Thème n°7

Transformation et mondialisation

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Comment agir dans la mondialisation ? Quels espoirs, quelles menaces ? Quelles régulations ? Une gouvernance mondiale est-elle concevable et comment la faire advenir? Quels sont les formes et les moyens d’un véritable universalisme ? Doit-il fonder un nouvel internationalisme ?

212 contributions pour alimenter la réflexion

La Relève (sensibilité du Mjs), 08 novembre 2014 à 23h36

Par ses interventions militaires au Mali ou en Centrafrique, la France a assumé, seule, la sécurité de l’ensemble de l’Union Européenne et une mission de lutte contre le terrorisme. Par ce volontarisme, François Hollande a tiré les leçons du conflit syrien où, faute d’être intervenus à temps, les obstacles à un retour à la paix apparaissent aujourd’hui insurmontables. Mais ces opérations militaires, essentielles à la protection des populations contre les menaces de développement de groupes de combattants incontrôlables, sont aussi une démonstration du renoncement de l’Europe à assurer cette mission. L’Union Européenne, sa représentante Catherine Ashton, les Etats-membres, la Commission, aucune de ces institutions n’a su dessiner les contours de la nécessaire politique militaire commune et ouvrir les portes à une armée européenne menant conjointement des opérations de maintien de la paix. Cette destinée ne saurait pourtant rester éternellement un projet. Or, si les voix se sont multipliées pour rappeler à juste titre que « l’Europe, c’est la paix », l’intégration en matière de politique extérieure commune militaire ou diplomatique est aujourd’hui au point mort. En conséquence, il nous faut aujourd’hui renouer avec le principe qui a justifié la création de l’Union européenne : la paix et la sécurité. Des gestes forts sont attendus, pour bousculer le conservatisme ambiant en la matière d’abord, pour remettre en marche la politique des petits pas surtout. Et pour cela, François Hollande doit désormais être ferme. Puisque la France investit massivement pour la sécurité de l’ensemble des citoyens de l’Union, les dépenses engagées à cette fin doivent être exclues du calcul des 3% du déficit public. L’Union n’aurait alors plus le choix : soit elle assume de déléguer à un seul État membre une mission essentielle, soit elle prend acte de ses importantes carences, entame dès à présent la mutualisation de ses moyens militaires et ouvre la porte à des opérations communes, donnant corps à l’idéal européen. Et si la défense de l’Union européenne, c’était maintenant ?

Section PS de Massy, 08 novembre 2014 à 22h33

Nous n’avons qu’un seul ennemi, c’est la finance… de la spéculation. Le cercle vertueux du financement de l’industrie peut assurer un rôle constructif pour la société par des placements sains, des attentes raisonnables, une couverture décente des risques et des marges modérées. Nous incitons les investisseurs à utiliser les outils de la mutation écosensible des vieilles industries, pour une évolution de la France vers une économie plus sociale, solidaire et écologique mais surtout moins avide. Nous rejetons la finance des bulles spéculatives, fondées sur des produits si exotiques que peu les comprennent, que très peu les maîtrisent et que personne ne les contrôle. L’exigence de rendements irréalisables porte en soi le germe de la décadence, de l’excès qui a mené aux récentes crises du crédit et des marchés des changes. Les pertes de cette finance doivent-elles être couvertes par la Communauté, quand ses gains, eux, restent bel et bien privés ? Les organismes auditeurs qui valident les actions des banques et des assureurs peuvent-ils continuer à avoir comme principaux actionnaires ces mêmes banques et assureurs ? Les fonds de pension peuvent-ils prendre en otage l’agriculture biologique, les industries d’avenir et les services aux personnes par des exigences de retour si rapides et importants qu’ils les tuent ? Laisserons-nous subordonner notre volonté démocratique à celles des oligopoles sous prétexte de critères macroéconomiques technocratiques ? La régulation des marchés que nous appelons de nos vœux est celle de la transparence des activités, de la maitrise des outils financiers, et du contrôle indépendant Le Parti socialiste doit se saisir de ce sujet et organiser la réflexion car être socialiste c'est se situer dans le rapport de puissance de la société face au système financier. Par exemple, proposons enfin la séparation des banques de dépôt et les banques d'affaire, le gouvernement affirme avoir obtenu le maximum mais le Parti socialiste doit œuvrer à amplifier cette proposition. Il doit aussi organiser le débat autour de la finance. Définir ce que signifie combattre cette finance de la spéculation et inviter les militants à participer à la réflexion sur les solutions à apporter. Organiser aussi des débats avec nos partenaires de gauche ou des collectifs comme Roosevelt 2012. Promouvoir des nombreux ouvrages d'économistes qui n'ont pas la faveur des médias. Mettre ces propositions en débat, rechercher ce qui peut être retenu, tenter une synthèse qui puisse devenir un projet de lutte commune. Le Parti socialiste doit avoir pleine conscience des constats soulevés dans cette contribution et porter les propositions que nous soumettons.

Germain Jean-Marc, 08 novembre 2014 à 21h56

Avant 2100, nous devrons passer à l’ère post-carbone. La consommation d’énergies fossiles aura disparu en 2100, car les ressources disparaissent inexorablement et que c’est le seul moyen de rester sous les deux degrés de réchauffement. C’est un formidable espoir, parce que réussir cette transition est un immense défi écologique, économique, social et géostratégique qui doit se concrétiser à la conférence climat Paris 2015. Nul besoin de s’attarder sur le défi écologique, chacun en est conscient, même si nous n’en avons pas tous, pris la mesure. Cette année nous avons atteint le « jour du dépassement » le 19 août et la planète consomme chaque année 1,5 fois ce qu’elle peut reproduire… Le défi économique est un formidable espoir. Nous vivons dans le monde du carbone. Il n’est nul produit qui n’en ait besoin pour être fabriqué, transporté, vendu… L’énergie est le cœur de l’économie. En réalité elle est le cœur de la vie. Or nous savons aujourd’hui construire maisons, villes, territoires… à énergies positives. La technologie existe, les guides de bonnes pratiques aussi. Les réseaux intelligents ne demandent qu’à être développés. En terme de recherche, d’aménagement, de formation professionnelle, de logement, d’urbanisme… de transports évidemment, cette transition est l’occasion du grand changement. Elle est un formidable moteur de développement. Et si l’Europe s’y engage pleinement, nous pouvons redevenir la première économie du monde. Le défi social est enthousiasmant car grâce aux réseaux intelligents, le web de l’énergie fera de chaque acteur individuel, public ou privé un producteur/consommateur d’énergies renouvelables. Eponger la facture énergétique d’un ménage, d’une entreprise d’une collectivité, grâce à l’accompagnement public, c’est gagnant - gagnant pour l’Etat, l’entreprise, la collectivité ou la famille. C’est le retour à une spirale vertueuse. En matière internationale, imaginez le conflit ukrainien sans la question du gaz, imaginez les discussions avec l’Iran sans le nucléaire… Difficile de trouver un grand conflit derrière lequel ne se cache des raisons énergétiques. L’indépendance et le partage énergétique, l’accès à une énergie durable et quasi gratuite sont aussi un projet pour la paix. Ne jamais ignorer les questions démographiques. Le doublement de la population en Afrique d’ici 2050 rendra la rive sud de la Méditerranée aussi attractive que l’Europe aujourd’hui. C’est un immense défi, c’est une chance. Créons une Communauté Euro-Méditerranéenne des Energies Renouvelables et gageons que comme la CECA nous l’a offert, elle apporte à l’Europe et à la Méditerranée, qui son sœurs, développement, prospérité… société.

FEDERATION DES FRANCAIS A L'ETRANGER FFE-PS, 08 novembre 2014 à 21h53

Fédération des Français de l’étranger du Parti Socialiste. Contribution fédérale ‘Rayonner en France et dans le monde’ Les Français de l’étranger sont plus de deux millions. Ils représentent pour la France un atout dans son rayonnement, et ont une vision globale susceptible d’éclairer sa politique. La FFE soutient la participation active du PS à l’Internationale Socialiste et aux organisations progressistes globales. C’est par la participation active à ces forums et la construction d’un programme progressiste européen au sein du PSE que les enjeux globaux auxquels nous faisons face aujourd’hui peuvent être traités par notre parti. La France est, aujourd’hui, un pays qui rayonne certes par sa puissance économique, son attrait touristique, culturel et universitaire, ses instituts de recherche et ses entreprises innovantes mais aussi par les valeurs républicaines et laïques qu’elle porte. La FFE pense que l’accent doit être mis sur ces atouts afin de les valoriser au mieux. En économie, cela passe notamment par le soutien à la recherche et aux PME, le développement de modes de financements participatifs et de l’Economie sociale et solidaire, plus particulièrement dans les régions et dans l’agriculture. La France doit aussi moderniser son système éducatif par l’abolition des grandes écoles. Cette mesure doit s’intégrer dans une politique qui rendra nos universités plus compétentes, mieux reconnues et tournées vers le monde. Il faut permettre des partenariats publics/privés, et accorder plus d’autonomie à la recherche. L’éducation est un outil essentiel dans la garantie de justice sociale, qui est un engagement de l’Etat. Dès l’école secondaire, il faut offrir des stages en entreprises et des cours d’économie et gestion. Formation et apprentissage tout au long de la vie, ainsi que l'orientation et la mobilité géographique des demandeurs d’emploi, doivent être soutenus. Nous souhaitons un contrat républicain renouvelé qui soit tolérant, tourné vers le monde et respectueux du principe de laïcité. Nous soutenons le vote obligatoire et la prise en compte des votes blancs, ainsi que l’inscription obligatoire dans son lieu de résidence. Nous proposons des solutions institutionnelles innovantes comme l’élection des sénateurs à la proportionnelle directe, ou la création d’assemblées régionales autonomes. Et finalement, nous pensons que c’est par les forces vives de la société que la volonté de Vivre ensemble dans la République et dans le monde pourra au mieux s’exprimer: par le soutien local à la culture et les arts, par l’enseignement de la diversité culturelle à l’école, la parité dans les institutions et le soutien aux réseaux... TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE.

Section Saint Aubin du Cormier, 08 novembre 2014 à 21h05

Il n’est pas envisageable de participer à des négociations secrètes portant sur les échanges internationaux.

Délégation socialiste française au Parlement européen , 08 novembre 2014 à 20h25

Le commerce international est un moteur puissant de développement. Au cours des vingt prochaines années, 90% de la croissance mondiale sera générée hors Europe. Nos entreprises doivent exporter leurs biens et leurs services sur ces marchés géants et en expansion rapide pour générer de l'activité et de l'emploi en Europe. En tant que socialistes, nous devons nous assurer que la politique commerciale européenne favorise les normes les plus élevées en matière d’environnement, de santé publique, de sécurité alimentaire, de droits sociaux et de droits fondamentaux, et qu'elle préserve notre modèle social, nos services publics et la diversité culturelle. Il est primordial de veiller à la cohérence de l'ensemble de nos politiques, afin que la politique commerciale ne contrevienne pas, entre autres, à nos politiques de développement, agricole, environnementale ou à notre politique industrielle. La réponse principale des Européens à la concurrence des émergents, doit nous conduire à miser sur l'économie de l'excellence, fondée sur la qualité, donc sur la Recherche, l'Innovation, la qualification et la formation des salariés, la mobilisation des partenaires sociaux... Cette réponse offensive porte ses fruits : l'Union européenne enregistre un excédent de 300 milliards d'euros de ses exportations manufacturières depuis des années. Cette réponse offensive doit être complétée par une réponse défensive, lorsque la concurrence est déloyale. Nous bénéficions pour cela des règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sanctionnant le dumping, la contrefaçon. Et de nos propres législations et instruments de défense commerciale. Il ne tient qu'à nous d'y avoir davantage recours, comme le font les Américains, et désormais les grands pays émergents. La politique commerciale doit veiller à la fois à ouvrir des marchés aux entreprises européennes dans les pays tiers, à leur assurer un accès garanti aux matières premières indispensables, et en même temps à protéger les travailleurs et les consommateurs européens. Notre réponse à ce double objectif est le respect des principes du juste échange. LIRE LA SUITE DE LA CONTRIBUTION DANS LE DOCUMENT JOINT

Annie Crépin, 08 novembre 2014 à 19h26

La France a raté son entrée dans le processus de mondialisation à ses débuts. Elle a encore des atouts, étant donné l'évolution de ce processus. Il faut que les socialistes ne cherchent pas seulement des protections contre la mondialisation (même si elles ne sont pas inutiles) ni même des échappatoires mais qu'ils soient plus offensifs et qu'ils inventent des solutions pour un monde nouveau comme les premiers socialistes au moment de la révolution industrielle (qui était une première mondialisation)

Urban André, 08 novembre 2014 à 19h17

Pourquoi la France doit aller de l’avant sur l’ONU Les socialistes sont attachés aux idéaux que l’ONU représente mais peine à mettre en oeuvre, car la conservation par la France de son siège de membre permanent au Conseil de sécurité passe par des propositions de réforme dynamiques. Un élargissement maîtrisé du Conseil de sécurité est au point mort, alors que cet élargissement permettrait de mieux faire face aux crises internationales, en partageant les efforts de rétablissement de la paix. La diplomatie française doit rappeler qu’elle ne peut se satisfaire d’un Conseil de sécurité dont la composition remonte à 1945. Et elle doit indiquer que de nouveaux membres permanents ne sauraient disposer d’un droit de veto qui risquerait de paralyser l’ONU. Le rang stratégique de la France et la légitimité en droit international de ses interventions justifie qu’elle conserve ce droit de veto. Mais elle a la sagesse de ne plus l’utiliser et milite pour qu’il ne soit pas employé en cas de crimes de masse. Un des freins à la réforme du Conseil de réside dans le fait qu’aucun Etat candidat au statut de membre permanent ne se dégage en Afrique. L’Afrique du Sud décline et l’Egypte est dans l’impasse politiquement. François Hollande reconnaît le Nigeria en tant que grand pays émergent. Certes, la résolution des crises dont souffre ce pays représente un enjeu de taille, mais l’ampleur de son économie et de sa démographie apparaîtra d’ici peu gigantesque pour l’Afrique. Or le Conseil de sécurité a besoin d’un Etat africain puissant et modéré, qui a déjà une expérience du maintien de la paix dans des crises régionales. Pour le respect de son statut de membre permanent et de la langue française, la France devrait soutenir la création d’une représentation de l’ONU en France. Elle a été supprimée à Paris en 2003 alors qu’il existe plusieurs dizaines de ces centres dans le monde. Il faut que la France mette en valeur les travaux de l’UNESCO, alors que son siège est parisien. La question du développement durable est l’autre grand enjeu de notre époque. Il reste à mettre en oeuvre l’engagement n° 57 du programme de François Hollande : « J’agirai pour un renouveau du multilatéralisme ». Une proposition d’André Urban avait été retenue par la dernière convention sur l’international du PS. Elle vise à placer sur un pied d’égalité, au sein d’un instrument juridique qui coordonnerait leur action, les institutions ou programmes sociaux et environnementaux et les institutions financières de Bretton Woods ou l’OMC. Elle recherche une plus grande efficacité de la famille des Nations unies au service du progrès. Elle ne doit pas être oubliée.

DIDR 75, 08 novembre 2014 à 19h07

Le 15 septembre 2008, la chute de Lehman Brothers, constitue le point de rupture d'un modèle capitalistique particulier : celui du capitalisme financiarisé. Les réponses politiques apportées à cette crise sont celles d'une époque révolue et de fait ont été incapables de répondre aux enjeux du nouveau monde qui s'ouvre. Cela conduit la gauche dans une impasse, et force est de constater que nous sommes en train de perdre la bataille culturelle et idéologique au fondement de l'explication de la crise. Il nous faut impérativement reconstruire un discours, prenant racine dans ce qui fonde nos valeurs, pour s'inscrire dans le processus de transformation de la mondialisation. Il nous faut favoriser l'évolution vers un nouveau modèle économique, autour de ce que certains appellent la Troisième Révolution industrielle. Être socialiste au 21ème siècle sous-tend de nous réinterroger sur le sens de la Mondialisation, dans sa globalité. Car de vraies modifications cognitives autour du bien voient le jour. Sa longévité, sa provenance, sa réutilisation, son mode de production sont désormais des enjeux, comme la montée de la place du made in France en témoigne. Le bien devient un enjeu de solidarité, alors qu'elle n'était il y a peu, qu'un objet d'affirmation de son individualité. La place du Capital doit elle aussi être interrogée à l'aune des effets perturbateurs et vecteur d'inégalité que sa liberté, la plus totale, a produite. Sa propension à être rémunéré plus fortement que la croissance réelle entraîne une explosion des inégalités. Il faut donc limiter son poids, en le taxant et en le rendant beaucoup moins mobile. Enfin il nous faut repenser la place du Marché dans notre société. Le « tout Marché » comme espace de réalisation du bonheur libéral a prouvé son inefficacité. Certains domaines doivent sortir de son périmètre. Il nous faut collectivement définir ce qui peut être des espaces de partage et de collaboration, des Communs. Inéluctablement ces enjeux posent la question de la place de la Puissance publique. La puissance publique doit aujourd'hui être un espace d'impulsion, de mise en mouvement, en fixant les grands objectifs stratégiques à mener. L'exemple des 34 plans industriels est en ce sens révélateur car il fixe les grandes orientations en rassemblant les parties prenantes dans un même mouvement. On passe de la verticalité à la transversalité. De nouvelles formes de production collaboratives, solidaires émergent. Elles portent en elle l'avenir d'une gauche renouvelée. Notre rôle en tant qu'organisation politique doit être de mener la bataille idéologique et culturelle capable de permettre à ces nouveaux modèles d'émerger, de s'imposer.

Haute Garonne (31) Sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille, 08 novembre 2014 à 19h02

Contribution des sections de Brax, Colomiers, Cugnaux, Pibrac et Tournefeuille (Haute-Garonne)

C-Leo, 08 novembre 2014 à 17h26

Veuillez accepter ce manifeste pour une meilleure régulation sociale du marché économique français. Sa seule prétention est de tenter de concilier activités libérales et activités participatives des acteurs sociaux. Je vous souhaite une bonne réception. CDT.

Christophe COUNIL, 08 novembre 2014 à 17h03

L’initiative d’organiser les États généraux des socialistes répond à une attente forte sur le rôle et les fonctions d’un parti politique tel que nous, femmes et hommes de progrès, le concevons. C’est pourquoi, la Fédération de la Sarthe du Parti Socialiste a fait le choix de pleinement s’investir dans cette initiative à travers l’organisation de 3 ateliers autour de la thématique : "Les Socialistes et l'économie-monde".

Hella Kribi-Romdhane, 08 novembre 2014 à 16h30

Nous n’avons qu’un seul ennemi, c’est la finance… de la spéculation. Le cercle vertueux du financement de l’industrie peut assurer un rôle constructif pour la société par des placements sains, des attentes raisonnables, une couverture décente des risques et des marges modérées. Nous incitons les investisseurs à utiliser les outils de la mutation écosensible des vieilles industries, pour une évolution de la France vers une économie plus sociale, solidaire et écologique mais surtout moins avide. Nous rejetons la finance des bulles spéculatives, fondées sur des produits si exotiques que peu les comprennent, que très peu les maîtrisent et que personne ne les contrôle. L’exigence de rendements irréalisables porte en soi le germe de la décadence, de l’excès qui a mené aux récentes crises du crédit et des marchés des changes. Les pertes de cette finance doivent-elles être couvertes par la Communauté, quand ses gains, eux, restent bel et bien privés ? Les organismes auditeurs qui valident les actions des banques et des assureurs peuvent-ils continuer à avoir comme principaux actionnaires ces mêmes banques et assureurs ? Les fonds de pension peuvent-ils prendre en otage l’agriculture biologique, les industries d’avenir et les services aux personnes par des exigences de retour si rapides et importants qu’ils les tuent ? Laisserons-nous subordonner notre volonté démocratique à celles des oligopoles sous prétexte de critères macroéconomiques technocratiques ? La régulation des marchés que nous appelons de nos vœux est celle de la transparence des activités, de la maitrise des outils financiers, et du contrôle indépendant Le Parti socialiste doit se saisir de ce sujet et organiser la réflexion car être socialiste c'est se situer dans le rapport de puissance de la société face au système financier. Par exemple, proposons enfin la séparation des banques de dépôt et les banques d'affaire, le gouvernement affirme avoir obtenu le maximum mais le Parti socialiste doit œuvrer à amplifier cette proposition. Il doit aussi organiser le débat autour de la finance. Définir ce que signifie combattre cette finance de la spéculation et inviter les militants à participer à la réflexion sur les solutions à apporter. Organiser aussi des débats avec nos partenaires de gauche ou des collectifs comme Roosevelt 2012. Promouvoir des nombreux ouvrages d'économistes qui n'ont pas la faveur des médias. Mettre ces propositions en débat, rechercher ce qui peut être retenu, tenter une synthèse qui puisse devenir un projet de lutte commune. Le Parti socialiste doit avoir pleine conscience des constats soulevés dans cette contribution et porter les propositions que nous soumettons.

Ylmaz Section de Noisy le Grand 933, 08 novembre 2014 à 15h17

Section de Noisy le Grand

Louise Wemaere, 08 novembre 2014 à 14h31

S'il est une chose que les Français ont tendance à oublier, c'est le rôle de la France dans le monde et dans les relations internationales. La France, de par ses valeurs, ses combats en faveur des droits de l'Homme et de la démocratie, pour la liberté et l'égalité, de par son histoire aussi, constitue un horizon d'attente pour tant d'autres nations et Etats. Elle est un espoir, la perspective d'une vie meilleure et plus juste, l'espoir qu'elle peut entraîner dans son sillage et ses valeurs la communauté internationale et d'autres Etats, tant en Europe que dans d'autres parties du monde. La France est l'un des piliers de la construction européenne, elle ne peut faire défaut. Elle porte ses responsabilités aussi au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, dans lequel elle a porté et continue à porter le respect des droits de l'Homme et de l'Etat de droit (par la création du Conseil des droits de l'Homme qu'elle a largement initié, puis présidé, par sa participation aux opérations de maintien de la paix et aux actions de sécurité collectives, par son action diplomatique, par son expertise mondialement reconnue en matière de maintien de l'ordre, elle qui a formé les gendarmeries un peu partout dans le monde, par son rayonnement culturel également, la France possédant le plus grand réseau d'action culturelle au monde, Alliances françaises, instituts culturels, patrimoine). La France est l'une des dernières grandes puissances à pouvoir assurer des missions de défense extérieure et plusieurs déploiements d'opérations militaires conjoints, comme c'est le cas actuellement en Centrafrique et au Mali (à la demande de ces deux pays et avec l'autorisation du Conseil de sécurité, pour lutter contre le terrorisme et rétablir l'Etat de droit), ainsi que sur d'autres théâtres d'action extérieure. Ce sont ces actions, sur les plans militaires, diplomatiques, culturels, commerciaux, sur le plan des valeurs démocratiques qui sont les siennes que la France peut porter et construire un véritable universalisme, se battre pour la démocratie, le respect des Droits de l'homme, la paix et la sécurité des peuples. Il n'est aucun relativisme qui vaille en matière de démocratie et de respect des droits fondamentaux. C'est la manière qu'a la France de défendre l'universalisme de ces valeurs. A l'heure qu'il est,la France plaide aussi en faveur de l'élargissement du Conseil de sécurité, issu des équilibres de la Seconde guerre mondiale et de ses vainqueurs. Elle plaide pour que l'Allemagne notamment, autre pilier fondamental de la construction européenne, puisse prendre un siège permanent au Conseil de sécurité, ainsi que d'autres Etats dits "émergents". La France est internationaliste.

Patrick Guedj, 08 novembre 2014 à 11h31

Favoriser la mutation vers l’économie de demain. Avec la chute du mur de Berlin la fin de l’histoire était annoncée, du moins celle des affrontements violents entre capitalisme et communisme. Après l’apogée de la deuxième révolution industrielle une autre page s’ouvrait, celle de la montée en puissance de la financiarisation des entreprises, jusqu’à l’apparition de la crise des banques de 2007. Aujourd'hui, le progrès technique a engagé une mutation économique d'ampleur déplaçant vers le niveau local la production des biens et les échanges. Une part de la production commence à se décentraliser grâce à des dispositifs d'impression 3D qui ne cessent de se perfectionner. Les objets communicants offrent une foule de nouveaux services. Le télétravail se développe. Les circuits de commercialisation et de financement sont déjà bouleversés par des relations directes via les réseaux sociaux. Des progrès sur les modes de gestion par l'information, de stockage et de transmission de l'énergie annoncent une réduction de la consommation et une plus grande part aux énergies renouvelables. Comme cela a été préfiguré avec les biens numériques, cette mutation s'accompagne dans certains métiers d'une baisse importante du coût marginal de production qui peut mettre en cause le modèle traditionnel de centralisation et d'intégration toujours croissantes des moyens de production. Même si les grandes entreprises conserveront une place importante dans les secteurs à haute intensité capitalistique (énergie, télécommunication, transport) et comme agrégateurs de PME innovantes. Nous devons encourager cette mutation qui réduit l’intensité des conflits de possession et de domination que l’économie capitaliste n’a cessé de produire, qui favorise la protection de la nature en limitant les transports, et répond aux aspirations de la société en particulier chez les jeunes. Pour cela, il conviendrait : - d'orienter l'économie sociale et solidaire vers cette nouvelle approche économique pour accroître son importance dans le PIB jusqu'à une valeur à deux chiffres ; - de favoriser l’ouverture des « codes » (logiciels libres, standards et formats ouverts, données réutilisables) et d'empêcher les brevets abusifs afin d'éviter sa réappropriation par des monopoles dominateurs ; - de protéger pour la même raison la neutralité de l'Internet ainsi que la diversité et la loyauté des plate-formes en ligne ; d'éviter que les mesures sécuritaires visant à contrôler l'Internet pour mieux lutter contre le terrorisme n’entravent notre adaptation à cette mutation économique ; - d'ajuster les mesures de protection des libertés individuelles à ce nouveau contexte.

bernard navet, 08 novembre 2014 à 7h26

La mondialisation n'est pas un problème, c'est une réalité. Nous n'avons qu'un seul pays, c'est la terre. Il faut oeuvrer sans cesse pour que tombent ces frontières sources de tant de problèmes et de malheurs. Ce n'est pas de l'utopie, c'est la solution. Toutes ces migrations économiques sont le résultat du manque d'harmonisation des règles sociales, fiscales, économiques entre les nations. Nous socialistes, en mémoire à Jean Jaurès devont être les moteurs de l'humanité pour une harmonisations des règles entre les différentes régions de la planète. Cela doit se faire par un débat démocratique, participatif de tous les citoyens du monde. La technologie le permet. Il faut vraiment que l'Internationale Socialiste oeuvre pour une mondialisation positive.

florent cappelletti, 08 novembre 2014 à 0h03

La mondialisation ne doit pas nous faire peur. Elle a toujours existé , elle existera toujours. Soit nous décidons de la subir et effectivement nous n'avons pas d'avenir, soit nous considérons que nous en sommes des acteurs que la France a des atouts et qu'elle a un rôle à jouer. 1) Nous en sommes des acteurs : Même en pleine crise nous avons de nombreuses entreprises qui réussissent à l'export Nous sommes de grands créateurs de jeux vidéos, au niveau cinématographique nous sommes les 1er Européen et nous exportons, au niveau agricole nous réussissons, notre artisanat de qualité (verrerie...) trouve de nouveaux marchés grace à la l'aide de la région IDF 2) Même et surtout parce que nous en sommes des acteurs rien ne nous empeche de faire évoluer les choses particulièrement au niveau social et environnemental Si nous apprenons que dans un pays tiers, les enfants sont sont payés par un sous traitant pour une grande entreprise X, rien ne nous empeche de faire un communiqué pour dénoncer le comportement de l'entreprise afin d'avertir le public sur le fait que cette entreprise emploie des enfants tout en faisant un profit maximum Dans le même temps demandons à ce que soit mis en place , plus qu'une gouvernance mondiale -qui de mon point de vue existe déjà (ONU) -une comptabilité mondiale type cours des comptes qui pourrait dans certains cas précis prendre les comptes d'un état sous sa gestion pour que l'argent qui lui est donné par les différents organismes aillent bien là où il doit aller et pas dans la poche des dirigeants.

Génération 6 Mai Collectif, 07 novembre 2014 à 23h58

« La mondialisation et les transformations sont à la fois notre cadre d’action et notre horizon. » La crise de l’ensemble des institutions issues de la modernité classique apparaît comme le résultat d’évolutions que l’on résume sous le terme de « mondialisation ». Crise de la souveraineté nationale, désétatisation, crise de l’Etat social, crise monétaire, crise financière, crise environnementale, etc., la « mondialisation » est connotée négativement et a son corollaire « la crise ». Les fondements spatio-temporels nationaux sont transformés et atteignent un point critique où se produit un renversement du rapport de la société nationale à elle-même, tant sur le plan individuel que collectif. C’est donc un changement de vision que nous souhaitons encourager. Nous ne devons subir ni la mondialisation ni les transformations politico-sociales. Nous faisons nôtre la vision de Pierre MENDÈS FRANCE sur le progrès, lorsque ce dernier déclarait que « même si l’avenir meilleur pour tous n’est pas aussi prochain que nous le voudrions, un nombre croissant d’hommes savent que leur sort peut s’améliorer et, du coup, ils cessent d’être résignés. Ils veulent se battre pour plus de Justice et d’Humanité. Et, tout compte fait, c’est cela le progrès ». Notre pensée progressiste et réformiste saisit la mondialisation par le prisme selon lequel nous sommes acteurs de la mondialisation et des transformations politico-sociales. Ainsi la mondialisation et les transformations sont à la fois notre cadre d’action et notre horizon. La logique bottom up, fondée sur nos valeurs républicaines et les intérêts communs, doit être le moteur des réflexions stratégiques coopératives que porte le multilatéralisme dans les domaines politiques, moraux, économiques et sociaux. Il nous appartient de définir l’échelle territoriale à partir de laquelle nous souhaitons repenser notre place, notre rôle, nos institutions dans la mondialisation, dans l’Europe. La social-démocratie doit se déployer à chacune des échelles pour assurer aux propositions et aux actions une réelle cohérence. Elle assurerait une méthode, la co-construction dans chacun des processus décisionnels ; elle tiendrait le cap pour atteindre plus de justice sociale, plus d’équité ; enfin, elle veillerait à maintenir un rapport juste et équilibré entre les peuples.

Eduardo Rihan Cypel, 07 novembre 2014 à 23h50

Ci-jointe la contribution signée par Eduardo RIHAN CYPEL, Député de Seine et Marne, membre de la commission de la Défense nationale et des forces Armées de l’Assemblée nationale, Secrétaire national à la défense du PS ; Robert GAIA, ancien député du Var, membre de la commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale (1997 – 2002) ; Jérôme PIODI, coordinateur de l’Observatoire de la défense et des affaires étrangères de la Fondation Jean Jaurès.

ENRIQUE ARELLANO ZAVALA, 07 novembre 2014 à 21h55

LE PARTI SOCIALISTE DOIT FAVORISER UNE PLUS GRANDE COOPERATION INTERNATIONALE ET PRENDRE LE BON COTE DE LA MONDIALUSATION. ACTUELLEMENT, PRESQUE TOUTES LES REGIONES DE MONDE ON PLUS DE CROISSANCE QUE L EUROPE. TRADITIONELLEMENT, LE MONDE COPIEE LE MODEL DE DEVELOPEMENT DU VIEUX CONTINENT, MAIS AUJOURD HUI, VU SES MAIGRES RESULTATS, IL FAUDRA ETRE HUMBLE ET SUIVRE LES MODELS QUI FONCTIONNENT LE MIEUX DANS LES DIFFERENTS REGIONS DU MONDE. L EUROPE A UN GRAND HERITAGE LAISSEZ PAR LES GENERATIONS PRECEDENTS, IL FAUT QU ELLE SACHE L AGRANDIR, OU LIEU DE L APOUVRIR ET ALLER VERS LE DECLIN. AMICALEMENT, ENRIQUE ARELLANO ZAVALA

JILL GAUCHER, 07 novembre 2014 à 21h00

Respecter le choix des électeurs: trop souvent le Parti Socialiste arrivé en seconde position derrière un autre candidat de gauche doit laisser sa place. Cette situation a été vécue et est toujours vécue douloureusement par les candidats et les citoyens. Cette décision entraine une forte déception assimilée pour une grande majorité d’électeurs, à un non respect de nos valeurs démocratiques, de nos projets. Elle entraine également une forte démobilisation de notre électorat pouvant aller jusqu'à des non participations aux votes de second tour et sur des élections à venir. Notre légitimité n'est plus prise en considération. Cette tradition du désistement n'est plus entendable: attitude et vote parlants des autres partis de gauche dans les différentes assemblées. Par le désistement, nous apportons notre soutien, soutien qui permet l'élection de candidats de gauche... mais ces candidats ne sont pas pour autant de notre majorité car ils ne soutiennent pas nos idées. Les socialistes locaux ne veulent plus être soumis à cette tradition douloureuse qui lèse les électeurs et ridiculise les élus socialistes. Nous proposons donc que chacun puisse garder sa place dans un esprit de modernité et de démocratie. Nous demandons également que les responsables locaux puissent prendre une telle décision si celle-ci est nécessaire pour le bien des citoyens. Contribution de la section de Vierzon

88 SectIon de Remiremont, 07 novembre 2014 à 18h37

" Je pense à ce que l'on a appelé " le retour de l'individualisme ",sorte de prophétie auto-réalisatrice qui tend à détruire les fondements philosophiques du welfare state et en particulier la notion de responsabilité collective (dans l'accident de travail, la maladie ou la misère), cette conquête fondamentale de la pensée sociale (et sociologique). Le retour à l'individu, c'est aussi ce qui permet de " blâmer la victime ", seule responsable de son malheur, et de lui prêcher la self help, tout cela sous le couvert de la nécessité inlassablement répétée de diminuer les charges de l'entreprise. " Pierre BOURDIEU, 1998. Être socialiste, c'est soutenir le Président de la République François HOLLANDE, quand bien même nous ne sommes pas d'accord sur tout. Être socialiste, c'est souhaiter la réussite du gouvernement de Manuel VALLS, même si la ligne politique n'est pas celle en laquelle nous croyons. Être socialiste, en octobre 2014, c'est rétablir la vérité sur les 2 années passées : soutien à la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien, plafonnement des frais bancaires, majoration de l'allocation de rentrée scolaire, retraite à 60 ans pour les personnes ayant leurs annuités, création de 60 000 postes dans l'éducation, mariage et droit à l'adoption pour les personnes du même sexe, Loi Florange, rythmes scolaires, plus de 150 000 contrats d'avenir, retrait des troupes en Afghanistan, BPI, CICE pour les entreprises (allègement de charges pour un montant de 20 milliards d'€ par an), taxe sur les transactions financières (à partir du 01-01-16) etc. Mais, il reste tant à faire. A commencer par une grande réforme fiscale ! Téléchargez la contribution pour lire la suite

Claudine Lepage, 07 novembre 2014 à 17h20

Vers plus de multilinguisme Pour nous qui vivons ou avons vécu à l'étranger la question des langues semble dépassée. En outre le succès des programmes Erasmus n'est plus à démontrer. Cependant ils ne concernent qu'une minorité d'une classe d'âge, même si dernièrement Arte montrait les nombreuses "familles Erasmus" qui s'étaient créées depuis l'origine du programme en 1987. Erasmus Plus a pour vocation d'élargir la cible mais finalement la plupart de nos jeunes en France ne seront pas concernés par les différents programmes d'échange européens. Or, pour créer une Europe des citoyens il est important de renforcer les liens entre les citoyens européens eux-mêmes afin que le sentiment d'appartenance à une entité géographique, culturelle, économique et politique, prévale. Pour cela il faut pouvoir communiquer, se comprendre et débattre au-delà d'un échange en anglais simplifié. Pour communiquer il faut parler la langue du voisin, savoir comment celui-ci pense et comment il vit. Cela suppose un enseignement des langues renforcé dès le plus jeune âge, un renouvellement des méthodes d'enseignement privilégiant l'oral dans un premier temps, et aussi des échanges entre jeunes le plus tôt possible. Il faudrait donner à tous les élèves la possibilité de faire des échanges avec d'autres jeunes d'un pays voisin. Un partenariat peut, dans un premier temps, être imaginé entre écoles dès l’élémentaire, par visioconférence. De la même façon, il importe de généraliser les échanges, au profit des apprentis et de tous les jeunes, notamment ceux qui sont dans un cursus d'enseignement professionnel, par des séjours linguistiques et professionnels. L'essentiel étant de ne pas les laisser sur le bord du chemin car c'est également par eux que se développera ce sentiment européen. A cet égard, le service volontaire européen (SVE) mis en place dans le cadre du programme Erasmus +, devrait pouvoir permettre à toute la jeunesse, sans condition de diplôme ni de niveau en langue étrangère, de participer à des échanges européens... Mais encore faut-il qu'ils aient connaissance de cette chance qui leur est offerte et qu'ils soient suffisamment encouragés à la saisir. Or, en près d'une année d'existence, force est de constater que ce nouvel outil demeure relativement confidentiel. Ces différents dispositifs doivent se déployer davantage pour véritablement intensifier le rapprochement entre les jeunes Européens et créer un plus vif sentiment d'appartenance européenne.

aurillac section, 07 novembre 2014 à 17h05

voir la contribution jointe

Margny les Compiègne PS, 07 novembre 2014 à 14h51

La France, à l'ouverture de la Mondialisation, a fait le choix de la rentabilité à court terme et a donné tous pouvoirs aux financiers ; il reste évident que, produire là où la main d'oeuvre est plus qu'abordable, d'un coût ridiculement bas, un pays en voie de développement, et avec l'absence de toute protection sociale, cela représente un avantage compétitif immédiat avec un retour sur investissement rapide. La création d'un volant de chômeurs oscillant entre 1million et demi, et jusque 3, peut-être 4 millions de personnes, coûte moins cher selon nos financiers, détenteurs de leur pouvoir d'argent et d'une réflexion à court terme que le maintien d'un emploi à ces mêmes personnes pour l'ensemble de la collectivité française. Mais sur le long terme, qu'en sera-t-il ? La question semble ne pas avoir été posée ! Nous reconnaissons que la Mondialisation a permis l'accès à la production de biens de consommation et à la consommation de ces biens par une partie de l'Humanité qui n'en bénéficiait pas, comme elle lui a permis d'exporter ses mêmes biens vers les pays industrialisés, un bienfait probable pour cette partie de l'Humanité, mai est ce un bienfait pour tous ? Entrer dans la mondialisation, mais nos financiers se sont bien gardés de le faire savoir, c'est aussi devoir accepter de perdre un certain nombre de nos positions et de nos acquis. L'industrie française n'est pas concurrentielle ? Si, elle l'est mais à armes égales ! Le pouvoir financier savait que cette mondialisation allait détruire des emplois au sein des pays industrialisés, et créer, après que le coût de l'entretien de ce volant de chômeurs soit devenu moins supportable, le besoin de restaurer un secteur concurrentiel, et comment ? La solution pour le pouvoir financier, réduire les coût de production avec la réduction du coût de la main d'oeuvre, avec la réduction des acquis sociaux sur la retraite, la famille, la santé. La solution, faire accepter par la main d'oeuvre une diminution de son niveau de vie, et ce phénomène touche déjà aujourd'hui même nos classes moyennes supérieures. A qui avons nous confié la direction de notre vie ? A des individus incapables d'anticiper ? À des individus dont le seul but est de s'enrichir, vite et sans retenue, vite et sans vision humaniste ? Oui, nous reconnaissons que l'Humanité s'est construite avec toujours la domination de certains sur d'autres, et nous avons dominé et nous nous sommes développés, nous européens, durant 2 ou 3 siècles en exploitant d'autres peuples. Devons nous pour autant aujourd'hui accepter un retour en arrière pour nous mêmes ? Devons nous nous laisser dominer par le pouvoir financier ?

ALAN RAGOT, 07 novembre 2014 à 13h03

Être socialiste, c'est soutenir le Président de la République François HOLLANDE, quand bien même nous ne sommes pas d'accord sur tout, c'est souhaiter la réussite du gouvernement de Manuel VALLS, même si la ligne politique n'est pas celle en laquelle nous croyons. Etre socialiste, en octobre 2014, c'est rétablir la vérité sur les 2 années passées : soutien à la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien, plafonnement des frais bancaires, majoration de l'allocation de rentrée scolaire, retraite à 60 ans pour les personnes ayant leurs annuités,création de 60 000 postes dans l'éducation, mariage et droit à l'adoption pour les personnes du même sexe, Loi Florange, rythmes scolaires, plus de 150 000 contrats d'avenir, retrait des troupes en Afghanistan, BPI, CICE pour les entreprises (allègement de charges pour un montant de 20 milliards d'€ par an), taxe sur les transactions financières (à partir du 01-01-16) etc. A commencer par une grande réforme fiscale ! Être socialiste, c'est rappeler l'état de dégradation dans lequel nous avons repris le pays et notamment le poids de l'héritage du sarkozysme (2007-2012). Non que nous voulions évoquer Bygmalion, Khadafi, Bettencourt, les comptes de campagne ou les sondages. Non, être socialiste, c'est redire que sur les 2 000 milliards d'€uros de dette qu'a accumulé notre pays, 600 sont dus à la gestion d'un seul et même homme : Nicolas SARKOZY C'est favoriser la bataille des idées et les échanges. C'est dans ce sens que nous avons rédiger collectivement notre contribution. En un mot, être socialiste, c'est être responsable. Mais, c'est aussi ne jamais oublier d'aller du possible vers l'idéal. Être socialiste, c'est donc feuilleter PIKETTY pour son approche des inégalités économiques par le prisme de la fiscalité, notamment l'impôt sur le revenu, qui a démontré combien les personnes aux revenus les plus élevés (les 10% les plus riches, soit plus de 8 600€ par mois, pour 5 millions de français) sont celles qui concentrent le plus de patrimoine (62% du patrimoine), mais aussi celles qui en proportion, sont le moins concernées par l'imposition et qui en conséquence, participent le moins aux efforts collectifs.

section de clichy 92, 07 novembre 2014 à 12h26

Section de Clichy la Garenne Fédération des Hauts de Seine Texte adopté par la section de Clichy la Garenne le mardi 4 novembre 2014 Thème n° 3 Croissance et social-écologie Transition énergétique pour un habitat et durable Notre habitat quand il s’inscrit dans la croissance verte et dans la transition énergétique et écologique et un facteur déterminant pour le progrès social, générateur d’équilibre structurant pour l’homme. L’enjeu est double : Ecologique (Planète préservée, diminution des gaz à effet de serre) et Economique (Création d’emplois, Gain de pouvoir d’achat grâce à une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie). • Rendre obligatoire la traçabilité des travaux de mise aux normes lors de la vente ou de l'acquisition de biens immobiliers à la location. • Mettre en place une politique efficace des marchands de sommeil. • Accentuer la mobilisation de l’expression publique et encourager un partenariat public-privé pour cela il faut s’’appuyer sur les dispositifs existants et solliciter d’avantage la société civile. • Utiliser le dispositif tiers-financement (en direction des collectivités locales) comme levier essentiel pour le chantier de la rénovation thermique des logements. • Créer un label « habitat-écolo digne » destiné aux communes, s’inscrivant sincèrement dans le projet de rénovation énergétique de l’habitat. • Travailler avec les bailleurs pour la mise en place d’une charte de sensibilisation à l’entretien et à la rénovation énergétique de l’habitat social dans le cadre de la GUP (Gestion Urbaine de Proximité). • Accélérer la transition énergétique dans nos territoires en s’inscrivant dans les appels à projet du ministère de l’écologie, notamment le projet « plateformes de rénovation énergétique des logements ». En sensibilisant et en formant, en particulier sur les bons gestes au quotidien. • Conditionner l’octroi de subventions publiques à une obligation de réponse aux critères d’énergie positive dans tous les nouveaux bâtiments publics ou privés. Autant de mesures locales pour mettre en avant l’exemplarité de la gouvernance sur le thème de l’énergie. :Un bouclier énergétique aurait pour but de lutter contre l’exclusion sociale .

Eduardo Rihan Cypel, 07 novembre 2014 à 11h27

Ci-joint la contribution signée par les membres de la commission défense à l'Assemblée nationale et des experts du parti socialiste : Patricia Adam Nicolas Bays Daniel Boisserie Laurent Cathala Jean-­‐David Ciot Gilbert Le Bris Bruno Le Roux Marie Recalde Eduardo Rihan Cypel Stéphane ANDURAND Jean-Jacques BRIDEY Guy CHAMBEFORT Catherine COUTELLE Jacques DUBEC Bernard FONTAINE Olivier DE FRANCE William LEDAY Gilles MONTAVON Emmanuel NIATI Daniel REINER Edith ROZIER-ROBIN Jean-Michel VILLAUMÉ

elie colico, 07 novembre 2014 à 10h49

un partenariat avec les pays d Afriques. sur développement industriel intéressant pour le pays et économiquement pour la France délocalisation équitable pour les deux pays..(exemple panneaux solaire, transport véhicules a remettre en états renouvellement du parc auto; des véhicules de transport en commun, tracteurs agricoles ,groupes électrogènes. Rachat par les société auto de véhicules 5 ans max pour des véhicules neuf ou électriques. Ne pas faire que délocaliser créer de pole de développement en Afrique avec de programmes évolutif des salaires lie au développement de l intéressement à l entreprise. Une diplomatie active. Des emploies pour des français , un intéressement économique pour la France qui agrandi sont parc industriel. avec les jeunes disponibles des deux pays. inverse l émigration française active .Il y a des gens surement plus intelligent que moi pour développer de tel projets des prêt retraites pour encadrer ou mm retraites. en politique il y a des actifs qui sont compétant a plus de 60 ans. ne doute pas des ouvriers qui peuvent faire des missions de développement en France et a l étranger. développements création d'un monde plus coopératif vers le meilleur.

Christian ARNAUD, 07 novembre 2014 à 7h44

De quoi demain sera fait ? Une question qui interpelle notre parti. - Selon le consensus la croissance ne dépassera plus guère 1 à 1,5% du PIB ce qui ne permet pas, en l'état, d'envisager une réduction sensible du chômage, - Onze milliards de terriens en 2100 (+3 Mds en Afrique), dont 3 milliards auront plus de 60 ans, - Chaque année nous consommons une planète et demie et cela ne va pas en s'améliorant, - Limiter le réchauffement à + 2°C n'est à ce jour pas assuré, En résumé notre modèle de développement est condamné car il n'est pas durable. Ces constats, largement partagés, nous posent les questions «de quoi demain sera fait ? » et «comment vivront en 2050 nos enfants et petits enfants ? ». L'imaginer c'est se donner un objectif. Restera ensuite à résoudre la question de la transition. C'est donc au cadre de vie que nous souhaitons voir émerger qu'il faut réfléchir : - Une civilisation plus éduquée, économe, solidaire, - Des citoyens impliqués et acteurs, - Une plus juste répartition des richesses, - Des échanges entre pays plus équilibrés et réduits avec le souci du produire et consommer local. - Plus de transport publiques, moins de déplacements motorisés individuels, - Des équipements, des fournitures qui durent plus longtemps, des robots plus présents, c'est aussi moins d'emploi de production. En bref travailler et consommer mieux et moins, vivre plus. En outre l'aide aux pays moins avancés devra permettre au plus grand nombre de pouvoir rester vivre dans son pays d'origine. Que de chemin à parcourir pour atteindre cet objectif ! Comment le construire collectivement ? L'urgence est là car notre incurie collective peut nous conduire à des bouleversements dramatiques qui modifieraient la donne. Dompter le profit avant tout et le capitalisme libéral, réguler la finance, réorienter la production, répondre aux priorités sociales, partager le travail, réduire la consommation, transformer les mentalités.... saurons nous touche par touche, dans le concert des nations, prendre les bonnes orientations ? Le schéma alternatif nous le voyons à l’œuvre, il impose une régulation brutale dont les plus faibles, les plus pauvres sont les premières victimes : pollution, pénuries, crises, conflits, développement de l'exclusion, thèses nationalistes ou fondamentalistes. Le Parti Socialiste c'est «ici et maintenant» pour le débat sur les politiques de gouvernement, débat qui doit rester interne. C'est aussi le lieu de la réflexion sur l'avenir pour (re)donner à la politique toute sa place et sa valeur.

patrick ramecourt, 06 novembre 2014 à 22h51

Les gouvernances de politiques, d'élus, de technocrates, sont toutes éloignées du terrain... Quand les démarches administratives sont trop lourdes, quand les demandes (écolo ) et les normes imposées sont trop lourdes et mal gérées...Chaque citoyen trouve une solution personnelle, pour gérer son propre problème... Même si l'idée est bonne, au départ, il faut considérer les résultats, à l'arrivée. Ce n'est pas une leçon de politique, c'est une leçon de bon sens.

FREDERIC BEUGNET, 06 novembre 2014 à 22h19

Je vous joins ici ma réflexion sur un nouveau droit que la France devrait s'honorer à instituer. Un droit des lanceurs d'alerte qui les protègent dans leurs statuts et carrières dans l'entreprise publique ou privée. ou un droit d'asile systématique et de facto pour les étrangers lanceurs d'alerte, le gouvernement ne pouvant donc s'interposer pour le dégager de toute responsabilité internationale. Cela replacerait le citoyen au centre de la République et de sa devise Liberté, Egalité, Fraternité. La France serait ainsi ce qu'elle a toujours été. Un phare dans le monde pour les Droits de l'homme.

Lucie BRUDER, 06 novembre 2014 à 21h57

Il faut tout d'abord avoir une europe forte avec une uniformisation dans tous les domaines : fiscalité, économie,.... Il faut lutter contre tous les paradis fiscaux, la chine en étant un nouveau et il y a lieu de punir les pays qui s'enrichissent de ce fait et affaiblissent donc tous les états. Il faut essayer de lutter contre ces systèmes dont ce sont toujours les mêmes qui profitent, les autres devant payer les pots cassés

Transformation, mondialisation (section de Marly 57) 1. Le système capitaliste ultralibéral crée au niveau international des inégalités fortes et impose sa loi aux pays les plus faibles économiquement. A travers le monde, ici ou là, en France aussi, se mènent des projets d’économie solidaire locale sous des formes diverses d’organisation collective (coopérative) prenant en compte comme priorités la dimension humaine, écologique et le vivre ensemble avant le profit. Cela constitue sans doute un socle pour des valeurs vraiment universelles, qui gagneraient à être mieux reconnues, valorisées et diffusées. 2. Face à ce système capitaliste cherchant la toute puissance devant les états et même leurs groupements (exemple l’U.E.), les institutions de régulation sont à renforcer, en veillant à leur légitimité démocratique et à leur capacité à infléchir les décisions locales dans le sens de l’intérêt général commun. A ce titre notre veille doit être vigilante pour que les accords de partenariat en préparation entre l’U.E. et les Etats d’Amérique du Nord ou entre l’U.E. et les états d’Afrique de l’Ouest ne renforcent pas les lobbies capitalistes (tabac, agriculture intensive, industrie polluante, dumping social..). 3. Notre responsabilité est engagée vis-à-vis des pays en voie de développement ou vivant sans démocratie et nous devons, en coopération avec d’autres états, renforcer l’aide que nous leur apportons en favorisant des partenariats réciproques et respectueux de leur identité sans chercher à plaquer un prétendu universalisme : il faut le construire ensemble. 4. Les conflits entre états d’autres continents risquent de se multiplier ou de s’aggraver pour des questions nationales, énergétiques, sanitaires, climatiques… Il est nécessaire d’agir en concertation avec des alliés et les populations concernées pour les éviter (prévention) ou aider à les résoudre. C’est une condition pour aller vers plus de stabilité et encourager la recherche de valeurs universellement partagées.

CONTRIBUTION NATIONALE : Faire respecter par Israël les droits de l’homme, la légalité internationale, les principes républicains: Alors que se déroulait cet été un nouveau carnage à Gaza, le PS s’est contenté d’un appel indifférencié à la paix en ignorant l’injustice fondamentale du rapport colonial entre Israéliens et Palestiniens. Il est urgent de poser les principes qui doivent fonder nos prises de position face aux excès renouvelés de la droite qui gouverne aujourd’hui Israël, alliée à une extrême droite xénophobe et raciste. Le souci légitime de sécurité des uns ne saurait être un absolu se traduisant par une absolue insécurité des Palestiniens parqués à Gaza dans une prison à ciel ouvert ; le respect des droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes requièrent que soient levés le blocus de Gaza et la fermeture des frontières ; le corollaire en est bien sûr l’empêchement des tirs de roquettes sur Israël. La colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par quelque 600.000 Israéliens aujourd’hui annihile toute perspective de Palestine libre ; cela doit cesser et la colonisation reculer, dans le respect de la légalité internationale. Allons plus loin et, comme la Suède ou le Brésil, reconnaissons aux Palestiniens un Etat membre de plein droit des Nations-Unies. En Israël même, l’état de droit doit être le même pour tous ; c’est un principe républicain ; le concept même d’Etat juif se traduit par un apartheid à l’égard des non-juifs. Les négociations de paix sous l’égide des Etats-Unis ont échoué. Il est illusoire de croire que de simples bons offices pourront un jour amener une solution à deux états dont ne veut pas le gouvernement israélien. Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et impose une solution juste et durable. Au lieu de conforter Israël par un accord d’association, l’UE a les moyens d’exercer des pressions, comme elle sait le faire, par exemple, sur la Russie. La France est particulièrement sensible à ce conflit, tant par ses responsabilités historiques dans la région que par le nombre de ses citoyens de religion juive (plus de 600.000) et par le nombre de ses citoyens musulmans ou d’origine arabe (près de 8 millions) ; elle doit à tous une vigilance absolue contre toute forme de racisme. Elle peut jouer un rôle moteur dans l’Union Européenne et peser à l’ONU. Cela renforcerait d’ailleurs la légitimité de son implication militaire contre ces fous sanglants de Daech et éviterait le procès du « deux poids, deux mesures ». Les principes de justice sont universels ! Plusieurs signatures.Jacques ROGER-MACHART, Bertrand PERICEY, Libia ACERO-BORBON, NADIA SALEM, SETI REYES, ...

CNAR Germinal PEIRO, 06 novembre 2014 à 17h13

Mondialisation et souveraineté alimentaire (2/2) Notre vision socialiste a été clairement ré-affirmée récemment : la souveraineté alimentaire fait partie des intérêts stratégiques de la France. Nous nous insurgeons contre les logiques financières qui mettent en compétition les agricultures au niveau mondial et compromettent durablement l'indépendance et la sécurité alimentaires mais aussi l'environnement écologique, tant de la France que de tout pays dans le monde. Les pays du Sud doivent pouvoir bénéficier de toutes les mesures nécessaires pour assurer le développement de leur économie et de leur agriculture, conquérir leur autosuffisance alimentaire. En ce sens, une très grande vigilance est de mise sur le programme de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition lancée par le G8. Par ailleurs, les négociations de libre échange entre l'Union Européenne et 1- le Canada (CETA) et 2- les Etats-Unis (TAFTA) se sont révélées très opaques, contraires à tout débat démocratique. Leur teneur inquiète. Outre la suppression des barrières douanières, il s'agit de l’harmonisation des normes juridiques, environnementales ou sanitaires. D'une part, CETA et TAFTA prévoient un mécanisme de règlement des différends entre les entreprises et les États par des tribunaux d'arbitrage privés. Ainsi, les multinationales pourraient porter plainte et réclamer d'importantes compensations financières contre les États qui, par l’application de leur lois ou leurs décisions, nuiraient à leurs profits. Il n'est pas admissible d'accepter un système de règlement des différends qui permettrait de faire tomber des pans entiers de la régulation européenne en créant des précédents juridiques devant la justice privée. Les réticences exprimées par notre gouvernement et par l'Allemagne doivent impérativement se transformer en refus catégorique d'un tel stratagème qui aboutirait à nous faire abandonner nos principes. La priorité à donner au respect de nos choix de société et de nos préférences collectives a été maintes fois réaffirmée. Lors de ces négociations, ce sont deux modèles de production agricole et de protection sanitaire qui sont en confrontation. Aussi, organiser une concertation pour rendre les normes européennes et américaines compatibles entre elles relève d'une véritable gageure. Et la mise en concurrence sur nos marchés de produits ne respectant pas nos normes est inadmissible. Rappelons des points non négociables, directement liés à nos options sanitaires et écologiques : OGM, viande aux hormones, volaille chlorée, indications géographiques, etc. Et notre fierté que la gastronomie française soit inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

CHERPAA (Cercle Humaniste d'Engagement et de Réflexion Pour l'Avenir de l'Afrique) MAZETIER Sandrine, 06 novembre 2014 à 17h04

TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE Co-développement : une notion à (ré)inventer Penser aujourd’hui les relations entre l’Europe et l’Afrique, ou plus globalement entre le Nord et le Sud, amène à repenser la notion même de co-développement. Cela impose d’abord de dépasser un passé commun souvent douloureux pour co-construire un modèle de développement, nouveau et durable. Economie, climat, écologie, migrations, sont autant de défis qu’il nous faut aborder ensemble. L’agenda post-2015 est d’ailleurs l’occasion d’engager ce processus. Pour questionner l’efficience de notre contribution au développement, il faut récuser une vision homogène et schématique qui nie la diversité des trajectoires des pays africains. Il faut interroger l’impact de nos actions pour les Africains, leur inscription dans les objectifs légitimes des Européens, et l’efficacité sociale, écologique et économique, des actions menées. Ainsi la France et l’Europe ne peuvent ni se passer des nombreuses ressources du continent, tant humaines, qu’énergétiques, ou naturelles ni détourner le regard des conditions actuelles de leur exploitation, ni ignorer la compétition qui fait rage pour se les accaparer. Soyons afro-réalistes. La stupéfiante énergie déployée par les peuples pour faire face aux différents maux du continent (crises économique, politique, sanitaire et sociale, terrorisme, narcotrafic, corruption …) ne suffit pas à elle seule. C’est pourquoi, l’Europe et singulièrement la France peuvent et doivent apporter leur aide pour promouvoir et soutenir bonne gouvernance, justice sociale, soutenabilité du développement. En effet, malgré l’optimisme que peuvent inspirer les chiffres de quelques institutions bancaires mondiales, évoquant un PIB à 5% pour la région subsaharienne et l’émergence de la classe moyenne, la lucidité commande de constater que les fruits de la croissance restent très inégalement partagés et la définition de classe moyenne laisse songeur : la Banque africaine de développement affirme que « la classe moyenne représente aujourd'hui 34% de la population africaine, soit presque 350 millions de personnes ». Or, ladite institution définit la classe moyenne comme une population qui vit avec plus de 2 dollars par jour… Il faut également s’interroger sur nos moyens (...) Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration et au Co-développement, Parti socialiste CHERPAA (Cercle Humaniste d'Engagement et de Réflexion Pour l'Avenir de l'Afrique)

TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE France, Europe, Afrique : un nouveau partenariat pour la croissance et le développement 1. L’Afrique a changé, et avec elle le regard que le monde lui porte. Creuset de richesses naturelles et démographiques, pôle de croissance, objet de toutes les sollicitations, le continent jadis « oublié » s’est en partie désendetté et libéré de la tutelle des organisations internationales, et s’insère dans la mondialisation. S’y affirme une génération ambitieuse, libérée du poids du passé et des attaches nouées au sortir de la colonisation. L’Afrique est désormais perçue comme une opportunité. Pour autant, sa prospérité reste à construire, sa croissance vulnérable, et l’accès de tous à ses fruits incertain (...) 2. La France et l’Europe doivent assumer des objectifs clairs, au risque de laisser d’autres puissances (Chine, Inde, Brésil, Etats-Unis) accroître leur influence : un partenariat bénéfique à l’Afrique en termes de croissance pérenne et de développement, et à l’Europe en matière de croissance et d’accès aux ressources (...) 3. Les principes d’action de cette stratégie comprendraient notamment la contractualisation et les contributions réciproques, l’évaluation des actions menées, l’effet de levier sur les actions publiques, et une gouvernance améliorée. 4. L’action publique peut aider l’Afrique à drainer les investissements dont elle a besoin : par des dispositifs de garantie (décuplant l’impact du soutien public), la mobilisation du capital-développement, l’amélioration du cadre d’investissement (stabilité du droit). La France peut par ailleurs exporter son savoir-faire en termes de PPP . 5. Développer le tissu entrepreneurial africain nécessite un dispositif de crédit efficace : par une extension des meilleures pratiques, la constitution de groupes panafricains plus résistants aux chocs et adéquatement supervisés, et la mobilisation active de l’épargne des migrants. Il est crucial de consolider le financement import-export et les organisations de financement multilatérales qui l’accompagnent. 6. L’APD pourra ainsi se recentrer sur les actions les plus nécessaires, le développement et de la lutte contre la pauvreté, ainsi que sur l’aide aux PMA . 7. Enfin, le potentiel démographique de l’Afrique doit être regardé comme une chance de répondre aux défis du continent et de l’Europe, par une politique active de formation et d’acquisition de compétences : création de pôles d’excellence, intégration dans des entreprises souhaitant se développer en Afrique, etc. Sandrine MAZETIER, Secrétaire nationale à l’Immigration et au Co-développement, Parti socialiste David VAILLANT, militant parisien

Sandrine MAZETIER, 06 novembre 2014 à 16h53

Co-développement : une notion à (ré)inventer Penser aujourd’hui les relations entre l’Europe et l’Afrique, ou plus globalement entre le Nord et le Sud, amène à repenser la notion même de co-développement. Cela impose d’abord de dépasser un passé commun souvent douloureux pour co-construire un modèle de développement, nouveau et durable. Economie, climat, écologie, migrations, sont autant de défis qu’il nous faut aborder ensemble. L’agenda post-2015 est d’ailleurs l’occasion d’engager ce processus. Pour questionner l’efficience de notre contribution au développement, il faut récuser une vision homogène et schématique qui nie la diversité des trajectoires des pays africains. Il faut interroger l’impact de nos actions pour les Africains, leur inscription dans les objectifs légitimes des Européens, et l’efficacité sociale, écologique et économique, des actions menées. Ainsi la France et l’Europe ne peuvent ni se passer des nombreuses ressources du continent, tant humaines, qu’énergétiques, ou naturelles ni détourner le regard des conditions actuelles de leur exploitation, ni ignorer la compétition qui fait rage pour se les accaparer. Soyons afro-réalistes. La stupéfiante énergie déployée par les peuples pour faire face aux différents maux du continent (crises économique, politique, sanitaire et sociale, terrorisme, narcotrafic, corruption …) ne suffit pas à elle seule. C’est pourquoi, l’Europe et singulièrement la France peuvent et doivent apporter leur aide pour promouvoir et soutenir bonne gouvernance, justice sociale, soutenabilité du développement. En effet, malgré l’optimisme que peuvent inspirer les chiffres de quelques institutions bancaires mondiales, évoquant un PIB à 5% pour la région subsaharienne et l’émergence de la classe moyenne, la lucidité commande de constater que les fruits de la croissance restent très inégalement partagés et la définition de classe moyenne laisse songeur : la Banque africaine de développement affirme que « la classe moyenne représente aujourd'hui 34% de la population africaine, soit presque 350 millions de personnes ». Or, ladite institution définit la classe moyenne comme une population qui vit avec plus de 2 dollars par jour… Il faut également s’interroger sur nos moyens (...) TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration et au Co-développement, Parti socialiste

Joseph et Gilles Grisoni et François, 06 novembre 2014 à 16h11

Les comptes rendus des débats doivent être beaucoup plus diffusés régulièrement aux populations Européennes, de façon à les informer et ne pas se retrouver devant le fait accompli. Il serait largement temps d'aller vers une véritable réciprocité concernant les échanges internationaux des marchandises entre L'UE et les USA plus l'Asie (taxes, normes, dopings commerciaux). Dans le secteur culturel. Il doit être totalement intouchable, malgré le forcing des USA, allant jusqu'à le provocation. Les participants craignent que Les USA excluent à leur tour des pourparlers, les services financiers ou le secteur des transports maritimes. Les normes alimentaires.  Les États-Unis souhaiteraient ainsi exporter leur bœuf aux hormones ou des produits OGM plus facilement, ce qui est rejetable dans son ensemble pour la santé des populations Européennes. Services publics. L’Europe a ouvert la concurrence internationales, mais les USA ont toujours leurs services publics fermés pour les autres pays. Cela doit rentrer dans les négociations Transatlantiques.

Jeanj-Bernard ADLER, 06 novembre 2014 à 15h05

Je ne suis qu'un citoyen ordinaire. Ci-joint le texte de ma participation (améliorée) sur ce qui me semble essentiel et qu'un grand parti comme le PS devrait mettre en avant pour être soutenu par une plus grande partie du peuple..

Jeanj-Bernard ADLER, 06 novembre 2014 à 14h42

ci-joint la contribution que je souhaite faire personnellement au débat. Je ne suis qu'un citoyen ordinaire.

DANIEL THENOT, 06 novembre 2014 à 12h41

Nous sommes dans le "casino" mondial des marchés monétaires et financiers - certains pays font tourner la planche à billets - d'autres baissent leur monnaie artificiellement - l'Europe fait de la rigueur, des restructurations - les seuls profiteurs sont les détenteurs de fonds qui font le bonheur des nantis - les salariés et retraités sont victimes de ce système qui va bientôt s'éteindre - seule une alliance socialiste au plus niveau pourra y faire quelque chose.

Rita MAALOUF, 06 novembre 2014 à 12h09

Quel projet pour la jeunesse francophone ? (TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE) La France est le troisième pays d’accueil d’étudiants internationaux et la première destination non-anglophone. Les études en langue française attirent nombre de jeunes : le français reste la seconde langue enseignée au monde après l’anglais, avec 116 millions d’élèves (...) Alors que la mondialisation fait petit à petit disparaître les frontières, la mobilité des étudiants et des jeunes chercheurs est encore à développer, notamment au sein de l’espace francophone (...) Aujourd'hui, un certain nombre d’acteurs travaillent efficacement pour la diffusion et l’enseignement du français (...) Afin de soutenir les efforts de chacun et créer de nouvelles synergies, il convient de favoriser la collaboration entre l’ensemble des opérateurs de la francophonie institutionnelle et le réseau de coopération français. D’autres axes possibles sont envisageables, comme la création de véritables réseaux d’anciens élèves. Enfin, le numérique doit être investi à destination de la jeunesse. Il faudrait généraliser les plateformes de diffusion et de partage de contenus universitaires (...) Il est nécessaire de faire naître une conscience francophone commune. Les perspectives démographiques sont une chance pour l’ensemble des nations francophones, à condition qu’un sentiment d'appartenance soit créé, sans quoi la jeunesse francophone se détournera de cet héritage précieux : la langue française et la vision du monde véhiculée par ses cultures.

Rita MAALOUF, 06 novembre 2014 à 12h04

TEXTE INTÉGRAL EN PIÈCE JOINTE... Dans cette ère globalisée, les espaces géoculturels et les aires linguistiques tendent à devenir des outils d’influence et de puissance économique. Un défi est ainsi lancé à la Francophonie. Plusieurs axes peuvent être suivis afin qu’elle s’impose comme un véritable levier économique, une garantie de diversité culturelle et sociale, de diplomatie d’influence et in fine un vecteur de soft power (...) Selon le rapport sur la Francophonie rendu cet été par Jacques Attali au président de la République, deux pays partageant des liens linguistiques tendent à échanger environ 65% de plus que s’ils n’en avaient pas. En conséquence, tirons profit de la mondialisation et de l’effacement progressif des frontières en encourageant la mobilité des savoirs, des idées, des individus et en développant l’économie de la connaissance. Il s’agit de constituer un réseau d’influenceurs francophones qui devienne une plateforme de réflexion et d’innovation (...) Sur le plan politique, le président de la République, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères doivent être les ambassadeurs de la Francophonie (...) Il nous faut d’ailleurs garantir l’apprentissage du français dans les différents systèmes éducatifs, en France et partout dans le monde (...) Enfin, la langue doit rayonner via la culture, dans les médias, dans les cinémas et sur Internet (...) Pour que la Francophonie puisse devenir un espace de développement mutuel ambitieux, il faut la doter d’instances à la hauteur de cette ambition (...) Dans le même sens, nous devons nous appuyer plus sur les coopérations entre collectivités locales de la francophonie (...)

Club Jaurès - Section New York, 06 novembre 2014 à 8h15

Nous réaffirmons notre volonté et la nécessité pour notre pays de bannir tout cumul de mandats électoraux. Notre pays fait figure d’exception dans ce domaine et aucune justification valable ne peut être retenue. Ici, aux Etats-Unis, une telle situation est totalement inenvisageable, ainsi que dans nombre d’autres pays européens. Une telle interdiction présente plusieurs mérites évidents, au delà de la nécessité de la concentration du temps de travail de l’élu sur une seule fonction : émergence de nouveaux leaders en laissant ouverts des postes à responsabilité; éviter la concentration excessive des pouvoirs et les conflits d’intérêts, par exemple entre la fonction de maire et celle de conseiller territorial, de député ou de président de communauté d’agglomérations. De plus, les fonctions électives ne doivent pas pouvoir être cumulées avec celles de présidence d’office HLM, de sociétés d’économie mixte ou encore de conseils de surveillance des hôpitaux, situations pouvant dans certains cas donner lieu à des gestions désastreuses en supprimant le contrôle que devrait exercer les élus sur ces institutions. En ces temps où la confiance des électeurs n’a jamais été aussi faible, il est urgent de mettre en oeuvre ce principe essentiel au fonctionnement d’une démocratie moderne.

Olivier Ardoin, 05 novembre 2014 à 17h42

ETRE SOCIALISTE, C'EST SE PRÉOCCUPER DU BIEN ÊTRE DE CHAQUE CITOYEN. Le modèle économique actuel est fondamentalement inégalitaire, prive la majorité des citoyens de leur autonomie et ne se soucie pas de l'environnement. La recherche du profit à court terme domine. L'ambition socialiste sur le plan économique est donc de mettre en place un autre modèle permettant à chacun de trouver sa place dans un environnement préservé, et où l'intérêt général est systématiquement pris en compte. Ni libéralisme, ni collectivisme. Liberté d'entreprendre mais dans le respect des individus et de la nature. Des leviers existent pour avancer dans cette direction : ORIENTER LA FINANCE vers des activités économiques utiles, même si elles ne rapportent que 5 %, et non spéculatives, même si elles en rapportent 15. RESPONSABILISER LES ENTREPRISES, les plus grandes en particulier dont les décisions ont un impact majeur sur un nombre considérable de personnes et sur l'environnement. Ces décisions ne sont prises que par les représentants des actionnaires. Les dirigeants politiques ont la possibilité d'imposer d'autres parties prenantes, les salariés en particulier, et de les doter d'un vrai pouvoir. PRENDRE ACTE D'UNE CROISSANCE EN BERNE, encourager les entreprises à partager le travail et favoriser toutes les initiatives permettant de s'adapter à cette situation. REDUIRE LES INEGALITES en s'engageant dans une vraie réforme fiscale. Des outils efficaces existent pour actionner ces leviers, certains sont en cours de mise en place comme la taxe européenne sur les transactions financières ou le projet de loi sur le devoir de vigilance des entreprises. Avec une forte volonté politique, la France peut entraîner l'Europe dans cette direction. Un gouvernement socialiste doit s'engager résolument dans cette voie et ne pas se contenter de gérer le modèle actuel en essayant d'en limiter les dégâts.

Commission Défense AN, 05 novembre 2014 à 13h28

Ci-joint la contribution sur la Défense signée par plusieurs parlementaires.

Henri et marie France DANEL, 05 novembre 2014 à 12h22

2. TRANSFORMATION ET MONDIALISATION Sans régulation économique, la mondialisation est une menace. Les manipulations financières destinées à « faire de l’argent » déséquilibrent les économies, appauvrissent des peuples, et créent des pouvoirs nocifs. Seule une forme de gouvernance mondiale sera à même de mieux gérer les ressources, et les grands flux ; il faut tendre inlassablement vers cette nécessité de régulation Multiplier les accords commerciaux qui lient des pays entre eux par des règles équilibrées, développer les échanges et les partenariats avec les nations, sont déjà des éléments de régulation. Il est important de favoriser, dès l’enfance, les contacts et les échanges avec des correspondants étrangers.

Jacques Roger-Machart, 04 novembre 2014 à 18h24

Faire respecter par Israël les droits de l’homme, la légalité internationale, les principes républicains Alors que se déroulait cet été un nouveau carnage à Gaza, le PS s’est contenté d’un appel indifférencié à la paix en ignorant l’injustice fondamentale du rapport colonial entre Israéliens et Palestiniens. Il est urgent de poser les principes qui doivent fonder nos prises de position face aux excès renouvelés de la droite qui gouverne aujourd’hui Israël, alliée à une extrême droite xénophobe et raciste. Le souci légitime de sécurité des uns ne saurait être un absolu se traduisant par une absolue insécurité des Palestiniens parqués à Gaza dans une prison à ciel ouvert ; le respect des droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes requièrent que soient levés le blocus de Gaza et la fermeture des frontières ; le corollaire en est bien sûr l’empêchement des tirs de roquettes sur Israël. La colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par quelque 600.000 Israéliens aujourd’hui annihile toute perspective de Palestine libre ; cela doit cesser et la colonisation reculer, dans le respect de la légalité internationale. Allons plus loin et, comme la Suède ou le Brésil, reconnaissons aux Palestiniens un Etat membre de plein droit des Nations-Unies. En Israël même, l’état de droit doit être le même pour tous ; c’est un principe républicain ; le concept même d’Etat juif se traduit par un apartheid à l’égard des non-juifs. Les négociations de paix sous l’égide des Etats-Unis ont échoué. Il est illusoire de croire que de simples bons offices pourront un jour amener une solution à deux états dont ne veut pas le gouvernement israélien. Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et impose une solution juste et durable. Au lieu de conforter Israël par un accord d’association, l’UE a les moyens d’exercer des pressions, comme elle sait le faire, par exemple, sur la Russie. La France est particulièrement sensible à ce conflit, tant par ses responsabilités historiques dans la région que par le nombre de ses citoyens de religion juive (plus de 600.000) et par le nombre de ses citoyens musulmans ou d’origine arabe (près de 8 millions) ; elle doit à tous une vigilance absolue contre toute forme de racisme. Elle peut jouer un rôle moteur dans l’Union Européenne et peser à l’ONU. Cela renforcerait d’ailleurs la légitimité de son implication militaire contre ces fous sanglants de Daech et éviterait le procès du « deux poids, deux mesures ». Les principes de justice sont universels !

Robert GAYET, 04 novembre 2014 à 14h56

Transformation et mondialisation. La mondialisation, telle qu’actuellement pratiquée, génère de nombreux effets négatifs ( sur consommation d’énergies …). Poser un principe de régulation des échanges : Chaque pays, quel qu’il soit doit pouvoir fabriquer les produits essentiels dont il a besoin. C’est du bon sens ! Conséquence : pour chaque produit importé, fixer un taux maximum de « pénétration ». Au-delà de ce taux, obligation pour la structure économique concernée de réaliser une fabrication dans le pays. Robert Gayet 30 octobre 2014

lionel palierne, 04 novembre 2014 à 13h57

Création d'un SMIC mondial. Commencer par les pays pauvres. Dans un premier temps, aucun salaire ne devrait être inférieur à 100 $/mois. Aujourd'hui 33 pays ont des salaires inférieur à 100 $/mois. Proposer aussi Sécurité Sociale, congés payés et retraites. Afin de faire pression, tous les pays qui ne s'y plieront pas pourraient être exclus des marchés. http://www.journaldunet.com/business/salaire/classement/pays/revenus

laurent johanny, 04 novembre 2014 à 13h48

Contribution amendée par l'ensemble des militants de la section du Puy-en-Velay (43000) dont je suis le secrétaire.

ERIC CHARNAY, 03 novembre 2014 à 23h01

En raison de son attachement à la diversité culturelle, de son identité internationaliste et de l’histoire de notre pays marquée par la colonisation, le Parti socialiste a une responsabilité particulière à l’égard de la Francophonie, non seulement comme ensemble de pays et de peuples ayant la langue française en partage, mais aussi comme organisation privilégiée de coopération et de solidarité. Il agit pour que ces pays et peuples présents sur tout le globe représentent un ensemble dont le rayonnement culturel, scientifique et économique et le fonctionnement démocratique inspirent les peuples d’autres espaces linguistiques. Parti francophone et conscient que la langue est aussi un vecteur de pouvoir et que la diversité linguistique est un trésor pour l'Humanité, le Parti socialiste veille à ce qu’aucune langue ne devienne dominante dans les institutions et échanges internationaux.

Catherine Ramouillet, 03 novembre 2014 à 17h29

Il n'y a qu'une seule réponse à la mondialisation : du local au global. Les territoires, et à plus petite échelle, les pays, ont des réponses qui passent par la solidarité, les coopératives, les marchés locaux et c'est seulement ce maillage serré de solidarités qui pourra tenir tête aux multinationales destructrices. Alors oui, il pourra y avoir des solidarités internationales, dans le respect des cultures, des écosystèmes et des ressources de la planète. Tous égaux, certes mais dans la différence. S'il existe un universalisme, c'est celui des droits des hommes à vivre de leur travail, sur leur terre et dans le respect de leurs différences.

Jean-Michel JEAN, 02 novembre 2014 à 15h29

Une gouvernance mondiale non-opaque est indispensable ; c’est la démocratie numérique qui le permettra, en distribuant l’information et en recueillant les avis. Comme pour l’européanisation, la mondialisation demande une régulation forte. Si l’on ne peut exiger la même démocratie politique pour tous, on peut créer des barrières commerciales pour exiger une mise à niveau des droits sociaux : protection santé, retraite, travail des enfants, niveau de vie, et des mesures de protection de l’environnement …à condition que les citoyens ne soient pas libéraux quand ils sont consommateurs, et protectionnistes quand ils sont salariés, ou producteurs.

Florence Tornare, 31 octobre 2014 à 17h55

CONFIANCE NUMERIQUE .... Et surgit brutalement le spectacle des millions de "petits poucets" que nous sommes devenus en quelques années : observons au quotidien ces "ubiquitaires" aux multiples adresses électroniques que nous sommes. Car nos signaux, nos messages, ne disparaissent plus dans l'air du temps.. Chacun de nos gestes numérique est un petit caillou, volume réduit mais poids informationnel considérable. En échangeant des messages, en branchant une géolocalisation, en payant un service ou un objet en ligne, nous posons nos petits cailloux d'information. Cette trace va nous permettre de nous retrouver dans notre vie et de conserver des millions de souvenirs, de retrouver des milliers de sensations, des centaines d'idées, et des dizaines de projets. Mais elle ne nous appartient pas ! Nous la "confions" à des tiers. (...) La question encore à trancher du point de vue législatif et juridique est bien : "à qui appartiennent ces "cailloux informationnels ? " Aux petits poucets, les citoyens qui les fabriquent ? A ceux qui les hébergent, qui les diffusent ? A ceux qui les normalisent et les organisent ? A ceux qui les transforment en biens de consommation ? Comment défendre dans ce contexte, la liberté individuelle d'expression ? Comment assurer le respect de l'identité personnelle ? Comment instaurer un droit à l'oubli, à l'effacement ? Comment conserver une sphère privée gérée par l'individu ou la famille ? Comment confier tranquillement à l'état les données individuelles utiles pour l'intérêt général et la démocratie solidaire ? Toutes ces questions doivent être posées dans un grand débat national. Sans diabolisation, sans préjugés de manipulation, dans l'exigence de l'application des lois déjà en place. Ce chantier est celui de notre “République numérique” comme la nomme Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat numérique en France. Cette République Numérique devra être celle de la confiance. La confiance des petits poucets, sereins de trouver un chemin balisé sur la toile mondiale. Et pour que cela il faudra fonder les règles de la "confiance partagée" Celle qui n’est pas seulement un sentiment à provoquer chez les usagers/clients. La confiance comme un gage que les institutions doivent donner aux citoyens : élus, décideurs publics, montrez aux français que vous leur faites confiance, donnez aux petits poucets la certitude qu'ils retrouveront leurs petits cailloux de données personnelles partout et pour toujours !

Fédération de la Gironde, 31 octobre 2014 à 10h13

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Florian DURON, 30 octobre 2014 à 23h12

L’Union Européenne doit cesser d’être la seule zone économique à ne pas se protéger dans le commerce mondial. Elle doit pour commencer éviter toute réduction des barrières non tarifaires vis-à-vis du reste du monde, normes sociales et environnementales en particulier, qu’aucun accord économique ne saurait remettre en cause). En complément de l’accord trouvé récemment sur le climat mais aussi pour satisfaire plus facilement les ambitieux objectifs qui y ont été fixés (40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre) l’Europe aurait tout intérêt à s’entendre pour financer, pourquoi pas dans le cadre du plan JUNCKER, des plans de modernisation des logements (avec isolation thermique en particulier), des infrastructures, des nouveaux modes de transport, mais aussi de développement des énergies renouvelables (Parc éoliens notamment off-shore, photovoltaïque et barrages hydrauliques, installations de géothermie, de méthanisation…). Puisque ces projets sont nécessaires mais très coûteux et qu’ils posent donc la question de leur faisabilité au niveau purement national (la France a pris des décisions importantes mais a-t-elle les moyens de les financer ? En Allemagne les fonds privés sollicités pour aider au financement de l’éolien commencent même à manquer…), aider à les financer au niveau européen peut sembler nécessaire. Sur le plan social, enfin, l’Europe doit revenir vers un nivellement sinon par le haut au moins vers un rééquilibrage dans les niveaux fiscaux (par l’instauration d’un impôt commun européen sur les sociétés) mais surtout de niveau de vie et doit s’atteler à définir un SMIC obligatoire dans tous les pays, puis s’atteler à faire progresser tous les pays vers un SMIC commun, même si évidemment cela ne se fera pas en un mois. Pour faire converger plus rapidement les pays, on pourrait envisager de regrouper ensemble les pays qui ont des niveaux de salaire similaire et de définir pour chaque groupe un SMIC commun (aligné dans la mesure du possible sur le SMIC le plus élevé du groupe). La logique voudra alors que l’on incitera, aidera mais aussi contraindra le groupe le plus faible à combler progressivement son retard sur le groupe situé immédiatement au-dessus de lui, afin de tendre vers ce SMIC européen. On a bien fait converger les monnaies, pourquoi ne pas créer des « critères de convergence sociaux » ? Cela ne sera-t-il pas finalement efficace économiquement en plus d’être juste socialement ? Cette réflexion doit faire partie de la nécessaire « gouvernance économique de la zone euro » appelée de ses vœux par François HOLLANDE.

Gabriel Gach, 30 octobre 2014 à 20h50

A la question « c'est quoi être un socialiste aujourd'hui ? », je pense que l'identité reste celle d'un souhait commun, humain, et progressiste de vouloir CHANGER les choses. Mitterrand disait « changer la vie », Hollande dit « Le changement, c'est maintenant ». ­Et pourtant. Le socialisme voire la Gauche en général font actuellement mauvaise presse en France. Pourquoi ? Parce que la Gauche française ne s'est pas assez préparée pour accomplir un travail permettant de répondre aux principaux problèmes de notre pays que sont : Le chômage, le pouvoir d'achat, la précarité, l'insécurité et l'individualisation de notre société. ­A ces problèmes du quotidien qui datent de 40 ans, doublés d'une crise aggravant ce constat, les Français sont gagnés par le désespoir, la défiance, la résignation et parfois la colère. ­Il y a un dénominateur commun à tout cela. Ce dénominateur s'appelle la mondialisation dérégulée et ultra-financiarisée. C'est cette structure économique commune à tous les pays du monde, qui est en train de faire des ravages sur le développement de l'Homme à tous les niveaux : économique, social, sociétal, environnemental, culturel, etc. Nous, socialistes, ne sommes pas contre la mondialisation. Au contraire. La mondialisation reste le meilleur chemin pour le développement et le Progrès de l'Homme. Mais elle doit à l'idéal contenir des règles harmonisées ou coordonnées à tous les pays du monde, respectant le bon sens et le respect de l'Homme, et non une jungle économique sous-jacente au pouvoir infini de l'argent exercé sur l'Homme. Notre logiciel économique actuel doit donc laisser place à une mondialisation financière régulée et pilotée sous gouvernance mondiale. Car si nous continuons à croire que nos gouvernements ont la possibilité d'apporter des solutions nationales face à des problèmes internationaux, nous allons laisser un peuple en désarroi, ne différenciant plus alors le libéralisme sarkozyste et le social-libéralisme, et qui est prêt à donner un chèque en blanc à l'extrême droite. Nous, socialistes, devons nous poser désormais 2 questions fondatrices pour l'avenir de notre parti. Est-on prêt ensemble à vouloir rompre avec : - notre ­cadre économique qu'est la dérégulation et ­l'ultra-financiarisation de notre mondialisation ? ­ - notre ­politique économique de type néo-libérale avec : ­libéralisation du marché du travail, anti-interventionnisme de ­l'Etat, privatisation des acquis sociaux (mise à mal du système de ­retraites et de sécurité sociale), maximisation de la production ? ­ Nous devons oser l'inconnu. En clair, nous devons sortir de ce moule unique néo-libéral dans lequel nous ne savons plus nous reconnaître.

Claudie Diakhaté, 30 octobre 2014 à 1h14

La mondialisation est basée sur l'inégalité des développements économiques. Dans des pays où les travailleurs ont peu de droits et reçoivent un salaire qui les maintient dans la misère , des sociétés internationales sises dans des pays développés font fabriquer des marchandises à bas coût . Cette manœuvre est source de misère dans tous les pays car les pays développés perdent leurs emplois et leurs travailleurs s'appauvrissent. Ce marché de dupes perdurera tant que les travailleurs des pays émergents ou pauvres n'auront pas plus de droits. Quelles solutions ? On ne peut pas attendre des sociétés capitalistes une prise de conscience morale. Elles ferment les yeux sur les conditions d'exploitation de leurs nouveaux employés. Beaucoup de français accusent la mondialisation comme sources de leurs maux mais n'imaginent pas que cela se fait également au détriment de travailleurs au bout du monde exploités comme des esclaves. Il faudrait de réels reportages , des films, des articles de journaux pour expliquer cette exploitation et non ce silence coupable. Un étiquetage précisant l'origine exacte du produit qu'on achète permettrait déjà d'être plus vigilant. Ainsi qu'une norme dite "sociale" qui serait instituée selon une échelle à imaginer sur les conditions de travail de l'entreprise où cela a été fabriqué. Le marché sera plus égalitaire quand les pays émergents auront réellement émergés., il ne faudrait pas non plus oublier que ce sont parfois nos anciennes colonies qu'on a laissé dans un état de sous-développement . Un parti comme le PS français pourrait créer des liens avec les autres partis de gauche de ces pays émergents et les aider moralement dans leur lutte vers le développement et la démocratie., car la misère est souvent le corolaire de la dictature. Et dans notre pays il faut trouver d'autres marchés, d'autres produits à vendre : plus de complexité dans les produits, plus de recherches, plus de technologie. Mais cela demande des formations plus pointues, plus nombreuses envers nos élèves, nos travailleurs : le mot d'ordre devrait être : formation continue réelle, lutte contre le décrochage scolaire, innovation, aide aux élèves méritants, aide aux entreprises de pointe, transmission de savoirs par les seniors qui vont partir à la retraite. ( des pans entiers de notre économie dans le domaine de l'artisanat disparaissent par manque de repreneurs). Une gouvernance mondiale est prématurée mais un nouvel internationalisme serait nécessaire.

Nicole PERRAULT - Le PAPE, 30 octobre 2014 à 0h00

Un nouvel universalisme serait peut-être d' integrer que les idées se construisent avec l' histoire de là où on est. L' accepetr. penser l' l' autre qui contient lui-même beaucoup de choses diverses. Et se dire que, se croiser, se rencontrer, travailler ensemble ou d' autres choses ensemble come spectacle, art... va créer des choses communes, idées ou postures communes, pas pas toutes. Aider, inciter les jeunes à voyager.est une belle ouverture. même pas très loin. les adultes aussi bien sûr. Mais de toute classe sociale peut-être d' ailleurs pour plus de gens sans capital scolaire important , souvent alors loin de ces rencontres possibles du différent. .

Bruno JAOUEN, 29 octobre 2014 à 16h59

L’économie est mondiale : c’est un fait. Il faut tenir compte de ce contexte. Les flux générés par les échanges ont permis une démocratisation des biens, une augmentation des richesses mais cette mondialisation a aussi entraîné des effets pervers et accéléré la financiarisation de l’économie. Il est par ailleurs nécessaire d’avoir un positionnement fort pour mettre en évidence et en action les valeurs de solidarité et du mieux vivre ensemble qui nous animent. Par exemple, les négociations internationales actuellement en cours doivent être encadrées et soumises aux critères révélateurs de nos valeurs sur le plan social, éthique et environnemental (ex : exception culturelle française – TAFTA) Nous devons être intransigeants sur ces éléments dans le cadre des négociations. Une gouvernance de régulation à l’échelle européenne et mondiale est indispensable pour concilier les différents intérêts (consommateurs, multinationales, acteurs socio-économiques de manière générale …) et assurer le respect des accords. La puissance publique a toute sa place dans ce monde économique. Les pouvoirs publics doivent intervenir à bon escient pour promouvoir une économie inclusive comme par exemple soutenir les commerces de proximité, source de lien social (soutien aux loyers d’une boulangerie, d’une maison médicale…). Le parti socialiste doit également soutenir les alternatives existantes dans les domaines de l’alimentation (amap, circuits courts, produits en Bretagne…), de l’énergie (énergies renouvelables, distribution d’énergie verte…), de la banque (les cigales, la nef…) face au modèle dominant. Il n’y a pas une seule façon de faire de l’économie ! Différents modèles et alternatives économiques peuvent, coexister. Il ne faut cependant pas oublier l’essentiel. L’économie est au service des hommes et des femmes afin d’apporter le meilleur bien-être. Ce n’est pas virtuel, ou ça ne devrait pas l’être. Le premier acteur économique est le citoyen, le consommateur. Nous avons chacun un pouvoir économique qui permet d’infléchir des politiques économiques publiques ou de groupes commerciaux. Chaque citoyen doit être convaincu qu’il peut et doit être l’agent économique numéro un. Nos choix consuméristes nous inscrivent soit en tant qu’acteur de l’économie soit dans la soumission à l’économie. Restaurer la place du citoyen par une prise de conscience de son pouvoir économique passe par l’éducation économique. Ainsi, chacun doit s’approprier la « chose » économique et dépasser certaines visions caricaturales. Chaque citoyen de la planète trouvera ainsi sa place et sera acteur du monde, un acteur conscient et responsable.

lionel palierne, 28 octobre 2014 à 10h06

Dettes : une solution pour payer les dettes de tous les pays serait de créer une monnaie unique temporaire à l’échelle mondiale. Cette monnaie pourrait être créée à une date donnée, effectuer les virements, et mettre fin à cette monnaie une fois les virements terminés. Les pays retrouveraient alors leurs monnaies respectives. Les versements seraient aussitôt convertis en €, $, £ etc. Ni vu ni connu, plus aucune dettes… Évidemment, prévoir un dédommagement pour les pays qui n’ont pas de dettes (ils ne sont que 4 je crois). De toutes façon il n’y a aucune autre solution. Ex. : comment vont faire les USA avec une dette de 16 000 Mds $

Alain BARKATE, 28 octobre 2014 à 9h27

texte joint

Toune, 25 octobre 2014 à 20h38

Il est urgent d’élever le débat autour des inégalités pour qu’une gouvernance mondiale soit concevable. Les inégalités de patrimoine et de revenu se sont considérablement accrues. Les supers revenus publiés chaque année ont plus de plus de mal à trouver leur justification quant au mérite et à la morale. Des fortunes s’accumulent bien au-delà du raisonnable. Par exemple, les multinationales fixent leurs propres considérations, ou encore, nous voyons apparaître des revenus très élevés dans le haut niveau hiérarchique des cadres. Il n’y a pas non plus de politique fiscale égalitaire entre les différents Etats. Cette absence empêche l’ouverture d’une dynamique économique et l’expression d’une utilité sociale. Des pistes de réflexion sont avancées : la technologie pourrait être un allié face à la complexité de l’actionnariat, pour faciliter les contrôles, ou bien, commencer à faire un inventaire de cette complexité. L’impôt progressif sur le capital et sur les bénéfices des multinationales est également visé, mais, la déclaration de patrimoine n’existe pas. L’Europe pourrait en avoir la charge. Là aussi, il faudra du temps avant de voir le jour d’accords entre les Etats. Le monde de la finance est compliqué, les plus ou moins-values sont très volatiles. Leurs effets ont des conséquences d’une ampleur inquiétante, bien plus que par le passé. Et, les banques centrales ont des pouvoirs restreints de par leur statut. Les règles de bonne gestion d’un Etat n’ont pas d’autres choix que de s’accommoder de la dette publique, de la baisse du patrimoine public. Les marges de manœuvre, dans les conditions précitées, pour lutter contre les inégalités sont difficiles à mettre en œuvre. Le redressement de la France n’est pas uniquement du ressort du gouvernement, d’ailleurs, quel qu’il soit. Alors commençons par nous mettre au travail ! Ne serait-ce que pour nos générations futures. Peut-être, qu’ils connaîtront de grands mouvements pour une économie plus solidaire et socialement responsable. Bien à vous. Toune.

Daniel BUREL, 25 octobre 2014 à 10h45

Mais l’humain au service du capital s’est « mettre la charrue avant les bœufs », c’est « marcher sur la tête », c’est tout simplement inverser les rôles que devraient se donner une société humaine. Le sens normal des choses c’est le capital (qui est un instrument) qui doit être au service de l’humain… Alors tant que l’on ne fera rien contre cet état de fait actuel, on ne fera que ramer sur le sable. Tant que l’on n’aura pas décidé de poser ouvertement ce problème, de le crier haut et fort politiquement, et de prendre des remèdes efficaces contre cette erreur grave de parcours.. Tout ne sera que beaux discours qui noient le poisson et continue de brouiller les repères des citoyens. Citoyens qui, inconsciemment souvent se rendent bien compte que les politiques ne font pas leur travail qui est de défendre les intérêts du plus grand nombre. Citoyens qui en conséquence s’éloignent de plus en plus des urnes… Et la démocratie fait aussi de même elle s’éloigne… Le seul mot qui domine maintenant c’est la Dette.. C’est elle qui régule tout… C’est en son nom que l’on veut nous faire tout accepter les reculs de société, même les plus graves.. …Mais pas seulement en France, partout dans le Monde où le FMI exerce ses pouvoirs et puissant conseils. FMI qui est l’arme de domination justement du capital sur l’humain. Alors avant de dire que nous allons payer nos dettes faisons comme pour les « sur endettés » commençons par regarder la structure de la dette ? Commençons par regarder ce qui relève d’emprunt pour achat et ce qui relève de taux usuriers, de cadeaux à ceux à qui on emprunte (oui c’est un fait). Bref avant toute autre prise de position faisons d’abord un audit de la Dette. En France et dans tous les autres pays qui auront décidé de suivre, décider de passer les intérêts de leurs citoyens avant des intérêts d’une infime minorité de privilégiés (environ 1%). Quelques pays ont déjà sauté le pas et le conseillent aux autres et notamment à l’Europe. Le président de l’Equateur (un de ces pays) est venu en France et a tenu un discours devant la Sorbonne invitant l’Europe à suivre leur chemin, dans un silence médiatique assourdissant. Il ne faudrait pas que ce silence médiatique empêche les socialistes d’entendre ce message.

philippe lassalle, 24 octobre 2014 à 23h37

membre PS Garches Pour les professions règlementées !!!plutôt à règlementer c'est les syndics de copropriété !!! Leurs honoraires sont libres donc abus suivant les copropriétés il devrait y avoir un prix par lot plafonné ? travaux pourquoi il prennent des sous alors que c'est les résidents qui paient tout et qui préparent les devis? chaque fois qu'ils se déplacent il font payer !! les AG sont encore payantes et honoraires doublées après 10h !! certains syndics font payer les impayés des autres !! Font payer les courriers ça devrait être forfaitaires ! la liste des abus est longue c'est pourquoi les charges prennent l'ascenseur !!

Roger WILHELM, 24 octobre 2014 à 23h25

Je souhaite que le PS et en particulier ses dirigeants soient clairs face au traité Europe / Etats Unis (TAFTA). Ce traité en l'état actuel sonne la fin de la démocratie et le gouvernement du monde par les multinationales...Donc la fin de l'intérêt du PS....Nos gouvernants actuels ne semblent pas prendre conscience du danger sous prétexte d'une croissance bien hypothétique....

André Vélard, 24 octobre 2014 à 19h55

"Combattre la finance"(,expression du Conseil National du PS). Il faut , en effet, que le PS soit capable de rechercher comment combattre la finance. Pour entreprendre cette recherche et inviter les militants à y participer en prenant en compte déjà ce que le PS entend par cette expression, mais aussi les propositions de gauche (PC, NPA...ATTAC...), de collectifs comme "Roosevelt 2012", de nombreux ouvrages d'économistes qui n'ont pas la faveur des médias, rechercher ce qui peut être retenu, tenter une synthèse qui puisse devenir un projet de lutte commune.

André Vélard, 24 octobre 2014 à 19h36

Etre socialiste, c'est se situer dans le rapport de puissance de la société au système financier. désigner l'adversaire, dévoiler les causes de la crise financière actuelle et future (abandon, en particulier des accords de Bretton Woods par la libéralisation des taux de change 1970 et des taux d'intérêts1980 qui ont ouvert la porte à toutes les spéculations, aux paradis fiscaux et ont privé les Etats de ressources), participer et développer l'indignation, rechercher les remèdes proposer de nouvelles régulations, un nouveau Bretton-Woods susceptible de mobiliser non eulement les socialistes mais la société civile.

Régis COSSIN, 24 octobre 2014 à 19h28

La mondialisation, aujourd'hui nous la subissons. Il est illusoire de croire que nous seuls pouvons intervenir. Et si rien n'est fait, notre société sera tirée vers le bas. La mondialisation n'est acceptable que si les conditions d'"exploitation" des gens (le pire étant des enfants produisant) et de leurs couvertures sociales (santé, retraites ...) sont similaires, ce qui est loin d'être le cas. Au minimum l'Europe devrait intervenir en lien avec les autres pays développés. Dans l'immédiat seul un protectionnisme (trouvez un autre mot !) intelligent, ciblé, à l'aide de taxes proportionnelles aux écarts constatés serait de nature à rééquilibrer les marchés et maintenir des productions et donc des emplois en France.

Bachdan, 24 octobre 2014 à 19h06

Adaptons notre monnaie au Wuhan et Dollar Pas de grand Marché Europe USA. C'est pour nous croquer; nos élus sont crédules. Il faut un référendum pour valider cette idée.

Patrice Boursier, 24 octobre 2014 à 16h39

J'ai longtemps réfléchi aux thèmes que vous proposez lors de ces états généraux du PS, jamais auparavant une telle consultation n'a eue lieu alors que cette idée de faire s'exprimer le peuple, les citoyens et j'espère de les entendre a été, est et, sera l'avenir d'une grande démocratie ! J'ai une idée phare que je partage avec mes connaissances et qui me rétorquent que c'est de l'utopie et je pense que l'utopie d'hier est la réalité d'aujourd'hui.Pensez que le monde capitaliste est mort et qu'il faut donc supprimer l'argent partout où il est actif : aberration ? C'est au PS de France de faire la "révolution" mondiale en proposant un échange sans monnaie mais régulé par les moyens modernes qui sont déjà existant : l'ère du tout numérique. Une petite cellule produit et met ses produits sur le marché mondiale, à l'autre bout de la planète une autre cellule produit elle aussi mais ce dont a besoin notre première communauté alors la gouvernance mondiale fait l'échange sans demander un profit, simplement permet l'échange gratuit. Pour un petit développement de cette idée force consultez, je vous prie, mes pages sur overblog : agorablog.overblog.fr. Alors si vous êtes prêt à faire une véritable démarche pour le simple mieux de l'humanité entière , vous écouterez cette évidence !

Anonyme, 24 octobre 2014 à 9h55

La finance agit beaucoup comme un parasite sur l'économie réelle. Comment justifier autrement les énormes profits d'un trader ou d'un spéculateur dont la seule contribution à la société est de vendre et d'acheter des actions via ordinateur, en ne les gardant que quelques microsecondes. il est donc indispensable de travailler à mettre en place une taxation des transactions. la France ne peut le faire seule mais elle doit montrer qu'elle est moteur et volontaire dans cette direction. Il faudrait aussi travailler à trouver des moyens de cadrer le pouvoir des multinationales qui deviennent plus puissantes que les états sans aucune légitimité démocratique et sans souci de bien être des autres que leurs actionnaires. Avec les moyens que nous donne l'informatique aujourd'hui, comment mettre en place un organisme chargé de vérifier les actions de ces entreprises et leurs manoeuvres pour contourner les lois et règles nationales à leur profit

Joseph Fornés, 23 octobre 2014 à 23h11

TRANSFORMATION ET MONDIALISATION Le capitalisme a-t-il définitivement gagné la partie ? La « destruction créatrice » évoquée par Marx a permis un essor sans précédent du progrès scientifique et technique bénéficiant aux populations des pays développés. La division du travail, source de rendements sans précédent mais aussi d'appauvrissement du développement personnel comme de la collaboration entre humains, a individualisé et abruti les esprits et les a jetés dans une consommation éperdue compensatrice alimentant la machine. La délocalisation, à la recherche de "l'avantage compétitif", semble profiter aux pays émergents. Conformément aux thèses de Ricardo l'économie a été isolée des sciences humaines et transformée en une pseudo science mathématique s'imposant comme une évidence aux politiques et aux média. La puissance financière influence définitivement le monde Et pourtant ... Il est désormais admis que les ressources de la planète ne permettront pas de soutenir ce rythme. La croissance est aujourd’hui durablement et partout en panne et la déflation menace. L’ouverture aux échanges commerciaux, forcément asymétriques, a provoqué la paupérisation des populations les plus faibles. Les inégalités dans le monde ont atteint des sommets y compris à l’intérieur des pays développés où le chômage de masse est une préoccupation durable. Le succès aux Etats-Unis du livre de Thomas Piketty – Le capital au XXIe siècle – est, de ce point de vue, significatif. Une nouvelle implosion de la bulle financière – que Marx décrivait déjà sous le terme de « capital fictif » - est toujours d’actualité et il sera plus difficile de sauver les banques. Quelques lueurs d’espoir cependant. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication permettent l’émergence de communaux collaboratifs (Ainsi les « Fablab », lieux ouverts au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d'outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d'objets.) Les nouvelles générations utilisent de nouveaux modes de consommation basées sur l’utilisation de ressources communes pour un coût marginal zéro (réseaux de prêt, de revente d’occasion, de covoiturage, de colocation, etc.). Cela semble anecdotique, mais il s’agit peut-être là d’une évolution des mentalités, nécessaire pour un changement de paradigme vers la nouvelle société collaborative du « coût marginal zéro » décrite par Jeremy Rifkin et l’éclipse du capitalisme. Nous, socialistes, favorables au développement humain, devons nous positionner clairement en faveur de ce nouveau phénomène mondial et lui donner toutes les chances de prospérer.

Maurice VINCENT, 23 octobre 2014 à 19h36

LE BESOIN D’UNE VISION RÉALISTE, D’IMAGINATION, D’UNE NOUVELLE CRÉDIBILITÉ La défiance des français vis-à-vis des responsables politiques n’a jamais été aussi forte. Pour retrouver leur confiance, nous devons les convaincre de notre analyse des problèmes concrets qu’ils vivent chaque jour, de nos capacités d’action. En faisant preuve de lucidité sur les conséquences de la mondialisation : une redistribution des activités sur la planète qui ne s’arrêtera pas. Sur le risque du réchauffement climatique. Sur le péril de la déflation et d’une croissance faible durable. En réaffirmant notre implication dans le projet européen, dans la zone l’Euro – notre monnaie mondiale – sans laquelle nous engagerions le rétrécissement de la France. Ceci malgré les contraintes nées de politiques soumises aux dogmes libéraux et sans ambition (Commission Barroso). Des politiques économiques trop timides malgré l’évolution de la BCE et que nous devrons faire évoluer. En assumant la situation de la France : après les « trente glorieuses » de l’après-guerre, nous avons connu les « trente dispendieuses » : dette / PIB = 24 % en 1981, 58 % en 2002, 95 % en 2014. Nous sommes maintenant devant « les trente courageuses », sauf à accepter la dette et la soumission aux marchés financiers. Pour les affronter, nous disposons d’atouts considérables : une démographie favorable, un haut niveau d’éducation et de santé peu coûteux pour le citoyen, des capacités d’innovation, des infrastructures de qualité, une large protection sociale, une force d’intervention militaire, une langue bientôt parlée par 800 millions d’habitants, le principe de laïcité, etc. Beaucoup de choses qui font défaut à d’autres pays…en particulier l’Allemagne et les pays anglo-saxons, dont les performances s’accompagnent de reculs sociaux. Il n'y a pas de modèle de référence, alors que nous bénéficions de nombreux «fondamentaux ». Restent les problèmes hexagonaux : la perte de compétitivité d'activités industrielles, nos difficultés financières, les crispations face aux changements, la crainte de la mise en cause de l’identité française, le désespoir qui gagne la jeunesse. Pour retrouver notre crédibilité, il faut relancer notre pays, éloigner le risque de la relégation. Ceci impliquera de faire preuve de courage devant tous les corporatismes, mais aussi d’imagination. Il faudra aussi veiller à faire partager cette analyse et nos nouvelles propositions, à retrouver un « socialisme populaire » adapté aux temps difficiles que nous traversons. Maurice VINCENT, F. Pigeon, A. Dancert, A. Bernard, J.Ferrara, M.Royon, P. Fayol-Noireterre, J.Chevalier-Poinot, Y. Saccucci, M-O et Ch.Sasso (Saint-Etienne)

Section de St Florent des bois PS Vendée, 23 octobre 2014 à 16h44

Il faut des outils de régulation car s’opposer à la mondialisation serait inutile, il faut donc de tels outils pour limiter les effets négatifs. Seuls des outils mondiaux (au moins européens) de régulation peuvent être efficaces mais n’est-ce pas utopique ?

Mouvement des Jeunes Socialistes de l'Hérault, 22 octobre 2014 à 21h52

Contribution sur la reconnaissance d'un État palestinien Le 29 novembre 1947 le plan de partage voté par les Nations Unies prévoit la division de la Palestine en 3 entités : un État Juif, un État Arabe, tandis que Jérusalem reste sous contrôle international. Ce tracé ne sera pourtant jamais appliqué et depuis la situation sur ce territoire ne cesse d’empirer. Le conflit israélo-palestinien se déroule sous nos yeux et les milliers de morts de part et d’autre ne semblent pas alarmer la communauté européenne. Le droit international bafoué, à la fois par les Israéliens impunis et le régime décrié du Hamas, est le témoin d’une politique européenne à deux poids deux mesures. En effet, la convention de Genève rappelle que l’implantation de civils dans un territoire occupé (autrement dit la colonisation) est illégale, de même pour les attaques contre les civils qui sont considérés comme des crimes de guerre. D’autre part la construction du mur a été jugée illégale par la CIJ. Toutes ces violations n’en restent pas moins impunies, sauf verbalement. Dès lors la résistance palestinienne n’a d’autre solution que de répondre à la violence par la violence. Ce qui peut être critiqué facilement de nos canapés peut aussi être largement compris eu égard à la situation que vivent les palestiniens. En réalité il ne s’agit en rien d’un conflit de religions mais bien d’un conflit politique. Cette confusion est souvent à l’origine de l’importation d’un conflit en France entre deux communautés. Si l’on ne veut pas que ce conflit s’importe, il faut militer pour une éducation populaire qui ne laisse pas certains jeunes désarmés face aux propos de Soral ou de Dieudonné. Si le Parti Socialiste s’attelle depuis des années à réclamer un retour aux frontières établies par l’ONU en 47, il n’en reste pas moins silencieux face aux attaques répétées et aux crimes de guerres de l’État israélien. Aujourd’hui, le Gouvernement socialiste doit faire entendre sa voix auprès de l’ensemble de la communauté internationale pour reconnaître la Palestine en tant qu'État. Quand on connaît l’impact des décisions françaises (exemple de la reconnaissance de la Palestine à l’UNESCO en 2011, puis comme État observateur à l’ONU en 2012), on se rend compte à quel point notre pays peut jouer un rôle important dans ce conflit. La France doit donc être à l'avant-garde sur ce sujet, en proposant des solutions diplomatiques et en n'hésitant pas à promouvoir l'usage de sanctions économiques telles que l'embargo, afin de sanctionner l’État d'Israël. Elle doit aussi agir activement pour le développement économique en Palestine, où la situation sociale est catastrophique, notamment à cause du chômage.

Georges SKRIBA, 22 octobre 2014 à 15h00

- Hélas ! , le capitalisme mets la planète en danger ! , et il faudra en sortir un jour ! ,avant qu'elle se "fache" ! .une cata est maintenant envisagable! , comment en sortir ? , réformons l' O. N. U. , créons un nouveau parlement globale , et essayons de sauver ce qui reste ! , une auto-gestion , ...! , Démocratique bien sûr ! , avec droits de votes ! ...( bref, c'est pas gagner ! ) ....mais c'est une idée qui fait du chemin ! , voir chez les Anti-Capitalistes ! ....si ! , il y en a ! ...

Jérôme hublain, 22 octobre 2014 à 14h27

La mondialisation c'est bien mais a atteint c'est limite. Selon moi le seul moyen de garder nos emploi c'est de réindustrialiser nos industrie avec des subventions de l'état. Dans tout domaine cela est possible. Si on arrive a faire des chaussure encore chez nous sa veut bien dire que la est possible en revanche il faut remplacer une partie de l'homme par des robots c'est difficile à croire mais c'est la seule solution face a le Chine en terme de cout. Autre exemple, la Sidérurgie, l'Etat Français doit protéger ses industrie comme fond les Américain et la Chine ce n'est pas dolérable de la part de l'Etat de laisser la "libre de marcher" chez nous en Europe. Les A allemand eux les protège pourquoi pas nous. L'Etat sa actionnaire on aurait un minime de pouvoir pour ce developper. Hors à l'heure actuelle pour ce domaine ce sont les actionnaire Etranger et eux rigole. Si un jour on importe de l'acier en Europe sa sera de notre part un ECHEC DE NOS INDUSTRIE, dommage, pour un pays comme la France. Voilà mon avis que ça n'apportera rien.

Alexandre Stena, 22 octobre 2014 à 10h19

La mondialisation est invoquée à chaque secousse économique. La Finance est son reflet. Les terrains de jeu sont devenus planétaires : on produit dans une partie du monde pour revendre les produits à l’autre bout. Cette situation est vécue comme une fatalité en France. Mais une nouvelle lueur d’espoir est en train de naître : les Etats-Unis sont en phase de réindustrialisation, phénomène inconcevable il y a encore 10 ans. Tout est possible. Mais si la première conséquence de la mondialisation est économique alors la gouvernance l’est tout autant. Peser sur cet environnement, c’est agir sous forme de régulation. Mais cette régulation ne peut se faire qu’au niveau de l’Europe. Regrouper ses forces permet d’ être écouté par ses partenaires mais faut-il que le message soit audible : la cacophonie des 28, sans compter les 6 candidatures en cours, est inaudible. Peut-on réellement se mettre d’accord à 36 ? On ne peut imaginer que celui puisse arriver sans compromis : et alors, que reste-il des enjeux de chaque pays ? une partie acceptable par tous dans des économies et des cultures dont les problématiques sont différentes ? Cela ne peut conduire qu’à de la discordance. Quelle solution ? Une autre alliance. Celle qui se limite à quelques pays dont les économies sont proches et qui peuvent faire levier avec la voix de la France : 6 à 8 pays au maximum. Il manque un échelon entre l’UE et le pays. Cette alliance resserrée verrait l’émergence d’une gouvernance sur le plan juridique et économique/fiscal : attribuer des avantages fiscaux inter-pays dans cette zone pour inciter à l’investissement, définir des critères juridiques de protection industrielle plus stricte dans cette zone pour éviter le pillage des émergents BRIC, peser d’un poids nouveau sur la politique monétaire de la BCE avec un niveau de l’Euro adapté à la capacité de notre économie, intégrer une dimension écologique plus forte pour les produits importés… Sur le plan politique, on ne peut dissocier la diplomatie des capacités armées d’un pays. La aussi, la mutualisation des moyens militaires est nécessaire. Les menaces mondiales se sont développées et fragmentées : les zones d’interventions se sont multipliées exigeant un personnel et un matériel de haut niveau. Il est ridicule de constater à quelle point l’Europe est inopérante sur la scène mondiale lorsqu’il s’agit de faire entendre sa voix. Si les 28 ne le souhaitent pas, il faut peut-être commencer modestement par des accords multi-latéraux avec les pays qui ont une politique étrangère affirmée : Allemagne, Grande-Bretagne, Italie… Partager les moyens d’une armée commune, c’est également partager les risques.

Jacqueline Dahlem, 21 octobre 2014 à 11h58

Le slogan antimondialisation d’Arnaud Montebourg avait recueilli 17% des voix à la primaire citoyenne. La mondialisation fait peur même si nous nous répétons qu’elle est une réalité et qu’il faut donc faire avec ou l’affronter. La France a été un grand Empire pendant toute la période de colonisation. Cette représentation d’une France impériale, forte de valeurs d’universalité proclamées et inscrites dans le droit, est présente dans nos mémoires et sans doute dans notre inconscient collectif. D’où la tentation du déni, de la peur, du repli sur soi devant l’émergence de géants démographiques et économiques. L’internationalisme appartient à l’histoire du socialisme. Il nous faut donc repenser cet internationalisme au regard de la mondialisation telle qu’elle existe aujourd’hui. Je distinguerai deux niveaux, celui du parti des militants* et celui du parti au pouvoir*. *Le Parti socialiste du XXIeme siècle doit repenser complètement la formation des militants. Pour « entrer » dans l’ère de la mondialisation, il faut sortir d’une vision exclusivement hexagonale. Connaître ce qui se fait ailleurs et comment, au nom de quelles valeurs différentes des nôtres, de quelle histoire différente de la nôtre. Avec l’idée qu’on redoute moins ce qu’on connaît mieux…Et puis travailler à faire le bilan des bénéfices de la mondialisation autant que des problèmes et des interrogations qu’elle génère. *Ce qui permettrait de mieux comprendre l’interdépendance et la nécessité de l’écoute pour se positionner politiquement sur les questions de régulation (niveau européen et international), de protection, de stratégie pour valoriser nos atouts culturels, diplomatiques, scientifiques, économiques etc. dans le village global. Faire reculer la méfiance à l’égard de la mondialisation pour y trouver notre place et la faire évoluer est un objectif que le parti doit se donner à l’égard de ses militants et pour aborder efficacement cette question une fois au pouvoir. Les secrétariats nationaux actuels me semblent bien désuets au moins dans leur formulation (et disons le, ils réfèrent à la France coloniale) : secrétariat national à « l’international et à la francophonie », secrétariat national adjoint-e chargée du « rayonnement et de l’influence de la France dans le Monde. Je pense qu’un secrétariat national « à la France dans la mondialisation » par exemple, me semblerait davantage en phase avec le XXIeme siècle.

Stéphane LE FOLL, 20 octobre 2014 à 15h49

UTILES A LA FRANCE, FIDELES A LA GAUCHE Une fois de plus la France est face à son destin et les socialistes face à leurs responsabilités. Ces grands rendez-vous avec l’Histoire sont toujours difficiles à affronter. La France et l’Europe en général peinent à sortir de la crise mondiale de 2008 et rien n’aura été fait par la droite pour y parvenir, bien au contraire ! C’est donc une nouvelle fois aux socialistes au pouvoir qu’il incombe de relever ce défi. Les socialistes français ont souvent interpellé le monde et œuvré à la diffusion des idées d’égalité, de libertés individuelles, de progrès social et de défense de l’exception culturelle. Mais depuis le début de 21ème siècle, cette perspective s’est inversée : c’est le monde et ses défis planétaires qui nous interpellent désormais. C’est bien sûr et avant tout le défi écologique et la lutte contre le réchauffement climatique. Nous ne réussirons pas le développement durable, si nous n’agissons pas à la fois au niveau de la France, de l’Europe mais aussi du monde. Ce sera l’enjeu de la 21ème Conférence Climat qui se tiendra à Paris fin 2015. C’est aussi le défi démographique et alimentaire. La planète a besoin d’une agriculture capable d’assurer en quantité, en qualité et en durabilité, les besoins d’une humanité qui va gagner encore 3 milliards d’êtres humains dans les 30 ans qui viennent. Quant au terrorisme, il lance un défi aux démocraties et aux valeurs universelles que sont les droits de l'Homme et la liberté de conscience. En combattant le terrorisme au Mali, en Centrafrique et en Irak la France est fidèle à son histoire et aux idéaux de la gauche. (…) Nous devons enfin mesurer le bouleversement qui s’est opéré avec la mondialisation depuis 30 ans : l’émergence de puissances nouvelles et un rapport démographique politique et économique qui a changé. Là encore le processus s’est inversé : il s’agit maintenant pour un pays comme le nôtre de retrouver, face à ces puissances, un appareil de production industriel et agricole capable d’être créateur de suffisamment de richesses et d’emplois pour financer notre système social. Aux prises avec ces grands bouleversements planétaires, les Français s’interrogent sur la capacité de notre pays à affronter ces défis et doutent de la volonté de l’Europe de l’y aider. Ils craignent du même coup que soient remis en cause notre modèle social, éducatif, culturel et même notre capacité à vivre ensemble. C’est pourquoi nous, socialistes, devons penser notre action politique au regard de ces enjeux nouveaux, tout en restant fidèles à nos valeurs et au message de Jean Jaurès : « Aller à l’idéal et comprendre le réel ».

François Bizouard, 20 octobre 2014 à 12h25

Proposition : Mettre en place dans les fédérations des carrefours de propositions de réforme de la législation à partir de constats sur les abus, les inégalités ou les insuffisances relevés dans la vie courante. Le régime des retraites va faire l’objet de remises en cause multiples au cours des prochaines années. Proposition : Le départ en retraite se déterminera, en priorité selon le nombre d’années de cotisation et en second lieu en fonction de l’âge. Dans tous les cas, la pénibilité au travail interviendra comme critère complémentaire.

Jean-Christophe BEJANNIN, 19 octobre 2014 à 18h38

Mare Nostrum : l'avenir de l'Europe Le grand projet qui devrait tous nous mobiliser est celui de l'alliance entre le nord de l'Afrique et l'Union Européenne. Autour du "Mare Nostrum" des romains, les complémentarités en 2014 sont évidentes : infrastructures, démocratie, labos et entreprises techniques, pouvoir d'achat, population vieillissante en Europe; jeunesse, croissance, nouveaux marchés et besoin de développer des infrastructures dans les pays du Maghreb. Il ne s'agit pas d'une idée neuve, elle avait été déjà évoquée lors de nos primaires de 2006... Les "grands chantiers" que nos économistes Keynésiens espèrent pour inverser réellement les chiffres du sous-emploi sont peut-être en Tunisie, Algérie, Maroc ? De toutes façons, si nous socialistes ne voulons pas vivre dans une "forteresse Europe" assiégée par des milliers de boat-people à nos frontières du Sud, si nous voulons offrir des perspectives à nos frères Africains dans leurs pays, l'intégration économique et démocratique entre nos pays et ceux du nord de l'Afrique est urgente et nécessaire !

Parmi les questions posées pour inviter à contribuer sur le sujet de l’entreprise, deux questions sont centrales : • Quel doit être notre conception de l’entreprise ? • Quel rôle pour les salariés et les partenaires sociaux ? Elles sont placées symboliquement entre trois questions portant sur la désindustrialisation et trois questions qui suggèrent que l’innovation serait le moteur et le risque, la voie. C’est de l’entreprise que vient la richesse. La conception qu’on en a est essentielle pour légitimer un partage de cette richesse qui permette à chacun de vivre, de faire vivre sa famille et de construire un monde propice à l’intégration dans la société des Hommes, au progrès social personnel de chacun. Ci-joint la suite...

Patrice Gohier, 18 octobre 2014 à 20h27

La mondialisation économique est un moment de l'histoire. Elle ne se prolongera pas au-delà de la fin des énergies fossiles, nucléaire compris, puisqu'on ne fera pas voler des avions ni voguer des paquebots avec vent ou le soleil. Nous devons donc anticiper et le "peak oil" et le "nuke peak" qui verrons dans ce siècle finir l'âge des matières énergétiques (carbone et uranium). Anticiper le profond changement des circulations humaines et matérielles c'est comprendre qu'il ne sera bientôt plus possible ni même utile de traverser les océans en quelques heures : le numérique aura permis de visiter le Moma depuis Paris ou le MUCEM depuis Houston. Il permettra aussi la fabrication, à partir d'un fichier digital et d'une imprimante 3D, de n'importe quel ustensile, machine, pièce détachée, mobilier, véhicule... et sonnera donc la fin de l'industrie centralisée. Et puisque les énergies renouvelables elles-même seront produites et distribuées localement sur l'ensemble des réseaux interconnectés, la "mondialisation" sera devenue un souvenir. C'est à ces temps là que nous devons dès aujourd'hui nous adapter : fabrication à la demande, localement ; productions décentralisées ; distribution par réseaux ; énergies illimitées quasi-gratuites. La mondialisation est déjà derrière nous.

Victor PECASTAING, 18 octobre 2014 à 12h04

La mondialisation d'essence libérale consiste à mettre en concurrence tous le hommes et tous les systèmes fiscaux et sociaux. Cette situation na été rendu possible qu'avec le renoncement des états qui se sont privé des outils nécessaires pour réguler l'économie laissant les marchés imposer leurs dictas. À partir des années 80 les états ont diminué les impôts pour les plus fortunés et emprunté pour équilibrer leurs budgets. C'est par l'endettement que les peuples perdent leur liberté. Ces choix ont conduit à une explosion des inégalités, la part revenant au travail à diminué de 8 à 12% dans les pays de l'OCDE au profit des revenus du capital. La consommation des ménages représentant environ 65% du PIB, la baisse des revenus du travail à réduit la demande et pesé sur les carnets de commandes des entreprises. Il faut absolument augmenter les salaires comme le précisent la conférence de l'ONU pour le commerce et le développement ainsi que le FMI. Ce rééquilibrage de la répartition des richesses produites doit être décidé au niveau du G20, aucun pays ne pouvant agir seul dans ce domaine. Enfin, n'oublions pas ce qu'Henry Ford déclarait à propos des salaires: "La plus part des entreprises considèrent les salaires comme une charges qu'il faut à tout prix réduire alors que c'est un élément essentiel de la demande globale. La croissance va s'étouffer si l'on ne fixe pas des règles du jeu collectives pour augmenter chaque année les salaires des ouvriers en fonction des gains de productivité." Il faut absolument que les états reprennent la main dans le domaine économique et ne subissent plus la tyrannie des marchés qu'ils faut, entendons-nous souvent, rassurer mais ne faut-il pas surtout rassurer les plus démunis, les chômeur, les titulaires du RSA et tous ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Une société plus juste est une société plus solidaire, qui n'a pas peur de l'avenir, qui ne songe pas à se replier sur elle-même en cherchant des boucs émissaires responsables de la crise et de ses conséquences, favorisant ainsi la montés des extrêmes. Les socialistes doivent être au premier rang de ce combat contre l'égoïsme et l'injustice.

william geib, 18 octobre 2014 à 10h07

Comment agir dans la mondialisation ? Les politiques doivent apprendre à maitriser les multinationales et surtout les conséquences économiques des accords d’échanges et des lois qu’ils signent. Il y a une absence totale de compréhension de l’impact des objectifs et mécanismes financiers utilisés par les entreprises pour démultiplier leur rentabilité à tout prix au détriment de l’humain et du local. Il est donc nécessaire de renégocier les accords de libre-échange. Quels espoirs, Une institution mondiale de régulation, une Europe unie autour de l’euro et donc plus ressérée. Quelles menaces ? Un taux de chômage élevé et persistant entrainant des désordres politiques, économiques, écologiques et sécuritaires. Quelles régulations ? Le libre-échange ne doit pas permettre le nivellement des protections locales. Il faut donc définir un modèle d’échange viable et acceptable ayant pour socle le plein emploi, la protection sociale et sociétale et permettant aux peuples d’acquérir un niveau de vie digne ‘à définir). Une gouvernance mondiale est-elle concevable et comment la faire advenir ? Elle est souhaitable mais du domaine de l’utopie à ce jour (cf nos difficultés au niveau européen). Il faut toutefois au travers de l’ONU-L’OTAN-Le FMI etc créer des systèmes de régulation s’imposant progressivement à l’humanité. Quels sont les formes et les moyens d’un véritable universalisme? Doit-il fonder un nouvel internationalisme. Pour qu’un véritable universalisme soit mis en œuvre et accepté sinon toléré, il faut que le principe de laïcité s’impose comme socle commun aux peuples et repousse les croyances dans la sphère privée. Le Chemin est long !!!!!!

Adel - Saint-Ouen, 17 octobre 2014 à 18h17

En lien avec le débat sur les valeurs du socialisme, nous voulons nous interroger, à travers cette contribution, sur ce qu’est et doit être un « parti » aujourd’hui. Afin de contribuer à une manière de faire de la politique autrement, cette contribution se veut ainsi le reflet de notre expérience de terrain, à Saint-Ouen, ces dernières années. Afin de répondre aux crises aux formes multiples qui traversent chaque jour notre société et qui touchent les individus dans leur sphère la plus intime, il est désormais urgent de dépasser la définition traditionnelle du « parti » : le regroupement de personnes qui, autour de valeurs communes, s’organisent pour partir à la conquête du pouvoir. En France, chaque personne qui rejoint une section socialiste et qui franchit les portes d’une réunion de section, porte en elle un combat ou une lutte contre une injustice : éducation, écologie, insertion, exclusion des plus faibles,… Le nouveau militant est animé, par une volonté de changement et le souhait de rencontrer d'autres militants pour défendre une cause. Nous recherchons les outils intellectuels et les moyens d’actions qui permettront de transformer notre volonté en capacité d’agir concrètement et de faire évoluer positivement notre société. Or, il nous est reproché par nos sympathisants, voire nos militants, d’avoir abandonné ce rôle. Les nouveaux militants, découvrant le fonctionnement de notre parti, s'étonnent du poids disproportionné de sa dimension professionnelle, uniquement articulée autour du calendrier des élections (législatives, présidentielles ou Congrès) et des poids des courants ou des motions qui étouffent bien trop souvent le débat d'idées et l'action de terrain. Le « parti » doit ainsi retrouver son rôle « d’éclaireur des consciences ». Pour répondre à la perte de sens qui irrigue toutes les sociétés modernes et la France en particulier, dépasser la notion traditionnelle de « parti » que nous devons interroger, il nous faut accepter d'être, dans un premier temps, le réceptacle de toutes les colères et rancœurs qui s’exprimeraient de manière totalement éclatés dans notre société. Cette acceptation nous permettra, dans un second temps, par le biais des débats sereins, organisés et apaisés, par la formation progressive des militants, d’être cet espace de débats et d’approfondissement des problématiques, de dialogue autour de notre quotidien pour définir les modalités concrètes de l’action. Au-delà des clivages sociétaux et politiques, le Parti Socialiste, autour des valeurs de la République et de justice qui constituent son cœur, doit permettre à toute et à tous, de devenir les citoyens éclairés qui portent en eux les forces du changement.

Marylise Lebranchu, 17 octobre 2014 à 15h28

La mondialisation est un fait: il ne s’agit donc pas d’être pour ou contre ce phénomène mais de le prendre en compte pour répondre aux enjeux qu’il soulève et aux défis qu’il pose. La génération d'après-guerre a initié deux actes forts de régulation: les accords de Bretton Woods d’abord, la construction progressive mais déterminée de l’Union Européenne, ensuite. Mais, rassurée contre le risque de la guerre, elle a oublié de transmettre à ceux qui font le XXIe siècle les clefs de lecture de cette grande étape de régulation. Dès lors, une majorité des français s’est progressivement éloignée de l'Europe et notre pays, se jugeant victime de délocalisations socialement trop lourdes et d’une résistance de la part de son voisin allemand, s’est replié sur lui-même. Aujourd’hui, bien que la France ait historiquement fait trace dans le monde, bien qu’elle soit la 5ème puissance mondiale, une part croissante de nos concitoyens n’a plus la fierté de son pays. Un part croissante rejette l'Europe comme vecteur de régulation et doute de la capacité des acteurs publics à pouvoir les protéger. Ce doute est alimenté par les insuffisances de la régulation mondiale : une régulation qui permet un élargissement des échanges mais n’apporte pas de réponses politiques adéquates. Certes des outils existent mais ce sont uniquement des instruments au service de l'économie et de la protection du libéralisme. Créer des règles pour organiser la concurrence, ouvrir les marchés au travers de l’OMC ne permet ni d’assurer un développement harmonieux des pays, ni de restaurer la confiance érodée de nos concitoyens. C’est pourquoi il nous faut renouer avec une régulation acceptée par ces derniers et protectrice pour tous les citoyens du monde. C’est pourquoi il nous faut réhabiliter l’Europe comme force régulatrice. Les instruments mondiaux ne nous permettront pas demain de concrétiser le rêve de redressement pour notre pays et d'équilibre pour le monde. Mais si nous agissons en Europe; si nous faisons de l’Union un modèle de solidarité, d'entraide et d’émancipation, un espace de recherche de normes utiles à l'harmonisation sociale et la sauvegarde de la planète ; si nous nous battons pour la laïcisation de son droit partagé, alors nous pourrons négocier de nouvelles régulations mondiales. Seule l’Europe rassemblée aura la force nécessaire pour proposer une alternative. Hâtons-nous, car le prochain rendez-vous est proche. Dès la Conférence de Paris pour la planète, c’est une Europe unie qui devra concourir à l’émergence d’un nouveau système de régulation, un système qui fera de la coopération entre régions du monde, le remède à une concurrence aujourd’hui exarcerbée.

Mengue Mengue M'Eyaà, 17 octobre 2014 à 11h36

Le seul continent complémentaire de l'Union européenne, est le continent africain. Tous les autres continents ou grands Etats du sud sont arrimés au monde anglo-saxon ou à la Chine. L 'on évoque désormais une « chinafrique » pour remplacer la « françafrique ». Cette dernière se vivait d'ailleurs moins comme une zone d'échanges économiques qu'un système d'influence et de corruption hérité de la décolonisation gaullienne. * Le regard et les actions de la France et de l'Europe sur le continent africain doivent changer. Le continent africain continue à être perçu sur le mode des catastrophes : ébola, guerres sur plusieurs théâtres, alors que ce continent est extrêmement dynamique et inventif sur le plan des performances économiques, ce que tend à dissimuler la description des drames réels dans les médias. L'Afrique ne connaît pas de panne de croissance. Selon les chiffres les plus récents, malgré des zones de pauvreté, elle est en moyenne de 6% par an. Cette croissance est fragile car reposant essentiellement sur des industries extractives ou sur des mono cultures. * La gauche doit reprendre sa place en Afrique : Il faut un nouveau « discours de la Baule » sur la conditionnalité démocratique. A ce constat s'ajoute une crise d'efficacité face à laquelle l'aide française ou l'aide européenne insuffisantes pour instaurer une crédibilité des pouvoirs en place. La crise des Etats africains est d'abord une crise des Etats illégitimes. Cette situation condamne les sociétés à faire du sur-place et à ralentir le développement industriel ou économique. Les socialistes doivent réinvestir la politique de haut en bas sur le continent africain, et pas seulement à travers la gestion des conséquences des interventions militaires au Mali ou en Centrafrique. * Le redémarrage économique du continent européen n'est possible – ce qu'on appelle aussi la « diplomatie économique » - que si les peuples africains sont respectés dans leurs choix électoraux, et peuvent accéder à la modernité démocratique. De par son histoire et par son implication, la France peut entraîner au niveau européen un discours amenant le continent africain vers la démocratisation. Face aux manipulations électorales et constitutionnelles dans plusieurs pays clés, la France doit reprendre sa place, porter un discours sur la démocratie et les libertés, défendre le développement durable menacé par les régimes prédateurs, et favoriser la redistribution. Tels sont les défis qui attendent les socialistes. Ne pas privilégier qu'une approche de marché dénuée des facteurs socio-politiques ou environnementaux, nous devons insuffler les idées de progrès qui sont les nôtres.

Nicolas, 16 octobre 2014 à 23h07

Dans la mondialisation que nous vivons, le mot 'socialiste' du nom de notre parti pose problème. Il véhicule à mon sens des idées, des images très éloignées de nos valeurs réelles. Et même en France, ce mot a perdu énormément de 'modernité' , à l'opposé de notre posture progressiste... Tiens, 'progrès' ou 'progressiste'... Ça sonne pas mal !?

catherine et philippe, 16 octobre 2014 à 18h58

Pour un développement équilibré, les socialistes doivent promouvoir l’égalité et les droits de l’homme partout dans le monde. Injuste et dangereuse loterie du lieu de naissance. Sans progrès parallèle des droits de l’homme dans tous les pays on ne résoudra aucun des problèmes globaux ; il y aura toujours des millions de familles chassées de leur maison par des guerres sans fin, d'émigrants risquant leur vie pour atteindre un pays où ils seront souvent emprisonnés ou exploités, mais aussi un nombre croissant de jeunes transformés en machines à tuer au nom d'une religion trahie; il y aura toujours des petites filles et femmes mutilées, violées, enfermées. La déforestation incontrôlée, la pollution généralisée et leurs conséquences sur le climat et l'agriculture, les maladies infectieuses impossibles à maîtriser par des systèmes de santé sans ressources sont aussi imputables aux atteintes aux droits de l'homme et à la mauvaise gouvernance. On se rassure parfois en envoyant quelques troupes, avions de combat et convois de médicaments; souvent on se contente de navires pour repêcher les corps au large des pays privilégiés. On finance des programmes d’accès à l’eau ou à l’éducation mais sans information sur la qualité de l’eau ou sans droit d’utiliser son savoir pour changer sa vie, cela sert peu. Pays de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, la voix de la France porte encore (cf prix Nobel récents). Mais au-delà de la culture et des idées, la France doit porter une exigence de partage des ressources et de démocratie. Loin de nous renfermer sur nous-mêmes pour combattre la crise dans un îlot entouré de murs offrant une protection illusoire, concevons ensemble, avec la volonté de réussir, une nouvelle donne économique mondiale. La liberté d’expression, l’accès à l’information et le développement de medias libres sont à la fois outils et conditions nécessaires à la réalisation de cette ambition. Exigeons des pays avec qui nous coopérons leur mise en œuvre effective, seul garante de la dissémination des informations indispensables au développement et d’une lutte efficace contre la corruption et l’embrigadement. Soutenons partout politiquement et financièrement les militants des droits de l'homme. Mesure peu couteuse mais symbolique et utile, offrons aux plus exposés d’entre eux et à leur famille, des visas «filets de sécurité» prêts pour le jour où leur vie serait en danger. Immense programme. Seuls nous n'y arriverons jamais, ensemble ce sera très dur et il faudra du temps. Mais au moins créons cette vision, agissons pour que le monde soit meilleur. Ça sert à ça, les socialistes.

Valentin LAMBRECQ, 16 octobre 2014 à 14h35

Comment mieux nous poser avec / face aux pays émergents notamment sur le plan économique ? La géopolitique et la géo-économie de demain tourne autour de quelques chiffres convergents. Ricardo Haussman relève que le PIB a enregistré une augmentation cumulative de 35% aux Etats-Unis entre 2003 et 2011. Pendant la même période, il a bondi de 348% au Brésil, 346% en Chine, 331% en Russie et 203% en Inde. D’ici 2050, les pays européens, qui faisaient encore partie du top ten il y a quelques années perdront du terrain. La Chine, l’Inde, le Brésil ou le Mexique en gagneront. “Leur croissance est irréversible” disait Lionel Zinsou. Ces émergeants vont s’allier, se concurrencer ou s’affronter, mais rien n’indique que la pression sur la France diminuera. De l’essor de ces pays peuvent apparaitre plusieurs scénarios. La domination occidentale peut décliner. Et elle déclinera. L’écart entre les pays riches et les pays pauvre progressera. Dans quelle catégorie de pays seront nous classés ? Enfin, les sociétés - selon un rapport de la CIA de novembre dernier - peuvent se substituer aux Etats et aux pouvoirs publics, dépassés et désarmés par la mondialisation. La première conséquence est la possible propagation mondiale de l’individualisme. Mais c’est surtout le degré de légitimité des puissances qui sera à apprécier autrement. Il importera d’autant plus, lors des négociations internationales, d’apprécier la fiabilité des partenaires. Il faudra convaincre les gouvernements européens et la commission de prendre en considération des propositions beaucoup plus modestes et réalistes, comme de créer un environnement plus favorable à l’industrie européenne. Nous devons mener une politique très entreprenante vis à vis de ces pays et nous interroger sur les transferts de technologie. La gauche devra s’adapter à cette nouvelle donne. Il y aura une correction de la mondialisation, mais il n’y aura pas d’autre mondialisation ou de démondialisation. L’intégration économique, l’harmonisation fiscale de la zone Euro nous obligeront à réduire la pression fiscale. Donc les dépenses publiques. Le socialisme devra se réinventer tout en conservant ses objectifs de justice et d’égalité. Peut être faut il reconstruire la politique de gauche à partir de l’urgence écologique ? Nous devons construire une France qui est un modèle, mais qui modèle le monde. Nous devons nous réformer. Davantage. Et c’est possible.

Anonyme, 16 octobre 2014 à 14h34

Bonjour, Quelques idées : - Election au suffrage universel direct d'un Président de l'Union Européenne ; - Taxation des biens extérieures en fonction de critères sociaux et environnementaux.

Hélène Conway-Mouret, 16 octobre 2014 à 11h29

FAIRE DE LA FRANCE UN PAYS ATTRACTIF QUI RAYONNE DANS LE MONDE EN QUOI LA FRANCE EST-ELLE ATTRACTIVE ? Notre pays joue un rôle important dans la résolution des crises internationales, la lutte contre le terrorisme et l’accueil de population menacées (l’OFPRA notamment). Son image très positive est renforcée par l’action des ONG, présentes partout sur les terrains difficiles. Sur le plan économique, elle attire les investisseurs étrangers grâce avantages fiscaux pour la recherche et développement (R&D) par la suppression de la taxe professionnelle et surtout le crédit d'impôt recherche (CIR). Elle est 1ère dans l'industrie européenne de fonds d'investissement et le nombre des marques commerciales déposées, 2ème pour le prix de l’électricité et le taux de pénétration de l'internet haut débit. Ses infrastructures, son système éducatif, son système de protection sociale sont des facteurs d’attractivité majeurs. Le choc de simplification est attendu pour alléger les lourdeurs administratives, obstacles à l'investissement. La communauté française à l’étranger compte aujourd’hui près de 2,5 millions de ressortissants. Nombre d’entre eux sont des petits entrepreneurs, qui ont réussi dans leur nouvel environnement en conservant un lien fort avec notre pays. Pourquoi ne leur permettons-nous pas de mettre leurs réseaux au service de nos intérêts économiques ? LA FRANCE A UN RÔLE À TENIR DANS LE MONDE : Elle est l’un des pays les plus attractifs d’Europe pour les investissements, avec ses secteurs industriels de qualité, ses multiples entreprises de rang mondial, son inventivité, sa capacité à former et attirer des talents, son indépendance énergétique. LA FRANCE, UN PAYS ATTRACTIF POUR LES ÉTUDIANTS : Elle est la 3ème destination des étudiants étrangers, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. En 2013, 288 544 étudiants étrangers, 7 % du total mondial, ont choisi la France. LA FRANCE, PREMIÈRE DESTINATION TOURISTIQUE : Sur 1,035 milliards de touristes internationaux en 2013, 83 millions ont visité la France, 1ère destination mondiale loin devant les Etats-Unis (67 millions) et la Chine (≤ 58 millions). Enfin, je me réjouis de la constitution d’un grand pôle international au sein du Gouvernement qui réunit les affaires étrangères, le commerce extérieur et le tourisme au service du développement international de la France.

frederic durand, 15 octobre 2014 à 19h16

L'Europe doit normalement être un bon moyen pour agir dans la mondialisation, sauf que l'Europe est mal gouverné. Il faudrait que tous les pays européens soient a égalité. Puis on peux envisager une Europe toute puissante qui agirait sur le monde, pas pour le diriger mais pour emmener tout les pays vers un idéal de liberté de richesse de soins.

Section PS de Margny lès Compiègne, 15 octobre 2014 à 12h01

Transformation et Mondialisation La France, à l'ouverture de la Mondialisation, a fait le choix de la rentabilité à court terme et a donné tous pouvoirs aux financiers ; il reste évident que, produire là où la main d'oeuvre est plus qu'abordable, d'un coût ridiculement bas, un pays en voie de développement, et avec l'absence de toute protection sociale, cela représente un avantage compétitif immédiat avec un retour sur investissement rapide. La création d'un volant de chômeurs oscillant entre 1million et demi, et jusque 3, peut-être 4 millions de personnes, coûte moins cher selon nos financiers, détenteurs de leur pouvoir d'argent et d'une réflexion à court terme que le maintien d'un emploi à ces mêmes personnes pour l'ensemble de la collectivité française. Mais sur le long terme, qu'en sera-t-il ? La question semble ne pas avoir été posée ! Nous reconnaissons que la Mondialisation a permis l'accès à la production de biens de consommation et à la consommation de ces biens par une partie de l'Humanité qui n'en bénéficiait pas, comme elle lui a permis d'exporter ses mêmes biens vers les pays industrialisés, un bienfait probable pour cette partie de l'Humanité, mai est ce un bienfait pour tous ? Entrer dans la mondialisation, mais nos financiers se sont bien gardés de le faire savoir, c'est aussi devoir accepter de perdre un certain nombre de nos positions et de nos acquis. L'industrie française n'est pas concurrentielle ? Si, elle l'est mais à armes égales ! Le pouvoir financier savait que cette mondialisation allait détruire des emplois au sein des pays industrialisés, et créer, après que le coût de l'entretien de ce volant de chômeurs soit devenu moins supportable, le besoin de restaurer un secteur concurrentiel, et comment ? La solution pour le pouvoir financier, réduire les coût de production avec la réduction du coût de la main d'oeuvre, avec la réduction des acquis sociaux sur la retraite, la famille, la santé. La solution, faire accepter par la main d'oeuvre une diminution de son niveau de vie, et ce phénomène touche déjà aujourd'hui même nos classes moyennes supérieures. A qui avons nous confié la direction de notre vie ? A des individus incapables d'anticiper ? À des individus dont le seul but est de s'enrichir, vite et sans retenue, vite et sans vision humaniste ? Oui, nous reconnaissons que l'Humanité s'est construite avec toujours la domination de certains sur d'autres, et nous avons dominé et nous nous sommes développés, nous européens, durant 2 ou 3 siècles en exploitant d'autres peuples. Devons nous pour autant aujourd'hui accepter un retour en arrière pour nous mêmes ? Devons nous nous laisser dominer par le pouvoir financier ?

jean noel bichet, 15 octobre 2014 à 0h20

Pour répondre aux peurs et aux interrogations engendrées par la mondialisation différentes analyses sont proposées : 1/ Le repli sur soi, associé au protectionnisme et à la sortie de l’euro. Cette thèse, surtout défendue par l’extrême droite conduirait la France à la récession et à une impasse financière. 2/ La démondialisation est un deuxième axe. Il s’agit de réorienter la production destinée à l’exportation vers les marchés nationaux en la protégeant par des barrières douanières. C’est une forme de protectionnisme qui paraît impraticable voire dangereuse pour la paix et l’équilibre mondial . 3/ La régulation de la mondialisation, mise en avant par la droite modérée et une grande partie de la gauche de gouvernement, au nom du principe de réalité. Elle vise à corriger la mondialisation en créant ou en réinstaurant certaines règles. On peut chercher une autre voie : civiliser la mondialisation, l’humaniser en agissant sur deux axes : l’amélioration de notre compétitivité et le rééquilibrage de la concurrence entre pays en développement, pays émergents et pays industrialisés, y compris au plan intra-européen. Cette action implique d’actionner de nouveaux leviers juridiques et financiers sur le plan international, européen et national. Elle nécessite une négociation équilibrée entre un maximum d’Etats et d’acteurs économiques internationaux pour maîtriser le développement et la croissance, en assurant l’avenir de notre planète pour les générations futures. Il s’agit de donner une force juridique comparable aux accords OMC, OIT et aux accords environnementaux internationaux, tout en les faisant converger vers des objectifs communs visant à placer l’économie au service de l’humanité et non l’inverse (rapprochements de standards sociaux et environnementaux, ….). Sur le front technologique, pour éviter la poursuite du bradage de nos investissements en matière d’innovation (TGV, nucléaire, …), la France et l’Union européenne pourraient obtenir que les accords de l’OMC comportent une clause de conditionnalité des transferts de technologie corrélée au respect de normes sociales et environnementales. Pour atteindre cet objectif central, cette action devrait porter sur le front des aides, des alliances, des mutations industrielles et de la préservation de l’indépendance économique de l’Union. Les aides publiques aux entreprises ne doivent plus être avant tout considérées comme des distorsions de concurrence, nuisibles aux intérêts des consommateurs européens. Elles doivent être examinées à l’aune des avantages qu’elles procurent en termes de maintien des emplois en Europe ou de gains de parts de marché à l’exportation.

Nestor Elias RAMIREZ JIMENEZ, 14 octobre 2014 à 12h02

La mondialisation La mondialisation est négative à cause du manque de transparence des banques, à cause des paradis fiscaux. À cause des grands monopoles ; cette ensemble des défauts rendent la mondialisation un phénomène navrant car elle apporte entre autres 35 millions de mort par année, elle faussé la règle fondamentale indispensable aux échanges équitables, sous forme de "transparence et liberté, entre l'offre et la demande". Seul une minorité devenu par spécialisation des sangsues de la finance en sont bénéficiaires (Charles Darwin, Adam Smith, Frederick W. Taylor) Espoir et menaces Vu les défauts de la mondialisation, Vu la mise en garde de Platon (déjà quatre siècles a.n.e.) lorsqu'il invoque Socrate, (je cite) ..." Il conviendrait donc, ô Glaucon, de faire une obligation légale de cette science, et de persuader à ceux qui sont destinés à occuper les premières places dans l’État de s'adonner à la science du calcul, et de l'étudier non pas à la mode du vulgaire, mais pour s'élever par l'effort de l’intelligence pure jusqu'à la contemplation de la pure essence des nombres ; non dans la vue intéressée des achats et des ventes, comme font les marchands et les négociants, mais pour les applications de la guerre et pour rendre plus facile l'élan de l'âme se dégageant du brouillard des choses périssables et montant à la vérité et à l'être"… Pour dire que de nous jours le conflit d'intérêts est la règle dans les affaires des nations, qui d'ailleurs n'ont en vérité aucune emprise sur ces marchés à mouvement vertigineux du numérique. Le mouvement financier virtuelle (même plus du papier) de la spéculation représente plus de huit fois le prix global du tangible au monde, (John Christensen, Miret Saky, Étienne Chouard, Édouard Tétreau) Régulation S'il n'y pas de régulation des banques c'est justement parce qu'elle sont intangibles, des fantômes, mais les résultats d'une année de trois premières banques d'affaires couvre sans difficulté lé déficit d'une année de la France. Encore il y a pas la volonté politique de réguler leur fonctionnement par la raisons souligné ci-dessus "le conflit d'intérêts" la collusion, la connivence entre les leaders politiques et les banques. Gouvernance Mondiale La gouvernance mondiale existe déjà, sous forme de FMI et OMC, ONU ; mais comment le souligne de manière brillante Joseph E. Stiglitz, il y une fois de plus le conflit d'intérêts, la connivence, qui pollue leur bon fonctionnement. Il est navrant d'observer beaucoup de mots, pour faire croire à la démocratie, mais au but, après des campagnes et prosélytisme ; rien pour faire honneur à la définition étymologique de démocratie.

Marc SAUVEZ, 13 octobre 2014 à 17h05

Je recommence car ma contribution faisait plus de caractère mais j'ai eu beau la réduire elle ne passait pas. Problème, censure? Je disais qu'il fallait économiser les ressources rares et en particulier espace et énergie. Malgré la loi de 1967 sur la "gestion économe de l'espace" et de nombreuses municipalités "de gauche" rien n'a été fait consommant toujours plus d'espace et délaissant les espaces centraux( qui se dégradaient physiquement), péricentraux (qui se dégradaient socialement et restaient dans leur jus avec des municipalités d'une certaine gauche qui les "tenait" et d'extensions périphériques qui deviennent ingérables et qui réclament toujours plus de transports. on a construit loin pour trouver soit disant des terrains "pas chers", mais on ne comptaient pas les milliards investis dans les routes, les transports scolaires et urbains, les nouveaux équipements. La ville se renouvelle au rythme de 1% par an , il a fallut 40 ans pour la défaire, il faudrait un siècle pour la reprendre. Aujourd'hui, on a à gérer les grands ensembles, les extensions périurbains où les habitants mécontents se retournent vers le FN et des quartiers moyens sup qui se referment. Il faut une gestion exclusivement intercommunale pour s'en sortir. MS auteur du rapport DF :" la ville et l'enjeu du développement durable"

L’utopie socialiste a longtemps porté haut un idéal internationaliste, dans lequel tous les peuples se seraient libérés de l’exploitation capitaliste et se seraient réunis autour d’idéaux d’égalité, de partage et d’amitié. Malheureusement, ce sont surtout les multinationales qui ont aujourd’hui pris le pouvoir, et imposé leurs modèles économiques. Trop souvent rejetée en bloc par notre parti, la mondialisation est pourtant consubstantielle du progrès. Les progrès notamment technologiques (transport, nouvelles technologies, etc.) ont aboli les frontières et rapproché les hommes. La mondialisation est un fait et ses conséquences, positives comme négatives, s’imposent à tous. Modes de consommation, réchauffement climatique, désindustrialisation ; notre sentiment de malaise face à la mondialisation nait également du fait que nous regrettons beaucoup d’aspects négatifs dont nous sommes, en fait, à l’origine. Il est de la responsabilité de la gauche de permettre l’émergence d’un modèle plus juste, plus équitable et plus durable. Pour cela, il est nécessaire de mieux expliquer le monde dans lequel on vit car les citoyens ne comprennent pas suffisamment les mécanismes économiques qui s’imposent à eux et qui obligent notre pays à se réformer. Le principe d’égalité entre les peuples doit être réaffirmé. Les fruits de la croissance doivent être partagés équitablement parmi les pays, qu’ils soient au début ou à la fin du processus de production. La mondialisation équitable nous impose de partager ce que l’on a trop longtemps été habitué à exploiter. Il est donc primordial de revaloriser l’éthique, que ce soit dans les rapports sociaux ou dans notre consommation. Il faut enfin promouvoir la responsabilité et la modération dans nos choix économiques. La mondialisation questionne beaucoup le rôle de l’Etat. Il doit favoriser les mutations économiques, en accompagnant le déclin de certaines filières industrielles et en investissant massivement dans celles d’avenir. L’Etat doit également créer un environnement global favorable à l’innovation et aux investissements, français et étrangers, pour que l’économie française garde son influence sur la scène internationale. Enfin, l’Etat doit se faire plus régulateur pour protéger ses ressources et ses entreprises. L’Etat doit donc devenir un acteur de la mondialisation, défendre ses intérêts, son appareil productif et son modèle social. Dans ce contexte, l’Europe est un atout. Lois, fiscalité, normes sociales, impératifs environnementaux ; une Europe unie et rassemblée sera une Europe forte, mieux à même de peser dans la mondialisation et de défendre ainsi notre modèle social.

Observatoire International des Militants - FFE, 13 octobre 2014 à 0h00

Notre société se replie de plus en plus sur elle-même pourtant les économies et les cultures continuent de s’internationaliser. Les derniers résultats électoraux et le climat social actuel confirment cette tendance. La mondialisation profite à une minorité dont l’objectif est le profit et non pas la redistribution des richesses ou la protection de l’environnement. Les gouvernements et les partis politiques n’arrivent pas à relancer l’économie sans l’appui de puissantes corporations. L’Etat n’est plus en mesure d’apporter des réponses sociales à l’échelle nationale, il faut donc entrer dans une dynamique européenne. La nécessité d’une Europe politique ne fait plus de doute pour faire face à des multinationales qui ont fait le pas du leadership international depuis longtemps. Le PS doit lancer le chantier d’un véritable parti socialiste européen capable de porter des reformes progressistes à l’échelle européenne et les promouvoir à l’échelle mondiale. Le PS français doit donc innover sa vision de la politique, par exemple :Présenter des programmes communs avec ceux des partis frères, en particulier sur les compétences dont l’Union européenne a récupéré l’initiative ; Défendre une réforme du PSE pour lui donner les moyens de rénover la voix du socialisme dans les régions marquées par des années de dictature communiste ou Baasiste et qui n’ont que le nationalisme et le radicalisme comme alternative au libéralisme ; Relancer la dynamique de l’international socialiste et développer les liens avec les partis frères, à commencer par les partis progressistes des BRICS afin de soutenir les droits sociaux de leurs travailleurs. Le PS doit aussi donner l’exemple et défendre une mondialisation raisonnable et durable, par exemple : Imposer une charte sociale (respect des travailleurs, du consommateur et de l’environnement) aux entreprises qui bénéficient du moindre avantage fiscal ; Interdire la signature de contrats militaires et de hautes technologies avec des Etats non-démocratiques et instables politiquement ; Favoriser les initiatives et entreprises locales en informant les citoyens de l’impact sur l’environnement et la santé de certains produits importés. Mentionner clairement l’origine de production afin de donner le choix aux consommateurs. Le Parti socialiste se doit de proposer des nouvelles alternatives mais surtout des outils pour mieux analyser, comprendre et contrôler la mondialisation. En tant que membres de la Coordination de l’Observatoire International des Militants et socialistes français établis hors de France, nous nous engageons à apporter des analyses de terrain et de qualité afin de témoigner de l’impact de la mondialisation.

Vincent Combes, 12 octobre 2014 à 21h35

La Gauche doit trouver un juste milieu entre la lutte contre la mondialisation néolibérale et l'internationalisme du mouvement ouvrier. Je propose que la France : 1) Limite les entrées et sorties des capitaux dans le pays et interdise les licenciements boursiers. 2) Soutienne l'émergence d'une 5ème Internationale et les revendications d'amélioration des conditions de vie et de travail des salariés du monde entier. 3) Sorte de l'OMC et impulse la négociation d'une nouvelle charte de régulation du commerce mondial.

DIDR21, 12 octobre 2014 à 21h10

Certaines entreprises multinationales, principalement issues du secteur du numérique mais pas seulement, échappent à l’impôt en mettant en œuvre des montages financiers complexes intra et extra européen. Ces entreprises créées des richesses en utilisant les services publics et les infrastructures françaises mais contribuent peu voire pas au financement de celles-ci. Ceci engendre une concurrence déloyale avec les activités similaires mais non délocalisables. Ces avantages permettent à amazon.fr d'offrir des services au consommateur que le libraire de ville ne pourra jamais proposer. Le manque à gagner pour les finances publiques est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros. - Il faut territorialiser les bénéfices des entreprises installées en France par une réforme de l’impôt sur les sociétés prévoyant de taxer en France les bénéfices générés dans notre pays. - Il faut cesser de subventionner l'installation de ces multinationales qui n'en ont pas besoin. Il est anormal qu'une entreprise dont les bénéfices sont imposés dans un autre pays reçoivent des aides publiques et de surcroît en mettant les collectivités locales en concurrence. - Il faut lutter contre l'exil et les paradis fiscaux.

Jean-Pierre LEBEGUE, 12 octobre 2014 à 16h54

A quand la fin de la tragédie identitaire du Parti ? Après plusieurs décennies de définitions encadrées il est aujourd’hui possible de se revendiquer social démocrate, progressons et devenons audibles en sortant de notre inhibitions des mots, osons parler d’économie de marché et de réformes ! Jean-Pierre LEBEGUE Pierre BOURDEREAU Dominique PLANCHENAULT

Boris Duponchel, 12 octobre 2014 à 12h26

Renforcer l’influence de l’Europe à l’OMC pour en faire un organe de protection du commerce international et non de libéralisation des échanges Le commerce intérieur entre Etats membres de l’UE et son commerce extérieur avec le monde sont au cœur de sa richesse et du niveau de vie des Européens. Nous bénéficions largement grâce à des importations peu onéreuses de la mondialisation mais nous devons essayer d’utiliser les opportunités qu’offre l’Europe pour renforcer la protection de nos entreprises dans le commerce international. La mise en place d’instruments de défense commerciale - tels que les droits anti-dumping et anti-subvention - illustre au contraire la possibilité pour les membres de l’OMC de se prémunir contre des pratiques commerciales agressives et préjudiciables pour leurs industries respectives. L’OMC n’est rien d’autre qu’un forum de négociation dépourvu de compétences autonomes. Si son action en matière de régulation est insuffisante, elle ne fait qu’abriter les rapports de forces internationaux. Il faut sortir du dialogue de sourd. Il ne sert personne, ni les salariés, ni les peuples, ni l’Europe. Il est en outre souvent fondé sur une méconnaissance profonde des instruments commerciaux mis à la disposition des pays européens, en tant que membres de l’OMC. Avec toutes ses imperfections, l’OMC n’en offre pas moins des protections à nos économies. Sans passer par une logique de protectionnisme primaire et contradictoire avec les intérêts commerciaux de l’Europe, le pouvoir politique peut s’emparer des instruments de défense commerciaux, pour soutenir le tissu industriel français et européen lorsque celui-ci subit un préjudice, conséquence de pratiques déloyales. Les instruments de défense commerciale européens font actuellement l’objet d’un projet de réforme substantiel qui vise, d’une part, à moderniser leur utilisation, et d’autre part, à répondre aux besoins actuels de l’industrie, et en particulier des petites et moyennes entreprises (PME). Cette réforme est une opportunité de satisfaire aux demandes de l’industrie française qui mentionne fréquemment son manque de compétitivité internationale causé, selon elle, par l’instauration en France et, plus généralement, en Europe de normes environnementales et sociales particulièrement exigeantes et coûteuses.

mclams, 12 octobre 2014 à 11h11

Monde *Objectif -Préserver la paix. -Combattre l'extrême pauvreté. -Renforcer les droits sociaux et environnementaux à travers le monde. -Améliorer la gouvernance mondiale. -Préserver la diversité culturelle. *Justification Si le nombre de conflits armés a nettement reculé depuis la fin de la guerre froide, il existe toujours des points sensibles, sur lesquels il important d'agir. Le risque principal qui apparaît à ce jour, consiste en une montée de l'extrémisme religieux qui engendre des guerres et des guérillas. Le terreau de ces extrémistes se trouve dans l'injustice et la misère sociale (y compris en occident). Or c'est uniquement en s'attaquant aux racines de cette mécanique que l'on pourra combattre efficacement ce fléau. La mondialisation génère aussi de très nombreux déséquilibres. Les disparités de richesse entre les pays et entre les habitants créent un rapport de force considérable au détriment des plus faibles. Il s'agit donc d'essayer de rééquilibrer ces forces, en créant des règles internationales qui devront prendre en compte des droits sociaux et environnementaux. Par ailleurs, dans ce nouveau monde multipolaire qui émerge, la gouvernance mondiale doit être repensée en basculant petit à petit les privilèges des puissants à des organismes dépendant de l'ONU. Dans cette perspective, le basculement vers une monnaie mondiale, tel que le « Bancor » imaginé par Keynes, doit être une des priorités. *Propositions de mise en œuvre -Mettre en place des commissions de négociation pour chaque zone de conflit comprenant l'ONU, les acteurs du conflit et les pays voisins du conflit. Mieux utiliser la force diplomatique de certains de l'ONU pour aboutir à une résolution. -Poursuivre la réduction des armes nucléaires. -Interdire les armes pénalisant les civils (comme les mines anti-personnels). -Réserver et rendre accessibles les terres vivrières dans chaque pays. -Rattacher l'OMC à l'ONU. -Renforcer les capacités de l'OIT pour mettre en place des droits fondamentaux sur toute les planète qui seront ratifiés à l'OMC. Les pays ne respectant pas ces droits seront condamnés par l'OMC. -Mettre en place une organisation sur l'environnement, dépendante de l'ONU, qui établira une liste des normes environnement applicables qui seront ensuite ratifiées à l'OMC. Les pays ne respectant pas ces droits seront également condamnés par l'OMC. -Mettre en place une monnaie internationale, nommée « Bancor », utilisable comme monnaie de réserve ou comme monnaie d'échange, dont la valeur sera basée sur toutes les monnaies au prorata du PIB.

Elisabeth Guigou, 11 octobre 2014 à 23h05

Les puissances émergées d’Asie et d’Amérique latine, demain d’Afrique, deviennent des acteurs économiques et politiques de premier rang. Les socialistes ne peuvent que se réjouir de voir des centaines de millions de personnes sortir de la pauvreté. Nous sommes cependant confrontés à de lourds défis. La mondialisation n’est pas seulement économique. Le monde est de plus en plus interdépendant, la propagation des innovations mais aussi des conflits est plus rapide. La globalisation des marchés a pris de vitesse la régulation économique, financière ou écologique. Les nouvelles formes d’un capitalisme plus que jamais déterritorialisé appellent des réponses innovantes et globales à ses dérives. La taxe sur les transactions financières est un timide début. Attachés à la participation citoyenne à l’impôt, les socialistes ne peuvent se satisfaire de l’état actuel de la lutte contre les paradis fiscaux, véritables trous noirs du système financier international, ni admettre la fraude et l’évasion fiscales qui coûtent à l’Europe 1000 milliards d’euros par an. Transparence et sanction doivent être les maîtres mots de notre action en la matière sur la scène internationale. Mais il ne suffit pas de lutter contre les dérives du système. Il nous faut promouvoir un autre modèle de croissance qui refuse la tyrannie du court terme et utilise les nouvelles technologies pour un développement durable économe en carbone, qui invente de nouveaux modes de consommation fondés sur le partage. Le dérèglement du climat est déjà source de conflits. Défi vital pour l’humanité, la lutte contre le réchauffement climatique est aussi une opportunité historique de réorienter notre appareil productif vers une activité économique respectueuse de l’homme et de son environnement. Aux avant-postes dans la défense de la sécurité des Européens au Sahel et au Moyen-Orient, notre pays commence à provoquer une prise de conscience européenne des enjeux de sécurité. Mais pour un partage équitable du fardeau financier et militaire, la France doit davantage associer ses partenaires européens à ses initiatives. L’instabilité et le terrorisme ne seront durablement vaincus que par le développement, la réduction des inégalités et l’état de droit. La France doit avoir pour ambition de créer une «Verticale» Europe-Méditerranée-Afrique qui favorise des partenariats créateurs d’investissements croisés et relève les défis communs à l’Europe et à ses voisins du Sud: éducation et emploi des jeunes, santé, maitrise des migrations et réchauffement climatique. Les socialistes doivent vouloir une France forte et capable de convaincre l’Europe d’agir pour un nouvel ordre mondial.

Jacques Abrand, 11 octobre 2014 à 21h34

Comment agir dans la mondialisation? D'abord en restaurant notre compétitivité en berne. Car notre déficit commercial (même avec les pays européens), notre désindustrialisation et aussi nos déficits et dette publique (Etat, collectivités locales et Sécu), donc notre dépendance aux prêts de la finance internationale, tout cela montre que notre place dans la division internationale du travail est compromise. La "5ème puissance économique du monde" prend l'eau. Aussi la "transformation " prioritaire à entreprendre pour surnager dans la mondialisation, c'est ...la nôtre. Quels espoirs? L'espoir - mi-fou, mi-réaliste - que la mondialisation des échanges, les investissements croisés et le tourisme réduiront les risques de guerre. Et aussi que les défis planétaires, à commencer par le péril climatique et environnemental, imposeront la nécessité d'une gouvernance mondiale. Celle-ci pourrait aussi se construire à partir de gouvernances régionales, si l'unification européenne réussit et sert d'exemple ailleurs. Quelles menaces? La gigantesque montée en puissance de la Chine, vers le leadership mondial, va constituer une menace potentielle croissante, tant qu'elle restera commandée par une oligarchie plouto- dictatoriale aux pratiques brutales, secrètes et assez imprévisibles. La démocratisation de la Chine est la condition première d'une mondialisation pacifique. Quelles régulations? En priorité celle des activités génératrices de réchauffement climatique, de dérèglements financiers et d'évasion fiscale. Quel universalisme? Quel internationalisme? Ce sont de beaux idéaux. Mais nous ne sommes plus un phare mondial et ne pouvons plus faire bouger le monde, ni d'ailleurs l'Europe... et même notre propre société. Balayons donc modestement devant notre porte, notamment en pratiquant l'universalisme dans nos écoles et l'internationalisme dans nos entreprises.

Jean Herzog, 11 octobre 2014 à 20h29

Derrière « transformation », on pense rapidement à la socialisation de l’entreprise qui reste encore trop souvent le lieu de l’exploitation de l’homme par l’homme. Les inégalités de salaire sont souvent trop élevées, ce qui est source de tensions entre collaborateurs, et contribue à limiter fortement la productivité et la croissance de l’entreprise. 1. Il faudrait limiter l’échelle des salaires des entreprises privées ou publiques à une échelle de 1 à 10 par référendum. La question serait : « Êtes-vous pour instituer un salaire maximum égal à 10 ( dix ) SMIG dans le code du travail ? ». C’est la création du SMAG égal à 10 SMIG qui force les dirigeants à investir l’argent qu’ils pourraient gagner dans leur propre entreprise. Pourquoi un référendum ? Parce que si cette mesure vient d’une volonté populaire forte, alors elle se justifie davantage, et aura moins de chances d’être retirée sous la pression extrêmement puissante d’une minorité de nantis. En construisant concrètement l’échelle des salaires en conformité avec nos valeurs de justice sociale, de solidarité et de progressisme, nous construisons aussi notre parti en limitant enfin l’exploitation de l’homme par l’homme dans notre société. D’autre part, on minimise, on rationalise et on régularise ainsi le coût du travail, ce qui est fondamental pour contrôler la mondialisation de l’entreprise. Derrière « mondialisation », on entend souvent le fait de produire les produits des entreprises françaises vendus en France dans des pays à plus faible coût du travail. Cette mondialisation-là augmente mécaniquement le chômage dans notre pays. 2. Il faudrait limiter la part de production des entreprises françaises à l’extérieur de la France des produits vendus en France à 20 %. 3. Par contre, il n’est évidemment pas interdit de développer la mondialisation des entreprises françaises, c’est-à-dire de produire à l’extérieur de la France des produits vendus à l’extérieur de la France par des entreprises françaises. Et, conséquences bénéfiques supplémentaires : cela limite aussi le coût de transport des produits finaux et la pollution associée, et cela ajuste le prix de vente local au coût du travail local. En régulant concrètement la mondialisation, en conformité avec nos valeurs de justice sociale, de solidarité et de progressisme, nous construisons le socialisme mondial.

Mourad, 11 octobre 2014 à 20h02

Aujourd’hui le monde est mondialisé. Ce n’est pas un choix qu’on pourrait changer, c’est un fait auquel il faut s’adapter. L’importance des marchés extérieurs et la part du commerce intra-branche et du commerce intra-firme relevant un caractère primordial pour nos économies, il est nécessaire d’envisager les politiques socialistes de développement économique international aux vues des nouvelles contraintes qui s’imposent à nous. Dans cette optique il est essentiel que le laisser-faire, la loi du plus fort et le chacun pour soi soient combattus. C’est pourquoi aborder la question de la transformation et de la mondialisation c’est le faire à travers le prisme de la régulation et celui de l’investissement et donc, au type de régulation qui doit être défendu par une politique de gauche et au type d’investissement qu’elle doit initier. Aujourd’hui, une politique de régulation de gauche ne peut être autre chose qu’européenne. C’est le seul moyen pour lutter efficacement contre le dumping fiscal et social et développer une politique industrielle tournée vers l’innovation. Ainsi on peut affirmer qu’une politique de régulation de gauche doit être une politique de responsabilisation des acteurs économiques tant au niveau des règles sociales du travail que des normes de production mais également de la prise en compte de la notion de développement durable. Il ne faut pas oublier que cela passe également par la régulation d’un secteur bancaire dont la partie financière est aujourd’hui complètement déconnectée des besoins de financement de l’économie réelle c’est à dire celle du quotidien de nos concitoyens et des entreprises. Même si l’Europe bouge sur ces questions, la lutte contre le dumping fiscal, la fraude fiscale et le secret bancaire doit être une priorité d’une politique de gauche. Penser l’organisation de l’activité économique c’est aussi réfléchir à l’investissement et à son financement. Là aussi une politique de gauche doit vouloir pouvoir mettre en place des institutions visant au développement des secteurs d’avenir à travers le soutien à la recherche qu’elle soit fondamentale ou bien directement applicable dans les entreprises. C’est pour cela qu’elle doit pouvoir, au niveau européen, mettre en place des institutions de type Banque Européenne d’Investissement qui favorise le développement des nouvelles technologies. Cela peut aussi passer par la recherche d’harmonisation fiscale au profit de l’investissement et d’une garantie des brevets. Si le champ d’action de la régulation et de l’investissement n’est pas inconnu, l’augmentation de l’intensité de la mondialisation nous force à chercher davantage de moyens d’actions agrégés au niveau européen.

Grégory, Section de la Chapelle Saint Luc, Fédération de l'Aube, 11 octobre 2014 à 18h03

Permettre aux entreprises de gagner en compétitivité dans une économie globalisée constitue l'une des dominantes de la politique menée par le gouvernement. Pacte de Compétitivité, Assises de l'entrepreneuriat, Choc de simplification, Pacte de responsabilité, le choix d'une politique pro-business a été effectué, basée sur le principe que le soutien à l'activité est lui-même générateur d'activité et donc, in extenso, de croissance et d'emplois. Une stratégie multi-vectorielle de « reconquête » structurée sur un pilier néanmoins central : la baisse du prix du travail. Décision a donc été prise d'agir essentiellement sur la compétitivité prix. C'est oublier que la compétitivité ne se résume pas au seul prix mais également à tout ce qui à trait à l'hors prix, dont le poids peut s'avérer véritablement décisif. Hausse de productivité, niveau de qualité, capacité d'innovation. Voilà autant de gisements de compétitivité permettant d'obtenir de véritables avantages comparatifs. Et dans ce domaine, notamment s'agissant de notre capacité à innover, force est de constater que nous nous sommes astreints à respecter un principe des plus inhibiteurs, d'autant plus qu'il est constitutionnalisé : le principe de précaution. Dont la principale conséquence, à tout le moins, est la légitimation de la prudence face au changement. A tout le moins parce qu'en réalité, devenu la règle en la matière, c'est d'excès de prudence dont il est maintenant question. Freinant, voire étouffant, par là l'idée même d'innovation, au nom d'éventuels risques potentiels, d'inquiétudes, dont « ni l'ampleur ni la probabilité d'occurrence ne peuvent être calculés avec certitude, compte tenu des connaissances du moment ». Autant dire que le champs des possibles est infini en la matière, pour quiconque souhaiterait se faire le chantre du jusqu’au-boutisme, puisque la moindre trace de risque, plus ou moins hypothétique, suffirait, ou plutôt suffit, à justifier une interdiction. Quitte, pour cela, à laisser un risque, lui bien réel, se produire : la stagnation durable de notre société, face à d'autres sociétés légèrement moins précautionneuses. L'innovation économique et technologique étant les moteurs du progrès, et le principe de précaution étant par nature, dévoyé ou non, facteur de stagnation voire de régression, la question de substituer à ce principe le principe de prévention se pose aujourd'hui, à la société, comme à nous, socialistes, d'autant plus si nous cherchons réellement à ce que la compétitivité de nos entreprises comme, plus largement, de la nation toute entière s'accroisse. Et ce à plus forte raison que notre pays possède les infrastructures et les talents nécessaires au progrès.

Jean-Michel Boudon, 11 octobre 2014 à 16h57

SORTIR DE LA FINANCIARISATION, DE LA SPÉCULATION POUR SOUTENIR L’ÉCONOMIE RÉELLE. Les abus qui ont provoqué la crise de 2008 sont toujours là. Les paradis fiscaux, l’opacité des transactions, la spéculation, les hedge-funds, les LBO, les rémunérations aberrantes des traders persistent, pendant que le tissu productif, les citoyens, les PME-TPE ont les plus grandes difficultés à accéder aux financements. La crise bancaire, européenne et mondiale n’est pas derrière nous. Les banques doivent clairement séparer leurs activités de dépôt et les activités spéculatives pour sécuriser leurs déposants. De ce point de vue, la loi bancaire votée n’est pas suffisante. Il convient d’en élaborer une seconde, qui interdira le trading haute fréquence, limitera les opérations sur les marchés dérivés, prévoiera une gouvernance plus transparente avec une représentation des salariés dans les organes de direction et une limitation des rémunérations des dirigeants et des traders. Ø L’épargne des Français (dont les 1500 milliards de l’assurance vie) doit être orientée vers des investissements productifs en soutien à l’industrie nationale et non vers la spéculation : • pour soutenir les activités innovantes et concurrentielles, des plans de filières industrielles ; • pour permettre la transition énergétique ; • pour construire, rénover des logements sociaux ; • pour renforcer les services publics. Ø Restaurer des capacités d’intervention de l’état dans l’économie : du bon usage de la BPI, de la CDC, du capital public. Bon nombre d’entreprises françaises, bien que rentables à terme ou d’intérêt stratégique, sont menacées de fermetures, de délocalisations, et de passage sous contrôle étranger. Il ne faut pas craindre de réintroduire du capital public, voire d’engager des nationalisations, fussent elle temporaires, non seulement pour sauver ces entreprises stratégiques ou de grand intérêt, mais aussi assurer les mutations et modernisations qui souvent s’imposent. Il ne s’agit pas d’exclure des partenariats avec d’autres entreprises étrangères mais de pouvoir intervenir pour garantir l’intérêt national, nos capacités industrielles et l’emploi à long terme. La BPI doit voir sa dotation triplée et ses missions renforcées et élargies afin qu’elle devienne une sorte de fond souverain à la française, le bras armé d’une politique industrielle ambitieuse. Elle apportera aux PME un soutien. Il est essentiel d’engager un débat sur le renforcement des outils permettant l’intervention publique dans le financement de l’économie et pour la ré-industrialisation et si besoin de voter une loi cadre.

MONTROUGE Section PS, 11 octobre 2014 à 16h44

Mondialisation et métropolisation

Maintenant la Gauche 92, 11 octobre 2014 à 15h09

Contribution "Sortir de la financiarisation, de la spéculation pour soutenir l'économie réelle".

ANDRE GUYOT, 11 octobre 2014 à 14h53

section PS de Wassy Transformation et mondialisation. La mondialisation s’appuie sur un système d’échanges qui a besoin d’être régulé. L’amorce de cette régulation pourrait émerger de notre Europe. Or, nous nous enfonçons dans un système ultra libéral dans lequel capitaux, finances et la minorité qui les maîtrise, se jouent éperdument des « Politiques ». Oui, l’ennemi du peuple reste la finance, finance qui induit la loi de la jungle où le plus fort écrase le plus faible. Cette Europe dont nous rêvons devrait exiger de chaque pays qui la constitue, un fonctionnement démocratique de ses institutions et des minimas dans le domaine social (Protection sanitaire et sociale, droit au logement, services publics…) autorisant chaque citoyen à vivre dignement. A défaut de pouvoir réactiver dans un premier temps, l’adhésion de tous nos partenaires à ces impératifs incontournables, il serait souhaitable que notre pays montre l’exemple en la matière, à commencer par une réforme totale et complète de notre fiscalité. En France pendant 2 ans et demi, nous socialistes, avons disposé de la majorité dans toutes les assemblées, dans les communes, les départements, les régions et en dépit de ce pouvoir, nous avons continué à faire de plus en plus de concessions aux ennemis de la démocratie, aux ennemis de la justice sociale, aux ennemis du peuple. Une concurrence « libre et non faussée » … Telle devait être la règle dans notre Europe. Qu’en est-il par exemple avec une telle diversité des droits des travailleurs ? Bien sûr, nous nous limitons à un constat mais peut-être que d’autres camarades parmi lesquels celles et ceux d’entre eux, qui ont décidé de faire de la politique leur véritable métier, donc à priori plus compétents que nous, ouvriront enfin une voie en meilleure adéquation aux attentes des peuples, et notamment des catégories les plus défavorisées.

Ci joint la contribution de la section Pierre BEREGOVOY 87920 CONDAT sur VIENNE sur le thème transformation et mondialisation

Vincent Defresne, 11 octobre 2014 à 0h32

L'économie capitaliste de marché mondialisée entraînera-t-elle, à terme, une sorte de faillite mondiale ? Notre modèle de développement occidental fondé sur un système démocratique de façade est à bout de souffle. Le pouvoir appartient aux multinationales et aux réseaux financiers internationaux. Les états démocratiques n'ont en fait aucun pouvoir d’influence réel sur eux. La "doctrine" dominante en occident repose officiellement sur le principe du libéralisme et du développement de la concurrence entre les sociétés. En réalité, tout concourt à favoriser l'émergence de sociétés capitalistes monopolistiques. Dans ce contexte, quel est l'avenir de la gauche et du Parti Socialiste en particulier ? Notre avenir de socialistes est de contribuer activement à la rupture avec le modèle dominant et à participer à la création d'un nouveau système économico-politique fondé sur le partage des compétences et des richesses, sur la coopération pacifique entre les hommes. Croire que la croissance économique permet de créer des emplois est un leurre dans une société où l'objectif majoritaire recherché réside dans l'accumulation maximale de richesses dans les mains d'un minimum d’individus et où la rentabilité immédiate apparaît comme inévitable. Illusion, utopie, rêve ? Pour partie, sans doute, mais sans rêve, il n'y a pas d’avenir. Comment construire ce nouveau monde ? Avec qui ? Avec quels objectifs précis ? Il nous faut travailler avec des hommes comme Pierre Rabbi, Thomas Piketty, Jeremy Rifkin, David Graëber, Michel Serres... et bien d'autres, naturellement. Vincent DEFRESNE Membre de la section PS de Neuilly sur Seine 10 octobre 2014

Jean Bernard, 10 octobre 2014 à 23h52

La mondialisation sous-entend un concept unique d'uniformisation. En tant que Socialistes, nous devrions plutôt être fiers de la diversité, de la coopération entre les nations : d'un nouvel internationalisme. 1. La base fiscale : le territoire / monde Il peut paraître curieux d'aborder la question de la mondialisation via le levier fiscal. Pourtant, la fiscalité constitue le levier principal de l'action publique, par ses effets de redistributions directes et indirectes, par les moyens qu'elle dégage. Il existe une façon simple de lutter contre la concurrence fiscale qui mine l'action publique. Actuellement les gouvernements ont choisi de territorialiser l'impôt en le transférant des entreprises aux citoyens. Nous pourrions choisir de territorialiser la base fiscale au « prorata finibus ». Pour le dire autrement, la part du bénéfice imposé correspondrait à la part du chiffre d'affaires généré dans un pays donné par rapport au chiffre d'affaires et bénéfices consolidés mondiaux. Effectivement, la rentabilité d'un pays à l'autre n'est en réalité pas équivalente mais ce serait une façon de lutter contre tous les mécanismes d'optimisation fiscale, de redonner de la souveraineté aux pays, de garantir nos spécificités de modèles économiques et sociaux tout en réconciliant le citoyen avec l'ouverture des frontières. L'autre ne serait plus un ennemi jouant les délocalisations mais un interlocuteur avec qui contruire une coopération, comme la lutte contre le changement climatique et l'épuisement des ressources et des sols. Entre deux injustices, ne vaut-il pas mieux choisir la plus juste ? Par ailleurs les taxes sur la consommation (TVA, Copies privées…) devraient être prélevées selon le barême en vigueur dans le pays de l'acheteur. Rappelons que la guerre fiscale a provoqué l'explosion de la dette et la privatisation de pans entiers de la protection sociale. 2. Une nouvelle gouvernance mondiale Une gouvernance reposant sur les coopérations politiques sur les grands sujets de la gestion des ressources plus que les ouvertures économiques. L'intégralité des ressources extractibles s'épuisent ou ne doivent pas être exploitées car nous n'y survivrions pas. De ce fait les guerres des ressource deviendraient caduques. De la même manière une gestion économe des ressources pousseraient à davantage de productions locales permettant la réindustrialisation de nos pays… et la réduction du temps de travail. Un ensemble plus stable économiquement, pérenne en terme d'environnement et socialement développé. Nous devons nous inscrire de ce fait en rupture avec les politiques productivistes et de contournement de l'ONU.

Herve Hirigoyen, 10 octobre 2014 à 19h14

"Si la finance est l’adversaire, alors il faut l’affronter avec nos moyens et d’abord chez nous, sans faiblesse mais sans irréalisme, en pensant que ce sera un long combat, une dure épreuve mais que nous devrons montrer nos armes. Maîtriser la finance commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux. Les produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle seront purement et simplement interdits. Les stocks options seront supprimées. Et les bonus encadrés Enfin, je proposerai une taxe sur toutes les transactions financières, non pas le rétablissement de l’impôt de bourse, ce qui va être fait et qui a été supprimé il y a quelques mois – c’est vous dire la cohérence ! Non, je proposerai une véritable taxe sur les transactions financières, avec ceux en Europe qui voudront la mettre en œuvre avec nous. Je proposerai aussi, si l’on veut éviter d’être jugés par des agences de notation dont nous contestons la légitimité, de mettre en place au niveau européen une agence publique de notation."

Laurent Le Treust, 10 octobre 2014 à 19h04

Contribution en pièce jointe

Les Egalitaires, 10 octobre 2014 à 18h48

Penser la mondialisation en tant que socialiste au 21ème siècle, est-ce possible ? Est-ce utile ? N’a-t-on pas tout dit sur la mise en concurrence des salariés et la toute-puissance de l’argent-roi ? On a beaucoup écrit sur les conséquences négatives de l’intégration de tous les pays dans le commerce mondial, qui s’est achevée, sans d’ailleurs susciter de nombreux commentaires, par l’adhésion de la Russie à l’OMC en 2011. Ne le nions pas : l’extension des frontières du marché mondial suscite une compétition élargie donc une pression accrue sur les travailleurs surtout non qualifiés. Mais cela renvoie plutôt à des questions d’organisation de l’appareil productif, éducatif et redistributif en France. La question de ce que le socialisme peut apporter au monde aujourd’hui est d’un autre niveau. D’abord, faisons un sort à l’idée qu’il conviendrait de supprimer la mondialisation. Les salariés non-qualifiés en Europe occidentale souffrent de la concurrence des pays émergents. Il est aisé de jouer sur cette colère et les peurs pour faire oublier ce qui fait le socialisme : la solidarité internationale des travailleurs. Car la mondialisation a redistribué à l’Est et au Sud. Bien sûr, ni de manière équitable, ou encadrée, et beaucoup reste à faire pour que les niveaux de vie se rapprochent. Pourtant 500 millions de personnes sont sorties de la pauvreté en vingt ans : est-ce neutre ou négligeable, pour des socialistes ? La mondialisation n'est ni une panacée ni une catastrophe. Elle est, avant tout, une réalité incontournable de notre économie car notre système productif y est inséré et en est inséparable. Fondamentalement, le repli sur soi n’est pas un choix socialiste, mais nationaliste, qui dresse les travailleurs français contre les travailleurs chinois. « L’anti-mondialisme », quelle que soit son appellation, n’est pas de gauche. L’internationalisme, fondement du socialisme, exige de repenser nos moyens d’action pour donner un cadre social et écologique à l'économie mondialisée. Le Parti socialiste européen ne peut plus être un simple secrétariat administratif. Par ailleurs, nous devons nous doter de structures politique ou syndicale internationales efficaces, sur la base d'un agenda concret, pour humaniser la mondialisation. Il ne s’agit pas d'allégeance purement mémorielle à l’histoire de l'internationale socialiste, mais de tirer les conclusions d’un constat : les socialistes ne peuvent pas compter sur le seul appareil diplomatique pour peser sur le cours des choses. Changer le monde, voilà un objectif pour les socialistes au 21ème siècle. Cela commence par le comprendre tel qu’il est, et pas le refuser parce qu’il n’est pas conforme à ses souhaits.

Loire Atlantique Section de Pont Saint Martin, 10 octobre 2014 à 18h02

Contribution de la section de Pont Saint Martin aux Etats Généraux du Socialisme Notre section de Pont Saint-Martin est une section moyenne qui, à l’image du Parti, rassemble des sensibilités diverses, avec ses divergences et ses convergences. Comme dans bon nombre d’autres sections, des camarades nous ont quittés récemment, d’autres envisagent de partir, la majorité souhaite cependant rester mais être entendue. Nous souhaitons donc que soient exprimées les inquiétudes et les demandes suivantes : Sur l’action du Gouvernement et la Présidence : Nous avons le sentiment d’un recul sur des mesures et un dialogue à gauche. Pour nous, il y a nécessité pour l'exécutif de clarifier sa ligne politique et de parler plus clairement aux français, d'expliquer les choix. Les perspectives fixées par la majorité de gauche doivent s'inscrire dans la plate-forme programmatique du parti, dans le discours du Bourget et surtout les 60 propositions de François Hollande et non  vers une ligne néolibérale qui ne nous semble pas majoritaire au sein du parti . Sur l’action locale : Le bilan et l'analyse de nos défaites sont insuffisants, le soutien à la politique menée par l'éxécutif se fait au détriment de bons bilans municipaux et locaux. Nous considérons qu'il y a necessité de garder un cap à gauche. La gauche n'est pas seulement gestionnaire, mais aussi porteuse de davantage de justice sociale. Il ne s'agit pas de nier la crise ou les réformes necessaires, mais de veiller au sens des efforts demandés afin que la réduction des inégalités soit visible par tous. Sur l’action du Parti : Notre parti n’est plus un parti de débat, de formation politique (des jeunes notamment), n’est plus le laboratoire d’idées et d’expériences qu’il a été par le passé (lointain) et notre parti n'est plus exemplaire sur le plan du fonctionnement démocratique. Necessité de redonner une place aux militants. Les responsables nationaux, les grands élus s'expriment, mais qu'en pensent les adhérents du parti, quand peuvent-ils donner leurs avis sur les choix qui sont faits ? Et surtout comment leurs avis sont-ils pris en compte ? La démocratie entre nos dirigeants et les militants doit redevenir la priorité et il faut reprendre un dialogue constructif avec les autres composantes de la gauche. Il n’est globalement pas compris ce lien si subordonné du Parti au Gouvernement, cette absence d’expression, de propositions offensives et plus engagées à gauche. Le parti vient de plus loin et doit voir plus loin qu’un exécutif.

Alexis Lefranc, 10 octobre 2014 à 17h03

La Marche de l’Internationalisme: Vers une Gauche Globale? Le socialisme est avant tout issu de la pensée européenne. Des premières lueurs humanistes de la renaissance aux début du socialisme politique, en passant par les projets pacifiques de Rousseau, Kant ou Proudhon, le socialisme s’est développé au contact de l’évolution de la société européenne. Le socialisme européen pourrait se définir comme une philosophie politique qui place l’Humain, son bonheur et sa réalisation individuelle et collective au centre de sa réflexion. C’est aussi une aspiration universaliste qui vise à la paix entre les êtres et les peuples, dans le partage fraternel et la connaissance de l’autre. Il est important de porter cet héritage et d’en avoir conscience. Que le socialisme soit l’appel des peuples européens à gérer par la citoyenneté les bénéfices de la croissance nés des révolutions industrielles lui donne une grande responsabilité dans l’Union Européenne aujourd’hui. Mais en avoir conscience est aussi un regard sain sur ses limites: le socialisme, étant européen, a toujours peiné à s’exporter, tout comme le modèle européen de l’état nation. Qu’en est-il alors de la mondialisation, non seulement des échanges commerciaux, mais aussi de la gestion politique des bien publics globaux? Qu’en est-il des objectifs de développement du millénaires, de la possibilité d’intervenir dans des conflits locaux pour protéger des vies humaines , de l’agenda 21 sur la responsabilité sociale des entreprises, de la protection sociale à l’échelle globale? Existe-t-il une position de gauche qui puisse être partagée par les socialistes de par le monde sur ces questions? Afin de générer les ferments d’une unité globale sur ces questions, les socialistes européens réunis au sein du PSE dans un effort de convergence programmatique doivent penser leur vision globale comme progressistes. Le terme socialisme revêt des significations diverses en Asie, Amérique du Nord ou du Sud, et en Afrique, et une confusion délétère s’ensuit. La gauche européenne a besoin de trouver dans les partis progressistes du monde des partenaires de travail. Il est important de penser aujourd’hui les enjeux globaux auxquels nous sommes confrontés, et de les penser comme progressistes plutôt que comme socialistes, afin de former une gauche globale prête à affronter les défis du 21ème. Ceci est le sens des initiatives du Forum Progressiste Global et de l’Alliance Progressiste qui doivent être encouragées et développées dans les années à venir, comme leur promotion doit être assurée au sein du PS.

Philippe Section de Villeneuve Lès Avignon, 10 octobre 2014 à 12h08

Pour un socialiste, le mot mondialisation est associé à régulation, au refus d’un modèle économique, social et culturel subi, à vigilance quant à un développement qui ne serait dicté que par le seul intérêt financier. Pour nous, le progrès dans la mondialisation doit déboucher sur une répartition plus juste des richesses et intégrer les avancées sociales et démocratiques, le foisonnement culturel, le développement des sciences, la vigilance environnementale, la fluidité des échanges. Le PS doit être identifié comme un parti qui veut instituer la taxe Tobin. Penser la mondialisation, c’est se forger une vision des formidables transformations qu’elle devrait porter et apporter. A contrario, c’est aussi une vision qui intègre que toute transformation entraine des ruptures et des destructions brutales et douloureuses: c’est à nous d’anticiper et de tout mettre en œuvre pour que personne ne reste sur le bord de la route. Nous devons avoir des réponses sociales fortes: cela est un principe intangible. Et si nous réfléchissions à une approche du coût de la solidarité qui serait considéré comme un investissement d’avenir? Les investissements consacrés à l’enseignement et à la formation sont une priorité absolue : impossible de vivre dans la mondialisation avec une formation mal pensée, opaque et en laissant 150.000 jeunes sans formation chaque année. Blesser ainsi sa jeunesse, n’est pas digne d’un grand et riche pays comme le nôtre. Etre socialiste, c’est reconnaître que notre tissu de PME/PMI/ETI doit être préservé, développé, voire aidé sous certaines conditions: il est un élément moteur de la création de richesses et d’emplois. Il nous faut répondre à l’angoisse de fermeture et de délocalisation d’entreprises. La mondialisation peut éveiller la curiosité qui vous porte vers l’autre et nous fait connaître et aimer la culture et les autres cultures. Les peuples ne sortiront de leur misère et du sous-développement que si nous substituons respect et considération à exploitation et pillage. Pour certains de nos compatriotes, les transformations engendrées ont pour noms destruction d’emplois, délocalisation, communautarisme, règne de la finance, perte de nos valeurs, abandon, déclassification, incompétence des partis politiques et des instances démocratiques, perte de souveraineté, dangerosité de l’UE et de la zone euro. Et quand ces peurs sont instrumentalisées par le FN, c’est pour ce parti 25% des voix aux européennes, contre 14% au PS. Vision, programme, écoute, pédagogie, communication, rigueur, transparence, mais aussi courage politique et ouverture vers la société, ce sont des mots trop souvent écrits en gris sur notre carte d’identité de socialiste.

Jerome /JB section Lannemezan/St Laurent, 10 octobre 2014 à 11h32

texte ci joint

Robert Lucante, 10 octobre 2014 à 10h33

Contribution de la section Bordeaux Centre Pour un capitalisme à visage humain Dans un contexte de croissance très faible (nulle au premier semestre 2014) et en l'absence d'inflation, la mise en place d'un plan de réduction des dépenses publiques de 21 milliards d'euros pour 2015, conduira, selon toute vraisemblance, à instaurer un budget d'austérité. Ainsi, la France passera progressivement, mais immanquablement, d'une politique de rigueur à une politique d'austérité avec toutes les conséquences négatives prévisibles sur les salaires, les dépenses sociales et les investissements publics. De plus, cette perspective doit être mise en parallèle avec les mesures du CICE (40 milliards d'allègements indifférenciés de charges pour les entreprises) et le maintien voire la diminution annoncée du niveau des recettes fiscales actuelles. Face à ces décisions, l'objectif d'un déficit budgétaire limité à 3 % ne pourra être atteint qu'au prix de coupes drastiques dans nos dépenses, au risque de mettre (définitivement ?) en cause le modèle social français. Une fois de plus, les mesures de soutien à la demande sont écartées, renvoyées à de très hypothétiques initiatives de l'Union Européenne pour une relance de l'activité économique par une politique de réalisation de grands travaux. Pouvons-nous dans une économie mondialisée, créant très peu de richesse, au développement social très inégalitaire, sans inflation, confrontée à des risques écologiques majeurs, rechercher à tout prix un taux de croissance de 3 % comme dans les belles années (mais très exceptionnelles) des trente glorieuses. Dans une économie à l'arrêt depuis la crise financière de 2008, un tel taux de croissance ne peut se réaliser qu'au prix d'une concurrence féroce entre pays, et donc entre travailleurs, générant une compétition sans issue avec l'extérieur, mais aussi à l'intérieur de nos frontières, entre chaque unité de production. Il est urgent que le parti socialiste engage une véritable réflexion sur l'évolution du capitalisme, sa dérive financière et les dégâts sociaux, humains et environnementaux de ces dernières années. Nous devons porter un développement économique harmonieux, solidaire et écologique. – C'est un débat sans tabou, où le rôle de l'Etat et des partenaires sociaux doit être affirmé et assumé – C'est un débat essentiel pour définir un socialisme moderne, en phase avec les attentes des peuples. – C'est un débat d'avenir que les forces de gauche, et plus particulièrement le parti socialiste, ont toujours porté pour concilier évolution économique et progrès humain. ontribution de la section de Bordeaux Centre

Lamy Dominique, 10 octobre 2014 à 8h55

Section de Longeville les Metz : « Rive Gauche » Contribution sur le thème : transformation et mondialisation Analyse situation actuelle Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, afin de préserver la paix « mondiale », instauration d’une gouvernance mondiale, sous la forme d’un ensembles d’institution internationales, dans le but de réguler des divergences politiques, commerciales et monétaires OMC (1944), FMI(1944) ONU+UNESCO+UNICEF+FAO (1945/1946) Constat : le fonctionnement de ces institutions de régulation a fait l’objet d’une suite d’entraves (dont le non-financement) qui les ont vidées de leur substance.  Baisse des accords globaux au profit d’accords bilatéraux (AECG, TAFTA, etc.) Tentatives d’appropriation par le marché privé des politiques de santé, d’éducation, d’énergie, …  Limitation de l’autonomie des politiques gouvernementales Offensives des puissances financières pour privatiser la régulation des rapports entre Etats et Multinationales (cours spéciales d’arbitrage privées), donnant ainsi la primauté aux intérêts privés sur les intérêts généraux  Privatisation de la gouvernance des relations internationales avec paupérisation générales et enrichissement d’une minorité L’homme n’intervient dans les accords que dans la mesure où il est une unité de consommation, il en est exclu en tant qu’être humain. Principe d’autonomie : le parti n’est jamais obligé de se soumettre à quelque injonction (du type : il n’y a pas d’autre solution …) que ce soit, qu’elle qu’en soit la provenance. Quelques pistes d’action :  Engagement clair, de la part de la direction du parti, de procéder à la diffusion des enjeux de tous les traités que la France se prépare à signer (même via l’UE) et à faire valider la position du parti par la base (AECG, TAFTA)  Faire un effort pour arriver au niveau européen à définir une position des socialistes européens sur des sujets concernant la mondialisation.  Veiller à ce que toutes les positions prises par le P.S. concernant la mondialisation place l’homme au centre des préoccupations : primautés des intérêts humains généraux sur les intérêts purement financiers  Repenser la représentativité et l’efficacité des instances supranationales (ONU, OMC, FMI, UNESCO, UNICEF, FAO, ….) chargées de la gouvernance des relations entre les Etats au niveau mondial

Robert Farré, 09 octobre 2014 à 20h12

La fracture entre citoyen et politique indique que notre système démocratique n’est plus adapté à notre époque. Elle nous indique surtout, à nous Socialistes, que placer le citoyen au cœur de nos préoccupations est une absolue nécessité sans laquelle notre politique se vide de sens et se joue de nos valeurs. Pour retrouver la relation avec les gens, nous devons développer toutes formes de participation citoyenne. Diversifier les approches, inventer les outils permettra de multiplier les contacts, d’impliquer et parfois de co-construire. La proximité doit être une composante essentielle de la fonction d’élu qui ne peut sacrifier ni la relation directe avec les citoyens, ni l’écoute, ni l’explication de l’action politique. Pour tisser cet échange, les élus seront accompagnés des militants, du monde associatif, de l’Ecole, tous oeuvrant à la formation citoyenne. Au regard de cet enjeu de proximité élu/population, la réorganisation des structures politiques s’impose. A chacun des échelons, nous proposons d’envisager 2 missions des élus, celle de conception des politiques et celle d’articulation des politiques avec territoire et population. Contact, remontée d’information, explication et analyse de faisabilité seraient donc reconnus comme constitutifs du rôle d’élu. Cette mission de proximité suppose d’abandonner la tendance vers « moins d’élus ». La comptabilisation de tous les votes et l’obligation de vote peuvent aider à retrouver le chemin des urnes. L’actualité illustre l’indispensable moralisation de la politique. Le futur ministre, élu, responsable politique PS doit présenter des garanties et fournir les preuves de bonne citoyenneté (casier judiciaire, paiement des impôts, indication des implications pouvant générer des conflits d'intérêts, etc...) Le fonctionnement de tous les échelons du PS doit être à l’identique du fonctionnement associatif et présenter publiquement bilan moral et financier. Le vote militant doit toujours y être respecté. Une élection doit avoir valeur de contrat, le respect de nos valeurs, de nos lignes et des engagements de campagnes s’impose. Pas de justice sociale et de réelle démocratie sans représentation de tous les citoyens. La limitation du cumul des mandats simultanément et dans le temps, un statut de l'élu, une formation militante permettant au plus grand nombre un parcours d’élu sont autant de leviers pour garantir une représentation à l’image de la variété (socio-professionnelle, d’âge, de sexe,…) et de la richesse de notre société.

Section MARCOUSSIS, 09 octobre 2014 à 18h33

La mise en concurrence directe et non régulée des pays et des salariés de ces pays conduit à de graves déséquilibres (notamment écologiques), à l’augmentation des inégalités (cf. Thomas Piketty) et des conflits et tensions nationalistes. Il s’agit de mettre en place une nouvelle gouvernance mondiale, au-delà des règles actuelles de l’OMC. Ce nouvel ordre mondial n’interdirait pas une certaine redistribution des richesses à l’échelle géographique, mais sur la base de partenariats volontaires entre états et d’une réelle solidarité internationaliste. Les critères de cette péréquation seront basés sur des calculs énergétiques et écologiques (baisse mesurée d’émissions de carbone, développement de l’usage des énergies renouvelables, qualité de l’air, épidémiologie,…), et non plus sur des échanges déterminés par une rentabilité très court terme. Des transferts de technologies propres et processus d’énergie durables seraient favorisés dans ce cadre.

Section MARCOUSSIS, 09 octobre 2014 à 18h29

La mise en concurrence directe et non régulée des pays et des salariés de ces pays conduit à de graves déséquilibres (notamment écologiques), à l’augmentation des inégalités (cf. Thomas Piketty) et des conflits et tensions nationalistes. Il s’agit de mettre en place une nouvelle gouvernance mondiale, au-delà des règles actuelles de l’OMC. Ce nouvel ordre mondial n’interdirait pas une certaine redistribution des richesses à l’échelle géographique, mais sur la base de partenariats volontaires entre états et d’une réelle solidarité internationaliste. Les critères de cette péréquation seront basés sur des calculs énergétiques et écologiques (baisse mesurée d’émissions de carbone, développement de l’usage des énergies renouvelables, qualité de l’air, épidémiologie,…), et non plus sur des échanges déterminés par une rentabilité très court terme. Des transferts de technologies propres et processus d’énergie durables seraient favorisés dans ce cadre.

Patrice RACAMIER, 09 octobre 2014 à 16h33

I. Pour une réforme des institutions internationales comme par exemple : • Créer un Conseil de sécurité économique et sociale, intégré aux Nations Unies ; • Donner une place plus grande aux pays en voie de développement dès lors qu’ils répondent aux exigences démocratiques ; • Soumettre l’Organisation mondiale du commerce à l’ONU de façon à l’obliger à en respecter la charte. De même, les normes sociales, environnementales et sanitaires, ainsi que le respect de la diversité culturelle, principes édictés par les autres organismes multilatéraux (OIT, OMS, UNESCO) doivent aussi acquérir une valeur juridique équivalente aux normes commerciales. II. Changer de système de mesure de la “ richesse “ Aller vers l’éco-croissance suppose l’adoption d’un nouveau système de mesure du produit intérieur brut (PIB) qui intègre des “ indicateurs de développement humain “. Le tableau de bord de chaque pays devra comporter des indicateurs fiables concernant les émissions de CO2, la dépendance vis-à-vis du pétrole, l’empreinte écologique ou la pression sur l’environnement. Il comportera aussi des indicateurs de qualité de l’emploi, de précarité et de pauvreté salariale, ainsi que d’égalité professionnelle des femmes et des hommes. Il s’intéressera aux dépenses pour le logement comme à l’évolution du pouvoir d’achat des minima sociaux ou celle du surendettement. Il se préoccupera de la réussite scolaire des jeunes ans comme des inégalités revenus.

Patrice RACAMIER, 09 octobre 2014 à 16h16

pourquoi ne pas militer pour la réforme des institutions internationales par exemple : • Créer un Conseil de sécurité économique et sociale, intégré aux Nations Unies ; • Donner une place plus grande aux pays en voie de développement dès lors qu’ils répondent aux exigences démocratiques ; • Soumettre l’Organisation mondiale du commerce à l’ONU de façon à l’obliger à en respecter la charte. De même, les normes sociales, environnementales et sanitaires, ainsi que le respect de la diversité culturelle, principes édictés par les autres organismes multilatéraux (OIT, OMS, UNESCO) doivent aussi acquérir une valeur juridique équivalente aux normes commerciales. De même il faut changer de système de mesure de la “ richesse “ pour adopter un nouveau système de mesure du produit intérieur brut (PIB) qui intègre des “ indicateurs de développement humain “. Le tableau de bord de chaque pays pourrait comporter des indicateurs fiables concernant les émissions de CO2, la dépendance vis-à-vis du pétrole, l’empreinte écologique ou la pression sur l’environnement. Il comportera aussi des indicateurs de qualité de l’emploi, de précarité et de pauvreté salariale, ainsi que d’égalité professionnelle des femmes et des hommes.

Charlotte Picard, 09 octobre 2014 à 11h18

Nous pourrions, en donnant un vrai socle de liberté créatrice à nos artistes, nous appuyer sur eux pour palier à la mondialisation compétitive et délétère. Ils n'ont pas attendu sur les pouvoirs publics pour traverser les frontières européennes et mondiales, transformer leur art ce faisant. Leur expérience est déjà en cours. A nous de la prendre en main en la rendant plus aisée et mieux diffusée.

Jean-Paul DEVOS, 09 octobre 2014 à 11h00

Contribution collective des sections de Wimereux et Wimille transmise par Jean-Paul DEVOS , secrétaire de section de Wimereux . Texte ci-joint . Amitiés socialistes .JP Devos .

Daniel COUBARD, 08 octobre 2014 à 23h46

Mon idée est la suivante : Supprimer les espèces, l’argent liquide. Ne régler ses achats que par carte ou par chèque bancaire. Même pour les petites sommes. Personnellement, je n’y vois que des avantages : - Economies de fabrication des pièces de monnaie et de billets. - Economie de Distribution et de coût de circulation des billets de banque. - Suppression des problèmes d’insécurité liés à la prise de billets en « tirette » (vols en agences bancaires, vols à l’arrachée, chantages, violences, …). - Diminution des frais bancaires pour les clients. - Diminution des trafics parallèles (drogues, cigarettes, animaux, humains, …). - Diminution du Travail au noir (contrôles des Administrations) et des Economies Parallèles. - Recettes supplémentaires pour l’Etat. - Donc moins de Police, moins de violences, moins de risques, moins de corruption. L’unique inconvénient (que j’ai trouvé) étant que cette décision ne peut être prise par un pays seul ! Je n’ai aucun moyen de valoriser mon idée. Utopie ou avenir ? Il faut convaincre, convaincre, convaincre. Seul un grand parti politique au pouvoir, comme mon parti, le Parti Socialiste, peut prendre en charge une telle révolution planétaire. Mais quelles retombées positives pour ceux qui porteront ce projet universel !

Jean Claude Coin, 08 octobre 2014 à 16h28

Thème : mondialisation et transformation. Contribution : le socialisme doit "imprimer" et laisser des "empreintes", changer de paradigme. Fiscalité : créer des synergies contributives PS : Contribution complémentaire à Thème n° 3, émancipation et progrès, être socialiste : "être acteur, s'émanciper". et à la contribution mondialisation et transformation : Socialisme et Inter-mondialisation Texte joint en PDF

Section PS de Lattes, 08 octobre 2014 à 9h25

Est-ce que les références du Parti socialiste aujourd’hui sont toujours celles du début du XXème siècle ? La société a changé et nos idéaux doivent s’appliquer à ces changements. L’industrie et le prolétariat ne sont plus les mêmes. Avant de redéfinir nos objectifs socialistes, il est absolument nécessaire d’avoir une vision à long terme du monde dans lequel vivront nos enfants. Le capitalisme aujourd’hui est devenu « anonyme », les fonds de pension règnent en maître dans les bourses mondiales, l’ultralibéralisme s’est installé. Les politiques deviennent impuissantes et dépendantes de ces capitaux placés en bourses. Cette économie mondiale qui s’est installée petit à petit a décidé de produire à outrance en polluant sans scrupule au mépris du réchauffement climatique et en entrainant la raréfaction des ressources naturelles. Il est temps pour nous de tout mettre en œuvre pour infléchir cet état de fait, d’aller vers une société plus juste et respectueuse de la planète, des hommes, de leurs droit, de leurs libertés et de leur environnement. D’afficher clairement nos ambitions pour le monde en apportant des propositions concrètes : - En proclamant notre volonté d’abandonner le nationalisme pour aller dans un premier temps vers une nouvelle Europe, réellement démocratique, puis de s’engager pour une gouvernance mondiale démocratique et sociale. - En ébauchant des règles économiques claires visant à supprimer les « paradis fiscaux », à organiser la finance internationale et établir des règles équitables dans les échanges commerciaux internationaux. - En proposant les mêmes droits sociaux pour tous les européens. - En affirmant notre volonté de voir la laïcité comme règle de base de la future Europe. - En demandant le renforcement des institutions internationales pour encadrer les états qui refusent d’appliquer les règles décidées par tous. - En s’orientant vers une nouvelle croissance mondiale qui soit équitable, qualitative et qui préserve de façon durable l’environnement.

Géraldine Martin, 08 octobre 2014 à 9h18

La mondialisation pourrait être positive pour l'humanité en prenant en compte l'interdépendance des humains entre eux et avec la nature, en diffusant les valeurs de l'humanisme, du respect de chacune et de chacun, ainsi que de l'environnement. La mondialisation ne doit pas être organisée par les firmes transnationales au mépris des populations locales et des travailleurs exploités. La délocalisation des usines de France entraîne le chômage, l'exclusion, la pauvreté.

Yannick Chevalier, 07 octobre 2014 à 17h47

Le Socialisme au XXIème siècle Le socialisme est né de la révolution industrielle du XIXème siècle de la volonté des travailleurs d'avoir de meilleures conditions de travail et de vie. La fin programmée de l'emploi industriel au XXIème siècle nous invite à chercher une prolongation de cet idéal au-delà des formes passées de production et, pour cela, à revisiter notre passé pour en déduire les éléments de réussite. La sociale-démocratie est la principale survivante des mouvements ouvriers originaux. Parmi les disparus, les phalanstères de Proudhon, qui se basaient sur l'auto-suffisance d'un groupe, les canuts lyonnais, qui refusaient le chomage engendré par l'introduction de nouvelles machines, les divers révolutionnaires qui prétendaient qu'il était nécessaire de renverser le capitalisme pour améliorer les conditions de vie des ouvriers. Comme un phare, cette liste nous indique des écueils à éviter, mais pas la route à suivre. Pour cela, il faut remonter à notre origine marxiste. La crise que nous traversons est semblable à celle vécue dans l'industrie à l'époque de Marx : partout nous voyons de la concentration du capital, des inégalités croissantes, et un avenir bouché pour les travailleurs. Pourtant, l'analyse de Marx sur la baisse tendancielle du taux de profit fut invalidée par les mouvements ouvriers et les partis sociaux-démocrates : en demandant de meilleures conditions pour un travail à la durée réduite, un meilleur salaire, une protection sociale, ils ont fait échec à la concentration du capital annoncée par Marx. Ces mouvements ont réussi à utiliser la force principale du capitalisme, la mise en oeuvre rapide des progrès technologique, pour l'utiliser au service des peuples plutot que des seuls profits d'une minorité. Cette réussite nous donne la route à suivre : nous ne devons pas recréer des phalanstères isolés du reste de la vie économique, nous contenter de replis sur l'auto-production, ou nier les structures financières, la bureaucratie du capitalisme. Nous devons au contraire faire émerger une société dans laquelle la rente ne permet pas l'enrichissement, une société acceptant et promouvant l'utilisation du progrès technologique dans la production, même au détriment des emplois actuels. En conséquence, nous devons revoir les politiques de partage du temps de travail, de soutien aux propriétaires-bailleurs et aux actionnaires, d'entrave à nos sociétés les plus compétitives au nom de la lutte contre le chomage. Notre prospérité future, et notre survie en tant qu'organisation sociale-démocrate, dépend de notre capacité à changer la société pour l'adapter à la hausse de productivité, pas de notre capacité à bloquer cette hausse.

patrick ramecourt, 06 octobre 2014 à 22h17

La mondialisation, c'est le règne de la grande distribution, les décisions de technocrates ou d'élus bien éloignés de la réalité. Quand on aura éliminé les petits producteurs, les commerces de proximité, les savoir-faire qui ne sont pas aux normes...On aura éliminé le savoir-vivre. Est-il besoin de gouverner pour assurer le bonheur des citoyens???

Blanquefort Section PS, 06 octobre 2014 à 22h08

Contribution ci -jointe en pdf

Section LURCY-LEVIS, 06 octobre 2014 à 15h47

La mondialisation est surtout montrée du doigt à cause de ses effets négatifs propres à nous éloigner de la société du « bien-vivre ». Le socialisme démocratique peut contribuer à un usage positif de cette mondialisation, mais l’efficacité ne sera au rendez-vous que quand le socialisme sera suffisamment répandu dans le monde. Toutefois, le socialisme devra tenir compte des types de vie, variés de par le monde, en évitant le moule dans lequel tous les peuples devraient se couler. La gouvernance mondiale est une utopie, l’humain étant sectaire et belliqueux… Agir utilement dans la mondialisation consisterait à faire en sorte que tous les « peuples » aient les moyens de vivre correctement ce qui implique, entre autres, de mettre un terme au pillage des richesses et à l’exploitation de la main-d’œuvre locale.

Bernard RAULT, 06 octobre 2014 à 12h53

Nos gouvernants donnent le sentiment amer d’être isolés de leurs bases et asservis à la toute puissante pensée unique ultralibérale des lobbies financiers nationaux et européens. Il est inconcevable d’imaginer que ce puisse être vrai de la part d’un gouvernement socialiste émanant d’un Parti d’essence démocratique et humaniste. LA DÉPENSE PUBLIQUE DOIT ETRE CONSACRÉE AU BIEN COMMUN ET A L’INTÉRÊT COLLECTIF. Les finances publiques sont soumises à un mouvement drastique de régression dans le même temps où s’accroissent les profits financiers privés … et les inégalités. Les premières ont vocation à financer des politiques publiques dédiées à l’intérêt général et dont le besoin, en nature, diversité et quantité est croissant. Les seconds contribuent pour une part à la richesse nationale (investissement, plus-values, …). Pour l’autre part, ils servent des intérêts strictement privés (dividendes et autres sources d’enrichissement particulier). Si on peut être d’accord avec la nécessité de rationaliser la dépense publique, on doit aussi l’être sur l’exigence que la ressource publique soit destinée à servir des intérêts collectifs. Les aides directes ou indirectes aux secteurs économiques et financiers représenteraient pour leur part visible et évaluable, environ 110 Mds € en 2013 à travers 6000 dispositifs, exception faite du poids de l’évasion fiscale liée aux stratégies d’organisation juridique et financière de certaines entreprises et de celle liée à la fraude. On s'entend dire que les marges de nos entreprises seraient trop faibles. Or notre Pays est l’un de ceux où la masse des profits financiers distribués (dividendes,…) est la plus forte. Il est admissible et pertinent que l’État puisse intervenir pour soutenir le développement ou le maintien des équilibres nécessaires à la santé globale de notre économie et de notre richesse nationale. Il n’est par contre pas admissible qu’une part substantielle de l’argent public investi dans l’économie réelle puisse se transformer en rétributions d’intérêts financiers privés. Il paraît en effet anormal que les efforts considérables consentis par les contribuables puissent servir des intérêts particuliers. Nous proposons, si ce n’est pas déjà le cas, que puissent être étudiées les conditions selon lesquelles, par le biais de la politique fiscale,  il serait possible de récupérer la part des aides publiques aux entreprises qui ne serait pas réinjectée dans l’économie réelle (Investissement, …) et qui serait utilisée à rémunérer des positions ou dispositifs exclusivement financiers (dividendes, jetons de présence, sur-rémunération de dirigeants et autres distributions, avantages ou privilèges du même ordre).

Stephan Savarese, 06 octobre 2014 à 7h48

Objectif global: 1000 milliards de tonnes de CO2 Pour une gouvernance mondiale sociale et écologique, la COP21 doit définir un objectif contraignant de limitation des émissions de GES. Pourquoi ? Plus nous émettons de GES, plus la probabilité augmente d’accélérer et d’amplifier le réchauffement global (actuellement 0.8°C sur 15°C de température moyenne). Le problème est double: 1. il y a un budget d’émissions globales à ne pas dépasser pour avoir de bonnes chances de ne pas dépasser un certain degré de réchauffement global. Mais ce budget n’est jamais évoqué directement: on le masque derrière un pourcentage de réduction des émissions de GES par rapport à 1990, une limite relative floue et difficile à vérifier. 2. ce degré de réchauffement masque le fait que les conséquences continueront à s’amplifier longtemps après la stabilisation de la température globale, comme expliqué dans un article précédent: http://ressec.wordpress.com/2014/05/11/transgression-oceanique-2000-2500/ En effet, nous avons émis au cours des deux derniers siècles environ 600 milliards de tonnes de CO2 équivalent (soit GtCO2eq, l’unité d’un indicateur qui additionne les milliards de tonnes de CO2 émise plus celles des autres GES multipliées par le pouvoir de réchauffement global relatif au CO2). Nous continuons à émettre environ 40 GtCO2eq par an. Donc en 2025, si nous continuons au même niveau, nous aurons alors atteint un niveau d’émission de 1000 GtCO2eq. Or, cette valeur symbolique se situe justement dans l’intervalle critique (900-1500 GtCO2eq) au-delà duquel le réchauffement global dépassera probablement 2°C, avec les conséquences suivantes: 1. comme il est impossible d’arrêter d’émettre complètement du CO2 en dix ans, ce budget sera vite dépassé au rythme actuel. 2. les scénarios d’émissions qui permettent de maintenir le réchauffement global au-dessous de 2°C prévoient des émissions très faibles, voire négatives, avant la fin du XXIème siècle. Or les techniques qui le permettraient sont non seulement loin d'être au point, mais auraient des conséquences désastreuses sur l'environnement et l'économie s'il fallait les employer aussi massivement que ces scénarios l'envisagent. En revanche, il reste possible de tout mettre en œuvre pour l’atteindre, à condition de diminuer les émissions de CO2 dès 2015 afin de respecter le budget de 1000 GtCO2eq d’émissions globales. Cela implique de diminuer rapidement les émissions annuelles globales de 40 à 10 GtCO2eq/an, avant 2025. Soit un FACTEUR 4 GLOBAL AVANT 2025, et non pas limité aux pays développés en 2050. C’est pourquoi la COP21 est véritablement la "réunion de la dernière chance" pour atteindre cet objectif.

Alain Ternot, 05 octobre 2014 à 17h41

POUR UN CHANGEMENT ÉVOLUTIONNAIRE En guerre militaire et intérieure face aux terrorismes, En prévention face à une finance irresponsable ne voulant savoir ce qu'elle finance, Nous sommes face à 3 échéances prégnantes pour la France, - le budget de la Nation, en cours d’examen par nos Représentants, - la Journée Mondiale de Lutte contre la Misère du 17 octobre 2014, - la Conférence Climat de décembre 2015. En premier lieu, reconnaissons aujourd'hui en CALAMITES NATIONALES au titre de l'article 12 du Préambule 1946, - LE DÉSÉQUILIBRE DE NOTRE BALANCE COMMERCIALE, - LE CHÔMAGE, - LE DÉFICIT PUBLIC, - L'IMPERITIE DE TROP DE NOS COMPATRIOTES, DE SES REPRÉSENTANTS ET DES DIRIGEANTS DES ENTREPRISES OU ORGANISATIONS, Et traitons les, comme il est dit, par la contribution égale des citoyens en raison de leur faculté : En second lieu, RENVERSONS LES TABLES du travail budgétaire et élaborons le compromis en inventoriant d'abord les besoins et ensuite les moyens « CITOYENS et budgétaires résiduels », Innovation à laquelle nous appelle la Charte de l'Environnement sera ici de faire appel aux Citoyens et/ou Chercheurs ! En troisième lieu, après le Service postal de LOUIS XI, et l’École publique gratuite, et sans délais ni concessions, opérons l'étape de L'UNIVERSALITE de l'accès à l'INTERNET A DOMICILE, OBLIGATOIRE ET GRATUIT 24/24 et 7/7 avec priorité donnée aux familles dont les enfants fréquentent des établissements scolaires dotés d'un Espace Numérique de Travail. En quatrième lieu, en le pratiquant au PS, invitons les Collectivités à s'engager et pratiquer de façon claire, nette, humble mais visible à toutes leur parties prenantes à la seule exclusion de celles en charge de la prévention du terrorismes et autres crimes et délits, une Gouvernance Sociétalement Responsables consensuelle sous l'impulsion de l'OCDE, de l'OIT et Experts de plus de 100 Pays, la norme volontaire de Droit souple RSO ISO 26000 pour être une Nation crédible pour accueillir la Conférence pour le Climat en fin 2015. En cinquième lieu, pour la Journée Mondiale de la Lutte contre la Misère 2014, mobilisons dès à présent les Partenaires Sociaux en vue d'un Pacte de Responsabilité et de Solidarité, aux efforts consentis EN RAISON DE LEURS FACULTES, sur la suppression du PLAFONNEMENT des CHARGES SOCIALES SALARIALES, sauf pour les Entreprises et Organisations s'engageant sur un déploiement chiffrés en emploi, à la lumière de la Pratique d'une Gouvernance Sociétalement Responsable évoquée plus haut. La ressource collectée SERA FLECHEE VERS LA RESTAURATION CHEZ LES PERSONNES PAUVRES ET PRECAIRES DES CONDITIONS DE LEUR PRESENTATION PHYSIQUE ET LEURS APTITUDES COMMUNICATIONNELLES. Fraternité

JEAN-MARIE ABBES, 05 octobre 2014 à 16h38

La place de la France dans le futur Ordre Mondial – Dans une grande majorité des pays de la planète la mondialisation a contribué, au cours des 50 dernières années, à améliorer concrètement les conditions de vie de la population, celles des plus pauvres en particulier. Cela n’est pas seulement le résultat de la libéralisation des échanges commerciaux, c’est avant tout l’impact du renforcement des institutions nationales et régionales et celui de politiques publiques de plus en plus intelligentes et cohérentes. La coopération internationale a joué un rôle essentiel sur ce plan, et en particulier la coopération financée et mise en œuvre depuis plus de 30 ans par l’Union Européenne qui est devenue un des premiers acteurs mondiaux bien que son action sur ce plan reste trop méconnue. Les G8, G20 et autres instances de concertation des grandes puissances sont les arbres qui nous cachent la forêt des grands ensembles de nations qui sont entrain de se dessiner et qui ont bien des chances – malgré tous les bâtons que les Grands mettent dans leurs rouages – de recomposer la gouvernance mondiale : l’ASEAN qui regroupe 10 pays à forte croissance de l’Asie du Sud-est, la CECA Communauté de 5 ex-pays de l’Union Soviétique + Turquie, Géorgie et Ukraine, L’Union Africaine composée de 8 communautés régionales, l’UNASUR qui regroupe les 12 États d’Amérique du Sud. Ce sont là des évolutions trop peu divulguées dans l’opinion publique française alors qu’elles vont avoir un fort impact sur notre avenir. Il y a ainsi une grande probabilité de voir les échanges de toutes sortes s’organiser entre des Unions continentales/régionales qui contribueront à préserver et développer la culture, les langues, les ressources naturelles, les modes de production et les modes de vie de civilisations ancestrales qui font la diversité et donc la richesse de notre planète. A long terme chaque pays/nation sera avant tout une composante géographique, culturelle et économique de l’Organisation Régionale à laquelle il sera intégré. La place de la France dans ce futur ordre mondial passe donc inéluctablement par sa présence et son action au sein de l’Union Européenne qui seule peut disposer de la taille critique susceptible de peser dans ces nouvelles relations internationales pour mettre en valeur le potentiel humain, naturel, économique et culturel de la communauté de nations européennes.

JEAN-MARIE ABBES, 05 octobre 2014 à 16h35

Le Parti Socialiste doit redevenir un moteur de la Solidarité Internationale ; cette vocation du parti s’est profondément diluée au cours des dernières années, et pourtant, n’est-ce-pas un des leviers les plus efficaces pour agir positivement sur la mondialisation ? Notre vie quotidienne va se mondialiser de plus en plus ; c’est inéluctable et rien ni personne ne pourra arrêter ce processus dont nous sommes nous français en grande partie les auteurs et responsables par notre histoire, nos technologies et nos diverses implications dans les échanges internationaux. On ne dit jamais assez que nous faisons aussi partie des principaux bénéficiaires de cette mondialisation puisque nous exportons un bon pourcentage de nos productions (un tiers de nos vins par exemple) et de nos services et importons encore plus de l’étranger. Que deviendrait notre économie si nous options pour fermer nos frontières comme le souhaite le Front National et même certains socialistes ! Ce qui est donc aberrant et regrettable c’est qu’il y ait en France une opinion majoritairement négative vis-à-vis de la mondialisation alors qu’il y a tant d’arguments pour rendre sa perception positive. Le PS doit assumer un rôle essentiel pour sortir de ce paradoxe et extraire les français – ses adhérents et sympathisants en premier lieu – de leur torpeur et de leur très faible perception de la vitesse et de l’ampleur qui caractérisent l’évolution des sociétés et des économies dans une grande majorité des pays de la planète. Le PS doit être une école d’éducation en la matière et ce rôle de sensibilisation de l’opinion publique doit être partie intégrante de la nouvelle identité du parti. C’est en Asie, en Amérique Latine et en Afrique que se joue actuellement la reconfiguration politique et économique de notre Monde alors que nos informations s’arrêtent le plus souvent au proche orient qui n’est que l’exception qui confirme la règle. Les sections du PS qui existent dans de nombreux pays devraient être les sources principales et le relai d’une information sur les réalités de ces évolutions parce leurs adhérents vivent sur place ; elles pourraient aussi être plus actives pour tisser des réseaux de partenariat avec les organisations de la société civile et politique de ces nations qui souvent aspirent à des relations plus dynamiques avec le PS français. C’est une des voies parmi d’autres pour générer une vraie solidarité internationale basée sur des alliances stratégiques entre sociétés civiles nationales qui cherchent à définir et à promouvoir quelle mondialisation nous voulons et comment être acteur de cette évolution positive.

Anonyme, 05 octobre 2014 à 12h04

L'important ici de mon point de vue de rappeler à tout le monde que la "mondialisation" - appellation fourre-tout - n'est pas qu'une menace mais aussi une opportunité pour tous. La France a parmi les meilleurs ingénieurs, marketeurs et commerciaux au monde et nous pourrions vendre nos produits en Europe et au-delà. Le rôle du parti socialiste est d'aider l'ensemble de la communauté française à s'exporter et à faire des affaires car seules des entreprises à succès apporteront emplois pour les plus démunis, une contribution nécessaires à la réduction de nos déficits et un progrès pour tous et également pour les fonctionnaires aujourd'hui délaissés. Il faut arrêter de parler de "patrons" et changer de paradigme : trouver des solutions pour que les entreprises dans leur totalité réussissent. Il faut arrêter d'infantiliser les français en leur disant que le rapport de force avec les patrons est défavorable et donc qu'il n'y aura pas de travail autorisé le dimanche. Pourquoi ne testons-nous pas cela ? Si cela marche pour 95% des gens et apportent du travail, pourquoi ne pas le faire ? En quoi est-ce une régression sociale de donner du travail à ceux qui n'en n'ont pas ? Aidez les français les plus pauvres (et non uniquement les employés syndiqués) et ils vous le rendront. Les plus riches vous le rendront aussi car cela apaisera les tensions de ce pays et tout le monde croira de nouveau au modèle et au rêve français.

Rodrigue Lohier, 04 octobre 2014 à 23h35

Depuis plusieurs mois, les plans sociaux se succèdent; le taux de chômage atteint les 10% et les perspectives de croissance sont nulles en cette fin d’année 2014. La dette - qui a dépassé le seuil des 2000 milliards d’€ - constitue pratiquement 100% du PIB. Les inégalités économiques, patrimoniales redoublent, similaires à ce qu’elles étaient à la fin du XIXème siècle, comme l’exprime l’économiste T. Piketty. L’ascenseur social ne fonctionne plus. Les fondements de notre contrat social incarné par le modèle d’Etat-Providence - mis en place par le gouvernement provisoire au lendemain de la 2nde guerre mondiale - s’effondrent. Notre modèle est en crise: la crise économique s’est transformée en une crise politique, institutionnelle et finalement morale. Dans cet horizon obscurci, le fil conducteur du socialisme doit rester bien entendu la lutte contre les inégalités, s’appuyant notamment sur un modèle social démocrate (universaliste ou assurantiel), qu’il faut réinventer. Dans ce cadre, nous devons inscrire notre socialisme dans une perspective européenne et internationale. En effet, les solutions aux problèmes rencontrés ne sont plus franco-françaises mais bien internationales. Une élection, ce n’est plus seulement désigner des responsables politiques franco-français, c’est également conférer dans la négociation internationale une crédibilité et un poids politique supplémentaire à nos dirigeants. Le fil conducteur d’un socialisme démocrate international pourrait ainsi s’incarner à travers les propositions suivantes: - l’instauration d’une sécurité sociale et d’un contrat social dans chaque pays membre du G20: le coût du travail doit prendre en compte (notamment dans des pays à faibles coûts du travail comme l’Inde ou la Chine) le droit à la santé ou à la retraite du salarié, - des inégalités de salaire réduites de 1 à 20 (aujourd’hui, elles sont de 1 à 500) entre le plus haut et le plus bas salaire dans les entreprises. Par ailleurs, en tant que socialiste, nous devons nous interroger sur la relation entre croissance, inégalités et mobilité sociale. Si un phénomène de stagnation séculaire était avéré (avec une croissance nulle à Long Terme), l’autre trame du socialisme demeurerait plus que jamais le combat pour le réaménagement du temps de travail, pour le partage de l’emploi. Enfin, pour rétablir la justice devant l’impôt, il faut refonder notre système fiscal, refonder l’impôt sur le revenu en redéfinissant sa progressivité. En bref, être socialiste aujourd’hui, c’est lutter contre les inégalités, pour la justice sociale, et pour le partage du temps de travail dans un contexte d’internationalisation de la production et des échanges.

Annick Sanson, 04 octobre 2014 à 11h35

« Egalité et démocratie vraie ne peuvent être réalisées quand la société est abandonnée à l’emprise sans limite du capital compris aussi bien comme logique sociale que comme groupe d’intérêt. En l’absence de toute opposition significative, le capital a comme objectif la mise sous coupe réglée de la société toute entière, tyrannie « douce », sucrée à la consommation et au divertissement. Etre de gauche, c’est se situer d’une certaine façon par rapport au capital. Si la gauche pose comme principe l’idée d’égalité et de démocratie vraie, sa politique doit donc consister en un refus de la souveraineté du capital. Lors de la crise financière de 2007-2008, ce qui a été scandaleux n’est pas d’avoir sauvé les banques, c’est qu’on l’ait fait sans la moindre contre partie en les munissant d’un blanc-seing pour la reprise de leurs trafics. » (Extraits de l’article de Fréderic Lordon du Monde Diplomatique » de septembre 2014, « La gauche ne peut pas mourir ») Certes, admettons que la chute généralisée des banques aurait abattu tout le système du crédit, tout le système des paiements et ainsi entrainé dans l’abîme en quelques jours la totalité de la production et des échanges. Moyennant quoi, les banques sont sorties totalement indemnes de la crise financière qu’elles ont provoquée, sauvées par les états donc par les contribuables. L’état a accordé 40 milliards € de prêt aux banques. Si l’état avait réclamé une part du capital comme les EU l’ont fait avec la Citybank, il aurait pu engranger près de 20 milliards de bénéfices en revendant ses actions. Moyennant quoi, il n’a récupéré que 1 milliard d’intérêts mais va procéder à un dégraissage des dépenses publiques à hauteur de 50 milliards, c’est à dire ponctionner sur la santé, l’éducation, la recherche, le social… Par contre en 2013, le Crédit Agricole, la BNP, la SG, et la BFCE ont engrangé pour 15milliards € de bénéfices. Quand, devenu totalement démissionnaire, ou pire, collaborateur, le gouvernement célèbre dans le même temps « le pacte de responsabilité », qu’il déclare par la voix de son premier ministre qu’il « aime l’entreprise », alors, il va bientôt pouvoir déclarer « mon véritable adversaire, c’est le salarié », car le dogme du « coût du travail » a contaminé toute la politique du gouvernement. NON, ce ne sont pas les modestes qui doivent payer pour la recherche toujours croissante du maximum de profit pour les plus riches. C’est l’âme même du socialisme que d’être du côté du peuple et l’effort de modernisation du Parti ne doit pas être un prétexte pour faire allégeance à la toute puissance des nantis.

monique varry, 04 octobre 2014 à 9h36

cf piece jointe

Camille Martin, 03 octobre 2014 à 16h29

La mondialisation actuelle est dirigée par les marchés financiers, l'OMC, le FMI, les firmes multinationales, qui arrivent à dominer les pouvoirs politiques. L'Europe serait de taille à s'y opposer si elle abandonnait l'idéologie néo -libérale. Je ne crois pas à une version soft qui serait le social-libéralisme (cf la surenchère actuelle du MEDEF). Je pense qu'il faudrait préférer les circuits courts et donner la priorité aux besoins des populations locales.

Evelyne Section Le Croisic, 02 octobre 2014 à 20h14

Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement On sait peu de choses de ce qui se discute, seules des fuites apparaissent sur Internet. Les rumeurs alimentent les peurs. Que promettent les technocrates favorables au traité ? Il devrait créer des millions d'emplois aux USA et dans l'UE.Le PIB devrait augmenter .En réalité l'augmentation du PIB devrait se situer entre 0,01 et 0,05 par an sur la première décennie, les effets sur l'emploi pourraient donc fortement varier. ATTAC assure même que la signature conduirait à des destructions massives d'emploi en Europe, notamment dans l'agriculture qui serait écrasée par la concurrence américaine. À l'appui de sa thèse, ATTAC cite le précédent de l'ALENA, la zone de libre-échange entre les USA, le Mexique et le Canada lancée en 1993. Alors que Bill Clinton promettait 20 millions d'emplois, l'effet a été inversé : l'augmentation des exportations n'a pas compensé la concurrence exacerbée et l'importation de produits étrangers, meilleur marché, aboutissant à la destruction de 900 000 emplois. Les prévisions sont difficiles à faire, des bénéfices attendus il y en aura, mais on n'a pas mesuré l'impact sur des secteurs fragiles comme l'agriculture, la métallurgie et les transports. L'accord devrait lever les obstacles "inutiles" au commerce et à l'investissement, y compris les obstacles non tarifaires existants.Quelles conséquences aurait une déréglementation généralisée ? Nous savons que l'Europe a des normes sur la protection des données Internet, les OGM, les pesticides, la régulation financière, le gaz de schiste etc... beaucoup plus strictes que les USA. Le traité s'alignera-t-il sur les moins disant ? Il y aurait des garde-fous pour éviter une déréglementation généralisée : le respect de l'acquis européen et des législations nationales sur les normes environnementales et sociales est présenté comme un préalable à la négociation. Les jeux ne sont pas faits. Autre sujet d'inquiétude : le mécanisme de règlement des différends des entreprises. Les négociations en cours prévoiraient que le règlement d'une contestation entre une entreprise et un État serait porté devant un tribunal arbitral international - ISDS investor state dispute settlement - plutôt que devant la justice française ou européenne. Ce qui donnerait plus de pouvoir aux entreprises face aux États. Par exemple une entreprise Américaine pourrait attaquer L'Etat français qui lui refuserait d'exploiter le gaz de schiste ou remettrait en cause le monopole de l'Education nationale. L'introduction d'un ISDS dans le partenariat transatlantique pourrait coûter cher à l'Europe et la contraindre à abandonner certains de ses principes

Philippe Allard, 02 octobre 2014 à 17h11

La mondialisation favorisée par les progrès technologiques comme internet est sans aucun doute une nouvelle révolution pour notre monde. Tout est bousculé comme ce fut le cas avec les grandes découvertes de la Renaissance ou encore l'industrialisation du XIXè.siècle. L'humanisme, puis le socialisme ont permis lors de ces évolutions de faire progresser l'humanité. De la mondialisation, quelque chose de nouveau va naître pour répondre aux nouveaux défis de ce siècle. Quels sont les besoins du monde aujourd'hui ? Il ne s'agit pas de renier les combats passés. Le monde a toujours besoin d'humanisme et de protection sociale. Mais il a aussi besoin d'autre chose ... de partager davantage au-delà des frontières, de préserver la planète, de secourir des peuples menacés, de tolérance pour préserver la richesse des cultures. Pour les jeunes qui sont dans ce monde de la communication, il est important que la gauche regarde davantage le monde pour apporter des réponses aux besoins d'aujourd'hui. La politique ne doit pas être réservés "aux vieux" avec leurs combats d'hier et leur langage d'autrefois ... Alors que l'extrême droite progresse en limitant l'avenir aux frontières d'hier, la gauche doit rester la gauche pour tracer les routes d'un monde meilleur, pour donner un désir d'avenir.

Pézenas Section, 02 octobre 2014 à 7h42

Mettre en avant l’humanité commune, opposée à la menace de la Finance (capital) Négocier les traités dans le sens du bien commun Mettre fin à l’hégémonie de la Finance. Bannir les paradis fiscaux Mettre fin aux produits dérivés, à la titrisation, à la banque de l’ombre (banque d’investissement, fonds spéculatifs, fonds d’investissements, fonds de pension, société d’assurance) Traités d’échanges et non de libre-échange Ne pas laisser le libre court au ‘’Privé’’ (Entreprises, tout n’est pas marchand) Les Etats doivent intervenir Traité à envergure large, ne pas rester au niveau du plus petit dénominateur commun Oui à un nouvel internationalisme Oui à une gauche internationaliste et démocratique mettant en avant une véritable humanité du monde.

CNAR Germinal PEIRO, 01 octobre 2014 à 18h15

La modernisation de l'agriculture mondiale s'est faite sur le seul modèle productiviste. Le marché, dominé par de grands acteurs (semenciers, producteurs d'intrants, phytosanitaires et machines agricoles, industries de transformation…), privilégie
 le court terme, la recherche systématique de production au moindre coût pour un maximum de profit. La crise que traverse le monde agricole au niveau mondial s'inscrit sur la logique des marchés à niveler par le bas le prix des produits et à les faire circuler. Alors qu'il est souvent possible de les produire localement et que les agriculteurs de nombreux pays exportateurs du Sud ne sont pas justement rémunérés, vivent dans la pauvreté. Ces productions se font au détriment des cultures vivrières locales, la sécurité alimentaire des populations n'est pas assurée. Le droit des peuples à se nourrir est une exigence supérieure à toute considération commerciale. Tous les pays ont besoin d'avoir une politique agricole, celle-ci n'étant pas transposable d'une région du monde à l'autre. Assurer la sécurité de l’approvisionnement alimentaire conduit ainsi à prôner la relocalisation des productions agricoles. Cette approche, valable au Nord comme au Sud, répond également aux besoins d’équilibre social des territoires et de protection environnementale (équilibre des écosystèmes). Les produits agricoles représentent 10 % du commerce de marchandises dans le monde, 10 % de la production agricole mondiale sont échangés sur les marchés internationaux. La régulation des marchés est indispensable même si sa faisabilité se heurte à des contraintes géopolitiques. Mais l’agriculture est une source de conflit au sein de l’organisation mondiale du commerce (OMC) : de par sa nature de bien essentiel, elle nécessite un traitement différent des autres marchandises.
 Aussi est-il indispensable de modifier le traitement de l’agriculture à l’OMC. Une convergence est souhaitable avec la FAO, la Banque mondiale et le FMI pour assurer la sécurité alimentaire mondiale, lutter contre la pauvreté des pays du Sud, permettre un niveau de vie correct à tous les producteurs, du Nord comme du Sud. La communauté internationale doit lutter contre la spéculation et garantir durablement la reconstitution des stocks alimentaires, l’organisation de la sécurité des approvisionnements. Autre question éthique: il n'est pas possible d'imposer à nos producteurs des normes et d'importer dans le même temps des denrées agricoles produites avec des pratiques sanitaires, environnementales et sociales bien en deçà. La protection des producteurs, mais aussi des consommateurs, demande la mise en place du juste échange en lieu et place du libre-échange.

Jean Claude Coin, 30 septembre 2014 à 20h59

Transformation et mondialisation. Lorsque le discourt politique semble exprimer l'auto-ajustement. La mondialisation : évolution d'une économie hier protégée vers une économie aujourd'hui ouverte. Si les pays deviennent des "variables d'ajustement" pour le profit de la finance mondiale, c'est par absence d'alternative socialiste La concurrence s'est mondialisée, le coût des structures sociales et fiscales intégré dans le processus d'une économie fausse la concurrence, même au niveau Européen. Inter-mondialiser. Si la mondialisation a structuré un "pouvoir mondial occulte" astreignant le pouvoir de gouvernance nationale, il y a une cause structurelle située dans la transition économie protégée / économie ouverte. Contreparties structurelles, à créer. Faire tomber les tabous. Financièrement, ce sont les consommateurs qui paient les cotisations sociales (du privé). Ce qu'on appelle "payé" par l'entreprise pour partie et retenue sur le salaire n'est qu'une "avance" de trésorerie par l'entreprise, calculée sur le montant des salaires, en attendant le "remboursement" par la vente des produits ou prestations. L'objectif est un calcul impartial sur le montant du coût mondial, donc le prix de vente, un montant égal sur valeur identique, par un % unique. L'assiette de calcul plus large, inclut tous les coûts dont le profit. Intergénérationnelle, du moins au plus âgé. Il ne s'agit pas de créer une TVA sociale, la fiscalité et social n'ont pas les mêmes fonctions. La TVA sociale est une injustice de droite, majoration d'un coté sans baisser de l'autre, il n'y a pas de transfert équitable. Merci de lire le texte en PDF, complet donc plus explicite. PS : Contribution complémentaire à Thème n° 3, émancipation et progrès, être socialiste : "être acteur, s'émanciper".

Louis SANGOUARD, 29 septembre 2014 à 12h07

Ci-joint texte au format pdf

Karine Berger, 28 septembre 2014 à 22h35

La société de création, réponse socialiste à la mondialisation Qu’est ce qu’être socialiste dans la mondialisation ? Etre socialiste, ce n’est pas faire appel à la réforme, mot incantatoire si émoussé que, à la longue, il permettra d’aligner la France sur le modèle économique dominant. Etre socialiste, c’est d’abord refuser le modèle imposé de la mondialisation, celui hérité des droites libérales et porté par des intérêts financiers puissants, qui fantasme un conflit entre bonheur individuel et bonheur collectif et qui pose comme son premier ennemi notre idéal du progrès social. Etre socialiste, ce n’est pas pour autant refuser la réalité. C’est croire au contraire que la réalité de demain sera plus belle que celle d’aujourd’hui, que le sens de l’histoire ne peut être que le sens du progrès, et que ce progrès est certes économique, mais encore plus scientifique, social et politique… Etre socialiste, ce n’est donc pas fuir le modèle imposé aujourd’hui par la mondialisation, c’est l’affronter pour le transformer. C’est croire que la France dispose de tous les atouts, de tous les héritages, de tous les talents, de toutes les volontés pour gagner à la fois la bataille économique de la mondialisation, et la bataille idéologique de son modèle dominant. Et puisque que certains dans notre Parti prétendent encore que, dans ces batailles, nous aurions à démontrer notre amour de l’entreprise, je veux leur répondre que être socialiste, ce n’est en tout cas pas se contenter de lancer un appel aux chefs d’entreprises. C’est avant tout lancer un appel aux créateurs et aux inventeurs à l’intérieur des entreprises. Etre socialiste, ce n’est pas baisser les impôts des entreprises ; c’est leur imposer une fiscalité où l’invention, le risque et l’intelligence ne sont plus les premiers broyés par le modèle dominant de la mondialisation. Etre socialiste, ce n’est pas croire à la liberté des marchés dans la mondialisation, mais au contraire être certain que la régulation est la seule solution pour préserver la valeur et le progrès aujourd’hui et demain. Etre socialiste, c’est s’appuyer sur le rôle d’interpellation des hommes et des femmes de culture, sur notre étonnement face au monde, partout, y compris dans les entreprises. Etre socialiste, c’est s’entêter à choisir la société du savoir contre la société de l’avoir. Et même si l’Etat ne peut et ne doit régenter les forces de l’imagination, être socialiste, c’est croire que l’Etat est bien le seul à pouvoir garantir aux forces de l’imagination et du savoir qu’elles ne seront pas liquidées par la cupidité des plus forts. C’est, en d’autres termes, penser que la société de création est notre réponse à la mondialisation.

fab94, 27 septembre 2014 à 21h03

Le Canada et l'Union européenne ont formellement conclu un accord de libre-échange qui préfigure le même accord entre l'UE et les Etats-Unis. Il est absolument scandaleux et inadmissible de constater que la partie «protection des investissements» pourra permettre aux multinationales de contester en justice arbitrale, donc privée, des politiques nationales. Seule l'Allemagne semble s'opposer à une telle disposition (Le ministre allemand de l'économie a demandé ce jour sa renégociation). Que fait la France ???

ALAIN CARPENTIER, 27 septembre 2014 à 18h02

Qui sommes nous et comment nous identifier? C'est cette question qui est posée et pourtant rien dans le questionnement ne correspond à cette tentative. Nous allons aboutir à un vaste mode d'emploi qui n'est certes pas inutile mais qui ne sera qu'un mode d'emploi.Au service de quelle ambition? Quelle vision de la société est la nôtre? C'est d'abord à cela que le parti doit répondre de manière forte et concise pour être connu et reconnu. C'est quoi le socialisme? Je propose une charte en douze points, suffisamment concise pour être être appréhendée dans son ensemble et mémorisée. Elle pourrait alors être largement diffusée et servir de carte d'identité du Parti. Ci-joint cette charte en pièce jointe.

Flore HAMM, 25 septembre 2014 à 22h18

TRANSFORMATION & MONDIALISATION I – Il faudrait agir dans la mondialisation de façon ETHIQUE et RESPECTUEUSE des individus et de l’environnement. II – Quels espoirs, quelles menaces ? - La mondialisation est un énorme atout dans le cadre de la circulation internationale des supports culturels. Elle est le moteur d’une grande ouverture d’esprit. - MAIS elle est actuellement dévoyée : nous vivons dans un monde où le profit et l’exploitation des individus n’a pas de frontière, mais où les problèmes qui découlent de cela sont eux bien cantonnés derrière des frontières (par exemple, la dette et le taux de chômage sont le problème d’un pays et non de ses voisins, pourtant ils sont la conséquence directe du profit de certains individus se servant de la mondialisation pour délocaliser des entreprises). Il y a conflit entre les intérêts personnels de quelques individus et l’intérêt général. III – Il est impossible d’imposer un monde moral et éthique. Il n’est pas non plus question de s’enfermer derrière des frontières. Mais des régulations sont nécessaires : - Trouver une façon de limiter l’importation de matières premières alimentaires, si nous produisons les mêmes en France en quantités suffisantes. - Interdire les délocalisations d’entreprises rentables IV – Une gouvernance mondiale juste n’est pas envisageable car elle nécessiterait un partage des mêmes valeurs morales, de la même monnaie, des mêmes lois, et ce ne sera jamais possible. Une gouvernance mondiale dans les conditions actuelles ne se baserait que sur la valeur du profit, commune aux « maîtres de la mondialisation ». Cela aboutirait à l’accentuation de ce que l’on observe déjà : enrichissement des plus riches et appauvrissement des autres. V – Le véritable universalisme ne peut actuellement être que culturel, et l’internationalisme idéal devrait être basé sur : - La libre circulation des supports culturels - La régulation de la circulation des autres marchandises - La régulation des finances

Avant, il y avait des dominants et des dominés au niveau d’un pays. Aujourd’hui même les dominants sont dominés par les parties-prenants mondiaux. Surtout pas de politiques protectionnistes menant la France à l’isolation sur le plan mondial, mais plutôt une sensibilisation des consommateurs aux produits locaux et des entreprises à devenir citoyennes pour soutenir l’activité et les emplois en France. Au lieu de rester sur le défensif, je propose que la France mène une politique offensive dans la conquête des parts de marché sur le plan mondial pour rapatrier ou créer une part importante de la richesse en France. Cela, à mon sens, passera plus par des actions entrepreneuriales que l’intervention de l’état ou des grandes entreprises devenues des firmes globales et multinationales. Dans un contexte de mondialisation sauvage, je crois que seul les entrepreneurs individuels, les TPE et PME puissent être de vraies entreprises citoyennes. Dans les pays émergents, les entrepreneurs (TPE et PME) représentent 97% de tous les emplois. La France a besoin d’abord des entrepreneurs avant les investisseurs. Le rôle de l’état doit être de créer et d’assurer la mise en place les conditions d’un écosystème entrepreneurial attractif en France. Les piliers d’un écosystème entrepreneurial sont les suivants : 1. Marchés accessibles : grandes entreprises, les PME et les marchés publics comme clients. 2. Ressources Humains : qualités managériales, talents techniques, expérience d’entreprise entrepreneuriale, possibilités de sous-traitance, flexibilité du travail. 3. Fonds et Financements : amis et famille, investisseurs initiaux, fonds privés, accès au crédit bancaire, venture capital. 4. Support : incubateurs, mentors, conseillers, services professionnels, réseaux des pairs entrepreneurs. 5. Cadre réglementaire et infrastructures : facilité de démarrage d’une affaire, incitation fiscale, législation favorable aux entrepreneurs, accès aux infrastructures (transports, télécommunications, eau, électricité, etc.), zones de libre échange destinées au marché extérieur. 6. Éducation et Formation professionnelle : cadres enseignants d’éducation secondaire et universitaire, formations spécifiques « entrepreneuriat ». 7. Grandes universités comme catalyseurs : promouvoir une culture de respect pour entrepreneuriat, jouer un rôle clé dans l’idée et la formation de nouvelles entreprises, ainsi que fournir des éléments qualifiés pour de nouvelles entreprises. 8. Support culturel : tolérance pour le risque et l’échec, préférence pour auto-entrepreneurs, parler de leurs réussites et rôles, culture de recherche, image positive de l’entrepreneuriat, célébrer l’innovation.

Olivier Aguzou, 24 septembre 2014 à 21h14

Les futurs accords CETA sont un scandale et sont l'équivalent d'une reddition en rase campagne. Les EU ont des mécanismes tels que la réciprocité n'existera pas. La CETA est contraire à la convention internationale et Europe 2010. Quelle est notre action auprès du gouvernement ? Dès maintenant, on a le choix de ne pas subir. Soyons cohérents et responsables.

Anonyme, 23 septembre 2014 à 23h44

La mondialisation répond depuis toujours aux mêmes causes. La misère économique et sociale, l'insécurité poussent les populations à fuir leurs territoires et à venir chercher une vie meilleure chez les plus riches ou les plus libertaires, parfois par la force. D'un autre coté, les plus forts tentent d'imposer leur positions économiques, leurs convictions par des vecteurs parfois inavouables. Les phénomènes de dérégulations sont responsables de ces changements brutaux : OPA de la Chine sur l'Afrique, affaire MITAL etc. Misère et profits entraînent depuis toujours exodes et émigration, asservissement, répression et oppression. La mondialisation pour inexorable qu'elle soit ne doit pas pour autant être crainte. Les échanges entre les peuples, la mixité, le métissage sont l'avenir de l'humanité. Il faut montrer la voie puis laisser aux peuples la possibilité de choisir leur développement en montrant une voie possible de régulation des naissances, de l’économie de marché, de la démocratie, et de la laïcité, etc. Mais comment évoquer la mondialisation quand on laisse faire des génocides en Afrique ou galoper des virus. Comment penser mondialisation quand le sort des femmes partout dans le monde se trouve bafouer. Comment penser mondialisation quand les pays européens peinent à s’entendre, que les régions françaises ont du mal à fusionner et que les communes cherchent à sauver ce qui peut l’être. La mondialisation doit avant tout être un concept de développement des peuples. Une sorte d'agenda 21 international, un schéma basé sur un triptyque environnement / économie / social dans le respect des cultures. Ainsi la notion de développement social de proximité pourrait être élargie pour servir de base à une mondialisation "humaine". Diagnostics, analyses des besoins, mise en place de solutions. Il ne pourra y avoir de gouvernance à l'échelle mondiale sans une harmonisation et une évolution des systèmes existants ONU, OMS, OMC, FMI etc., et sortir du tout G7, G20 ou autre forum de Davos. Et si pour nous socialistes français, l’Europe parait la solution, faudrait-il ne pas oublier que les Français ont répondu NON au référendum européen, que l’abstention fut massive aux dernières élections européennes et que selon notre premier ministre, il se trouve aux portes du pouvoir, un parti qui voudrait nous sortir de cette Europe. Ainsi bien avant d’imaginer une Europe forte capable de lutter dans la mondialisation, il conviendrait de la rendre moins bureaucratique, moins tatillonne sur des normes contraignantes et plus significative dans des domaines tels que le social, l’environnement ou l’économie. De l'amener au plus proche des gens.

Gilles Brémand, 22 septembre 2014 à 18h38

Un préliminaire à la reconstruction de notre carte d'identité politique devrait être un questionnement sur l'évolution du monde. Car, s'il est vain de vouloir prédire l'avenir dans 20 ou 30 ans, il est cependant possible de déceler des tendances fortes et de se poser des questions politiques à long terme. Une question prioritaire est : quel est l'avenir du Capitalisme ? Est-on certain maintenant que le monde sera régi par les forces du marché ? On le pensait il y a 10 ans. Mais des chercheurs font aujourd'hui une analyse complètement différente ; Piketty -on le savait- mais surtout Graeber, Baschet, Jeremy Rifkin dans un essai sur "la Nouvelle Société... l'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme". Corrélativement, viendra aussi la question du rôle de l'Etat. Mais la mise à jour de nos idées socialistes ne découlera pas forcément d'une vision dichotomique de l'organisation de l'économie opposant l'Etat d'un côté et le marché capitaliste de l'autre. Rifkin, trop optimiste peut-être (mais si réconfortant !), pense qu'une autre forme d'organisation est en train d'émerger : elle est fondée sur l'intérêt de la communauté plutôt que sur celui des particuliers. Cette "troisième révolution industrielle" serait rendue possible par LA NOUVELLE CIRCULATION DES FLUX entre particuliers et entreprises qui seront -tous- à la fois producteurs et consommateurs ! Incroyable mutation. Ce n'est pas du communisme, ni du collectivisme ; l'économie des "communaux collaboratifs" serait le premier système global à émerger depuis l'avènement du capitalisme et du socialisme au XIXème siècle. Selon Rifkin. Alors, vouloir une Société du Partage ne serait plus de l'angélisme ? La Solidarité ne relèverait plus seulement d'un Humanisme généreux mais serait la substance même de l'Economie ? Le monde peut-il évoluer dans ce sens ? Voulons-nous, pouvons-nous y contribuer ?

Jean Perraud, 21 septembre 2014 à 17h37

Ce qu'on dénomme mondialisation présente deux aspects très différents, d'une part la conséquence de la circulation libre des capitaux, d'autre part une augmentation des échanges commerciaux entre pays. Le premier point me semble le plus important car le poids de la planète finance est devenu si grand qu'il s'oppose et entrave la puissance des états, et d'autre part agrège sans contrôle les activités légales et illégales. Il est donc primordiale que des régulations et des contrôles permette d'éviter le recours aux paradis fiscaux, l'évitement de l'impôt par les multinationales, le mélange entre commerce et blanchiment de capitaux et l'apparition d'acteurs économiques qui se placent en situation de monopole tout en échappant au contrôles des états (par ex dans le domaine du commerce des matières premières). Pour arriver à cela, il faut déjà adhérer au mouvement lancé par les USA dans ce domaine (ce que la France s'apprète à faire), mais aussi obtenir de l'Europe un changement de règles, qui suppose en premier lieu une régulation des actions de lobying et une prise de conscience des risques encourus. D'autre part, le lancement de partis politiques Européens destinés à peser sur les décisions de Bruxelles, allant dans le sens d'une régulation décidée au niveau Européen, serait un levier considérable.

marc de gualy, 21 septembre 2014 à 14h40

Le nombre de réfugiés ou déplacés augmente fortement en ce début de 21ème siècle, qu(il s'agisse de populations fuyant la répression, l'insécurité, les destructions ou tout cela à la fois. Cela touche les territoires ravagés par les conflits de toute nature où l'état de droit s'est effondré, mais aussi par la famine, le manque d'eau souvent conséquence de la détérioration climatique. Cela touchera demain les régions côtières avec l'élévation du niveau de la mer. Face à ces désordres, on assiste à un flux croissant de populations cherchant refuge dans des pays plus stables, particulièrement l'espace européen, dans les conditions dramatiques que l'on sait. Comment faire face à ce défi ? Peut on continuer comme aujourd'hui où chaque état tente d'apporter ses réponses en ordre dispersé et variant au gré des fluctuations de son opinion publique ? N'est-il pas temps d'engager - d'abord au niveau européen - une réflexion prospective portant à la fois sur une redéfinition plus large du droit d'asile et sur une politique commune et solidaire d'accueil des réfugiés avec pour corollaire la détermination de quotas de population accueillie par état et la mise en oeuvre des moyens d'insertion de ces personnes. C'est là un défi redoutable mais face auquel la communauté internationale ne pourra plus rester longtemps sans réponse.

Adrien C., 19 septembre 2014 à 20h41

La gouvernance mondiale est un objectif très long terme qu'il convient de garder à l'esprit pour nous aider à nous orienter et nous fixer des objectifs à l'échelle d'une vie humaine ou à l'échelle européenne. On pourrait craindre à juste titre que la mondialisation en tant que convergence des marchés conduit à l'uniformisation de l'offre, mais elle peut aussi déplacer la créativité vers d'autres centres d'intérêt. Les gains de productivité résultant de la concentration des marchés libèrent une énergie qu'il s'agit de canaliser par la régulation, le Droit, par une vision commune de l'avenir. Les Droits de l'Homme doivent être promus et respectés à travers le Monde, et cela présuppose une application stricte et sur la durée au niveau national et de la politique étrangère.

Daniel Beauchêne, 19 septembre 2014 à 18h51

Aujourd'hui, plus que jamais, l'être humain est d'abord un terrien. Les problèmes environnementaux ne connaissent pas les frontières et se posent évidemment à l' échelle de notre planète toute entière. D'autre part, la mondialisation libérale favorise les grandes multinationales, au détriment des entreprises plus petites mais aussi au détriment des états. Nous ne pouvons plus raisonner seulement au niveau des états, d'autant plus que l'internationalisme est une valeur fondamentale de notre parti ! Il nous faut le réinventer. Je propose que nous le fondions sur les DESC - Droits économiques, sociaux et culturels - tels qu'ils ont été définis, dès 1966 à l'ONU. Voir à ce sujet le site du ministère des affaires étrangères. Souvent, quand on parle de DESC, on pense aux pays du sud, mais ils doivent s'appliquer pour tous ! Droit au travail : un salaire décent, qui permet à chacun de vivre, de se loger, d'envoyer ses enfants à l'école, à la sécurité et à l'hygiène au travail, au repos, aux congés etc. Droit de s'organiser en syndicat (ou autre) Droit au mariage librement consenti, à une protection spéciale pour les mères avant et après la naissance, les enfants, les adolescents Droit à un niveau de vie suffisant pour tous Droit à la santé Droit à l'éducation Droit à la culture Droit de vivre dans un environnement de qualité Droit de vivre en paix Le respect de ces droits fondamentaux impose que notre parti se mobilise au niveau international, aux côtés des ONG et associations de solidarité internationales. Beaucoup de militants le sont déjà, mais ils ne trouvent pas toujours, au sein du parti, le relais politique qui serait nécessaire. Ainsi, on a peu entendu le PS dans le combat pour que les sociétés françaises de la grande distribution participent à l'indemnisation des victimes de la catastrophe du Rana Plaza. Il ne s'agit pas de limiter les échanges internationaux, bien au contraire ! Mais, les grandes sociétés doivent, dans le cadre de la RSE (responsabilité sociale des entreprises) s'assurer que les DESC sont respectés tout le long de leur filière d'approvisionnement et/ou de sous-traitance. Bien sûr, la France ne peut pas changer le monde toute seule, mais dans la négociation des traités internationaux, que ce soit au niveau de l'OMC ou des accords bilatéraux comme TAFTA, accords UE-Canada, NASAN – Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition - , il est de la responsabilité des socialistes et des élus d'être attentifs et exigeants sur ces points ! Et de ne pas voter la ratification de ces traités s'ils n'offrent pas quelques améliorations sur ce sujet !

Daniel Doyen, 19 septembre 2014 à 16h57

2ème sonnet : Nocive radioactivité L'humanité le sait, des déchets nucléaires Resteront toxiques, cachés dans les caveaux De Bure. Ils y vivront des temps immémoriaux, Prêts à contaminer lors de chocs séculaires. Tout s'efface, y compris les blockhaus millénaires. Les tremblements de terre et les climats brutaux Arasent les oeuvres qui tombent en lambeaux. Tous les édifices humains restent précaires. Même l'information s'estompe avec le temps. Personne n'imagine, en ces lointains moments, Ce que l'Homme verra des stocks mortels de Bure. Folie, hypocrisie, trahison : peu de mots Nomment ces décisions qui vont contre nature Et qui créent à jamais de dangereux îlots. Daniel Doyen (Janv. 2013)

Michel GHERTMAN, 19 septembre 2014 à 9h55

Motion présentée par la section Nice 5 du PS 06 Le secrétaire : michel.ghertman@wanadoo.fr ASSURER LA SECURITE EN EUROPE ET FAIRE RECULER LE CHOMAGE POUR GAGNER EN 2017 Nous proposons à notre parti ainsi qu’au gouvernement deux initiatives politiques qui permettront à notre pays d’assurer la sécurité militaire de tous les pays européens et d’inverser enfin la courbe du chômage. LES DEUX INITIATIVES SONT : PREMIEREMENT : préparer et faire voter par le Parlement une Loi de Programmation Militaire Exceptionnelle (LPME). Elle aura comme objectif de renforcer les moyens les plus avancés technologiquement, pour constituer une force de dissuasion opérationnelle puissante et crédible face aux russes. Ils doivent comprendre que les dirigeants européens ne sont pas des décadents obnubilés uniquement par les questions économiques et électorales à court terme. Il faut une dissuasion militaire opérationnelle, visible et crédible qui évitera la guerre. Il faut compléter la dissuasion nucléaire par une dissuasion opérationnelle européenne nouvelle, fiable et crédible en débutant par la France. Avec la mise en œuvre de la LPME l’activité des entreprises d’armement françaises et européennes reprendra des couleurs. L’offre nouvelle, distribuée en salaires, impôts (et profits) améliorera la demande au sein de régions souvent en difficulté. Le bénéfice électoral local viendra avec. Le creusement à court terme du déficit budgétaire correspondant à la LPME est défendable au nom de la défense nationale. Les droites européennes seront prises à contre-pied. Les extrêmes-droites seront gênées de défendre les agressions territoriales russes sur ses voisins, particulièrement au FN où Poutine est le modèle des Le Pen. DEUXIEMEMENT: préparer et faire voter par le Parlement une loi de transformation énergétique rapide et ambitieuse permettant d’arrêter l’hémorragie de devises allant alimenter la banque centrale russe en contrepartie de nos importations de gaz et de pétrole. Ces centaines de milliards d’euros facilitent la reconstruction d’une capacité militaire russe destinée à envahir et occuper ses voisins. C’EST UNE QUESTION DE DEFENSE NATIONALE ET EUROPEENNE AUTANT ET MEME PLUS QUE D’ECOLOGIE. Politiquement c’est un moyen de renforcer l’alliance avec EELV. Grâce aux deux actions ci-dessus la paix en Europe sera plus solide, son industrie en sortira renforcée, la croissance retrouvée, le PS ressoudé. La France en deviendra le leader européen et son Président et les siens pourront en tirer les dividendes politiques, y compris en 2017.

Michel GHERTMAN, 19 septembre 2014 à 9h47

Motion présentée par la section Nice 5 du PS 06 Le secrétaire : michel.ghertman@wanadoo.fr ASSURER LA SECURITE EN EUROPE ET FAIRE RECULER LE CHOMAGE POUR GAGNER EN 2017 Nous proposons à notre parti ainsi qu’au gouvernement deux initiatives politiques qui permettront à notre pays d’assurer la sécurité militaire de tous les pays européens et d’inverser enfin la courbe du chômage. LES DEUX INITIATIVES SONT : PREMIEREMENT : préparer et faire voter par le Parlement une Loi de Programmation Militaire Exceptionnelle (LPME). Elle aura comme objectif de renforcer les moyens les plus avancés technologiquement, pour constituer une force de dissuasion opérationnelle puissante et crédible face aux russes. Ils doivent comprendre que les dirigeants européens ne sont pas des décadents obnubilés uniquement par les questions économiques et électorales à court terme. Il faut une dissuasion militaire opérationnelle, visible et crédible qui évitera la guerre. Il faut compléter la dissuasion nucléaire par une dissuasion opérationnelle européenne nouvelle, fiable et crédible en débutant par la France. Avec la mise en œuvre de la LPME l’activité des entreprises d’armement françaises et européennes reprendra des couleurs. L’offre nouvelle, distribuée en salaires, impôts (et profits) améliorera la demande au sein de régions souvent en difficulté. Le bénéfice électoral local viendra avec. Le creusement à court terme du déficit budgétaire correspondant à la LPME est défendable au nom de la défense nationale. Les droites européennes seront prises à contre-pied. Les extrêmes-droites seront gênées de défendre les agressions territoriales russes sur ses voisins, particulièrement au FN où Poutine est le modèle des Le Pen. DEUXIEMEMENT: préparer et faire voter par le Parlement une loi de transformation énergétique rapide et ambitieuse permettant d’arrêter l’hémorragie de devises allant alimenter la banque centrale russe en contrepartie de nos importations de gaz et de pétrole. Ces centaines de milliards d’euros facilitent la reconstruction d’une capacité militaire russe destinée à envahir et occuper ses voisins. C’EST UNE QUESTION DE DEFENSE NATIONALE ET EUROPEENNE AUTANT ET MEME PLUS QUE D’ECOLOGIE. Politiquement c’est un moyen de renforcer l’alliance avec EELV. Grâce aux deux actions ci-dessus la paix en Europe sera plus solide, son industrie en sortira renforcée, la croissance retrouvée, le PS ressoudé. La France en deviendra le leader européen et son Président et les siens pourront en tirer les dividendes politiques, y compris en 2017.

Anonyme, 18 septembre 2014 à 23h10

Transformation et mondialisation, coup de cœur. Depuis de trop longues années, « les marchés » font la une des média : les marchés hésitent, émoi des marchés, colère des marchés, les marchés rassurés, optimisme ou pessimisme des marchés, les marchés ont décidé, marchés par ci, marchés par là. Peu au fait des subtilités économiques et financières qui dépassent mon entendement et, pour tout avouer, ne me passionnent guère, je me pose quand même la question de savoir qui sont ces fameux « marchés » si actifs dans les mécanismes économiques et, cependant si discrets quant à leur véritable identité. On parle d’eux comme si s’agissait d’esprits malfaisants doués de conscience et dont le raisonnement est imparable face à toutes les situations financières. Pire, « les marchés » tout puissants se sont accaparés la quasi-totalité des pouvoirs, y compris le pouvoir politique et, imposent aux dirigeants impuissants que nous avons démocratiquement élus, les décisions qu’ils doivent mettre en place dans leurs pays respectifs. Ils ont mis des pays comme la Grèce à genoux, ils ont abîmé l’idéal européen en faisant resurgir les sordides démons des populismes un peu partout en Europe. Evidement ces politiques « droitières » sont élaborées dans l’intérêt exclusif « des marchés », au détriment des peuples sur lesquels reposent l’essentiel des efforts à consentir (chômage, baisse des salaires, impôts nouveaux, détérioration des Services Publics) pour assainir une situation financière en crise largement générée par « les marchés eux-mêmes. La colère gronde dans chaque pays et les mouvements Des Indignés et des Altermondialistes en sont la parfaite illustration. Quand cesserons-nous de mettre l’homme au service de l’argent, alors que l’argent doit être au service de l’homme ?

Alain Dicharry, 18 septembre 2014 à 22h49

En moins de deux siècles, les nouveaux moyens de production industriels et agricole, s’ils furent un progrès certain pour l’humanité, se sont révélés être globalement négatifs pour notre planète, avec des impacts négatifs sur l’environnement, les pollutions de toutes sortes, la raréfaction des ressources naturelles et des énergies non renouvelables, le réchauffement climatique. Il est utopique de croire à une croissance éternellement positive. Tant qu’il est encore temps, nous, les citoyens du Monde et nos gouvernants, devons réfléchir à une croissance qualitative douce plutôt qu’à une croissance quantitative exponentielle qui ruinera la Terre avant la fin du siècle. Autre phénomène inquiétant, la démographie mondiale épouse une courbe exponentielle (4 milliards d’habitants en 1974, 7 milliards, en 2011 et 10 milliards, en 2050. Des ressources qui ne cessent de diminuer, une démographie à la hausse, une redistribution des richesses de plus en plus inique, sont, hélas, les ingrédients idéaux pour que des conflits militaires éclatent au cours du XXI ème siècle. Comment concilier le progrès humain et l’épuisement de la biodiversité ? Pour cela il faut : 1) En engagement volontariste et urgent des grands pays producteurs et consommateurs sur la nécessité d’un développement durable généralisé, par la signature d’une charte d’excellence environnementale ; il est absolument primordial que tous les pays du monde prennent conscience du risque de l’épuisement de la biodiversité. Pour cela, il faut accentuer la part des énergies renouvelables (solaire, éoliennes, biomasse), diminuer le gaspillage des ressources en eau, en énergies fossiles et en minerais de toutes natures, diminuer les rejets des gaz à effet de serre, préserver les forêts primaires tropicales. 2) Une prise de conscience des populations sur les dangers d’une surexploitation des ressources naturelles et sur les enjeux de la social-économie par le biais d’une croissance qualitative plutôt qu’une croissance quantitative. Cela pourrait se faire par des campagnes d’ informations internationales. 3) Une éducation ciblée des jeunes générations sur la fragilité de notre environnement, et en faire des citoyens du monde. 4) Des investissements massifs en moyens matériels et humains pour inventer les solutions alternatives et innovantes de demain. 5) Un renoncement au mythe de l’économie du court terme destructrice de notre environnement pour favoriser une économie durable. 6) Et, enfin, avant de se lancer dans un projet, toujours avoir en tête : « est’ce bon pour la planète » ? .

Alain Dicharry, 18 septembre 2014 à 21h16

Transformation et mondialisation. Partie 2: Aujourd’hui, le Parti Socialiste (et y compris, en grande partie, son aile gauche) a abandonné le modèle marxiste d’un état seul propriétaire des moyens de production et de distribution, et s’est rallié à l’économie de marché privée, comme la seule alternative crédible pour relancer la croissance et créer la richesse. Néanmoins, le Parti Socialiste combat le modèle ultralibéral où quelques-uns s’accaparent des richesses créées, où les acquis sociaux sont démantelés, où l’argent est devenu un but en soi et non un moyen de satisfaire les besoins de tous les citoyens. Cette économie de marché doit être encadrée par une législation sociale adaptée, afin que soient préservés et améliorés la performance de l’outil industriel et des entreprises et, en, parallèle, les besoins financiers et humains des salariés ; et cela, par une juste répartition des richesses créées entre les investissements, les salariés et les actionnaires. A côté de cette économie de marché pour les biens de consommation, le Parti Socialiste rappelle son attachement indéfectible à un Service Public de qualité, modernisé, accessible et au service de tous les citoyens. Cette législation doit-être étendue aux Etats-membres de l’Union européenne par le biais d’une généralisation de SMIG, une couverture sociale des citoyens et une harmonisation fiscale. Il est également souhaitable que l’Union européenne abandonne cette politique d’austérité budgétaire qui pénalise les populations de certains Etats-membres pour concentrer ses efforts sur la satisfaction des besoins de ces mêmes populations. En outre, pour combattre les effets pervers de cette mondialisation aveugle, il est urgent que les états luttent avec la plus grande fermeté contre les paradis fiscaux, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. Enfin, notre économie mondialisée doit impérativement prendre en compte les impacts négatifs qu’elle engendre sur la raréfaction des ressources naturelles et des énergies non renouvelables, sur le réchauffement climatique, les pollutions diverses, et, pour cela, s’inscrire dans une démarche d’excellence environnementale. Il est utopique de croire à une croissance éternellement positive. Tant qu’il est encore temps, nous, les citoyens du Monde et nos gouvernants, devons réfléchir à une croissance qualitative douce plutôt qu’à une croissance quantitative exponentielle qui ruinera la Terre avant la fin du siècle…

Alain Dicharry, 18 septembre 2014 à 21h11

Thème 2 : Transformation et mondialisation. Partie 1 Après l’effondrement du bloc soviétique au début des années 1990 et, en corollaire, la disparition de l’économie administrée de type marxiste, issue de la révolution bolchévique de 1917, le modèle économique dominant dans le monde entier, hormis Cuba et la Corée du Nord, est l’économie de marché*. * L'économie de marché est un système économique qui consiste à prendre les décisions (concernant la production, le prix des produits, la qualité...) en fonction de l'offre et la demande dans le cadre d'un marché libre. Ce modèle économique a fait ses preuves durant les « trente glorieuses » de 1960 à 1980, une époque bénie ou des taux de croissance à deux chiffres permirent d’élever le niveau de vie des citoyens des pays occidentalisés. La création de richesses et des lois sociales votées par les gouvernements de Gauche (ne l’oublions jamais) ont permis, en France, du moins, des avancées sociales sans précédent pour les salariés de notre pays. En 1979, l’arrivée au pouvoir de la très conservatrice Margareth Thatcher, (puis plus tard de Reagan et Bush) change la donne. Sa politique économique, fortement influencée par les idées issues du libéralisme économique, est marquée par d'importantes privatisations, la baisse des impôts directs, la dérégulation financière et sociale, la maîtrise de l'inflation et du déficit public ainsi que par l'affaiblissement des syndicats. Elle s'accompagne d'une hausse du chômage, d'un accroissement des inégalités économiques, d'une augmentation des impôts indirects et prélèvements obligatoires, et d'un certain nombre de conséquences sociales jugées négatives. Cette politique économique libérale, connue sous le nom de « thatchérisme » est devenu aujourd’hui le modèle dominant dans le monde entier. La finance spéculative et/ou les marchés financiers gouvernent le monde face à des dirigeants politiques impuissants ou, pire, complices. Cela se traduit par une paupérisation croissante des classes populaires et moyennes et un enrichissement éhonté des classes les plus riches.

Anonyme, 18 septembre 2014 à 15h32

Roosevelt en 1933 ...Hessel 2012.... Court-circuiter les banques privées pour financer l’essentiel des dettes publiques Pour mettre fin au dumping fiscal européen, créer un impôt européen sur les dividendes Mettre fin au sabordage fiscal national et oser une vraie révolution fiscale Lutter radicalement contre les paradis fiscaux Sécuriser les salariés, Lutter contre les licenciements Créer une vraie taxe sur les transactions financières Investir massivement dans le logement Réduction du temps de travail : Einstein avait raison !!!!!

Paul VICICH, 16 septembre 2014 à 19h44

La mondialisation est souvent présentée comme inéluctable. Elle l'est dans un certain sens, les évolutions démographique et technologique ayant multiplié les besoins d'échanges et de ressources à l'échelle globale. De ce point de vue, elle peut donc être considérée comme fille de la nécessité économique, qui fut de tous temps le moteur de la puissance politique. Ainsi, comme jadis les idées des lumières vinrent à point pour légitimer les appétits bourgeois, la nécessité actuelle forme le substrat sur lequel les possédants ont établi leur domination supranationale. Notre société, comme toutes celles qui l'ont précédées, est le fruit de cette dichotomie intangible : le substrat économique survenant en un temps donné et une classe dominante ayant su l'exploiter à son profit. La nouveauté est que cette dernière, cette fois, a pu établir son pouvoir au dessus des nations et donc de leurs lois, réduisant le jeu politique moderne à un bras de fer entre les possédants mondiaux et des politiques de moins en moins influents sur les décisions, ce dont les électeurs ne sont plus dupes. Toute la menace est ainsi résumée. Les espoirs ? Ils semblent bien minces au regard de l'évolution néo-féodale en cours. D'autant qu'ils se matérialisent pour l'essentiel dans des acquis que le mécanisme capitaliste éloigne inéluctablement d'un nombre croissant de consommateurs, et qui se heurte en tout état de cause au mur infranchissable de l'empreinte écologique. Quelles régulations ? Une gouvernance mondiale est-elle concevable ? Oui, dans le monde des rêves. La gauche aime les visons fantasmées rivalisant de beauté (« Gouvernance mondiale », « universalisme »...), qu'elle rêve de voir réalisées à force de les répéter inlassablement à un public qui nous tourne le dos. Or « Les gens ne croient point véritablement aux choses nouvelles s'ils n'en voient déjà réalisée une expérience sûre. De là vient que tous les prophètes armés furent vainqueurs et les désarmés déconfits » (Machiavel). La classe dominante, au fait de sa puissance, n'a que faire de gouvernance mondiale et fera tout pour l'empêcher, si ce n'est à son profit. La réponse est là où elle fut toujours : dans le rapport des forces. La gouvernance mondiale existera un jour lointain, lorsqu'elle recouvrera une Nation mondiale. Plus proche de nous, la Nation européenne pèsera d'un poids que la France a perdu. Encore faut-il pour cela soustraire l'Europe de l'union économique où la réduisent les lobbies, pour achever le stade ultime de l'intégration : les États-unis d'Europe.

Anonyme, 16 septembre 2014 à 15h48

Concernant la transformation de la société dans la mondialisation, il faut parler de la démographie. Quelle démographie souhaitons nous et pour quel équilibre? Devons nous laisser l'individu face à ses seules responsabilités ? Dans un pays comme le notre je ne crois pas qu'il soit souhaitable d'avoir une population de plus de 65 millions d'habitants ? et dans ce cas que faisons nous ? Limitons nous les allocations familiales aux deux premiers enfants ? Limitons nous l'immigration et l'émigration ?

Daniel BUREL, 16 septembre 2014 à 14h35

La mondialisation : La mondialisation s’est en priorité traduite par une appropriation des économies par la Grande Finance qui a transformé l’économie réelle en terrain de jeux, type casino mondial, avec la montée de taux d’intérêts sans aucune commune mesure avec les réalités de l’économie. Il est donc urgent pour l’ensemble de la planète de mettre un coup d’arrêt aux règles qui ont permis ce sinistre jeu de casino qui se moque complètement de l’humain. A chaque fois qu’un politique plie devant cette grande finance, s’agenouille, voir pire lui favorise le terrain il trahit le peuple. Actuellement un piste serait de faire un audit de toutes les dettes de tous les pays et de remettre à plat toutes ces dettes en fonction de cet audit. Dans les pays où il a été réalisé c’est 60 à 70% de la dette qui est illégale… juste obtenue grâce à des règles qui n’auraient jamais du existé, comme l’obligation d’emprunt des pays sur le marché privé … qui s’aliment presque qu’à taux zéro aujourd’hui auprès de la banque Européenne par exemple. Ensuite on supprime toutes les règles qui ont emmené à ce total désordre économique… Mais pour cela il faut des hommes politiques qui ne se couchent pas devant l’argent…. …Tout un programme ?..

claude Brian, 16 septembre 2014 à 13h31

Concurrence ou coopération? Voilà le simple dilemme par lequel je veux exprimer ma contribution; Si, chaque fois que des acteurs aujourd’hui dominants s'abritent derrière cet argument pour imposer des choix sacrificiels (alors qu'eux même s'en préserve) nous savions penser des solutions alternatives en terme de coopération, de compréhension mutuelle, de partage et d'entente, nous renforcerions la vision collective qui imprègne la pensée socialiste historique; Ainsi nous ferions surgir des moyens efficaces de combattre la fausse évidence de l’efficacité de cet OVNI qu'est la "concurrence libre et non faussée" Je rappellerai à titre d' exemple historique et tant que témoin direct " l'accord international pour la préservation de la couche d'ozone" qui est un modèle de coopération et dont le résultat vertueux est en train d'apparaitre.... A suivre

STARBUCK, 15 septembre 2014 à 19h59

Une Europe Fédérale est la seule issue possible pour lutter efficacement contre les effets pervers de la mondialisation (et ultra-libéraux), c'est-à-dire les délocalisations. La France seule ne peut rien car la France seule est tout simplement trop petite face à 7 milliards d'individus (et bientôt 12 !!!). Ensuite, il faut à tout prix privilégier, par tous les moyens possibles, tous les circuits courts et locaux, pour court-circuiter, encore une fois les effets pervers de la mondialisation, notamment en perte de qualité de vie mais aussi, là encore, en perte d'emplois et pour redynamiser tous les territoires (il faut à tout prix lutter contre la désertification des territoires ruraux et le malaise paysan). La grande menace de la mondialisation est la perte, petit à petit mais bien définitive et irréversible du mode de vie à la française (modèle socio-économique, l'exception française, dans tous les domaines et pas seulement notre culture !!!). L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est un outil qui ne sert que les banquiers, les financiers et les grands de ce monde et dessert tous les peuples de la planète. L'OMC est une dictature dont le monde devrait se débarrasser (voeu bien pieux hélas !), car cette pieuvre hideuse ne se laissera jamais réguler, il y a bien trop d'argent en jeu et l'humain n'y a jamais eu sa place !!!)

Arnaud B., 14 septembre 2014 à 15h10

Une gouvernance mondiale pour la défense des libertés fondamentales, des droits fondamentaux, et pour dénoncer les abus de certains gouvernements nationaux est obligatoire et elle existe déjà avec l'ONU. Elle est garante de la conscience universelle de ce qu'est être humain. La mondialisation a tendance à créer une conscience globale mais la mondialisation économique et financière a malheureusement plus tendance à formater les gens le sytème global ne changera. La mondialisation économique et financière formatent les gens, alors que la mondialisation culturelle est un échange intellectuel de pratiques, coutumes, patrimoines culturels et autres... Une gouvernance mondiale n'est pas plausible car elle serait favorable à une pensée unique et donc à une forme d'autoritarisme. Cependant, permette à chaque être humain de se réaliser pleinement, c'est-à-dire d'avoir accès à l'eau potable, de pouvoir manger à sa faim et ensuite de lui favoriser l'accès à la santé et d'avoir accès un enseignement libre et éclairé lui permettra d'avoir un sentiment d'appartenance commune global. Le point suivant est nécessaire d'être discuté: l'être humain est-il bon à l'état de nature? ou est-il mauvais? La réponse est simple: l'un ou l'autre est possible il faut donc un système de régulation mondial qui prenne en compte les deux facettes possible pour un individu. Des devoirs pour certains. Des droits pour éviter les abus des autres. Il faut aussi que ces régles s'appliquent aux régulateurs et aux chefs des divers états! Si on accentue trop sur les devoirs ou trop sur les droits on créé un déséquilibre organisé... La meilleure forme de mondialisation est une mondialisation qui sait/connait les différences des divers peuples et ethnies et qui fait le maximum pour créer/maintenir une cohérence entre ceux-ci/ celles-ci. La mondialisation commence donc par le bas, c'est à dire les valeurs/les normes les plus proches de l'individu et son imbrication dans le bloc culturel plus grand. Tels des cercles sécants ayant des parties communes. La partie commune est un consensus, l'autre est un compromis. Pour conclure, je dirais tout simplement qu'il nous faut distinguer la mondialisation économique et financière, qui n'est malheureusement pas entre les mains de gens uniquement bienveillants; et que la critique, le dialogue doivent avoir leur place à tous les niveaux dans le soucis des droits et des libertés fondamentales dans l'optique d'avoir une définition globale de ce qu'est un être humain et de ce qu'est être humain. Il faut aussi lutter efficacement contre la corruption et les conflits d'intérêts des décideurs politiques et des acteurs économiques.

Anonyme, 14 septembre 2014 à 14h11

La France est confrontée à plusieurs mondialisations reliées entre elles : la globalisation économique, la mondialisation écologique, la mondialisation culturelle et politique. La première augmente l’écart entre riches et pauvres. La deuxième pose la question de l’avenir de la planète. La troisième est grosse de dangers. Essayer de les surmonter conduit à aller vers une citoyenneté mondiale et un humanisme universaliste alors que la gouvernance mondiale est encore quasi inexistante. Les socialistes doivent proposer la construction de la Société-Monde du 21ème siècle ayant un pouvoir de régulation et de contrôle qui ne peut être rempli par l’ONU (sans pouvoir véritable), la Banque mondiale, le FMI, l’OMC (enfermés dans l’économisme), et qui ne comporte pas d’instance de régulation écologique. Il faut ensuite un droit commun de l’humanité protégeant les biens communs de l’humanité (fonds marins, Antarctique, paysages et monuments du passé, biodiversité, information). Ce droit définirait une éthique planétaire comprenant les droits de l’homme. Il faut enfin une société civile planétaire, mettant en avant les valeurs de solidarité, d’identité commune, d’alliance des civilisations. Or, les pratiques de gouvernance mondiale nécessaires sont à l’état embryonnaire. Une gouvernance d’inspiration socialiste remettrait la régulation marchande à sa place, au service des régulations écologiques et sociales. Une Société-Monde dépasserait la souveraineté des nations et les relations entre les seules nations les plus grandes. Elle exigerait un droit international entre nations égales, et notamment une organisation de la solidarité Nord-Sud. Les questions de l’environnement, la drogue, la faim, le climat, l’énergie, le sort des femmes, l’esclavage des enfants réclament une autre gouvernance mondiale. Cela pourrait impliquer au moins cinq initiatives majeures (Pierre Calame) : - instituer des communautés régionales, au niveau intermédiaire entre les Etats et la planète. L’Union européenne en est une et elle est l’une des foyers de civilisation de la planète. - Instituer des communautés collégiales qui ne soient pas simplement des comités économiques et sociaux et s’ouvrent aux forums internationaux ; - Instaurer un parlement mondial s’appuyant sur des fédérations parlementaires régionales ; - Créer une assemblée constituante de la planète ; - Instaurer une base fiscale mondiale reposant sur l’utilisation de ressources rares, l’usufruit des biens communs, des taxes sur les flux d’échanges de matières et d’argent, un impôt sur le capital.

Fabien Lambert, 14 septembre 2014 à 11h35

La France a une histoire particulière avec la mondialisation. C'est un peu "je t'aime moi non plus". La mondialisation n'est pas un événement nouveau, elle a juste été accentuée par les moyens de communication, les progrès en matière de transport et l'augmentation des besoins de la population mondiale. Nous avons 2 options, soit on nie cette évolution soit on s'adapte car la mondialisation est un fait. Pour s'adapter à notre échelle et à l'échelle européenne, il faut d'abord : - harmoniser les pratiques entre pays européens sur le plan économique et avoir une politique fiscale et douanière claire sur les produits arrivant sur notre continent. - lancer un vaste programme d'investissement sur les secteurs d'activité de demain à l'échelle nationale et européenne sur l'économie verte, le numérique et la robotique - il faut que notre économie française et que notre code du travail s'adapte à la mondialisation : avoir une offre à l'export pour les pays émergents par exemple et introduire de la flexibilité dans les entreprises mais en respectant les salariés. - la mondialisation se gagne à l'école, le rapport Pisani le dit, il faut faire en sorte que les étudiants français partent à l'étranger pendant la scolarité c'est obligatoire. - enfin il faut absolument réguler les marchés internationaux car le profit oui mais une économie respectueuse des hommes c'est mieux

Anonyme, 13 septembre 2014 à 19h01

Malgré les difficultés très réelles qu'elle comporte, la mondialisation n'est pas une option que l'on pourrait refuser impunément. Rappels historiques : au XVIème siècle, la Chine était plus avancée économiquement, techniquement et politiquement qu'aucun pays d'Europe. Elle a cru n'avoir besoin de personne, a brûlé sa flotte et s'est fermée au reste du monde. Trois siècles après, ce n'était plus qu'un pays sous-développé que les puissances occidentales ont pu humilier à plaisir. L'Irlande n'a pas connu la révolution industrielle et les dégâts humains et environnementaux qui l'ont accompagnée, mais elle a été jusqu'à très récemment parmi les pays les plus pauvres d'Europe. Il ne s'agit donc pas de nous protéger en nous refermant sur nous-mêmes. Mais comme l'industrialisation en son temps, la mondialisation ne sera supportable que moyennant une vraie régulation et donc un nouvel ordre international.

jean-claude perre, 13 septembre 2014 à 12h28

Que peut faire un état de 65 millions face à 6,5 milliards d'individu, nous représentons 1% de la population mondiale, Il faut une vraie politique européenne dans tous les domaines tout en conservant les spécificités de chaque pays . il faut en finir avec le dumping social au sein de l'union , les pays de l'est doivent se développer mais sans affaiblir les pays historique de l'europe de l'ouest et du sud . Il faut une harmonisation de la fiscalité des pays européens avant de vouloir une forme d'universalisme ( utopie)

Cristian Pujol, 12 septembre 2014 à 23h02

Il faut que les Etats aient des politiques réalistes ,avec des budgets équilibrés ,afin de ne pas avoir recours à des financements privés qui influent sur leurs programmes. Leur rassemblement est nécessaire pour contrer les trusts. Une Europe - Unie ,avec de véritables pouvoirs , est indispensable. L' O.N.U. doit être renforcée et imposer ses décisions à toutes les nations

Aurélien Taché, 12 septembre 2014 à 11h46

Alors que les progressistes devraient voir la mondialisation comme une chance unique d’une transformation sociale globale, qui potentiellement pourrait toucher l’humanité dans sa totalité, elle est encore trop souvent perçue comme un phénomène négatif par la gauche et les socialistes. La principale raison de cet à priori de défiance est la confusion qui porte sur sa nature : La mondialisation ne pourrait être qu’économique et serait donc forcément néolibérale. Les grands défis auquel le XXI ème siècle devra faire face, qu’ils soient économiques, écologiques ou sociaux supposeront un transnationalisme que seule une pensée proprement « cosmopolitique » permettra de faire émerger. Le cosmopolitisme, tel qu’il a notamment été redéfinit par le sociologue allemand Ulrich Beck, permet en effet d’offrir une grille de lecture progressiste qui dépasse les cadres nationaux, aujourd’hui souvent obsolètes pour élaborer des politiques publiques pertinentes. La fin du « nationalisme méthodologique » pourrait d’ailleurs sonner la fin du nationalisme politique. L'interdépendance planétaire à laquelle conduisent les dangers écologiques, la globalisation économique ou les menaces terroristes a en effet permis l’éclosion de logiques transnationales fortes et d’une opinion publique mondiale consciente de la nécessité de dépasser l’Etat-nation Pourtant, le Politique est toujours absent de la table de la mondialisation. Pire, une certaine partie de la gauche pourrait se laisser tenter par le repli national, notamment en matière économique, ou certains voient dans le protectionnisme un horizon possible. Reculer pour mieux sauter, en somme. L’internationalisme est la seule voie économiquement efficace et socialement juste. Des droits sociaux européens et une régulation internationale de la finance pourraient être le premier grand combat « cosmopolitique »de cet ordre nouveau. Enfin, si le grand saut fédéral doit être effectué au niveau européen sans plus attendre, l’horizon cosmopolitique doit dépasser les rives nord de la méditerranée. La création d’une communauté euro-méditerranéenne des énergies renouvelables et l’intégration des universités du Maghreb au programme Erasmus pourraient en effet être les deux premières pierres d’un partenariat euro-méditerranéen renouvelé, seul à même de formaliser une alliance des civilisations à la hauteur des enjeux de la mondialisation.

Sandy Wozniak, 11 septembre 2014 à 18h50

La mondialisation favorise l'interdépendance entre les hommes, la déréglementation, la libéralisation des échanges, la délocalisation de l'activité, la fluidité des mouvements financiers, le développement des moyens de transport et la télécommunication... Elle touche à toutes les activités humaines : industrie, services, commerce, politique, social... Elle concerne la communication et les échanges entre tous les individus de la Terre devenue "village planétaire" et entre les différentes cultures.Il serait difficile de fonctionner dans un marché uniquement national. Les échanges interculturels permet à l'homme d'ouvrir ses horizons.

Sandy Wozniak, 10 septembre 2014 à 18h44

La mondialisation favorise l'interdépendance entre les hommes, la déréglementation, la libéralisation des échanges, la délocalisation de l'activité, la fluidité des mouvements financiers, le développement des moyens de transport et la télécommunication... Elle touche à toutes les activités humaines : industrie, services, commerce, politique, social... Elle concerne la communication et les échanges entre tous les individus de la Terre devenue "village planétaire" et entre les différentes cultures.Il serait difficile de fonctionner dans un marché uniquement national. Les échanges interculturels permet à l'homme d'ouvrir ses horizons.

Anonyme, 10 septembre 2014 à 11h24

Il n'est ni bon ni utile de dépendre des exportations, intra comme extra européennes, pour la nourriture et la haute technologie Nous devons donc protéger et favoriser ces productions Souscrire à la division internationale du travail revient à alimenter le capitalisme par la surproduction, qui donne la déflation etc... Si l'autarcie n'est ni possible ni souhaitable, la semi autarcie l'est dans les limites sus décrites Le flux incontrôlé des marchandises n'est ni le signe d'une prospérité ni celui de l'enrichissement des plus démunis

yvan efratas, 04 septembre 2014 à 17h45

Nous sommes socialistes, donc, internationalistes. Ce qui suppose que nous estimons que tous les êtres humains ont ,pour nous, les mêmes droits. Nous sommes attachés au principe d'égalité et à ce titre nous ne pouvons plus tolérer que certains peuples se fassent exploiter honteusement par des sociétés internationales et surtout celles dont le siège social est en France! Toutes nos importations doivent être soumises à un impôt proportionnel au différentiel social entre les régions productrices et consommatrices.Notre future Europe politique et sociale doit protéger à la fois ses citoyens et les relations qu'elle tissent avec les autres doivent être sous-tendues par ce soucis de péréquation qui évitera à l'avenir les déplacements de populations économiques.Nous sommes opposés à la guerre et devons faire respecter notre aspiration à la paix par notre soutien aux grandes instances internationales où doivent être supprimer les droit de véto de certaines puissances.

Anonyme, 04 septembre 2014 à 14h23

Même si elle fait souffrir les habitants des nations dominantes comme la France et l'Europe, la mondialisation a permis à des milliards de personnes de voir leurs perspectives de développement individuelles et collectives s'affermir. Dans ce nouveau contexte, l'idéal d'égalité, cher à nous socialistes, doit s'appliquer à l'ensemble de l'humanité et nous interdit de nous recroqueviller sur nos seules difficultés aussi grandes soient elles.. Seule une Europe politiquement forte, et donc fédérale, nous permettra de garder notre influence et notre rang dans la nouvelle donne mondiale

Sunday Oladeji, 03 septembre 2014 à 16h15

La mondialisation nécessite une transformation (pour paraphraser le titre du thème). Mais de quelle transformation s'agit-il? Je vais nommer deux. La première, me semble-t-il, est la culture du commerce international des PMEs. Il suffit simplement d'appeler un viticulteur ou un producteur de lait pour lui demander s'il est intéressé par l'exportation de son produit vers un pays émergent pour comprendre son incapacité à saisir les opportunités! Ce manque de réactivité par rapport aux opportunités qu'offre la mondialisation pourrait déjà être problématisé dans les formations initiales en particulier les écoles de formation professionnelle. La deuxième est le professionalisme. Dans beaucoup de services ou entreprises, les expériences sont aléatoires et dépendent de l' interlocuteur. Ceci est le contraire d'un professionalisme qui garantit un même niveau de service et le même relationnel quel que soit l'interlocuteur dans une entreprise. Là encore, la formation peut jouer un rôle important dans la culture du professionnalisme. La France a des atouts considérables et un avantage compétitif insoupçonné dans la mondialisation. Le Parti Socialiste peut porter et développer ces atouts par des actions ambitieuses dans la formation professionnelle et dans l'accompagnement des PMEs. Le Parti Socialiste a cependant un rôle majeur à jouer pour combattre clairement tous les discours de haine et division qui font du tort à l'image de la France à l'étranger et nuisent indéniablement à sa compétitivité.

Jean-Yves MAMES, 02 septembre 2014 à 19h08

Bonjour, Je ne sais si cette contribution est placée dans la bonne thématique et si elle vous conviendra. N'hésitez pas à me contacter. Bien à vous Jean-Yves Mames Secrétaire de section à Gradignan

Louis FEILHES, 01 septembre 2014 à 21h17

Il est impératif que le gouvernement, par des lois venant réguler et encadrer les grands flux financiers (et par extension, le comportement des grands groupes industriels et économiques) ayant un impact concret sur l'intérêt général de notre pays (l'emploi, l'activité économique, etc...), procède à un véritable encadrement de l'économie française. Ce n'est que de cette façon que l'Etat pourra retrouver de réels et efficaces leviers d'action pour arriver à influer sur l'économie et lui redonner un sens plus social et humain. A défaut, l'Etat est impuissant et ne peut que constater les mouvements inébranlables de l'économie, n'allant pas forcément dans le sens des salariés et des consommateurs : il ne devient qu'un simple spectateur, incapable d'agir, comme nous en avons la preuve actuellement (et ce, en dépit d'une bonne volonté certaine). L'Europe doit être un moyen pour favoriser cette tendance, notamment depuis la Commission Européenne, qui se doit d'apprécier le droit de la concurrence dans une dimension plus sociale qu'économique. La mondialisation, en elle-même, n'est pas une catastrophe, pourvu qu'elle soit encadrée et maîtrisée - laisser l'économie sous le joug de banques, de centres d'investissement ou de grands groupes économiques, c'est reconnaître que l'Etat n'a pas à intervenir en matière économique et le mettre hors jeu. Le contexte actuel révèle effectivement que l'Etat ne maîtrise rien et fonde toute sa politique sur l'espérance : une bonne croissance, un bon comportement des entreprises, l'indulgence des banques, etc..., autant d'éléments nécessaire à la mise en place de politique sociale.

Anonyme, 01 septembre 2014 à 15h44

Les idées, les images et les sons, les capitaux , les biens et les services ainsi que leur production, tout circule à la surface de notre planète. Pour les personnes, c'est déjà plus compliqué, et aux voyages de plus en plus agréables des uns ne répond pas l'immigration joyeuse des autres. On imagine mal comment toute frontière pourrait tomber pour les choses tout en restant dressée contre les personnes. On n'imagine pas mieux comment des populations sédentaires déstabilisées déjà dans leur rapport matériel et immatériel au monde pourraient vivre tranquillement la mise en mouvement de leur environnement humain et donc culturel. De premières perturbations politiques préoccupantes accompagnent l'ouverture de cette séquence historique nouvelle. Dès lors, si la puissance publique ne favorise pas l'accès du plus grand nombre à une compréhension et à une appréciation non négative a priori des phénomènes migratoires à venir - refusant à tout le moins de se vautrer dans le charlatanisme de l'immigration zéro - , les perturbations ne feront que croître et réduire bientôt au silence toute aspiration démocratique. Comme on a su faire advenir une conscience française, et dans le même temps qu'il est entrepris de développer l'appartenance européenne, il est donc crucial de contribuer au renforcement de notre citoyenneté mondiale. Non? On notera par ailleurs que cette citoyenneté mondiale est une des conditions du renforcement des institutions internationales, des moyens de régulation, indispensable pour que la vie collective noue un nouveau débat, moins inégale qu'aujourd'hui, avec les forces du marché. L'éducation, la formation, l'apprentissage des langues, la confrontation directe et indirecte avec les différences, la mise en évidence du caractère prioritaire des dialogues inter culturels, et sans doute bien d'autres voies sont-elles à explorer. Pourquoi ne pas imaginer alors, au titre d'un engagement contractuel à déterminer (contrat de plan État/Région par exemple), des programmes locaux explicites de renforcement de la citoyenneté mondiale, de découverte individuelle de la diversité, rivalisant avec les programmes en faveur de l'emploi, du numérique ou des infrastructures de transport?

Sylvain Pierredon, 31 août 2014 à 11h52

La mondialisation doit être régulée car elle est une illustration sauvage du libéralisme le plus mauvais qui soit. Mais la France ne peut rien faire. Seuls des ensembles régionaux regroupant des groupes culturellement et économiquement proches peut peser. Seul l'Union Européenne peut donc peser sur cela. La France, seule, ne peut pas changer la mondialisation. Il faut renforcer l'Union européenne.

Anonyme, 31 août 2014 à 11h09

Si le monde change sans tenir compte de l'humain, le monde deviendra un enfer. Toutes les décisions prises devraient l'être dans l'intérêt général de l'homme et non dans l'intérêt d'une minorité.

Anonyme, 30 août 2014 à 21h26

Face à la mondialisation et ses menaces, la France doit mettre en valeur ses atouts, bien évidemment via des secteurs un peu "clichés" mais sur lesquels notre pays possède de réel avantages: le vin, la mode (souvent oubliée mais domaine où la France fait référence), le nucléaire et j'en passe beaucoup d'autres car malgré ce que l'on voudrait parfois nous faire croire notre pays est bourré d'atouts, néanmoins je pense qu'un réel investissement dans la recherche, aussi bien via des institutions publiques que privées, pourrait permettre à la France de tirer son épingle du jeu face à la concurrence internationale grâce à une force d'innovation, ce qui est bien souvent la clé d'une économie performante dans les pays développés comme le montrent les exemple américains, allemands, japonais et sud coréens, d'autres parts certaines marques (comme Archos pour ne pas la citer) révèle un potentiel important par leur domaine d'activité, ici l'électronique grand public, pourquoi ne pas aider ces acteurs à prendre une envergure international ce qui permettrait à une marque française de concurrencer de grands groupes. De plus, il faut inciter nos entreprises nationales à investir les nouveaux marchés, j'ai un exemple en tête qui est Volkswagen et Peugeot sur le marché chinois, la marque allemande a investit rapidement sur ce marché quand Peugeot y arrivait timidement et avec maladresse (quelques problèmes de traduction du nom Peugeot qui lui ont valu une mauvaise réputation), aujourd'hui Volkswagen est la 1ere marque étrangère sur le marché chinois, il serait donc bon de pousser nos entreprises à prendre des parts de marchés à l’étranger, à oser partir à la conquête de marché et, il faut l'avouer, à prendre un peu de risque. La France est un des rare pays où les entreprises ne paient pas de frais douaniers sur les marchandises exportées, une mesure qui va bien dans le sens de l'export mais qui pourrait aussi passer par une aide, des conseils à ces entreprises via les chambres consulaires qui œuvrent déjà à cela et qui mériteraient d'être développer afin d'aider nos entreprises à prendre une ampleur plus internationale. Un petit mot à propos de la finance qu'il serait certainement bon de réguler un peu plus, aussi l'idée d'une taxe de 1% sur les transactions qui sont de la pure spéculation n'est pas bonne à jeter, bien au contraire elle a toute son utilité face, par exemple, aux fonds de pension qui font tant de mal à l'économie réelle.

Anonyme, 30 août 2014 à 14h00

Le modèle libérale que nous impose la mondialisation contient, à mon sens, un problème majeur pour nous les socialistes: il oublie l'humain !!! Le monde est ainsi fait et notre réponse à ça ne doit pas être le repli national comme le propose le FN. Nous socialistes devons mettre en place à l'échelle national des mesures pour préserver notre modèle sociale et convaincre au niveau international que la bonne voie est celle de la régulation.

PHILIPPE toulet, 30 août 2014 à 11h34

La mondialisation est libérale,.CECI EST UN FAIT La France n'a plus la puissance suffisante pour porter une autre voie, comme elle a su le faire quand elle était une des deux plus grande puissance mondiale. Le rôle du PS à mon humble avis et d'adapté notre beau pays à ce système, en mettant le curseur libérale à un niveau qui ne remet pas en cause fondamentalement notre système sociale. IL faut cesser de faire des diagnostiques du 19ème siècle avec des solutions du 20ème . Une autre politique qui remettrait en cause nos engagements, risque de faire éclater l'europe et nous faire entrer dans une période d'obscurantisme.

BERNARD DEROBE, 29 août 2014 à 19h27

Notre planète est condamnée à mort .Les hommes "bouffent "tout ce qui bouge ou tout ce qui vivant plantes etc La clef du sauvetage de notre planète c'est le contrôle des naissances sur le plan mondial .Mais pas un politique ,pas un philosophe ,pas un écolo en parle . On est foutu car c'est l'économie qui fait "la politique" la cupidité de l'homme qui veut toujours plus de milliards gouverne et va faire crever la planète .Qu'importe que sur un milliards d'africain dans 10 ou 20 ans si 800 millions crèvent de faim puisque 200 millions avec pouvoir d'achat vont acheter portables voitures etc alors si sur 3 milliards d'hommes supplémentaires 1 sur 3 a du pouvoir d'achat ..imaginez notre planète à 3 milliards on serait heureux et riche .La France avec 20 millions d'habitant serait un paradis .paris à 300 000 habitants le prix des logements divisé par dix etc etc La Mondialisation est un faux Problème

LEA.D, 29 août 2014 à 16h55

L'enjeu de demain: repenser, réguler, humaniser la mondialisation. Il est une valeur qui dépasse les époques et que notre famille politique a toujours défendue car elle ne peut être déconnectée de la justice sociale et de l’humanisme que nous prônons : l’Internationalisme. Il est impératif de politiser la mondialisation afin que celle-ci ne soit pas désastreuse pour les peuples. Il nous faut donc sortir de nos vieux carcans idéologiques et apporter des réponses novatrices et concrètes au quotidien. La solidarité entre les peuples existe déjà au vu du nombre de défis collectifs que nous devons relever. Parce qu’ils ne peuvent être réglés à la seule échelle nationale il est de la responsabilité de la gauche de construire une gouvernance mondiale repensée plus démocratique et plus équitable. Nous devons prôner une gouvernance mondiale réelle en renforçant le poids des organisations internationales, pour relever les défis de demain: le défi social, le défi économique, le combat contre les paradis fiscaux, le combat pour la santé et la sécurité des peuples, le combat pour le partage des richesses et des ressources, pour le défi écologique. Aujourd’hui, certains s’écartent de cet objectif en prônant un renforcement des frontières. Si les partisans du protectionnisme pensent prendre part à un combat légitime, celui contre le dumping social et environnemental, ils ne mesurent pas les conséquences d’une telle politique et font une erreur d’analyse, confondant lutte contre le néo-libéralisme et lutte contre la mondialisation. La mondialisation n’est pas une évolution du néolibéralisme, mais est le fruit d’une révolution. Une révolution technologique. Une révolution culturelle, qui fait des inter connexions mondiales une réalité. Elle est issue d’un développement consécutif des moyens de transport et de vecteurs d’information, faisant naître une société mondialisée et multiculturelle. Les forces de gauche doivent mener le combat de la régulation du capitalisme mondialisé, notre rôle est d’écrire une nouvelle page de la gauche, celle d’une mondialisation démocratique et sociale. Or, cette régulation du libéralisme économique ne peut consister à installer des frontières hermétiques entre les peuples. Si l’économie est mondialisée, la politique doit être mondialisée. Outre le fait que le protectionnisme nous écarte de cette ambition, il ne corrige en rien les excès du capitalisme et repose sur un ennemi du socialisme : la rente. La régulation du capitalisme mondialisé ne peut se faire qu’à une échelle internationale et c’est à nous de créer les outils le permettant. Réapproprions nous la mondialisation afin que celle-ci devienne politique et sociale.

Simon.M, 29 août 2014 à 16h16

Protéger ce n’est pas s’enfermer La tentation de fermer les frontières économiques, que ce soit celles de la France et de l’Europe, de taxer aux frontières pour se protéger de l’économie « agressive » des pays émergents n’a jamais été aussi forte, y compris à gauche. Ce n’est pas la solution. Si la gauche se laisse tenté par cette duperie, elle y laissera son âme. Le protectionnisme c’est l’outil des libéraux pour renforcer la guerre économique entre les blocs, dont le capitalisme se nourrit. C’est aussi l’outil des souverainistes, des nationalistes, qui vive dans le mythe de l’autarcie nationale. S’opposer au protectionnisme, ce n’est pas délivrer un blanc seing au libre-échange. Bien au contraire, c’est assumer que la gauche doit appréhender le monde dans sa complexité pour bâtir des ponts entre le peuple et entre les luttes. S’enfermer c’est diviser. Diviser s’est renforcer notre ennemi.

Je contribue sur le thème "Comment agir dans la mondialisation ? Quels espoirs, quelles menaces ? Quelles régulations ? Une gouvernance mondiale est-elle concevable et comment la faire advenir? Quels sont les formes et les moyens d’un véritable universalisme ? Doit-il fonder un nouvel internationalisme ?"

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