée était que les institutions républicaines et que le service public bénéficie à tous et ne subissent pas l'influence des convictions spirituelles des individus. Ce principe protège la république de l'influence du fait religieux des élus et des fonctionnaires pour mieux servir les usagers. Elle ne s'applique pas aux usagers, le conseil d'Etat l'a affirmé en 1989. En effet, la haute jurisprudence administrative a clairement distingué les obligations applicables aux agents du services public et aux usagers du services public. Les usagers du service public sont toutefois tenus de respecter le principe de neutralité du service public, son bon fonctionnement, et les impératifs de l'ordre public.C'est le législateur, en 2004 et 2010, qui est venu mettre dans ce concept, une attitude de repli et de sur-protection face à la question du voile. je pense donc qu'il convient de revenir à l'avis du conseil d'état de 1989 et de retrouver une république apaisée et moins agressive sur cette question. Ce concept ne doit en aucun cas servir à défendre un certain traditionalisme comme le fait la droite et le front national

MICHEL MANCEAU, 03 septembre 2014 à 20h14

commençons donc par supprimer la loi Debré.Financer les établissments privés religieux ou non ce n'est pas trés laique. Arrétons de salarier les prétres , pasteurs et rabins en Alsace , Moselle. Voila déja un beau programme laïque.

Anonyme, 03 septembre 2014 à 19h44

La laïcité et la république en elle même sont mis en danger par le communautarisme. Le seul moyen de lutter contre est d'obliger la construction de logements sociaux au sein même de résidences "prives". Il faut en finir du riche avec les roches, pauvres avec pauvres, classes moyennes avec classes moyennes. Ainsi, les écoles publiques regrouperont une vraie mixité, le voisinage également, et peut être qu'ainsi, les gens arrêteront de se replier sur eux même, ou entre gens de la même "classe" sociale. Il faut un vrai geste fort en ce sens, quitté en fâcher certains au départ, notre futur ne pourra en être que plus calme et plus respectueux

yolande richard, 03 septembre 2014 à 14h20

l'école Francaise est avant tout une école laique, je n'ai rien envers les écoles privées (qui ont malgré tout bien changer) je me trouvais sur Creil en 1989 lorsqu'a éclaté la première affaire du foulard au collège gabriel havez cela fait 23 ans. L'école de la laicité se doit d'appliquer ses règles. Je connais un laborentin sur Brest qui quoique d'origine marocaine met ses enfants a l'école privé cherchez l'erreur!!!! Large débat de vouloir aller contre l'antisémitisme et l'islamophobe Pour ma part voir ces jeunes se vonvertir a l'islam, et en tant que membre associatif du secours catholique, et pour en avoir parler en 2099 a Lourdes avec L'évèque Jean Marie Le Vert, lui meme a été incapable de nous répondre. Donc dur de concevoir l'application de la laicité comme force intégratrice si les enfants n'apprennent plus rien sur des personnes comme Jean Jaures et autres. Conjuger aspiration a l'unité et expression de la diversité, il va falloir passer par le fait d'expliquer aux enfants que le petit mouloud et le petit antoine sont issus du meme pays car nés en France, et ainsi déjà ce serait répondre a votre question. Revenir vers la fin primaire sur le fait des colonisations comme l'algérie que cetains Francais sont nés la ba et sont Francais comme celui qui est né a Brest, demander aux parents de ces familles d'immigrés d'expliquer a leurs enfants le pourquoi du comment pourquoi mouloud va a la mosquée et qu'antoine va a l'église!!

Anonyme, 03 septembre 2014 à 12h23

La réponse à la question est très simple : que les politiques arrêtes de faire de l'électoralisme en cherchant des voix dans les diverses communautés. Le système de valeur de la société repose sur la laïcité, donc la religion doit s'exprimer uniquement dans un cadre privé. L'égalité des individus se manifeste aussi dans l'expression pratique quotidienne de la vie de citoyen. Dans cette pratique, la religion n'a pas sa place.

Anonyme, 02 septembre 2014 à 21h58

La déliquescence de notre République est due à une poussée du communautarisme, qui ne peut être réduit à sa simple acception religieuse ou spirituelle. Il doit aussi être entendu en termes socio-économiques. Résultante logique des inégalités générées par le système néolibéral, ce "communautarisme socio-économique" se traduit par des clivages de classe toujours plus forts. Ainsi, les riches vivent entre-eux, les plus fragiles également, tout comme la classe moyenne. Nous sommes confrontés à un phénomène d'entre-soi ou les classes sociales sont dans l'impossibilité de communiquer et d'échanger entre elles, parce que leurs modes de vie, leurs codes sociaux et ce qui relève de leur habitus, différent toujours plus. Entre 2008 et 2011, nous avons observé un gain de revenu de 1 800 euros pour les 10 % les plus riches contre une perte de 400 euros pour les 10 % les plus pauvres. Les inégalités sont toujours plus fortes dans l'accès au logement, les plus pauvres ne pouvant accéder à la propriété tandis que les plus riches accumulent le capital immobilier. Notons aussi les difficultés croissantes d'accès à la Culture pour les plus modestes puisque le système capitaliste prône le tout payant, au détriment de l’idéal de démocratisation. Il faut lutter contre le néolibéralisme qui génère et exacerbe les inégalités, poussant les classes sociales à se replier sur elles-mêmes et portant ainsi atteinte à l'unité et à l'indivisibilité de la République. Nous ne pouvons accepter un système qui privilégie la liberté individuelle totale, au détriment de l’intérêt général pourtant constitutif de notre République. Cette lutte, nous l'avons déjà menée : « La domination d’une classe est un attentat à l’humanité. Le socialisme, qui abolira toute primauté de classe et toute classe est donc une restitution de l’humanité. Dès lors c’est pour tous un devoir de justice d’être socialistes » (J.Jaurès). L'exercice n'est pas aisé et diffère de la Real Politik actuelle, mais comme le disait Bertolt Brecht : « Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu ». Quant à ceux qui pensent que la lutte contre le capitalisme n'est qu'une utopie, il nous faut leur répondre, en tant que Socialistes vivant dans une République progressiste : "Une carte du monde qui ne comporte pas l'Utopie ne vaut même pas qu'on y jette un coup d'oeil, car elle néglige le seul pays où aborde toujours l'humanité. Et quand elle y aborde, elle regarde autour d'elle, aperçoit une meilleure contrée et fait alors voile. Le progrès est la réalisation des utopies"(Oscar Wilde).

Sandy Wozniak, 02 septembre 2014 à 18h56

La base de la laïcité passe par l'école. C'est le premier lieu de rencontre, le premier lieu de vie en société, le premier lieu où l'on doit apprendre la fraternité, la tolérance, le respect envers les autres mais aussi envers soi. La société est devenue individualiste, dure, peu rassurante. L'éducation et je pense au coeur de se débat. Il faut l'enseigner dans les classes mais aussi au jour le jour. L'éducation nationale doit participer à ceux changement de mentalité mais le citoyen aussi...

Alexis Jacquemin, 01 septembre 2014 à 23h32

La République est l'expression des différences, elle n'est pas le public qui devient chose malléable et appropriable, mais elle est la chose qui devient publique, c'est-à-dire qu'elle permet à l'inertie et au sans nom de devenir toutes les différences, tous les noms. Chaque médiation humaine reconnue par au moins deux hommes, tant qu'elle ne cherche pas à être l'unique facteur de cette humanité, a le droit et le devoir de citer dans la chose publique. Si la chose publique est laïque, ce n'est pas pour devenir neutre, mais au contraire laisser libre participation à toutes les différences, à condition que celles-ci soient subordonnées à l'expression de toutes les autres différence, à condition qu'elles soient républicaines. La religion, la politique, la publicité, comme toutes doctrines de médiation humaine doivent et ont le devoir d'être représentées dans la République française pour avoir le droit et le devoir d'exister en France.

Stark Jérémy, 01 septembre 2014 à 11h30

Il faut en priorité appliquer la laïcité sur l'ensemble du territoire de la République. Par conséquence, il faut mettre fin au Concordat en Alsace-Moselle et aux statuts particuliers des cultes dans certains DOM. La République doit également en finir avec tous les financements des cultes (en tant qu'athée, je me refuse à payer pour les croyances des autres). Cela implique le financement de lieu de culte, d'école confessionnels (avec un peu plus de courage qu'en 1984) et des ministères de culte. En plus de mettre fin à des communautarismes, cela permettra de sortir des milliers d'enfants de l’endoctrinement religieux.

STARBUCK, 31 août 2014 à 16h49

Le premier des socles pour renforcer le pacte républicain, où cela est encore faisable c'est l'école publique, gratuite et laïque, où l'apprentissage de notre histoire, l'apprentissage de la laïcité, l'apprentissage des valeurs fondamentales de notre République démocratique et laïque, l'apprentissage de l'instruction civique serait renforcée. Le deuxième socle serait la création, sur tout le territoire et dans tous les quartiers défavorisés d'une association de quartier représentant la République Française, un refuge, qui serait le prolongement naturel de l'école de la République pour lutter contre toutes les formes d'individualisme et de communautarisme. Tout ceci raviverait le vivre-ensemble et lutterait contre toutes les formes d'exclusion et de racisme.

Anonyme, 31 août 2014 à 10h53

L'école est le seul endroit où tous les français (même petits) passent et apprennent à se connaître. Il faut forcer le mélange en rétablissant une carte scolaire stricte et en interdisant les écoles privées. On ne peut pas empêcher les réflexes communautaires, mais il faut en empêcher les manifestations trop voyantes qui provoque du rejet. Généraliser un service civique pour la jeunesse qui le désire semble une bonne idée. La laïcité doit rester la norme et s'appliquer à égalité vis à vis de toutes les religions et donc du christianisme trop souvent épargné (fond culturel historique encore très prégnant).

Philippe Rodriguez, 30 août 2014 à 17h56

Il ne peut y avoir de projet collectif que si chacun y trouve son intérêt. La société est éclatée. La nation a perdue de sa pertinence. Comment se trouver une identité dans un collectif national qui est dépassé ? La laïcité est un des fondements de la société française et il faut qu'elle le reste. Cependant un grand nombre de personnes recherche une autre identité que la seule identité française. Cela signifie que l'identité française est devenue la somme d'identités diverses et affirmées. La laïcité est la seule méthode pour que chacun trouve sa place. A la condition que le message soit univoque. Quant aux particularismes régionaux, ils ne doivent pas être exagérés. Il s'agit sans doute d'une protection bien vaine mais psychologiquement importante quand la France se dilue dans des ensembles plus vastes et moins perceptibles. Accepter toutes ces aspirations mais dans un cadre dans les règles sont claires, bien qu'adaptables.

Bernard Jacquot, 30 août 2014 à 17h31

Des trois mots inscrits sur tous les frontons de la république, le troisième est sans doute celui le plus étranger aux débats et aux préoccupations quotidiennes. Il est pourtant tellement porteur de sens et répond bien aux thèmes évoqués ici (individualisme, communautarisme, vivre-ensemble...). La fraternité s'apprend à l'école bien sûr, mais surtout elle se démontre au quotidien notamment dans une fiscalité et des règles sociales justes, partagées, appliquées. C'est un peu comme en amour, il n'y a pas de fraternité, il n'y a que des preuves de fraternité. Ainsi, lorsque l'échelle des revenus s'accroit nous nous en éloignons. De même lorsque des niches fiscales ne profitent qu'à certaines catégories expertes dans ce sport national. Les cohabitations des communautés sociales et religieuses me semblent aussi ressortir des mêmes logiques : liberté de conscience + égalité de traitement + respect des autres = fraternité. La laïcité ne ne me parait donc pas le refus des religions, mais l'absence de signes ou comportements ostentatoires et le respect des autres attitudes, habitudes. Je souhaite enfin insister sur l'urbanisme qui doit permettre, encourager, favoriser le vivre ensemble. Dans les villes comme dans les villages, il doit être possible de recréer des lieux, locaux, espaces communs. Il faut rompre avec les quartiers de villas isolées et avec les immeubles de logements étanches.

Daniel DAUZET, 30 août 2014 à 15h41

C'est un sujet délicat, pourtant crucial si l'on veut vivre en bonne intelligence. Ce sujet me semble tout aussi important que l'économie, il peut être étroitement lié. Il fauit analyser le contexte, les causes, pour chercher et trouver un rmède. la situation internationale: le problème récurant Israélien, palestinien. L'affrontement en Syrie avec le développement du Djihad (guerre sainte) Les causes de cette extention, réaction tardivent et en ordre dispercé des occidentaux. La France est souvent seule trop seule (Europe Absente) Chez nous nous laissons se développer des attitudes contraires à la lettre et à l'esprit de la loi de 1905. Ce qui à pour conséquence le rejet. Je pense que redéfinir l'espace public en incluant la rue les parcs et est devenu indispensable. De développer les cours de civisme au primaire et au collège. peuvent être un bon début. Merci

Amaury Gaillard, 30 août 2014 à 15h32

Faire société, c'est marcher en permanence sur la ligne de crête qui sépare la nécessaire aspiration à l'unité de l'expression légitime de la diversité, d'opinions et de religion. C'est assumer cette dialectique permanente d'inclusion et d'exclusion, ce tiraillement entre ce qui est commun à la société et ce qui est propre à un individu ou à un groupe, et dont la seule limite doit être la République et ses valeurs. La transmission de ces valeurs par l'école est le principal vecteur de l'unité et du vivre-ensemble. Transmettre les valeurs de laïcité, de tolérance, d'écoute, d'ouverture à l'Autre et la devise de notre République aux enfants dès leur plus jeune âge permet le bon fonctionnement de notre pacte républicain. La généralisation de l'accueil en crèche (avec la création de nombreuses places manquantes), la scolarisation obligatoire dès 3 ans, la formation de professeurs et de personnels d'éducation en nombre suffisant pourraient être utiles à faire progresser le vivre-ensemble. De même que la reconnaissance et la participation citoyenne de ceux qui en sont aujourd'hui exclus, les étrangers, avec le droit de vote aux élections locales et la facilitation de l'accès à la nationalité française.

patbleue27, 30 août 2014 à 11h12

je pense que l'éducation nationale est le socle fondateur de la société et du savoir vivre ensemble. Stigmatiser les uns ou les autres est stérile et ne peut que renforcer la dérive communautariste actuelle. La laïcité n'est pas négociable mais elle n'est comprise qu'appuyée sur un socle infaillible qu'est l'Ecole de la République. Renforçons et rénovons nos fondamentaux afin d'assurer le pacte républicain. ne relâchons pas les efforts. D'autres efforts doivent porter sur l'intégration, en particulier en milieu carcéral . je sais que nos valeurs sont justes et malgré la tourmente actuelle soyons fiers d'être de gauche et socialistes

JEAN-FRANCOIS PLEWA, 30 août 2014 à 8h09

Que l'education scolaire .montre bien que nous sommes libres et ègaux hommes et femmes de corps et d'esprit

catherine lederlé, 29 août 2014 à 23h11

il faut, avant tout, donner l'exemple! vous, responsables politiques, vous prenez des responsabilités, vous êtes élus sur des programmes... et... on ne s'y retrouve pas toujours!? vous êtes sous le microscope, surtout de nos jours: les médias sont rois, internet distribue les news plus vite qu'elles n'arrivent! alors, s'il vous plaît: pas de triche, de mensonges (le syndrome cahuzac, de la droite, on était habitué, mais là! quel choc!) et quel dommage! les différences entre riches et pauvres s'accentuent!? alors que, si le profit et la consommation n'étaient pas vus comme des buts mais des moyens, la vie serait meilleure. l'éducation est un des moyens d'évolution mais le niveau baisse, les contenus s'appauvrissent, l'Education Nationale a un rôle majeur à jouer en impliquant plus les familles, en donnant aux futurs citoyens des données plus concrètes, plus d'implication sur leur scolarité. La laïcité est indispensable, on devrait pouvoir expliquer à tous que la religion doit rester dans le domaine privé, c'est personnel, intime. La justice doit être la même pour tous, les "petits délinquants" dorment en prison et des "notables" qui ont commis des délits ne sont pas toujours jugés!? La famille a changé, ça ne plaît pas à tout le monde mais c'est un fait! La société ne peut pas tout prendre en charge, il faut conserver un peu de liberté individuelle. Et, le pays ira mieux lorsque la justice sociale sera meilleure: redonner du travail, de la dignité, une société qui ne sait pas partager ses richesses va dans le mur.

Anonyme, 29 août 2014 à 21h21

La laïcité est l'une des marques de fabriques du parti socialistes depuis sa création. Si les lois nécessaire depuis ce temps ont été faite, il faut s'assurer de leurs bonnes applications. En ce qui concerne le pacte républicain et la cohésion sociale, je pense que ce sont des questions à réglés dès l'enfance, à l'école.

Pierre Kalmar, 29 août 2014 à 21h17

Pour que la laïcité ne soit pas un vain mot, il est nécessaire que nos dirigeants socialistes donnent l'exemple en évitant de se rendre à des cérémonies religieuses. Il est, par exemple, extrêmement choquant qu'un premier ministre se rende à la canonisation d'un pape. Il est vraiment regrettable qu'un premier ministre qui se rendrait coupable d'une telle faute ne soit pas rappelé à l'ordre et, le cas échéant, démis de ses fonctions.

Andrée SIGUIER, 29 août 2014 à 18h31

IL FAUT RESTER FERME SUR NOS VALEURS DE LAÏCITE C'EST A DIRE: Permettre a TOUS les employeurs d'interdire les signes religieux dans l' entreprise,commerce ect.. Interdire les signes religieux a l'Université Pas de menus speciaux dans les cantines Ne pas adopter de mesures spéciales dans l'entreprise pour faciliter la pratique des religions FAIRE RESPECTER LA LOI DE 1905

Anonyme, 29 août 2014 à 17h50

toutes les lois sur la Laïcité existent il faut les appliquer intégralement dans un esprit d'ouverture mais sans faiblesse. il faut arrêter d'opposer diversité et Laïcité la Laïcité c' est la liberté individuelle non celle des groupes. Ce qui unira ce sera l'intégration sociale dans des projets de construction locale ( réhabilitation de logements, activités de nettoyage amélioration de l'environnement toute activité associative) il faut mobiliser des fonds pour cela et des volontaires bénévoles

BERNARD TILLON, 29 août 2014 à 17h28

LAICITE : beau nom mais l'épreuve du temps depuis 1987 nous montre que ce mot a besoin d'être conforté sans faux semblant quitte à embêter certains. Nous avons des droits et devoirs : celui de vivre ensemble sans prosélytisme. Le religieux est du domaine privé donc il n'a rien à faire sur la place publique et doit respecter les valeurs d'assimilation de la république. Donc pas de voile dans la rue. En plus ce serait bien que l'on cause du droit des femmes, de la maternité (une grossesse voulue et non subie est pour moi le meilleur slogan) d'où ma demande de modifier l’attribution des allocations dès le premier enfant à hauteur de 120€ puis on double pour le second et on triple pour le 3 et ensuite dégressivité pour les autres. Droit à la contraception gratuite et à l'IVG qui devrait être exceptionnel car la résultante d'une absence de contraception. Bien amicalement. Du boulot pour le changement.

Aurélien 75018, 29 août 2014 à 16h39

Une mise au point sur la notion de laïcité, valeur fondamentale de notre République, semble nécessaire chez les socialistes. La laïcité suppose la séparation de l’Eglise et de l’Etat mais aussi le respect de la liberté de conscience. Elle ne doit donc pas confondue avec l’anticléricalisme ou l’athéisme militant. Les crispations récentes qui ont pu se faire jour autour du port des signes religieux dans l’espace public, n’ont pas lieu d’être. Ce dernier est ouvert à toutes et tous et ne doit pas être confondu avec le service public, dont par ailleurs, seul les agents et non les usagers, doivent être soumis à un principe de neutralité en raison des fonctions qu’ils occupent. Alors que le camp réactionnaire tente, souvent grossièrement, de faire du combat pour la laïcité un cache-sexe de l’islamophobie, les progressistes doivent réaffirmer clairement qu’ils ne seront jamais dans cette démarche. Si la gauche au pouvoir n’a pas hésité et à raison, à donner des signaux fort de son attachement au principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat, on peut cependant regretter qu’elle ne l’ait pas fait aussi pour la liberté de conscience. Il serait par exemple bienvenu, afin de lever toute ambiguïté quant au soupçon de défiance envers l’islam qui, à tort ou à raison pèse sur elle, de revenir sur la circulaire Châtel qui interdit aux mères voilées d’être accompagnatrices lors des sorties scolaires de leurs enfants. Il s’agit d’une interprétation maximaliste du principe de séparation de l’Eglise qui peut être vécue par les intéressées comme stigmatisante et excluante. La laïcité au contraire, a initialement été pensée pour que les français athées ou se réclamant d’un autre culte que le catholicisme, se sentent citoyens à part entière. La République, en refusant de choisir une religion plutôt qu’une autre, accueille tout le monde à égalité et on ne peut à la fois prôner « l’intégration » et ne pas respecter la liberté de conscience de mères qui souhaitent, à travers la scolarité de leurs enfants, s’impliquer dans la vie de la Cité. Enfin, il est possible en respectant strictement le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat, de favoriser l’émergence d’un cadre qui permette à tous de vivre sa foi dans des conditions satisfaisantes. L’exemple de l’institut des Cultures d’Islam de Paris en est un parfait exemple. En finançant l’intégralité de la structure à l’exception de la salle dédiée au culte, laissée à la charge des fidèles, la mairie de Paris a permis, sans déroger à la loi de 1905, aux musulmans du quartier de la Goutte d’Or de pratiquer leur culte dignement.

Je contribue sur le thème "Comment « faire société » dans une France tiraillée à la fois par l’individualisme, le consumérisme et le communautarisme ? Comment renforcer le pacte républicain partout et pour tous ? Agir ensemble pour le vivre-ensemble, contre l'antisémitisme et l'islamophobie ? Comment concevoir l’application des principes de la laïcité pour qu’elle ait une force intégratrice ? Comment conjuguer aspiration à l’unité et expression de la diversité – des territoires, des parcours, des structures familiales ?"

Sélectionnez votre fichier

S'il s'agit d'une contribution de section, vous pourrez l'indiquer dans un second temps, après avoir cliqué sur "je contribue".


Nous vous remercions de votre contribution.

Elle va être adressée à Guillaume Bachelay qui est en charge des Etats Généraux pour alimenter la réflexion du Parti socialiste. De votre côté, vous allez recevoir un mail de confirmation de votre identité.


Votre contribution est-elle une contribution :


Sélectionnez votre section pour que nous puissions adresser votre contribution à votre responsable de section.


Sélectionnez votre fédération


  • Guillaume Bachelay
    Secrétaire national à la coordination et aux études
  • Prénom Nom
    Fonction

N’hésitez pas à contribuer sur un autre thème et à partager cette plate-forme avec vos amis !

Contribuer sur un autre thème.