Thème n°11

Nation et intégration

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Comment définir la nation aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’être Français ? Comment réaliser l’intégration des populations immigrées ? Que transmettre aujourd’hui ? Quelle doit être notre culture commune ? Comment la République une et indivisible répond-elle aux attentes des territoires métropolitains, périurbains, ruraux ? La France puissance d’influence, est-ce la référence ?

211 contributions pour alimenter la réflexion

Nicolas ALIX, 08 novembre 2014 à 22h08

La Nation c’est un ensemble d’individus vivants sur un même territoire quelques soient leurs origines ethniques et culturelles respectant les valeurs de la République, avec des droits et des devoirs dans les principes de la laïcité. Nation et intégration nous semblent indissociables, chacun reconnaissant le droit de l’autre à travailler, à exister, à apprendre, à se former tout en conservant sa culture, sa religion dans le cadre de la République laïque. Chacun s’impliquant suivant ses aptitudes et ses envies dans la vie de la cité. Comment transmettre nos valeurs face à la crise sociale et identitaire que traverse la France ? Faciliter le choix de devenir français : nos tracasseries administratives, les délais pour obtenir la nationalité française découragent les étrangers à franchir le pas. Il faut redonner une image positive de notre pays : ouvert aux autres, sans sectarisme, respecter les cultures et ne pas chercher à les « assimiler » (laisser ce terme aux extrémistes de droite). Multiculturalisme, culture de la transparence dans le cadre de la République. Autres pistes pour faciliter l’intégration dans le respect de la Nation, intégration qui doit être une volonté tant de l'individu que de la République : Faire des listes représentatives de la diversité cutlurelle, sociale, générationnelle… aux élections Donner le droit de vote aux immigrés pour les élections locales Faciliter l’expression des associations de cultures multiples dans nos quartiers Supprimer les ghettos en diversifiant les formes d’habitats Faire de l’école un lieu où on apprend le vivre ensemble et applique l’égalité des chances toujours dans le stricte respect de la laïcité Pour conclure, rappelons que la France c’est le pays des droits de l’Homme, de la révolution, du siècle des lumières, de la laïcité. Avançons vers un mieux vivre ensemble. Section Jean-Jaurès de Dammarie-lès-Lys du Parti Socialiste

Patrick JAQUET, 08 novembre 2014 à 19h28

Dans une contribution présentée lors de notre congrès de Toulouse et intitulée "Dépasser nos frontières", nous avions fortement souligné le danger du du maintien ou de la création de barrières de toute nature, notamment les frontières morales entre individus. Très longtemps, le Front National avait conservé le monopole de la défense du "bon français" face à l'étranger, aux hordes de migrants et aux cultures d'un monde qu'il jugeait dangereux. Le F.N. s'était érigé en défenseur de la nation et de la préservation de l'intérêt national. L'époque de la présidence Sarkozy a vu se développer par la suite des discours et de nombreux débats sur "l'identité nationale", débats largement alimentés par la droite qui a tenté de s'emparer de l'idée nationale. La traduction politique essentielle en a été la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Face à ces discours, nous devons réaffirmer les valeurs qui sont communes aujourd'hui à tous les républicains. Nous devons également refuser ces frontières morales, désacraliser les séparations et réfléchir à l'idée de nation. Il nous faut par ailleurs réfléchir à la "bataille pour l'organisation de la planète", combat qui passera par un projet national qui s'inscrira dans un cadre européen et qui devra prendre en compte tous les éléments (positifs et négatifs) de la mondialisation.

Michel HAMM, 08 novembre 2014 à 18h25

I – Les problèmes : - Sentiment de la perte d’influence de la France et de la langue française - Sentiment anti français chez certains français - Sentiment de la fierté d’être français en berne - Manque de confiance des français en eux-mêmes et dans leur pays - L’Ecole de la République ne remplit plus ses missions II – Définir aujourd’hui : - La Nation : ne peut se définir que comme corps politique et comme appartenance culturelle. Corps politique : la nation, c’est l’ensemble des citoyens conscients de leurs droits, de leurs devoirs et acceptant la loi commune. Appartenance culturelle : scellée par la langue, par l’histoire et les valeurs de la République (Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité) - Etre français c'est : 1) un attachement : à un pays, à une histoire, à la langue 2) le sentiment d’un partage (partager cet attachement avec d’autres) 3) une fierté : appartenir à une grande nation, à un pays qui a de considérables atouts 4) c'est aussi un devoir : de s’ouvrir au monde, d’accepter l’autre différent (socialement et culturellement), de travailler à la construction d’une Europe qui serait autre qu’un marché, d’aller de l’avant, d’innover, et non de céder à la tentation du repli et du nationalisme III – Que transmettre, quelle culture commune ? 1) Les valeurs de la République et la laïcité, les Droits de l’Homme et du Citoyen, les devoirs. 2) Tout l’héritage de l’Histoire de la France en relation avec le monde (instituions, idées, histoire de l’art) 3) L’amour de la langue française 4) L’Europe, notre avenir IV – Comment ? Et comment intégrer ? 1) Une véritable « refondation de l’Ecole » s’impose : poursuivre et amplifier le travail amorcé par V. Peillon : l’Ecole doit être le véritable creuset de la citoyenneté, de l’intégration, et du redressement de la Nation. Aller au-delà des aspects quantitatifs (nombre de jours de classe, nombre d’enseignants), ne pas renoncer à la transformation des pratiques et à la redéfinition des buts : il faut afficher une grande ambition pour l’Ecole. Mettre en place une véritable éducation à la Citoyenneté (dont l’égalité des sexes n’est qu’un cas particulier), réformer d’urgence l’apprentissage de la langue et en particulier de la lecture, en se mettant sous le parrainage d’autorités scientifiques incontestées. Retrouver pour notre 21e siècle l’esprit du Serment de Jules Ferry et sa volonté d’unifier la France par la langue et la citoyenneté. Refonder l’enseignement de l’histoire 2) Mettre en place un droit à la formation continuée tout au long de la vie, non seulement pour l’activité professionnelle, mais aussi pour la vie citoyenne et la langue 3) Renforcer le Service Civique pour les deux sexes

Nacéra VIEUBLE, 08 novembre 2014 à 18h04

Nous avons souhaité délimiter l'idée de nation. La nation est délimitée par des frontières géographiques mais elle ne se limite pas qu’à ça. Elle est constituée de ses liens avec ses origines, son histoire, sa culture, ses valeurs, sa langue. Ses symboles sont sa devise, son drapeau, son hymne national. Mais une nation c’est aussi et surtout le désir et la volonté de vivre ensemble. Selon l’Article 15 : Le parti socialiste est un parti féministe, qui œuvre pour l'émancipation de la femme, la parité, la mixité de la société. L’Article 16 rappelle que le parti socialiste est un parti humaniste, qui lutte contre toutes formes de discrimination. Quant à l’Article 22 il dit que le PS est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Si sur l’article 15 (droit des femmes) nous avons enregistré des progrès, l'égalité salariale, les responsabilités civiles laissent encore à désirer, la parité est tronquée dans la vie professionnelle ou politique la femme est encore très souvent rattachée à son rôle civil. Sur l’article 22, on constate que le PS est de moins en moins un parti populaire, avec celles et ceux qui vivent dans le périurbain subi, (chômeurs, précaires, etc...) loin des centres de décision, de la citoyenneté, de la proximité. Quant à l’article 16, rappelons-nous le slogan de Ségolène Royal en 2007 : La France métissée, la France rassemblée : La France est certes métissée mais loin d’être rassemblée. Quelle intégration voulons-nous ? On ne peut pas parler aujourd’hui d’intégration sans aborder la question de la discrimination. Il faut lutter contre les idées reçues qui enferment les personnes issues de l’immigration dans des stéréotypes. Il faut que le parti socialiste travaille sur la représentation et ainsi faire la place dans nos sociétés à nos concitoyens d’où qu’ils viennent. Quelles politiques publiques mettre en place ? Il faut mettre en place de mesures d’accompagnement linguistique, juridique et administratif des familles afin de permettre à chacune et à chacun de trouver sa place et de s’émanciper en tant qu’individu, citoyen et responsable. La citoyenneté c’est participer à la vie de la cité. C’est pourquoi il faut absolument accorder le droit de vote aux étrangers ! La nation est une volonté du vivre ensemble. C’est pourquoi nous voulons une meilleure implication de la diversité dans le champ politique et l’acceptation de la double nationalité pour intégrer la fonction publique. Il faut également rétablir l’enseignement à la vie civique et professionnelle à l’école. Se rappeler que pour nous au PS la nation c’est la volonté de vivre ensemble et que nous voulons une laïcité du vivre ensemble et non, pas une laïcité de l’exclusion.

dalila Maazaoui, 08 novembre 2014 à 18h00

La famille est le pilier principal de notre société .C’est à ce titre que l’Etat investit ce champ afin de soutenir les familles dans leur fonction parentale et qu’elles contribuent ainsi à la perpétuation de la race humaine. La famille aujourd’hui est multiforme du fait de l’augmentation des divorces, des familles monoparentales. Il faut également tenir compte dans notre département par exemple du phénomène de déracinement auquel certaines familles sont confrontées et qui peut installer celles-ci dans un certain isolement. Nous socialistes de Bondy disons notre attachement aux services de PMI , en tant que relais , guichets de proximité pour toutes les familles . Et, il nous semble important que la PMI puisse continuer à offrir aux familles à travers des activités variées une vraie politique à la fois de prévention précoce et de soutien à la fonction parentale. Nous socialistes de Bondy affirmons notre souhait de soutenir une vraie politique sociale donnant priorité à la Petite Enfance. S’il est vrai que cette politique est couteuse aujourd’hui , sa rentabilité sociale à terme ne fait aucun doute . Accompagner des familles par des personnels qualifiés permet de conforter les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants et d’instaurer une logique de co-éducation.l’ Etat ne doit pas oublier d’investir dans la qualité de l’accueil des tout-petits et peut être même aller encore plus loin car il s’agit de l’avenir de notre pays. Attention à ne pas donner de signes ambigus comme la diminution du temps de congé parental car cela signifie aussi moins de choix pour les femmes qui souvent pâtissent sur le plan professionnel de cette situation. Le soutien du milieu associatif dans cette même logique doit être une priorité en même temps qu’il faudrait mieux articuler les interventions des uns et des autres pour donner plus de lisibilité à l’action des différents acteurs et mieux penser leur complémentarité. L’importance du dialogue social doit également être une vraie priorité afin de soutenir également l’activité des acteurs de la petite enfance tels qu’assistantes maternelles et auxiliaires de puériculture.

Catherine Souchal, 08 novembre 2014 à 16h40

Qu'est ce être français et comment construire une identité dans les trois sphères que sont la France, l'Europe et le monde? La question de l'intégration dépasse la seule vision ethnique et interroge non seulement les français issus de l'immigration mais aussi les français de souche notamment au travers de la remise en cause de notre contrat social. Socialistes, n'avons nous pas reculé sur la question de l'intégration en remettant en cause l'idée du droit de vote des étrangers aux élections locales? La défense du droit du sol est centrale pour préserver notre modèle d'intégration. La question de la Nation semble moins prégnante que celle des racines internationalistes du mouvement socialiste. Elles sont le fondement de notre volonté de construire un destin commun. Cela suppose un véritable élan pour s'intégrer dans la construction d'un projet européen commun, étape d'une citoyenneté élargie et forte, indispensable pour contrebalancer l'influence américaine, notamment dans le domaine de la défense. Certains de nos discours sont parfois trop éloignés des préoccupations de nos concitoyens. Il nous faut retrouver des éléments de langage accessibles à tous tout en en préservant un haut niveau d'analyse et sans tomber dans un discours populiste. En effet, ce n'est pas parce que la droite extrême aborde certains thèmes sur l'identité, qu'elle soit nationale ou européenne, que nous devons nous priver de le faire. En occupant cet espace nous retrouverons notre vocation d'être un parti de lutte. Enfin, vivre ensemble dans cette société mondialisée nécessite de rénover le creuset que constitue notre modèle éducatif.

Pierre JAUTEE, 08 novembre 2014 à 15h18

Section de Noisy-le-Grand

yougourthene kechit, 07 novembre 2014 à 23h58

La francophonie , c'est a dire les personnes qui s'expriment et écrivent et lisent en français au Maghreb et en Afrique est plus importante qu'en France. l'identité française est ainsi très marqué et présente a travers ces millions de personnes qui adhère a cette identité . Être Français, c'est vouloir être français, c'est avoir un ensemble de souvenirs communs et en même temps vouloir continuer à vivre ensemble. La France a toujours accueilli des apports venus d'ailleurs, je passe les espagnols , les portugais , les polonais et peut toujours en accueillir, par exemple du Maghreb et de l 'Afrique de l'ouest . L'essentiel est que la personnalité de la France reste une personnalité structurée. La France vit au long des siècles. Elle n'est pas née en 1789, même si la République est le nom moderne de la France. Mais pour que la Révolution française se produise, il a fallu toute une sédimentation. la France appartient à tous. 46% des hommes nés de l'immigration maghrébine se marient en dehors de leur groupe ou de leur aire culturelle d'origine. Il faut distinguer l'islamisme radical, qu'il faut combattre, de l'islam qui est une religion comme les autres qui accepte les lois de la République. Si la France s'aimait, tous ces problèmes seraient résolus. La France est une identité d'adhésion, où chacun vient avec son cœur. Gardons une idée de ce que la France peut être dans le siècle à venir, il ya beaucoup de raisons d 'être optimiste

Emmanuelle de Gentili, 07 novembre 2014 à 22h13

La France traverse une zone de turbulences. A la crise économique s’ajoute une crise morale. Elle est à la croisée des chemins entre son héritage et un monde en évolution rapide où les valeurs républicaines peuvent sembler obsolètes au regard des références internationales. Ce décalage est une des causes du désarroi français : le « ailleurs c’est mieux » finit par avoir des effets négatifs sur leur moral et leur confiance. Il existe dans notre pays des disparités de territoires entre les centres et les périphéries, entre l’urbain et le rural. Il y a des disparités entre origines sociales, culturelles, confessionnelles, géographiques, historiques. Comment cimenter entre la France de la Seine-Saint-Denis et la France du Gers? Par le passé, la Nation française s’est cimentée autour d’événements dramatiques et violents. Aujourd’hui les diversités de la France doivent donner à la Nation la force de se rassembler autour d’un projet collectif Les français ont en effet besoin d’être animés d’un espoir. Ils ont suivi Napoléon, porter les droits de l’homme, cru en la grandeur de leur pays. C’est cette exaltation que l’on retrouve pour l’équipe de France de football. Elle n’est pas perdue mais engourdie par des années de doutes. La gauche française, et le PS, ont volontairement déserté le champ de la Nation. Mais est—ce que défendre des valeurs, un idéal, des symboles, des territoires, les plus faibles, prévoir l’avenir de nos enfants selon des valeurs d’humanisme, d’égalité et de justice, n’est pas de gauche ? Est-ce que le patriotisme, défendre nos entreprises, nos emplois, nos valeurs et notre art de vivre n’est pas de gauche ? A trop vouloir nous interdire le champ de la Nation, nous l’avons laissé à l’extrême droite. Pire les français ont cru que le PS s’était désintéressé d’eux. La France ce sont d’abord des symboles : un drapeau, un hymne, une fête nationale. C’est un territoire qu’il faut accepter tel qu’il est dans sa diversité sociologique, culturelle et géographique. C’est un collectif qu’il faut remettre à l’honneur en établissant le service civique obligatoire étendu aux filles. C’est une langue, le français, dont l’enseignement doit être renforcé. La France c’est aussi une mémoire. C’est un projet de société basée sur la démocratie, l’éducation, la santé, la protection des faibles, une nouvelle définition du service public, des valeurs de la République. C’est un idéal universel des droits de l’homme. Une France forte de son identité pourra rester accueillante et intégratrice. Le rôle de l’Etat est d’assurer la cohésion et de n’abandonner aucun français.

Daniel MICHEL, 07 novembre 2014 à 21h07

La France s’est reposée jusqu’en 1997 sur une politique interne de développements industriels : énergie nucléaire, autoroute, TGV, avionique et de services avec des PE, PME souvent tributaires de la santé des GE Français. Le secteur automobile renforce ce constat. Les investisseurs étrangers ne contribuent pas systématiquement au développement industriel mais vont s’accaparer d’un savoir-faire, brevets exploitables ou gênants et procéder à des délocalisations parfois sauvages. La mondialisation a favorisée cette spéculation en absence de pouvoir régulateur l’OMC n’ayant qu’un regard d’observateur et la politique des états à dominante libérale n’ayant aucun scrupule face aux déséquilibres sociaux. Le même constat est observable dans les pays émergents. L’Etat doit assurer une meilleure gouvernance de la politique d’investissement ce rôle se justifie face au désastre social lié au chômage dont la charge se reporte sur les entreprises, les salariés et plus largement sur les contribuables (dette de l’état). Ceci contribue à augmenter les coûts de production et la réduction de la marge face à la mondialisation. La culture de l’entreprise en France doit évoluer en particulier dans le rapport Patrons Salariés, la tendance spéculative patronale compte tenue du chômage qui affaiblit le dialogue social doit s’estomper au profit des préoccupations de chacun : personne n’est gagnant lorsqu’il y a une instance représentative qui perd. Le monde agricole représente des particularités d’entreprises fragiles lorsqu’il s’agit de structures familiales et de structures organisées face à la spéculation mondiale (blé, maïs, riz) au lobbying des structures agroalimentaires phytosanitaires. Le Chômeur ne doit plus avoir un statut de chômeur mais de Travailleur potentiel, ceci nécessite qu’il soit accompagné d’une formation adaptée à un potentiel industriel local. C’est un préalable d’anticipation nécessaire aux projets de développements industriels ou agricoles. L’évolution des moyens de production, la robotique, l’informatique, internet, ont supprimés des emplois mais aussi en ont créés, les pays émergents ont bénéficiés de ces moyens mais aussi en font les frais d’une surexploitation ouvrière compte tenu d’une quasi absence de représentants syndicaux. Notre ré-industrialisation doit donc tenir compte de l’évolution d’un contexte culturel social humain, l’innovation est un facteur incontournable, il doit être orienté vers un meilleur équilibre écologique dans notre manière de vivre, on pourrait appeler ça la mode d’un monde nouveau dans laquelle chacun trouverait son contenu. C’est une ouverture a des opportunités dans un concept d’exportation.

vovm section, 07 novembre 2014 à 20h55

L’image de la Nation, en France, est très personnelle, individuelle, et peut prendre différentes formes: elle peut avoir un lien avec le territoire ou la gouvernance, mais elle peut être plus immatérielle: un ensemble commun de règles et de valeurs partagées. L’école républicaine ne peut plus garantir à elle seule l’apprentissage d’un certain socle commun. Elle n'est pas, non plus le lieu de brassage dont nous rêvons. Tout en préservant celle-ci, nous pensons nécessaire la mise en place d’un service civique généralisé. Lequel permettrait,d’organiser un mélange socio-culturel, de stimuler l’engagement citoyen, mais aussi de renforcer les solidarités intergénérationnelles ou territoriales. Avec un objectif simple : «ne peut pas toujours demander aux autres de s’intégrer, mais intégrer la diversité des autres ». Au-delà de la prise en compte de la diversité de la société française, se pose la question de l’intégration des migrants: la naturalisation ne doit pas être la seule issue d’une intégration réussie. La volonté de devenir français doit résulter d’une démarche libre et volontaire d’intégrer la communauté nationale, par l’acceptation d’un pacte qui lie tout citoyen à sa nation. Nous nous devons de reconnaitre aux personnes qui vivent sur le sol français depuis plusieurs années, qui participent a la vie associative, qui paient des impôts les mêmes droits que les autres citoyens. C’est pourquoi nous pensons nécessaire d’accorder le droit de vote aux élections locales pour les étrangers présents sur le sol depuis plusieurs années, comme il l'est déjà possible pour les citoyens de l’Union Européenne. Ce droit de vote ne doit pas obligatoirement être soumis à réciprocité. C’est la juste reconnaissance de la place qu’ils ont d’ores et déjà dans la Cité. Il est bien sûr exclu de créer un débat clivant sur cette seule question au risque de générer des déshonorants dérapages, mais il paraît indispensable de banaliser celle-ci dans un débat et une réforme plus large visant à fluidifier nos institutions et à les adapter aux évolutions de notre société et aux attentes de nos concitoyens. Ces deux propositions ont déjà été maintes fois intégrées dans nos programmes et  promesses électorales. Nous tenions à l’occasion de ces Etats Généraux, réitérer notre exigence de ne pas les voir abandonnées en route. Enfin, notre réflexion ne se limite pas à l’intégration des seules populations migrantes, nous n’oublions pas la nécessité de poursuivre la lutte contre l’exclusion sociale et  contre celle dont souffre également les personnes en situation de handicap.

Frederic Béret, 07 novembre 2014 à 18h26

La France doit tenir compte de toutes ses régions et de leurs habitants dans toute leur plénitude.Il faut arrêter d'imposer une vision nationale; dans les régions rurales, on peut aussi beaucoup apprendre et apporter aux régions urbaines

Claudine Lepage, 07 novembre 2014 à 17h10

Enseignement des langues d’origine aux enfants de migrants Lorsqu’un Français part vivre à l’étranger pour des raisons professionnelles ou personnelles, ou bien même s'il y est installé depuis plusieurs générations, il cherchera à s’intégrer dans son nouvel environnement. Mais il cherchera cependant aussi à transmettre la langue et la culture françaises à ses enfants, si bien que ceux-ci, dans la grande majorité des cas, se sentiront porteur d'une double culture, à la fois français et « citoyen » du pays dans lequel ils grandissent, si toutefois il s’agit d’un séjour suffisamment long. Partant de ce constat, renouvelé lors de chacune de mes rencontres avec les communautés françaises installées durablement à l’étranger, il me semble que pour mieux intégrer en France les enfants de migrants de la 1ère voire de la 2ème génération et des cours de langue et d’histoire de leur pays d’origine devraient leur être dispensés. L’objectif est de leur permettre de retrouver leurs racines, la fierté de leur autre langue et leur autre culture, ce qui leur permettra de mieux se situer dans la société française au sein de laquelle ils sont appelés à grandir et à trouver leur place. L’intégration ne peut se faire au détriment de son histoire personnelle. Pour s'intégrer il faut avoir conscience d’où l’on vient. Il importe d'accéder à une véritable acculturation, c'est à dire à une intégration qui ne soit ni une assimilation ni une dissolution dans une société, mais qui concourt à l’acceptation à la fois de son origine et de l’environnement dans lequel on évolue. Il importe que ces cours, portant sur les langues et les cultures d’origine, soient assurés dans un cadre institutionnel pour éviter une dérive et un endoctrinement toujours possible. De la même façon que l’on est ouvert aujourd’hui à l’enseignement des langues régionales pour des raisons identitaires et culturelles et que l'enseignement de leur langue familiale à de jeunes européens établis sur notre territoire ne nous pose aucun problème, il faut accepter que les enfants qui viennent d’ailleurs et qui grandissent dans notre pays puissent être fiers de leurs origines. Et bien plus, il nous faut encourager ce sentiment. Ainsi n'en partageront-ils que davantage les valeurs de la République, laïque, ouverte et tolérante.

Section PS94 Maisons-Alfort, 07 novembre 2014 à 15h45

Les définitions données à la nation sont multiples. Celles-ci varient au gré des cultures et de l’histoire des peuples, qui, partageant un même un même territoire, ont décidés d’unir leur force et de fonder une communauté...

et Loquet-Naël Soizic Humbert Elise, 07 novembre 2014 à 12h26

L’Egalité aussi pour les Etrangers Maladroit, mal-à l’aise, silencieux. Voilà ce qui caractérise nombre de socialistes lorsqu’on évoque les sujets de migrations et de droits des étrangers. Notre feuille de route pourrait cependant être simple : si pour les étrangers aussi, nous nous astreignons à nous battre pour l’égalité ? I – L’égalité par la loi Les étrangers aussi ont le droit d’être préserver de l’arbitraire par la loi. Si la Cour administrative d’appel de Paris a jugé qu’un étranger pouvait invoquer la circulaire Valls de novembre 2012, ceci demeure extrêmement fragile. Or, on sait que les circulaires sont appliquées de façon extrêmement variable. Les questions relatives au séjour des étrangers, y compris s’agissant de l’accès aux visas, doivent donc être régies dans la loi et les listes de documents à fournir doivent être clairement établies par la voie réglementaire. Les personnels des préfectures et des consulats devront également être mieux formés et accompagnés dans leur mission. II- L’égalité par l’intelligibilité des règles Le choc de simplification doit également s’appliquer aux étrangers. Les exemples d’incohérences et de complexité injustifiés ne manquent pas, s’agissant des mineurs isolées à qui l’on fait subir des tests osseux inefficients et indignes, des jeunes actifs, des accompagnants d’enfants malades, etc. Ces incohérences sont vectrices de perte de temps et de financements publics. Elles sont surtout indéniablement responsables de profonds sentiments d’injustice. Une réflexion s’impose donc pour une réduction drastique du nombre de titres différents, voire pour le choix d’un titre unique obtenu sur divers critères mais donnant accès aux mêmes droits. III- L’égalité par les droits L’égalité des droits c’est admettre que les différenciations dans l’accès aux droits ne peuvent être justifiées que par des « différences objectives de situation ». Au contraire, lorsque ces différences de situations ne sont pas reconnues, c’est refuser en toute logique les inégalités. C’est considérer que le caractère extranational ne peut justifier toute différence de traitements. Militons pour que les allocations familiales puissent être versées y compris pour les enfants entrés en France hors regroupement familial, ou encore, pour que la France ratifie la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille adoptée par les Nations Unies le 18 décembre 1990. Si le discours du contrat peut constituer l’équilibre, si l’obligation d’apprendre la langue française peut être justifiée, cela implique a minima un rappel constant des droits, à commencer par le droit à l’égalité.

Sébastien LE LANNIC, 07 novembre 2014 à 10h58

L'idée de Nation est bien sûr bien différente de celle du 19ème siècle et début 20ème. L'idée européenne a fait voler en éclat l'Etat-Nation. Pour autant, laisser tomber le sentiment national, c'est laisser tout un champ d'action au Front National. La nation existe toujours. Doit lui surpasser l'idée de République et d'adhésion aux valeurs et lois de la République. Adhérer aux idées de la République est bien plus facile lorsque les personnes sont intégrées par le biais du travail. Quand le chômage progresse, les clivages entre les populations augmentent et les stigmatisations des différents groupes sociaux avec. L'intégration des immigrés passe par le travail. Nous pourrons avoir des discours sur l'identité, la nation, etc. Sans un faible taux de chômage, tous les discours volent en éclat.

KEVIN BODE, 07 novembre 2014 à 10h32

perso

Frédéric Cuvillier, 07 novembre 2014 à 10h24

De 1936 à 2012, en passant par 1981 et 1997, les socialistes sont toujours arrivés au pouvoir au moment où les attentes étaient les plus fortes. Au moment où la responsabilité était la plus grande, et où les politiques conservatrices avaient démontré leur incapacité à faire progresser l’idée d’une société commune, solidaire et confiante en son avenir. Cet état de fait nous donne une grande responsabilité que nous nous devons d’assurer avec un sérieux républicain exempt de toute agitation et de tous effets de manches. Le XXIe siècle, celui de la mondialisation acquise et de la révolution numérique, met nos idées de socialistes à rude épreuve. Il interpelle ce qui a fait notre modèle de pensée. Le productivisme est aujourd’hui questionné par l’urgence écologique, et il est de notre responsabilité d’élaborer un projet qui permette tout autant la croissance et l’emploi que la réduction rapide des émissions de CO2. La notion d’égalité est chaque jour ébranlée par une compétition internationale qui crispe nos modèles sociaux et économiques. Nos valeurs de lutte contre l’injustice sociale, d’égalité réelle, d’éducation, de culture, mais aussi de travail et de méritocratie républicaine, sont le socle de notre combat contre une droite conservatrice qui fait perdurer dans le temps un modèle social qui les avantage, entretenant cela par de faux espoirs. Le socialisme de demain saura allier politique d’égalité, politique d’éducation, politique d’émancipation individuelle et collective, tout en respectant les contraintes budgétaires qui s’imposent à tous. Il saura créer un équilibre. Être socialiste, c’est n’avoir pas renoncé à faire évoluer une société, un pays, pour faire progresser l’égalité des chances. L’incantation permanente ne sert pas cet objectif, bien au contraire. Elle décrédibilise l’action commune, qui sera le seul baromètre de notre réussite aux yeux des Français. La France et le Président de la République ont besoin d’une majorité unie qui fasse des propositions, mais aussi qui le soutienne indéfectiblement dans son objectif de redressement de notre pays. Hier comme aujourd’hui, et tout autant pour demain, il n’y a d’avenir à gauche que par l’unité

irene cojean, 07 novembre 2014 à 10h18

section

Jonathan Munoz, 07 novembre 2014 à 9h29

Nation et intégration sont des notions dont la définition est mouvante et difficile à bien appréhender. On rencontre fréquemment deux conceptions de la nation : celle issue de la philosophie allemande (Johann Gottlieb Fichte) où la nation est définie comme avoir en commun des caractéristiques communes telles que la langue, la religion, la culture, l’histoire, voire les origines ethniques, une définition ethnique donc, faisant appel à l’idée de peuple (das Volk) ; celle issue de la philosophie française des Lumières où la nation découle de la volonté de « vivre ensemble », de partager un destin commun, une définition civique donc, faisant appel à l’idée de contrat, d’Etat. Citons Renan : « une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de la vie » et « une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ». Plus prosaïquement : « La nation est une communauté humaine, stable, historiquement constituée, créée sur la base d’une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit dans une communauté de culture » (Staline). Peu présente sous l’Ancien Régime durant lequel prédomine l’idée d’appartenance à la chrétienté, l’idée nationale apparaît au moment de la Révolution pendant laquelle les Français s’affirment comme un peuple unique et font prévaloir la souveraineté nationale sur toute autre forme de souveraineté. Cependant, c’est la IIIème République qui consolide l’idée de nation avec la création de l’Ecole républicaine, laïque, gratuite et obligatoire, qui enseigne les valeurs de la République à des générations de Français, qui instaure également le service militaire et décide de la séparation des Eglises et de l’Etat. L’idée de nation française est donc intimement et historiquement liée à l’idée révolutionnaire et aux valeurs républicaines.

Anonyme, 07 novembre 2014 à 8h35

Lier plus étroitement la citoyenneté au paiement de l'impôt. Par exemple: tous les Français paient, même symboliquement l'impôt pour avoir droit au titre de citoyen avec les droits et devoirs y afférant. Il doit en être de même de toutes sociétés, associations ou activités (artistiques par exemple). Définir ensuite les droits et les devoirs du citoyen, en précisant que l'étranger venant en France pour un travail doit subir un prélèvement à la source de ses revenus et, pourquoi pas, justifier du paiement de ses impôts en cas de départ. Essayer de simplifier l'impôt sur le revenu par un prélèvement à la source;

JILL GAUCHER, 07 novembre 2014 à 7h28

Respecter le choix des électeurs: trop souvent le Parti Socialiste arrivé en seconde position derrière un autre candidat de gauche - notamment le PCF - doit laisser sa place. Cette situation a été vécue et est toujours vécue douloureusement par les candidats et les citoyens. Cette décision entraine une forte déception assimilée pour une grande majorité d’électeurs, à un non respect de nos valeurs démocratiques, de nos projets. Elle entraine également une forte démobilisation de notre électorat pouvant aller jusqu'à des non participations aux votes de second tour et sur des élections à venir. Notre légitimité n'est plus prise en considération. Cette tradition archaïque du désistement n'est plus entendable: attitude et vote parlants des autres partis de gauche dans les différentes assemblées. Par le désistement, nous apportons notre soutien, soutien qui permet l'élection de candidats de gauche... mais ces candidats ne sont pas pour autant de notre majorité car ils ne soutiennent pas nos idées. Les socialistes locaux ne veulent plus être soumis à cette tradition douloureuse qui lèse les électeurs et ridiculise les élus socialistes. Nous proposons donc que chacun puisse garder sa place dans un esprit de modernité et de démocratie. Nous demandons également que les responsables locaux puissent prendre une telle décision si celle-ci est nécessaire pour le bien des citoyens. La section PS de Vierzon

Section de La Garde (Var), 07 novembre 2014 à 2h25

Se pose la question de notre définition de la Nation : -géographique : un pays, un Etat, tous ceux qui y vivent. -historique : une Histoire commune, en particulier depuis la Révolution ; une langue, une culture, la Liberté. L’ensemble de tous ceux qui participent à la vie du pays, avec des droits et des devoirs. Intégration : -Problèmes d’intégration à cause du regard des autres. L’immigration n’a jamais été facile (italiens, polonais…), mais elle est accentuée pour le Maghreb et l’Afrique, en plus de la situation économique difficile, par la différence visible de couleur de peau, et par la religion différente ; problème de l’Islam, religion très lourde pour les musulmans eux-mêmes (mais se souvenir de la difficulté à appliquer la séparation de l’Eglise et de l’Etat…). Parfois les jeunes se disent tunisiens, algériens…, alors qu’ils sont français. Difficulté d’avoir 2 nationalités, 2 langues (mais existait déjà en France avec les « patois »). -La chance est la Laïcité : Réunir tous les citoyens. Vote des étrangers. Mettre en avant les convergences. Vivre ensemble en respectant les règles communes, les valeurs de la République, une langue commune. Importance, encore une fois, de l’éducation (famille, école).

Pour la concrétisation du droit de vote des étrangers extra-communautaires La gauche doit tenir sa promesse d’accorder le droit de vote aux résidents étrangers non communautaires. Le Président de la République a promis d’accorder « le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant en France depuis cinq ans". Cette vielle promesse, déjà présente dans le programme de 1981, tarde à se concrétiser. L’obstacle constitutionnel ou référendaire est connu, mais nous devons mener la bataille de la conviction des centristes et d’une partie de la droite. Cette bataille est gagnable. Cette mesure permettra de faire reculer les préjugés et de restaurer la dignité des immigrés trop longtemps marginalisés. Après des années de combats pour l’égalité, permettre le droit de vote des étrangers extra-communautaires est une mesure juste et hautement symbolique. Cette mesure permettra à l’ensemble des résidents en France de participer (s’ils le souhaitent) à l’échelle locale à la vie de la cité. Cette mesure rendra aussi une certaine fierté aux descendants de ces étrangers qui ont tout abandonné pour travailler à la construction de la France. Le fait qu’un Français résidant à l’étranger ne dispose pas forcément de ce droit n’est pas une raison de ne pas accorder un tel droit ; en la matière, il n’existe aucune obligation de réciprocité. Au contraire, cette mesure devrait permettre à la France de négocier l’octroi de tels droits pour les Français de l’étranger avec les pays tiers. Surtout, cette mesure démontre que la gauche de gouvernement tient parole même si c’est avec retard et qu’elle refusera de se soumettre aux diktats de l’extrême droite (malgré son poids électoral et idéologique). Elle rétablira également l’égalité entre citoyens européens et étrangers extra-communautaires. La gauche ne doit cependant pas en rester à cette mesure symbolique, elle doit proposer des chemins d’intégration et restaurer les crédits en faveur des politiques d’intégration : alphabétisation, formations, école des parents…

Lucie BRUDER, 06 novembre 2014 à 21h53

La nation est est une entité comportant une diversité de population qui n'a pas que des droits mais également des devoirs qu'il faut rappeler et faire respecter. Il est anormal que l'on compte toujours sur les mêmes pour la marche de ce pays tandis que certains ne vivent que de subventions et autres. Le pays s'appauvrit et il n'est plus possible de continuer à avoir le même train de vie et tout le monde doit comprendre qu'il doit participer à l'effort national

Commission nationale CULTURE PS, 06 novembre 2014 à 17h50

Contribution de la Commission nationale CULTURE « Nation et intégration » Il n'y a pas de nation sans culture. Pour les socialistes, la nation, c'est un contrat, elle s'apprend plus qu'elle ne s'hérite, et la clé de voûte en est la volonté de vivre ensemble. Ils se situent dans la lignée de Rousseau, Renan ou Jaurès, et non de Barrès, inspirateur de la thématique des racines, de la terre et des morts. La France est d'abord une construction politique, oeuvre de la raison. De cette conception de la nation découle l'universalisme républicain égalitaire. Pour autant, cette définition de la nation ne saurait occulter l'investissement intense de nos compatriotes dans les éléments constitutifs de l'identité nationale, notamment la langue, la culture, ou encore l'art de vivre »à la française » ou le repas gastronomique des français inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Etre français, c'est aussi se sentir français. Il n'y a certes pas de « français de souche », il n'y a pas d'identité « substantielle », et au reste dès le départ la diversité a été présente, voire foisonnante. Par sa géographie et son histoire, la France, est un carrefour, dans lequel se sont toujours croisés et brassés un nombre considérable «d'étrangers»ou de «migrants». Cette capacité d'assimilation des apports extérieurs est un trait constitutif, et non un avatar, de l'identité nationale, et est un formidable atout dans le monde d'aujourd'hui. Les artistes, les associations culturelles et d'éducation populaire, vivent au quotidien ces questions décisives d’universalité et d’identité, d’intégration/communautarisme, interculturalité/multiculturalité, puisque les cultures issues des immigrations et le métissage culturel sont au coeur de maintes créations artistiques comme de pratiques individuelles et collectives. Pour les socialistes, être français, c'est donc à la fois une volonté de vivre ensemble et un désir de vivre ensemble.

28 Fédération d'Eure et Loir du Parti Socialiste, 06 novembre 2014 à 17h34

Etre français aujourd’hui, c’est un choix de l’individu, c’est se reconnaître dans la langue, la culture et surtout les valeurs du pays, c’est-à-dire les valeurs de la République. Notre société doit offrir à tous ceux qui vivent dans notre pays la possibilité de s’intégrer, c’est-à-dire qu’elle doit offrir la possibilité d’acquérir la langue, la culture et les valeurs de la République. Cette intégration ne doit pas être l’intégration d’une communauté: chaque individu peut conserver un attachement à ses racines mais doit intégrer les valeurs du pays d’accueil. Pour qu’il puisse y avoir intégration d’une minorité, encore faut-il qu’elle soit effectivement minoritaire or aujourd’hui les minorités étrangères sont le plus souvent enfermées dans des ghettos d’habitat ou scolaires où elles se trouvent de fait majoritaires dans leur environnement immédiat. Majoritaires, elles n’ont aucune raison de s’intégrer à ce qu’elles voient comme une minorité locale. Pour cela trois axes doivent être recherchés : - La mixité de l’habitat, - L’éducation : offrir l’accès à la culture et la langue, notamment aux femmes souvent marginalisées dans leur culture d’origine, et des établissements scolaires assurant un brassage social. - La participation citoyenne : le droit de vote doit être accordé (a minima au niveau local) selon l’adage « pas d’imposition sans représentation ». La barrière de la nationalité dans l’accès au vote est la transposition moderne du suffrage censitaire du XIXe siècle. Il ne peut y avoir d’intégration sans acceptation des devoirs qui en découlent : « Pas de droit sans devoir, pas de devoir sans droit ». L’essentiel du devoir est le respect des codes et des valeurs du pays d’accueil. Intégrer les valeurs de la République, c’est reconnaître ses principes fondamentaux, c’est-à-dire la liberté, l’égalité et la fraternité : - La liberté de penser, de s’exprimer, de vivre l’intime selon ses choix - L’égalité c’est avant tout l’égalité effective entre hommes et femmes quelle que soit la culture d’origine ou la religion ; le voile islamique bien plus qu’un symbole religieux est la manifestation d’une infériorisation délibérée de la femme. - La fraternité, c’est la reconnaissance du principe de laïcité, c’est-à-dire de l’acceptation de toute race, idée, religion mais comme des éléments relevant exclusivement de l’intime et excluant toute interférence politique sur une base communautariste. La République doit permettre à chacun de vivre dans son intimité ses croyances mais elle n’a pas à s’adapter aux croyances des uns et des autres qui relèvent purement de l’intime de chaque individu. Fédération d’Eure et Loir du Parti Socialiste

yahia slim, 06 novembre 2014 à 13h15

émigration uniquement pour les cadres et établissement plus des visa a une longue duré pour tout les ressortissant.

manuela33, 06 novembre 2014 à 12h48

La Nation aujourd'hui et demain sera multiculturelle. Ce qui nous ramène à l'intégration. Être français : c'est faire parti du peuple français, accepter la démocratie, ses règles, ses lois. S'intégrer, accepter la laïcité, défendre la nation, la république française.Nous vivons en France, nous devons oeuvrer à son image dans le monde, et ne pas agir à sa destruction. La France donne une image d'accueil, pour d'autres de profit. Si les gens choisissent la France pour y trouver asile, c'est avant tout pour y vivre dans la paix. A cela il y a des obligations. Ce qui n'empêche pas de garder la richesse de ses origines et de faire partager ses différences lors d'échanges.

Jean-François DEBAT, 05 novembre 2014 à 15h00

Le rapport à la Nation : unité, ouverture, décentralisation La Nation constitue pour les socialistes un horizon qui est certes insuffisant, mais qui constitue néanmoins un cadre permanent : l’internationalisme ne gomme pas les nations, il en dépasse le cadre. Pour autant, sans délaisser ce champ, occupé voire « squatté » par la droite et l’extrême droite, nous ne nous le sommes pas réapproprié suffisamment. Or, notre rapport à la Nation mérite d’être clarifié au vu des enjeux européens comme internes. Le rapport à la Nation, si les socialistes relancent et réaffirment un nouveau fédéralisme européen, doit être clarifié : la Nation ne se dilue pas dans une Europe plus intégrée et plus fédérale ; au contraire elle s’y affirme pleinement et l’Europe constitue, en quelque sorte, un prolongement du projet national. Il faut l’affirmer et le revendiquer, sauf à avancer dans l’Europe a reculons sur le plan doctrinal. Mais, plus encore que par l’enjeu européen, la Nation, l’unité nationale, est en cause en France de deux manières distinctes : les communautarismes de toute sorte d’une part, qui prétendent exister indépendamment du reste de la Nation et être reconnu comme tels par elle (que ces communautés soient d’ailleurs religieuses, régionales ou de modes de vie), l’affirmation des échelons décentralisés d’autre part. Le rapport à la Nation doit être réaffirmé autour d’un triptyque : unité nationale sur un socle de valeurs communes ; ouverture, dans ce cadre, à tous les enrichissements du projet national ; décentralisation réelle, dans ce cadre, de nouveaux pouvoirs de décision Le socle de valeurs sur lequel doit reposer l’adhésion à la Nation de chaque individu ou groupe constitué doit être réaffirmé, en particulier autour de l’égalité entre citoyens, de la fraternité qui implique le partage, et de la laïcité, qui permet le vivre ensemble. L’adhésion à ces valeurs est la condition pour que la Nation vive et s’enrichisse d’apports extérieurs. On peut imaginer un système de donnant-donnant pour ouvrir notre pays à ceux qui frappent à sa porte et qui souhaitent s’y intégrer : chaque citoyen devrait, à sa majorité ou à sa naturalisation, affirmer que ces valeurs nationales et républicaines sont bien aussi les siennes et qu’il les défendra ; parallèlement, les conditions de naturalisation seraient assouplies, voire rendues automatiques sur simple demande au-delà d’un certain temps de présence ou pour des parents d’enfants majeurs Français. (...) suite en PJ

CHRISTINE LE BRAZIDEC, 04 novembre 2014 à 11h16

"Les Jours Heureux" Programme du Conseil National de la Résistance. C'est ça notre identité socialiste. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Serge LALANDE, 04 novembre 2014 à 11h06

La nation est un regroupement de population sur un même territoire régi par les mêmes lois, des règles commune de vie permettant de se reconnaître un destin commun et de s'approprier un passé, enrichi au fil des siècles par des flux migratoires permanents. Aujourd'hui être français, c'est d'abord adhérer aux valeurs de la république laïque. L'immigration antérieure à la seconde guerre mondiale était essentiellement intra-européenne: polonais, italiens puis Portugais s'intégraient facilement par un mode de vie proche du notre et des conditions d'emploi plus favorables ( chômage faible car industrie de main d'oeuvre). Cela n'empêchait pas les ligues d'extrême droite de stigmatiser "l'étranger" mais sans grandes influences sur le paysage politique et social (avènement du Front Populaire). Enfin la france, pays colonisateur, avait la main sur l'Afrique du Nord et de l'Ouest lui permettant d'en réguler les flux. Aujourd'hui les choses ont changé: les colonies ont gagnées leur indépendance, les pays dits développés connaissent depuis les années 80 un chômage de masse et l'émigration a changé de nature. Plus qu'une immigration de main d'oeuvre, c'est la recherche de conditions de vie meilleures qui poussent les populations vers des cieux plus généreux. La mondialisation, la perte d'hégémonie de l'Europe, la désindustrialisation entraînant un chômage de masse ne permettent plus d'intégrer les immigrés de manière optimale. nous devons inventer de nouvelles règles pour faire face à cette nouvelle donne. D'autant plus en période de crise où les régimes sociaux sont mis à mal et ne permettent plus d'accueillir de nouveaux ayants-droits sans cotisations supplémentaires. Nous assistons à une radicalisation des rapports sociaux, attisés par le discours de haine du front national et un formidable retour en arrière généré par l'intégrisme religieux. La multiplication des sources d'information donnant des nouvelles parcellaires à grande vitesse mettent en avant des épiphénomènes d'où l'on peut conclure par exemple que les Roumains sont tous des voleurs ou les Arabes tous des fanatiques musulmans alors que ce n'est le fait que d'une minorité. Dans notre société où tout va plus vite, où le rééquilibrage est mondial, l'intégration des populations immigrées est un véritable challenge pour les années futures. Cela passe entre autre par: - un contrôle des flux migratoires aux frontières de chaque pays avec une coordination européenne -un accompagnement citoyen de ces populations aux valeurs de la République ainsi qu'à la laïcité. - une meilleure intégration des enfants à l'école - le vote des immigrés aux élections locales, formidable outil d'intégration.

Corinne Narassiguin, 04 novembre 2014 à 0h39

La France s’est longtemps enorgueillie de sa politique d’intégration. Force est de constater qu’après 30 ans, elle a abouti à ce qu’elle était sensée combattre : le repli communautariste. La crise d’identité traverse toutes les couches de la société touchées par les inégalités, pas seulement les populations issues de l’immigration. La montée du FN est aussi partiellement une forme de repli communautariste de ceux qui croient au concept fallacieux des « Français de souche ». Ayant été longtemps immigrée dans un grand pays d’immigration, les Etats-Unis, ma perception d’une intégration réussie a changé. Dans ce pays, l’affirmation d’une appartenance à une communauté va de paire avec un patriotisme très fort. Il nous faut regarder de près cet apparent paradoxe. D’abord, aux Etats-Unis, la politique de visas est claire, et est conçue pour mener à la citoyenneté. C’est un droit, pas un trophée. En France à l’inverse, le système semble être conçu pour décourager ceux qui veulent devenir français. Ensuite, sans minimiser les risques de dérives, cessons de confondre communauté et communautarisme. La France encourage et facilite l’organisation des communautés de Français à l’étranger, pourquoi alors avons-nous peur de l’organisation de communautés d’étrangers en France ? Une communauté, c’est d’abord un cercle de solidarité qui peut être un facteur important d’intégration, à condition de développer des politiques éducatives, culturelles, sociales et économiques qui s’appuient sur ces communautés au lieu de les stigmatiser. Ayant grandi dans le métissage réunionnais, je sais aussi qu’il n’y a aucune contradiction entre multiculturalisme et citoyenneté française. La France est de plus en plus métissée, le nombre de plurinationaux ne cesse d’augmenter. A droite et à l’extrême droite, on utilise ces statistiques pour faire peur. Nous, socialistes, devons assumer nos valeurs internationalistes pour célébrer sans retenue la diversité, l’ouverture sur le monde et l’enrichissement culturel qui en découle comme constitutifs de l’identité française et de la citoyenneté européenne. Accéder à l’enseignement de langues et cultures étrangères dès le plus jeune âge, avoir la possibilité de vivre quelque temps à l’étranger, pour les uns c’est une excellente façon de s’approprier son propre multiculturalisme, sa propre plurinationalité, tout en appréciant d’autant plus son appartenance à la citoyenneté française. Pour les autres c’est une excellente façon de s’ouvrir au multiculturalisme sans y voir une menace pour la République. Communauté, multiculturalisme, plurinationalité : intégrons ces mots dans le vocabulaire de la citoyenneté française.

Drancy section PS DRANCY, 03 novembre 2014 à 19h25

La Constitution du 3 septembre 1791 n’associait pas de condition de nationalité à l’octroi du droit de vote, à cette époque ont disait que ce vote était censitaire car seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt direct (un cens) égal à la valeur de trois journées de travail avaient le droit de voter. La constitution du 24 juin 1793 accordait le droit de votes aux étrangers sous certaines conditions. Peu à peu la notion de citoyenneté sociale a fait place à la notion de nationalité. Les étrangers sont pourtant électeurs à la plupart des scrutins de notre vie quotidienne. Cette reconnaissance sociale ne s’est cependant jamais traduite par une reconnaissance politique, nous sommes resté bloqué à la proposition N°80 de François Mitterrand de 1981 et qui disait :" droit de vote aux élections municipales après cinq ans de présence sur le territoire français".` La rhétorique de la droite de banlieue est d’ailleurs intéressante, elle préfère renvoyer la gauche à ses renoncements plutôt que d’assumer sa position « nationaliste » et souvent raciste. Ainsi elle a réussit à faire croire à une partie de nos compatriotes que la gauche avait trahi ses engagement envers les immigrés alors qu’eux même n’en ont aucun. Le 8 décembre 2011, le sénat de gauche adoptait pourtant par 173 contre 166 et à l'issue d'un débat houleux, une proposition de loi accordant le droit de vote aux élections municipales aux étrangers non communautaires. L’argument de la droite repose essentiellement sur le principe de réciprocité des pays d’origines et sur le lien inaltérable entre nationalité et citoyenneté. Concernant le nécessité de la nationalité, le débat a été tranché avec l’adoption de la loi de mai 1998 accordant aux citoyens de l'Union européenne résidant en France le droit de vote aux élections municipales, en application d'une directive européenne. Si la procédure de révision telle qu’il est défini par l’article 89 de la Constitution ne nous permet pas de recueillir les 3/5e des suffrages exprimés des deux chambres du Parlement réunies en Congrès alors il faudra utiliser l’article 11 et aller au référendum. C’est cette France rassemblé autours de ses valeurs qui à su battre la Droite hier et c’est celle là qui stoppera la peste Brune demain. La gauche a toujours été rassemblée lorsqu’elle a su d’abord parler à sa base. Si l’économie globalisée n’est comprise que par les plus riches et subit que par le plus pauvres. L’humanisme est lui universelle Saint Exupéry disait : On ne fonde en soi l'être dont on se réclame que par des actes. Un être n'est pas de l'empire du langage, mais de celui des actes, Notre humanisme a négligé les actes.

Catherine Ramouillet, 03 novembre 2014 à 18h00

Je ne comprends pas qu'il n'y ait plus de ministère de l'aménagement du (ou des ) territoires. Depuis le dernier gouvernement socialiste, il avait disparu. on avait remplacé la recherche de l'égalité des territoires (par exemple avec les métropoles d'équilibre) sous la gauche par des "régions" et "pôles de compétitivité" (évidemment, c'était la droite). Résultat, la nouvelle idéologie était l'inégalité des territoires pour faire locomotive. Pas remis en question, ça. très mauvaise presse. Résultat, on bricole des grandes régions pour que le citoyen se sente encore plus éloigné. Plus de distorsions donc, plus d'inégalités, moins de local...Aucune réflexion sur l'articulation, la solidarité entre les régions autour des trames métropolitaines.

Jamel Fallouk, 03 novembre 2014 à 13h42

Nation et intégration vont de pair dans notre société. En effet sans une intégration réussie le terme de nation n’a plus la même importance. Plus l’intégration d’une personne étrangère est réussi plus le terme de nation prend du poids. La nation a pour but un sentiment d’appartenance à un groupe, une communauté et d’y contribuer, d’apporter quelques choses à ce groupe en travaillant, en s’investissant bénévolement ou pas. Comment intégrer des personnes qui ne sont pas française si ce n’est pas par le droit de vote aux élections. Comment peut-on vivre dans un pays, y payer ses impôts et autres contributions si on ne peut pas voter. C’est en fait leur dire qu’ils ont des devoirs et aucun droit. Le vote est l’élément indispensable à une intégration réussi pour que la nation en sorte grandit. Cependant, voter pour une élection national requiert la nationalité française car les enjeux sont important comme par exemple l’élection du président de la république, mais pour les élections qui ont un enjeu local pourquoi y mettre une barrière ? Quelles sont les craintes ? Aucune. Le droit de vote des étrangers en situation régulière pour les élections locales est un préalable pour que l’intégration soit réussie, ce n’est pas une option c’est une nécessité.

Maxime Barilleau, 02 novembre 2014 à 23h34

Le constat que l’on a pu faire, c’est que des populations sont aujourd’hui acculturées; de fait, notre société n'est plus en mesure de les intégrer, ce que l’on peut considérer comme une forme d’échec, de renoncement. Le fichier ci-joint contient les réflexions de notre sections à ce sujet

Sections Ouest Loiret, 02 novembre 2014 à 22h06

Les Socialistes doivent réaffirmer leurs valeurs, en particulier la Fraternité, la Justice sociale, la Laïcité, l’anti-racisme. Depuis trop d’années, nous sommes en retrait dans cette affirmation. Face à l’individualisme, au recul des solidarités, à l’intégrisme religieux et au racisme ambiant, nos valeurs ne sont pas suffisamment portées, et nous sommes confus ou gênés, quand il faudrait être clair. Le modèle d’intégration « à la française » propose la mixité sociale et ethnique. Il faut y tenir, en particulier à travers l’attribution des logements. Nous cédons trop souvent à la facilité du regroupement par ethnie. Les « logements sociaux » font peur. Il faut les situer de nouveaux comme des logements qui permettent de démarrer dans la vie, avec un coût de loyer modéré. Nous devons faciliter l’intégration à travers un accueil fraternel, et une invitation ferme au respect des valeurs de la République. L’intégration est une valeur de Gauche. Sachons dire franchement à ceux qui nous rejoignent en France que l’égalité Femmes-Hommes, bien qu’elle soit imparfaitement respectée, est un principe citoyen indiscutable. Tout en respectant ce qui peut être un apport culturel, et avec le souvenir des châles portés par nos grands-mères, nous regardons le voile islamique comme un enfermement, parfois volontaire. Dans les espaces publics, nous souhaitons voir le visage des femmes et des hommes. La loi française est claire sur ce point. Dans le même temps, nous devons être tolérants vis-à-vis de la diversité des modes et des cultures. Surtout, il faut afficher une fraternité, et clamer notre anti-racisme. Du temps de SOS Racisme, nous avons été plus militants. Face à la montée du FN, qui se nourrit du racisme et le banalise, nous devons affirmer notre point de vue, et ne pas rentrer la tête quand autour de nous les expressions racistes et xénophobes fusent. On doit prendre sainement la mesure de l’attitude des adolescents d’origine étrangère. Certaines se mettent à porter le voile. D’autres se valorisent à travers le clinquant. Il faut aller au dialogue et mesurer la pression sociale à laquelle ils sont soumis. Les moyens financiers et donc humains pour faire le travail social sont en diminution. Or, face au repli communautariste, on sait que l’action sociale laïque qui s’appuie sur l’éducation et la mixité et le rappel des valeurs de la République, est durablement efficace. Ce n’est pas suffisant d’affirmer des valeurs, il faut mettre en place les politiques qui permettent de changer la réalité. Dans une société où les inégalités se creusent, on note de plus en plus la corrélation entre l’origine sociale et le niveau de revenu. La pauvreté pousse à l’enfermement.

Bruno JAOUEN, 02 novembre 2014 à 18h41

Le communautarisme, on en parle beaucoup, beaucoup d’actes répréhensibles, c’est intolérable. Le vivre ensemble est mis à mal. Le racisme est le terreau du FN mais pas seulement. Il y a un risque d'une véritable adhésion aux thèmes racistes et xénophobes. Nous considérons qu'il n'y a pas de problème avec l' immigration. Nous sommes face à une crise identitaire des français, de défiance à l’égard de l’autre. Pour lutter contre ces tentatives de repli sur soi, de haine de l’autre, il faut rappeler les valeurs de tolérance, d'intégration, de fraternité qui sont au cœur des fondamentaux du parti socialiste. Il faut rappeler et conforter la Laicité, valeur fondamentale de la République. Il faut la défendre, en faire sa promotion. Il faut retravailler les politiques d'intégration, faire partager le pacte social qui est un des fondements de notre démocratie. Il faut s'appuyer sur des programmes éducatifs et faire preuve de pédagogie pour rétablir fraternité et respect de l’autre.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h37

Il est important aujourd’hui que notre politique s’adresse aux habitants de la France et non aux seuls Français, car il y a une OPA sur la nationalité par l’extrême droite. Les valeurs de la France ont perfusé le monde, et nous continuerons à jouer ce rôle si nous savons faire évoluer notre modèle social, en évitant le communautarisme, en promulguant le couple vie publique=laïcité, qui n’exclut pas vie privée=adhésion à un groupe culturel plus restreint (religion, spiritualité, philosophie, ou sport, club de dégustation, caritatif…). L’intégration porte sur l’acceptation sans faille de ce principe de division entre public et privé ; l’intégration se fait comme elle s’est toujours faite depuis des siècles, par l’assimilation entre locaux et arrivants. Si la culture locale est la base, la force de l’assimilation est tellement intense que quand on questionne des touristes sur la cuisine française, ils citent le couscous comme un de leur plat français préféré, de même que nous pensons aux américains s’empiffrant de pizzas. On peut donc être Français et avoir une part privée originale et différente ; une donnée particulière est le régionalisme : quel crédit peut être accordé au régionalisme, peut-il déborder sur l’espace publique ? La plupart des cultures régionales autochtones sont des objets de musée et des activités d’associations folkloriques. Pendant ce temps-là, une nouvelle créolisation des cultures se met en place, dans laquelle l’influence des étrangers à la région extra-nationaux occupe la même place que celle des étrangers intra-nationaux. L’intégration se fait donc ainsi silencieusement, irréversible. Le modèle français reste un exemple. Les râleries sont le signe de l’impuissance des réactionnaires qui comprennent qu’ils ont perdu la partie.

Olivier ROUSSILHE, 01 novembre 2014 à 10h56

NATION ET INTEGRATION Comme le soulignait l’éminent constitutionaliste Georges BURDEAU, la Nation n’est pas une réalité concrète mais une idée. « Elle n’est pas du même ordre que les formations sociales primaires telles que les clans, les tribus, les villages et les cités. Aucun des facteurs qui expliquent la formation de ces groupements, l’ethnie, le territoire, la religion, la langue ne suffit à rendre compte de la réalité nationale » précisait-il. Pris dans ce sens la question de l’évolution de ce concept se pose sur le plan historique et politique et une réponse doit être apportée à la question de savoir si notre concept actuel de nation peut encore être un moteur de progrès à l’échelle du monde dans le contexte dit de la "mondialisation". Jusqu’à ce jour le principe fondateur de l’ONU a fonctionné évitant aux nouvelles générations de connaitre une troisième guerre mondiale. Toutefois, avant d’en rappeler son objectif statutaire, rappelons que l’ONU se dote de son statut au moment où s’achève en Europe la seconde guerre mondiale mais avant l’explosion d’Hiroshima. Quel était cet objectif ? Les statuts de l’organisation précisent : « le but est de préserver les générations futures du fléau de la guerre qui en deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances ». Force est de constater que les braises sont encore chaudes mais aussi que depuis de nouveaux fléaux ont fait leur apparition : terrorisme, risques sanitaire, dérèglement climatique, malnutrition Le concept de Nation doit donc s’adapter à ce nouveau contexte. La Nation doit désormais être en capacité d’accueillir, d’intégrer, de former, de protéger et de porter dans les plus brefs délais assistance et secours aux individus en tout point de la planète. Cela suppose que dans notre modèle d’éducation nationale le Français, l’histoire et l’apprentissage des langues soient renforcés. Être Français c’est accepter qu’une partie de la richesse nationale soit destinée à la protection de la planète et de ses populations, À cette fin on doit envisager que le service civique soit développé à l’instar de la défense nationale. Davantage qu’une référence, la Nation française doit être un acteur et un partenaire solide et fiable tant vis à vis de l’organisation des nations unies qu’à l’égard de chacun de ses membres.

Les invisibles parmi les invisibles : les femmes immigrées âgées Constat : Force est de constater que peu d’attention, jusqu’à l’arrivée de François Hollande, a été accordée à ceux que l’on appelle les « chibanis », littéralement les « cheveux blancs », immigrés d’Afrique du Nord venus en France, parfois il y a plus de 40 ans, pour reconstruire une France en ruines. Cantonnés dans des Foyers de Travailleurs Migrants, « célibatérisés », ils sont venus en France avec l’espoir d’un avenir meilleur, pour eux et leurs familles. Aujourd’hui âgés, leur situation n’a pas évolué. Ils vieillissent dans des logements peu adaptés, et ne connaissent pas leurs droits. Pourtant pleinement intégrés à la société française, ayant travaillé toute leur vie en France, ils sont aujourd’hui, comme hier, laissés pour compte. Parmi ces « chibanis », marginalisés, se trouvent les « chibanias », complètement invisibles. Ces femmes ont rejoint leur mari, souvent via le regroupement familial, avec leurs enfants. Les hommes ne pouvant les accueillir dans des logements qui font parfois 9m2, elles se sont retrouvées dans un pays qu’elles ne connaissaient pas. Les enfants ont grandi, étudié, sont partis du domicile, et elles se retrouvent souvent seules, parfois veuves, et ne demandent que trop peu l’aide du service public. De fait, les liens sociaux sont particulièrement difficiles à tisser, le sentiment d’isolement est fort : elles sont les invisibles parmi les invisibles. Le PS ne peut accepter une telle situation. Récemment, la Ville de Paris, ainsi que la Mairie du 11e ont soutenu des « chibanis » menacés d’expulsion. Mais nous devons aller plus loin, et soutenir, rendre visibles ces femmes qui vivent dans une situation d’extrême solitude et de précarité. Propositions :
 Le droit de vote des étrangers permettrait aux femmes immigrées âgées de s’investir dans la vie citoyenne. Faciliter l’accès à la nationalité française des âgé-e-s, comme le préconise le rapport de Alexis Bachelay (Député PS) « une vieillesse digne pour les immigrés âgés : un défi à relever d’urgence ». Soutenir les actions d’alphabétisation et d’apprentissage de la langue française, non seulement aux primo-arrivant-e-s, mais aussi pour les personnes sur le territoire depuis des années. Soutenir les associations qui luttent pour le droit des étrangers, tels que les cafés sociaux (ex « Aayem Zamen » Paris 20e). Il s’agit de démontrer que le PS est à leurs côtés par des actions communes. Poursuivre les efforts dans les quartiers dits « politique de la ville ». Il s’agira d’intensifier les actions sur le terrain, en particulier sur les marchés où l’on peut aller à la rencontre de ces femmes.

Yves GUEST, 31 octobre 2014 à 18h55

La France ne peut s'affirmer que comme nation Européenne et elle partage une histoire commune importante avec ses voisins même si dans beaucoup de cas les affrontements ont été longs, douloureux et violents. Etre Français aujourd'hui c'est partager notre langue, notre culture et notre histoire. Mais c'est surtout partager les valeurs apportées par et depuis la Révolution: la démocratie parlementaire, la liberté (de penser, de s'exprimer, de circuler et d'entreprendre), l'égalité des chances et des droits (quelque soit son orientation sexuelle, sa religion, sa couleur de peau, son handicap, ...), la laïcité, la solidarité en vers ceux qui sont en difficulté, le rattachement à l'Europe. La France doit rester un pays ouvert, mais pour autant pour y être intégré il faut adhérer et promouvoir ses valeurs. Prêter serment à ces valeurs pour y obtenir la nationalité Française est nécessaire. L’accueil des immigrés doit être accompagné d'actions de formation à notre langue et d'éducation à nos valeurs. Les organisations territoriales doivent évoluer, notamment la création de grandes régions, pour s'adapter à notre monde moderne et être plus pertinentes face aux autres organisations Européennes. L'attachement à la France, à notre langue commune et à nos valeurs doit être partagé par chacune de nos collectivités quelque soit ses particularismes locaux (langues régionales, ...).

Hicham BOUJLILAT, 31 octobre 2014 à 15h23

Pour un socialisme moderne, écologiste et fraternel ! Face à société marchande qui pousse à la concurrence entre les individus et à une droite conservatrice qui invite au repli sur des valeurs identitaires, la Gauche doit faire vivre le sentiment qu'il existe entre tous ceux qui vivent sur le territoire de la République un lien commun. Aussi doit-elle porter l'idéal de fraternité, sans lequel il ne peut y avoir de solidarité. Celui-ci se forge d'abord dans l'affirmation et le partage de valeurs communes que nous devons reprendre à notre compte et actualiser. Ainsi, devons-nous engager, non de manière rhétorique mais pratique, une lutte sans merci contre les processus qui, affaiblissant la cohésion sociale, mettent aussi en péril notre cohésion nationale. Nous ne pouvons pas accepter que les catégories les plus modestes du peuple français, ouvriers comme employés, soient devenus les laissés pour compte de la mondialisation. Tout doit être mis en œuvre – politique industrielle, résorption des inégalités d'accès à l'emploi, à l'école, au logement, invention d'une nouvelle politique d'aménagement du territoire – pour réintégrer ces populations dans la Nation ! Mais la solidarité ne peut être le fait d'institutions anonymes. Elle doit être l'expression d'une volonté partagée, de l'implication civique de chacun que de nouvelles formes de participation et de gestion démocratique devront favoriser. De même, il convient de rappeler que le respect du à chacun repose sur un principe universel. Ce n'est-ce pas un prétendu droit à la différence qui doit commander notre attitude à l'égard des religions mais notre attachement à la liberté de conscience et d'opinion ! La différence ne doit être ni une condition, ni un obstacle. Dans le même esprit, si nous ne devons pas accepter la guerre des mémoires à laquelle concourt le besoin qu'a chaque groupe de se voir reconnu, nous devrons veiller à intégrer dans le grand récit national que scandent les commémorations officielles l'histoire de ceux qui ont associé plus récemment leur destin à celui de la France. Mais cet idéal de fraternité retrouvée ne sera pleinement crédible que s'il est associé à une exigence d'exemplarité que doivent assumer tous les socialistes. C'est par notre comportement que nous pourrons convaincre, ce qui suppose de rénover en profondeur notre parti pour le débarrasser de toutes les pratiques claniques dont la masse de ses membres est victime et d'inventer un fonctionnement qui fasse passer l'éthique de convictions avant le jeu des ambitions. Le PS ne pourra sortir de sa crise que si ses membres et ses dirigeants sont capables de redonner un sens collectif à leur engagement !

Hicham BOUJLILAT, 31 octobre 2014 à 15h15

Attention, République malade ! La crise économique que nous traversons a fait ressurgir une maladie cachée jusqu’alors dans les entrailles de notre Pays : l’absence de cohésion républicaine ! Le diagnostic est clair. Le sentiment d’appartenir à notre République n’est pas partagé par tous, Français ou pas. Les problèmes deviennent la faute de l’autre : le juif, l’arabe, le musulman, le Rom, le chinois, le noir, le Français « de souche », l’homosexuel. Les maux économiques et sociaux donnent le la à un défouloir de plus en plus ouvert, qui nous divise en plus de n’apporter aucune sérénité et clarté à la recherche de la solution aux problèmes que traverse notre Pays. L’affirmation de soi, comme valeur exclusive, prend le pas sur le fondement même de notre République. La « France » n’est pas raciste, dès l’instant qu’elle s’assume fière de son passé et riche de tous ses habitants. La France, tous ses habitants l’aiment ou veulent l’aimer dès l’instant qu’ils sentent leur appartenance culturelle, religieuse, sexuelle acceptée et respectée. Or, le problème se situe à ce niveau de tolérance. Connaître notre slogan républicain « liberté, égalité, fraternité » est une bonne chose, le lire n’est pas suffisant, le comprendre n’est pas cherché par tout le monde et l’appliquer encore moins. Nos institutions républicaines ont besoin d’être rénovées. Certes ! Mais la République dépasse ce cadre technique. La République doit redire qu’elle reconnaît et garanti à chacun de croire, penser et pratiquer au nom de la liberté et pas au nom des différences. Cet humanisme revendiqué dans l’héritage de notre histoire commune n’est malheureusement pas un humanisme suffisamment appliqué. C’est ici que le rôle des socialistes est attendu. Il consiste à travailler notre conscience collective, d’investir le champ d’une éducation populaire qui donne toute sa place à un humanisme qui est la base même d’une société pacifiée. C’est lorsque notre pays s’acceptera et se respectera tel qu’il est, en assumant aussi le poids de son histoire, qu’il redonnera une cohésion républicaine à ce qui forge vraiment son identité. Le regard de l’autre sur l’autre se transformera alors en un regard de l’autre pour l’autre.

Contribution de la fédération du Puy de Dôme, Clermont-Ferrand, section Est sur le thème « Nation et intégration ». Face à la remise en cause du modèle d’intégration à la française, de l’accélération du phénomène de repli sur soi, de l’explosion du système de valeurs et de la perte de repères de la jeunesse, il faut repenser la relation avec les populations issues de l’immigration extra-européenne. Etre Français nécessite de remplir deux conditions qui débouchent, en contrepartie, sur deux principes visant à rénover notre modèle d’intégration. Le processus d’intégration vise à donner les mêmes droits entre personnes d’origines différentes. Il est associé à un devoir « primaire », signe de la volonté de s’approprier les valeurs qui font la France : celui de parler le français. La langue dépasse les frontières et l’idée de citoyenneté, transcende la Nation, elle est le ciment de l’identité. Parler français ne signifie pas renier ses origines comme le prône le modèle d’assimilation défendu par l’extrême droite. A cette première condition s’ajoute celle du choix de citoyenneté. Le maintien de la double nationalité après avoir atteint la majorité, outre les abus qu’elle génère, n’est pas de nature à montrer sa volonté d’intégrer la communauté nationale. Ces deux préalables conditionnent la mise en œuvre du principe d’égalité entre les personnes, dont celui d’ouvrir le droit de vote aux étrangers aux élections locales Les conditions de la rénovation de notre modèle d’intégration reposent sur les principes de diversité accrue et de mixité sociale. Etre intégré à la communauté française se traduit encore trop par une relégation dans les fonctions d’exécutants. Nos élites, y compris dans le champ politique, ne représentent pas la diversité sociale et ethnique de notre pays, champion d’Europe de la perception des discriminations (Institut Montaigne, Bilan de 10 ans de politique de diversité, septembre 2014). Comment exiger alors que les populations immigrées croient en notre modèle? La vraie diversité passe par la reconnaissance des compétences de tous dans les conseils d’administration, les postes de direction dans la haute fonction publique comme dans le privé, à condition que l’école retrouve sa vocation de promotion sociale. Cette dernière, avec l’urbanisme comme levier de de-ghettoïsation, sont le moteur de la mixité sociale, deuxième principe de la rénovation de notre modèle et conditions indispensables de la volonté de vivre ensemble et de construire un destin commun.

Marie-Claire LUCCHINI, 30 octobre 2014 à 20h41

Contribution par un groupe de travail: Section de La Tour d' Aigues(84240) Fédération de Vaucluse PJ en PDF

Georges laborie, 30 octobre 2014 à 20h24

Un dessein pour sortir de la crise. La crise se décline en plusieurs facettes : La première, issue des U.S.A., est consécutive à la gestion des emprunts faits pour l’acquisition des maisons aux Etats Unis. La suivante est l’exportation des difficultés bancaires dans les pays développés. Ensuite, l’appât du gain pour les nantis a conduit à gonfler les avoirs des paradis fiscaux. Aujourd’hui, forts de la pression idéologique (enrichissez- vous), les tenants du pouvoir encouragent un comportement égoïste où chacun est contre tous. …….. Ces constats peuvent être poursuivis ; ils se traduisent par une réduction du pouvoir d’achat, par la perte d’emplois, l’augmentation du chômage, la progression des peurs. Alors, quelle(s) piste(s) pour sortir de ce mauvais pas ? D’abord, être conscient que la mondialisation de nos activités et échanges est un fait. Une recherche de solution exclusivement nationale conduit à l’échec, à un dangereux repli sur soi, expression du nationalisme, source de risques de conflits y compris armés. Les puissances régionales qui émergent ( l’Asie avec l’Inde et la Chine, les états Unis, le Brésil,…) montrent que les économies qui s’affrontent sont continentales. Pour soutenir notre développement, il faut se mettre au niveau, c’est-à-dire avoir un potentiel, une capacité à rivaliser et échanger avec ces puissances économiques. Ce n’est donc qu’en regroupant les potentialités, nos expériences, nos acquis… que nous pourrons faire face aux défis du troisième millénaire. Depuis soixante ans, non sans difficultés, la construction européenne est la réponse aux enjeux. Les acquis sociaux et politiques français devraient éclairer nos actions auprès de nos partenaires. Dans ces conditions il apparaît nécessaire et urgent de dynamiser le fonctionnement du Parti Socialiste Européen ( P.S.E. ) de façon à conduire des actions et propositions communes. De la même façon, nous avons à encourager et susciter une plus grande lisibilité du syndicalisme européen : la Confédération Syndicale Européenne ( C.E.S.) est trop discrète, inaudible dans la crise actuelle. Quelques mois après les élections européennes, alors que les instances peinent à se mettre en place, l’action politique s’impose afin de faire émerger notre ambition, notre volonté pour plus de solidarité. Avec près de 500 millions d’habitants, avec un rayonnement culturel ( 2 prix Nobel français dont un toulousain) qui marque toute la planète, nous avons un devoir pour les générations futures, celui de poursuivre l’œuvre de paix entreprise depuis plus de soixante- dix ans, en construisant l’Europe politique.

Sabine BALLAND, 29 octobre 2014 à 20h06

Etre Français c'est partager avec 150 Mons de locuteurs la même langue, c'est partager avec 80 Mons de visiteurs notre géographie, notre passé, notre culture, la tour Eiffel tout autant que Victor Hugo. Etre Français c'est aussi être enfant des Lumières, des droits de l'Homme, de la République et de la laïcité. C'est partager notre art de vivre, notre courtoisie, notre générosité avec ceux que notre pays fait rêver et qui viennent s'installer chez nous. La France est une terre d'immigration depuis bien longtemps et nous avons su intégrer des générations de migrants qui sont les Français d'aujourd'hui. Qui n'a pas un aïeul ou bisaïeul venu s'installer sur notre sol, fuyant la misère, un état totalitaire ou encore désireux de venir chez nous ? Depuis le début du vingtième siècle, nous avons accueilli Polonais, Italiens, Espagnols, Nord-africains, Portugais, ressortissants de l'Afrique noire et du sud-est Asiatique....Chacun a pu et peut prendre sa place dans la société Française à condition de respecter les lois de la République et de ne pas faire de prosélytisme. Cela semble plus difficile aujourd'hui qu'hier (je ne pense pas que dans les années 1930, cela ait été particulièrement facile mais nous l'avons oublié) sans doute parce que nous vivons dans un monde en pleine transformation et qu'il est tentant de vouloir stopper un mouvement qui nous dépasse, un monde qui va trop vite. La France est multiculturelle ou plus exactement multiple mais elle l'était déjà et depuis bien avant la Révolution ! Qu’avaient alors en commun Bretons et Alsaciens, par exemple ? Et ce ne sont que des exemples. Nous vivons dans un grand pays et à ce titre nous nous devons d'être ouvert aux autres et faire preuve de générosité. Etre Français c'est enfin de compte tout le contraire de ce que certains groupes nationalistes prônent à savoir le rejet de l'autre ou une certaine forme de communautarisme et pis de repli sur soi. La France doit continuer à profiter de son rayonnement culturel et diplomatique pour nouer des relations fraternelles avec le monde entier et aider les pays en voie de développement grâce au savoir faire de tous ses citoyens. Etre Français tout en étant citoyen de l’Europe….

Régis BOUTEYRON, 28 octobre 2014 à 23h06

Incendie d'une école de la République, émergence de revendications régionalistes et même communautaristes, remise en cause de certaines lois votées par le Parlement, refus de participer à l'effort collectif, défiance de certains élus locaux à l'égard de l'autorité de l’État, les attaques envers notre nation sont de plus en plus fréquentes. Elles mettent à mal et ternissent irrémédiablement l'image de cette entité jusqu'alors bien établie, porteuse de valeurs partagées et considérée comme protectrice que nous en avons reçu en héritage de nos aînés. Révolution culturelle ou perte de repères sur les fondements de notre République, la question est délicate. Plutôt construction idéologique née de plusieurs siècles d'histoire que réalité concrète, l'idée de nation trouve sa source dans un ensemble complexe de liens qui fondent le sentiment d’une appartenance commune. Mais les défis d'aujourd'hui montrent que ces liens n'ont pas d'existence naturelle. Transmis habituellement d’une génération à l’autre, ils supposent également une volonté durable de vivre au sein d’un même ensemble, des références communes et une affirmation de tous de lui donner pleinement un sens. Or, ce sens tend à disparaître quelque peu. La « conception française » de nation unique définie par Ernest Renan dans sa conférence de 1882 comme "le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis" est malheureusement devenu obsolète à bien des égards. Le sentiment national en France doit aujourd'hui se fonder sur des principes prenant en compte à la fois héritage du passé et nouvelles valeurs issues de notre société moderne. Laïcité, vivre ensemble, respect des différences, cohésion sociale, dignité de la personne humaine, sauvegarde de la planète, entraide et solidarité pourraient en être les prémices. D'autres notions présentes dans nos valeurs pourraient être ajoutées en fonction de particularismes locaux, par exemple. Les forces progressistes que représente le Parti Socialiste ont un rôle essentiel à jouer dans cette phase de mutation des fondements de notre nation. (...)

Marc AKLY, 28 octobre 2014 à 18h23

10) « NATION ET INTEGRATION » En réponse à la question : Comment la République une et indivisible répond-elle aux attentes des territoires métropolitains, périurbains, ruraux ? Voir contribution, fichier PDF ci-joint. Comment retrouver le vote des quartiers populaires, qui nous boude ? Comment rétablir l’équité pour faire-société, et éteindre les pensées et les propos xénophobes? Mixité dans les entreprises, lieu de sociabilité et de partage d’intelligences !

Louis MERMAZ, 28 octobre 2014 à 10h49

La fête de la Fédération célébrée le 14 juillet 1790 au Champs de Mars a marqué la naissance de la nation voulue par le peuple. Ce fut en une cérémonie solennelle la confirmation de ce qu’avait édifié en deux siècles la Monarchie absolue imposant son autorité aux féodalités. Un pouvoir fort avait créé un État centralisé et suscité un capitalisme d’État, le colbertisme, en opposition à la formule « libérale » se développant en Grande-Bretagne. Les guerres révolutionnaires, puis les conquêtes napoléoniennes édifièrent la Grande Nation qui domina et asphyxia les cultures régionales. Après l’effondrement de 1815 l’aventure coloniale constitua une sorte de revanche avec la conquête de l’Algérie, puis au cours du siècle celle de l’Indochine, de plusieurs établissements dans le Pacifique, enfin celle de l’Afrique Noire. La France renouait ainsi avec la période d’expansion en Inde et au Canada, mais à la différence encore une fois de la Grande-Bretagne, elle tendait à édifier un vaste État, s’étendant à plusieurs continents, prolongement de l’Hexagone. Ce rêve impérial qui aurait pu déboucher sur une société multiculturelle s’évanouit sous la cupidité de l’exploitation coloniale, le marchand supplantant l’explorateur, le médecin, le prêtre, l’administrateur. Il en resta cependant, avant la revendication de l’indépendance, une aspiration forte à l’égalité des droits. La France ne se proclamait-elle pas patrie des droits de l’Homme ? La contradiction cruelle entre la quête de l’égalité et des libertés et l’oppression coloniale engendra les guerres d’indépendance qui aboutirent à des sécessions. Le drame algérien en fut la dernière illustration : le maintien des populations autochtones dans un statut inférieur, le massacre de Sétif, le 8 mai 1945, le refus obstiné de réformes qui eussent conduit à une citoyenneté universelle en Algérie provoquèrent huit années de guerre et aboutirent à l’indépendance de ce pays. Ce passé est cependant loin d’être entièrement aboli. La persistance de l’immigration – en provenance des pays du Maghreb, de l’Afrique, voire de la péninsule indochinoise - vers l’ancienne métropole a modifié une nouvelle fois la composition de la nation française comme ce fut le cas au cours des siècles avec les immigrations italienne, espagnole, polonaise, belge. Notre pays plus que jamais doit prendre conscience que la nation et l’identité française se sont constituées par des apports successifs. (...) suite en PJ

Frédéric BEAUMONT, 27 octobre 2014 à 21h37

Le secrétariat à l’Outre-Mer. Pour un nouvel élan.     Le premier secrétaire du Parti Socialiste a voulu maintenir parmi nos instances politiques un secrétariat à l’Outre-mer. Nous l’en remercions. Pourtant, la question de l'existence d’un secrétariat à l’Outre-mer devrait-elle véritablement se poser sinon pourquoi ne pas instituer un secrétariat national pour chaque région française ?   Aujourd’hui, c’est parce que les Outre-mer présentent encore des spécificités dans notre République que l'existence même d’un secrétariat à l'Outre-mer est encore indispensable. Et ces spécificités ne sont pas seulement liées à notre éloignement, à nos cultures et à nos climats. Cette analyse serait réductrice et caricaturale. Nos spécificités sont avant tout économiques et sociales. L’Outre Mer, malgré les efforts de ce gouvernement, n’est pas encore systématiquement traité comme tout territoire de la métropole afin d’éviter des décrochages structurels et de bénéficier de "rattrapages". Il est en retard en matière d’infrastructures, de développement, d’emploi et dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la prise en charge des plus fragiles   Le Parti Socialiste n’associe pas non plus suffisamment toutes les dimensions de l’Outre-Mer dans ses réflexions. L'outre-mer est souvent sacrifié sur l’autel des bonnes relations avec ses voisins immédiats, comme, par exemple, Saint-Pierre et Miquelon vis à vis du Canada.   Le Parti Socialiste, aujourd’hui, doit donc associer de manière transversale l’outre-mer dans toutes ses réflexions ne pas l'isoler, ne pas le marginaliser même si c’est pour l’instant encore nécessaire. Il doit intégrer cette nouvelle approche. Le Parti doit écouter, comprendre les outremers. Un nouveau secrétariat à l’Outre-mer, ambitieux, pluriel, peut être un relais à condition encore qu’il en ait les moyens humains et financiers. Le secrétariat à l’Outre mer devra être l’interface naturelle entre les élus ultramarins, les premiers fédéraux, véritables relais des populations, et le Parti pour que le Parti puisse ensuite peser auprès du gouvernement. La position du Parti peut diverger de la position du gouvernement. C’est le jeu de la démocratie et du dialogue systématique voulu par notre président François Hollande. Donc, oui, à un secrétariat national à l’Outre Mer, plus fort, plus à l’écoute mais avec pour objectif encore "utopique" sa suppression le jour ou l’Outre-Mer, en particulier les territoires qui ont encore récemment exprimé un choix clair en faveur de la République, seront enfin traités équitablement. Le progrès n’est que l'accomplissement des utopies (O. Wilde)... Frédéric BEAUMONT - Premier Fédéral SPM  

Alain LE GARREC, 27 octobre 2014 à 19h01

Tout établissement scolaire, primaire, et secondaire, devrait être jumelé avec un ou des établissements d'Europe, et ou d'ailleurs. Chaque Classe devrait pouvoir via les moyens actuels et ceux qui arrivent parler, étudier, discuter en temps réél avec ces autres classes. Ils pourraient monter des projets.

Marie Motto-Ros, 27 octobre 2014 à 11h56

La gauche ne doit pas faire de concession aux thèses de la droite et de la droite extrême, ni en acceptant la remise en cause des conditions de l’octroi de la nationalité, ni en renonçant au droit de vote des immigrés aux élections locales. Sans attendre une nouvelle fois les élections, une grande campagne unitaire rassemblant toute la gauche et les écologistes doit faire pression sur les élus de tous bords pour exiger une nouvelle loi. L’essentiel est de redonner force et confiance à notre République. Cela se joue dans sa capacité à faire progresser l’égalité et à offrir aux jeunes une réelle perspective d’émancipation et d’avenir. Cela passe également par la lutte contre TOUS les intégrismes et, très concrètement, par le non-subventionnement des organisations qui s’en font le relais. Pour la gauche le combat républicain va de pair avec les avancées sociales. La consolidation du lien entre les citoyens, la police et la justice, la lutte pour la sécurité, contre les trafics de stupéfiants et d’armes, ainsi que celle contre les réseaux terroristes, exigent des moyens renforcés pour les services de police mais aussi pour tous les services publics, et un soutien aux associations locales. Les mesures concrètes, notamment comme l’accompagnement des victimes ou l’arrêt des pratiques de « contrôle au faciès », doivent être accompagnées par une offensive idéologique sur le respect du droit, des personnes, et de l’égalité réelle. L’éducation populaire, une idée à réinventer. L’éducation populaire doit être relancée tant au niveau national que local. La gauche doit redonner une nouvelle force à cette belle idée qui faisait partie des grandes promesses du CNR. Les forces de gauche, politiques sociales et syndicales pourraient organiser des États généraux pour une nouvelle étape de l’éducation populaire préparatoire à des décisions publiques et à un renouveau militant en vue de : • Donner les armes nécessaires pour mener le combat culturel, de plus en plus « féroce » sur ces questions • Adapter le(s) projet(s) originel(s) de l’Education populaire au monde et à la société d’aujourd’hui Une réforme constitutionnelle majeure s’impose. Les conditions de sa mise en œuvre sont complexes, au regard des majorités à réunir. Mais dès à présent il convient de prendre des mesures pour notamment créer un statut d’élu qui permettra plus de représentativité sociale dans le personnel politique. La révision de la Loi de 1905 s’impose également afin de l’adapter à la réalité de la société française du XXIème siècle.

Jean-Frédéric MONTAGARD, 27 octobre 2014 à 10h42

Le peuple aime ses élus locaux,(Maires-CG).Ce sont eux que l'on rencontre au quotidien.Nous sommes aussi identifiés à nos départements.Les économies,il faut les faire en diminuant le nombre des parlementaires,surtout au Sénat que l'on devrait supprimer et remplacer par un Collège de Présidents de Conseils Généraux lors de convocations au Parlement. Arrêtons les Communautés de communes qui coûtent très cher et soutenons les 550 000 élus locaux bénévoles que nous perdrons en supprimant les petites mairies.

alain artigues, 27 octobre 2014 à 9h51

Faire partie de la nation, c’est partager les valeurs communes de la France – Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité – même si l’on est issu d’une culture ou d’un passé différent.

ps ion epinay, 25 octobre 2014 à 18h55

LA NATION AUJOURD’HUI : QU’EST CE QU’ETRE FRANÇAIS ? R. GOMA et J. MALLET La France est au premier chef concernée par les grandes réflexions notamment celles qui concerne le vivre-ensemble. Si nous prenons comme miroir l’histoire de ces dix dernières années, l’image qu’il nous renvoie de nos nations est tragique (Xénophobie, chômage, guerres, catastrophes climatiques, famine, …). Dans un monde où les nations sont de plus en plus interdépendantes, la question du vivre-ensemble s’étend au destin historique et collectif de l’humanité. L’importance de l’identité nationale est devenue un sujet de débat à chaque élection en France et la xénophobie ne fait que monter chaque année. La question qu’il nous faut poser est la suivante : comment définir la nation aujourd’hui ? Les réponses sont susceptibles de nous guider dans la conception et la réalisation de la nation aujourd’hui et demain. Il importe de souligner que, cette interrogation trouve son essence dans le désir individuel et collectif de vivre pleinement notre citoyenneté, sans ignorer qui la peuple et qui la construit. Aujourd’hui, la nation doit trouver son fondement dans un ensemble des valeurs partagées, au delà de l’identité historique, religieuse et culturelle. C’est un fait, la nation n’est pas une affaire d’une civilisation, elle doit être une communauté et/ou un territoire dans lequel, le sentiment du vivre-ensemble entre les hommes de toutes les cultures et la vitalisation de l’esprit du partage, du respect de la loi fondamentale à savoir la constitution permettent d’assurer la continuité de notre identité nationale. Cependant, la nation doit trouver ses appuis dans le processus de transversalité culturelle, religieuse, linguistique et sociale des puissances de dialogue, d’amour, de fraternité, d’assistance et de coopération solidaire. Assurément : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation» Il est dès lors tentant de dire que la liberté, la fraternité, la mixité, la diversité et la solidarité constituent les fondations d’une nation. Dans la mesure où le citoyen est considéré comme l’élément fondamental d’une nation, on peut s’interroger sur la place du citoyen dans nos sociétés d’aujourd’hui, de surcroit : qu’est ce qu’être français ? Bien entendu, être français c’est accepté et respecté la devise « Liberté, Egalité Fraternité ». Etre français, c’est aussi reconnaître que la laïcité est une valeur fondamentale de la société. Etre français c’est croire à la solidarité des hommes et femmes qui luttent pour la survie des peuples. C’est également accepter la mixité et promouvoir la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen .

Patrick HAYERE, 25 octobre 2014 à 1h12

La nation est l'ensemble des gens qui se reconnaissent, individuellement et mutuellement, une identité commune. Pour respecter le principe d'Egalité, nous avons choisi d'être citoyens en démocratie et de gouverner ensemble. Or, gouverner, c'est choisir. Pour participer au gouvernement de la France, il faut se reconnaître l'égal des autres citoyens, Français. On ne peut pas prétendre à la citoyenneté d'un pays en se réclamant d'un autre. Il faut choisir son pays comme on choisit sa ville. Dans les années 80, l'enthousiasme de la construction rapide de l'Europe et la perspective d'une prochaine fusion des nationalités de l'union européenne en une citoyenneté commune nous a amenés à accorder le droit de vote et l'éligibilité à nos voisins. Le coup de frein de 2005 nous a laissés dans une situation bancale parce-que transitoire. Cet état de fait ne doit pas nous amener à rompre le principe d'égalité entre les citoyens. Aucun statut au rabais ne doit être créé pour donner le droit de vote à des gens qui n'auraient pas la nationalité. Cela les enfermerait dans un dangereux entre-deux identitaire. Notre ouverture doit être pleinement égalitaire. Tout citoyen français doit se reconnaître Français. Facilitons l'acquisition de la nationalité et terminons la construction européenne, enfin !

Thomas Cicciù, 24 octobre 2014 à 13h39

Je pense que la "République une et indivisible" est une notion d'un autre âge, qui n'est plus adaptée à la France du 3ème millénaire, la France où la vie urbaine va au-delà de Paris. Aujourd'hui, l'État DOIT se décentraliser, c'est vital pour l'avenir de notre pays, pour son dynamisme. Tant que l'État misera tout sur Paris, on sera dans une situation de fragilité, et on pénalisera tout ce qu'il y a en dehors de Paris par-dessus le marché, ça restera ainsi du perdant-perdant. C'est pourquoi nous avons besoin d'un État décentralisé, aux régions fortes. La réforme territoriale en cours d'élaboration ne doit pas se faire sur des critères purement politiques, et encore moins sous le signe du jacobinisme. Il nous faut des régions légitimes (Bretagne à 5 départements, notamment), fortes (plus grande autonomie, en particulier pour l'Alsace, la Bretagne, la Corse et la Savoie), avec des budgets revus à la hausse. Tout cela permettra de dynamiser notre pays tout en rendant un service de proximité aux citoyens en leur permettant de passer outre Paris.

Rémy CRON, 24 octobre 2014 à 12h12

Nous parlons de plus en plus de mondialisation; actuellement, seules l’économie et la finance le sont ; on peut échanger, acheter et vendre des actions d’un bout à l’autre de la terre ; on peut échanger des monnaies de la même manière ; mais, la mondialisation des hommes n’existe pas; elle nécessiterait une autorité gouvernementale mondiale ; en Europe, la circulation des personnes de la communauté est libre, comme les capitaux, mais, si l’argent de n’importe quel pays peut entrer et sortir de l’Europe, il n’en est pas de même des hommes, surtout si ils sont de nationalité non communautaire... Nous en sommes encore à compter les excédents et les déficits de chaque pays (alors que ceux-ci ne peuvent pas « jouer » sur les taux de change), à calculer l’évolution du PIB, l’équilibre financier des comptes publics de chaque pays … pour le plus grand bonheur des spéculateurs; pourtant, nous ne le faisons pas au niveau des régions ; Dans une zone comme l’Europe, (en terme économique notamment), la notion de pays « concurrents» a-t-elle encore un sens; toutes les frontières font apparaître les différences entre les pays et conduisent à un commerce malsain ; il serait judicieux de transférer progressivement à quelques GRANDES REGIONS françaises (5 ou 6) quelques pouvoirs et de réaliser vers l’Europe des transferts de compétences importantes comme la défense, la sécurité intérieure, la justice, la fiscalité … La tendance de demande d’indépendance de certaines régions européennes seraient cassé ; la réforme des systèmes sociaux et fiscaux de chaque pays seraient obligatoirement négociés, … C’est encore un domaine où des jeunes sont capables de se mobiliser et les Européens de REVER.

Renaud Thillaye, 23 octobre 2014 à 23h09

Le PS ne doit pas laisser l'idée de nation à la droite et au Front National. Cela suppose d'évoquer la nation non seulement comme groupe de citoyens partageant les mêmes droits et devoirs, mais aussi comme communauté « charnelle » ayant une histoire, une langue, des paysages, des façons de vivre en partage. En effet, la nation est ce qui nous relie et ne peut reposer uniquement sur des principes abstraits. Elle nous fournit une vision commune du passé et de l’avenir, une raison de vivre ensemble. Elle donne du sens à la solidarité nationale, qui est au cœur du projet de la gauche. Défendre la nation française et être patriote peut aller sans le rejet de l’autre ou le repli sur soi. On peut aimer les siens, chercher à développer son propre « génie », tout en dialoguant avec l’extérieur, en acceptant de se laisser enrichir par de nouveaux arrivants et en prenant une part active à la construction européenne. Le PS est internationaliste, pro-européen et ouvert à l’immigration. Toutefois, cette ouverture doit être mise en balance avec ce qui nous relie et fonde notre société : il y a des valeurs, des règles, des pratiques, des préférences auxquelles les Français(es) sont attachés. Célébrer la diversité ou l’Europe ne doit pas être perçu par une grande partie de la population comme un renoncement à soi-même. En 2009, le PS a refusé de participer au débat lancé par Nicolas Sarkozy sur l’identité nationale. Certes, les arrière-pensées électoralistes de l’ancien Président de la République devaient être dénoncées. Cependant, il y a manifestement un inconfort à gauche vis-à-vis de l'identité nationale, concept chargé d’une histoire peu glorieuse. Ce silence fait le lit du Front National, dont le récit national réducteur et xénophobe séduit nombre de nos compatriotes déboussolés par la vitesse des changements auxquels ils sont confrontés. Mettre des mots sur ce qu’est la France au 21e siècle est essentiel, au-delà des principes abstraits de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Il importe de proposer une vision de la France dans laquelle toutes les origines, toutes les sensibilités doivent pouvoir reconnaître leur contribution avec fierté. Faute de quoi les revendications identitaires et le repli sur soi continueront à se développer. Défendre la nation à gauche suppose donc d’un côté une grande fermeté quant au respect de la loi et des règles de vie commune, notamment le civisme, la neutralité de l’espace public, l’égalité hommes-femmes, la non-discrimination. D’autre part, une grande générosité - au nom du principe de fraternité - vis-à-vis des apports de l’immigration tant qu'ils s'insèrent harmonieusement dans ce cadre commun.

Section PS Marseille 4eme, 23 octobre 2014 à 13h30

Pour les socialistes, la Nation est fondée sur une communauté de destin, un projet commun. Peu importe qui nous sommes et d’où nous venons, l’important est ce que nous voulons faire ensemble. Aujourd’hui pour nous socialistes la Nation est indissociable de la République. Cette définition de la Nation qui exclut de fait les critères d’origine, de couleur ou de religion est en résonnance avec l’histoire de notre pays. Italiens, Belges, Espagnols, Arméniens, Africains du Nord Européens de l’est : notre pays a été façonné par des vagues d’immigrations successives et a su intégrer des individus venus d’horizons divers. Marie Curie, Missak Manouchian, Pablo Picasso, Robert Schuman ou Emile Zola : de grands noms de l’histoire de notre pays sont là pour nous le rappeler. C’est pourquoi l’honneur de la Nation française est de tendre vers l’universalisme. L’intégration est donc un processus, peut être difficile, mais néanmoins évident pour les socialistes. Ce processus s’oppose au communautarisme libéral qui nuit au vivre ensemble Républicain et à l’assimilation conservatrice qui nierait systématiquement les racines et la culture d’origine des individus .La République et la Nation française sont fondées sur un pacte social et laïque ; ce qui ne veut pas dire que l’intégration doive se résumer à un « clonage » idéologique ou à une gageure imposée aux populations défavorisées Traditionnellement on distingue une intégration culturelle » et une intégration économique (sont-elles si disjointes ?). Pour les socialistes, l’intégration, puisqu’il faut bien employer ce terme n’échappant pas à toute critique, est d’abord un phénomène économique. Lorsque l’intégration économique n’est pas réussie, elle pousse au repli identitaire, phénomène touchant autant les territoires ruraux abandonnés que les zone urbaines sensibles. L’intégration culturelle est assez généralement un faux débat artificiellement créé. Tout d’abord, l’intégration culturelle est largement induite par les Lois de la République. Charge à chacun de s’y soumettre. De la Laïcité é à l’égalité Hommes- Femmes en passant par l’apprentissage du français, les lois existent déjà et devraient être opposables à tous. Ensuite, encore une fois, parce que ce sont les phénomènes d’exclusion économique et sociale qui poussent au repli identitaire. Mais le Pacte Social républicain doit tenir ses promesses et une Sécurité Sociale-au sens large du terme-suffisamment efficace se trouver garante de la cohésion nationale. Sur le fond, l’école en premier lieu, le travail, la mixité sociale sont autant de vecteurs d’intégration luttant contre le repli identitaire.... SUITE VOIR PDF

tonton, 23 octobre 2014 à 0h04

J'entends souvent le parti d'extrême-droite parler de la préférence nationale. Donc quand tous les militants de ce parti rouleront en voitures françaises ils auront un semblant de légitimité. Et c'est pas demain la veille.

Isabelle le guen, 22 octobre 2014 à 20h30

je pense qu'intégrer la population immigrée n'est pas de les "stigmatiser" en englobant islam/djihadistes. De plus, il faut aussi ne pas mettre la population immigrée dans des cités dortoirs et monter que la violence des cités est dû aux "arabes et aux noirs" Cette population doit être entendue, ne pas être victimes du délit de faciès de la part de notre police. La police dans les quartiers doit faire de la prévention (dans les écoles par ex) et pas que de la répression

Anonyme, 20 octobre 2014 à 23h57

NOTRE COMBAT POUR UNE FRANCE Equilibrée et Respectueuse de sa diversité Socialistes résidant dans un canton rural du Nord Meusien, nous exprimons nos attentes. Sans opposer systématiquement la ruralité à la vie citadine devenue majoritaire en France, nous pensons que parler de la seule densité haute ou faible, ne définit pas une société, ni un territoire géographique. Toute forme de coopération territoriale nous semble utile pour redynamiser ces zones dites rurales. Nous ne pouvons nier les contraintes de l’espace, de la distance et de la faible densité : déplacements des scolaires, professionnels, de santé, et de satisfaction des besoins culturels. S’il nous semble indispensable de fusionner les petites communes de moins de 500 Hab ou plus - voire les Communautés de Communes – il reste vrai aussi que les choix d’habiter à la campagne ou à la périphérie urbaine doivent être développés et favorisés : c’est une demande forte. Industriellement : créer des pôles d’intérêts économiques avec des soutiens au développement (juridique, formation des salariés, lieux d’implantation…). Développer aussi tous les réseaux de transports utiles depuis le TGV, les lignes de marchandises, les routes ou les voies fluviales : le Rural est sollicité quotidiennement pour des terrains et des surfaces, il a droit en retour à une amélioration conséquente pour le mieux vivre de ses habitants. Développer une agriculture respectueuse de l’Ecologie, intelligente et performante. En même temps mettre en place et favoriser des circuits courts : du producteur au consommateur. Intégrer une réflexion sur l’ensemble des productions du Milieu Rural. On ne peut ignorer la culture des vergers, des vignobles de pays. Il faut porter une attention particulière à l’économie forestière nationale : le pillage chinois des grumes de bois de qualité sans aucune contrepartie économique pour le territoire producteur doit cesser. Paul Krugler, Etain 55400

philippe perdrizet, 19 octobre 2014 à 19h42

On peut partir d’un constat : la mondialisation n’est pas seulement économique, elle prend en compte tous les domaines de la vie. Le monde est une sorte de grand village, régi par une règle héritée de la plus haute antiquité : chaque nation est autonome et indépendante, libre de ses lois, de son organisation politique, judiciaire et éducative. Ces deux notions, celle de la mondialisation et des états souverains, rentrent donc en concurrence, voire en contradiction. S’y mêle un autre élément qui perturbe la clarté de ce rapport : la religion, imposée parfois, tolérée souvent, mise à l’écart aussi par le principe de laïcité choisi par une minorité d’états. Ces choix variables impliquent qu’il n’y a pas de règle commune, ainsi, les interférences entraînent un flou certain sur la notion d’intégration. L’erreur serait de penser que la culture d’une nation est immuable. Elle évolue constamment, mais se heurte quelquefois à des règles fondamentales de l’état, ce qui est le cas en France pour le port de certains vêtements imposés par les religions, ce qui se heurte au principe de laïcité sur lequel notre république s’est créée et développée. La première conclusion serait donc que l’intégration d’un étranger dans la société française est possible à condition qu’il en respecte les lois fondamentales et séculaires. Dans la pratique, on constate aussi de manière évidente que certaines personnes sont intégrées naturellement et d’autres non. Un autre problème à considérer, c’est celui du communautarisme dû au fait que tout le monde se sent perdu dans une sorte de maelström culturel qui amène chacun à se retrancher derrière ses propres valeurs. Quelle doit être donc le position du Parti Socialiste sur ce point ? Elle est double. Tout d’abord, il faut tenir bon sur un certain nombre de valeurs de fond, comme le partage, l’accueil et la tolérance. Dans le même temps et complémentairement, il faut rester à l’écoute de la difficulté des plus fragiles et des plus démunis. L’intégration doit se faire non seulement sur les plans politique et législatif, mais aussi au travers des mouvements populaires comme les syndicats, les associations et bien sûr l’école. C’est ce qui crée une identité de gauche. On peut regretter à ce titre que les nombreux mouvements sociaux qui irriguaient la gauche aient disparu. Il s’agit donc pour notre parti de mettre en place des antennes et des satellites populaires qui relayent son action. C’est dans l’imagination de ces structures nouvelles qu’il peut prendre un nouvel élan en favorisant l’intégration sociale issue des divers flux migratoires.

martine marot, 19 octobre 2014 à 15h33

etre français c'est d'abord vivre en france, s'integrer ,participer a la vie municipale ,scolaire, professionelle, c'est la premire aproche.

frederic durand, 19 octobre 2014 à 12h12

L'Europe devrait être un moteur pour les européens et non un frein. Il faut en premier lieu faire respecter les lois. A partir du moment où les lois sont respectés par tout le monde, que les aides sociales ou autres aides ne sont pas données sans vérifications, que l'on soit sur que ce que donne l'état soit donné avec raison, ont aura beaucoup moins de problèmes pour accueillir des étrangers. Notre culture commune est la laïcité.

chantal Grué, 19 octobre 2014 à 8h56

La nation doit être solidaire sans discrimination un mélange de société , moins de pauvres , prendre aux très voir beaucoup trop riche afin que le fossé laissé en héritage ne se creuse plus il est déjà que trop profond , ne plus laissé des manifestations haineuse avoir lieu alors que la loi est voté ( mariage pour tous ) alors que vous entendez dans certaine réunion nous allons casser cette loi NON une loi voté est voté !

isabelle vaquié, 19 octobre 2014 à 8h31

« La nation est une communauté humaine qui généralement, parle la même langue, vit sur un même territoire, dont les membres se reconnaissant un passé commun, désirent construire l’avenir ensemble » Larousse Cette définition de la nation est obsolète, fermée aux évolutions, elle ne permet pas d’appréhender le sentiment de nationalité. Selon le droit du sol, naître en France donne la nationalité française, mais ne donne pas le sentiment d’être Français. Certains immigrés ont été nos adversaires lors de guerres, d’autres ont fui leur pays pour des raisons politiques, religieuses, économiques. Nous n’avons pas de passé commun et près d’un tiers de la population n’a pas de passé territorial. Notre langue qui parait être un ciment dans la définition du dictionnaire, a fini par créer des ghettos. Ces populations ne se sentant pas reconnues, adoptent trop souvent des postures identitaires, contre lesquelles notre société qui a cultivé l’individualisme et le culte de la critique, peine à trouver des réponses. Malgré quelques crispations, l’évolution est en marche. Par la faute de guerres ou grâce à des voyages, des échanges culturels, ou la construction de l’Europe, un brassage de populations a eu lieu. Il a induit un métissage culturel et fait évoluer l’idée de nation. Dans un contexte de crise, où le Front National martèle un message de préférence nationale, il est indispensable de se réapproprier les symboles de la République, le drapeau, l’hymne national. Par contre certaines paroles de la Marseillaise sont choquantes. Les couplets ont déjà été plusieurs fois modifiés, il faut aussi supprimer « qu’un sang impur abreuve nos sillons ». Pour réussir l’intégration des nouveaux arrivants, nous devons nous sentir inébranlables dans notre sentiment national. L’éducation civique a un rôle essentiel à jouer. Autrefois, on devenait Français en faisant son service militaire, mais la moitié de la population ne le faisait pas, les filles en étant « dispensées ». Rétablir un service civique pour tous, est probablement trop onéreux, dans le contexte économique actuel. Mais on pourrait imaginer que le jeune citoyen se verrait remettre, à sa majorité, lors d’une cérémonie officielle de la République,, une carte de citoyen et électeur. Certes, on est Français parce qu’on est né en France, mais en devenant majeur, on acquiert de nouveaux droits et de nouveaux devoirs. Le noyau culturel sur lequel on ne transige pas est fait des valeurs et principes fondateurs de notre droit, idéal de liberté, d’égalité, société solidaire plus juste, fraternelle et laïque, réservant à la sphère privée, tout ce qui relève de la religion pour nous préserver des conflits entre communautés.

Joseph Fornés, 18 octobre 2014 à 21h30

Pour moi, être français c'est avoir choisi la citoyenneté française ce qui implique 1) d'adhérer au pacte républicain : liberté, égalité, fraternité, laïcité,... 2) d'être acteur de ce pacte et notamment de voter, payer ses impôts, défendre les valeurs républicaines, etc... On peut être citoyen français et vivre à l'étranger; on peut être citoyen français d'origine étrangère; on peut-être citoyen français et originaire de différents peuples ou ethnies ou de différentes confessions, etc. mais le choix du pacte républicain est ce qui nous réunit tous dans un même projet à travers le monde. La nation par contre n'est pas une valeur de gauche. Elle est une croyance, une religion (de nombreuses nations se définissent d'ailleurs elles-mêmes par leur religion), par opposition au choix philosophique conscient et assumé qu'est la citoyenneté. Les populistes, de droite comme de "gauche", utilisent souvent le terme de "peuple" auquel ils prétendent s'adresser. Je préfère quand à moi, comme sous la révolution française, utiliser le terme de "citoyen" ! Ce terme marque le respect envers les hommes et les femmes acteurs de la République aux antipodes de ce que serait la populace si facile à manipuler. J'ajoute que c'est par cette conception universaliste et contemporaine de la citoyenneté que l'influence de la France retrouvera son lustre d'antan, celui que lui ont valu les philosophes du siècle des lumières et la Révolution française, contrairement aux notions réductrices de sol national, de lieu de naissance, d'origines, etc. qui ne peuvent que nous valoir le rejet par les autres en réponse à notre propre rejet. Je suis conscient de l'utopie de ce concept qui ne manque pas de poser un certain nombre de problèmes juridiques et pratiques (Quid des "français" n'adhérant pas au pacte républicain ? Quid de tous ceux, non français aujourd'hui, qui déclareraient adhérer au pacte républicain et demanderaient la citoyenneté française ?). Mais c'est par l'évocation de ce que serait un idéal que l'on peut guider l'action quotidienne et obtenir l'adhésion. C'est bien ce qui manque à notre classe politique.

antoine giaglis, 17 octobre 2014 à 16h06

Nous sommes à la fin du cycle mitterrandien ou seule l'Europe pouvait nous permettre le progrès. A chaque difficulté le parti socialiste a répondu : il faut plus d'Europe, comme marche un canard sans tête.Jusqu'à perdre toute influence à Bruxelles. Il a nié le résultat du référendum. Comme nous sommes aussi à la fin du cycle du parti socialiste d'Epinay il est possible de coupler l'enterrement des deux théories. Il n'y a plus nulle part en Europe ni volonté révolutionnaire, ni capacité à répondre aux besoins et à la volonté des peuples..Pratiquement tous les partis de gauche ont renoncé ou se sont réfugié, comme le front de gauche en france , dans des positions historiquement résiduelles pour disparaitre plus lentement.. Alors le progrès est derrière nous. Revenons le plus loin possible à la situation antérieure et reprenons la propriété de notre pays

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h31

La nation française s'est construite par et grâce à l’immigration : au fil des siècles, elle s’est enrichie de l’apport extérieur que représentaient les arrivées successives de populations immigrées. Pour ce faire, elle a fait des valeurs de la République et des droits universels de l'homme et du citoyen, le fondement de son « rêve d'avenir partagé ». La laïcité a permis la liberté de conscience et instauré la tolérance, le respect des croyances, des adhésions philosophiques et religieuses. Le modèle éducatif et social assis sur les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité a permis l'intégration dans le creuset républicain du « vivre ensemble ». En même temps, la citoyenneté s’est fondée sur le droit et non plus sur les « bonnes mœurs ». Le modèle républicain est un modèle dynamique, qui transforme les humains en citoyens. Il est donc toujours en tension avec d’autres modèles de sociétés, où l’autorité de la tradition est plus forte et où l’émancipation individuelle ne vient qu’en second. Face aux crises économiques et aux déceptions de bon nombre de citoyens pour qui la promesse de progrès ne se concrétise plus, la tentation du repli sur ces modèles de sociétés traditionnelles se comprend. Vivre entre soi, rejeter à l’extérieur ce qui choque, se rassurer avec l’impression que rien ne change, sont des réflexes qu’il faut comprendre sans pour autant excuser. Car les brèches au pacte républicain ne se réparent pas facilement. Il faut rappeler que l’intégration, comme l’hospitalité, est un mouvement réciproque, pas unilatéral. Il est trop facile, pour les nouveaux habitants comme pour les anciens, de renvoyer le blâme sur l’autre. Chacun doit faire sa part du chemin. Il revient aux autorités républicaines le soin d’organiser ce chemin réciproque. L’éducation en fait évidemment partie, comme la participation au vote démocratique, la réaffirmation du caractère universel et indiscutable des valeurs républicaines et bien sûr l’accès à la vie collective. Une société qui n’intègre pas est une nation sans lendemain Accepter les différences dans un cadre de valeurs communes, c’est ce qui doit porter notre ambition. Pour que les racines de chacun constituent un vecteur d’ouverture à l’autre.

léo petit, 17 octobre 2014 à 10h11

Être français, c'est vivre en France. Y être né ou avoir choisi de s'y installer, mais choisi d'y rester pour : Liberté, égalité, fraternité. Garantir à tous le respect de ses valeurs fondatrices de la république est le meilleur moyen de s'assurer que les populations arrivantes resterons pour le choix des ses valeurs. La République n'est plus une et indivisible. hélas. Trop de centralisation. Il faut plus de pouvoir politique sur le plan local, que la république deviennent une fédération de régions plus autonome avec un état fédéral qui garantisse la liberté, l'égalité, la fraternité à tous. Et le droits de vote pour tous aux éléctions locales (communes, regions...)

Jean-Pierre BERNARD, 16 octobre 2014 à 16h59

Pour avoir moi-même subi à une époque des contrôles d'identité dues à mon "look" 2 ou 3 fois par jour, je sais l'humiliation qui en résulte. Encore étais-je français "pur jus", socialement intégré, et pouvant trouver moyen d'y échapper.(en clair, cesser de prendre le métro) Mais qu'en est-il de ces gamins, qui eux ne peuvent s'y soustraire sauf à fuir (2 d'entre eux en sont morts à Clichy S/s Bois).C'est pourquoi j'aimerais savoir quelle est l'utilité réelle de ces contrôles, en dehors de cas bien particuliers?Qui juge de leur efficacité? Je regrette que M. Vals ait cédé aux policiers, pour qui cet exercice semble une figure obligée de leur travail, et qui ne voulaient pas délivrer de reçu, alors que ça se fait partout ailleurs...Et pour aller au fonds des choses, croyez vous que cela soit si étonnant, dans ces conditions que la "Marseillaise" ou le drapeau soient sifflés. Soyons clairs: n'ayons aucune indulgence pour les petites frappes, véritables fachos, qui font régner la terreur ds leur quartier. Mais ce ne sont certainement pas ce genre de contrôles au "faciès" qui les fera plier. Je pense au contraire que l'effet en est largement contre-productif, tant les policiers se font haïr par ces pratiques...

Anonyme, 16 octobre 2014 à 14h15

Voici une contribution sur la ruralité. Le thème n'existant pas ;nous le présentons sous le thème nation et intégration.

Denis MONTAROU, 16 octobre 2014 à 12h33

Aujourd'hui notre pays est pluri-cultuel et surtout pluriculturel. Et, c'est ce qui en fait sa force et son originalité. De tous temps, la France a été une terre d'accueil et d'asile, et, grâce à cela elle s'est enrichie tant sur ses valeurs humanistes que sur son intellectualisme. Pour moi être Français aujourd'hui, c'est vivre ensemble tout en allant dans le même sens. C'est continuer de se développer avec toutes les autres cultures présentes et à venir sur notre sol qu'il soit métropolitain ou d'outre-mer. Nous devons permettre à toutes et tous de s'intégrer dans toutes les sphères de la société aussi bien dans les métropoles que dans les zones péri-urbaines ou rurales. Apprendre à vivre ensemble tout en mettant en valeur les connaissances et compétences de chacun. C'est ouvrir nos portes à toutes les cultures sans les ghettoïser. Aujourd'hui, notre démocratie doit permettre à toutes et tous de s'exprimer en ayant le droit de vote. Nous ne devons plus museler qui que ce soit. Je suis et reste persuader qu'en œuvrant dans cette direction, la France continuera de maintenir sa place parmi les puissances influentes qui comptent sur la scène internationale.

Section Paris 15ème Javel Grenelle, 16 octobre 2014 à 11h36

voir le fichier pdf joint.

VAL D'OISE SECTION BEZONS 95, 15 octobre 2014 à 18h27

Héritier de la philosophie des Lumières et de 1789, le Parti socialiste conçoit la Nation comme le lien unissant un ensemble d'hommes et de femmes liés par leur attachement commun aux valeurs de la République et par leur volonté de vivre ensemble par-delà leurs différences. Dés lors qu'il est question de Nation, il importe de clarifier les termes du débat tant cette notion peut recouvrir d'acceptions différentes et parfois inconciliables. La conception ouverte de la Nation à laquelle nous sommes attachés, symbolisée par l'article 4 de la Constitution de l'an I, est consubstantielle de l'héritage de la Révolution Française. Elle s'oppose à une conception fermée, développée par les forces qui depuis plus de deux siècles n'ont eu de cesse de s'opposer aux acquis de 1789, qui sous le même mot de Nation désigne en réalité l'idée exactement inverse, celle d'un groupe humain figé, replié sur lui-même et enclin aux bellicisme. Celle-là, nous la rejetons. Telle que nous la concevons, la Nation a vocation à intégrer et son histoire s'écrit encore aujourd'hui dans le rejet salutaire des communautarismes et l'affirmation d'un cadre politique et juridique fondé sur des principes universels, seul à même de garantir l'intégration et l’égalité de tous. Les différences sont des richesses et nous contestons les discours qui, au nom de l'importation d'un prétendu choc des civilisations, contestent que nous puissions vivre, non pas simplement les uns à côtés des autres, mais véritablement ensemble. L'immense majorité des primo arrivants s'étant succédés au cours des dernières décennies ont fait leur chemin d'intégration en adoptant les règles et les valeurs de la République, contrairement à ce que donnerait à croire certains discours relayés complaisamment par une partie de la presse On ne peut ainsi que s'élever contre le fait que le terme d’intégration soit si fréquemment détourné de son sens pour désigner des jeunes de la deuxième ou la troisième génération qui sont pourtant français. Pour autant, nous avons pleinement conscience que la réussite du processus d'intégration repose sur la capacité de la République à traduire en actes ses valeurs. Cela suppose de mettre en œuvre une action résolue en matière de politique de la ville, d'urbanisme et de promotion de la mixité sociale qui sont autant de questions dont la résolution demeure un prérequis à l'intégration et cela implique aussi de renforcer encore la lutte contre les discriminations qui gangrènent notre société. La France des Lumières a un projet suffisamment fort pour accueillir en son sein une véritable citoyenneté plurielle et c’est la mission historique de la Gauche que de l’incarner.

MH, 15 octobre 2014 à 15h33

Concernant le sujet de l'integration, il est regrettable qu'il ne soit vu qu'à travers les populations primos arrivantes. L'intégration est un sujet qui concerne chaque français lors de son entrée dans la société. Il est également certain que pouvoir s'intégrer, c'est partager, se donner, apprendre et connaitre ceux qui composent la société. Comment être intégré sans partager. Partager des compétences, du temps, une passion, des moyens, des epreuves, des sourires...je suis persuadé que chaque francais à quelque chose à partager. Comment être intégré sans se donner. Se donner en apportant quelque chose a la société. Donner sa sueur, son intelligence, son savoir faire, sa générosité, sa vie...Je suis persuadé que chaque français à quelque chose à donner. Comment être intégré sans apprendre. Aprendre des autres, la langue, les lois, les coutumes de nos concitiyens, l'histoire, un métier...je suis persuadé que chaque francais à quelque chose à apprendre. Apprendre et mieux connaître l'autre et de l'autre pour mieux comprendre. Je suis certain que tous ces éléments sont indispensables pour se sentir utile et donc intégré à la société. Tout ceci beaucoup de nos concitoyens quelque soit leurs histoires ne l'ont pas fait. Non pas parce qu'ils ne veulent pas mais parce qu'ils ne savent pas comment faire ni même qu'il est possible de le faire. Beaucoup même ont tellement perdus confiance en eux qu'ils pensent qu'ils n'ont plus rien a apoorter a la societe. Alors, une bonne gouvernance se doit de proposer et d'encadrer la mise a disposition d'outils pour guider les français dans leur intégration. Aujourd'hui il n'existe que très peu de lieux ou des personnes qui ont à apprendre entre elles, peuvent s'ouvrir à de nouveaux horizons. Je suis d'une génération qui n'a pas connu le service militaire maisje suis persuadé que ce moment ou les français quelques soit leurs provenances, leurs classes sociales, leurs religions, leurs coutumes avaient la possibilité d'apprendre de l'autre, partager des joies et des peines, se donner pour un autre concitoyen et une nation auquel on appartient. Et pour ceux qui se sont perdus, qui pensent ne rien pouvoir avoir à donner à la société, ils avaient cette opportunité de se découvrir, d'apprendre et prendre en confiance en eux. Je propose donc de créer un dispositif obligatoire qui permet de recreer ce moment de partage, d'apprentissage et de positionnement dans la société. Il n'est pas nécessairede passer par un dispositif militaire ni même d'imposer une durée d'un an mais il y a ici une proposition peu couteuse et sans aucun doute positive dans une société qui prend le risque de ne mlus avoir de repères.

Marie MOTTO-ROS, 13 octobre 2014 à 12h45

Nation et intégration La gauche ne doit pas faire de concession aux thèses de la droite et de la droite extrême, ni en acceptant la remise en cause des conditions de l’octroi de la nationalité, ni en renonçant au droit de vote des immigrés aux élections locales. Sans attendre une nouvelle fois les élections, une grande campagne unitaire rassemblant toute la gauche et les écologistes doit faire pression sur les élus de tous bords pour exiger une nouvelle loi. L’essentiel est de redonner force et confiance à notre République. Cela se joue dans sa capacité à faire progresser l’égalité et à offrir aux jeunes une réelle perspective d’émancipation et d’avenir. Cela passe également par la lutte contre TOUS les intégrismes et, très concrètement, par le non-subventionnement des organisations qui s’en font le relais. Pour la gauche le combat républicain va de pair avec les avancées sociales. La consolidation du lien entre les citoyens, la police et la justice, la lutte pour la sécurité, contre les trafics de stupéfiants et d’armes, ainsi que celle contre les réseaux terroristes, exigent des moyens renforcés pour les services de police mais aussi pour tous les services publics, et un soutien aux associations locales. Les mesures concrètes, notamment comme l’accompagnement des victimes ou l’arrêt des pratiques de « contrôle au faciès », doivent être accompagnées par une offensive idéologique sur le respect du droit, des personnes, et de l’égalité réelle. L’éducation populaire, une idée à réinventer. L’éducation populaire doit être relancée tant au niveau national que local. La gauche doit redonner une nouvelle force à cette belle idée qui faisait partie des grandes promesses du CNR. Les forces de gauche, politiques sociales et syndicales pourraient organiser des États généraux pour une nouvelle étape de l’éducation populaire préparatoire à des décisions publiques et à un renouveau militant en vue de : • Donner les armes nécessaires pour mener le combat culturel, de plus en plus « féroce » sur ces questions • Adapter le(s) projet(s) originel(s) de l’Education populaire au monde et à la société d’aujourd’hui Une réforme constitutionnelle majeure s’impose. Les conditions de sa mise en œuvre sont complexes, au regard des majorités à réunir. Mais dès à présent il convient de prendre des mesures pour notamment créer un statut d’élu qui permettra plus de représentativité sociale dans le personnel politique. La révision de la Loi de 1905 s’impose également afin de l’adapter à la réalité de la société française du XXIème siècle.

Des inégalités sans cesse croissantes entre les citoyens ont conduit au délitement du lien social, à l’affaiblissement du pacte républicain. L’existence et la cohésion de la société ne sont naturellement possibles que lorsque les besoins vitaux sont remplis : besoins matériels, mais aussi besoin de sécurité, de justice ou d’éducation. L’application et le respect des principes de la République sur tout le territoire, pour et par tous, et en particulier pour les plus faibles, sont une condition nécessaire du pacte républicain. La République ne peut se reposer uniquement sur des valeurs historiques tutélaires. Elle doit également proposer une ou plusieurs visions du futur, être pour les citoyens l’espoir d’un progrès, non seulement individuel, mais avant tout collectif. A cet égard, le projet européen est source d’espoir et ne doit pas être galvaudé. Une plus grande intégration et le rapprochement des sociétés européennes ne doivent cependant pas signifier le repli dans un entre-soi européen qui s’accompagnerait du rejet d’autres cultures. La segmentation de la société en différents groupes restreints, voire endogames, en fonction d’origines sociales, de catégories socio-professionnelles ou de différences d’éducation est un frein au développement du lien social. Les multiples plafonds de verre qui corsètent la société française favorisent la création de ces groupes et nuisent inévitablement au sentiment d’appartenance républicaine. Le projet républicain s’appuie nécessairement sur un ensemble de cadres et de structures, qui favorisent le sentiment d’appartenance à une même société, la transmission de valeurs communes. L’école a joué et continue de jouer ce rôle, mais la République ne peut se reposer uniquement sur l’école pour assurer sa continuité : c’est tout au long de la vie du citoyen que le cadre républicain doit être présent, et favoriser le dialogue et les avancées collectives. Redonner un souffle à la République nécessite donc de recréer des lieux du vivre-ensemble et le goût du projet collectif : il est nécessaire de soutenir les lieux, notamment culturels, qui rassemblent les citoyens, en faisant émerger des projets locaux plutôt qu’en dupliquant un modèle culturel unique. Il faut également rapprocher les lieux du vivre-ensemble des citoyens, les construire et les faire vivre au cœur des quartiers, des villes et des villages. Redonner le goût du collectif c’est aussi initier, dès le plus jeune âge, aux grandes satisfactions, mais aussi aux contraintes, qui accompagnent tout projet mené en commun, afin de susciter et favoriser l’engagement des futurs citoyens dans la cité.

Vers un nouvel idéal de vie ! Soyons lucides. Ni la croissance, ni l’inflation ne permettront de gommer le déficit. L’offre est supérieure pour longtemps à la demande. L’inflation est du coup jugulé sauf mouvement spéculatif sur les monnaies ou politiques de liquidité de grandes nations : cela protège heureusement les faibles revenus. Seul l’épuisement des ressources naturelles énergétiques rebattrait la carte des échanges intercontinentaux et recréerait des tensions de toute nature sur la demande de beaucoup de produits essentiels : cela pourrait engendrer de l’inflation mais pas de croissance ! La consommation de produits et services est à saturation chez les nations « riches » dont nous sommes pour la grande majorité de nos concitoyens : la vente des gadgets est de nature brownienne. La possession des produits n’est plus un gage de satisfaction ni de bonheur. La mondialisation ne devrait que nous réjouir car elle permet aussi à de nombreux hommes de mieux vivre et de rechercher comme nous l’avons fait dans un passé récent la couverture des besoins vitaux (santé, logement et alimentation équilibrée) : cela entrainera chez eux de la croissance et pour nous de nouveaux débouchés. N’ayons pas peur de la compétition entre nations mais dans un esprit européen de coopération, d’échanges et de fraternité. « Il faut tout remettre à plat » (François Bastien). « Retrouver le sens de la gratuité et du bon temps » (Jacques Attali). Redéfinissons un idéal de vie plus qualitatif, plus sobre et plus communicatif tout en assurant la couverture des besoins essentiels de tous nos concitoyens.

Jean-Pierre Netter, 13 octobre 2014 à 0h09

La Nation englobe toute la population d’un même territoire se reconnaissant un destin commun, notion unitaire et intégrationniste bien ancrée à gauche depuis Valmy, 1792 : Vive la Nation ! Elle est devenue à droite par Nationalisme source d'hostilités entre Nations avec préférence pour le droit du sang (Front National) ou fusion de la Nation et de la langue (Russie justifiant l’annexion de territoires russophones). En France où la nationalité s’acquiert principalement à la naissance mais aussi par naturalisation, l'intégration concerne tous les exclus potentiels de la société : chômeurs et sans abris, handicapés physiques et mentaux, prisonniers, victimes du plafond de verre, immigrés français. L'intégration s'adresse aussi à tous les discriminés, à raison du sexe, de l'orientation sexuelle, des opinions politiques ou religieuses, de l'apparence physique ou de l'âge, de l'origine nationale. Les freins à l’intégration qui remettent en cause aujourd'hui le vivre ensemble de l’Etat-Nation sont : le développement du communautarisme pouvant conduire à se dissocier du reste de la société : concurrence mémorielle, Marseillaise sifflée pendant les matches, cas Dieudonné niant la mémoire de l’autre. l’idéologie de la réussite au mérite masquant les inégalités réelles d’accès à la promotion sociale la perte de confiance dans la capacité des décideurs publics à résoudre les problèmes immédiats Pour retrouver le chemin du Vivre ensemble, plusieurs pistes existent : enseigner le civisme à l’école, ce qui veut dire former les enseignants à cela ; personnaliser le soutien scolaire pour les enfants en difficulté et créer des centres spécialisés quand il faut un accompagnement particulier, notamment pour les autistes ; pratiquer dans les cursus universitaires avec les bourses au mérite les bourses sur critères sociaux ; redonner aux citoyens le sens de l’intérêt général en développant la démocratie participative comme complément de la démocratie représentative ; donner aux étrangers résidant en France le droit de vote aux élections locales ; améliorer l’accessibilité aux handicapés des transports publics, du réseau urbain, des bâtiments ; rendre le service civique obligatoire pour permettre à des jeunes d’accomplir des tâches d’intérêt général en liaison avec le milieu associatif offrant des perspectives d’embauche. Toutes ces pistes s’appliquent aux immigrés français de 1ère, 2ème ou 3ème génération avec en plus une formation des citoyens aux doubles cultures. Jean-Pierre Netter

Section de Saint-Dizier, Haute-Marne, 12 octobre 2014 à 19h33

Etre socialiste, c’est proposer à chaque jeune un contrat avec la République ! La France a l’ambition d’être d’abord une Nation où chacun est d’abord citoyen avant d’être membre de sa communauté, quelle qu’elle soit, géographique, religieuse, culturelle. Pour cela, elle repose sur un pacte républicain, fait de droits et de devoirs, qui protègent chacun comme tous. Aujourd’hui, trop de nos concitoyens se sentent exclus de la République, parfois trahis par ceux qui aspirent à la diriger ; du coup, ils doutent de la République et se tournent vers l’extrême droite qui pourtant veut détruite la République ! Les grandes règles républicaines ne seront respectées et protectrices des citoyens, notamment les plus vulnérables, que si elles sont connues, comprises et acceptées de tous. La bonne connaissance de ses droits comme de ses devoirs est la première étape pour éviter les injustices, les discriminations et les escroqueries. Etre socialiste c’est permettre à tous les jeunes français et celles et ceux qui aspirent à le devenir à être formés à ces droits et devoirs politiques, économiques et sociaux : plus que la seule journée d’appel à la défense, créons avant l’âge de la majorité une formation concrète à ses droits et devoirs pour pouvoir compter au quotidien sur la République : les grands principes comme les droits minimaux du travail, du logement, de la famille etc…, les ressources et aides disponibles et les contreparties. Le passage à la citoyenneté, à la majorité, mérite un engagement réciproque entre le citoyen et la République : cette formation citoyenne serait conclue par la signature d’un contrat républicain à sa majorité pour marquer l’entrée dans la vie citoyenne, le fait être reconnu comme citoyen à part entière, quels que soient son adresse, son nom ou son diplôme. Nul ne peut être étranger dans son propre pays. Le contrat serait signé à la mairie entre le citoyen et la République, l’individu qui intériorise la République et la République qui s’engage vers chacun, en pariant sur la force de l’engagement réciproque. Cette « cérémonie républicaine » permettrait ainsi d’accorder aux jeunes adultes une véritable reconnaissance de la communauté nationale par la connaissance de leurs droits, et d’assurer à la communauté nationale le respect par chacun de ses devoirs et des valeurs communes de la République et de l’Europe. Ce contrat républicain pourrait utilement inspirer le processus d’intégration en France de celles et ceux qui ont choisi de rejoindre notre communauté nationale.

Bagnolet Section Socialiste, 12 octobre 2014 à 18h12

Peuple. L'état (de naissance ou souhaité, autonome ou indépendant) En latin, la nation désigne les petits d'une même portée. (De Nation= naître) Aujourd'hui, la nation représente un peuple d’une multitude d'hommes, vivant dans le même Pays et sous les mêmes lois. La nation d'aujourd'hui est multiple, multiculturelle et multiraciale. C'est plusieurs peuples se retrouvant sur le même territoire et formant une nation ayant la même culture, la même loi et la même volonté d'unité. Être français La France est diversité. Être français c'est aimer la France, son peuple, sa culture, son histoire. La réalisation de l'intégration. Il y a deux questions à se poser à soi-même en tant qu'étranger ou immigré quand on arrive dans un pays pour y vivre et travailler. 1/ Pourquoi suis je ici? 2/ Pour combien de temps? C’est autour de ces deux questions que l’on peut construire sa vie. La première donne la raison de notre investissement dans le pays et la seconde donne celle de notre installation dans le pays concerné. L'intégration est un parcours personnel qui se fait par étapes. L'influence de la France fait d'elle une référence ou la place de la France dans l'Union européenne et dans le monde n'est pas négligeable. Le modèle français, peut être aussi une source d’inspiration pour certains pays tout comme peuvent l’être les modèles allemand ou américain. Le constat est que l'intégration en France a une couleur de peau : un africain aura toujours plus de mal à se « fondre dans la masse » et sera traité comme un immigré même après trois générations en France. Pour cela, nous devons lutter contre la discrimination au faciès. Si le retour des matricules sur l’uniforme des forces de l’ordre est une chose positive, il faut aussi penser à la remise d’un certificat de « contrôle d’identité » afin de limiter les contrôles au faciès. Enfin, il est temps que tous les étrangers non communautaires vivant en France depuis plus de 5 ans aient le droit de vote à toutes les élections locales, et ce, sans condition de réciprocité. L’immigration peut-être une force pour la France comme elle l’est aux États Unis. Nous sommes une génération qui n'a pas connu le plein emploi et qui est donc obligée de conjuguer crise et chômage. La nation est là aussi pour être le régulateur. Nous nous devons d'être précurseur dans le domaine de la non-discrimination au faciès, nous nous devons de ne pas institutionnaliser la différence dont sont victimes certains de nos enfants.

Sébastien Rabineau, 12 octobre 2014 à 8h49

La France : puissance active mais fragile La France reste une puissance active, mais son influence est fragile car elle dépend de la volonté de ses partenaires à continuer à s’intéresser aux crises internationales. Le plus grand défi pour la France est donc que l’Europe ne se transforme pas en une grande Suisse.

Sections PS du Benelux Sections PS du Benelux, 11 octobre 2014 à 23h05

La laïcité est un principe fondateur de notre république. La loi de séparation de l‘Eglise et de l’Etat de 1905 fut une réponse à la lutte fratricide entre ceux qui allaient à l’Eglise et ceux qui n’y allaient pas. Aujourd’hui certains ne comprennent pas toujours ce principe de laïcité qui permit autrefois d’apaiser la société française. Au contraire, ils ont parfois le sentiment d’être discriminés au nom de ce principe. Alors la laïcité est-elle toujours un facteur d’intégration ou pousse-t-elle à la discrimination ? Ce sujet, trop souvent laissé à la droite, doit être débattu et tranché par la gauche. Les problèmes économiques et le chômage croissant expliquent en partie l’échec de notre modèle d’intégration. L’école ne permet plus d’accéder à l’ascenseur social, fragilisant ainsi son rôle d’intégration. La promesse constamment repoussée du droit de vote des étrangers aux élections municipales envoie aussi un signal négatif aux étrangers dont les enfants sont très souvent français. La vaste majorité de la communauté musulmane est française, mais dans ce contexte, le repli identitaire et communautaire, à travers notamment le port ostentatoire de signes extérieurs religieux dans l’espace public, fragilise le pacte républicain et compromet l’intégration de certains. Le voile est un symbole très puissant de ce conflit entre les tenants de la laïcité à la française et ceux qui prônent un assouplissement de cette tradition, arguant du fait que dans la plupart des pays le fait religieux n’est pas exclu de la sphère publique. Un exemple très concret de la difficulté à concilier le principe de laïcité et la réalité sociale est celui du voile des mamans accompagnatrices de sorties scolaires. La circulaire Chatel de 2012 interdisait aux mamans voilées d’accompagner les sorties scolaires. Le Conseil d’Etat a modéré en 2013 cette circulaire en réaffirmant que la charte de laïcité ne s’appliquait qu’au corps enseignant. Toutefois, afin d’empêcher la manifestation d’opinions religieuses ou politiques contraire au principe de laïcité à l’école, il appartient aux chefs d’établissements de décider au cas par cas. Ce flou juridique qui peut donner lieu à tous les arbitraires est souvent vécu comme discriminatoire par les familles. Il faudrait une circulaire claire qui fixe les critères et protège les chefs d’établissements: oui au foulard, non au hidjab et au prosélytisme. Si la neutralité des parents accompagnants n’est pas nécessaire, ils ont une obligation de réserve. Il faut éviter tout sentiment de discrimination mais rester très ferme quant à la protection de nos valeurs laïques et républicaines qui sont le socle de notre communauté nationale.

Olivier LENOIR, 11 octobre 2014 à 22h38

Nation et Intégration Le concept de Nation est issu d'une laïcisation du pouvoir monarchique et il définit la souveraineté de notre République. Souvent mal compris, il est facilement dévoyé par les ennemis de la liberté. Sa signification profonde est que nul ne peut s'approprier l’État et transgresser les règles. En cela, c'est un concept positif de protection contre toutes les formes de dictature. La notion d'intégration est très éloignée de celle de Nation : se sent intégré dans une société, celui qui y trouve sa place, son rôle social, qui en partage les valeurs, la culture, l'histoire et qui en accepte la diversité. Ainsi, beaucoup acceptent l’idée d’une Europe démocratique et sociale sans pour autant se reconnaître dans les euro-technocrates qui eux n'ont pas de légitimité démontrée. Les citoyens ne pourront se sentir intégrés que s’ils sont légitimement représentés, et non pas dirigés par une technocratie formatée à la pensée unique libérale. La République garantit ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité dès lors qu’elle organise une solidarité active entre tous les citoyens. Comme l'a affirmé Jaurès « la République sera sociale ou ne sera pas ». Les pouvoirs publics n’entendent pas les revendications. Ne pas satisfaire les besoins collectifs en logement, en santé, en emploi au motif de réduction à marche forcée des déficits, crée des situations dramatiques qui conduisent certains au repli sur soi et à l’extrémisme. Ceux qui, toutes tendances confondues, gouvernent le pays depuis les années 70 portent cette responsabilité. Ainsi, la campagne présidentielle de 2012 qui faisait souffler un vent d'espoir, se solde par une immense déception. La République doit être intraitable avec ceux qui véhiculent des idées racistes, sexistes ou xénophobes. Comme avec ceux qui sous couvert de liberté, se livrent à la propagande religieuse et à des provocations communautaristes. Mais ces actions n'auront de résultat que si un vrai dialogue politique est rétabli avec les citoyens et si les besoins collectifs sont enfin pris en compte et satisfaits.

Christophe ROUSSEL, 11 octobre 2014 à 22h05

L'idée de nation et le sentiment d'appartenance à la communauté nationale, aujourd'hui, ne peut se définir qu'au regard de l'espace européen qui, à mon sens, ne pourra garder son rang, face aux bouleversements du monde, au seul prix d'une avancée significative vers une configuration fédérale, du moins s'agissant des pays de la zone euro. Cet enjeu historique nécessite la contribution de chaque nation à l'édifice commun. La France, par son histoire, le rayonnement philosophique qui est le sien, sera l'un des principaux écrivains du récit de cette nouvelle histoire. Il en va de la survie de ce que représente l'Europe aujourd'hui. Ce défi pour l'avenir est cependant mal perçu et mal compris par nombre de nos compatriotes pour qui, l'idée de nation, vidé de ce sens de moderne, s'apparente à un repli sur soi ou a un idéal nostalgique qu'il convient d'oublier. La nouvelle place de la nation au sein de l'espace démocratique européen à construire doit être une priorité pour les socialistes. Au cœur de cette nation, y vit une population immigrée importante qu'il convient d'intégrer et sans laquelle cette nouvelle Europe ne pourra se construire. Sans remettre en cause « l'universalisme républicain » spécifique à notre conception relative à l'accueil des populations étrangères et en combattant le communautarisme ; il est nécessaire aujourd'hui, que les relais culturels et religieux par lesquels s'expriment ces populations soient davantage prises en compte, par la voix consultative, au niveau des municipalités, des collectivités locales et ce, en rappelant en parallèle sans cesse l'importance des principes laïcs et républicains qui structurent notre vie commune. Par ailleurs, la réalisation de l'intégration des populations immigrées passe nécessairement et incontestablement par le droit de vote de celle-ci aux élections locales qui doit être intégrée dans une grande loi sur la démocratie participative locale, qui sera également une avancée au bénéfice des citoyens français. Il convient également de réfléchir en parallèle sur la mise en place d'une véritable mixité sociale au sein des territoires et des quartiers. En outre, sans méconnaître les contraintes qui sont les nôtres en matière politique de l'asile, les demandeurs d'asile doivent être reconnus comme ce qu'ils sont : des justiciables de l'ordre public international qui doivent bénéficier des droits fondamentaux comme celui de travailler et d'accéder à des instances indépendantes du ministère de l'intérieur pour statuer sur leur demande de protection. Enfin, à l'instar de ce qui se pratique en Allemagne, l'ensemble de la politique migratoire fera l'objet d'une évaluation annuelle.

Thiais Section "Pierre Mauroy", 11 octobre 2014 à 17h49

Droit de vote des immigrés aux élections locales Le droit de vote des immigrés aux élections locales a été une promesse de campagne de François Mitterrand en 1981 puis en 1988. En 2012, François Hollande la reprenait : c’était l’engagement n° 50 de ses 60 propositions. A ce jour cette loi n’a pas même été proposée. Si les contraintes économiques peuvent conduire parfois à infléchir les propositions faites avant les élections, cette mesure, en plus d’être juste et d’honorer un engagement, ne coûte rien. Dire que la population n’est pas prête est une fausse excuse. En 1981, l’opinion publique en France n’était pas prête à l’abolition de la peine de mort : François Mitterrand est passé outre et aujourd’hui personne, sinon quelques groupuscules, ne remet en cause cette loi. Donner le droit de vote aux immigrés aux élections locales, c’est favoriser la cohésion sociale et l’intégration. Certes, il faudra les 3/5èmes du Parlement réuni en congrès pour que la loi soit adoptée. Mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas sûr d’avoir une majorité suffisante qu’il ne faut pas la présenter. Cette loi a déjà été votée dans plusieurs pays d’Europe. Il faut tenir l’engagement numéro 50 parce que c’est juste, parce que c’est une réelle avancée pour l’intégration et parce que si nous ne le faisons pas, personne ne le fera.

Christine LEGER, 11 octobre 2014 à 15h41

Sympathisants de gauche et adhérents établis au Maroc, nous sommes sensibles à la thématique « intégration et Nation ». Nous devons élargir la réflexion aux 2 millions d’expatriés. Pourquoi, nous, gauche croyant à l’intégration, posons des interrogations sur une « culture commune » à adopter, idée flirtant avec la vision assimilationniste qui nous est, cette fois-ci, bel et bien étrangère? Il n’y a qu’un pas du discours de l’intégration à celui de l’assimilation et la clarification de ces différences nous imposent de travailler le débat public. Le problème auquel la société française fait face depuis plusieurs décennies est bien celui de restaurer un sentiment national chez des Français issus de l’immigration qui doutent de jouir des mêmes droits au sein de notre communauté citoyenne. Nous devons renouveler notre volonté de porter un socle de valeurs au dessus de toutes les considérations et les symboles et de toutes les appartenances ethniques, religieuses ou culturelles. Ce sont les valeurs de la République et de la citoyenneté. Justice équitable, droits et devoirs égaux, égalité devant la loi, laïcité sont le socle commun sur lequel bâtir et qui doit permettre l’expression de toutes les différences, de tous les sentiments dans le respect de ce cadre. Le principe de la laïcité ne doit pas être réduit à une seule version antireligieuse. La laïcité respecte et connait les croyances mais n’en place aucune au dessus de l’autre, fût elle historiquement forte ou même majoritaire. Cette laïcité ne mélange pas non plus le respect aux symboles religieux et la revendication de droits spécifiques issus de traditions culturelles diverses. Réinvestissons les vocabulaires! Que veut dire le vocable tolérance, si ce n’est ce qu’étymologiquement il exprime ? Tolérer signifie être sûr de son droit supérieur mais se montrer magnanime. Bannissons cette expression et réinvestissons le vocable des droits. Il y a un droit à la différence dans le respect des valeurs de notre socle commun. Il y a un devoir de l’Etat de favoriser la mixité sociale et d’encourager le dialogue entre les différents groupes humains composant la société. Il y a un devoir de restaurer les moyens de la transmission de l’ouverture les uns aux autres. Les programmes d’éducation peuvent faire plus pour que chacun situe sa trajectoire singulière ou familiale au sein du grand récit national. L’histoire de l’immigration, de l’évolution de notre société, doit être transmise. Enfin, de nouvelles méthodes doivent être mises en place : pourquoi pas une forme de service civique pour permettre à des Français d’horizon différent de bâtir ensemble une nouvelle idée de la grandeur de la France et de son idéal.

Guillaume Anatole Faraut, 11 octobre 2014 à 10h52

Notre contribution porte sur l'avenir et l’image de la France, et de l’identité française, sur le territoire chinois. Nous croyons à une France acteur du concert qu'offre le monde. L'engagement de la France à l'export, offrant un modèle socio-économique unique doit trouver sa place dans une ville comme Shanghai, l'une des métropoles actuelles des plus attractives et dynamiques, où les valeurs humanistes doivent trouver leur place. Nous voulons, ici, en lien avec les régions françaises, accompagner nos concitoyens, familles et entreprises. Nous souhaitons les aider à accomplir leurs ambitions dans ce pays où les initiatives fleurissent. Depuis les dernières élections des Conseillers consulaires et Conseiller AFE qui ont vu le parti socialiste, Mme Laure Pallez et toute son équipe, remporter un siège, nous sommes en mesure d'offrir une véritable alternative tournée vers davantage de solidarité, faciliter les démarches d'assimilation de nos ressortissants, leur offrir information, soutien, expertise et assistance. Nous souhaitons ainsi renforcer l’effort déjà engagé sur ce territoire et nous concentrer sur le développement de nos réseaux et influences dans la circonscription de Shanghai. Via le soutien d’associations solidaires déjà en place et en créant de nouvelles synergies dans la communauté française nous souhaitons offrir davantage de soutien à la communauté française, liés à l’emploi par exemple. Garder le lien avec la métropole et permettre à tout un chacun de se construire un avenir, voici notre mission. Les états généraux du parti socialiste sont une œuvre collective, voilà notre contribution. La Section PS- Shanghai

Guillaume Anatole Faraut, 11 octobre 2014 à 10h50

Notre contribution porte sur l'avenir et l’image de la France, et de l’identité française, sur le territoire chinois. Nous croyons à une France acteur du concert qu'offre le monde. L'engagement de la France à l'export, offrant un modèle socio-économique unique doit trouver sa place dans une ville comme Shanghai, l'une des métropoles actuelles des plus attractives et dynamiques, où les valeurs humanistes doivent trouver leur place. Nous voulons, ici, en lien avec les régions françaises, accompagner nos concitoyens, familles et entreprises. Nous souhaitons les aider à accomplir leurs ambitions dans ce pays où les initiatives fleurissent. Depuis les dernières élections des Conseillers consulaires et Conseiller AFE qui ont vu le parti socialiste, Mme Laure Pallez et toute son équipe, remporter un siège, nous sommes en mesure d'offrir une véritable alternative tournée vers davantage de solidarité, faciliter les démarches d'assimilation de nos ressortissants, leur offrir information, soutien, expertise et assistance. Nous souhaitons ainsi renforcer l’effort déjà engagé sur ce territoire et nous concentrer sur le développement de nos réseaux et influences dans la circonscription de Shanghai. Via le soutien d’associations solidaires déjà en place et en créant de nouvelles synergies dans la communauté française nous souhaitons offrir davantage de soutien à la communauté française, liés à l’emploi par exemple. Garder le lien avec la métropole et permettre à tout un chacun de se construire un avenir, voici notre mission. Les états généraux du parti socialiste sont une œuvre collective, voilà notre contribution. La Section PS de Shanghai

Marie-Carmen GARCIA, 11 octobre 2014 à 10h13

Contribution section de L'Union

françoise joublin, 11 octobre 2014 à 9h03

in Question ,n° 10 "comment intégrer les populations immigrées". Le constat : crise du processus d'immigration; rejet de l'étranger;pas de débats parlementaires sur l'intégration... Que proposer ? -Intégrer veut dire faire accepter et reconnaitre :stopper le discours hystérique qui alimente la peur de l'étranger en dénonçant les contrevérités sur les statistiques, en démontrant l'enrichissement qu'apporte à un pays la diversité des cultures -Pas d'intégration sans un accueil préparé : pour les plus "fragiles" , un accompagnement social soutenu pour l'insertion dans l'environnement, pour l'hébergement, l'emploi. -assurer une intégration durable : *favoriser le regroupement familial *développer l'apprentissage de la langue, assurer soutien scolaire, donner formation professionnelle -en s'appuyant sur parrainage et solidarité *faciliter la stabilité professionnelle (retour carte résident dix ans) *reconnaitre le droit à la citoyenneté (vote..) *accepter la liberté de culte qui ne remet pas en cause la laïcité Pour cette entreprise d'intégration : encourager, associer, aider les municipalités -Quelle politique mettre en oeuvre ? C'est un problème avant tout humain. Socialisme et humanisme sont des notions indissociables mais ne peuvent pour autant ignorer la réalité de notre société. ?Au-delà des clivages politiques ne pourrait-on engager une réflexion associant : parlementaires de tous partis, élus , responsables d'associations, pour élaborer un Plan National d'Intégration qui pourrit bénéficier de pérennité ? (étude préalable sur l'existant -structures, modes de fonctionnement, coordination, coût- permettrait de voir s'il n'y a pas d'améliorations à apporter et d'économies à réaliser...)

Loïc Guichard, 11 octobre 2014 à 0h46

Notre modèle d’intégration semble en panne ou tourne au ralenti. Nous, socialistes, avons un rôle éminent a jouer pour faire évoluer cette situation. Sur le plan traditionnel et culturel, les immigrés et leurs descendants directs, de troisième ou quatrième génération, sont-ils réellement « intégrés » ? Force est de constater que les obstacles à cette intégration sont multiples : mixité quasi-inexistante dans certains quartiers, ascenseur social en panne, sans compter que le discours ostracisant n'est hélas plus réservé à l'extrême-droite aujourd'hui. C'est pourquoi il est urgent d'accorder le droit de vote aux étrangers résidant sur le territoire français, non seulement pour l'égalité des droits mais également pour leur donner enfin une vraie place de citoyen : comment demander aux enfants d'immigrés de respecter une république qui ne laisse aucune place à leurs parents ? Ceci doit s'accompagner d'une éducation à la citoyenneté, aussi bien au sein de l'école obligatoire que dans la formation des adultes : l'acquisition d'une langue et d'un savoir-faire professionnel ne suffisent pas à l'intégration, il nous faut aussi réaffirmer les principes du vivre-ensemble et l'importance de la contribution de chacun à la vie publique. Sur le plan religieux, nous avons vu fleurir ces derniers temps de plus en plus de positionnements antirépublicains sous couvert de croyances : attaques contre les contenus d'enseignement de l'école laïque, intégrismes en tous genres, jusqu'au soutien de réseaux terroristes. Il est temps de proclamer haut et fort qu'il n'y a aucun antagonisme entre la liberté individuelle de croyance et la citoyenneté. Etre citoyen, c'est faire sans cesse la part des choses entre l'intérêt général et ses convictions ou intérêts personnels. Les communautés doivent elles aussi se montrer « citoyennes ». Ainsi, si différentes confessions ont parfaitement le droit de ne pas reconnaître le mariage homosexuel sur le plan spirituel, elles n'ont pas à s'opposer à un acte civil. Le communautarisme gangrène notre société : n'ayons pas peur d'affirmer et d'expliquer que l'Etat n'est pas là pour apporter des réponses particulières à des groupes sociaux, ethniques ou religieux mais pour garantir l'intérêt de toute la nation. Il nous faut faire preuve de pédagogie et convaincre qu'un projet de société n'est pas un amoncellement de mesures destinées à contenter tel ou tel électorat. Nous devons placer la République non comme un principe supérieur s'imposant bon gré mal gré à tous, au risque que certains, de plus en plus nombreux, la rejettent, mais comme un socle commun sur lequel les multiples composantes de la France peuvent construire leur avenir.

Hassan Bahsoun, 10 octobre 2014 à 21h55

La France s'est construite au cours de l'Histoire par apports successifs et fécondants qui lui donnent aujourd'hui force et richesse : sans remonter aux invasions barbares contentons-nous de citer les vagues italienne, polonaise, portugaise, espagnole et plus près de nous, maghrébine et africaine. Elles en ont fait une belle nation au sens où la définissait poétiquement Léopold Sédar Senghor : "un commun vouloir de vie commune". A la différence des anglo-saxons qui ont choisi le modèle d'intégration communautaire forcément discriminatoire, la France, fidèle à l'esprit de notre République une, indivisible et laïque, préfère les principes de la reconnaissance de l'individu et des droits individuels qui assurent mieux l'épanouissement de chacun dans l'unité nationale. Sans nier les différences, en sachant les prendre en compte sans les exalter, c'est sur les ressemblances et les convergences qu'une politique d'intégration doit mettre l'accent dans l'égalité des droits et des obligations. Section Stéphane HESSEL de Dakar (Sénégal)

marie-madeleine sigrist, 10 octobre 2014 à 20h18

Il faut commencer par un peu d'histoire: le territoire sur lequel nous vivons n'était pas la France , la gaule a été le point de passage d'une multitude d'invasions , goths, visigotts, grecs, romains prussiens,bretons...et chaque envahisseur a imprimé une part de sa culture ce dont notre langue garde les traces. D'auitre part, comme le dit fort justement Kahlil gibran, la terre ne nous appartient pas nous l'empruntons à nos descendants et d'une façon certaine la dégradons de façon outrancière. Avons nous le droit, parce que nous sommes nés dans un pays privilégié, d'en faire une prérogative et d'en interdire l'accès à des personnes soumises dans leur propre pays à des exactions et même menaces pour leur vie ? Il y aurait là violation du principe énoncé dans la DUDH promulguée en 1951 diqant que tout homme a droit non seulement à la vie, mais aux conditions qui la lui assurent : habitat, nourriture, travail, enseignement Puisque la France ne peut suffire à donner asile à toute la population qui fuit la misère et la persécution, il y a lieu d'organiser des conférences internationales afin de programmer l'accueil et l'intégration du nombre d'immigrés correspondant à sa superficie et ses ressources Conscients de cette obligation morale, il y aura ensuite à faire place dignement à ces nouveaux français devenus bien utiles à l'équilibre social de notre nation. Ils sont une richesse et non un péril, notion dont 'il y a lieu de faire prendre conscience de manière générale.

Jean Claude Berga section Rivesaltes, 10 octobre 2014 à 19h17

10) Le doute serait tel qu’il faudrait s’interroger sur la nation ? Le dénigrement et le nivellement relayé à l’infini par les médias finirait par atteindre le cœur même de la cohésion nationale ? Le FN, arrogant et manipulateur se targue d’être le parti des patriotes, une manière de faire des autres des traitres et nous n’aurions rien à répondre à ces insultes ? Et nous poserions la question en termes d’intégration, comme s’il fallait remodeler certains d’entre nous pour en faire des « vrais français » ? La France est une trop grande idée, un trop grand projet pour la laisser dévoyer par ces héritiers putatifs de la collaboration pétainiste et du colonialisme rétrograde. Les nationalistes rabougris ne voient pas au-delà de la ligne des Pyrénées alors que notre nation rayonne sur le monde depuis des siècles, que ses hommes, ses idées, sa langue, ses sciences sont partout aux quatre coins de la planète. Parmi les attributs de la nation, le français est un patrimoine singulier, véritable lien de tous lieux et de tous temps. Notre langue reflet d’un génie populaire hors du commun, est support et vecteur mais aussi inspiratrice d’une culture millénaire et brillante. Elle appartient à tous bien qu’elle ne soit spécifiquement à personne, et est aussi l’héritage transmis à d’autres peuples qui la partagent comme une richesse commune. Notre Langue, notre culture ont un rayonnement mondial et sont un facteur de fierté partagée. Si la langue ne définit pas la nation en termes concrets, elle est la condition nécessaire pour éprouver le sentiment d’appartenance à une communauté nationale vivante et exaltante. Alors une des première politiques devrait être de donner toute sa force à la francophonie non pas par des conférences annuelles et des cérémonies pompeuses et creuses mais en activant une politique qui donne consistance à un espace francophone dans les domaines du net, de l’éducation, de la culture et de la recherche. La circulation des étudiants et des talents en est une condition, il y faut aussi des coopérations universitaires et de recherche de haut niveau pour permettre aux forces francophones de se nourrir les unes les autres. Le « monde universitaires francophone » doit devenir une réalité concrète. Enfin pourquoi ne pas développer une véritable politique d’échanges au niveau médiatique, sportif, touristique et social pour que la communauté francophone se sente partie prenante d’une civilisation commune ?Au travers de la francophonie, toutes les composantes de la France moderne trouveront leur place et se découvriront avec étonnement et fierté membres de la république et enfants d’une histoire commune.

Jean Claude Berga section Rivesaltes, 10 octobre 2014 à 19h11

10) On peut se proclamer patriote parce qu’on manifeste sa méfiance voire sa répulsion pour les autres, étrangers ou immigrés ou français d’origines diverses que l’on perçoit comme une menace à sa propre identité malheureuse. C’est ainsi que le FN mais aussi certains à droite font de nous les citoyens craintifs d’une France angoissée qui se pense assiégée et en déroute. C’est du défaitisme et un manque total de confiance dans le génie français qui a montré sa force et sa vitalité tout au long de son histoire. Face à ce déclinisme renfrogné il faut rappeler que la nation est le lieu où se réalise un destin commun pour des citoyens qui partagent un territoire, une langue, une activité économique et sociale, une vie politique, une manière de vivre ensemble mais par-dessus tout des valeurs qui nous rendent profondément solidaires. Le sacrifice de la vie durant les guerres et les impôts sont des formes de cette solidarité active mais ne concernent pas aujourd’hui la totalité des citoyens. Il convient de mettre en place une forme universelle de solidarité collective qui permette à chacun d’exprimer son amour de la patrie sa solidarité active à ses concitoyens, son attachement aux valeurs communes et cela dans un contexte de partage et de mixité. Les français sont demandeurs de cette possibilité de montrer leur amour pour la France. Le service civique est plébiscité et le pouvoir pourtant hésite à le généraliser parce que cela implique des moyens financiers conséquents. La nation attend la concrétisation de cette aspiration, Il faut donc : -Proclamer l’universalité du service civique pour les français âgés de 18 ans. Avec une latitude de sept ans pour s’en acquitter sauf dispense médicale. -Imaginer des moyens diversifiés pour que chacun puisse l’effectuer sans que cela obère les finances publiques. Il peut prendre des formes multiples que le législateur doit rendre compatibles. (journées réparties sur une large période ou service continu sur plusieurs mois ou mix, il doit y avoir un « stage commun » et ensuite des missions individualisées qui peuvent concerner la sécurité, la protection civile, l’encadrement associatif et sportif, l’apprentissage et l’encadrement des plus jeunes, les travaux municipaux, les missions militaires ou civiles, les forêts, le patrimoine et l’archéologie, les célébrations officielles, etc. ) C’est un moyen concret de faire vivre la solidarité nationale et de développer la compréhension mutuelle et le vivre ensemble. Il apporte à chaque individu la possibilité de participer concrètement à l’aventure nationale et de partager cette expérience avec d’autres français. Il est un processus intégrateur fécond.

Ariane Nougoua, 10 octobre 2014 à 18h46

Certains Français, enfants issus de la deuxième ou troisième vague d’immigration, ne se sentent pas français. Ils revendiquent une appartenance nationale autre que la France alors qu’ils sont nés, ont grandi et vécu en France. Cette triste réalité témoigne de l’essoufflement si ce n’est de l’échec progressif du système d’intégration français. Si la nation française s’est longtemps voulue l’expression d’un « vivre ensemble » de sa population, elle a progressivement glissé vers une caractérisation portée sur des stigmates visibles. Ces marques extérieures de différences sont venues progressivement participer à la définition du Français et surtout établir une hiérarchie au sein de l’appartenance à la nation. Insidieusement cette typologie permet de dire que tous les Français ne se valent pas. La République a crée malgré elle, de nouveaux éléments de distinction entre Français. Or ce sont l’existence de ces sous-catégories que l’on considère comme extérieures à la nation qui ont contribué à faire imploser la nation française. La crise de la nation en France et donc la crise de l’intégration ne sont pas le résultat d’une crise économique ou d’une crise confessionnelle. La crise de la nation peut être expliquée par deux éléments : - d’une part, la nation n’a pas voulu, durant les phases d’immigration précédentes, reconnaître les différences par crainte qu’elles ne deviennent un jour plus importantes que ce qui nous unis. Or la diversité n’est pas un élément de division si on l’accepte comme un élément de la nation - d’autre part, la nation est minée par ces représentations qu’ont eu ces enfants nés français ou en France de parents immigrés et qui ont vu leurs parents souffrir des discriminations, qui n’ont pas vu se réaliser le « rêve français », qui ont subi l’échec de la méritocratie et la ghettoïsation des communautés. La nation française doit être considérée comme un objet en constante mutation. Pour faire que ce vivre ensemble ne soit plus une source de division, il faut prendre en compte la nation comme un élément dynamique. Il faut : fédérer autour d’un socle d’éléments fondamentaux et y inclure des éléments dynamiques en fonction de l’évolution de la population. Nous proposons : • Le chant de l’hymne national face au drapeau dans toutes les écoles • L’intégration de l’étude des vagues successives d’immigration et de leur culture dans les programmes scolaires • La mise en avant de modèle de réussite d’intégration au sein des institutions et organismes publics et privés • Contraindre les villes qui ne construisent pas leurs quotas de logements sociaux. • Adoption du droit de vote des étrangers en France pour les élections locales

Victor Hugo section Nice Victor Hugo, 10 octobre 2014 à 17h52

La question de la politique de l'intégration des immigrés et de leurs enfants est récurrente en France. Elle est devenue cruciale ces dernières années, car la mauvaise gestion de l’accueil des arrivants conjuguée au sentiment que de plus en plus de nos concitoyens, d’origine immigrée, ne respectent pas les valeurs et les lois de notre pays nourrissent toutes les dérives sectaires et favorisent le développement des thèses nauséabondes de l’extrême droite. Notre combat est double : 1- Veiller à la défense de nos valeurs qui sont le fondement de notre socle républicain et ciment de notre société : liberté, égalité, fraternité et surtout le principe de paix sociale qu'est la laïcité et qui définissent notre nation ne soient jamais ni bafouées ni altérées. Aucune tolérance ne peut être admise pour les préserver. 2- Agir avec une bonne politique d’intégration : cela commence par la maîtrise des flux, ne serait-ce qu'en raison d'un taux de chômage élevé dans notre pays, encore aggravé par la crise financière de ces dernières années. Il faudra par exemple fixer un seuil maximum d'immigration qui servirait de référence à la politique d'attribution de visas de long séjour et que les Français souhaitant faire venir leurs conjoints étrangers doivent au préalable disposer d'un logement et d'un revenu minimum. Un autre obstacle à l'intégration est, sans conteste, la concentration des immigrés les plus pauvres et leurs descendants dans l'habitat social dégradé des grands ensembles des années 1960-1970. Dans ces quartiers se développe souvent un entre-soi, parfois communautaire, indifférent au reste de la société, voire, pour les plus jeunes, un rejet violent de tout ce qui est français, même à l'école. L'école devra relever ce défi social et culturel. Un autre défi sera d’agir là ou s'exprime souvent une discrimination ressentie, en particulier dans l'accès à l'emploi, l'Etat doit engager une politique plus résolue d'égalité de traitement.

Section de Vienne (38), 10 octobre 2014 à 14h48

Nation et Intégration – Laïcité et République Seule la laïcité permet l’intégration. C’est un facteur d’unité de la nation – ensemble de personnes vivant sur un même territoire géré par les lois de la République et ses valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité. Ce travail pour la laïcité, le respect des autres, l’acceptation de la différence et le vivre ensemble doit se faire dès le plus jeune âge à l’école maternelle et primaire, les centres sociaux et tous les lieux d’éducation populaire. EN FAISANT ENTRER LES PARENTS DANS CES LIEUX, en travaillant avec eux, c’est donner une chance à une société fraternelle. Rappel de l’Article 1 de la Constitution de 1958 : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Rémi Carton, 10 octobre 2014 à 5h41

Pourquoi serait-il plus difficile aujourd’hui qu’auparavant de faire corps dans la Nation ? Depuis le XIIe siècle, époque où l’historienne Colette Beaune situe la "Naissance de la Nation France", nos frontières nationales se sont affinées et affirmées, l’Etat central s’est renforcé, la République s’est imposée, la décentralisation a été mise en place, les télécommunications et les liaisons TGV et aériennes ont réduit drastiquement les distances et la proportion d’étrangers dans l’hexagone a même diminué. Pourtant, nous doutons de nous, de notre identité, de ce qui nous unis. Parce que l’accroissement de la vitesse de circulation de l’information a rendu plus visibles les petites failles de cette "identité nationale" qu’il était d’autant plus facile d’exalter au siècle dernier que personne n’avait, en un zapping télé, la possibilité d’en constater l’imperfection (ou, pour certains, le délitement). Parce que l’Europe, en voulant prouver que les frontières n’existent que sur les cartes, a amené une grande part de la population à se rappeler leur existence. Depuis ses origines, la France a réussi l’intégration des populations étrangères comme la fusion de ses propres composantes en un seul peuple. Aujourd’hui, alors que deux espagnols dirigent respectivement le gouvernement et la capitale, tout le monde semble s’accorder pour dresser le bilan de l’échec des politiques publiques d’intégration. Etre socialiste, c’est croire en la Nation, parce qu’elle n’est pas un creuset où doivent se fondre les individualités, mais parce qu’elle est le lien qui permet à tous de se reconnaitre dans son voisin. C’est croire que la République et sa loi peuvent unir les individus comme elle uni les territoires : dans leur diversité. Au communautarisme, qui vise à la diviser en groupe, la Nation ne doit pas apporter une réponse de rejet, mais d’inclusion : être français n’empêche pas de chercher son identité au sein d’autres collectifs, mais le collectif national doit primer sur tous les autres. Plutôt que de nier le rôle des communautés dans la construction personnelle, elle doit l’accepter. Par la lutte dans les quartiers difficiles contre les inégalités sociales, l’abandon républicain et la résignation qui favorisent le rejet, la République doit faire en sorte que les communautés ne soient plus le lieu de construction d’une contre-identité mais le complément nécessaire à l’approfondissement des individualités. Ne cédons pas à la résignation face au doute identitaire que traverse notre pays. Pour le XXIe siècle, réaffirmons les piliers de la France républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité, progrès humain, justice, protection, unité, légalité et démocratie.

Nicolas Gatineau, 09 octobre 2014 à 23h30

Je crois que trois outils doivent être utilisés pour faire passer le message aux populations immigrées que notre pays peut devenir le leur car il a vocation à accueillir des gens qui aiment la Liberté. Le premier outil, c'est l'école. Mais le fait que des jeunes Français, formés dans l'école de la République - pas forcément issus de l'immigration d'ailleurs- partent rejoindre Daesh montre que notre modèle scolaire actuel est en échec. L'école, au lieu de sanctionner une performance, de dire à tel qu'il est génial parce qu'il a eu un 20 et à telle autre qu'elle est nulle parce qu'elle a eu un zéro doit redonner le plaisir d'apprendre, de découvrir, de travailler en équipe, d'inventer, de créer. L'école doit donner accès aux enfants d'immigrés comme aux petits français d'ailleurs l'accès aux richesses de nos monuments, de notre littérature, de la peinture, de la musique et même de la philosophie, enseignement qui devrait être abordé avant la Terminale. Les petits français eux, doivent apprendre à accueillir leurs camarades étrangers, découvrir un peu de leur culture, apprendre d'où ils viennent. L'école doit enseigner à tous que la France est une Nation à la fois aux racines profondes et anciennes et, en même temps, une terre d'immigration. Nous sommes tous un mélange des racines anciennes et des nouvelles branches. Le second outil, c'est la défense du territoire. Au vu des menaces extérieures (Russie, Daesh...) je pense que nous devons rétablir le service national. Il faut qu'il soit universel, que l'objection de conscience soit possible bien entendu, qu'on puisse choisir le service civique mais que tous, jeunes femmes et jeunes hommes y participent. On doit intégrer par la jeunesse, ressouder la Nation par la jeunesse. Il convient aussi de confier des responsabilités aux jeunes issus de l'immigration. Le troisième outil, c'est le numérique. Ce qui différencie les territoires périurbains et ruraux des grandes métropoles mondialisée, c'est la fracture numérique. Avec un bas débit, impossible de chercher proprement du boulot, de créer une start-up, de suivre des mooks. La chose la plus importante que puisse faire la République pour ces territoires, pour que cette France déclassée puisse avoir accès à la même culture, aux mêmes opportunités que les citadins, c'est de mettre le haut débit partout. Il faut un plan fibre pour tous comme il y eût un plan téléphone pour tous à la fin des années 60.

Vincent Delgado, 09 octobre 2014 à 23h07

Des valeurs pour le PS : - internationalisme avant patriotisme. A l'heure européenne il semble désuet, dépassé, dérisoire, démagogique voire dangereux d’exalter les valeurs du pays, de la nation, de la nationalité... Comment promouvoir le progrès, le développement, la fraternité, si ces notions sont réservées aux français, et pas partagées avec le chinois, le pakistanais, le péruvien, dont le niveau de vie progresse car il n'est pas au chômage parce que nous lui achetons les produits que nous consommons,... Être français et socialiste c'est aussi, je crois, avoir le courage de dire que nous vivons dans un village monde et que le temps des frontières nationales est révolu, et avec lui celui des défilés militaires qui scellent l'union du peuple avec son armée...:( Inventons d'autres temps et d'autres espaces pour prôner l'égalité, la fraternité, la liberté et l'union des citoyens et des peuples,... Cessons de considérer encore et toujours comme immigrés celui qui ne s'appelle pas Robert, mais qui est né ici, et qui vit depuis à côté de nous comme ses parents et certainement bientôt ses grands parents,...nous aurons déjà alors beaucoup avancé vers "l'intégration"...au travail !

Pierre Kasperczyk, 09 octobre 2014 à 23h04

Des mesures ou décisions individuelles concernant les efforts d'intégration sont perçues favorablement et appréciées au quotidien . Aujourd'hui , il serait bon que la presse, les Media, valorisent toutes les décisions et actions individuelles qui portent la marque d'un effort d'adaptation et d'une volonté d'intégration dans la société Nationale . La vie associative, les activités électives, et bien d'autres , ... (dont le recensement reste à faire ) révèlent les efforts d'adaptation au contexte national. Le sujet de ces actions mérite mention et publicité positive dans les Média ; ils pourront alors être perçus et identifiés par le plus grand nombre de nos concitoyens ; les efforts effectués reconnus et encouragés .

Franklin Nyamsi, 09 octobre 2014 à 22h51

L'immigration et l'intégration en France doivent être restitués au contexte de l'histoire longue, pour éviter les confusions dont elles sont l'objet : les immigrés viennent souvent de pays qui ont une certaine idée de la France : pays néocolonial ? Terre de liberté ? Eldorado ? Tout dépend. Il est donc nécessaire que la politique étrangère de la France , et notamment le fléau dit de la "Françafrique" , dénoncé au § 58 du Président Hollande , soit enfin un objet de débat citoyen ouvert en France.

Plateau Briard 94 Section PS, 09 octobre 2014 à 22h36

Contribution de la section du Plateau Briard aux états généraux du PS Un combat d’idées prioritaire Aujourd’hui, nous assistons presque impuissants, à la montée des thèses du front national ; la xénophobie, le repli nationaliste, la peur de l’autre, la banalisation de propos racistes, progressent dangereusement dans notre société. Un nombre grandissant d’électeurs vote pour un parti dont le programme n’a aucun fondement économique et social. Notre premier devoir de républicains, qui plus est membres du parti socialiste, est d’être à la pointe du combat contre les idées déployées par le FN. Un arsenal de moyens doit être utilisé pour cela : Renforcer les peines pour les délits et crimes racistes, Renforcer les moyens d’action du défenseur des droits, Développer le vivre ensemble, Montrer que nos actions sont le meilleur moyen de faire vivre nos valeurs républicaines de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Damien ROUSSEAU, 09 octobre 2014 à 18h46

Nation et intégration La nation est un ensemble d’individus vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique C’est pourquoi, Il est important pour la gauche de ne pas laisser la droite et l’extrême droite exposer seules leurs idées de la « nation » en nous réappropriant ses symboles, que ce soit le Drapeau Tricolore ou La Marseillaise. Il faut revenir à ce que ce notre drapeau représente à l'origine: La révolution et la liberté des peuples à choisir eux mêmes leur destin. Nous devrions réintroduire la notion de nation dès l’école par la mise en place de cours d’éducation civique obligatoire dés le cycle élémentaire. Nous devrions enfin étendre le droit de votes des immigrés aux élections locales aux non européens par soucis d’égalité des droits. Chaque citoyen doit se sentir impliquer sur son propre territoire. Il faut rendre toute sa noblesse à l’obtention de la nationalité française car être français aujourd’hui c’est partager un avenir et vouloir le construire à partir des valeurs de la République « liberté, égalité et fraternité » et laïcité qui nous sont communes, quelles que soient nos origines, nos convictions. C’est pourquoi, l’accès à la nationalité doit cesser d’être un parcours du combattant infâmant du fait des contraintes administratives, et le droit lui-même peut être revisité, par exemple pour permettre aux enfants nés à l’étranger mais ayant passé toute leur jeunesse en France d’accéder à la nationalité à leur majorité. Une fête du citoyen devrait être mise en place au niveau national sur le même principe que la fête de la musique. Ce serait l’occasion de remettre le citoyen au cœur de la société. Chaque citoyen français quelque soit l’endroit où il habite doit avoir le mêmes accès aux services publics. C’est pourquoi, l’état doit mener une véritable politique de maintien des services publics sur l’ensemble de notre pays. Une politique de décentralisation plus poussée devra être menée, en lançant le débat sur le bien fondé des niveaux de gestion à l’intérieur du territoire, sur l’autonomie financière des collectivités et enfin sur un renforcement de l’égalité entre les territoires. La France en respectant et restant ferme sur les valeurs qui fondent notre république, restera un pays influent dans le monde.

Section Chapelle-Goutte d'Or Paris 18ème, 09 octobre 2014 à 16h14

Pour la mise en place du « scoring séjour » ! La délivrance des titres de séjour en France est, depuis des années, soumise à un certain nombre de règles, dont les critères sont souvent multiples et peu lisibles. La gauche l’a dit et redit : on ne peut continuer à laisser fonctionner un système qui manque de transparence, laisse une grande place à l'arbitraire (et donc à l'injustice) et a de nombreux effets pervers, notamment l’engorgement des tribunaux administratifs de plus en plus monopolisés par les contentieux des étrangers. L’absence de critères objectifs, clairs, précis et connus de tous laisse les demandeurs dans une grande insécurité juridique et prolonge et complique le traitement des dossiers, ce qui engendre des frais inutiles pour l’administration. Or, comme l’a souligné François Hollande, partageant l’analyse de Patrick Weil, la sécurité juridique est la meilleure garantie de l’intégration. Des critères objectifs, clairs, précis et connus de tous sont donc nécessaires. Mais il faut aller plus loin. En effet, la législation actuelle en matière d’admission au séjour a multiplié les cartes, dont chacune est attribuée en prenant en compte un seul aspect de la vie du demandeur (emploi, vie familiale, études, maladie...). D’où un système à la fois compliqué et rigide, qui n’est guère en mesure d’envisager la globalité de la situation des personnes et de s’adapter à son évolution, et qui se transforme dans bien des cas en machine à fabriquer des sans-papiers. Une refonte radicale paraît donc nécessaire pour répondre aux exigences de justice, de précision et de clarté que la gauche s’est fixées. C’est pourquoi, dans le cadre de la nécessaire révision du CESEDA, nous proposons la mise en place d’un système à points, analogue à celui qu’utilise le Canada et que la Ville de Paris a déjà adopté pour l’attribution des logements sociaux. Dans ce système, les différents critères retenus se verraient attribuer un certain nombre de points, par exemple: 1 point par année de séjour en France 2 points par année de séjour en France avec un emploi déclaré 5 points si le demandeur a une offre d’embauche en CDI 5 points si le conjoint du demandeur est en France 5 points si ses enfants sont en France 5 points si ses enfants sont scolarisés 5 points si le demandeur est parrainé par un Français ... et le titre serait accordé si le demandeur cumule le nombre de points requis, qui serait fixé d'avance et le même pour tous. Ainsi : - on éviterait l'arbitraire tout en collant à la réalité des cas individuels ; - on cesserait de fabriquer artificiellement des sans-papiers en réduisant les refus injustifiés de renouvellement de titres de séjour.

Gaëtan Gorce, 08 octobre 2014 à 17h56

Pour un socialisme moderne, écologiste et fraternel   Face à société marchande qui pousse à la concurrence entre les individus et à une droite conservatrice qui invite au repli sur des valeurs identitaires, la Gauche doit faire vivre le sentiment qu'il existe entre tous ceux qui vivent sur le territoire de la République un lien commun. Aussi doit-elle porter l'idéal de fraternité, sans lequel il ne peut y avoir de solidarité. Celui-ci se forge d'abord dans l'affirmation et le partage de valeurs communes que nous devons reprendre à notre compte et actualiser. Ainsi, devons-nous engager, non de manière rhétorique mais pratique, une lutte sans merci contre les processus qui, affaiblissant la cohésion sociale, mettent aussi en péril notre cohésion nationale. Nous ne pouvons pas accepter que les catégories les plus modestes du peuple français, ouvriers comme employés, soient devenus les laissés pour compte de la mondialisation. Tout doit être mis en œuvre – politique industrielle, résorption des inégalités d'accès à l'emploi, à l'école, au logement, invention d'une nouvelle politique d'aménagement du territoire – pour réintégrer ces populations dans la Nation ! Mais la solidarité ne peut être le fait d'institutions anonymes. Elle doit être l'expression d'une volonté partagée, de l'implication civique de chacun que de nouvelles formes de participation et de gestion démocratique devront favoriser. De même, il convient de rappeler que le respect du à chacun repose sur un principe universel. Ce n'est-ce pas un prétendu droit à la différence qui doit commander notre attitude à l'égard des religions mais notre attachement à la liberté de conscience et d'opinion ! La différence ne doit être ni une condition, ni un obstacle. Dans le même esprit, si nous ne devons pas accepter la guerre des mémoires à laquelle concourt le besoin qu'a chaque groupe de se voir reconnu, nous devrons veiller à intégrer dans le grand récit national que scandent les commémorations officielles l'histoire de ceux qui ont associé plus récemment leur destin à celui de la France. Mais cet idéal de fraternité retrouvée ne sera pleinement crédible que s'il est associé à une exigence d'exemplarité que doivent assumer tous les socialistes. C'est par notre comportement que nous pourrons convaincre, ce qui suppose de rénover en profondeur notre parti pour le débarrasser de toutes les pratiques claniques dont la masse de ses membres est victime et d'inventer un fonctionnement qui fasse passer l'éthique de convictions avant le jeu des ambitions. Le PS ne pourra sortir de sa crise que si ses membres et ses dirigeants sont capables de redonner un sens collectif à leur engagement !

Géraldine Martin, 08 octobre 2014 à 9h15

Pour les nouveaux arrivants qui souhaitent s'installer en France : il faudrait les informer de la culture française et leur expliquer la laïcité, afin qu'ils aient des facilités pour s'intégrer.

Philippe Corfmat, 07 octobre 2014 à 21h19

Comment définir la nation aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’être Français ? Comment réaliser l’intégration des populations immigrées ? Que transmettre aujourd’hui ? Quelle doit être notre culture commune ? La réponse doit se faire à l'école pour les enfants mais aussi pour les parents. Ouvrir l'école aux associations qui aident les familles à s'intégrer. Comment aider une jeune maman qui ne parle pas Français et qui vient d'arriver à s'intégrer, à connaitre notre culture, à échanger sur sa culture, comment l'aider à avoir confiance en l'école si elle ne l'a connait pas? Aborder le BA BA de l'éducation pour ses mères souvent seules et isolées car elles ne parlent pas français, souvent sans leurs parents restés au pays. Discuter avec les papa et leur montrer qu'ils ont aussi un rôle à jouer.....

Claude BORDAS, 07 octobre 2014 à 15h43

Lors de l’attribution de la nationalité française, il faudrait faire une petite cérémonie avec engagement officiel à respecter les lois de la république, afin de renforcer les liens avec l’ensemble de la population. Les symboles sont importants.

Michael Dlus, 07 octobre 2014 à 0h27

fin des années 90, l'ancien Président J Chirac supprime le service militaire obligatoire. D'un point de vue économique, ceci avait du sens et d'un point de vue conflit armée lié aux risques provenant de l'intérieur (terrorisme) et de l'extérieur (conflit Direct engagé avec un autre pays) étaient faible. Cependant, entre temps, nous avons eu le 11/09/2001, Al Qaîda, la guerre d'Irak, l’Afghanistan, la Côte d'Ivoire, la Lybie, le Mali,... je ne souhaite pas revenir au Service Militaire Obligatoire (gardons notre armée professionnelle) mais ce que je retiens de mon service est :l'esprit de corps, la solidarité, la camaraderie, la découverte et la connaissance de l'autre provenant de milieu sociaux professionnels différents et de régions différentes... L'esprit de groupe est important et permet de marché ensemble vers une même une direction alors qu'au départ, rien n'était commun entre les différents appelés au service. je propose cependant : 1- dans toutes les écoles, l'apprentissage de la Marseillaise , le Drapeau tricolore dans Tous les établissements Publics, un rappel des valeurs de la République dès la primaire. 2- la création d'un service social européen. les jeunes (filles et garçons) entre 18 et 25 ans doivent effectuer un service social obligatoire en France et/ou à l'étranger (en Europe avec des pays partenaires) et ce, dans les milieux associatifs d'intérêts publics (type resto du coeur, la Croix Rouge, le secours populaire, les établissements de santé public, maisons de retraite, hôpitaux...) avec un contrat tripartite entre l'Etat, les associations ou les ets pub et le jeune. ceci permettrait de : au niveau de l'indivis, apprendre : a- que tout ne tourne pas autour de soit b- que l'autre peut avoir besoin de moi c- découvrir l'entreprenariat social au niveau de groupe c- d'apprendre des langues étrangères si service à l'étranger d- l'amitié et la fraternité entre les peuples e- la camaraderie, l'esprit de groupe

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 16h04

La nation est constituée des personnes qui se reconnaissent Français et de celles qui vivent en France. Toutes doivent accepter les lois françaises, même quand elles veulent conserver certaines de leurs traditions. La république a toujours eu une volonté d’accueillir des populations étrangères qui, longtemps, furent sollicitées pour pallier l’insuffisance de main-d’œuvre locale, au moins dans certaines activités. Aujourd’hui, les étrangers sont demandés souvent pour leurs faibles exigences salariales. Il y a aussi les arrivées d’immigrés clandestins qui fuient misère et persécutions. La gestion est là différente et n’est pas seulement française. La nation est constituée d’individus qui partagent des valeurs communes et souhaitent vivre ensemble. Au XXIème siècle, nous devrions être des « terriens », sans frontières ; mais c’est une utopie, alors soyons au moins des européens.

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 16h03

La nation est constituée des personnes qui se reconnaissent Français et de celles qui vivent en France. Toutes doivent accepter les lois françaises, même quand elles veulent conserver certaines de leurs traditions. La république a toujours eu une volonté d’accueillir des populations étrangères qui, longtemps, furent sollicitées pour pallier l’insuffisance de main-d’œuvre locale, au moins dans certaines activités. Aujourd’hui, les étrangers sont demandés souvent pour leurs faibles exigences salariales. Il y a aussi les arrivées d’immigrés clandestins qui fuient misère et persécutions. La gestion est là différente et n’est pas seulement française. La nation est constituée d’individus qui partagent des valeurs communes et souhaitent vivre ensemble. Au XXIème siècle, nous devrions être des « terriens », sans frontières ; mais c’est une utopie, alors soyons au moins des européens.

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 16h00

La laïcité est une des valeurs essentielles fondatrices de la République. Elle devrait être en cela ajoutée à notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité ». Sans la laïcité, ces trois autres valeurs pourraient être appelées à disparaître. En effet, la laïcité permet à chacun d’être libre de croire ou ne pas croire en un dogme ou une quelconque déité. La laïcité permet également de traiter toutes les religions ainsi que l’agnostisme sur un plan égalitaire : il n’y a aucune prédominance de l’une ou de l’autre. Enfin, la laïcité, grâce à ces notions de liberté et d’égalité, permet à chacun de vivre en bonne intelligence avec celui qui lui est différent, donc en fraternité. L’éducation à la laïcité doit se faire dès le plus jeune âge tant dans le cadre familial que scolaire. Et pourquoi ne pas développer le « service civique » permettant aux jeunes gens de vivre ensemble et apprendre à se connaître, quelles que soient leurs différences d’origine, de culture, de croyances ?

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 15h50

Qu’un pays à faible niveau de vie affiche une forte croissance n’a rien d’anormal ; cela lui permet de rattraper tout ou partie de son retard sur les pays à haut niveau ; encore faut-il que la croissance soit utilisée à améliorer la vie de l’ensemble des habitants et non celle des seuls privilégiés. Dans les pays à niveau de vie élevé, est-il obligatoire d’afficher une forte croissance ? Doit-on s’engager dans une course au « toujours plus » ? L’écologie apporte beaucoup, dans la recherche de la croissance, en montrant que l’on ne peut pas faire n’importe quoi ; encore faut-il que l’écologie ne devienne pas non plus une règle rigide avec laquelle aucun aménagement n’est possible. Ne pas perdre de vue qu’en zones rurales, les habitants font 25, 40 km ou plus, pour se rendre au travail, sans transports en commun. Le covoiturage se développe, toutefois rien n’est prévu pour les personnes âgées, ou sans permis de conduire, qui ont de courts déplacements à effectuer. Pourquoi pas des bus de 15 à 20 places fonctionnant à l’énergie « propre » ?

bernard navet, 06 octobre 2014 à 6h20

Il y a 100 ans avait lieu l'immense boucherie de la guerre de 1914-1918. Jean Jaurès l'avait combattu et ses prédictions se sont avérées justes. Au coeur de cette guerre il y avait la défense des nations, des frontières. Les Nations, les frontières sont des notions artificielles, utiles pour gérer un territoire. Mais aujourd'hui avec les technologies modernes de transports, de communication, le terme de nation est désuet. Nous sommes citoyens du monde. Il est temps de sortir de ces concepts désuets, de ces hymnes guerriers, de ce drapeau dans lequel on enroule nos peurs des autres soit disant différents. Jean Jaurès par l'internationale socialiste avait bien compris le danger pour les citoyens de ce concept de nation. 100 après sa mort, il est temps que notre partie propose d'en sortir. Cela passe par une Europe beaucoup plus forte, non citadelle pour se protéger vis à vis de l'extérieur, mais rassemblement de citoyens pour une société plus juste. Comme il y a 100 ans ce sont toujours le citoyens de base qui sont victimes des frontières et des combats des seigneuries modernes. Il faut que notre Parti oeuvre pour une démocratie mondiale en commençant par l'Europe.

Douce france, 05 octobre 2014 à 14h42

Je pense qu'il faudrait facilité d'un point de vue administratif , l'accès à la demande de naturalisation française pour les immigrés . ( selon les années sur le territoire français ) poser des conditions . ( je me suis vu refuser ma demande après 42 ans sur le territoire en ayant toute ma famille française et ayant fais toute ma scolarité en France ! J'ai fais appel à la décision mais qu'elle galère .... De plus accepter le droit de vote aux étrangers , la gauche ne doit pas se défiler . Le combat pour le mariage pour tous a été rude mais gagne, se sont ces valeurs que la gauche défends n'ayons pas peur d'aller au bout de cette proposition du droit de votes .

, 05 octobre 2014 à 4h50

L'intégration dans la "Nation française" suppose un désir, une envie, une volonté d'appartenir à une culture, une histoire, de s'approprier des valeurs et une façon de vivre. C'est l'immigré- d'où qu'il vienne- qui s'adapte à la culture et aux valeurs du pays d'accueil, et non le contraire. Les immigrants du 20e siècle en France - polonais, portugais, italiens, juifs d'Europe centrale, etc.- n'ont jamais imaginé que la société française devait intégrer leur culture d'origine. Ils devenaient français ( tout en conservant des liens avec leurs origines ), et souvent avec plus de conviction ( patrie des droits de l'Homme, de la révolution,...) que les français de "souche"(cf.la MOI pendant l'occupation ). Une société multiculturelle est un concept fourre-tout-- héritier du tiers-mondisme et de la culpabilité de l'homme-blanc-- qui voudrait mettre sur un même pied une histoire, une littérature de plusieurs siècles avec des coutumes récentes, sous prétexte que tout a une valeur. Que devrait être alors l'enseignement historique et littéraire d'une société "multiculturelle" ?..Balzac et le rap? Une des principales valeurs -- pour ne pas dire LA principale -- est l'Egalité intangible entre les hommes et les femmes (au moins dans la sphère publique ). Aucune tradition - culturelle, religieuse,..- ne doit être prise en compte pour entamer ce principe. Sur ce plan, la société ne doit faire aucune concession, ni avoir aucune indulgence. P S : à ceux qui confondent Nation et nationalisme, je conseillerais de revoir ces concepts dans un livre d'histoire. Un immigré qui est naturalisé obtient un passeport français, et non pas européen ou mondial... aujourd'hui.

Maud Pidou et Michael Vincent, 05 octobre 2014 à 0h25

Dans son livre « La France Périphérique », Christophe Guilluy explique que les territoires périphériques sont ceux où «la contestation de l’Etat-providence est la plus forte et où le sentiment d’abandon “par rapport aux banlieues” le plus aigu». Selon lui, cette partie de la France n'a plus l'impression de faire partie du projet de société des « élites ». A l’écart des métropoles attractives, la France périphérique représente deux tiers de la population et 80% des catégories populaires: ouvriers, employés etc. Il s'agit du bassin électoral du FN. Dans ces milieux populaires, on ne fait plus de distinction entre la gauche et la droite. Trois Français sur quatre estiment qu'il y a trop d'immigrés - sensiblement autant que dans les autres pays d'Europe. Socialistes, nous ne pouvons partager cet avis. Mais puisque nous sommes démocrate, il faut chercher à comprendre les raisons de ce ressenti ; l'inverse achèverait de nous déconnecter des classes populaires. Nous ne pouvons plus fuir et se considérer comme moralement supérieur. Continuer à penser que c'est par ignorance que les populations votent pour le FN est une insulte à cet électorat qui ne se sent déjà pas écouté et représenté. Il faut reprendre la main sur le débat. Le discours identitaire du Front National est insupportable mais ce parti ne peut plus se réduire a cela. Marine Le Pen surfe sur l'effondrement des classes moyennes et le sentiment de déclassement des classes populaires. L'intégration des populations de la France périphérique au débat démocratique est un des enjeux majeurs des prochaines élections. Refuser le débat, c'est tourner le dos à ces citoyens. Démonter point par point les propositions du FN dans un guide, ce n'est pas là où les électeurs nous attendent. Ils attendent des propositions en lien avec leur réalité : arrêtons de leur dire de ne pas voter pour le FN, expliquons leur pourquoi voter pour la gauche. Nous ne pouvons laisser l'extrême droite s'emparer des thèmes que nous décrétons de facto infréquentables. Qu'on le veuille ou non, ils préoccupent une grande partie de l'électorat. Déjouons ce piège pour combattre efficacement un parti qui a récupérer un électorat que nous lui avons laissé les 30 dernières années. S’entêter reviendrait à confirmer un PS dont l’électorat ne se compose plus que des cadres des métropoles et non des classes moyennes et ouvrières qu'il pense pourtant représenter. Vu de la périphérie, les élites sont invisibles. La politique n'existe plus.

Beaumont du Périgord Section PS, 04 octobre 2014 à 17h15

Une Nation se définit avant tout comme un regroupement de citoyens de sensibilités, d'origines, de religions et de convictions différentes qui cohabitent dans un territoire délimité par des frontières. Ces citoyens définissent ensemble les règles de fonctionnement de cette Nation sous forme de lois. La Nation est souveraine. Etre Français c'est se définir comme citoyen de la Nation d'en respecter les règles et d'adhérer aux principes moraux, sociaux énoncés dans les textes fondateurs de cette Nation à savoir la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la constitution de 1946 et celle de 1958. C'est avant tout une démarche commune entre une communauté et un ou des individus. Il faut pouvoir et vouloir s'intégrer. Pouvoir c'est avant tout une reconnaissance de sa qualité d'être humain, d'être reconnu pour ce que l'on peut apporter, dans tous les domaines à cette communauté et bénéficier des conditions d'accueil et de vie conformes à la dignité humaine. Vouloir c'est adhérer à la culture Républicaine de notre Nation en respectant ses grands principes et avoir une volonté personnelle d'intégration. Cette intégration ne peut se faire qu'à travers une démarche commune entre les deux parties et notamment à travers d'ateliers permettant à ceux-ci de comprendre et d'adhérer à nos valeurs. C'est à l'Etat de mettre en œuvre ce processus à travers ses services sociaux et administratifs. Cette intégration peut s'appliquer aux populations marginalisées socialement et aux territoires péri urbain et ruraux . La seule transmission possible est celle de notre héritage républicaine qui ne peut-être que notre culture commune l'état se doit de transmettre cet héritage notamment à travers l'enseignement et ses actions qui doivent respecter nos grands principes républicain. La Nation est une et indivisible. Chaque groupe peut et se doit de transmettre la diversité culturelle de l'entité à laquelle il appartient. Il ne faut négliger en aucun cas l'apport de cette culture faîtes de traditions et d'histoire ayant bien souvent comme fondement des principes de vies et de moralités simples. Toutefois ces cultures se doivent d'être en accord avec l'histoire et les principes moraux sociaux et d'union de notre Nation. Des événements de ce type, hors France, nous montrent à quel point des entités régionales fortes peuvent déstabiliser un pays. C'est à l'état de veiller à la conformité de ces principes et ne pas permettre sous couvert de revendications culturelles régionales l'émergence de groupes dont les buts sont autres que culturel. C'est pourquoi la régionalisation se doit avant tout être d'intérêt territoriale et économique.

MALBROUCK LOUMICI, 04 octobre 2014 à 10h15

La très sérieuse question de l'identité nationale a malheureusement été fort malmenée ces dernières années ; il s'agissait pourtant de rappeler les valeurs républicaines de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et plus que jamais de Laïcité qui fondent notre identité nationale. Je propose qu'on réinvestisse ces notions à travers la question du peuplement mixte et républicain ; la dérive communautariste voire tribale de la société française doit nous amener à revoir notre politique de logement/peuplement afin qu'il ne puisse plus exister de zones, de ghettos juxtaposant les questions sociales aux questions ethniques et religieuses. J'en appelle donc une politique du covoisinage républicain permettant de faire enfin République une et indivisible par un plan de réaménagement du territoire d'une ampleur inégalée redistribuant en quelque sorte la population, les populations, sur l'ensemble de notre territoire national. Il m'apparait désormais inutile de proposer de faire le procès politique du passé et de désigner les responsables de ce que je décris depuis toujours comme un apartheid socio-éthnique ou un racisme institutionnel ; je ne connais que trop le réflexe de déni collectif sur cette question. Je préfère désormais parler de l'avenir en exigeant que nos règles constitutionnelles élémentaires soient enfin respectées et qu'on construise une France du vivre ensemble tournant le dos au vivre séparé. Le plan de "repeuplement" du pays peut s'appuyer sur des échanges inter-régionaux de populations permettant d'offrir un visage de la France équilibrée et on peut imaginer des incitations aux déménagements par la proposition de logements alloués et de postes de travail adaptés aux situations des personnes. Au delà de faire justice, au delà de faire République il s'agit là du seul levier disponible qui soit en mesure de faire reculer le FN et son idéologie nauséabonde qui aura prospéré du fait de l'apartheid qu'il ait été institutionnel ou qu'il nous soit tombé par le plus pur hasard sur la tête. Lorsque la pleine citoyenneté française sera respectée entre les français dits de souche et les français issus de l'immigration dont on a raté l'intégration républicaine autant pour les uns que pour les autres, nous pourrons alors veiller à la bonne intégration, dans un climat et un espace propice, des étrangers accueillis en France. Autrement dit s'il est admis par tous qu'il faille lutter contre la montée des communautarismes, il serait grand temps que nos politiques publiques ne contribuent pas au dit communautarisme (y compris le communautarisme blanc étrangement oublié) !

Pierre CAMASSES, 04 octobre 2014 à 9h50

Au sujet du vote citoyen des résidents non européens aujourd’hui : Dans ma prime jeunesse, plus précisément dans les années 1990, j’ai eu l’immense chance d’étudier, de faire mes humanités, à Mons-en-Barœul auprès de Florence Jullien et de Marc Wolf, élus maires successifs et en alternance de cette proche commune de Lille (59). En parallèle, en région parisienne, dans ces mêmes années il existait, dans certaines communes qui étaient des précurseurs, quelques structures consultatives spécifiques pour les immigrés qui ont peu à peu disparu mais qui ne demanderaient qu’à être réactivées sous une forme plus actuelle, plus moderne. J’invite tous mes camarades du PS, et même plus largement, à se pencher sur l’ensemble de leurs travaux et plus particulièrement à l’organisation du vote citoyen qui a permis à 3 « étrangers », représentant l’ensemble des communautés de la cité, d’être élus au Conseil municipal de Mons-en-Barœul sous l’appellation de « conseiller municipal associé ». La modification constitutionnelle pour l’octroi du vote local aux résidents non communautaires est à chaque fois renvoyée à plus tard. Afin de faire adhérer l’ensemble des Français et leurs élus locaux ou nationaux à cette nécessaire réforme, avancée par nos candidats successifs à la plus haute marche de l’Etat, également déjà recommandée lors des discussions du traité de Maastrich en 1992, il est temps de passer de l’intention, de la parole aux actes. Que tous les maires socialistes ou qui partagent nos valeurs s’engagent, sans attendre l’hypothétique modification constitutionnelle ; qu’ils s’engagent un processus pour créer durant cette mandature 2014-2020 soit : - L’organisation d’élection de conseillers associés non-communautaires selon le modèle inventé à Mons-en-Barœul et légitimé par un vote citoyen extracommunautaire ; - L’organisation d’une structure ou commission consultative sur la base d’un vote citoyen extracommunautaire avec droit de représentation et d’expression (encart dans les bulletins municipaux par exemple). Construisons le Changement : notre parti se doit de proposer une expertise et de guider nos élus députés, sénateurs, maires, élus majoritaires ou minoritaires dans nos communes ou intercommunalités pour promouvoir la démarche possible, utile à la Nation et répondant à nos attentes d’équité et de justice. La modification constitutionnelle toujours reportée ne deviendra alors que simple formalité. Agissons ! Version 2 - Nation & intégration

Fidèle à une conception ouverte de la Nation héritée de 1789, la gauche ne peut plus admettre que des hommes et femmes qui résident en France restent exclus de la représentation politique alors qu'ils participent quotidiennement à la vie de nos quartiers. Elle doit œuvrer à ce que ceux-ci aient la possibilité d'accéder à une citoyenneté de proximité, celle du territoire de vie, avant de se voir offrir, à terme, la possibilité d'accéder à la citoyenneté nationale. Malheureusement, avec la perte du Sénat nous avons raté l’occasion de mettre en œuvre la première marche de cette intégration qu’aurait constituée l’ouverture du droit de vote aux étrangers non communautaires pour les élections locales. Il eut fallu soumettre cette réforme au référendum et assumer d’ouvrir un débat aussi nécessaire que difficile sur les conditions du vivre ensemble. Alors que l’extrême droite s’efforce de dénaturer la laïcité en la présentant comme une loi d’exclusion, il est essentiel d'en rappeler la réalité profonde. Tirant les leçons de notre histoire, la loi de 1905 a été votée pour protéger les religions minoritaires et garantir la concorde ainsi que la cohésion nationale. Notre sol accueille des populations d'origines culturelles diverses et seule la préservation d’un cadre politique et juridique fondé sur des principes universels peut garantir l'intégration et l’égalité de tous. Si le principe d’indifférenciation des citoyens devant la loi doit constamment être défendu, sa matérialisation suppose que les actes qui y portent atteinte puissent être combattus efficacement, ce qui implique de nommer et représenter ce qui discrimine. Le fait qu’à diplôme égal un individu issu d’une minorité visible ou d’un quartier défavorisé ait moins de chances d’obtenir un entretien est malheureusement aujourd’hui une réalité.La multiplication des sanctions pénales visant les pratiques discriminatoires et l’admission du testing comme moyen de preuve constituent des avancées significatives, mais on ne peut que déplorer que cet arsenal répressif ne soit pas suffisamment mis en œuvre. On peut en outre légitimement se poser la question de la définition de nouveaux outils de lutte, tant il est vrai que l’on ne résoudra pas la situation des minorités visibles en la comparant à celle des petits-fils de l’immigration européenne, ces derniers n’ayant plus à subir les discriminations qui touchaient leurs grands-parents. La France des Lumières a un projet suffisamment fort pour accueillir en son sein une véritable citoyenneté plurielle qui sera le fer de lance de la lutte contre les replis identitaires et c’est la mission historique de la gauche que de l’incarner.

Alfred WANNER, 03 octobre 2014 à 17h37

La vie dans les sections du PS et donc leur activité est hélas dépassée. On peut le déplorer mais c'est dans la marche des choses; c'est pareil dans les associations culturelles ou syndicales. Il nous faut donc nous investir à fond dans l'Internet et occuper assidûment les réseaux sociaux C'est par ces moyens que nous toucherons les générations actives entre 18 et 45 ans. Droit de votes porté à 16 ans. La rénovation du PS devra commencer par une incitation forte auprès des jeunes générations. Des messages devraient être diffusés régulièrement en stimulant des discussions et confrontations. De grands meetings organisés à chaque rentrée législative. Le peuple aime les "grandes messes". SENAT : Il nous faut (enfin) réformer cette ancienne institution. Nous avons un bel exemple en Allemagne, le Bundesrat, issu des Länder. L'alternance se fait donc à chaque élection d'un Land à la proportionnelle. Les futures 11 régions fourniraient, donc quelques 150 sénateurs.et ne voteraient que les grandes lois régaliennes (budget, justice, armée etc) pour éviter ces sempiternelles "navettes"... DEPUTES : le nombre également réduit (env.400) dont une cinquante élus à la proportionnelle. Ils ne peuvent plus cumuler donc ont assez de temps pour faire le travail législatif. Sénateurs et députés limités à trois législatures de 5 ans !! Si le PS ne se renouvelle pas en revoyant son fonctionnement, il risque le même sort que le PC français... Ouvrir nos portes aux sympathisants ! Les adhérents (encartés) devront bien entendu subsister et avoir seuls droit de vote dans le parti. Les cotisations toutefois des non-imposables réduites à 15 ou,20 €. Un travail gigantesque attend les responsables de notre Parti Socialiste.

Anonyme, 03 octobre 2014 à 8h30

continuer le combat dans le meme sens combatre la droite et le fn menait une politique prppre faforiser l'emploi augmanter les petite retraites aider les jeunes qui veule travailler moins d'aide aux etranger voir ceux qui touche le rsa et qui n'y ont pas droit beaucou de cas qui en abuses

section PS Thonon les bains, 02 octobre 2014 à 22h51

Droit de vote des étrangers aux élections municipales. I - La problématique. 1- Engagements présidentiels. En 1981, le droit de vote des étrangers (Hors UE) aux élections municipales, faisait déjà partie des 110 propositions du Président Mitterrand. L'ex Président Sarkozy s'est aussi prononcé à titre personnel pour le vote des étrangers. Le président Hollande a également prévu d'adopter une loi pour le vote des étrangers en 2013. 2- Environnement européen et international. - 17 pays européens (Belgique, Pays Bas, Suède....) ont étendu, dans des modalités diverses, les droits réservés aux pays membres de l'UE à tous les résidents étrangers (pays tiers). - En Suisse,, pays voisin dont une partie de ses ressortissants réside en France (accords bilatéraux), 8 cantons dont Genève, reconnaissent le droit de vote des étrangfers aux élections municipales. - Le Parlement Européen et le Conseil de l'Europe ont émis des recommandations en faveur de l'introduction du droit de vote pour tous les résidents étrangers dans les élections locales. - Dans le monde, 65 pays accordent le droit de vote aux résidents étrangers. La France, pays des droits de l'homme, est en retard par rapport à ces initiatives de démocratie locale. Ceci est d'autant plus paaradoxal que les résidents étrangers en France paient des impôts locaux et qui n'ont pas le droit de regard sur leur affectation (choix politiques). 3- Contexte actuel. Cependant, il ne faut pas ignorer les difficultés existantes pour réaliser l'engagement du Président Hollande. Nous sommes en pleine crise économique et sociale et la priorité du gouvernement est l'emploi. Le Président et le gouvernement ne jouissent pas d'une grande popularité. La France connaît une montée du nationalisme et les traces du mariage pour tous sont encore présentes. II - Propositions. Pour sauver la face et engager ce projet du droit de vote des étrangers aux élections municipales, il reste une solution, celle d'accords de réciprocité de vote, signés entre la France et les pays tiers dont les ressortissants sont nombreux en France. Ces accords de réciprocité de vote peuvent être conclus sans qu'il y ait obligatoirement éligibilité. Ceci n'est pas une nouveauté absolue. L'afrticle 13 de la constitution espagnole, prévoit le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections municipales, sous réserve de traités de réciprocité. Ces accords auraient pour avantage, d'entrer en douceur dans le processus du droit de vote aux élections municipales des résidents étrangers, sans passer par la voix législative. Seule la voix diplomatique sera utilisée. Mohamed Bokhamy section de Thonon

Jocelyne Verbois, 02 octobre 2014 à 18h15

La Nation aujourd'hui est forcément plurielle et nous, socialistes devons défendre cette mixité, sans perdre nos valeurs et dans le respect de chacun. l'intégration des immigrés doit se faire par l'éducation et le soutien de cellules en charge d'aider ces populations à adopter nos valeurs, nos lois mais en respectant leurs différences. Le RESPECT devrait être le maître mot pour l'ensemble de la population que l'on soit blanc, noir, jeune, âgé, chômeur, salarié, employeur, pauvre ou riche, homme ou femme, français, issu de l'immigration, étranger, européen ou pas.... c'est ce mot RESPECT qu'il faut répéter encore et encore ! Peut-être même devrait-on l'ajouter à notre devise Liberté Egalité Fraternité Respect

pascale daviet, 02 octobre 2014 à 15h00

Certains, au nom de l’intégration de tous dans notre pays refusent l’affirmation de nos valeurs, dénigrent la France et les français et ne cessent de nous donner des modèles à suivre dans tous les domaines. Les citoyens d'autres cultures vivant en France, nos voisins européens méritent mieux que notre démission de nous- mêmes. La laïcité à la française, l'idée d'intégration républicaine de chaque citoyen, indépendamment de sa religion, couleur de peau, origine, de son sexe ou communauté à laquelle il pourrait appartenir, l'égalité, notre modèle social...sont des constructions, résultantes d'une histoire, d'étapes vécues appartenant à notre récit républicain et que nous considérons comme pouvant avoir une résonance universelle. Ces valeurs ont vocation à se confronter à d'autres, à s'argumenter, à se tester comme outils de vivre ensemble pour s'approfondir, s'interpréter plus finement, se décliner plus concrètement, se formuler plus subtilement sans aucun renoncement (c'est une déconstruction, pas une destruction). Elles ont vocation à se transmettre par l’école (histoire de la France en Europe, des idées et des institutions). C'est ce qu'attendent de nous, tous ceux qui nous rejoignent, venant d'ailleurs, et que ces valeurs peuvent inspirer comme nous pouvons tirer de leur expérience, des références et des exemples auxquels réfléchir. Renoncer, tout accepter, c'est entrer dans l'ère du relativisme ou du totalitarisme qui fait le jeu des communautarismes et de l’extrême droite, c'est confondre valeurs et traditions. A l'heure de l'Europe, le premier moyen de forger une identité européenne comme de faire des citoyens ouverts et accueillants à l'autre, c'est d'apprendre à chaque élève européen l'histoire de son pays en Europe, histoire politique, mais aussi histoire des idées. Il est possible de donner une image fidèle et intellectuellement honnête de notre histoire, avec ses étapes principales, diverses, parfois contradictoires si on ne laisse pas aux seuls inspecteurs généraux la définition des programmes en histoire.

Ferghane Azihari, 02 octobre 2014 à 9h46

L'État-nation, fut-il un concept utile et fédérateur à une époque donnée n'en est pas moins devenue une idéologie dangereuse et totalement archaïque. Archaïque car elle ne permet pas de prendre en compte la nécessité d'établir de nouveaux espaces de démocratie de libertés au delà du cadre national. Dangereuse car, en érigeant l'identité nationale en lien fédérateur politique, l'État s'autorise à régenter l'identité de l'individu en niant sa singularité pour mieux la soumettre à un standard qu'il a arbitrairement défini. En outre si l'identité nationale est le lien fédérateur politique viable, il ne faut pas étonner que l'institutionnalisation de la xénophobie qu'il engendre (car cela légitime le rejet de celui qui ne partage pas cette identité) ne facilite pas l'inclusion des immigrés. Au contraire, la citoyenneté doit être définitivement déconnectée de la nationalité, celle-ci étant avant toute chose un statut au regard du droit international public pour requérir une protection diplomatique de la part de l'Etat en question. Dans ces conditions, l'identité nationale ne doit plus servir à justifier l'action politique...qui doit être rationnellement fondée, c'est-à-dire sur la nécessité de protéger les libertés et les intérêts des citoyens qui composent la société. N'est-ce pas là le seul fondement du contrat social ? Il est enfin impératif d'abolir le jacobinisme français pour construire une véritable culture fédérale qui consacre la subsidiarité non plus seulement administrative mais aussi législative et constitutionnelle. Enfin la France devrait travailler à construire une diplomatie européenne intégrée dont l'objectif principal serait d'abolir le système westphalien au profit d'une vision idéaliste et d'une libéralisation des relations internationales.

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h46

Pour Jaurès, la nation, c’est tout le peuple rassemblé, c’est le plus grand nombre incarné : « La nation est plus grande, la patrie est plus profonde lorsque s’y assimilent les forces obscures, les forces sacrifiées du travail qui bouillonnent en son sein. Quand ces forces sont dans la lumière, elles montent et font monter la patrie elle-même. La France n’a jamais été aussi grande, la Patrie n’a jamais été si profonde qu’au moment où la Révolution menacée a appelé à son secours les énergies qui se trouvaient au plus profond du peuple. »

Paulette LAMé, 30 septembre 2014 à 16h00

Aujourd'hui il n'y a plus de place pour la division. Nous devons être pour cela unis et responsables afin de donner un sens historique à notre action. Les mots Nation, Intégration sont liés et nous interpellent plus que jamais. La France est Une mais plurielle et diverse, ce qui la fait grande. Malgré tout ce modèle républicain, pour coller à l'actualité, pourrait être redéfini. Par exemple en ce qui concerne l'intégration il faut accorder le droit de vote des étrangers aux élections locales, affirmer la défense de l'école républicaine telle qu'elle doit être : laÏque et égalitaire. Il faut un enseignement approfondi de l'Histoire de France et surtout ne pas l'abandonner, une vraie égalité Hommes-femmes, régler une bonne fois pour toute ce problème de logement en examinant sérieusement cette situation, incompréhensible de nos jours, en agissant par exemple sur les "dodus dormants"! L'intégration se distingue sachons le de l'assimilation qui tend à faire disparaître toute spécificité. Pourquoi ne pas créer à nouveau un ministère de l'Immigration? Et ce musée de l'immigration appelé "Cité de l'immigration " dirigé par Benjamin STORA est, j'en suis sûre, une bonne chose pour ces millions de personnes qui vivent en France et se sentent français. Un moyen de faire en sorte que leur originalité et singularité soient reconnues. Besoin parfois (et peut être souvent!) de rappeler ce qu'est la Nation: son sens moderne est assez proche de celui de peuple mais ajoute souvent l'idée d'Etat." La Nation est une communauté humaine ayant conscience d'être unie par une identité historique; culturelle, linguistique ou religieuse. C'est aussi un système de valeurs. Le principe de toute souveraineté (puissance politique) réside essentiellement dans la Nation. " Pour terminer cette autre réflexion: issue d'un milieu rural (Ardèche de petites montagnes) je suis de près son évolution. La crise qui traverse la France n'épargne pas les territoires ruraux. Cette crise économique et sociale où les politiques publiques ne peuvent plus répondre aux difficultés d'emplois, à l'accès aux services publics...C'est une crise de l'identité de ces territoires! Or ces territoires ruraux sont engagés dans une transformation en profondeur qui a recomposé l'espace national, dynamisant les uns, fragilisant les autres. Il n'y a plus une France rurale mais des ruralités multiples : territoires périurbains sous l'influence d'une grande ville, territoires agricoles et territoires industriels en mutation. Il faut donc répondre aux interrogations des territoires ruraux et reconnaître en premier ces profondes mutations. Ecoutons les ! Paulette Lamé Section Arcachon (33)

Pascal MARTINEAU, 30 septembre 2014 à 15h04

Je considère que la Nation est une idée obsolète, voire, lorsqu’elle est poussée à son paroxysme, dangereuse. Citoyenneté et nationalité devraient être confondues. Ainsi, est français celui ou celle qui réside sur le territoire français. Point. Le repli identitaire sur des valeurs prétendument islamiques fait partie des conséquences des décennies durant lesquelles nous n’avons rien fait ou presque pour l’intégration des personnes d’origine étrangère. Pendant les trente glorieuses, nous sommes allés chercher des travailleurs dans nos anciennes colonies pour fabriquer nos voitures, construire nos ponts et nos autoroutes. Puis nous les avons parqués dans des cités-dortoirs. Puis leurs enfants ont été placés dans des écoles-ghetto. Ensuite, lorsque ces derniers ont cherché du travail, leur patronyme, leur lieu d’habitation et le nom de leur école ont constitué des obstacles rédhibitoires et souvent infranchissables. Puis, quand leurs oncles, frères, sœurs, tantes et même femmes et enfants ont voulu venir en France, fuyant la misère dont les années de colonialisme puis de « Françafrique » étaient une des causes, on leur a dit qu’ils étaient indésirables. On en a même renvoyé en charter. Enfin, pendant tout ce temps, à ceux qui n’étaient pas français, qui avaient enrichi la France de leur travail, de leurs impôts et de leur culture, on a refusé le droit de vote. On a nié leur droit à la citoyenneté française. Et nous voudrions que ces hommes et ces femmes de première, deuxième et troisième générations se sentent tous à l’aise de notre société ! Nous voudrions qu’aucun d’eux ne soit sensible aux sirènes des intégristes qui offrent aux plus faibles, aux plus vulnérables, aux plus influençables une identité que notre pays leur a refusée ! Le droit de de vote doit être une de nos priorités. Ne serait-ce que pour limiter les dégâts. Pascal Martineau Militant-adhérent depuis 1995

Kultywer, 29 septembre 2014 à 22h01

Un seul crédo de mon point de vue: la personne immigrée doit acquérir la liberté d'agir et de penser, et de se relier aux autres. Cela suppose à mon sens un parcours d'intégration pour tous les migrants qui souhaitent s'installer durablement sur notre territoire.

Anonyme, 29 septembre 2014 à 16h29

Notre pays s'est construit au fil du temps par le brassage de population, les différentes cultures peuvent se compléter mais il faut veiller au respect des valeurs républicaines et laïques. Donner à tous l'accès à l'instruction et à la culture. Il faut veiller à l'égalité des chances quelque soit les origines. Lutter contre le communautarisme.

ELSA TRANI, 29 septembre 2014 à 16h20

La France actuelle est celle de la diversité, de la tolérance et de l’acceptation de toutes les communautés qui ont participé à la création de notre histoire et de notre identité. Je pense en particulier aux civilisations de la méditerranée. Combien de français peuvent aujourd’hui se targuer de ne pas avoir d’origine espagnole, italienne, maghrébine ou autre. C’est une France laïque qui autorise toutes les religions sans les stigmatiser et qui instaure le respect et la connaissance de l’autre. Mais à l’inverse, être français signifie respecter les valeurs de notre pays que sont la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, tout en participant à ses devoirs de citoyen. Un exemple émouvant ces derniers jours est celui du rassemblement des musulmans de France mais également celui de toutes communautés au-delà des religions pour condamner l’assassinat de notre compatriote M. Gourdel en Algérie. Ces manifestations reflètent la notion de Fraternité et d’unité nationale que chacun attend de la France et des français. Elle doit se matérialiser à travers l’expression, la démocratie et la défense de nos valeurs. La France est une terre d’accueil qui se doit d’intégrer les personnes immigrées à travers l’éducation, l’apprentissage de la langue française et de son histoire, mais aussi l’apprentissage de ses valeurs. Il est absolument nécessaire que les communautés se mélangent par le biais du travail, du logement, mais aussi celui de l’accès aux loisirs afin d’être acceptées par les citoyens actuels. Nous ne sommes quasiment jamais racistes avec le voisin, l’ami, le collègue, d’une autre communauté que nous côtoyons. Notre culture commune doit enfin se construire au-delà des valeurs de Liberté – Egalité – Fraternité. Elle peut se matérialiser à travers les choses simples de la vie quotidienne, comme la gastronomie et la mode, le goût pour l’urbanisme et le patrimoine, un attrait pour la culture, une certaine organisation, une appartenance à un même territoire fort de la beauté et de la richesse de ses régions. Mais il est également nécessaire que la France se place encore davantage dans l’avant-garde en portant des idées et des valeurs fortes, comme elle a pu les incarner au Siècle des Lumières en allant encore plus loin dans son ouverture démocratique.

christiane et Francis KUTTEN, 29 septembre 2014 à 11h43

Contribution question nation et intégration Nous participions hier à une manif. organisée par les Kurdes de Reims pour répondre à l'assassinat d'Hervé GOURDEL et conjointement pour faire un peu de pub au mouvement d'émancipation du peuple Kurde auquel, selon l'expression d'une manifestante, « on s'intéresse parce qu'on a besoin de lui » Dans ce rassemblement jeune et coloré nous étions quelques blancs minoritaires, contraste s'il en est avec nos manifs habituelles de vieux visages pâles fatigués par la routine contestataire. Une question nous obsède depuis: pourquoi ces jeunes dont un bon nombre étaient parfaitement intégrés à une société française telle que nous croyons qu'elle est, pourquoi jugent-ils nécessaire, certains disaient: « c'est obligé » de défiler ici en France pour réclamer des droits là-bas. Du temps de l'immigration européenne, et j'en suis, les choses ne se passaient pas comme ça. Le monde change, c'est surtout autour des questions de religion qu'il semble se passer quelque chose. Nous laïcs apostoliques et romains avons toujours tendance à ne voir dans ces questions que Dieu. Hormis cette référence obligée au divin (et d'ailleurs la science eschatologique des 3 religions dites du livre est à peu près la même) en dehors de cela c'est du vivre ensemble que nous parlent les religions, c'est là-dessus que s'opèrent nos différences, nos haines fruits de notre ignorance. Que savons-nous de l'Islam? Ce ne sont pas les radotages de nos experts en télévision qui pourraient éclairer nos lanternes pour y voir au-delà de nos peurs. Les jeunes français de toute origine ont des pratiques sociales nouvelles que l'on ignore ou que l'on condamne, parfois à juste titre pour certaines d'elles, car c'est surtout celles-là qu'on nous montre. Ne nous contentons plus de jouer les pleureuses de Lampedusa à Calais. Essayons de comprendre ce qui est à l'œuvre dans les cœurs de notre jeunesse! Abandonnons un peu nos chères études socialistes et intéressons nous un peu plus à ceux qui venus de loin sont maintenant nos concitoyens et continuent à chérir des contrées et des mœurs d'une inquiétante étrangeté. L'heure n'est plus à la tolérance elle est au partage! Christiane et Francis KUTTEN le 29 septembre 2014

JOEL BERTRAND, 27 septembre 2014 à 13h38

"Accueillir largement, expulser résolument." Une politique de gauche des migrations s'énoncerait ainsi. Actuellement, l'Europe s'érige en forteresse, et restreint drastiquement les entrées dans son espace. Cette politique est inefficace et contreproductive. Elle aliène les populations du Sud qui se sentent rejetées. Pour autant les clandestins ne cessent pas d'affluer. Dans des conditions dramatiques, les morts se comptent par milliers. Ca ne cessera pas. la spirale est absurde. Le soutien aux clandestins, qui se veut très "gauche", est une sensiblerie à courte vue. de la politique de dame patronnesse. On soutient ceux qui sont là, on ne prend pas en compte la question globale de la liberté de circulation. Il est de notre intérêt à long terme d'accueillir largement ceux qui veulent venir. en visite, pour se former. Le corollaire sera d'appliquer drastiquement la loi, de faire respecter les temps de séjour, et d'expulser ceux qui outrepassent. Contrôler les coûts, dissuader la plongée dans la clandestinité : des solutions de mise en oeuvre existent.

Anonyme, 26 septembre 2014 à 23h18

Le débat est difficile, sur le principe, je pense que chaque français souhaiterait "vivre-ensemble", mais la réalité est tout autres. La république doit être là pour protéger tout ses citoyens. Lutter contre le racisme, et les préjugés c'est aussi préparer les "nouveaux" français à cela. En les aidant à apprendre le français, la culture française (qui ne se traduit pas à mon sens par un verre de rouge et un morceau de camembert et hop bienvenue en France mais plutôt par l'histoire, la géographie, le système - & ses emblèmes- de la Nation. L'intégration est un vaste sujet, mais la lutte contre les préjugés et la peur de l'autre est essentielle.

frederic guerin, 26 septembre 2014 à 17h20

tous les français malheureusement n’adhèrent pas forcement à un certain nombre des valeurs qui font l'histoire et le ciment actuel de notre société française, puisque nous sommes en démocratie et que toutes les opinions sont écoutables si elles ne tombent pas sous le coup de la loi. Cependant, si la France a pour vocation, histoire et intérêt d'accepter en son sein toute personne, quelque-soi son origine et sa culture, elle ne doit le faire à mon avis qu'avec des postulants ayant envie de partager cette identité française, de la défendre et d'adhérer à un minimum de valeurs et de règles définissant justement cette société française. Être français , cela donne des droits, mais impose aussi des devoirs, et ces deux choses sont indissociables . Il ne m'appartient pas dans cette contribution de fixer moi-même la liste de ces exigence, et que c'est un collectif beaucoup plus large qui doit les énoncer. cependant certaines me sembles incontournables: * la laïcité ( et toutes ses conséquences, ex: toute religion est acceptée et protégée par la république à condition qu'elle se cantonne à la sphère privée ) * la défense d'une culture ouverte sur le monde. * la volonté d’intégration dans la société française , de lutter contre le communautarisme , pour l'égalité. * la volonté d'apprendre le français si on ne le connais pas. je pense que ce contrat moral doit être établi a l'arrivée sur notre territoire, (cela se fait déjà en partie avec " la cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française " ), mais cela a peut être besoin d’être reprécisé, amélioré et complété , et surtout davantage connu auprès du grand public. il faudrait aussi qu’après un certain laps de temps à définir, on vérifie que tous ces "engagements " sont bien effectifs, avant de valider définitivement l'obtention de la nationalité française. ( ce peut être le cas pour l'apprentissage de la langue française par exemple ) en cas de non respect de ceux-ci, cette obtention pourrait être remise en cause d'une façon à définir. ce travail aurait pour conséquence heureuse de redéfinir et de repréciser aux oreilles de nous tous nos valeurs fondatrices permettant notre " vivre -ensemble ", et donnerait leur chance et leur légitimité à tous ceux voulant partager notre citoyenneté, même si leur migration est d'ordre économique, s' ils sont prêts à endosser ces valeurs. il faudrait enfin qu'il y ai des lieux public, des centres ou lieux d'informations, on on puisse approfondir, apprendre, poser des questions et repréciser certaines notion pour les volontaires qui en auraient le besoin, comme être parents ou citoyens. créons des écoles de service public de parents et de citoyens libres d’accès.

Stéphane Wutke, 25 septembre 2014 à 20h55

La France dernière nation romantique ? c'est peut être cela qui nous donne à tous ce sentiment profond de fierté de se dire Français, nos valeurs sont tellement universelles, et je ne pense pas que notre modèle d'intégration soit réellement en panne. La tragédie d'intégration touche surtout les territoires, c'est cruellement visible et c'est d'ailleurs au sein de ces territoires ruraux ou périurbains abandonnés que s'exprime majoritairement les votes extrêmes. Notre Sénat devrait être spécialisé sur ces questions : développement des territoires et intégration républicaine.

Michaël Coutaud, 25 septembre 2014 à 10h40

Il faut absolument que la Gauche se réaproprie les symboles de la Nation, que ce soit le Drapeau Tricolore ou La Marseillaise. Nous ne pouvons pas laisser ces symboles à l'extreme-droite et à un nationalisme exacerbé. Il faut revenir à ce que ce drapeau représentait à l'origine: La révolution et la liberté des peuples à choisir eux mêmes leur destin. Ces symboles ne sont pas antinomiques avec l'intégration mais bien au contraire garants de notre histoire commune, passée, présente et future.

LaureF, 23 septembre 2014 à 19h45

On n'est pas obligé d'être Français pour vivre en France. C'est un pays d'accès plutôt facile, malheureusement l'intégration, elle, ne l'est pas. Peut-être parce que justement il est trop simple d'y entrer, et que les accompagnements sont donc insuffisants et inadaptés. Il y a 50 ans, les étrangers venaient en France pour y travailler ; aujourd'hui, c'est plutôt pour bénéficier de prestations sociales. Je ne veux plus d'un accompagnement d'assistanat, où tout ce que l'on propose aux nouveaux arrivants, c'est un logement HLM et des allocations diverses. Je souhaite que l'accompagnement des étrangers souhaitant s'installer en France soit entièrement retravaillé. Qu'il se fasse sous forme de cours de présentation du pays et de ses coutumes, de ses idéaux, etc., avec aide à la recherche d'un emploi. Bref, une terre d'accueil de chaleur et de valeur.

Alain Dicharry, 22 septembre 2014 à 20h50

Thème11, Nation et intégration Je viens de lire : Les abandonnés de la République : Vie et mort des Amérindiens de Guyane française, d’Alexandra Mathieu – Yves Géry – Christophe Gruner. Un livre bouleversant sur les conditions de vie désastreuses et la disparition programmée des 7 ethnies amérindiennes de Guyane Françaises qui, pourtant, ont la nationalité française comme nous. A titre d’exemple le taux de suicide de ces populations, complètement "acculturé", est 17 fois plus important que le taux en métropole, surtout chez les jeunes ados de 12 à 16 ans. Un livre rempli de témoignages émouvants, bien documentés et tragiques rapportant les drames aux causes multiples que vivent ces populations autochtones. La République Française, par idéologie, refuse de prendre en compte leurs spécificités et leur mode de vie ancestrale. Malgré les alertes lancée par le Gran Man (chef de Wayana), par les chefs coutumiers, par de jeunes amérindiens ayant fait des études et conscients de l’extinction de leur peuple, par des professionnels de santé, par des associations bénévoles, par 2 députées de Guyane, l’Etat se désintéresse complètement du sort de ces Amérindiens qui vivent dans les villages isolés du Haut-Maroni. Malgré les promesses de l’alors ministre Roselyne Bachelot et du Président-candidat Nicolas Sarkozy, en janvier 2012, rien n’a bougé et l’Etat est aux abonnés absent. Et rien ne bouge aujourd’hui sous la présidence de François Hollande. Après avoir refermé la dernière page, un sentiment d’impuissance, de honte et de dégoût m’a envahi : impuissance de ne pouvoir agir, honte d’être Français et dégoût de ces fonctionnaires (préfet, sous-préfets, administrateurs des Hôpitaux publics, de la Croix Rouge, de l’Education nationale, etc., qui se font mutés en Guyane que pour se faire du fric grâce aux juteuses primes de détachement. Apparemment la devise de la République : « Liberté-Egalité-Fraternité » ne s’applique pas sur l’intégralité du territoire français ; la Guyane étant un département français soumis aux mêmes droits et aux même devoirs que n’importe quel département métropolitain. Il est temps d’envoyer dans les villages reculés des peuples autochtones de Guyane une mission d’études composée de parlementaires, de professionnels de la santé, de l’Education Nationale et de la Police Nationale. Ou encore mieux, d’y envoyer nos trois ministres compétents en la matière : Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine et Bernard Cazeneuve. PS : Je dois me rendre dans un village wayana dans quelques semaines et, après la lecture de ce livre, j’éprouve comme un malaise de m’y rendre en temps que Français métropolitain.

Anonyme, 22 septembre 2014 à 12h21

Que transmettre aujourd'hui ? Quelle doit être notre culture commune ? L'une des particularités de la France, entre tous les autres pays du monde, est qu'elle est connue comme Le Pays des Droits Humains. Cela rend ce pays singulier aux yeux des autres, lui donne des racines humanistes, lui donne une place de choix dans les débats internationaux et donc une place dans le jeu de la mondialisation. Or, on entend rarement les politiciens français faire référence à ce texte quand il s'agit de débattre de sujets internes à la France, et pourtant il y a certains débats qui mériteraient de s'y référer (ex : égalité homme / femme) Et si nous renforcions les Droits Humains comme l'un des éléments constitutifs de l'identité des françaises et des français ?

Anonyme, 22 septembre 2014 à 11h55

Selon mon expérience d'immigré en France, je dirais que "s"intégrer" c'est d'abord accepter les règles de vie de la société dans laquelle on s'installe tout en s'associant au projet de futur de la société en question. Cela implique : - d'abandonner certaines coutumes de notre culture d'origine en complète contradiction avec les valeurs du pays d'accueil, - de rester conscients que certains particularités culturelles d'origine peuvent enrichir la société qui nous accueille ... Néanmoins, pour s'intégrer dans un pays, il est d'abord nécessaire de se sentir accueilli par les gens de ce pays. Je crois donc que nous devrions renforcer les systèmes sociaux (pas financiers !) d'accueil. Ces systèmes pourraient être, par exemple, des familles françaises ou des associations qui accompagnent les immigrés de manière bénévole pendant les premiers mois de leur arrivée pour les aider à bien connaître et comprendre le pays dans lequel ils s'installent. Pour résumer : si le collectif dans lequel j'arrive m'accueille, alors j'ai envie de faire partie de ce collectif, avec tout ce que cela implique, et de le faire progresser.

Bénédicte Caté, 21 septembre 2014 à 18h07

L’enseignement de l'histoire, a probablement un rôle clefs dans l'intégration de tous les Français et le développement d'une plus grande citoyenneté et tolérance à l'égard de chacun. Bien loin de moi l'idée de vouloir unifier et intégrer à travers la valorisation d'un roman national figé et idéologique (ce que représente le tristement célèbre « nos ancêtres les gaulois » que l'on enseignait du temps des colonies), mais je pense qu'il pourrait être intéressant de développer l'enseignement des différentes « histoires ». En effet une vision large de l'histoire démontrerai à tous les futurs citoyens, que si il existe une spécificité historique Française, elle n'est pas unique et se croise avec bien d'autres histoires (notamment les apports des histoires nationales des populations immigrées) et que nos histoires s'enrichissent mutuellement. Dés lors on pourrait imaginer pour favoriser l'intégration des populations immigrés d'établir (à la demande des personnes pour éviter toute stigmatisation) des possibilités d'adaptations ou selon les origines géographiques de chaque élève on développerait ce qui les rapproches , mais aussi parfois oppose, les deux histoires nationales.

Alain Dicharry, 21 septembre 2014 à 0h33

Je viens de lire : Les abandonnés de la République : Vie et mort des Amérindiens de Guyane française, d’Alexandra Mathieu – Yves Géry – Christophe Gruner. Un livre bouleversant sur les conditions de vie désastreuses et la disparition programmée des 7 ethnies amérindiennes de Guyane Françaises qui, pourtant, ont la nationalité française comme nous. A titre d’exemple le taux de suicide de ces populations, complètement "déculturées", est 17 fois plus important que le taux en métropole, surtout chez les jeunes ados de 12 à 16 ans. Un livre rempli de témoignages émouvants, bien documentés et tragiques rapportant les drames aux causes multiples que vivent ces populations autochtones. La République Française, par idéologie, refuse de prendre en compte leurs spécificités et leur mode de vie ancestrale. Malgré les alertes lancée par le Gran Man (chef de Wayana), par les chefs coutumiers, par de jeunes amérindiens ayant fait des études et conscients de l’extinction de leur peuple, par des professionnels de santé, par des associations bénévoles, par 2 députées de Guyane, l’Etat se désintéresse complètement du sort de ces Amérindiens qui vivent dans les villages isolés du Haut-Maroni. Malgré les promesses de l’alors ministre Roselyne Bachelot et du Président-candidat Nicolas Sarkozy, en janvier 2012, rien n’a bougé et l’Etat est aux abonnés absent. Et rien ne bouge aujourd’hui sous la présidence de François Hollande. Après avoir refermé la dernière page, un sentiment d’impuissance, de honte et de dégoût m’a envahi : impuissance de ne pouvoir agir, honte d’être Français et dégoût de ces fonctionnaires (préfet, sous-préfets, administrateurs des Hôpitaux publics, de la Croix Rouge, de l’Education nationale, etc., qui se font mutés en Guyane que pour se faire du fric grâce aux juteuses primes de détachement. Apparemment la devise de la République : « Liberté-Egalité-Fraternité » ne s’applique pas sur l’intégralité du territoire français ; la Guyane étant un département français soumis aux mêmes droits et aux même devoirs que n’importe quel département métropolitain. Il est temps d’envoyer dans les villages reculés des peuples autochtones de Guyane une mission d’études composée de parlementaires, de professionnels de la santé, de l’Education Nationale et de la Police Nationale. Ou encore mieux, d’y envoyer nos quatre ministres compétents en la matière : Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine et Bernard Cazeneuve. PS : Je dois me rendre dans un village wayana dans quelques semaines et, après la lecture de ce livre, j’éprouve comme un malaise de m’y rendre en temps que Français métropolitain.

Alain Dicharry, 21 septembre 2014 à 0h17

Je viens de lire : Les abandonnés de la République : Vie et mort des Amérindiens de Guyane française, d’Alexandra Mathieu – Yves Géry – Christophe Gruner. Un livre bouleversant sur les conditions de vie désastreuses et la disparition programmée des 7 ethnies amérindiennes de Guyane Françaises qui, pourtant, ont la nationalité française comme nous. A titre d’exemple le taux de suicide de ces populations, complètement "acculturé", est 17 fois plus important que le taux en métropole, surtout chez les jeunes ados de 12 à 16 ans. Un livre rempli de témoignages émouvants, bien documentés et tragiques rapportant les drames aux causes multiples que vivent ces populations autochtones. La République Française, par idéologie, refuse de prendre en compte leurs spécificités et leur mode de vie ancestrale. Malgré les alertes lancée par le Gran Man (chef de Wayana), par les chefs coutumiers, par de jeunes amérindiens ayant fait des études et conscients de l’extinction de leur peuple, par des professionnels de santé, par des associations bénévoles, par 2 députées de Guyane, l’Etat se désintéresse complètement du sort de ces Amérindiens qui vivent dans les villages isolés du Haut-Maroni. Malgré les promesses de l’alors ministre Roselyne Bachelot et du Président-candidat Nicolas Sarkozy, en janvier 2012, rien n’a bougé et l’Etat est aux abonnés absent. Et rien ne bouge aujourd’hui sous la présidence de François Hollande. Après avoir refermé la dernière page, un sentiment d’impuissance, de honte et de dégoût m’a envahi : impuissance de ne pouvoir agir, honte d’être Français et dégoût de ces fonctionnaires (préfet, sous-préfets, administrateurs des Hôpitaux publics, de la Croix Rouge, de l’Education nationale, etc., qui se font mutés en Guyane que pour se faire du fric grâce aux juteuses primes de détachement. Apparemment la devise de la République : « Liberté-Egalité-Fraternité » ne s’applique pas sur l’intégralité du territoire français ; la Guyane étant un département français soumis aux mêmes droits et aux même devoirs que n’importe quel département métropolitain. Il est temps d’envoyer dans les villages reculés des peuples autochtones de Guyane une mission d’études composée de parlementaires, de professionnels de la santé, de l’Education Nationale et de la Police Nationale. Ou encore mieux, d’y envoyer nos quatre ministres compétents en la matière : Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine et Bernard Cazeneuve. PS : Je dois me rendre dans un village wayana dans quelques semaines et, après la lecture de ce livre, j’éprouve comme un malaise de m’y rendre en temps que Français métropolitain.

renee MARTIN, 20 septembre 2014 à 11h21

je suis française d'origine française mon mari aussi autrement dit nous sommes des personnes à mettre dans un musée notre fils est le dernier de la lignée à $être français d'origine à 100% du moins si on oubli les guerres les viols etc etc nos petits enfants eux sont des français d'aujourd'hui puisque notre belle fille a du sang espagnol (une grand mère) la France a toujours était une terre d'accueil et c'est très bien comme ça mais il faut que les personnes qui viennent grossier la population française fasse l'effort de s'adapter à notre façon de vivre d'être si je vais à l'étranger j'essaie à ne pas choquer les autochtones par ma façon d'être et je n'en attends pas plus des personnes qui viennent sur mon sol car c'est mon sol un sol que j'aime et que je respecte du plus profond de moi même quand je reviens en France je ressent un grand bonheur c'est inscrit dans mes gènes c'est inexplicable comme lorsqu'on revient dans sa ville de naissance voilà ce que j'attends des personnes qui veulent venir vivre dans notre magnifique pays Une parenthèse le retour de Nicolas SARKOZY STOP aux médias qui nous l'impose au moins une fois par semaine depuis sa défaite aux élections et maintenant il va y en avoir que pour lui c'est insupportable pour les gens de gauche mais aussi pour la droite il n'est pas seul les français n'ont pas oublié sa gouvernance la faillite de sa politique et sa morve d'autres personnes de droite peuvent faire aussi bien et même mieux que lui mais c'est le chouchou des médias via les grands patrons de la presse écrite et parlé

Georges CATTET, 19 septembre 2014 à 23h04

Il est temps de faire évoluer notre position sur se domaine que la droite est l’extrême droite maîtrise. Il faut permettre au étranger de s'intégrer dans la société française en leurs faisant apprendre le français et notre culture et valeurs dés leurs arrivés sur le territoires. Durcir les conditions d’accès à la nationalité française (travail, intégration, durée de présence,...) mais aussi les sanctions si ils ne respectent pas la france ou les conditions (intégrations...) en les renvoyant du territoires et si ils ont obtenus la nationalité française en enlevant la nationalité. Il est temps de laisser tranquille les personnes exemplaires. En effet si il travail, étudie et respecte et connaisse notre culture c'est une preuve d’intégration. Mais cela passe aussi par l'école en apprenant aux élèves les valeurs républicaines en passant par l'histoire et les cours de civilité. Cela peux passer aussi par rendre obligatoire le service civique qui apporte les valeurs essentiels pour être un citoyen accomplis. La journée d'appel n'apporte rien car en un jour apporté des valeurs ne suffit pas. Les missions proposées par le SC sont intéressante car il y a une diversité de thèmes ( 9). Notre nation peut en apprendre aussi de toutes les cultures présente et il faut aussi connaitre cette diversité aux citoyens. Ainsi cela évitera la peur de l'autre (racisme...). Cela peux passer à travers la culture, l'école, des rencontres ..... Ainsi la France en sortira grandis car il y à une culture commune (valeurs...) mais aussi on peut malgré tous apprendre des autres. VIVE LA FRANCE ! VIVE LA REPUBLIQUE ! VIVE LE SOCIALISME !

Adrien C., 19 septembre 2014 à 22h00

On demande souvent aux personnes que l'on rencontre d'où elles viennent, comme entrée en matière, pour engager une conversation, sans malice ni arrière pensée. En réalité, lorsque l'on se déplace ou vit à l'Étranger, on se rend compte que cette question peut même devenir omniprésente, voire complètement incongrue relativement à la situation. Ces réflexes de conversation nous rappellent régulièrement notre nationalité d'origine. Être Français doit rester davantage d'une origine géographique, et le message que l'on véhicule implicitement presque malgré nous doit continuer à refléter nos idéaux. L'intégration des populations immigrées n'est pas à dissocier de l'intégration de chacun de ses résidents, par le travail, l'école, la culture, la disponibilité hors travail, l'éco-responsabilité. L'un est une conséquence de l'autre.

Georges HADDOU, 19 septembre 2014 à 19h33

L’idée de nation implique d’abord obligatoirement la renaissance d’un service civique national obligatoire avec, au besoin, un prolongement à l’international. Il importe, ensuite, de réformer l’enseignement obligatoire. Il paraîtrait judicieux de porter la scolarité obligatoire de cinq à dix-sept ans. Cela aurait l’avantage de réduire l’échec scolaire en étalant le cours préparatoire sur deux ans et en faisant du baccalauréat le diplôme de fin d’études obligatoires. Il doit y avoir une obligation d’accueil par les collectivités publiques des enfants de deux à cinq ans dans des ensembles comprenant, sans solution de continuité, jardins d’éveil et écoles maternelles. L’enseignement obligatoire doit retrouver une unité. L’unité de base pourrait être le collège avec une partie éclatée correspondant aux actuelles écoles et une partie regroupée qui irait jusqu’au baccalauréat qui serait, répétons-le, le diplôme général de fin d’études obligatoires. Le collège aurait à sa tête un professeur principal, secondé par des professeurs principaux adjoints à compétence géographiques, pédagogiques et administratives. Cette solution aurait l’avantage de résoudre, à moindre frais, l’épineux problème des EPEP (établissements publics d’enseignement primaire), les principaux adjoints à compétence géographique gérant les établissements primaires par délégation du principal du collège. Les lycées deviendraient soit des lycées généraux antichambres de départements universitaires appropriés et grandes écoles, soit des lycées techniques donnant une qualification professionnelle et pouvant également ouvrir les portes de départements universitaires adéquats et grandes écoles. Il importe d’amener progressivement l’effectif de la classe dans une fourchette 12/18 pour diminuer l’échec scolaire et intéresser les élèves. Il importe également que chaque classe ou groupe d’élèves soit toujours animé, par au moins deux enseignants, femme et homme si possible.. Cela devrait faciliter la lutte contre l’échec scolaire. Cette évolution supposerait une adaptation importante du contenu de l’enseignement qui doit toujours transmettre des connaissances aux élèves, contribuer à faire le constat de leurs aptitudes et les améliorer. Il importe de rechercher l’équilibre entre l’abstrait et le concret, le mental et le physique, l’intellectuel et le manuel. L’intégration implique l’étude scientifique, progressive et significativement évaluée des principales règles de vie en société (droit privé et droit public).

Andrée SIGUIER, 18 septembre 2014 à 20h44

Pour réaliser l'intégration des populations immigrées il n'y a mon avis qu"une seule pratique FAIRE RESPECTER LA LAÎCITE , LA LOI DE 1905 et nos valeurs d'égalité hommes femmes dans tous les domaines ne pas ceder aux provocations notre laxisme dans ce domaine fait le lit du FN ET AUGMENTE LE RACISME

Sandy Wozniak, 18 septembre 2014 à 19h04

Vivre en France, c'est respecter ses lois, c'est aimer son pays et aussi le respecter. C'est s' intégrer. Respecter son pays c'est accepter ses valeurs morales et éthiques. C'est ne pas détruire, casser, se révolter qui feront changer un pays. La France doit conserver ses valeurs mais elle doit surtout évoluer au niveau politique. Les français ne sont pas près aux changements est pourtant tout les pays changes, ils évoluent mais gardent leur entité. Pourquoi la France ne serait elle pas capable de le faire...

Anonyme, 18 septembre 2014 à 17h14

L'école d'abord. La rendre plus simple Ecole primaire : des apprentissages de base en lecture, écriture, calcul, géographie et histoire, éducation physique l'après-midi est consacrée à la créativité, aux mouvements, aux tIC, aux montages de projets ... avec les associations locales. Le lycée : éliminer toutes les options qui permettent la discrimination et la sélection. Orienter les apprentissages sur la méthode et non le contenu dans un débat démocratique pour un accès à l'Université qi se mobilisera sur les contenus et le travail en équipe. Favoriser les formations techniques et professionnelles en lien avec les entreprises. La culture commune passe par l'école qui organisée simplement pour que tout le monde s'y retrouve. Supprimer toutes les grandes écoles qui ne servent à rien sauf à organiser l'inégalité et rapatrier tout à l'UNIVERSITE afin que les financements soient utilisés par les Universités. sauf les grandes écoles scientifiques et techniques. En clair supprimer les sciences po et les écoles de commerces discriminantes par le fric et les contenus.

François BOLLON, 18 septembre 2014 à 16h10

J’ai soutenu François Hollande pour le programme qu’il a proposé avec des nuances : je n’étais pas convaincu par le fameux taux de 75% d’imposition pour les hauts revenus par exemple, une tranche supplémentaire d’impôts m’aurait paru plus judicieuse ; mais j’ai surtout « tilté » sur 2 mesures capitales à mon sens : une remise à plat de la fiscalité que je savais être une promesse difficile mais courageuse – les français sont toujours pour le changement à condition qu’ils touchent les autres – et enfin, après bien des années d’attente, le droit de vote aux élections locales pour les étrangers qui payent leurs impôts locaux. Je crains que ces 2 objectifs et surtout le premier ne soient jamais atteints avant la fin du quinquennat… Je souhaite que le Parti Socialiste se batte sur ces 2 objectifs notamment… Il est encore temps d’y parvenir même si j’ai compris que la réforme fiscale n’avait pas été préparée avant l’élection et qu’une réflexion de qualité sur ce thème sous-entend investissement et volonté notamment de la part du Parti Socialiste pour arriver à un résultat satisfaisant au regard des valeurs socialistes…

yassine benasaid, 18 septembre 2014 à 16h00

la nation française est aujourd’hui hui mixte et multiracial mais aussi multiculturelle et doit le rester dans le respect de chacun et de chacune sans piétiner sur le coté religieux de chacun avec un grand respect de la laïcité. être français c est d abord avoir des droits et des obligations c est aussi respecter les principes de la république .pour intégrer au mieux les personnes d origine immigrés il faut arrêter les stigmatisations et envoyer un signal fort en vue d une réelle intégration sans oublier de donner l exemple d une meilleure implication de la diversité dans le champ politique.aujourd’hui hui surtout il faut défendre les principes de la république et le respects de nos valeurs et transmettre tout cela aux générations futurs . notre culture est riche de sa diversité raciale et culturelle alors conservons la. la république est indivisible et pour une meilleure réponse aux attentes des territoires il faut une vraie décentralisation accompagné bien sur par l état et surtout éviter le transfert des compétences sans les accompagner financièrement . la France est une puissance d influence mais ça na veut pas forcément dire une référence car il y a des dossiers où la France n est aussi meilleure que ses voisins européens alors la France doit surtout savoir s imposer et se défendre sas céder de sa souveraineté et du made in France .

Job LE GAC, 18 septembre 2014 à 15h26

La nation, l'état, la république, la démocratie . . Quel mélange !! Questions: - Démocratie : pourquoi les habitants d'un département n'ont ils pas le droit de voter pour appartenir à une région par rapport à une autre? Ex: Loire Atlantique où 70% des habitants se sentent Bretons et pas ligériens. - Pourquoi, un état soit disant "démocrate" n'a pas aboli le décret de Vichy séparant la Loire Atlantique (Inférieure à l'époque) de la Bretagne? - Quand le PS et le gouvernement se décidera à écouter les Bretons qui demandent la réunification de la Bretagne? Merci de prendre en compte ces questions de pure démocratie !

Noël NEL, 17 septembre 2014 à 13h59

La Révolution de 1789 a fait la Nation dans sa Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Invention de la gauche, la Nation est le creuset des identités et de l’identité nationale. Mais la notion est ambiguë : si elle cultive le sentiment d’appartenir à un collectif uni par des liens, de quels liens s’agit-il ? Ceux du passé, de la culture, de l’origine commune, de l’héritage, des valeurs traditionnelles ? Chômage, délocalisations, globalisation, difficultés de l’intégration, crise des banlieues ont fait que la Nation n’est plus vécue comme un creuset, mais comme la fabrique d’identités individuelles et collectives. Commente fédérer celles-ci dans un pacte républicain ? Le pacte socialiste doit proposer une qualité de citoyenneté qui apporte à chaque citoyen la reconnaissance identitaire et la solidarité. Cette identité respecte d’abord le droit du sol consacré par la Révolution française comme marqueur de la nationalité : droit d’avoir des papiers, d’occuper un lieu de vie décent, droit de groupement et regroupement familial, de mixité sociale. Il en découle des politiques qui doivent être en parfaite complémentarité sur tout le territoire. Vient ensuite le droit du sang, fondement de la filiation, de l’héritage, de la parentalité. La modernité lui pose les questions du parent naturel et social, de l’ADN, de la contraception, de l’avortement, du désir d’enfant dans l’homoparentalité, de la procréation assistée, de la génétique, du clonage reproductif et thérapeutique, de la transplantation d’organes. C’est le vaste champ de la reproduction humaine qui interroge avec acuité la question de l’identité de l’humain. C’est aussi la question de l’identité sexuée, de l’égalité entre hommes et femmes. Parité de la représentation, lutte pour le droit des femmes, égalité d’accès aux instances de pouvoir, libre choix des pratiques sexuelles, droit au mariage et à la parentalité, respect de la vie privée. C’est enfin la question de la vie de l’esprit, dans ou hors de la croyance religieuse (laïcité), au cœur de la vie culturelle protégée de la marchandisation généralisée. La conception socialiste de la Nation doit reposer sur ces quatre séries de droits fondamentaux. La droite privilégie l’identité nationale à la lueur de l’immigration, de la question de la naissance et du droit du sang. La gauche doit privilégier la conscience citoyenne plus que le sentiment d’appartenance. Elle invite à construite le « bien-vivre ensemble » dans un projet tourné vers l’avenir.

Paul VICICH, 16 septembre 2014 à 19h46

Définir la Nation est une question centrale, un clivage au cœur même du clivage gauche-droite. Nous constatons aujourd'hui un antagonisme entre deux conceptions : la Nation est-elle un ensemble de repères identitaires issus de l'histoire, de la culture et de la tradition, ou un ensemble de valeurs prétendant assurer la coexistence républicaine de multiples cultures ? La première est généralement vue comme de droite, la seconde de gauche. Soyons clairs : la première est juste, la seconde une erreur. La gauche ne pourra faire l'économie d'une évolution de sa conception en la matière pour prétendre à un avenir. Ernest Renan la définissait ainsi : « Ce qui constitue une Nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir ». L'erreur de la vision habituelle de gauche est de prétendre opposer un concept, ne reposant par définition sur aucune réalité, à un sentiment d'appartenance profondément ancré dans les esprits. La gauche confond ici la vision projetée d'une chose à construire, comme la république au temps de la monarchie, et une chose existante qu'il convient de comprendre afin de s'en pénétrer. Mais surtout, elle offre un fondement au communautarisme, par essence contradictoire avec la « République une et indivisible ». L’intégration des populations immigrées est possible de deux façons : soit par le libre renoncement à sa culture d'origine et l'adoption de celle de la terre d'accueil, soit par la libre conservation de sa culture d'origine et l’éventuelle intégration à une communauté, garantie par le droit, mais en aucun cas par l'assimilation de cette culture d'origine à une hypothétique culture nationale idéelle. L'idée qui sous-tend cette erreur est à l'évidence une quête d'universalisme humain. Cette quête est légitime, et nul doute que la Nation humaine ne devienne un jour une réalité. Mais elle ne s'accomplira que par l'accrétion progressive des Nations quand leurs cultures respectives la permettront. L'Europe est aujourd’hui au seuil d'une étape dans cette direction : prendre conscience de son unité de civilisation doit nous permettre d'achever le dernier stade de son intégration et l'avènement de notre Nation européenne, qui sera mieux armée pour imposer un nouvel ordre mondial que les « États-nations » actuels et leur concurrence stérile. Elle permettra également une décentralisation accrue vers ses régions. Enfin la « puissance d'influence » n'est pas une référence mais un leurre, en ce qu'elle ne repose que sur un crédit octroyé dont nous ne sommes alors pas maîtres.

Florent68, 14 septembre 2014 à 19h22

Notre Nation est Une et plurielle. Etre français s'est se projeter dans un avenir commun à la Nation, c'est à dire l'ensemble du peuple de France. Il me semble important de bien différencier ici le peuple de France et le peuple français. La France est Une et sa pluralité, sa diversité fait sa force. La France est urbaine, périurbaine, rurale, Bretonne, Alsacienne, Corse...Les régions françaises doivent avoir davantage d'autonomie dans leurs actions et leurs compétences doivent être plus vastes. Autrement dit, nous devrions "fédéraliser" notre pays tout en gardant un Etat fort qui permet à chaque territoire de pouvoir se développer, notamment ceux les plus éloignés des centres urbains. Quant à l'intégration, je pense que la première prérogative est de parler français. Cela ne veut pas dire qu'il faut parler parfaitement notre langue pour être français mais tout simplement que nous devons mettre davantage de moyens pour aider les nouveaux arrivants, quelque soit la raison de leur immigration, à parler français.

jacqueline, 14 septembre 2014 à 19h10

Etre français, c'est aider la France à être plus forte et riche selon les capacités de chacun. C'est être fier, de s'informer, de comprendre de participer aux dialogues, aux débats. C'est se rendre utile au partage de ses valeurs. La complexité de son action ne doit pas faire reculer le citoyen que nous sommes mais entreprendre avec elle un cheminement dans ses décisions pour l'aider à franchir des passages obligés. L'intégration des populations immigrées doivent dans le respect de la nation adopter et s'inscrire dans une charte républicaine à travers les valeurs de la culture française. c'est un enjeu considérable. l'immigration ne peut en aucun cas nous faire renier les valeurs que nous mettons à son service. L'immigration a porté ses fruits par rapport à une demande main d'œuvre . Cependant elle a été difficilement admise lors des retours de rapatriés d'Afrique du Nord et aussi dans d'autres courants offensifs. Aujourd'hui, il semble que l'immigration se distingue par un flux qui apporte de douloureux passages sur notre territoire, et par un rejet même des immigrés installés. Des désordres se créent, et une situation pénible s'installe dans notre pays. Il est temps d'agir sur le fond. Accepter l'autre, dans une réciprocité exigée . Notre pays doit faire valoir ses droits de patriotisme . La république fait un grand pas en direction des attentes des territoires métropolitains, périurbains, ruraux , compte tenu de la réforme en matière de regroupement des régions et communes. La France jouit de sa puissance d'influence en direction des pays internationaux. Elle garde encore cette force de référence.

Anonyme, 14 septembre 2014 à 14h18

Être français c'est se sentir français !!! Nous sommes tous citoyens du monde. Après c'est croire aux valeurs qui ont fondé et qui fondent notre pays. Voilà pourquoi il faut ouvrir le droit de vote aux étrangers. En vivant sur notre pays ils contribuent à la richesse de notre si beau pays. Voilà pourquoi ils doivent pouvoir s'exprimer par le moyen le plus démocratique qui soit : le vote ! Arrêtons de faire des distinctions entre les gens sous prétexte qu'ils ne sont pas nés au même endroit.

Sébastien Picaud, 13 septembre 2014 à 22h19

Séparer la politique de sécurité et celle d'immigration Enfin, pour clore mes propositions sur la question de l'immigration, il faut séparer la politique sécuritaire de la politique d'immigration. En effet, des études montrent l'absence de corrélation entre immigration et insécurité : si on ôte les délits de papiers, les étranger(e)s en France sont proportionnellement moins condamné(e)s à des délits que les Français(e)s, et la proportion diminue plus l'importance du délit augmente. C'est d'ailleurs prévisible : quand on peut perdre son titre de séjour ou peut être expulsé(e), à moins d'être idiot(e) ou de ne pas avoir le choix (i.e. pour subvenir à ses besoins), on a tendance à se tenir à carreaux. Malheureusement, depuis plusieurs années, malgré l'absence de corrélation effective, le discours sur l'immigration est complètement pollué par l'obsession sécuritaire. La faute en partie au fait que la politique migratoire soit attribuée au ministre de l'Intérieur, responsable donc de l'ordre et de la sécurité intérieurs. La faute aussi au fait qu'avec Sarkozy ou Valls par ex., le ministère de l'Intérieur soit souvent occupé par une personne médiatique et ambitieuse qui, à des fins présidentielles, veut jouer la carte du « premier flic de France » cherchant à éviter toute critique de laxisme. Le résultat en est que le discours tenu sur l'immigration est entièrement vu dans un aspect répressif, au contraire de la politique d'accompagnement que je prône. Le ministre actuel, Cazeneuve, n'est pas dans la surenchère sur la délinquance, mais médiatise beaucoup sur la guerre au djiadisme, ce qui peut créer une confusion fâcheuse s'il se met à parler de l'immigration. Une solution est donc de séparer l'immigration du ministère de l'Intérieur. La politique pourrait être prise en main soit par un ministre dédié (en cela, la création du « Ministère de l'Immigration » par Sarkozy et Hortefeux aurait été une bonne chose si ça n'avait pas été relié de manière scandaleuse – et idiote – à la question de l'Identité Nationale), soit par un haut commissaire, soit par le premier ministre, comme le proposait assez justement Jean-Marc Ayrault peu avant de quitter son poste.

Sébastien Picaud, 13 septembre 2014 à 22h15

Agir pour le droit de vote des extra-communautaires aux élections locales Il faut appeler au droit de vote des extra-communautaires aux élections locales. C'est d'abord admettre que, désormais, avec le vote des étranger(e)s de l'UE aux élections locales françaises, la citoyenneté à l'échelon local ou européen n'est plus reliée à la nationalité. C'est ensuite reconnaître l'implication dans la vie locale des personnes extra-communautaires, en tant que contribuables, actif(ve)s, parents d'élèves, membres d'associations ou militant(e)s, représentant(e)s aux comités de quartiers ou assemblées des extra-communautaires, etc. C'est comprendre que le vote est une marque de respect, et donc un facteur de paix sociale : lors des émeutes de 2005, plusieurs jeunes ont marqué leur frustration – et leur sentiment de mise à l'écart - de voir leur parents sans droit de s'exprimer électoralement. C'est refuser l'argument du vote communautaire, démonté par les études d'exemples existants aux Pays-Bas et en Scandinavie. C'est rappeler que les arguments contre le droit de vote des étranger(e)s (déstabilisation de la République, vote dicté par la religion, perte de poids électoral des personnes qui votent déjà, c'est-pas-le-moment, etc.) sont à peu de chose près ceux que martelaient jadis les opposants au vote des femmes. Certes, les partisans du droit de vote des personnes extra-communautaires aux élections locales n'ont pas la majorité au congrès, et lancer un référendum actuellement serait suicidaire. Mais est-ce une excuse pour ne pas lancer le débat, au niveau des citoyen(ne)s comme au niveau des parlementaires ? En effet, la gauche a la majorité à l'Assemblée Nationale et au Sénat, elle peut donc faire passer une loi en faveur du vote des extra-communautaires dans les deux chambres. Certes, pour être appliquée, la loi votée devrait attendre une révision constitutionnelle (par congrès ou référendum), mais cela lancerait la question et susciterait le débat. Sur ce sujet, des élu(e)s centristes et républicain(e)s, si on leur montre bien les vertus d'un tel vote (et la reconnaissance des primo-arrivant(e)s aux élections), pourraient se laisser convaincre. Comme souvent en matière d'immigration, les arguments contre sont facilement démontables, encore faut-il prendre le temps de le faire. Comme souvent en matière d'immigration, c'est la frilosité de la gauche qui signe la victoire de la droite et de l'extrême-droite. Et un débat bien lancé, de manière pédagogique, avec des exemples d'études, un habillage médiatique correct et non anxiogène (on peut rêver), n'aboutirait pas forcément, in fine, au rejet de la proposition par une majorité de la population.

Sébastien Picaud, 13 septembre 2014 à 22h11

Régularisations : pour un système à points Contrôles d'identité incessants, loi de l'arbitraire dans les préfectures, mises en doute de documents apportés, exigence de papiers impossibles à obtenir, impossibilité de travailler : tout est fait décourager les demandeurs(se)s de titres de séjour, au mépris d'un traitement juste du dossier. Pour contrer cela, le pouvoir discrétionnaire des préfectures doit être fortement limité et tout écart à la règle établie nationalement ne pourra être qu'en faveur du ou de la demandeur(se) ; tout contrôle d'identité doit s'accompagner de la délivrance d'un récépissé ; lors d'un doute de l'administration sur l'authenticité d'un document (ou sur le fait qu'un mariage n'est pas blanc par ex.), ce sera à l'administration de démontrer le faux et non à l'accusé(e) de prouver sa bonne foi – cela s'appelle la présomption d'innocence ; afin de lutter contre le dumping social inter-français, l'autorisation de travail doit être délivrée, de manière provisoire, au début d'une procédure de demande de régularisation ; il faut favoriser les visas pluriannuels et permettre aux personnes de sortir du territoire avec la garantie de pouvoir revenir tant que le visa perdure, ce qui leur permettrait de rentrer au pays et chercher du travail ailleurs. Il faut aussi réformer la question des critères d'obtention. Ceux-ci doivent être le plus clair et le plus précis possible, pour éviter toute perte de temps, tout malentendu, et toute perche offerte au pouvoir discrétionnaire. Mais il faut aller plus loin : beaucoup de dossiers sont refusés parce qu'un seul critère, minime, n'est pas rempli, tandis que tous les autres, plus importants, le sont. Bloquer toute demande pour un seul critère, pour lequel le document à apporter est parfois impossible à récupérer (tous les pays ne délivrent pas d'acte de naissance, par ex.), s'avère injuste. Pour éviter cela, il faut établir un système à points, comme c'est déjà le cas pour les renouvellements de titre de séjour au Canada : une liste de critères est établie (maîtrise du français, présence en France de membres de la famille, promesse d'embauche, temps de présence sur le territoire...), et un nombre de point est affecté à chacun de ces critères, selon leur importance ; le ou la demandeur(se) cumule les points, et dès qu'un seuil est dépassé, la demande est acceptée ; certains critères permettent de franchir le seuil à eux-mêmes (enfant scolarisé en France, promesse de CDD assez long, problèmes de santé ne pouvant être soignés dans le pays d'origine...), certains autres ôtent des points (délit mineur dans les dernières années), d'autres enfin empêchent toute demande (crimes grave, terrorisme...).

Sébastien Picaud, 13 septembre 2014 à 21h56

Immigration : passer d'une politique de répression à une politique d'accompagnement Le Parti Socialiste doit opérer un changement de paradigme, quasiment une inversion, et passer d'une politique bête, méchante et coûteuse de répression à une politique intelligente, sociale et économiquement plus solide d'accompagnement. Actuellement, surtout quand la droite est au pouvoir mais encore maintenant, tout est fait dans les préfectures pour compliquer la vie des demandeur(se)s : les longueurs administratives (véritables fabriques à sans-papiers, plus que toute frontière) empêchent les demandeur(se)s d'avoir un contrat de travail durant leur longue attente ; les préfectures usent d'un pouvoir discrétionnaire énorme pour refuser de manière abusive des demandes (inventant des clauses au fur et à mesure de la procédure, rendant obligatoire la délivrance de papiers impossibles à obtenir, exigeant des preuves difficiles à établir), ce qui multiplie les arbitrages au tribunal, souvent gagnés par le / la demandeur(se) mais après plusieurs années, ce qui engorge les tribunaux, monopolise inutilement des juges et de l'argent, et bien sûr maintient longtemps les gens dans un statut précaire ; une expulsion coûte aux contribuables 26 000 euros (selon Mediapart) et réquisitionne des forces de l'ordre (contrôles, rétention, sorties du territoire) qu'il serait plus malin d'utiliser contre l'insécurité, alors même que les expulsé(e)s reviennent. Tout ceci a un coût budgétaire important, mais aussi un coût social qui concerne tout le monde, car l'impossibilité d'avoir un contrat de travail incite au travail illégal, exploité, ce qui crée une tension dans le marché du travail non qualifié, tire les droits sociaux de tout le monde vers le bas, et s'apparente ainsi à un véritable dumping social inter-français. De manière générale, plutôt que d'opposer un refus dès le départ lorsqu'un critère n'est pas rempli, il faut intégrer la régularisation ou la naturalisation dans un processus d'accompagnement permettant à la personne d'obtenir ce critère. Par ex., plutôt que refuser une personne car elle ne maîtrise pas le français, il faut enclencher la démarche d'accueil, mais conditionner la validation finale au fait qu'elle s'engage à suivre des cours, et, évidemment, lui donner les moyens de le faire. Outre le fait d'être plus humaine (tout en continuant à lier l'acceptation d'une demande au remplissage de critères précis), une telle politique d'accompagnement est un vivier d'emplois pour le pays accueillant : formateur(trice)s, aides juridiques, assistant(e)s sociaux, interprètes, etc.

Sébastien Picaud, 13 septembre 2014 à 21h37

L'immigration : modifier le discours L'immigration n'est pas un problème, c'est un fait, d'ailleurs limité (180-200 000 personnes qui entrent en Français par an, pour 100 000 – pas toutes étrangères - qui partent, sur 65 millions d'habitants), et la question est de savoir comment le pays l'appréhende. Et la façon dont la France appréhende son immigration pose problème. Le discours médiatique a, dans la question de l'immigration, une part extrêmement importante. Très présentes à la télévision et dans les hebdomadaires, et relayées par des médias qui ne vérifient pas leurs dires, l'extrême-droite et la droite de l'UMP assènent leurs « vérités » (totalement déconnectées des réalités, et démenties par des statistiques et études ignorées), comme quoi une immigration de masse déstabiliserait la nation et la république, et, pour des raisons électoralistes, pour ne pas perdre ou regagner un électorat qu'elles ne regagnent pas, la droite républicaine et la gauche n'osent pas aller à l'encontre, perpétuent ce discours en essayant uniquement de le « républicaniser » ou le « gauchiser » (quand elles n'évitent pas de traiter le sujet pour ne froisser personne), et valident implicitement ces « vérités » en ne leur opposant pas les preuves de leur fausseté. De l’autre côté, les Verts ou une partie de la gauche tiennent un discours d'une part misérabiliste, en cantonnant les immigré(e)s comme des personnes à aider, ce qui les « essentialise » dans ce statut, et d'autre part irréaliste (hors-réalité) en appelant à des régularisations de masse, ce qui ne veut rien dire, une régularisation ne pouvant se faire que selon des critères bien définis et au cas par cas si on veut que justice existe. Il est donc du devoir du Parti Socialiste de tenir un discours propre à lui, construit autour de ses propres diagnostics et propositions, et de son propre vocabulaire, et non calqué sur le discours de droite et extrême-droite (même pour lui répondre ou le « gauchiser »). Cela passe d'abord par le simple rappel de la réalité des chiffres et des études (180 000 personnes entrantes pour 100 000 sortantes ; absence de corrélation entre immigration et délits – hors absence de papiers bien sûr ; flux migratoires dans le monde principalement entre le sud et le sud ; impossibilité de réduire fortement l'immigration car le seul levier de réduction suffisant réside dans les étudiant(e)s étranger(e)s, ce qui plomberait les universités françaises dans la compétition internationale...).

Sébastien Assailly, 13 septembre 2014 à 20h06

La Nation et ses Emblèmes ( la Marseillaise, le Drapeaux, notre Devise ) est ce qui nous lie entre Citoyen. Lorsque nous accueillons des personnes d'origine étrangère nous nous devons de leur donner ´les clefs ´ de notre République. C'est pour cela que la Cérémonie d'accueil dans les Préfectures est indispensable. La deuxième étapes doit être le droit de Vote accorde aux Étrangers Européens et Autres mais pour cela il faudra leur inculquer nos Règles Républicaines et être à leur écoute. Je pense aussi que la Cérémonie de remise de la Carte d'Electeur doit être généralisée dans toutes les Communes de France afin d'accueillir comme il se doit tout les nouveaux citoyen que sont les jeunes de 18ans. Voilà mon humble contribution sur ce sujet très important à mes yeux car il représente nos bases communes Celles de République et fait fis de nos différences hetnique, religieuse ou autre.

jean-claude perre, 13 septembre 2014 à 12h38

qu'est ce être français ? : c'est aimer la France et la respecter , respecter ses lois , son histoire . le Français comme l'étranger sur notre territoire a des droits mais aussi des devoirs , ils nous appartient comme socialistes de conserver les droits mais aussi de faire respecter les devoirs et la loi , c'est cela gouverner.....

Marie France Eymery, 12 septembre 2014 à 19h42

Il me semble qu’il est indispensable d’ouvrir le parti à tous : à toutes les populations issues de l’immigration et à toutes les classes sociales aux précaires aux chômeurs, avec une priorité aux jeunes (la jeunesse est au cœur du projet de FH, comme le consensus). Leur ouvrir le parti et surtout leur donner des responsabilités, nous sommes trop uniquement un parti de retraités et de fonctionnaires, un parti d’élus. Le vote des étrangers est une priorité.

Marie France Eymery, 12 septembre 2014 à 19h38

Soyons des militants de l’égalité entre les personnes, rassemblons nous avec tous ceux qui aspirent à une société ouverte, tolérante et humaine, essayons de transformer notre société en une société plus digne d’être respectée car l’homme a besoin d’être respecté, admiré par ses pairs, en ne perdant pas de vue que parfois la foule peut devenir dangereuse et que la bête rôde. Et surtout essayons au niveau du PS et de la représentation politique à plus de diversité Ne baissons pas les bras. Courage. Le PS doit non se déchirer mais débattre, accepter l’utopie et le rêve, le débat ressource, ce doit être un laboratoire d’idées. Je terminerai par cette phrase de Stuart Mill « Tout grand mouvement doit faire l’expérience de trois étapes : le ridicule, la discussion, l’adoption » Donc je garde espoir

daniel cuny, 12 septembre 2014 à 17h34

NON AU DROIT DE VOTE DES ETRANGERS QUEL QUE SOIT LE MOTIF. LE VOTE EST UNE ACTION TROP IMPORTANTE POUR LAISSER DES NON FRANCAIS S'EN SAISIR. POUR VOTER DANS UN PAYS QUEL QU'IL SOIT IL FAUT APPARTENIR A CE PAYS, C'EST UNE CONDITION TRES IMPORTANTE ET QUI PERMET A UN PAYS DE LE RESTER.

Bernard Gardé, 11 septembre 2014 à 9h47

Sur le vote des étrangers (je ne fais pas la distinction d'étrangers communautaires) , le PS à toutes les élections, le promet. Est-ce une simple promesse? Est-on incapable de tenir nos engagements? Doit-on attendre d'avoir les 3/5 du congrès? Est-ce que seul les élus de gauche voteraient cette proposition? Autant de questions qui prouvent notre immobilisme sur cette question. Évidemment, nous pouvons toujours dire que ce n'est pas la priorité du moment, mais en n'apportant pas de réponses à ce problème nous diminuons notre crédibilité sur l'ensemble de notre politique. Dans les droits de l'homme n'est-il pas écrit " que tous citoyens qui participent aux fonctionnements de la société peut y être représentés", alors qu'attendons-nous!

Dev, 09 septembre 2014 à 23h39

OUI au DROIT DE VOTE DES ETRANGERS non communautaires prouvant leur présence continue depuis 5 ans sur le territoire et n'étant pas privé de leur droit civique par jugement.

Dev, 09 septembre 2014 à 23h06

Oui à l'école obligatoire, gratuite et laïque de 3 ans à 18 ans. Oui à la suppression de la condition de nationalité française (ou européenne) pour passer les concours de la fonction publique. Car le service public est déjà rendu parfois par des personnes étrangères mais précarisées. Car le lieu de naissance n'est pas un talent et seul le talent doit être mesuré par les concours.

François Xavier Denni, 09 septembre 2014 à 19h06

Etre Français c'est parler la langue Française, l'écrire ou faire la preuve que l'on cherche à s'y former . C'est accepter les codes de notre peuple : laïcité, droits de l'homme, refus de la xénophobie et du racisme, attachement à la démocratie et participation aux scrutins ( qu(il faut ouvrir le plus largement possible), payer ses impôts et être attaché à la sécurité du pays, au rayonnement de sa culture et de son image dans le monde , être attaché à l'Europe et à la Francophonie et cultiver dans l'esprit et dans la lettre la devise de notre République : liberté - égalité-fraternité .

Hicham BOUJLILAT, 08 septembre 2014 à 11h55

Attention, République malade ! La crise économique que nous traversons a fait ressurgir une maladie cachée jusqu’alors dans les entrailles de notre Pays : l’absence de cohésion républicaine ! Le diagnostic est clair. Le sentiment d’appartenir à notre République n’est pas partagé par tous, Français ou pas. Les problèmes deviennent la faute de l’autre : le juif, l’arabe, le musulman, le Rom, le chinois, le noir, le Français « de souche », l’homosexuel. Les maux économiques et sociaux donnent le la à un défouloir de plus en plus ouvert, qui nous divise en plus de n’apporter aucune sérénité et clarté à la recherche de la solution aux problèmes que traverse notre Pays. L’affirmation de soi, comme valeur exclusive, prend le pas sur le fondement même de notre République. La « France » n’est pas raciste, dès l’instant qu’elle s’assume fière de son passé et riche de tous ses habitants. La France, tous ses habitants l’aiment ou veulent l’aimer dès l’instant qu’ils sentent leur appartenance culturelle, religieuse, sexuelle acceptée et respectée. Or, le problème se situe à ce niveau de tolérance. Connaître notre slogan républicain « liberté, égalité, fraternité » est une bonne chose, le lire n’est pas suffisant, le comprendre n’est pas cherché par tout le monde et l’appliquer encore moins. Nos institutions républicaines ont besoin d’être rénovées. Certes ! Mais la République dépasse ce cadre technique. Ses principes d’ailleurs personne ne les remet en cause. Mais Ils doivent être mis au service d’un projet de société humaniste avant tout. Cet humanisme revendiqué dans l’héritage de notre histoire commune n’est malheureusement pas un humanisme suffisamment appliqué. C’est ici que le rôle des socialistes est attendu. Il consiste à travailler notre conscience collective, d’investir le champ d’une éducation populaire qui donne toute sa place à un humanisme qui est la base même d’une société pacifiée. C’est lorsque notre pays s’acceptera et se respectera tel qu’il est qu’il pourra alors se réconcilier avec une conscience qu’il n’a jamais voulu accepter mauvaise par le passé. Le regard de l’autre sur l’autre se transformera alors en un regard de l’autre pour l’autre. Hicham BOUJLILAT Secrétaire de section

Aurélien Taché, 08 septembre 2014 à 11h40

En 2014, l’émergence d’une citoyenneté cosmopolite doit être l’horizon des socialistes. A l'heure du "village planétaire", penser le vivre-ensemble dans le seul cadre national est en effet obsolète. L’enjeu pour la gauche est de promouvoir une citoyenneté ouverte, qui ne reste pas enfermée dans le carcan de la nationalité. Le droit de vote des étrangers aux élections locales en est une parfaite illustration. Comment en effet parler d'"intégration" et justifier que des personnes qui vivent et travaillent dans une commune, soient totalement exclus de sa vie publique ? Dans un monde qui se "glocalise", une citoyenneté cosmopolite doit avoir une dimension locale, l’engagement 50 doit donc être tenu. D'autres initiatives doivent cependant voir le jour. Depuis la fin des années 2000, plusieurs communes se sont par exemple engagées sur la voie du service civique municipal. Il permet à chaque jeune de 16 à 25 ans, français ou non mais vivant sur le territoire de la commune, de s'engager sur une mission auprès des services de la ville ou d'une association. La mission est impartie pour une durée déterminée et assortie d'un certain nombre d'heures de formation civique, délivrée par une association d'éducation populaire. Chaque jeune qui accomplit son service reçoit ensuite la somme de 800 euros pour mener à bien un projet défini en amont (permis de conduire, BAFA...). Tous les jeunes sans distinction peuvent ainsi participer a la vie publique locale, et cela une vraie plus-value au vivre-ensemble ! Mais une citoyenneté cosmopolite doit aussi avoir une dimension supranationale. Les polémiques autour des populations Roms venus d’Europe de l’Est ont démontrés la nécessité de mettre en place une citoyenneté européenne réellement protectrice et émancipatrice. C'est en effet aux institutions européennes d'édicter des règles en matière de non-discrimination, de liberté de circulation et d'établissement, qui s'appliqueront aussi bien en France qu'en Roumanie. C'est à elles aussi de mettre en place des droits sociaux permettant aux citoyens européens de vivre dignement où qu'ils se trouvent sur le territoire de l'Union Européenne. Enfin, une citoyenneté cosmopolite est nécessairement une citoyenneté qui accepte et s'enrichit de toutes les cultures et les religions. La question de l’ « intégration » appelle une réponse très simple, qui est que l’ensemble des citoyens doivent respecter les lois de la République. Mais une fois cette évidence rappelée, toutes les cultures et les religions doivent aussi trouver leur place dans notre démocratie qui sans pluralisme, n'en serait pas vraiment une.

Jacques VUILLEMIN, 08 septembre 2014 à 9h49

depuis plus de 30 ans , le droit de vote des étrangers non communautaires divise la classe politique française.mais ce n'est jamais le bon moment.Toujours une bonne raison d'y renoncer. Pourtant il n'y a pas de bons ou de mauvais pour faire progresser la démocratie ou moderniser la vie politique Les principaux arguments pour s'opposer à ce nouveau droit relèvent de l'opinion , de la citoyenneté et de la réciprocité. En 1981 l'opinion n'était pas favorable à l'abolition de la peine de mort mais la gauche l'a fait , c'était une promesses, il fallait le faire. Des citoyens de l'union européenne peuvent voter aux élections locales, en outre des pays ont déjà ouvert ce droit à des non européens, a-t-on assisté à des votes communautaires. Non . alors. Quant à la réciprocité , c'est un argument peu digne de la France. Il fut une époque où la France donnait l'exemple aux autres nations. ce temps est-il révolu? je regrette la frilosité du gouvernement.

Youssef Idrissi-Ouaggag, 06 septembre 2014 à 22h01

La nation a-t-elle besoin d'être redéfinie? Un territoire limité par des frontière et partagé par des millions d'individus aux origines diverses. La France, terre d'accueil, a accueilli et continue à accueillir de nombreuses personnes qui ont quitté leur terre à un moment donné de leur vie. Ces personnes qui arrivent dans cet espace nouveau, qui a sa propre langue (souvent différente de celle du pays d'origine), ses propres règles, ses propres lois, etc., on se doit de les accompagner. La République ne doit pas leur laisser le sentiment qu'elle les abandonne à leur propre sort. On doit leur faire comprendre qu'adopter d'autres valeurs ne signifie pas forcément couper les ponts avec ses racines, sa culture, ... Il en va de même avec les enfants de l'immigration qui, selon la ville, le quartier dans lequel ils vivent et évoluent, ont parfois le sentiment d'être délaissés. La France, mère Patrie, les aurait-elle laissés tomber? Il faut que chacun se sente valorisé et sente qu'il a quelque chose à apporter à cette société.

jean-pierre, 06 septembre 2014 à 16h46

la nation se définit par la population vivant à un instant T sur un même territoire régi par les mêmes institutions mais selon une histoire commune faite d'histoires individuelles particulières ayant abouti à ce qu'elle est aujourd'hui (natio = naissance d'une même portée au sens propre mais ici au sens figuré synchronique et non génétique). L'intégration nécessite une approche différente selon qu'il s'agit de nouveaux nationaux (qui doivent se sentir chez eux malgré leur origine différente) ou d'immigrés de passage (qui doivent se sentir accueillis sans exiger d'eux qu'ils fassent partie de la nation mais qu'ils en respectent les règles).

Mouloud, 05 septembre 2014 à 18h05

A propos du droit de vote des ressortissants extra-communautaires. Est-ce une préoccupation des français ? Y a-t-il eu un sondage à ce sujet ? Est-ce une préoccupation des ressortissants extra-communautaires eux-mêmes ? Je suis de nationalité algérienne, arrivé en France en 1990 et ayant acquis la nationalité française en 2003. Je n’ai jamais entendu un maghrébin dire que, voter en France, était pour lui une préoccupation, je n’ai même jamais entendu un maghrébin évoquer ce sujet. Pourtant je fréquente régulièrement les maghrébins : je vais souvent prendre un café ou manger dans une gargote à Barbes ou à Belleville ; à une époque j’allais souvent rendre visite à un ami qui habitait un foyer Sonacotra ; j’ai pas mal de cousins et cousines dans toute la France arrivés récemment ou en France depuis plusieurs décennies; je pars au moins une fois par an en Algérie, …donc je ne suis pas du tout coupé de ce milieu … Les marocains auront le droit de voter en Espagne lorsque le parlement marocain aura ratifié la réciprocité. Il faut aussi mettre fin au concordat en Alsace-Moselle et redéfinir les jours fériés

Virginie Martin, 03 septembre 2014 à 21h16

Nation et intégration : deux termes qui interpellent notre conception du modèle républicain. En effet, ce dernier est souvent présenté comme un remède universel. Ce dernier est représenté comme une solution universelle à tous nos maux, notamment quand il est question d’intégration. L’individu doit se fondre dans la République, s’y conformer et par trop y adhérer. Cette « République à la française » manque certainement de capacité à s’assouplir face à un monde qui bouge, un monde plastique, voire liquide. Notre modèle, au contraire, forge l’idée d’une France homogène, fixe : réifiée. Or, les idéaux de cette unité républicaine se heurtent à toutes sortes de discriminations et finalement la République est largement mise à mal. Il existe un hiatus entre cette unité républicaine fantasmée – a-t-elle existé ? – et des individus devenus complexes. Le modèle républicain, en raison de sa situation surplombante, ne semble pas toujours repérer ces évolutions. Des évolutions portées par des individus qui s’inventent perpétuellement, ont des identités multiples : s’émancipent en quelque sorte. Les identités se cumulent, rendant quasi insaisissable cet individu qui vit dans un monde 2.0 et où le mur de Berlin n’existe plus. Ce monde modifie nos appartenances. Ce point est crucial pour notre modèle républicain et l’intégration à ce dernier. Celui qui migre aujourd’hui ne ferme plus la porte sur son passé, et n’a peut-être pas le désir de répondre à l’injonction d’intégration voire d’assimilation. Celui qui immigre en France aujourd’hui, peut continuer à faire vivre son identité originelle : les technologies et les frontières ouvertes permettent de garder le contact avec un « avant » qui n’en est plus vraiment un. Pourtant, la République reste sourde et, face à une éventuelle résistance devant l’injonction d’intégration. Le mot communautarisme est brandi. L’individu contemporain s’est en partie émancipé de ses allégeances. Le paradigme de la domination prend l’eau, l’individu s’approprie les injonctions, y résiste. Gouverner des individus réflexifs n’est pas si facile, alors la République se crispe et ordonne que l’on s’y soumette. L’affaire est complexe, mais il est temps de repenser certaines de nos conceptions de l’Etat, de l’Etat nation et bien sûr de notre modèle républicain. Sans cela, nos réponses à la complexité et aux métamorphoses actuelles ne seront que crispations et résistances. Autant de crispations qui finiront par légitimer des dérives bien plus radicales, populistes, voire extrémistes. Il est donc urgent de porter dans l’espace public un autre souffle : celui d’un modèle républicain assoupli.

jacques VUILLEMIN, 03 septembre 2014 à 17h55

Il faut relire le texte de la conférence d'Ernest Renan lu à la Sorbonne le 11 mars 1882. la nation c'est 2 choses qui n'en font qu'une , l'une est le passé , l'autre le présent; L'une est la possession commune de souvenirs; l'autre consentement actuel de vivre ensemble. A l'époque on ne parlait pas d'intégration, mot affreux en forme de stigmatisation. parler d'intégration s'agissant de jeunes citoyens français , nés en France, c'est reconnaitre leur marginalité, admettre qu'ils sont en dehors, qu'ils ne sont pas Français comme les autres. qu'ils soient bacc+ 5 ou en échec scolaire ils partagent le même destin fait de promesses non tenues, d'échecs d'exclusions, on leur demande plus qu'aux autres; Pour eux les barrières à franchir sont plus hautes. Pour eux l'égalité des chances est un leurre. la république n'a pas tenu ses promesses à leur égard. Pour les français venus d'ailleurs la France c'est la terre qu'ils ont choisie pour vivre, travailler, fonder une famille, partager et vivre avec les autres. C'est le désir de vivre ensemble de Renan. être Français c'est adhérer aux valeurs de la république, c'est la culture commune.C'est croire que la vocation de la France , terre des droits de l'Homme, n'est pas éteinte et qu'elle continue d'éclairer le monde . Un mot sur le droit de vote des étrangers pour regretter la frilosité du gouvernement; Il est des moments dans la vie politique où il faut faire preuve d'audace .

Anonyme, 03 septembre 2014 à 10h13

Comment en 2014 on se pose cette question être français? Je suis française d'origine, j'ai 57 ans et je connais mal la marseillaise disons que la marseillaise et "la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas." J'ai du respect pour les lois de la république, pour la fraternité, pour l'aide envers autrui ect... Quand je vais dans un autre pays je suis également respectueuse ce qui n'est pas le cas de tous les français d'origine comme moi. Comment remettre au centre le respect qui est la fierté d'une nation? Ou est la place du respect dans la haine? Comment se sentir respecté lorsque les inégalités s'imposent? Ok il n'y a pas de travail pour tous mais alors pourquoi on trouve de l'argent pour sauver les banques je veux bien entendre que cela sauve quelques emplois mais lorsqu'elles font du bénéfice pourquoi l'état ne se fait-il pas rembourser au moins une grosse partie qui permettrait de financer des postes dans le public (hôpitaux et écoles) ou il y a des manques certains. J'ai été licenciée à 54 ans d'un salaire de 17OO£ net je suis passée à 670£ NET pour un 20 heures par mois en CDD. Il est difficile de se respecter et de respecter dans ces conditions face au monde de fric qui nous entoure. C'est une dérive de voir en l'autre le mouton noir, Le problème est ailleurs et a toujours était autre. La politique du pouvoir a toujours était de diviser et c'est cela qui faudrait changer. Je souhaite que la France reste une terre d'accueil avec pour vecteur le bien vivre ensemble. Ceux sont des mots mais comment faire dans un monde ou le profit est vénéré et l'humain réduit à l'état de non humain. Cordialement

Habib PS, 02 septembre 2014 à 21h49

Si nous acceptons le fait que la société française est traversée par une crise, la crise en elle-même est une étape du bouleversement, un affrontement entre l’individu et son environnement social et politique. Certainement, il y a une crise au niveau économique mais surtout au niveau des valeurs de la République, ce qui explique la révolte silencieuse d’une jeunesse livrée à elle-même. Cette révolte née de la rencontre de ce jeune français en formation et une France qui ne peut plus donner sens à sa vie. Le jeune Français, marginalisé n’est ni sujet ni acteur, car pour exister en tant que tel, il va avoir besoin de liberté et de reconnaissance. On ne peut avancer avec des français à plein temps et d’autres à mi-temps. La démocratie n’est pas une notion fourre-tout, elle fait partie de la culture et dans chaque culture il y a des cultures. Les mentalités qui ont émergées lors de la dernière campagne présidentielle sont fermées à l’égard de « l’Autre différent ». La démocratie c’est accepter cet Autre différent, accepter les croyances et les non-croyances. Si la majorité des anthropologues culturalistes croit en la possibilité et en la nécessité de reconstitution d’une culture commune à tous les membres d’une société : pourquoi les Français refusent-ils d’adhérer à un noyau culturel commun qu’ils peuvent transmettre aux générations suivantes ? L’enfermement identitaire qu’adoptent certains ne garantit pas pour autant à n’importe quelle identité revendiquée de demeurer la même en excluant l’autre, de même qu’on ne peut avancer en refusant l’autre. Toute politique qui prend des formes de retour identitaire (menant au repli s’auto- satisfait) est négative. Le changement n’aura pas de valeur s’il se donne aussi comme priorité l’opposition à l’histoire. Actuellement on parle de fracture culturelle qui s’est traduite sur le terrain par une rupture civique de confiance. Pourquoi ? Parce que l’école a cessé d’être considérée comme le vecteur de transmission des normes et des valeurs pour être plutôt considérée comme prestataire de service [Robert BALLION]. Elle passe progressivement d’un rôle d’institution mère, chargée de former le citoyen à un rôle de service public, dans le sens d’être au service du public qui lui donne davantage une posture de prestataire de service. On est tous conscients du déséquilibre culturel et linguistique que vivent les jeunes d’origine arabe et africaine. A travers un travail éducatif et culturel on peut aider ces jeunes à trouver les identifications nécessaires afin de se projeter dans l’avenir au lieu de s’enfermer dans des coquilles identitaires qui ne leur apportent que stigmatisation et rejet.

Yohan Leroy, 02 septembre 2014 à 14h14

Aujourd’hui, il est un absolument intolérable que le FN s’accapare des questions de l’intégration et de la nation. De plus, ce mouvement national-populiste a été ouvert par les propos de l’UMP durant le dernier quinquennat et surtout la tentative de Nicolas Sarkozy de vouloir doubler par sa droite Marine Le Pen. Il n’y a que la gauche dans son ensemble et le PS en tête pour lutter contre cette dérive extrémiste. Comment ? Dans notre histoire républicaine, il n’y a pas que la langue (nous ne sommes pas des Allemands) qui ouvre la porte à la nationalité Française. Pour se sentir Français et se revendiquer comme tel, il faut surtout pouvoir s’épanouir en France. Pour cela, il faut avoir un emploi et redresser la situation économique exécrable pour les Français du quotidien. Sans cette condition indispensable, le sentiment d’appartenance à la citoyenneté Française ne pourra que se dégrader. Le PS doit impérativement traiter des questions d’intégration avec le plus grand sérieux et la plus grande efficacité. Par exemple, la problématique migratoire (juste et cohérente) doit être un fer de lance du renouveau socialiste. A l’intérieur de notre pays, il faut combattre tous les propos xénophobes, racistes, antimusulmans et antisémites. Pas de place à ce genre de délires dans le pays de la laïcité. Aujourd’hui, pour être pleinement Français il faut que le PS réussisse ou là ou tous les autres partis politiques ont échoué, c'est-à-dire relier le peuple Français à la politique. Et pour cela, il faut que nous nous adressions avec simplicité et sans tabous aux Français en utilisant un discours politique, économique, social et sociétal accessible à tous.

Anonyme, 01 septembre 2014 à 22h30

La notion de nation n'est pas forcement, comme on voudrait le faire croire a d'autre desseins, une chose frappée du sceau du diable ! Peut etre même au contraire, la nation est aussi la garantie de la liberté de chacun, face a d'autres peut etre qui ne les garantissent pas. Je n'imagine pas un monde sans diversités culturelles, économiques, politiques même. un monde parfait pour des marchands toujours plus avides, un gout universel, des lois universelles faites par des politiciens tout autant mégalos, et des religieux encore plus fanatiques. la nation peut être et doit être un rempart contre cette démesure, voire un exemple.. Il y a des pays ou la nation n'est pas synonyme de terre du diable. les américains sont d'abord des Americains quels qu' ils soient malgré leurs différences et leurs problèmes. Les anglais commercialisent leur drapeau sur des bibelots et t shirts ! Et nous en France on a honte (avec raison) des qu'on voit les 3 couleurs sur une affiche. Certains disent que ce sont les gens qui font le pays, a lère d'aujourd'hui je n'en suis plus sur Je crois que c'est plutot nos lois , et que ceux qui les aiment et les respectent, de toutes origines, nous rejoingnent ou en prenne exemple.

Anonyme, 01 septembre 2014 à 21h04

La nation doit être mise au coeur de notre société. Faire parti de la nation nécessite des règles, des comportements envers les autres. L'application de la loi est une obligation. S'y soustraire est malheureusement trop souvent la règle. Notre slogan Liberté, Egalité, Fraternité est de plus en plus malmené. Il en résulte des incompréhensions qui finissent par faire le jeu des partis extrêmes. C'est le danger qui nous guette. Les inégalités sont les maux de notre société. Elles confortent les idées extrémistes, religieuses, anarchiques. Il faut imposer la laïcité pour contrer les dogmes.

Benjamin Leclère, 01 septembre 2014 à 15h38

La question de l'intégration est un enjeux majeur de la France d'aujourd'hui, source de division et d'inquiétude pour bon nombre de français. Le Parti Socialiste (et la gauche dans son ensemble) s'est poignardé lui-même en dressant ses propres tabous, en refusant toute parole forte de peur d'attiser les polémiques. Une partie de la gauche chante encore, de ça de là, les louanges du multiculturalisme à l'anglo-saxonne, soi-disant vecteur de tolérance. Or, il s'agit surtout d'une fausse tolérance, d'un refus non-dit de l'unité du peuple français, par delà l'individu et ses particularisme, d'un appel à la ghettoïsation et au repli des communautés. Le PS ne pourra retrouver une place crédible dans le débat publique qu'en retrouvant son engagement de toujours: la laïcité, comme libération des individus face à l'obscurantisme religieux et comme recherche du vivre-ensemble. Camarades, pour sauver la France du péril xénophobe qui guette, retrouvons la voie de la République dans ce qu'elle a de plus fondamental. Soyons inflexibles et courageux pour réunir chacun, quelque soient ses origines, sa religieux, son sexe ou son orientation, derrière notre merveilleux drapeau! Défendons l'école républicaine dans ses élans laïques et égalitaires! Les bras de Marianne sont suffisamment ouverts pour nous accueillir tous et toutes!

Anonyme, 31 août 2014 à 19h39

Le PS doit absolument se ressaisir de la politique d'intégration. Il faut porter un discours fort face à la montée de l'intolérance et de la xénophobie. La première urgence est de tenir enfin une vieille promesse :le vote des étrangers aux élections locales. C'est une mesure forte, symbolique, qui devrait être une priorité, malgré les difficultés. Il faut poursuivre les réflexions sur une intégration qui allie tolérance des différences et construction d'un socle commun, qui passe notamment par l'école, par l'apprentissage à tous les âges de la république française et une laïcité du respect (et non une lutte contre les religions). La gauche porte une grande responsabilité à avoir un discours fort sur l'accueil des immigrés et l'intégration qui n'est pas l'assimilation mais l'apprentissage de valeurs communes que porte notre devise "Liberté, Egalité, Fraternité". La défense des droits des immigrés devrait être poursuivie : les immigrés, qui ont choisi la France, sont des citoyens comme les autres, c'est avant tout cette égalité des citoyens qu'il faut promouvoir. Il faut lutter contre une citoyenneté à deux vitesses que promeut la droite, sous prétexte d'origines : si la France appliquait cette discrimination, peu de Français auraient une citoyenneté pleine, puisque plus d'un Français sur 4 est issu de l'immigration à 1 ou 2 générations ! réaffirmons la diversité comme une richesse et donnons lui des outils symboliques.

Patrice Gohier, 31 août 2014 à 12h55

Il y a un débat que nous n'engageons pas avec nos partenaires européens, c'est celui de la laïcité. Et nous ne l'engageons pas parce que nous sommes nous-mêmes, français, gênés aux entournures par ce débat : sommes-nous véritablement une République laïque ? La réponse, hélas, est « non ». Pourtant, d'une certaine manière, la loi de 1905 a clos l'épisode de la Révolution française : ce qui avait jusque là subsisté de l'ancien régime dans la république était effacé : la raison seule commandait à l'élaboration des politiques, l'influence de la superstition cessait de s'exercer sur l'État. Et c'est seulement à partir de cette Loi que pouvait réellement s'exercer la citoyenneté française, que pouvaient s'intégrer à la République toutes les origines, toutes les croyance et toutes les libertés de penser : l'intégration de toutes et tous au corps de la nation passait par la stricte séparation des croyances privées et de la définition de la communauté nationale. Seulement pour intégrer la totalité de ceux qui le souhaitent au sein du peuple français, il faut de la clarté, de la constance dans la décision. Or la république, qui ne « salarie aucun culte », bégaie sa laïcité : tout croyant peut se référer au Concordat pour montrer l'hypocrisie de l'État, qui continue de payer la rémunération et l'entretien des clergés Alsacien et Lorrain ! Pour réussir l'intégration – voire l'assimilation –, la République doit instaurer un acte II de la laïcisation de l'État : mettre fin au concordat et aux exceptions, en finir avec le double-langage des vœux au communautés religieuses, puisque selon la Loi elle ne les « reconnaît pas ». Puis l'État doit exporter le concept de séparation des croyances et des politiques, afin qu'aucun citoyen européen ne soit considéré comme sous-citoyen du fait de ses croyances. Et qu'aucun athée ou incroyant ne contribue à financer sur ses impôts un culte quelconque. Cela semblera anecdotique aux monomaniaques de l'économie, de l'entreprise et de la finance. Pourtant c'est le catalyseur à partir duquel il sera possible de réaliser une véritable citoyenneté Européenne. Sans cela, il n'y aura jamais de « communauté européenne ».

Anonyme, 31 août 2014 à 11h27

La porte d'entrée de la nation est la nationalité et doit le rester. Pas de droit de vote aux étrangers car cela ne contribuera en rien à leur sentiment d'intégration et ne combattra pas le racisme ordinaire bien au contraire. Il faut être exigent envers ceux qui arrivent tout en les aidant. Cours de maîtrise de la langue obligatoire + cours de citoyenneté afin d'expliquer les grands traits de la culture française. Aide sous forme de coupons qui donnent accès à la culture (cinéma, théâtre, bibliothèque) et/ou aux vacances dans le pays afin qu'ils le découvrent plutôt que de rentrer au blaid dès que possible. Un accès à la nationalité délivré après un test simpliste mais qui exclue les illettrés. Être intransigeant sur l'égalité homme femme, la laïcité, le respect de la loi (culture française). Après si on veut réellement intégrer les étrangers (réellement!) et je pense que beaucoup préfèrent les laisser dans leur coin même à gauche; il faut: Forcer le mélange là où il ne se fait pas avec une politique urbaine anti ghetto et anti cité + une carte scolaire qui permette la mixité sociale et culturelle + interdiction des écoles privées pour éviter les écoles - collège -lycée ghettoïsés. L'école fait déjà beaucoup et c'est souvent pour certains le seul endroit où on leur parle de la France. L'école ne peut pas tout. Après, il faut permettre aux gens d'avoir leur double culture, notamment religieuse tant qu'ils respectent la laïcité. Tant que le financement est privé, il faut permettre la construction de mosquées digne de ce nom par exemple.

Philippe Rodriguez, 31 août 2014 à 9h25

La Nation dans le cadre européen est à redéfinir. IL est primordial de faire comprendre qu'une nation n'est pas la somme des individus mais que ces individus ont un destin commun. Là est la grande difficulté. Quel destin aujourd'hui pour la nation? Le bien-être? La paix? L'équité? Cette définition est importante car c'est la seule à pouvoir servir de base à l'intégration. Ce n'est pas une culture figée et prétendument hermétique aux autres cultures qui fonde cette nation. Les Français ont un héritage mais croient ne pas avoir d''avenir. Trop de personnes se sentent, à tort ou à raison, abandonnées par la République. C'est un nouveau pacte entre Français qu'il faut fonder au sein du cadre européen.

STARBUCK, 30 août 2014 à 23h32

Qu'est-ce qu'être français : Connaître l'histoire de la France et surtout sa période révolutionnaire, ses périodes de révoltes, de guerres et de résistances et en être fier. Connaître et pouvoir au moins chanter le premier couplet et le premier refrain de la Marseillaise, son histoire et en être fier. Aimer les 3 couleurs de notre drapeau, son histoire et en être fier. Aimer la devise de notre pays : "Liberté, Egalité, Fraternité", son histoire et en être fier. Comment réaliser l'intégration des populations immigrées : leur apprendre tout ce qui précède et qu'ils en soient fiers. Notre culture commune doit être la défense de nos libertés fondamentales, de notre culture laïque (quel que soit notre religion ou notre athéisme où les dogmes religieux que nous suivons), la défense de notre démocratie, de notre République.

PERLE MARIN, 29 août 2014 à 19h46

En essayant d'expliquer aux immigrés qui arrive en France comment s' integrer dans la population française!!Leur expliquer la culture française la langue et le vivre ensemble!!

Anonyme, 29 août 2014 à 19h22

Etre français c'est respecter les valeurs républicaines et surtout la laïcité. L'école doit permettre le lien social et l'égalité des chances partout sur le territoire. Pas de signe religieux à l'école ou à l'université, la religion c'est du domaine personnel pas d'exception. Le communautarisme c'est développé là où l'Etat a failli.

Aurélien Taché, 29 août 2014 à 17h23

Alors que les progressistes devraient voir la mondialisation comme une chance unique d’une transformation sociale globale, qui potentiellement pourrait toucher l’humanité dans sa totalité, elle est encore trop souvent perçue comme un phénomène négatif par la gauche et les socialistes. La principale raison de cet à priori de défiance est la confusion qui porte sur sa nature : La mondialisation ne pourrait être qu’économique et serait donc forcément néolibérale. Les grands défis auquel le XXI ème siècle devra faire face, qu’ils soient économiques, écologiques ou sociaux supposeront un transnationalisme que seule une pensée proprement « cosmopolitique » permettra de faire émerger. Le cosmopolitisme, tel qu’il a notamment été redéfinit par le sociologue allemand Ulrich Beck, permet en effet d’offrir une grille de lecture progressiste qui dépasse les cadres nationaux, aujourd’hui souvent obsolètes pour élaborer des politiques publiques pertinentes. La fin du « nationalisme méthodologique » pourrait d’ailleurs sonner la fin du nationalisme politique. L'interdépendance planétaire à laquelle conduisent les dangers écologiques, la globalisation économique ou les menaces terroristes a en effet permis l’éclosion de logiques transnationales fortes et d’une opinion publique mondiale consciente de la nécessité de dépasser l’Etat-nation Pourtant, le Politique est toujours absent de la table de la mondialisation. Pire, une certaine partie de la gauche pourrait se laisser tenter par le repli national, notamment en matière économique, ou certains voient dans le protectionnisme un horizon possible. Reculer pour mieux sauter, en somme. L’internationalisme est la seule voie économiquement efficace et socialement juste. Des droits sociaux européens et une régulation internationale de la finance pourraient être le premier grand combat « cosmopolitique »de cet ordre nouveau. Enfin, si le grand saut fédéral doit être effectué au niveau européen sans plus attendre, l’horizon cosmopolitique doit dépasser les rives nord de la méditerranée. La création d’une communauté euro-méditerranéenne des énergies renouvelables et l’intégration des universités du Maghreb au programme Erasmus pourraient en effet être les deux premières pierres d’un partenariat euro-méditerranéen renouvelé, seul à même de formaliser une alliance des civilisations à la hauteur des enjeux de la mondialisation.

Agathe, 29 août 2014 à 16h58

Véritable mesure d'intégration, le droit de vote des non-Européens aux élections locales doit aboutir !

JDOU, 29 août 2014 à 16h51

La volonté d’une société multiculturelle où chaque individu trouverait sa place, pose par essence la question de l’intégration. D’aucuns pensent que la question de l’intégration se pose sous le prisme de l’absorption par la population arrivante de la culture du pays d’accueil. Or, une société multi culturelle intégrée ne peut être envisagée comme un lissage des cultures, ou celui de l’effacement de cultures au profit d’une autre majoritaire et plus ancienne mais bien au contraire de la volonté d’intégration d’individus aux cultures multiples, unis par un même passé, partageant la volonté d’un avenir commun. Nous devons être les acteurs d’une communauté de destins multiculturelle intégrée. Ainsi l’intégration doit passer par la participation de tous à la vie publique et démocratique. Nous devons lutter non pas pour une citoyenneté au rabais mais pour la facilitation de l’accès à la nationalité Française dans ces droits comme dans ces exigences. Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, il faudra envisager la possibilité de former les futurs citoyens à la citoyenneté et au fonctionnement des institutions de la République et de la nécessité de la participation de tous et chacun. De même que l’Histoire des religions et l’histoire des cultures devra être enseignée dès le plus jeune âge afin de permettre une conscientisation aux autres.

Clemence, 29 août 2014 à 16h48

Parallèlement à l’accessibilité équivalente entre ressortissants communautaires et extra-Union Européenne aux droits civiques (droit de vote et éligibilité), il convient de permettre à ceux-ci, dans le cadre de leur mandat d’élu local, de leur octroyer la plénitude de ces mandats : notamment le vote aux élections sénatoriales et la délégation de pouvoir.

Simon.M, 29 août 2014 à 16h14

Nous attendons toujours la mise en place du droit de vote pour les étrangers ! Mesure phare du projet présenté par François Hollande aux français en 2012, le droit de vote pour les personnes de nationalité étrangère aux élections locales se fait toujours attendre. C’est pourtant bien la volonté d’intégrer à la vie de la cité des personnes qui vive, travaillent et participent à l’effort collectif en France depuis des années, qui doit primer sur les tentatives d’intimidation initiées par le droit sur ce sujet. Alors n’enterrons pas le projet !

20ansauPS , 29 août 2014 à 16h14

Merci beaucoup pour cette initiative de monsieur cambadélis. J’esp ère que le PS est sincère quand il demande aux gens de prendre la parole. Je pense que mon texte n’est pas dans « la ligne » car il touche à une question sensible et qui peut susciter des critiques nombreuses mais j’espère qu’il sera publié. Dans nos prises de positions, y a un truc qui a jamais été clair sur notre rapport à la nation ou la république. Je suis pas un défenseur des républicains au sens de l’ordre ou de l’autorité mais reconnaissons que il y a un grand flou dès qu’on parle de l’attachement à la nation. Bon maintenant on chante la marseillaise en meeting mais encore ? Si on ne né pas français mais qu’on le devient, quels outils sont portés par la gauche pour faire vivre le lien de chacun avec la république ? En fait pas grand chose. Et cela laisse d’ailleurs à la droite la place pour nous critiquer et dire que nous ne défendons pas assez la république. Pourquoi ne pas travailler à un service civique ou militaire obligatoire ? Quelle est la position du PS dessus ? Bien sûr l’idée n’est pas de remettre en place un service militaire d’ancien temps mais pourquoi ne pas se positionner pour un service civique obligatoire ? Ce pourrait être une revendication des élus socialistes et pourquoi l’objet d’un référendum. On le sait face à la difficulté du vivre-ensemble, face aux consumérismes, face à l’individualisme, il serait précieux de pouvoir proposer quelque chose aux jeunes qui permettent de partager des valeurs, de sortir du tout marché, d’avoir un lien avec la république et d’assurer du mixage social. Mais si on veut vraiment que ce service fonctionne, il ne peut être qu’obligatoire. Sinon il n’y aura pas de réciprocité, pas d’universalité. Ce service obligatoire défendu par le Parti socialiste pourrait permettre de faire vivre la République mais aussi de pouvoir mener des missions utiles à la société ou aux inégalités qui existent ailleurs dans le monde. Voilà une prise de position courageuse, utile et qui viendrait incarner la vision qu’à le camp socialiste de la nation. C’est un acte contre le consumérisme. Et c’est ce que doivent défendre les jeunes socialistes. On pourrait imaginer de faire de ce service obligatoire, le cœur d’un réseau d’actions pour l’éducation populaire ou pour des missions humanitaires. Ou encore d’aide aux devoirs. Ce serait aussi l’occasion de faire partager des valeurs (écologie, respect des autres) et des compétences (possibilité de passer son permis, d’aller à l’étranger…). Ce peut être aussi à terme un truc qui pourrait être proposé à l’Europe ?

Je contribue sur le thème "Comment définir la nation aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’être Français ? Comment réaliser l’intégration des populations immigrées ? Que transmettre aujourd’hui ? Quelle doit être notre culture commune ? Comment la République une et indivisible répond-elle aux attentes des territoires métropolitains, périurbains, ruraux ? La France puissance d’influence, est-ce la référence ?"

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